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Nations Unies
Conseil économique et social
E/ICEF/2023/P/L.6
Distr. limitée
3 janvier 2023
Français
Original : anglais
Anglais, espagnol et français
seulement
Fonds des Nations Unies pour l’enfance
Conseil d’administration
Première session ordinaire de 2023
7-10 février 2023
Point 4 a) de l’ordre du jour provisoire *
Descriptif de programme de pays
Haïti
Résumé
Le présent descriptif de programme de pays pour Haïti est soumis au Conseil
d’administration pour examen et adoption selon la procédure d’approbation tacite
lors de la présente session. Le descriptif de programme de pays inclut une proposition
de budget indicatif global d’un montant de 26 735 000 dollars à imputer sur les
ressources ordinaires, dans la limite des fonds disponibles, et de 156 088 000 dollars
à prélever sur les autres ressources, sous réserve de la disponibilité des contributions
à des fins spéciales, pour la période allant de mars 2023 à décembre 2027.
*
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Note : La version française du présent document a été établie dans son intégralité par l’UNICEF.
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Fondements du programme
1.
Au cours de la dernière décennie, Haïti a subi deux séismes majeurs,
quatre ouragans, une épidémie de choléra et une pandémie de maladie à
coronavirus 2019 (COVID-19) qui ont entraîné des pertes humaines et économiques
considérables. De plus, le président a été assassiné en 2021. Les violences armées, les
troubles civils et les multiples crises socioéconomiques continuen t d’agiter le pays,
qui affiche également des taux de violence, de délinquance urbaine et d’insécurité
particulièrement élevés, liés à la mainmise croissante des bandes sur certaines régions
et infrastructures. Cette situation a entraîné des interruptions de service prolongées et
compromet la capacité du pays à fournir des services essentiels à sa population. Les
groupes armés recrutent, exploitent et abusent un nombre croissant d’enfants. Face à
cette situation alarmante, de nombreux Haïtiens ont tenté d’é migrer, mais ont été
renvoyés en Haïti. L’aide étrangère commence elle aussi à s’essouffler.
2. Avec une population estimée à 11,7 millions de personnes (dont 42,5 %
d’enfants 1), Haïti occupait en 2021 la cent soixante-dixième place du classement de
l’indice de développement humain, qui compte 189 pays et territoires au total. Le
revenu annuel par habitant s’élève à 760 dollars 2 ; 58,5 % de la population vit sous le
seuil de pauvreté national et 24 % dans l’extrême pauvreté. La pauvreté
multidimensionnelle concerne 90,4 % des enfants (de 0 à 17 ans), un chiffre
particulièrement éloquent, et moins de 5 % des familles bénéficient du système de
protection sociale.
3. Le taux de mortalité maternelle est de 529 décès pour 100 000 naissances
vivantes. Les taux de mortalité néonatale, infantile et juvénile s’élèvent
respectivement à 59, 32 et 24 pour 1 000 naissances vivantes 3. Depuis 2014, Haïti a
connu des épidémies récurrentes de diphtérie ; seuls 41 % des enfants âgés de 0 à 1 an
sont entièrement vaccinés contre cette maladie et 10 % n’ont jamais reçu de première
dose. Le taux de prévalence du VIH est de 0,8 % chez les enfants âgés de 0 à 9 ans,
et de 0,5 % chez les adolescents âgés de 10 à 18 ans. Le taux de transmission mèreenfant du VIH atteint 9,1 % 4. Les taux de prévalence de l’émaciation et du retard de
croissance sont passés de 3,7 % et 21,9 % respectivement en 2017 à 6 % et 22,7 %
respectivement en 2020 5 . En 2016, 66 % des enfants (de 0 à 5 ans) souffraient
d’anémie et le taux d’allaitement maternel exclusif s’élevait à 39,9 %. Parmi les
différents facteurs de malnutrition, on peut notamment citer la crise alimentaire
actuelle, la pauvreté et les difficultés d’accès des femmes et des enfants aux services
essentiels en matière de santé, de nutrition et d’eau, d’assainissement et
d’hygiène (EAH), imputables aux violences perpétrées par les bandes et au climat
d’insécurité qui caractérise le pays.
4. On observe une répartition inégale 6 et une pénurie de personnel qualifié dans le
domaine des soins nutritionnels et de santé, notamment les agents de santé de
proximité. Le pays ne compte que 0,6 prestataire de soins de santé pour
1 000 habitants. Seuls 34 % des établissements de santé relèvent des services publics.
Les produits nutritionnels et de santé, notamment les vaccins, souffrent de pénuries
Institut haïtien de l’enfance (IHE) et ICF, Enquête mortalité, morbidité et utilisation des services
(EMMUS-VI 2016-2017), Pétion-Ville, Haïti, et Rockville, Maryland (États-Unis), 2018.
2
Sauf mention contraire, les données sont issues de : UNICEF, « Analyse de la situation des enfants
et des femmes en Haïti 2022 », à paraître en 2022.
3
EMMUS-VI.
4
Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, Estimations nationales du VIH (logiciel
Spectrum), 2019.
5
Ministère de la santé publique et de la population et UNICEF, « Enquête nationale nutritionnelle
et de mortalité » (enquête SMART), Port-au-Prince, 2020.
6
Le personnel de santé est concentré à 80 % dans les zones urbaines.
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récurrentes et les services de santé mentale demeurent limités. Seuls 42 % des
établissements de santé proposent des services de base en matière de vaccination, de
nutrition et de santé maternelle et infantile 7. Les établissements de santé qui disposent
de services de soins prénatals sont près de 40 % à ne pas proposer de test de dépistage
du VIH aux femmes enceintes et seulement 46 % à proposer des services de dépistage
et d’accompagnement. Certaines communes sont dépourvues d’établissements de
santé et leur population est contrainte d’effectuer d’importants trajets pour accéder à
des services nutritionnels et de santé. Pour accéder aux services nutritionnels et de
santé de base, les familles sont confrontées à des obstacles d’ordre financier. En effet,
elles doivent souvent compter sur une aide extérieure (41 %) ou assumer directement
leurs frais de santé (34 %). Les efforts de coordination, qu’ils soient centralisés ou
non, restent peu probants, y compris dans les situations d’urgence, de même que la
capacité du pays à collecter, analyser, exploiter et suivre les données nutritionnelles
et de santé. Les parents et les communautés ne sont pas suffisamment au fait des
bonnes pratiques familiales à adopter en matière de développement de l’enfant,
notamment celles ayant trait à la santé sexuelle et procréative et à la vaccination. La
plupart des campagnes sanitaires de sensibilisation sont limitées géographiquement
et les programmes communautaires radiodiffusés ne disposent pas d’une couverture
suffisante. Depuis 2020, 15 % des établissements de santé de Port-au-Prince ont
montré des signes de dysfonctionnement ou ont fermé leurs portes, et les
établissements restants ont accusé une baisse de 71,3 % de leur fréquentation 8 liée au
climat d’insécurité. En 2021, le séisme qui a frappé Haïti a détruit 60 % des
établissements de santé dans trois départements péninsulaires situés au sud du pays.
