(2011) Rapo Gwoup Travay sou Egzamen Peryodik Inivèsèl la: Ayiti (A/HRC/19/19)
Rezime — Rapo premye Egzamen Peryodik Inivèsèl Ayiti a, ki te fèt an oktòb 2011, ki rezime prezantasyon Leta a, deklarasyon 51 delegasyon ak rekòmandasyon sou dwa moun yo bay Ayiti apre seyis 2010 la.
Dekouve Enpotan
- Premye EPU Ayiti a, ki te retade akoz seyis 2010 la, te fèt 13 oktòb 2011 ak 51 delegasyon ki te pran lapawòl. Delegasyon an te bay yon popilasyon ofisyèl 8,1 milyon moun ak 55 pousan nan povrete ekstrèm ak yon dola pa jou, epi li te pwomèt 1,5 milyon timoun t ap lekòl anvan fen manda Prezidan Martelly a. Enkyetid ki te tounen souvan yo se te vyolans kont fanm ak tifi, timoun restavèk, 20 a 40 pousan Ayisyen ki pa gen dokiman leta sivil, detansyon pwovizwa pwolonje ak antasman nan prizon. Rekòmandasyon yo te mande ratifikasyon PIDESC, Konvansyon kont tòti ak Konvansyon Lahay sou adopsyon, kreyasyon yon enstitisyon nasyonal dwa moun ki konfòm ak Prensip Pari yo, ak kontinyasyon èd entènasyonal la.
Deskripsyon Konple
Rapo sa a dokimante Egzamen Peryodik Inivèsèl Ayiti a, Gwoup Travay Konsèy Dwa Moun lan te fè 13 oktòb 2011 apre li te ranvwaye akoz seyis janvye 2010 la. Delegasyon ayisyen an te prezante ankadreman dwa Konstitisyon 1987 la, enstitisyon nasyonal tankou Office de la protection du citoyen, pwogram lojman tankou Kay Pam, pwogram relokalizasyon 16/6 la ak yon pwojè 400 kay, mezi edikasyon Prezidan Martelly yo, epi li te rekonèt pwoblèm detansyon pwovizwa ak antasman nan prizon. Delegasyon an te bay yon popilasyon ofisyèl 8,1 milyon moun, kote 55 pousan t ap viv nan povrete ekstrèm ak yon dola pa jou. Senkanteyen delegasyon te pran lapawòl, yo te salye angajman Ayiti malgre katastwòf la pandan yo t ap souleve enkyetid sou vyolans kont fanm ak tifi, timoun restavèk ak pwoteksyon timoun, apatridi ak dokiman idantite, kondisyon prizon, endepandans lajistis ak enpinite. Rapo a rasanble rekòmandasyon Ayiti te dwe reponn anvan mas 2012, tankou ratifye Pak entènasyonal sou dwa ekonomik, sosyal ak kiltirèl, Konvansyon kont tòti ak enstriman sou dwa timoun, epi ranfòse eta de dwa.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
GE.11-17272 (F) 120112 250112
Conseil des droits de l’homme
Dix-neuvième session
Point 6 de l’ordre du jour
Examen périodique universel
Rapport du Groupe de travail sur l’Examen
périodique universel
*
Haïti
* L’annexe est distribuée telle qu’elle a été reçue.
Nations Unies A/HRC/19/19
Assemblée générale Distr. générale
22 décembre 2011
Français
Original: anglais/français
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Table des matières
Paragraphes Page
Introduction............................................................................................................. 1−4 3
I. Résumé des débats au titre du processus d’examen................................................ 5−87 3
A. Exposé de l’État examiné ............................................................................... 5−25 3
B. Dialogue et réponses de l’État examiné.......................................................... 26−87 6
II. Conclusions et/ou recommandations....................................................................... 88−89 14
Annexe
Composition of the delegation ......................................................................................................... 24
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Introduction
1. Le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, créé conformément à la
résolution 5/1 du Conseil des droits de l’homme en date du 18 juin 2007, a tenu sa
douzième session du 3 au 14 octobre 2011. L’examen concernant Haïti a eu lieu à la
17
e
séance, le 13 octobre 2011. La délégation haïtienne était dirigée par Jean-Claude Pierre,
chargé d’affaires par intérim, et chef de délégation. À sa 19
e
séance, tenue le 17 octobre
2011, le Groupe de travail a adopté le présent rapport concernant Haïti.
2. Le 20 juin 2011, afin de faciliter l’examen concernant Haïti, le Conseil des droits de
l’homme a constitué le groupe de rapporteurs (troïka) suivant: Belgique, Burkina Faso et
Mexique.
3. Conformément au paragraphe 15 de l’annexe à la résolution 5/1, les documents
ci-après ont été établis en vue de l’examen concernant Haïti:
a) Un rapport national présenté conformément au paragraphe 15 a)
(A/HRC/WG.6/12/HTI/1);
b) Une compilation établie par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme
(HCDH) conformément au paragraphe 15 b) (A/HRC/WG.6/12/HTI/2);
c) Un résumé établi par le HCDH conformément au paragraphe 15 c)
(A/HRC/WG.6/12/HTI/3).
4. Une liste de questions établies à l’avance par le Canada, les États-Unis d’Amérique,
la Norvège, les Pays-Bas, la République tchèque, la Slovénie, la Suède et la Suisse a été
transmise à Haïti par l’intermédiaire de la troïka. Ces questions peuvent être consultées sur
le site Extranet de l’Examen périodique universel.
I. Résumé des débats au titre du processus d’examen
A. Exposé de l’État examiné
5. La délégation haïtienne a transmis les regrets de l’État haïtien, qui n’avait pas pu
présenter son rapport national à la date initialement fixée du 11 mai 2010 en raison du
tremblement de terre meurtrier survenu le 12 janvier 2010. La délégation haïtienne, au nom
de l’État haïtien, a réitéré ses remerciements au Conseil des droits de l’homme d’avoir
consacré une session extraordinaire à Haïti et décidé, dans un élan de solidarité à nul autre
pareil, en vertu de la résolution S-13/1, de reporter la présentation du rapport d’Haïti à la fin
de la dernière session du Groupe de travail chargé de l’Examen périodique universel (EPU).
6. La délégation a fait savoir que la rédaction du rapport de l’EPU avait nécessité la
formation d’un Comité interinstitutionnel. Avant d’arrêter la version définitive du rapport,
une consultation nationale avait été organisée le 16 juin 2011, à laquelle avaient pris part de
nombreuses organisations régionales de la société civile. Un certain nombre de
recommandations émanant de ces dernières avaient été prises en compte.
7. La délégation s’est référée à la Constitution de 1987, qui accordait une valeur
supralégislative aux conventions internationales auxquelles Haïti était partie. De plus, ladite
Constitution avait aboli toutes les lois permettant la répression politique. Plusieurs de ses
chapitres étaient consacrés aux droits fondamentaux des Haïtiens: le droit à la vie, le droit à
la santé, le droit à l’éducation, le droit à l’information, le droit à la sécurité, le droit à la
propriété, la liberté individuelle, la liberté d’expression, la liberté de conscience, la liberté
de réunion et d’association et la liberté de travail.
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8. En outre, la République d’Haïti avait créé un ensemble d’institutions liées à la
protection des droits de l’homme: l’Office protecteur du citoyen (OPC), le Ministère à la
condition féminine et aux droits des femmes (MCFDF), le Ministère de l’environnement
(ME), la Secrétairerie d’État à l’intégration des personnes handicapées (SEIPH), l’Office
national d’identification (ONI), l’Office national de la migration (ONM), la Commission
nationale de lutte contre la drogue (CONALD), l’Unité centrale de renseignements
financiers (UCREF) et l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).
9. Les droits économiques et sociaux, énoncés dès le préambule de la Constitution de
1987, étaient complémentaires des droits civils et politiques. Mais, contrairement à ces
derniers, leur respect ne pouvait être assuré que s’il existait des conditions économiques
adéquates. Le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la
pauvreté (DSNCRP) élaboré en 2007 allait dans ce sens, qui mettait en exergue la vision et
les moyens à mettre en œuvre pour sortir le pays de la pauvreté et de la misère, et
préconisait à cette fin de donner la priorité aux demandes essentielles du citoyen.
10. La République d’Haïti assurait la promotion et la protection des droits de l’homme:
en 1988, la peine de mort avait été abolie et remplacée par les travaux forcés à perpétuité.
Ainsi, des agents de la force publique avaient été reconnus coupables d’avoir procédé à des
exécutions sommaires et condamnés à l’issue de leurs procès en 2001 et 2002. La liberté
d’expression et d’opinion garantie à l’article 28 de la Constitution faisait partie des droits
actuellement les plus respectés en Haïti. À titre d’illustration, les auteurs de l’assassinat du
journaliste Brignol Lindor en 2001 avaient été jugés et condamnés. La liberté de religion et
d’association garantie aux articles 30 et 31 de la Constitution était exercée librement en
Haïti.
11. Dans le cadre des actions entreprises, l’État haïtien avait ratifié le Protocole
additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée, visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des
femmes et des enfants. De plus, une loi relative à l’interdiction et à l’élimination de toutes
les formes d’abus, de violence, de mauvais traitements ou de traitements inhumains contre
les enfants était entrée en vigueur en 2003. Le texte de l’avant-projet de la loi sur la traite
des personnes, qui était en attente d’être votée par le Parlement, concrétisait davantage
encore ces efforts.
