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REPUBLIQUE D’HAITI
MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT
Programme Changements Climatiques
République d’Haïti
PlAN D’ACTION NATIONAL D’ADAPTATION
(PANA)
Octobre 2006
TABLE DES MATIÈRES
Pages
Sigles et Abréviations utilisés
Liste des Figures
Liste des Tableaux
Résume Exécutif
3
4
4
5
0.- Préambule
7
I.- Contexte général
7
1.1.- Aspects physiques d’Haïti
7
1.2.- Caractéristiques Socio-économiques
7
1.3.- Les Principales pressions exercées sur l’environnement
8
1.4.- Perturbation des processus biophysiques et des secteurs clés par les changements climatiques
II.- Processus d’élaboration du PANA
9
III.- Cadre du Programme d’adaptation
10
3.1.- Variabilité du Climat et Changements Climatiques.
3.2.- Les effets néfastes des changements climatiques
11
3.3.- La vulnérabilité aux changements climatiques
12
3.3.1.Les groupes vulnérables
12
3.3.2.Les secteurs vulnérables
12
3.3.2.1.- Vulnérabilité des sols/ Désertification
12
3.3.2.2.- Vulnérabilité du secteur agricole
12
3.3 2.3.- Vulnérabilité des zones côtières
13
3.3.2.4.- Vulnérabilité des ressources en eau
13
3.3.3.- Les zones vulnérables
13
3.4.- Intégration du PANA à la planification du développement et aux plans d’action nationaux
3.4.1. But, Objectifs et Straégies du PANA
14
3.4.2. Relation du PANA aux Objectifs de Développement du Pays
16
3.4.2.1. Liens entre le PANA et les priorités nationales définies dans le CCI et le DSRP 16
3.4.2.2. Liens entre le PANA et d’autres programmes nationaux
18
3.4.3. Synergie du PANA avec d’autres Programmes
18
3.4.3.1Relations entre le PANA et le PAN LCD
18
3.4.3.2.Relations entre le PANA et la Stratégie de lutte pour la protection de la Diversité
Biologique
18
3.5.- Obstacles à la mise en œuvre de PANA
19
IV.- Recensement des Besoins Essentiels en Matière d’Adaptation
20
4.1.- Pratiques passées et actuelles en matière d’adaptation
4.2.- Besoins d’Adaptation
4.2.- Les Solutions pertinentes en matière d’adaptation
20
21
22
V- Critères de Sélection et de Hiérarchisation des Activités Prioritaires
5.1. Sélection des critères de hiérarchisation des Options
5.2. Hiérarchisation des options / Analyse Multi-critères (AMC)
5.2.1. Évaluation des critères
5.2.2. Standardisation des Critères et classement initial des options
5.2.3. Pondération des critères
5.2.3.1 Analyse de sensibilité
VI.- Profil des projets
Bibliographie
23
23
23
23
24
26
26
30
61
2
Sigles et Abréviations utilisés
ACDI
AME
BID
BM
BME
BV
CCCC
CCI
CCNUCC
:
:
:
:
:
:
:
:
:
CDB
CIME
CLCD
CNUCD
DSRP
COACI
FAES
FAO
:
:
:
:
:
:
:
:
FEM
FIDA.
GES
GIEC
GTZ
HIMO
LEG
MARNDR
:
:
:
:
:
:
:
:
MDE
MPC
:
:
MTPTC
OFSEFP
ONG
PAE
PAIP
PANA
PAS
PIB
PICV
PMA
PNGRD
PNUD
PNUE
PRIEB
RGPH
UEH
UNDH
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
Association Canadienne pour le Développement International.
Accords Multilatéraux sur l’Environnement
Banque Interaméricaine de Développement
Banque Mondiale
Bureau des Mines et de l’Énergie
Bassins versants
Convention- Cadre sur les Changements Climatiques
Cadre de Coopération Intérimaire
Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques
Convention sur la Diversité Biologique
Commission Interministérielle de l’Environnement
Convention des Nations Unies de Lutte contre la Désertification
Convention des Nations Unies contre la Désertification
Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté
Comité de concertation interministérielle
Fonds d’Assistance Économique et Social
Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation
et l’Agriculture
Fonds Mondial pour l’Environnement,
Fonds Interaméricain de Développement Agricole
Gaz à effet de serre
Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat
Coopération Technique Allemande
Haute Intensité de Main d’Oeuvre
Groupe d’Experts des Pays Moins Avancés
Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Planification et de la Coopération
Externe
Ministère des Travaux Publics Transports et Communication
Office Fédéral Suisse de l’Environnement, des Fôrets et du Paysage
Organisation non gouvernementale
Plan d’Action pour l’Environnement
Programme d’Appui aux Initiatives Productives en milieu rural
Programmes d’Action Nationaux aux fins de l’Adaptation
Programmes d’Actions Stratégiques locales
Produit Intérieur Brut
Projet d’Intensification des Cultures Vivrières
Pays Moins Avancés
Plan National de Gestion des Risques et Désastres
Programme des Nations Unies pour le Développement
Programme des Nations Unies pour l'Environnement
Programme de Réhabilitation des Infrastructures Economiques de Base
Recensement Général de la Population et de l’Habitat
Université d’État d’Haïti
Université Notre Dame d’Haïti
3
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX
FIGURES
Figure I
:
La situation d’Haiti dans l’Archipel des Caraibes
Figure 2
:
Grande Saline, village limité au sud par le plus grand cours d’eau
d’Haïti (fleuve Artibonite)
Figure 3
:
Littoral érodé de Saint Marc
Figure 4
:
Diagramme en toile des aspects de la vulnérabilité du pays
Figure 5
:
Classement des Options
TABLEAUX
Tableau I
:
Évolution Annuelle de la Température à la Station de
Damien
Tableau II
:
Répartition des zones géographiques suivant le niveau de pression
des risques climatiques
Tableau III :
Niveaux de risques par département géographique
Tableau IV
Identification des risques climatiques par rapport aux Zones et
:
secteurs vulnérables
Tableau V
:
Liens entre les priorités du PANA du CCI et du DSRP
Tableau VI :
Synthèse des ateliers sur l’Identification des Options d’Adaptation
Tableau VII :
Évaluation des critères pour chaque option
Tableau VII I:
Notes standardisées et classement initial des options
Tableau IX
:
Notes Standardisées et 2ème classement des options retenues
Tableau X
:
Notes Standardisées Pondérées et 3ème Classement
Tableau XI
:
Pondération des Critères/ Simulation AMC 4
Tableau XII :
Pondération des Critères/ Simulation AMC 5
Tableau XIII :
Comparaison des Résultats des Simulations
4
RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Les changements climatiques sont, sur le plan mondial, un phénomène très préoccupant. En effet,
toutes les régions du monde en sont concernées car les changements climatiques ne connaissent pas les
limites administratives et géographiques. De plus, leurs effets sur les écosystèmes naturels sont très néfastes
et ils ont de graves répercussions sur les différents secteurs clés des économies des pays. Même la santé et
l’Éducation ne sont pas epargnées. Aujourd’hui, il parait définitivement impossible de prévoir ce que seront
les changements climatiques et ce qu’ils pourront engendrer sur chaque pays de la terre et mieux, au niveau
d’un même pays, sur chaque écosystème, au niveau local, régional et national.
En outre, il a été démontré que si les pays développés, par leur production de gaz a effet de serre,
sont les principaux responsables des Changements Climatiques à travers le monde, les Pays Moins Avancés
(PMA), en raison de la faiblesse et de l’instabilité de leur économie, de leur très grande dépendance des
ressources naturelles et la portée limitée de leurs services sociaux, sont plus vulnérables aux répercussions
des changements climatiques. C’est dans ce cadre là que les pays développés, parties prenantes de la
Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements (CCNUCC) ont dédidé non seulement de
partager leurs expériences technologiques avec les PMA mais aussi de les aider financièrement, à travers le
Fonds Mondial pour l’Environnement (FEM), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement
(PNUE), et l’Office Fédéral Suisse de l’Environnement des Forêts et de du Paysage (OFSEFP), à développer
leur capacité d’adaptation aux variations du Climat et aux et aux phénomènes climatiques extrêmes et par
conséquent aux Changements Climatiques. Le Programme d’Action National aux fins de l’Adaptation
(PANA) représente l’outil par lequel cet objectif devrait être atteint.
Au fait, le PANA est un ensemble d’activités prioritaires définies à l’intérieur des Pays Moins
Avancés et qui devront leur permettre de faire face aux Changements Climatiques. Pour la préparation du
PANA, une démarche participative et décentralisée a été utilisée afin que le document. puisse réfléter les
attentes de toutes les commnautés et même des communautés les plus pauvres du pays. Cette démarche
décrite au point II de ce document permet de comprendre qu’une équipe nationale PANA et une autre équipe
mulrisectorielle ont été chargées d’oeuvrer conjointement en vue de la pleine réussite du travail. De plus, au
niveau du pays, des équipes départementales ont été formées et impliquées dans le processus. Ces dernières
ont permis de bien cerner la vulnérabilité dans leur zone respective et d’en arriver, à la fin du travail, à des
options prioritaires très pertinentes par rapport au constat effectué mais aussi à des activités très appropriées.
Ainsi, il a été découvert , à travers les séances de travail et les consultations publiques que les zones
les plus vulnérables du pays aux effets néfastes des changements climatiques sont les départements du Sud,
de l’Ouest, du Nord-Ouest, de l’Artibonite,du Nord et du Sud Est. Les secteurs les plus vulnérables sont
l’agriculture et les sols, les zones côtières et les ressources en eau. Par ailleurs, les populations les plus
vulnérables apparaissent comme étant les agriculteurs, les personnes vivant dans des zones écologiquement
fragiles en particulier les lits des rivières, les ravins,les flancs escarpés des montagnes et le littoral des villes
les plus économiquement importantes du pays comme Port-au-Prince, le Cap-Haïtien, les Cayes, Gonaïves,
Saint-Marc etc.
Un diagramme de la vulnérabilité des secteurs a été dressé et une liste d’Options d’Adaptation
proposée. Cependant cette liste a fait l’objet d’un travail minutieux au niveau de l’équipe Nationale PANA
et de l’équipe multisectorielle qui, après tout un ensemble de considérations et un examen appronfondi des
propositions des populations quant à la pertinence de ces choix par rapport à la vulnérabilité des zones
respectives, ont effectué un tri et sorti une liste beaucoup plus restreinte de dix (10) options potentielles
d’adaptation.
Ces options d’adaptation identifiées ont été ensuite hiérarchisées afin d’en sélectionner celles ou
plus précisément les trois qui se révèlent les plus prioritaires. Pour arriver à cette hiérarchisation, l’on a du
définir les critères à partir desquels le travail allait se faire. Les critères sélectionnés par les équipes et les
experts apportant leur appui dans le cadre de l’élaboration du travail sont ceux suggérés dans les « lignes
directrices pour l’établissement des PANA ». Ce référentiel a été discuté au niveau des groupes PANA
5
départementaux et aussi au cours des consultations publiques nationales, mais le principal critère considéré
reste le niveau ou la gravité des effets néfastes des changements climatiques. Ceci réfère tant aux pertes en
vies humaines, aux pertes économiques et en infrastructures qu’aux changements se produisant au niveau du
climat comme l’intensité et la fréquence des précipitations et la manifestation d’évènements extrêmes.
Toutefois à la liste des critères suggérés par le Grouped’Experts des PMA, il y a été ajouté un nouveau
critère: l’impact multiple de l’activité ; ce qui fait que les critères retenus pour sélectionner et hiérarchiser
les options prioritaires d’adaptation sont :
1.
2.
3.
4.
5.
Le niveau ou la gravité des effets néfastes des changements climatiques
La réduction de la pauvreté, afin d’accroître la capacité d’adaptation
La synergie avec d’autres AME
Les pertes évitées pour les populations pauvres
L’impact multiple de l’option
Après de nombreuses considérations sur la méthode à utiliser pour l’application de ces critères aux
dix options présentées et des recommandations de spécialistes, les équipes multi sectorielle et nationale
PANA ont réalisé que de toutes les méthodes passées en revue comme l’Analyse Coûts-efficacité (ACE),
l’Analyse Coûts-bénéfices (ACB) et l’Analyse Multi-critères (ACM), la plus appropriée était l’Analyse
Multi-critères. Ce choix a été décidé en raison du fait que l’Analyse Coût-Efficacité (ACE) et l’Analyse
Coûts-Bénéfices (ACB) se retrouvent incluses dans l’AMC et surtout que cette dernière méthode permet
l’utilisation de critères non monétaires et qualitatifs. Le choix de la méthode ayant été décidé, les critères
retenus ont été appliqués aux différentes options par la méthode de l’AMC. Au cours du processus, les
critères ont été évalués, les notes des options/critères standardisées et les critères pondérés. L’analyse
réalisée suivant cinq étapes a conduit, après un test de sensibilité des options par rapport aux pondérations
appliqués à certains critères et une comparaison des résultats obtenus au cours des différentes étapes de
l’analyse, à l’élimination de deux options et à une liste définitive hiérarchisée des options prioritaires. La
nouvelle liste hiérarchisée des huit options prioritaires retenues est ainsi constituée :
Option 1 : Aménagement des bassins versants et conservation des sols
Option 2 : Gestion des zones côtières
Option 3 : Valorisation et conservation des ressources naturelles
Option 4 : Préservation et renforcement de la sécurité alimentaire
Option 5 : Protection et Conservation de l’eau
Option 6 : Construction et réhabilitation des infrastructures
Option 7 : Gestion des déchets
Option 8 : Information, Education et sensibilisation
Ainsi, les trois options les plus prioritaires sont : l’Aménagement des bassins versants et
conservation des sols, la Gestion des zones côtières, la Valorisation et la conservation des ressources
naturelles. Toutefois les dernières analyses faites ayant révélé une certaine sensibilité de la 4ème option par
rapport à la 3ème , il a été convenu entre les équipes travaillant sur le projet PANA que les projets prioritaires
porteraient définitivement sur les trois premières options, mais que l’on y adjoindrait quelques uns liés à
l’option 4. Ainsi, les projets qui vont se retrouver au niveau de la dernière partie du document portent
prioritairement sur les trois premières options, mais aussi sur l’option 4 de la liste.
Enfin, la dernière partie du document présentent les fiches des projets choisis comme activités
prioritaires retenues en vue de l’Adaptation du pays et des populations aux effets adverses des Changements
Climatiques. Ces projets concernent les zones, secteurs et populations vulnérables définis dans le cadre de la
préparation du PANA.
6
0- Préambule
Les changements climatiques affectent tous les pays de la terre, non sans bouleversements
susceptibles d’entraîner de sérieux déséquilibres au niveau de la situation économique, sociale et écologique
de certains pays, particulièrement les plus pauvres, et par conséquent de limiter leur capacité à réduire la
pauvreté et à réaliser leurs objectifs en matière de développement. Dans bien de pays, une frange assez
importante de la population connaît des jours noirs suite au passage d’un cataclysme naturel avec tout son
éventail de dégâts et de conséquences. De tels phénomènes basculent une région toute entière dans l’extrême
pauvreté et la misère la plus humiliante. Face à l’imminence de tels dangers, les Nations du monde entier se
sont concertées en vue de la mise en place d’un plan devant répondre à la prévention et aux répercussions de
tels phénomènes. De ce fait, dans le cadre de la lutte contre les répercussions négatives des changements
climatiques, des options d’adaptation ont été envisagées pour les Pays Moins Avancés (PMA). Un
encadrement technique et financier est prévu à cet effet et sera fourni à ces derniers par le Programme des
Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD), en vue de les aider à identifier un ensemble d’actions prioritaires, dans leur contexte spécifique,
capables de les conduire à une amélioration de leur capacité d’adaptation face aux changements climatiques.
C’est dans ce cadre que s’inscrivent les Programmes d’Action Nationaux d’Adaptation (PANA) aux
changements climatiques, approuvés en novembre 2001 par la 7ème Conférence des Parties (COP) de la
Convention-Cadre sur les Changements Climatiques (CCCC) en sa décision 28.
I.- Contexte général
1.1.- Aspects physiques d’Haïti
Pays montagneux au ¾ de sa superficie,
-27.750km2 - la République d’Haïti est située au
centre des Grandes Antilles. Elle s’étend entre
18o02’ et 20o06’ de latitude nord et 71o41 et 74o29
de longitude ouest. Partageant vers sa partie Est
l’île
d’Hispaniola
avec
la
République
Dominicaine, elle a les pieds baignant au nord dans
l’Océan Atlantique, au sud et à l’ouest, dans la mer
des Antilles.
Les chaînes de montagnes d’Haïti sont
séparées par des dépressions qui souvent servent de
lits à des cours d’eau importants. Si dans les
régions montagneuses d’Haïti prévaut le climat
subtropical, c’est le régime tropical qui prédomine
dans les plaines. Dépendamment de la zone, deux saisons pluvieuses alternant avec deux saisons sèches
caractérisent le climat haïtien. Les précipitations , chaque année, varient de 400 mm de pluie en basse
altitude à plus de 2000 mm, en haute altitude (MDE, 1999). La température varie de 15oC à 35oC. la
couverture végétale est environ à 98% détruite et chaque année l’équivalent de 1600TM/ ha/an de terre par
érosion, s’en va à la mer.
1.2.- Caractéristiques Socio-économiques
Les données provisoires du quatrième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH)
de Janvier 2003 accusent une population d’environ 8millions d’habitants dont les femmes représentent les
51,7% et dont la densité en l’an 2003 est de 286 habitants/km2. La population est très jeune ; les moins de 18
ans en représentent 46,38%. D’autre part, environ 60% de la population évoluent en milieu rural et les 9/10
environ de cette population rurale s’adonnent à l’agriculture.
La situation économique du pays est très particulière. Le PIB depuis 1982 ne fait que décroître.
Cette situation appauvrit la population sans cesse croissante. En effet, les trois quarts des haïtiens
croupissent dans une pauvreté extrême puisque le pays accuse en 1998, un taux de chômage de 80% et que
le revenu per capita, selon les dernières estimations, est d’environ U$200. Tous ces paramètres ont
contribué à faire d’Haïti l’un des pays les pauvres du monde en développement. En effet le rapport du
PNUD sur le développement humain de 2004 place Haïti au 153ème rang sur les 177 pays de la liste. Le pays
est classé à « faible développement humain avec une espérance de vie à la naissance de 49,4, un taux brut
7
de scolarisation combiné de 52%, un taux d’alphabétisation des adultes de 51,9% et un indice de
développement humain de 0.463 ».
D’ailleurs, les troubles socio-politiques depuis l’année 2000 ne sont pas sans effet sur les problèmes
environnementaux que connaît le pays. Ils ont tendance à faire croître la pression sur l’environnement et à le
dégrader davantage.
1.3.- Les Principales pressions exercées sur l’environnement
A l’instar de tous les pays du monde, Haïti est sujette à des cataclysmes naturels de toutes sortes.
Cependant sa position dans le bassin caraїbéen en fait un chemin de prédilection pour les cyclones qui
constituent, avec les inondations et les sécheresses, les principales pressions de source naturelle exercées
sur l’environnement. Il faudrait toutefois y ajouter les séismes, les glissements de terrain et les raz de
marée.
En outre l’environnement haïtien est soumis à un ensemble de pressions anthropiques dont les plus
importantes sont le déboisement des forêts naturelles, l’urbanisation incontrôlée sauvage et anarchique
des zones écologiquement sensibles des grandes villes et particulièrement Port-au-Prince, entraînant une
utilisation irrationnelle de l’espace, la mauvaise exploitation des carrières de sable et la gestion
inefficace des déchets. La croissance continue de la population reste aussi un élément important de
pression sur l’environnement.
1.4.- Perturbation des processus biophysiques et des secteurs clés par les
Changements Climatiques
De telles pressions engendrent des variations positives et négatives de température à travers tout le
pays. Les précipitations se font plus rares – les périodes pluvieuses sont moins longues mais les pluies sont
dès fois très denses, les périodes de sécheresse plus longues et généralisées et les inondations se font plus
fréquentes. Tout ceci avec pour conséquence une réduction très significative de la production agricole – y
compris la pêche et l’élevage. Les inondations, les cyclones et les crues de leur côté se font aussi plus
fréquents et provoquent des pertes matérielles et humaines énormes avec des effets néastes sur la vie des
familles et sur l’économie.