5. La crise de l’éducation s’est aggravée sous l’effet conjugué de la fermeture
prolongée des établissements scolaires, du séisme de 2021 et des phénomènes
d’insécurité et de violences armées qui continuent de perturber le fonctionnement du
système éducatif et des services de développement de la petite enfance. En 2020 , le
cycle éducatif s’étalait en moyenne sur 11,4 ans, dont 6 d’apprentissage effectif. Le
taux de fréquentation préscolaire dans les zones rurales et dans les zones urbaines
s’élevait respectivement à 55 % et à 78 %, avec seulement 7 % d’établissements
préscolaires relevant des services publics. Le taux net de fréquentation scolaire était
de 80 % chez les enfants de 6 à 11 ans, et de 25 % chez les adolescents de 12 à 17 ans,
avec une forte proportion d’élèves en retard dans leur scolarité. Seuls 16 % des écoles
primaires et 5 % des établissements secondaires sont publics. Les écoles privées sont
généralement d’un niveau relativement médiocre. On observe une parité des genres
dans les écoles primaires, mais les filles sont moins nombreuses que les garçons da ns
l’enseignement secondaire et supérieur. Les enfants placés en domesticité ( les
« restavèk ») constituent l’une des catégories les plus marginalisées. Selon les
estimations, leur nombre serait compris entre 207 000 et 250 000, dont deux tiers de
filles.
6. On estime à 1 250 le nombre d’établissements scolaires endommagés par le
séisme de 2021 et la plupart d’entre eux n’ont pas encore été reconstruits ; les
fermetures d’établissements décidées au cours de l’année scolaire 2019-2020 ont
touché 4 millions d’enfants ; les problèmes croissants d’insécurité à Port-au-Prince
ont causé la fermeture de plus de 200 établissements, dont une grande partie était
occupée par des groupes armés ou des populations déplacées. Bien qu’ils ne di sposent
pas des ressources nécessaires en matière de préparation et de résilience, les
établissements scolaires servent souvent d’abris dans les situations d’urgence,
notamment en cas d’aléas climatiques et environnementaux. Les établissements
Ministère de la santé publique et de la population, « Évaluation de la prestation des services de
soins de santé (EPSSS 2017-2018) », Port-au-Prince, 2018.
8
IHE, « Assessment of health institutions in the metropolitan zone of Port-au-Prince » (Évaluation
des institutions sanitaires de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince), 2021.
7
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scolaires ne disposent pas des locaux ni du matériel nécessaires, et n’ont pas les
capacités suffisantes en matière d’EAH pour résister face aux chocs. La couverture et
la qualité de l’offre éducative non formelle demeurent limitées.
7. En quatrième année, moins de la moitié des élèves sont capables de lire le créole
avec aisance, et moins du tiers le français. Les modèles d’établissements scolaires qui
garantissent une éducation de base reposant sur des cycles d’enseignement complets
ne sont pas mis en œuvre de manière efficace. Les services préscolaires font l’objet
d’une gouvernance défaillante. Haïti ne dispose pas des cadres normatifs,
pédagogiques et budgétaires qui lui permettraient de mettre en œuvre d’autres
modalités d’enseignement telles que l’enseignement à di stance, ou de s’attaquer au
problème de la violence à l’intérieur et aux abords des établissements scolaires. Les
fonds affectés au renforcement des capacités et à l’entretien des établissements sont
insuffisants. Les capacités institutionnelles en matière d’éducation ne permettent pas
d’instaurer des normes de qualité ni d’en assurer le suivi, de mettre en œuvre une
coordination intersectorielle efficace ou de garantir des choix budgétaires socialement
responsables. Le corps enseignant ne fait pas l’objet d’une formation ni d’un
encadrement suffisants. Les programmes et les choix pédagogiques sont obsolètes ou
ne correspondent pas aux besoins des enfants. Malgré la politique de gratuité de
l’éducation en vigueur, les familles continuent d’assumer certains c oûts, et ne sont
pas suffisamment conscientes de l’existence d’autres modèles éducatifs ni de
l’importance d’une éducation bilingue. Le parcours scolaire de certains enfants est
interrompu par des grossesses précoces, le recrutement au sein de bandes, la v iolence
et les abus sexuels. Pourtant, l’éducation demeure une priorité nationale et fait l’objet
d’un certain consensus au sein de la population, ce qui lui confère une importance
stratégique pour le renforcement de la cohésion sociale.
8. Les situations de crise humanitaire exacerbent les problèmes de protection de
l’enfance existants. Certains enfants sont tués, violés, enlevés, recrutés et exploités
par des groupes armés ; le phénomène des enfants « restavèk » se poursuit et
s’intensifie ; les châtiments corporels sont une pratique courante ; une fille sur quatre
est victime de violences sexuelles avant ses 18 ans. Un enfant sur six âgé de 0 à 5 ans
n’est pas enregistré à la naissance. C’est aussi le cas de 60 % des naissances qui se
déroulent en dehors des établissements de santé. Environ 85 % des enfants privés de
liberté sont en détention provisoire prolongée ; seuls 23 % d’entre eux sont détenus
dans des centres exclusivement dédiés à l’accueil des enfants ; le pays ne compte que
neuf juges spécialisés dans la justice pour mineurs et aucun centre de réhabilitation à
destination des enfants et des adolescents. Les enfants en conflit avec la loi sont
stigmatisés. De nombreux enfants sont privés de prise en charge familiale, en
particulier les victimes de traite et les « restavèk ». L’écrasante majorité (80 %) des
enfants placés en institution ne sont pas orphelins. Chaque année, environ
5 000 enfants traversent la frontière pour rejoindre Haïti, dont beaucoup de rapatriés.
9. La prévention de la violence, l’enregistrement des naissances et les enfants en
conflit avec la loi font l’objet de cadres juridiques obsolètes et les lois en vigueur ne
sont pas suffisamment appliquées. Le parlement n’a pas encore adopté le code de
protection de l’enfance. Les budgets sont peu équitables, trop faibles et mal répartis.
Les mécanismes d’orientation relatifs à la coordination et à la protection de l’enfance
sont défaillants. Le pays ne dispose pas de services de protection adéquats tels que
des bureaux d’état civil ou des services de prise en charge et de lutte contre la
violence. Les capacités institutionnelles et humaines sont insuffisantes, notamment
les travailleurs sociaux spécialisés, les juges spécialisés dans la justice pour mineurs
et les officiers de police correctement formés. Il existe peu de solutions de substitution
aux poursuites judiciaires et à l’incarcération des enfants en conflit avec la loi,
notamment ceux impliqués dans des groupes armés, et les capacités en matière de
réhabilitation et de réintégration sont insuffisantes. Haïti manque de données précises
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concernant la situation des enfants à l’échelle communale, ce qui constitue un frein
lorsque le pays doit collecter rapidement des données pour faire face à une situation
d’urgence. On observe la persistance d’une culture du silence ou de la culpabilisation
des survivants de violences, exacerbée par les phénomènes d’impunité et par des
systèmes et des services d’orientation peu connus du grand public.
10. L’accès à des services EAH de base gérés en toute sécurité, notamment pour
garantir l’hygiène menstruelle et la sécurité des jeunes filles, reste faible. Les services
de base en matière d’approvisionnement en eau ne sont accessibles qu’à 43 % de la
population rurale et 85 % de la population urbaine. À Port-au-Prince, 57,1 % de la
population a recours à des opérateurs privés. On estime que 63 % de la population est
privée d’accès aux services d’assainissement de base, 78 % à des installations de
lavage des mains et que 18 % des Haïtiens pratiquent la défécation à l’air libre. Les
installations EAH améliorées sont relativement peu nombreuses dans les institutions
et les espaces publics. Environ 48 % des écoles primaires, 63 % des établissements
secondaires et 36 % des établissements de santé sont privés d’accès à l’eau potable.