12. En ce qui concernait l’adoption, la Convention de La Haye sur la protection des
enfants et la coopération en matière d’adoption internationale était en passe d’être ratifiée,
tandis qu’un nouveau texte déposé devant le Parlement pour modifier l’ancienne loi de
1974 avait déjà été adopté par la Chambre des députés.
13. Par ailleurs, diverses mesures administratives avaient été prises, parmi lesquelles on
pouvait citer la création d’une brigade de protection des mineurs au sein de la Police
nationale (BPM) en mai 2003 et la mise en place d’un numéro de téléphone SOS femmes et
enfants en danger.
14. Le droit des travailleurs migrants constituait une source de préoccupation pour les
autorités haïtiennes. Un Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger avait donc été créé pour
répondre aux attentes de la diaspora et surtout servir de facilitateur et de porte-parole.
15. De grands efforts avaient été entrepris par les autorités du pays en vue de
promouvoir les droits de l’enfant. Il convenait de citer, entre autres, la ratification de la
Convention relative aux droits de l’enfant le 23 décembre 1994, mais aussi les décrets pris
en 1995 et 2005 en vue de faciliter les déclarations tardives de naissance et ainsi permettre
d’améliorer l’offre de service au niveau de l’état civil.
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16. Le phénomène des enfants des rues s’était aggravé après le séisme du 12 janvier
2010. Plusieurs mesures avaient été prises pour améliorer la situation, notamment le
placement de certains de ces enfants dans des centres d’accueil.
17. Le droit à l’alimentation, garanti par la Constitution en son article 22, constituait
l’une des préoccupations majeures des autorités d’Haïti. La malnutrition touchait un
nombre important d’Haïtiens malgré les efforts accomplis par l’État dans ce domaine.
18. En matière de droit à la santé, les efforts déployés par l’État entre 1986 et 2000
avaient permis de diminuer de manière significative la mortalité infantile et juvénile ainsi
que la prévalence du VIH/sida.
19. Le droit au travail était reconnu par la Constitution de 1987. En outre, Haïti avait
ratifié plusieurs conventions relatives aux droits des travailleurs. La liberté syndicale et le
droit de grève étaient garantis. Par ailleurs, des institutions publiques avaient été créées
dans le domaine de la sécurité sociale qui, à l’heure actuelle, assuraient une protection
sociale à des conditions avantageuses aux travailleurs qui le souhaitaient.
20. En ce qui concernait le droit à un logement décent et le relogement des sinistrés du
12 janvier 2010, trois projets étaient en cours d’exécution. Le projet «Kay Pam» finançant
jusqu’à 100 % les coûts d’acquisition ou de construction d’une résidence, d’acquisition
d’un terrain, ou encore d’agrandissement ou d’aménagement d’une maison. Le projet 16/6
s’occupait du relogement des sinistrés du 12 janvier 2010. Il proposait la fermeture de
6 camps en contrepartie de la relocalisation de 16 communautés. La réhabilitation des
16 quartiers d’origine serait entreprise en tenant compte des priorités définies par les
habitants. Enfin, le projet «400 pour cent» prévoyait de construire 400 maisons dans la
commune de la Croix-des-Bouquets, une petite ville située à proximité de la capitale.
21. Un Ministère à la condition féminine et aux droits des femmes avait été créé en 1994
pour répondre aux différentes revendications des femmes haïtiennes. L’amendement
constitutionnel en cours prévoyait d’imposer un quota de 30 % de femmes dans les postes
nominatifs.
22. L’éducation était un des défis auxquels l’État haïtien devait faire face depuis
plusieurs décennies. S. E. le Président Michel Joseph Martelly avait décidé d’un train de
mesures. D’ici la fin du quinquennat du Président Michel Joseph Martelly, 1,5 million
d’enfants seraient scolarisés, ce qui représente une grande première dans l’histoire d’Haïti.
23. Officiellement, la population haïtienne était évaluée à 8,1 millions d’habitants, dont
55 % vivaient dans une pauvreté extrême avec 1 dollar par personne et par jour. Compte
tenu de cette situation, l’État haïtien avait défini quatre axes pour réduire la pauvreté et les
inégalités: premier axe − le renforcement des institutions, notamment de l’État, de la
famille et de l’école; deuxième axe − les politiques d’égalité des chances; troisième axe
− les politiques de redistribution des revenus; et enfin quatrième axe − le développement
des opportunités et des capacités.
24. Malgré l’interdiction énoncée dans la Constitution de 1987 de maintenir une
personne en détention plus de quarante-huit heures sans la présenter devant le juge, la
détention préventive perdurait pour d’autres raisons, ce qui entraînait une surpopulation
carcérale. Pour résoudre ce problème, des mesures administratives étaient prises par les
autorités judiciaires. Par ailleurs, une proposition de loi organisant l’habeas corpus était en
attente de vote au Parlement.
25. La réforme constitutionnelle en cours prévoyait aussi la création d’une cour
constitutionnelle chargée de contrôler la constitutionnalité des lois. De plus, trois lois
avaient été votées par le Parlement en 2007: l’une portant création du Conseil supérieur du
pouvoir judiciaire, l’autre portant statut de la magistrature et la dernière relative à l’École
de la magistrature.
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B. Dialogue et réponses de l’État examiné
26. Pendant le dialogue, 51 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites pendant le dialogue figurent dans le chapitre II du présent rapport.
27. Sri Lanka a félicité le Gouvernement et le peuple d’Haïti pour le courage et la
résilience dont ils ont fait preuve durant la reconstruction du pays suite au tremblement de
terre catastrophique de 2010. Elle s’est félicitée de la réduction significative de la mortalité
infantile et juvénile et de la diminution de la prévalence du VIH. Elle a noté que, bien que
l’enseignement primaire soit obligatoire et gratuit en vertu de la Constitution, Haïti n’était
pas encore en mesure de garantir le plein respect de cette disposition en raison de ses
ressources limitées. Toutefois, Sri Lanka a salué les mesures prises pour améliorer l’accès à
l’éducation dans le cadre de la Stratégie d’action nationale visant à garantir l’éducation
pour tous. Sri Lanka a formulé des recommandations.
28. L’Algérie a pris note des progrès réalisés en termes de protection de l’enfance et de
lutte contre la faim, la maladie, le chômage, l’analphabétisme, la traite des êtres humains et
les inégalités entre les femmes et les hommes. Toutefois, le manque de ressources, les
catastrophes naturelles et l’instabilité politique avaient freiné la réalisation des objectifs
fixés dans ces domaines. L’Algérie a souligné que, au regard de la quantité et de l’ampleur
des difficultés auxquelles le pays devait faire face, il était important de continuer à lui
fournir une aide internationale. L’Algérie a formulé des recommandations.
29. Cuba a pris note des obstacles qui entravent la mise en œuvre des politiques relatives
aux droits de l’homme à Haïti. Elle a souligné la responsabilité de la communauté
internationale, rappelé que celle-ci avait le devoir moral de contribuer par des ressources
financières et sa coopération à la reconstruction et au développement d’Haïti et invité les
Nations Unies et la communauté internationale à consolider la souveraineté et
l’autodétermination d’Haïti. Cuba a indiqué que des médecins cubains travaillaient dans les
zones rurales et que des médecins haïtiens étaient formés à Cuba, ce qui témoignait de la
volonté d’Haïti de coopérer avec d’autres pays et organisations souhaitant reconstruire et
développer son système de santé. Cuba a formulé des recommandations.
30. La France a salué les efforts entrepris par les autorités haïtiennes pour surmonter les
conséquences du tremblement de terre de 2010. Elle a réaffirmé qu’elle soutenait les
mesures prises pour réinstaurer la primauté du droit et garantir le respect des droits de
l’homme. Elle a également noté avec satisfaction que tous les droits fondamentaux étaient
garantis par la Constitution et qu’une réforme du système judiciaire avait été entreprise.
Toutefois, elle a souligné que 20 à 40 % des Haïtiens n’avaient pas de documents civils, ce
qui entravait l’exercice de leurs droits fondamentaux. La France a formulé des
recommandations.
31. L’Inde a chaleureusement accueilli la délégation. Elle a pris note des efforts
déployés par le Gouvernement pour établir le rapport national malgré le tremblement de
terre de 2010. Elle a également salué les mesures prises par Haïti pour lutter contre la
violence envers les femmes. Elle a mentionné la création du Fonds national pour
l’éducation et la Stratégie nationale d’action pour l’éducation pour tous en tant
qu’initiatives notables visant à atteindre l’objectif de l’éducation universelle pour les
enfants haïtiens. Elle a également engagé la communauté internationale à offrir une
assistance technique et des services de renforcement des capacités en fonction des besoins
d’Haïti.
32. Le Brésil a rappelé qu’il avait coopéré avec Haïti à l’établissement de son rapport
national. Il a souligné l’importance que les autorités haïtiennes et la population attachaient à
la consolidation de la démocratie. Il a rappelé qu’Haïti avait fait l’objet d’un mandat
pendant seize ans et était l’un des pays les plus souvent visités par les titulaires de mandat
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au titre des procédures spéciales. Il prévoyait que le Conseil serait en mesure de s’acquitter
du mandat qui lui avait été confié dans le domaine de l’assistance technique. Le Brésil a
formulé une recommandation.
