(2010-02) Bulletin de l'ISPAN, No 9 : 35 secondes... le séisme du 12 janvier 2010
Resume — Le numéro écrit après le 12 janvier 2010, lorsqu'un séisme d'une intensité de 7,3 frappe à 17 h 35 et devient, selon l'appréciation du bulletin lui-même, le plus destructeur de l'histoire d'Haïti. En couverture, le Palais National le 13 janvier.
Description Complete
Le numéro écrit après le 12 janvier 2010, lorsqu'un séisme d'une intensité de 7,3 frappe à 17 h 35 et devient, selon l'appréciation du bulletin lui-même, le plus destructeur de l'histoire d'Haïti. En couverture, le Palais National le 13 janvier. Un numéro du Bulletin de l'ISPAN, bulletin mensuel de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, paru de juin 2009 à novembre 2011 au moins, qui documentait un monument, un site ou un centre historique par livraison.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
Photo : Daniel Elie / ISPAN 2010
numéro 9, 1er février 2010
BULLETIN DE L’ISPAN
35 secondes...
• Le Palais National d’Haïti, le 13 janvier 2010.
BULLETIN DE L’ISPAN, No 9, 10 pages
Photo : Daniel Elie / ISPAN 2010
Le 12 janvier 2010 à 17:35, un séisme
d’une intensité de 7,3 sur l’échelle de Richter a frappé Haïti. Ce tremblement de
terre est, sans aucun doute, le plus destructeur de l’Histoire d’Haïti. Les estimations
non encore officielles font état de plus de
150.000 morts.
Ce BULLETIN DE L’ISPAN, entièrement
consacré au séisme du 12 janvier 2010,
ne présentera que des images. Les mots se
sont révélés aussi impuissants qu’inutiles à
décrire l’horreur.
Note de la Rédaction
•Vue intérieure de l’église Saint-Gérard de Carrefour-Feuille à Port-au-Prince.
Sommaire
• 35 secondes...
• Note de presse de la DG de l’ISPAN
• Chroniques des monuments et sites
historiques
BULLETIN DE L’ISPAN est une publication mensuelle de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à
vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d’Haïti, à promouvoir
leur protection et leur mise en valeur. Communiquez votre adresse électronique à ispan.bulletin@gmail.com pour
recevoir régulièrement le BULLETIN DE L’ISPAN. Vos critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 9 • 1er février 2010 • 1
Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. :
Le centre historique de Port-au-Prince :
• Angle de la rue des Casernes et de la rue du Magasin-de-l’Etat.
• La rue Pavée.
• La rue Eden et la rue du Magasin-de-l’Etat. A droite, la place Geffrard.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 9 • 1er février 2010 • 2
Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. :
Bâtiments publics à Port-au-Prince :
• La Banque de la République d’Haïti.
• La Direction Générale des Impôts, construit par
Albert Mangonès dans les années 60.
• Le Palais des Ministères achevé en 1891 selon les
plans de l’ingénieur Léon Laforestrie.
• L’ancien bâtiment de la Faculté des Sciences.
Faute de moyens de déplacement, l’équipe du
BULLETIN n’a pu couvrir que partiellement
la ville de Port-au-Prince en visitant les
quartiers de Pacot, de Turgeau, du BoisVerna, de Bois-Patate, du Canapé-Vert, de
Christ-Roi, de Bourdon, du Sacré-Coeur,
du Bas-Peu-de-chose, du Morne-à-Tuf, du
Centre-Ville, de la Cité de l’Exposition, le
Bel-Air et la Croix-des-Bossales.
Des reportages sur les autres zones sévèrement
affectées de Port-au-Prince et sur les villes
de provinces, également touchées par le
séisme (Jacmel, Petit-Goâve, Grand-Goâve,
Léogane, etc.) suivront.
Dans les zones visitées de Port-au-Prince, bon
nombre d’édifices publics et/ou à caractère
patrimonial historique ont été sévèrement
touchés ou simplement détruits.
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Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. et de g. à d.
Bâtiments publics à Port-au-Prince :
• Le Palais National d’Haïti, oeuvre de l’Architecte Georges Baussan, inauguré en 1924.
• La façade est du Palais National (vue partielle).
• Le dôme est du Palais National, vu des décombres du premier niveau.
• Le Palais de Justice, éxécuté en 1927, selon les dessins de l’Architecte Léonce Maignan.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 9 • 1er février 2010 • 4
Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. et de g. à d. :
Bâtiments publics à Port-au-Prince :
• L’Office National des Postes (l’ancien pavillon de la Poste construit en 1949 à l’occasion de la célébration du Bicentenaire de Port-au-Prince).
