Plan estratejik pou ranfòse siveyans epidemyolojik ann Ayiti 2013-2018
Rezime — Estrateji nasyonal pou ranfòse siveyans epidemyolojik, ki kouvri eta sistèm nan, òganizasyon DELR, rezo siveyans lan, resous, priyorite estratejik, aplikasyon, swivi ak bidjè.
Dekouve Enpotan
- Li evalye kapasite siveyans nan chak nivo sistèm sante a.
- Li defini rezo siveyans nasyonal la ak bezwen resous.
- Li gen dispozisyon pou aplikasyon, swivi ak bidjè.
Deskripsyon Konple
Li evalye siveyans epidemyolojik depi nivo kominotè rive nan nivo santral epi li egzamine sitiyasyon administratif, finansye ak pèsonèl DELR. Li defini vizyon siveyans, estrikti rezo a, resous ak priyorite estratejik. Li ajoute dispozisyon pou aplikasyon, jesyon, swivi, evalyasyon ak bidjè pou peryòd planifikasyon an.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA POPULATION
DIRECTION D’EPIDEMIOLOGIE DE LABORATOIRES ET DE LA RECHERCHE
(D. E. L. R.)
Plan Stratégique pour le Renforcement de la
Surveillance Epidémiologique en Haïti
2013- 2018
Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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SOMMAIRE
Pages .
Sommaire………………………………………………………………………… 2
Préface…………………………………………………………………………… 4
Acronymes et Abréviations…………………………………………………… 5
Remerciements ………………………………………………………………… 6
Résumé Exécutif ……………………………………………………………….. 7
INTRODUCTION …………………………………………………………………… 8
I. Méthode utilisée pour élaborer le Plan Stratégique …………….. 10
II. Profil social, économique et sanitaire de la République d’Haïti.. 11
1. Indicateurs……………………………………………………… 11
2. Organisation du système de santé …………………………. 11
III. Historique de la surveillance épidémiologique en Haïti ……….. 12
IV. Justification du processus de renforcement………………………………. 12
V. Etat des lieux : SE et DELR……………………………………………… 16
1. SE au niveau communautaire…………………………………….. 16
2. SE au niveau des institutions…………………………….……….. 17
3. SE au niveau des UCS/BCS……………………………………….. 17
4. SE au niveau des départements…………………………..……….. 17
5. SE au niveau central ……………………..……………………….. 17
6. Etat de la DELR ………………………………………………….. 19
a. Situation administrative / légale actuelle………………... 19
b. Situation financière……………………………………….. 19
c. Les ressources humaines………………………………….. 19
d. Organisation………………………………………………. 20
VI. Résumé de la situation actuelle ………………………………………….. 21
1. Forces …………………………………………………………….. 21
2. Faiblesses ………………………………………………………… 21
3. Contraintes ……………………………………………………….. 22
4. Opportunités ……………………………………………………… 22
VII. Le renforcement de la surveillance épidémiologique …………………….. 22
1. Définition de la surveillance épidémiologique …………………… 22
2. Vision de la DELR pour la SE en Haïti ………………………….. 22
3. Proposition de la mission ………………………………………… 23
4. Réseau de surveillance …………………………………………… 23
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5. Organisation de la DELR …………………………………………. 24
6. Organisation des départements……………………………………. 26
7. Organisation des autres échelons du réseau de SE………….…….. 26
8. Ressources humaines………………………………………….…… 27
9. Ressources financières ….….………………………………….…. 27
10. Ressources Matériels ……………………………………………... 27
11. Outils épidémiologiques…………………………………………... 27
VIII. Les axes stratégiques du renforcement ……………………………………. 28
IX. Stratégie de mise en œuvre ……………………………………………….. 32
X. Structure de Gestion du Plan Stratégique…………………………………. 36
XI. Suivi et Evaluation………………………………………………………... 36
XII. Le budget du plan ………………………………………………………… 40
XIII. Perspectives ………………………………………………………………. 43
ANNEXES………………………………………………………………………… 44
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Préface
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ACRONYMES
BMC : Brigade Médicale Cubaine
CDC : Centers for Disease Control and Prevention (des Etats-Unis)
CASIS : Comité d’Appui au Système d’Information Sanitaire
DD : Direction Départementale
DELR : Direction d’Epidémiologie, Laboratoire et Recherche
DPEV : Direction du Programme Elargie de Vaccination
HSIS : Système d’Information Sanitaire Haïtien
IHE : Institut Haïtien de l’Enfance.
IRA : Infection respiratoire aiguë
IST : Infection Sexuellement Transmissible
LNSP : Laboratoire National de Santé Publique
MESI: Monitoring, Evaluation and Surveillance Interface
MSPP : Ministère de Santé Publique et de la Population
OPS/OMS : Organisation Pan Américaine de la Santé / Organisation Mondiale de la Santé
PSRSEH : Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Epidémiologique en Haïti
RSI : Règlement Sanitaire International (2005)
SIS : Système d’Information Sanitaire
SSE : Système de Surveillance Epidémiologique.
VIH : Virus d’Immunodéficience Humain
UPE : Unité de Planification et Evaluation
USI-CHUM : Unité de Santé Internationale – Centre Hospitalier de l’Université de Montréal
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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REMERCIEMENTS
Nous remercions tous ceux qui ont contribué d’une manière quelconque à
l’élaboration du présent document. Nous remercions en particulier les personnes
suivantes :
DELR OPS/OMS
Dr Paul ADRIEN Dr Jean Marie RWANGABOWBA
Dr Magloire ROC
Dr Donald LAFONTANT
Dr Robert BARRAIS
Dr Patrick DELY
Dr Gérard JOSEPH
MSPP BANQUE MONDIALE
Dr Jules GRAND PIERRE Mme Eleonora CAVAGNERO
FAES CDC
Dr Darlène ROCHELIN Dr Stanley JUIN
Mme Hericie Saget GABRIEL Dr Mark KATZ
La révision du présent plan stratégique a été possible grâce au financement de la
Banque Mondiale dans le cadre du Programme de Réponse Urgente au Choléra
(PRUC) avec une gestion confiée au Fond d’Assistance Economique et Social (FAES).
La coordination des activités pour cette révision a été assurée par Dr Senou
AMOUZOU a titre de consultant auprès de la DELR
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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RESUME EXECUTIF .
Ce plan stratégique constitue l’un des documents stratégiques du pays en matière de santé et
s’inscrit en appui au processus de gestion axée sur les résultats prônés par le MSPP en regard
de sa vision de garantir et d’améliorer la santé de toute la population. Le présent plan
stratégique précise, pour la période de 2013-2018, les principaux objectifs visés par le Ministère
de la Santé Publique et de la Population (MSPP), les principaux types d'actions et les moyens
qu'il mettra en œuvre pour atteindre ses objectifs en matière de renforcement du système de
surveillance épidémiologique. Ainsi la mise en œuvre de ce plan aura contribué à renforcer son
système d’information sanitaire pour mieux supporter la prise de décision à différents niveaux
de la pyramide sanitaire et rendre le système plus efficace.
Le Plan Stratégique pour le renforcement de la Surveillance Epidémiologique a été
conçu sur un mode concerté avec les acteurs de la Surveillance Epidémiologique á tous
les niveaux et aussi les partenaires. D’ici à 2018, ce plan a pour objectif de servir de
boussole à la réalisation de la vision de l’état haïtien pour la santé de sa population en
matière de SE. Pour ce faire, le MSPP a dû examiner ses contextes interne et
externe, et faire des projections sur un horizon de cinq ans et à déterminer les
stratégies qui lui permettront de concrétiser sa mission et sa vision dans les
domaines de l’épidémiologie, de laboratoire national de santé publique et de
recherche.
De manière plus précise, le présent plan se développe autour de trois axes principaux à
savoir :
Le Renforcement institutionnel du SSE et du cadre stratégique
Le Renforcement des activités de surveillance : fonctions essentielles
Le Renforcement des activités de soutien au système de surveillance
La mise en œuvre du plan sera matérialisée à travers le réseau existant de surveillance à
l’échelle du pays. Des activités de renforcement institutionnel seront conduites pour
rendre le réseau plus cohérent et plus efficace. L’implication soutenue des hautes
instances de l’état est recherchée pour soutenir la DELR qui assurera le leadership de
l’implantation et du suivi de la performance d’exécution de ce plan en regard de la vision
du MSPP et des ressources disponibles.
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INTRODUCTION
L’amélioration de la performance (planification, coordination, exécution, suivi-évaluation, etc.)
du système national de santé nécessite une connaissance pointue et en temps réel de
l’information sur la survenue ou l’évolution des phénomènes susceptibles d’agir sur la santé
publique. Pour ce faire un réseau d’information efficace est nécessaire et constitue le baromètre
du système qui permet une réaction adéquate en termes de prise de décision pour organiser la
réponse. Ce réseau existe en Haïti et ne cesse de s’améliorer depuis les années 1980 mais la
performance espérée n’est pas encore atteinte.
Les diverses évolutions du contexte sanitaire tant nationales, régionales qu’internationales
contraignent le réseau d’information à s’adapter et à se diversifier. Sur le plan national, Haïti fait
face depuis des années à des catastrophes naturelles dont le point culminant fut le séisme de
janvier 2010 suivi de l’épidémie de choléra en octobre 2010 dégradant encore plus le système de
santé. Cette situation a vu un débordement des structures étatiques chargées de la coordination
des interventions sanitaires, fonction qui a dû être assumée par l’OPS/OMS et autres partenaires
à travers le cluster santé pour organiser l’alerte et la réponse créant ainsi des systèmes
d’information parallèles à celle existant.
Sur le plan international, l’entrée en vigueur du RSI (2005) dont Haïti est signataire contraint le
pays à la mise en place d’un système de surveillance dont les normes sont internationalement
définies et ceci a un rythme convenu non dépendant des contraintes internes. La création d’un
point focal national comme préconisé par le RSI (2005) et placé au sein de la Direction de la
Promotion de la santé est une illustration de la non uniformité du système d’information sanitaire
dont la surveillance épidémiologique est une composante.
Ainsi malgré l’action du MSPP et de tous ses partenaires, l’ampleur des problèmes de santé
publique causée par la majorité des maladies et évènements créant des urgences de santé
publique de portée nationale et internationale1(USPII) est mal connue, ce qui entrave la
planification des mesures de contrôle et prévention en matière de soins pour la population.
Aussi, il n’existe pas un système intégré de communication et d’information sanitaire capable
de bien orienter les acteurs de santé pour une meilleure intervention sanitaire à tous les niveaux.
De plus, Haïti ne parvient pas encore à prouver l’élimination de son territoire des maladies telles
la poliomyélite, la rougeole, la rubéole en raison de la faiblesse du système de surveillance
épidémiologique qui consiste à « prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en
protéger, à la maitriser et à y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux
risques qu’elle présente pour la santé publique en évitant de créer des entraves inutiles au trafic
et au commerce international »2.
Les problèmes sont évidents tant dans l’organisation du système de surveillance épidémiologique
lui-même que dans son fonctionnement : les données sont principalement collectées à travers des
sites sentinelles qui manquent de représentativité, de couverture géographique et de complétude ;
l’analyse de données ne se fait pas systématiquement ; l’investigation, la confirmation des cas et
1 Règlement Sanitaire Internationale (2005) —2 IIème Edition.
2 Article 2 : Objet et Portée du Règlement Sanitaire International
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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la validation de données sont insuffisantes. La retro information aussi manque cruellement
surtout au niveau périphérique pendant qu’elle est assez régulière au niveau central.
