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(2021) Ayiti: Chòk, mwayen egzistans agrikòl ak sekirite alimantè - rapò swivi, desanm 2021

(2021) Ayiti: Chòk, mwayen egzistans agrikòl ak sekirite alimantè - rapò swivi, desanm 2021

Òganizasyon Nasyonzini pou Manje ak Agrikilti (FAO) 2021 36 paj
Rezime — Rapò swivi FAO ki swiv kijan chòk youn apre lòt, tankou tranblemanntè out 2021 la ak tanpèt tropikal Grace, te afekte mwayen egzistans agrikòl ak sekirite alimantè an Ayiti jiska desanm 2021. Li dokimante domaj nan mache, enfrastrikti agrikòl ak pwodiksyon fanmi yo.
Dekouve Enpotan
Deskripsyon Konple
Rapò swivi FAO sa a egzamine chòk, mwayen egzistans agrikòl ak sekirite alimantè ann Ayiti an 2021, sou baz rezilta yon evalyasyon FAO/PAM ki te fèt an jiyè ak out 2021 epi ki pibliye an desanm 2021. Li analize ekspozisyon menaj yo ak chòk, chanjman revni, konsomasyon alimantè, estrateji adaptasyon, pwodiksyon ak komèsyalizasyon rekòt, ansanm ak pwodiksyon bèt. Echantiyon an kouvri 2,223 menaj nan dis depatman yo, atravè koleksyon done adistans Geopoll te fè. Rapò a jwenn menaj ki sibi chòk yo gen endis estrateji adaptasyon redui ki pi wo, plis konsomasyon alimantè pòv oswa limite, epi yo sèvi plis ak estrateji tankou depanse ekonomi, manje semans, achte manje sou kredi, prete manje, vann bèt, epi koupe depans sante ak edikasyon. Kiltivatè yo rapòte sifas kiltive oswa rekòt yo espere ki pi ba pou plizyè kilti, difikilte pwodiksyon ki mare ak aksè ak dlo, angrè ak semans, epi difikilte komèsyalizasyon tankou pri twò ba, mache ki pa aksesib ak depans ki twò wo. Elvè yo rapòte diminisyon cheptèl, difikilte pwodiksyon, pwoblèm aksè ak manje bèt, ak plis itilizasyon estrateji adaptasyon. Konklizyon an lye chòk ekonomik yo, pwoblèm aksè ak entran agrikòl ak aksè ak manje bèt ak bès revni epi presyon sou mwayen egzistans agrikòl yo.
Sije
AgrikiltiFNSRediksyon Risk
Jewografi
Nasyonal
Peryod Kouvri
2021-07 — ?
Mo Kle
shocks, agricultural livelihoods, food security, monitoring report, cereal production
Antite
FAO
Teks Konple Dokiman an

Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.

HAÏTI Chocs, moyens d’existence agricoles et sécurité alimentaire rapport de suivi décembre 2021 HAÏTI Chocs, moyens d’existence agricoles et sécurité alimentaire rapport de suivi décembre 2021 Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture Rome, 2021 CITER COMME SUIT FAO. 2021. Haïti | Chocs, moyens d’existence agricoles et sécurité alimentaire: rapport de suivi, décembre 2021. Rome. https://doi.org/10.4060/cb7958fr Les appellations employées dans ce produit d’information et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) aucune prise de position quant au statut juridique ou au stade de développement des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Le fait qu’une société ou qu’un produit manufacturé, breveté ou non, soit mentionné ne signifie pas que la FAO approuve ou recommande ladite société ou ledit produit de préférence à d’autres sociétés ou produits analogues qui ne sont pas cités. ISBN ISBN 978-92-5-135472-8 © FAO, 2021 Certains droits réservés. Cette œuvre est mise à la disposition du public selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution-Pas d’Utilisation Commerciale-Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 Organisations Intergouvernementales (CC BY-NC-SA 3.0 IGO; https://creativecommons.org/licenses/by-ncsa/3.0/igo/legalcode.fr). Selon les termes de cette licence, cette œuvre peut être copiée, diffusée et adaptée à des fins non commerciales, sous réserve que la source soit mentionnée. Lorsque l’œuvre est utilisée, rien ne doit laisser entendre que la FAO cautionne tels ou tels organisation, produit ou service. L’utilisation du logo de la FAO n’est pas autorisée. 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Les règles de médiation applicables seront celles de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (http://www.wipo.int/amc/fr/mediation/rules) et tout arbitrage sera mené conformément au Règlement d'arbitrage de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI). Matériel attribué à des tiers. Il incombe aux utilisateurs souhaitant réutiliser des informations ou autres éléments contenus dans cette œuvre qui y sont attribués à un tiers, tels que des tableaux, des figures ou des images, de déterminer si une autorisation est requise pour leur réutilisation et d’obtenir le cas échéant la permission de l’ayant-droit. Toute action qui serait engagée à la suite d’une utilisation non autorisée d’un élément de l’œuvre sur lequel une tierce partie détient des droits ne pourrait l’être qu’à l’encontre de l’utilisateur. Ventes, droits et licences. Les produits d’information de la FAO sont disponibles sur le site web de la FAO (www.fao.org/publications) et peuvent être obtenus sur demande adressée par courriel à: publications-sales@fao.org. Les demandes visant un usage commercial doivent être soumises à: www.fao.org/contact-us/licence-request. Les questions relatives aux droits et aux licences doivent être adressées à: copyright@fao.org. Photographie de couverture: ©FAO Table des matières Abréviations et acronymes ........................................................................................ v Résultats clés............................................................................................................. vi Recommandations opérationnelles.......................................................................................... vi Méthodologie............................................................................................................. 1 Chocs .......................................................................................................................... 3 Production végétale et commercialisation des récoltes ........................................... 9 Production animale et commercialisation .............................................................. 18 Conclusion ................................................................................................................ 26 Recommandations .................................................................................................................. 26 Bibliographie ............................................................................................................ 27 iii Figures Figure 1. Proportion des ménages concernés par un choc ..........................................................3 Figure 2. Nature des chocs rapportés par les ménages .............................................................. 4 Figure 3. Variation des revenus des ménages interrogés............................................................ 5 Figure 4. Baisse du revenu des ménages interrogés ................................................................... 6 Figure 5. Pourcentage de ménages interrogés ayant recours à des stratégies d'adaptation .... 7 Figure 6. Score de consommation alimentaire (SCA) .................................................................. 8 Figure 7. Situation alimentaire des ménages interrogés ............................................................. 8 Figure 8. Calendrier agricole en Haïti........................................................................................... 9 Figure 9. Principales cultures pratiquées ................................................................................... 10 Figure 10. Évolution des surfaces cultivées ............................................................................... 11 Figure 11. Récoltes attendues.................................................................................................... 12 Figure 12. Pourcentage de ménages cultivateurs ayant rapporté des difficultés de production ..................................................................................................... 13 Figure 13. Principales difficultés de production rapportées par les cultivateurs...................... 14 Figure 14. Pourcentage de ménages de cultivateurs ayant rapporté des difficultés de commercialisation ......................................................................................... 15 Figure 15. Principales difficultés de commercialisation rapportées ......................................... 16 Figure 16. Conséquences de la sécheresse sur les ménages interrogés ................................... 17 Figure 17. Part des départements dans la population totale d’éleveurs .................................. 18 Figure 18. Répartition des éleveurs par principales espèces .................................................... 19 Figure 19. Pourcentage d'éleveurs rapportant des difficultés de production .......................... 20 Figure 20. Principales difficultés de production rapportées par les éleveurs ........................... 21 Figure 21. Principales sources d'alimentation du bétail ............................................................ 21 Figure 22. Proportion de ménages d'éleveurs rapportant ou non des difficultés de production selon l'évolution de la taille de leur cheptel ...................................................... 22 Figure 23. Stratégies d'adaptation des moyens d'existence selon l'évolution de la taille du cheptel ................................................................................................................. 