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(2009-07) Bilten ISPAN, No 2: Gen ennan, mache Vallière...

(2009-07) Bilten ISPAN, No 2: Gen ennan, mache Vallière...

Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) 2009 4 paj
Rezime — Ennan apre dife 29 ak 30 me 2008 la ki detwi al Nò mache Vallière nan Pòtoprens, yo rele l Mache an Fè oswa mache Hyppolite tou. Al sa a te gen pi gwo sant vant objè kilt Vodou nan peyi a.
Deskripsyon Konple
Ennan apre dife 29 ak 30 me 2008 la ki detwi al Nò mache Vallière nan Pòtoprens, yo rele l Mache an Fè oswa mache Hyppolite tou. Al sa a te gen pi gwo sant vant objè kilt Vodou nan peyi a. Yon nimewo Bilten ISPAN, bilten mansyèl Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, ki parèt depi jen 2009 rive omwen novanm 2011, epi ki dokimante yon moniman, yon sit oswa yon sant istorik pa nimewo.
Sije
KiltiDevlopman Iben
Jewografi
Depatman Lwès
Peryod Kouvri
2009 — 2009
Mo Kle
Bulletin de l'ISPAN, No 2, patrimoine national, ISPAN, monuments historiques, sites historiques, Il y a un an, le marché Vallière..., 2009-07, series:ispan-bulletin
Antite
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
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Photo : ISPAN 2008 numéro 2, 1er juillet 2009 BULLETIN DE L’ISPAN Il y a un an, le marché Vallière... Un an tout juste, dans la nuit du 29 au 30 mai 2008, qu’un incendie a complètement détruit la halle Nord du marché Vallière de Port-au-Prince (appelé également Marchéen-Fer ou marché Hyppolite.) Cette partie de l’édifice abritait le plus important centre de vente d’objets de culte Vodou du pays. Situé au coeur du centre historique de la Capitale haïtienne, le marché Vallière limitée au Nord par la rue des Césars, au sud par la rue des Fronts-Forts, à l’Ouest par la rue Courbe et à l’Est par le Boulevard JeanJacques Dessalines - occupe l’emplacement du premier marché de la ville coloniale, établi sur ce site dès les premières années qui suivirent la fondation de la capitale de la colonie de Saint-Domingue en 1771. Ce vaste quadrilatère de cinquante mètres de large sur cent de longueur fut transformé • Les ruines fumantes du marché Vallière, le 30 mai 2008 en jardin public à l’initiative de LouisFlorent, Marquis de Vallière (1719-1775), Gouverneur général de la Colonie, à qui le marché aujourd’hui doit son nom. Ce jardin hébergea un peu plus tard la première salle de spectacle de la capitale qui portait le nom de “La Comédie”. Le bâtiment logeant le marché a été édifié sous la présidence de Florvil Hyppolite et fut inauguré le dimanche 22 novembre 1891 après une année de travaux de montage. Georges Corvington, historien de la capitale haïtienne, nous relate ainsi l’évènement dans son « Port-au-Prince au cours des ans • Tome 2 » : “Encore une solennelle inauguration, celle du marché Vallière, pour la construction duquel on a employé le fer [et la fonte rivetés]... Fabriqué à Paris aux usines Baudet, Donon et Cie, le marché qui rappelle l’architecture des anciennes halles parisiennes, compte deux immenses hangars métalliques reliés par un pavillon central de style mauresque flanquée d’une tourelle à chaque angle et orné d’une horloge. Il a coûté 135.000 dollars. En présence d’une affluence considérable et de plus de cent cinquante parrains et marraines choisis dans toutes les couches sociales, l’entrepreneur de la construction, M. Alexandre Bobo, reçoit une décoration du président de la République.” Le marché Vallière constitue avec le marché Clugny du Cap-Haïtien et le marché en Fer de Jacmel des témoins importants Sommaire • Il y a un an, le marché Vallière... • L’escalier du Palais du Roi à Sans-Souci stabilisé. • La chronique des monuments historiques. BULLETIN DE L’ISPAN est une publication de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à informer le public sur l’actualité de la protection et la mise en valeur des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d’Haïti. Communiquez votre adresse électronique à ispan.bulletin@gmail.com pour recevoir régulièrement le BULLETIN DE L’ISPAN. Vos critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci. BULLETIN DE L’ISPAN • No 2 • 1er juillet 2009 • 1 de l’architecture en métal en vogue durant la seconde moitié du XIXe siècle dans la Caraïbe et en Amérique Latine. Il est, selon l’architecte brésilien Geraldo Gomes Da Silva, auteur de plusieurs ouvrages, articles et études sur l’architecture