Depuis 2000, le MSPP et, depuis sa création, la DELR s’efforce de renforcer la surveillance
épidémiologique et de mettre en place un système national permettant de mieux déceler les
problèmes de santé en collaboration avec plusieurs de ses partenaires. Malgré ces efforts, le
système de surveillance épidémiologique reste incomplet, fragmenté et peu performant. Or, des
informations valides, pertinentes et fiables sont les conditions préalables pour la planification de
l’ensemble des activités d’un système de santé.
Pour remédier à la situation et pour s’adapter aux changements connus depuis 2005, la DELR,
avec le soutien du FAES et l’OPS-OMS, a décidé d’entamer un Processus de Renforcement du
Système de Surveillance Epidémiologique, comprenant une actualisation du Plan Stratégique et
l’élaboration d’un nouveau Plan de Mise en Œuvre pour le renforcement de la surveillance
épidémiologique en Haïti. Ce Processus rentre donc dans la suite des activités entreprises depuis
2000 et prend en compte les idées maitresses des processus de renforcement antérieurs contenues
dans les documents suivants :
MSPP, 2000 : Plan stratégique pour le développement de l’épidémiologie en Haïti 2001-2004
USI-CHUM, 2006 : Bilan d’Implantation des Programmes et du Système de Surveillance
Epidémiologique
USI-CHUM, 2008 : Mission d’Appui à la Mise en Œuvre du Plan de Renforcement pour le
Système de Surveillance Epidémiologique en Haïti
Le plan de Renforcement et de Mise en Œuvre pour le Système de Surveillance en Haïti,
Janvier 2007.
DELR / MSPP, 2009 : Surveillance Epidémiologique en Haïti – Normes et Procédures
DELR / MSPP, 2011 : Plan de Développement de la Surveillance Épidémiologique. Plan
National d’Action pour la mise en œuvre du RSI – (2005). Haïti, Octobre 2011
Le Guide Technique pour la Surveillance Intégrée de la Maladie et la Riposte dans la Région
Africaine, 2ème Edition de l’OMS a également servi d’inspiration au présent document (ainsi
qu’au Plan de Développement de 2011).
Le Règlement Sanitaire International (2005) 2eme Edition, OMS.
Des analyses du système de surveillance épidémiologique faites par la DELR et l’OPS-OMS
dans le cadre de l’élimination du choléra de l’île d’Hispaniola et par les épidémiologistes
départementaux lors d’un « Atelier de travail pour la mise à jour du plan stratégique pour la
surveillance épidémiologique en Haïti » tenu à Port-au-Prince en mai 2012 ont formé les
objectifs et stratégies décrits dans le présent document.
Le premier draft du présent Document qui est en cours de révision par un comité restreint
d’OPS/OMS, FAES/BM et DELR (Juillet 2012)
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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I – Méthode utilisée pour élaborer le Plan Stratégique
L’élaboration de ce plan stratégique pour le renforcement de la surveillance épidémiologique est
un initiative de la Haute autorité du MSPP et le processus s’est déroulé sous forme de
consultations en plusieurs étapes qui incluront les membres du personnel œuvrant à tous les
niveaux du système sanitaire et culmineront en une réunion avec les partenaires nationaux et
internationaux pour présenter la vision stratégique du MSPP en matière de surveillance
épidémiologique et riposte et proposer un plan national consolidé de mise en œuvre de cette
vision.
(i) La première consultation se fera au niveau central pour réviser la vision, raffiner la
stratégie, revoir et mettre à jour le Plan Stratégique de Développement de l’Epidémiologie de
2001 , avec une définition claire des indicateurs de performance du système de surveillance
épidémiologique et riposte à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, une liste actualisée
des maladies, affections et événements sanitaires sous surveillance, outils actualisés de suivi
et supervision et un inventaire complet des besoins pour assumer les fonctions essentielles de
la surveillance au niveau central.
(ii) La consultation au niveau central sera suivie par une réunion de consultation avec les
partenaires locaux et internationaux pour leur présenter la vision et la stratégie de
renforcement du système de surveillance épidémiologique et riposte, et recueillir leurs avis et
conseils.
(iii) L’étape suivante consistera à organiser des consultations au niveau départemental pour
recueillir des informations sur les problèmes auxquels les départements, les unités
communales de santé (UCS), institutions sanitaires de santé et relais de santé
communautaires font face en matière de surveillance épidémiologique et riposte et proposer
des solutions adéquates pour y remédier. En marge de ces consultations, chaque département
devrait produire un inventaire complet des besoins pour assumer les fonctions essentielles de
la surveillance aux niveaux départemental, UCS, institutionnel et communautaire.
(iv) Une fois les besoins identifiés au niveau des départements, des UCS, au niveau
institutionnel et communautaire, la DELR procédera à l’élaboration d’un Plan National de
Mise en Œuvre de Renforcement du Système de Surveillance Epidémiologique et Riposte
avec budget et calendrier de mise en œuvre aux différents niveaux du système sanitaire. Ce
Plan prendra en compte les résultats des évaluations du Plan de Mise en Œuvre de 2006 ainsi
que des contributions des consultations faites au niveau départemental (étape précédente) et
servira comme cadre stratégique et opérationnel aux Plans Départementaux qui devront être
élaborés par chaque département. Chaque Plan Départemental devra être élabore en tenant
compte des caractéristiques particulières à chaque département.
(v) Finalement, les partenaires locaux et internationaux seront conviés à une seconde réunion
pour leur présenter le Plan de Mise en Œuvre de Renforcement du Système de Surveillance
Epidémiologique et Riposte en Haïti avant sa finalisation et soumission aux autorités
supérieures du MSPP pour approbation.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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II. Profil socio démographique et sanitaire du pays
1 – Les indicateurs
Occupant la partie tierce ouest de l’ile d’Hispaniola qu’il partage avec la République
Dominicaine, Haïti s’étend sur une superficie de 27 750 km² et compte 10 départements
administratifs et la région métropolitaine. La population est estimée à 10 413 211 en 20123
habitants dont 52% vivant en zone urbaines, avec une densité de 375,25 habitants par km²
inégalement répartie sur les 140 communes du pays. Le taux moyen d’accroissement est de 15.8
pour mille avec une extrême jeunesse de la population: 46% à moins de 20 ans.
Sur le plan socio-économique, l’analphabétisme de la majorité de la population, le faible niveau
de revenu, l’exclusion sociale, la faible accessibilité aux structures de soins et aussi des
conceptions culturelles empêchant le recours à la médecine moderne sont autant d’obstacles
pour l’amélioration de la santé de la population.
Sur le plan situation sanitaire, quelques indicateurs ci-dessous donnent un aperçu 4:
Espérance de vie à la naissance : 62 années
Mortalité chez les moins de 5 ans : 165 pour mille naissances vivantes
Mortalité maternelle : 350 pour 100 000 naissances vivantes
Prévalence du VIH : 19 pour 1000 adultes de 15 à 49 ans
Prévalence de la tuberculose : 314 pour 100 000 habitants.
La morbi-mortalité est imputable majoritairement aux maladies infectieuses
transmissibles (72%) alors que les causes chronico-dégénératives non transmissibles en sont
responsables à 22%. Les 6% restant étant les causes accidentelles.
Cette situation sanitaire difficile traduit malgré tout une évolution positive au regard des
indicateurs des années précédentes comme l’espérance de vie qui était de 57 au début des années
2000.
2 – Organisation du système de Santé
Le système de santé en Haïti est actuellement régi par la loi organique contenu dans le décret du
05 janvier 2006 qui organise le Ministère de la Santé Publique et de la Population. Ce ministère
comprend trois niveaux à savoir :
Le niveau central qui s’arcboute sur des directions centrales programmatiques et des
unités regroupées autour du cabinet du Ministre et de la direction général.
Le niveau intermédiaire qui comprend : les directions départementales de la santé au
nombre de 10.
Le niveau périphérique est représenté par les coordinations des unités communales de
santé.
3 Source : Institue Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) : estimations et projection de la
population totale, urbaine, rurale et économiquement active. Version de mai 2008
4 Source: OMS/OPS: Haiti, Country Health Profile. may 2012
(http://www.who.int/gho/countries/hti.pdf)
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Le SSE doit s’imbriquer dans le système de santé en tenant compte de cette structuration pour
une collecte optimale d’informations.
III. H ISTORIQUE DE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE EN H AÏTI
Avant la mise en œuvre du concept de SE dans les années 1975, il y avait des services diverses
qui s’occupaient de la détection et de la lutte contre les maladies notamment le Service National
d’Eradication de la Malaria (SNEM). Mais les ébauches de la SE en Haïti datent des années 1975
en commençant par gestion de l’information sanitaire réduite à une compilation de données sur
les maladies à déclaration obligatoire. Ensuite des Services d’Epidémiologie régionaux puis
départementaux ont été créés. En 1991, la Direction d’Epidémiologie et de Statistiques fut créée
avec comme objectifs de mettre en route une surveillance sentinelle des maladies prioritaires et
développer un Système d’Information Sanitaire. Mais les troubles politiques que le pays a connu
ont empêché la surveillance de prendre le rythme espéré et obligeant à des stratégies temporaires
comme la création de centres de surveillance sentinelles gérés par l’Institut Haïtien de l’Enfance.
Avec le retour de l’ordre constitutionnel en 1995, le MSPP a créé le CASIS qui avait mis en
route un SIS (non hospitalier) et un SSE sentinelle qui couvrait 10 pathologies avec notification
positive immédiate et notification négative hebdomadaire. Ce système avait fonctionné jusqu’en
2000 avec un taux de mise en œuvre de 80% mais lors du transfert des compétences du CASIS
aux départements, la performance a chuté. Ceci coïncidait avec une reprise de troubles
politiques, une dégradation de la santé générale de la population. Le besoins d’amélioration de la
SE furent à la base du développement d’une nouvelle stratégie de surveillance actuellement en
vigueur et dont voici quelques dates clefs :
2000 : Réunion nationale et élaboration du Plan Stratégique 2001-2004
2005: Création de la DELR
2006-2008 : Consultation pour le bilan et plan de mise en œuvre pour le SSE
2007: Entrée en vigueur du RSI(2005)
2009 : Normes et Procédures de Surveillance
2011 : Projet de développement du SSE et SEBAC
2011: Plan national pour la mise en œuvre du RSI (2005)
2012 : Processus actuel pour mettre à jour le plan stratégique et le plan de mise en œuvre.
IV. JUSTIFICATION DU PROCESSUS DE RENFORCEMENT
Bien imbu des contraintes de la situation sanitaire, les hautes instances ont entrepris des
initiatives ambitieuses d’amélioration qui se traduisent par les progrès enregistrés avant 2010,
année des perturbations majeures (séisme et cholera). Les indicateurs de santé en Haïti
demeurent néanmoins parmi les plus faibles de la région des Amériques malgré ces progrès. Le
système de santé haïtien offre des soins formels à environ 47 % de la population avec un secteur
privé extrêmement important, particulièrement celui à but non lucratif bien que son articulation
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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avec le secteur public mérite d’être améliorée. En pratique, le système présente d’importants
problèmes de fonctionnalité, d’organisation et de gestion - autant au niveau micro que macro -,
résultant en une offre de soins fragmentée, peu accessible et avec un faible contrôle de qualité.
Avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, le système de santé en Haïti était caractérisé
par des déficits majeurs, dont les plus importants étaient : la faible couverture et d’importantes
inégalités, le faible niveau de financement et les inefficiences, la faible décentralisation et le
dysfonctionnement organisationnel, le déficit de ressources humaines et sa faible productivité.