11. Les aléas tels que les ouragans, les inondations, les séismes, les glissements de
terrain et les sécheresses devraient se multiplier sous l’effet du changement climatique
et, à l’heure actuelle, 93 % de la surface du pays et 96 % de sa population sont exposés
à au moins deux de ces aléas 9. Ce constat met en lumière le besoin urgent de mettre
en place des systèmes et des infrastructures résilients face au changement climatique,
notamment des installations et des services EAH, ainsi que des ressources et des
capacités permettant de garantir la qualité du processus de conception technique, de
construction, d’exploitation, d’entretien, et l’amélioration de la reconstruction des
équipements après une situation d’urgence.
12. Le secteur EAH ne bénéficie pas de ressources financières suffisantes pour le
renforcement de ses capacités et dépend en grande partie de l’aide internationale ; les
capacités en matière de coordination, de production de données probantes, de suivi et
d’évaluation sectoriels sont trop faibles ; les capacités des acteurs et des techniciens
du secteur sont insuffisantes, notamment en matière d’assainissement et d’hygiène, et
dans les contextes de violence. Les services et les infrastructures
d’approvisionnement en eau et d’assainissement, y compris au niveau des institutions,
ne sont pas suffisamment résilients face aux chocs et tiennent rarement compte des
besoins en matière de santé et d’hygiène menstruelles. La population n’est pas
suffisamment informée des bonnes pratiques en matière d’EAH, notamment dans les
situations d’urgence, et ne sait pas comment prendre en charge les processus de
recouvrement des recettes, d’exploitation et de gestion des infrastructures EAH
communautaires. Les mécanismes de responsabilité sont rares et les communautés
sont peu résilientes face aux crises multidimensionnelles qui touchent Haïti de
manière récurrente.
13. Le système de protection sociale ne couvre que 8 % de la population. Le budget
du gouvernement est conjoncturel et dépend largement des fonds affectés à la gestion
des crises. Pour une distribution plus équitable des ressources, il convient d’améliorer
la gouvernance et la transparence budgétaire. Les difficultés à résoudre portent
notamment sur : la faiblesse des capacités institutionnelles en matière de collecte,
d’analyse et d’exploitation des informations et des données probantes en temps réel à
des fins d’orientation des politiques et des programmes ; la répartition inéquitable des
services sociaux ; l’urbanisation incontrôlée, qui accentue la vulnérabilité des
populations dans les quartiers les plus mal desservis ; le faible pouvoir d’achat des
ménages ; le manque de sensibilisation de la population à ses droits sociaux et le
9
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Centre de recherche sur l’épidémiologie des catastrophes, Base de données sur les situations
d’urgence. Disponible (en anglais) à l’adresse suivante : www.emdat.be/ (page consultée le
12 septembre 2022).
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manque de responsabilisation en la matière. La Politique nationale de protection et de
promotion sociales en vigueur dans le pays doit faire l’objet d’une application et d’un
suivi plus efficaces, et de financements plus durables. La coordination des
interventions fondées sur l’aide monétaire reste encore insuffisante. La protection
sociale doit pouvoir s’appuyer sur des mécanismes fiables de gestion des risques et
des catastrophes. On observe également un manque de soutien à l’institutionnalisation
du Plan national de gestion des risques de désastre, ainsi que des partenariats et
engagements multisectoriels relatifs aux situations d’urgence, notamment les
prestations en espèces.
14. Avec un indice d’inégalité de genre de 0,635, Haïti se classe à la cent soixante troisième place sur 191 pays et territoires 10. On constate notamment des lacunes en
matière de gestion des violences basées sur le genre, de capacités nationales et
internes, d’interventions relatives à la masculinité positive et de partenariats pour la
promotion de l’égalité des genres.
15. Les enseignements tirés de la précédente évaluation du programme de pays et de
l’évaluation en temps réel de l’action menée par l’UNICEF suite au séisme de 2021
soulignent la nécessité de renforcer les efforts de coordination et d’intégration
intersectorielle, au service d’une convergence des interventions dans le cadre d’une
stratégie à plus long terme ; d’intensifier la production et l’exploitation de données
probantes ; d’étendre la présence sur le terrain en collaborant avec des structures
décentralisées.
Priorités du programme et partenariats
16. Ce programme est le fruit d’un processus de consultation impliquant les pouvoirs
publics, les partenaires de développement, les Nations Unies et les adolescents
d’Haïti. Il sert d’appui aux différents plans sectoriels et au Plan stratégique de
développement d’Haïti 2012-2030, contribue à quatre résultats du Plan-cadre de
coopération des Nations Unies pour le développement durable 2023-2027 (services
sociaux de base ; justice et droits humains ; protection ; résilience) et favorise la
réalisation des objectifs de développement durable et le respect de la Convention
relative aux droits de l’enfant.
17. Le programme reste fortement axé sur le renforcement des systèmes et propose
des interventions sensibles aux risques, réactives aux chocs, intégrées et
convergentes, permettant de proposer aux enfants les plus vulnérables des services
renforcés et un soutien vital, et de soutenir les activités de préparation et de riposte
aux situations d’urgence, sans perdre de vue la nécessité de favoriser les changements
systémiques à plus long terme, la mise en place d’une législation adaptée aux enfants
et le renforcement des capacités nationales en matière de résilience et de cohésion
sociale. Grâce à une relative souplesse en matière de programmation et de gestion,
l’UNICEF sera en mesure de renforcer sa présence sur le terrain pour se concentrer
sur les populations et les régions les plus défavorisées et les plus exposées aux risques,
notamment dans les milieux urbains touchés par la violence.
18. Après des années de missions de maintien de la paix, les Nations Unies ont choisi
de réorienter leur présence à Haïti en proposant un plan « Unité d’action des Nations
Unies », fondé sur une meilleure intégration des missions de maintien de la paix et
des interventions socioéconomiques. Le Plan-cadre de coopération des Nations Unies
pour le développement durable exprime l’engagement des Nations Unies en faveur
10
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Programme des Nations Unies pour le développement, Indice d’inégalités de genre 2021,
New York, 2021.
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d’un programme coordonné et intégré d’interventions visant à accompagner Haïti vers
la sortie de crise et le développement durable.
19. Le rôle que l’UNICEF se propose d’assumer est fondé sur : son expertise et son
expérience en matière de droits de l’enfant dans les contextes humanitaires et de
développement ; sa capacité à renforcer les systèmes à travers la prestation de
services ; sa présence et ses partenariats dans tout Haïti ; son approche
multisectorielle ; sa capacité de mobilisation et d’intervention, en particulier dans les
situations d’urgence. Les priorités du programme se concentrent sur les c inq groupes
d’objectifs du Plan stratégique de l’UNICEF pour 2022-2025, afin d’accompagner le
pays dans l’élaboration d’un contrat social axé sur les droits de l’enfant et mettant
l’accent sur le rôle essentiel de l’éducation en tant que point d’entrée tra nsversal pour
le renforcement de la cohésion sociale.