• L’Hôtel de Ville de Port-au-Prince, construit de 1925 à 1928 par l’architecte Georges Baussan et l’Ingénieur Pierre Nazon.
• Le Palais Législatif (ancien pavillon du Commerce et de l’Industrie de l’Exposition Internationale du Bicentenaire de Port-au-Prince).
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Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. et de g. à d. :
Lieux de culte :
• La Cathédrale Notre-Dame
de Port-au-Prince, construit en 1912.
• Vue parteille de la façade nord.
de la Cathédrale Notre-Dame à partir
de la rue Saint-Laurent.
• Vue de la façade sud de la Cathédrale
Notre-Dame à partir de la
rue Monseigneur-Guilloux.
• L’église du Sacré-Coeur de Turgeau, oeuvre
de l’architecte Georges Baussan.
inaugurée en 1908.
• L’église Saint-Louis, roi de France, à Turgeau,
achevée en 1880.
• L’église Saint-Joseph, à la Croix-des-Bossales,
achevée en 1876.
• La chapelle Saint-Martial,
vue de la rue Geffrard.
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De h. en b. et de g. à d. :
Bâtiments publics à Port-au-Prince :
• La tour centrale du marché Hypolite * (marché Vallière), érigé en 1889.
• Les Casernes Dessalines, construits en 1913 par Georges Baussan.
• Vue de la cour intérieure des Casernes Dessalines.
• Un pavillon de l’établissement scolaire Saint-Louis de Gonzague.
Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
* Le Marché Hyppolite avait subi de graves dommages lors d’un incendie qui
éclata dans la nuit du 29 au 30 mai 2008. Toute la partie nord de l’édicice
s’écroula lors de ce sinistre (voir BULLETIN DE L’ISPAN No 2). Le séisme du
12 janvier 2010 a causé une sévève perte d’aplomb de la tour centrale et de
graves dommages à la structure du corps de bâtiment sud.
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Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. :
Le centre historique de Port-au-Prince :
• La rue Bonne-Foi au Centre-Ville.
• L’angle des rues Eden et Magazin-de-l’Etat.
• La rue du Magasin-de-l’Etat.
• La rue des Casernes.
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Photos : Daniel Elie / ISPAN 2010
De h. en b. et de g. à d. :
Monument historique classé, le fort Jacques :
• Le fort Jacques, construit en1804.
• La rotonde (bastion circulaire nord-ouest).
• La cour centrale, la citerne et les terres-pleins.
Note de presse
Le séisme du mardi 12 janvier 2010 a semé le deuil
et la désolation sur une grande partie de notre pays.
35 secondes…
Plus de 150.000 morts.
Plus de 200.000 blessés.
L’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National
compatit à la douleur de tous ceux qui ont perdu un être
cher, un parent, un ami.
L’ISPAN, lui aussi, n’a pas été épargné et ressentira
longtemps la disparition, dans ces circonstances tragiques, de membres de la famille de ses proches collaborateurs.
Alors qu’à Port-au-Prince, Pétion-Ville, Tabarre,
Delmas, Carrefour, Cité-Soleil, Léogane, Gressier,
Grand-Goâve, Petit-Goâve, Jacmel, ... on compte encore les morts, les disparus et les blessés, des dizaines de
milliers de sans-abri arpentent hagards les ruines de
leurs villes, de leurs quartiers, de leurs rues dévastées et
méconnaissables.
Le Palais National, le Palais des Ministères, le Palais
des Finances, le Palais de Justice, l’Eglise Saint-Louis,
Roi de France, l’Eglise du Sacré-Coeur de Turgeau,
l’Eglise de la Sainte-Trinité, l’Eglise Sainte-Anne, le
fort Jacques, le Ministère des Affaires Étrangères, l’immeuble des Postes d’Haïti, le Palais Législatif, les anciennes maisons de Pacot, de Turgeau, du Bois-Verna,
de Debussy, de Croix-Desprez, du Bas-Peu-de-Chose et
du Morne-à-Tuf, l’ancien Quartier Général des Forces
Armées d’Haïti, logeant le Ministère de la Culture et de
la Communication, la Cathédrale Notre-Dame de Portau-Prince, mais aussi le centre historique de Jacmel, tout
particulièrement la rue du Commerce, le centre historique de Léogane et son église dédiée à Sainte Rose et tant
d’autres ont été détruits entièrement, partiellement ou
sont gravement endommagés.
