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(2011-10) Bulletin de l'ISPAN, No spécial : Monuments historiques d'Haïti élus au WMF Watch 2012

(2011-10) Bulletin de l'ISPAN, No spécial : Monuments historiques d'Haïti élus au WMF Watch 2012

Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) 2011 4 pages
Resume — Un numéro spécial de quatre pages daté du 5 octobre 2011, qui rend compte de la conférence de presse tenue à New York où des monuments historiques d'Haïti figurent parmi la centaine de sites prioritaires du World Monuments Fund pour son Watch 2012. En couverture, le Palais de Sans-Souci à Milot, illuminé.
Description Complete
Un numéro spécial de quatre pages daté du 5 octobre 2011, qui rend compte de la conférence de presse tenue à New York où des monuments historiques d'Haïti figurent parmi la centaine de sites prioritaires du World Monuments Fund pour son Watch 2012. En couverture, le Palais de Sans-Souci à Milot, illuminé. Un numéro du Bulletin de l'ISPAN, bulletin mensuel de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, paru de juin 2009 à novembre 2011 au moins, qui documentait un monument, un site ou un centre historique par livraison.
Sujets
CultureDéveloppement urbain
Geographie
National
Periode Couverte
2011 — 2011
Mots-cles
Bulletin de l'ISPAN, No spécial, patrimoine national, ISPAN, monuments historiques, sites historiques, Monuments historiques d'Haïti élus au WMF Watch 2012, 2011-10, series:ispan-bulletin
Entites
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
Texte Integral du Document

Texte extrait du document original pour l'indexation.

q— q— D © n ) 5 O nm T ; T PSI EL OT — LD sg | Ee N ERETNT pi ns PA 4er. tu KES * ë “ar A o. TILL NE 0) Ne = 2 = ne Æ dif ES RER. Let . = : 2 | C ë | = T ä [a » a aa : Le] ä + Le Palais de Sans-Souai, à Milot, Haïti, illuminé M ts histori d'Haïti onuments niIsStoriques antl L4 élus au WMF Watch 2012 BULLETIN DE L'ISPAN, No spécial, 4 pages Lors de la conférence de presse tenue à New York, 1. 16 4 D 4 d'une centaine de sites prioritaires, sa prestigieuse aujourd'hui, Mme Bonnie Burnham, Présidente du Ÿ 4 «World Monument Watch List». World Monuments Fund a annoncé la liste des biens Pour figurer sur la Watch List, les critères de sélec- culturels retenus pour le World Monuments Watch tion sont l'importance du bien culturel, l'urgence de (Observatoire des Monuments Mondiaux), édition ' EN sa sauvegarde, sa viabilité et sa pertinence historique. 2012. bte, 12 Nm ” Après analyse des dossiers de soumission particuliè- LISPAN a appris avec émoi et satisfaction que trois PE x LS FAR LA rement détaillés, ces critères sont évalués par un jury biens culturels haïtiens figurent sur cette prestigieuse . s 3 PP + |} formé d'experts internationaux en architecture, en liste. Ce sont le centre historique de la ville de Jacmel, Res. — 4 archéologie, en histoire de l'art et en préservation où la collection des “maisons gingerbread” de Port-au- L \ ZE \®. \ restauration de sites patrimoniaux. Prince et le Palais de Sans-Souci à Milot. ; | \ AUX Résultant d'un concours très ardu, cet honneur ne Cette liste qui, cette année, comprend pas moins de | = | | N à donne cependant pas droit à une prime financière ou 67 biens culturels répartis à travers le monde et loca- —_— . \ MU à quelques fonds d'intervention, mais il a plutôt pour lisés dans des environnements aussi divers que variés, | = 4 objectif d'attirer l'attention autant sur la valeur de ces de la steppe d'Asie centrale au Downtown de New | = sites tant pour l'Histoire, la Culture de l'Humanité que York, de la préhistoire aux temps modernes. On y re- | _ \ù sur de la nécessité de leur urgente préservation. La trouve aussi bien des édifices religieux, des