L’impact du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sur les structures du secteur santé a été
dramatique. Dans les trois (3) départements géographiques les plus touchés du pays (Ouest, Sud-
Est et les Nippes), 60 % des hôpitaux ont été sévèrement endommagés ou complètement détruits.
Les bureaux et moyens de gestion du Ministère de la Santé ont aussi été très affectés. Le
déplacement des populations a accru fortement la pression sur le système de soins dans les
départements non concernés directement par le séisme. De nouveaux groupes vulnérables sont
apparus. La désorganisation des services de santé provoquée par la démobilisation du personnel
de santé affecté par le séisme contribue aussi aux impacts négatifs en termes de diminution du
volume de services.
Par ailleurs, les effets de cette catastrophe ont été augmentés par l’épidémie de choléra qui s’est
déclarée en octobre 2010. Le système de santé national était capable de détecter l’épidémie et
confirmer l’étiologie, mais la réponse a nécessité un appui externe, celui-ci étant facilité par la
présence de nombreuses organisations internationales depuis le séisme. L’impact de ces crises va
donc se faire sentir encore pendant les années à venir à tous les niveaux du secteur santé dont les
capacités du système pour la surveillance et la riposte. L'efficacité du Ministère de la Santé
Publique et de la Population en a été très réduite (coordination, personnel, infrastructure,
équipement). Tout en augmentant l’accessibilité des soins, l'arrivée de nombreux nouveaux
acteurs a posé des défis supplémentaires à la coordination déjà très faible du secteur de santé
notamment au niveau de la surveillance épidémiologique dont la mise en place avait commencée.
Il faut noter qu’en 2000, un Plan Stratégique pour le Développement de l’Epidémiologie en Haïti
2001-2004 a été élaboré par le MSPP avec ses partenaires. Ce plan décrivait l’état de
l’épidémiologie en Haïti à cette époque avec une analyse des forces, faiblesses, menaces et
opportunités et formulait la vision et la mission de l’épidémiologie en Haïti et des axes
stratégiques pour son renforcement qui permettrait d’atteindre les objectifs.
Parmi les constats de ce plan, il y avait des lacunes dans la disponibilité de données fiables pour
orienter l’intervention sanitaire. Malgré les intentions du plan et malgré plusieurs projets de
renforcement du système de surveillance épidémiologique depuis 2000, ce constat se fait encore
aujourd’hui, avec en plus un manque d’analyse et d’exploitation dans la riposte et la
planification. De plus, la fragmentation du système de surveillance ne facilite pas non plus
l’analyse, ni la prise de décision; les données de chaque système sont incomplètes, souvent non-
validées, contradictoires et non analysés.
Actuellement, trois sources de données épidémiologiques « générales » opèrent sur le terrain : les
sites sentinelles de la BMC, les sites sentinelles MESI / DELR / PEPHAR et le HSIS qui, sous
les auspices de l’UPE, collectent certaines données de morbidité et de mortalité. A ces systèmes
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se rajoutent des nombreux systèmes verticaux, incluant ceux d’autres directions du MSPP dans le
cadre des différents programmes de contrôle de maladies spécifiques, et sans doute des systèmes
des organisations internationales et leurs bailleurs de fonds pour le suivi et la planification de
leurs activités.
Programme National d’Élimination de la Malaria
Programme National de Lutte contre le SIDA
Programme National d’Élimination de la Lèpre
Programme National de Lutte contre de la Tuberculose
Programme National de Nutrition.
Direction de la Promotion de la Santé (qui héberge le Point Focal National du
RSI 2005),
Etc.
Des nombreuses évolutions – tant au plan national qu’au plan régional et international – font
qu’aujourd’hui le contexte dans lequel la surveillance épidémiologique doit œuvrer a
considérablement changé. Parmi les changements récents, les suivants méritent d’être
mentionnés :
L’accroissement des voyages et échanges commerciaux régionaux et internationaux pouvant
être à l’origine de la propagation de maladies qui n’étaient pas connues auparavant dans le
pays, exemple : fièvre jaune, peste pulmonaire, poliomyélite due au poliovirus de type
sauvage, etc.
L’émergence ou la réémergence d’agents infectieux virulents avec potentiel de propagation
rapide et/ou létalité élevée tels que le virus de la grippe aviaire, la souche de tuberculose
multi résistante, etc.
L’importance progressivement croissante des maladies et événements sanitaires non-
transmissibles comptant pour une large portion des admissions aux hôpitaux et une mortalité
accrue. Par exemple, maladies cardiovasculaires, accidents routiers, violence de tout genre.
Vulnérabilité des populations affectées par les désastres naturels comme les tremblements de
terre, inondations et glissements de terrain.
L’apparition du choléra qui a démontré l’urgente nécessité de renforcer la composante alerte
et riposte au sein du système de surveillance épidémiologique.
Il s’avère donc crucial pour le pays de renforcer ses capacités de détecter et répondre aux
menaces à la santé publique. Le renforcement du système de surveillance épidémiologique est
devenu aussi une obligation légale du fait de l’entrée en vigueur du RSI (2005).
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Le RSI (2005) oblige tous les Etats Parties, dont Haïti, à mettre en place les capacités requises
pour détecter et notifier tout événement sur leur territoire qui peuvent potentiellement constituer
une urgence de santé publique de portée internationale : « Chaque Etat Partie acquiert , renforce
et maintient, dès que possible mais au plus tard dans les cinq ans suivant l’entrée en vigueur du
présent Règlement à l’égard de cet Etat Partie, la capacité de détecter, d’évaluer, de notifier et de
déclarer des événements en application du présent Règlement, comme indiquée à l’annexe 1 du
RSI(2005) 2eme Edition »5. Cela comprend tous les événements (risque biologique, chimique,
radiologique etc.) pouvant affecter d’autres pays (par exemple, des maladies qui peuvent se
propager à l’échelle internationale), pouvant restreindre les voyages et commerces internationaux
et/ou nécessitant un soutien de la communauté internationale pour l’investigation et la réponse.
L’objectif du RSI est de contrôler des tels événements à la source, avant qu’ils ne deviennent des
menaces à la santé publique régionale ou internationale. Pour l’accomplir, chaque Etat Partie
s’est engagé à évaluer et renforcer ses capacités dans un nombre de domaines, notamment la
surveillance des maladies et phénomènes et la riposte. Or, le processus d’évaluation des
capacités requise pour la surveillance l’action (annexe 1 du RSI 2005) en Haïti qui s’est déroulé
en octobre 2011, a démontré qu’elles ne sont pas encore suffisamment développées : voir
résultats de cette évaluation en Annexe IV.
Suite à cette évaluation, des domaines prioritaires pour le renforcement de la mise en œuvre du
RSI ont été identifiés, de même que des domaines faibles ou non fonctionnels.
1- Domaines prioritaires pour le renforcement de l’action:
Législation, politiques et financement au niveau national
Surveillance :
o Surveillance fondée sur les indicateurs
o Système de surveillance des événements (alerte précoce) Surveillance aux
Points d’Entrée
2-Autres domaines dans lesquels il convient de renforcer l’action :
Coordination et communication au niveau du Point Focal National
Action (Réponse aux urgences de Santé Publique)
Préparation
Ressources humaines
3-Domaines non fonctionnels :
Urgences liées aux rayonnements 6
Pour faire face aux contraintes liées à la surveillance épidémiologique notées ci-dessus, pour
répondre aux obligations du RSI (2005) et pour pouvoir, enfin, fournir les données
épidémiologiques indispensables pour l’amélioration de la santé publique en Haïti, la DELR a
5Article 5 : Surveillance
du Règlement Sanitaire International (2005). Voir annexe 4
6 Source : Résultats du Questionnaire sur les capacités requises par le RSI 2005 complété en Haïti
en Octobre 2011.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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décidé d’entamer un processus de renforcement du système de surveillance épidémiologique
avec l’appui de l’OPS/OMS et FAES/BM.
Ce processus tiendra compte de :
La nécessité de renforcer et harmoniser les sous-systèmes de surveillance épidémiologique
Les exigences du RSI (2005)
La nécessité de renforcer le rôle de coordination et leadership de la DELR
L’inefficience des programmes de surveillance verticaux dans un contexte des ressources de
plus en plus réduites.
La nécessite d’ajuster la liste des maladies et événements sanitaires sous surveillance
épidémiologique pour tenir compte du contexte épidémiologique local, régional et
international
S’assurer d’une surveillance à tous les niveaux ; de la communauté jusqu’au niveau central, y
compris la composante alertes et réponse
Besoin d’adaptation des indicateurs de performance du système de surveillance
épidémiologique et riposte aux changements ci-haut mentionnés
Le potentiel insuffisamment exploité, du laboratoire et des outils informatiques dans la
surveillance épidémiologique
Les apports éventuels des partenaires nationaux et internationaux
V. ETAT DES LIEUX : SE ET DELR
1. La SE au niveau communautaire
L’organisation formelle de la SE au niveau communautaire est à un stade embryonnaire avec la
formation par l’état d’Agents de Sante Communautaires Polyvalents (ASCP) et leur déploiement
sur le terrain. Bien qu’il existe une variété d’autres acteurs communautaires, (agents de santé
polyvalents ou non, matrones, collaborateurs volontaires (Colvol), ASEC, CASEC, etc.) avec ou
sans formation dans le domaine de la santé, aucune catégorie de ces acteurs n’est formée dans le
domaine de la surveillance épidémiologique. Ils ne disposent pas non plus d’outils de SE.
Néanmoins ces acteurs participent à une forme passive de surveillance en déclarant de manière
informelle la survenue de maladie ou phénomènes anormaux dans leurs aires de dessertes. Ils
représentent un potentiel mobilisable pour la mise en place de la Surveillance Epidémiologique à
base communautaire (SEBAC) qui est déjà lancée dans le département du Sud-Est.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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2. SE au niveau des institutions
Premier échelon effectif de la SE, seules 54 institutions sentinelles choisi sur des critères de
performance, d’accessibilités et de qualification du personnel participaient à la SE. Ce nombre a
plus que doublé pour atteindre en décembre 2012, cent et six (106) institutions qui ne
remplissent pas toutes les critères initiaux de sentinelle mais disposent d’un Officier de
Surveillance Epidémiologique mise à disposition par le projet PEPFAR. Ces officiers sont
chargés de la révision des registres de consultation et de la notification des cas. Malgré le
dédoublement des sites de surveillance, la couverture reste en deçà de 10% et la répartition de
ces sites n’est pas uniforme sur le territoire national. Les données collectées ne sont pas toujours
complètes et ne sont pas systématiquement analysées. Le personnel des centres participant à la
SE est formé mais manque trop souvent de motivations pour les raisons suivantes : pas de
support logistique, pas d’outils, pas de moyens de communications, politiques de gestions des
RH inadéquates, etc. Pour les institutions non participantes qui sont majoritaires, la
méconnaissance du système est constatée auprès des prestataires de toutes catégories.
3. SE au niveau des UCS/BCS
Les UCS ne sont pas fonctionnelles sur tout le territoire national. Dans les départements ou ces
structures fonctionnent, il manque souvent du personnel qualifié et des ressources matérielles
pour une bonne implication dans le SSE. Aussi, il n’y a pas de bureau ou de service
d’épidémiologie qui y soit organisés. Les UCS se retrouvent ainsi court-circuités entre le
département et les institutions. Quand il y a une certaine participation communale, les données
de SE ne font que transiter et y sont à la rigueur compilées mais pas analysées.
