(2010-03) IGF, rezime misyon (mars 2010)
Rezime — The Inspection Générale des Finances' published summary of its mission on avis sur le dossier impliquant le Conseiller Électoral Jean Enel Désir RÉSUMÉ Avis sur le dossier impliqua, dated March 2010. The IGF's summaries give the mission's subject, its findings and its recommendations; the full report is not published. The IGF is the internal control body of the Ministry of Economy and Finance, and its missions cover accounting posts, autonomous bodies and publicly funded programmes.
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Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Inspection Générale des
Finances
IGF
RÉSUMÉ
Avis sur le dossier impliquant le Conseiller Électoral Jean
Enel Désir
RÉSUMÉ
Avis sur le dossier impliquant le Conseiller Électoral Jean Enel Désir
CONTEXTE
L’Inspection Générale des Finances (IGF) est une institution créée par le décret du 17 mars 2010
avec pour missions de « vérifier, contrôler, assurer l’audit technique, administratif, financier et
comptable à priori et à posteriori sur l’ensemble de l’Administration Publique Nationale » (article
2).
Suite à des correspondances parvenues au Conseil Electoral Provisoire provenant de deux
contractuels de l’Institution relatant des faits impliquant le Conseiller Electoral Jean Enel DESIR,
le CEP a communiqué les documents au Ministère de l’Economie et des Finances pour les suites
qu’il jugerait utiles.
Le Ministre de l’Economie et des Finances a, par conséquent, donné mandat à l’Inspection
Générale des Finances en vue d’effectuer tous contrôles et vérifications en référence à ce cas
d’espèce.
METHODOLOGIE
La méthodologie adoptée par l’IGF a pris en compte tous les aspects relatifs aux intervenants, aux
documents ainsi que les institutions impliquées :
1. Recherche dans le circuit Financier
2. Recherche au niveau du Conseil Electoral Provisoire
3. Entretiens / Rencontres
4. Rédaction du rapport de contrôle
PRESENTATION DES ELEMENTS RECUEILLIS
Les éléments recueillis tant dans le circuit financier, au CEP que dans les entretiens avec les
différents intervenants renseignent sur la réalité de cette affaire et d’autres considérations générales
liées à ces événements.
Le registre de livraison des chèques au CEP et les chèques récupérés au Trésor ont confirmé les
informations recueillies au cours des entretiens avec les personnes citées précédemment qui
travaillent au CEP. Toutefois, les renseignements complémentaires tournent autour du mode de
négociation des chèques récupérés :
o La Coopérative MUCI pour l’ensemble des chèques des contractuels récupérés par la
secrétaire du Conseiller Electoral DESIR
o La BRH pour le chèque M. Lamarre Jean-Baptiste, avec à l’endos le numéro de téléphone
du Conseiller DESIR et la signature avalisante d’un responsable de la BRH
Les contrats des deux plaignants ainsi que la lettre de cessation de M. Lamarre Jean-Baptiste
renseignent sur le processus administratif entourant cette affaire.
Le Conseiller Electoral Jean Enel DESIR n’a pas souhaité rencontrer les Inspecteurs de
l’IGF en l’absence d’une correspondance expresse à lui adressée
Toutefois, en dépit du fait que la correspondance réclamée lui ait été transmise, il n’a pas
donné suite à la demande de rencontre formulée par l’IGF.
ANALYSE DES ELEMENTS RECUEILLIS
L’analyse des éléments recueillis permet de remarquer qu’une stratégie a été mise ne place pour
accorder, dans le meilleur des cas, un chèque sur deux au bénéficiaire réel.
La MUCI est utilisée dans la plupart des cas pour négocier les chèques de MORILAS et des autres
employés au service du Conseiller DESIR
La BRH a été mis à contribution pour le chèque de M. Jean-Baptiste avec l’aval d’un responsable
de la BRH
La secrétaire du Conseiller Electoral a fait état, au cours des entretiens d’un mandat l’habilitant à
retirer les chèques. Ce mandat n’a pas été produit, mais son existence est mise en doute, car une
copie aurait être en possession de la Comptabilité du CEP.
Une pratique serait, parait-il, en cours au niveau des autres Conseillers Electoraux consistant à
faire récupérer les chèques du personnel attaché à leur service par des tiers.
Confusion dans la connaissance des liens administratifs et hiérarchiques entre les Conseillers
électoraux et les employés du CEP.
LIMITES DES CONTROLES
Les limites se rapportent tant au bureau du Conseiller DESIR, aux pratiques existantes au CEP
qu’aux institutions financières.
En effet, l’impossibilité de rencontrer le Conseiller DESIR en dépit d’une correspondance en
bonne et due forme, les déclarations de la Secrétaire de ce dernier concernant un hypothétique
mandat, le manque de temps pour rencontrer les autres conseillers Electoraux ainsi que le
personnel qui leur est attaché et l’absence de rencontre avec la MUCI et la BRH constituent les
principales limites à cette mission de contrôle et de vérification.
AVIS DE L’IGF
Tous les renseignements collectés à tous les niveaux montrent qu’il y a eu notamment :
o Faux en écriture dans l’endossement des chèques
o Faisceau de présomptions convergeant vers le Conseiller Electoral DESIR
o Faiblesses au niveau de la remise des chèques au CEP
o Les fautes constatées sont passibles de Poursuites
CONCLUSIONS
En résumé, en plus des constatations et déclarations impliquant fortement le Conseiller
Electoral DESIR et des mesures correctives en cours à l’Institution pour éviter la répétition
de telles pratiques, il serait approprié de réaliser un audit administratif et financier au CEP
(après les élections)
RECOMMANDATIONS
Les recommandations font référence tant au CEP, à la BRH que le Ministère de l’Economie
et des Finances.
1- L’IGF encouragerait le CEP à prendre des dispositions administratives, de formation
et d’information des employés quant à leurs responsabilités et les liens hiérarchiques
réels ;
2- La BRH devrait veiller à ce que seuls les bénéficiaires des chèques puissent les
encaisser à ses guichets et que ses responsables ne s’interfèrent dans ce processus ;
3- La BRH devrait rappeler à toutes les institutions financières les principes de
négociation d’effets bancaires ;
4- Le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) serait avisée de rappeler aux
autorités publiques et autres responsables les principes relatifs aux chèques du Trésor
qui ne peuvent être réclamés ni négociés en dehors de documents habilitants. Le MEF
devrait aussi étendre la pratique de virement bancaire à tous types de paiements
(Salaires, biens et services, engagements de l’Etat…)