Korelasyon ant lapli ak tès malarya pozitif nan Pòtoprens ak Dèlma, 2016-2018
Rezime — Li konpare lapli ak tès malarya pozitif nan Pòtoprens ak Dèlma soti 2016 rive 2018. Li pa jwenn yon relasyon klè ant lapli ak to pozitivite yo.
Dekouve Enpotan
- Pa t gen yon relasyon klè ant lapli ak tès malarya pozitif.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Corrélation entre les précipitations et le taux de positivite des tests du paludisme
dans les communes de Port-au-Prince et de Delmas, Haïti (2016-2018)
D. Noncenti25, M.E.J Richemont, M. Pierre!, Laboratoire des Sciences pour l'Environnement et l'Énergie
(LS2E). Ecole Normale Supérieure (ENS). Université d'Etat d'Haïti (UEH). 2BIOPOLE Laboratoire Biosciences et
Biotechnologies. Université d'Etat d'Haïti. 3Equipe de Recherche sur les Changements Climatiques (ERC2). Uni-
versité Quisqueya.
Auteur de correspondance : Noncent D.. ndavid0?2@yahoo.fr.
Résumé Introduction
poncent D. Rhone NE ae pere M. A je oraAnon ne el précipitations si Les maladies vectorielles représen-
e taux de positivité des tests du paludisme dans les communes de Port-au-Prince et de 2e un . z
Delmas, Haïti (2016-2018). RED 12 (1): 59 - 67 tent un défi majeur pour la santé
publique à l'échelle mondiale. affec-
mn = demeure endémique en Haïti, cnstimne un Ars majeur de ns tant des centaines de millions de
publique. s facteurs climatiques, notamment les précipitations, sont sus és , z nn: :
d'influencer la dynamique de transmission de cette maladie vectorielle. Ainsi, cette Dent den craque Année: prinepars
étude descriptive et rétrospective vise à analyser la corrélation entre les épisodes plu- ment ans es Téglons tropic: es et
vieux et la survenue des cas de paludisme dans les communes de Port-au-Prince et de subtropicales (3. 8. 13). Parmi celles
Delmas pour la période de 2016-2018. Les données analysées proviennent de la base de -c1, le paludisme. causé par des pa-
données pluviométrique (pluie totale, pluie maximale. nombre de jours de pluie) recueil- rasites protozoaires du genre Plas-
lies auprès de l'Unité Hydrométéorologique d'Haïti (UHM) pour la période 2009-2018, modium et transmis par les mous-
ainsi que des données sanitaires sur les cas de paludisme obtenues auprès de la Direc- tiques femelles du genre A heles
tion Sanitaire de l'Ouest (DSO) pour 2016-2018. Le coefficient de corrélation de Pearson que — 5e | P .
(x) et le seuil de significativité à 5% (p < 0,05) ont été calculés afin d'évaluer la force et la demeure 1 une des maladies les plus
significativité statistique des associations observées. Au total, 16 235 personnes ont été dévastatrices. L'Organisation Mon-
testées à Port-au-Prince contre 40 322 à Delmas. Une diminution synchronisée des cas diale de la Santé (OMS) a rapporté
de paludisme a été observée dans les deux communes entre 2016 et 2018. À Delmas, les environ 263 millions de cas et
coefficients de corrélation (x) étaient négatifs et faibles « = —0, 114 à —0,276). À Port-au- 597 000 décès en 2023. dont 94 %
Prince, des corrélations positives mais faibles ont été observées pour la pluie totale d t 95 % des décè 1]
(x = 0,241) et le nombre de jours de pluie (r = 0,138). En conclusion, l'étude n'a mis en es cas € #29 es eces sur € con-
évidence aucune association robuste entre les précipitations et le taux de positivité des tinent africain (14. 5). Ces chiffres
tests (TPR) du paludisme, les corrélations observées n'ayant pas atteint le seuil de signi- représentent une augmentation de
ficativité statistique (p > 0.05). Toutefois, des études longitudinales intégrant d'autres 11 mullions de cas par rapport à
variables climatiques et socio-économiques sont recommandées. 2022. en grande partie attribuable
Mots clés : Changement climatique, Plasmodium falciparum, maladie vectorielle, AUX catastrophes climatiques. aux
Anopheles albimanus, épidémiologie. conflits armés et aux difficultés éco-
nomiques dans certains pays endé-
Abstract miques (32). La propagation de cette
Noncent D., Richemont MEJ, et Pierre M. 2026. Correlation between Rainfall and Ma- Maladie est fortement modulée par
laria Test Positivity Rate in the Municipalities of Port-au-Prince and Delmas, Haiti des facteurs environnementaux. no-
(2016-2018). RED 12 (1): 59 - 67 tamment les précipitations. la tem-
Malaria, which remains endemic in Haïti, is a major public health issue. Climatic fac- pérature et l'humidité relative (7.
tors, particularly rainfall. are suspected of influencing the transmission dynamics ofthis 17). ainsi que par des déterminants
vector-borne disease. This descriptive, retrospective study aims to analyze the correla- socio-économiques et écologiques
tion between rainfall events and the occurrence of malaria cases in the municipalities of complexes (12. 28).