4. SE au niveau des départements
L’implication des départements dans la surveillance est très variée allant des départements sans
service d’épidémiologie organisé à des départements débordants de personnels et disposant au
moins d’un minimum de moyens pour effectuer la SE.
De ce fait, les fonctions de surveillance départies à ce niveau (saisie, analyse, validation des
données et réponse locale) sont aussi inconstantes et non systématisées. Les investigations de cas
se font mais souvent sans respect des normes en termes de délai par rapport à la notification, les
rapports d’activité ne sont pas réguliers. Ainsi il parvient souvent au niveau central des données
parfois erronées non validées en provenance des institutions. Le niveau départemental apparait
comme de maillon le plus faible du réseau alors que disposant d’un personnel généralement
qualifié, formé et expérimenté.
5. SE au niveau central
Au niveau central, la surveillance incombe à la Direction de l’Epidémiologie, de laboratoires et
de la Recherche créée en 2005. Cette direction est chargée de rendre disponible l’information
épidémiologique pour une prise de décision opportune à tous les niveaux de la pyramide
sanitaire. Ses missions étaient définies comme suit: planification de l’action sanitaire, régulation
des normes et procédures nationales, coordination de la gestion de l’information sur les maladies
Prioritaires (transmissibles et non transmissibles) en vue de maintenir un système d’alerte
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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précoce et de favoriser l’intégration des actions de promotion de la santé, de prévention et de
contrôle des maladies. 7
La DELR s’efforce de remplir sa mission mais manque cruellement de ressources pour se
positionner exactement comme conçu à l’origine. La DELR s’oblige à intervenir sur tous les
échelons de la SE depuis la collecte par une attitude proactive jusqu’à l’analyse et la retro
information pour pallier aux manquements constatés à tous les niveaux de la chaine
d’information.
Article 36.-
La Direction d’Epidémiologie, des Laboratoires et de la Recherche (DELR) a pour Mission la
planification, la régulation et la coordination de l’ensemble des informations reçues sur les
principales maladies prioritaires, transmissibles et non transmissibles en vue de maintenir un système
d’alerte précoce et de favoriser l’intégration des activités de prévention, de protection relative à ces
différentes maladies, dans les actions programmées à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.
A ce titre, la Direction d’Epidémiologie, des Laboratoires et de la Recherche est chargée :
• d’assurer la planification et l’organisation de la surveillance épidémiologique des maladies
prioritaires, transmissibles et non transmissibles dans les structures au niveau national et
dans les départements ;
• d’assurer l’élaboration, la diffusion des instruments de collecte de statistiques sanitaires ;
• de veiller, en coordination avec l’Unité de Programmation et d’Evaluation, au traitement, à
l’analyse et à la diffusion des statistiques sanitaires institutionnelles ;
• de veiller à la mise en place de normes et standards en vue du renforcement de la capacité
des structures départementales dans ces domaines ;
• de coordonner le développement du laboratoire national de Santé Publique
• d’assurer le contrôle de la qualité et la performance des laboratoires médicaux notamment
dans les structures décentralisées ;
• de planifier, promouvoir et développer la recherche, l’analyse et la diffusion des résultats ;
• de renforcer la collaboration sous régionale en épidémiologie ;
• d’élaborer et de diffuser un rapport périodique, régulier de situation couvrant ses domaines
de compétence ;
• de développer et faire appliquer les normes et procédures en matière de transfusion de sang
sur ;
• de promouvoir le don volontaire du sang à travers le pays.
7Le moniteur, Décret portant sur l’organisation du MSPP. 5 janvier 2006 (Article 36). 161eme année.
N01
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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6. Etat de la DELR
a. Situation administrative / légale actuelle
La DELR est UNE DIRECTION Centrale comme tant d’autres mais ne semble pas être l’objet
d’attention particulière malgré sa mission plus que capitale pour la santé de la population
haïtienne mais aussi la santé des populations de la sous-région voire du monde entier. Depuis sa
création, la DELR n’a jamais bénéficié d’une situation confortable. La DELR n'avais jamais eu
de locaux propres jusqu’en mai 2012, n’a jamais émargé au budget national, et les ressources
matérielles et financières mises à sa disposition sont plus qu’insuffisantes. Cette direction ne
fonctionne que grâce à des supports externes la mettant en dépendance inconfortable par rapport
aux financeurs.
L’exemple le plus frappant est celui du laboratoire qui ayant plus de ressources de
fonctionnement a dû consentir des efforts pour héberger et faire fonctionner la DELR.
b. Situation financière
La DELR ne bénéficiant pas de budget de l’état, est financée par les partenaires externes soit
directement (OPS/OMS) soit par le biais du Laboratoire (COAG Labo/PEPHAR). La difficulté
de cet état de fait est la non constance dans le budget entrainant une vision limitée dans le temps
pour toute planification. En exemple, un programme financé par un partenaire va engager du
personnel pour une année seulement donc on ne peut garantir le service au-delà de l’année de
contrat puisque l’état ne garantit pas l’intégration ce personnel pour la pérennité de sa fonction ;
avec comme conséquence une fuite des talents vers des contextes plus favorables…
Il n’y a donc évidemment pas de moyen de renforcer les Ressources Humaines pour un
développement durable de la Surveillance.
c. Les ressources humaines et matérielles
La DELR ne dispose que d’une vingtaine de personnes dont seulement une dizaine de
professionnels de la surveillance épidémiologique et l’autre moitié étant fait de personnel de
soutien et se décline comme suit:
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Fonction Nombre Remarque
Directeur 01
Assistant Directeur 01
Chef de service
01
Epidémiologie
Seule personne de ce service qui appui plutôt la
Chef de service Recherche 01
surveillance
Epidémiologistes 02
Informaticien 03 Groupe de travail multifonctionnel de la
surveillance8
Operateur de saisie 02
Officier de Surveillance 01
Administrateur 01
Assistant administrateur 01
Secrétaire 01 Dactylographe non fonctionnel
Ménagères 02
Chauffeurs 03 Dont un non fonctionnel
Total 20
Les ressources matérielles de la DELR viennent de s’améliorer grandement avec
l’installation dans de nouveaux locaux construits par la CDC et un équipement
satisfaisant.
Il subsiste toujours les problèmes de fonctionnement parfois élémentaires (cartes de
téléphone par exemple), et de déplacement (véhicules).
8 Collecte des données, validation, analyse et diffusion limitée.
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d. Organisation structurelle actuelle de la DELR
DIRECTEUR
Assistant Directeur
Administrateur et service de
soutien
Chef de Service de Surveillance Chef de Service de la Recherche
PERSONNELS TECHNIQUES
( Epidemilogistes , Informaticiens, Officier de surveillance , etc)
VI. Résumé de la situation actuelle
1. Forces
i. Existence d’outils de SE et d’une SE fonctionnelle malgré les difficultés
ii. Existence d’un Manuel de Normes et Procédures (à actualiser)
iii. Présence d’Épidémiologistes et techniciens dans tous départements
iv. Présence d’Officiers de surveillance formés dans certaines institutions
v. Existence d’un Laboratoire national de référence et création d’un réseau
laboratoires régionaux de santé publique en cours.
vi. Présence de Nombreux partenaires qui apportent du soutien technique,
matériel et financier.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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2. Faiblesses
i. Fragmentation du système d’Information Sanitaire
ii. Manque de ressources humaines et matérielles pour le bon fonctionnement
iii. Manque de complétude et promptitude dans la notification
iv. Manque d’investigation et confirmation des cas notifiées
v. Manque d’analyse des données
vi. Système alerte et réponse très peu développé
3. Contraintes
i. Manque d’implication de la haute instance du Ministère
ii. Non disponibilité d’un Budget de fonctionnement
4. Opportunités
i. Pression du RSI (2005) incite l’implication de la haute Instance du
Ministère.
ii. La conception du présent nouveau Plan Stratégique de renforcement de la
SE et sa mise en œuvre prochaine.
iii. Mobilisation / Utilisation optimale de Ressources mises à disposition par
les partenaires : (Projet Tri Partite / CDC/PEPFAR / OPS/OMS)
VII. LE RENFORCEMENT DE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
1. Définition de la surveillance
La surveillance comprend le recueil systématique et continu des données sanitaires, leur analyse
et leur interprétation, ainsi que la diffusion des informations recueillies auprès de ceux qui en ont
besoin pour prendre les mesures appropriées.
La surveillance est également essentielle pour planifier, mettre en œuvre et évaluer les pratiques
sanitaires.9
2. Vision Globale de la DELR pour la SE en Haïti.
Garantir la santé de la population en réduisant au minimum les risques et réagir aux maladies
émergentes et réémergence grâce à la prévention, la préparation, la détection rapide et la réponse.
Cette vision globale signifie que SSE devrait :
• Assurer la disponibilité permanente de l’information pour la prise de décisions
• Intégrer la surveillance et l’alerte /riposte
• Couvrir tous les échelons de la pyramide de services niveaux de surveillance
9Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la Riposte dans la région africaine.
Février. 2011
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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• Intégrer l’ensemble du territoire et des acteurs en coordonnant les différentes
interventions.
• Assurer la complétude, la promptitude et la fiabilité des données
Ainsi, Haïti aurait un système unifié pour la collecte des indicateurs épidémiologiques essentiels
sur les maladies prioritaires, la détection et notification des alertes, l’analyse et la dissémination
de l’information et la riposte
3. La proposition de mission
La mission de la DELR est de renforcer la surveillance épidémiologique intégrée en Haïti en
accord avec les directives du RSI (2005), visant à améliorer la disponibilité et l’utilisation des
données de surveillance pour entreprendre des mesures de santé publique à tous les niveaux du
système de soin national. Ceci vise à améliorer la capacité de tous les niveaux du système
sanitaire à détecter et confirmer les cas de maladie et les évènements de santé publique
inhabituels et à y faire face de façon à réduire les taux de mortalité, de morbidité et de handicap
dans les communautés en Haïti.
Les résultats de la surveillance doivent être rendus fiables par des analyses et validation du
terrain mais aussi dans les cas nécessaires par des résultats de laboratoire dont la qualité est
internationalement reconnue.
Ainsi théoriquement la DELR englobe le service d’Epidémiologie, de Laboratoire et de
Recherche
4. Le réseau de la Surveillance Epidémiologique
Le réseau doit suivre l’organisation du MSPP à travers le pays en entier et intégrer le niveau
communautaire et les secteurs qui n’avaient jusqu’alors jamais participé à la surveillance
épidémiologique.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Niveau central DELR
Niveau
départemental Département
UCS / BCS
Niveau
Autres
Périphérique Hopitaux et Structures Prestataires
Centres de Privées Commu
(ONG, BMC,
Santé nauté Minustha,
(à but lucratif)
etc. )
5. L’organisation structurelle de la DELR
La DELR doit elle aussi se réorganiser pour être en adéquation avec sa nouvelle mission et
vision. Un nouvel organigramme est proposé.
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Organigramme du Laboratoire en Annexe
Cet organigramme répond à la vision de la DERL pour jouer effectivement sa partition dans la
surveillance épidémiologique dans les normes fixées par le RSI (2005) dont Haïti est partie
prenante.
La DELR en développant des capacités d’analyse et d’alerte réponse va pouvoir réagir
immédiatement en cas de menace à la santé publique avec des groupes de travail spécialisés en
fonction du type de menace.
Comme on le remarque il y aurait de nombreux postes à pourvoir et ceci irait avec un
renforcement des ressources matérielles et une révision de la stratégie de travail en visant
l’objectif de LEADERSHIP dans le domaine de la surveillance. Il faut nécessairement un
renforcement stratégique.
