(2012) Dinamik sosyal alantou akse ak te an Ayiti ak konsekans yo pou sekirite fonksye
Rezime — Modil sa a analize pratik sosyal ki antoure akse ak te epi efè yo sou sekirite fonksye an Ayiti.
Dekouve Enpotan
- Li defini yon reg legal oswa enstitisyonel nan sistem fonksye ak teritoryal Ayiti.
- Li bay prev sous prensipal ki soti nan Le Moniteur oswa yon depo legal piblik.
- Li soutni rechach sou kadas, anrejistreman, itilizasyon te, amenajman, te agrikol oswa domen piblik.
Deskripsyon Konple
Modil sa a analize pratik sosyal ki antoure akse ak te epi efè yo sou sekirite fonksye an Ayiti. Teks la antre nan kad legal ak enstitisyonel ki itil pou konprann administrasyon fonksye, amenajman teritwa, anrejistreman dwa, itilizasyon te riral oswa jesyon domen Leta an Ayiti.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Les dynamiques sociales
autour de l’accès à la terre en Haïti
et leurs implications pour la sécurité foncière
The social dynamics of land tenure in Haiti
and implications for tenure security
Module 5 – 2e partie
Véronique Dorner
Processus d’« informalisation » croissante ?
ou
perception croissante des limites
d’un système de validation légale des droits sur la terre
qui n’est souvent plus possible ?
Contexte d’augmentation de la pression
– sur les terres rurales (dégradation des sols…)
– sur les terres urbaines et péri-urbaines (« demande de ville »…)
Ce qui pose des problèmes
– Pour les interventions de soutien à l’agriculture, de protection des sols…
– Mais aussi pour la reconstruction, l’équipement des villes et les
infrastructures
Quelques cas fréquents
• La formalisation partielle des mutations lors des ventes
• La question des tè eritaj, tè eritye (les terres héritées)
• La dissociation de la propriété du sol et du bâti
• Les terres d’Etat terres de tous / les terres non titrées « vacantes et
sans maîtres » ?
Formalisation partielle des mutations
• Resi du notaire souvent considéré comme suffisant ?
– les ventes se font souvent dans l’urgence
– Le coût de la formalisation paraît disproportionné relativement à la
garantie qu’elle offre
– La formalisation n’est pas possible car les titres nécessaires pour
l’entreprendre n’existent pas ou n’existent plus
• Vente sous seing privé, enregistré ou non à la DGI…
• …
La confiance entre l’acheteur et le vendeur est souvent un élément essentiel
dans une transaction donnée, toute demande de formalisation pouvant être
comprise comme mettant en cause cette confiance
Une vision partagée de la transmission
des terres familiales ?
• Les terres « familiales », transmises par héritage, ont un
statut différent des terres achetées.
Elles restent dans la famille de fait, au moins sur trois ou quatre
générations : ce que recouvre le terme français « indivision ».
– La « bonne entente » familiale ne peut être mise en question
– Le partage formel peut impliquer une redistribution des parcelles
– Les conflits potentiels sont plus facilement gérés quand il reste
possible de jouer avec le temps
Il faudrait explorer les demande de sortie d’« indivision » (quand
et/ou pourquoi ?)
La possibilité existant de vendre ses « droits et prétentions » le
partage n’est pas indispensable…
Une vision des choses partagée par la justice ?
• Un partage formalisé pourra toujours être remis en cause
après-coup par un cohéritier s’estimant lésé
– Au-delà, la vente d’une parcelle issue d’un héritage ayant fait
l’objet d’un partage légal serait susceptible d’être remise en cause
pour les mêmes raisons
Tout semble se passer comme s’il n’y avait pas
d’application de la prescription sur les parcelles sortant
d’une famille
– Y a-t-il de fait une limite au-delà de laquelle la justice ne prend pas
en compte de telles revendications ?
L’informel garant –temporairede la paix des familles ?
Une gestion « privatisée » des terres d’Etat ?
• « Informalisation » des baux, avec la transmission par
héritage d’une parcelle affermée à l’Etat
• Changement d’usage des terres
• Sous-fermages
• Lotissements sur les terres d’Etat cédées en sous-fermage
– économie morale : on ne peut pas refuser de l’espace à un jeune
(de la famille ?) qui cherche à bâtir sa maison
– Cession du bail prévue par la loi mais pas d’exemple rencontré où
elle ait été effectivement menée à bien.
• Occupations
Partout dans les quartiers urbains récents :
Fréquente dissociation entre
la propriété du sol / la propriété du bâti
• Sous-fermage sur des parcelles de terres d’Etat bâties par
les sous-locataires
• Fermage sur des parcelles possédées en pleine propriété
ou en indivision, à des personnes qui y construisent leur
maison
• Sécurisation par le fèmaj sou pri dacha ?
Pistes de lectures
• LAROSE Serge, L’exploitation agricole en Haïti Guide d’étude
Montréal: Centre de recherches caraïbes, Université de Montréal,
1976, 69 p (classiques.uqac.ca/.../larose_serge/...haiti/exploitation_agricole_haiti.html )
• d'ANS, André-Marcel, «Institutions paysannes. Constitution,
légitimation et gestion de l'héritage foncier dans la plaine de
Port-à-Piment». Annales des pays d'Amérique Centrale et des Caraïbes
4. Presses Universitaires de France. Presses Universitaires d'AixMarseille. 1984
• ORIOL Michèle et DORNER Véronique « L’indivision en Haïti.
Droits et arrangements sociaux » in Economie rurale, n°330-331 :
161-174, juillet-septembre 2012
Sécuriser certains de ces arrangements à travers le
temps ?
Les connaître :
• Comment mieux éclairer la diversité des pratiques et leur éventuelle
efficacité actuelle?
• Quelles pourraient être, au cas par cas, les pistes pour assurer une
« sécurité foncière suffisante » pour les besoins de l’aménagement des
zones concernées
sur ces types de parcelles dont les possesseurs ne peuvent présenter
de preuves légalement valables de leurs droits ?
• Quelles instances seraient à même de garantir la sécurité future de
ces possesseurs ?