Violences sexuelles à Port-au-Prince : une arme utilisée par les gangs pour instiller la peur
- Les gangs armés ont utilisé le viol et le viol collectif comme arme systématique pour instiller la peur, étendre leur contrôle territorial et soumettre les populations.
- Les survivantes documentées comprenaient des femmes et des filles de tous âges.
- Les victimes se heurtaient à de graves obstacles pour accéder aux soins, à la justice et à la protection.
- Ces violences se sont intensifiées avec l'effondrement du maintien de l'ordre dans les quartiers disputés de Port-au-Prince après 2021.
Ce rapport conjoint d'octobre 2022 du BINUH et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) examine l'usage des violences sexuelles par les gangs armés de Port-au-Prince comme arme délibérée de terreur et de contrôle territorial. À partir d'entretiens avec des survivantes et des témoins, il documente viols et viols collectifs commis lors des attaques de gangs, aux lignes de front entre territoires rivaux, pendant les enlèvements et comme moyen de soumettre les populations des zones convoitées. Le rapport décrit le profil des victimes, femmes et filles de tous âges, les graves préjudices physiques et psychologiques subis et les obstacles à l'accès aux soins, à la justice et à la protection. Il replace ces violences dans la montée en puissance des gangs après l'assassinat du président Moïse en 2021 et l'effondrement quasi total de la police nationale dans les quartiers disputés. Il formule des recommandations aux autorités haïtiennes et aux partenaires internationaux sur la prévention, la réponse médicale et psychosociale centrée sur les survivantes, la documentation et la responsabilité des auteurs.
Comment citer
Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH); Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), 2022, Violences sexuelles à Port-au-Prince : une arme utilisée par les gangs pour instiller la peur, https://www.ohchr.org/en/documents/country-reports/sexual-violence-port-au-prince-weapon-terror-used-gangs-instill-fear