(FY2025) Note de Politique Monétaire
Resume — Ce rapport de la Banque de la République d'Haïti (BRH) analyse la politique monétaire au cours du premier trimestre de l'exercice fiscal 2024-2025. Il couvre l'environnement économique mondial et haïtien, les finances publiques, les agrégats monétaires et la performance du secteur bancaire.
Constats Cles
- L'environnement macro-économique mondial a connu une croissance modérée avec des disparités entre les pays.
- L'instabilité socio-politique persistante en Haïti a considérablement affecté l'activité économique.
- La BRH a maintenu sa politique monétaire, stérilisant l'excès de liquidité par le biais d'émissions d'obligations.
- L'économie haïtienne est piégée dans une trappe de croissance négative, enregistrant sa sixième année consécutive de contraction du PIB.
- Le système financier a alloué 96,47 % des crédits aux particuliers et 3,53 % aux institutions ou personnes morales.
Description Complete
Cette note sur la politique monétaire pour le premier trimestre de l'exercice fiscal 2024-2025 examine le contexte économique mondial et haïtien, soulignant une croissance mondiale modérée et une instabilité socio-politique persistante en Haïti. Il détaille la performance des finances publiques, des agrégats monétaires et du secteur bancaire, notant les efforts de la BRH pour gérer la liquidité et maintenir la stabilité dans un contexte de défis économiques. Le rapport aborde également la répartition du crédit et fournit une brève perspective sur les perspectives économiques futures.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
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..................................................................... PAGE 181. VUE D’ENSEMBLE
2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE GLOBAL AU PREMIER
TRIMESTRE 2025
2.1. ÉCONOMIE MONDIALE
2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE
SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX
3. FINANCES PUBLIQUES ET SECTEUR EXTERNE AU PREMIER
TRIMESTRE 2025
4.- DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU PREMIER
TRIMESTRE 2025
5. AGRÉGATS MONÉTAIRES AU PREMIER TRIMESTRE 2024
6. RÉSULTATS ET INDICATEURS DE PERFORMANCE DU SECTEUR
BANCAIRE
7. RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR CATÉGORIE, GENRE ET
RÉGION GÉOGRAPHIQUE
8. PERSPECTIVES
TABLE DES MATIÈRES
3
Note sur la politique monétaire
1
er
trimestre de l’exercice fiscal 2025VUE D’ENSEMBLE
1. VUE D’ENSEMBLE
Au premier trimestre de l’exercice fiscal 2024-2025, l’environnement macro-
économique mondial a connu une croissance modérée, notamment marquée par
des disparités observées au niveau des différents pays. Le ralentissement de la
hausse des prix observé en septembre 2024 a été moins important que prévu
au cours du trimestre sous-revue. Néanmoins, les principales banques centrales
ont poursuivi leur politique d’assouplissement monétaire, en vue de favoriser les
investissements et la consommation. Ce contexte reste cependant incertain en
raison des défis liés aux conflits géopolitiques et des éventuels changements de
politique envisagés par la nouvelle administration américaine.
Sur le plan interne, l’activité économique a été fortement affectée par l’instabilité
socio-politique persistante qui continue d’entraver les activités productives,
de limiter les échanges commerciaux et de restreindre les déplacements de la
population entre les zones géographiques du pays. Ces obstacles se sont traduits
par une intensification des tensions inflationnistes, malgré la stabilité du taux de
change et une évolution favorable des finances publiques. Cette dernière reste
ainsi en ligne avec les objectifs de financement monétaire nul inscrit dans le budget
2024-2025 et ciblés dans le programme économique et financier conclu entre les
autorités haïtiennes et le Fonds Monétaire International (FMI).
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL 4
Note sur la politique monétaire
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trimestre de l’exercice fiscal 2025
2. ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE
GLOBAL AU PREMIER TRIMESTRE
2024 - 2025
2.1. ÉCONOMIE MONDIALE
Au cours du premier trimestre 2025, l’activité économique au niveau mondial a
évolué de façon modérée en raison de l’inégalité entre les différentes régions. Si la
dynamique désinflationniste se confirme à l’échelle internationale, la convergence
vers un niveau stable et proche de l’objectif des grandes banques centrales reste
incertaine. Cette incertitude est particulièrement importante aux États-Unis, où
une accélération de la progression du niveau général des prix a été remarquée
entre octobre et décembre 2024. Ainsi, les principales banques centrales ont
décidé de ralentir le rythme de desserrement des conditions monétaires entamé
en septembre 2024. Conséquemment, en dépit des préoccupations relatives aux
tensions géopolitiques et celles en lien avec le changement dans la sphère politique
américaine, les projections de janvier 2025 du FMI tablent sur une augmentation
de 3,3 % du PIB mondial pour 2025, après 3,2 % en 2024.
