Circulaire 6
Resume — Circulaire 6 de la Banque de la République d'Haïti — une règle prudentielle qui s'impose aux institutions supervisées par la BRH. Les circulaires constituent la réglementation prudentielle applicable aux institutions supervisées : exigences de fonds propres et de liquidité, normes de risque de crédit et de gouvernance, réserves obligatoires et règles de change.
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Texte extrait du document original pour l'indexation.
NORME RELATIVE A LA VÉRIFICATION EXTERNE DES CEC
Conformément à l’article 94 et suivants de la loi du 26 juin 2002 sur les Coopératives d’Épargne de
Crédit (CEC), les CEC et les vérificateurs externes sont tenus de respecter les dispositions
suivantes relatives à la vérification externe.
Les états financiers annuels doivent être dûment vérifiés par une firme comptable ou un comptable agréé
dont le nom figure sur la liste des comptables agréés publiée par l’Ordre des Comptables Professionnels
Agréés d’Haïti (OCPAH)
Toute CEC est tenue de communiquer à la BRH, à plus tard 45 jours après l’assemblée générale, le nom
de la firme ou du comptable retenu pour effectuer la vérification de ses états financiers. La BRH se
réserve le droit d’objecter le choix de la CEC, par avis motivé, dans un délai ne dépassant pas trente (30)
jours à compter de la date de réception du nom de la firme ou du comptable.
Les vérificateurs externes sont tenus de se conformer aux dispositions de la présente circulaire dans le
cadre de leur vérification des comptes des CEC.
La BRH peut, en cas de besoin, exiger une copie du dossier de vérification.
1
Aspects d’ordre général
La firme comptable doit établir un système de contrôle de la qualité visant à lui permettre d’obtenir
l’assurance raisonnable que les normes professionnelles ainsi que les dispositions règlementaires et
légales sont respectées. Dans le cas ou la vérification des états financiers est confiée à un comptable, son
travail doit être en mesure de donner le même niveau d’assurance de qualité que la firme.
Le système de contrôle de la qualité doit comprendre des politiques et procédures tenant compte de
chacun des éléments suivants :
• les responsabilités des dirigeants à l’égard de la qualité au sein de la firme;
• les obligations déontologiques;
• l’acceptation et la reconduction des relations clients et des missions de certifications particulières;
• les ressources humaines;
• l’exécution de la mission;
• la documentation relative à la mission;
• la surveillance.
a. Objectif de la vérification
L’objectif de la vérification externe des états financiers est de permettre d’exprimer une opinion
professionnelle sur la fiabilité de la situation financière de la CEC.
b. Étendue de la vérification externe
Ø La vérification externe devra être mené en conformité avec les normes internationales de
vérification (IFAC), et devra inclure les tests et contrôles que le vérificateur considèrera
nécessaire selon les circonstances;
Ø Le vérificateur doit prêter une attention particulière aux principaux soldes comptables,
notamment à l’encours des prêts et aux provisions pour créances douteuses, aux
liquidités et comptes assimilés, et aux soldes des financements;
Ø Le vérificateur utilisera des méthodes d’échantillonnage statistiques pour faire ses
contrôles;
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Ø Le vérificateur, s’il y a lieu, doit visiter un nombre représentatif de succursales ou points
de services chaque année;
Ø Le vérificateur doit, pour les besoins des tests, visiter un nombre représentatif de
membres ou usagers.
c. États financiers et autres informations
Les états financiers certifiés par le vérificateur comprendront :
Ø Le bilan
Ø L’état des résultats
Ø L’état des trop-perçus
Ø L’état de la répartition
Ø L’état des flux de trésorerie
Ø Notes et renseignements complémentaires
L’exactitude de l’information demandée dans ce document et la pertinence des procédures
employées pour l’obtenir relèvent prioritairement de la responsabilité de la direction de chaque
CEC, l’examen et l’opinion du vérificateur concerneront toutes les informations demandées dans
ce document, qu’elles apparaissent dans le corps principal des états financiers ou dans les
annexes accompagnants ces derniers.