33. La Trinité-et-Tobago a salué les efforts déployés par le Gouvernement pour
promouvoir et protéger les droits de l’homme au moyen de l’éducation, de l’emploi, de la
sécurité alimentaire et de la protection de l’environnement. Elle a salué la création du Fonds
de soutien à l’éducation en vue d’assurer l’éducation universelle des enfants haïtiens et a
exprimé l’espoir que l’Examen périodique universel d’Haïti pourrait sensibiliser à nouveau
la communauté internationale aux effets tragiques du tremblement de terre de 2010 pour la
population haïtienne. Elle a formulé une recommandation.
34. Le Bangladesh s’est félicité de l’engagement et des initiatives du Gouvernement
visant à garantir aux Haïtiens la jouissance des droits de l’homme. Il a pris note avec
satisfaction du Plan d’action pour la reconstruction nationale et le développement d’Haïti
mais il a souligné que les actions en vue de la mise en œuvre de ce plan ne pourraient être
menées efficacement qu’avec la coopération et l’assistance de la communauté
internationale.
35. L’Afrique du Sud a pris note des projets en cours visant à renforcer le système
judiciaire, à remettre sur pied les infrastructures de santé et à faciliter l’accès aux services
de santé. Le Gouvernement a fait allusion dans le rapport à la discrimination envers les
femmes, à l’insécurité alimentaire et à la traite, en particulier des enfants. L’Afrique du Sud
a appuyé la demande de fourniture d’une assistance technique et de services de
renforcement des capacités dans les domaines désignés comme prioritaires par le
Gouvernement haïtien. L’Afrique du Sud a formulé des recommandations.
36. Le Chili a pris acte des efforts d’Haïti pour améliorer le système démocratique et la
situation en matière de droits de l’homme malgré les difficultés que constituaient
l’instabilité politique, les problèmes socioéconomiques et les catastrophes naturelles. Le
Chili s’est félicité de la coopération d’Haïti avec le Conseil des droits de l’homme et ses
mécanismes. Il a appelé l’attention sur la stratégie nationale visant à mettre un terme à la
pauvreté et les efforts accomplis concernant le cadre constitutionnel, la réforme judiciaire et
le droit à l’identité. Le Chili a demandé que la coopération soit réorientée en fonction des
priorités d’Haïti en matière de droits économiques, sociaux et culturels, et a mentionné
l’importance de la formation et de l’assistance pour le renforcement des institutions. Le
Chili a formulé des recommandations.
37. La Pologne a pris note avec satisfaction des efforts déployés par le Gouvernement
haïtien avec l’appui de la communauté internationale pour améliorer la situation des droits
de l’homme dans les conditions extrêmement difficiles dues au séisme dévastateur de 2010.
Toutefois, la Pologne a noté avec préoccupation que de nombreuses difficultés subsistaient
et devaient être traitées d’urgence. Elle a également noté que de graves lacunes en matière
de protection des droits de l’enfant persistaient. Elle a formulé des recommandations.
38. Le Guatemala a salué la récente transition démocratique en Haïti. Il a noté que le
manque de ressources entravait toute mesure prise par le Gouvernement et a partagé les
préoccupations exprimées au sujet du montant limité des ressources internationales
promises pour le redressement du pays qui ont effectivement été débloquées. Il s’est joint à
l’appel pour la fourniture d’une aide internationale à Haïti. Il était d’avis que le mandat du
Conseil relatif à Haïti devrait viser principalement à appuyer les domaines déjà recensés
comme des priorités par le Gouvernement haïtien.
39. L’Argentine a pris acte des efforts déployés par Haïti pour surmonter les difficultés
qui se posaient dans la reconstruction du pays après le séisme de 2010. Elle a salué les
progrès accomplis par Haïti en vue de la création d’un secrétariat d’État à l’intégration des
personnes handicapées. L’Argentine a formulé des recommandations.
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40. Le Nicaragua a pris note des efforts accomplis par les autorités haïtiennes pour être
présentes lors de l’examen du rapport national et a rappelé que ce rapport avait dû être
modifié après le séisme de 2010. Par expérience, le Nicaragua était conscient que la
reconstruction d’un pays dévasté nécessitait une volonté politique, des ressources et une
planification à long terme. Il a constaté que les priorités du Gouvernement étaient axées sur
la protection des droits de l’homme. Il a pris acte du nouveau cadre normatif d’Haïti depuis
la Constitution de 1987. Le Nicaragua a formulé une recommandation.
41. Le Népal a salué l’engagement d’Haïti dans le domaine des droits de l’homme,
malgré le tremblement de terre, ainsi que la Stratégie nationale pour la croissance et la
réduction de la pauvreté et le Plan d’action pour la reconstruction nationale et le
développement d’Haïti. Il a pris note des cadres normatifs et institutionnels dans le domaine
des droits de l’homme. Le Népal a exhorté la communauté internationale à appuyer au
moyen d’activités de renforcement des capacités les institutions et les infrastructures
démocratiques nationales, en donnant la priorité aux besoins et secteurs prioritaires
recensés par le Gouvernement pour les pauvres et les plus vulnérables de la communauté.
42. Le Canada a noté que, plus d’un an après le séisme, la situation humanitaire restait
extrêmement difficile, surtout pour les victimes qui vivaient encore dans les camps de
personnes déplacées. Il s’est dit conscient des difficultés engendrées par cette situation en
termes de protection des droits de l’homme. Bien que des signaux encourageants aient été
envoyés par le nouveau Gouvernement, le Canada restait préoccupé par la situation des
droits de l’homme. Le Canada a formulé des recommandations.
43. La Colombie a pris acte de l’engagement d’Haïti, dont témoignait le fait que le pays
présentait son rapport national malgré les difficultés dues au tremblement de terre. Elle a
félicité Haïti pour son processus électoral qui était un engagement en faveur de la
démocratie. La Colombie a offert sa coopération et son assistance en vue de renforcer la
Police nationale d’Haïti. La Colombie a invité la communauté internationale et le système
des Nations Unies à soutenir la reconstruction d’Haïti. Elle a formulé des
recommandations.
44. La Slovénie a noté, parmi les résultats obtenus en Haïti, l’organisation de formations
obligatoires sur les droits de l’homme à l’intention des policiers, le lancement de
campagnes de sensibilisation concernant la protection des droits de l’enfant, et la
diminution des taux de mortalité infantile et juvénile. La Slovénie s’est félicitée de la
coopération du Gouvernement avec l’Expert indépendant chargé d’examiner la situation
des droits de l’homme en Haïti et a invité le Gouvernement à continuer de collaborer avec
l’Expert en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. Toutefois, des
problèmes considérables devaient encore être résolus, en particulier en ce qui concernait la
pauvreté, la malnutrition, le chômage, l’accès aux soins de santé, le renforcement de la
primauté du droit, la responsabilité pénale des auteurs d’infraction et la lutte contre la
corruption. La Slovénie a formulé des recommandations.
45. La Norvège a salué la délégation et pris acte des efforts déployés par le
Gouvernement pour promouvoir les droits de l’homme malgré les conséquences
dévastatrices du tremblement de terre de 2010. Elle s’est dite extrêmement préoccupée par
l’augmentation de la violence envers les femmes et les filles ainsi que par l’impunité dont
bénéficiaient les auteurs de ces infractions. Elle a exprimé ses préoccupations concernant la
sous-représentation des femmes dans les organes politiques et le nombre de femmes
victimes de la traite des êtres humains. La Norvège a aussi évoqué les problèmes de
l’apatridie et de la surpopulation carcérale. Elle a formulé des recommandations.
46. L’Uruguay s’est dit certain que les recommandations formulées dans le cadre de cet
examen contribueraient à l’amélioration des politiques destinées à protéger les droits de
l’homme des Haïtiens. Il a pris acte des difficultés auxquelles devait faire face Haïti et des
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efforts déployés par son gouvernement pour y remédier. Il a noté que la traite des personnes
était un problème grave en Haïti, ainsi que l’indiquait le rapport de l’État partie. Il a salué
les efforts déployés pour assurer le rapatriement et la réinsertion des enfants haïtiens
victimes de la traite après le séisme. L’Uruguay a formulé des recommandations.
47. La Thaïlande a souhaité la bienvenue à la délégation et a évoqué les difficultés
énormes rencontrées par Haïti à la suite du séisme de 2010. À cet égard, elle s’est félicitée
des efforts déployés par le Gouvernement pour établir son rapport national. Toutefois, elle a
exprimé des préoccupations concernant la reconstruction, la restauration de l’ordre public et
la satisfaction des besoins fondamentaux de sécurité de la population. Elle a souligné que la
communauté internationale devait s’engager à fournir une assistance à Haïti. Elle a formulé
des recommandations.
