Plan estratejik nasyonal pou sante jèn ak adolesan 2014-2017
Rezime — Estrateji nasyonal 2014-2017 pou sante jèn ak adolesan, Direksyon Sante Fanmi ak sèvis espesyalize li te prepare pou gide priyorite, sèvis ak aplikasyon yo.
Dekouve Enpotan
- Li fikse priyorite nasyonal pou sante jèn ak adolesan.
- Li mare sèvis yo ak responsablite Direksyon Sante Fanmi.
- Li kouvri aplikasyon ak swivi pou 2014-2017.
Deskripsyon Konple
Li fikse yon kad nasyonal pou sante jèn ak adolesan pandan 2014-2017. Li analize kontèks popilasyon ak sèvis, li idantifye priyorite estratejik epi li òganize aplikasyon an atravè Direksyon Sante Fanmi ak sèvis espesyalize li. Li mare pwomosyon sante ak aksè nan sèvis ak responsablite enstitisyonèl ak swivi.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
République d’Haïti
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)
Direction de Santé de la Famille (DSF)
Service Santé des jeunes et des Adolescents (SJA)
Plan Stratégique National
Santé Jeunes et Adolescents
Connaître les jeunes pour mieux les servir.
2014 - 2017
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page iii
Préface
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page v
Remerciements
Nous remercions vivement les personnes qui ont contribué à l’élaboration
du Plan Stratégique National de Santé des Jeunes et des Adolescents. Par-
ticulièrement, la Haute Direction du Ministère de la Santé Publique et de
la Population, l’équipe technique de la Direction de Santé de la Famille,
les institutions membres du Comité Technique Santé des Jeunes, les Res-
ponsables de Programme des Directions Sanitaires Départementales, les
Directeurs Départementaux qui se sont impliqués en dépit des nombreux
agendas, les Partenaires nationaux et internationaux :
Haute Direction du MSPP
s Dr Florence Duperval Guillaume, Ministre de la Santé Publique et de
la population
s Dr Georges Dubuche, Directeur Général de la Santé Publique
s Dr Marie Guirlaine Raymond Charite, Ex-Directeur Général de la San-
té Publique
Equipe de rédaction
s Dr Reynold Grand’ Pierre, Directeur de la DSF
s Dr Yvelte Biamby Jacques, Consultante
s Mme Marie Solange Sainvil, Chef de Service Santé des Jeunes/DSF/
MSPP
Comité Technique Santé Des Jeunes et des Adolescents
s DSF
s OMS/OPS
s UNFPA
s MENFP/DSNE
s MJSAC /Direction de la Jeunesse
page vi Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
s ACDI
s PSI – HAITI
s JHPIEGO
s VDH
s FOSREF
s PROFAMIL
Responsables de Programme des Directions Sanitaires et délégués
s Mme Ilda, Département Sanitaire du Sud-Est
s Dr Josette Sanon, Département Sanitaire du Su-Est
s Mme Annette Simon, Département Sanitaire de L’Ouest
s Mme Guilaine Pierre, Département Sanitaire du Nord
s Mme Marie Lucie P. Chaudry, Département Sanitaire du Sud
s Dr Bruno Baudin, Département Sanitaire du Sud
s Mme Myrlande Léandre Alcide, Département Sanitaire de la Grande-
Anse
s Mme Karline Lamour, Département Sanitaire des Nippes
s Mme Anicette Fedora, Département Sanitaire de l’Artibonite
s Dr Paul Emmanuel St Gilles, Département Sanitaire de l’Artibonite
s Mme Ingeed Pyram, Département Sanitaire du Centre
s Mme Belcina Mémé Rubes, Département Sanitaire du Nord-Est
s Dr Carline Léandre, Département Sanitaire du Nord-Ouest
s Mme Elphie Leconte, Département Sanitaire du Nord-Ouest
s Mme Gabie Colas, Département Sanitaire du Nord-Ouest
s Dr Kerly Pierre, Département du Nord-Ouest
Directeurs Départementaux
s Dr Jean Rénold Réjouit, Département Sanitaire du Centre
s Dr Robert Jasmin, Département Sanitaire du Nord
s Dr Dady Montinor, Département Sanitaire de la Grande-Anse
s Dr Pierre Rony, Département Sanitaire du Nord-Ouest
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page vii
Organisations Non gouvernementales /Locales
s APAAC
s Croix-Rouge Haïtienne
s Scouts D’Haïti
s Kiro
s Troupe Culturelle Mission des Jeunes
Partenaires et Organismes d’appui
s OPS/OMS
s LMS/USAID
s UNICEF
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page ix
Liste des acronymes
AMH : Association Médicale Haïtienne
CDV : Centre de dépistage volontaire
CIDE : Comparative and International Development Education
CONALD : Commission Nationale de Lutte Contre la Drogue
CRH : Croix-Rouge Haïtienne
DOSS : Direction d’Organisation des Services de Santé
DSF : Direction de Santé de la Famille
ECVH : Enquête sur les conditions de vie en Haïti
EMMUS : Enquête sur la Morbidité, la Mortalité et l’Utilisation des
Services
EPT : Education pour tous
FOSREF : Fondation pour la Santé Reproductrice et l’Éducation Fa-
miliale
HCR : Hôpital Communautaire de référence
IBESR : Institut de Bien-être Social et de Recherche
IHSI : Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique
IST : Infections Sexuelles Transmissibles
LMS : Leadership Management and Sustainability
MAST : Ministère des Affaires Sociales et du Travail
MCFDF : Ministère à la Condition Féminine et aux Droits de la
Femme
MENFP : Ministère de l’Education Nationale et de Formation Pro-
fessionnelle
MJSAC : Ministère de la Jeunesse, Aux Sports et Action Civique
MJSP : Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique
page x Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
MSPP : Ministère de la Santé Publique et de la Population
OAVCT : Office d’Assurance Véhicule contre Tiers
OEV : Orphelins et Enfants Vulnérables
ONG : Organisation Non Gouvernementale
OPS/OMS : Organisation Panaméricaine de la Santé / Organisation
Mondiale de la Santé
PCSJA : Prise en charge de la santé des jeunes et des adolescents
PNLS : Programme National de Lutte contre le SIDA
PSI : Population Services International
PSNSJA : Plan Stratégique National Santé des Jeunes et des Adoles-
cents
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat
SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise
SHOG : Société Haïtienne d’Obstétrique et de Gynécologie
SJA : Santé des Jeunes et des Adolescents
SMS : Short Message Service
SSJA : Santé Sexuelle des Jeunes et des Adolescents
SS/SR/PF : Santé Sexuelle/Santé Reproductive/Planification Familiale
TCMJ : Troupe Culturelle Mission des Jeunes
UAS : Unité d’Arrondissement de Santé
UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Orga-
nization (Organisation des Nations Unies pour l’Educa-
tion, la Science et la Culture
UNICEF : United Nations Children’s Fund (Fonds des Nations Unies
pour l’Enfance)
UNFPA : United Nations Population Fund (Fonds des Nations
Unies pour la population)
VDH : Volontariat pour le Développement D’Haïti
VIH : Virus d’Immunodéficience Humain.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page xi
Table des Matières
Préface .............................................................................................................. iii
Remerciements ................................................................................................ v
Liste des acronymes ....................................................................................... ix
Table des matières .......................................................................................... xi
Méthodologie .................................................................................................. 1
Résumé Exécutif ............................................................................................ 3
Contexte ........................................................................................................... 4
Analyse de la problématique ......................................................................... 15
Forces et Faiblesses ........................................................................................ 25
Opportunités, Menaces .................................................................................. 27
Contraintes et barrières institutionnelles ..................................................... 27
Conditions critiques ....................................................................................... 28
Cibles prioritaires ............................................................................................ 28
Vision stratégique ........................................................................................... 29
Axes stratégiques ............................................................................................. 31
Description de la Stratégie ............................................................................. 33
Cadre conceptuel de la stratégie ................................................................... 35
Les grandes lignes du plan/objectifs généraux/objectifs spécifiques/
interventions .................................................................................................... 37
Mécanismes d’implantation, de suivi de la mise en œuvre et
d’évaluation ...................................................................................................... 53
Budget prévisionnel et sources de financement ......................................... 55
Bibliographie ................................................................................................... 57
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 1
Méthodologie de réalisation du plan
L ’intérêt du Ministère de la Santé Publique et de la Population est mani-
feste pour ce qui a trait à l’aide à apporter aux jeunes, les moyens et
services nécessaires pour la protection, le maintien et le rétablissement de
leur santé. Plusieurs démarches ont précédé l’élaboration de ce plan.
L’Autorité Sanitaire Nationale a bénéficié dans la réalisation de cette dé-
marche de l’appui technique et financier de l’OPS. A cet égard un consul-
tant a été recruté pour la rédaction du document narratif de ce plan, à la
lumière du cadre de référence SJA préparé et validé par la Direction de
Santé de la Famille du MSPP.
A cet effet, une revue de littérature synthétisant les travaux scientifiques,
les résultats d’évaluations et les expériences menées au niveau national et
international a été exploitée. De plus, l’application d’un questionnaire élec-
tronique aux responsables de programmes des dix départements de santé
a facilité la cueillette d’informations et le partage de leurs expériences au
Ministère, dans la mise en œuvre d’interventions avec les jeunes. La réa-
lisation de groupes de discussions avec des jeunes, afin de mieux com-
prendre leurs préoccupations, besoins et perceptions, a complété l’initia-
tive conduite pour la rédaction de ce plan. Tout au long du processus une
relation d’échanges, d’étroite collaboration et d’apport de la DSF a large-
ment contribué à l’avancement de la narration. L’organisation d’un atelier
de validation de la stratégie est intégrée à la méthodologie de production
du Plan Stratégique Nationale Santé des jeunes et des adolescents.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 3
Résumé Exécutif
L a population de la République d’Haïti essentiellement jeune. En effet,
on estime qu’en 2012, environ 6.352.058 personnes âgées de 10 à 24
ans, vivent sur le territoire. Ils représentent 61% de la population totale.
Cette masse critique prioritaire a retenu l’attention du Ministère de la Santé
Publique et de la Population dans sa politique et son plan Directeur de san-
té. Ailleurs, de nombreux instruments internationaux, destinés à créer un
environnement propice et promouvoir le bien être des jeunes et des adoles-
cents, ont également été signés par le pays. Aujourd’hui, le MSPP à travers
la Direction de Santé de la Famille (DSF), a décidé de doter le système d’un
Plan Stratégique National de Santé des Jeunes et des Adolescents.
Les jeunes et les adolescents effectuent des transformations physiques,
mentales et sexuelles. Or, ils évoluent dans un environnement qui n’est
pas toujours prêt à comprendre et accepter ces changements. En Haïti, ils
vivent dans un contexte dominé par la pauvreté, le chômage, les tabous et
la faible communication parent-enfant en matière de sexualité. Ils évoluent
dans un climat d’instabilité, de manque de sécurité, de violence basée sur
le genre. Ils disposent de peu de loisirs et d’opportunité pour se qualifier
professionnellement et se développer.
Certains indicateurs de santé des jeunes et des adolescents demeurent peu
satisfaisants. On note en particulier un taux de prévalence de 0.9% pour le
VIH, chez les 15 à 24 ans et l’initiation précoce des rapports sexuels, qui
est estimée en dessous de 18 ans d’âge, en moyenne. Les jeunes et les ado-
lescents sont, pour le moment, peu pris en charge par le système de santé.