Si les résultats des changements climatiques minent les secteurs clés de l’économie, ils ne restent
pas sans effet sur les processus biophysiques. En effet, le processus d’imperméabilisation des sols sous
l’effet de l’érosion entraîne la plus grande partie des eaux de pluie vers les zones côtières. La vie sur le
littoral est donc menacée. Au niveau de certaines zones, l’inondation du littoral entraîne l’effondrement de
nombreuses maisons après les avoir partiellement ou complètement envahies (figure 2). De plus les eaux
usées, avec les déchets de toutes sortes apportés par les eaux de pluie polluent les côtes et ne sauraient rester
sans effet sur l’écosystème marin.
Haïti a toujours été un des plus riches pays de la Caraïbe en terme de diversité biologique et ceci tant
au niveau de la flore que de la faune. Avec le gâchis environnemental qui s’est installé et toutes ses kyrielles
de conséquences, son indice de biodiversité, jadis le plus élevé des néo-tropiques, a aujourd’hui
considérablement baissé. En effet on assiste à un déplacement, une diminution ou même une disparition de
certaines espèces animales et végétales.
Figure 2 : Grande Saline, village limité au sud par le plus grand cours d’eau d’Haïti (fleuve Artibonite), envahi par les
eaux du fleuve et par la mer qui le borde à l’ouest
8
II.- Processus d’élaboration du PANA
La démarche de réalisation du Plan d’Action National d’Adaptation (PANA) est basée sur une
approche participative cherchant l’implication de tous les partenaires et s’est déroulée suivant cinq grandes
étapes.
Étape 1 :Constitution des équipes de travail
Après le choix du Coordonnateur du Programme Changements Climatiques pour coordonner le Projet
PANA, il a été mis sur pied deux équipes :
•
Une équipe nationale PANA constituée de toutes les institutions publiques intéressées ou
impliquées à un niveau ou à un autre dans la question environnementale mais avec pour chef de file
le Ministère de l’Environnement (MDE) 1, des institutions privées dont l’Université Notre Dame
d’Haïti (UNDH), des organismes autonomes oeuvrant dans le domaine de l’environnement, e.t.c.
Cette équipe a été constituée en vue du bon déroulement du processus. Elle est chargée de
l’élaboration et de la coordination du processus devant conduire au produit que constitue le
document PANA.
•
Une équipe pluridisciplinaire composée de cinq experts dans les secteurs les plus affectés par les
changements climatiques et d’un Spécialiste en Développement Local.Le rôle de cette équipe est
l’exécution des activités liées aux processus d’élaboration du PANA
Étape 2 : État des lieux de la vulnérabilité du pays aux changements climatiques
L’équipe pluridisciplinaire a procédé à une revue générale des études déjà menées dans le domaine de
l’environnement, et particulièrement sur la vulnérabilité et l’adaptation du pays aux changements et
variabilités climatiques. Cette démarche a permis d’aboutir pour chaque secteur à un rapport sur :
•
•
L’évaluation de la vulnérabilité aux variations actuelles du climat et aux phénomènes
météorologiques extrêmes
L’identification des principales mesures d’adaptation aux changements climatiques fondées sur
l’évaluation de la vulnérabilité.
Un document de synthèse des différentes études sectorielles a été élaboré puis présenté au cours d’un
premier atelier. Les commentaires et recommandations des participants issus de plusieurs secteurs ont
permis l’enrichissement du document devenu ainsi un document stratégique à partir duquel le PANA a été
préparé.
Étape 3 : Consultations locales et régionales /Les Équipes départementales
Une fois le document de synthèse de la vulnérabilité du pays discuté et adopté par toutes les entités
jusque là impliquées dans le processus, des équipes départementales PANA sont constituées, avec chacune à
sa tête un représentant du Ministère de l’Environnement, et apportent, par le biais des consultations
réalisées à travers les différents départements du pays leur collaboration à l’élaboration du document final
PANA. Une dynamique est donc mise en branle à travers de nombreuses communes du pays et a permis aux
équipes non seulement de vérifier les informations fournies dans le document de travail et de déterminer par
suite la situation de vulnérabilité de leur zone respective face aux changements climatiques mais aussi de
1
Ces institutions sont: le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural
(MARNDR), le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), le Ministère des Travaux Publics
Transports et Communication (MTPTC), le Bureau des Mines et de l’Energie (BME), l’Université d’État d’Haïti
(UEH),
9
formuler des propositions d’activités prioritaires en vue de l’adaptation tout en utilisant les critères déjà
établis par l’équipe PANA.
Étape 4 : Élaboration des propositions d’action et de la version préliminaire du PANA
Les résultats de toutes ces consultations locales et régionales, après avoir fait l’objet d’un travail de
synthèse, ont conduit à l’organisation de consultations nationales dont l’objectif, bien que se situant pour
l’instant à l’échelle nationale, reste le même savoir : formuler des propositions d’activités prioritaires
destinées à répondre aux besoins résultant des effets néfastes des changements climatiques. Les propositions
retenues sont ensuite traduites sous forme de projet et une version préliminaire du document PANA est
rendue disponible.
Étape 5 : Validation du PANA
Une copie du document est remise à chaque entité impliquée dans le processus et a ensuite fait
l’objet d’une rencontre nationale de validation. Toutes les équipes régionales ayant contribué à son
élaboration, les représentants de la société civile, toutes les entités concernées et impliquées de loin ou de
près dans le domaine participent à la séance de validation. Les remarques du public discutées et adoptées par
tous sont prises en compte et intégrées au document qui, après correction, est acheminé au Ministre de
l’Environnement pour endossement. Là encore des propositions de correction sont possibles. Le document
approuvé par le MDE, est ensuite acheminé au MPCE en vue de la validation finale à l’issue de laquelle le
document accompagné d’une lettre officielle d’approbation, est retourné à l’équipe PANA pour
multiplication. Il est ensuite distribué à tous ceux y ayant travaillé et à toutes les institutions publiques du
pays. Enfin, le document est désormais disponible au Ministère de l’Environnement et au Ministère de la
Planification et de la Coopération externe.
III.- Cadre du Programme d’Adaptation
La faible capacité d’adaptation face aux effets néfastes des changements climatiques est un trait
commun aux PMA et est attribuable à la mauvaise situation économique de ces pays. D’autre part, de
nombreuses expériences ont montré que les populations les plus pauvres seraient aussi les plus vulnérables.
Aussi le PANA est-il donc conçu de façon à habiliter les PMA à agir sur certaines des causes de leur
vulnérabilité et de leur permettre de répondre à leurs besoins face aux effets adverses des changements
climatiques.
3.1.- Variabilité du Climat et Changements Climatiques.
L’ensemble des chaînes de montagnes traversant le pays et leur position par rapport aux Nordés et
aux Alizés créent naturellement une certaine variabilité au niveau de la température qui peut aller, suivant
les saisons, de 15o C à 35o C. Cependant, la coupe effrénée du bois tant à travers les zones urbaines que
rurales du pays détruit au fur et à mesure la capacité de ce dernier à absorber les gaz à effet de serre en
suspension dans l’air et, la situation mondiale du réchauffement de la terre aidant, affecte le climat qui, sur
le plan de la température, tend à faire montre d’une certaine variabilité et même à accuser des variations
relativement importantes par rapport à la moyenne mondiale. En effet, des données du Ministère de
l’Agriculture, des Ressources Nationales et du Développement Rural MANDR ont permis de constater
qu’au cours de la période allant de 1973 à 2003, à Damien, un point de la région métropolitaine de Port-auPrince, la capitale du pays, la température a cru de plus de 1o C(voir Tableau I). Ces valeurs n’autorisent
certes pas à inférer; mais à travers tout le pays, en montagne ou en plaine, l’on parle d’augmentation de la
température et d’une plus longue durée de la période estivale. Toutefois, des études menées par le MDE ont
permis de prévoir, pour les années 2030 et 2060 une augmentation de température allant respectivement de
0,8oC à 1,0oC et de 1.5o C à 1.7oC.
10
Tableau I.- Évolution Annuelle de la Température à la Station de Damien
Année
Température o C
1973
27,3
1976
2
ND
1979
27,4
1982
27,7
1985
27,4
1988
27,8
1991
27,6
1994
27,8
1997
28,4
2000
27,5
2003
28,4
Source : Service météorologique national (DARNDR), Données climatologiques
En ce qui concerne les précipitations, elles accusent déjà une diminution importante en terme de
volume. Il faut toutefois faire remarquer que les jours de pluie se font aussi plus rares. Toutefois, les
projections pour 2030 vont de -5,9% à –20% et pour 2060 elles varient de –10,6% à –35,8%. Fort de tous
ces changements, les saisons ont tendance à s’embrouiller et cela crée un certain inconfort chez le paysan
qui semble ainsi perdre le contrôle de la nature puisqu’il ne maîtrise plus les moments où il doit prendre les
bonnes décisions dans le cadre de l’exploitation de son lopin de terre ; sa survie même est menacée. Les
changements climatiques sont donc bien à nos portes et ils affecteront ou affectent déjà tous les écosystèmes.
Ils perturberont les processus biophysiques et les secteurs clés. Les conditions de vie et la vie même de
l’Haïtien ne seront pas épargnées car les menaces sont nombreuses. Elles consistent en sécheresse, cyclones
inondations, glissement de terrain, raz de marée etc...
3.2.- Les effets néfastes des changements climatiques
De façon générale les changements climatiques constituent un phénomène très dangereux en raison
du fait que les conséquences qui en découlent sont multiples, portent sur des domaines très variés, entraînent
la paupérisation des populations les plus vulnérables et par surcroît affaiblissent les économies des pays.
La réduction drastique des précipitations provoquée par les changements climatiques dans le pays
a des conséquences néfastes sur les cultures irriguées et donc la productivité globale des terres. Ceci
conduira à une augmentation de la dépendance du pays des importations pour la satisfaction de sa demande
alimentaire et aussi à une diminution des exportations.
Malgré la réduction des précipitations, celles-ci, quand elles se produisent ont tendance à être plus
intenses. D’ailleurs, on constate déjà une plus grande fréquence de pluies torrentielles provoquant de
grandes inondations. On en a pour preuve les inondations de Mapou dans le Sud-est en mai 2004, des
Gonaïves en septembre 2004 et plus près de nous l’inondation de la ville de Saint-Marc en juillet 2005. Ces
inondations ont conduit à des pertes très élevées en vies humaines et de moyens de subsistance
La sécheresse entraîne une diminution du débit des rivières et des sources. Elle affecte ainsi la
disponibilité de l’eau potable et de l’eau pour l’irrigation. Elle favorise aussi, par le niveau des eaux
souterraines qu’elle fait baisser, l’intrusion marine. Les périodes de grande sécheresse provoquées par les
changements climatiques jointes aux effets des pluies torrentielles, des vents et des pressions exercées sur
les ressources naturelles conduisent à des changements profonds dans la structure des sols. Ils s’érodent
de plus en plus, tendant ainsi vers la désertification.
De plus, l’érosion qu’elle soit provoquée par les inondations, la sécheresse ou les vents, réduit la
productivité des sols et les rends souvent impropres à l’agriculture. D’ailleurs, une étude3 menée sur les
impacts des changements climatiques sur l’agriculture conclut , à une baisse dans la production du riz, de la
pomme de terre, du maïs pour les années 2030 et 2060 .
Parallèlement les zones côtières elles aussi s’érodent. Elles reçoivent la plus grande partie des eaux
de pluie qui ne peuvent infiltrer le sol. Celles-ci apportent avec elles toutes sortes de déchets qui se déposent
au fond des rivières et des mers sous forme de sédiments. Ce phénomène perturbe la vie des espèces
végétales et animales des écosystèmes marins et aquatiques et finit même par mettre leur existence en péril.
Il apparaît donc, à l’analyse des effets néfastes des changements climatiques sur l’écosystème
haïtien, que les organismes vivant dans les écosystèmes terrestres, marins et aquatiques sont menacés ; les
2
3
ND : Non déterminé
Première communication nationale sur les changements climatiques, Annexe
11
sites naturels et les monuments historiques ne sont pas épargnés par ces changements. Ainsi, le patrimoine
physique, biologique et culturel d’Haïti est en danger.
3.3.- La vulnérabilité aux changements climatiques
Les effets des changements climatiques sur l’environnement varient avec le niveau de vulnérabilité
des pays. Ainsi, plus une population est vulnérable, plus elle subit les conséquences desdits changements.
Aussi l’étude de la vulnérabilité des différents groupes, zones et secteurs de l’économie haïtienne permettra
une sélection plus rationnelle des activités prioritaires à mettre œuvre en vue de l’adaptation.
3.3.1. Les groupes vulnérables
Le principal facteur de vulnérabilité en Haïti est la pauvreté qui place de larges segments de la
population, 80% environ, dans un état de vulnérabilité quasi permanente. Ce sont en général, au niveau
rural, les agriculteurs et au niveau urbain, les petits commerçants, les gens du secteur informel, en
grande majorité des paysans qui, fuyant la sévérité de la pauvreté du milieu rural se retrouvent dans l’Aire
Métropolitaine et les autres milieux urbains du pays, à la recherche d’une vie meilleure. Cependant, les
services urbains d’infrastructures ne se sont pas développés au même rythme que ce mouvement de
migration. Il en résulte donc une croissance rapide et non planifiée de la population à faible revenu en milieu
urbain et une expansion anarchique de zones de peuplement à très haute densité. D’où le phénomêne de
bidonvillisation.
Ainsi, les agriculteurs, et les gens du secteur informel en général résidant dans les zones les plus
fragiles des centres urbains et les bidonvilles sonr les principaux groupes vulnérables du pays
3.3.2. Les Secteurs vulnérables
Les différentes études réalisées dans le domaine de l’environnement montrent que les risques les
plus courants affectent, à des degrés divers, de nombreux secteurs de l’économie haïtienne comme les zones
côtières, les ressources en eau, l’agriculture, la pêche, l’élevage, les infrastructures, l’habitat, le commerce,
la santé, l’éducation, les transports, la télécommunication; donc, l’écosystème haïtien dans sa globalité.
Cependant, les secteurs comme l’Agriculture, les Sols, les Zones côtières et les Ressources en eau, par leur
très grande sensibilité aux stress climatiques, semblent être les secteurs les plus vulnérables du pays.
3.3 2.1.- Vulnérabilité des sols/ Désertification
Haïti est un pays montagneux dont les sommets atteignent jusqu’à 2684 mètres d’altitude.De plus,
63% des terres présentent des pentes supérieures à 20% et 40% des sols cultivés en montagne ont plus de
50% de pente. Par ailleurs, les mauvaises pratiques culturales fragilisent le capital sol et en affaiblissent la
capacité productive puisqu’elles entraînent la terre arable vers la mer. Cette érosion des terres,sous l’effets
de certains facteurs naturels : la sécheresse, les vents, les pluies et de certains facteurs anthropiques : le
déboisement à outrance et les constructions anarchiques en milieu urbain conduit à un processus de
désertification des terres du pays.
Si l’érosion et la désertification sont deux phénomènes inquiétants pour les sols, ces derniers sont de
nos jours soumis à un procesus de salinisation qui les rend souvent impropres à l’agriculture.
3.3.2.2.- Vulnérabilité du secteur agricole
La vulnérabilité du secteur agriculture est très liée à celle de l’eau et des sols. Les changements
climatiques en agissant sur les ressources en eau influencent aussi la production agricole. D’autre part, les
vents, les inondations, les sécheresses ont des impacts directs sur l’agriculture compte tenu du niveau
d’érosion des sols conduisant à leur aridité. En outre, une étude menée par le MDE (2000) conclut à un
accroissement notable de l’aridité des terres à travers tout le pays. Cette étude soutient aussi qu’au début de
la seconde moitié du 21ème siècle, plus de la moitié de la superficie des terres d’Haïti seront en danger de
désertification à cause des conditions climatiques.
12
De plus, situés au niveau des espaces cultivables du pays, les sols salés couvrent déjà environ 38463
ha de terre dont les 63% se retrouvent dans les plaine de l’Artibonite, les 34% dans le département de
l’Ouest et le reste dans le Sud et la Grand-Anse.
Il convient enfin de noter que les bouleversements enregistrés au niveau du climat quant aux
caractéristiques des saisons et à leur période de manifestation, perturbent les agriculteurs dans leur
méthodologie de contrôle en vue d’une meilleure prise de décision pour la production et rendent encore le
système agricole plus vulnérable. les récoltes se perdent et créent un déficit de la capacité du pays à faire
face aux besoins alimentaires de ses habitants.
3.3.2.3.-Vulnérabilité des zones côtières
Partie la plus basse du bassin-versant, les zones côtières sont très érodées. Elles reçoivent les eaux
de ruissellement, les déchets et tous les sédiments qui dévalent les pentes escarpées des montagnes et
viennent se jeter sur la côte car les bassins versants sont dénudés en raison du déboisement, de la destruction
des mangroves et des constructions anarchiques dans les centres urbains et particulièrement à Port-auPrince. Le niveau des eaux a alors tendance à s’élever, mettant ainsi en danger la vie des populations
Or, par convenances morphologiques et pour des raisons liées au caractère insulaire du pays, les
villes les plus importantes sont côtières. On y trouve ainsi la majorité des structures économiques (usines,
installations portuaires etc.), des systèmes sociaux et biophysiques, et une très forte concentration de la
population. En effet même les plus importants bidonvilles du pays (Cité Soleil, La Saline, Cité de Dieu, Cité
l’Eternel, La Fossette, La Savane etc…) y sont localisés.
Au cours des dix dernières années, Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Belle-Anse, Gonaïves, Saint-Marc
qui ont été victimes d’inondations ayant causé des pertes élevées en vies humaines et d’énormes pertes
matérielles, sont toutes des villes côtières. D’ailleurs, toute la population de Port-au-Prince, à la moindre
averse, s’inquiète du danger qui menace la capitale à cause du déferlement des eaux.
Figure 3 : Littoral érodé de Saint-Marc
3.3.2.4.- Vulnérabilité des ressources en eau
Les ressources en eau du pays sont assez importantes mais mal réparties car cinq (5) rivières
concentrent près de 60% des ressources du pays (MDE,1999a). Les précipitations ont des impacts négatifs
sur ces ressource en eau, en raison de l’érosion des terres.
Par temps pluvieux, les rivières se remplissent rapidement d’eau – une eau de bien mauvaise
qualité - charriant les terres et les sédiments. Les eaux des sources peu protégées, se salissent non seulement
par érosion des sols mais aussi au contact des eaux de ruissellement et deviennent alors inutilisables dans un
système d’adduction d’eau potable.L’eau potable, alors se raréfie réduisant davantage la disponibilité de ce
service de base. Ce secteur est d’autant plus vulnérable que les importants bassins versants du pays sont
dénudés et les eaux usées, les déchets domestiques, industriels et agricoles sont mal gérés.
13
D’un autre côté, la sécheresse a une incidence négative sur le débit des cours d’eau et aussi de la
nappe phréatique. Les sources et les rivières peuvent même s’assécher complètement ; ce qui n’est pas sans
effet sur la nappe et donc sur la production agricole d’autant plus qu’au cours de ces périodes sèches,
l’irrigation n’est pas possible. De plus, la sécheresse, en entraînant la baisse du niveau des eaux souterraines,
facilite l’intrusion marine, très néfaste pour l’agriculture.
Enfin la vulnérabilité des autres secteurs comme la santé, l’éducation, l’industrie, le commerce, la
pêche, le transport, e.t.c est tributaire de celle des zones côtières liée surtout aux inondations et aux cyclones.
3.3.3.- Les zones vulnérables
La morphologie du pays et la variété de menaces auxquelles il est exposé ne permettent pas de
considérer la vulnérabilité des zones comme étant strictement liée à la pauvreté. Elle est aussi fonction des
risques naturels qui affectent celles-ci et des pressions exercées par l’homme sur l’environnement.Le tableau
suivant montre la hiérarchisation des risques naturels les plus fréquents :les cyclones, les inondations, la
sécheresse, les séismes et les raz-de-marée qui frappent le pays par zone géographique.
Tableau II : Répartition des zones géographiques suivant le niveau de pression
des risques climatiques
Départements
Géographiques
Cyclone
Inondation
Sécheresse
Séismes et Razde-marée
7
Nord
5
4
1
Nord-Ouest
5
4
1
2
Nord-Est
6
9
7
2
6
Sud
1
3
3
Sud-Est
6
8
3
5
Grand-Anse
7
9
2
3
9
8
Artibonite
2
4
Centre
8
8
7
9
6
Ouest
4
1
5
Source : Construit à partir des informations tirées du document Carte et Étude de Philippe Matthieu et al.
Il apparaît, à l’analyse de ce tableau que les quatre départements les plus touchés par les risques
naturels sont :le Nord-Ouest, le Sud, l’Ouest et le Nord. Le Nord-Est et le Centre se présentent comme les
moins touchés. Cependant, s’il faut évaluer la vulnérabilité des zones du pays, il faut prendre aussi en
compte les risques anthropiques et la situation environnementale du pays.
