(2024-12) RAPPORT FLASH: 207 Personnes Exécutées par le Gang de Wharf Jérémie (Port-au-Prince)
Resume — Entre le 6 et le 11 décembre 2024, le gang de Wharf Jérémie à Port-au-Prince a exécuté au moins 207 personnes, dont des pratiquants de Vodou âgés et leurs familles. Les victimes ont été tuées à la machette ou par balle, et leurs corps ont été brûlés ou démembrés et jetés à la mer. Ce rapport souligne le contexte alarmant de violence et d'impunité généralisée en Haïti.
Constats Cles
- Au moins 207 personnes ont été exécutées par le gang de Wharf Jérémie entre le 6 et le 11 décembre 2024 à Port-au-Prince.
- Les victimes comprenaient des pratiquants de Vodou âgés accusés de sorcellerie, leurs membres de famille et des individus soupçonnés de divulguer des informations.
- Les corps ont été brûlés ou démembrés et jetés à la mer pour détruire les preuves des meurtres.
- L'impunité généralisée permet aux chefs de gangs comme Micanor Altès d'opérer avec peu ou pas de responsabilité de la part des autorités haïtiennes.
- Plus de 5 358 personnes ont été tuées et 2 155 blessées en Haïti depuis janvier 2024 en raison de la violence des gangs.
Description Complete
Ce rapport flash détaille l'exécution d'au moins 207 personnes (134 hommes et 73 femmes) par le gang criminel de Wharf Jérémie, dirigé par Micanor Altès, à Port-au-Prince entre le 6 et le 11 décembre 2024. La majorité des victimes étaient des personnes âgées accusées de pratiquer le Vodou et d'avoir prétendument causé la maladie de l'enfant du chef de gang, ainsi que leurs membres de famille ou ceux soupçonnés de divulguer des informations. Les meurtres ont impliqué des tirs ou des machettes, suivis de tentatives d'effacer les preuves en brûlant ou démembrant les corps et en les jetant à la mer. Le rapport souligne également le contexte plus large de l'escalade de la violence des gangs, des violations des droits humains et de l'impunité généralisée en Haïti, notant que plus de 5 358 personnes ont été tuées et 2 155 blessées depuis janvier 2024.
Le document décrit en outre la gouvernance criminelle du gang, son contrôle sur la zone portuaire et son retrait de la coalition Viv Ansanm. Il formule des recommandations aux autorités haïtiennes, y compris le Procureur de la République, le Conseil Présidentiel de Transition et la Police Nationale d'Haïti, pour assurer l'accès à la justice et reprendre le contrôle territorial. Les recommandations à la communauté internationale se concentrent sur le soutien à la Mission Multinationale d'Appui à la Sécurité, la lutte contre l'impunité et l'application d'embargos sur les armes plus stricts.