Les défis entourant les mesures envisagées par la nouvelle administration américaine,
notamment en matière de politique commerciale, ont conduit les investisseurs à
adopter une attitude prudente, entraînant un recul de 5,6 % des investissements au
1
er
trimestre 2025. Néanmoins, la croissance économique aux États-Unis est restée
dynamique sur la période sous-étude (2,3 % contre 3,1 % au trimestre précédent),
impulsée notamment par l’augmentation des dépenses de consommation (+4,2 %).
Ainsi, malgré la progression plus rapide des prix sur le trimestre sous-étude (2,6 %
en décembre contre 2,1 % en septembre 2024), la Réserve fédérale américaine
(Fed) a décidé de maintenir l’assouplissement monétaire, en réduisant ses taux
directeurs d’un quart de point de pourcentage en décembre 2024, pour les inscrire
dans la fourchette comprise entre 4,25 % et 4,50 %, soit la troisième baisse depuis
septembre dernier.
Par ailleurs, l’activité économique dans la Zone Euro a été caractérisée par une
dynamique contrastée entre les différentes économies composant cette zone
1
.
La faible croissance économique (0,2 % contre 0,4 % au trimestre antérieur) qui
en a résulté, jointe à l’évolution relativement stable de l’inflation sur le trimestre
sous étude par rapport au trimestre précédent (2,2 % en moyenne d’un trimestre
à l’autre), a porté la Banque Centrale Européenne (BCE) à réviser à la baisse, une
fois de plus, son taux directeur pour le porter à 3,15 % (-25 points de base (pb) par
rapport à octobre 2024). Cette décision a aussi été motivée par les perspectives
1 Le PIB de l’Allemagne s’est contracté de 0,2 %, celui de la France de 0,1 %, tandis que l’Italie et l’Espagne
ont enregistré une croissance respective de 0,1 % et 0,8 % pour le premier trimestre 2024.
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL 5
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trimestre de l’exercice fiscal 2025
économiques incertaines liées à l’annonce des nouvelles mesures dans la politique
économique américaine.
Au niveau des économies émergentes, les prévisions de décembre de la
Commission économique pour l’Amérique latine et la Caraïbe (CEPALC) augurent
un ralentissement de la croissance de la zone à 2,2 % en 2024 après 2,3 % en 2023.
Ce manque de dynamisme économique au niveau de cette région découle des
conditions financières et commerciales fluctuantes sur le plan international, alors
que ces pays continuent d’être en proie à une faiblesse des investissements et à
un marché de l’emploi atone. Néanmoins, la tendance déflationniste constatée sur
le trimestre sous-étude (2,3 % contre 3,1 % au trimestre précédent) a favorisé le
desserrement de la politique monétaire par la majorité des banques centrales de
la région. De façon particulière, la résilience de l’économie dominicaine, traduite
par une croissance de 5,1 % du PIB en 2024 et d’une inflation (3,35 % en décembre
2024) comprise dans la fourchette cible [4 % ± 1 %], a facilité la poursuite du
relâchement des conditions monétaires par la Banque Centrale de la République
Dominicaine à travers la baisse de 75 pb du taux directeur, lequel s’est établi à 5,75 %
en décembre 2024.
Sur le marché international des matières premières, les prix des produits pétroliers
ont reculé, soutenus par l’offre des pays non-membres de l’OPEP+, notamment les
États-Unis, face à une demande mondiale moins importante, particulièrement en
raison du recul de celle de la Chine
2
. Conséquemment, le cours moyen du baril
de Brent a atteint 73,86 dollars ÉU en décembre 2024 contre 74,02 dollars ÉU en
septembre 2024. Le prix de celui du WTI s’est aussi replié de 0,17 % pour s’établir à
70,12 dollars ÉU. De même, le rythme de progression trimestrielle de l’indice FAO
des prix des produits alimentaires a ralenti, passant de 2,98 % en septembre 2024
à 1,93 % en décembre 2024.