Le déboisement est sans doute ce qu’il y a de plus marquant et de plus visible en Haïti et ceci à
travers tout le territoire.Il se trouve accentué dans les aires à forte expansion démographique induite
par la migration. En effet, cette expansion conduit à des constructions anarchiques des terres dans
des zones très vulnérables (pentes, ravins, berges des rivières, le littoral e.t.c) ; ce qui augmente les
effets des menaces sur ces zones et les rend encore plus vulnérables. De plus la déforestation prend
des proportions alarmantes puisque, actuellement, 25 des 30 bassins hydrographiques du pays sont dénudés
(PAE, 1999). Or déboisement et déforestation conduisent à de graves problèmes environnementaux et dont
le principal est l’érosion.
Cette menace affecte tout le pays ; et particulièrement l’Ouest et le Sud. D’ailleurs, seulement 21%
du territoire présentent un risque mineur d’érosion. En général ce sont les zones de plaines :les plaines de
l’Artibonite, du Cul de Sac, de léogane, des Cayes et celles du Nord et du Nord-Est pour les plus importants.
Par ailleurs, les menaces naturelles les plus courantes dans le pays étant les cyclones et les
inondations, les zones les plus vulnérables sont les zones à pentes fortes, les zones basses ou côtières et les
zones à forte concentration démographique
Ainsi, une analyse de la situation environnementale globale du pays, des effets des menaces déjà
vécues par les populations sur ces dernières ou en d’autres termes la combinaison des facteurs risques
naturels et risques anthrophiques a permis d’arriver à la construction du tableau III montrant la répartition
des départements géographiques du pays suivant leur niveau de vulnérabilité.
14
Tableau III : Niveaux de vulnérabilité par département géographique
Départements
géographiques
Niveaux de
vulnérabilité
Remarques
Tres élevé
- Départements affectés par les cyclones, les inondations, l'érosion et les séismes. Ne sont
pas épargnés par la sécheresse
- Concentration d'infrastructures économiques importantes (90%)
Élevé
- L’Artibonite est densément peuplé (le plus peuplé après l’Ouest) et très exposé aux
inondations et à l'érosion.
- Le Nord-Ouest est très sensible aux séismes, très exposé aux inondations et à l'érosion et
connaît un niveau endémique de sécheresses répétées
Nord, GrandeAnse, Sud-Est
Moyen
- Le Nord a en général un niveau de risque peu élevé pour toutes les menaces mais est le
plus frappé des départements par les séismes.
- La Grande-Anse et le Sud-Est sont, après le Sud les régions les plus affectées par les
cyclones ; mais les inondations y sont à un niveau moyen. Ils connaîssent un niveau
d’érosion élevé
Nord-Est et Centre
Faible à très
faible
- Exposés à la sécheresse, mais relativement peu touchés par les principales menaces
affectant le pays
Ouest et Sud
Nord-Ouest
et Artibonite
Source : Construit à partir des informations tirées du document Carte et Étude de Philippe Matthieu et al.
La recherche documentaire sur la vulnérabilité du pays par rapport aux effets néfastes des changements
climatiques a été vérifiée et complétée par des consultations publiques à travers les différents départements
du pays. Ces discussions ont amené à des considérations adoptées par tous et qui ont permis la réalisation du
diagramme en toile des différents aspects de la vulnérabilité du pays.
Le diagramme est constitué d’un ensemble de polygônes numérotés de 0 à 12. Ces valeurs traduisent le
niveau de vulnérabilité des secteurs par rapport aux différentes menaces qui les frappent. Ainsi, plus un
point se rapproche du centre, donc de zéro, plus la vulnérabilité est faible. Plus un risque affecte un secteur,
plus leur point de rencontre a tendance à se retrouver sur les polygônes les plus extérieurs du diagramme.
Figure 4
: Diagramme en toile des aspects de la vulnérabilité
Diagramme en toile des aspects de la vulnerabilite
Zones cotieres
12
10
Peche
8
Forets
Erosion
6
Desertification
4
2
Sols
Secheresse
Agriculture
0
Inondation
Cyclones et vents
Eau
Elevage
Infrastructures et habitat
15
Les risques liés à l’eau (cyclones, inondations, fortes pluies), couplé de l’érosion, étant les plus
courants dans le pays et affectant un nombre assez élevé de départements géographiques, il apparaît logique
pour les population d’avoir des options prioritaires leur permettant de développer des capacités d’adaptation
face à ces risques et dans les secteurs concernés en priorité par ces menaces. Un résumé de la vulnérabilité
des secteurs et des discussions entre les parties prenantes ont amené à l’élaboration du tableau ci-dessous
montrant la relation entre les risques climatiques et les zones et secteurs vulnérables.
Tableau IV : Identification des risques climatiques par rapport aux
Zones et secteurs vulnérables
Risques
Climatiques
Zones
Vulnérables
Secteurs/ Activités
Vulnérables
Impacts sur le Secteur
Cyclones
•l’Ouest
• le Sud
•l’Artibonite
•Nord-Ouest
•le Sud-Est
•le Nord
• Agriculture
•Elevage
• Ressources en eau
•Zones côtières
•Pêche
•Transport
•Infrastructures routières
•Communication
•Commerce
•Santé
•Habitat
•Éducation
•Agriculture
•Elevage
•Pêche
•Ressources en eau
•Santé
•Artisanat
•Éducation
•Commerce
-Pertes en vies humaines
- Destruction des Plantations
-Pertes de bétail
- Destruction des Maisons
- Activités de pêche et Transport maritime paralysés
- Destruction des écosystèmes marins
- Mort des alevins
- Migration des poissons adultes
-Pollution des sources
-Érosion
-Ensablement des rivières
-Obstruction des canaux de drainage
-Systèmes d’adduction d’eau potable endommagés
-Maladies d’origine hydrique
-Augmentation du coût de la vie -Famine
-Destruction des cultures
-Baisse de production agricole
-Baisse du débit des sources
-Rareté d’eau et de nourriture
-Déboisement accéléré
-Problèmes de santé liés au manque d’eau (hypertension)
-Pollution de l’air
-Mort d’animaux
-Abandon des activités d’élevage
-Sols en Jachère -Altération de la structure du sol
-Migration humaine- Migration des poissons
-Augmentation du Coût de la vie
-Pertes très élevées en vies humaines
-Destruction des infrastructures
- Destruction des Plantations
-Pertes de bétail
-Destruction des Maisons
-Transport maritime affecté
-Activités de pêche réduites
-Baisse des activités commerciales
Fortes Pluies
Inondations
Sécheresse
Séismes et
Raz-de-marée
Nord-Ouest
Nord-Est
Sud
Nord
Sud-Est
Nord
Nord-Ouest
Grande-Anse
Artibonite
Ouest
•Tourisme
•Transport et communication
•commerce
•Zones côtières •Pêche
3.4.- Intégration du PANA à la planification du développement et aux plans
d’action nationaux
L’élaboration du PANA, par la stratégie utilisée est devenue une activité d’une envergure nationale.
Cet aspect est toutefois renforcé par la cohésion, l’interrelation du PANA avec le cadre de développement du
pays et sa synergie avec d’autres Accords Mondiaux pour l’Environnement (AME).
3.4.1. But, Objectifs et Stratégies du PANA
Le PANA se présente comme un ensemble
des mesures urgentes à envisager en vue de
l’amélioration de la capacité d’adaptation du pays aux variations du climat et aux phénomènes
météorologiques extrêmes et, par conséquent aux changements climatiques dans l’avenir.
Fort de sa synergie avec les AME et son intégration aux plans nationaux de développement, le
PANA poursuit les objectifs suivants :
• Identifier les besoins urgents du Pays aux fins d’adaptation et les communiquer aux organismes
internationaux de financement pour l’environnement;
• Mobiliser toutes les énergies nationales dans la lutte pour la protection de l’environnement ;
• Contribuer à la réduction du niveau de pauvreté des populations vulnérables en vue d’une plus
grande capacité d’adaptation aux changements climatiques
16
• Contribuer à l’équilibre écologique national et par conséquent régional et mondial
Le PANA est basé sur une stratégie de participation. En effet dès le début du processus, organismes
publics et société civile ont été impliqués et ont travaillé de concert avec le Ministère de l’environnement, le
chef de file, et ont abouti, tout en cherchant à intégrer à chaque étape toutes les entités concernées, à la
synthèse finale du document PANA.
Le PANA recherche aussi la synergie avec les conventions visant les problèmes environnementaux
comme la CDB et la CNUCD. Par-là il espère non seulement un plus grand succès quant à ses interventions
mais aussi l’efficience par rapport aux ressources financières à investir dans le domaine.
3.4.2. Relation du PANA aux Objectifs de Développement du Pays
L’importance accordée à l’environnement dans le cadre du développement durable sur le plan
international a permis que ce secteur,soit encore intégré dans les plans et programmes de développement du
pays, tels le Cadre de Coopération Intérimaire (CCI) qui représente le plan du gouvernement de transition
et le Plan Stratégique de Réduction et de de la Pauvreté (DSRP).
3.4.2.1. Liens entre le PANA et les priorités nationales définies dans le CCI et le DSRP
Le PANA s’inscrit dans le cadre des grandes priorités nationales qui sont définies à travers le Cadre de
Coopération Intérimaire et la Stratégie de Réduction de la Pauvreté. Le tableau suivant met clairement en
relief les liens entre les priorités nationales et le PANA
Tableau V : Liens entre les priorités du PANA du CCI et du DSRP
Domaine
Priorités PANA
Objectifs prioritaires CCI
Objectifs prioritaires
DSRP
Agriculture
Priorités I, III et IV
I) Aménagement des Bassins
Versants et Conservation de sols.
III) Valorisation et conservation
des ressources naturelles
IV) Préservation et renforcement
de la Sécurité Alimentaire
Priorité IV
Relancer et contribuer à une
intensification durable de la
production agricole
-Intensifier
la
production
agricole
-Sécuriser les productions
stratégiques.
Améliorer
le
cadre
institutionnel et la gouvernance
dans le secteur
Priorités I et III
Lutter contre la dégradation des
terres et des ressources
naturelles vitales dans le cadre
de la Convention sur la Lutte
Contre
la
Désertification
(CLCD) et la Convention sur la
Diversité Biologique (CDB)
Sécurité
Alimentaire
Environnement
I) Aménagement des Bassins
Versants et Conservation de sols.
III) Valorisation et conservation
des ressources naturelles
Emplois
Priorités I à III
Eau
et
Assainissement
Développement Priorités I à III
Local
et
Décentralisation
Renforcer
alimentaire.
la
sécurité
Créer des emplois à travers la
réalisation des
travaux en
HIMO tout en établissant des
liens entre les programmes
d’urgence à court terme et les
programmes de développement
à moyen terme.
Accroître la capacité d’accès à
l’eau potable des groupes
vulnérables en milieu urbain et
rural
Articuler
les
différentes
interventions au niveau local et
développement d’un partenariat
dans
le
financement
d’initiatives communautaires.
Lutter contre la dégradation
des terres et des ressources
naturelles.
Mise en œuvre d’activités de
Réduction de la Vulnérabilité
dans le cadre du Plan National
de Gestion des Risques et des
Désastres (PNGRD).
Mise en œuvre d’activités de
protection des parcs et forêts et
des ressources forestières.
-Réaliser des travaux à Haute
Intensité de Main d’Oeuvre.
(HIMO)
Orienter le crédit vers les
activités productives.
Améliorer le niveau de service
et du taux de couverture
Elaborer et mettre en oeuvre
dans un cadre participatif de
Programmes
d’Actions
Stratégiques Locales (PAS)
17
3.4.2.2. Liens entre le PANA et d’autres Programmes nationaux
Le PANA se présente comme un ensemble d’actions prioritaires, un ensemble de mesures immédiates
à envisager en vue de permettre aux populations les plus vulnérables des pays pauvres de s’adapter aux
effets néfastes des changements climatiques. Et cette adaptation passe inévitablement par la protection de
l’environnement. Aussi le PANA est il mis en synergie, en vue d’une vraie garantie pour sa mise en œuvre,
avec certains programmes nationaux comme :
le Plan d’Action pour l’Environnement (PAE), un document sorti en 1999 par le Ministère de
l’Environnement et dans lequel est présenté un plan d’action pour le développement durable axé sur
une bonne gestion de l’environnement..
Le Plan National de Gestion des Risques et Désastres (PNGRD) élaboré en 2001. En effet l’un des
buts poursuivis par ce plan est le renforcement,à tous les niveaux du pays, de la capacité de réponses
des populations pauvres et donc les plus vulnérables face aux désastres naturels
3.4.3. Synergie du PANA avec d’autres Accords Mondiaux pour l’Environnement
Le PANA est mis en synergie avec les Conventions de Rio.
La CDB, la CLD, et la CCNUCC ont une vision commune l’Environnement. Aussi Leurs actions
convergent-elles, même de façon différenciée, vers un lieu commun.: la protection de l’environnement . Et
c’est ce qui explique que le PANA, un programme mis sur pied dans le cadre de la CCNUCC ait été mis en
synergie par rapport aux deux autres AME.
3.4.3.1. Relations entre le PANA et le PAN-LCD
La Convention internationale de Lutte contre la Désertification (CCD) signée par le Gouvernement de
la République d’Haïti en 1994 et ratifiée par le Parlement en 1996 a pour objectif de lutter contre la
désertification ( dégradation des terres) et d’atténuer les effets de la sécheresse et/ou la désertification grâce
à des mesures efficaces à tous les niveaux, appuyés par des arrangements internationaux de coopération et de
partenariat, dans le cadre d’une approche intégrée, en vue de contribuer à l’instauration d’un développement
durable dans les zones touchées.
Bien que le Plan National de Lutte contre la Désertification (PAN-LCD) ne soit pas encore élaboré en
Haïti, Le Gouvernement a pris les dispositions appropriées pour adopter un ensemble de politiques
sectorielles en relation avec la lutte contre la désertification : Plan d’action pour la gestion de l’eau,
politique nationale de population, politique sectorielle du Ministère de l’agriculture pour la gestion des
bassins versants, Plan d’action pour la gestion des risques et désastres naturels, etc.
Les priorités retenues dans le PANA s’inscrivent dans le cadre de ces politiques qui visent en
particulier :
La responsabilisation des communautés locales dans la gestion de leurs ressources ;
Le renforcement de la gouvernance locale ;
La réduction graduelle de la pression sur les ressources naturelles et la récupération des
terres désertiques (nouveaux systèmes d’irrigation) ;
Le renforcement des conditions propices au développement de la production nationale ;
L’amélioration et l’extension des infrastructures sociales au service de la population ;
La remise en état graduelle des ressources naturelles déjà dégradées.
3.4.3.2. Relations entre le PANA et la Stratégie pour la Protection de la Diversité Biologique
En matière de protection de la Diversité Biologique, la stratégie adoptée repose sur l’approche par
écosystème dans le cadre des interventions à entreprendre.Cette approche, un des piliers de la Convention
sur la Diversité Biologique, représente une démarche holistique pour attaquer les défis posés par la
désertification, les changements climatiques et les relier à d’autres aspects de développement et
d’environnement.
18
Aussi, l’adoption de l’approche par écosystème dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur
la Diversité Biologique au niveau national se retrouve étroitement associée avec le PANA puisqu’elle vise la
gestion intégrée des terres, des eaux et des ressources vivantes et favorise la conservation et l’utilisation
durable des ressources d’une manière équitable.
3.5.- Obstacles à la mise en œuvre de PANA
Le déroulement du PANA – HAITI peut se trouver en butte à des obstacles de divers ordres:
1. Le pays évolue depuis quelques années dans un contexte d’instabilité et de turbulences politiques
générateur de peur, de crainte et de désespoir. Ceci entraîne une certaine réticence de la part de
chacun à s’impliquer dans un tel processus et donc un faible niveau de participation ;
2. L’acuité de la pénurie alimentaire porte la grande majorité de la population à reléguer à l’arrière plan
les préoccupations relatives à la protection de l’environnement ;
3. La persistance du climat d’insécurité dans le pays et les turbulences politico-socio-économiques
peuvent perturber le déroulement des activités et aussi créer une réticence chez les bailleurs, ce qui
ne fera qu’accentuer les problèmes liés à l’implémentation du projet.
4. L’existence de conflits entre les organisations partenaires et les autorités locales ou l’inexistence de
représentant des collectivités territoriales dans les zones de déroulement d’un projet.
5. De nombreuses institutions sont impliquées dans le domaine de l’environnement sans une
coordination efficace menée par l’une d’entre elles. Le rôle et les attributions de chacune d’elles sont
mal définis.
6. La structure accidentée des zones d’actions prioritaires, leur accès difficile et l’occurrence de
nouveaux désastres au cours de l’implémentation peuvent constituer des entraves aux processus du
PANA.
7. Étant un PMA faisant face à de sérieux problèmes politiques, Haïti peut ne pas être en mesure de
mobiliser les fonds nécessaires à la mise en œuvre du PANA.
Tous les problèmes ci-dessus énumérés devront être pris en compte dans le cadre de la mise en œuvre du
PANA.
19
IV.- Recensement des besoins essentiels en matière d’adaptation
Face aux agressions engendrées par les changements climatiques, les populations développent des
comportements d’adaptation. Elles réagissent, pour pouvoir se protéger, survivre et aussi être en mesure de
se défendre lorsque surviendront d’autres stress, d’autres catastrophes. Ceci, elles l’ont très clairement
expliqué au cours des ateliers organisés au niveau des différentes régions du pays. Les participants ont mis
en valeur leurs pratiques d’adaptation et du même coup identifié les besoins d’adaptation de leurs zones
respectives suivant les secteurs les plus touchés par les menaces climatiques.
4.1.- Pratiques passées et actuelles en matière d’adaptation
De nombreuses mesures sont habituellement prises dans de nombreux domaines, par les populations
concernées pour s’adapter aux changements climatiques. Une revue de ces mesures permettra un meilleur
choix des activités prioritaires à prendre en compte dans le cadre du PANA
Au niveau des Zones côtières, l’implantation de digues au niveau du littoral est la mesure
d’adaptation la plus utilisée par les communautés pour faire face à l’érosion des côtes et à l’invasion des
terres par la mer. Elles consistent en l’érection de pneus usés et/ou de carcasses de voitures, et
l’empierrement.
Dans le domaine de l’Agriculture, en ce qui a trait au remembrement des sols, on trouve entr’autres
pratiques, notamment au Parc La Visite (Sud –est) :
la rotation dans l’espace d’une cuisine en paille dénommée le “ zèlatè”, utilisée comme filière de
compostage à cause de son apport en potasse ( cendres issus du brûlage des tiges grossières et de la
paille);
la fertilisation organique issue du parcage des animaux sur des terrains de culture en saison
apportée aux parcelles
Dans d’autres régions, on trouve :
les jardins pluri-étagés de cour où prédomine un système à composante arbustive et arborée le
système de polyculture-élevage (cultures associées + élevage)
les techniques de jachère, de cultures sur buttes (concentration de la fertilité), les techniques dites
de trois pierres pour la plantation de haricots etc.
Certaines fois, les paysans sont encadrés, dans leurs démarches par les ONGs et/ou les institutions
étatiques. Cet encadrement porte particulièrement sur l’aménagement des bassins versants et la
réhabilitation de petits périmètres irrigués.
Dans le cadre de la lutte contre la dégradation des sols sous l’effet de l’Érosion et de la
désertification , des pratiques visant particulièrement la réduction du déboisement et donc de la dégradation
des forêts sont à souligner. D’autres consistent en le remodelage des versants et le reprofilage des ravins.
Dans des endroits sujets au sapement et au glissement de terrain, c’est le traitement des berges de grosses
ravines, de rivières et des talus routiers qui se pratique.
Pour ce qui a trait aux pratiques d’adaptation des populations par rapport à la sécheresse, afin de
faire face à la disponibilité des Ressources en Eau, il faudra signaler l’utilisation de plus en plus courante
de citernes pour la collecte des eaux de pluie dans les centres urbains pour l’usage domestique. Certaines
citernes, construites dans les villes de province servent non seulement aux usages domestiques des familles
mais aussi d’eau de boisson pour le bétail. La construction de lacs collinaires est aussi devenue une
pratique d’adaptation courante face aux besoins en ressources en eau.
En ce qui a trait à l’irrigation, le paysan, faute de moyens financiers n’arrive pas à développer des
pratiques face aux effets des changements climatiques. Les travaux de ce genre ont le plus souvent été
entrepris par l’État ou des ONGs et consistent au renforcement de la maîtrise de l’eau à l’intérieur d’un
certain périmètre et en la réhabilitation de petits périmètres irrigués.