d. Opinion du vérificateur
Le vérificateur externe doit exprimer une opinion sur les états financiers de la CEC conformément
aux normes internationales de vérification (IFAC).
e. Note aux dirigeants
Outre le rapport financier et l’opinion du vérificateur, celui ci devra rédiger une lettre au Conseil
d’Administration et à la Direction Générale de la CEC. Dans cette lettre, celui-ci devra :
Ø
Ø
Ø
Ø
Ø
Ø
Ø
Ø
Commenter les enregistrements, systèmes et contrôles comptables qui ont été examinés
pendant la vérification, en particulier les systèmes de gestion et d’enregistrement des
liquidités, le respect de politiques et procédures d’octroi et de décaissement des crédits, la
séparation des tâches dans les activités de crédit et de gestion des liquidités, les
procédures de dotation aux provisions pour créances douteuses, l’enregistrement et le
rattachement appropriés des dettes à court terme et charges à payer, etc.;
Commenter les autres systèmes et processus spécifiques, comme le système de gestion et
le système d’information de gestion, et, s’il y a lieu, en particulier au niveau des succursales
(points de service);
Faire des recommandations d’amélioration lorsque des faiblesses particulières ont été
identifiées au niveau des systèmes et contrôles mentionnés ci-dessus;
Commenter la structure organisationnelle de la CEC, particulièrement les rôles des
différents conseils et comités;
Communiquer tout autre problème identifié pendant la vérification qui pourrait affecter de
manière significative la poursuite des activités de la CEC ou que le vérificateur considère
comme pertinent;
Apporter un commentaire spécifique sur la pertinence et la cohérence des politiques de
dotation aux provisions pour créances douteuses, de radiation de créances, et si possible,
des politiques d’arrêt et d’annulation des intérêts à recevoir comptabilisés mais non perçus
sur les crédits en retard;
Présenter le sommaire des inexactitudes importantes et leur impact sur les états financiers;
Lister les écritures suggérées non comptabilisées par les dirigeants.
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2.
Présentation des états financiers
Les états financiers seront préparés conformément aux spécifications prévues ci-après ainsi qu’au plan
comptable des CEC
a. Informations des années antérieures
Les états financiers doivent comprendre l’information financière de l’année en cours et de l’année
antérieure. Si l’information financière de l’année antérieure, apparaissant dans les états financiers,
a été vérifiée par une tierce personne, le vérificateur externe doit le mentionner dans son rapport
et inclure une référence appropriée à la vérification de l’année antérieure (nom du vérificateur,
date du rapport, opinion exprimée).
Si les états financiers de l’année antérieure n’ont pas été vérifiés, le vérificateur externe doit porter
une attention particulière aux soldes d’ouverture et y faire référence dans son rapport.
b. Informations sur le portefeuille de crédit
Les états financiers doivent comprendre une annexe relative aux provisions pour créances
douteuses et aux radiations de créances. Cette annexe doit détailler sur une base comparative : le
montant brut de l’encours de crédits, le montant des provisions, le montant des radiations de
créances et le montant net de l’encours de crédit. Ces montants sont établis en fonction des
différentes catégories de retard selon la structure suivante :
Ø
Ø
Ø
Ø
De 1 à 30 jours de retard
De 31 à 90 jours de retard
De 91 à 180 jours de retard
De 181 et plus de retard
Les provisions doivent être constituées en fonction de la circulaire sur la gestion du crédit en
vigueur pour les CEC.
De plus, cette annexe, ou celle relative aux méthodes comptables, doit présenter une explication
claire et approfondie des politiques adoptées par la CEC concernant les dotations aux provisions
pour créances douteuses et les radiations de créances.
c. Séparation des subventions en tant que produits hors exploitation
Les états financiers des CEC doivent distinguer les subventions d’exploitation des produits
d’exploitation courants, notamment les revenus d’intérêts sur portefeuille de crédit, des revenus
de crédit autres que d’intérêts, les commissions perçues et autres. De plus, une distinction doit
être apportée entre les différentes sources de subventions. Une subvention provenant d’un fonds
de stabilisation doit être présentée séparément d’une subvention provenant d’une Organisation
non Gouvernementale (ONG), le cas échéant.
d. Identification des subventions en nature
En plus des subventions en numéraire, les CEC peuvent recevoir des subventions en nature qui
n’apparaissent pas toujours dans leurs comptes de résultats. Le vérificateur externe doit s’assurer
que toutes ces subventions sont comptabilisées à leur coût ou à leur valeur marchande lorsque
cela est possible.