Tableau 1
*Projecons janvier 2025 – Source : FMI | Sources : BLS, Eurostat, BCRD | ** décembre 2024 |
Indicateurs macroéconomiques par région et pays
États-Unis
Zone Euro
République
Dominicaine
Pays et Région/
Indicateurs Projection
de croissance*
Taux
d'inflation**
Taux de
chômage**
Taux
directeur**
2,7 %
1 %
5 %
2,6 %
2,4 %
3,35 %
4,1 %
6,3 %
5,3 %
4,25 % - 4,50 %
3,15 %
5,75 %
2 Il est à rappeler que la Chine est l’un des plus grands importateurs mondiaux de pétrole.
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL 6
Note sur la politique monétaire
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Graphique 1
Source : www.indexmundi.com/commodies
Prix du riz en dollar ÉU par tonne métrique
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
670
630
590
550
510
470
430
390
Graphique 2
Source : www.indexmundi.com/commodies
Prix du blé et du maïs en dollar ÉU par tonne métrique
525
475
425
375
325
275
225
175
125
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Blé
Maïs
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Graphique 3
Sources : www.eia.gov/Indexmundi
Prix du baril du West Texas Intermediate (WTI) en dollar ÉU
100.0
75.0
50.0
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE GLOBAL 7
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Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Graphique 4
Sources : www.eia.gov/Indexmundi
Prix du baril du Brent en dollar ÉU
125
100
75
50
2.2. ÉCONOMIE HAÏTIENNE
SECTEUR RÉEL ET ÉVOLUTION DES PRIX
Au niveau de la sphère réelle de l’économie haïtienne, la dégradation du climat
socio-politique et sécuritaire a freiné les activités génératrices de revenus,
accentuant ainsi les vulnérabilités structurelles du pays. Cette situation a fragilisé
l’appareil productif, entraînant une contraction de la production dans l’ensemble des
secteurs économiques. En effet, l’atonie de l’activité économique telle qu’indiquée
par l’évolution de l’Indicateur Conjoncturel d’Activité Economique (ICAE) au
quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2023-2024 s’est maintenue au cours des
trois premiers mois de l’exercice fiscal 2025, après un repli de 6 % au 4
e
trimestre
2024 par rapport au trimestre antérieur. En valeur cumulée, il a régressé de 4,2 %
sur l’exercice passé, drainé par la contre-performance des trois grands secteurs de
l’économie. Toutefois, le secteur financier a fait preuve de résilience, en affichant une
croissance de +1,9 % et +1,6 % respectivement sur une base trimestrielle et
annuelle.
En sus des contraintes liées à la fragmentation régionale paralysant les activités
commerciales, la production agricole s’est trouvée affaiblie, notamment en raison
des difficultés liées au coût élevé et de la délocalisation de la main-d’œuvre, ainsi
qu’aux contraintes d’accès aux intrants et au financement des producteurs. Ces défis
ont été aggravé par les pluies diluviennes qui se sont déversées sur les départements
du Nord, du Nord-Ouest, du Sud et de la Grand’Anse entre fin novembre et début
décembre avec des impacts néfastes sur les initiatives agricoles. En effet, outre des
pertes en vies humaines, ces chocs climatiques ont endommagé des routes et des
pistes agricoles, emporté des bétails et détruit les récoltes de ces agriculteurs
3
.
Il en est résulté une détérioration des conditions de sécurité alimentaire de la
3 Source : www.reliefweb.int
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ÉCONOMIQUE GLOBAL 8
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1
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trimestre de l’exercice fiscal 2025
population haïtienne, laquelle a été aggravée par l’augmentation du nombre des
personnes déplacées
4
. Ainsi, dans son rapport publié le 18 décembre 2024, la
Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) a estimé à près de 5,41
millions le nombre d’Haïtiens (48 % de la population analysée) faisant face à une
situation d’insécurité alimentaire aiguë au cours de la période allant d’août 2024 à
février 2025 contre 5,4 millions estimés en septembre 2024
5
.
Cette crise humanitaire s’observe dans un environnement caractérisé par une
progression plus soutenue des prix à travers le pays. Les goulots d’étranglement
qui perdurent, limitant l’offre de produits et de services dans les grands centres
commerciaux, ont entraîné une accélération de l’indice des prix à la consommation
sur le trimestre sous-revue comparativement au trimestre précédent. En variation
annuelle, l’inflation a atteint 28,5 % en décembre contre 27,9 % en septembre 2024.
