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Ensèk nuizib ki pi komen ak feblès nan jesyon yo nan agrikilti Ayiti

Ensèk nuizib ki pi komen ak feblès nan jesyon yo nan agrikilti Ayiti

Université d'État d'Haïti 2026 8 paj
Rezime — Li etidye ensèk nuizib ak metòd jesyon nan senk rejyon agrikòl. Pifò moun te di metòd yo pa t efikas epi anpil pa t itilize okenn metòd kontwòl.
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Ravageurs prévalents des cultures et faiblesses des stratégies de gestion dans l’agri- culture d'Haïti R. Exilieni? R.-P. Tescarti, G. Doreus!, H. Augustini, F. Simont. O.N. Carvili. P. Duviviert, Département de Phy- totechnie. Faculté d'Agronomie et de Médecine Vétérinaire, (FAMV). Université d'Etat d'Haïti (UEH). ? University of Florida. Institute of Food and Agricultural Services. North Florida Research Education Center (UF/IFAS/ NFREC). Auteur de correspondance : Exilien R.. exiro3@gmail.com, romainexilien@ufl.edu. Resume pour les pays en développement li- Exilien R., Tescar R-P., Doreus G., Augustin H., Simon F., Carvil ON. Duvivier P. 2026. mntés dans leurs réponses aux at- Ravageurs prévalents des cultures et faiblesses des stratégies de gestion dans l’agriculture in d'Haïti. RED 12 (1): 35 - 42. taques parasitaires (2). Les bioagresseurs causent jusqu'à 40% de pertes des cultures dans le monde chaque année, Pour Haïti, au climat modéré et aux affectant particulièrement les pays en développement comme Haïti. Une étude de diagnostic relefs variés. l'agriculture occupant conduite de septembre 2021 à avril 2022 auprès de 725 agriculteurs dans cinq grandes régions près de deux tiers de la population agricoles (Grande-Anse, Nord, Nord-Est, Sud et Nippes) visait à identifier les principales cul active du pays se pratique toute tures, les ravageurs associés et les méthodes de gestion utilisées. L'enquête, basée sur des r se et trib à 1 "oducti questionnaires semi-structurés, a révélé une forte participation dans la Grande-Anse et le annee e con HInue à La pro ue 1on Nord. Les cultures variaient selon les régions : racines et tubercules dans le Nord et la de céréales. légumes. fruits. racines Grande-Anse, céréales dans le Sud, et légumes dans les Nippes. Les ravageurs les plus cou- et tubercules (8. 13. 20). Les pertes ramment signalés comprenaient les hémiptères (pucerons, aleurodes) et les lépidoptères Ques aux ravageurs et maladies re- (chenilles) sur le chou et les haricots, les pucerons et la légionnaire d'automne sur le sorgho et 2 tent . le maïs, ainsi que les charançons (vers blancs) sur l'igname et la banane/plantain. Environ la presentent une menace majeure moitié des agriculteurs, sauf dans le Sud, ont signalé des dégâts importants dus aux charan- POur les revenus des familles ru- çons, tandis que 40% ont noté des dommages causés par les hémiptères. Malgré ces pressions, rales et la sécurité alimentaire na- environ 65% des agriculteurs, notamment dans la Grande-Anse, ne mettaient en œuvre AU- {tionale (8). L'introduction récente cune méthode de lutte. Ceux qui tentaient de contrôler les ravageurs utilisaient principale- d de 1 A re M ment des pesticides chimiques, avec peu de recours à des méthodes alternatives. La majorité u puceron ea canne a Sucre J4e- (88%) jugeaient leurs pratiques inefficaces et déclaraient manquer de soutien, soulignant un lanaphis sacchari Zehntner besoin urgent de renforcer les ressources en gestion intégrée des ravageurs. (Hemiptera: Aphididae) sur le Mots clés : Arthropodes ravageurs, agriculteurs haïtiens, gestion des ravageurs, recherche sorgho (Sorghum bicolor L) a entrai- d'audience. né jusqu'à 90% de pertes de rende- ment dans les principales zones de Abstract . « - n | : : . production de cette espèce (1. 