6. Organisation des départements :
Au niveau de chaque département, sous la supervision du Directeur Départemental de la santé,
travaille un Epidémiologiste Senior assisté d’un Epidémiologiste Junior, d’un statisticien et un
technologiste de laboratoire. Le soutien logistique, administratif sera celui déjà en place dans
département.
Directeur
UADS DELR
Departemental
Epidemiologiste
Technologiste Equipe
Statisticien
departemental d'Appui
7. Organisation des autres échelons du réseau de surveillance épidémiologique
Cette structuration dépendrait des ressources disponibles au niveau départemental et
périphériques. Dans tous les cas l’organisation structurelle mise en place devrait être soumise à
Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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la DELR qui donne son approbation ou fait des propositions d’amélioration et mobilise les
ressources pour ce faire.
8. Ressources Humaines
Le personnel manquant pourra être recruté progressivement soit en externe (étudiants de FETP)
soit en regroupant du personnel d’autres directions du MSPP qui travaillent déjà dans la
surveillance des programmes verticaux, des cellules de veilles ou de statistique etc. (Lutte contre
Malaria, Vaccination, anthropozoonoses) ou encore du personnel d’autres autres organisations
9. Ressources financières
Il faudrait un sérieux plaidoyer pour permettre à la DELR d’émarger au budget national afin de
garantir l’indépendance et aussi la continuité de l’action de la DELR. Tout partenaire devrait
s’engager pour des périodes conséquentes et s’aligner sur la politique et la vision de la DELR.
10. Ressources matérielles
Une amélioration et surtout une stabilisation de la situation financière devrait permettre de
définir une politique efficace d’acquisition et d’entretien de matériels.
11. Outils épidémiologiques : Bases de données
La base de données utilisée par la DELR qui est informatisée est en cours d’amélioration pour
relever le niveau de qualité des données et permettre une analyse approfondie des situations de
santé en conformité avec le RSI (2005).
En outre, il existe un ensemble de sous-systèmes d’information qui devraient tous être
harmonisés et centralisés pour une meilleure gestion des données.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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VIII. Les AXES STRATEGIQUES du renforcement
Lors des analyses précédant la rédaction du présent document un certain nombre de
recommandations pour des aspects spécifiques de la surveillance ont été évoqués qui doivent être
reflétés dans les axes stratégiques. De plus, certains thèmes transversaux concernaient toutes les
fonctions et activités – ressources humaines, financières et matérielles – et méritent donc de
constituer un axe stratégique en soi.
Les axes stratégiques ainsi identifiés sont :
1. Renforcement institutionnel du SSE et du cadre stratégique
2. Renforcement des activités de surveillance
3. Renforcement des activités de soutien au système de surveillance
Les détails de mise en œuvre, de mise en place et de traduction des objectifs en activités
concrètes seront présentés dans le Plan de Mise en Œuvre pour le Renforcement de la
Surveillance Epidémiologique en Haïti, document que la DELR élaborera ultérieurement, suite à
ses consultations avec les parties prenantes.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Axe stratégique 1: Renforcement institutionnel du SSE et du cadre
stratégique
1- Obtenir un consensus autour de la surveillance épidémiologique auprès des différents
acteurs nationaux
2- Réaliser un inventaire des ressources et des besoins du système de surveillance
épidémiologique
3- Définir le cadre institutionnel du système de surveillance épidémiologique
4- Créer un comité technique d’épidémiologie
5- REVISER la liste des maladies à cibler et des événements à mettre sous surveillance
6- Elaborer/Réviser les normes d’identification des cas, d’investigation épidémiologique et de
réponse
7- Réviser les normes de fréquences d’analyse et transmission des données collectées en
fonction du type de notification
8- Réviser les normes d’investigation d’un épisode épidémique
9- Développer un réseau de laboratoires de sante publique
10- Elaborer/Réviser les normes de supervision par niveau
11- Développer un programme de santé publique en épidémiologie
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Axe stratégique 2 : Renforcement des activités de surveillance
1- Collecter et transmettre les informations au niveau de la communauté (mettre en place la
SEBAC)
2- Optimiser la gestion des données dans les institutions de soins
3- Organiser la collecte des données au niveau des directions départementales
4- Organiser la collecte des données au niveau de la DELR
5- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau local
6- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau départemental
7- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau national
8- Analyser et traiter les données au niveau des départements
9- Analyser et traiter les données au niveau central
10- Assurer la rétro information de façon régulière vers les institutions de soins et la
communauté
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Axe stratégique 3 : Renforcement des activités de soutien au système de
surveillance
1- Doter la DELR de moyens humains, logistiques et financiers lui permettant de remplir sa
mission et ses différentes fonctions
2- Doter les départements de moyens humains, logistiques et financiers lui permettant de réaliser
la coordination départementale des activités de surveillance épidémiologique
3- Doter les institutions de la périphérie de moyens humains, logistiques et financiers leur
permettant de réaliser la gestion des données
4- Mettre en place la Surveillance Epidémiologique à base communautaire
5- Former le personnel des institutions impliquées dans la surveillance
6- Assurer une supervision régulière au niveau des institutions
7- Assurer une supervision régulière des activités de surveillance au niveau des départements
8- Mettre en place l’unité de recherche opérationnelle au niveau de la DELR
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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IX. Stratégie de mise en œuvre
1. Plan de mise en œuvre
La mise en œuvre du plan stratégique 2013-2018 se fera en deux phases.
La première couvre la première année 2013-2014. Au cours de cette phase, les actions
prioritaires seront consacrées au renforcement de la DELR en ressources humaines, en
équipement, à l’élaboration/révision des manuels de procédures, la mise en place d’un
logiciel de gestion intégrée de l’information sanitaires (harmonisation et intégrations de tous
les sous-systèmes existants et redynamisation/ motivation du réseau de SE depuis les
communautés de base jusqu’au niveau central. Il faut également procéder à la mise en place
du comité technique de surveillance épidémiologique qui se chargera du suivi évaluation.
La seconde phase de mise en œuvre s’étalera sur la période 2014-2018 et serait consacrée
au renforcement des activités essentielles de la surveillance.
Une première évaluation intermédiaire sera faite au terme de la première année pour juger de
la mise en place effective des structures et ressources avant le passage à la seconde phase.
Puis suivront des évaluations annuelles de routine et enfin une évaluation finale en 2018 qui
guidera le prochain plan stratégique.
2. Administration de la mise en œuvre du plan stratégique
Le comité technique de la SE sera chargé du suivi de la mise en œuvre du plan stratégique.
L’exécution des activités sera assurée par les services concernés à chaque échelon du réseau
de surveillance. Le rôle de chaque niveau est défini dans les documents techniques internes
(normes et procédures, etc...).
Une programmation nationale et un bilan d’activités du SSE seront réalisés chaque année par
la DELR et adoptés par le comité technique de la SE.
3. Financement du plan stratégique
Les sources de financement du plan sont le budget de l’Etat et l’apport des partenaires
financiers. Les modalités de financement seront celles en vigueur au niveau du pays. Ainsi,
des plaidoyers seront faits auprès de ces différentes sources pour la mobilisation des
ressources nécessaires à la mise en œuvre du plan stratégique.
4. Conditions de réussite de la mise en œuvre
Le renforcement de la SE en Haïti pourrait être facilitée par l'existence d'un certain nombre
d’opportunités ou au contraire connaître des difficultés liées à des conditions défavorables de
mise en œuvre. Pour garantir une réussite de cette mise en œuvre, il faudrait :
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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• une appropriation du plan par l’ensemble des parties prenantes sous le leadership de la
DELR ;
• une stabilité des institutions chargées de la mise en œuvre des actions identifiées ;
• un financement suffisant et constant du plan stratégique ;
• une coordination et implication plus importante de la haute autorité du ministère de la
santé publique et de la population;
• un suivi régulier de la mise en œuvre du plan stratégique ;
• Un renforcement en ressource humaine et matériel.
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5. Chronogramme de mise en œuvre du plan
Interventions Année Année Année Année Année
1 2 3 4 5
Axe 1 : Renforcement institutionnel du SSE et du cadre stratégique
1- Obtenir un consensus autour de la surveillance épidémiologique auprès des différents
acteurs nationaux
2- Réaliser un inventaire des ressources et des besoins du système de surveillance
épidémiologique
3- Définir le cadre institutionnel du système de surveillance épidémiologique
4- Créer un comité technique d’épidémiologie
5- REVISER la liste des maladies à cibler et des événements à mettre sous surveillance
6- Elaborer/Réviser les normes d’identification des cas, d’investigation épidémiologique et de
réponse
7- Réviser les normes de fréquences d’analyse et transmission des données collectées en
fonction du type de notification
8- Réviser les normes d’investigation d’un épisode épidémique
9- Développer un réseau de laboratoires de sante publique
10- Elaborer/Réviser les normes de supervision par niveau
11- Développer un programme de santé publique en épidémiologie
Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Interventions Année Année Année Année Année
1 2 3 4 5
Axe stratégique 2 : Renforcement des activités de surveillance
1- Collecter et transmettre les informations au niveau de la communauté (mettre en place
la SEBAC)
2- Optimiser la gestion des données dans les institutions de soins
3- Organiser la collecte des données au niveau des directions départementales
4- Organiser la collecte des données au niveau de la DELR
5- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau local
6- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau départemental
7- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau national
8- Analyser et traiter les données au niveau des départements
9- Analyser et traiter les données au niveau central
10- Assurer la rétro information de façon régulière vers les institutions de soins et la
communauté
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Interventions Année Année Année Année Année
1 2 3 4 5
Axe stratégique 3 : Renforcement des activités de soutien au système de surveillance
1- Doter la DELR de moyens humains, logistiques et financiers lui permettant de remplir sa
mission et ses différentes fonctions
2- Doter les départements de moyens humains, logistiques et financiers lui permettant de
réaliser la coordination départementale des activités de surveillance épidémiologique
3- Doter les institutions de la périphérie de moyens humains, logistiques et financiers leur
permettant de réaliser la gestion des données
4- Mettre en place la Surveillance Epidémiologique à base communautaire
5- Former le personnel des institutions impliquées dans la surveillance
6- Assurer une supervision régulière au niveau des institutions
7- Assurer une supervision régulière des activités de surveillance au niveau des départements
8- Mettre en place l’unité de recherche opérationnelle au niveau de la DELR
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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X. Suivi et Evaluation
Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du plan, deux types d’indicateurs doivent être utilisés
pour mesurer l’efficacité de la mise en œuvre : les indicateurs de processus et les indicateurs de
résultats. Les indicateurs de processus mesureront l’exécution effective des activités tandis que
ceux de résultats mesureront le degré d’atteinte des objectifs.
Mécanisme de suivi et évaluation
Le suivi-évaluation du plan sera réalisé à travers divers rapports périodiques comme les
semestriels de suivi évaluation, les rapports annuels d’exécution, le rapport de progrès des
diverses échelons du réseau de SE, des évaluations intermédiaires et l’évaluation finale au terme
de la période couverte par le plan stratégique.
Le rapport semestriel de suivi-évaluation : ce rapport permettra de faire un bilan
d'exécution des activités, d'apprécier le niveau des différents indicateurs afin d'effectuer
une programmation du semestre suivant.
Le rapport d'exécution annuel: ce rapport fera le bilan d'exécution des activités au cours
de l’année écoulée et permettra la programmation de l’année suivante.