Le compte de résultats doit inclure une charge suffisante pour l’amortissement de tous les
équipements reçus en dons.
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e. Détail des dettes
Les CEC sont parfois financées par des emprunts à des taux inférieurs à ceux du marché (taux
concessionnels). Afin d’obtenir une image juste du coût des fonds, le vérificateur externe doit
indiquer dans les notes aux états financiers comportant les informations suivantes pour toute dette
qui représente plus de 10% du total des engagements :
Ø Origine de la dette;
Ø Termes (montant, calendrier de remboursement incluant les périodes de grâce, taux d’intérêt);
Ø Montant moyen du principal restant dû sur la dette durant l’année, calculé sur une base
mensuelle;
Ø Montant global estimatif des versements à effectuer dans chacune des cinq prochaines
années en vertu des clauses de rachat et d’amortissement de la dette à long terme;
Ø Remboursements d’intérêts effectivement versés durant l’exercice au titre de la dette;
Ø Total des engagements hors bilan.
f.
Épargne
Si la CEC collecte à la fois de l’épargne libre et une épargne bloquée ces montants doivent être
présentés séparément, soit dans le corps des états financiers, soit dans une annexe.
g. Présentation des fonds propres
Le bilan doit présenter de manière détaillée les éléments constitutifs des fonds propres :
Ø
Ø
Ø
Ø
Ø
Capital social;
Surplus d’apport (subventions, dons et autres);
Réserves non réglementées et autres fonds propres, le cas échéant;
Fonds de prévoyance;
Résultats d’exploitation de l’exercice.
La somme de tous ces éléments doit être égale au total des fonds propres. Des notes explicatives
sur les composantes de ces derniers peuvent être présentées dans les notes aux états financiers.
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Aspects organisationnels et institutionnels
a. Contrôle interne
Le vérificateur externe doit mettre l’accent expressément, sur les procédures de contrôle interne
les plus importantes, notamment les procédures administratives et comptables, le contrôle
budgétaire et la gestion des systèmes d’information.
Les faiblesses ou carences dégagées au cours de l’évaluation de ces procédures doivent être
signalées, mêmes si elles n’ont pas encore donné lieu à des erreurs matérielles.
Le vérificateur externe doit s’assurer que les faiblesses ou les carences dégagées sont portées à
la connaissance du Conseil d’Administration, du Comité de Surveillance et de la Direction
Générale.
b. État d’exécution des plans de redressement
Lorsque la CEC est soumise à un plan de redressement, le vérificateur externe doit commenter de
manière détaillée les progrès réalisés par la CEC dans l’exécution de ce plan de redressement.
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Il doit donner expressément son opinion quant à la solvabilité de l’établissement et à l’adéquation
de son capital en tenant compte particulièrement :
Ø Du volume des actifs à risque;
Ø Des plans et des perspectives de croissance de l’activité;
Ø Du maintien des trop-perçus dans la CEC;
Ø Des concours financiers d’apporteurs externes de capitaux.
c. Procédures à suivre relativement au portefeuille de crédit
L’importance de la gestion saine et prudente du portefeuille de crédits d’une CEC est capitale. Le
vérificateur externe doit se prononcer sur les éléments suivants :
Ø La fiabilité des informations relatives à la gestion du crédit;
Ø La conformité des activités de crédits actuelles de la CEC par rapport aux procédures et
politiques en vigueur.
4. Communications
Le vérificateur externe doit faire preuve de diligence dans l’exécution de ses travaux. Il doit transmettre
son rapport à la BRH au plus tard cinq (5) mois après l’année financière de la CEC.
Si le vérificateur externe découvre des irrégularités, malversations, fraudes ou toute violation des
dispositions légales et réglementaires au cours de son travail, il devra en aviser immédiatement la BRH
ainsi que les personnes appropriées de la CEC ou de la FCEC le cas échéant.