7). De Exilien R., Tescar R-P., Doreus G., Augustin H.,, Simon F., Carvil ON., Duvivier P. 2026. A inf, . 2 d Prevalent agricultural pests and limitations of control methods in Haïtian farming systems. meme, une 1 estation récente de RED 12 (1): 35 - 42. cochenilles. Aspidiotus destructor Pests and diseases cause up to 40% of global crop losses annually, with developing countries Tryon (Hemiptera Diaspididae) à like Haiti particularly affected. A study conducted from September 2021 to April 2022 sur Sravement affecté les cocotiers, en- veyed 725 farmers across five key Haitian agricultural regions using semi-structured ques- trainant une baisse significative de tionnaires. The study aimed to identify the main crops cultivated, the associated pests, and ]a production nationale (9). the pest management practices employed by farmers. The highest participation came from Grande-Anse and Nord. Crop types varied by region: roots and tubers dominated in the North En Haïti. l'agriculture demeure la and Grande-Anse, grains in the South, and vegetables in Nippes. Common pests included principale activité économique à aphids, whiteflies, and caterpillars on cabbage and beans: aphids and fall armyworm on sor- laquelle s’adonne la maïorité de la ghum and maiïze; and grubs and root weevils on yam and banana/plantain Around half of the q , . J farmers, except those in the South, reported severe damage from grubs and weevils, while population active dans les zones ru- 40% noted significant hemipteran damage to vegetables and sorghum_ Despite these threats, rales (13). Cette agriculture est limi- about 65% of farmers did not manage pests at all Those who did mainly relied on chemical {fée par des contraintes majeur dont pesticides, with limited use of alternative methods. Most (88%) found their pest control inef- l'insécurité foncière. l'exposition aux fective and lacked external support, highlighting a critical need for improved pest manage- . ° P ns ment resources. catastrophes naturelles amplifiée Keywords: Arthropod pests, Haitian farmers, pest management, audience research. par la dégradation <DVrOonneEMeEN- tale. la qualité du matériel de plan- | D tation. la déficience des infrastruc- Introduction de Survie, leur distribution géogra- tures d'irrigation, les politiques Les maladies et ravageurs divers phique. nd que L Er o agricoles (5). Outre ces diverses en- entrainent annuellement 20 à 40% propagation n ns on -4.19). traves. le changement chmatique. de pertes de la production végétale s arthropodes nes €s PrOVO- en favorisant l'émergence fréquente qui contribue pour 80% de notre ali. JU°nt Entre 18 et 26% de pertes de nouveaux maladies et ravageurs mentation et 98% de l'oxygène que ‘à nt récolte (6. E " et en modifiant les Saisons tend à nous respirons (9). Les changements AI£TES représentent plus de 4/0 mil- accroitre la | vulnérabilité des cul- climatiques influencent la taille des pers L rs. Le PA 27 POUT tures aux bioagresseurs. Toutefois. populations de ravageurs, leur taux /°C°n0mie mondiale, et davantage les données relatives aux pestes, RED 12 (1) Juin 2026 35 maladies et ravageurs des cultures tiques de gestion associées. Le _—u en général de même que celles liées nombre de participants n'a pas été de. : re à leur gestion font cruellement dé- fixé à l'avance : l'enquête a plutôt x: à | faut en Haïti. La présente étude cherché à interroger le plus grand L CRE vise à inventorier et identifier les nombre possible d'agriculteurs dis- |": P. ; “, principaux ravageurs rencontrés sur ponibles dans les localités visitées | m9 Zones étudiées Ce i on les cultures et les pratiques de ges- durant la période de collecte des N NS \ tion phytosanitaire adoptées. données. Le questionnaire, conçu de <® n 7 FT manière semi-structurée a permis nes Cp $C