20
4.2.
Besoins d’adaptation
La synthèse des ateliers organisés aux niveaux local et départemental et auxquels ont participé les
représentants des collectivités territoriales, les organisations évoluant dans les zones et spécifiquement celles
oeuvrant dans le domaine de l’environnement, des cadres du secteurs public, la société civile etc. a permis
d’arriver à une liste de besoins d’adaptation identifiés par les parties prenantes comportant une cinquantaine
d’options.
Tableau VI : Synthèse des ateliers sur l’Identification des Options d’Adaptation
Secteurs vulnérables
Agriculture
Élevage
Pêche
Ressources en eau
Zones côtières
Infrastructures routières
Besoins d’adaptation identifiés
-Implications des acteurs locaux dans l’exécution des programmes
-Aménagements Bassins Versants,
-Reboisement (espèces forestières et fruitières),
-Pratiques d’agroforesterie
-Banque de semences,
-Crédit agricole,
- Mise en place de Lacs collinaires
-Construction de Citernes
-Développer des cultures adaptées dans les zones à faible potentiel agricole,
-Développer des variétés plus résistantes et Technologies appropriées
-Informations/sensibilisation sur l’environnement
-Programme de formation/valorisation et conservation des ressources naturelle ;
-Technologies appropriées ;
-Encadrements techniques,
-Services vétérinaires,
-Interdire l’élevage libre ;
-Lacs collinaires,
-Réserve alimentaire pour le bétail,
-Technologies de production animale,
-Technologies de production d’aliments pour les bétails et conservation.
Regrouper les pêcheurs en association, Assainissement du littoral,
Mise en place d’une Caisse d’assistance,
Empêcher les constructions anarchiques dans le zones à risque
Réglementer, Moderniser et améliorer la situation du secteur
-Construire de nouveaux captages à partir d’autres sources,
-Renforcer les structures de captage
-Aménagement des BS,
-Reboisement des versants surplombant les sources
-Réhabilitation des têtes de source,
-Construction des citernes pour recueillir des surplus d’eaux de ruissellement
Aménagement du littoral, Education et Sensibilisation, Dessablement,
Gestion de la côte,
Assainissement,
Construction des structures de protection contre les vagues
Construction de port,
Interdiction de construire sur le littoral
-Matériels appropriés,
-Réparation et Entretien des infrastructures existantes,
-Construction de nouvelles routes
-Renforcement des Institutions locales,
-Curage et améliorations des canaux de drainage pour l’écoulement des eaux
-Assainissement,
-Education et Sensibilisation
-Consolidation des constructions
Santé
-Ressources matérielles appropriées,
-Ambulances équipées, Pompiers,
-Magasins alimentaires de l’Etat,
-Kits de traitement de l’eau pour Prévenir contre les maladies,
-Education et sensibilisation
Habitat
-Mise en application de la réglementation
-Réglementation du secteur
21
4.3.- Les Solutions pertinentes en matière d’adaptation
Les pratiques énumérées par les communautés ne leur permettent pas de développer une réelle
capacité d’adaptation aux changements climatiques.Il faut pour cela un plan d’action visant la réduction
de la pauvreté et un cadre défini par l’État en vue de la protection de l’environnement.Toutefois, à partir
des besoins d’adaptation exprimés dans le tableau ci-dessus, les communautés ont discuté ensemble et sont
parvenues à l’adoption des propositions de solutions ci-après relatives aux secteurs les plus affectés par les
changements climatiques.
4.3.1. Agriculture et sols
Au niveau de l’Agriculture, il faudrait envisager un programme bien conçu de gestion des Bassins
Versants, des Parcs et Forêts et des aires protégées. Toutefois, il se pose un problème institutionnel, car
plusieurs institutions étatiques de même que des organismes autonomes et des organisations non
gouvernementales sont impliqués dans le processus sans une coordination efficace de leurs actions et une
définition précise des rôles et attributions de chacun. Aussi faudra-t-il non seulement formuler un cadre
cohérent d'interventions pour la réhabilitation des bassins versants mais aussi dégager un consensus sur
la stratégie à adopter pour la réhabilitation et la Protection des Parcs et Forêts et des aires protégées.
4.3.2. Zones Côtières
Face à la sensibilité des zones côtières haïtiennes aux effets néfastes des changements climatiques,
il a été convenu de proposer les stratégies d’adaptation suivantes :
• Réglementer l’exploitation de l’espace côtier tout en planifiant le retrait progressif des constructions
d’une zone tampon du littoral,
• Réhabiliter les écosystèmes menacés, particulièrement les mangroves
• Draguer les ports internationaux et prendre des mesures pour diminuer leur ensablement,
• Mettre en œuvre la gestion intégrée des zones côtières du pays,
• Améliorer les techniques de protection des côtes.
• Valoriser les zones côtières par une utilisation plus rationnelle de l’espace.
4.3.3. Foresterie
Haïti souffre d’un déficit d’aires forestières qui s’accentue de jour en jour. Quant on connaît leur
rôle dans la capture du gaz carbonique, il importe que des dispositions soient prises pour la reforestation
efficace et efficiente du pays. La réhabilitation des mangroves dégradées et/ou rasées participerait à cet
effort. D’autre part il faudrait mettre en œuvre un programme global national de protection et de
reconstitution de la biodiversité.
4.3.4. Ressources en eau
Les Grands axes prioritaires en matière d’adaptation pour les ressources en eau sont les suivants:
reboisement du pays en vue de l’augmentation des réserves en eau souterraine et du débit des
rivières ;
augmentation de la capacité technique nationale dans la gestion des eaux et mise en place de
réseaux d'observation des variables du cycle hydrologique ;
gestion efficiente des eaux de surface, de l’eau des sources et des eaux souterraines et protection
de la ressource contre la contamination en mettant l'emphase sur les eaux souterraines à cause de
la fragilité de cette ressource
augmentation des réserves hydriques superficielles en construisant de nouveaux barrages et
réservoirs et en protégeant les structures hydrauliques de la sédimentation qui se révèle très
courant dans le pays.
22
V- Critères de Sélection et de Hiérarchisation des activités prioritaires
Les nombreux (50) besoins d’adaptation identifiés au cours des ateliers et les solutions pertinentes
en matière d’adaptation proposées par les communautés ont conduit à une liste assez importante de dix
options potentielles devant permettre aux populations de s’engager dans une démarche devant leur permettre
de développer des capacités d’adaptation aux changements climatiques.Ce sont :
Option 1-Protection et Conservation de l’eau
Option 2-Renforcement et mise en œuvre du cadre légal de l’environnement
Option 3-Information, Education et sensibilisation
Option 4-Aménagement des bassins versants et conservation des sols
Option 5-Préservation et renforcement de la sécurité alimentaire
Option 6-Valorisation et conservation des ressources naturelles
Option 7-Gestion des zones côtières
Option 8-Micro-crédit et encadrement technique
Option 9-Construction et réhabilitation des infrastructures
Option 10-Gestion des déchets
.
5.1. Sélection des critères de hiérarchisation des Options
Les critères considérés pour sélectionner et hiérarchiser les options prioritaires
d’adaptation sont les suivantes :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Le niveau ou la gravité des effets néfastes des changements climatiques
La réduction de la pauvreté, afin d’accroître la capacité d’adaptation
La synergie avec d’autres AME
Les pertes évitées pour les populations pauvres
L’impact multiple de l’option
Le rapport coût-efficacité
Ces critères sont appliqués à différents domaines sur lesquels s’exercent en priorité les pressions des
changements climatiques. L’on a essayé, non sans difficultés de les hiérarchiser. Ce sont :
L’agriculture et la sécurité alimentaire
- La gestion de l’utilisation des terres et foresterie
- Les ressources en eau existantes, leur qualité et leur accessibilité
- Les zones côtières et pertes de terres en milieu côtier
- La diversité biologique
- La santé
- Les infrastructures de base
- Le patrimoine culturel
- Les autres biens d’environnement
5.2. Hiérarchisation des options/Analyse Multi-critères (AMC)
L’utilisation de l’Analyse multi-critères, dans le cadre de la hiérarchisation des options, a permis de
déterminer la pondération à accorder à chaque critère par rapport à chaque option, en vue du meilleur choix
possible. L’Analyse s’effectue suivant plusieurs étapes :
L’évaluation des critères permettant de vérifier le niveau d’impact de chacun d’eux sur
chaqcune des options considérées ;
La standardisation des critères qui permet de les exprimer suivant une même unité ;
La pondération des critères permettant d’étudier leur sensibilisation par rapport à des
pondérations différentes.
5.2.1. Évaluation des Critères
Les critères étant déjà choisis, l’évaluation qui va en être faite reflètera le niveau d’impact de
chacun d’eux sur les modes d’existence vulnérables relatives à chaque option.
23
Tableau VII:
Évaluation des critères pour chaque option
Critères
Options
1-Protection et Conservation de
l’eau
2-Renforcement et mise en
œuvre du cadre légal de
l’environnement
3-Information, Education et
sensibilisation
4-Aménagement des bassins
versants et conservation des sols
5-Préservation et renforcement
de la sécurité alimentaire
6-Valorisation et conservation
des ressources naturelles
7-Gestion des zones côtières
8-Micro-crédit et encadrement
technique
9-Construction et réhabilita-tion
des infrastructures
10-Gestion des déchets
Coûts
(Millions
de
gourdes)
Synergies avec
les
Accords
Multilatéraux
de
l’Environneme
nt (AME)
0 à 10
Impacts
directs
multiples
200
8
3
1
200
250
5
1
10
2
250
300
5
1
5
5
4
500
500
7
5
11
4
5
150
400
6
2
1
4
3
400
200
8
4
4
4
4
4
3
500
150
450
100
6
3
3
1
7
10
3
4
400
400
3
2
20
3
2
400
300
4
2
8
Impacts sur
les
ressources
et groupes
vulnérables
1à 5
Taux
de
croissance
économique
des
Pop.
Pauvres
% 1à 5
4
3
300
3
2
3
Pertes évitées pour les
Populations Pauvres
Matérielles
50 à 500
vies
humaines
50 à 500
1à 5
1-20
5.2.2. Standardisation des Critères et classement initial des options
Au cours de l’évaluation, les critères n’ont pas été exprimés dans la même unité. Les pertes évitées
par exemple ont été exprimées en terme monétaire pour les pertes matérielles et en unités pour les pertes en
vies humaines. Ceci pose un problème d’uniformisation. Ainsi, l’évaluation terminée, il devient nécessaire
de passer à l’étape de standardisation des notes. Cette étape a conduit au tableau ci-après. On a pu ainsi
obtenir une note moyenne pour chaque option calculée à partir de la formule suivante :
NS = 1-(A-x /A-a) Où
►
NS est la valeur de la note standardisée ►
A représente la plus grande valeur
de la colonne considérée dans le tableau précédent
►
x ####### la valeur correspondant à l’option considérée
►
a ####### la plus petite valeur de la colonne considérée
Le calcul de la première cellule suit donc ce processus :NS
=
1-(A-x/A-a) ou
NS
=
1 – (5-4/5-3)
NS
=
1 – (1/2
NS =0,50
Toutes les autres valeurs des six premières colonnes sont obtenues à partir de la même formule.
Elles sont présentées au tableau suivant.
Les coûts traduisent par contre des désavantages. Aussi le calcul des notes standardisées y relatives
est-il effectué à partir de la formule suivante :
NS = A-x/A-a, les variables étant les mêmes que pour la premièr formule. Ainsi, le calcul de la note
pour l’option-Protection et Conservation de l’eau et le coût est : NS= 20-1/20-1 = 1
Toutes les autres valeurs de la colonne coût sont calculées de la même manière
La colonne de la note moyenne s’obtient à partir de l’application de la moyenne arithmétique des
valeurs standardisées de tous les critères considérés pour une option. La valeur de la note moyenne
correspondant à la première option est ainsi calculée :
(Note Moyenne)
NM
=
(0.5 + 0.33 + 0.43 + 0.25 + 1 + 0.50 +1.00)/7
NM
=
0,57
Par le même procédé, on arrive à trouver la note moyenne de l’ensemble des critères
correspondant à chaque option considérée. Ces valeurs traduisent le niveau de priorité de chaque option.
Ainsi, l’option qui obtient la note la plus élevée devient la première option prioritaire, et ainsi de suite.
24
Tableau VIII :
Notes Standardisées et Classement Initial des Options
Critères
Options
1-Protection
et
Conservation de l’eau
2-Renforcement
et
mise en œuvre du
cadre
légal
de
l’environnement
3-Information, Education
et sensibilisation
4-Aménagement
des
bassins
versants
et
conservation des sols
5-Préservation
et
renforcement
de
la
sécurité alimentaire
6-Valorisation
et
conservation
des
ressources naturelles
7-Gestion
des
zones
côtières
8-Micro-crédit
et
encadrement technique
9-Construction
et
réhabilitation
des
infrastructures
10-Gestion des déchets
Impacts sur
les
ressources
et groupes
vulnérables
1à 5
Taux
de
croissance
économique
des
Pop.
Pauvres
% 1à 5
0.5
Pertes évitées pour les
Populations Pauvres
Synergies avec
les
Accords
Multilatéraux
de
l’Environneme
nt (AME)
0 à 10
Impacts
directs
multiples
1à 5
Coûts
(Millions
de
gourdes)
1-20
Note
Moyenne
Classement
Matériell
es
50 à 500
vies
humaines
50 à 500
0.33
0.43
0.25
1
0.50
1
0.57
5
0
0
0.14
0,38
0.40
0
0.53
0.21
9
0
0
0.29
0.50
0.40
0
0.79
0.28
8
1
0.67
1
1
0.8
1
0.47
0.85
1
0.5
1
0
0.75
0.6
0.25
1
0.59
4
0.5
0.33
0.71
0.25
1
0.75
0,84
0.63
3
0.5
0.67
1
0.88
0.6
0.50
0.68
0.69
2
0.5
0.33
0
0
0
0
0.53
0.19 10
0
0.67
0.71
0.75
0
0.25
0
0.34
6
0
0
0.71
0.50
0.2
0.25
0.53
0.31
7
1
Ce tableau montre que les trois premières options prioritaires sont :L’Aménagement des bassins versants et
conservation des sols , la Gestion des zones côtières et la Valorisation et conservation des ressources
naturelles.Les options classées en 9ème et 10ème position ayant obtenues une note négligeable, vont être
éliminées du processus. Ceci nous amène à reprendre l’exercice de standardisation pour éliminer l’effet de
ces deux options sur l’ensemble et avoir ainsi un nouveau classement
Tableau IX : Notes Standardisées et 2ème classement des options retenues
Critères
Impacts sur
les
ressources
et groupes
vulnérables
1à 5
Taux
de
croissance
économique
des
Pop.
Pauvres
% 1à 5
1-Protection
et
Conservation de l’eau
0.5
2-Information, Education
et sensibilisation
Options
-Aménagement
des
bassins
versants
et
conservation des sols
5-Préservation
et
renforcement
de
la
sécurité alimentaire
6-Valorisation
et
conservation
des
ressources naturelles
7-Gestion
des
zones
côtières
9-Construction
et
réhabilitation
des
infrastructures
10-Gestion des déchets
Pertes évitées pour les
Populations Pauvres
Classement1
1à 5
Coûts
(Millions
de
gourdes)
1-20
Impacts
directs
multiples
Note
Moyenne
Matériell
es
50 à 500
vies
humaines
50 à 500
Synergies avec
les
Accords
Multilatéraux
de l’Environnt
(AME)
0 à 10
0.33
0.43
0.25
1
0.50
1
0.54 (5) 5
0
0
0.29
0.50
0.40
0
0.79
0.26 (8) 8
1
0.67
1
1
0.8
1
0.47
0.85 (1) 1
0.5
1
0
0.75
0.6
0.25
1
0.57 (4) 4
0.5
0.33
0.71
0.25
1
0.75
0,84
0.59 (3) 3
0.5
0.67
1
0.88
0.6
0.50
0.68
0.68 (2) 2
0
0.67
0.71
0.75
0
0.25
0
0.33 (6) 6
0
0
0.71
0.50
0.2
0.25
0.53
0.29 (7) 7
Classement
(2)
25
La nouvelle structure des données, après l’élimination des deux dernières options, a conduit à des
modifications uniquement au niveau du critère « Pertes évitées en vies humaines ». Ces modifications ont
légèrement influencé les notes moyennes, mais elles sont restées sans aucun effet sur le classement qui n’a
donc subi aucune variation. Le deuxième classement est représenté en vert dans le tableau ci-dessus et les
valeurs qui sont en rouge (classement1) sont portées dans la colonne pour faciliter la comparaison. Les
différentes options conservent leur niveau de priorité.
5.2.3. Pondération des critères
Une analyse approfondie des critères considérés a permis à l’équipe PANA de décider d’une
pondération différente pour les critères. Les critères « Impact sur les groupes vulnérables » et les « pertes
évitées en vies humaines » ont été retenus comme étant les plus importants. Il leur a été attribué la
pondération 2.5 tandis que pour tous les autres critères, la pondération est de 1. On obtient donc le tableau
suivant. Les valeurs qui y sont inscrites sont obtenues simplement en appliquant les pondérations relatives
aux données du tableau précédent. Ainsi pour l’option Aménagement des bassins versants on aura :
(Note Moyenne) NM = (0,25x1)+(0,125x0,67)+(0,125x1)+ (0,25x1) +(0,125x0,8) +(0,125x1)+(0.125x.47)
NM
=
0,99
Tableau X
Notes Standardisées Pondérées et 3ème classement des options retenues
NOTES STANDARDISEES DES OPTIONS /CRITERES
(Tous les critères sont notés sur une échelle de 0 à 1)
Options
Impacts sur
les ressources
et
groupes
vulnérables
1à 5
Taux de
croissance
économique
des
populations
pauvres
% 1à 5
Pertes évitées pour les
Populations Pauvres
Maté
rielles
50 à 500
Vies
humaines
50 à 500
Syner
gie
(AME)
Impacts
directs
multiples
1à 5
Coûts
AMC3
Note
moyenne
Classement
2
2.5
0,25
1
0,125
1
0,125
2.5
0,25
1
0,125
1
0,125
1
0.125
∑ = 10
∑ =1
1-Protection et Conservation
de l’eau
2-Information, Education et
sensibilisation
0.5
0.33
0.43
0
1
0.50
1
0.54
0
0
0.29
0.33
0.40
0
3-Aménagement des bassins
versants et conservation des
sols
4-Préservation
et
renforcement de la sécurité
alimentaire
5-Valorisation
et
conservation des ressources
naturelles
6-Gestion des zones côtières
7-Construction et réhabilitation des infrastructures
1
8-Gestion des déchets
0.5
1
1
0
1
0.67
0.8
0.6
1
(5)
5
(8)
8
(1)
1
(3)
4
(4)
3
0.85
0.37
(2)
(6)
2
6
0.30
(7)
7
0.27
0.79
0.47
0.25
0.99
0.65
1
0.5
0.33
0.71
0
Classement
(3)
0 à 10
Pondération absolue
Pondération relative
0.67
AMC3
1
0.75
0.58
0,84
0.5
0
0.67
0.67
1
0.71
0.83
0.67
0.6
0
0.50
0.25
0
0
0.71
0.33
0.2
0.25
0.68
0
0.53
Les pondérations utilisées nous montrent qu’il n’y a pas de grands changements dans la
hiérarchisation des options considérées. Au fait, le seul enregistré est que les options (3) et (4) ont changé de
place.
5.2.3.1.