23 Figure 24. Score de consommation alimentaire selon de l'évolution de la taille du cheptel ................................................................................................................. 24 Figure 25. Évolution du revenu selon la variation de la taille du cheptel ................................. 24 Figure 26. Indice réduit des stratégies d'adaptation en fonction de l'évolution de la taille du cheptel ................................................................................................................. 25 Tableau Tableau 1. Taille de l’échantillon par département ..................................................................... 1 iv Abréviations et acronymes covid-19 maladie à coronavirus 2019 FAO Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture SCA Score de consommation alimentaire SMIAR Système mondial d'information et d'alerte rapide sur l'alimentation et l'agriculture PAM Programme alimentaire mondial USAID Agence des États-Unis pour le développement international v Résultats clés > Au cours des trois mois précédant l’enquête réalisée entre juin et août 2021, une forte prévalence des chocs touchant les moyens d’existence des ménages interrogés a été identifiée. Plus de la moitié des ménages signale ainsi la survenue d’un choc, cette proportion étant plus importante en zone rurale. > Une diminution du pouvoir d’achat a notamment été rapportée, avec un impact direct sur la consommation alimentaire et les stratégies d’adaptation mises en œuvre. > Au niveau national, la production végétale constitue la principale source de revenu pour environ un tiers des ménages. > La surface plantée a diminué pour environ un tiers des ménages interrogés, dont une part importante a rencontré des difficultés de production, alors que 61 pour cent des répondants prévoient une récolte inférieure à celle de l’année précédente. Recommandations opérationnelles > Une approche axée sur le renforcement des moyens d’existence est recommandée, notamment via des activités génératrices de revenus. Par ailleurs, un meilleur accès aux intrants afin de soutenir la production animale et végétale doit être privilégié. vi Méthodologie Avec le soutien financier de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dirige la mise en place d'un centre de données et d'analyse dans le contexte de la maladie à coronavirus 2019 (covid-19) et d'autres chocs. L'objectif de ce projet est d'améliorer la prise de décision pour soutenir la sécurité alimentaire et les moyens d’existence de tous les acteurs des principales chaînes de valeur qui concernent les cultures, l'élevage et la pêche dans les pays en crise alimentaire hautement prioritaires, en mettant l'accent sur les producteurs. Dans le cadre du système de surveillance, les données sont périodiquement collectées, principalement par le biais d'entretiens téléphoniques assistés par ordinateur. Au cœur du centre de données se trouve une enquête auprès des ménages qui est statistiquement représentative au niveau du département (avec un niveau de confiance de 95 pour cent et une marge d'erreur de 10 pour cent), y compris un quota représentatif de ménages agricoles. Concernant ce premier cycle en Haïti, les données ont été collectées entre le 23 juin et le 21 août 2021, conjointement avec le Programme alimentaire mondial (PAM). L’échantillon de 2 223 ménages a été sélectionné via la numérotation aléatoire par Geopoll, institution américaine spécialisée dans la collecte de données à distance (tableau 1). Tableau 1. Taille de l’échantillon par département Nombre de ménages interrogés Départements Artibonite 247 Centre 142 Grand’Anse 184 Nippes 178 Nord 232 Nord-Est 110 Nord-Ouest 169 Ouest 517 Sud 214 Sud-Est 230 Total 2 223 Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation de la FAO/PAM, juillet/août 2021 1 L’estimation de la population totale réalisée en 2015 par l'Institut haïtien de statistique et d'informatique a permis de pondérer les données recueillies selon le poids démographique des départements et la proportion respective des ménages urbains et ruraux. La principale limitation de l’enquête concerne la modalité de collecte des données (lors d’entretiens téléphoniques), qui privilégie les ménages moins vulnérables, pouvant se permettre l’achat et la recharge d’un téléphone. 