48. L’Australie a encouragé Haïti à promouvoir l’indépendance de l’appareil judiciaire
et la mise en place de mécanismes d’application des lois respectueux des droits de
l’homme, et elle a pris note de la nomination du nouveau président de la Cour de cassation
et de la création du comité chargé de la révision du Code pénal et du Code de procédure
civile. L’Australie s’est dite préoccupée par les informations faisant état d’actes de violence
envers les femmes et les filles. Elle s’est félicitée de la reconnaissance constitutionnelle des
droits fondamentaux et de la primauté du droit international sur le droit national, en
encourageant la mise en place d’une institution nationale de défense des droits en
conformité avec les Principes de Paris. Elle a salué la ratification par Haïti du Protocole
additionnel visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des
femmes et des enfants et encouragé le Parlement à adopter la législation nécessaire à
l’application de cet instrument. L’Australie a formulé des recommandations.
49. La Turquie s’est félicitée des efforts déployés par les autorités haïtiennes pour
s’attaquer à certains des problèmes de droits de l’homme qui suscitaient l’inquiétude de la
communauté internationale. Elle a insisté sur l’assistance qu’elle a apportée après le
tremblement de terre. Par ailleurs, elle a pris note avec satisfaction des efforts entrepris, en
coopération avec des organisations internationales, l’Organisation des Nations Unies et des
organisations non gouvernementales (ONG), pour améliorer la situation des personnes
déplacées à l’intérieur du pays, et des mesures prises pour améliorer les conditions
carcérales. La Turquie a formulé des recommandations.
50. La Belgique a félicité la délégation d’Haïti pour l’établissement de son rapport. Elle
s’est inquiétée des conditions de vie précaires de la population haïtienne. Elle a estimé que,
malgré le contexte difficile, le Gouvernement pourrait accélérer le rythme de certaines
réformes, notamment de la réforme pénitentiaire. À cet égard, elle a souligné que la
majorité des détenus se trouvaient en détention avant jugement et restaient souvent en
prison pendant des années. La Belgique a formulé des recommandations.
51. Le Mexique a constaté que, malgré le contexte actuel, le Gouvernement restait
déterminé à protéger et promouvoir les droits de l’homme. Il a réaffirmé qu’il soutenait les
efforts du Gouvernement et s’est dit d’accord avec celui-ci concernant les difficultés qu’il
avait évoquées et la nécessité d’améliorer à court et à moyen terme l’exercice des droits de
l’homme. Le Mexique a formulé des recommandations.
52. Le Portugal a pris acte des nouveaux problèmes causés par le séisme de 2010, qui
s’ajoutaient aux difficultés auxquelles Haïti devait déjà faire face. Il a pris acte des efforts
déployés par le Gouvernement pour accélérer le retour durable des personnes déplacées et
la reconstruction en cours de leurs logements d’origine. Il a également pris note avec
satisfaction de la volonté d’Haïti de lutter contre la traite des êtres humains et il a demandé
des renseignements sur les mesures prises par les autorités pour combattre ce fléau. Le
Portugal a formulé des recommandations.
A/HRC/19/19
10 GE.11-17272
53. Le Pérou a pris acte des efforts de stabilisation et de reconstruction entrepris par
Haïti avec l’Organisation des Nations Unies et la communauté internationale, et il a pris
note des difficultés qu’il y avait à reconstruire le pays sur les plans politique, institutionnel,
social et économique, la situation étant aggravée par le séisme. Il a engagé la communauté
internationale à aider Haïti à surmonter cette crise, en rappelant le caractère
complémentaire de cet appui et en soulignant qu’il était nécessaire de consolider et de
renforcer les capacités institutionnelles du pays. Le Pérou a pris acte de la volonté d’Haïti
de coopérer avec le Conseil en matière d’assistance technique et de renforcement des
capacités. Le Pérou a formulé des recommandations.
54. La Suisse a fait part de ses préoccupations concernant la situation des droits de
l’homme en Haïti. À cet égard, elle a fait des observations sur l’impunité dont bénéficiaient
les auteurs d’infractions et sur la surpopulation carcérale, les droits des personnes déplacées
et les droits de l’enfant. La Suisse a formulé des recommandations.
55. La Hongrie a remercié la délégation pour son rapport. Elle a évoqué les difficultés
résultant du tremblement de terre de 2010. Elle a pris note avec satisfaction de la création
du Bureau du Médiateur, mais elle s’est dite encore préoccupée par la nécessité de mettre
les structures et les fonctions de cette instance en conformité avec les Principes de Paris.
Elle a également exprimé des préoccupations concernant la discrimination dont étaient
victimes les filles en matière d’accès à l’éducation et l’insuffisance des ressources dont
bénéficiait l’Office national d’identification pour assurer les fonctions d’enregistrement de
l’état civil dans le pays. La Hongrie a formulé des recommandations.
56. La Suède s’est félicitée du fait que le nombre de personnes vivant dans des camps
temporaires avait diminué de manière significative, mais s’est dite préoccupée par la
vulnérabilité des femmes et des enfants qui continuaient à vivre dans de telles conditions.
Elle a noté qu’après le séisme la situation des enfants des rues avait empiré et que ceux-ci
étaient exposés aux enlèvements, aux adoptions illégales et à la violence sexuelle. Elle a
également noté que la situation dans les prisons s’était détériorée à la suite du tremblement
de terre et que les problèmes liés à la surpopulation et aux mauvaises conditions sanitaires
et médicales s’étaient multipliés. La Suède a formulé des recommandations.
57. L’Espagne s’est dite sensible aux dommages considérables causés par le séisme de
2010 et aux difficultés du redressement et de la reconstruction du pays. Elle a accueilli avec
satisfaction l’engagement du nouveau Gouvernement de prendre des mesures pour
améliorer la situation des droits de l’homme. L’Espagne a formulé des recommandations.
58. Le Ghana a félicité le Gouvernement et le peuple d’Haïti pour leur résilience et pour
leur détermination à affronter et surmonter les difficultés systémiques qui leur avaient causé
tant de souffrances et de douleur. Au regard de ces difficultés, le Ghana a félicité le
Gouvernement de ses efforts pour promouvoir et protéger les droits de l’homme. Il a pris
note en particulier de la création du Fonds national pour l’éducation, qui avait accumulé un
actif de plus de 360 millions de dollars des États-Unis en cinq ans au moyen de
prélèvements sur les télécommunications. Le Ghana a formulé des recommandations.
59. Le Paraguay a pris note de la situation particulière dans laquelle se trouvait Haïti
après le tremblement de terre. Il a pris acte du Plan d’action pour la reconstruction nationale
et le développement d’Haïti mis en place par la Commission provisoire de reconstruction
afin de coordonner les projets et les priorités de développement, et a vivement engagé Haïti
à garantir le respect des droits de l’homme. Le Paraguay s’est félicité de la volonté d’Haïti
d’autoriser les visites de titulaires de mandat au titre des procédures spéciales sans
restrictions, ce qui constituait un geste en faveur de la transparence. Il a appelé la
communauté internationale à apporter un appui fondé sur les besoins réels d’Haïti. Le
Paraguay a formulé des recommandations.
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GE.11-17272 11
60. La République bolivarienne du Venezuela a rappelé qu’Haïti avait été la cible de
pillages et avait dû faire face à de graves contraintes structurelles aggravées par les crises
politiques et les catastrophes naturelles. Il se sentait proche du peuple haïtien qui avait subi
les conséquences du séisme de 2010, une terrible catastrophe qui avait porté atteinte aux
droits fondamentaux des Haïtiens, en particulier des plus vulnérables. Il a pris acte des
efforts du peuple et du Gouvernement haïtien pour faire face à ces problèmes graves. Le
Venezuela a formulé une recommandation.
61. Le Maroc a noté avec satisfaction qu’en moins de deux ans les autorités haïtiennes
avaient présenté un rapport national faisant état de programmes ambitieux visant à la mise
en place d’un environnement socioéconomique favorable aux droits de l’homme. Il a fait
remarquer que l’examen offrait à la communauté internationale une bonne occasion d’aider
Haïti à mener à bien ses initiatives dans le domaine des droits de l’homme. Il a formulé une
recommandation.
62. La Lettonie a pris note avec satisfaction de l’ouverture d’Haïti et de sa volonté de
coopérer avec les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, notamment avec
l’Expert indépendant chargé d’examiner la situation des droits de l’homme en Haïti. Même
après ce séisme dévastateur, le Gouvernement avait continué à autoriser les visites de
titulaires de mandat au titre des procédures spéciales et la Lettonie a félicité Haïti pour cette
attitude ouverte et coopérative. Elle a formulé une recommandation.
63. La Chine s’est félicitée de l’attitude constructive d’Haïti concernant le processus de
l’Examen périodique universel. Elle a pris note des efforts déployés par le Gouvernement
pour promouvoir et protéger les droits de l’homme, en particulier les droits de l’enfant et
les droits des femmes. Elle a salué les efforts accomplis pour éradiquer la faim et lutter
contre la traite des êtres humains. Elle a souligné les difficultés rencontrées par Haïti depuis
le séisme de 2010. Elle a également exprimé l’espoir que le Gouvernement haïtien
poursuivrait ses efforts pour promouvoir le développement socioéconomique, afin de
garantir le droit à la vie et de promouvoir les droits des groupes vulnérables.