Sur une base mensuelle, le taux d’inflation s’est établi à 3,6 %, portant l’inflation
cumulée d’octobre à décembre 2024 à 9,2 % contre 8,7 % à la même période de
l’exercice passé.
4 Le nouvel exercice de suivi de la mobilité du DTM (Round 9), mené par l’Organisation Internationale de
la Migration (OIM) du 1
er
novembre au 30 décembre 2024, indique que les personnes déplacées en Haïti ont atteint
1 041 000 à la fin de 2024.
5 IPC : Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire. La Phase 4 renvoie à des niveaux d’urgence
alimentaire et la Phase 5 à des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire.
Selon la CNSA, des 5,41 millions de personnes classifiées en IPC 3 ou pire, 2 millions de personnes (18 % de la population
analysée) sont en situation Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 3,4 millions de personnes (30 % de la population analysée)
sont en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).
FINANCES PUBLIQUES ET
SECTEUR EXTERNE 9
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3. FINANCES PUBLIQUES ET SECTEUR
EXTERNE AU PREMIER TRIMESTRE 2025
Au cours du premier trimestre 2025, les finances publiques ont été marquées
par une performance relative des organismes de perception, en dépit de la grève
épisodique des employés de la Direction Générale des Impôts (DGI), dans un
contexte de dégradation du climat sécuritaire paralysant les activités économiques.
En effet, les taxes et impôts collectés par l’État haïtien ont enregistré une hausse
de plus de 14 % comparativement à l’intervalle juillet-septembre 2024. Par ailleurs,
les ressources disponibles au 31 décembre 2024 se sont portées à 101 579,8 MG,
dont 48 003,3 MG de recettes fiscales et 53 576,5 MG d’autres ressources, ces
dernières étant constituées à 91,3 % par les produits des émissions de billets de
trésorerie dont l’encours s’est établi à 48 933,2 MG au cours des trois premiers mois
de l’exercice 2024-2025.
Parallèlement, une tendance similaire a été observée dans l’évolution des dépenses
publiques, lesquelles ont crû de 30,5 % en comparaison au trimestre précédent.
Elles ont atteint 44 240,06 MG durant la période sous-étude et ont représenté
38 % des décaissements totaux de l’État. Conséquemment, les opérations finan-
cières du Trésor public se sont soldées par un excédent au 31 décembre 2024, ce
qui a donné lieu à un remboursement de 3 619,3 MG de l’État à la BRH. Ce résultat
conforte l’objectif de financement monétaire zéro inscrit dans le budget 2024-2025
et consigné dans le programme économique et financier conclu entre les autorités
haïtiennes et le FMI.
Tableau 2
Sources : MEF/DCC_BRH
Recettes fiscales
Autres ressources
Emiss. nettes Bons du TP
Ressources totales
Dépenses budgétaires
Autres décaissements
Certificats de
Trésorerie et autres
Décaissement totaux
1
er
trim
2024
1
er
trim
2025
4
e
trim
2024
Exercice
2024-2025
48,988.22
48,962.68
46,912.75
97,950.91
44,129.01
48,215.26
45,049.00
92,344.27
48,003.30
53,576.52
48,933.19
101,579.82
44,240.06
72,390.83
41,125.80
116,630.89
42,105.21
53,389.34
37,450.31
95,494.54
33,911.96
56,579.39
44,118.50
90,491.35
48,003.30
53,576.52
48,933.19
101,579.82
44,240.06
72,390.83
41,125.80
116,630.89
Évolution des finances publiques (en MG )
FINANCES PUBLIQUES ET
SECTEUR EXTERNE 10
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En ce qui a trait au secteur externe, les échanges extérieurs au cours du premier
trimestre 2025 ont été caractérisés par une baisse des exportations et une légère
hausse des importations. En effet, selon les données disponibles pour le trimestre
sous revue, les exportations ont atteint 184,75 millions de dollars ÉU, soit une
chute de 13,6 % en glissement annuel. Par ailleurs, les importations ont totalisé
1 165,69 millions de dollars ÉU au premier trimestre 2024-2025, accusant une
augmentation de 0,7 % en variation annuelle. En revanche, le creusement de 4 %
du déficit commercial (-980,94 millions de dollars ÉU) sur une base annuelle a été
contrebalancé par la progression des transferts privés sans contrepartie.