cimetières, Vi Evry ; «Watch» incite à la participation locale et à la contri- des résidences, des palais que des ouvrage d'art, des Î "| LA +54 il \: bution des institutions internationales dans la sauve- paysages culturels, des vestiges archéologiques, des ATL UN AC un “Al \ \ garde de ces biens culturels sélectionnés. jardins historiques, des infrastructures de transport, pacte ! É — \ N Des fameux tracés pétroglyphiques de Nasca au des villages entiers et des ensembles urbains. t | N LA te = Pérou à la moins connue Cour Royale à Tiébélé, au Tous les deux ans, depuis 1996, le Fonds Mondial ! St A KR 3 Burkina Faso; du centre urbain de Charleston en Ca- du Patrimoine (The World Monument Fund - WMP), à \ ES roline du Sud, E. U. A, aux villages de pêche flottants organisation indépendante basée à New-York (E. U. à 2 de la baie d'Ha-Long au Viet-Nam, la liste de la Watch A.) qui se dédie à la sauvegarde des monuments et ( e de 2012 raconte des histoires fascinantes des aspi- des sites mondiaux les plus précieux, établit une liste N & rations, de l'imagination et de l'adaptation de l'être + La villa Keïtel au quartier de Pacot à Port-au-Prince humain. Les 67 sites illustrent de façon frappante la ISPAN BULLETIN DE LISPAN est une publication mensuelle de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à V4 vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d'Haïti, à promouvoir leur À À “ protection et leur mise en valeur Communiquez votre adresse électronique à info@bulletindel’ispan.ht pour recevoir KE régulièrement le BULLETIN DE L'ISPAN.\Ss critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci. J lé " BULLETIN DE CISPAN :* No spécial + 5 octobre 2011 + 4 = nn, 4 A 4 4e 23h, RE > = à. >< 355 ( », m PAU. ONE D | à... dé — : APE USE OU Fe | LES LL + -£ dr \ 0 SET ‘ - + | )X AC AUCTSENMNNANAT + jets Pos er OO! e. » EE = ——— _— ——_ … © + Maisons anciennes du centre historique de Jacmel, Haïti nécessité toujours plus pressante de créer un équi- Le centre historique de Jacmel ville puis en une capitale régionale. Jacmel se caracté- libre entre les préoccupations patrimoniales et les Au lendemain du tremblement de terre de janvier risa dès lors par «une abondante floraison de pierres intérêts sociaux, économiques et environnementaux 2010, 103 maisons anciennes du centre historique et de toitures rouge et verte» et devint de l'avis d'un des communautés à travers le monde. de Jacmel, endommagées à des degrés divers, avait diplomate français de l'époque, «la ville la plus floris- Au cours de cette cérémonie, Mme Burnham a fait été inventoriées par l'ISPAN. Ce recensement, en sante du pays». (Voir le BI-21, ler février 2011) ressortir que le World Monuments Watch List est un établissant un bilan qualitatif et quantitatif des dom- L'essentiel du patrimoine architectural et urbain de appel à l'action au nom du danger auquel font face mages, permit d'alerter arguments à l'appui, l'opinion ce centre historique se structure au cours de cette ces sites culturels de la planète. En plus de leur valeur publique nationale et internationale sur l'imminence période s'étalant sur un peu plus d'un demi siècle (ca historique et culturelle, ces sites font également par de la disparition de ces témoins importants de l'his- 1860-1930). tie intégrante de la vie quotidienne des populations toire de l'urbanisme et de l'architecture de la Caraïbe Ce laps de temps produisit une ville à forte unité et concernées. La Watch List nous rappelle, en effet, au XIXème siècle. une grande cohérence architecturale : “Toute la ville notre rôle collectif en tant que Gardiens de la Terre La ville de Jacmel fait partie de ces villes caféières de Jacmel est ainsi constituée de zones qui, en main- et de