Le rapport de progrès des échelons du réseau qui fait le bilan physique et financier de
l'exécution des plans d'action ainsi que le point sur les différents indicateurs. Un certain
nombre d’indicateurs essentiels de suivi évaluation du plan stratégique du SNIS doivent
être intégrés dans le rapport de progrès.
L’évaluation intermédiaire: une évaluation intermédiaire du plan aura lieu en 2015.
L'objectif sera d'apprécier le déroulement global des activités et de proposer des mesures
correctives.
L’évaluation finale du plan: elle permettra de mesurer les indicateurs à la fin de
l’exécution.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Année de
Objectifs (activités) Indicateurs Situation de départ Cible
réalisation
Axe 1 : Renforcement institutionnel du SSE et du
cadre stratégique
1- Obtenir un consensus autour de la surveillance
L’importance de la Surveillance est
épidémiologique auprès des différents acteurs La SE parait négligée
reconnue de tous les acteurs
nationaux
2- Réaliser un inventaire des ressources et des Il n’y a pas d’inventaire
besoins du système de surveillance épidémiologique Inventaire réalisé et disponible exhaustif
3- Définir le cadre institutionnel du système de Le présent plan est validé
surveillance épidémiologique Le cadre légal est revu et le Le cadre existant est désuet
document disponible
4- Créer un comité technique d’épidémiologie Le comité se réuni à un intervalle
régulier et des rapports de sessions Le comité n’existe pas.
existent
5- REVISER la liste des maladies à cibler et des Existence d’une nouvelle liste Liste de maladies et
événements à mettre sous surveillance validée par le MSPP et ses évènements sous surveillance
partenaires version 2009 existe
6- Elaborer/Réviser les normes d’identification des Document de Normes et
Nouveau document de normes et
cas, d’investigation épidémiologique et de réponse procédure version décembre
procédures disponible
2009 existe
7- Réviser les normes de fréquences d’analyse et
transmission des données collectées en fonction du
type de notification Les nouvelles normes sont en Les normes existent mais
8- Réviser les normes d’investigation d’un épisode vigueur doivent être mises à jour.
épidémique
9- Développer un réseau de laboratoires de sante Le réseau de Laboratoires est Seul le Laboratoire central est
publique fonctionnel fonctionnel
10- Elaborer/Réviser les normes de supervision par Normes disponibles et en Il existe une grille mais non
niveau application spécifique pour la SE
11- Développer un programme de santé publique en Continuation des formations de
Formation avancée non
épidémiologie base et intermédiaires.
disponible en Haïti.
Introduction du niveau avancée
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Année de
Objectifs (activités) Indicateurs Situation de départ Cible
réalisation
Axe stratégique 2 : Renforcement
des activités de surveillance
1- Collecter et transmettre les La SEBAC est mise en place et Collecte non formellement organisée
informations au niveau de la fonctionne
communauté (mettre en place la
SEBAC)
2- Optimiser la gestion des Tous les prestataires sont formés et Manque de formation et recyclage
données dans les institutions de disposent de ressources pour la Manque de ressources
soins surveillance
3- Organiser la collecte des La collecte de données est exhaustive Collecte de données non exhaustive
données au niveau des directions et systématique
départementales
4- Organiser la collecte des Collecte systématique par des La collecte est faite mais non
données au niveau de la DELR mécanismes fluides systématique et difficile
5- Assurer une meilleure gestion Toutes les alertes sont Il n y a pas d’investigation systématique
des cas probables et suspects au systématiquement investiguées de tous les cas suspects et il existe des
niveau local difficultés d’acheminement des
6- Assurer une meilleure gestion prélèvements au laboratoire
des cas probables et suspects au
niveau départemental
7- Assurer une meilleure gestion Le service Alerte réponse est Le service alerte réponse n’est pas
des cas probables et suspects au opérationnel fonctionnel
niveau national
8- Analyser et traiter les données Toutes les données sont Le traitement et l’analyse des données
au niveau des départements systématiquement analysées, traitées et n’est pas systématiques a tous les niveaux
9- Analyser et traiter les données les informations circulent suivant le et l’information circule mal.
au niveau central fluxogramme établit
10- Assurer la rétro information Le retro information est organisée de La retro information n’est pas
régulière vers les institutions de façon systématique systématiques et est mal organisée
soins et la communauté
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Année de
Objectifs (activités) Indicateurs Situation de départ Cible
réalisation
Axe stratégique 3 : Renforcement des activités
de soutien au système de surveillance
1- Doter la DELR de moyens humains, logistiques La DELR dispose de toutes La DELR manque de ressources
et financiers lui permettant de remplir sa mission et les ressources nécessaires humaines, matérielles et financières
ses différentes fonctions
2- Doter les départements de moyens humains, Les départements et les Les départements et les institutions
logistiques et financiers lui permettant de réaliser la institutions disposent de manquent de ressources humaines,
coordination départementale des activités de toutes les ressources matérielles et financières
surveillance épidémiologique nécessaires
3- Doter les institutions de la périphérie de moyens
humains, logistiques et financiers leur permettant
de réaliser la gestion des données
4- Mettre en place la Surveillance Epidémiologique La SEBAC est mise en La SEBAC est ébauchée
à base communautaire place et est fonctionnelle
5- Former le personnel des institutions impliquées Tout le personnel impliqué Le personnel communautaire n’est
dans la surveillance dans la SE est formé ou pas impliqué dans la SE et les autres
recyclé manque de formations ou de
recyclage
6- Assurer une supervision régulière au niveau des Les supervisions sont Les supervisions manquent
institutions réalisées et les rapports d’organisation, et les rapports ne
7- Assurer une supervision régulière des activités disponibles. sont pas produits
de surveillance au niveau des départements
8- Mettre en place l’unité de recherche L’unité de recherche L’unité de recherche opérationnelle
opérationnelle au niveau de la DELR opérationnelle de la DELR de la DELR n’existe pas
est mise en place et
fonctionne
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XI. Le budget du plan
L’estimation du budget de la mise en œuvre a été faite sur les 5 ans couverts par le plan. Elle
comporte les coûts par axe stratégique, objectif et activité, année. De plus, l’évaluation financière
a été faite par catégorie de dépenses. Le coût total du plan d’action 2013 - 2018 est de
122,809,260.00 dollars us10. Le détail de la budgétisation se trouve en annexe. Les coûts estimés
par objectif figurent dans les tableaux ci-dessous :
10 Bien que cette somme puisse paraitre très élevée, elle donne une idée globale des besoins en
termes de surveillance. Il faut noter ici une inclusion du budget du Laboratoire National de Santé
Publique et aussi la prise en compte de dépenses connexes comme les incitatifs des agents de santé
polyvalent qui pourrait être financé par d’autres secteurs.
Objectifs (activités) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Total
Axe 1 : Renforcement institutionnel du SSE et du cadre stratégique
1- Obtenir un consensus autour de la surveillance épidémiologique auprès des
différents acteurs nationaux
2- Réaliser un inventaire des ressources et des besoins du système de surveillance
épidémiologique
3- Définir le cadre institutionnel du système de surveillance épidémiologique
4- Créer un comité technique d’épidémiologie
5- REVISER la liste des maladies à cibler et des événements à mettre sous
surveillance
6- Elaborer/Réviser les normes d’identification des cas, d’investigation
épidémiologique et de réponse
7- Réviser les normes de fréquences d’analyse et transmission des données collectées
en fonction du type de notification
8- Réviser les normes d’investigation d’un épisode épidémique
9- Développer un réseau de laboratoires de sante publique
10- Elaborer/Réviser les normes de supervision par niveau
11- Développer un programme de santé publique en épidémiologie
Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Objectifs (activités) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Total
Axe stratégique 2 : Renforcement des activités de surveillance
1- Collecter et transmettre les informations au niveau de la communauté (mettre en
place la SEBAC)
2- Optimiser la gestion des données dans les institutions de soins
3- Organiser la collecte des données au niveau des directions départementales
4- Organiser la collecte des données au niveau de la DELR
5- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau local
6- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau
départemental
7- Assurer une meilleure gestion des cas probables et suspects au niveau national
8- Analyser et traiter les données au niveau des départements
9- Analyser et traiter les données au niveau central
10- Assurer la rétro information de façon régulière vers les institutions de soins et la
communauté
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Objectifs (activités) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Total
Axe stratégique 3 : Renforcement des activités de soutien au système de
surveillance
1- Doter la DELR de moyens humains, logistiques et financiers lui permettant de
remplir sa mission et ses différentes fonctions
2- Doter les départements de moyens humains, logistiques et financiers lui permettant
de réaliser la coordination départementale des activités de surveillance
épidémiologique
3- Doter les institutions de la périphérie de moyens humains, logistiques et financiers
leur permettant de réaliser la gestion des données
4- Mettre en place la Surveillance Epidémiologique à base communautaire
5- Former le personnel des institutions impliquées dans la surveillance
6- Assurer une supervision régulière au niveau des institutions
7- Assurer une supervision régulière des activités de surveillance au niveau des
départements
8- Mettre en place l’unité de recherche opérationnelle au niveau de la DELR
XII. Perspectives
La seule perspective envisageable est le renforcement de la surveillance épidémiologique en Haïti à tout prix. L’engagement du
MSPP/DERL et de leurs partenaires est une grande opportunité à saisir non seulement pour la santé des populations en Haïti mais
aussi pour la santé mondiale dans le cadre de conformité avec le Règlement Sanitaire Internationale. Ce Plan qui est élaboré sur une
base participative en consultant divers acteurs et partenaires de la surveillance devrait avoir une adhésion large au vue du consensus
qui a prévalue à son élaboration.
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ANNEXE I
CRITERES DE MISE A JOUR DE LA LISTE DES MALADIES ET PHENOMENES SOUS SURVEILLANCE
L’objectif de la surveillance épidémiologique est de produire de l’information pour l’action
sanitaire, y compris la riposte immédiate aux flambées épidémiques et la réponse planifiée. La
liste de maladies et phénomènes sous surveillance doit refléter cet objectif, en se basant sur des
critères de sélection dont un exemple est fourni dans le guide de surveillance intégrée de l’OMS-
AFRO, version 2010, qui propose les critères suivants pour sélectionner les maladies à
surveiller (pp. 19-20):
Elles font partie des exigences internationales du RSI ; c’est le cas par exemple de la
variole, de la poliomyélite due au virus sauvage, de la grippe humaine causée par un
nouveau sous-type, du SRAS ;
Elles ont un potentiel épidémique élevé et peuvent avoir un impact grave sur la santé
publique, du fait de leur capacité à se propager rapidement au niveau international ; c’est
le cas notamment du choléra, de la peste, de la fièvre jaune et des fièvres hémorragiques
d’origine virale ;
Elles font partie des principales causes de morbidité et de mortalité dans la Région
africaine ; c’est le cas, par exemple, du paludisme, des pneumonies, des maladies
diarrhéiques, de la tuberculose, du VIH/Sida ;
Ce sont des maladies non transmissibles prioritaires dans la région (hypertension,
diabète, santé mentale et malnutrition) ;
Il est possible de contrôler et de prévenir efficacement ces maladies pour résoudre les
problèmes de santé publique dont elles sont responsables ; c’est le cas par exemple de
l’onchocercose et de la trypanosomiase ;
Il existe des programmes d’intervention soutenus par l’OMS pour la prévention, la lutte,
l’éradication ou l’élimination de ces maladies [Programme élargi de vaccination (PEV)
ou Programme de prise en charge des maladies de l’enfant (PCIME)].