En effet, sur la période allant d’octobre à décembre 2024, les remises migratoires
ont atteint 1 093,89 millions de dollars ÉU, ce qui renvoie à une hausse de
12,3 % par rapport au premier trimestre de l’exercice 2024. Il en est résulté un
renforcement de l’offre de devises qui, jumelé à un tassement de la demande de
dollars ÉU sur le marché, a contribué au maintien de la relative stabilité du taux
de change constatée depuis octobre 2023. Ainsi, au 31 décembre 2024, le taux
de référence de la BRH a enregistré un recul de 0,87 % en variation trimestrielle
pour se chiffrer à 130,3313 gourdes pour un dollar ÉU.
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Graphique 5
Source : BRH
Transferts privés sans contrepartie reçus de l’étranger
(en millions de dollars ÉU)
400
370
340
210
280
250
220
190
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Graphique 6
Source : BRH
Balance commerciale (en millions de dollars ÉU)
-130
-180
-230
-280
-330
-380
-430
FINANCES PUBLIQUES ET
SECTEUR EXTERNE 11
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er
trimestre de l’exercice fiscal 2025
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Graphique 7
Source : BRH
Taux de change nominal (fin de période)
154
144
134
124
114
104
94
84
74
64
Déc.-21
Févr.-22
Avr.-22
Juin-22
Août-22
Oct.-22
Déc.-22
Févr.-23
Avr.-23
Juin-23
Août-23
Oct.-23
Déc.-23
Févr.-24
Avr.-24
Juin-24
Août-24
Oct.-24
Déc.-24
Graphique 8
Source : BRH
Volume des transactions bancaires à l’achat et à la vente
sur le marché des changes (en millions de dollars ÉU )
300
250
200
150
100
50
0
Trans. à la vente Trans. à l’achat
DÉCISIONS DE POLITIQUE
MONÉTAIRE 12
Note sur la politique monétaire
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trimestre de l’exercice fiscal 2025
4. DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE
AU
PREMIER TRIMESTRE 2025
Au cours du premier trimestre de l’exercice fiscal 2025, la BRH a maintenu la posture
adoptée depuis tantôt deux ans (2), modulant ses actions pour atténuer les impacts
de cet environnement adverse sur la stabilité macroéconomique. Elle a poursuivi
ses opérations de stérilisation de la liquidité excédentaire du système financier à
travers des émissions de bons BRH, tout en gardant inchangés ses taux directeurs
et les coefficients de réserves obligatoires.
Ainsi, les coefficients de réserves obligatoires, en vigueur depuis août 2022, sont
restés à leurs niveaux respectifs de 40 % et 53 % pour les banques créatrices de
monnaie (BCM) et de 28,5 % et 41,5 % pour les banques d’épargne et de logement
(BEL), sur les passifs libellés en gourdes et en devises étrangères. Parallèlement, les
taux d’intérêt appliqués sur les bons BRH ont été maintenus à 6 %, 8 % et 11,5 %
pour les maturités de 7, 28 et 91 jours, respectivement. Quant à l’encours de ces
titres, il s’est inscrit à 21 450 MG au 31 décembre 2024, ce qui marque une légère
baisse par rapport au stock de septembre (22 050 MG), un niveau qui demeure
toutefois élevé dans un environnement peu favorable aux activités d’intermédiation.
Pour ce qui concerne les taux de mise en pension, ils ont été gardés à 17 % pour les
bons BRH et à 14 % pour les bons du Trésor.
Parallèlement, le dynamisme des transferts privés sans contrepartie a facilité
l’intensification des interventions de la Banque centrale sur le marché des changes,
avec des opérations nettes à l’achat s’élevant à 272,9 millions de dollars ÉU pour le
trimestre sous revue. Celles-ci lui ont permis de renforcer son coussin de réserves,
tout en contribuant à une relative stabilité du taux de change, dans un contexte de
tassement de la demande. Par ailleurs, les souscriptions aux obligations BRH se sont
poursuivies, l’encours de ces titres s’étant chiffré à 7 807,5 MG au 31 décembre
2024.
D’un autre côté, à travers la circulaire no 115-6, la BRH a reconduit les mesures
autorisant les institutions financières à accorder un moratoire sur les prêts éligibles
jusqu’au 30 septembre 2025 en vue d’alléger les charges financières des débiteurs
du système pénalisés par la dégradation de la conjoncture.