son Patrimoine humain. de l'Amérique indépendante qui se sont développées tenant leurs caractéristiques propres, sont soudées L'inscription du centre historique de Jacmel, des mai- de manière fulgurante à la faveur de l'augmentation par un lien spatial subtil et intrinsèque” qui lui confère sons gingerbread de Port-au-Prince et du Palais de des prix de cette denrée en Europe. Les contacts à la fois une expression humaine et “une sensation Sans-souci sur la Watch List 2012 devrait permettre commerciaux étroits entretenus avec les anciens co- de sérénité et d'équilibre”. (: Jacmel Temptative List, de susciter encore un plus grand intérêt pour leur lonisateurs devaient donner naissance à une culture UNESCO, 2004). En ces termes, le centre historique signification ainsi que la précarité de leur état de créole fortement originale et déterminante dans le de Jacmel fut inscrit sur le liste indicative du Patri- conservation en aidant non seulement à réunir les processus d'accumulation capitaliste en cette par moine Mondial de l'UNESCO. fonds nécessaires pour des interventions concrètes, tie du monde, permettant son introduction dans A la suite du séisme du 12 janvier 2011 qui endom- mais également inciter la mise en place de plans de l'ère industrielle. Le résultat à Jacmel fut également magea fortement la ville et ses environs, un groupe gestion, de sauvegarde et de mise en valeur encadrés impressionnant. À partir du milieu du XIXème siècle, de propriétaires de maisons anciennes du centre his- par une législation de protection adéquate. la bourgade d'origine se transforma en une véritable torique de Jacmel fondèrent une association à but non lucratif baptisée «Maisons Historiques de Jac- mel» dans le but de faire la promotion et la défense du patrimoine de Jacmel. C'est à l'initiative de cette association citoyenne, dirigée avec détermination et Ÿ constance par Mme Axelle Liautaud, que la candida- ture de Jacmel a été proposée au Watch avec l'assis- D) À tance technique de l'ISPAN. L'implication organisée ’ ie « \ de ce regroupement de citoyens dans la lutte pour É la préservation du patrimoine de Jacmel est tout à A . fait remarquable et marquera certainement une date Lo Eu us ? à dans les annales de la lutte pour la sauvegarde de 7 | | . 7] notre identité nationale. D PO Les maisons gingerbread de Port-au- ce Prince —— " me A w Les pertes énormes causés par séisme du 12 janvier Ed ce & 2011 aux biens culturels à Port-au-Prince (Voir le î = oO” Ë BI-9, ler février 2010) incitèrent la Fondasyon Kone- . ” à $ sans ak Libete (Fondation Connaissance et Liberté - + à 4 FOKAL) à s'engager dans la lutte pour la sauvegarde Ÿ de l'inestimable collection des maisons bourgeoises Ê du XIXème siècle de Port-au-Prince, communément = appelée «maisons gingerbread». En faisant appel à Ë des nombreux experts internationaux dont ceux de Es la WME, la FOKAL réalisa un recensement exhaus- - « LS le tif des maisons gingerbread de Port-au-Prince tout + Détail de la façade sud du Palais de Sans-Souci à Milot, Haïti 2 ° BULLETIN DE CISPAN : No spécial + 5 Octobre 2011 | en produisant des observations pertinentes sur leur e. PENTT état de conservation port-séisme. L'originalité de la ea ] | démarche résida dans la participation effective des ER RS \ propriétaires de ces biens culturels, sensibilisés à leur É. à: 4 LÉ LE _ sauvegarde. Se L= rss A Au début de la seconde moitié du XIXème siècle, la SES x Rs SEE - bourgeoisie haïtienne confirme son pouvoir écono- F2 + | = =" : ae mique et politique et adopte les codes esthétiques BE. | = 1 européens, notamment en littérature, en musique et D + | - Im: _— = É surtout en architecture. Les constructeurs haïtiens R à ba Mi: - PRE Pod ete treilR FE. vont reprendre, en l'adaptant, cette architecture 8x > um ; ut éclectique venue d'Europe. De ce contexte naîtront EE nn nn A HEDEX KIX LL LPS IS DOTE ve les résidences que nous appelons vulgairement en k ve Te Be = | As: x TS Mn > Haïti : gingerbread. C'est également à cette époque AY = | UE Où De, #1 sde + * ARS = que nombre d'éléments d'architecture ou d'édifices %, | | JE L LCR RER ENT q LC en fer provenant de France et de Belgique particu- BR 2), =" L: Eu L ARE le S Ts . 