Analyse de sensibilité
Il a été convenu au niveau de l’équipe d’avoir une seule étape au niveau de l’analyse de sensibilité,
vu que depuis le début de l’opération, le classement n’a pas changé de façon significative. Cependant les
résultats obtenus au cours du premier test en ont suggéré un deuxième. L’amélioration des conditions de vie
des populations pauvres étant l’un des objectifs visés par le PANA, il a été d’abord décidé d’accorder une
plus grande importance au critère « Taux de croissance économique des Populations Pauvres ».Ce critère
aura une pondération de 2 et à tous les autres il sera attribué la pondération 1
26
Tableau XI: Pondération des Critères/ Simulation AMC 4
Options
PONDÉRATION DES CRITERES
Pertes évitées pour les
Populations Pauvres
Synergie
(AME)
Matérielles
50 à 500
Vies
humaines
50 à 500
0 à 10
2
0,25
1
0,125
1
0,125
0.5
0.33
0.43
0
0
1
Impacts sur
les ressources
et
groupes
vulnérables
1à 5
Taux de
croissance
économique
des
populations
pauvres
% 1à 5
Pondération absolue
Pondération relative
1
0,125
1-Protection
et
Conservation de l’eau
2-Information, Education
et sensibilisation
3-Aménagement
des
bassins
versants
et
conservation des sols
4-Préservation
et
renforcement
de
la
sécurité alimentaire
5-Valorisation
et
conservation
des
ressources naturelles
6-Gestion
des
zones
côtières
7-Construction
et
réhabili-tation
des
infrastructures
8-Gestion des déchets
Coûts
Impacts
directs
multiples
1à 5
AMC4
Note
moyenne
Classement 1
Classement 2
Classement (4)
1
0,125
1
0,125
0
1
0.50
1
0.29
0.33
0.40
0
0.79
0.51
0.23
0.67
1
1
0.8
1
0.47
0.83
0.5
1
0
0.67
0.6
0.25
1
0.5
0.33
0.71
0
1
0.75
0.5
0.67
1
0.83
0.6
0.50
0
0.67
0.71
0.67
0
0.25
1
0,125
∑ =8
∑ =1
5
5
(5)
8
8
(8)
1
1
(1)
0.63
4
4
(3)
0,84
0.56
3
3
(4)
0.68
0.68
2
2
(2)
0.37
6
6
(6)
0.26
7
7
(7)
0
0
AMC4
0
0.71
0.33
0.2
0.25
0.53
Cette pondération montre une plus certaine stabilité des options malgré les pondérations effectuées.
Toutes les options ont conservé leur position, mais encore une fois, les 3ème et 4ème options ont encore changé
de place. Il aurait lieu d’arrêter les simulations, toutefois, la synergie avec les autres AME étant un critère
privilégié par le (LEG), on a décidé de procéder à une dernière simulation où la synergie va être considérée
comme le double des autres critères. Il lui sera attribué la valeur 2 et tous les autres critères auront une
pondération de 1
Tableau XII
: Pondération des Critères/ Simulation AMC 5
PONDÉRATION DES CRITERES
Options
Pondération absolue
Pondération relative
1-Protection
et
Conservation de l’eau
2-Information, Educa
tion et sensibilisation
3-Aménagement
des
bassins versants et
conservation des sols
4-Préservation
et
renforcement de la
sécurité alimentaire
5-Valorisation
et
conservation
des
ressources naturelles
6-Gestion des zones
côtières
7-Construction
et
réhabilitation
des
infrastructures
8-Gestion des déchets
Impacts sur
les ressources
et
groupes
vulnérables
1à 5
Taux de
croissance
économique
des
populations
pauvres
% 1à 5
Pertes évitées pour les
Populations Pauvres
Maté
rielles
50 à 500
Vies
humaines
50 à 500
Synergie
(AME)
0 à 10
Impacts
directs
multiples
1à 5
Coûts
AMC5
Note
moyenne
AMC5
Classement
1
Classement 2
1
0,125
1
0,125
1
0,125
1
0,125
2
0,25
1
0,125
1
0,125
0.5
0.33
0.43
0
1
0.50
1
0
0
0.29
0.33
0.40
0
1
0.67
1
1
0.8
0.5
1
0
0.67
0.5
0.33
0.71
0.5
0.67
0
0
∑ =8
∑ =1
Classement (5)
5
5
(4)
0.79
0.595
0.276
8
8
(8)
1
0.47
0.842
1
1
(1)
0.6
0.25
1
0.577
4
4
(5)
0
1
0.75
0,84
0.641
3
3
(3)
1
0.83
0.6
0.50
0.68
0.672
2
2
(2)
0.67
0.71
0.67
0
0.25
0
0.288
6
6
(6)
0
0.71
0.33
0.2
0.25
0.53
0.278
7
7
(7)
27
A la fin de cette simulation un seul changement s’est produit. Toutes les options ont conservé leur
place ; à l’exception des 4ème et 5ème. L’une a pris la place de l’autre
Ces différentes simulations ont permis d’aboutir à une série de valeurs pour les différents
critères.Ces valeurs sont présentées au tableau suivant et vont être comparées en vue de la hiérarchisation
définitive des options
Tableau XIII: Comparaison des Résultats des Simulations
OPTIONS
Option
1:
Protection
Conservation de l’eau
Simulation
Simulation
Simulation
Simulation
AMC 1
AMC 2
AMC3
AMC 4
Simulation
AMC 5
Note
Note
Note
Note
Note
(Classement 1)
(Classement 2)
(Classement 3)
(Classement 4)
(Classement 5)
0.57
5
0.46
5
0,54
0.51
6
0.595
4
0.21
9
0.23
8
0.276
8
0.83
1
0.842
1
0.577
5
0.63
3
et
Option 2 : Renforcement et mise
en œuvre du cadre légal de
l’environnement
Option 3 : Information, Education
et sensibilisation
Option4 :Aménagement des bassins
versants et conservation des sols
Option
5:
renforcement
alimentaire
Préservation
et
de la sécurité
Option
6:
conservation
naturelles
Valorisation
et
des
ressources
Option 7 :Gestion des zones côtières
Option
8:
Micro-crédit
et
encadrement technique
Option
9:
Construction
et
réhabilitation des infrastructures
Option 10 : Gestion des déchets
5
0.28
8
0,17
8
0,27
0.85
1
0.91
1
0,99
1
0.59
4
0.50
4
0,65
3
8
0.63
3
0.55
3
0,58
4
0.56
4
0.641
3
0.69
0.19
2
10
0.68
2
0,85
2
0.68
2
0.672
2
0.34
6
0.38
6
0,37
6
0.37
5
0.288
6
0.31
7
0.25
7
0,30
7
0.26
7
0.278
7
L’analyse du tableau de comparaison des différentes simulations a permis à l’équipe de produire
une liste définitive hiérarchisée des options prioritaires. Elle est ainsi constituée :
Option
Option
Option
Option
Option
Option
Option
Option
1:
2:
3:
4:
5:
6:
7:
8:
Aménagement des bassins versants et conservation des sols
Gestion des zones côtières
Valorisation et conservation des ressources naturelles
Préservation et renforcement de la sécurité alimentaire
Protection et Conservation de l’eau
Construction et réhabilitation des infrastructures
Gestion des déchets
Information, Education et sensibilisation
Tout au long des simulations, deux options ont été annulées à cause des notes standardisées très
faibles qu’elles ont obtenues. Les options stables ont été les 1- 2- 7 et 8 . Les deux premières vont être
conservées comme étant les plus prioritaires et les deux autres vont être annulées lorsqu’il s’agira de préciser
les activités capables d’aider les populations à s’adapter face aux effets néfastes des changements
climatiques. Ainsi, les trois options les plus prioritaires sont : l’Aménagement des bassins versants et
conservation des sols, la Gestion des zones côtières, la Valorisation et la conservation des ressources
naturelles. Toutefois les dernières analyses faites ayant révélé une certaine sensibilité de la 4ème option par
rapport à la 3ème et de la 5ème par rapport à la 4ème, il a été convenu entre les équipes travaillant sur le projet
PANA que les projets prioritaires porteraient spéciquement sur les trois premières options, mais que l’on y
adjoindrait quelques uns liés aux options 4, et 5. Ainsi, les projets qui vont se retrouver au niveau de la
dernière partie du document réfèrent aux cinq premières options de la liste ci-dessus. Le graphe de la page
suivante présente les options considérées suivant leur niveau de priorité.
28
0
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1
Classement des options
Aménagement Gestion des zones Valorisation et
Préservation et
Protection et
Construction et
des bassins
côtières
conservation des renforcement de la Conservation de réhabilitation des
versants et
ressources
sécurité
l’eau
infrastructures
conservation des
naturelles
alimentaire
sols
Figure 5 : Classement des Options
Gestion des
déchets
Information,
Education et
sensibilisation
29
VI.- Profil des Projets
Les profils de projets vont être présentés suivant la hiérarchisation des options. Ainsi les premiers
porteront sur l’aménagement des bassins versants et la conservation des sols et on acheminera au fur et à
mesure vers l’option 5 « Protection et conservation de l’eau ».
Au niveau du MARNDR des études ont été menées avec des bailleurs de fonds dont la Banque
Interaméticaine de Développement (BID) sur la façon d’approcher la question de la conservation des sols au
niveau du pays et l’unité géomorphologique privilégiée est le bassin-versant.. Aussi la question de bassinversant devient une action nationale à laquelle travaillent le gouvernement à travers le MARNDR et le MDE,
des ONG, des organismes internationaux tels l’ACDI, la GTZ, la OXFAM Québec, la BM etc.
De plus, L’aménagement des bassins versants et la conservation des sols est une option touchant à la
majorité des secteurs touchés par les changements climatiques. Et c’est cette transversalité de l’option qui en fait
une option prioritaire et une grande préoccupation pour les communautés, le gouvernement et les bailleurs
internationaux.
En effet une action entreprise dans ce domaine a des répercussions positives sur :l’agriculture et la
sécurité alimentaire, les ressources naturelles, les zones côtières, les ressources en eau, les sols etc. Elle fait
diminuer les inondations , réduit les pertes en vies humaines et les pertes matérielles, et fait aussi reculer la
sécheresse protégeant ainsi la structure des sols.
Les actions qui seront menées dans le cadre de cette option toucheront en priorité les départements du
Sud, de l’Ouest, de l’Artibonite et du Nord. Et pour toutes les options prioritaires déjà définies, les actions seront
menées au niveau des zones et des secteurs les plus touchés par la menace prise en compte dans le cadre de
l’option.
Pour la mise en œuvre des projets, une stratégie de participation sera utilisée en vue d’une plus grande
appropriation des projets par les communautés et par suite d’une plus grande durabilité. Cette stratégie portera
aussi bien sur les anangements institutionnels que sur l’évaluation des projets. Ainsi les points (3.1 et 3.3)
devant traiter des Arrangements institutionnels et du Suivi Évaluation dans le cadre de la mise en œuvre des
projets ne seront pas abordés pour chaque projet séparément mais seront présentés une fois pour toutes dans les
pagraphes qui suivent ; la démarche étant la même pour tous les projets PANA.
3.1. Arrangements institutionnels
Les projets PANA seront mis en œuvre moyennant le partage des responsabilités entre le Ministère de
l’Environnement, les autres institutions étatiques établies dans le milieu, les structures des collectivités
territoriales et les organisations locales (associations, ongs, institutions privées, etc) évoluant au sein de chacune
des communautés, dans des domaines d’activités liés à la nature du projet.
De façon générale, les organisations locales seront chargées de l’exécution des projets et les structures des
collectivités territoriales de la supervision. Le MDE s’occupera de la coordination et du suivi des projets. Il
s’assurera de l’appui du (MARNDR) en vue d’une plus grande performance des projets.
3.3. Évaluation et suivi
Le suivi de chacun des projets est assuré par un comité de pilotage formé de :
Un représentant de l’institution exécutante ;
Un représantant des collectivité territoriales ;
Deux représentants du MDE
Ainsi pour chaque projet mis en œuvre dans le cadre du PANA, il sera créé deux comités :
Un comité de pilotage ayant pour tâche la préparation d’un rapport mensuel à partir des visites de
terrain régulières et des rapports hebdomadaires des responsables de l’exécution du projet. Ce rapport
portera sur les réalisations et l’utilisation des ressources du projet.
Un comité d’évaluation chargé de préparer tous les trois mois un rapport qui portera sur les résultats
du projet. Ce comité aura la même structure que celle du comité de pilotage . Toutefois, les membres
ne devront pas être les mêmes et on devra trouver obligatoirement au sein de ce comité un représentant
du MARNDR.
30
P R O J E T 001
I-
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1.
Titre du projet : Projet d’Aménagement de bassins versants, de conservation de sols
et de reboisement dans les départements du Sud et de la Grande-Anse
1.2.
Localisation : Aquin, Jérémie, Lazile, Maniche, Vieux-bourg d’Aquin
1.3.
Secteur
: Agriculture
1.4.
Option
: Aménagement de bassins versants et conservation de sols (Option 1)
1.5.
Durée
: 3ans
1.6. Justification :
Depuis plus d’une décennie, la ville région Sud du pays est confrontée à de graves problèmes d’inondation
causant d’énormes pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants – du bétail est emporté par les
eaux en furie, des récoltes dévastées et des maisons effondrées -. Les agglomérations urbaines se situant en aval
des cours d’eau payent les frais de ces cataclysmes naturels. Les sédiments de différentes tailles charriés par les
pluies torrentielles provoquent non seulement l’obstruation des lits des ravines mais aussi des
infrastructures.Cette situation n’est autre que le résultat de l’absence d’une couverture végétale, des mauvaises
pratiques non conservatoires du sol et de l’inadéquation des structures de conservation du sol en amont des
bassins versants
Pour éviter le pire, il est de toute urgence d’intervenir afin d’aider les populations à entreprendre des
activités en vue de réduire leur vulnérabilitéface aux effets des changements climatiques.
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1.Objectifs
Aider les agriculteurs à adopter des mesures appropriées de conservation de sols ;
Remettre en état les terres dégradées et l’aire dénudé des bassins-versants ;
Former les agriculteurs aux techniques d’utilisation durable des terres, d’implantation de système agroforestier, de phyto-protection et d’aménagement des ravins ;
Contribuer, par le reboisement à une augmentation sensible du débit des principales sources de la région.
2.2. Activités
Établissement de 400,000 mètres linéaires de bandes enherbées à Aquin, de 10,000 à Maniche, de 200,000 à
Jérémie ;
Établissement de 300,000 mètres linéaires de haies vives à Aquin, de 182,000 à Vieux-Bourg
d’Aquin/Lazile, de 150,000 à Jérémie et d’une superficie de 60ha à Maniche;
Érection de murs secs sur 40,000mètres linéaires à Aquin, sur 3,000 à Maniche, sur 10,000 Vieux-Bourg
d’Aquin/Lazile et sur 15,000 à Jérémie ;
Production et mise en terre de 110,000 plantules à Aquin, de 120,000 à Maniche, de 85,000 à Vieux-Bourg
d’Aquin/Lazile, et de 150,000 à Jérémie ;
Érection de 1733m3 de seuils en pierres sèches à Aquin, de 2,000m3 à Maniche, de 3,843m3 à Vieux-Bourg
d’Aquin/Lazile, et de 5,000 m3 à Jérémie ;
Préparation de 1,086 m2 de plateforme à Vieux-Bourg d’Aquin/Lazile
Séances de formation pour les agriculteurs sur des thèmes liés aux changements climatiques ;
sensibilisation et formation sur la question de l’Environnement
2.3. Intrants
La réalisation de ce projet suppose la disponibilité des ressources suivantes :
Matériels biologiques et mécaniques ;
Activités de formation ;
Participation locale ;
31
Outils agricoles tels que : pioches, pelles, barres à mines,paniers à gabion, etc. ;
Ressources humaines ;
Ressources financières.
2.4. Extrants à court terme
Près de 700,000 mètres linéaires de bandes enherbées réalisées ;
Près de 700,000 mètres linéaires de haies vives mises en place ;
Près de 70,000 mètres linéaires de murs secs érigés ;
Environ 500,000 plantules fruitières et forestières mises en place;
Environ 13,000 m3 de seuils en pierres sèches érigés ;
Plus de 1,000m2 de plateforme préparés;
Des centaines d’agriculteurs ont été formés sur les techniques de conservation de sols et de lutte antiérosive et de gestion de l’environnement face aux changements climatiques.
2.5. Résultats potentiels à long terme
Régénération de la couverture végétale ;
Réduction des inondations ;
Diminution du processus de ravinement ;
Amélioration du débit des sources et des rivières ;
Stabilisation des berges des rivières ;
Plus grande protection des vies et des biens ;
Amélioration du réseau routier local
Amélioration de la biodiversité et de la production agricole ;
Prise de conscience de communautés face à la protection des terres en particulier et aux questions
environnementales en général.
III.- MISE EN OEUVRE
3.1. Risques et obstacles
Les risques et obstacles identifiés dans l’exécution de ce projet sont liés à la structure accidentée des
zones d’action qui peut ralentir les travaux et tout détruire en cas de pluie. De plus il y a l’instabilité politique
du pays qui peut à tout moment stopper le projet. Pour l’instant les travaux pourront avoir lieu s’il n’y a pas de
nouveaux désastres dans la région, si les organisations locales et les autorités en place participent et supportent
les activités du projet, si une stabilité politique minimale demeure et si les conditions de sécurité s’améliorent.
3.2. Ressources financières
Le coût prévisionnel du projet est de : 1,656,250.00USD
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentials
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Sociale (FAES)
Participation communautaire
Cash
1,656,250.00
1,106,250.00
450,000.00
Nature
60,000.00
40,000.00
32
P R O J E T 002
I.- IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet
:
Projet de réduction des inondations dans la Plaine du Cul de Sac par
l’Aménagement des bassins versants
de la rivière Grise dans le
département de l’Ouest
1.2 Localisation
:
Plaine du Cul de Sac, (Ouest)
1.3. Secteur
:
Agriculture
1.4. Durée
:
3 ans
1.5. Option
:
Aménagement des bassins versants et conservation des sols(Option 1)
1.6. Justification
:
Le bassin versant de la rivière Grise situé dans le Massif de la Selle et surplombant la Plaine du Cul de
Sac est dans un état de dégradation environnementale avancé en raison du déboisement des versants et de
l'érosion qui y sévit. De plus, le lit de la rivière traverse dans sa partie aval les communes de Delmas et de
Tabarre, densément peuplées et qui connaissent une forte extension urbaine. L'état actuel des bassins versants de
la rivière est très inquiétant car une averse totalisant une pluviométrie de 500 mm, peut conduire à une
catastrophe environnementale dont les pertes en vies humaines totaliseraient plusieurs dizaines de milliers de
morts. Or il est à craindre avec l'avènement des changements climatiques, une accentuation et une plus grande
fréquence des accidents climatiques et donc une plus grande vulnérabilité du site et des sites avoisinants.
Pour remédier à cette situation, il convient d'aménager les bassins par la mise en place de structures
biologiques de conservation de sols au niveau des versants, de structures de traitement de ravins et de gabions au
niveau du lit de la rivière.
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1. Objectifs
Le projet vise à
réduire la vulnérabilité environnementale du bassin versant ;
de régulariser le ruissellement ;
de réduire l'érosion des sols ;
d'atténuer les influences négatives des inondations sur la vie et les biens des populations..
2.2. Activités
Former une centaine d’agriculteurs en techniques de conservation de sols et en techniques de production
et de mise en terre des plantules.
Installer des structures biologiques de conservation des sols sur les versants cultivés ;
Procéder à des activités de reboisement sur les crêtes des mornes et sur les pentes les plus fortes des
parcelles des exploitations agricoles
Traiter les ravins ;
Mettre en place des structures de gabionnage au niveau du lit de la rivière pour stopper l'érosion des
berges.
33
2.3. Intrants
Une structure d’encadrement professionnel constitué de technniciens agricoles et d'un agronome junior
capable d'aider à la mise en place des structures de conservation et de protection des bassins versants et
des activités de reboisement;
Une sructure de financement des activités de conservation de sols et de reboisement;
Services de firmes spécialisées en aménagement des structures de gabionnage
Équipements et matériels agricoles
Matériels de formation
2.4. Extrants à court terme
Des agriculteurs (animateurs) rompus aux techniques de conservation de sols et de production des
plantules en pépinière;
Des activités génératrices de revenu pour une population pauvre et vulnérable.
Près de 50,000 mètres linéaires de rampes vivantes ont été plantées
Plus de 50,000 mètres linéaires de murs secs ont été construits ;
Plus de 30,000m3 de seuils en pierres sèches ont été édifiés ;
Plus de 350,000 plantules fruitières et d'essences forestières ont été plantées ;
Plus de 40,000 plantules de bambou ont été transplantées ;
Des flux hydriques mieux contrôlés;
2.4. Résultats potentiels à long terme :
Régénération de la couverture végétale ;
Amélioration de la fertilité des sols entrainant une augmentation de la potentialité agricole, de la
production et des revenus ;
Maitrise de nouvelles techniques agricoles par les agriculteurs.
Meilleure gestion des eaux de ruissellement ;
Réduction des risques d’inondation ;
Stabilisation du lit de la ravine ;
Augmentation de la production agricole ;
Un processus érosif stoppé.
III.- MISE EN OEUVRE
3.2. Risques et obstacles :
Le principal risque viendrait d’un manque de participation des partenaires en raison des difficultés
d'accès aux sites du projet.
