(2025-03) Rapport trimestriel sur la situation des droits de l'homme en Haïti, janvier - mars 2025
Resume — Ce rapport détaille la situation des droits de l'homme en Haïti de janvier à mars 2025, soulignant la violence généralisée des gangs, l'augmentation des déplacements et la persistance des abus. Il couvre les exécutions extrajudiciaires, la violence sexuelle et l'impact sur les enfants, tout en notant certains progrès dans les réformes judiciaires. Le document fournit des statistiques clés et des recommandations pour les acteurs nationaux et internationaux.
Constats Cles
- Les gangs ont étendu leur influence territoriale et commis des violations généralisées des droits de l'homme, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, l'Artibonite et les départements du Centre.
- La violence perpétrée par les groupes d'autodéfense (« Bwa Kale ») et les forces de l'ordre (y compris 65 exécutions extrajudiciaires présumées) est restée une source importante de violations des droits de l'homme.
- Plus de 1 041 229 personnes étaient déplacées en Haïti au 31 mars 2025, soit une augmentation de 48 % par rapport à septembre 2024, avec un impact humanitaire significatif.
- Les incidents de violence sexuelle ont augmenté de 254 % par rapport au trimestre précédent, avec 319 incidents impliquant 333 survivants enregistrés.
- Le système judiciaire a réalisé des progrès avec la création de groupes de travail judiciaires spécialisés pour les crimes de masse et la violence sexuelle/financière, mais l'impunité reste un défi.
Description Complete
Le Rapport trimestriel sur la situation des droits de l'homme en Haïti pour janvier-mars 2025 révèle un tableau alarmant des droits de l'homme, marqué par l'escalade de la violence des gangs et ses conséquences dévastatrices. Les gangs ont étendu leur contrôle territorial, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, l'Artibonite et les départements du Centre, entraînant 1 617 décès et 580 blessés. Le rapport documente également 65 exécutions extrajudiciaires présumées par les forces de l'ordre et souligne le rôle significatif des groupes d'autodéfense, connus sous le nom de « Bwa Kale », dans les violations des droits de l'homme.
Les déplacements ont augmenté de 48 % depuis septembre 2024, avec plus d'un million de personnes déplacées à l'intérieur du pays au 31 mars 2025. Les incidents de violence sexuelle ont augmenté de 254 %, avec 319 cas impliquant 333 survivants, principalement des femmes et des filles. Le rapport aborde également l'impact sur les enfants, les conditions carcérales et la lenteur des progrès de la justice pour les massacres et le trafic d'armes. Malgré ces défis, la création de groupes de travail judiciaires spécialisés pour les crimes de masse et les crimes financiers représente un pas vers la lutte contre l'impunité, parallèlement au soutien et aux sanctions internationales en cours.