La surveillance de leur état de santé n’est pas systématique. Leur accès géo-
graphique et financier, aux services de santé et d’éducation de base, est très
limité et de faible qualité. Ces déficits sont davantage prépondérants pour
les populations rurales et certains groupes spécifiques vulnérables. Dans
cette catégorie on inclut : les jeunes vivant dans rues, ceux en conflit avec
la loi, les jeunes à besoins spéciaux, les orphelins. Il est important aussi
de souligner, en vue de redressements, certaines barrières institutionnelles
page 4 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
soutenues par le manque de formation et de sensibilisation des prestataires
et l’inadéquation des infrastructures sanitaire pour une offre de services de
santé plus structurée et spécifique aux adolescents et aux jeunes.
Néanmoins, des partenaires sectoriels ont contribué à l’encadrement et à
l’élaboration d’outils essentiels à l’éducation des jeunes et des adolescents.
De même, des CDV ont été implantés au niveau des départements. En plus,
des infrastructures sportives ont été construites en zones périphériques
par le gouvernement haïtien. Toutes ces initiatives constituent des forces
et des opportunités qui existent dans le contexte haïtien, dont il convient
d’exploiter le potentiel. Ce plan, plaide pour une action holistique, syner-
gique, multisectorielle, intégrée, structurée en 5 axes stratégiques :
s Partenariat stratégique pour une action structurée et coordonnée
s Renforcement institutionnel pour une offre de services normalisée,
spécifique équitable et intégrée
s Développement, consolidation et réseautage des initiatives de jeunes
s Communication pour la santé des jeunes par les jeunes.
s Documentation et recherche pour l’action.
Contexte
L’analyse du contexte dans lequel évoluent les jeunes haïtiennes et jeunes
haïtiens s’avère être primordiale pour comprendre les déterminants qui
concourent à leur état de santé actuel. Cette démarche permettra de conve-
nir des bases à instaurer pour réduire les inégalités en santé, modifier fa-
vorablement l’espace et la trajectoire de vie de ces jeunes. Elle facilitera
notamment une meilleure compréhension des faiblesses et barrières de
l’environnement démographique, social, culturel, politique, économique,
éducationnel et sanitaire, qui contribuent aux déficits en services de santé
aux jeunes et aux adolescents.
Géographique et Démographique
La République d’Haïti, occupe une belle terre ensoleillée aux reliefs
escarpés, située au niveau de la partie ouest de l’Ile d’Hispaniola, la
deuxième des Grandes Antilles. Elle est séparée de Cuba par le Canal
du Vent au nord-ouest, de la Jamaïque au Sud-est par le canal de la
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 5
Jamaïque. Le pays est divisé en dix (10) départements géographiques
et administratifs, quarante-deux (42) arrondissements, cent quarante
communes (140) et cinq cent soixante-dix (570) sections communales.
C’est l’un des pays en développement de l’Amérique Latine parmi les
plus vulnérables, du point de vue de la pauvreté et des catastrophes
naturelles. En l’année 2012, l’Institut Haïtien de Statistique et d’Infor-
matique (IHSI), a estimé la population haïtienne à 10.413.211 habi-
tants. Ils sont regroupés au sein de 2.147.693 ménages qui se partagent
une superficie de 27.750 Km2, selon une densité d’environ 370 habi-
tants par KM2. Du fait des phénomènes de migration des populations
rurales, cette densité est évaluée 199 habitants au km2 au niveau des
sections communales.
L’Organisation Mondiale de la Santé a défini les adolescents comme
les individus âgés de 10 à 19 ans et les personnes de 20 à 24 ans
comme jeunes adultes. Ainsi, dans le cadre du présent plan la référence
est faite au groupe âgé de 10 à 24 ans.
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population, dans sa Politique
de Santé publiée en 2012, considère que les jeunes de moins de 25 ans
constituent le groupe démographique majoritaire. Ils représentent 61%
de la population, ils sont ainsi désignés comme cible prioritaire pour les
programmes sociaux en général, les programmes de santé sexuelle et
reproductive en particulier. Les principes directeurs de cette politique
sont axés sur :
s L’Universalité des interventions
s La globalité des soins
s L’équité des soins
s La qualité
Aussi, la Direction de Santé de la Famille, a jugé opportun de procéder
à l’élaboration d’un Plan Stratégique Nationale de Santé des Jeunes et
des Adolescents qui doit orienter et appuyer les actions pour les 10
prochaines années.
Économique
Le vocable pauvreté examine le revenu des ménages et le pouvoir
d’achat des individus. Le dénuement évoque un défi confronté par la
page 6 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
société haïtienne et qui s’est intensifié au fil des années. Les nombreux
bouleversements sociaux, les désastres naturels auxquels le pays a dû
faire face, ont concouru à la détérioration des infrastructures et de la
production agricole. De ce fait, ils ont contribué à étendre l’appauvris-
sement des quintiles les plus faibles, à agrandir les situations d’exclu-
sion et creuser davantage les inégalités en santé. La Banque Mondiale,
a attribué une valeur monétaire chiffrée à environ 8 milliards de dollars,
aux dégâts provoqués par le séisme du 12 janvier 2010. Les méfaits des
tempêtes tropicales et ouragans qui ont frappés nos côtes sont évalués
à 900 millions de dollars.
En 2012, le Produit intérieur brut d’Haïti est fixé à 1.399.614.392
gourdes et le taux de croissance à 5.6%. Ailleurs, la carte de pauvreté
a stipulé que plus de la moitié de la population vit en dessous de la
ligne de pauvreté extrême d’un ($1) dollar américain par personne et
par jour et environ 75% de la population dispose de moins de deux
($2) dollars américains par jour, donc vit au seuil de la pauvreté. Les
revenus proviennent principalement des branches d’activités suivantes
: agriculture, sylviculture, élevage et pêche, industries extractives, in-
dustries manufacturières, électricité et eau, bâtiments et travaux pu-
blics, services marchands et non marchands, commerce, restaurants et
hôtels, transports et communications.
En Haïti, le taux de chômage se situe selon les sources, entre vingt-sept
(27%) et quarante et un pour cent (41%). Dans l’ensemble du pays,
l’emploi privé est prépondérant, largement dominé par l’auto-emploi
(77.4%). Le secteur public absorbe moins de trois pour cent (2.8%) des
personnes actives qui sont en situation de travail.
Politique
En dépit d’une volonté politique affirmée, les institutions démocra-
tiques et les instruments nécessaires à leur développement ne sont pas
tout à fait en place. Le pays dispose d’une politique de santé explicite
et a également signé de nombreux traités et conventions en faveur
de la promotion et la protection de la santé et des jeunes. Toutefois,
les actions n’ont pas toujours été inscrites dans une logique structu-
rante et pérenne, les turbulences politiques répétées ont réduit l’impact
des actions entreprises.. Néanmoins, d’importants acquis peuvent être
signalés notamment l’épanouissement de la société civile et le renfor-
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 7
cement de l’action communautaire. L’exercice de façon patente de la
liberté d’expression est un acquis. Des élections ont eu lieu, le pays est
dirigé par un Président, un Premier Ministre et son cabinet sont en
place, timidement mais certainement l’alternance politique s’instaure à
travers des élections.
Social et ethno-culturel
Du point de vue culturel, la sexualité et un certain degré de syncré-
tisme religieux sont encore considérés comme des tabous. De plus, le
recours à l’auto médication ou au guérisseur traditionnel demeurent
des tendances révélées par de nombreuses enquêtes qualitatives. Les
conditions d’habitat restent aléatoires. Les résidences de certains quar-
tiers sont insalubres et surpeuplées. En dépit de nombreux efforts
consentis, les insuffisances enregistrées en ce qui concerne les services
sociaux de base tels que l’éducation, la santé, l’eau courante et l’assai-
nissement sont incontestables.
Éducationnel
En 1998, l’UNESCO a dénombré 10.240 écoles fondamentales en
Haïti, dont 86% appartiennent au secteur privé de l’éducation. Les
principales difficultés rencontrées dans ce secteur sont:
s Sous-financement
s Manque d’accès des jeunes pauvres et vivant en zones rurales
s Faiblesse des infrastructures scolaires qui sont peu propices à l’ap-
prentissage
s Inadéquation du contenu académique,
s Personnel enseignant sous payé et souvent peu qualifié
Toujours dans le domaine de la scolarisation, l’ECVH a informé que
45,9 % de la population âgée de 6 à 24 ans, a fréquenté un établisse-
ment scolaire ou universitaire au cours de l’année académique 2001-
2002. On a noté peu de différence entre la scolarisation des garçons
(46,6 %) et celle des filles (45,3 %). Les 10 ans et plus accusent un
pourcentage de 61% d’alphabétisme, pour l’ensemble du pays. Il est
plus élevé chez les hommes (63,8 %) que chez les femmes (58,3%),
meilleur en milieu urbain (80,5 %) qu’en milieu rural (47,1 %).
page 8 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
Toutefois, l’éducation est l’une des priorités de l’État Haïtien. Le pays
a procédé à l’élaboration d’un plan d’éducation, qui est mis en œuvre.
Les concentrations sont maintenues et les initiatives multipliées dans
une démarche systématique devant culminer vers la scolarisation uni-
verselle. Dans le souci de renforcer et d’améliorer l’école haïtienne, le
Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle
(MENFP) a développé le projet d’Éducation Pour Tous (EPT). Il est
prévu notamment un programme de subvention à 11.991 écoles, la
formation accélérée de 2000 maitres et de 1.386 étudiants-maîtres
Sanitaire
L’état de santé de la population haïtienne demeure préoccupant malgré
les avancées et améliorations constatées au niveau de nombreux indi-
cateurs de santé et d’utilisation des services. Les besoins de santé sont
encore criants, et le pays doit faire face à de nouveaux défis dans un
système en pleine mutation sur le plan épidémiologique et structurel.
Certains indicateurs de santé ont été améliorés à travers les différentes
Enquêtes de Mortalité Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS),
cependant la plupart sont restés à des niveaux très alarmants. En effet,
le taux brut de mortalité est rangé autour de 10 pour mille, le taux de
mortalité néo natale est estimé à 31, celui de la mortalité infantile à 59
et le taux de la mortalité infanto juvénile à 88 pour mille naissances
vivantes.
L’indice synthétique de fécondité est estimé à 3,5 enfants par femme.
Le taux de mortalité maternelle a été estimé comme étant à un niveau
élevé à travers les différentes EMMMUS, toutefois, selon les Agences
des Nations Unies, il pourrait avoir connu une baisse importante pour
se trouver aux alentours de trois cent cinquante (350) pour cent mille
(100.000) naissances vivantes.
On a noté que dans les cinq dernières années, 67% des femmes qui ont
eu une parturition, ont effectué quatre (4) visites prénatales, soixante-
seize pour cent (76%) ont été protégées contre le tétanos. Toutefois
seulement trente-six pour cent (36%) des accouchements se sont dé-
roulés au niveau institutionnel et surtout peu d’être eux ont été assistés
(37%) par un prestataire qualifié le taux de mortalité maternelle en
obstétrique (EMMUS –V).
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 9
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population est l’organe éta-
tique qui charrie le mandat de la santé. Il a la responsabilité de garantir
le droit des citoyens à la vie, à la santé. Il est imputable de la disponi-
bilité des moyens appropriés pour la protection, le maintien et le réta-
blissement de la santé dans toutes les collectivités territoriales. Il a initié
un processus de transformation en se dotant d’une nouvelle politique
de santé et d’un Plan Directeur en Santé pour la période 2012-2022.