Survie et épanouissement
20. À l’appui de l’objectif 4 du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le
développement durable, cette composante du programme se concentrera sur la mise
en œuvre d’interventions intégrées destinées à renforcer les prestations de services,
les capacités des communautés, la détection des risques, la prévention et la prise en
charge des situations d’urgence, tout en consolidant les systèmes sanitaires et
nutritionnels. Parmi les domaines d’intervention concernés, on peut notamment citer
la vaccination, la santé maternelle, néonatale et de l’enfant, la prévention et le
traitement du VIH, la santé mentale et la nutrition.
21. L’UNICEF contribuera : à l’instauration d’un système de transferts monétaires
humanitaires visant à renforcer l’accès aux services de santé et de nutrition ; à
l’élaboration de plans d’urgence actualisés, prévoyant notamment le
prépositionnement de produits sanitaires et nutritionnels ; au renforcement de la
gestion et de la surveillance de l’information nutritionnelle ; à la coordination
sectorielle en matière de santé et de nutrition.
22. Afin de favoriser l’accès à des services de qualité inscrits dans des ensembles
intégrés, notamment en matière de développement de la petite enfance, et de
collaborer davantage avec les associations communautaires, l’UNICEF contribuera :
au renforcement des capacités des ressources humaines, notamment celles des agents
de santé de proximité ; à la généralisation des processus de numérisation, de suivi et
de gestion des besoins des chaînes d’approvisionnement et des ressources humaines
dans les domaines de la santé et de la nutrition ; au renforcement de la mise en réseau
des établissements de santé et à l’amélioration des mécanismes d’orientation en
matière de santé, de VIH, de nutrition et de violence sexuelle, notamment à travers le
renforcement des capacités de prévention et d’intervention face aux situations
d’exploitation et d’abus sexuels ; à la promotion de la vaccination, notamment contre
la COVID-19 ; à la mise en œuvre d’un plan communautaire de coopération en
matière de santé. Les approches intersectorielles portent notamment sur :
l’organisation d’interventions relatives à la santé et à la nutrition en milieu s colaire et
le renforcement des cliniques scolaires mobiles ; la mise en œuvre de services de santé
mentale ; l’intégration des services de développement de la petite enfance, à travers
l’amélioration de la détection des cas, de l’accompagnement et de l’art iculation entre
les protocoles de gestion de l’émaciation sévère dans les unités de stabilisation
nutritionnelle et les interventions EAH.
23. Afin d’améliorer la réactivité du pays face aux chocs, l’UNICEF plaidera pour :
le renforcement des modèles de prestation de services en vue de garantir la continuité
et la qualité des services essentiels, notamment en faisant appel aux services
communautaires ; la mise en place de financements plus souples et plus prévisibles ;
l’amélioration de la coordination, du suivi et de l’évaluation, notamment à travers la
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numérisation des systèmes de santé, ainsi que des processus de production, d’analyse
et d’exploitation de données probantes, notamment pour les données relatives à
l’impact du changement climatique ; le renforcement des systèmes d’alerte précoce
et des activités de préparation.
24. Une autre priorité est le renforcement des capacités des enfants et des familles à
adopter de bonnes pratiques en matière de santé et de nutrition, et à accéder aux
services adéquats, y compris en situation de crise. Cela implique notamment : la
production et la diffusion de données probantes relatives à ces bonnes pratiques ; le
renforcement des plateformes communautaires et des médias traditionnels et
numériques ; la création de comités de santé ; le renforcement des capacités des
parents à adopter des pratiques positives et à prodiguer des soins attentifs à leurs
enfants ; le renforcement des réseaux de santé communautaires, en mettant l’accent
sur les approches transformatrices en matière d’égalité des genres.
Apprentissage
25. À l’appui de l’objectif 4 du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le
développement durable, cette composante entend favoriser l’accès à des services
éducatifs résilients face aux chocs, de qualité, inclusifs, équitables et transformateurs
en matière d’égalité des genres, notamment pendant les situations de crise.
26. Afin que les enfants aient accès à des services éducatifs de qualité en toutes
circonstances, y compris dans les contextes de violence urbaine, l’UNICEF travaillera
aux côtés des pouvoirs publics, des responsables et des organisations communautaires
pour : le développement d’une offre éducative multicanal, notamment à destination
des enfants déplacés, sous la forme de programmes éducatifs télévisés et
radiodiffusés, de solutions éducatives non formelles ou encore d’enseignement à
distance ; la mise en place d’infrastructures résilientes, dotées de plans d’urgence et
d’une politique de prépositionnement des stocks ; la généralisation du modèle des
écoles sûres et le renforcement de la sécurité aux abords des établissements publics
dans les contextes de violence armée, à travers la promotion d’interventions
intersectorielles de protection de l’enfance ; l’amélioration de la qualité de
l’apprentissage à travers le renforcement des compétence s pédagogiques et des
systèmes de suivi, la mise en œuvre d’évaluations formatives destinées à mesurer les
progrès des élèves et l’intégration d’enjeux tels que la réduction des risques de
catastrophe, l’adaptation au changement climatique et la prévention de la violence, de
l’exploitation et des abus sexuels au sein des programmes scolaires.
27. L’UNICEF contribuera :
a) Au plaidoyer en faveur d’établissements scolaires résilients, capables de
garantir une éducation de base reposant sur des cycles d’enseignement complets,
notamment dans les zones vulnérables ;
b) Au renforcement de l’éducation de la petite enfance, de l’éduc ation non
formelle et de l’enseignement bilingue ;
c) À l’optimisation de la planification, de la budgétisation, du suivi et de la
coordination, notamment en matière d’éducation de la petite enfance et d’éducation
non formelle, à travers le renforcement des systèmes d’information et des processus
de production de données probantes ;
d) Au renforcement de la gouvernance dans le sous-secteur de l’éducation de
la petite enfance, et à l’élaboration de programmes ludiques ;
e) À la promotion des interventions intersectorielles qui utilisent l’éducation
comme une plateforme pour le renforcement de la cohésion sociale (notamment à
travers la lutte contre la violence, en particulier la violence sexuelle), le renforcement
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d’approches transversales (telles que les programmes EAH dans les écoles et les
interventions de santé en milieu scolaire) et l’amélioration de la réduction des risques
de catastrophe, de la résilience et des capacités d’intervention en situation d’urgence
(en mettant l’accent sur l’adaptation aux changements climatiques et
environnementaux).
28. L’UNICEF renforcera les capacités des enfants et des familles afin que
l’éducation positive et de qualité fasse partie de leurs priorités, de leurs demandes et
de leurs pratiques. Pour cela, l’organisation :
a) Organisera des activités de plaidoyer pour la réduction des frais de
scolarité et la mise en œuvre d’une politique de gratuité de l’éducation, ainsi qu’un
renforcement des mesures de protection sociale et des transferts moné taires à
destination des familles vulnérables et des enfants handicapés ;
b) Assurera la promotion de modèles d’apprentissage alternatifs et plus
souples, ainsi que la prévention des grossesses précoces ;
c) Mettra en œuvre des approches intersectorielles visant à donner aux
personnes s’occupant d’enfants et aux familles les outils nécessaires pour prodiguer
aux enfants des soins attentifs en mettant l’accent sur l’apprentissage dès la naissance
et l’importance de l’éducation bilingue, et à prévenir la violence , notamment les
méthodes disciplinaires violentes et les violences basées sur le genre ;
d) S’efforcera de mobiliser les adolescents et les familles autour de la
création de mécanismes de responsabilité et de retour d’informations destinés à
protéger les enfants.