2 Chocs Au cours des trois mois précédant l’enquête, une forte prévalence des chocs touchant les moyens d’existence des ménages interrogés a été enregistrée. Plus de la moitié des ménages rapporte ainsi la survenue d’un choc, avec une proportion plus importante (58 pour cent) parmi la population vivant en zone rurale (figure 1). Une diminution du pouvoir d’achat (hausse des prix des denrées alimentaires ou perte de revenu) est notamment signalée, avec un impact direct sur la consommation alimentaire et les stratégies d’adaptation mises en œuvre. Figure 1. Proportion des ménages concernés par un choc au cours des trois mois précédant l’enquête 58% 52% 44% Grandes agglomérations Petites agglomérations Zone rurale Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 Plus d’un quart de l’échantillon (28 pour cent) rapporte le décès ou la maladie d’un membre du ménage comme le principal choc subi. Comparativement aux ménages urbains, les ménages ruraux ont été moins touchés par la maladie/le décès, mais signalent plus fréquemment l’impact de la sècheresse. 3 Par ailleurs, parmi les ménages indiquant la survenue de chocs, la grande majorité (89 pour cent) n’a subi qu’un seul choc; plus de la moitié (55 pour cent) rapporte un décès ou une maladie au sein du ménage (figure 2), 18 pour cent un choc de nature économique et 8 pour cent la violence et les vols, notamment dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite (où les villes de Port-au-Prince et des Gonaïves sont notamment victimes de violences des groupes armés et de violences politiques depuis plusieurs années). Figure 2. Nature des chocs rapportés par les ménages ayant subi un unique choc au cours des trois mois précédant l’enquête Autres catastrophes Choc agricole humaines 2% 4% Autre 6% Catastrophe naturelle 7% Violence/vols 8% Maladie/décès au sein du ménage 55% Perte d'emploi/du pouvoir d'achat 18% Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 4 Plus de la moitié des ménages déclare une perte de revenu par rapport à la même période de l’année précédente (pour 15 pour cent, une baisse de plus de 50 pour cent). Cette baisse est particulièrement sensible pour les ménages tirant leur principale source de revenus du travail journalier non-agricole, du petit commerce et des cultures de rente (figure 3). Les pêcheurs, éleveurs et travailleurs journaliers agricoles sont aussi concernés par une diminution de revenu, mais ils ne représentent que 4 pour cent de l’échantillon. Les producteurs de céréales sont 63 pour cent à rapporter une baisse de leurs revenus. Ceci pourrait indiquer que, dans un contexte socio-politique agité, l’activité économique rencontre des difficultés à retrouver le niveau observé avant la pandémie. Figure 3. Variation des revenus des ménages interrogés, par source principale (par rapport à la même période de l’année précédente) Emploi stable 3% 20% 40% 30% 8% Salaire journalier non-agricole 22% Auto-emploi 19% 45% 18% 15% 4% Commerce agricole informel 20% 46% 12% 18% 4% Envoi de fonds et aide 16% 40% 18% 26% Commerce agricole formel 12% 44% 18% 22% 54% 10% 30% 11% 31% Production de légumes/fruits 6% 10% 20% 48% 4% Élevage et produits animaux 17% Pêche 19% 46% 11% 17% 7% Culture de céréales 17% 46% 12% 21% 4% 41% Cultures de rente 26% Produits forestiers et de brousse 24% 25% Salaires journaliers agricoles 20% 32% 14% 19% 40% 19% 29% 0% Importante baisse… 5% 26% 20% 100% Baisse Stabilité Hausse Importante hausse… Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 5 Dans les départements du Centre et du Sud-Est, plus de 60 pour cent des ménages interrogés ont déclaré un revenu inférieur à celui de l’année précédente (figure 4). Figure 4. Baisse du revenu des ménages interrogés par département Artibonite 16% Centre 43% 22% Grand'Anse 19% Nippes 18% Nord 16% Nord-Est 38% 32% 31% 38% 12% 41% Nord-Ouest 16% 37% Ouest 15% 39% Sud 16% 37% Sud-Est 16% 43% 0% 70% Importante baisse (plus de 50% en moins) Baisse Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 Les résultats de l’enquête suggèrent une association entre choc, diminution de revenu et consommation alimentaire. Si la proportion de ménages présentant une consommation alimentaire pauvre et limite (évaluée selon le score de consommation alimentaire) est importante même parmi le groupe qui n’a subi aucun choc, elle est significativement plus élevée chez les ménages ayant déclaré un choc (75 pour cent des ménages ayant déclaré un choc présentent un score de consommation acceptable, contre 81 pour cent des ménages n’ayant affronté aucun choc) 1. En outre, l’indice réduit des stratégies d’adaptation 2 est plus élevé chez les ménages concernés par un choc, ce qui confirme une corrélation entre une consommation alimentaire réduite et les efforts réalisés pour la compenser: en moyenne, l’indice présenté par les ménages ayant subi un choc est de 21, tandis qu’il est de 15 pour les ménages non concernés par un choc. La survenue des chocs est ainsi associée à la perte de capitaux des ménages, notamment la cession de leurs biens et capitaux productifs. Si une proportion élevée de ménages interrogés est engagée dans des stratégies d’adaptation, cette part est encore plus importante chez ceux qui ont été touchés par un choc (figure 5). 