(2019-Q3) Bilten LNSP nimewo 11, jiyè-septanm 2019
Rezime — Onzyèm bilten trimès LNSP la. Li bay rezilta evalyasyon ekstèn kalite 2018 nan dis depatman yo epi li prezante yon pwogram pou amelyore kalite tès rapid VIH.
Dekouve Enpotan
- Tès rapid VIH bay 1 188 rezilta kòrèk sou 1 266 nan avril 2018, 94 pou san, epi 1 139 sou 1 158 nan oktòb, 98 pou san.
- Sifilis rive 98 pou san nan avril ak 95,5 pou san nan oktòb.
- Koloraysyon Gram akseptab nan 24 laboratwa sou 100 nan avril ak 35 sou 92 nan oktòb.
- Panèl Xpert MTB/RIF satisfezan nan 17 laboratwa sou 19 nan avril ak 14 sou 15 nan oktòb.
- Yo estime 160 000 moun ki ka enfekte ak VIH an Ayiti, prèske 100 000 sou ARV.
Deskripsyon Konple
Evalyasyon ekstèn kalite 2018 la kouvri dis depatman yo epi li pote sou VIH, sifilis, Xpert MTB/RIF, koloraysyon Gram ak patojèn enterik, nan de sesyon avril ak oktòb. Pou VIH, 1 188 rezilta sou 1 266 kòrèk nan avril, 94 pou san, epi 1 139 sou 1 158 nan oktòb, 98 pou san. Sifilis rive 98 pou san nan avril ak 95,5 pou san nan oktòb. MSPP lanse yon pwogram amelyorasyon kontinyèl dyagnostik VIH ak tès rapid, ak 78 kad fòme.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Le Bulletin du LNSP
Numéro 11
Laboratoire National de Santé Publique - Haïti
Juillet-Septembre 2019
LES MOTS DU DIRECTEUR
Dr Jacques Boncy - Directeur du LNSP
En 2014, l'ONUSIDA a fixé trois objectifs «90-90-90». Le premier parmi ceux-ci, 90% des
personnes vivant avec le VIH connaîtront leur statut sérologique d’ici 2020. Pour y parvenir,
l'accès au diagnostic du VIH devra être élargi. On estime que sur les 160 000 personnes
potentiellement infectées en Haïti près de 100 000 sont sous traitement antirétroviraux (ARV)
mais des milliers vivent encore avec le VIH sans connaitre leur statut. À mesure que les services
de tests se généralisent, la qualité devient un élément essentiel. Des milliers de tests rapides de
dépistage du VIH sont effectués chaque année par du personnel autre que les techniciens de laboratoire. Tous ces tests ne
sont pas automatiquement traduits en diagnostics précis, parfois à cause d'une erreur humaine. Cela peut avoir de graves
conséquences pour les soins donnés aux patients et même sur le contrôle de la maladie.
Fort de ces constatations le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a lancé à travers le Laboratoire
National de Santé Publique un programme pour l’amélioration continue du diagnostic du VIH par les tests rapides. Le
programme comprend les cinq domaines d'action clés suivants :
L’engagement politique en vue de créer un cadre propice à l'élaboration des politiques publiques ;
L’encadrement des ressources humaines en vue d’accroître le nombre de testeurs qualifiés grâce à la formation
et à la certification ;
Des tests d'aptitude pour augmenter l'adhésion et la couverture ;
L’introduction d’outils de collecte de données standardisés ;
Une surveillance post-commercialisation des trousses de diagnostic pour surveiller la qualité des nouveaux kits
en circulation dans le réseau.
Parallèlement, le LNSP poursuit d’autres activités qui relèvent de ses fonctions essentielles telle que la recherche en
santé publique avec la participation à l’élaboration d’un Guide pour orienter la recherche en Haïti en collaboration avec
la DELR ; ou encore la gestion de l’information stratégique avec l’implémentation du logiciel de gestion informatisée
des données de laboratoire « LabBook ».
Des formations pour l’amélioration continue de la qualité du diagnostic du VIH
Quatre sessions de formation ont eu lieu au Laboratoire
National de Santé Publique (LNSP) sur le thème «
l’Amélioration continue de la qualité du diagnostic du
VIH par les tests rapides et de l’Amélioration de la qualité
dans les institutions sanitaires ». Ce programme de
formation a été mis en place par le LNSP de concert avec
son partenaire le Center for Disease Prevention and
Control (CDC USA). Il a pour objectif de corriger les
principales faiblesses observées à travers le Réseau
National de Laboratoires (composé de 10 laboratoires
départementaux) et fait suite à une évaluation du système
de gestion de la qualité au niveau du Réseau.