Protection de l’enfance
29. À l’appui de l’objectif 2 du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le
développement durable, cette composante associe : a) une approche fondée sur la
préparation et la riposte aux situations d’urgence consistant à mettre au point un
système de protection de l’enfance résilient à travers l’élaboration de programmes
pluriannuels ; b) la consolidation des structures communautaires de protection de
l’enfance, à travers le renforcement de la prestation de services au niveau
départemental et des efforts de changement social et comportemental visant à protéger
les enfants contre la violence et toute autre forme de violation. Parmi les priorités
thématiques de cette composante, on peut notamment citer : la prévention et la gestion
de la violence, en particulier les violences armées, les violences sexuelles et les
châtiments corporels ; l’enregistrement des naissances ; l’absence de soins
parentaux ; les enfants en conflit avec la loi. Le programme se concentre sur les
enfants migrants, rapatriés, déplacés à l’intérieur du pays, séparés de leur famille et
non accompagnés, ainsi que sur les enfants exposés à des risques ou survivants de
violences, impliqués dans des bandes armées, atteints du VIH, handicapés, contraints
de travailler (notamment les « restavèk »), placés en institution ou appartenant à la
communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre, intersexe, queer, en
questionnement et autres (LGBTQI+). Dans les contextes de violence urbaine,
l’UNICEF accordera la priorité aux interventions de soutien p sychosocial, au
renforcement des réseaux communautaires de protection de l’enfance, à la prestation
de services à destination des victimes et au renforcement des capacités des secteurs
sanitaire, nutritionnel, éducatif et EAH afin qu’ils puissent prévenir, identifier et
orienter les enfants exposés à des violations, en particulier à des situations de
violence.
30. L’instauration d’un système de protection de l’enfance résilient suppose le
renforcement des processus de gestion, de coordination et de financement. Les
interventions prévues sont les suivantes :
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9/21
E/ICEF/2023/P/L.6
a) Renforcement de la collecte et du suivi des données relatives aux
violations des droits de l’enfant, notamment dans les situations d’urgence, grâce à un
effort de coordination avec les différents systèmes sectoriels de gestion de
l’information (secteur de l’éducation, etc.) qui contribuera à l’élaboration d’un plan
de financement pluriannuel ;
b) Mise en place d’un mécanisme national intersectoriel de prise en charge
et d’orientation, notamment pour les enfants impliqués dans des groupes armés, et
renforcement de la coordination entre les différents acteurs concernés ;
c)
Amélioration du système d’information relatif à l’état civil ;
d) Renforcement progressif du cadre normatif et juridique, à travers
l’adoption et l’application d’une politique et d’un code nationaux de protection de
l’enfance réactifs aux chocs ;
e) Soutien à la réforme de la justice pour mineurs et élaboration d’un
continuum de mesures à destination des enfants en conflit avec la loi ;
f)
Intégration de la protection de l’enfance à la stratégie nationale en matière
de santé mentale.
31. L’UNICEF travaillera aux côtés de ses partenaires nationaux à l’optimisation des
services de protection de l’enfance, en se concentrant sur : l’amélioration de l’accès
à des espaces sûrs ; le renforcement des capacités institutionnelles (prestataires de
services et police) en matière de protection de l’enfance, notamment en cas de crise
et de violences armées ; le renforcement des capacités en matière de prévention de la
violence en milieu scolaire et dans les lieux d’apprentissage, et le renforcement des
mécanismes d’orientation à destination des enfants déscolarisés ; le
prépositionnement de stocks d’urgence ; la mise en place d’équipes mobiles de
protection de l’enfance, en particulier dans les zones touchées par les violences
urbaines et aux abords des frontières ; la consolidation des procédures administratives
d’enregistrement des naissances des bureaux d’état civil.
32. La mise en œuvre d’interventions intersectorielles de sensibilisation et
d’autonomisation permettra de renforcer la capacité des enfants, des familles et des
communautés à adopter des comportements positifs et de bonnes pratiques,
susceptibles de protéger les enfants, de prévenir la violence et la di scrimination, et de
donner aux communautés les outils nécessaires pour garantir une participation et une
responsabilité effectives.
Services EAH résilients
33. À l’appui de l’objectif 4 du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour
le développement durable, cette composante se concentre sur l’amélioration de la
prestation de services EAH et sur le renforcement des activités de préparation et de
riposte aux situations d’urgence. L’accent est mis sur l’adaptation et la résilience face
au changement climatique. Parmi les différentes priorités de cette composante, on
peut notamment citer : la prestation de services en milieu rural, en particulier en
matière d’assainissement, et la lutte contre la contamination fécale ; les services EAH
en milieu urbain, notamment dans les contextes de violence, et la lutte contre le
choléra ; l’amélioration de la gouvernance dans le secteur EAH. En collaboration
avec les entités urbaines au niveau local engagées faveur de ces questions, l’UNICEF
s’appuiera sur son expérience interorganisations en matière de sécurisation de l’accès
aux zones urbaines les plus violentes pour mettre en œuvre des interventions EAH au
profit des populations difficiles à atteindre.
34. Afin de garantir des services EAH plus accessibles, plus réactifs aux chocs et
plus sûrs, l’UNICEF travaillera aux côtés des pouvoirs publics, des communautés et
10/21
22-29547
E/ICEF/2023/P/L.6
des partenaires, y compris dans le secteur privé : au déploiement des approches
communautaires en matière d’assainissement total ; à la mise en œuvre d’un ensemble
progressif d’interventions EAH telles que le programme d’EAH en milieu scolaire ;
à l’élaboration et à l’application communes de plans de développement mun icipaux,
en particulier dans certaines villes prioritaires, à travers le renforcement des capacités
de prévention et de prise en charge des situations d’urgence ; à l’élaboration d’une
stratégie intersectorielle de prestation de services à destination des personnes
déplacées.
35. L’UNICEF contribuera :
a) À l’amélioration de la collecte d’informations, notamment à travers
mWater, le système national d’information relatif à l’eau potable et à l’assainissement,
et à l’instauration d’un processus normalisé de suivi et d’évaluation sectoriels ;
b) Au renforcement de la prévisibilité et de la gouvernance en matière de
financements, notamment grâce à l’instauration de fonds communs sectoriels et à la
mobilisation de fonds supplémentaires ;
c) Au renforcement de la coordination sectorielle et des cadres norm atifs et
techniques du secteur EAH, en vue d’une meilleure prise en compte des risques
multidimensionnels.
36. Parmi les priorités de cette composante, on peut enfin citer le renforcement des
capacités des enfants et des familles à adopter de bonnes pratiques en matière d’EAH,
avec un accent mis sur : l’autonomisation des communautés dans la gestion et
l’exploitation des infrastructures, notamment en situation d’urgence ; l’implication du
secteur privé au service de la satisfaction des besoins des ménages, de l ’amélioration
des services et de la création de nouvelles opportunités d’emploi ; le renforcement
des mécanismes de responsabilité et de la participation citoyenne.