64. La Jamaïque a pris acte de l’évolution politique en Haïti et a salué l’engagement du
Gouvernement concernant la reconstruction du pays. Elle a pris note de la réforme du
système judiciaire visant à garantir l’indépendance de la magistrature. Elle a indiqué qu’elle
comprenait les difficultés recensées par le Gouvernement haïtien en matière de logement,
d’intervention en cas de catastrophe naturelle, d’émigration clandestine, d’instabilité
politique et de corruption, et a pris acte des mesures présentées pour les résoudre. Elle a
exhorté la communauté internationale à honorer ses engagements et à aider Haïti dans ses
efforts de reconstruction et renforcer le cadre et les mécanismes institutionnels pour la
promotion et la protection des droits de l’homme.
65. Les Maldives ont noté qu’Haïti faisait face à des difficultés importantes en matière
de promotion et de protection des droits de l’homme; le séisme et ses conséquences
n’avaient fait qu’aggraver les difficultés existantes. Un des problèmes les plus graves en
Haïti était la discrimination et la violence envers les femmes. La question des enfants des
rues, le travail des enfants et la situation des enfants dans les camps de personnes déplacées
restaient également des préoccupations. Les Maldives ont demandé des précisions sur les
mesures prises pour s’attaquer à ce problème. Elles ont également demandé des
renseignements concernant l’approche inclusive adoptée par Haïti eu égard aux activités
économiques, aux activités de développement et aux efforts de reconstruction. Elles ont
souligné que l’achèvement de la réforme judiciaire était essentiel pour la promotion et la
protection des droits de l’homme en Haïti. Les Maldives ont formulé des recommandations.
66. La Slovaquie a remercié la délégation d’Haïti d’avoir présenté son rapport national
et participé au processus d’examen. Elle a pris acte des conséquences dévastatrices du
tremblement de terre de 2010, qui avait encore aggravé les très grandes difficultés que
A/HRC/19/19
12 GE.11-17272
connaissait le pays. La Slovaquie a indiqué qu’en conséquence la situation sécuritaire
générale était encore instable et que le degré de respect des droits fondamentaux était un
motif de préoccupation. La Slovaquie a formulé des recommandations.
67. Le Royaume-Uni était d’avis que le renforcement du système judiciaire permettrait
de mettre en place le cadre nécessaire pour renforcer la capacité d’Haïti de s’acquitter de
ses obligations en matière de droits de l’homme. Il s’est dit préoccupé par la persistance des
violations des droits de l’homme, en particulier de la violence sexiste dans les camps de
déplacés. Il était d’avis qu’Haïti avait la possibilité non seulement de reconstruire les
infrastructures matérielles qui avaient été détruites, mais aussi de réinstaurer des institutions
clefs. Il a reconnu qu’Haïti aurait besoin du soutien de la communauté internationale pour
s’acquitter de ses responsabilités et donner suite aux recommandations formulées durant
l’examen. Le Royaume-Uni a formulé des recommandations.
68. Le Costa Rica a pris acte de la situation socioéconomique difficile d’Haïti après le
séisme et de son engagement en faveur des droits de l’homme. Il a pris note des efforts
déployés par Haïti pour consolider un État démocratique, créer et renforcer ses institutions,
à savoir le Médiateur, le Ministère de la condition féminine et des droits des femmes et le
Secrétariat d’État à l’intégration des personnes handicapées. Il a pris note de l’abolition de
la peine de mort et de la liberté d’expression et d’opinion dans le pays. Il a pris acte des
difficultés d’Haïti en matière de droits de l’homme et de développement et engagé la
communauté internationale à lui apporter sa coopération. Le Costa Rica a formulé des
recommandations.
69. La République démocratique du Congo a souhaité la bienvenue à la délégation. Elle
a mentionné les efforts déployés par le Gouvernement pour soutenir le peuple haïtien en
dépit de diverses difficultés, et les mesures prises pour combattre la pauvreté et faciliter
l’accès aux centres de santé. Elle a souligné la volonté du Gouvernement de garantir
l’éducation des enfants et attiré l’attention sur la décision prise par le Président de mettre en
place un fonds spécial pour l’éducation gratuite. Toutefois, la République démocratique du
Congo restait préoccupée par la situation des enfants et des femmes et par la violence
sexiste. Elle a formulé une recommandation.
70. Les États-Unis d’Amérique ont souhaité la bienvenue à la délégation. Ils ont salué
les efforts déployés par le Gouvernement pour promouvoir et protéger les droits de
l’homme, en particulier à la suite du tremblement de terre de 2010. Ils ont fait part de leurs
préoccupations concernant les réformes du système judiciaire et de l’état civil, les garanties
contre les violences policières et la nécessité d’assurer une protection spéciale aux membres
des groupes vulnérables. Les États-Unis d’Amérique ont formulé des recommandations.
71. Le Honduras a salué les efforts accomplis par Haïti face à la situation difficile
causée par le séisme et pris note de son engagement en matière de droits de l’homme dont
témoignaient la création d’institutions et le renforcement des institutions existantes. Il a pris
note de la vulnérabilité des enfants haïtiens et félicité Haïti d’avoir remédié aux violations
de leurs droits, en particulier pour ce qui concernait la traite, en modifiant sa législation, en
renforçant l’Institut du bien-être social et des recherches (IBSR) et en créant une brigade de
protection des mineurs au sein de la Police nationale. Il a invité la communauté
internationale à apporter une assistance dans les domaines recensés par Haïti. Le Honduras
a formulé des recommandations.
72. Le Luxembourg a pris acte du fait que le Gouvernement avait établi son rapport
national dans des conditions très difficiles. Il a exprimé ses préoccupations concernant la
persistance de la violence envers les femmes et les filles, qui touchait particulièrement les
femmes vivant dans des camps de personnes déplacées et dans des régions isolées. Il a
indiqué que, comme le soulignait le rapport national, le droit à l’alimentation restait une
préoccupation majeure. Bien que des mesures aient été prises pour faire face au problème
A/HRC/19/19
GE.11-17272 13
du travail domestique effectué par des enfants, le Luxembourg a fait observer que la
vulnérabilité des enfants et des adolescents s’était aggravée depuis 2010. Il a formulé des
recommandations.
73. Le Burkina Faso a remercié la délégation de son engagement constructif au cours de
l’Examen périodique universel. Il a salué les efforts déployés par Haïti pour promouvoir et
protéger les droits de l’homme malgré ses difficultés politiques, socioéconomiques et
judiciaires. Il a exprimé ses regrets concernant les pertes de vies humaines et les dégâts
matériels causés par le séisme de 2010. Il a pris note avec satisfaction de l’élaboration
d’une Stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté. Le Burkina Faso
a formulé une recommandation.
74. La République dominicaine a rappelé qu’elle était pleinement résolue à contribuer à
la reconstruction et au développement de son voisin, Haïti. Elle a estimé que, lors de
l’examen de la situation des droits de l’homme en Haïti, il était nécessaire de tenir compte
de la situation catastrophique du pays et elle a précisé que la priorité devrait être d’assurer
le retour à la normalité, sans négliger pour autant les droits de l’homme. Elle a également
rappelé qu’un an et demi s’était écoulé depuis le séisme et que les Haïtiens attendaient
toujours l’aide promise par la communauté internationale. Elle a encouragé le
Gouvernement nouvellement mis en place à tout mettre en œuvre pour défendre les droits
de l’homme.
75. Djibouti a félicité Haïti de la tenue des dernières élections et en particulier de ses
efforts visant à promouvoir et protéger les droits de l’homme malgré la situation
socioéconomique très difficile du pays. Il a appelé la communauté internationale à soutenir
Haïti et son processus de reconstruction en apportant un nouvel élan aux institutions
démocratiques du pays. Djibouti a formulé des recommandations.
76. Le Sénégal a souligné que, bien qu’Haïti doive compter sur ses propres forces, le
Gouvernement s’appuyait également sur la solidarité active d’autres pays et de la
communauté internationale dans son ensemble. Il a pris note de la volonté du
Gouvernement de travailler de manière constructive afin de promouvoir et protéger les
droits de l’homme. Il a exhorté tous les acteurs aux niveaux international, régional et
bilatéral, y compris les institutions financières internationales et la société civile, à apporter
un appui politique, financier, matériel et technique au Gouvernement et au peuple d’Haïti,
en particulier dans les domaines prioritaires. Le Sénégal a invité le HCDH à rehausser le
niveau d’assistance fourni aux autorités et à l’Expert indépendant chargé d’examiner la
situation des droits de l’homme en Haïti.
77. La Barbade a accueilli avec satisfaction le Plan d’action pour la reconstruction
nationale et le développement d’Haïti en 2010 adopté par le Gouvernement afin de cibler
les domaines prioritaires essentiels pour le développement économique et les efforts de
redressement social. Elle a noté que d’autres actions devaient également être entreprises
pour faciliter l’accès à la nourriture et aux soins de santé et protéger les droits
fondamentaux des groupes vulnérables tels que les enfants. Elle a invité la communauté
internationale à continuer à appuyer les efforts de reconstruction d’Haïti et les politiques
visant à promouvoir le développement, à réformer le système judiciaire et à mener des
actions dans d’autres domaines prioritaires. La Barbade a formulé une recommandation.
78. La délégation haïtienne a remercié toutes les délégations qui sont intervenues pour
poser des questions ou adresser des suggestions et des recommandations aux autorités
haïtiennes.