Le vérificateur externe doit présenter le résultat de sa vérification aux dirigeants.
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Vérification des états financiers
A défaut par une CEC de faire vérifier ses livres et comptes ou de nommer un vérificateur indépendant
lors de son assemblée générale conformément à la présente circulaire, la BRH peut nommer un
vérificateur dont la rémunération sera à la charge de la coopérative.
Les dispositions de la présente circulaire entrent en vigueur le __________________________2008
Port- au- Prince, le _____________________2008
Charles CASTEL
Gouverneur
Banque de la République d’Haïti (BRH)
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ANNEXE
1. Procédures de test sur le rapport de suivi des crédits en retard
L’objectif de ces procédures est de tester le rapport de suivi des crédits en retard, par rapport au statut et
au montant réel des crédits en retard, et de vérifier la manière dont les remboursements perçus en
espèces sont enregistrés.
Tâches préparatoires :
Ø Discuter avec plusieurs employés en vue de déterminer le degré de fiabilité et de ponctualité des
rapports du système d’information sur l’état des remboursements;
Ø Discuter avec le personnel de la façon dont les différents types de remboursements (les
remboursements en espèces, par chèques (y compris les chèques provenant d’un tiers et les
chèques post- datés), le refinancement et la restructuration, le dépôts d’équipements, de stocks,
ou d’autres garanties matérielles, sont enregistrés dans les rapports sur la situation du
portefeuille;
Ø Examiner avec le service de comptabilité la méthode d’enregistrement de chacun des types de
remboursement énumérés ci-dessus. L’examen doit s’appliquer aux comptes qui sont affectés par
chaque type de remboursement, ainsi qu’à la politique et la pratique de la CEC en matière de
répartition entre principal et intérêts de ces remboursements, ou des remboursements en espèces
en retard. Les remboursements sont-ils enregistrés et répartis de la même manière dans le
système d’information comptable que dans le système de suivi des crédits?
Ø Examiner avec le service des crédits la politique de réception des différents types de
remboursements qui ne sont pas effectués en espèces, ou qui sont effectués partiellement. Cet
examen permet de déterminer quelles sont les autorisations nécessaires avant d’enregistrer ce
type de remboursements. Cette politique est-elle clairement énoncée dans le manuel de crédit de
la CEC et comprise par le personnel?
Ø Si les informations ci-dessus mentionnées n’ont pas été retrouvées, examiner avec le service
d’information de gestion dans quelle mesure le rapport de suivi des retards indique les crédits
dont les remboursements ont été reçus, intégralement ou partiellement, en espèce, par chèque ou
en nature.
Ø Analyser la politique existante et relever dans un document les éléments importants nécessitant
une mise à jour ou une modification dans les manuels de crédit et des opérations;
Ø Produire, sur la base des informations comptables et de suivi des crédits, un rapport préliminaire
sur la situation du portefeuille de crédit, faisant ressortir l’effet de chaque type de remboursement
non effectué en espèce sur la classification globale du portefeuille de crédit (âge des prêts) et
l’encours de crédits présentés dans les états financiers;
Ø Sélectionner les succursales ou points de service à visiter. Cette sélection doit se faire sur une
base d’importance;
Ø À une date donnée, au moins 60 jours avant le début de l’vérification, à laquelle il existe un
rapport complet de suivi des retards, choisir un échantillon de crédits en cours dans les
succursales ou points de service retenus, comme suit : premièrement obtenir une liste de toutes
les créances classées comme saines, choisir un échantillon d’au moins 25% du nombre total de
créances saines (par valeur), et documenter cette démarche, dresser une liste, en s’assurant que
toutes les succursales ou points de service à visiter sont couverts. Obtenir, ensuite, une liste de
toutes les créances classées comme douteuses. Sélectionner les crédits.
Procédure de test de l’échantillon :
Ø Pour chacun des crédits sélectionnés, comparer l’échéancier de remboursement avec les
bordereaux d’attestation des remboursements effectivement perçus. Déterminer la nature et les
dates des six derniers remboursements. Classer les crédits par type de remboursement perçu.