78 cadres du réseau des laboratoires à travers le pays, incluant
les managers de sites, les technologistes départementaux et les
spécialistes de laboratoires ont participé à ces séances de
formations.
Grace à ces formations, les managers de site ont pu avoir une
meilleure compréhension du cycle d’Assurance Qualité afin
de renforcer l’AQ au niveau des postes de dépistage, passer en
revue la procédure du dépistage du VIH par les tests rapides,
identifier les erreurs de procédures et surtout aider à la mise
en œuvre des mesures correctives.
Les accompagnateurs, qui encadrent les prestataires dans les
sites sur la qualité des tests, ont pu avoir une bonne maîtrise
des méthodes d'évaluation des postes de dépistage et des
outils d'évaluation de ces postes. Ils sont aussi en mesure
d’identifier correctement les non-conformités au niveau des
postes de dépistage et développer des plans d’amélioration.
En outre, certains des participants ont eu droit à deux jours de
travaux pratiques au niveau de quelques grands sites de
dépistage comme : les Centres GHESKIO, l’Hôpital Foyer St
Camille, l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, l’Hôpital
Bernard MEVS, Grace Children Hospital, etc.
A noter que des documents permettant de donner des
directives au personnel de laboratoire ont été élaborés. Citons
: « Politique Nationale de Dépistage du VIH » et « Lignes
directrices et politiques pour l'assurance de la qualité et
l'amélioration du dépistage rapide du VIH ».
La mise en place de ces activités vise à renforcer
l'amélioration continue de la qualité du diagnostic du VIH par
les tests rapides. Depuis 2018, le LNSP travaille en
collaboration avec CDC et USAID pour introduire le test
rapide : Asante HIV-1 Rapid Recency Assay au programme
de surveillance des cas de VIH.
Ces actions entrent dans le cadre des objectifs 90-90-90 de
l’ONUSIDA. L’agence Onusienne, voulant mettre fin au VIH
d’ici 2030, prévoit qu’à l’horizon 2020, 90% des personnes
vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90%
de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées
reçoivent un traitement anti rétroviral durable et 90% des
personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge
virale durablement supprimée.
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Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince
Numéro 11
Un guide pour orienter la recherche en santé bientôt disponible pour Haïti
A l’initiative de la Direction Epidémiologie de Laboratoires et de Recherche (DELR) du Ministère de la Santé publique et
de la Population (MSPP), un guide pour orienter et mieux organiser la recherche en santé dans le pays est en cours de
rédaction. En cours de finalisation, ce document vient en complément à la Politique Nationale de Recherche en santé
(PNRS).
Ce guide de recherche d’une vingtaine de pages figure parmi
les documents stratégiques pour permettre en œuvre de la
‘Politique Nationale de Recherche en Santé’. Il présente les
orientations disponibles sur le cadre administratif, éthique et
règlementaire de la recherche en santé en Haïti. En effet,
Haïti ne dispose pas suffisamment de lois et de règlements
sur l’exercice de la recherche. Il décrit les étapes à suivre
pour la réalisation de projets de recherche en santé dans le
pays. Il sert aussi à alimenter les réflexions autour du
développement et de la structuration de la recherche en santé
en Haïti.
Afin d’enrichir la première version de ce guide, la DELR,
avec l’appui du projet SPHaïtiLab, a organisé un atelier de
consultation du 11 au 13 septembre 2019 à l’hôtel Montana. Cet atelier a réuni des cadres venant de plusieurs Directions du MSPP
notamment : Le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), la Direction de Formation et de Perfectionnement en Sciences de
la Santé (DFPSS), la Direction de la Pharmacie, du Médicament et de la Médecine Traditionnelle (DPM/MT), l’Unité de
Coordination Nationale du Programme de Vaccination (UCNPV) et l'Unité de Coordination du Programme National
d'Alimentation et de Nutrition (UCPNANu).
