Mise à jour des messages clés : L'effet des récoltes en cours sur la consommation alimentaire et les prix reste limité, compte tenu des contraintes sociopolitiques et économiques actuelles
- Les récoltes de printemps sont inférieures à la moyenne et leur effet sur la consommation et les prix est limité par l'insécurité, le coût des semences, la réduction des superficies et le coût de la main-d'œuvre.
- Le contrôle des déplacements par les gangs contraint les agriculteurs à vendre localement plutôt qu'aux commerçants de la capitale, malgré la baisse saisonnière des prix.
- Les prix alimentaires restent supérieurs de plus de 80 pour cent à la moyenne triennale.
- L'inflation globale est passée de 23 pour cent en février à 28,3 pour cent en mai ; l'inflation des produits alimentaires et boissons non alcoolisées a atteint 40,5 pour cent en glissement annuel (BRH).
- Le premier contingent kényan de la MMAS est déployé mais pas pleinement opérationnel ; les violences visant les personnes ont augmenté de plus de 22 pour cent (ACLED), 80 pour cent de Port-au-Prince étant sous contrôle des gangs.
Cette mise à jour des messages clés porte sur juillet 2024. Une Crise (Phase 3 de l'IPC) généralisée persiste, la violence des gangs armés continuant de perturber les moyens d'existence des ménages pauvres et l'approvisionnement des marchés. Les agriculteurs, et en particulier les ouvriers agricoles, font face à des revenus inférieurs à la moyenne qui limitent leur consommation alimentaire. Cité Soleil et les ménages très pauvres d'autres communes de la zone métropolitaine, comme Croix-des-Bouquets, où la violence et la malnutrition aiguë persistent, restent en Urgence (Phase 4 de l'IPC).
Les récoltes de printemps sont en cours mais la production est estimée inférieure à la moyenne en raison de la rareté et donc du coût élevé des semences, de la réduction des superficies emblavées, de l'insécurité et du coût élevé de la main-d'œuvre. La récolte a temporairement amélioré la disponibilité locale et l'accès des ménages, dans une mesure limitée par rapport à la moyenne, et la violence des gangs, qui restreint la circulation des biens et des personnes et donc l'approvisionnement des marchés, empêche les agriculteurs de vendre aux meilleurs commerçants de la capitale et les contraint à écouler leur production localement malgré la baisse saisonnière des prix.
Les prix alimentaires demeurent anormalement élevés, à plus de 80 pour cent au-dessus de la moyenne triennale, malgré ce recul saisonnier des produits locaux, reflétant une inflation annuelle globale en hausse depuis février, de 23 à 28,3 pour cent en mai, tirée par une inflation des produits alimentaires et boissons non alcoolisées de 40,5 pour cent en glissement annuel selon la Banque de la République d'Haïti. Après plusieurs semaines de déploiement, le premier contingent de police kényan de la Mission multinationale d'appui à la sécurité n'est pas encore pleinement opérationnel et se concentre sur des tâches défensives essentielles telles que la sécurisation d'infrastructures vitales, dont les aéroports et les terminaux pétroliers ; la situation sécuritaire reste inchangée, avec une recrudescence récente des enlèvements.
Contrairement à la stabilité observée en juin, les données de l'ACLED montrent une hausse de plus de 22 pour cent des événements violents visant des personnes. L'insécurité reste concentrée dans l'Ouest, où 80 pour cent du territoire de Port-au-Prince est sous contrôle des gangs armés, et dans l'Artibonite, les affrontements fréquents entre gangs et forces de l'ordre continuant de perturber les marchés et les activités génératrices de revenus.
Texte Intégral du Document
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Comment citer
FEWS NET, 2024, Mise à jour des messages clés : L'effet des récoltes en cours sur la consommation alimentaire et les prix reste limité, compte tenu des contraintes sociopolitiques et économiques actuelles, https://reliefweb.int/node/4085109