Protection sociale
37. Conformément à l’objectif 4 du Plan-cadre de coopération des Nations Unies
pour le développement durable, l’UNICEF contribuera à l’instauration d’un système
national de protection sociale plus efficace et plus réactif aux chocs, et collaborera
avec les pouvoirs publics, les institutions financières internationales et les partenaires
pour : renforcer la capacité du pays à produire en temps réel des données probantes
ventilées et de qualité sur la pauvreté monétaire et multidimensionnelle des enfants,
notamment dans les situations d’urgence ; analyser, diffuser et exploiter les données
disponibles pour éclairer les activités de plaidoyer et de planification, notamment en
matière de choix budgétaires et de dépenses dans certains secteurs sociaux
prioritaires ; promouvoir les mécanismes de responsabilité sociale.
38. Parmi les autres priorités de cette composante, on peut également citer la
nécessité de garantir des services de protection sociale intégrés, réactifs aux chocs et
de qualité, grâce à l’application de la politique nationale de protection et de promotion
sociales aux niveaux communautaire et décentralisé, avec la mise en place de services
adaptés aux enfants, le renforcement des capacités, la production de données
probantes, la prise en compte des enfants et une meilleure réactivité aux chocs ; à des
activités de plaidoyer pour l’adoption et la mise en œuvre d’un programme de
subventions destinées aux enfants ; à la mise en place de transferts monétaires réactifs
aux chocs et adaptés aux différents contextes locaux, avec l’éducation comme point
d’ancrage pour déployer un ensemble intégré de mesures relatives aux soins et à
l’éducation des enfants ; au renforcement du système d’information et des capacités
institutionnelles du Ministère des affaires sociales et du travail ; à l’amélioration des
processus multisectoriels de prise en charge des cas dans les programmes de
protection sociale mis en œuvre au niveau communautaire.
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39. L’UNICEF contribuera au renforcement des capacités des enfants et des familles
défavorisés à réclamer et à obtenir des mécanismes de protection sociale à travers : le
soutien à l’élaboration collective de plans de développement communaux ; l’état des
lieux des normes sociales pertinentes ; le renforcement des processus participatifs de
budgétisation et de suivi ; le renforcement de la résilience des communautés et des
parties prenantes, et de leur capacité à mettre en œuvre des approches de la protection
sociale tenant compte des droits de l’enfant.
Efficacité du programme
40. Cette composante contribuera à la qualité des programmes mis en œuvre et
permettra de coordonner les aspects suivants :
a)
Un appui opérationnel transversal, comprenant notamment des processus
systématiques de planification, de suivi, d’évaluation, d’apprentissage et
d’établissement de rapports, en vue de produire des données probantes relatives à
l’efficacité des interventions et d’éclairer les activités de programmation et de
plaidoyer ;
b)
Des priorités intersectorielles telles que la lutte contre les pratiques
néfastes par le changement social et comportemental, la prévention de l’exploitation
et des abus sexuels, la coordination des programmes de développement de la petite
enfance et de la participation des adolescents, et l’élaboration de programmes
transformateurs en matière d’égalité des genres et de prise en compte du handicap ;
c)
Des activités de communication et de plaidoyer destinées à favoriser
l’élaboration de programmes intégrés, à renforcer la visibilité des interventions, à
orienter la prise de décisions et à mobiliser des ressources ;
d)
privé ;
L’exploitation des ressources et de l’influence des secteurs public et
e)
La coordination intersectorielle des programmes résilients aux chocs, de
la préparation aux situations d’urgence, de la résilience au changement climatique et
du renforcement du lien entre action humanitaire, développement et paix.
Tableau récapitulatif du budget
(En milliers de dollars des États-Unis)
Composante du programme
Ressources
ordinaires
Autres
ressources*
Total
Survie et épanouissement
5 965
37 316
43 281
Apprentissage
2 870
39 883
42 753
Protection de l’enfance
2 368
20 272
22 640
Services EAH résilients
2 577
32 112
34 689
Protection sociale
1 441
18 844
20 285
Efficacité du programme
11 514
7 661
19 175
26 735
156 088
182 823
Total
*
12/21
Selon les besoins, d’autres ressources (d’urgence) pourraient être mobilisées par le biais de processus
d’appel humanitaire.
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Administration du programme et gestion des risques
41. Le présent descriptif de programme de pays résume les contributions de
l’UNICEF aux résultats nationaux et constitue le principal mécanisme de reddition de
comptes au Conseil d’administration concernant l’alignement des résultats et les
ressources attribuées au programme au niveau du pays. Les responsabilités et les
obligations des dirigeants aux niveaux du pays, de la région et du siège sont définies
dans les politiques et procédures relatives aux programmes et aux interventions de
l’organisation.
42. La mise en œuvre et le suivi du programme seront assurés en collaboration avec
le Gouvernement d’Haïti, sous la supervision générale du Ministère de la planification
et de la coopération extérieure. L’UNICEF apportera son soutien aux groupes de
résultats du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement
durable et, dans les situations de crise humanitaire, codirigera les structures de
coordination aux niveaux national et infranational, ainsi que dans les domaines de
l’éducation, de la nutrition, de l’EAH et de la protection de l’enfance. L’UNICEF
travaillera aux côtés de l’équipe de pays des Nations Unies pour renforcer la résilience
d’Haïti et, le cas échéant, mobiliser des ressources destinées aux interventions
d’urgence.
43. La mise en place de mécanismes d’alerte précoce et d’instruments de gestion des
risques permettra d’atténuer les risques, d’évaluer l’impact des crises sur les
programmes et de suivre l’évolution des collectes de fonds. Les risques ont
notamment trait aux catastrophes naturelles et climatiques, aux urgences sanitaires, à
la dégradation du contexte socioéconomique, au manque de financement, aux
violences armées et aux troubles sociaux. L’UNICEF procédera à l’évaluation
régulière des risques programmatiques, opérationnels et financiers, afin de proposer
des mesures d’atténuation appropriées, de nature à garantir la qualité et l’efficacité
des résultats obtenus. En vue d’assurer la gestion des ressources financières affectées
aux programmes et de renforcer la protection contre l’exploitation et les abus sexuels,
l’organisation suivra la politique harmonisée concernant les transferts de fonds.
Suivi, apprentissage et évaluation
44. L’une des priorités de l’UNICEF consistera à mettre au point un système de
production d’informations et de données probantes innovant, intégré et sensible aux
questions de genre qui permettra, dans un contexte particulièrement changeant,
d’éclairer la prise de décisions, le contenu des programmes et les ajustements d’ordre
stratégique. Ce système renforcera les capacités nationales et favorisera la collecte de
données essentielles à travers la mise en œuvre d’opérations telles que des enquêtes
et des recensements.
45. L’UNICEF à Haïti investira 5 % de son budget dans le suivi et la production de
données probantes, ce qui permettra de renforcer :
a)
Le suivi de la situation des enfants, des risques multidimensionnels, des
contextes de vulnérabilité en milieu urbain et des résultats obtenus ;
b)
Les capacités des pouvoirs publics et les systèmes propres à garantir la
production de données ventilées sensibles aux questions d’équité, de genre et de
protection de l’enfance, qui pourront nourrir les enquêtes nationales et les systèmes
de données administratives ;
c)
Le ciblage fondé sur des données probantes ; les processus innovants de
collecte des données en temps réel ; le suivi des actions menées sur le terrain, les
visites de programmes en cours et la communication régulière avec les partenaires ;
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d)
Les évaluations axées sur l’apprentissage et réalisées à des fins
pragmatiques.