79. Se référant aux demandes formulées par certaines délégations, à savoir qu’il soit mis
en place une institution nationale des droits de l’homme, la délégation haïtienne a rappelé
que celle-ci existait déjà et portait le nom d’Office de la protection du citoyen.
A/HRC/19/19
14 GE.11-17272
80. La délégation a aussi rappelé que la Convention relative aux droits de l’enfant avait
déjà été ratifiée par Haïti.
81. La délégation haïtienne a fait savoir qu’un service spécialisé pour les femmes
violées avait été mis en place et que les auteurs présumés étaient passibles de poursuites
pénales. Une sensibilisation non seulement des autorités mais aussi de la société civile
s’avérait indispensable si on voulait modifier l’attitude de ceux qui ont encore tendance à
stigmatiser les femmes victimes de viol et d’autres violences sexuelles.
82. La délégation haïtienne a souligné que la femme haïtienne occupait une place
importante dans la société haïtienne. Les femmes se retrouvaient à toutes les instances du
pouvoir et avaient déjà exercé la plus haute fonction de l’État. À titre d’illustration, la
délégation a cité la juge Ertha Pascal Trouillot et M
me
Michèle Duvivier Pierre-Louis, qui
ont occupé respectivement les fonctions de chef d’État et celles de Premier Ministre.
M
me
Florence Elie, qui est actuellement Protectrice du citoyen, a également été citée.
Plusieurs femmes avaient détenu et détenaient encore des portefeuilles ministériels. De
plus, l’amendement constitutionnel en cours prévoyait d’imposer un quota de 30 % de
femmes dans les postes nominatifs.
83. En outre, le Président Martelly prenait très au sérieux la situation des enfants des
rues et avait à cœur de trouver des solutions. L’une des mesures envisagées à cet effet était
la scolarisation de ces enfants, qui s’avéraient, d’ailleurs, être les premiers bénéficiaires du
Programme d’éducation du chef de l’État haïtien.
84. Le Premier Mandataire de la nation avait aussi déjà procédé à la nomination du
Président de la Cour de cassation, à partir d’une liste de noms soumise par le Sénat.
85. La délégation haïtienne a déclaré que la création de l’administration pénitentiaire
haïtienne, après la chute des Duvalier, témoignait de la volonté de l’État haïtien
d’enclencher le processus d’instauration de l’état de droit en Haïti. À travers le plan de
développement stratégique de l’administration pénitentiaire, l’État haïtien avait défini les
conditions spécifiques de l’incarcération et pris les mesures qui s’imposaient pour leur mise
en œuvre. À très court terme, il était prévu d’augmenter, en termes absolus, de 1,78 m
2
la
surface cellulaire pour la faire passer à 6,47 m
2
, soit une augmentation relative de
0,97 m
2
/détenu au total.
86. S’agissant des plaintes déposées contre Jean-Claude Duvalier, l’ancien Président de
la République d’Haïti, celles-ci étaient en cours d’examen par le magistrat instructeur.
87. La délégation haïtienne a réaffirmé la détermination des nouvelles autorités
haïtiennes à œuvrer en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme en
Haïti, à consolider les acquis dans le domaine des droits civils et politiques, et à favoriser la
jouissance des droits économiques, sociaux et culturels.
II. Conclusions et/ou recommandations**
88. Haïti examinera les recommandations ci-après et y répondra en temps utile et
au plus tard à la dix-neuvième session du Conseil des droits de l’homme, qui se
tiendra en mars 2012:
88.1 Étudier la possibilité d’adhérer au Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels (Algérie);
** Les conclusions et recommandations n’ont pas été revues par les services d’édition de l’Office des
Nations Unies à Genève.
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GE.11-17272 15
88.2 Envisager de ratifier le Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels et continuer à renforcer les institutions de
gouvernance démocratique (Afrique du Sud);
88.3 Ratifier le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels et la Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants (Ghana);
88.4 Renforcer son cadre juridique en adhérant au Pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels, aux deux Protocoles facultatifs se
rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, à la
Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants et à la Convention internationale pour la protection de toutes les
personnes contre les disparitions forcées (France);
88.5 Ratifier le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants et le Protocole facultatif à la Convention relative aux
droits de l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et
la pornographie mettant en scène des enfants (Pologne);
88.6 Signer et ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants et le Pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels et ratifier la Convention
internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions
forcées (Espagne);
88.7 Ratifier le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de
l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la
pornographie mettant en scène des enfants et la Convention de La Haye sur la
protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale
(Norvège);
88.8 Envisager de ratifier les deux Protocoles facultatifs à la Convention
relative aux droits de l’enfant ou d’y adhérer, selon qu’il convient (Uruguay);
88.9 Signer dans les meilleurs délais les deux Protocoles facultatifs à la
Convention relative aux droits de l’enfant (Djibouti);
88.10 Poursuivre ses activités visant à adopter la loi sur l’adoption et à ratifier
la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en
matière d’adoption internationale (Honduras);
88.11 Ratifier et appliquer la Convention de La Haye de 1993 sur la protection
des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale (Suisse);
88.12 Étudier la possibilité de ratifier le Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels, la Convention pour la protection de toutes
les personnes contre les disparitions forcées, la Convention contre la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et la Convention
internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et
des membres de leur famille (Argentine);
88.13 Ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants (Norvège);
88.14 Signer et ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants (Belgique);
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88.15 Ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants et le Protocole facultatif s’y rapportant, et
mettre en place, en conséquence, un mécanisme national de prévention
(Maldives);
88.16 Signer et ratifier le deuxième Protocole se rapportant au Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (Espagne);
88.17 Ratifier le Protocole facultatif se rapportant à la Convention sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes
(Hongrie);
88.18 Adhérer à la Convention de 1954 relative au statut des apatrides ainsi
qu’à la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie (Norvège);
88.19 Ratifier les instruments internationaux relatifs à l’apatridie et envisager
une réforme de l’état civil propre à garantir les droits de tous les Haïtiens,
y compris ceux qui vivent à l’étranger (France);
88.20 Ratifier la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la
discrimination dans le domaine de l’enseignement (Hongrie);
88.21 Adopter et faire appliquer sans délai un code de l’enfance intégrant les
dispositions des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, en
particulier la Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention n
o
182
de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur les pires formes de
travail des enfants et la Convention n
o
138 de l’OIT sur l’âge minimum
d’admission à l’emploi (Pologne);
88.22 Continuer à ne ménager aucun effort pour consolider et renforcer ses
capacités institutionnelles (Pérou);
88.23 Poursuivre les efforts visant à mettre en place une institution nationale
chargée de la promotion et la protection des droits de l’homme dans le pays
(Argentine);
88.24 Créer une institution nationale de défense des droits de l’homme
(Maldives);
88.25 Créer une institution nationale de défense des droits de l’homme en
conformité avec les Principes de Paris (Afrique du Sud);
88.26 Créer une institution nationale de défense des droits de l’homme
conforme aux Principes de Paris (Australie);
88.27 Créer une institution nationale de défense des droits de l’homme en
application des Principes de Paris (Portugal);
88.28 Engager le processus d’accréditation (auprès du Comité international de
coordination des institutions nationales pour la promotion et la protection des
droits de l’homme) car les Principes de Paris jouent un rôle important dans la
promotion et la protection des normes internationales relatives aux droits de
l’homme au niveau national (Hongrie);
88.29 Poursuivre la mise en œuvre des stratégies et des plans de
développement socioéconomique du pays (Cuba);
88.30 Continuer à mettre en œuvre le plan de reconstruction nationale
(Venezuela);
A/HRC/19/19
GE.11-17272 17
88.31 Continuer à privilégier l’approche fondée sur les droits de l’homme dans
le cadre de la reconstruction (Chili);
88.32 Adopter une approche du proces sus de reconstruction et de
développement fondée sur les droits de l’homme (Thaïlande);
88.33 Intégrer des chapitres relatifs aux droits de l’homme dans le plan
national de reconstruction et de développement afin de faciliter leur application
par toutes les autorités (Mexique);
88.34 Surmonter les difficultés résultant du séisme dramatique de 2010 en
intégrant une approche fondée sur les droits de l’homme dans toutes les
politiques et les pratiques (Portugal);
88.35 Veiller à ce que les droits des femmes et des filles soient protégés pendant
le processus de redressement, notamment en protégeant les femmes et les filles
contre la violence (Australie);
88.36 Prendre en considération dans les plans et les programmes de
reconstruction les besoins et les droits des personnes handicapées (Colombie);
