Renforcer le secteur du cacao en Haïti : alliances, accès et organisation - rapport final
- Le projet repose sur quatre composantes et la première est la plus large par sa portée : 2 526 producteurs formés à la gestion des ressources naturelles, plus de 7 500 formés à la gestion de l'exploitation et aux pratiques améliorées de production et de lutte contre les ravageurs, 265 102 plants de cacao produits au niveau des coopératives, des universités et du secteur privé, et des escouades de régénération intervenant sur 3 725 hectares pour dégager, tailler, sarcler, élaguer et replanter.
- Le volet génétique est celui dont l'horizon est le plus long. Une cartographie génétique du cacao de la Grand'Anse, menée avec l'Université des Indes occidentales, a établi la diversité de la région et identifié des arbres aux caractères recherchés ; ces arbres d'élite ont ensuite été multipliés par greffage grâce à des greffeurs formés par le projet, des jardins clonaux étant installés au niveau des coopératives, des universités et des entreprises privées pour conserver et multiplier les clones. Le CATIE a été associé pour caractériser le système agroforestier cacaoyer haïtien, et neuf jardins de démonstration ont porté l'apprentissage sur le terrain.
- La deuxième composante s'attaque à la valeur perdue après la récolte plutôt qu'au rendement : sept centres de fermentation et de séchage construits ou renforcés, une formation post-récolte pour 3 988 producteurs portant sur le séchage, le stockage et le contrôle de l'humidité, et 2 986 kits sur la production et la transformation adaptés, traduits, imprimés et distribués. La certification biologique a été appuyée pour deux coopératives et une entreprise privée, et de petits équipements de transformation ont été remis à huit transformateurs locaux.
- La troisième composante traite la finance et la gouvernance comme la contrainte déterminante des coopératives. Root Capital, devenu Caseli, a réalisé des diagnostics financiers pour 12 coopératives avec une assistance technique sur mesure ; une cartographie des institutions financières de la Grand'Anse et une foire de la finance à Dame-Marie ont mis ces institutions devant plus de 300 producteurs de quatre coopératives ; une étude des coûts et gains d'exploitation a été produite précisément pour démontrer la rentabilité et la solvabilité aux prêteurs. Des bases de données de membres ont été constituées pour permettre aux coopératives de satisfaire aux exigences de traçabilité des certifications biologique et Fairtrade, et le travail avec le Conseil national des coopératives a appuyé leur légalisation.
- La quatrième composante est celle des études, et leurs sujets nomment les lacunes constatées : la place des femmes dans la filière et les contraintes à leur intégration ; huit études de rendement examinant l'évolution des rendements après l'ouragan ; l'accès au crédit de base, y compris les conditions financières et administratives d'accès ; et l'accès au marché des producteurs de cacao dans dix communes du Nord et de la Grand'Anse.
- L'ouragan Matthew est le choc autour duquel le rapport est écrit, cité comme le plus important des défis et la raison du dimensionnement des travaux de pépinière et de régénération.
- Le partenariat est inhabituellement large pour un projet de filière et mérite d'être consigné : la BID et son Fonds multilatéral d'investissement, la Coopération suisse, CRS, Lutheran World Relief et Root Capital, en lien avec le MARNDR, le CATIE, l'Université des Indes occidentales, le Fine Cacao and Chocolate Institute, le Conseil national des coopératives et l'INCAH.
Rapport final d'un projet mis en œuvre en partenariat entre la Banque interaméricaine de développement, la Direction du développement et de la coopération suisse, Catholic Relief Services, Lutheran World Relief et Root Capital, conçu pour renforcer le secteur cacaoyer haïtien au bénéfice des acteurs de toute la filière. Le rapport s'organise autour de quatre composantes. La première visait à améliorer les rendements et la gestion environnementale des petites exploitations cacaoyères, en travaillant avec le CATIE pour caractériser le système agroforestier cacaoyer haïtien, en établissant neuf jardins de démonstration et en formant 2 526 producteurs à la gestion des ressources naturelles.
Le projet a également réalisé une cartographie génétique du cacao dans la Grand'Anse avec l'Université des Indes occidentales afin d'établir la diversité génétique régionale et d'identifier les arbres aux caractéristiques recherchées, puis a travaillé avec la firme locale Defi Developpement pour multiplier ces arbres d'élite par greffage et établir des jardins clonaux. Après les destructions du cyclone Matthew, le projet a facilité la production de 265 102 plantules de cacao. NOTE : ce document est un PDF scanné et nécessite une OCR.
Comment citer
Catholic Relief Services (CRS); Lutheran World Relief (LWR); Root Capital; Banque interaméricaine de développement (BID); Direction du développement et de la coopération (DDC), 2018, Renforcer le secteur du cacao en Haïti : alliances, accès et organisation - rapport final, https://agripubhaiti.org/wp-content/uploads/2025/03/CRS-Final-Report-CACAO.pdf