4 Z lièrement furent introduits dans le paysage urbain / à " M 4, LOIR RE NN 2 haïtien. RS : N AS 5, PA re. M, = vVR Les villes vont “se mettre à la mode” et cette époque Ne ei à » = > * “#8 M bu: 2 Lg ee 3 ri lèguera une impressionnante collection d'édifices >. A # : NE LE: ". . # DE È d'architecture brillante qui deviendra plus tard l'image Cle 7 g DA Re = 2” : à stéréotypée de l'architecture traditionnelle haïtienne. ESS Re ER UD + 25 ee D: En général ces constructions bourgeoises sont réa- 1 Py Ps Rs 2 — = Fe * Ë lisées en pans de bois, en briques ou, plus tard, en ds Une maison gingerbread au quartier du Bois-Verna à Port-au-Prince, le 13 janvier 2010 ° béton armé. Elles ont un, deux ou, plus rarement, trois niveaux sous combles, sont pourvues de spacieuses Conseil d'État, les Ministères, l'Hôtel de la Monnaie, la transformer cette étonnante réalisation en de ruines galeries sur lesquelles ouvrent de larges portes gar Bibliothèque l'Arsenal, les résidences secondaires de de nos jours encore majestueuses. nies de persiennes, Ornées extérieurement de balus- dignitaires mais également des ateliers, un hôpital, un Le Palais de Sans-Souci et la Citadelle Henry et le site trades, de colonnettes, de croisillons, de frises en bois pénitencier, des écuries, une fonderie entouraient le fortifié de Ramiers, ensemble de défense construit découpés, elles sagrémentent souvent à l'intérieur Vaste corps central du Palais. par Henry ler furent réunis en un parc national his- de boiseries. Leurs plans présentent des pièces en Débutée en 1810, l'ensemble fut achevé en 1813.11 torique classé en 1982 Patrimoine de l'Humanité enfilades, accolées les unes aux autres renforçant UNE fut pillé à la mort du monarque en 1820 et le séisme par l'UNESCO (Parc National Historique Citadelle, certaine monumentalité recherchée. Les toitures sont de 1842 qui frappa la cote nord d'Haït acheva de Sans-Souci, Ramiers [PNH-CSSR]). Dans son rapport recouvertes de tôles ondulées pour la plupart ou de tuiles de fibrociments ou d'ardoises, plus rarement. © NS er g = RE D EURE Elles sont compliquées à souhait de tourelles et de à à LL, PRE Le Mi ue clochetons. Leur façade est rehaussée d'oeils-de- SS me (2 æ à à te sa” . boeuf et de girouettes. “Cet abus d'ornement, très À Se ) | À ; Laser dans la note du modern style, ajoute au luxe et à RQ | l | dr: | l'originalité de ces constructions don't l'architecture “ RG : - . s'accommode avec bonheur aux convenances de la : # | 3 } | 1 ( v- | | Ë À vie tropicale”. (: BI-6, ler novembre 2009) ! 4 æ … | À: | PEL L L'inventaire participatif des gingerbread entrepris par DE " ue re — la FOKAL permit de dresser le bilan de pas moins mr | L Î i "4 {| L SE * de 250 maisons datant de la fin du XIXème siècle au . ‘ es = {- + _ Le À début du XXème siècle auquel fut couplé d'un essai k ne La ‘ tx snif de typologie constructive qui fit l'objet d'un impor À À . tant rapport, qui fera désormais référence, publié par : pme N — la WMF (Voir BI-25, ler juin 2011). Forte de cette Fe, f REA” 1 solide base documentaire rassemblée en un temps —— = } record et dans des conditions difficiles, la FOKAL ban. æ = = EE — FI monta le dossier d'inscription du Gingerbread District dŸ n, { x | El Le ae + à la Watch List qu'elle soumis