3.4.Ressources Financières
Le coût prévisionnel du projet est de :1,176,470.00 US
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Sociale
Fédération Paysans Belle Fontaine (FPBF)
PRIEB
Cash $US
1,176,470.00
616,470.00
450,000.00
Nature
60,000.00
50,000.00
34
P R O J E T 003
I.- IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet
:
Aménagement des bassins versants de la rivière la Quinte (ravine Durée) et
Protection de la production agricole dans le département de l’Artibonite
contre les effets négatifs des conditions climatiques extrêmes
1.2 Localisation
:
Gonaïves (Artibonite)
1.3. Secteur
:
Agriculture
1.4. Durée
:
3ans
1.5. Option
:
Aménagement des bassins versants et conservation des sols(Option 1)
1.6. Justification
La ravine Durée est un affluent important de la Rivière la Quinte. Elle draine un bassin d’une superficie
estimée à plus de 6.000 ha. Le phénomène de l’érosion saute aux yeux sur tout le bassin ; la dégradation des
mornes qui la surplombent est telle que la largeur de la ravine atteint approximativement 100 mètres sur une
bonne partie de sa longueur estimée à 12 km. Lors des inondations meurtrières de septembre 2004, elle a rejoint
les autres affluents d’importance ( Rivière Ennery, Rivière Bayonnais, Rivière la Branle) pour accentuer les
débordements de la Quinte; de plus elle a été la première à inonder la zone nord de la ville des Gonaïves,
appelée Ka Soleil, une importante agglomération où vivent plus de 20.000 âmes.
Peu à peu dans cette zone, les terres agricoles diminuent et les infrastructures d’irrigation desservant
plus de 200ha où l’on cultive le haricot et les céréales sont endommagées à cause de l’ensablement continu
provoqué par les crues de la ravine au moment des saisons pluvieuses. Avec ses pentes quasi dénudées et des
roches basaltiques en parties friables affleurées, le bassin représente aujourd’hui une menace pour les habitants
Considérant je rôle de bassin hydrographique de la Ravine Durée pour les systèmes d’irrigation de la
zone et compte tenu de sa contribution au rechargement de la nappe phréatique de la plaine des Gonaïves, la
Ravine Durée représente un bassin versant stratégique pour lequel des interventions sérieuses et systématiques
doivent être envisagées en amont et en aval.
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1. – Objectifs
Le projet poursuit les objectifs suivants :
Corriger les basins versants de la Ravine Durée;
Protéger les faubourgs de la zone nord des Gonaïvescontre les inondations ;
Refaire la couverture végétale existante;
Remettre en valeur 200 ha de terre en réhabilitant les infrastructures d’irrigation ;
Aménager plus de 3,000ha de terres à l’aide des activités bio-mécaniques appropriées.
2.2.- Activités
a) Production et mise en terre de plantules adaptés, soit 500.000 en accentuant sur la pomme cannelle
et la mangue francique ;
b) Correction de 30 km de ravines ayant encore une potentialité agricole ;
c) Reprofilage et curage de la ravine sur 12 km ;
d) Etablissement des structures en gabion dans des ravines transportant beaucoup d’eau au moment des
crues pour diminuer la vitesse des eaux et permettre l’infiltration
35
e)
f)
g)
h)
i)
j)
Protection des berges de la ravine à l’aide de bambou (5.000 plants)
Réhabilitation des systèmes d’irrigation :Grand Coursier, Brassac ;
Curage du lac de la ravine Gaule ;
Construction d’un lac collinaire à Gros Cap ;
Appui à la production agricole en implantant un système de crédit pour les intrants
Formation de 200 paysans en approche participative et en protection de l’environnement ;
2.3.- Intrants
Ressources humaines : Formateurs, techniciens agricoles, intrants agricoles, main d’œuvre locale ;
Moyens logistiques : motocyclettes pour les animateurs
Ressources financières
2.4.- Extrants
30 kms de ravine sont corrigés ;
500,000 plantules sont mises en terre ;
Deux systèmes d’irrigation sont réhabilités ;
Un lac collinaire est construit ;
Un magasin d’intrants agricoles fonctionne
Les usagers sont formées en matière de gestion de l’eau.
2.5.- Résultats à long terme
Meilleure gestion des eaux de ruissellement ;
Production de fruits à valeur ajoutée augmentée ;
Réduction des risques d’inondation ;
Stabilisation du lit de la ravine ;
Augmentation de la production agricole ;
Ré-établissement de l’équilibre écologique.
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2.- Risques et obstacles
Probabilité de manifestation d’autres catastrophes naturelles liées à l’eau dans la zone
Instabilité politique
3.4.- Ressources Financières
Les ressources prévisionnelles du projet sont évaluées à :
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/ PIP
Bureau Ordonnateur National /Fonds Européen
Participation communautaire
1,938,548.00 USD
Cash
1,938,548.00
1,313,548.00
550,000.00
Nature
50,000.00
25,000.00
36
P R O J E T 004
I-
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet : Projet de réduction des inondations et d’amélioration des conditions agricoles par
1.2. Localisation
1.3.
1.4.
1.5
1.6.
l’Aménagement de bassins versants du Nord-Ouest et du Nord-Est.
: Anse-à-Foleur ,Baie de Henne, Bombardopolis, Jean-Rabel, Môle Saint-Nicolas,
Ouanaminthe, Mombin Crochu
: Agriculture
: Aménagement de bassins versants et conservation de sols (Option 1)
: 4 ans
Secteur
Option
Durée
Justification
De nos jours, on observe dans la région Nord du pays une fragilisation très prononcée des écosystèmes
due aux changements climatiques. Les affres de la météo engendrées par les changements climatiques ajoutées
aux conditions naturelles tropicales et topographiques de la région ne font qu’empirer une situation déjà précaire.
Les perturbations créées par de tels changements se traduisent par des inondations d’un côté (Jean-Rabel en
2004), la sécheresse ajoutée au tarissement des sources de l’autre (Source Kare à Baie de Henne) ; à ceci est
jointe une érosion accélérée des sols. Le résultat n’est que l’enlisement de la population dans la misère et la
pauvreté. Pire, cette dernière accule très souvent les habitants à adopter des comportements ou des pratiques
culturales en environnementales négatives,ce, en vue d’assurer leur survie. En témoigne la coupe excessive des
arbres pour la production des planches et du charbon qui n’est pas sans affecter les bassins versants de la région.
Entre autres conséquences, elle entraîne non seulement une dégradation des sols mais une perte de biodiversité
avec des effets négatifs sur la production agricole. La pauvreté engendre la misère et rend les gens plus
vulnérables aux conséquences des changements.. En aval, au niveau des centres urbains,n’importe quelle averse
charrie des sédiments qui viennent s’accumuler danssles ouvrages d’évacuation provoquant des débordements
qui inondent les quartiers les plus sensibles. D’autre part,les conséquences se font sentir sur les côtes car les
sédiments qui viennent le long du littoral créent une nuisance aux activités de pêche et réduisent
considérablement les ressources halieutiques disponibles pour l’alimentation en protéïne des habitants de la
région.
Cette situation difficile pour les communautés en appelle à une intervention immédiate qui permettrait
d’éviter la dégradation de l’environnement en général et des bassins versants en particulier.
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1.Objectifs
Reboiser les aires dénudées des bassins versants selon une approche agrofirestière ;
Mettre en place des structuresanti-érosives et des bandes riveraines en vue de la protection des berges de la
rivière ;
Motiver et sensibiliser les paysans sur les effets des changements climatiques sur l’environnement et la
nécessité de s’en prémunir.
2.2.Activités
Établissement de haies vives ;
Érection de cordons de pierres sèches ;
Mise en terre de nombreux plantules d’arbres frutiers et forestiers ;
Curer le lit des rivières et y établir des bandes de protection riveraine ;
Protéger les lits des sources et les berges des rivières à l’aide des boutures de bambou ;
Formation de pépiniéristes et de greffeurs
Séances de sensibilisation sur les risques liés à la dégradation de l’environnement et aux dégâts engendrés
par les changements climatiques et les mesures à prendre pour s'y adapter;
Séances de formation des paysans sur les techniques de conservation de sols et de la gestion de
l’environnement.
37
2.3.Intrants
Matériels mécaniques et biologiques;
Ressources humaines;
Ressources financiers
Participation locale
Equipements de formation
2.4. Extrants à court terme
Plus de 120,000 plantules fruitières et d'essences forestières mises en terre dans les zones dénudées des
bassins versants à Anse-à-Foleur, 100,000 à Jean-Rabel, 100,000 à Baie-de-Henne,et autant au Môle
Saint-Nicolas et à Ouanaminthe;
Erection de 50,000 mètres linéaires de murs secs à Anse-à-Foleur, 30,000 à Jean-Rabel, 30,000 à Baie-deHenne et autant au Môle Saint-Nicolas et à Ouanaminthe;
Mise en place de 2,000 seuils sur 20 km de ravine à Anse-à-Foleur, de 1,000 à Jean-Rabel sur 10kms de
ravine, de 200 au Môle Saint-Nicolas et à Ouanaminthe;
Le lit de la Rivière Gorge est curé et 30,000 plantules de bambou mises en terre le long de la rivière;
Des agents greffeurs et des pépiniéristes formés ;
Haies arbustives mises en place.
2.5. Résultats potentiels à long terme
Réduction des inundations et du processus érosif;
Augmentation du débit des sources et des rivières;
Diminution des sédiments le long de la côte (renforcement des activités de pêche);
Augmentation de la fertilité des sols ;
Amélioration de la production agricole ;
Diminution de la pression sur les ressources ligneuses
Renforcement des activités économiques
Renforcement du degré de conscience des communautés sur l’érosion et la nécessité de garder le
souverture forestière
Nouveau comportement des communautés face aux questions environnementales et aussi dans les
techniques utilisées pour protéger les sols
III.- MISE EN OEUVRE
3.2. Risques et obstacles
Les risques et obstacles identifiés dans l’exécution de ce projet sont liés à la structure accidentée des
zones d’action qui peut ralentir les travaux et tout détruire en cas de pluie. De plus il y a l’instabilité politique
du pays qui peut à tout moment stopper le projet. Pour l’instant les travaux pourront avoir lieu s’il n’y a pas de
nouveaux désastres dans la région, si les organisations locales et les autorités en place participent et supportent
les activités du projet, si une stabilité politique minimale demeure et si les conditions de sécurité s’améliorent.
3.4. Ressources financières
Le coût prévisionnel du projet est de : 3,564,479.00USD
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Diocèse Port-de-Paix ( Eglise Catholique Romaine)
Fonds Assistance Economique et Sociale
Conseil Développement Economique et Social Anse A.F
Cash
3,564,479.00
2,039,479.00
1,150,000.00
Nature
75,000.00
200,000.00
100,000.00
38
P R O J E T 005
I-
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet : Aménagement de bassins versants, de conservation de sols et de reboisement dans le
département du Sud-Est
1.2. Localisation : Bainet, Belle-Anse, Cayes-Jacmel, Côtes-de-Fer, Grand-Gosier, Jacmel,
La Vallée-de-Jacmel, Marigot, Plaine Mapou, Thiotte.
1.3.
Secteur
: Agriculture
1.4.
Option
: Aménagement de bassins versants et conservation de sols (Option 1)
1.5
Durée
: 4ans
1.6.
Justification :
Située sur la trajectoire des cyclones et d’autres catastrophes naturelles, la région Sud-Est d’Haïti se
caractérise par sa vulnérabilité et affiche une situation inquiétante à plus d’un niveau. Face aux désastres
naturels ,empirés par les changements climatiques, qui frappent le pays depuis des décennies, la vulnérabilité de
cette zoneà risque devient de plus en plus préoccupante. En témoignent les dégâts causés par de telles
catastrophes ces dernières années et qui constituent une menace continuelle pour la vie animale et végétale dans
la région, mettant ainsi en péril toute une communauté. À cela s’ajoute l’intervention de l’homme qui, à la
recherche de sa subsistance, et pour masquer sa pauvreté, s’adonne à une coupe excessive de bois, réduisant
davantage sa capacité à faire face aux effets adverses des changements climatiques. Il en résulte une
dégénérarion de la couverture végétale et une dégradation des bassins versants, une érosion hydrique accélérée
entraînant une baisse de la fertilité des terres avec ses kyrielles de conséquences négaties sur la vie de la
population.
En l’absence de toute intervention visant à réduirela vulnérabilité de la population face aux risques que
repréentent les catastrophes naturelles, la région risque de se plonger dans l’abîme des situations irréparables
d’où elle ne pourra sortir qu’au prix de sa vie.
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1.Objectifs
Traiter et aménager les bassins versants dans des zones bien spécifiques par la mise en place de
structures anti-érosives ;
Augmenter la couverture forestière au niveau des bassins versants des ravines par des arbres forestiers
et frutiers;
Entraîner les agriculteurs aux techniques de mise en olace des structures anti érosives et de suivi des
plantations d’arbres.
Renforcer la capacité productive des cultivateurs de la région ;
Rechercher l’implication des acteurs locaux dans l’exécution des différents projets ;
Sensibiliser et mobiliser toute lapopulation concernée à la protection et la gestion effective de
l’environnement.
2.2.Activités
Plantation de 4,000mètres linéaires de rampes vivantes sur les versants à Thiotte, de 5,000 à Grand-Gosier,
de 2,000 à Bas Cap-Rouge, de 5,500 à Bainet, de 25,000 à La Vallée de Jacmel et de ses environs, 20,000 à
Plaine Mapou
Constrruction de 25,000mètres linéaires de murs secs à Thiotte et Grand-Gosier, de 9,500 à Bainet, de 1,000
à Bas Cap-Rouge, de 10,000 à Plaine Mapou et ses environs ;
Édification de 7,000m3 de seuils en pierres sèches à Thiotte, de 1,000m3 à Bas Cap-Rouge, de 10,000m3 à
Grand-Gosier,de 500m3 à Marigot, de 10,000m3 à Plaine Mapou et de 7,200m3 à Belle-Anse ;
Plantation de 10,000 arbres fruitiers et forestiers à Thiotte, de 30,000 à Bas Cap-Rouge, de 10,000 à GrandGosier, de 150,000 à Plaine Mapou, de 10,000 à Bainet, de 100,000 à Macary/La Montagne (Jacmel), de
500 à Marigot, de 15,000 à Ridoré (La Vallée de Jacmel), de 30,000 à Belle-Anse.
39
Production et transplantation de 40,000 plantules de bambou à Plaine Mapou et à Macary/La Montagne
(Jacmel)
Information, mobilisation et sensibilisation aussi bien des institutions publiques et privées que de la
communauté en général en vue de leur implicatio dans le projet
Formation d’agriculteurs sur les techniques de conservation de sols et de lutte anti-érosive
3.3.Intrants
La réalisation de ce projet suppose la disponiilité des ressources suivantes :
Humaines : agronomes, techniciens agricoles, aménagistes, animateurs, des ouvriers et de la main
d’œuvre locale
Matérielles : Les matériels et outils pour la préparation des pépinières et la correction des ravines, tels :
roches, sable, pioches, pelles machettes, semences.
3.4. Extrants à court terme
Près de 60,000 mètres linéaires de rampes vivantes ont été plantées
Plus de 45,500 mètres linéaires de murs secs ont été construits ;
Plus de 30,000m3 de seuils en pierres sèches ont été édifiés ;
Plus de 325,000 plantules fruitières et d'essences forestières ont été plantées ;
Plus de 40,000 plantules de bambou ont été transplantées ;
Les populations des différentes zones ont été informées, mobilisées et sensibilisées sur les catastrophes
naturelles liées aux changements climatiques ;
Des centaines de milliers d’agriculteurs ont été formés sur les techniques de conservation de sols et de
lutte anti-érosive.
3.5. Résultats potentiels à long terme
Régénération de la couverture végétale ;
Réduction du degré de vulnérabilité de la région aux catastrophes naturelles ;
Amélioration de la fertilité des sols entrainant une augmentation de la potentialité agricole, de la
production et des revenus ;
Création d’une nouvelle source de revenus pour la population à partir des arbres fruitiers ;
Maitrise de nouvelles techniques agricoles par les agriculteurs.
III.- MISE EN OEUVRE
3.2. Risques et obstacles
Les risques et obstacles identifiés dans l’exécution de ce projet sont liés à la structure accidentée des
zones d’action qui peut ralentir les travaux et tout détruire en cas de pluie. De plus il y a l’instabilité politique
du pays qui peut à tout moment stopper le projet. Pour l’instant les travaux pourront avoir lieu s’il n’y a pas de
nouveaux désastres dans la région, si les organisations locales et les autorités en place participent et supportent
les activités du projet, si une stabilité politique minimale demeure et si les conditions de sécurité s’améliorent.
3.4. Ressources financières
Le coût prévisionnel du projet est de : 2,813,060.00 USD
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social
PRIEB
Participation communautaire
Cash
2,813,060.00
1,663,060.00
1,000.000.00
Nature
100,000.00
50,000.00
40
P R O J E T 006
I-
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1.
Titre du projet
1.2.
Localisation
1.3
Secteur
: Zones Côtières
1.4
Option dominante
: Gestion zones côtières (Option 2)
1.5
Durée
: 4 ans
1.6
Justification du projet
: Réaménagement et protection des zones côtières du Nord-Ouest et du
Nord-Est.
: Anse-à Foleur (Nord-Ouest), Fort-Liberté, Caracol, Terrier-Rouge et
Ferrier, (Nord-Est)
Les communes de l'Anse-à-Foleur, Fort-Liberté, Caracol, Terrier-Rouge et Ferrier, toutes des zones
côtières sont enclavées entre des montagnes de pentes variables et la mer, deux barrières relativement
infranchissables constituant un frein à l'étalement des communautés. L’on comprend donc que la majorité des
maisons, surtout celles appartenant à la fraction la plus pauvre de la population, soient construites tout au long
du littoral. Au fur et à mesure, les mangroves disparaissent, rendant les côtes encore plus vulnérables face aux
intempéries et aux cataclysmes naturels et particulièrement les inondations. Zone de grande diversité biologique,
les côtes du Nord-Est sont mis en péril car depuis de nombreuses années, on assiste à une élévation du niveau de
la mer. En effet, les averses entraînant souvent des inondations charriant elles mêmes non seulement les eaux de
ruissellement mais aussi les déchets importants produits par les populations, causent beaucoup de pertes en vies
humaines et de dégâts matériels et détruisent l’écosystème marin.
Compte tenu du cadre naturel, du relief de la zone, de la dégradation des zones côtières et de la
disparition progressive de la biodiversité, des actions concrètes et immédiates doivent être prises en vue d’éviter
l’anéantissement total d’un milieu naturel aussi vital et d'atténuer les effets pervers des changements climatiques
sur la population.
II.
DESCRIPTION DU PROJET
2.1. Objectifs
Les objectifs poursuivis dans le cadre de ce projet sont de :
Protéger de façon durable l’écosystème marin et côtier, par des structures (mécaniques et biologiques)
afin de réduire les dégâts causés par les vagues;
Conserver la biodiversité biologique du littoral
Améliorer le niveau de protection des populations contre les inondations, les vagues et l’intrusion marine
Assurer un certain niveau de salubrité sur la côte.
2.2. Activités
Rencontre d’information et de mobilisation avec les autorités locales, les membres de la société civile
et les représentants de tous les groupes organisés oeuvrant dans la zone ;
Détermination avec les concernés des responsabilités de chacun par rapport au projet;
Formation et éducation de la population sur l’importance du littoral, la gestion des déchets et les
changements climatiques
Construction de 5 km de mur le long de la côte à Anse à Foleur
41
Mise en terre de 120,000 plantules de mangliers le long de la côte;
Aménagement de 3 plages à Fort-Liberté et d’un bosquet dans chacune des autres communes;
Nettoyage de la côte et surveillance du littoral.
2.3. Intrants
Semences, matériels mécaniques et biologiques;
Ressources humaines;
Matériels de formation;
2.4. Extrants à court terme
Les ordures qui jonchaient le sol au large de la côte sont été éliminées;
5 km de mur sont construits le long de la côte (contrôle de vagues);
120,000 plantules de manglier sont mises en terre le long de la côte (contrôle des vagues);
3,000 personnes habitant la côte sont formés en environnement et en gestion des déchets solides;
Les zones de construction et d'habitation sont délimités;
3 plages et 5 bosquets sont aménagés
10 comités de surveillance du littoral sont constitués.
2.5. Résultats potentiels à long terme
Du point de vue socio-organisationnel les liens sociaux entre les habitants seront plus serrés compte
tenu de l'expérience participative qui s'est développée au cours de l'exécution du projet. Ce resserrement
des liens crée de nouvelles possibilités pour résoudre des problèmes communs.
Prise de conscience de la population sur les changements climatiques et l’adaptation et manifestation de
nouveaux comportements face à l’environnement;
Amélioration des conditions de la pêche;
Diminution des dégâts enregistrés à chaque période pluvieuse;
Amélioration des revenus des familles.