D’autres professionnels appartenant à diverses institutions comme l’OPS/OMS, les centres GHESKIO, les Centres pour le
Contrôle et la Prévention des Maladies (CDC), le Comité National de Bioéthique (CNB), la Direction de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche Scientifique (DESRS) du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), les
Facultés de médecine des Universités Quiskeya et Lumière ont participé aux réflexions pour le développement de ce guide de
recherche. Dr Valentina Picot, Responsable de la Recherche Clinique à la Fondation Mérieux, qui a mené de nombreuses études
internationales de recherche appliquée sur les maladies infectieuses surtout dans les pays en développement, a aussi participé aux
débats et apporté des conseils.
Le guide de recherche, une fois finalisé, sera adressé à l’ensemble de la communauté scientifique locale et étrangère qui souhaite
mener des projets de recherche en Haïti.
LES FORMATIONS
Le LabBook, un outil adapté au besoin d’Haïti
« Le logiciel LabBook est adapté au besoin d’Haïti. » C’est la conclusion qui ressort d’une évaluation faite auprès des
utilisateurs de LabBook au Laboratoire de l’Hôpital Universitaire la Paix (HUP). Le LabBook est utilisé comme Système
d'Information de Gestion de données de laboratoire (SIGL) depuis octobre 2018 dans cet hôpital. Ceci grâce à un projet
pilote financé par le projet SPHaïtiLab.
Cette évaluation a eu lieu en septembre 2019 afin de décider si ce logiciel va être déployé à d’autres laboratoires en Haïti et
d’identifier les premiers bénéficiaires. Une rencontre a eu lieu le 6 septembre 2019 entre les différents partenaires en vue de
présenter les résultats de l’évaluation.
58 % des utilisateurs de LabBook au laboratoire de l’HUP ont participé à l’évaluation du logiciel, soit 14 sur 24. 78% d’entre eux
ont déclaré être satisfaits du LabBook. Selon eux, ce système facilite leur travail. Il permet une meilleure sauvegarde et archivage
des données, une meilleure gestion de la qualité. Les résultats sont plus explicites, informatisés et plus représentatifs. Ce qui
améliore considérablement la bonne marche du laboratoire.
Toutefois, certains utilisateurs ont fait quelques recommandations en vue de garantir une meilleure utilisation du LabBook. Ils
proposent entre autres de continuer à sensibiliser les utilisateurs du logiciel encore réticents pour permettre un changement de
comportement, d’offrir un encadrement technique au personnel laboratoire de l’HUP, de prévoir d’autres sources d’énergies lors
des coupures d’électricité et d’améliorer la vitesse du LabBook.
Après l’évaluation, il a été conclu de réaliser un deuxième test dans un laboratoire clinique de plus petite taille avec moins de
salles de travail et un nombre de personnel restreint avant de le lancer dans d’autres laboratoires. En outre, les données
actuellement collectées par l’HUP feront l’objet de rapports épidémiologiques afin d’exploiter les données de façon anonyme pour
contribuer à la veille sanitaire.
Le LabBook a été créé en 2011 par la Fondation Mérieux à travers le projet RESAOLAB, Réseau d’Afrique de l’Ouest des
laboratoires de biologie médicale. Les premiers pays à l’utiliser étaient le Burkina Faso, le Sénégal et le Mali. Haïti est devenu
bénéficiaire de ce projet à travers le projet SPHaïtiLab. La mise en place d’un système d’information et de gestion des données de
laboratoire performant et adapté fait partie des objectifs de ce projet.
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Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince
Numéro 11
LES ACTIVITÉS EN CHIFFRE
Retour sur les résultats de la performance des laboratoires en 2018
Nombre de Laboratoires par test pour la session d’avril 2018
300
250
255
212
200
255
215
196
Lab enrolés
142
150
120
100
Lab Participants
100
Lab satisfaisants
24
25 19 17
Color. Gram
GeneXpert
50
0
VIH
Syphilis
N.B : Pour les pathogènes entériques, un seul laboratoire a participé à la première session. Il a obtenu un score de 100%.
Nombre de Laboratoires par test pour la session d’octobre 2018
250
200
230
194185
230
194
169
150
Lab enrolés
120
92
100
Lab participants
35
25 15 14
Color. Gram
GeneXpert
50
Lab satisfaisants
0
VIH
Syphilis
Source : Rapport UEEQ
Constats et recommandations
Plusieurs laboratoires et postes de dépistage à travers le
pays ont été évalués en 2018 par l’Unité d’Évaluation
Externe de la Qualité (UEEQ) du Laboratoire National
de Santé Publique (LNSP). Les résultats de leur
performance ont été présentés le mercredi 14 aout 2019.