Méthodologie de recueillir des données démogra- boue TRY Les données ayant permis la réali- phiques (Age. sexe. statut matrimo- © X sation de la présente étude ont été nial des enquêtés), 9070) Figure 1. Carte de localisation des obtenues au travers d'enquêtes con- €conomiques (statut foncier. ACCES 4 nes d'étude duites de mars à avril 2022 dans la terre. superficies cultivées. types quinze communes des départements de culture...). De plus. pour adresser du Nord. du Nord'Est. de la de manière plus précise l'objectif l'utilisation du questionnaire préé- Grand'Anse, du Sud et des Nippes. visé : des informations relatives aux tabli. Les agriculteurs-participants Préalablement à une enquête appro- laVageurs proprement dits. à leurs ont été identifiés à partir de listes fondie, il a été procédé, à une étude périodes d'apparition et stades de fournies par les responsables dépar- exploratoire des communes concer- développement. aux niveaux de dé- tementaux de l'agriculture ou des nées. Cette dernière a été réalisée Sâts occasionnés (modéré. élevé. ex- organisations locales. Ces agricul- en vue de mieux comprendre le con- trêmement élevé) : ainsi qu'aux pra- teurs ont d'abord participé aux en- texte d'exécution de la production tiques phytosanitaires adoptés pour tretiens semi-directifs conduits par agricole, d'en percevoir quelques } faire face. ont également été col- lesdits enquêteurs. A la suite de ces atouts et contraintes et surtout de lectées. Les enquêtes se sont dérou- entretiens. ont eu lieu en compagnie préparer le questionnaire d'enquête lées sous forme d'entretiens semi- des enquêétés et sur leurs parcelles approfondie en accord avec les réali- directifs avec les agriculteurs. Le respectives des visites de terrain en tés desdites communes. Aux fins de duestionnaire administré a été con- vue d'une part d'observer in situ les réaliser cette étude. 26 réunions en Su de manière à ne pas dépasser anomalies rapportées ainsi que tous focus groupe de 30 participants cha- Une durée maximale de 20 minutes. dégâts liés aux ravageurs, d'en tirer cun ont été organisées dans 16com- Mise en œuvre de l'enquête et 1°5 Photographies et de prélever des munes des départements susmen- analyse des données échantillons. Les insectes non iden- tionnés. Les discussions ont surtout _, . ou ou qe tifiables directement ont été collec- touché aux cultures pratiquées, aux L'enquête a été réalisée par une tés dans des fioles. immobilisés à différentes contraintes en partieu- °AUIPE de huit enquêteurs formés à l'acétate d'éthyle. et conservés dans lier phytosanitaires rencontrées ain- : . | .. si qu'aux mesures généralement Tableau 1. Répartition des agriculteurs dans les zones enquêetées ouses en œuvre pour y faire face. {A Cette démarche a été suivie de l'éla- Région Communes Total Pourcentage boration du questionnaire d'enquête Grand'Anse Anse d'Hainault 50 6-20 proprement dit. Dame-Marie 25 3.45 Beaumont 50 6.90 Elaboration du questionnaire Chambellan 50 6.90 d'enquête Moron 50 6.90 Dans le but de recueillir des infor. Total 225 3108 mations auprès des agriculteurs de Sud Cayes 50 6.90 cing grandes régions agricoles du Camp Perrin 50 6.90 pays : le Nord. le Nord-Est. la Torbeck 50 6.90 Grande-Anse. le Sud et les Nippes Total 150 20.69 (Figure 1). un questionnaire d'en- Nord Borgne 50 6.90 quête a été élaborée. Les partici- Grande-Rivière 50 6.90 pants ont été sélectionnés selon une Port-Margot 50 6.90 méthode d'échantillonnage raison- Saint-Suzane 50 6.90 né. en ciblant des agriculteurs im- Total 200 27.59 pliqués dans les principales activi- Nord-Est Ouanaminthe 50 6.90 tés de production agricole des zones Mont-Organisé 50 6.90 étudiées et susceptibles de fournir Total 100 1579 des informations pertinentes sur les Nippes Plateau de