1 Cette association est démontrée par le test du Khi-carré de Pearson positif, avec p < 0,005. 2 mesuré par un test de Student (p > 0,0005). 6 Figure 5. Pourcentage de ménages interrogés ayant recours à des stratégies d'adaptation (selon que le ménage a ou non subi un choc) Dépense des économies 63% Consommation des semences 70% 56% Achat de nourriture à crédit 44% Économies sur la santé et l'éducation 41% Emprunt de nourriture 61% 58% 39% 37% Vente d'animaux 42% 32% Vente de la dernière femelle animale 38% 24% Vente de capitaux productifs 15% Perte de capitaux domestiques 14% Migration Recours à la charité 6% Vente de la maison et/ou de terres 5% 3% 27% 27% 15% 8% 11% Avec choc Sans choc Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 7 71% Cette association est confirmée par l’observation des groupes de consommation alimentaires: les ménages dont les revenus ont diminué présentent des scores de consommation alimentaire pauvres ou limites plus importants (figures 6 et 7). Figure 6. Score de consommation alimentaire (SCA) selon l'évolution du revenu des ménages interrogés 100% 0% 76% 80% 77% 16% 12% 15% 8% 8% Revenu en forte baisse (plus de 50% en moins) Revenu en baisse SCA pauvre 86% 85% 8% 11% 2% 10% 4% Revenu stable Revenu en hausse Revenu en forte hausse (plus de 50% en plus) SCA limite SCA acceptable Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 Figure 7. Situation alimentaire des ménages interrogés, selon l'indice réduit de stratégie d’adaptation 36% 54% 37% 35% 27% 11% Avec choc Phase 1 Minimale Sans choc Phase 2 Stress Phase 3 et au-delà Stress et au-delà Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 8 Production végétale et commercialisation des récoltes Au niveau national, la production végétale constitue la principale source de revenu pour environ un tiers des ménages, qu’ils soient impliqués dans la production ou la revente ou bien qu’ils exercent un emploi lié. Au moment de l’enquête, les récoltes de printemps, qui concernent notamment le maïs, étaient achevées et laissaient place aux cultures d’été et d’automne, dominées par les légumineuses. Figure 8. Calendrier agricole en Haïti Source: FAO - Système mondiale d’information et d’alerte rapide sur l’alimentation et l’agriculture (SMIAR), juin 2021 9 Si l’enquête a dénombré une grande variété de spéculations, le maïs et le haricot constituent la culture principale pour respectivement 24 et 20 pour cent des agriculteurs interrogés (figure 9). Figure 9. Principales cultures pratiquées par les ménages interrogés Artibonite 20% Centre 13% 30% Grand'Anse 3% 25% 10% 15% Nord-Ouest 18% Ouest 16% 38% 7% 5% 11% 7% 23% 27% 14% 10% 29% 15% 3% 4% 16% 38% 35% 36% 9% 17% 7% 23% 7% 9% 21% 17% 25% Sud-Est 27% 19% 13% 39% 5% 25% 37% Sud 10% 36% 44% Nord-Est 36% 22% 14% Nippes Nord 18% 9% 6% 7% 9% 7% 5% 4% 5% Maïs Fruits/légumes Légumineuses Tubercules Autres céréales Autres (cultures de rente, canne à sucre, etc.) Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 10 Pour environ les deux tiers des exploitants, la surface cultivée est restée stable ou a augmenté par rapport à l’année précédente (figure 10). Le tiers des agriculteurs rapportant une diminution déclare avoir rencontré des difficultés de production, liées notamment à l’accès à l’irrigation et aux intrants. Les cultivateurs de légumes et de maïs ont rapporté, à respectivement 42 et 45 pour cent, une diminution de la surface exploitée. Par ailleurs, la commercialisation a posé certains problèmes, en particulier pour les producteurs de légumes. Figure 10. Évolution des surfaces cultivées rapportée par les ménages interrogés (par rapport à la même période de l'année précédente) Cultures de rente 5% Riz 8% Maïs 8% Autres céréales 8% Tubercules 5% 31% 34% 30% 37% 28% 32% 19% 7% Très inférieure (plus de moitié moins) 27% 13% 15% 7% 39% 22% 5% 38% 23% 5% 31% 30% 25% 35% 37% Stable Supérieure 21% Très supérieure (plus de moitié plus) Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 11 4% 51% 42% Inférieure 5% 38% 26% 10% Fruits Total 30% 28% Légumineuses Légumes 30% 4% En revanche, les récoltes attendues étaient inférieures à celles de l’année passée pour une majorité de producteurs, en particulier concernant les céréales – autres que le riz – et le maïs (figure 11), alors que ces cultures sont celles qui présentent le moins de difficultés (figure 12). Par ailleurs, les producteurs de légumes et de tubercules sont ceux qui ont rencontré le plus de difficultés. Figure 11. Récoltes