Plus grande fréquentation des plages par de visiteurs haïtiens et étrangers
Plus grande capacité de production mellifère de la zone
III. MISE EN ŒUVRE
3.2. Risques et obstacles
Problème dans la persuasion des habitants de la côte à bâtir sur un certain périmètre du littoral;
Manifestation d’une catastrophe naturelle pendant le déroulement des travaux;
3.3. Ressources financières
Le côut prévisionnel du projet est de : 3,004,466.00USD
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social (FAES)
Diocèse Port-de-Paix, Eglise Catholique Romaine
Participation communautaire
Cash
3,004,466.00
2,004,466.00
600,000.00
Nature
50,000.00
250,000.00
100,000.00
42
P R O J E T 007
I-
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1.
Titre du projet
1.2.
1.3
1.4
1.5
1.6.
: Réaménagement et protection des zones côtières du département de
l’Ouest
: Port-au-Prince (Ouest), La Gonâve (Ouest)
: Zones Côtières
: Gestion zones côtières (Option 2)
: 4 ans
Localisation
Secteur
Option dominante
Durée
Justification du projet
Port-au-Prince, la capitale d’Haïti connaît une pression démographique élevée résultant non seulement
d’un fort taux de croissance de la population mais aussi de la migration de nombre de personnes qui, fuyant la
pauvreté, sont venus s’installer, faute de moyens pour se loger dans un habitat décent, dans des zones déjà
vulnérables comme le lit des ravins, les versants escarpés des rivières, les zones du littoral. Il en résulte la
formation de bidonvilles géants à Port-au-Prince (comme Cité-Soleil, Cité de Dieu) ou à Carrefour, etc dont la
construction a contribué à la disparition des mangroves et leur remplacement par des structures en ciment. Dès
lors, les inondations deviennent plus fréquentes, causant de nombreuses pertes en vies humaines. Et c’est la
dégradation progressive du littoral, la pollution des eaux marines par les déchets de toute sorte charriés par les
eaux de ruissellement et la réduction de la diversité biologique marine .
D’autre part, les membres des communautés côtières de la partie orientale de l’île de la Gônave se
situant en face de la Baie de Port-au-Prince, se trouvent entre un bassin versant en grande partie dégradé et un
domaine marin immédiat en phase de surexploitation. L’érosion des reliefs avoisinants diminue sérieusement
leur capacité de rétention des eaux de pluie. Ce qui favorise un régime torrentiel des eaux de ruissellement et
une faible ré-alimentation des nappes phréatiques, phénomène accentué par le déboisement. Ce qui rend l’eau de
plus en plus rare dans cette région. Les réserves de mangroves sont sérieusement entamées.
Tous ces facteurs liés aux mécanismes grandissants de pauvreté sont autant de facteurs négatifs ayant un
impact direct sur la protection des vies et des biens et la préservation de la diversité bilologique au niveau des
zones côtières. Aussi des actions concrètes et immédiates doivent- elles être prises en vue d’éviter
l’anéantissement total du milieu marin et côtier et d'atténuer les effets pervers des changements climatiques sur
la population.
II.
DESCRIPTION DU PROJET
2.1. Objectifs
Les objectifs poursuivis dans le cadre de ce projet sont de :
Protéger de façon durable l’écosystème marin et côtier, par des structures (mécaniques et biologiques)
afin de réduire les dégâts causés par les vagues;
Conserver la biodiversité biologique du littoral
Améliorer le niveau de protection des populations contre les inondations, les vagues et l’intrusion marine
Assurer un certain niveau de salubrité sur la côte.
2.2. Activités
Rencontre d’information et de mobilisation avec les autorités locales, les membres de la société civile
et les représentants de tous les groupes organisés oeuvrant dans la zone ;
Détermination avec les concernés des responsabilités de chacun par rapport au projet;
Formation et éducation des jeunes sur l’importance du littoral, la gestion des déchets et les
changements climatiques
43
Construire 2500 mètres linéaires de structures de protection des berges des rivières et des ravines
Construire 2500 mètres linéaires de structures de protection des ravines
Mise en terre de 100,000 plantules de mangliers le long de la côte;
Aménagement de 2 places et de deux plages à Port-au-Prince et à La Gonâve;
Nettoyage de la côte et surveillance du littoral;
Installation de 500 poubelles au niveau du liitoral deszones ciblées.
2.3.Intrants
Matériels mécaniques et biologiques;
Ressources humaines;
Activités de formation;
Ressources financières
2.4. Extrants à court terme
Les ordures qui jonchaient le sol au large de la côte sont été éliminées;
5000 m de structures de protection de berges et de rivières sont construits;
100,000 plantules de manglier sont mises en terre le long de la côte (contrôle des vagues);
1,200 personnes habitant la côte sont formées en environnement et en gestion des déchets solides;
Les zones de construction et d'habitation sont délimitées;
2 plages et 2 places sont aménagées
10 comités de surveillance du littoral sont constitués.
2.5.Résultats potentiels à long terme
Du point de vue socio-organisationnel les liens sociaux entre les habitants seront plus serrés compte
tenu de l'expérience participative qui s'est développée au cours de l'exécution du projet. Ce resserrement
des liens crée de nouvelles possibilités pour résoudre des problèmes communs.
Prise de conscience de la population sur les changements climatiques et l’adaptation et manifestation de
nouveaux comportements face à l’environnement;
Amélioration des conditions de la pêche;
Diminution des dégâts enregistrés à chaque période pluvieuse;
Amélioration des revenus des familles.
Plus grande fréquentation des plages par de visiteurs haïtiens et étrangers
III. MISE EN ŒUVRE
3.2. Risques et obstacles
Problème dans la persuasion des habitants de la côte à bâtir sur un certain périmètre du littoral;
Manifestation d’une catastrophe naturelle pendant le déroulement des travaux;
3.4. Ressources financières
Le côut prévisionnel du projet est de : 2,775,960.00 U$D
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social (FAES)
Catholic Relief Services (CRS)
Cash
2,775,960.00
1,550,960.00
1,150,000.00
Nature
75,000.00
44
P R O J E T 008
I-
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1.
Titre du projet
1.2.
1.3
1.4
1.5
1.7
: Réaménagement et protection des zones côtières des départements du
Sud et de la Grand-Anse
: Baradères, Dame-Marie, Anse d’Hainault, Les Irois
: Zones Côtières
: Gestion zones côtières (Option 2)
: 3 ans
Localisation
Secteur
Option dominante
Durée
Justification du projet
Les Départements du Sud et de la Grand’Anse restent l’une des régions les plus vulnérables d’Haïti aux
cyclones. Étant sur la trajectoire de ces derniers, cette région n’est souvent pas épargnée des grandes dépressions
tropicales qui secouent le pays et y causent des dommages incommensurablestant en pertes en vies humaines
qu’en pertes matérielles. Des nombreux dégâts enregistrés dans ces zones, la situation de la zone côtière
demeure préoccupante. Les inondations causées par les cyclones Alpha et Yvan ont emporté tout le matériel des
communautés de pêcheurs évoluant dans ces zones. Privée de ces matériels élémentaires, la majorité de la
population n’a pu reprendre ses activités et devient de plus en plus vulnérable puisque dépourvue de sa
principale source de revenus. D’autre part, ces inondations, charrient de nombreux matériaux qui sédimentent
les rivières à leurs embouchures d’autant plus que les mangroves qui constituaient autrefois une barrière de
protection pour ces espaces côtiers ont disparu presque complètement. Quand on connaît l’importance des
mangroves dans la protection des zones côtières et de la pêche dans l’économie des communautés côtières, des
actions urgentes et immédiates doivent être prises non seulement pour réhabiliter les mangroves mais aussi pour
soulager le sort de ces populations, renforcer leur capacité économique et par suite leur capacité à faire face aux
effets adverses des changements climatiques.
II.
DESCRIPTION DU PROJET
2.1. Objectifs
Les objectifs poursuivis dans le cadre de ce projet sont de :
Protéger de façon durable l’écosystème marin et côtier, par des structures (mécaniques et biologiques)
afin de réduire les dégâts causés par les vagues;
Conserver la biodiversité biologique du littoral
Améliorer le niveau de protection des populations contre les inondations, les vagues et l’intrusion marine
Assurer un certain niveau de salubrité sur la côte.
Doter les pêcheurs de matériels de pêche appropriés;
Sensibiliser la population cotière sur la nécessité de pêcher selon des périodes et des normes appropriées.
2.2. Activités
Rencontre d’information et de mobilisation avec les autorités locales, les membres de la société civile
et les représentants de tous les groupes organisés oeuvrant dans la zone ;
Détermination avec les concernés des responsabilités de chacun par rapport au projet;
Formation et éducation des jeunes sur l’importance du littoral, la gestion des déchets et les
changements climatiques
Construire 1250 mètres linéaires de structures de protection des berges des rivières et des ravines
Construire 1250 mètres linéaires de structures de protection des ravines
Mise en terre de 50,000 plantules de mangliers le long de la côte;
Aménagement de 2 mini-forêts et d’une plage dans la baie des baradères;
Nettoyage de la côte et surveillance du littoral;
Installation de 100 poubelles au niveau du liitoral
Construction de 300 bateaux de pêche ;
45
Fabrication de 1500 filets, de 1500 nasses, de 1000 cordes lailone ;
Fabrication de gilets de sauvetage à partir de boites de tampico usagées ;
Achat de filets 3 nappes (150) ; lignes DPC (150) ; boots (30), canots (100), Fly boat/moteur (30) ;
batteries (30) ; zinc
2.3. Intrants
Matériels mécaniques et biologiques;
Ressources humaines;
Activités de formation;
Ressources financières
2.4. Extrants à court terme
Les ordures qui jonchaient le sol au large de la côte sont été éliminées;
2500 m de structures de protection de berges et de rivières sont construits;
50,000 plantules de manglier sont mises en terre le long de la côte (contrôle des vagues);
500 personnes habitant la côte sont formées en environnement et en gestion des déchets solides;
Les zones de construction et d'habitation sont délimitées;
2 mini-forêts et 1 plage sont aménagées
6 comités de surveillance du littoral sont constitués.
300 bateaux de pêche sont construits;
1500 filets, de 1500 nasses, de 1000 cordes lailone sont fabriqués;
Des gilets de sauvetage à partir de boites de tampico usagées sont fabriqués;
2.5. Résultats potentiels à long terme
Du point de vue socio-organisationnel les liens sociaux entre les habitants seront plus serrés compte
tenu de l'expérience participative qui s'est développée au cours de l'exécution du projet. Ce resserrement
des liens crée de nouvelles possibilités pour résoudre des problèmes communs.
Prise de conscience de la population sur les changements climatiques et l’adaptation et manifestation de
nouveaux comportements face à l’environnement;
Amélioration des conditions de la pêche;
Diminution des dégâts enregistrés à chaque période pluvieuse;
Amélioration des revenus des familles.
Plus grande fréquentation des plages par de visiteurs haïtiens et étrangers
III. MISE EN ŒUVRE
3.2. Risques et obstacles
Problème dans la persuasion des habitants de la côte à bâtir sur un certain périmètre du littoral;
Manifestation d’une catastrophe naturelle pendant le déroulement des travaux;
3.4. Ressources financières
Le côut prévisionnel du projet est de : 2,123,500.00 U$D
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social (FAES)
Participation communautaire
Autre
Cash $US
2,123,500.00
1,118,500.00
850,000.00
Nature $US
100,000.00
55,000.00
46
P R O J E T 009
I.- IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet
:
1.2 Localisation
:
1.3. Secteur
1.4. Durée
1.5. Option
:
:
:
Projet de reboisement ,de conservation et de protection d’arbres
fruitiers et forestiers dans le département du Sud-Est.
Anse-à-Pitres, Belle Anse (Corail Lamothe et Pichon), Thiotte (Forêt des
Pins)
Agriculture
2 ans
Valorisation et conservation des ressources naturelles (Option 3)
1.6. Justification
De nos jours, la région du Sud-Est d’Haïti connaît un déboisement à outrance non sans entraîner de graves
conséquences sur les situation environnementale pays. La déforestation qui en découlent a atteint non seulement
des proportions alarmantes,avec des conséquences sur le débit des rivières, mais surtout l’inondation des zones
vulnérables. En témoigne la récente inondation de la Plaine Mapou, accompagnée de coulée de boue et de
pierres,de glissements de terrain provenant de niches de décollement gigantesques. Il en résulte aussi la
diminution de la fertilité des sols et de la biodiversité de la zone.
D’un autre côté, la réserve de près de 18.000ha. que constitue la Forêt des Pins, abandonnée sous une
surveillance laxiste sans une implication de la communauté court de grands dangers de disparition :situation
inquiétante à cause du rôle de puits de carbone qu’a toujours jpué la forêt.
La situation environnementale de la région risque de s’empirer si rien n’est fait non seulement pour
stopper cette dégradation accélérée mais surtout pour diminuer la vulnérabilit´de la zone aux changements
climatiques.
II. DESCRIPTION DU PROJET
2.1. Objectifs
Les objectifs spécifiques du projet sont les suivants :
Reboiser les zones dénudées surtout en amont de la rivière des Pédernales et des localités de Pichon et
de Corail Lamothe ;
Améliorer la biodiversité de la région ;
Motiver et sensibiliser les habitants de la région à freiner l’accélération de la dégradation des ressources
forestières et plus particulièrement celles de la réserve « Forêt des Pins »
Assurer la protection de la forêt des pins et sa mise en valeur par la surveillance communautaire.
2.2. Activités
Les principales activités prévues dans le cadre du projet sont :
Motivation et sensibilisation de des agriculteurs de la région sur la nécessité de régéner
l’environnement ;
Implantation de deux pépinières à Belle-Anse pour la production de 580.000 plantules dont 232.000
fruitières et 348.000 forestières rt d’une autre à Anse-à-Pitres.
Distribution et transplantation des plantules
Réalisation d’un atelier d’échange sur la problématique de la surveillance au niveau de la forêt et
formation d’un dispositif de surveillance communautaire ;
Formation de guides communautaires et d’agents en « lutte contre les incendies de forêt » ;
Identification et aménagement de circuits de randonnée ;
Appui socio-économique aux activités de conservation pour améliorer l’efficacité de la surveillance.
47
2.3 Intrants
La jeunesse de la zone, les agents forestiers et la main d’oeuvre locale ;
Matériels de formation et Matériel de surveillance ;
Espaces de travail pour les Séminaires et les rencontres ;
Equipements et matériels agricoles ;
Semences d’essences en voie de disparition.
2.4 Extrant à Court Terme
Les résultats espérés à la fin du projet sont :
Rencontre à Thiotte avec les institutions publiques et privées, les ONGs, les organsations
communautaires, les associations d’agriculteurs sur la problématique de l’environnemnt ;
Trois pépinières sont constituées à Thiotte et à Anse-à-Pitres ;
Les plantules fruitières et forestières des pépinières sont transplantées ;
200 guides communautaires et agents en « lutte contre les incendies de forêt « sont formés ;
Un système de surveillance communautaire de dix groupes de sept personnes est formé et fonctionne ;
Trois circuits de randonnée sont déterminés et rendus fonctionnels ;
Des services d’appui au renforcement de la surveillance communautaire sont définis avec les personnes
et institutions impliquées ;
2.5 Résultats à Long Terme
Parmi les nombreux impacts, notons :
Restauration de la couverture végétale dans les zones ciblée ;
Les aires des bassins versants sont couvertes de plantules d’essences en voie de disparition ;
Amélioration du revenu des agriculteurs grâce aux nouvelles variétés fruitières
Réduction des inondations et du processus érosif;
Augmentation du débit des sources et des rivières et de la fertilité des sols ;
Retour de certaines espèces animales qui avaient déserté le pays à cause de la disparition de leurs niches
Diminution de la pression sur les ressources ligneuses
Nouveau comportement des communautés face aux questions environnementales et aussi dans les
techniques utilisées pour protéger les sols
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2. Risques et Obstables
L’instabilité politique du pays peut à tout moment stopper le projet. Pour l’instant les travaux pourront
avoir lieu s’il n’y a pas de nouveaux désastres dans la région, si les organisations locales et les autorités en
place participent et supportent les activités du projet.
3.4 Ressources Financières
Les investissements prévus dans le projet s’élèvent à 892,650.00U$
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social
Participation communautaire
ONG local
Cash
892,650.00
492650.00
350,000.00
Nature
25,000.00
25,000.00
48
P R O J E T 010
I.- IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet
:
Projet de réaménagement et de protection de sites naturels dans
le Nord-Est
1.2 Localisation
:
Capotille, Ferrier, Mont-Organisé,Terrier-Rouge, Trou du Nord, Vallières
1.3. Secteur
:
Ressources naturelles
1.4. Durée
:
3 ans
1.5. Option
:
Valorisation et conservation des ressources naturelles (Option 3)
1.6. Justification
Le département du Nord’Est est une zone riche en sites naturels. Certains se détériorent, faute de
programme de conservation et de gestion. De tels programmes permettraient de protéger la diversité biologique,
de sauvegarder le patrimoine culturel et historique, mais aussi contribueraient à la céation de richesses dans le
milieu et par suite à la diminution de la pression sur les ressources ligneuses de la zone. Ceci aurait comme
impact le renouvellement des sites forestiers l’augmentation de la couverture végétale et la diminution
progressive du processus érosif des sols.
Ce projet répondant à la politique nationale en matière de développement durable et d’environnement
repose sur l’optimisation des ressources naturelles et culturelles. Il porte sur un ensemble de quinze sites
répertoriées dans le Nord-Est.
II. DESCRIPTION DU PROJET
2.1. Objectifs
Les objectifs spécifiques du projet sont les suivants :
Améliorer la biodiversité de la région ;
Motiver et sensibiliser les habitants de la région à freiner l’accélération de la dégradation des ressources
de la zone
Aménager des espaces touristiques et de récréation
Augmenter la production atisanale
Valoriser les sites naturels de la région.
2.2. Activités
Les principales activités prévues dans le cadre du projet sont :
Organisation d’ateliers de concertation avec les municipaux en vue de statuer sur les modalités de
réaménagement et de gestion des sites ;
Conception et aménagement de parcours d’exploration ;
Emblavement de certains sites de couverture végétale et plantes filtrantes capables de fournir de la
matière première pour artisanat ou du fourrage pour le bétail ;
Construction de quinze pavillons comprenant des restaurants, stand de vente etc.
Organisation d’ateliers d’éducation pour le maintien et l’utilisation de ces structures
49
Formation pour les guides et les gardiens.
2.3 Intrants
Main d’œuvre technique, la jeunesse de la zone, et la main d’oeuvre locale ;
Matériels de formation et de surveillance;
Espaces de travail pour les atelierset les rencontres ;
Equipements et matériels agricoles ;
Équipements et matériels de construction
2.4. Extrant à Court Terme
Les résultats espérés à la fin du projet sont :
2 Rencontres avec les municipalités, les organsations communautaires, les institutions publiques et
privées sur la problématique de la protection des sites ;
300,000 plantules fruitières et forestières (des essences en voie de disparition) sontmises en terre ;
70 guides communautaires et agents de surveillance des sites sont formés ;
20 personnes formées pour la gestion des sites
Dix circuits de randonnée sont aménagés et rendus fonctionnels ;
2.5. Résultats à Long Terme
Parmi les nombreux impacts, notons :
Restauration de la couverture végétale dans les zones ciblée ;
Les aires des bassins versants sont couvertes de plantules d’essences en voie de disparition ;
Amélioration du revenu des membres des communautés ciblées ;
Retour de certaines espèces animales qui avaient déserté le pays à cause de la disparition de leurs niches
Diminution de la pression sur les ressources ligneuses
Nouveau comportement des communautés face aux questions environnementales et particulièrement à
la conservation des sites naturels.
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2.Risques et Obstables
L’instabilité politique du pays peut à tout moment stopper le projet. Pour l’instant les travaux pourront
avoir lieu s’il n’y a pas de nouveaux désastres dans la région, si les organisations locales et les autorités en
place participent et supportent les activités du projet.
3.4 Ressources Financières
Les investissements prévus dans le projet s’élèvent à 2,785,000.00U$
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social
Participation communautaire
ONG Local
Cash
2,785,000.00
1,885,000.00
750,000.00
Nature
100,000.00
50,000.00
50
P R O J E T 011
I.- IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet
:
Gestion améliorée des ressources naturelles dans le département de
l’Artibonite.
1.2 Localisation
:
Chenot (Marchand Dessalines)
1.3. Secteur
:
Agriculture
1.4. Durée
:
2ans
1.5. Option
:
Préservation de la sécurité alimentaire (Option 4)
1.6. Justification
La zone et les communautés rurales de Chenot sont très vulnérables aux Changements Climatiques.