Port-au-Prince and Delmas for the period 2016-2018. The data analyzed in this study | | |
come from the rainfall database (total rainfall, maximum rainfall, number of rainy days) En Haïti. le paludisme est endé-
collected from the Haitian Hydrometeorological Unit (UHM) for the period 2009-2018. mique et figure parmi les priorités
D de Le ae je É malaria cases obtained por a NT te de Directorate nationales de santé (31). L'ile d'His-
or . Pearson's correlation coefficient (r) an e 5% significance : ; i ne
threshold (p < 0.05) were calculated to assess the strength and statistical significance of P amiola, partagée entre Haïti et la
the associations observed. A total of 17 235 people were tested in Port-au-Prince, com- République dominicaine, constitue
pared with 40 322 in Delmas. A synchronized decrease in malaria cases was observed in le dernier foyer de transmission du
both municipalities between 2016 and 2018. In Delmas, the correlation coefficients (r) paludisme dans les Caraïbes (1. 31).
were negative and low (r = -0.114 to -0.276). In Port-au-Prince, positive but weak corre- Haïti concentre plus de 97% des cas
lations were observed for total rainfall (r = 0241) and the number of rainy days .: lé - l'île (15 ec Plasmo-
(x = 0.138). In conclusion, the study did not find any robust association between rainfall dam falciparum ee èce me
and malaria test positivity rate (TPR), as the correlations observed did not reach statis- . 2 ° SP qua
tical significance (p > 0.05). However. longitudinal studies incorporating other climatic $1 exclusive es 99%) et Anophe les
and socioeconomic variables are recommended. albimanus Wiedemann comme prin-
Keywords: Climate change, Plasmodium falciparum, vector-borne disease, Anopheles cipal vecteur @ 21). Ce dernier pre-
. . . sente des préférences exophiliques
albimanus, epidemiology. ë
et exophagiques (21, 32). avec des
RED 12 (1) Juin 2026 59
pics de densité vectorielle survenant phiques. démographiques et urba- paludisme dans les zones urbaines
après le début des saisons des nistiques contrastées susceptibles du département de l'Ouest.
pluies, en novembre et en juin (22. d'influer différemment sur l'écologie y ne
39) À Ibi : déré vectorielle et , A 1 Dans quelle mesure les précipita-
). An. albimanus est considéré vectorielle et, par conséquent. sur la {ins atmosphériques (pluie totale,
comme un moustique essentielle- transmission palustre. L'urbanisa- : :
ue . . . nr . pluie maximale mensuelle et
ment côtier et de basse altitude, se tion rapide et non plamifiée. ampli- . :
eprodui d été de fi . Jes dévl if nombre de jours de pluie) sont-elles
repro uisant dans une variété le fiée par les dép acements mass B Lssociées au taux de positivité des
gîtes larvaires ensoleillés situés gé- post-séisme de 2010, a profondé-
, mr pes . tests (TPR) dans les communes de
néralement en dessous de 400 m ment modifié l'écologie des mous- :
ue ; ; . ; , . Port-au-Prince et de Delmas sur la
d'altitude (23. 31). Malgré les efforts tiques dans la région métropoli- 2: 9 9
> ne , . . ; période 2016-2018 ?
d'éradication engagés depuis les an- taine. Samson et al. (27) ont montré ..
nées 1960 par le Ministère de la que l'urbanisation réduit significati- La présente étude a pour objectif
Santé Publique et de la Population vement la densité d'An. albimanus. d'analyser la corrélation entre les
(MSPP). l'insuffisance chronique de celui-ci étant principalement retrou- Précipitations atmosphériques
financement. l'instabilité politique, vé dans les sites agricoles et les (pluie totale, pluie . maximale,
les catastrophes naturelles récur- zones péri-urbaines, tandis que les nombre de jours de pluie) et la fré-
rentes (séismes de 2010 et 2021. espèces de Culex et d'Aedes prédo- quence des cas de paludisme dans
ouragans Matthew en 2016 et Irma minent dans les zones urbanisées les communes de Port-au-Prince et
en 2017) et les chocs climatiques ont (27). de Delmas pour la période 2016—
considérablement entravé la réalisa- ue 2018. afin de contribuer à une meil-
. … La relation entre les précipitations 2 . ;
tion de cet objectif (11. 18. 24). +1 ludi té lorée d leure compréhension du rôle des
, . ou um ie ete parudisme a ele eXp'oree CANS £écteurs météorologiques dans la
Néanmoins. des progrès significatifs de nombreuses régions tropicales. _ . “pe
os LL, , , , dynamique palustre en milieu ur-
ont été enregistrés. Entre 2009 et Des études menées en Afrique sub- . ns . ;
; - . . . bain haïtien et d'informer les straté-
2018. 232 479 cas de paludisme ont saharienne (19). au Sri Lanka (1). : RE / :
ne ; n ; gies de prévention adaptées au cli-
été rapportés par le MSPP. avec une en Thaïlande (30). en Inde (16). en mat
diminution de l'incidence de 60 130 Chine (15) et au Mozambique (9) ont ‘
cas en 2010 à 8 978 cas en 2018 (15). mis en évidence des corrélations Matériels et Méthodes
Le Programme National de Contrôle hétérogènes — positives. négatives »
de la Malaria (PNCM) a déployé des ou non significatives — selon les con- Type d'étude
stratégies incluant l'expansion du textes géographiques. écologiques et Il s'agit d'une étude observation-
diagnostic rapide. la surveillance les décalages temporels considérés. nelle, corrélationnelle, descriptive et
communautaire. la distribution de Plus récemment. une étude utilisant rétrospective. Ce design permet
moustiquaires imprégnées et des le modèle dynamique Liverpool Ma- d'examiner les associations entre
programmes pilotes d'administra- laria Model (LMM) appliqué spécifi- variables pluviométriques et épidé-
tion médicamenteuse de masse (11. quement à Haïti a confirmé que le miologiques sans établir de causali-
24). Parallèlement. la chloroquine pic de transmission du paludisme té directe. conformément aux recom-
demeure le traitement de première survient avec un décalage d'environ mandations méthodologiques pour
intention contre le Paludisme. et un mois après le pic de précipita- l'épidémiologie environnementale
Haïti figure parnu les rares pays où tions. les pluies abondantes tendant (26).