attendues rapportées par les cultivateurs interrogés (par rapport à la même période de l'année précédente) Fruits 20% Légumes Culture principale 8% 25% Tubercules Légumineuses 40% 26% Riz 21% Artibonite 21% Centre 27% Grand'Anse 26% Nippes 19% Nord 20% Nord-Est 20% Nord-Ouest 26% 7% 4% 25% 8% 26% 4% 32% 2% 48% 20% Total 7% 5% 30% 11% 6% 4% 51% Autres céréales 27% 40% 10% 12% 13% 43% 22% Maïs 38% 29% 17% Cultures de rente Départements 22% 15% 13% 53% 40% 3% 6% 43% 2% 13% Sud 16% 44% 7% Sud-Est 20% 41% 7% 6% 5% 11% 6% Ouest 40% 24% 34% 42% 6% 11% 10% 3% 3% 10% 38% 41% 27% 27% 32% 4% 31% 6% 24% 0% 30% 28% 28% 8% 39% 1% 6% 19% 35% 6% 25% 0% 6% 28% 8% 5% 100% Baisse importante (>50%) Baisse Stabilité Hausse Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 12 Forte hausse (>50%) Figure 12. Pourcentage de ménages cultivateurs ayant rapporté des difficultés de production (par rapport à la même période de l'année précédente) Fruits 57% Culture principale Légumes 77% Tubercules 79% Légumineuses 70% Maïs 75% Riz 79% Autres céréales 81% Cultures de rente 76% Artibonite 80% Centre 73% Départements Grand'Anse 75% Nippes 68% Nord 77% Nord-Est 82% Nord-Ouest 80% Ouest 71% Sud 62% Sud-Est 72% Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 Le manque d’eau constitue la difficulté la plus fréquemment citée (20 pour cent des ménages) (figure 13), notamment dans les départements de l’Artibonite (34 pour cent), du Nord-Ouest (32 pour cent), du Centre (31 pour cent) et du Nord-Est (27 pour cent). Dans ces départements, les ménages interrogés déclarent plus fréquemment une diminution de leur récolte. Le maïs et les légumineuses (principalement haricot et arachide) semblent avoir été davantage concernés par le déficit hydrique que les fruits et légumes. Le riz (cultivé par 9 pour cent des agriculteurs, soit une proportion relativement importante) a été touché par la sécheresse et les difficultés d’accès aux engrais (indisponibles sur les marchés ou dont le prix avait augmenté). 13 Culture principale Figure 13. Principales difficultés de production rapportées par les ménages cultivateurs (par rapport à la même période de l'année précédente) Fruits 4% Légumes 4% 4% Tubercules 3% 3% Légumineuses 3% 4% Maïs 3% 3% 42% 50% Départements 53% 2% 3% 3% 34% 8% 31% 2% Grand'Anse 2% 1% Nippes 2% 2% Nord 2% Nord-Est 4% 3% Nord-Ouest 2% 4% Sud 51% 28% 6% Artibonite Ouest 39% 8% Autres céréales Centre 38% 38% Riz Cultures de rente 35% 21% 18% 22% 27% 32% 7% 1% 23% 2% 2% Sud-Est Accès à l'eau 22% 6% 4% Accès aux engrais Accès aux semences Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 14 Les producteurs rapportent avoir rencontré d’importantes difficultés lors de la commercialisation des légumes et des tubercules (figure 14). Figure 14. Pourcentage de ménages de cultivateurs ayant rapporté des difficultés de commercialisation (par rapport à la même période de l'année précédente) Fruits 45% Culture principale Légumes 89% Tubercules 76% Légumineuses 49% Maïs 43% Riz Autres céréales Cultures de rente 50% 15% 33% Artibonite Centre 60% 29% Départements Grand'Anse 67% Nippes 53% Nord 54% Nord-Est 54% Nord-Ouest 41% Ouest 53% Sud 60% Sud-Est 48% Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 Les différentes difficultés rencontrées sont citées avec une fréquence dépassant rarement 10 pour cent des producteurs. Cependant, les cultures de rente et la production fruitière ont été plus largement concernées par l’augmentation des coûts de commercialisation et les difficultés de transformation (figure 15); ceci pourrait être attribué à la hausse des prix du carburant qui – quoique la tendance récente soit à la baisse – n’ont pas rejoint le niveau de septembre 2020, avant la hausse de 52 pour cent. La diminution de la demande des commerçants habituels a été davantage mentionnée par les cultivateurs de légumineuses, de tubercules et de maïs, ainsi que dans les départements du Sud, de Grand’Anse et du Nord. Ces trois départements sont parmi ceux (avec le Centre et le Sud-Est) dans lesquels davantage de ménages ont rapporté une baisse de leurs revenus (figure 4). 