Rédiger et expliciter les résultats des tests;
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Ø Pour chacun de ces remboursements, vérifier dans le grand livre : la conformité aux principes
d’enregistrement des intérêts et du principal, et aux principes d’enregistrement et de traitement
comptable des remboursements non effectués en espèces, établis par la CEC. Rédiger et
expliciter les résultats des tests;
Ø Pour les créances douteuses, définir l’âge réel des remboursements en retard d’après
l’échéancier des remboursements, et la comparer avec l’âgée des impayés établis par la CEC.
Ceci peut être fait en comparant le compte du membre avec le rapport de suivi des retards.
Rédiger et expliciter les résultats des tests;
Ø Pour chacun des crédits sélectionnés, déterminer si le crédit précédent du client a été soldé par
des remboursements non effectués en espèces, ou seulement partiellement (par restructuration,
refinancement, chèques post- datés, chèques provenant d’un tiers, dépôt d’équipement ou
d’autres garanties matérielles). Ceci peut être effectué en examinant les deux ou trois derniers
remboursements sur le crédit précédent du membre, afin de déterminer son comportement de
remboursement. L’attestation du dernier remboursement sur ce crédit doit être vérifiée de façon à
déterminer la nature réelle des remboursements. Rédiger et expliciter les résultats des tests;
Ø Pour chacun des crédits sélectionnés vérifier sa conformité avec les politiques en vigueur.
2.
Procédures de test de conformité aux politiques et procédures de crédit
L’objectif de cet examen est de déterminer le degré de conformité aux politiques et procédures de crédit,
surtout en ce qui concerne les principaux facteurs de risques de crédit.
Tâches préparatoires :
Ø Discuter avec plusieurs employés des politiques et indicateurs régissant les décisions de crédit,
en prêtant particulièrement attention à ceux qui peuvent être mesurés de manière objective. Le
vérificateur externe et le responsable du crédit doivent se mettre d’accord sur un nombre limité
(par exemple cinq à huit) de ces indicateurs, en examinant particulièrement les éléments les plus
importants en termes de profil de risque du portefeuille de crédits, et qui doivent normalement être
suivis en toutes circonstances. Peuvent être pris en compte, par exemple, les types d’indicateurs
suivants : caractéristiques du client (âge, activité professionnelle, casier judiciaire vierge);
capacité de remboursement (méthode pour évaluer la capacité de remboursement, niveau
minimum de la capacité de remboursement, variations de la capacité de remboursement, type
d’activité à financer); historique des crédits s’il y a lieu; taille du crédit et montant des
remboursements réguliers par rapport aux indicateurs clés de l’activité (tels que le fonds de
roulement, le total des ventes, le résultat net, les crédits et remboursements antérieurs, et les
garanties matérielles); et la méthodologie d’octroi des crédits (critères d’octroi suivant qu’il
s’agisse d’un prêt de groupe et d’un prêt individuel);
Ø Analyser ces indicateurs en vue de déterminer les faiblesses et recommander que les plus
pertinents soient intégrés dans la politique de crédit,
Ø Sélectionner un échantillon de crédits en utilisant les mêmes procédures que celles utilisées pour
tester le rapport de suivi des retards, et documenter cette démarche.
Procédure de test de l’échantillon :
Ø Pour chacun des échantillons de crédits sélectionnés, demander les fiches de crédit
correspondant au crédit en cours et aux deux crédits précédents, s’il y a lieu. Rédiger et expliciter
les résultats des tests.
Ø Pour chacun des crédits sélectionnés, y compris les crédits antérieurs, tester la conformité à la
politique de crédit établie par rapport à un nombre limité d’éléments clés énumérés à la section 4.
Pour certains indicateurs, la conformité est fondée sur des ratios figurant dans une même
demande de crédit (comme le rapport de la capacité de remboursement au montant à
rembourser). Dans d’autres cas, l’indicateur compare les données des deux crédits successifs
(comme le taux de croissance de la taille du crédit ou du montant du remboursement). Rédiger et
expliciter les résultats de ces tests.
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