Rochelois 50 6.90 ravageurs des cultures et les pra- Total 50 650 RED 12(1) Juin 2026 36 des flacons en verre borosilicate ou Tableau 2. Caractéristiques démographiques des répondants par région en plastique de 5 ol contenant de l'alcool à 70%. Leur identification Région . Dir os je y Nord Nord-Est Sud Grand-Anse Nippes taxonomique a été réalisée ultérieu- a % % % °, rement à l'aide | de clés dichoto- Caractéristiques (n=200) (n=100) (n=150) (n=225) (n=50) miques et de guides visuels 1llus- AR trés. sur la base des caractères mor- 18.30 6.67 8.00 9.33 14.22 20.00 phologiques et anatomiques spéci- 3150 41.33 49 33 52.67 29 99 40.00 fiques. 51-70 44.00 38.67 32.67 56.00 34.00 Les données ont été analysées de 7 70 8.00 3.33 5.33 1.56 0.00 manière descriptive à l'aide de ta- Préfère ne pas répondre 0.00 0.67 0.67 0.00 6.00 bleaux croisés et de fréquences pour Sexe les variables catégorielles. Le test Mâle 80.67 70.00 67.33 66.67 74.00 du chi carré a été utilisé pour explo- Femelle 1800 28,67 32.67 32.00 26.00 rer les associations entre variables. Préfère ne pas répondre 1.33 1.33 0.00 133 0.00 à l'aide du logiciel RStudio, version Tenure foncière 411 (RStudio Software Inc. Bos- Propriétaire 1733 62.67 50.00 0.00 0.00 ton. MA. USA). Location ou métayage 38.67 6.00 12.00 71.56 2618.00 Location et métayage 42.00 31.33 38.00 10.67 4.00 Résultats Préfère ne pas répondre 2.00 0.00 0.00 17.78 98.00 : .,. : « Superficie cultivée etes géographique des 6, 1.33 0.00 4.67 0.00 0.00 0.5-1 ha 10.00 25.33 37.33 133 26.00 Un total de 725 agriculteurs a parti- >1ha 88.67 74.00 58.00 489 40.00 cipé à l'enquête conduite dans cinq Préfère ne pas répondre 0.00 0.67 0.00 93.78 30.00 grandes régions agricoles du pays Revenu (Gourde) (n=72), % (n=51), % (n=170), % (n=27), % (Tableau 1). La Grande-Anse a été <149500 52.78 58.83 68.83 37.04 la région la plus fortement représen- 149500 47.22 - 41.18 31.18 62.96 tée avec 31.03% des répondants ré- partis dans cinq communes. Le Nord a suivi avec 27.59% des répon- ont été de sexe masculin. Aucun dants a déclaré un revenu annuel dants issus de quatre communes. propriétaire foncier n'a été identifié inférieur à 195 000 gourdes (1 500 Puis ont été considérées les autres en Grande-Anse n1 dans les Nippes. USD). sauf dans les Nippes. où le régions dont le Sud (20.69%. trois En revanche. la majorité des répon- revenu annuel a été supérieur pour communes). le Nord-Est (13.79%. dants ont été propriétaires dans le la majorité de répondants (Tableau deux communes), et les Nippes Nord-Est (62.67%) et le Sud (50%). 2). (6.90%. une commune). La proportion de propriétaires a été Distribution géographique des . . > ni plus faible dans le Nord (17.33%). Situation générale des enquêétés . ; cultures Quelle que soit la région. de nom- L'âge moyen des agriculteurs enquê- breux agriculteurs ont cultivé des Les cultures maraïchères ont été tés a varié entre 30 et 70 ans. à l'ex- terres en location ou en métayage. plus fréquentes dans les Nippes ception du département des Nippes Dans l'ensemble, les surfaces culti- (Tableau 3). avec une prédominance où 20% ont été plus jeunes. La majo- vées ont dépassé 1 hectare en de la carotte (42%). suivie du haricot rité des agriculteur (plus de 70%) moyenne. La majorité des répon- (29.52%) et du chou (23.81%). Tableau 3. Proportion d'agriculteurs (%) cultivant les différents groupes de cultures selon la région d'étude Région Nord Nord-Est Sud Grand-Anse Nippes Groupe (n=200) (n=100) (n=150) (n=225) (n=50) Le P-value Maraichage (Haricot, choux, carotte) 10.58 30.95 36.97 19.71 53.85 218.86 O.001* Céréales (Maïs, riz, sorgho) 411 1433 38.75 13.14 22.56 254.49 0001* Racines et tubercules (Igname, patate douce, manioc) 40.60 31.38 15.59 34.38 23.59 86.659 0001* Café & cacao 21.01 401 