Autant de témoins de la vie quotidienne des Haïtiens
et de références à notre Histoire.
Au-delà de la perte matérielle que tout cela représente, il s’agit dans chacun de ces cas d’une perte inesti-
mable pour notre Culture, pour notre Histoire et pour la
Mémoire du Peuple haïtien tout entier.
Depuis le 12 janvier, où tout a basculé, nous avons
besoin, par-dessus tout et plus que jamais, de retrouver
nos repères et nos symboles, replacer les jalons culturels
qui définissent le cheminement qui relie le passé à l’avenir.
Dans les décisions qui devront bientôt être prises pour
rééquiper le pays de structures adéquates pour son fonctionnement, sa gestion et son développement, l’ISPAN
souhaite que les décideurs politiques, les élus, les leaders
spirituels, économiques et sociaux sauront éviter le piège
de prioriser uniquement la fonction en laissant de côté
l’essence qui nous définit. Notre manque de mémoire
collective est grandement responsable de nos malheurs
d’aujourd’hui.
Dans l’action et dans la gestion des urgences, nous
devrons nous rappeler qu’en tant que peuple nous avons
un devoir de mémoire et que surtout “notre Histoire est
notre force”.
La DG de l’ISPAN, le 18 janvier 2010
BULLETIN DE L’ISPAN • No 9 • 1er février 2010 • 9
Chronique
des monuments et sites historiques d’Haïti
Manifestations de solidarité
La DG de l’ISPAN a reçu, via Internet, de
nombreux messages de solidarité et de sympathie à l’endroit du Peuple haïtien, durement
éprouvé lors du séisme du 12 janvier 2010. Dès
le lendemain du séisme, les architectes dominicains, Esteban Prieto, Gustavo «Cuquito» More,
Emilio Brea, Eugenio Perez Montas, tous grands
amis de longue date d’Haïti et membre du Caribbean Council of Monuments and Sites (CARIMOS) se sont mobilisés.
Le Conseil International des Monuments et
des Sites (ICOMOS), organisme consultatif de
l’UNESCO, par l’entremise de son président, l’Architecte Gustavo Araoz, a alerté les Membres de
l’ICOMOS et à la Communauté internationale de
la conservation du patrimoine. Des centaines de
membres individuels et des Comités nationaux
et scientifiques internationaux ont répondu massivement à l’appel et manifesté leur volonté de
participer à une action globale de solidarité pour
évaluer, sauvegarder et remettre en état le patrimoine culturel d’Haïti suite à l’épouvantable séisme qui a frappé notre pays le 12 janvier dernier.
Les Comités nationaux de l’ICOMOS en Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Brésil, Bulgarie,
Canada, Chine, Corée, Costa Rica, Cuba, République Dominicaine, Équateur, Espagne, ÉtatsUnis d’Amérique, Finlande, Grèce, Guatemala,
Hongrie, Indonésie, Jamaïque, Japon, Macédoine,
Malte, Mexique, Mongolie, Norvège, Panama, Pérou, Philippines, Portugal, Royaume-Uni, Suisse,
Thaïlande, Turquie et Venezuela ont indiqué leur
disponibilité à organiser leurs assistance bénévoles en vue d’aider in situ ou de toute autre
manière. Certains sont allés plus loin, comme le
Comité national du Kazakhstan qui a monté une
équipe d’une douzaine d’experts bénévoles prêts
à voyager immédiatement. Les comités japonais
et chinois ont offert des équipes d’experts en
mesures d’urgence pour le Patrimoine.
Pour coordonner cet effort massif de bénévoles et gérer les prochaines étapes complexes
de la manière la plus professionnelle et efficace,
le Président de l’ICOMOS a nommé un Comité
de pilotage pour le rétablissement du patrimoine
en Haïti composé d’éminents experts internationaux dans le domaine du sauvetage du patrimoine et de la reconstruction du patrimoine
haïtien. L’ancien Secrétaire Général, et actuel
président d’ICOMOS Canada, Dinu Bumbaru a
aimablement accepté de présider ce Comité qui
réuni pour l’instant Rohit Jigyasu d’Inde, Stephen J.
Kelley et Samuel N. Stokes des États-Unis, Daniel
Lefèvre de France, Kanefusa Masuda du Japon, Susan McIntyre-Tamwoy d’Australie, Axel Mykleby
de Norvège, Esteban Prieto de la République
Dominicaine, Tong Mingkang de Chine, et Rasool
Vatandoust d’Iran.