en fer au Brésil et en Amérique Latine, le plus grand du genre encore existant dans la région. Sa restauration, quelque peu laborieuse, consistera à l’inventaire minutieux des pièces métalliques, leur transport et entreposage en un lieu sûr, la refonte des pièces endommagées et irrécupérables puis le remontage de l’édifice. L’opération sera précédée d’une recherche en archives afin de retrouver les plans d’origine ou, à défaut, du relevé détaillé des halles Sud, sœur jumelle de la partie détruite. L’incendie de la halle Nord du marché Valliere n’a pas seulement causé des pertes économiques énormes à des centaines de commerçants et d’artisans, il met aussi en danger de disparition complète un témoin important d’une période importante de l’urbanisme et de l’architecture en Haïti. Il compromet également les potentialités d’attraction touristique du centre-ville de Port-au-Prince, et tous ceux qui en ont l’âge se souviennent des centaines de touristes qui, il y a tout juste quarante ans défilaient régulièrement au “Iron Market” pour s’approvisionner en produits d’artisanat et s’y faire photographier. Indissociable de l’image de la ville de Port-au-Prince dont il en est devenu progessivement le symbole, le marché fut retenu pour orner le revers du billet commémoratif de 1000 gourdes, émis en 1999 à l’occasion du 250ème Anniversaire de la fondation de la capitale d’Haïti. Suite à ce désastre, des mesures conservatoires furent prises quelques jours plus tard, consistant essentiellement en l’érection d’un mur de clôture de 2,70 m de haut. • La gravure du marché Vallière ornant le revers du billet de 1000 Gourdes À la suite d’une visite d’inspection des monuments historiques effectuée à la fin du mois d’avril 2008 au Parc National Citadelle, Sans-Souci, Ramiers, dans le Nord d’Haïti, les techniciens de l’ISPAN ont produit un rapport alarmant sur les désordres constatés dans l’état de la stabilité de l’escalier monumental d’accès Nord du Palais du Roi à Sans-Souci. Un examen visuel et des relevés ont permis de constater l’aggravation de l’inclinaison du mur de soutènement de la troisième volée de ce grand escalier. La perte d’aplomb particulièrement dans la partie Est du mur accusait un devers au sommet d’environ 54 cm mesurés au fil à plomb. Ce rapport produit par l’ingénieur Hérold Pérard proposait également une intervention d’urgence suivi d’un devis s’élevant à 1.846.627,86 Gourdes. Ce problème n’est pas nouveau. En 1995, à la demande du Ministère de la Culture, dans le cadre du projet Route 2004, l’architecte français Frédéric Evard, lors d’une mission technique d’évaluation des solutions à adopter pour le renforcement structurel du Palais de Sans-Souci, signala, suite à des relevés de mesures systématiques, des devers Photo : ISPAN 2008 L’escalier du Palais du Roi à Sans-Souci stabilisé • Le mur de soutènement de la troisième volée (partie Est) du Palais du Roi à Sans-Souci accusés par le mur de soutènement de la troisième volée de l’escalier et alarma les responsables. L’escalier monumental permettant l’accès officiel au palais est composé de trois volées. La première, centrale, est composée de quinze marches semi-circulaires menant à un palier dominé par une fontaine composée d’une arcade en plein cintre et d’un bassin. La seconde volée est double à montées divergentes. La dernière volée, double également mais à montée convergente, conduit à un perron supérieur central, surplombant la fontaine monumentale. Au-dessous de ce BULLETIN DE L’ISPAN • No 2 • 1er juillet 2009 • 2 Photo : ISPAN 2008 • L’enlèvement du remblai de terre meuble Photo : ISPAN 2009 immédiatement être prises afin de parer au pire. Le Ministère de la Culture, organisme de tutelle de l’ISPAN fut alerté de la situation délicate du projet, ainsi que des risques d’effondrement du mur de soutènement qui pourrait entraîner dans sa chute tout un pan de la façade du Palais du Roi. Après cinq mois de démarches intensives et de tractations, le chantier démarra à nouveau au début du mois de février 2009, suite à l’intervention du ministre de la Culture, M. Olsen Jean-Julien, qui mit à disposition du projet les fonds nécessaires à son achèvement. Le chantier se mobilisa à nouveau et l’on procéda à la pose de tirants d’acier accrochés au mur des soubassements du Palais du Roi, traversant de part en part l’escalier et raidissant le mur de soutènement au moyen de plaques circulaires filetées. On