Il est composé de directions et coordinations centrales, d’une direction
déconcentrée dans chaque département géographique. Les services de
santé sont offerts par des institutions de santé de types : publics, privés,
mixtes. Des Unités d’Arrondissements de Santé sont spécifiés dans la
nouvelle Politique de Santé. La Direction de Santé de la Famille est do-
tée des attributions relatives à l’attention aux jeunes et aux adolescents.
Les carences, en matière de ressources humaines qualifiées pour une
offre de services standardisées et accessibles, sont sérieuses. En no-
vembre 2011 (note de synthèse santé), le MSPP a affirmé que 47% de
la population n’a pas accès aux services de santé, que le pays dispose
de 5,9 médecins, 5.9 infirmières et 6.5 professionnels de santé pour
10.000 habitants. La formation et le déploiement des nouvelles co-
hortes d’agents de santé polyvalents sont susceptibles de modifier, de
manière patente, ces données. En outre, le Ministère dispose de nom-
breux outils de support à la normalisation des activités notamment
de normes et politiques, manuels de formation et de communication,
d’un manuel de supervision, de guides d’organisation des services.
Dans la politique de santé 2012, le gouvernement met la santé en cor-
rélation avec le développement, exprime sa vision pour un accès équi-
table des haïtiens et haïtiennes à un Paquet Essentiel de Services. Le
Ministère priorise : l’action inter sectorielle et l’intégration des inter-
ventions en santé dans un continuum de planification, la décentrali-
sation, la participation citoyenne, le partenariat public-privée-société-
civile-dirigeants des collectivités territoriales.
Problématique des jeunes en Haïti
L’adolescent et le jeune adulte expérimentent des modifications visibles
tant sur le plan biologique, que social et psychologique. Elles sont en corré-
lation avec des changements de comportements affectifs et sexuels; l’affir-
page 10 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
mation de l’identité; l’établissement de relations avec des pairs, un certain
degré de détachement d’avec les parents.
Les jeunes sont généralement considérés comme des ressources humaines
de première importance pour le développement durable. Ils constituent
des vecteurs essentiels de changements sociaux au sein d’un pays. Ils
peuvent expérimenter les transformations au sein de leur communauté,
tout autant comme des victimes que comme des bénéficiaires. A cet égard,
ils sont appelés à faire le choix entre s’adapter à l’ordre établi et maintenir
le statu quo, ou au contraire, œuvrer à l’accomplissement des ajustements
nécessaires et devenir des agents de modernisation de leur environnement.
Ceci, pour mieux se développer et s’épanouir de manière harmonieuse.
L’Assemblée Générale des Nations Unies, à l’aube de l’an 2000, dans sa
cinquantième session, déjà justement alarmée, a invité les États membres à
prendre des mesures afin de traiter les problèmes confrontés par les jeunes.
Ces démarches doivent, garantir aux jeunes :
s la pleine jouissance des droits de l’homme et des libertés fonda-
mentales,
s la sécurité et la participation des jeunes des deux sexes,
s les moyens pour lutter contre la violation de ces droits,
s la promotion de l’égalité des chances, de la solidarité, du refus de la
discrimination.
Elles sont également appelées à encourager la tolérance, le respect de la
diversité, des valeurs religieuses et éthiques, l’identité culturelle. Le 49 ème
conseil Directeur de l’OPS/OMS, pour sa part, a élaboré un plan d’action
à vocation de soutenir les États Membres.
En Haïti, les premières initiatives structurées d’attentions destinées aux
jeunes et aux adolescents sont retrouvées vers l’an 2000, notamment avec
l’élaboration du document «Douvanjou», un référentiel sur la santé des
jeunes, orienté vers une prise en charge intégrale et multisectorielle des
jeunes et faisant une large place aux nouvelles technologies de l’information.
En janvier 2001, une ébauche de politique de santé des jeunes et des ado-
lescents a été préparée par une équipe de pilotage de l’OPS/OMS avec
le support de Policy. Ce document technique a été présenté au MSPP. Il
plaide pour que le Gouvernement supporte et encourage les programmes
qui font la promotion d’un développement sain (sans drogue, avec nutri-
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 11
tion saine, hygiène, sport, loisirs). Il souligne en outre, la nécessité d’insti-
tuer une coopération interministérielle pour faciliter ces actions.
Profil des jeunes d’Haïti
La projection de la population des jeunes et adolescents respectivement de
10 à 14 ans, de 15 à 19 ans, de 20 à 24 ans, en 2012 est exprimée selon les
pourcentages du tableau ci-après.
Structure de la population sexe-âge pour l’identification
de catégories diverses, particulièrement les groupes vulnérables.
Groupes d’âge % Hommes % Femmes Année
10-14 ans 10.8 10.9 Projection
15-19 ans 10.9 10.9 2012 de la population
20-24 ans 10.1 10.4
Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) et Centre Latino-Américain de Démographie
(CELADE) « Population totale, population de 18 ans et plus ménages et densités estimés en 2012 »«
Estimations et projections de la population totale, urbaine, rurale et économiquement active »
Ainsi les jeunes de 10 à 24 ans représentent plus de soixante pour cent de
la population totale d’Haïti. Ils sont répartis à travers tout le pays, sans dif-
férences marquantes entre les sexes. On constate un déficit important dans
la production, la collecte et le traitement des informations propres aux
adolescents et aux jeunes. Le secteur éducatif (scolaire et universitaire) est
le seul qui traite les informations ventilées par groupe d’âge, ou par niveau
d’études pour les jeunes et les adolescents.
Le système de santé jusqu’à date, prend en compte les nouveaux nés, les
moins d’un (1) an, les un (1) à cinq (5) ans. A partir de cinq (5) ans les en-
fants disparaissent du système de santé. On retrouve les quinze (15) ans et
plus dans le cadre des services destinés aux personnes en âge de procréer
(15 à 49 ans), sinon au niveau des cliniques prénatales. Les jeunes ne font
l’objet d’aucune surveillance, les données relatives à leur groupe d’âge ne
sont pas collectées pour les maladies courantes, ils ne sont pas vaccinés,
ils ne sont pas ciblés par les programmes de nutrition. A cet égard, on
pourrait en déduire qu’ils ne sont pas programmés dans l’offre du Paquet
Essentiel de Services.
page 12 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
Si de manière formelle, les jeunes adolescents n’ont pas encore bénéficié
d’une attention très soutenue et d’une organisation spécifique de services
du secteur public, certains effets venant d’institutions ou d’organisations de
la société civile à caractère privé, confessionnel ou associatif, sont notables.
Dans le cadre de cette démarche visant à établir les éléments primordiaux
du PSNSJA, la Direction de Santé de la Famille (DSF) du Ministère de la
Santé Publique et de la Population (MSPP) s’est posée les d’interrogations,
ci- après énoncées, qui constituent des préliminaires et auxquelles elle va
essayer de répondre au travers de l’analyse documentaire, les échanges avec
les prestataires et les jeunes rencontrées.
s Y a- t-il des cibles secondaires auxquelles il convient de s’adresser
pour améliorer la santé des jeunes et des adolescents ?
s Ne pourrait-on pas accentuer la segmentation de la cible primaire
(jeunes, adolescents et jeunes adultes) et des cibles secondaires
pour voir d’autres actions plus spécifiques ?
s Quelles sont les personnes significatives pour les jeunes qui peuvent
constituer des portiers dans le cadre de la santé des jeunes et des
adolescents ?
s Comment susciter un meilleur accompagnement des parents ?
s Quelle est l’origine et qu’est ce qui maintient les relations intergé-
nérationnelles?
s Quelles sont les forces communautaires susceptibles d’accompa-
gner les jeunes pour retarder l’âge du premier contact sexuel ? à la
première union, à la première grossesse?
s Y a-t-il des alliances à faire ? des opportunités à saisir ?
s Quelles sont les lieux de prédilection des jeunes ? Leurs loisirs?
s Quels sont les besoins spécifiques des jeunes? L’offre actuelle de
services SR pour les jeunes consiste en quoi est-elle adaptée ?
s Quels sont les changements et transformations simples à faire
pour une offre de services plus accessibles aux jeunes ?
s Le personnel de santé est-il prêt à accueillir des jeunes sans jugement,
critique, sans discrimination, de manière discrète et professionnelle?
s Quels sont les obstacles et barrières (culturels, économiques, géo-
graphiques) à l’offre et à l’utilisation des services aux jeunes,
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 13
s Quelles sont les obstacles et barrières institutionnels et sociaux à la
demande de services des jeunes et comment les contourner ?
s Ne conviendrait-il pas d’innover ? D’utiliser les espaces ouverts
par les nouvelles technologies ? telles que le téléphone ? les médias
sociaux sont-ils des médiums très prisés par les jeunes ? Ne pour-
rait-on pas avoir une ligne gratuite pour communiquer avec les
jeunes via Digicel et ou Natcom ?
s Les foires du livre ou gastronomiques pourraient-elles être des
lieux de diffusion d’informations aux jeunes sous une forme non
médicalisée ? par les paires ?
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 15
Analyse de la problématique
des jeunes et des adolescents en Haïti
L a reconnaissance du droit des enfants s’est négociée au cours de nom-
breuses années, mais ce n’est qu’au 20 novembre 1989 que l’Assem-
blée Générale des Nations Unies ait pu voter à l’unanimité l’énoncé des
droits civils, économiques, sociaux et culturels de l’enfant. Néanmoins, les
efforts doivent se poursuivre pour faciliter son application au niveau des
États- Membres, en particulier dans les pays en développement.
Nous n’avons pas retrouvé une définition qui soit particulière à la santé des
jeunes. Cependant, nous avons pu relever des déterminants ainsi que des
facteurs de risques et de vulnérabilité spécifiques aux personnes de 10 à 24
ans, qui composent le groupe des jeunes et des adolescents. Ces facteurs
peuvent affecter leur santé actuelle, hypothéquer leur état futur de santé ou
contribuer à leur décès à un âge prématuré. Or beaucoup de ces maladies
et situations morbides sont évitables. Parmi eux on peut citer :
s Les accidents,
s Les suicides,
s Les actes de violence,
s Les complications liées à la grossesse
s Le tabagisme et l’alcoolisme,
s Les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH,
s Les mauvaises habitudes alimentaires ou la sédentarité.
Quel que soit le pays où ils évoluent, les adolescents et les jeunes font face
à des difficultés qui méritent d’être bien appréhendées. Ils traversent une
phase délicate de leur vie où s’effectue leur passage de l’enfance à l’adulte
et durant laquelle, les questions relatives à la sexualité, sont évoquées. C’est
donc un passage que tout être humain est appelé à expérimenter. Afin de
permettre aux jeunes d’effectuer un cheminement satisfaisant au cours de
cette période, dix domaines prioritaires d’actions universelles ont été déter-
minés, pour mener des actions en leur faveur, il s’agit de :
page 16 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
s l’éducation,
s l’emploi,
s la faim et la pauvreté,
s la santé,
s l’environnement,
s l’abus des drogues,
s la délinquance juvénile,
s les loisirs,
s les petites filles et jeunes femmes,
s la pleine et effective participation des jeunes à la vie de la société et
à la prise de décisions.