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Annexe
Cadre de résultats et d’allocations des ressources
Programme de coopération entre Haïti et l’UNICEF, mars 2023–décembre 2027
Convention relative aux droits de l’enfant : articles 1 à 42
Objectifs de développement durable correspondants : 1 à 6, 10, 11, 13, 16 et 17
Priorités nationales : Plan stratégique de développement d’Haïti 2012-2030, programmes 1 à 4
Réalisations énoncées dans le Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable faisant intervenir
l’UNICEF : 1 à 5
Groupes d’objectifs associés au Plan stratégique de l’UNICEF 2022-2025 : 1 à 5
Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
1. D’ici à 2027, un
plus grand nombre de
nouveau-nés,
d’enfants,
d’adolescents et de
femmes, en particulier
parmi les plus
vulnérables,
bénéficient
d’interventions
nutritionnelles et de
santé à fort impact et
de qualité, notamment
dans les situations
humanitaires.
Pourcentage de
nourrissons survivants
ayant reçu trois doses
du vaccin contre la
diphtérie, le tétanos et
la coqueluche
NR : 55 %
NC : 75 %
Pourcentage de
naissances vivantes
assistées par un
personnel de santé
qualifié
NR : 42 %
NC : 60 %
Moyens de
vérification
Système national
d’information
sanitaire et
nutritionnelle
Évaluation des
résultats
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
1.1 Les capacités
nationales sont
renforcées afin
d’instaurer une
gouvernance plus
optimale en matière de
santé et de nutrition,
fondée sur des données
probantes et réactive aux
chocs.
1.2 Les capacités des
établissements de santé
sont renforcées afin de
proposer aux femmes en
âge de procréer, aux
nouveau-nés, aux enfants
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
Ministère de la
planification et
de la coopération
externe ;
Ministère de la
santé publique et
de la population ;
Direction
générale de la
protection civile ;
Nations Unies ;
organisations de
la société civile
et organisations
communautaires ;
associations
5 965
37 316
43 281
15/21
E/ICEF/2023/P/L.6
4. La
population, en
particulier les
catégories les
plus
vulnérables et
marginalisées,
dispose d’un
accès renforcé
à des services
sociaux de
base
équitables,
inclusifs et de
qualité,
mettant
Réalisations de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
l’accent sur le
respect des
droits
fondamentaux
, sur l’égalité
des genres et
sur l’inclusion
des personnes
handicapées,
en vue de
consolider le
contrat social.
Réalisations de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Pourcentage d’enfants
âgés de 0 à 5 ans
atteints d’émaciation
sévère pris en charge
dans le cadre d’un
traitement
NR : 25 %
NC : 60 %
Pourcentage de
nourrissons (0 à 6 mois)
nourris exclusivement
au sein
NR : 40 %
NC : 60 %
Moyens de
vérification
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
et aux adolescents un
ensemble intégré de
services sanitaires et
nutritionnels préventifs
et curatifs.
1.3 Les capacités des
communautés sont
renforcées afin qu’elles
soient en mesure de
chercher et de faire appel
à des services sanitaires
et nutritionnels de
qualité, et d’adopter de
bonnes pratiques en
matière de soins attentifs.
1.4 Les capacités des
établissements de santé
et de nutrition aux
niveaux national et
décentralisé sont
renforcées afin qu’ils
soient en mesure de
détecter, de gérer et de
faire face aux situations
d’urgence sanitaire et
nutritionnelle.
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
locales ; médias ;
secteur privé.
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Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
22-29547
22-29547
Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
Réalisation 4
Réalisations de l’UNICEF
2. D’ici à 2 027, un
plus grand nombre
d’enfants et
d’adolescents
bénéficient de services
d’apprentissage
précoce et
d’enseignement
inclusifs, de qualité,
résilients face aux
chocs, équitables et
transformateurs en
matière d’égalité des
genres, et acquièrent
des compétences
fondamentales et
utiles à la vie
quotidienne,
notamment dans les
situations d’urgence,
afin de promouvoir la
cohésion sociale et la
consolidation de la
paix.
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Taux net ajusté de
fréquentation scolaire
des enfants appartenant
au quintile le plus
pauvre
Primaire :
NR : 40 %
NC : 50 %
Premier cycle du
secondaire :
NR : 29,5 %
NC : 40 %
Taux d’enfants non
scolarisés en âge de
fréquenter l’école
primaire
NR : 20 %
NC : 15 %
Pourcentage d’enfants
atteignant le niveau
minimum requis en
lecture et en
mathématiques
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
Ministère de
l’éducation
nationale et de la
formation
professionnelle;
données
administratives
et évaluation
2.1 Le système
d’apprentissage précoce a
renforcé ses capacités en
vue de proposer des
services de qualité et de
favoriser
l’autonomisation des
parents et des personnes
s’occupant d’enfants en
matière de pratiques
parentales positives et de
soins attentifs.
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
Ministère des
affaires sociales
et du travail ;
Ministère de la
planification et
de la coopération
externe ;
Direction
générale de la
protection civile ;
Ministère de
l’éducation
nationale et de la
2.2 Le système éducatif a
formation
renforcé ses capacités en
professionnelle ;
vue d’assurer la gestion,
Bureau de gestion
la coordination et la mise
de l’éducation
en œuvre de politiques
préscolaire ;
fondées sur des données
Direction
probantes et de services
départementale
d’apprentissage de qualité
de l’éducation ;
et réactifs aux chocs.
Fonds national de
l’éducation ;
2.3 Les autorités
Nations Unies ;
éducatives ont renforcé
leurs capacités en vue de organisations de
la société civile ;
garantir l’accès à des
institutions
services éducatifs
financières
durables, résilients et
internationales ;
fondés sur un cycle
d’enseignement complet. secteur privé.
2.4 Le système éducatif a
renforcé ses capacités en
vue d’améliorer la qualité
des services
d’apprentissage proposés.
2.5 Le secteur de
l’éducation a renforcé ses
2 870
39 883
42 753
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Petites classes : NR : À
déterminer
NC : 60 %
Primaire (savoirs
fondamentaux) :
NR : < 40 %
NC : 60 %
Moyens de
vérification
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
Réalisations de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Moyens de
vérification
Premier cycle du
secondaire :
NR : À déterminer
NC : 60 %
2. La
protection et
la libre
circulation de
la population
sont garanties
et lui
permettent
d’échapper
aux menaces
des bandes et
de vivre sans
craindre pour
son intégrité
physique et
morale.
3. D’ici à 2027, un
plus grand nombre
d’enfants et
d’adolescents sont
protégés contre la
violence, la
discrimination,
l’exploitation, les
abus, la négligence et
les pratiques néfastes.
Nombre d’enfants,
d’adolescents, de
parents et de personnes
s’occupant d’enfants
ayant bénéficié de
services de proximité
d’aide psychosociale et
de soutien en matière
de santé mentale
NR : 44 415 (2021)
NC : 150 000
Pourcentage de filles et
de garçons âgés de 15 à
17 ans ayant subi des
violences sexuelles et
ayant cherché de l’aide
auprès d’un
professionnel
NR : 12 %
NC : 6 %
22-29547
Pourcentage d’enfants
placés en famille
d’accueil ou en
institution par rapport
au nombre total
d’enfants bénéficiant
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
capacités en matière de
gestion des risques de
catastrophe, de résilience,
de préparation et de
riposte aux situations
d’urgence, en vue de
garantir la continuité des
apprentissages.