effectua ensuite le redressement du mur par boulonnage des plaques et serrage des écrous. Ainsi, le mur fut redressé d’environ 16 cm de la perte d’aplomb mesurée à son sommet. Enfin, les travaux s’achevèrent par la reconstitution des marches d’escalier et la pose des dallettes de pierres à leur localisation d’origine. Actuellement, le mur est en observation, étape nécessaire avant l’injection de coulis de mortier de chaux pour colmater les fissures. Cette importante et délicate intervention démarra sous la supervision de l’ingénieur Hérold Pérard puis fut achevée par l’ingénieur Mario Brunache, Directeur régional de l’ISPAN-Nord. Le contremaître en restauration Fédéric “Fédé” Théodule assura l’exécution du chantier. L’escalier monumental du Palais du Roi à Sans-Souci est enfin stabilisé en sa partie Est. • Les dallettes de pierre, soigneusement numérotés Photo : ISPAN 2009 perron, loge dans une salle voûté un local technique pourvu d’une citerne qui alimentait en eau la fontaine placée en contrebas. Les murs de soutènement de l’escalier sont tous constitués de moellons et de briques de terre cuite, liés au mortier de chaux. Lors de la mission Evard de 1995, le devers du mur de soutènement de la troisième volée accusait une perte d’aplomb de 37 cm en sa flèche maximale. Les nouvelles mesures prises en avril 2008 par les techniciens de l’ISPAN ont révélé une perte d’aplomb de 54 cm. Ce qui a permis de conclure que les désordres au niveau de ce mur étaient dynamiques. De surcroît, des signes nouveaux inexistants en 1995, telles des fissures, démontraient que le mur est soumis à des contraintes dépassant ses capacités. La pathologie du mur a été dûment identifiée par Evard dans son rapport : La cause de ces devers est due à la poussée de remblais non-stabilisés, constitués de moellons et de terre, placés sous l’escalier. A cela il faut ajouter les poussées dues à l’infiltration d’eau ruisselant au travers des joints des marches des escaliers et au travers des fissures des volées et du perron central. D’autant que le mur en question ne comporte pas de barbacanes ou dispositifs qui faciliteraient le drainage des eaux. (: Evard, 1995) Le rapport de 1995 préconisait également une logique de travaux de stabilisation par la pose de tirants d’acier solidement ancrés au mur du Palais et qui permettait de manière élégante de conserver l’authenticité du mur, ses déformations et sa patine. La Direction générale de l’ISPAN approuva la conception du projet de stabilisation ainsi que le budget proposé par le rapport Pérard et décaissa la somme de G 800.000,00, tirée sur le Programme d’Investissement Public de l’Institut afin de permettre le démarrage des travaux. Le chantier fut ouvert au début du mois de juin 2008 et évolua selon le séquentiel prévu. Après la mobilisation nécessaire à tout chantier et la pose d’une clôture de sécurité, l’on procéda à la dépose des marches de la seconde et de la troisième volée, partie Est, de l’escalier monumental. Ce qui fut suivi de l’enlèvement des remblais de terre meuble qui exerçaient une pression contre les murs. Ce remblai fut remplacé par un mur sec autoporteur qui présente, en plus, l’avantage de laisser passer les eaux d’infiltration. A cette étape délicate du projet, une coupure intempestive du budget entraîna un arrêt brusque des travaux, en pleine saison pluvieuse dans le Nord. Avec les moyens du bord, des mesures conservatoires durent • Les plaques circulaires filletées des tirants ancrés au mur du Palais du Roi BULLETIN DE L’ISPAN • No 2 • 1er juillet 2009 • 3 Chronique des monuments et sites historiques d’Haïti Jhon McAslan à la Citadelle Henry À l’invitation de la Direction générale de l’ISPAN, le président de la Jhon McAslan Family Trust, Sir Jhon McAslan a effectué le 8 mai 2008, une visite de prospection sur la faisabilité de projets sociaux liés à la Culture dans le Parc National Historique Citadelle, SansSouci, Ramiers et les potentialités muséales de l’artillerie de la Citadelle Henry. Le John McAslan Family Trust est une fondation britannique reconnue pour ses initiatives d’aide au développement mettant à profit la participation collective et le mécénat pour la réalisation de projets sociaux, culturels, éducatifs, environnementaux et sportifs. En 1999, le Trust a aidé à monter un important programme de fouilles archéologiques à Volubilis, ville antique romaine du Maroc, classé Patrimoine mondial par