Aux États-Unis, des universités dont celle
de Pennsylvanie et du Texas à San Antonio ont
offert d’organiser et de déployer des équipes de
volontaires composées d’étudiants en conservation du patrimoine et de professeurs pour aider
à l’évaluation et aux opérations de valorisation.
Le Savannah College of Art and Design a aussi
fait connaître sa capacité à déployer des équipes
en Haïti immédiatement et à ses propres frais.
Le Centre du Patrimoine Mondial, particulièrement concerné par le cas du centre historique de
Jacmel, inscrit sur la liste indicative du Patrimoine
Mondial, a lancé la mise sur pied une plateforme
d’aide par une collaboration inter-Agences Internationales pour la reconstruction du Patrimoine
culturel d’Haïti. Cette initiative devra compter sur
un rapport préliminaire de l’ISPAN sur l’état du
centre historique de la ville de Jacmel après les
secousses sismiques du 12 janvier.
Le bureau central de l’ISPAN
Le bureau central de l’ISPAN, à l’angle des
rues Cheriez et Martin-Luther-King à Port-auPrince, a subi de graves dommages lors du séisme
du 12 janvier 2010. En plus des profondes lézar-
de M. Kit Myamoto•, ingénieur civil CEO de la
firme MIYAMOTO, Structural & Earthquake Engineering et de l’Ingénieur Yves Coles, du Groupe
GTC, consultant.
Ces techniciens ont pu observer que le
niveau du rez-de-chaussée du bâtiment est, en
toute apparence, sain et sauf y compris les fondations. Le premier étage a résisté au choc mais
a été sévèrement atteint par la chute du second
niveau et présente de nombreuses fissures au niveau des parois verticales. Le second niveau s’est
effondré partiellement : le corps central (Nord)
supportant les lourdes coupoles et la toiture de
l’aile centrale logeant le Salon rouge et le Salon
jaune se sont littéralement écroulés (voir plan du
Palais National publié au BULLETIN DE L’ISPAN
No 6).
En conclusions à ces deux journées d’observations et d’analyses, les ingénieurs ont émis l’hypothèse que la structure fut fortement sollicitée,
lors du séisme, par une puissante force horizontale. L’effort généré créa des moments négatifs au
niveau des colonnes (notamment aux colonnes
monumentales du péristyle, s’élevant sur deux niveaux), qui se sont détachées des poutres, entraînant la chute de la toiture et des coupoles. Ces
premières conclusions devront être confirmées
par des analyses plus fines.
Les techniciens ont, en outre, formellement
recommandé que l’accès au bâtiment dans son
ensemble soit interdit, jusqu’à ce qu’il soit examiné de manière plus approfondie par des ingénieurs en structure.
La délégation de l’ISPAN était composée
de l’Ingénieur Elsoit Colas, de l’Ingénieur Dorphy
Léonard et de l’Architecte Patrick Durandisse.
Vues du local de l’ISPAN après le séisme
des zébrant les parois verticales et d’écroulement
de certains murs de refend, la structure même
du bâtiment a été sévèrement atteinte, comme le
témoignent les éclatements des têtes de colonnes de la structure en béton armé. L’observation
objective des spécialistes en structure de l’ISPAN
fait craindre le pire : l’obligation de démolition
pure et simple de l’édifice.
Les employés de l’Institut ont néanmoins
pu procéder au déménagement des archives
documentaires et administratives de l’Institut en
des lieux sécurisés. Le matériel, le mobilier et les
équipements ont également été relocalisé provisoirement en attendant les conditions requises à
la reprise des activités de l’Institut qui aura fort à
faire dans les jours qui viennent.
Palais National,
premiers constats,
premières conclusions.
Les techniciens de l’ISPAN se sont rendus les
22 et 23 janvier en visite d’inspection des ruines
du Palais National fortement endommagé lors
du séisme du 12 janvier. Ils étaient accompagnés
Visite d’inspection de l’ISPAN au Palais National
La Citadelle Henry et Ramiers
Quoique fortement ressenti dans le Nord
d’Haïti et au Cap-Haïtien, la secousse tellurique
du 12 janvier n’a causé aucun dégât apparent à
la Citadelle Henry et surtout au Palais de SansSouci dont la structure est faite de murs de maçonnerie d’épaisseur relativement faible.
Ce constat a été réalisé par l’Ingénieur Mario Brunache, Directeur régional Nord pour l’ISPAN. Toutefois, M. Brunache recommande que
les fondations de ces monuments historiques soit
vérifiées dans un court délai afin de diagnostiquer
d’éventuels désordres.
La DG de l’ISPAN a immédiatement communiqué cette information au Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
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