Les données présentées plus haut ont montré que le secteur éducation est
en plein développement pour ce qui concerne la scolarisation. Cependant,
le système produit chaque année des cohortes de p1us de 100.000 bache-
liers dont 95% n’ont aucune chance de trouver une admission à l’Univer-
sité d’État ou qui n’ont pas les moyens économiques nécessaires pour fré-
quenter soit une faculté privée ou étrangère. Les options professionnelles
non universitaires ne sont, à présent, pas certaines.
Le MENFP détient les attributions de coordination des activités d’édu-
cation sexuelle et le MSPP celles de l’offre de services de prévention et
de prise en charge en matière sexuelle, ainsi ces attributions se trouvent
imbriquées. Elles sont également inter dépendantes du fait que chacune de
ces entités étatiques possède des ressources et compétences différentes qui
sont toutes indispensables au développement et à l’implantation d’un pro-
gramme charpenté d’éducation sexuelle. Un curriculum standardisé d’édu-
cation sexuelle a été préparé avec l’appui de l’UNICEF mais ce document
est peu diffusé. D’autres efforts sont à entreprendre pour faciliter l’appli-
cation dudit curriculum au niveau des écoles, notamment la formation des
enseignants et l’établissement des modalités d’évaluation des élèves.
En ce qui concerne l’emploi, la faim et la pauvreté, il est superflu de rappe-
ler que les jeunes d’Haïti sont des plus affectés du fait même de vivre sur le
territoire du pays le plus pauvre de l’hémisphère américain et où la sécurité
alimentaire n’est pas assurée. Également l’état des infrastructures ralentit la
circulation des denrées et par là, leur accès aux populations les plus reculées
du pays. L’ensemble des jeunes rencontrés dans le cadre de cette analyse
a spontanément cité le pain comme constituant essentiel de leur principal
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 17
repas. Le taux de chômage chez les jeunes est élevé. Quatre-vingt pour cent
des adolescents de 15 à 19 ans et 59% des jeunes de 20 à 24 ans n’ont pas
travaillé au cours des douze (12) mois qui ont précédé L’EMMUS- V
Du point de vue santé la création de la Direction de Santé de la Famille en
l’année 2000 a marqué un tournant vers une attention plus soutenue aux
familles y compris les jeunes et les adolescents, qui font l’objet des pré-
occupations de la présente programmation. D’autres décisions tout aussi
importantes sont à noter telles :
s la désignation d’un responsable de santé des jeunes,
s la production d’un plan d’orientation annuelle, l’intégration d’acti-
vités à celles de planification familiale et à l’occasion de mobilisa-
tion de masse.
II y a lieu aussi de rappeler que les groupes de jeunes, avec lesquels des
réflexions ont été organisées dans le cadre de la préparation de ce plan, ont
unanimement donné une dimension intégrale au concept santé. En effet
pour certains, la santé est non seulement l’absence de maladie, mais aussi
un état de bien être corporel, spirituel, économique et l’absence de pauvre-
té. D’autres pensent qu’elle doit être liée à la salubrité de l’environnement,
à l’équilibre et l’hygiène alimentaire, à l’accès aux services de santé. Enfin
selon eux, l’individu doit être capable faire de la prévention et s’épanouir
pour se maintenir en santé.
Les services de prévention (non sexuelle), comme les soins dentaires de
base, le contrôle de l’acuité visuelle, sont des appuis pour lesquels les
jeunes et les adolescents soient peu ciblés. Les accidents, la première cause
de mortalité et d’handicap chez les adolescents dans d’autres pays, ne béné-
ficient d’aucun contrôle ou de mesures particulières visant à protéger les
jeunes, encore que l’usage de motos ait pris un essor considérable tant en
zone urbaine que rurale. Il convient d’inscrire aussi, le peu de documen-
tation générée en la matière, la variable âge n’étant pas traitée dans les
dossiers de l’OAVCT.
En cas de maladie, en général les jeunes ont dit avoir trouvé de l’aide auprès
du noyau familial d’abord, de la famille élargie et d’amis parfois. Les symp-
tômes les plus courants, mentionnés par les jeunes, comme problèmes de
santé, sont les maux de tête et d’estomac, la grippe et autres problèmes
respiratoires, la fièvre, la dysménorrhée et les infections sexuellement
transmissibles. Les jeunes ont mis l’accent sur leur manque d’accès géogra-
page 18 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
phique et économique aux soins, aux médicaments, sur la piètre qualité de
l’accueil et de la prise en charge au niveau des institutions de santé en géné-
ral. Les structures sanitaires publiques qu’ils ont affirmé avoir fréquenté le
plus souvent, ont été étiquetées comme étant des champions en termes de
mauvaise qualité de l’accueil et des prestations. Afin d’améliorer l’offre de
services ces jeunes ont suggéré :
s De pallier aux retards occasionnés pour la préparation ou le déclas-
sement des dossiers en urgence,
s D’allouer davantage de personnel professionnel au niveau des ins-
titutions,
s De pourvoir les institutions de santé en eau courante,
s De mettre les éléments de base pour la fourniture des premiers
secours et la prise en charge dans les structures de prestations,
s D’assurer une meilleure formation de base et la formation conti-
nue des médecins et mieux les payer,
s De doter les institutions en matériel suffisant.
Selon le Bureau du Secrétaire d’État aux Personnes Handicapées, les indi-
vidus à besoins spéciaux, regrouperaient environ 10% de la population
totale du pays. Ainsi les jeunes et adolescents handicapés pourraient repré-
senter plus de 630.000 personnes. Les données disponibles ne permettent
pas d’établir un profil très pointu des besoins spécifiques de ces jeunes
personnes à exigences distinctes.
Les enfants qui seraient orphelins ou infectés par le VIH sont estimés à
cent trois mille (103.000). Ces jeunes vulnérables et probablement stigma-
tisés font partie des priorités du PNLS, dans la prévention et la prise en
charge du SIDA. Une collaboration plus étroite du MSPP avec l’Institut du
Bien Être Social et de Recherche (IBESR), faciliterait un meilleur suivi de
la santé de ces adolescents et jeunes.
Des enfants défavorisés et vulnérables se trouvent en domesticité ou leur
droits ne sont pas toujours respectés. Selon le foyer Maurice Sixto, le
nombre d’enfants vivant en domesticité en Haïti est estimé à 300.000. Ils
sont en majorité des filles (environ 75 % selon quelques enquêtes ponc-
tuelles). Les enfants placés en domesticité proviennent souvent de familles
de zones rurales, Ce sont le plus souvent soit des orphelins ou des enfants
issus de familles nombreuses.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 19
Certains jeunes sont enrôlés dans le milieu de la criminalité et collaborent
aux infractions perpétrés par des adultes. L’UNICEF a informé que 2000
enfants haïtiens vivent dans les rues. Beaucoup d’entre eux sont affec-
tés par la violence, la sous-alimentation, la consommation de drogue et
les maladies sexuellement transmissibles, particulièrement le VIH/SIDA.
Ils essayent le plus souvent de survivre en se prostituant ou en exerçant
d’autres petits boulots.
Par rapport à la consommation de la drogue, dans l’environnement des
jeunes et adolescents d’Haïti, on perçoit des écueils du fait que notre terri-
toire, se trouve placé dans le voisinage de pays qui sont considérés comme
de grands producteurs et consommateurs de drogues. Une enquête de la
Commission Nationale de Lutte Contre la Drogue (CONALD), réalisée en
l’année 2007, menée auprès de élève de classes de 7ème, 9ème et Seconde
a révélé, que 53.64 % des élèves ont déjà bu de l’alcool au cours de leur vie,
11.12 % ont déjà fumé une cigarette, 29.79 % ont absorbé des tranquilli-
sants, et 11.04 % ont déjà utilisé une substance illicite.
Le manque d’équité de genre, les questions liées aux petites filles et aux
jeunes femmes, la protection et la prise en charge de la violence familiale
et sexuelle sont des préoccupations qui font parties de la réalité haïtienne
et qui sont signalées par les jeunes. Ces écarts mobilisent les associations
de femmes et sont du ressort du Ministère de la Justice et sécurité Pu-
blique, du Ministère de la condition Féminine et aux Droits de la Femme
(MCFDF). Le MSPP, de concert avec le Ministère de la Justice et de la Sé-
curité Publique et MCFDF, peut accompagner les petites filles et les jeunes
femmes victimes de violence en organisant mieux les services spécifiques
qui doivent leur être offerts dans ces éventualités.
L’ébauche de Politique de santé des jeunes et des adolescents, a mis en
exergue le manque d’accès, des adolescents et jeunes haïtiennes et haïtiens,
aux loisirs. Le séisme de 2010 a détruit nombre d’infrastructures vouées
aux loisirs des jeunes. Ces conditions sont susceptibles d’accentuer la vul-
nérabilité des jeunes qui, en guise d’alternatives, fréquentent des endroits
peu appropriés comme les boites de nuits, s’adonnent à la visualisation
de films pornographiques ou violents. Or les loisirs tels que le sport, le
théâtre, la musique, l’art plastique, l’audiovisuel, sont des activités au cours
desquelles les jeunes ont l’occasion de se sociabiliser. La pratique de ces
loisirs peut stimuler leur croissance intellectuelle, physique et émotionnelle.
Ils représentent aussi des occasions pour eux d’effectuer l’apprentissage de
page 20 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
la vie en commun, du travail en groupe et de la tolérance. Ils peuvent leur
permettent également de s’approprier certains principes de responsabilité,
de négociation, d’autonomie. Les loisirs sont susceptibles de faciliter la
construction de décisions collectives, de partage de valeurs communau-
taires et le développement de leur créativité.
Les jeunes interrogés au cours de nos travaux ont indiqué qu’en période
de vacances, en termes de loisirs, certains vont au camp, s’adonnent à
la lecture, entretiennent des conversations sur internet «tchat», ou Face-
book. D’autres jouent au football, aux marbres, au domino, à la poupée,
aux cartes, vont se baigner à la rivière ou à la plage. Beaucoup visitent
les villes de provinces, vont au théâtre, au bar-restaurant avec des amis.
Certains prennent des formations de scoutisme, d’informatique, de cos-
métologie ou d’art floral. D’autres enfin participent aux activités de VDH,
ou écoutent de la musique. Néanmoins, quelques-uns ont affirmé n’avoir
vraiment rien à faire.
Par ailleurs ces jeunes ont mis l’accent sur certains insuffisances qui li-
mitent leur accès à des loisirs qu’ils auraient aimé pratiquer, notamment le
manque d’électricité, l’absence de bibliothèques dans beaucoup de villes de
province qui bornent leur accès aux médias électroniques et limitent leurs
possibilités de s’adonner à la lecture. Ils ont dit souhaiter voyager et visiter
le pays. Ils ont signalé le manque d’activités sociales et culturelles. Ils ont
fait remarquer les obstacles auxquels ils sont confrontés pour s’adonner au
basketball ou au volleyball. Ils ont surtout fait ressortir leur désir de travail-
ler au cours des périodes estivales pour pouvoir répondre à leur besoin et
n’être pas tentés de se livrer à la prostitution ou au vol, ou encore entretenir
des relations inter générationnelles.