P. falciparum reste sensible à ce à submerger les œufs de moustiques Zone d'étude
médicament (15. 24. 25). Selon le tandis que les conditions post- | |
rapport mondial sur le paludisme en pluviales favorisent le développe- L'étude porte sur deux communes
2024, Haïti a réduit l'incidence des ment vectoriel (5). Par ailleurs, Ca- du département de l'Ouest d'Haïti :
cas de 23 à 63% depuis 2015, mais meron et al. (3) ont cartographié Port-au-Prince (18°32"N, 72°20'O:
l'instabilité politique persistante l'endémicité et la saisonnalité du superficie = 36.04 km° : altitude 0-
continue de menacer ces acquis (32). paludisme à l'échelle nationale 300 m) et Delmas (18°33'N. 72°18'
, . . haïtienne, révélant un profil saison- O : superficie = 25.74 km° : altitude
Le département de l'Ouest. qui . Dhasi _ ie d'inci. 100-400 m) (Figure 1). Port-au-
abrite les communes de Port-au- "1°r UNIPRasique avec un pic incl - , su ’ .
: : _ dence en décembre-janvier et un Prince présente une topographie
Prince (capitale) et de Delmas, avec Lu . . . . ; ,
. ; . minimum en avril-mai. ce qui sug- accidentée. entourée de montagnes,
une population départementale esti- nu dr . & lle avec de nombreuses ravines souvent
mée à plus de 3 millions d'habitants F°7° Une cFnammque temporere ; , .
, . complexe entre climat et transmis- obstruées par des déchets solides.
en 2018. se classe systématique. . Lo, . :
, sion. Toutefois. la littérature scienti- Delmas. relativement plus plate. est
ment parmi les quatre départe- fi Scifi t haïti exposée aux inondations lors d'épi
ments les plus touchés par le palu- que specique au con exte aïtien *P . . P
. ., « _ demeure extrêmement lacunaire sodes pluvieux intenses. Les deux
disme sur le territoire national (15). 11.31 tud bliée n° communes partagent un climat tro
Ces deux communes. bien que géo- ( * 51), et aucune étude pu A na, ical nr tande caractérisé ar
graphiquement contiguës, présen- à notre connaissance, quant e sys- P ré : Er P
RE tématiquement la relation pluie- deux saisons pluvieuses
tent des caractéristiques topogra- - .
(printemps : mars-mal : automne :
RED 12(1) Juin 2026 60
septembre-novembre) et deux sal- Zone d'Étude : Port-au-Prince et Delmas, Haïti (Ouest)
sons sèches (hiver et été) (15). Afin
de contextualiser ce profil clima- ? ANS SNS RQ LÉGENDE |
tique. les données décennales (2009 MAR TRE AL \ \ me NS] 1 Zones rondes |
-2018) de l'UHM sont présentées à RE, à NN ER AN es 0 taire aides
la figure 2. mettant en évidence les —-_—— he CR NS £ n OS ( A
caractéristiques pluviométriques à nn. RATER fu FRE Dore.
long terme des deux communes, | & PORT-AU-PRINCE KE NE E el | #% mr
pour lesquelles l'analyse corrélation- | F4, Héoeépes CS LÉ TS HE Shane à : à à
mp DEAR . Ga 4 DUR RS DER SN
nelle porte exclusivement sur la pé- RN K'Aftuée :0-200 m NUE ai REA is a VA?" p WI
riode 2016-2018. nv SNS NO AE DETEE Tag es. LES j
LIN D _ . 71 ne : A De M »
Sources des données RP CA ne CS ÈS putes. es
Données pluviométriques : Les don- US | Saison Phuvieuse — —— Saison che PORN PERS
# DE 2e LU . "FE + Mars — Mai à Sept. — Nov, Déc. — Fév. & Juin — Aqüt —
nées de précipitations ont été obte- RRRRRRE RL ne. ÈS
nues auprès des archives climatolo- b le NE | |
giques de l'Unité Hydrométéorolo- nn oom m «ARE ep y vs |
gque d'Haïti (UHM) pour la période TT Climat Tropical Semi-Aride TT
2009-2018, enregistrées aux sta. [nn 7 Deux Saisons Pluvieuses & Deux Sasons Sèches OT ON
tions météorologiques de Saint-
Louis de Gonzague (Port-au-Prince) Figure 1. Caractéristiques géographiques et climatiques de Port-au-Prince
et de F.I.C (Delmas). Trois variables et Delmas (Ouest, Haïti)
pluviométriques ont été retenues : Source OpenStreetMap / CNIGS Haïti, adapté par les auteurs
() la pluie totale mensuelle (mm).
