RAPPORT TRIMESTRIEL SUR LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME EN HAÏTI
Resume — Ce rapport trimestriel détaille la situation des droits de l'homme en Haïti de juillet à septembre 2025, soulignant la violence généralisée des gangs, des groupes d'autodéfense et des forces de sécurité. Il couvre les meurtres, les blessures, les enlèvements et la violence sexuelle, ainsi que l'impact sur les droits économiques, sociaux et culturels. Le rapport examine également le fonctionnement du système judiciaire et les efforts de lutte contre la corruption et le trafic d'armes.
Constats Cles
- 1 247 personnes ont été tuées et 710 blessées par des gangs, des groupes d'autodéfense et les forces de sécurité entre juillet et septembre 2025.
- La violence des gangs s'est étendue vers les zones périphériques et rurales, notamment dans les départements de l'Artibonite et du Centre, malgré quelques reculs dans la capitale.
- La violence sexuelle et le trafic d'enfants, y compris le recrutement et l'exploitation, sont systématiquement utilisés par les gangs pour subjuguer les populations.
- Au moins 1 400 000 personnes étaient déplacées en Haïti au 30 septembre 2025, avec des augmentations significatives dans l'Artibonite et le Centre.
- Le système judiciaire fait face à des défis persistants pour lutter contre les crimes de masse, la corruption et le trafic d'armes, les enquêtes ne montrant aucun progrès significatif dans les affaires emblématiques.
Description Complete
Ce rapport trimestriel du Service des Droits de l'Homme (SDH) du BINUH offre un aperçu complet de la situation des droits de l'homme en Haïti entre juillet et septembre 2025. Il documente un nombre élevé de meurtres et de blessures résultant de la violence des gangs, des opérations des forces de sécurité et des actions des groupes d'autodéfense, avec une concentration significative dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et les départements de l'Artibonite et du Centre. Le rapport détaille la dynamique de l'expansion des gangs, leur utilisation de la violence sexuelle et de l'exploitation des enfants, ainsi que l'impact grave sur les droits économiques, sociaux et culturels, y compris les déplacements internes massifs et la perturbation des services essentiels comme l'éducation et la santé.
En outre, le rapport évalue les défis persistants du système judiciaire pour lutter contre les crimes de masse, la corruption et le trafic d'armes, malgré quelques progrès dans la mise en place d'unités judiciaires spécialisées. Il souligne également les préoccupations concernant les conditions de détention et les exécutions sommaires présumées par des policiers. Le document se termine par des recommandations au gouvernement haïtien et à la communauté internationale pour renforcer les forces de sécurité, garantir la responsabilisation, protéger les populations vulnérables et soutenir le déploiement complet de la Force de Suppression des Gangs.