Évaluations
Enquête
démographique
et de santé ;
Institut du bienêtre social et de
recherches ;
organisations de
la société civile
3.1 Les autorités
nationales et les
institutions ont renforcé
leurs capacités en vue
d’adopter et de mettre en
œuvre des cadres
juridiques, réglementaires,
budgétaires et de
coordination susceptibles
de garantir la qualité du
système de protection de
l’enfance.
Ministère de la
justice et de la
sécurité publique ;
Ministère à la
condition
féminine et aux
droits des
femmes ;
Direction
générale de la
protection civile ;
Ministère des
affaires sociales
3.2 Le Gouvernement et
et du travail ;
les acteurs de la société
Ministère de la
civile ont renforcé leurs
planification et de
capacités en vue de
la coopération
proposer des services de
externe ; police
qualité, transformateurs en
nationale ;
matière d’égalité des
Nations Unies ;
genres, inclusifs et
organisations de
équitables en matière de
la société civile.
prévention et de protection
des enfants contre la
violence, l’exploitation,
les abus, la négligence et
les pratiques néfastes,
2 368
20 272
22 640
E/ICEF/2023/P/L.6
18/21
Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
22-29547
Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
Réalisations de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Moyens de
vérification
d’une prise en charge
de substitution formelle
(institution fondée sur
la famille) :
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
notamment dans les
situations humanitaires.
3.3 Un plus grand nombre
de familles et de
communautés disposent
des connaissances et des
capacités nécessaires pour
adopter des pratiques
positives en matière de
protection des enfants et
des adolescents.
NR : À déterminer
NC : 25 %/75 %
3.4 Les institutions et les
communautés ont renforcé
leurs capacités en vue
d’adopter des mesures
sensibles aux risques et
réactives aux chocs en
matière de protection de
l’enfance, notamment dans
les situations
humanitaires.
Réalisation 4
Pourcentage de la
population utilisant, au
minimum : a) des
services de base pour
l’approvisionnement en
eau potable ; b) des
services
d’assainissement de
base ; c) des services
d’hygiène de base
NR : 66,7 %
NC : 75 %
19/21
Pourcentage de la
population utilisant des
Système intégré
d’approvisionne
ment en eau et
d’assainissement
Plateforme
mWater gérée
par le
Gouvernement
Programme
commun
OMS/UNICEF
de suivi de
l’approvisionne
4.1 Le secteur EAH a
renforcé ses capacités en
vue d’élaborer et de gérer
l’application de
politiques, de budgets et
de programmes fondés sur
des données probantes, de
nature à garantir des
services EAH de qualité,
d’un coût abordable,
durables, sensibles aux
questions de genre,
équitables, résilients aux
risques
multidimensionnels et aux
Ministère de
l’environnement ;
Ministère de
l’économie et des
finances ;
Direction
nationale de l’eau
potable et de
l’assainissement ;
Ministère de la
santé publique et
de la population ;
Ministère de
l’éducation
nationale et de la
2 577
32 112
34 689
E/ICEF/2023/P/L.6
4. D’ici à 2027, un
plus grand nombre
d’enfants et de
familles, en particulier
parmi les plus
défavorisés, vivent
dans des
environnements plus
sains et plus sûrs, et
bénéficient d’un
meilleur accès aux
bonnes pratiques et à
des services de qualité
en matière d’EAH,
Réalisations de l’UNICEF
résilients face aux
diverses crises.
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Moyens de
vérification
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
services
d’assainissement de
base
ment en eau, de
l’assainissement
et de l’hygiène
chocs, tant au niveau
national que local, que ce
soit dans les zones rurales
ou dans les zones
urbaines.
NR : 37,1 %
NC : 50 %
4.2 Les communautés ont
renforcé leurs capacités
en vue de garantir aux
enfants des services EAH
de qualité.
Pourcentage
d’établissements
scolaires dotés de
latrines en état de
marche et conformes
aux normes en vigueur
à l’échelle nationale
4.3 Les institutions
éducatives et sanitaires
ont renforcé leurs
capacités en vue de
garantir des services EAH
de qualité.
NR : 37,1 %
NC : 45 %
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
formation
professionnelle ;
Direction
générale de la
protection civile ;
institutions
financières
internationales ;
partenaires de
développement ;
Nations Unies ;
municipalités ;
organisations de
la société civile ;
secteur privé.
4.4 Le Gouvernement, les
institutions et les
communautés ont
renforcé leurs capacités
en matière d’EAH, en vue
d’améliorer leur
résilience, leur
préparation et leur riposte
face aux situations
d’urgence.
Réalisation 4
22-29547
5. D’ici à 2027, un
plus grand nombre
d’enfants, en
particulier parmi les
plus vulnérables,
bénéficient d’une
protection sociale
complète, équitable et
réactive aux chocs.
Part des dépenses
publiques totales
affectée aux services
essentiels
(éducation/santé/protect
ion sociale)
NR :
11.69 %/3,75 %/2,05 %
NC : 15 %/6 %/5 %
Enquête sur les
dépenses
publiques/analys
e du budget
annuel
Fonds d’aide
économique et
sociale/enquêtes
5.1 Les enfants, les
adolescents et les
familles, en particulier les
plus défavorisés, ont
renforcé leur capacité à
réclamer l’instauration de
mécanismes de protection
sociale et à en bénéficier,
notamment dans les
Institut haïtien de
statistique et
d’informatique ;
Institut haïtien de
l’enfance ;
Direction
générale de la
protection civile ;
Ministère des
1 441
18 844
20 285
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20/21
Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
22-29547
Réalisations
énoncées dans
l’UNSDCF
Réalisations de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, niveaux de
référence (NR) et niveaux
cibles (NC)
Proportion d’enfants
bénéficiant d’un socle
ou de systèmes de
protection sociale
NR : non disponible
NC : 40 %
Dépenses sociales
publiques ciblant les
personnes les plus
démunies
NR : 3,7 % du PIB
NC : 5 % du PIB
Réalisations
1à5
Moyens de
vérification
Produits indicatifs énoncés dans
le programme de pays
situations de crise
humanitaire.
5.2 Les autorités
nationales ont renforcé
leurs capacités en vue de
garantir aux enfants un
meilleur accès à des
services de protection
sociale intégrés, réactifs
aux chocs et de qualité,
notamment dans les
situations humanitaires.
Principaux
partenaires ou
cadres de partenariat
Montant indicatif des ressources,
par réalisation énoncée dans le
programme de pays :
ressources ordinaires (RO),
autres ressources (AR)
(en milliers de dollars des ÉtatsUnis)
RO
AR
Total
affaires sociales
et du travail ;
institutions
financières
internationales ;
Nations Unies ;
organisations de
la société civile ;
universités.
5.3 Le Gouvernement a
renforcé ses capacités en
vue d’adopter des cadres
juridiques, normatifs et
budgétaires, ainsi que des
mécanismes de suivi et
de coordination de nature
à constituer un système
national de protection
sociale efficace et réactif
aux chocs.
6. Efficacité du
programme
11 514
7 661
19 175
Montant total des ressources
26 735
156 088
182 823
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