() la pluie maximale mensuelle microscopique [TM]) dans les struc- Analyse statistique
(mm). c'est-à-dire la plus forte quan- tures sanitaires des deux com- eu ——
"2 : HE E à Des statistiques descriptives
té de pluie enregistrée en 22 munes. soit respectivement 17 235 itaaes, tite ÉMsbitions
heures au cours d'un mois donné. et personnes à Port-au-Prince et te" E t té tilisé
Gi) le nombre de jours de pluie par 40 522 à Delmas. Le TPR a été cal. raciériser les tendances pluviomé
mois (jour où la précipitation enre- culé comme le rapport entre le R DA “siniengt {"<rhtié
gistrée > 0,1 mm) Eé à RP à | triques et épidémiologiques. L'ana-
re | s mn 1 F ER ANEERTENZ se ". lyse de corrélation a été réalisée à
Données sanitaires : Les données de eat “4 ES. l'aide du coefficient de corrélation de
sur les cas de paludisme ont été col- TS ar TaaRe :12 a CON- Pearson (r). qui mesure l'intensité et
lectées auprès de la Direction Sani- Vient É DOME AE FER données de }, Girection d'une relation linéaire
taire de l'Ouest (DSO) du MSPP ‘Urveilance passive ne capturent ie jeux variables continues. La
pour la période 2016-2018. L'échan- PAS les infections RSA IORANNEIER. normalité des distributions a été
tillon comprend l'ensemble des indi- dont : coran peut és ee vérifiée à l'aide du test de Shapiro-
vidus ayant bénéficié d'un test dia- tantielle dans les contextes ER Wilk : le coefficient de corrélation de
gnostique pour le paludisme (test de ‘tlansmission comme en Haïti (24. Spéarman (p) a également été caleu-
diagnostic rapide [TDR] et/ou test 21). lé à titre de vérification non para-
_ {A) Jours de pluie cumulés par mois (8) Précipitations totales cumulées par mois
E 120 re rit £ Se ps D
É sd E 1750
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Figure 2. Profil pluviometrique décennal (2009-2018)
(A) nombre cumulé de jours de pluie par mois : (B) précipitations totales cumulées par mois (mm), pour Port-au-Prince et Delmas.
RED 12 (1) Juin 2026 61
métrique. Les coefficients ont été Tableau 1. Synthèse annuelle des données pluviometriques et sanitaires,
calculés avec Microsoft Excel 2013. Port-au-Prince et Delmas (2016-2018)
puis validés par le test de Sigmifica-
tivité bilatéral (p-value) à l'aide du Variable Commune 2016 2017 2018 A(%) Tendance
logiciel IBM SPSS Statistics version Personnes testées PaP 8 172 5 750 2 263 —12,3 |
20. Le seuil de sigmificativité statis- Personnes testées Delmas 22925 13588 3809 -83,4 fl
tique a été fixé à a — 0,05. La pé- Cas confirmés PaP 563 260 83 -85,3 l
riode de corrélation s'étend sur 36 Cas confirmés Delmas 880 337 65 _92.6 ñ
observations . Nr Ganvier pp C%) PaP 6.9 45 3.7 _464 l
20707 décempre 2079) TPR (%) Delmas 38 25 18 -526 l
Les coefficients de Pearson ont été pluie totale (mm) PaP 1366 756 1038 -240 Variable
interprétés selon l'échelle suivante Li totale(mm) Delmas 1014 1029 1274 +25.6 1
(4) : Ir| < 0,10 = négligeable : .
0.10 < |r| < 0.30 =faible : Jours de pluie PaP 77 77 78 +1,3 — stable
0.30 < |r| < 0,50 = modéré : Jours de pluie Delmas 60 93 100 +66,1 il
Ir1 2 0,50 = fort. PaP = Port-au-Prince : A = variation 2016-2018.
Considérations éthiques
Cette étude utilise exclusivement Corrélationnelle présentée 1c1 porte ludisme sur les 36 mois de la pé-
des données agrégées et anonymi- exclusivement sur la période 2016— riode d'étude est présentée à la fi-
sées issues de sources institution 2018. Les tendances à long terme gure 3. À Port-au-Prince. les pics de
nelles publiques (UHM. DSO/ sont cohérentes avec les projections cas de paludisme tendent à coïnci-
MSPP). Aucune donnée individuelle chmatiques de Diouf et al. (5) qui der avec les mois de précipitations
identifiable n'a été collectée ni trai- Prévoient une diminution des préci- modérées (avril-mai). tandis que les
tée. pitations dans l'ouest d'Haïti sous mois de très forte pluie (octobre) ne
les scénarios SSP585 du CMIP6. semblent pas systématiquement
Résultats et Discussions Évolution annuelle du palu- associés à une hausse des cas. À
Profil pluviométrique de la pé- disme (2016-2018) Delmas, la tendance descendante
riode d'étude (2016-2018) des cas domine l'ensemble de la pé-
Les deux communes affichent une rjode, indépendamment des fluctua-
Les données pluviométriques de la diminution marquée et convergente tions pluviométriques.
période 2016-2018 révèlent un pro- des cas de paludisme entre 2016 et Profil saisonnier moyen
fil saisonnier bimodal caractéris- 2018 (Tableau 1). A Delmas. les cas | 7
tique du climat tropical semi-aride confirmés ont chuté de 880 en 2016 Les profils saisonniers moyens
de la région métropolitaine de Port- à 65 en 2018. soit une réduction de (2016-2018) superposant les cas
au-Prince, avec deux saisons plu- 92.6%. À Port-au-Prince. ils sont mensuels moyens de paludisme et
vieuses (printemps : mars-mai : au- passés de 563 à 83. soit une baisse les précipitations mensuelles
tomne : septembre-novembre) et de 85.3%. Malgré un nombre de moyennes sont présentés à la figure
deux saisons sèches (hiver et été). À tests nettement plus élevé à Delmas 4. Dans les deux communes. un pic
Delmas, la pluie totale annuelle a (40 322 vs 17 235). le TPR à Port-au de cas est visible en mai. coïncidant
augmenté de 5 014 mm en 2016 à -Prince était systématiquement su- avec la première saison des pluies.