AGRÉGATS MONÉTAIRES 13
Note sur la politique monétaire
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trimestre de l’exercice fiscal 2025
5. AGRÉGATS MONÉTAIRES AU PREMIER
TRIMESTRE 2025
Les statistiques disponibles au 31 décembre 2024 font état d’une hausse de
14,45 % de la base monétaire au sens restreint et de 8,17 % de celle au sens large
par rapport au 30 septembre 2024. Parmi les composantes de la base au sens strict,
la monnaie en circulation a affiché la progression la plus soutenue, soit 17,04 %,
reflétant la hausse saisonnière de la demande d’encaisses de transactions en période
de fin d’années, tandis que les réserves en gourdes des banques commerciales
ont augmenté de 11,12 % sur la période. L’accroissement de la base monétaire a
été essentiellement influencé par la hausse des avoirs extérieurs nets de la BRH
(+12,64 %), impulsée en partie par les interventions nettes à l’achat de la Banque
centrale sur le marché des changes. Quant aux créances nettes de la BRH sur l’État,
elles se sont repliées de 2,85 %, en ligne avec le niveau de financement monétaire
nul prévu dans le budget et ciblé dans le programme conclu entre les autorités
haïtiennes et le Fonds Monétaire International.
S’agissant de la masse monétaire, les données provisoires de décembre 2024
indiquent une augmentation de 5,57 % de l’agrégat M3 par rapport à septembre
2024, alors que les agrégats M2 et M1 ont enregistré des taux de croissance
plus prononcés, soit 12,24 % et 15,95 % respectivement. Cette situation traduit
l’évolution notable des composantes en gourdes de l’offre de monnaie, en particulier
celles de la monnaie en circulation (+17,04 %) et des dépôts à vue qui ont crû de
14,39 %, tandis que les dépôts en devises étrangères du système ont très peu varié
(+0,04 %) sur l’intervalle sous revue. La progression de la masse monétaire découle
principalement de celle de 7,18 % des avoirs extérieurs nets du système bancaire,
en lien avec la bonne tenue des transferts des migrants qui ont significativement
augmenté en décembre 2024. De son côté, le crédit intérieur net a enregistré une
hausse de 0,76 %, le crédit public ayant affiché une variation de +0,23 %, alors
que le crédit au secteur privé s’est accru de 1,5 %. Une remontée du crédit en
dollars ÉU a été observée (+4 %), coïncidant avec une hausse des importations sur
le trimestre comparativement à un portefeuille de crédit en gourdes qui est resté
peu dynamique (+0,1 %).
RÉSULTATS ET INDICATEURS
DE PERFORMANCE 14
Note sur la politique monétaire
1
er
trimestre de l’exercice fiscal 2025
6. RÉSULTATS ET INDICATEURS DE
PERFORMANCE DU SECTEUR BANCAIRE
Les données provisoires disponibles au 31 décembre 2024 font état d’une
moindre performance du système bancaire en regard de l’évolution des principaux
indicateurs. Totalisant 8,9 milliards de gourdes, le produit net bancaire (PNB) généré
par le système a enregistré une baisse de 10,79 % en variation trimestrielle, ce qui
atteste de l’impact de la situation sécuritaire délétère, laquelle continue d’entraver
le fonctionnement normal des entreprises du pays. Ce fléchissement a été tributaire
principalement de la contraction de 22,7 % et de 4,7 % respectivement des
« Autres revenus » et des revenus d’intérêts sur les prêts. De plus, la contraction
plus prononcée des revenus bancaires par rapport aux dépenses d’exploitation a
conduit à un important recul de 24,71 % du bénéfice net du système bancaire, ce
dernier se chiffrant à près de 1,61 milliard de gourdes pour les trois premiers mois
de l’exercice 2025.
Par ailleurs, la progression des ratios clés du système témoigne des conséquences de
cette conjoncture adverse sur la rentabilité bancaire au cours du premier trimestre
comparativement au trimestre passé. En effet, sur la période allant d’octobre à
décembre 2024, le rendement de l’actif (ROA) s’est porté à 0,98 % contre 1,33 % au
trimestre précédent. Parallèlement, le rendement de l’avoir des actionnaires (ROE)
s’est établi à 11,62 % après avoir atteint 16,24 % au 30 septembre 2024.