15 Figure 15. Principales difficultés de commercialisation rapportées par les ménages de cultivateurs Fruits Légumes Culture principale Tubercules Légumineuses Maïs Riz Autres céréales Cultures de rente Artibonite Centre Départements Grand'Anse Nippes Nord Nord-Est Nord-Ouest Ouest Sud Sud-Est 0% 2% 4% 6% 8% Difficultés de transformation Baisse de la demande des commerçants habituels Coûts de commercialisation trop élevés Prix trop bas Marchés inaccessibles Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 16 10% Selon les graphiques présentés ci-après, la sécheresse semble être associée à une diminution de la production agricole (figure 16.1) et à une consommation alimentaire pauvre (figure 16.4). Cependant, les ménages touchés par la sécheresse n’ont pas rencontré davantage de difficultés de commercialisation (figure 16.2), ni une diminution plus importante de leurs revenus (figure 16.3). Ces résultats suggèrent que des causes structurelles et chroniques sont à l’origine de l’insécurité alimentaire. Figure 16. Conséquences de la sécheresse sur les ménages interrogés 16.1. Évolution de la récolte 16.2. Difficultés de commercialisation Importante diminution Diminution 50% 40% 55% 21% 20% Sans sécheresse Avec sécheresse 21% Sans sécheresse 16.3. Diminution du revenu Avec sécheresse 16.4. Scores de consommation alimentaire 71% 78% 42% 35% 9% 17% 18% 14% Sans sécheresse Avec sécheresse Sans sécheresse Importante diminution 19% 8% Diminution SCA pauvre Avec sécheresse SCA limite Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 17 SCA acceptable Production animale et commercialisation Dans le cadre de l’enquête, les éleveurs interrogés sont majoritairement issus de quatre départements: l’Artibonite (21 pour cent), l’Ouest (19 pour cent), le Sud (14 pour cent ) et le Nord (11 pour cent). Figure 17. Part des départements dans la population totale d’éleveurs Artibonite 21% Centre 7% Grand'Anse 6% Nippes 5% Nord Nord-Est Nord-Ouest 11% 3% 6% Ouest 19% Sud Sud-Est 14% 7% Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 18 Les caprins constituent la principale espèce élevée par les ménages interrogés (68 pour cent des éleveurs dans le département du Nord-Ouest), suivis de la volaille (45 pour cent dans l’Ouest). L’élevage porcin est prédominant dans le Centre (30 pour cent). Les bovins arrivent en quatrième position des espèces élevées au niveau national, avec une dominance dans le Nord-Est (19 pour cent des éleveurs) (figure 18). Les éleveurs de caprins rapportent principalement des difficultés d’accès à l’aliment pour bétail, alors que les volailles semblent avoir davantage été touchées par les maladies. Figure 18. Répartition des éleveurs par principales espèces Artibonite Centre Grand'Anse Nord-Est 19% 30% 41% Nord-Ouest Sud 6% 46% Sud-Est 5% 45% 34% 5% 11% 68% Ouest 15% 15% 21% 50% 7% 16% 15% 43% Nord 14% 22% 49% Nippes 30% 11% 10% 49% 6% 15% 18% 61% 19% 51% 13% 15% 0% 17% 11% 11% 100% Caprins Volaille Bovins Porcins Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 19 L’élevage porcin et bovin constituent les catégories pour lesquelles le plus de difficultés de production ont été rapportées. Cependant, en raison de l’importance du nombre d’éleveurs de caprins et de volaille, les problèmes rencontrés par ces derniers pourraient avoir un impact plus grand sur le secteur agricole dans son ensemble, et de l’élevage en particulier (figure 19). Figure 19. Pourcentage d'éleveurs rapportant des difficultés de production Artibonite Centre Grand'Anse Nippes Nord Nord-Est Nord-Ouest Ouest Sud Sud-Est 0% 20% Caprins 40% Volaille 60% Bovins 80% Porcins Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 20 100% Soixante-huit pour cent des éleveurs de caprins et de volaille ont vu la taille de leur cheptel diminuer. Les difficultés d’accès aux aliments et les maladies sont les entraves les plus fréquemment citées (figure 20). Figure 20. Principales difficultés de production rapportées par les éleveurs interrogés 17% 11% 5% Accès aux aliments Maladies animales Accès à l'eau Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 L’accès à l’aliment semble être un problème prédominant tant pour l’élevage de caprins que pour celui de volailles. Si, pour les volailles, l’achat d’aliments sur les marchés a été maintenu (figure 21), les éleveurs de caprins, qui ont recours aux pâturages, pourraient cette année souffrir des effets de la sécheresse et devoir se tourner vers l’achat d’aliments. Figure 21. Principales sources d'alimentation du bétail rapportées par les éleveurs interrogés Pâturages ouverts 42% 5% 35% Propre production d'aliments 15% 16% Achat d'aliments sur les marchés Pâturages communautaires 82% 6% 2% caprins volailles Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 21 L’analyse des difficultés rencontrées en fonction de l’évolution de la taille du cheptel rapportée montre peu de différence dans les réponses des éleveurs (figure 22). Ceci ne permet pas de conclure que les difficultés de production influencent la taille du cheptel, quand bien même le pourcentage d’éleveurs dénonçant une diminution de leur cheptel est supérieur de deux points lorsqu’ils ont rencontré des difficultés de production. Figure 22. Proportion de ménages d'éleveurs rapportant ou non des