en mars dernier. ë à Ed È LE € À Le Palais de Sans Souci k © : * À C'est à Milot, une modeste agglomération rurale 4 - : D" : il a \ située à environ 20 kilomètres au Sud de la ville du és : RR ‘ \ Si Cap-Haïtien que Henry ler roi d'Haïti, fit construire Taie x le Palais de Sans-Souci, vaste ensemble architectural nr EE ie À . qui concentre autour de la résidence royale la plu- MT Se ; BA 1 FE part des fonctions essentielles d'administration de la ie fe Ÿ PR. Movare, monarchie établie au lendemain de l'indépendance sn Mnué rs put 5e cotes \ LR d'Haïti en 1804. “ai LE Edifié au pied de l'impressionnante chaine du Bonnet- ÿ : à-l'Evêque, encaissé dans un site grandiose couvert ‘4 TE Z d'une végétation luxuriante, le Palais de Sans-Souci 1 ED . > À £ a été conçu comme un vaste complexe administratif 7 f NS EE. à 8 servant de fait de capitale au royaume. Le royaume Ÿ- } LE RS ma À Ê d'Henry ler comprenait toute la partie nord du terri- Es: La “ + È toire nouvellement indépendant d'Haïti, convoité tant 7” F Re | Fat 1 [ par la France, l'ancienne métropole de la Colonie de 4 PS k LEE fr Ë Saint-Domingue, que par la République d'Alexandre j Kr#7 4 LES We Pétion établie dans la partie sud d'Haïti. Le Grand [as # HYMNE : + Vue d'ensemble du Palais de Sans-Souci à Milot, Haïti BULLETIN DE LCISPAN °* No spécial * 5 octobre 2011 + 3 | LUN Fu : er ps ne Co x NE. EL __. Pop: IL h À à é If Lu ue is “pre Ÿ v. À 7)7 PÈRE M 2 F c DR | | LL “ " 2 ( | 14 4 R A À à j PTT LATE r x ( 4 TN "M | | | * : STE | “Me LEA | LE Sn = rte PAR —_— r - < CSS d: } 110 y À Ex 7 eu. babe 4 LS F. En À at _ 4 _ 4 D cutQe AI APN NE : | fn. ma Re ES RRETÉS 7 & .. zh FÉES e = Re A 7 mt < “ < /. …. TE æ M Pie nr ARRET à o # e a o PERS LT ER Re mt à # . © SEAT | PSE © ù ÿ MASSE à x —— + La résidence Bazin à Port-au-Prince, Haïti + Le centre historique de Jacmel, Haïti argumentant cette inscription, lICOMOS, organe d'exercice, leur maintien ou leur rejet de la liste du dans le processus global de notre intégration dans le technique consultatif de l'UNESCO, décrit ainsi le Patrimoine Mondial. monde du XXIème siècle. Palais de Sans-Souci : La précarité extrême du site a fait que les experts de Mais encore : dans le cadre de la Reconstruction «Sans-Souci, largement ruiné mais en cours de res- la Global Heritage Funds, organisme dont la mission d'Haïti après les récentes catastrophes naturelles suc- tauration, tire sa bizarre beauté d'un accord excep- est de protéger, préserver et conserver les sites les cessives qu'a vécu le pays, en moins d'un décennie, tionnel avec le site montagneux mais aussi à des mo- plus importants et les plus en danger le patrimoine sous formes diverses - inondations majeures, oura- dèles architecturaux divers et réputés inconciliables. culturel dans le monde, ont classé dans son rapport gans , séisme - le rôle du Patrimoine culturel devient Les escaliers baroques et les terrasses classiques, les annuel de 2010 le Palais de Sans-Souci parmi les 12 central dans l'ouvrage d'un avenir meilleur tant sur jardins étagés ou passent les souvenirs de Potsdam et sites historiques du monde «sur le point de dispa- les plans économique et écologique que sur ceux de Vienne, les canaux et les bassins librement inspires raitre» («on the verge of vanishing») (Voir le BI-18, ler de l'aménagement des territoires, du développe- de Versailles donnent à la création du roi mégalo- novembre 2010) ment des infrastructures, de l'agriculture et du tou- mane une indéfinissable valeur onirique.» Un copieux dossier établi a été présenté par la Direc- risme. Patrimoine pris dans son sens actuel, projetant Hormis la dégradation manifeste de sa structure sou- tion technique de l'ISPAN en vue de l'inscription du l'avenir de «tout ce qu'il recueille comme capital de mise à l'infiltration incessante d'eaux de pluie causant Palais à la WMF Watch List en mars 2011. Ce dos- connaissance, de mémoire et de retour d'expérience, de graves désordres dans ses fondations, le Palais de sier propose, en outre, des interventions prioritaires à guider le développement de la société de demain». Sans-Souci est actuellement menacé par le dévelop- d'urgence dument identifiée dont des travaux d'étan- pement urbain incontrôlé de la ville de Milot et par la chement du Palais et le renforcement de la stabilité - Localisation géo-spatiale mauvaise gestion de son environnement. Il fait l'objet de sa structure. du Palais de Sans-Souci : également des projets touristiques dont les impacts La Watch List et Haïti Latitude : 19°36'17.04" N négatifs sur ce bien culturel fragile ne sont aucune- Cette élection sur la Watch List de la WMF constitue Lengiue 1 Le un : "12 : et : : Itude : ment pris en considération. H pour nous, Haïtiens, une importante reconnaissance (SC. Googlearth 201 1) Depuis 2009, le Palais et le PNH-CSSR sont l'objet supplémentaire de la valeur de notre patrimoine d'un inventaire rétrospectif entrepris par le Centre culturelle pour l'Humanité tout entière. Cette recon- du Patrimoine Mondial qui recommandera, en fin naissance nous est utile : elle tisse une maille solide + Localisation géo-spatiale du centre historique de Jacmel, mesurée sur la Place d'Armes : Latitude : 18°14'7.82"N Longitude : 72°32'1 1.87" O À propos Altitude : 27 m du World Monuments Fund (SC Cessesrn 201 1) Le Fonds mondial pour les monuments, traduction française de World Monuments Fund (WME) a été créé en 1965 par une ONG (organisation non gouvernementale, à but non lucratif) ; le World monu- * Localisation géo-spatiale ments fund. Il a notamment mis en place en 1995 un observatoire des monuments mondiaux et publie LC EE EE Nenpenenens tous les deux ans une liste de 100 bâtiments et chefs d'oeuvres de l'architecture parmi les plus menacés. mesurée à la résidence Bazin ? Cette liste est produite par un panel d'experts internationaux en architecture, archéologie, histoire de l'art Latitude : 18°32'13.86" N et préservation ou restauration de sites patrimoniaux. En 2007, pour la première fois, le facteur modi- Longitude : nd ro 0 fications climatiques à été introduit dans la liste des menaces pour 100 sites, monuments menacés, les (sc Googkea " És 15 autres menaces principales étant les guerres et conflits politiques, et le développement industriel et urbain anarchique. Le WMF fait appel aux fonds de fondations, adhérents ou donateurs privés et sociétés afin de protéger et restaurer des sites et bâtiments menacés jugés d importance patrimoniale mondiale. Depuis BULLETIN DE L'ISPAN No spécial du 5 octobre 2011 : 1965, le World Monuments Fund travaille avec les communautés locales, les gouvernements et autres ° Rédaction : Daniel Elie, . Châtelain; organisations pour la préservation du patrimoine culturel dans le monde entier. WMF a participé à plus * Correction : Pascale René, Arielle Célestin; . _. DB A . + Distribution : Service de la Promotion / ISPAN de 600 projets dans plus de 90 pays. Par l'intermédiaire de cinq programmes communs: Cultural Legacy, Capacity Building, Advocacy Education and Training et Disaster Recovery, le WMF vise à favoriser les innovations sur le terrain et assurer la gestion durable des endroits les plus précieux du monde. PL. . lé e le WMF Dan o La publication de ce numéro our tous renseignements complémentaires concernant le et ses programmes se reporter au site : du'Bl'a'été réaliséelgrâce au] FOKAL WWW. wmf. org support financier de la FOKAL Ÿ 3 Lé " 4 ° BULLETIN DE CISPAN : No spécial » 5 Octobre 2011