88.37 Tenir compte des besoins des personnes handicapées dans le cadre des
efforts de reconstruction (Slovénie);
88.38 Tenir compte des questions d’accessibilité des personnes handicapées
dans le cadre du processus de reconstruction (Thaïlande);
88.39 Faire en sorte que, pendant le processus de reconstruction, les besoins
d’accessibilité des personnes handicapées soient pris en considération
conformément aux règles et meilleures pratiques internationales actuelles
(Costa Rica);
88.40 Prendre les mesures les plus appropriées pour mieux protéger les enfants
handicapés (Djibouti);
88.41 Poursuivre ses efforts pour mener à bien son plan de reconstruction
nationale en permettant la participation des habitants et en accordant une
attention particulière aux secteurs les plus vulnérables de la société
(Nicaragua);
88.42 Offrir davantage de protection et d’assistance aux membres des groupes
vulnérables et défendre les droits de ces groupes en luttant plus largement
contre la violence sexiste, le travail des enfants, l’apatridie et la traite des êtres
humains (États-Unis);
88.43 Inclure un chapitre sur la promotion des droits de l’homme dans la
Stratégie nationale sur l’état de droit (Canada);
88.44 Redoubler d’efforts pour renforcer la primauté du droit (Slovénie);
88.45 Élaborer un plan d’action national pour la promotion et la protection
des droits de l’homme (Afrique du Sud);
88.46 Poursuivre les projets visant à améliorer la situation des droits de
l’homme en Haïti, en particulier la scolarisation gratuite et universelle et la
réforme du système judiciaire (Costa Rica);
88.47 Poursuivre les efforts pour renforcer la Police nationale dans le but de
disposer de services de police garantissant la sécurité des Haïtiens dans le cadre
de l’exercice de leurs droits fondamentaux (Colombie);
A/HRC/19/19
18 GE.11-17272
88.48 Renforcer la capacité de la Police nationale haïtienne de respecter et
protéger les droits de l’homme en organisant des formations spécialisées (États-
Unis);
88.49 Collaborer pleinement avec la société civile concernant les questions
relatives au logement, à la justice, et aux droits de la femme et de l’enfant
(Royaume-Uni);
88.50 Poursuivre sa coopération avec les mécanismes du Conseil des droits de
l’homme (Brésil);
88.51 Solliciter l’assistance technique d’experts et travailler avec le HCDH
pour établir un document de base commun qui permettrait d’alléger la charge
de travail que représente l’établissement des rapports destinés aux organes
conventionnels (Maldives);
88.52 Poursuivre la coopération avec les titulaires de mandat au titre des
procédures spéciales et la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de
l’homme dans le cadre de leur action de promotion et de protection des droits
de l’homme (Paraguay);
88.53 Adresser une invitation permanente à tous les titulaires de mandat au
titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme (Portugal);
88.54 Adresser une invitation permanente à tous les titulaires de mandat au
titre des procédures spéciales (Espagne);
88.55 Envisager d’adresser une invitation permanente à tous les titulaires de
mandat au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme
(Lettonie);
88.56 Envisager d’adresser une invitation permanente à tous les titulaires de
mandat au titre des procédures spéciales dans le but de tirer le meilleur parti
possible de la coopération internationale dans le cadre de la reconstruction
nationale et de la promotion et la protection de tous les droits de l’homme du
peuple haïtien (Pérou);
88.57 Poursuivre la collaboration avec l’expert indépendant chargé
d’examiner la situation des droits de l’homme en Haïti, qui joue un rôle
important, en particulier en appelant l’attention de la communauté
internationale sur la situation sur le terrain et en contribuant ainsi à la
fourniture d’une assistance technique (France);
88.58 Continuer à travailler en étroite collaboration avec l’expert indépendant
chargé d’examiner la situation des droits de l’homme en Haïti (Pérou);
88.59 Continuer à renforcer les liens de travail et de coopération entre les
organisations haïtiennes de défense des droits de l’homme et la Section des
droits de l’homme de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti
(MINUSTAH) (Chili);
88.60 Mettre l’accent sur la mise en œuvre de politiques fortes pour lutter
efficacement contre toutes les formes de stéréotypes et de discrimination envers
les filles et les femmes, assurant ainsi leur droit à la sécurité sociale et
économique (Trinité-et-Tobago);
88.61 Adopter des mesures efficaces pour prévenir la discrimination envers les
femmes, notamment en leur assurant un accès égal aux possibilités d’éducation
et d’emploi (Slovénie);
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GE.11-17272 19
88.62 Élaborer des stratégies comprenant des mesures juridiques et sociales
pour éliminer les stéréotypes discriminatoires concernant le rôle des femmes et
la violence exercée contre elles (Thaïlande);
88.63 Prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter l’article 26
de la Constitution haïtienne disposant que la détention préventive ne doit pas
durer plus de quarante-huit heures (Canada);
88.64 Améliorer les conditions de vie dans les prisons, juger dans un délai
raisonnable toutes les personnes en détention préventive et veiller à ce que les
mineurs ne soient pas maintenus en détention avant jugement (Slovénie);
88.65 Mettre en place un système rapide d’examen des cas de détention
préventive prolongée afin de réduire le plus rapidement possible la population
carcérale et d’améliorer la situation sanitaire et alimentaire des détenus
(Espagne);
88.66 Élaborer et mettre en œuvre une stratégie visant à améliorer le plus
rapidement possible les conditions de détention des prisonniers (Canada);
88.67 Prendre des mesures pour améliorer les conditions carcérales (États-
Unis);
88.68 Améliorer les conditions de détention, notamment en réduisant la
surpopulation carcérale (Belgique);
88.69 Prendre des mesures urgentes contre la surpopulation carcérale en
privilégiant des mesures de substitution pour la séparation des personnes
(Suisse);
88.70 Continuer à s’efforcer d’améliorer les conditions carcérales (Suède);
88.71 Garantir l’accès des détenus aux soins médicaux de base et à une
alimentation adéquate (Suisse);
88.72 Répondre aux besoins du système pénitentiaire en matière
d’infrastructures, notamment pour ce qui concerne l’accès des détenus à la
nourriture, à l’eau, à l’assainissement et aux soins de santé (Slovaquie);
88.73 Renforcer la protection des mineurs en mettant en place des lieux de
détention séparés pour les adultes et les mineurs, en soutenant les activités des
organisations sociales de lutte contre le travail forcé des enfants et en assurant
l’éducation de base pour tous (Belgique);
88.74 Prendre des mesures pour combattre la violence envers les femmes et les
filles (Sri Lanka);
88.75 Prendre de nouvelles mesures pour mettre un terme à la violence envers
les femmes et les filles et ne ménager aucun effort pour éliminer les pratiques
discriminatoires (Luxembourg);
88.76 Accroître les efforts de prévention, de répression et d’éradication de
toutes formes de violence envers les femmes, en accordant une attention
particulière à leur vulnérabilité accrue suite au tremblement de terre
(Argentine);
88.77 Mener une étude sérieuse et crédible sur l’ampleur de la violence envers
les femmes, en particulier de l’impact de la crise humanitaire sur ce problème,
en vue d’élaborer des stratégies efficaces pour combattre et éradiquer la
violence envers les femmes (Maldives);
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20 GE.11-17272
88.78 Prendre toutes les mesures nécessaires, en particulier en renforçant les
structures actuelles, pour jouer un rôle de chef de file dans la prévention de la
violence envers les femmes et les enfants et la lutte contre ce phénomène,
y compris la violence sexuelle, en particulier dans les camps de personnes
déplacées (Canada);
88.79 Faire des progrès dans la mise en œuvre des initiatives visant à prévenir
la violence sexuelle et sexiste, en particulier parmi les populations déplacées,
qui ont été élaborées par le Ministère de la condition féminine et des droits des
femmes (Colombie);
88.80 Prendre des mesures supplémentaires pour garantir que la police et le
système judiciaire traitent avec diligence les affaires de violence sexiste et
promouvoir une meilleure formation des policiers en matière de prise en charge
des victimes de violence sexuelle (Norvège);
88.81 Veiller à ce que les policiers soient formés pour traiter de manière
impartiale les plaintes des femmes signalant des violences sexistes et à ce que
toutes les plaintes de ce type donnent lieu à des enquêtes approfondies et à des
poursuites (Royaume-Uni);
88.82 Dispenser une meilleure formation aux policiers qui traitent des affaires
dans lesquelles des filles sont victimes de violences sexuelles (Djibouti);
88.83 Redoubler d’efforts pour lutter contre toutes les formes de traite des
êtres humains (Slovénie);
88.84 Adopter un cadre juridique approprié en conformité avec ses
engagements en vertu du Protocole additionnel à la Convention des Nations
Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer
et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants
(Protocole de Palerme) (Norvège);
88.85 Adopter le projet de loi sur la traite des enfants (Honduras);
88.86 Veiller à ce que le Parlement adopte la législation visant à assurer
l’application du Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des
personnes, en particulier des femmes et des enfants (Protocole de Palerme)
(Australie);
88.87 Accroître ses efforts pour lutter contre toutes les formes de traite des
femmes et des filles au moyen, notamment, de l’adoption du projet de loi sur
toutes les formes de traite, en veillant à ce que la nouvelle loi permette de
poursuivre et de punir les auteurs de tels actes et de protéger efficacement les
victimes (Uruguay);
88.88 Adopter une législation interdisant la traite des enfants (Djibouti);
88.89 Adopter une loi incriminant toutes les formes de traite des personnes et