difficultés de production selon l'évolution de la taille de leur cheptel (augmentation ou diminution) Pas de difficulté de production 28% 72% Difficultés de production 26% 74% Augmentation du cheptel Diminution du cheptel Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 22 En outre, on constate que les éleveurs ayant observé une diminution de la taille de leur cheptel ont davantage recours aux stratégies de compensation (figure 23). Figure 23. Stratégies d'adaptation des moyens d'existence adoptées par les éleveurs interrogés selon l'évolution de la taille de leur cheptel (augmentation ou diminution) Dépense des économies Achat de nourriture à crédit 68% 42% Économies sur la santé et l'éducation 51% Consommation des semences 37% Vente d'animaux 38% 22% Vente d'actifs productifs 26% Vente de biens non-productifs 18% Achat de nourriture dans la rue 48% 47% 31% Vente de la dernière femelle animale Vente de la maison et/ou de terres 77% 63% 31% 25% 15% 13% 2% 7% Diminution du cheptel Augmentation du cheptel Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 23 63% Cependant, les éleveurs ayant rapporté une diminution de la taille de leur cheptel ne sont pas systématiquement ceux présentant un score de consommation pauvre (figure 24). La relation entre ces deux variables n’est pas manifeste; il en est de même pour le lien entre diminution du cheptel et variation du revenu (figure 25) et adoption de stratégies d’adaptation (figure 26). Figure 24. Score de consommation alimentaire (SCA) des éleveurs interrogés en fonction de l'évolution de la taille de leur cheptel (augmentation ou diminution) 79% 86% 18% 4% 9% 4% Augmentation du cheptel Diminution du cheptel SCA pauvre SCA limite SCA acceptable Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 Figure 25. Évolution du revenu des éleveurs interrogés en fonction de la variation de la taille de leur cheptel (augmentation ou diminution) 45% 46% 22% 20% 21% 13% 13% 10% 9% 2% Revenu en forte baisse (plus de 50% en moins) Revenu en baisse Revenu stable Augmentation du cheptel Revenu en hausse Revenu en forte hausse (plus de 50% en plus) Diminution du cheptel Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 24 Figure 26. Indice réduit des stratégies d'adaptation des éleveurs interrogés en fonction de l'évolution de la taille de leur cheptel (diminution ou augmentation) Artibonite 19 14 Centre 20 16 Grand'Anse 28 24 21 22 Nippes Nord 20 15 17 Nord-Est 21 23 Nord-Ouest Ouest 17 Sud 18 19 19 22 Sud-Est 0 5 10 15 Diminution 20 Augmentation Source: FAO 2021; résultats de l'évaluation FAO/PAM, juillet/août 2021 25 26 24 25 30 Conclusion Les chocs économiques et les problèmes d’accès aux intrants agricoles et à l’alimentation animale semblent avoir eu un impact important sur les moyens d’existence des ménages interrogés. Il s’agit aussi bien de la diminution de revenu que de l’augmentation du prix de certains produits essentiels, alimentaires ou non alimentaires. Dans un contexte économique fragile, la production agricole est en outre concernée par des difficultés liées à la sécheresse, notamment dans les départements de l’Artibonite, du Centre et du Nord-Ouest. Recommandations Une approche axée sur le renforcement des moyens d’existence, notamment sur des activités permettant de générer des revenus, est recommandée. Par ailleurs, un meilleur accès aux intrants afin de soutenir la production animale et végétale doit être privilégié. 26 Bibliographie FAO. 2021. SMIAR – Système mondial d’information et d’alerte rapide: Rapports de synthèse par pays – Haïti. www.fao.org/giews/countrybrief/country.jsp?code=HTI&lang=fr (page consultée en octobre 2021). 27 • L’élaboration de ce rapport a été rendue possible grâce au soutien du peuple américain à travers l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Le contenu du rapport relève de la seule responsabilité de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et ne reflète pas nécessairement la position de l'USAID ou du Gouvernement des États-Unis d’Amérique. Contacts Représentation de la FAO en Haïti FAO-HT@fao.org | www.fao.org/haiti Port-au-Prince, Haïti Bureau régional pour l'Amérique latine et les Caraïbes FAO-RLC@fao.org | www.fao.org/americas Santiago, Chili Division de la statistique – Développement économique et social Food-Security-Statistics@fao.org | Voices-Of-The-Hungry@fao.org www.fao.org/food-agriculture-statistics/statistical-domains/foodsecurity-and-nutrition/fr/ www.fao.org/in-action/voices-of-the-hungry/fr/ Rome, Italie Bureau des urgences et de la résilience OER-Director@fao.org | www.fao.org/emergencies Rome, Italie CB7958FR/1/12.21 Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture 28