Cette activité entre dans le cadre du programme
d’Évaluation Externe de la Qualité (EEQ) financé par le
programme PEPFAR (President's Emergency Plan for AIDS
Relief). En 2018, l’EEQ a couvert les dix départements du
pays et a porté sur le VIH, la syphilis, le Xpert/MTB/RIF, la
coloration de Gram et les pathogènes entériques (Vibrio
cholerae, Salmonella spp. et Shigella spp.). L’évaluation a
été réalisée en deux sessions : avril et octobre. Son objectif
principal est de s’assurer de la fiabilité des tests réalisés
quotidiennement par les prestataires de soins à travers le
pays au bénéfice de la population haïtienne.
• 3,3% des résultats sont des faux indéterminés pour le VIH
et 3,2% des résultats sont faux négatifs pour la syphilis. Le
problème de faux indéterminés des tests VIH ainsi que pour
la syphilis se situe soit au niveau de la reconstitution de
l’échantillon ou de la procédure de réalisation des tests : le
temps d’attente n’est pas respecté. Il faut donc arriver à
l’amélioration de la qualité du dépistage de ces tests par la
formation ou le recyclage des prestataires.
• Pour la coloration de Gram, 24 % des laboratoires (soit
24/100) ont une performance acceptable allant de 80 à 100
pour la session d’Avril et 38 % des laboratoires (soit 35/92)
pour la session d’octobre. La méthode de coloration des
lames doit être améliorée pour avoir une meilleure
performance. Les visites rapprochées permettront d’évaluer
la procédure de coloration et la lecture des lames en utilisant
les panels envoyés antérieurement.
• Dans le programme VIH, pour la session d’avril, sur 1 266
résultats, 1 188 sont corrects, soit une efficience nationale de
94 %. Pour la session d’octobre, sur 1 158 résultats, 1 139
sont corrects, soit une efficience nationale de 98%.
L’algorithme national était respecté à 100%.
• Pour le Xpert/MTB/RIF, on observe une baisse des taux de
participation et de performance en 2018. Pour la session
d’avril, 17 laboratoires sur 19 ont obtenu un score
satisfaisant allant de 85 à 100. Pour la session d’octobre, 14
laboratoires sur 15 ont un score de 80 à 100.
• Quant à la Syphilis, l’analyse des données montre un taux
d’efficience de 98% pour la session avril, (sur 1 284
résultats, 1 256 sont corrects). Il y a eu un taux d’efficience
de 95,5% pour la session d’octobre 2018 (sur 1 161
résultats, 1 109 sont corrects).
Il est important de suivre les laboratoires dont la
performance est insatisfaisante. Pour les problèmes
d’électricité enregistrés lors de la réalisation des tests, il faut
une intervention efficace pour la stabilisation de l’électricité
au niveau de ces institutions.
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Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince
Numéro 11
ESPACECOLLABORATION
Enquête sur la filariose lymphatique dans les Nippes
Le Programme National de Contrôle de la Malaria et de
la Filariose Lymphatique (PNCM/LF) en collaboration
avec l’ONG IMA World Health et CDC (Atlanta & Haïti)
a lancé une étude communautaire dans les Nippes sur la
Filariose Lymphatique (FL). L’objectif de cette enquête
est d’identifier la meilleure stratégie d'échantillonnage
dans les communautés au sein desquels des enfants ont été
trouvés positifs pour la FL. Du 16 au 18 juillet 2019, une
formation sur les techniques de l’enquête a eu lieu au
LNSP.
Les partenaires de l’enquête répondent à
quelques questions.
Quels sont les objectifs de cette formation ?
RE : Les objectifs de la formation étaient de former 14
enquêteurs (8 lab techniciens et 6 enumérateurs) et 2
superviseurs pendant trois jours sur les points suivants :
objectifs généraux de l’étude, critères d’inclusion et
d’exclusion, consentement éclairé et assentiment pour les
individus éligibles pour l’étude, échantillonnage aléatoire et
échantillonnage intentionnel, rentrée des données dans le
système de collecte de données mobiles SDK, utilisation des
GPS pour identifier les foyers à inclure, méthodes de
laboratoires pour le test rapide pour antigénémie filarienne
(FTS) qui permet de détecter la qualité de l’antigène de
Wuchereria bancrofti et collecte de sang sur papier buvard.