5 274 mm en 2018 (+26%). tandis périeur (6.9% contre 3.8% en 2016 : Un second pic plus atténué apparaît
que le nombre de jours de pluie est 3.7% contre 1.8% en 2018). suggé- en septembre-octobre (saison des
passé de 60 à 100 jours (+67%). À rant un risque différentiel significa- pluies d'automne). Ces observations
Port-au-Prince. la pluie totale a va- tif entre les deux communes. Cette suggèrent une synchronisation par-
rié de 5 366 mm en 2016 à 756 mm tendance à la baisse est cohérente tielle entre saisons pluvieuses et pic
en 2017. puis 5 038 mm en 2018. avec les données nationales rappor- d'incidence palustre. compatible
avec un nombre de jours de pluie tées par Jules et al. (15). qui ont do- avec le délai biologique nécessaire
quasi stable (77-78 jours/an). Ces cumenté une diminution de l'inci- au développement larvaire et à la
tendances contrastées entre les dence de 60 130 cas en 2010 à 8 978 maturation sporogonique du para-
deux communes sont cohérentes cas en 2018 à l'échelle du pays. ainsi site chez le vecteur. Il est notable
avec les spécificités topographiques qu'avec les avancées du programme que ce profil bimodal observé dans
et microclimatiques locales décrites d'élimination décrites par Lemoine nos données locales diffère du profil
dans la zone d'étude. Les données et al. (17). uniphasique national décrit par Ca-
pluviométriques décennales (2009 Variations mensuelles : cas de et al. (3). qui ont identifié un
2018) utilisées pour caractériser le paludisme et précipitations pic d'incidence en décembre-janvier
contexte climatique général sont et un minimum en avril-mai à
présentées dans la section Matériels L'évolution mensuelle superposée l'échelle du pays. Cette divergence
et Méthodes (Figure 2). L'analyse des précipitations et des cas de pa- pourrait refléter les spécificités du
RED 12 (1) Juin 2026 62
(A) Port-au-Prince : précipitations mensuelles et cas de paludisme (2016-2018)
Pluie totale (mm)
230 —— Cas de paludisme ” 70
— 200 7
E &
à -É
£ =
S 150 - 40 2
à 100 _ -
Ë -2 ô
50 -10
0 -0
(8) Delmas : précipitations mensuelles et cas de paludisme (2016-2018)
Pluie totale (mm)
—— Cas de paludisme 100
' dl Hi :
a = 40 +
d =
-20
gestes vs édééstes vs édééstes PSE E #
Mois
Figure 3. Évolution mensuelle des précipitations totales (barres) et des cas de paludisme (lignes) pour (A) Port-
au-Prince et (B) Delmas, janvier 2016 - décembre 2018
(A) Port-au-Prince : profil saisonnier moyen {B} Delmas : profil saisonnier moyen
200 — Pluie moyenne (mm) — phie moyenne (mm) = 60
- Cas moyers 4 Li — Cas moyens
175 150
£ 4 "4 : -40$
£ 100 - 5 È 2 | è
2 50 2 2 #
Ÿ 56 ÿ -20U
[es 2 [eu ET
-10
0 | .
Fes 8 SSP LES FES SEL ES
Figure 4. Profil saisonnier moyen (2016-2018) des précipitations (aire ombrée) et des cas de paludisme (ligne)
pour (A) Port-au-Prince et (B) Delmas
contexte urbain métropolitain par À Delmas. l'ensemble des coeffi- de jours de pluie (r = 0.138 :
rapport aux zones rurales et côtières cients de corrélation sont négatifs et p = (0.422) sont positives mais
à forte endémicité (Grand'Anse. Ar- faibles (—-0.114 à —-0.276) (Tableau faibles. Seule la pluie maximale
tibonite) qui dominent le profil na- 2) : suggérant une tendance inverse montre une corrélation négative
tional. entre précipitations et cas de palu- quasi nulle (r = -0.028 : p = 0.874).
Analyse de corrélation disme. La corrélation la plus forte Aucun de ces résultats n'atteint le
(x = —-0,276 : p = 0.103) concerne la seuil de significativité statistique
Le tableau 1 présente les résultats pluie maximale mensuelle, ce qui (p > 0.05).
des analyses de corrélation de Pear- S : : . . ,
me . _, Suggere une faible tendance possible Discussion des résultats
son entre chaque variable pluviomé- mais statistiquement non confirmée. |
trique et les cas de paludisme men- À Port-au-Prince. les corrélations Les résultats ne mettent pas en évi-
suels, pour chacune des deux com- avec la pluie totale (r = 0.241 : dence de corrélation statistiquement
munes. p = 0.156) (Tableau 2) et le nombre significative, mais révèlent des sché-
RED 12(1) Juin 2026 63
Tableau 2. Coefficients de corrélation de Pearson (r) et valeurs de signifi- dans 350 écoles à travers Haïti en
cativite (p) entre les variables pluviométriques et les cas de paludisme (n= 2016. une hétérogénéité spatiale
36 mois) significative de l'exposition aux pi-
———————————————————————_——.———— qûres d'An albimanus. avec des
Variable r (Delmas) p (Delmas) r(PaP) p (PaP) grappes de forte exposition associées
Pluie maximale (mm) 0,276 0,103 —0,028 0,874 l'altitude plus basse.
