(2016-07) IGF, résumé de mission (juillet 2016) : Mission d'évaluation du portefeuille de crédit de la BPH résultant du programme de microcrédit aux commerçants du
Resume — Le résumé publié par l'Inspection Générale des Finances de sa mission portant sur mission d'évaluation du portefeuille de crédit de la BPH résultant du programme de microcrédit aux commerçants du. Les résumés de l'IGF donnent l'objet de la mission, les constats et les recommandations, le rapport complet n'étant pas publié. Le document ne porte pas de date de publication en tête. Juillet 2016 est le seul mois-année du texte qui ne soit pas antérieur à tout ce que le document cite : un rapport ne peut précéder les faits et les textes auxquels il renvoie. La date est donc déduite, non lue sur une couverture.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
INSPECTION GÉNÉRALE
DES FINANCES
IGF
MISSION D'ÉVALUATION DU PORTEFEUILLE
DE CRÉDIT DE LA BPH RÉSULTANT DU
PROGRAMME DE MICROCRÉDIT AUX
COMMERÇANTS DU MARCHE DE TABARRE
VICTIMES DE L'INCENDIE EN 2012
RÉSUMÉ DU RAPPORT
Juillet 2016
La mission « Évaluation du portefeuille de crédit de la BPH résultant du programme de Microcrédit
aux commerçants du marché de Tabarre victime de l'incendie en 2012 » est réalisée sur demande
du ministre de l'Économie et des Finances en date du 19 mars 2015. Elle a pour objectif principal
d'« Apprécier la gestion du portefeuille de crédit de la Banque Populaire Haïtienne (BPH) dans le
cadre du programme de Micro Crédit au bénéfice des Commerçants du Marché de Tabarre victimes
de l'incendie de 2012, eu égard au cadre légal et réglementaire ».
Pour réaliser cette mission, des techniques d'audit généralement reconnues ont été appliquées,
dont : entretien avec les principaux acteurs du programme (MCI, BPH, Microcrédit, BPH...),
analyse de documents, tests de contrôle, validation des constats. Ces techniques ont permis de
comprendre le mécanisme de fonctionnement du programme, les acteurs impliqués dans la
gestion du portefeuille et son évolution jusqu'à mars 2015.
Par ailleurs, l'impossibilité de se rendre au marché pour rencontrer les bénéficiaires du
programme et la difficulté d'apprécier l'exactitude des transactions sur le Fonds de Garantie, ont
constitué des limites à la mission.
Tout compte fait, l'évaluation de ce portefeuille de crédit d'une valeur initiale de 45,297,500
HTG, supporté par un Fonds de Garantie public de 40,000,000 HTG, a conduit l'équipe de
mission aux principales conclusions suivantes
Le processus d'octroi de crédit de la Banque n'a pas été suivi avec rigueur dans le cadre
de ce programme : légèreté dans les informations collectées par SOHO Consulting
Group et la BPH ; les agents n'ont pas réalisé de visites de terrain pour corroborer les
informations fournies par les commerçants afin d'évaluer la solvabilité de ces derniers.
Le risque de non-recouvrement de l'encours du portefeuille, estimé à plus de 7,174,411
HTG, est critique. Ce que témoigne la qualité du portefeuille au 31 mars 2015 et le
rythme de dégradation de l'encours du crédit : 100% de 1 'encours de crédit est en arriéré
et mensuellement, en moyenne, 40% desdits arriérés passe à plus de 180 jours.
Le risque de non-recouvrement d'environ 31 % des fonds publics engagés via le Fonds
de Garantie est élevé : au 31 mars 2015, 23% du Fonds de Garantie a été déjà utilisée
par la BPH Cependant, vu la situation du portefeuille de crédit, et conformément aux
clauses du contrat entre la BPH et le MCl un montant additionnel de 4,304, 646 HTG
sera éventuellement prélevé du Fonds de Garantie. Ce qui portera le taux d'utilisation du
Fonds à 30, 77%.
En outre, l'équipe de mission tient à attirer l'attention sur des choix de gestion de la Banque
Populaire Haïtienne (BPH) et du Ministère du Commerce de l'industrie (MCI), et d'autres
facteurs non favorables à la bonne exécution du programme
Le délai de lancement du programme conditionné par la disponibilité du Fonds de
Garantie : le processus de crédit, lancé quinze (15) mois après l'incendie, a probablement
occasionné le retrait de certains commerçants. En effet, seulement 22,34% des
commerçants concernés ont formulé une demande.
Le retrait progressif de la BPH dans le suivi des paiements dû au comportement hostile
des bénéficiaires de crédit : un aspect ayant contribué à la dégradation de l'encours de
crédit.
La décision du MCI de ne plus autoriser les prélèvements sur le Fonds de
Garantie : ce qui est contraire au protocole d'accord signé dans le cadre du
programme.
Les modalités de traitement et de communication des informations financières par la
BPH : surtout en ce qui concerne le Fonds de Garantie dont les modalités de traitement ne
favorisent pas la récupération de la portion utilisée.
Aussi, par rapport à ces constats, l'Inspection Générale des Finances (IGF) recommande au MCI
de prendre les mesures nécessaires pour respecter les engagements de l'État dans le cadre du
protocole d'accord signé avec la BPH. En outre, il s'avérerait nécessaire de trouver une stratégie
permettant de maximiser le recouvrement des Fonds Publics et ceux de la BPH engagés dans le
cadre de ce programme. L'Inspection Générale des Finances invite également la BPH et le MCI à
prendre en compte les autres recommandations, d'ordre opérationnel, formulées dans le cadre de
ce rapport pour la mise en œuvre d'éventuel programme de crédit apparenté.