Rapport trimestriel sur la situation des droits de l'homme en Haïti, avril - juin 2025
Resume — Ce rapport détaille la situation des droits de l'homme en Haïti d'avril à juin 2025, soulignant la violence généralisée des gangs, des groupes d'autodéfense et des forces de sécurité. Il couvre les meurtres, les enlèvements, les violences sexuelles et l'impact sur les droits économiques, sociaux et culturels. Le document examine également le fonctionnement du système juridique et le soutien aux institutions nationales.
Constats Cles
- 1 520 personnes ont été tuées et 609 blessées par des gangs, des groupes d'autodéfense et les forces de sécurité entre avril et juin 2025.
- La violence des gangs s'est étendue aux départements du Centre et du Bas-Artibonite, tout en ralentissant dans la capitale, entraînant 1 300 000 personnes déplacées à l'échelle nationale.
- 814 personnes ont été tuées et 449 blessées lors d'opérations des forces de sécurité, 15% des victimes n'étant pas associées aux gangs et 36% des pertes étant dues à des drones explosifs.
- 628 victimes de violences sexuelles et 185 victimes d'enlèvements ont été enregistrées, le viol collectif étant la forme prédominante de violence sexuelle.
- Le procureur de Miragoâne aurait commis 27 exécutions extrajudiciaires au cours de la période de référence, portant le total à 83 depuis 2022.
Description Complete
Ce rapport trimestriel offre un aperçu complet de la situation des droits de l'homme en Haïti entre avril et juin 2025, documentant un nombre élevé de meurtres et de blessures résultant de la violence des gangs, des actions des groupes d'autodéfense et des opérations des forces de sécurité. Il souligne l'expansion des activités des gangs en dehors de la capitale, notamment dans les départements de l'Artibonite et du Centre, et l'utilisation continue de la violence sexuelle, des enlèvements et de l'exploitation des enfants par les groupes armés. Le rapport aborde également le déplacement significatif des populations, la destruction de biens et la perturbation des services essentiels comme l'éducation et la santé.
En outre, le document examine l'état du système juridique, notant les efforts pour lutter contre l'impunité et la corruption par la création d'unités judiciaires spécialisées et des enquêtes sur les violations graves des droits de l'homme. Il détaille les conditions déplorables dans les prisons haïtiennes, l'impact des sanctions internationales et le soutien continu apporté aux institutions nationales et aux organisations de la société civile pour renforcer la protection des droits de l'homme et l'engagement civique.