Jours de pluie —0,142 0,416 0,138 0.422 La corrélation négative entre la
pluie maximale et les cas de palu-
PaP = Port-au-Prince ; seuil de significativité : p < 0,05. disme. observée dans les deux com-
ons . : , . munes. est cohérente avec la littéra-
mas différentiels entre les deux nants après les épisodes pluvieux. .. /
: méritent al £ sant le dével +1 ture. Paaijmans et al. (22) ont dé-
communes qui méritent une analyse favorisant le développement lar- tré expérimentalement en
approfondie. vaire d'Anopheles albimanus (16. ,.. : .
. ; . Afrique de l'Est que des pluies 1n-
, 20). Caillouet et al. (2) ont caractéri- Re .
Le contraste observé entre Port-au- :] u larvai d'A Ii tenses peuvent détruire les habitats
Prince (corrélations positives) et °° €5 gites larv ares dAR. DIM Jarvaires d'Anopheles gambiae par
D ne none , nus dans la vallée de l'Artibonite. . ; .
elmas (corrélations négatives) mé- ; lessivage, créer des courants d'eau
. mie pe \ montrant que les larves se dévelop-
rite une clarification préliminaire. À t iférentiell + 4 a trop turbulents pour le développe-
Delmas. la pluviométrie a augmenté Dh: prelérentienement dans GS ent des stades immatures et dé-
de +26 (hauteur totale) et +67% abitats permanents et semi- placer physiquement les larves. Ce
: . permanents d'eaux stagnantes de 2 - -
(jours de pluie) entre 2016 et 2018. £ intes d bots. f mécanisme, potentiellement trans-
tandis que le TPR a simultanément °%! ace (empreintes de sabots. fos- posable à An. albimanus en Haïti.
D: = 20; AE sés. rizières. mares). des conditions : : : 2e
diminué de 53%. Cette corrélation . pourrait expliquer pourquoi les évé-
» qui peuvent se retrouver dans les x
négative apparente semble contre- . b Les de P Pri nements de forte pluie semblent
intuitive, car les précipitations et les TAVINES 0 struées de Port-au-Prince. vercer un effet inhibiteur plutôt
: De plus. la densité de population “1 *
eaux stagnantes sont classiquement , , . k que facihtateur sur la transmission
A / plus élevée de Port-au-Prince et l'ur- . ,
présentées comme des facteurs de banisati itrisé | palustre en milieu urbain. Ce résul-
risque pour le paludisme. Toutefois, ?ASA00n non Mamtrisee. AVEC UNE £a à également été observé au Mo-
. ne . prolifération d'habitats informels et . =
plusieurs mécanismes peuvent ex- . me zambique par Ferräo et al. (9). De
. ; N D un assainissement déficient. pour- .« : - -
pliquer ce phénomène : (1) l'effet de lifier 1 tact h . manière convergente. Diouf et al. (5)
lessivage des gîtes larvaires par des raient amplñer le contact humain- + confirmé dans leur modélisation
7 . ; vecteur et faciliter la transmission y ee .
pluies intenses. (1) la forte réduc- 97 appliquée à Haïti que les pluies
tion des cas liée aux interventions (*/ abondantes d'août tendent à sub-
du PNCM qui domine le signal plu- L'écologie d'An. albimanus en Haïti merger les œufs de moustiques dé-
viométrique sur la période courte de présente des particularités qui éclai- posés sur les surfaces d'eau. tandis
36 mois. et (in) la variabilité inter- rent nos résultats. Frederick et al. que les conditions post-pluviales
annuelle de la pluviométrie qui ne (11). dans leur revue systématique plus favorables (disponibilité d'eaux
se traduit pas nécessairement par de la recherche vectorielle en Haïti. usées, chaleur intense. humidité
une variation synchrone du TPR soulignent que ce moustique est es- résiduelle) prolongent la longévité
dans un contexte urbain dense. Ces sentiellement côtier. fréquemment des vecteurs et favorisent la trans-
facteurs confondants sont discutés ci trouvé dans les eaux saumâtres. et mission avec un décalage d'environ
-après. Le contraste topographique considéré comme un vecteur relati- un mois.
pourrait s'expliquer par plusieurs vement inefficace du fait de ses pré- Plus largement, la littérature ré-
déterminants complémentaires. Les férences exophiliques et exopha- . .
diffé hi . . 12D C dant. des d cente souligne la nature non -
srences topographiques Jouent giques (1. u ). Cependant, €$ CON- réaire, voire unimodale, de la rela-
un rôle important : Delmas. située à nées suggèrent une activité endo- .. PEN :
. > . . . tion précipitations-paludisme. Une
une altitude plus élevée (100-400 phagique entre 19h et 21h. suivie , "7 =
: sographie relativ d ‘ érieur (19). L . étude multirégionale portant sur 25
m) avec une géographie relativ e- un repos extérieur (15). Æ8 PICS ons de données en Afrique et en
ment plate. est davantage exposée de densité vectorielle surviennent , . ; ; ,
. . . , Lu . Asie a démontré que la température
aux inondations susceptibles de dé- en novembre et en Juin. Juste après nn ;
truire 1 ites 1 . lessi- le début des d . luvi et les précipitations présentent des
uire les gites larvaires par lessi- le début des deux saisons pluvieuses jations unimodales avec le palu-
vage des larves vers des zones 1m- (32. 22). suivis par des pics d'inci- - op à .
k , . disme. avec un effet positif jusqu'a
propres à leur développement. Port- dence palustre. Cette observation . . N .