En partant de ces critères et tenant compte du contexte Haïtien, on pourra proposer la liste
suivante pour la surveillance de routine (de plus, le système d’alertes doit se rendre fonctionnel
pour détecter tout phénomène anormal). Pour chaque maladie, il faudra encore établir les
définitions de cas, quelle catégorie de cas à notifier (suspect, probable et/ou confirmé) et la
fréquence de notification (immédiate, hebdomadaire, mensuelle). Finalement, il faudra définir
quelles sont les maladies à notifier pour chaque cas (par exemple en soumettant une copie de la
fiche d’investigation) et pour lesquelles le système actuel de notification du nombre de cas
agrégés pourra continuer.
Il faut se limiter aux maladies/phénomènes essentiels ou prioritaires afin de ne pas créer une
surcharge de travail – ni des prestataires de santé, ni de ceux chargés de l’analyse – une telle
surcharge pourrait rendre le système entier non-fonctionnel.
1. La maladie est une cause de grande morbidité et/ou mortalité en Haïti OU la surveillance est
désirable pour déceler sa vraie incidence et planifier les soins. Les maladies non-
transmissibles prioritaires y font partie
o Maladies diarrhéiques*
Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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o Paludisme*
o Dengue*
o Diphtérie*
o VIH / SIDA
o Méningite bactérienne1
o Tuberculose*
o Pneumonie2
o Syphilis
o Décès maternels
o Hypertension artérielle / autres maladies cardiovasculaires
o Diabète
2. La maladie a un potentiel épidémique élevé
o Choléra*
o Certaines autres maladies diarrhéiques*
o Dengue*
o Hépatite A / E3
o Fièvre hémorragique*
o Fièvre jaune4
o Diphtérie*
o Rougeole*
o Poliomyélite (surveillance de PFA*)
o Fièvre typhoïde*
o Méningite méningococcique*
3. La surveillance est exigée par le RSI
o Poliomyélite due à un poliovirus de type sauvage
o Syndrome respiratoire aiguë sévère (SRAS) 2
o Grippe humaine due à un nouveau sous-type
o Variole
o Tout événement pouvant constituer une urgence de santé publique de portée
internationale (surveillance des phénomènes anormaux*)
4. Il y a des contrôles effectifs et des interventions préventives possibles pour répondre au
problème de santé publique qu’elles posent
o Charbon*
o Rage humaine* / Morsure par animal suspect de rage*
o Maladies immuno-contrôlables*
o Maladies transmissible par l’eau (water borne diseases)
o Maladies transmises par vecteurs et zoonoses (dengue*, paludisme*, filariose,
leptospirose3, rage humaine*)
5. Il y a des programmes d’intervention qui visent l’élimination ou l’éradication de la maladie
(par exemple PEV)
o Rougeole* et rubéole* (surveillance de fièvre éruptive) et syndrome de rubéole
congénital*
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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o Coqueluche*
o Diphtérie*
o Poliomyélite (à travers la surveillance de la PFA)
o Tétanos, y compris tétanos néonatal*
o Rage humaine* / morsures par animal suspect de rage*
o Filariose
A cette liste doit se rajouter aussi les phénomènes anormaux*.
Certaines maladies répondent à plus qu’un critère. Après avoir défini les maladies sous
surveillance, il convient de s’accorder pour chacune la définition de cas (suspect et confirmé, si
pertinent), les délais et modalités de notification. Pour les maladies à fort potentiel épidémique
et/ou nécessitant une investigation ou riposte immédiat, la notification immédiate par contact
direct et personnel est à préférer.
Note :
* Maladies déjà sous surveillance en Haïti selon le calendrier épidémiologique de 2011
1
Seulement la méningite méningococcique est sous surveillance actuellement
2
« IRA grave » est actuellement sous surveillance
3
Le « syndrome ictérique fébrile » est sous surveillance mais pas les diagnostics précis
4
Syndrome ictérique fébrile et syndrome de fièvre hémorragique aiguë sont sur la liste,
mais la pas fièvre jaune
.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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A NNEXE II
P ROPOSITION DE MALADIES ET E VENEMENTS A METTRE SOUS S URVEILLANCE 11
Déclaration immédiate :
Maladies Transmissibles Maladies non transmissibles
(infectieuses)
Paralysie flasque aigue (PFA) Décès Maternels
Rougeole/Rubéole
Morsure par chien, chat ou tout autre
animal suspect de rage
Diphtérie
Méningite/Méningococcémie
SRAS
Grippe aviaire
Fièvre hémorragique
Cholera
Fièvre jaune
Peste
Déclaration hebdomadaire :
Maladies Transmissibles Maladies non transmissibles
(infectieuses)
Entérite bactérienne
Tétanos et Tétanos néonatal
IRA grave
Diarrhée chez les moins de 5 ans
IST
Charbon
Déclaration mensuelle :
Maladies Transmissibles Maladies non transmissibles
(infectieuses)
Dengue Malnutrition
Paludisme HTA
Lèpre Diabète
Filariose lymphatique Cancer du col, du sein et de la prostate
VIH/SIDA Accidents et Violence
Tuberculose
11 Proposition de la DELR (Juillet 2007) suite aux discussions avec la consultante Edith Akom
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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ANNEXE III
LISTE DE MALADIES ET PHENOMENES A METTRE SOUS SURVEILLANCE
Adoption par la Réunion de Travail DELR et Partenaires, Mai 2013
TRANSMISSIBLES NON TRANSMISSIBLES
DECLARATION IMMEDIATE DECLARATION IMMEDIATE
CHOLERA AGRESSION PAR ANIMAL SUSPECTE DE
RAGE
DIPHTÉRIE
ESAVI (Événements Supposés être Attribuables à la
MENINGITE PARALYSIE FLASQUE AIGUE
Vaccination et à l’Immunisation)
ROUGEOLE/RUBEOLE
MORTALITE MATERNELLE
SYNDRÔME DE FIÈVRE HÉMORRAGIQUE
TIAC (Toxi Infection Alimentaire Collective)
AIGUE
TOUT PHÉNOMÈNE INHABITUEL
SYNDROME DE RUBEOLE CONGENITALE
DECLARATION HEBDOMADAIRE DECLARATION HEBDOMADAIRE
CHARBON CUTANÉ AUTRES FIEVRES A INVESTIGUER
COQUELUCHE
DIARRHÉE AIGUE AQUEUSE
DIARRHÉE AIGUE SANGLANTE
FIÈVRE TYPHOIDE
INFECTION RESPIRATOIRE AIGUE
TETANOS
TETANOS NEONATAL
DECLARATION MENSUELLE12 DECLARATION MENSUELLE
DENGUE ACCIDENTS
FILARIOSE CANCER DE LA PROSTATE
IST CANCER DU COL
LEPRE CANCER DU SEIN
PALUDISME (MALARIA) DIABETE
RAGE HUMAINE EPILEPSIE
SYNDRÔME ICTÉRIQUE FÉBRILE HTA
TUBERCULOSE MALADIES MENTALES
VIH MALNUTRITION
VIOLENCES
12 DECLARATION MENSUELLE veut dire que les compilations sont faites au mois mais les
rapports sont transmis chaque semaine.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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ANNEXE IV
INDICATEURS DE PERFORMANCE POUR LE SYSTEME DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ET
RIPOSTE
I. Alerte et riposte
Alerte
Nombre de personnel départemental et central formé et doté de moyens logistiques
pour la réception, la vérification et la validation des alertes émanant de plusieurs
sources.
% d’alertes reçues par le niveau départemental et relayées au niveau central endéans
24 heures pendant les 12 derniers mois.
% d’alertes vérifiées et validées par le service d’épidémiologie départemental et/ou
central sur base d’investigations appropriées pendant les 12 derniers mois.
Nombre de rapports d’analyse trimestrielle des alertes produits par le niveau central
pendant les 12 derniers mois.
Riposte
Nombre de personnel départemental et central formé dans les méthodes
d’investigation épidémiologique et d’évaluation de risques en accord avec le RSI.
% de départements avec des kits et autres moyens logistiques, y compris la
maintenance des véhicules, pour l’investigation des maladies et événements sanitaires
sous surveillance épidémiologique pendant les 12 derniers mois.
% des alertes validées pendant les 12 derniers mois qui étaient investiguées selon les
normes et procédures de la surveillance épidémiologique du MSPP.
Nombre de réunions de coordination des secteurs gouvernementaux et des partenaires
pour évaluer entre autres la qualité et l’adéquation de la surveillance épidémiologique
et riposte au niveau périphérique pendant les 12 derniers mois.
Adéquation des ressources internes mises à la disposition de la DELR et des
Directions Sanitaires Départementales pour appuyer la surveillance épidémiologique
et riposte au niveau périphérique pendant les 12 derniers mois.
Nombre de rapports d’analyse des données épidémiologiques produits pendant les 12
derniers mois pour déterminer l’efficacité de la riposte en termes de réduction du
nombre des cas et du taux de létalité attribuable aux maladies et événements
sanitaires sous surveillance.
II. Interface Système d’Information Sanitaire et Surveillance Epidémiologique
Nombre de personnel départemental formé dans la validation des données collectées
pour la surveillance
% d’institutions sanitaires qui envoient un rapport dur ou informatisé mensuel
complet et à temps pour validation au niveau départemental.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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% rapports mensuels validés par le niveau départemental avant leur envoi au niveau
central.
% d’institutions de santé dotées d’un officier de surveillance ou d’un cadre PEV,
MAL, TB ou VIH forme en surveillance épidémiologique.
Nombre d’épidémies de maladies sous surveillance épidémiologique suspectées sur
base des données émanant du HSIS (recherche active ou rapports mensuels).
III. Appui du laboratoire à la surveillance épidémiologique et riposte
% laboratoires accrédites par les instances sanitaires habilitées pour la confirmation
d’au moins 75% des maladies sous surveillance épidémiologique.
Disponibilité d’une liste actualisée des points focaux pour la confirmation des
maladies sous surveillance et leurs numéros de contact (phone, email, fax).
Nombre de laboratoires avec une capacité adéquate pour appuyer la surveillance
épidémiologique des maladies et événements sanitaires sous surveillance
épidémiologique.
% d’épidémies ou événements sanitaires inhabituels ou inattendus confirmes par le
laboratoire durant les 12 derniers mois.
Nombre de ruptures de stock pour réactifs et autres accessoires de laboratoire
nécessaires pour la confirmation des maladies ou événements sanitaires sous
surveillance pendant les 12 derniers mois.
Nombre de cas suspects de résistance au traitement standard des maladies ou
événements sanitaires sous surveillance confirmés par le laboratoire pendant les 12
derniers mois.
Nombre d’infections nosocomiales confirmées par le laboratoire pendant les 12
derniers mois.
Nombre d’accords signés avec les laboratoires régionaux et/ou internationaux pour
collaborer en matière de diagnostic des maladies et événements sanitaires sous
surveillance épidémiologique.
Nombre de personnel de laboratoire formé et certifié en méthodes d’emballage et
transport des matériels contenant des agents infectieux.
Nombre de colis rejetés par les transporteurs aériens internationaux pour manque
d’adhésion aux normes et standards requis pour l’emballage et le transport de
matériels contenant des agents infectieux.
Adéquation du système de contrôle de qualité interne et externe.
Nombre de personnel de laboratoire forme en mesures de biosécurité.
IV. Retro-information
Nombre de réunions trimestrielles tenues entre le niveau central et le niveau
départemental pendant les 12 derniers mois pour analyser les tendances des maladies
et événements sanitaires sous surveillance.