Les stades sportifs construits par l’État haïtien, qui sont des lieux spéci-
fiquement préparés pour accueillir les jeunes constituent des opportuni-
tés qui peuvent être exploitées pour des rencontres de pairs, la diffusion
d’informations opportunes et constituer ainsi de véritables centre de loisirs
et services pour les jeunes et les adolescents. En ce sens un plaidoyer est à
mener pour une collaboration de proximité du MSPP avec les Ministère de
la jeunesse et des Sports et le Ministère des Affaires Sociales et du travail.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 21
Santé sexuelle des jeunes
Le Droit à la sexualité et à la reproduction des jeunes et des adolescents
est confirmé par des lois et traités. La reconnaissance des adolescents et
des jeunes, comme des êtres humains à part entière, rend les Etats respon-
sables du respect et de l’application des droits à la sexualité et à la repro-
duction. Cependant cette application est liée à la signification accordée par
chaque société à la sexualité. Elle est aussi assujettie à l’espace de décisions
reconnues aux jeunes dans le contexte culturel et social en ce qui concerne
l’identité et les activités sexuelles. Les jeunes rencontrés ont souhaité que
les parents d’Haïti puissent être de meilleurs conseillers pour eux. Ce qui
pour eux serait possible s’ils pouvaient faire preuve de plus d’ouverture et
partager leurs expériences en matière de sexualité avec leurs enfants.
L’EMMUS–V a révélé qu’en Haïti, l’âge moyen au premier rapport sexuel
se situe avant 18,0 ans pour les femmes. Le manque d’instruction est un
déterminant de l’initiation sexuelle précoce chez femmes (16,8 ans contre
18,9 ans). Pour les hommes, l’âge médian aux premiers rapports sexuels
est estimé à 16,5 ans. Par ailleurs, cette même source a rappelé que 14%
des adolescentes de 15 à 19 ans sont déjà sexuellement actives, dont 11%
d’entre elles ont eu au moins un enfant et 3% sont enceintes de leur pre-
mier bébé. Le lieu de résidence, le niveau d’instruction et le niveau de bien-
être économique sont tous des facteurs agissant sur la vie reproductive
des jeunes. Les jeunes et adolescents consultés, ont confirmé que beau-
coup de jeunes normalement ont débuté leur vie sexuelle à 18 ans, ils sont
conscients des risques de grossesses précoces, des infections sexuellement
transmissibles dont le SIDA, quand l’initiation sexuelle n’est pas préparée
et protégée.
Les risques de grossesse précoce et d’infection à VIH demeurent impor-
tants. En effet, la prévalence du VIH est de 0.9% pour l’ensemble des
jeunes de 15 à 24 ans et augmente avec l’âge. De 0,3 % à 15-17 ans, elle
passe à 1,8 % à 20-22 ans, et atteint un maximum de 2,7 % chez les femmes
de 23-24 ans. La prévalence est toujours plus élevée chez les jeunes filles
que chez les jeunes hommes. Quarante-deux (42%) à cinquante-six (56%)
pour cent des jeunes de 15 à 25 ans sexuellement actifs, ont effectué des
rapports sexuels non protégés, 1.2 % à 4.6%, ont eu au moins deux parte-
naires dans les douze (12) mois qui ont précédés l’EMMUS-V.
Les accouchements des moins 20 ans sont classés comme étant à risques.
Or, les estimations de l’EMMUS-V expriment que seulement 39% d’entre
page 22 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
eux ont eu lieu dans un établissement de santé. En plus, il y est noté que
soixante pour cent (60%) des jeunes accouchées n’ont pas bénéficié de
soins post-natals dans les quarante-huit (48) heures qui suivent. Par ail-
leurs, 166 centres de dépistage volontaire du VIH, ont été implantés par
le Programme National de lutte contre le SIDA (PNLS). Ils ont été placés
en priorité en milieu urbain, l’accès des jeunes à ces sites n’est pas très
documenté.
Par ailleurs, certains ministères sectoriels soutiennent des attributions qui
sont connexes ou complémentaires, soit en amont ou en aval, à celles du
MSPP. Celles-ci intéressent les services à fournir aux jeunes et adoles-
cents afin d’agir sur des déterminants et de facteurs de risques relevant de
compétences partagées : Le MAST (droit des mineurs et emploi) MCFDF
(petite filles et jeunes femmes, violence familiale et sexuelle), MENFP, MJ-
SAC (loisirs, éducation sexuelle, santé mentale). Le besoin d’un partenariat
s’avère indispensable pour permettre à chacun d’eux de remplir sa mission
efficacement, d’assurer la promotion de la santé et faciliter l’adoption de
saines habitudes. Des exemples éloquents : l’implantation dans les écoles,
d’un curriculum de santé sexuelle actualisé; l’offre de services intégrés aux
mineurs violés; la vaccination au niveau des orphelinats; la prise en charge
des OEV ; nécessitent tous un effort multisectoriel.
Certains établissements caritatifs, certaines institutions confessionnelles et
des Organisations Non Gouvernementales fournissent, depuis de nom-
breuses années, de l’encadrement et du support aux adolescents et aux
jeunes. Parmi les plus actifs on peut citer :
s La FOSREF cible les Jeunes scolarisés, non scolarisés, jeunes des
rues ou en prison, ou des quartiers bidonvillisés, les parents et les
encadreurs de jeunes, les professeurs d’écoles, les Orphelins et les
enfants rendus vulnérables par le SIDA,
s Le mouvement Kiro, d’obédience catholique, fournit un apport
dans la formation des enfants et des jeunes,
s L’Association Nationale des Scouts d’Haïti met un point d’hon-
neur à former les Scouts de tout le pays aux gestes des premiers
secours, au suivi psychologique, mais aussi à la problématique des
relations homme-femme et de la sexualité.
s La mission du VDH, est d’améliorer le développement personnel
des jeunes en Haïti, par le biais de l’éducation et du renforcement
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 23
de leurs capacités intrinsèques. Il priorise trois (3) domaines d’in-
terventions : la santé des jeunes (éducation sexuelle, prévention des
grossesses précoces et de l’abus de la drogue), l’insertion socioé-
conomique des jeunes (incitation à apprendre un métier, gestion
de micro entreprises génératrices de revenus), développement des
associations de jeunes (formation des membres d’association en
leadership, en technique d’animation, gestion d’association). Le
VDH favorise l’éducation par les pairs et l’approche holistique.
s Save de Children a œuvré pour réduire le nombre d’enfants travail-
leurs domestiques, (ou «restavek») qui sont souvent maltraités, mal
nourris, et surchargés de travail. Il à contribué, à aider les enfants qui
ont fui la violence de leur famille d’accueil, à les renseigner sur leurs
droits, à fournir un soutien immédiat aux enfants sauvés de la rue.
s La Coordination-CRH est une initiative-jeunesse qui se présente
sous forme d’un lieu d’échange de pratiques professionnelles et de
mise en réseau à destination des Centres de Rencontres et d’Hé-
bergement, œuvrant dans le cadre du Tourisme social des jeunes.
s Panos Caraïbes dispose d’un bureau à Port au Prince qui assiste les
journalistes dans la production d’informations dans les domaines
tels que : les droits de l’enfant, le VIH/SIDA, l’équité de genre. Il
met ses réflexions à la disposition des médias.
La liste précédente n’est pas exhaustive, il existe certainement d’autres
organisations du même type ou ayant la même vocation, notamment les
organisations de jeunes des églises protestantes, les brigadiers d’actions
civiques, PSI, dont les activités ne sont pas spécifiées. Néanmoins, l’énergie
canalisée et l’expérience développée, par l’ensemble des organisations mili-
tant dans le champ des services aux jeunes et aux adolescents, devraient
concourir à une offre de services plus structurée, spécifique et normalisée
à l’intention de ces jeunes et adolescents.
Les résultats d’une consultation menée auprès des responsables de pro-
grammes au niveau des départements sanitaires, ont confirmé que l’offre
de services de santé, spécifiques et structurés aux jeunes et aux adoles-
cents, s’avère être très faible. La quasi-totalité des départements ne dispose
pas de personnes ressources chargées de la gestion ou de la coordination
de l’attention spécifique aux jeunes et aux adolescents. Les activités de sen-
sibilisation quand elles sont conduites, relèvent des responsables départe-
mentaux de programmes. Seulement, deux départements semblent plus ou
page 24 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
moins informés des interventions ciblant les jeunes et qui sont menées par
des ONG, au sein de leur aires géographiques. Ils ont signalé la réalisation
d’activités telles que :
s Sensibilisation sur les dangers des grossesses précoces, les vio-
lences sexuelles, le VIH/Sida
s Formation de pair éducateur sur la sexualité responsable et la
contraception d’urgence, de jeunes sur les grossesses précoces et la
conduite à tenir en cas de violences sexuelles
s Promotion de la Sante sexuelle et lutte contre les violences sexuelles
s Focus groupe
L’organisation de réunions de concertation, de programmation ou de suivi
de la problématique des jeunes et des adolescents affiche un aspect ponc-
tuel ou circonstancier. En plus de l’inexpérience du personnel sanitaire
dans le domaine des interventions auprès des jeunes et des adolescents,
certains responsables de programmes ont mis en exergue notamment :
s L’inaccessibilité économique aux soins des jeunes ;
s Le déficit en clinique de santé spécifique pour les jeunes ;
s L’absence d’espace physique pour l’organisation de ces cliniques
au niveau institutionnel ;
s Le faible degré de formation du personnel de santé depuis le ni-
veau départemental jusqu’au niveau institutionnel ;
s L’absence d’outils de collecte d’informations relatives à la santé des
jeunes ;
s Le manque de matériels éducatifs sur des sujets spécifiques pour
les jeunes ;
s Le fait que la sexualité reste un sujet tabou et que la majorité des
parents ont peur d’en parler à leurs enfants.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 25
Les responsables de programmes, presqu’à l’unanimité, ont affirmé, que
pour le moment, le personnel prestataire de soins de santé n’est pas apte à
accueillir les jeunes, convenablement et sans discrimination. Ils postulent
à cet égard pour les sensibiliser d’abord et ensuite les former à cet effet.