Pri | hi . hé A ee 1 hroni un certain seuil au-delà duquel l'ef-
au-Prince, avec sa topographie acci- est cohérente avec la synchronisa- {+ devient négatif (28). En Afrique
dentée et ses ravines souvent obs- tion partielle observée dans nos don- : ‘
trué des déchet ésent : J illo-Und d et al subsaharienne, Yamba et al (33)
nées pee es déc NP e n ae aramillo-Un re _ @k Gnt montré, à l'aide de données en-
potentie supérieur de formation e (14) ont récemment confirmé, à tra- tomologiques directes, que la trans-
micro-habitats aquatiques stag- vers une enquête sérologique menée . + . Re .
mission saisonnière du paludisme
RED 12(1) Juin 2026 64
est contenue dans une fenêtre de PNCM a mis en place des stratégies et al. (15) ont souligné des diver-
température de 15°C—40°C et que le combinant administration médica- gences entre les données du MSPP
début de la transmission ne suit les menteuse de masse et pulvérisation et de l'OMS. De plus. la surveillance
précipitations qu'avec un décalage intra-domiciliaire dans le départe- passive ne capture pas les porteurs
marqué uniquement dans les zones ment de la Grand'Anse (7). bien que asymptomatiques, dont la propor-
à pluviométrie fortement saison- ces interventions n'aient pas direc- tion nationale a été estimée à envi-
nière. tement visé les communes de notre ron 0.4% par PCR (17). Cinquième-
; A .: : étude. Selon Druetz et al. (6). la ment. l'absence de données entomo-
Nos résultats s'inscrivent dans un _ . Le . .… .
: transmission du paludisme en Haïti logiques (densité vectorielle, taux
ensemble de recherches soulignant + haut + focal , di Jati A logi ;
la complexité et la non-linéarité de °°t hautement focale, ce qui néces- inoculation entomologique) repré-
. : : site une surveillance granulaire in- sente une lacune importante. d'au-
la relation pluie-paludisme. En , . . . N mn
A2 ._ tégrant des informations sur les in- tant que très peu d'études ont mesu-
Afrique. Mafwele et Lee (19), analy- fecti "mpt . … ré l'intensité de la t . .
sant des données sur plus d'un feCtions asymp omatiques pour ré l'intensité de la transmission par
.« = / orienter les interventions. L'absence le taux d'inoculation en Haïti (11).
siècle (1901-2015). ont observé une : . . ..
ns or _» .. de contrôle de ces cofacteurs consti- Enfin. le coefficient de Pearson sup-
corrélation positive générale, mais 1 incivale limite de l'analv elati linéair .
une inversion vers une corrélation tU® la principale imite de l'analyse pose une relation linéaire, ce qui
ie 7 corrélationnelle. pourrait ne pas refléter la complexi-
négative pour la période récente té dl ati Lui ludi
(1981-2015). suggérant une modifi- Limites de l’étude cu <. ma ee lon P'uie-pa ucisme,
cation de la relation sous l'effet du . ._ ; . CEne-cl etant reconnue comme unt-
. . . Plusieurs limites méthodologiques modale (28).
changement climatique et des inter- . - «12 2 2
ti tai Au Sri Lank doivent être considérées. Première- Implicati 1 té
ventions sanitaires. Au Sri Lanka, nt la durée d'étude (36 mois) est J#Plications pour la santé pu-
Briët et al. (1) ont relevé des corréla- e : blique
. . , insuffisante pour capturer les dyna-
tions positives avec un décalage de 0 : : : nos | : pv um ur tie
12 . vi d élati , miques climatiques et épidémiolo- Malgré l'absence de significativité
à MOIS, SUIVI Ge COFT8 ations NBA Liques à long terme. en particulier statistique. les tendances observées
tives 3 à 9 mois après les précipita- R 5 ; Dr .
. . dans un contexte où les événements présentent un intérêt pour la plani-
tions. En Chine. Huang et al. (13) et . - ; . Le ne l .
w t al. (29 + confirmé le rôl climatiques extrêmes (ouragans. fication samitaire. La synchronisa-
ang et a - ) ont confirmé le rôle sécheresses) peuvent exercer des tion partielle entre les saisons plu-
de la température comme cofacteur “7 + : . : :
dét . tK t a (6 effets non linéaires sur la transmis- vieuses et les pics de cas (Figure 3)
Hide ont dé . uma “ q n 0) 0 sion (31. 28). Deuxièmement. l'ana- suggère qu'une intensification pré-
nae ont émontré que la pluviome- lyse se limite aux corrélations si- ventive des interventions avant et
trie seule ne suffit pas à expliquer la / os ; . .
enr | . multanées et n'intègre pas de déca- pendant les saisons des pluies pour-
variabilité du paludisme et qu'une : à Ur « .