0.00 12.57 0.00 197.56 0.001* Banane & plantain 17.38 11.17 0.00 14.95 0.00 118.36 0.001* Autres 6.32 8.17 8.69 5.24 0.00 23.515 0001* Un astérisque (*) indique une différence sigmificative entre les régions (P < 0.05). RED 12(1) Juin 2026 37 Tableau 4. Proportion d'agriculteurs (%) ayant signalé ces ravageurs observés dans les différentes cultures Region Cultures Nord Nord-Est Sud Grand-Anse Nippes Pestes ciblées (n=200) (n=100) (n=150) (n=225) (n=50) x° P-value Chenilles, aleurodes, puce- rons et punaises Maraichage 1125 17.25 37.68 16.04 27.27 26.15 0.001* Chenille légionnaire d'au- Cultures tomne, et puceron jaune céréalières 1.43 10.64 22.9 11.34 0 40.377 0.001* Racines & Charançons tubercules 19.63 12.84 8.41 22.68 34.09 24.837 0.001* Scolytes Café 0.1 4.95 0 0 0 19416 0O001* Banane & Charançons, et nématodes plantain 12.17 0 2.03 6.03 0 27.494 0.001* Toutes les Autres cultures 55.42 54.31 28.99 43.91 3864 1988 0.001* Un astérisque (*) indique une différence sigmificative entre les régions (P < 0.05). L'igname et le maïs ont été les [1 B seules cultures racinaires et céréa- AUS 222222 Autres lières signalées dans cette région. |Hemipteriens F7 Hemipteriens Une plus grande proportion d'agri- culteurs du Sud a cultivé des cé- | (Charançons Cherançons réales. notamment le maïs et le Chenilles 1222222 Chenilles sorgho. Les régions du Nord et de la Grande-Anse ont présenté des pro- VF OP 0 "A w té 0 (OUR fils similaires en matière de racines mTrèselevé EElevé CiFaible mTrèselevé @Elevé DFaible et tubercules (40.6% et 34%. respec- |C D . . Autres 1222222222222 Autres tivement). avec une dominance de LE ligname (37.76%). Le café et le ca- |Hemipteriens 2222222 Hemipteriens 222222277772 Nord. où le cacao a été la deuxième = culture la plus importante (20.22%). Chenilles 122222222262222277z Chenilles 12222227777777722 Dans le Nord-Est, les espèces ma- 0% 20% 40% 60% 80% 0% 20% 40% 60% 80% raichères ont été cultivées en pro- nie ms ei | | | portion similaire aux racines et tu- CE NRE WRE pre RE mes pee bercules. Le haricot et le pois Congo Figure 2. Niveau de dégats selon la perception des agriculteurs ou pois d'Angole ont été cultivés par A : Grande-Anse, B : Nippes, C : Région Nord, D : Sud 20.63% des agriculteurs. contre 27.51% pour l'igname et le manioc. maraîchères. notamment le chou et dae) a été surtout rapporté dans le La banane et le plantain ont été ex- la carotte dans les Nippes. Les cha- Nord. avec quelques cas dans la clusivement cultivés dans le Nord. rançons (vers blancs ou hannetons) Grande-Anse et le Sud. Des rava- le Nord-Est et la Grande-Anse. des racines et tubercules ont été geurs secondaires (sauterelles. co- Répartition des ravageurs communs dans les zones de cultures chenilles, fourmis. rats, oiseaux) ont racinaires : Nippes (34.09%). été également signalés ponctuelle- Les agriculteurs ont rapporté divers Grande-Anse (22.68%) et Nord ment. ravageurs arthropodes et non ar- 3% li | 8 P . (19.63%). notamment sur l'igname. Dommages causés par les rava- thropodes causant des pertes agrl- Les pucerons et la chenille légion- eurs coles (Tableau 4). Parmi les rava- naire d'automne touchaient 22.90% ge geurs majeurs identifiés sur les cul- des cultures du Sud. surtout le maïs Les niveaux de dégâts ont varié se- tures maraïîchères se trouvaient des et le sorgho. Quelques agriculteurs lon la région et les ravageurs. Dans chenilles (Lepidoptera) aleurodes. du Nord et du Nord-Est ont signalé la Grande-Anse, les charançons ont pucerons et punaises (Hemipera). ]a broyeuse du café Hypothenemus Causé de grands dégâts sur Ces ravageurs ont été plus fréquem- hampei Ferrari (Coleoptera: Curcu- l'igname. la patate douce et la ba- ment signalés dans le Sud (37.68%) lionidae). Le charançon de la ba. nane (Figure 