Pourquoi vous avez réalisé cette enquête d’évaluation de
la transmission (TAS) dans le département des Nippes ?
RE : Le premier TAS effectué en 2015 n’a identifié que deux
enfants positifs dans les 11 communes que représentait l’unité
d’évaluation des Nippes. Ce nombre était en-dessous du seuil
critique de transmission. Pour cette raison, les Traitements
Médicamenteux de Masse (TMM) y ont été stoppés. En 2017,
pendant le TAS2, huit enfants positifs ont été trouvés. Ce
chiffre était toujours en dessous du seuil critique, mais
l’augmentation du nombre d’enfants positifs entre le TAS1 et
le TAS2 a inquiété les experts de la filariose lymphatique
d’où cette étude communautaire dans les Nippes. Son objectif
est d’identifier la meilleure stratégie d'échantillonnage dans
les communautés où des enfants ont été trouvés positifs pour
la filariose pendant les TAS 2 et TAS 3 effectuées pendant la
phase de surveillance qui suit l’arrêt des traitements
médicamenteux de masse (TMM) avec la diéthylcarbamzine
et l’albendazole. Le but est d'identifier si une transmission
continue de la FL est constatée après l’arrêt des TMM. Des
études similaires ont été effectuées dans d’autres pays comme
le Burkina Faso et les Philippines.
Parlez-nous un peu de cette enquête.
RE :
La
méthodologie
inclut
deux
méthodes
d’échantillonnage. La première, dite intentionnelle ou en
anneaux, consiste à inclure toutes les personnes âgées de plus
de deux ans dans les 50 foyers les plus proches de la maison
où vit l’enfant dépisté positif durant le TAS. La deuxième,
dite aléatoire, consiste à inclure de façon aléatoire 20 maisons
(même groupe d’âge) dans la section d’énumération (SDE) où
vit cet enfant. Les personnes sont testées pour les antigènes
du ver adulte (test rapide FTS) et pour les anticorps de la FL
(sang collecté sur papier filtre). Si au moins une personne est
trouvée positive par le test FTS en utilisant ces deux
méthodes d’échantillonnage, un échantillonnage aléatoire de
20 maisons est effectué dans deux SDE supplémentaires
proches des cas positifs. Toutes les personnes trouvées
positives sont traitées avec le traitement utilisé pendant les
TMM.
Quel est le rôle du LNSP dans le cadre de cette enquête ?
RE : Il est possible que les papiers filtres soient testés pour les
anticorps de la FL au LNSP en utilisant la plateforme
multiplex.
Quelle est la situation actuelle de la filariose lymphatique
en Haïti ?
RE : Les TMM ont commencé en Haïti en 2000 dans la
commune de Léogâne. En 2012, toutes les communes d’Haïti
bénéficiaient de TMM. Le premier TAS a été effectué en
2012 dans la commune de la Tortue à la suite de quoi les
TMM ont été interrompus dans cette commune. En 2019,
seulement 18 sur les 140 communes d’Haïti ont encore besoin
de TMM.
LES ÉVENEMENTS CLÉS
19 novembre au 6 décembre
2019
Sessions de recyclage au LNSP pour les techniciens des 25 sites GeneXpert à travers le
pays.
4 décembre 2019
Formation des médecins cliniciens privés du Nord et du Nord ‘est sur la technologie
GeneXpert .
QUOI DE NEUF AU LNSP
Les employés du trimestre :
Service Sérologie/Virologie- Yanick Rathon: Flexible,
Esprit d’équipe.
Nouveaux venus : Trois nouveaux employés ont rejoint
l’équipe du LNSP : Jordanie Simon, Chauffeur, Djems
Destin, Agent d'achat et Judelin Edmond, Technologiste
Médical. Nous leur souhaitons la bienvenue !
Départ : Jéthro Boutin a quitté le LNSP où il a travaillé
comme Coordonnateur de Recherche pendant six mois.
REMERCIEMENTS
Chargée de publication : Marie Ludie Monfort Paul
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