Située en altitude, entre 650 et 1100m, dans la chaîne des Cahos, cette zone est dominée par les pentes
supérieures à 30%. Classée autrefois comme zone humide d’altitude4 comportant des peuplements denses de
feuillus abritant des caféières 5, la chaîne des Cahos présente actuellement des caractéristiques de montagne
sèche et est fortement érodée par suite du brûlis des terres et d’un déboisement accru pour la production de
charbon durant ces 20 dernières années6. Les versants sont dénudés par la culture du haricot, la seule culture
rentable dans la zone; la majorité des sources tarit à la saison sèche et dorénavant une seule saison agricole,
contrairement aux 2 habituelles, est possible. La zone fait face à une grave insécurité alimentaire7.
Malgré tout, Chenot n’est pas vide d’intérêt. Elle fait partie de la zone de production du très réputé «café
de Saint Marc » et se trouve dans le bassin versant de la Rivière l’Estère dans l’Artibonite. Le présent projet
représente l’un des axes prioritaires d’intervention identifiés en septembre 2003 au cours du processus
participatif d’élaboration d’un plan d’action pour la zone de Chenot, Lacroix6 et les zones avoisinantes.
II.-DESCRIPTION DU PROJET
2.1.Objectifs
Les objectifs poursuivis par le projet sont les suivants :
Promouvoir une meilleure gestion des sols et des résidus de récolte
Diversifier et améliorer la production alimentaire
Augmenter la couverture végétale
Augmenter les capacités de réponse locales
2.2. Activités
Former 320 griculreurs membres d’organisation de base en techniques modernes de conservation de
sols, en agro-écologie et en « lutte contre la désertification »
Construire 1km50 de canaux de contour
Améliorer les techniques de travail du sol sur 500ha de terre et 183 parcelles
4
Holdridge, 1952. Les neuf zones de vie ou écosystèmes en Haïti.
Paul Moral, 1978. Le paysan haïtien (Etudes sur la vie rurale en Haïti).
6
Constant J.A. et al., 2003. Bilan et élaboration participative d’un plan d’action agro-écologique et socio-économique pour les régions de
Chenot et Lacroix, sections communales de Marchand Dessalines. CRAD, Septembre 2003.
7
FAO/ Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire. Rapport d’activités 2004.
5
51
Divulguer les techniques de préparation de compost à partir des résidus de récoltes et autres déchets
végétaux;
Mettre en terre 10,500 plantules fruitières, 4,500 plantules forestières et 7,000 pieds de bambou;
Planter 15ha en des variétés de cultures rentables comme les tubercules (igname, taro), la banane, le
giraumont et les légumes;
Faire le greffage de 3,500 arbres frutiers
Réaliser 15 jardins modèles suivant les techniques véhiculées au cours des séances de formation
2.3. Intrants
Les intrants du projet :
- Equipements : dérapines, houes, pelles, niveau A, clisimètre, greffoir, tape à greffer;
- Matériel végétal : semences et semenceaux, plantules, drageons, greffons, boutures;
- Matériel de formation et de divulgation: cahier, craie, pad et marqueurs, clipchart, trépieds ;
- Ressources humaines : formateurs, techniciens en agroforesterie et en environnement.
2.4. Extrants à court terme
Les extrants à court terme :
- 500 ha de terre, 183 parcelles aménagées et 1.5 km de structures de conservation de sol érigées;
- 15.000 arbres plantés dont 10.500 fruitiers ainsi que 7.000 pieds de bambou mis en terre;
- 6 m3 de compost produit;
- Équivalent de 15 ha plantés en cultures rentables et 3.500 fruitiers greffés;
- 15 jardins modèles, 320 personnes formées en agro-écologie et en lutte contre la désertification;
- Amélioration des capacités des agriculteurs et organisations de base.
2.5. Résultats potentiels à long terme
La réalisation des activités peut permettre d’obtenir à long terme les effets suivants :
- Réduction de l’érosion des sols et amélioration de la fertilité des sols ;
- Augmentation de la couverture végétale et de la disponibilité alimentaire ;
- Réduction des émissions de GES provenant du brûlis des résidus de récolte et des terres ;
- Adoption de techniques et systèmes de culture permettant l’amélioration des revenus ;
- Amélioration de la disponibilité de l’eau pour réduire la vulnérabilité à la pénurie d’eau;
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2 Risques et obstacles
L’impact important du projet sera de courte durée si :
Il n’y a pas un engagement de la communauté à diminuer trois pratiques destructives en cours : le
brûlis, le pâturage libre du bétail et la coupe incontrôlée des arbre ;
Les catastrophes naturelles et celles liées à l’homme s’aggravent et empêchent la réalisation des
activités et les perturbent fréquemment.
L’instabilité politico-économique persiste.
3.3.Ressources financières
Le coût total du projet est de 266,200.00 $US
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social
Participation communautaire/ CRAD
Cash
266,200.00
166,200.00
80,000.00
Nature
10,000.00
10,000.00
52
PROJET 012
I.
IDENTIFICATION DU PROJET
Titre du projet
:
Appui au renforcement de la production agricole à Jean-Rabel
Localisation
:
Jean Rabel (Nord-Ouest)
Secteur
:
Agriculture
Option dominante
:
Préservation et renforcement de la sécurité alimentaire (Option 4)
Durée
:
2 ans
Justification
À l’aube du XXIe siècle, le département du Nord-Ouest reste encore l’un des pôles du pays où la famine
ne cesse de se manifester en Haïti. Les activités agricoles ne parviennent pas à satisfaire les besoins de la
population. Cette situation peut être expliquée en raison du faible pourcentage de plaines disponibles ou sous
exploitées, de la perte de la fertilité des montagnes due à l’érosion et des conditions climatiques difficiles. Le
manque de capital et les problèmes phytosanitaires restent des contraintes majeures actuelles à l’avancement de
l’agriculture de la région. Les habitants s’adonnent aux activités les plus faciles, voire la coupe des arbres pour
la production de charbon de feu. Entreprendre des activités visant à renforcer la production agricole s’avère
nécessaire en vue de résoudre des problèmes de sécurité alimentaire graves à Jean-Rabel.
III.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1.- Objectifs
Mettre en place une boutique d’intrants en vue de répondre aux besoins agricoles les plus urgents;
Vulgariser les techniques agricoles les plus élémentaires répondant aux caractéristiques du milieu.
Mettre à la disposition des exploitants agricoles un fonds de crédit agricole;
2.2.- Activités
Formation des agriculteurs et vulgarisation des principes d’agriculture durable et conservationniste;
Expérimentation et démonstration de nouvelles techniques de cultures et de conservation des produits;
Distribution d’outils aratoires aux organisations (lot de 11 outils environ), 100 outils par type;
Construction de silos dans chacune des sections communales de Jean-Rabel en vue de la conservation des
produits agricoles (maïs, mil, pois de souche, pois congo, ricin, etc…), pour les périodes difficiles;
Formation sur les techniques de gestion financière et organisationnelle;
Mise en place de la boutique d’intrants.
Recrutement et Installation du comité de gestion de la boutique et du fonds d’assistance financière
2.3.- Intrants
Ressources humaines locales et externes;
Ressources financières;
Appui des organisations locales;
Intrants agricoles (semences d’espèces résistantes à la sécheresse)
2.4.- Extrants à court terme
De silos sont construits à travers toute la commune.
53
Les agriculteurs maîtrisent les techniques de préparation d’engrais organiques (traitement des déchets
organiques en vue de la fabrication du compost) et de l’agriculture conservationniste ;
Des organisations ou associations d’agriculteurs sont approvisionnées en semence (haricot, pois congo, pois
de souche, maïs, mil, ricin) ;
Un fonds de crédit agricole fonctionne;
Un comité de gestion de la boutique et du fonds d’assistance financière installé;
2.5.- Résultats potentiels à long terme
Augmentation très marquée de la production agricole;
Amélioration de la sécurité alimentaire;
Diminution de la pression sur les ressources ligneuses;
Amélioration des conditions environnementales;
Renforcement organisationnel.
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2.- Risques et obstacles
Le renforcement de l’aide alimentaire entreprise par certaines organisations peut influencer
négativement le déroulement du projet.
3.4.- Ressources financières
Le coût prévisionnel du projet est de : 417,353.00U$D
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social
Participation communautaire
ONG local
Cash $US
417,353.00
250,411.00
125,000.00
Nature
25,000.00
16,942.00
54
P R O J E T 013
I.
IDENTIFICATION DU PROJET
1.1. Titre du projet
:
Construction de citernes familiales et communautaires dans
le département de la Grand-Anse
Montagnac, Fond-Rouge (Jérémie), Lopineau (Roseau) et JeanBellune (Pestel)
1.2. Localisation
:
1.3. Secteur
:
Ressources en eau
1.4. Option
:
Préservation et Conservation des Ressources en eau (Option 5)
1.5. Durée
:
2 ans
1.6. Justification
La pénurie d’eau reste le besoin le plus déterminant
des communautés de Montagnac, Fond-Rouge,
Lopineau et Jean-Bellune. De par leur position
topographique, ces localités, n’ont pas pu bénéficier
de points de résurgence. Les changements
climatiques ont amplifié considérablement la
disponibilité en eau pour ces populations. Les
modifications dans la fréquence des précipitations
sont très visibles.Pire encore, dans cette zone, il n’est
pas rare d’observer plus de 7 mois de sécheresse
dans une année et la majorité de la population n’a
pas de moyen de collecte d’eau de pluie de grande
capacité. Les structures de stockagesont ou
inexistantes ou inadéquates. Les femmes et les
enfants sont donc obligés de parcourir des kilomètres
pendant plusieurs heures à la recherche d’un point d’eau où ils doivent en plus se battre pour se procurer le
liquide précieux, compte tenu du nombre élevé de localités qui s’y desservent. De plus, cette eau est parfois de
qualité douteuse et nuit à la santé des communautés. Des actions auraient déjà été entreprises par des institutions
d’aide au développement en vue d’atténuer le problème en construisant certaines citernes familiales en appui à
la production maraîchère et à l’arboriculture fruitière. Cependant, les quelques citernes construites ne
parviennent pas à combler les besoins de la population. La construction de citernes de grande capacité selon une
approche communautaire, dispersées dans un plus grand nombre de localités serait un moyen d’aider les
communautés à faire face au problème de pénurie d’eau auquel elles sont confrontées
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1.- Objectifs
Permettre aux familles des différentes communautés de se procurer de l’eau durant la période de
sécheresse;
Éviter les situations de tension sociale, générée par la crise de l’eau;
Soulager les femmes dans leurs tâches domestiques en leur fournissant une source d’eau de proximité.
2.2.- Activités
Conscientisation les populations sur la nécessité de la gestion de l’eau;
55
Formation sur le traitement de l’eau en vue de l’amélioration de sa qualité.
Recrutement d’ouvriers qualifiés;
Approvisionnement du chantier;
Exécution des travaux.
2.3.- Intrants
Matériaux de construction (magasin);
Matériaux de construction (ressources locales);
Ressources humaines;
Activités de formation;
Participation locale.
2.4.- Extrants à court terme
Construction de 250 citernes de 15 m3 de capacité à raison d’une citerne pour chaque 3 familles ;
Les besoins en eau de 1150 familles sont satisfaites ;
La population est sensibilisée sur la gestion conservatoire de l’eau et sur le processus du maintien de sa
qualité.
2.5.- Résultats potentiels à long terme
Contrôle de certains germes de maladies;
Disposition de l’eau pour une longue période de l’année;
Développement de l’esprit de solidarité au sein de la population dans la gestion de bien commun;
Développement de petites activités agricoles, notamment les cultures maraîchères entreprises par des
femmes durant la période sèche;
Amélioration de la sécurité alimentaire.
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2.- Risques et obstacles
Problème dans l’emplacement des citernes. Le choix des sites peut provoquer au départ de vives
tensions au sein des 3 familles qui seront les bénéficiaires de la citerne. Il va falloir dans ce cas donner
la priorité aux maisons à capacité de collecte importante.
3.4.- Ressources financières
Le coût prévisionnel du projet est de :828,955.00U$D
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE
Fonds Assistance Economique et Social
Participation communautaire
ONG local
Cash $ US
828,955.00
528,955.00
225,000.00
Nature $US
25,000.00
50,000.00
56
P R O J E T 014
I.- IDENTIFICATION DU PROJET
1.1.- Titre du Projet : Réduction de la vulnérabilité des ressources en eau par la Réhabilitation de
vingt cinq points d’eau dans les quatre communes du Bas Nord-Ouest
1.2. Localisation
:
Jean-Rabel, Baie de Henne, Bombardopolis, Môle Saint-Nicolas
1.3. Secteur
:
Agriculture et Eau Potable
1.4. Option
:
Préservation et conservation de l’eau (option 5)
1.5. Durée
:
2 ans
1.6.- Justification
Le problème commun et criant aux 4
municipalités du Bas Nord-Ouest reste le manque
d’eau chronique. La population est obligée de
parcourir des kilomètres à la recherche de l’eau. Les
quelques ouvrages hydrauliques repérés ont été
construits il y a des dizaines d’année. Cependant,
depuis
leur
construction,
aucun
travail
d’aménagement n’a été fait. Ces captages sont en
train de péricliter. Vu leur état lamentable, ils
méritent d’être considérés avec attention d’autant
plus que l’eau des captages sert non seulement
d’aliment de boisson aux communautés, mais aussi
est utilisée dans la réalisation de certaines tâches
quotidiennes et dans la mise en valeur de certains
périmètres agricoles, dégradés par la sécheresse. Il importe donc non seulement de les améliorer mais encore
d’en agrandir la capacité ou d’en construire de nouveaux en vue de la satisfaction d’une demande sans cesse
croissante.
II.- DESCRIPTION DU PROJET
2.1.- Objectifs
Refaire le captage, la mini adduction et la fontaine de 25 sources sur l’aire du Bas Nord-Ouest;
Satisfaire les besoins en eau potable et à usage domestique des agglomérations habitantles zones cibles.
Former des équipes pour la gestion des captages et la qualité de l’eau
2.2.- Activités
Rencontre avec les responsables locaux, les organisations communautaires et les comités chargés de la
gestion des captages
Formation et sensibilisation sur les techniques de traitement de l’eau;
Constitution ou recomposition des comités de gestion des captages;
Exécution des travaux.
57
2.3.- Intrants
Ressources humaines;
Équipement, matériel et fournitures;
Participation locale;
Formation et sensibilisation.
Matériaux de construction (magasin et resources locales)
3.4.- Extrants à court terme
Constitution de 25 comités dont les membres habitent à proximité des lieux de captage;
Formation des membres de ces comités ;
13 captages sont rétablis à Jean-Rabel et à Baie de Henne;
5 captages sont réhabilités au Môle Saint-Nicolas;
7 captages sont refaits à Bombardopolis;
2,500 familles environ sont satisfaites en eau pour combler leurs besoins quotidiens;
De petits périmètres agricoles situés proche des fontaines de distributions sont irrigués.
3.5.- Résultats potentiels à long terme
Éradication de certaines maladies liées à la consommation d’eau de mauvaise qualité;
Amélioration de la production agricole et de la sécurité alimentaire;
Développement de l’esprit de solidarité au sein de la population dans la gestion de bien commun;
Développement de petites activités agricoles, notamment les cultures maraîchères entreprises par des
femmes durant la période sèche;
Amélioration des revenus des familles
III.- MISE EN ŒUVRE
3.2.- Risques et obstacles
le choixdes sites pour l’emplacement des fontaines/réservoirs de distribution d’eau.
Non implication des autorités locales et des communautés de base ;
Troubles politiques
3.4.- Ressources financières
Les ressources prévisionnelles du projet sont évaluées à 220,932.00 USD
1- Coût Total Projet
2- GEF
3- Co-financement / Partenaires potentiels
Gvt. Haïtien / MDE/PIP
Fonds Assistance Economique et Social
Participation communautaire
Cash $US
220,932.00
130,532.00
75,000.00
Nature $US
10,400.00
5,000.00
59
Secteur
dominant
Localisation
Projet d’Aménagement de bassins versants, de
conservation de sols et de reboisement dans les
départements du Sud et de la Grande-Anse
Aménagement des bassins versants de la rivière
Grise dans le département de l’Ouest
Aménagement des bassins versants de la rivière
la Quinte (ravine Durée) et appui à la production
agricole dans le département de l’Artibonite
Aménagement de bassins versants, conservation
de sols et reboisement dans les départements du
Nord-Ouest et du Nord-Est
Aménagement de bassins versants, conservation
de sols et reboisement dans le département du
Sud-Est
Réaménagement et protection des zones côtières
du Nord-Ouest et du Nord-Est.
Réaménagement et protection des zones côtières
du département de l’Ouest
Réaménagement et protection des zones côtières
des départements du Sud et de la Grand-Anse
Coût Total de l’Option2 :
008
007
006
Option 2 : Gestion zones côtières
Coût Total de l’Option 1 :
005
004
003
002
001
zones
côtières
zones
côtières
zones
côtières
Agriculture
Agriculture
Agriculture
Agriculture
Agriculture
/sols
1,938,548.00
.
1,176,470.00
1,656,250.00
Montant
$US
U$ 7,903,926.00
Région nord du pays : Anse-à Foleur, Fort- 3,004,466.00
Liberté, Caracol, Terrier-Rouge et Ferrier
Département de l’Ouest : Port-au-Prince, La 2,775,960.00
Gonâve
Sud du pays : Baradères, Dame-Marie, Anse 2,123,500.00
d’Hainault, Les Irois
U$ 11,148,807.00
Région Nord du pays : Anse-à-Foleur ,Baie de
Henne, Bombardopolis, Jean-Rabel, Môle Saint- 3,564,479.00
Nicolas, Ouanaminthe, Mombin Crochu
Sud-Est du pays : Bainet, Belle-Anse, CayesJacmel, Côtes-de-Fer, Grand-Gosier, Jacmel, La 2,813,060.00
Vallée-de-Jacmel, Marigot, Plaine Mapou, Thiotte.
Zone centre du pays : Gonaïves (Artibonite)
Département de l’Ouest : Plaine du Cul de Sac
Sud du pays : Aquin, Jérémie, Lazile, Maniche,
Vieux-bourg d’Aquin
Option 1 : Aménagement des bassins versants et conservation des sols
No Titre du Projet
RÉPERTOIRE DES PROJETS PANA
3 ans
4 ans
4 ans
4 ans
4 ans
3 ans
3 ans
3 ans
Durée
Titre du Projet
Secteur
dominant
Ressources
Naturelles
Montant
$US
Zone centre du pays : Chenot ( Marchand
Dessalines)
Région nord du pays : Jean Rabel
2 ans
417,353.00
2 ans
2 ans
828,955.00
220,932.00
= U$ 24,463,823.00
U$ 1,049,887.00
Sud du pays : Montagnac, Fond-Rouge
(Jérémie), Lopineau (Roseau) et JeanBellune (Pestel) Raymond (Jean-Rabel
Région nord du pays : Jean-Rabel, Baie de
Henne, Bombardopolis, Môle Saint-Nicolas
U$ 683,553.00
2ans
3 ans
2 ans
Durée
266,200.00
U$ 3, 677, 650. 00
Cout prévisionnel du PANA:
11,148,807.00 +7,903,926.00 +3, 677, 650. 00 + 683,553.00 + 1,049,887.00
Coût Total de l’ Option 5 :
de citernes familiales
et
communautaires dans le département de la
Grand-Anse
014 Réhabilitation de vingt cinq points d’eau dans
lesquatre communes du Bas Nord-Ouest
013 Construction
Localisation
Sud-Est du pays : Anse-à-Pitres, Belle Anse
892,650.00
(Corail Lamothe et Pichon), Thiotte (Forêt des
Pins)
Région nord du pays : Capotille, Ferrier, 2,785,000.00
Mont-Organisé, Terrier-Rouge, Trou du Nord,
Vallières
Option 5: Préservation et Conservation des Ressources en eau
Coût Total de l’ Option 4 :
le département de l’Artibonite.
012 Appui au renforcement de la production agricole
à Jean-Rabel
011 Gestion améliorée des ressources naturelles dans
Option 4 : Préservation de la sécurité alimentaire
Total de l’ Option 3:
protection d’arbres fruitiers et forestiers dans le
département du Sud-Est.
010 Projet de réaménagement et de protection de
sites naturels dans le Nord-Est
009 Projet de reboisement ,de conservation et de
Option 3 : Valorisation et conservation des ressources naturelles
No
REPERTOIRE DES PROJETS PANA (Suite)
61
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