2A : Figure 3A. D). et les Nippes (27.27%). Les lépidop- nane/plantain. Cosmopolites sordi- tandis que les hémiptères (pucerons. tères ont affecté 25% des cultures us Germar (Coleoptera: Curculioni- aleurodes. punaises) et les lépidop- RED 12(1) Juin 2026 38 tères ont provoqué de dommages Figure 3. Dégats et infestations d'insectes dans les champs des agricul- sévères sur les céréales et légumes teurs (Figure 2A : Figure 3B. C. E). Dans CT; PTT À EE.) les Nippes. tous les répondants ont A à 4 Le B FA + IC. 4 4 signalé des dégâts modérés impu- TX j Lu ” tables aux hémiptères et des pertes £ , EN importantes causés par les lépidop- 24 : PRE, Sy tères (Figure 2B : Figure 3B. C. E). ; LE _— 8 Ve. W42 Par ailleurs. les attaques des cha- Et à a |! ( dE | : rançons sont perçues extrêmes par TS LA N ES Je FA 52% des répondants (Figure 2B : de D | Eh . Æ Figure 3A. D). Dans le Nordetle ÉCRAN DE | ie # } Nord-Est, les ravageurs ont causé jf P Luke te P 1 / des dommages élevés à extrêmes. rt ) LA D y particulièrement les charançons OV HET - se y —— ee (67.23%. Figure 2C : Figure 3A, D). D tr 2001 TRES a: E | SARL Ve à Dans le Sud. les hémiptères et lépi- FCy 4 Ve) Ses #7 D ES CR Pl doptères représentent les princi- ER LS JE CAT TE pe Be, : ES { # pales menaces selon les répondants. “ : MERS Fr de SW 2 ET VAR LE causant des dégâts élevés (46.67%) Ë (SA y “DA MT à Me VA : à extrêmes (38.14%) (Figure 2D : [k , 4 €: NA TRS Ex :Ù ‘Re We : Figure 3B. C). È sn 2 ae d % PSS PF à w + er, pre Evaluation des pratiques de ges- |@#4 £: # P\ 14 CPAM. LL À * a tion des ravageurs ÿ ES VOOR x” DTA _Lf € TS Des différences significatives ont été } Des "A er À He ES PRHRISÈEE ARLES rai si F Js A : Dégâts causés par le charançon du bananier, B : Infestation du sorgho par le puceron du concerne les stratégies de gestion balai de sorgho, C : Dégâts de la légionnaire d'automne sur le maïs, D : Dégâts du charançon des ravageurs mises en œuvre Par des racines sur l'igname, E : Dégâts de la piéride du chou sur le chou les agriculteurs (Tableau 5). Une proportion élevée de producteurs à pesticides chimiques. principale- faisantes. La grande majorité déclaré ne recourir à aucune mé- ment dans les Nippes (55.17%). le (88.88%) considérait leurs pratiques thode de lutte, notamment dans la Sud (48.60%) et le Nord-Est de lutte peu efficaces. soulignant Grande-Anse (92.04%). dans le Nord (31.22%). En revanche. 30.45% pro- une inadéquation entre les mé- (79.28%) et dans le Nord-Est ducteurs du Nord. Nord-est et du thodes employées et la pression ré- (64.27%). Ce manque d'engagement Sud ont rapporté l'usage de mé- elle des ravageurs dans les champs. 4 Es pers des P ARAERES peu a thodes physiques ou culturales, Enfin. l'ensemble des agriculteurs expliqué par l'accès limité aux in- telles que la collecte manuelle de : À moe Dre ro trants, aux connaissances tech- yay rs. le brülage de résidus ou FALCEROBES à Aie sat dE . D USE FR: EENE 8 aucun appui externe en matière de niques. ou au soutien institutionnel. Ja rotation des cultures. Hoi DNGIRNES Adcune fe Parmi les agriculteurs appliquant Quant à la perception de l'efficacité mation. assistance technique. ni des mesures de lutte. la méthode la des pratiques. seulement 11.12% distribution de produits n'ont été plus courante a été l'utilisation de des répondants les ont jugées satis- rapportées. Cette absence d'accom- Tableau 5. Proportion des agriculteurs (%) ayant recours aux différentes méthodes de lutte contre les ravageurs des cultures Région Nord Nord-Est Sud Grand-Anse Nippes Méthode de gestion (n=200) (n=100) (n=150) (n=225) (n=50) x P-value Culturale 0.00 0.00 5.24 0.00 0.00 85.271 0.001* Chimique (pesticides) 0.00 31.22 48.60 7.96 55.17 369.58 0.001* Physique 20.72 451 0.00 0.00 0.00 221.87 