Du côté des emplois, l’actif du secteur bancaire s’est inscrit à 666,76 milliards de
gourdes, soit une progression de 3,1 % par rapport au 30 septembre 2024. Cet
élargissement de la taille du bilan des banques résulte particulièrement de la hausse
notable de 19,6 % des « Bons du Trésor » (19,6 %), se substituant aux « Bons BRH »
dont l’encours a reculé de 5,9 % sur le trimestre considéré.
Parallèlement, l’analyse des données du premier trimestre 2024-2025 table sur
une consolidation de la structure financière du système bancaire. Ainsi, le ratio
« Avoirs des actionnaires en pourcentage de l’actif » s’est porté à 8,62 % contre
8,25 % au 30 septembre 2024, alors que le ratio « Dépôts en pourcentage de
l’actif » a légèrement reculé, passant de 81,82 % au 30 septembre 2024 à 81,30 %
à la fin du trimestre considéré. De même, les mesures de soutien prises par la
BRH, notamment les moratoires successifs octroyés sur les prêts, ont contribué
au maintien de la qualité de l’actif du système. Le coefficient d’arrérage mesuré
par le ratio « Prêts improductifs bruts en pourcentage des prêts bruts » est resté
relativement stable à 10,36 % sur le trimestre sous revue après avoir affiché
10,37 % au 30 septembre 2024. En revanche, le degré de couverture du système
bancaire par rapport aux risques de défaut de paiement des débiteurs du secteur
s’est inscrit en baisse au cours du trimestre considéré, en témoigne le coefficient
« Provisions pour créances douteuses en pourcentage des prêts bruts » qui est
passé de 82,77 % en septembre 2024 à 81,53 % en décembre 2024.
RÉSULTATS ET INDICATEURS
DE PERFORMANCE 15
Note sur la politique monétaire
1
er
trimestre de l’exercice fiscal 2025
S’agissant des ressources du système, les dépôts bancaires au cours du trimestre
sous-étude ont progressé de 2,4 % en variation trimestrielle, atteignant 542,05
milliards de gourdes. Considérant la composition de ces derniers, les dépôts à vue
restent prépondérants (38,4 %), suivis des dépôts d’épargne (28 %) et des dépôts
à terme (14,9 %).
Par ailleurs, comparé au trimestre précédent, le niveau de dollarisation s’est tassé
au cours du trimestre considéré, lequel témoigne d’une demande moins importante
de la devise américaine sur l’intervalle sous-étude. En effet, le ratio « dépôts en
devises converties en pourcentage des dépôts totaux » a reculé à 65,08 % au 31
décembre 2024 contre 67,07 % au 30 septembre 2024. Parallèlement, le ratio
« Portefeuille de prêts nets en devises converties en pourcentage des prêts totaux »
a atteint 61,09 % contre 60,24 % au 30 septembre 2024.
Considérant les taux d’intérêt bancaires sur les opérations en gourdes, ceux sur les
dépôts à terme (DAT) sont passés de 4,55 % au quatrième trimestre de l’exercice
antérieur à 3,83 % au 31 décembre 2024. S’agissant des prêts, les taux d’intérêt
se sont établis à 16,08 % contre 15,5 %. Conséquemment, le spread bancaire s’est
élargi, pour se porter à 12,25 % au premier trimestre de l’exercice fiscal 2025, après
10,95 % en septembre 2024.
En ce qui a trait aux opérations en devises, les taux d’intérêt sur les DAT ont maintenu
le statu quo, se chiffrant à 1,25 % en décembre 2024 comme en septembre 2024.
Il convient de noter que la rémunération moyenne sur les prêts en devises a
accusé une hausse pour s’établir à 10,58 % au cours du premier trimestre contre
10,08 % au dernier trimestre de l’exercice 2024. Il en est résulté un élargissement
de 50 points de base du spread, qui s’est inscrit à 9,33 % au terme du trimestre sous
revue.