l’UNESCO. Le Trust créa également à Volubilis une école de conservation de sites archéologiques. Sir Jhon Mac Aslan était accompagné dans sa visite à la Citadelle Henry par le Directeur général de l’ISPAN, M. Daniel Elie et de Mme Monique Rocourt-Martinez, Directrice de la companie LOGO+, promotrice de la visite. Visite d’inspection du fort de Mirebalais dit Fort Anglais Le 5 mai dernier, la Direction générale de instructions de Toussaint-Louverture en 1794, l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National ce qui signifie que les parapets fûrent détruits a effectué une visite d’inspection au fort de et l’artillerie lourde déplacée, de manière à Mirebalais, communément appelé fort Anglais. rendre l’ouvrage inopérant. Depuis, le fort fût Le fort de Mirebalais, construit lors de abandonné aux agressions des hommes et l’occupation anglaise de Saint-Domingue du temps. De nos jours, subsistent encore les (1793-1796), demeure l’un des témoins les puissants murs d’enceinte, certes très abîmés plus importants de la lutte que mena le général au niveau du bastion Sud, la poudrière logée Toussaint-Louverture contre l’envahisseur à l’intérieur du bastion Nord, les ruines du britannique. Ce fort fut pris sur l’ennemi après logement des Officiers et la citerne. une difficile bataille demeurée célèbre dans Des constructions anarchiques occupent l’histoire de notre pays et où l’armée indigène l’intérieur de l’ouvrage et ses environs perdit bon nombre de ses soldats. C’est à l’issue immédiats. Une bâtisse logeant une école de cette décisive et retentissante victoire que primaire s’adosse contre la paroi externe Toussaint fût élevé au rang de Commandant du bastion Nord. Une structure légère, type en chef de l’Armée de Saint-Domingue et “choucoune”, servant d’abri à un culte réformé, reçut à cette occasion un sabre d’honneur et est installée sur le corps de place. deux pistolets fabriqués à la manufacture de Le monticule sur lequel est construit le fort site hautement stratégique - lui permettait de Versailles, France. (: Pauléus Sanon). Le plan de ce fort est très particulier. Il contrôler la passe Mirebalais - Lascahobas qui représente un rectangle long terminé par longe le fleuve Artibonite et reliait la Colonie deux bastions en étoiles. Ses plans, conservés française de Saint-Domingue à la partie aux Archives de la Marine à Vincennes (Paris, espagnole de l’ïle. France), furent retrouvés lors d’une mission de La Mairie de Mirebalais a été officiellement contactée par la Direction générale de l’ISPAN documentalistes de l’ISPAN en juin 1983 . L’état actuel de conservation du monument en vue de mettre en place des premières historique est très mauvais. En effet, le fort mesures de conservation de cet important fut “rasé” par le général Moïse selon les élément de notre patrimoine national. • Les ruines de la poudrière du fort de Mirebalais La Direction générale de l’ISPAN remercie vivement toutes celles et tous ceux qui lui ont fait parvenir des messages de félicitations et surtout d’encouragement à l’occasion de la sortie du premier numéro de BULLETIN DE L’ISPAN. A eux tous, elle dit simplement merci. Du courage, il lui en faudra... La Direction générale de l’ISPAN Institut de Sauvegarde du Patrimoine National Angles des rues Chériez et Martin-Luther-King Port-au-Prince, Haïti Tél. : 22.45.31.18, 22.45.32.11, 22.24.16.89. BULLETIN DE L’ISPAN • No 2 • 1er juillet 2009 • 4 Photo : ISPAN 2008 Mémorial à la chandelle La cour Nord du Palais de Sans-Souci a accueilli le samedi 16 mai 2009 la cérémonie de lancement du 26e «Mémorial Sida à la Chandelle», organisée par l’association haïtienne Promoteurs Objectifs Zérosida (POZ). Ce mouvement vise, à la fois, à honorer la mémoire des disparues et disparus du Sida, ainsi qu’à célébrer la vie, a précisé le Dr Myrna B. Eustache, directrice-adjointe de POZ-Haïti. A cette cérémonie, à laquelle a assisté le Premier Ministre Mme Michèle Pierre-Louis, se sont distintigués par leur prestation des artistes haïtiens de renom, dont Emeline Michel, Yole Dérose et Jean Claude D. Chéry. En dépit d’une forte averse, le copieux programme prévu par les organisateurs a pu se réaliser. La réalisation de cette cérémonie dans un site historique, inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial par l’UNESCO, a donné une connotation symbolique encore plus forte à l’évènement, placé sous le slogan “Ansanm nou se solisyon an”.