Ces personnes consultées, pensent qu’on pourrait également renforcer
l’encadrement des jeunes et des adolescents par les parents, en facilitant :
s L’utilisation de l’espace parents au niveau des établissements sco-
laires,
s l’organisation de réunions de sensibilisation avec les parents à tra-
vers les groupes organisés, les églises, les réunions communau-
taires, messages éducatifs par SMS,
s La coopération milieu scolaire et milieu familial, avec l’encadre-
ment des parents et des enseignants,
s La recherche de la collaboration des médias, en particulier pour des
conférences/ débats, émissions radiophoniques,
De l’analyse de situation, on peut dégager :
Des forces sur lesquelles il convient de miser pour implanter le PSNS-
JA. Il s’agit de :
s L’existence d’un Comité National de santé des jeunes et des ado-
lescents;
s Le ciblage prioritaire des jeunes dans la Politique de santé 2012;
s Le développement du Plan Régional de Santé des Jeunes et des
Adolescents;
s L’engagement de la DSF dans une démarche ordonnée de services
aux jeunes;
s La signature de traités et conventions en faveurs de la santé et des
droits des jeunes;
s La spécialisation de l’encadrement de jeunes et d’adolescents of-
ferte par certains partenaires sectoriels;
s La réalisation d’interventions ciblant les jeunes par des institutions
publiques et privées ;
s L’existence de quelques outils de base à l’éducation des jeunes ;
s L’implantation des CDV;
page 26 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
Des Faiblesses à corriger
Au niveau de la gestion
s L’absence de planification, de coordination et de suivi des services
offerts aux jeunes;
s Le peu de supervision des interventions privées et publiques desti-
nées aux jeunes;
s Le Paquet Essentiel de services aux jeunes non défini;
s Le manque d’outils adaptés et standardisés pour la formation des
jeunes non scolarisés;
Au niveau du système d’informations sanitaires :
s Le défaut de collecte et d’analyse de statistiques sanitaires pour les
jeunes et les adolescents ;
s La disponibilité limitée de données statistiques fiables sur la pro-
blématique des jeunes et des adolescents ;
Au niveau de l’offre de services
s La mauvaise qualité de la prestation de services aux jeunes ;
s Le manque de ressources humaines qualifiées à l’organisation et la
prise en charge des jeunes à tous les niveaux;
s Le déficit en services spécifiques pour les jeunes ;
s L’initiation précoce à la vie sexuelle et reproductive
Au niveau de la Formation
s La Faible compétence des prestataires publics de services en ma-
tière de prise en charge de la santé des jeunes et des adolescents
s Manque d’éducation sexuelle des communautés et des parents
Au niveau de la Communication
s Le manque d’outils pour la communication avec les jeunes et les
adolescents;
s Les pratiques sexuelles à risques prépondérantes;
s La méconnaissance des Droits sexuels des jeunes;
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 27
Opportunités à saisir pour offrir des choix aux jeunes
s La volonté manifeste de la Communauté Internationale à soutenir
Haïti;
s Le dynamisme des jeunes et des adolescents, l’intérêt démontré
pour le bénévolat et pour l’accomplissement d’initiatives propices
au changement et au développement;
s L’existence du Ministère de la Jeunesse et des Sports qui pourrait
mettre l’accent sur l’éducation sexuelle et reproductive des jeunes
et des adolescents;
s La création de la Secrétairerie d’État aux personnes Handicapées
susceptible de faciliter une meilleure attention à ces personnes;
s L’aménagement d’infrastructures sportives par le Ministère de
la Jeunesse et des Sport pouvant améliorer l’accès aux loisirs des
jeunes et des adolescents;
s L’existence d’un curriculum d’éducation sexuelle élaboré par le
MENFP;
s L’existence d’enseignants au niveau des sections communales et
leur implication potentielle dans la formation sexuelle des jeunes
dans les sections communales;
s Un accent particulier mis sur l’éducation des jeunes et des adoles-
cents ;
s La possibilité de mettre en réseau et renforcer les capacités des
groupes, des associations et collectivités mobilisées.
Contraintes et barrières institutionnelles à redresser
s Manque d’intégration des interventions sectorielles;
s Manque de communication des prestataires de services avec les
jeunes et les adolescents;
s Manque d’accès des jeunes et des adolescents aux services en milieu
rural;
s Infrastructures publiques peu adaptées à l’accueil des jeunes et des
adolescents;
page 28 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
s Attitudes peu ajustées de certains prestataires par rapport aux droits
sexuels des jeunes; et des adolescents;
s Manque de ressources;
s Manque d’éducation sexuelle des parents; des enseignants, des lea-
ders communautaires ;
s Existence de tabous sociaux par rapport à la sexualité;
Menaces et conditions critiques à considérer à travers une coalition
multisectorielle pour les jeunes
s La pauvreté;
s Analphabétisme et le faible niveau d’éducation;
s Le faible accès à l’emploi;
s Les carences dans le domaine des loisirs;
s La faiblesse d’intégration et d’organisation des jeunes;
s La méconnaissance des Droits et non prises en compte des obliga-
tions des personnes à besoins spéciaux;
s La violence basée sur le genre;
s L’absence de cadre juridique garantissant aux jeunes et adolescents,
la jouissance de leur droit à la santé.
Cibles prioritaires
s 10- 14 ans
s 15-19 ans
s 20-24 ans
Cibles secondaires
s Parents
s Prestataires
s Enseignants
s Leaders communautaires
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 29
Vision stratégique
L a présente stratégie vise à agir sur les principaux déterminants qui
concourent à l’état de santé des jeunes et des adolescents à travers un
effort multisectoriel coordonné. Elle est orientée de manière à tabler sur ce
qui existe au niveau du pays, qui peut être utilisé pour promouvoir la santé
des jeunes, en réduisant les écarts et les inégalités. Pour se développer elle
est appuyée en matière de planification, de coordination et de supervision
par trois niveaux de la structure organisationnelle du système de santé: La
DSF, les Directions Départementales de Santé, les Unités d’Arrondisse-
ment de Santé. Ces entités doivent être renforcées à cet effet. Des organes
essentiels de pilotage sont également à consolider, créer et mandatés.
Elle prend à cœur de conclure des alliances sectorielles et multisectorielles.
Elle assurera la mobilisation des ressources nécessaires pour combler les
besoins de santé et offrir des services holistiques aux jeunes et aux ado-
lescents
La stratégie est centrée sur les jeunes et les adolescents en tant qu’acteurs
et bénéficiaires des interventions. A cet égard, des mécanismes de consul-
tation et de concertation doivent être implantés afin de recueillir leur adhé-
sion et maintenir leur intérêt. Pour développer les interventions, autant que
possible, les cibles jeunes pourront être segmentées en fonction de l’âge,
des spécificités culturelles et des ressources communautaires. Les parents,
les enseignants et les prestataires et les leaders communautaires sont à mo-
biliser et former pour garantir une mise en œuvre efficace de la stratégie.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 31
Axes stratégiques
1. Partenariat stratégique pour une action structurée et coordonnée.
2. Renforcement institutionnel pour une offre de services normali-
sée, spécifique, équitable et intégrée.
3. Développement, consolidation et réseautage des initiatives de
jeunes.
4. Communication pour la santé des jeunes et par les jeunes.
5. Documentation et Recherche pour l’action.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 33
Description de la stratégie
Partenariat Stratégique
U n ensemble de facteurs inter réagissent pour l’établissement et le
maintien de la santé des jeunes. L’analyse a démontré que certaines
activités ont été conduites pour améliorer l’environnement des jeunes. Ce-
pendant, leur impact est peu patent vu leur caractère parcellaire, isolé et
mal connu. Ces interventions n’ont pas été inscrites dans un cadre struc-
turé, coordonné, efficace, efficiente. L’installation récente d’un comité de
santé jeune, est une initiative méritoire qui pourrait être renforcée pour
faciliter une meilleure coordination des actions.
Cet axe stratégique comprend des mécanismes, organes, outils intra sec-
toriels et de partenariat multisectoriel. Les collaborations de type multi-
sectoriel et les actions de renforcement qui leur sont corolaires, seront
également considérées à ce niveau.
Renforcement institutionnel pour une offre de services normalisée,
spécifique, équitable et intégrée
Dans ce volet, on retrouvera toutes les actions de renforcement des struc-
tures du Ministère de la Santé Publique au niveau central, départemental et
local, jugées opportunes pour soutenir la mise en œuvre, le suivi et l’éva-
luation de la Stratégie Nationale de Santé des Jeunes et des Adolescents.
Ici vont être également développés les préalables, indispensables pour
améliorer l’accès des jeunes et des adolescents à une offre de services nor-
malisée, plus équitable, globale et intégrée selon leurs besoins spécifiques.
Développement, consolidation et réseautage des initiatives de jeunes
Différents modèles d’organisation des jeunes ont été identifiés, certains
sont restés au stade embryonnaire et marginal, faute de moyens et d’accom-
pagnement. Au niveau de ce point, les leçons apprises et les expériences
page 34 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
développées seront mises à profit pour y dégager des interventions suscep-
tibles d’aider les organisations existantes à mieux se structurer, d’encou-
rager l’extension communautaire d’initiatives de jeunes, de leur fournir des
outils adaptés à la protection, la prévention et la promotion de la santé au
sein de leur communauté.
Communication pour la santé des jeunes et par les jeunes
Les outils adaptés d’éducation et de communication seront alors standar-
disés. Les interventions en communication seront bi directionnelles et par-
ticipatives. Elles comprennent entre autres :
s la communication inter personnelle à travers les paires, les parents,
les réseaux communautaires, les nouvelles technologies, les réseaux
sociaux
s l’éducation par le diversement, les médias de masse et les causeries
au niveau des institutions de prestations de services.
Documentation et recherche pour l’action
Également bi-directionnelle. Cet axe tend à fournir aux jeunes et aux ado-
lescents l’accès à des informations opportunes en matière de santé, déve-
loppement et sexualité. Il comprend aussi des interventions permettant
d’alimenter le MSPP, les instances de coordination et les partenaires, en
informations nécessaires à la prise de décisions, en provenance des orga-
nisations et initiatives de jeunes. Les interventions destinées à faciliter les
échanges entre les réseaux de jeunes y sont aussi incluses.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 35
Modèle conceptuel de la stratégie
Sources : DSF/MSPP, Consultant/PSNSJA-décembre 2013
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 37
LES GRANDES LIGNES DU PLAN
OBJECTIFS GENERAUX
OBJECTIFS SPECIFIQUES
INTERVENTIONS
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 39
Axe 1
PARTENARIAT STRATÉGIQUE
POUR UNE ACTION
STRUCTURÉE ET COORDONNÉE
Objectif général
Établir un partenariat multisectoriel pour la santé des jeunes et des ado-
lescents
Objectifs spécifiques
1.1 Renforcer les mécanismes de collaboration multisectorielle à
tous les niveaux pour la santé des jeunes et des adolescents
Interventions
1.1.1 Installation et structuration d’une plateforme nationale
multisectorielle de support à la santé des jeunes
1.1.2 Installation et structuration d’une plateforme départemen-
tale multisectorielle de support à la santé des jeunes
1.1.3 Établissement et structuration de forum de réflexions au
niveau des Unités Communautaires d’arrondissements en
support à la santé des jeunes
1.1. 4 Mobilisation et structuration de tables de concertation au
niveau des sections communales en support à la santé des
jeunes.
1.1.5 Intégrer et fournir un appui technique au programme de
santé scolaire
1.1.6 Développement de mécanismes d’interventions entre le
MSPP, le MJSAC, MENFP
1.1.7 Élaboration d’un paquet de messages harmonisés destinés
aux jeunes (drogues, sexualité, nutrition, hygiène.
page 40 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
1.1.8 Plaidoyer pour le développement et la valorisation de fi-
lières professionnelles pour les métiers techniques.
1.2 Réaliser des actions multisectorielles en santé en suscitant la
participation des associations de jeunes
Interventions
1.2.1 Rencontre avec les partenaires autour des besoins de la
Santé des jeunes
1.2.2 Plaidoyer pour l’utilisation des aménagements sportifs des
arrondissements et leur équipement (Bibliothèques, salle
de rencontres, vidéo) comme centres polyvalents de ser-
vices conseil et de loisirs pour les jeunes. (MJSAC, MEN-
FP, MAST, MSPP)
1.2.3 Elaboration et validation de manuels de cours (en Santé
génésique, Estime de soi, Equité de genre, Prévention des
grossesses précoces, IST-SIDA, Violences et/ou viol, utili-
sation de drogues et d’alcool
1.2.4 Équipement des centres polyvalents pour jeunes (Biblio-
thèques, salle de rencontres, vidéo (MJSAC, MENFP,
MSPP, MAST)
1.2.5 Plaidoyer pour l’accès des adolescents et jeunes adultes aux
services de santé sexuelle et reproductive
1.2.6 Elaboration des textes de lois en faveur de la protection
des droits sexuels et reproductifs des jeunes et pour la
protection des jeunes et des adolescents (MSPP, MCFDF,
MENFP)
1.2.7 Réalisation conjointe d’atelier pour le niveau central, dé-
partemental et communal en appui aux activités de promo-
tion de l’égalité entre les femmes et les hommes (MSPP,
MCFDF, MENFP)
1.2.8 Développement de curricula pour les sessions de forma-
tion sur les notions de genres et de prévention de la vio-
lence dans les écoles et les communautés (MSPP, MCFDF,
MENFP)
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 41
1.2.9 Organisation de sessions d’éducation sur les notions de
genre et de prévention de violence dans les écoles et les
communautés (MSPP, MCFDF, MENFP)
1.2.10 Visites d’informations au niveau des centres résidentiels en
collaboration avec l’IBESR/MAST et d’autres ministères
d’appui.