Tableau 3
Sources : DSBIF/BRH
Ratios clés du système bancaire au 31 décembre 2024
Provisions pour créances douteuses
en pourcentage des prêts improducfs
Prêts en pourcentage des prêts bruts
Rendement moyen des prêts producfs
Ratios de rentabilité bancaire
ROA
ROE
Niveau de dollarisation du système
Dépôts en devises converes en
pourcentage des dépôts totaux
Portefeuille de prêts nets en devises converes
en pourcentage des prêts nets totaux
Ratios clés
du système bancaire Au 31
décembre 2024
Au 30
septembre 2024
Au 31
décembre 2023
84,71 %
8,77 %
13,58 %
1
er
trim 2024
1,19 %
14,42 %
Au 31 décembre 2023
67,74 %
53,51 %
82,77 %
10,37 %
12,93 %
4
e
trim 2024
1,33 %
16,24 %
Au 30 septembre 2024
67,07 %
60,24 %
81,53 %
10,36 %
11,99 %
1
er
trim 2025
0,98 %
11,62 %
Au 31 décembre 2024
65,08 %
61,09 %
RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR
CATÉGORIE, GENRE ET RÉGION
GÉOGRAPHIQUE 16
Note sur la politique monétaire
1
er
trimestre de l’exercice fiscal 2025
7. RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR CATÉGORIE,
GENRE ET RÉGION GÉOGRAPHIQUE
Les données collectées auprès des institutions financières par le Bureau
d’Information sur le Crédit (BIC) de la Banque centrale ont fait ressortir qu’au
cours des mois d’octobre à décembre 2024, le système financier a accordé environ
91 330 crédits, dont 96,47 % ont été alloués à des personnes physiques et 3,53 % à
des institutions ou personnes morales.
La répartition du portefeuille de crédit par monnaie a montré que les entreprises
et les particuliers ont bénéficié respectivement de 49,11 % et 50,89 % du total des
prêts en gourdes (61 402,77 MG et 59 245,8 MG chacun), alors que les personnes
morales ont bénéficié de 834,72 millions de dollars ÉU, soit 85,06 % du total des
crédits en devises étrangères accordés par le système sur la période considérée.
En ce qui a trait à l’analyse de l’encours des prêts répartis par genre, 65,32 % des
prêts en gourdes (38 980,57 MG) et 64,10 % du total du portefeuille du crédit
en monnaie étrangère (112,525 millions de dollars ÉU) ont été octroyés à des
hommes. Sur la période sous revue, seulement 34,68 % des prêts en gourdes
(22 398,023 MG) et 35,90 % en dollars ÉU (34,103 millions de dollars ÉU) ont été
accordés à des femmes.
Graphique 9
Sources : BIC/BRH
Ventilation du crédit du système financier en gourde s
accordés selon le sexe
Homme
Femme
34.68 % 65.32 %
RÉPARTITION DU CRÉDIT PAR
CATÉGORIE, GENRE ET RÉGION
GÉOGRAPHIQUE 17
Note sur la politique monétaire
1
er
trimestre de l’exercice fiscal 2025
Graphique 10
Sources : BIC/BRH
Ventilation du crédit du système financier en dollars ÉU
accordés selon le sexe
Homme
Femme
35.90 % 64.10 %
Considérés suivant la distribution géographique, la majorité des crédits a été
allouée à des bénéficiaires du Département de l’Ouest, soit plus de 75,12 % du total
du portefeuille global. S’ensuivent les Départements du Nord, de l’Artibonite et du
Sud avec des poids respectifs de 6,53 %, 4,77 % et 3,14 %.
Graphique 11
Sources : BIC/BRH
Répartition du crédit du système financier par région
géographique
Ouest
75 %
Centre
2 %
Grand-Anse
2 %
Nippes
2 %
Nord
7 %
Nord-Ouest
1 %
Nord-Est
2 %
Arbonite
5 %
Sud
3 %
Sud-Est
1 %
PERSPECTIVES 18
Note sur la politique monétaire
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er
trimestre de l’exercice fiscal 2025
8. PERSPECTIVES
Les difficultés de circulation des personnes et des produits ont entraîné des
répercussions négatives sur la production des biens et des services au cours du
premier trimestre 2024-2025. L’économie s’est ainsi enlisée dans une trappe à la
croissance négative, enregistrant sa sixième (6
e
) année consécutive de contraction
du PIB, soit -4,2 % en 2024 après -1,9 % en 2023.
Le rétablissement de la sécurité constitue une condition incontournable, laquelle
devrait contribuer à l’atteinte de l’objectif de financement nul inscrit dans le
budget de 2024-2025. Conséquemment, le désenclavement des différentes zones
géographiques du pays qui adviendrait, devrait concourir au ralentissement de la
progression des prix et favoriser la relance économique. Dans cette optique, la BRH
poursuit ses efforts pour contenir les mouvements déstabilisateurs des prix et du
taux de change, tout en prenant des initiatives qui visent à favoriser le financement
des activités productives à travers le système financier, en ciblant les secteurs
considérés comme des pôles de croissance.