h tivarié t indi lage temporel (time-lag). pourtant rait être bénéfique. Concrètement. 1l
approche muruvariée est IMASPER- Liclogiquement justifié et méthodo- serait pertinent de renforcer la dis-
sable. . . ui . . . ;
logiquement faisable avec les don- tribution de moustiquaires impré-
La baisse spectaculaire des cas de nées mensuelles disponibles gnées (MILDA) et les campagnes de
paludisme observée dans les deux (décalage de 5 à 1 mois). Le cycle de pulvérisation intra-domicihiaire dès
communes (—85 à —-93%) sur seule- développement d'An. albimanus et le mois de février-mars (avant la
ment trois ans est vraisemblable- le cycle sporogonique de P. falcipa- première saison pluvieuse) et en
ment multifactorielle. Plusieurs élé- rum impliquent un délai minimal de août (avant la seconde). avec un ac-
ments pourraient avoir contribué à 2 à 6 semaines entre un épisode plu- cent particulier sur Port-au-Prince
cette diminution. indépendamment vieux et l'apparition des cas cli- où la corrélation positive tendan-
des variations pluviométriques : le niques (1). Ce décalage a été quanti- cielle avec les précipitations modé-
renforcement des interventions de fié à environ un mois par Dioufet al. rées invite à une vigilance accrue.
lutte antipaludique par le MSPP. (5) dans leur modélisation SpÉCI- Le renforcement du système de sur-
notamment la distribution de mous- fique au contexte haïtien. Troisiè- __. +42 © : us
ti . . sonées d' icid A les 1 écipitati veillance épidémiologique par l'inté-
square penses UN es mement, es les précipi sie gration de données météorologiques
a longue duree d'action À MLD: ) et ont ête utillsées comme v arla e ent emps réel pourrait permettre la
les campagnes de pulvérisation in- climatique. alors que la température . . ; -
Fu = D une . . . es . mise en place d'alertes précoces c1-
tra-domicihaire : l'amélioration de ambiante et l'humidité relative : ;
l'accè di ti ide et . + le dét . + (7, 15 blées. conformément aux recomman-
accès au diagnostic rapide et aux jouent un rôle dé erminant ( T1 ). Gations de l'OMS pour les zones
traitements antipaludiques : l'appui de même que l'indice de végétation ,.,,: : . Re
d t . . ti É ; ŒEVI la + érature d d'élimination du paludisme. L'utili-
F a AT ONS URaID The eee Ta “a a Le cn Te GE sation de modèles dynamiques tels
(Fonds mondial. LS. : e surface ( . 1 ent és comme co- que le Liverpool Malaria Model
Carter Center) : les mouvements de variables prédictives majeures par | ze . |
ati t-catastronh t c + al G triè t (LMM). déja appliqué avec succès
population post-catastrophes natu- Cameron et al. ( ). Qua rièmement. au contexte haïtien (5), représente
relles : et les variations dans les les données épidémiologiques - nr
. ; . ie . k . une piste prometteuse pour intégrer
pratiques de déclaration des cas (11. haïtiennes sont sujettes à des biais : ; A
94). Il est égal + notabl k d déclarati 11, 30 : Jul les effets simultanés de la tempéra-
). Il est également notable que le e sous-deéclaration (11. ) : Jules ture et des précipitations dans la
RED 12 (1) Juin 2026 65
prédiction de la transmission. Par rielle. couverture des interventions, 6. Druetz. T.. Stresman. G.. Ashton.
ailleurs. la stratégie d'élimination comportements de recours aux R.A.. van den Hoogen. L.L.. Jo-
d'Haïti pourrait bénéficier d'ap- soins) doivent être considérés con- seph. V. Fayette. C. … and
proches innovantes telles que les jointement. Des études longitudi- Eisele, T.P. 2020. Programmatic
enquêtes de groupes d'accès facile nales sur des périodes plus étendues options for monitoring malaria in
(EAG) mises en œuvre par Druetz et (= 10 ans). intégrant des variables ellmination settings: easy access
al. (6) dans l'Artibonite et la climatiques complémentaires group surveys to investigate Plas-
Grand'Anse., qui permettent de com- (température, humidité relative). modium falciparum epidemiology
pléter la surveillance de routine par des données entomologiques. des in two regions with differing en-
des informations granulaires sur la indicateurs socio-économiques et demucity in Haiti. BMC medicine.
prévalence parasitaire, y compris les l'analyse de décalages temporels 18(1). 141.
infections asymptomatiques. Enfin. (time-lag). permettraient de MIEUX 7 Druetz. T. Stresman. G.. Ashton.
les avancées récentes en modélisa- caractériser la relation entre préci- R.A., Joseph, V.. van den Hoogen,
tion du contrôle vectoriel par Wolba- pitations et transmission palustre L.. Worges, M and Eisele. TP
chia (10) ouvrent des perspectives dans les communes urbaines du dé- 2022. The immediate effects of a
de recherche supplémentaires pour partement de l'Ouest d'Haïti. combined mass drug administra-
Haïti, bien que leur apphcabilité au . tion and indoor residual spraying
contexte haïtien nécessite des Remerciements campaign to accelerate progress
études pilotes. Les auteurs remercient l'Unité Hy- toward malaria elimination in
Conclusion drométéorologique d'Haïti (UHM) et Grande-Anse, Haiti. The Journal
la Direction Sanitaire de l'Ouest of infectious diseases. 225(9).
En réponse à la question de re- (DSO) du MSPP pour l'accès aux 1611-1620.
cherche posée, cette étude n'a pas données. mn + ue
mis en idenre d'association tatis 8. Düzlü. O.. Inc. A. Yildirim. A.
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deux communes : des corrélations Eisele, TP. 2008. Characteriza- soclo-demographic and clinical
positives faibles à Port-au-Prince tion of aquatic mosquito habitat. variables in Chimoio. Mozam-
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tions maximales et les cas de palu- Haiti using routine case data. | |
disme., observée dans les deux com- eLife. 10: 62122. 11.Frederick. J. Saint Jean, Y.
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