prévoyant l’imposition de sanctions appropriées (États-Unis);
88.90 Renforcer la coopération bilatérale et multilatérale avec les pays voisins
pour lutter contre la traite des femmes et des filles (Uruguay);
88.91 Poursuivre ses efforts pour lutter contre le travail domestique des
enfants et la traite des enfants (Burkina Faso);
88.92 Prendre des mesures supplémentaires pour faire face au problème du
travail domestique des enfants et lutter contre la maltraitance des enfants
(Turquie);
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88.93 Prendre toutes les mesures nécessaires pour supprimer la pratique de la
servitude domestique des enfants, que la Rapporteuse spéciale sur les formes
contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences a
désignée comme une «forme moderne d’esclavage» (Suède);
88.94 Renforcer les mesures visant à prévenir et combattre l’exploitation
économique généralisée des enfants, conformément aux engagements
internationaux d’Haïti, notamment aux Conventions n
os
138 et 182 de l’OIT, en
mettant l’accent en particulier sur les mineurs vivant dans les régions touchées
par le tremblement de terre et les zones rurales (Slovaquie);
88.95 Revoir sa législation relative à l’âge minimum du travail des enfants afin
de prévenir l’exploitation domestique (République démocratique du Congo);
88.96 Mettre tout en place pour lutter contre l’exploitation des enfants,
notamment pour donner suite aux recommandations formulées par l’expert
indépendant chargé de cette question (Luxembourg);
88.97 Prendre de nouvelles mesures concrètes pour améliorer la situation des
enfants des rues, qui est dangereuse (Suède);
88.98 Poursuivre la réforme du système judiciaire, en assurant son
indépendance (Espagne);
88.99 Nommer immédiatement un président de la Cour de cassation et
poursuivre la réforme du système judiciaire (Royaume-Uni);
88.100 Pourvoir les postes vacants à la Cour de cassation, car ces juges ont les
compétences nécessaires pour rendre le système juridique plus efficace (États-
Unis);
88.101 Accroître les efforts visant à garantir que les tribunaux, les prisons et la
police se conforment aux normes internationales relatives aux droits de
l’homme (Norvège);
88.102 Garantir un procès équitable à tous les détenus, en conformité avec les
normes internationales, dans un délai raisonnable (Slovaquie);
88.103 Accroître les efforts visant à renforcer la confiance dans la justice du
pays et l’accès au système judiciaire (Barbade);
88.104 Appliquer de manière efficace la loi prévoyant des sanctions pénales
dans les affaires de corruption impliquant des agents de la fonction publique
(Turquie);
88.105 Faire une priorité de la réduction de l’arriéré judiciaire (Belgique);
88.106 Réduire l’arriéré judiciaire (États-Unis);
88.107 Veiller à ce que toutes les infractions commises donnent lieu à des
poursuites, quel qu’en soit l’auteur, y compris dans les affaires de violence
envers les femmes et de violence sexuelle (Slovénie);
88.108 Prendre des mesures conduisant à une réforme globale des systèmes
judiciaire et pénal propre à contribuer à la lutte contre l’impunité et aux
enquêtes pénales, incluant la responsabilité pénale des institutions, en
particulier de la police nationale (Mexique);
88.109 Prendre toutes les mesures nécessaires pour identifier les responsables
des violations des droits de l’homme attribuées à des policiers et octroyer une
juste indemnisation aux victimes (Belgique);
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88.110 Prendre les mesures nécessaires pour permettre au système judiciaire
de lutter efficacement contre l’impunité et étudier la création d’une commission
internationale de lutte contre l’impunité (Suisse);
88.111 Renforcer rapidement la capacité de son système judiciaire de lutter
contre l’impunité afin que, notamment, la justice traite de manière impartiale
les plaintes visant Jean-Claude Duvalier (Canada);
88.112 Poursuivre la réforme du système judiciaire et faire une priorité de la
lutte contre l’impunité, en particulier pour ce qui concerne le processus de
certification des policiers haïtiens (France);
88.113 Allouer, dans la mesure du possible, des ressources supplémentaires à
l’Office national d’identification pour qu’il puisse faire face à sa charge de
travail accrue (Hongrie);
88.114 Moderniser et simplifier le système d’état civil (États-Unis);
88.115 Améliorer le système d’adoption en ratifiant la Convention de La Haye
sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption
internationale et en l’intégrant dans son droit interne; accroître les ressources
de l’Institut du bien-être social et des recherches (IBSR); interdire l’adoption
individuelle et donner suite aux recommandations de l’UNICEF et au Plan
d’action proposé par le groupe de Montréal (Espagne);
88.116 Prendre des mesures appropriées pour assurer une participation
accrue des femmes dans tous les domaines de la société, notamment dans la vie
politique (Canada);
88.117 Prendre des mesures concrètes pour encourager une plus large
participation des femmes aux processus décisionnels (Norvège);
88.118 Entreprendre une action continue pour réduire la pauvreté comme le
prévoit la Stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté
de 2007 (Sri Lanka);
88.119 Mettre l’accent sur les mesures destinées à réduire la pauvreté et les
inégalités (Cuba);
88.120 Adopter une approche fondée sur les droits de l’homme ayant une
large portée, qui ne permette aucun type de discrimination, dans le cadre de
l’application des quatre grandes orientations de la mise en œuvre des stratégies
visant à réduire la pauvreté et les inégalités en Haïti, décrites dans le rapport
national de l’État partie (Colombie);
88.121 Accorder une attention particulière au respect des droits sociaux,
économiques et culturels, y compris le droit à l’alimentation, et redoubler
d’efforts pour faire en sorte que la sécurité alimentaire figure parmi les
priorités nationales du pays (Luxembourg);
88.122 Continuer de progresser dans l’organisation et l’élargissement des
systèmes d’éducation et de santé (Cuba);
88.123 Continuer à prendre des mesures pour assurer l’accès aux services de
base tels que l’eau, le logement et la santé à la population en situation
vulnérable (Mexique);
88.124 Élaborer, avec l’appui des organismes compétents des Nations Unies,
un plan global pour la fourniture de logements adéquats équipés de services de
base, aussi bien dans les hébergements temporaires que dans les quartiers
pauvres, et assurer une meilleure coordination entre les organismes participant
à cette action (Thaïlande);
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88.125 Continuer à mobiliser, répartir équitablement et utiliser
judicieusement les ressources du Fonds national pour l’éducation, afin que le
droit à l’éducation de tous les Haïtiens soit protégé et promu à tout moment et
sans discrimination (Ghana);
88.126 Accroître ses efforts pour garantir l’accès de tous les enfants à
l’enseignement primaire, tout en poursuivant son partenariat pour le
Programme national de cantines scolaires afin de remédier au grave problème
de malnutrition des enfants (Thaïlande);
88.127 Faire une priorité des mesures politiques visant à mettre en place le
système d’enseignement primaire universel, obligatoire et gratuit, en accordant
une attention particulière aux enfants handicapés ou vivant en zone rurale
(Slovaquie);
88.128 Renforcer graduellement les mesures visant à réduire le taux
d’analphabétisme des filles et des garçons et élaborer des programmes visant
spécifiquement à réduire les taux d’abandon scolaire à l’aide, éventuellement,
de mesures incitatives destinées aux familles prenant la forme d’un soutien
financier ou alimentaire (Uruguay);
88.129 Accorder une attention particulière à l’accès des enfants handicapés à
l’éducation (Hongrie);
88.130 Mettre en œuvre des politiques visant à garantir les droits des
personnes déplacées et à apporter des solutions durables pour leur retour, leur
intégration et/ou leur réinstallation (Suisse);
88.131 Poursuivre les consultations avec toutes les parties impliquées dans le
processus d’élaboration et de mise en œuvre du plan de réinstallation des
personnes déplacées à la suite du séisme afin d’éviter les expulsions forcées
(Canada);
88.132 Élaborer un plan global couvrant l’ensemble des camps afin de
remédier au problème des personnes déplacées à l’intérieur du pays (Espagne);
88.133 Tirer le meilleur parti des programmes d’aide disponibles, en
particulier au niveau du système des Nations Unies, afin de réaliser les priorités
nationales en matière de droits de l’homme (Algérie);
88.134 Encourager la coopération politique historique avec le système des
Nations Unies dans le cadre de l’assistance technique (Chili);
88.135 Redoubler d’efforts pour mettre en œuvre le Plan d’action pour la
reconstruction nationale et le développement d’Haïti et la Stratégie nationale
d’action pour l’éducation pour tous et pour assurer la formation des
magistrats, des autorités judiciaires et des agents de la force publique,
notamment en matière de droits de l’homme, et demander l’assistance
technique et financière nécessaire (Maroc);
88.136 Envisager d’utiliser les mécanismes et les moyens de coopération mis à
disposition par la communauté internationale pour remédier à une éventuelle
pénurie de ressources techniques et financières (Costa Rica).
89. Toutes les conclusions et/ou recommandations figurant dans le présent rapport
reflètent la position de l’État ou des États les ayant formulées et/ou de l’État examiné
à leur sujet. Elles ne sauraient être considérées comme ayant été approuvées par le
Groupe de travail dans son ensemble.
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Annexe
Composition of the delegation
The delegation of Haiti was headed by Monsieur Jean Claude PIERRE, Chargé
d’Affaires a.i, Chef de delegation and composed of the following members:
• Monsieur Frantz DORSAINVILLE, Ministre Conseiller;
• Monsieur Jean Roland PREVILON CELESTIN, Directeur de l’Administration
Pénitentiaire;
• Monsieur Jude BAPTISTE, Conseiller.