1.2.11 Appui à l’offre de services holistiques aux jeunes et ado-
lescents des centres résidentiels (MSPP, MAST, MJSP,
IBERS)
1.2.12 Célébration conjointe d’événements spéciaux autour des
jeunes, notamment des jeunes et adolescents à besoins spé-
ciaux et à mobilité réduite avec le MJSAC, le Bureau du Secré-
taire d’État à l’Intégration des Personnes en situation d’han-
dicaps, MAST, MSPP, SHP, SHOG et autres partenaires
1.2.13 Offre de services mobiles de santé et loisirs intégrés visant
des jeunes et adolescents des rues. (MSPP, MAST, MJSP,
IBERS, SHOG, AMH)
1.2.14 Mise en place de consultations gynécologiques spécifiques
accessibles aux jeunes au niveau des cliniques gynécolo-
giques normalisées au niveau des UAS (MSPP, MAST, MJS,
IBERS, SHOG, AMH, ONG)
1.2.15 Élaboration d’avant projets de lois protégeant les jeunes de
la consommation de drogues, tabac et alcool
1.2.16 Plaidoyer pour l’application de la loi sur les abus sexuels,
détournement de mineurs
1.3 Soutenir des actions intégrées intra sectorielles
Interventions
1.3.1 De concert avec la DPSPE, élaboration, impression et
multiplication de matériels éducatifs de support sur les thé-
matiques intéressant les jeunes et adolescents: prévention
des IST et grossesses précoces et non désirées
1.3.2 Appui à la sensibilisation des jeunes à l’occasion du mémo-
rial du SIDA
page 42 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
1.3.3 Appui à la commémoration de la journée mondiale du
SIDA
1.3.4 Sensibilisation à la promotion de la SR/PTME, du dé-
pistage volontaire des IST-VIH et de la Syphilis dans les
départements lors des Fêtes patronales
1.3.5 Sensibilisation et motivation des jeunes et des adolescents
sur la prévention des grossesses précoces non désirées lors
des Périodes carnavalesques,
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 43
Axe 2
RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL
POUR UNE OFFRE DE SERVICES NORMALISÉE,
SPÉCIFIQUE, ÉQUITABLE ET INTÉGRÉE
Objectifs générau
Renforcer les structures du système de santé pour améliorer la qualité des
services aux adolescents et jeunes.
Offrir une prise en charge normalisée, intégrée et holistique aux jeunes et
aux adolescents.
Objectifs spécifiques
2.1 Fournir les moyens et ressources appropriées à un fonction-
nement adéquat de la structure responsable de Santé des
jeunes et des adolescents au niveau de la DSF.
Interventions
2.1.1 Plaidoyer pour la structuration du Service de Gestion en
Santé des jeunes et des adolescents.
2.1.2 Recrutement d’un consultant pour appuyer technique-
ment le service SJA.
2.1.3 Acquisition de matériels informatiques et de bureau, four-
nitures et équipements de travail.
2.1.4 Acquisition d’un véhicule tout terrain pour les visites
d’appui et de suivi des activités au niveau du pays.
2.1.5 Appui technique de la DSF à l’élaboration des plans
départementaux et à la supervision des interventions
départementales.
page 44 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
2.1.6 Allocation d’un Chauffeur et entretien du véhicule.
2.1.7 Formation continue du personnel.
2.1.8 Échanges et partage des bonnes pratiques nationales et
internationales.
2.1.9 Allocation de prime d’encouragement à la performance
(Incitatifs).
2.2 Actualiser la politique de prise en charge intégrée et holis-
tique des jeunes..
Interventions
2.2.1 Renforcement du comité technique pour la mise à jour de
la politique de prise en charge holistique des jeunes.
2.2.2 Validation et diffusion de la politique de prise en charge
holistique des jeunes et des adolescents.
2.2.3 Elaboration et proposition de textes d’avant projets de
lois relatifs à la prise en charge holistique des jeunes et des
adolescents.
2.2.4 Élaboration des normes et protocoles de prise en charge
de la santé des jeunes et des adolescents.
2.2.5 Atelier de validation des normes et protocoles de PCSJ
2.2.6 Dissémination des normes et protocoles de PCSJA.
2.3 Renforcer progressivement les départements sanitaires pour
faciliter un fonctionnement adéquat des services de santé
offerts aux jeunes et aux adolescents.
Interventions
2.3.1 Plaidoyer pour l’affectation de responsables de SJA et de
Psychologues dans chaque département et de travailleurs
sociaux dans les institutions de référence pour l’encadre-
ment des jeunes.
2.3.2 Aménagement de salles d’accueil et de consultation amis
des jeunes, reflétant un aspect convivial pour les jeunes.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 45
2.3.3 Atelier de sensibilisation des responsables départementaux
à l’amélioration du programme de santé des jeunes.
2.3.4 Formation de prestataires formateurs de jeunes.
2.3.5 Standardisation des outils intégrés de suivi et d’évaluation
des activités de terrain pour mieux orienter les changements
visant l’amélioration de l’offre de services.
2.3. 6 Plaidoyer pour l’intégration d’activités SS/SR des jeunes
dans les budgets départementaux.
2.3.7 Elaboration d’un plan opérationnel SJA dans chaque dé-
partement.
2.4 Rendre accessible une prise en charge normalisée, intégrée
et holistique aux jeunes et aux adolescents.
Interventions
2.4.1 Spécification du Paquet essentiel de services institutionnels
aux jeunes et adolescents.
2.4.2 Utilisation/adaptation au besoin, des outils existants (car-
net nutrition et santé, carnet de vaccination des jeunes).
2.4.3 Production de matériel éducatif relatif à la nutrition des
jeunes et des adolescents.
2.4.4 Appui technique aux activités des institutions publiques
qui s’occupent des jeunes.
2.4.5 Fourniture d’encadrement technique aux activités des or-
ganisations de jeunes.
2.4.6 Approvisionnement des points de services locaux et des
organisations de jeunes en intrants SS/SR/PF et autres
médicaments pour les jeunes.
2.4.7 Articulation et échanges avec les services des CDV (outils
et intrants).
2.4.8 Acquisition de matériels, fournitures et équipements au-
diovisuels pour les espaces de services aux jeunes.
page 46 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
2.4.9 Appui technique aux activités des institutions privées qui
s’occupent des jeunes.
2.4.10 Offre de relations d’aide aux jeunes victimes de viol, dans
les services des HCR.
2.4.11 Mise en place de consultations gynécologiques spécifiques
accessibles aux jeunes au niveau des HCR.
2.4.12 Formation continue du personnel départemental et local en
matière de santé et services aux jeunes et des adolescents.
2.4.13 Échanges et partage des bonnes pratiques nationales et
internationales relatives aux jeunes.
2.4.14 Allocation de primes d’encouragement à la performance
au personnel départemental et locale.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 47
Axe 3
DÉVELOPPEMENT, CONSOLIDATION
ET RÉSEAUTAGE DES INTIATIVES DE JEUNES
Objectif général
Promouvoir la santé par et pour les jeunes et les adolescents.
Objectifs spécifiques
3.1. Renforcer les initiatives des jeunes et des adolescents.
Interventions
3.1.1 Support à l’implantation/au renforcement d’une initiative
jeune dans chaque section communale.
3.1.2 Évaluation de la situation des organisations de jeunes et
adolescents.
3.1.3 Appui à la structuration des initiatives jeunes.
3.2 Inciter l’implication des jeunes et des adolescents dans les
initiatives visant leur santé.
Interventions
3.2.1 Support au réseautage des organisations de jeunes.
3.2.2 Participation des jeunes à des initiatives sociales au niveau
décisionnel national et international.
3.2.3 Documentation nationale des leçons apprises des initia-
tives de jeunes.
3.2.4 Remodelage et extension des bonnes pratiques et des stra-
tégies gagnantes.
page 48 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
Axe 4
COMMUNICATION POUR LA SANTÉ DES JEUNES
ET PAR LES JEUNES
Objectif général
Promouvoir des comportements favorables à la Santé des jeunes
Objectifs spécifiques
4.1 Améliorer la communication enfant-parents, en matière de
santé en général et de santé sexuelle en particulier, au niveau
de toutes les sections communales du pays.
Interventions
4.1.1 Établissement de partenariat avec les parents au niveau des
églises sur le rôle qu’ils ont à jouer auprès de leur enfants
dans le domaine de l’éducation à la santé, de l’éducation
sexuelle et la nécessite de partager avec leurs enfants les
informations, expériences et valeurs en matière de sexualité.
4.1.2 Causerie au niveau des institutions prestataires dans les
services de pédiatrie, de gynécologie, de prénatal, de post
natal, pour le renforcement des compétences des parents
en matière d’éducation sexuelle et la nécessite de partager
avec leurs enfants les informations, expériences et valeurs
en matière de santé et de sexualité
4.1.3 Sensibilisation des parents au niveau des réunions de pa-
rents sur la nécessite de partager avec leurs enfants les in-
formations, expériences et valeurs en matière de sexualité.
Canaux : institutions de santé, églises, comités de parents
dans les écoles, forums communautaires.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 49
4.1.4 Appui à l’élaboration d’une stratégie multi médias de
sensibilisation parentale.
4.1.5 Organisation de réunions avec les leaders communautaires
pour les engager dans des actions visant la promotion, la
protection de la santé et de la santé sexuelle des adoles-
cents et des jeunes.
4.2 Établir des liens efficaces de communication entre jeunes et
prestataires des institutions publiques de santé.
Interventions
4.2.1 Formation des prestataires en éducation sexuelle, santé
sexuelle, prise en charge holistique des jeunes, suivi des
interventions visant les jeunes, initiation à l’usage des sup-
ports éducatifs.
4.2.2 Réunion de sensibilisation sur les droits sexuels des jeunes
et des adolescents.
4.2.3 Promotion et sensibilisation pour l’équité de genre et pré-
vention de la violence.
4.2.4 Production conjointe d’un bulletin annuel de liaison d’un
département- institutions avec apport des associations et
autres initiatives de jeunes afin de renforcer les liens, la
confiance mutuelle, le partage d’informations sur la vision
des jeunes, leur besoins de services, la satisfaction de leur
besoins, les services disponibles.
4.3 Promouvoir le support des communautés aux initiatives et
associations de jeunes.
Interventions
4.3.1 Organisation de réunions avec les leaders communautaires
pour les engager dans des actions visant la promotion et la
protection de la santé, de la santé sexuelle des adolescents
et des jeunes.
4.3.2 Sensibilisation des communautés lors de festivités patro-
nales, foires et autres activités communautaires de masse
page 50 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
et les engager dans des actions visant la promotion et la
protection de la santé, de la santé sexuelle des adolescents
et des jeunes.
.4.3. Diffusion de spots de sensibilisation à la radio pour inciter
les communautés et susciter leur intérêt à s’engager dans
des actions visant la promotion et la protection de la santé,
de la santé sexuelle des adolescents et des jeunes.