0.001* Biologique (prédateurs ou biopesticides) 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 - - Aucun 79.28 6427 46.15 92.04 44.83 265.05 0.001* Un astérisque (*) indique une différence significative entre les régions (P < 0.05). RED 12 (1) Juin 2026 39 pagnement institutionnel met en pondants ont signalé des pertes sé- protéines végétales. sont particuliè- évidence un vide critique en matière vères. Ces observations concordent rement affectés. Côté céréales : le de vulgarisation agricole. de trans- avec la littérature. qui décrit les maïs (légionnaire d'automne. puce- fert de technologies et de soutien charançons des racines et du bana- rons). le riz (punaises) et le sorgho aux producteurs vulnérables face nier comme des ravageurs capables (puceron de la canne à sucre) (7) aux bioagresseurs. de provoquer d'importantes pertes sont affectés. Près de 50% des pro- de rendement et de qualité mar- ducteurs interrogés dans toutes les Discussion chande. particulièrement dans les régions. à l'exception des Nippes. Cette étude a permis d'identifier les Systèmes de production tropicaux ont signalé des dégâts significatifs. principaux insectes responsables de humides où les mesures de gestion Dans le Sud. près de 85% des pro- dommages sur les cultures les plus S0nt limitées (11. 14). Les galeries ducteurs ont signalé des dégâts éle- répandues chez les agriculteurs, Creusées dans les tubercules et rhl- vés à extrêmement élevés causés tout en mettant en évidence la pré- Z0mes réduisent non seulement la par les hémiptères et les lépidop- carité des pratiques de gestion phy- Valeur commerciale des récoltes, tères. Ces niveaux de dommages tosanitaire dans le secteur agricole Mais compromettent également leur sont cohérents avec les pertes dé- haïtien. Les dégâts rapportés tou- Conservation post-récolte en favori- crites dans plusieurs études sur les chaient les cultures céréalières, ma- Sant les infections secondaires. cultures maraïîchères et céréalières raîchères. racines et tubercules. ba- Dans le Nord. certains agriculteurs tropicales. notamment dans les con- nanes et plantains, ainsi que le café. ont recours à des pratiques phy- ‘°xtes où les stratégies de lutte inté- Certaines de ces cultures revêtent siques sur l'igname, la banane et le 27° S0nt peu développées (3. 6. 15). une importance économique et ali- plantain. Dans la Grande-Anse, Les pucerons et aleurodes sont par- mentaire cruciale. La banane. le quelques agriculteurs. lors des tculièrement préoccupants <7 rar plantain, l'igname, la patate douce, groupes de discussion. ont signalé °°° Dur capacité à transmettre les légumes. le maïs, le sorgho et le l'usage de techniques de buttage des agents pathogènes et a affaiblir riz figurent parmi les aliments les amélioré. consistant à enterrer des 1° Plantes par prélèvement de sève, plus consommés en Haïti (8). feuilles de neem (Azadirachta indi- tandis que les chenilles défoliatrices RE sax , z 4 ca L.), du calebassier sauvage comme la légionnaire d'automne Ainsi. des ravageurs clés ont ste C ti ete L.). du chiendent peuvent entraîner des pertes de ren- recensés dans les zones enquétées. se 1a cuje LC u ï 1en 7 dement considérables sur le maïs et Les charançons des racines r Jtrigia rene +) ou " res le sorgho. D'autres ravageurs ont (Diaprepres abbreviatus L.. Coleop- (Unga vera L.) pour aturer 68 LOU Été rapportés de manière plus spo- tera: Curculionidae). (Cylas sp. Co- Mis prédatrices des vers blancs. 