4.4 Habiliter les jeunes à une sexualité responsable.
Interventions
4.4.1 Appui au MENFP pour l’implantation d’un programme
d’éducation sexuelle dans les écoles.
4.4.2 Formation/recyclage de trois formateurs de pairs éducateurs
par section communale en partenariat avec les ONG œuvrant
dans le domaine de la santé des jeunes et des adolescents.
4.4.3 Recensement des organisations de jeunes.
4.4.4 Formations des jeunes par les pairs éducateurs au niveau
des associations, groupements de jeunes et autres initia-
tives de jeunes.
4.4.5 Implantation d’une ligne téléphonique d’informations san-
té jeunes et adolescent.
4.4.6 Diffusion d’informations santé et santé sexuelle des jeunes
sur un réseau social (FACE Book).
4.4.7 Diffusion d’informations dans le cadre de l’organisation de
Journées récréatives et de grandes mobilisations de jeunes
et d’adolescents.
4.4.8 Célébration de la Journée internationale de la jeunesse.
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 51
Axe 5
DOCUMENTATION ET RECHERCHE
POUR L’ACTION
Objectif général
Doter le MSPP d’informations stratégiques, utiles à la prise en charge ap-
propriées de la santé des jeunes et des adolescents du pays.
Objectifs spécifiques
5.1. Implanter une base nationale de données sur la situation de
la santé des jeunes et des adolescents.
Interventions
5.1.1 Rencontre d’information avec les responsables départe-
mentaux.
5.1.2 Recensement des ONG, associations, groupements, clubs,
maisons de jeunes du pays et identification des services
offerts aux jeunes.
5.1.3 Élaboration d’outils de collecte de données/inclusion d’une
orientation à l’usage de l’outil dans le cursus de formation
des prestataires.
5.1.4 Collecte d’informations sur les activités spécifiques, issues
de 90% des associations, groupements, clubs, maisons tra-
vaillant avec les jeunes.
5.1.5 Diffusion de données sur la santé des jeunes sur le site du
MSPP et sur le site social jeunes d’Haïti.
page 52 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
5.2. Renforcer la recherche en matière de santé des jeunes et des
adolescents.
Interventions
5.2.1 Planification et réalisation conjointe (santé et éducation)
de l’enquête globale en santé scolaire sur le groupe des 13
à 17 ans.
5.2.2 Achat de services d’une firme pour faire la collecte et l’ana-
lyse de données des statistiques d’utilisation des services
par les jeunes (situation).
5.2.3 Réalisation d’une enquête sur les besoins de services
de santé aux jeunes et aux adolescents des rues. (MSPP,
MAST, MJS, IBESR).
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 53
Mécanisme d’implantation, de suivi
de la mise en œuvre et d’évaluation
L’implantation et le suivi du PNSSJA sont programmés à trois niveaux :
s Central
s Départemental
s Communautaire
Niveau central
L’action d’abord centrale, sera axée sur la consolidation de la Plateforme
existante. Celle-ci servira de charnière pour le renforcement départemen-
tal. La coordination de cet organe, l’affectation suffisante de ressources
humaines qualifiées au niveau du service, est un requis utile, pour un dé-
marrage efficient de la mise en œuvre. Le secrétariat et la coordination de
la Plateforme, seront assurés par le MSPP.
Cette Plateforme assiste le MSPP dans le suivi de la mise en œuvre aux 3
niveaux :
s le développement du plan dans ses aspects techniques,
s le décaissement,
s l’utilisation effective du budget alloué.
Les points focaux des organisations qui constituent la Plateforme ré-
pondent du suivi à effectuer au sein de leur organisation respective pour
réduire les écueils possibles rencontrés au cours de l’implantation du
PSNSJA. La plateforme est le bras technique du PNSSJA. Elle assume
l’entière responsabilité de l’implantation des interventions contenues dans
l’axe numéro1, soit directement ou avec le support de consultants.
La mise en œuvre de l’axe No 2 concerne les 3 niveaux de la pyramide. Elle
bénéficie du support de la Plateforme, des responsables départementaux et
d’UAS. Les axes 3, 4, 5 sont implantés, suivis et évalués par la Plateforme et
page 54 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
les organes de coordination et de concertation des départements sanitaires,
des arrondissements et des sections communales.
Un plan de suivi, des interventions et des indicateurs qui sont en annexe du
PSNSJA, sera élaboré. Un calendrier de supervision sera préparé, sur une
base annuelle, à tous les niveaux.
Ce plan qui s’échelonne sur une période de 10 ans, bénéficiera de deux
évaluations formatives et d’une évaluation sommative respectivement, à la
3ème, à la 6ème et à la 9ème année de mise en œuvre.
Budget triennal1 en regard aux objectifs du PSNSJA
Total en
Objectifs spécifiques An 1 An 2 An 3
Gourdes
1.1 Renforcer les mécanismes de collaboration multisectorielle à tous les niveaux pour la santé des
jeunes et des adolescents 157800 16500 16500 190800
1.2 Réaliser des actions multisectorielles en santé en suscitant la participation des associations de
jeunes 373331 316831 284831 974993
1.3 Soutenir des actions intégrées intra sectorielles pour la santé des jeunes et des adolescents 94000 83000 33500 210500
Total 625131 416331 334831 1376293
2.1 Fournir les moyens et ressources appropriées à un fonctionnement adéquat de la structure res-
ponsable de Santé des jeunes et des adolescents au niveau de la DSF. 4241200 8473200 6576400 19290800
2.2 Actualiser la politique de prise en charge intégrée et holistique des jeunes. 2530000 1886000 414000 4830000
2.3 Renforcer progressivement les départements sanitaires pour faciliter un fonctionnement adéquat
des services de santé offerts aux jeunes et aux adolescents. 12190000 6440000 5980000 24610000
2.4 Rendre accessible une prise en charge normalisée, intégrée et holistique aux jeunes et aux ado-
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
lescents. 25944000 32154000 15364000 73462000
Total 44905200 48953200 28334400 122192800
page 55
Total en
Objectifs spécifiques An 1 An 2 An 3
Gourdes
3.1 Renforcer les initiatives des jeunes et des adolescents. 8372000 6440000 6440000 21252000
page 56
3.2 Inciter l’implication des jeunes et des adolescents dans les initiatives visant leur santé. 1104000 874000 241500 2219500
Total 9476000 7314000 6681500 23471500
4.1 Améliorer la communication enfant-parents, en matière de santé en général et de santé sexuelle
en particulier, au niveau de toutes les sections communales du pays. 920000 920000 920000 2760000
4.2 Établir des liens efficaces de communication entre jeunes et prestataires des institutions publiques
de santé. 460000 460000 460000 1380000
4.3 Promouvoir le support des communautés aux initiatives et associations de jeunes. 3284400 3284400 3284400 9853200
4.4 Habiliter les jeunes à une sexualité responsables. 23023000 21643000 17043000 61709000
Total 27687400 26307400 21707400 75702200
5.1 Implanter une base nationale de données sur la situation de la santé des jeunes et des adoles-
cents. 3680000 230000 230000 4140000
5.2 Renforcer la recherche en matière de santé des jeunes et des adolescents. 2760000 2760000 1380000 6900000
Total 6440000 2990000 1610000 11040000
Evaluation 100000 100000
TOTAL 11140000
1
Les coûts sont calculés en fonction des interventions
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 57
Bibliographie
1. Bulletin épidémiologique, PNLS, 2009-2010
2. Cadre Logique Plan SSJA, DSF/MSPP, 2012
3. Chache konnen, yon bwat imaj pou bonjan devlopman adolesan, Fa-
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4. CARTE DE PAUVRETE D’HAITI, VERSION 2004, MPCE
5. Compilation et analyse des études réalisées sur le VIH/SIDA en Haïti
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7. Convention Internationale des Droits de l’Enfant, Présentation CIDE
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syphilis in America, OPS 2012
9. Enfants d’Haïti, Concrétiser les droits de l’enfant en Haïti, Humanium,
article écrit par Stéphanie Berrut et revu par : Lucile Michel mis à jour
6 novembre 2011
10. Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services, MSPP/IHE,
M Cayemittes and al. 2012
11. Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services, Rapport de
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12. Enquête sur les Conditions de Vie en Haïti, volumes 1 et 2, IHSI,
juillet 2003
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15. Facteurs prévisionnels de la satisfaction sexuelle chez les adolescents et
les jeunes adultes, article préparé par Sieccan, pour la Recherche en Revue
page 58 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
16. Fécondité et Planification Familiale : résultats de l’EMMUS-V 2012
(tableaux)
17. Formation aux techniques de conseil en sexualité, procréation et santé
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18. Grandes Leçons Socio Démographiques Tirées du 4 e RGPH, IHSI,
2009
19. Guide d’Organisation de l’hôpital communautaire de référence,
DOSS/MSPP, aout 2009
20. Guide d’organisation des services de santé de premier échelon,
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21. Haïti en Chiffres, IHSI, estimation 2010, IHSI
22. Haïti : Besoins des données, indicateurs de bases, valeur, période et
sources de la phase de préparation humanitaire (2012), UNFPA,
23. Haïti Bilan Commun Pays, octobre 2000
24. Histoire des Droits de l’Enfant
25. Haïti, insécurité alimentaire 2001, Conseil National de la Sécurité Ali-
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26. La prévalence du VIH : résultats de l’EMMUS-V, IHE, 2012
27. Les comptes économiques en 2012, IHSI
28. Les fondements de la pratique de la domesticité des enfants en Haïti
29. Manuel de Prise en charge clinique et thérapeutique des adultes et des
adolescents vivant avec le VIH, MSPP Haïti 2008
30. Manuel de supervision, MSPP juillet 2008
31. Note de synthèse sur l’eau et l’assainissement IHSI, en novembre 2011
32. Note de synthèse sur la santé IHSI, en novembre 2011
33. Objectifs du Millénaire pour le développement, état, tendances et pers-
pectives, IHSI, Novembre 2010
34. Outil de distribution communautaire et d’éducation par les paires
35. Plan Régional VIH/IST pour le secteur santé, OPS, 2006-2015
36. Plan Stratégique National pour la Réforme du secteur de la Santé
2005- 2010
Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents page 59
37. Politique Nationale de Santé 2012
38. Politique Nationale de Santé des Jeunes et des Adolescents équipe
technique avec appui Policy, Janvier 2001
39. Population Totale, Population de 18 ans et plus ménages et densités
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40. Profil des jeunes femmes et jeunes hommes en Haïti, EMMUS- III,
2000
41. Projection de Population Haïti 2007, IHSI
42. Plan Stratégique Multisectoriel 2008- 2012 PNLS/ Gouvernement de
la République d’Haïti
43. Référentiel de bonnes pratiques, comportements à risques et santé :
agir en milieu scolaire, Réseau Francophone International de Préven-
tion des Traumatismes et de Promotion de la Sécurité sous la Direction
de Martine Bantuelle et René Demeulemeester
44. Répartition géographique des communes et sections communales
d’Haïti, MSPP, aout 2008
45. Santé sexuelle et reproductive, investissement qui en vaut la peine, The
Allan Guttmacher Institute, UNFPA
46. Sexualité des adolescents, Hamanium, écrit par Sandrine Diringbin,
revu par Clotilde Bellamy
47. Volontariat pour le Développement d’Haïti (site d’informations)
page 60 Plan Stratégique National Santé Jeunes et Adolescents
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10 décembre 2012
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