7”. " | ; a. . on: Toutefois. cette méthode reste peu radique : scolyte du café (Cosmopoli ‘sordidus Germer ce utilisée en raison de sa main (fPothenemus hampei Ferrari), gnalés comme s’attaquant respecti- TOomones ont prouvé leur efficacité vement aux racines et tubercules de Pour le charançon de la patate douce La lutte chimique dominait parmi ligname, de la patate douce et aux dans plusieurs pays (11) et peuvent les méthodes utilisées, suivie de bulbes de bananier. Ces ravageurs aussi servir à surveiller les infesta- pratiques physiques et culturales, ont été observés dans toutes les ré- tions du charançon du bananier. Par très rarement rapportées. En gions étudiées, mais plus fréquem- Ailleurs. des prédateurs généra- moyenne, 52% des agriculteurs du ment dans le Nord, les Nippes et la listes. comme certaines espèces de Sud et des Nippes utilisent des in- Grande-Anse, zones de production fourmis. peuvent réguler le charan- secticides. contre seulement 31.22% de racines. de tubercules et de mu- S$0n du bananier. leur efficacité dé- dans le Nord-Est et 7.96% dans la sacées (bananes et plantains). Les Pendant de leur régime alimentaire Grande-Anse. Dans le Nord. aucun sols humides de ces régions favori €t des structures communautaires usage de pesticide n'a été signalé. sent le développement de ces rava- Quelles développent (14). L'arsenal chimique restait très limi- geurs (8). La gestion de ces charan- Les résultats ont également mis en té, Avec seulement 10 produits utih- çons est difficile, les larves se déve. évidence dans les cinq régions des °°° 2PPartenant à 5 groupes d'action loppant à l'intérieur des tubercules hémiptères (aleurodes, pucerons. (1A. 1B, 2B. 3A et 4). dont les ou des rhizomes, creusant des gale- punaises) et des lépidoptères. Ces S°UPES 3A et 1B représentent envi- ries remplies d'excréments qui faci- insectes sont reconnus mondiale. 7° 64% des produits employés. litent l'entrée de pathogènes respon- ment pour leur capacité à provoquer Les résultats obtenus mettent égale- sables de pourritures (10). Les n1- des dégâts importants sur une large ment en évidence une perception veaux de dégâts rapportés par les diversité de plantes hôtes (12. 15.6. limitée des agriculteurs concernant producteurs dans ces régions ontété 3, 17). Les légumes tels que la ca- l'efficacité des méthodes alterna- particulièrement élevés à extrêmes, rotte (Daucus carota L.). le chou tives de lutte. Bien que certains pro- notamment dans le Nord et les (Brassica oleracea L.) et les haricots ducteurs aient mentionné des pra- Nippes. où plus de la moitié des ré- (Phaseolus vulgaris L.). riches en tiques culturales ou physiques telles RED 12 (1) Juin 2026 40 que la rotation des cultures. le brü- producteurs aux avantages des mé- Aphids as crop pests. 2nd Edition. lage des résidus ou la collecte ma- thodes culturales préventives et des CABI. 716 p. nuelle des ravageurs, ces approches approches biologiques pourrait con- 7. Exilien R. Brodeur J. Fournier V. demeuraient marginales et rare- tribuer a réduire la dépendance aux et al. 2022. Host Range and Phe- ment perçues comme des stratégies pesticides chimiques tout en amélio- _ . : . . ? Vue nology of Sugarcane Aphid efficaces de gestion phytosanitaire. rant durablement la résilience des : . “3° . , k . Le (Hemiptera: Aphididae) and Na- Pourtant. plusieurs études mon- systèmes _de production haïtiens tural Enemy Community in trent que les pratiques culturales. face aux bioagresseurs. Sorshum in Haïti J. Econ. Ento- notamment l'association de cultures, \ 115(6 1956-1963 ht JI la rotation culturale et l'assainisse- Remerciements do.org/10 10086. ee/toac173. tps: ment des parcelles. constituent des (4% travail a été financé par le Mi- | composantes essentielles de la lutte jistère de l'Agriculture, des Res- 8. FAMV. 2023. Rapport de diagnos- intégrée contre de nombreux rava- sources Naturelles et du Développe- tic des méthodes de gestion des geurs des systèmes tropicaux (2 ment Rural d'Haïti (MARNDR) à maladies et ravageurs par les 12). 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