Nombre de bulletins trimestriels publiés par le niveau central sur les tendances des
maladies et événements sanitaires sous surveillance épidémiologique pendant les 12
derniers mois.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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ANNEXE V:
ANNEXE 1A DU RSI. PRINCIPALES CAPACITES REQUISES POUR LA
SURVEILLANCE ET L’ACTION
1. Les Etats Parties utilisent les structures et ressources nationales existantes en vue de se doter
des principales capacités requises en vertu du présent Règlement pour s’acquitter notamment :
a) de leurs activités de surveillance, de déclaration, de notification, de vérification, d’action et de
collaboration ; et
b) de leurs activités concernant les aéroports, ports et postes-frontières désignés.
2. Chaque Etat Partie évalue, dans les deux ans qui suivent l’entrée en vigueur du présent
Règlement à l’égard de cet Etat Partie, la capacité des structures et ressources nationales
existantes à satisfaire aux prescriptions minimales de la présente annexe. A la suite de cette
évaluation, les Etats Parties élaborent et appliquent des plans d’action pour que ces principales
capacités soient présentes et fonctionnent sur tout leur territoire comme il est stipulé au
paragraphe 1 de l’article 5 et au paragraphe 1 de l’article 13.
3. Les Etats Parties et l’OMS soutiennent sur demande les processus d’évaluation, de
planification et de mise en œuvre prévus dans la présente annexe.
4. Au niveau communautaire local et/ou au niveau primaire d’action de santé publique la
capacité :
a) de détecter, dans toutes les zones du territoire de l’Etat Partie, les événements impliquant une
morbidité ou une mortalité supérieure aux niveaux escomptés pour la période et le lieu
considérés; et
b) de communiquer immédiatement toutes les données essentielles disponibles au niveau
approprié d’action de santé. Au niveau communautaire, les communications sont adressées aux
établissements de soins de santé de la communauté locale ou au personnel de santé approprié. Au
niveau primaire d’action de santé publique, les communications sont adressées au niveau
d’action intermédiaire ou national, selon les structures organiques. Aux fins de la présente
annexe, les données essentielles incluent les informations suivantes : descriptions cliniques,
résultats de laboratoire, sources et types de risques, nombre de cas humains et de décès,
conditions influant sur la propagation de la maladie et les mesures sanitaires appliquées ; et
c) d’appliquer immédiatement des mesures de lutte préliminaires.
5. Au niveau intermédiaire d’action de santé publique
La capacité :
a) de confirmer la nature des événements signalés et d’appuyer ou d’appliquer immédiatement
des mesures de lutte supplémentaires ; et
b) d’évaluer immédiatement les événements signalés et, s’ils sont jugés urgents, de communiquer
toutes les données essentielles au niveau national. Aux fins de la présente annexe, les critères qui
déterminent l’existence d’un événement urgent sont ses effets graves sur la santé publique et/ou
son caractère inhabituel ou inattendu, assortis d’un fort potentiel de propagation.
6. Au niveau national
Evaluation et notification.
La capacité :
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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a) d’évaluer dans les 48 heures tous les événements urgents qui sont signalés ; et
b) d’aviser immédiatement l’OMS, par l’intermédiaire du Point Focal National RSI, lorsque
l’évaluation indique que l’événement doit être déclaré en application de l’article 6, paragraphe 1
et de l’annexe 2, et de fournir à l’OMS les informations demandées à l’article 7 et à l’article 9,
paragraphe 2.
Action de santé publique.
La capacité :
a) de déterminer rapidement les mesures de lutte nécessaires pour éviter la propagation aux
niveaux national et international ;
b) d’apporter un soutien par la mise à disposition de personnel spécialisé, l’analyse au laboratoire
des prélèvements (au niveau national ou par l’intermédiaire des centres collaborateurs) et une
aide logistique (matériel, fournitures et transport) ;
c) d’apporter, le cas échéant, une aide sur place pour compléter les enquêtes locales ;
d) d’assurer un lien opérationnel direct avec les hauts responsables sanitaires et autres pour
accélérer l’approbation et la mise en œuvre des mesures d’endiguement et de lutte ;
e) d’assurer une liaison directe avec d’autres ministères compétents ;
f) d’assurer, par les moyens de communication les plus efficaces existants, le lien avec les
hôpitaux, les dispensaires, les aéroports, les ports, les postes-frontières, les laboratoires et
d’autres zones opérationnelles clefs, pour diffuser, sur le territoire de l’Etat Partie et sur celui
d’autres Etats Parties, les informations et les recommandations émanant de l’OMS au sujet des
événements survenus ;
g) d’établir, d’appliquer et de maintenir un plan national d’action de santé publique d’urgence,
qui prévoie notamment la création d’équipes multidisciplinaires/multisectorielles pour réagir aux
événements pouvant constituer une urgence de santé publique de portée internationale ; et
h) d’assurer les mesures qui précèdent 24 heures sur 24.
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A NNEXE VI
R ESULTATS DE L ’ EVALUATION DE LA CAPACITE POUR LA SURVEILLANCE ET L ’ ACTION EN H AÏTI , OCTOBRE 2011
%Oui aux
indicateurs
1 Législation politiques et financement au niveau national 0%
*La législation, les lois, les réglementations, les prescriptions administratives, les
politiques ou les autres instruments publics en vigueur sont suffisants pour la mise en
œuvre du RSI.
2 Coordination et communications au niveau du point focal national 29%
*Un mécanisme a été établi pour coordonner les secteurs pertinents dans le cadre de la
20%
mise en œuvre du RSI.
*Les fonctions et opérations du point focal national RSI sont assurées, comme le définit
33%
le RSI.
3 Surveillance 9%
*La surveillance fondée sur les indicateurs comprend un dispositif d’alerte précoce
13%
destiné à la détection rapide des événements de santé publique
*Un système de surveillance des événements a été mis en place. 7%
4 Action 27%
*Les mécanismes d’action en cas d’urgence de santé publique sont en place 50%
*Des mesures de prévention et de lutte contre les infections ont été instituées au niveau
8%
national et dans les hôpitaux
5 Préparation 27%
* Un plan national multirisque de préparation et d’action a été élaboré pour faire face
50%
aux urgences de santé publique.
*Les risques prioritaires et les ressources en matière de santé publique ont été
0%
cartographiés.
6 Communication du risque 78%
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* Des mécanismes permettant une communication efficace en matière de risques lors
d’une urgence de santé publique ont été mis en place.
7 Capacité en matière de ressources humaines 33%
* Le pays dispose des ressources humaines aptes à mettre en œuvre les prescriptions du
RSI relatives aux principales capacités.
8 Services de laboratoire 69%
* Des services de laboratoire à même de réaliser des analyses en cas de menace sanitaire
43%
prioritaire sont disponibles.
*Des pratiques visant à assurer la sécurité et la sûreté biologiques en laboratoire (gestion
100%
du risque biologique) ont été instituées.
9 Points d’entrée 21%
*Il est satisfait aux obligations générales aux points d’entrée. 43%
*Une surveillance effective et d’autres capacités de surveillance systématique ont été
0%
mises en place aux points d’entrée.
*Une surveillance effective a été mise en place aux points d’entrée 0%
10 Événements liés à des zoonoses 38%
*Des mécanismes permettant de détecter les zoonoses ou zoonoses potentielles et d’y
faire face ont été mis en place.
11 Sécurité sanitaire des aliments 39%
*Des mécanismes permettant de détecter les maladies d'origine alimentaire ou une
contamination des produits alimentaires et d'y faire face ont été mis en place.
12 Événements chimiques 14%
* Des mécanismes permettant de détecter les urgences chimiques, de donner l’alerte à
leur sujet et d’y faire face ont été mis en place.
13 Urgences liées aux rayonnements 0%
*Des mécanismes permettant de détecter les urgences radiologiques ou nucléaires et d’y
faire face ont été mis en place.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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A NNEXE VII
F ONCTIONS DU S YSTEME DE S URVEILLANCE E PIDEMIOLOGIQUE
Fonctions Problèmes Solutions Ressources
Manque de mécanismes Identifier dans chaque communauté Liste actualisée des maladies et
structures pour la détection (taille?) des personnes ressources événements sanitaires sous
des maladies et événements chargées d’informer les institutions surveillance et définitions simples
sanitaires au niveau de santé les plus proches des des cas.
communautaire phénomènes morbides inhabituels Liste des personnes contacts au
niveau des institutions et leurs
numéros de téléphone.
Nombre inadéquat des Recruter un officier de surveillance Budget pour couvrir les salaires et
officiers de surveillance au pour chaque institution de santé les besoins en formation continue
niveau des institutions de primaire qui n’en a pas des officiers de surveillance
santé primaires
Détection
Manque d’informatisation de Collaboration avec l’UPE pour Assistance technique pour
la collecte des données au actualiser et informatiser les outils de informatiser le Système
niveau des institutions de collecte des données afin de refléter d’Information Sanitaire
santé primaires les maladies et événements sanitaires
sous surveillance Achats d’ordinateurs avec logiciels
de base et accès à l’internet
Manque de personnel et de Recrutement de personnel, Allocation de budget adéquat pour
moyens logistiques pour maintenance régulière des véhicules recruter le personnel et lui doter de
vérifier les alertes provenant et approvisionnement régulier en moyens nécessaires pour
des localités éloignées carburant s’acquitter de ses responsabilités.
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Plan Stratégique pour le Renforcement de la Surveillance Épidémiologique en Haïti 2012 – 2017.
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Fonctions Problèmes Solutions Ressources
Incomplétude des données Simplifier les outils de collecte des Assistance technique pour finaliser
collectées à travers HSIS au données au niveau des institutions la liste des indicateurs prioritaires
niveau des institutions de de santé sur base des indicateurs de devant être suivis à travers le HSIS,
santé santé prioritaires faisant l’objet de actualiser et simplifier les outils de
suivi à travers le HSIS collecte des données au niveau des
institutions de santé.
Transmission tardive des Supervision régulière du personnel Budget pour couvrir les frais de
données HSIS du niveau en charge de la collecte des données carburant et les perdiems
institutionnel au niveau HSIS au niveau des institutions de
départemental santé et retro-information par le
niveau départemental.
Supervision régulière du personnel
Notification Vérification irrégulière des en charge de la collecte des données Budget pour couvrir les frais de
registres de consultations au au niveau des institutions de la carburant et les perdiems
niveau des institutions de santé et retro-information par le
santé pour détecter des niveau départemental
maladies sujettes à
notification
Informatisation du Système
Manque de moyens de d’information Sanitaire avec accès à Assistance technique pour
communication (phone, fax, l’internet l’informatisation du Système
email) pour la transmission d’Information Sanitaire
rapide des informations Renforcement du système de
concernant la détection de détection des alertes et transmission Achats de cartes téléphoniques pour
maladies et/ou événements de l’information à travers le le personnel départemental charge
sanitaires sous surveillance téléphone mobile. de détecter et vérifier les alertes.
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Fonctions Problèmes Solutions Ressources
Participation irrégulière des Constituer des équipes de réponse Groupe de travail charge de
épidémiologistes rapide aux épidémies, une par proposer la composition, les rôles et
départementaux dans les département, pour investiguer et responsabilités des équipes de
visites de terrain pour répondre aux épidémies avec réponse rapide aux épidémies
répondre aux épidémies l’appui des partenaires
Actualiser les normes et procédures
Les seuils d’alerte et de la surveillance épidémiologique Assistance technique pour
d’action pour les maladies actualiser les normes et procédures
sous surveillance ne sont pas de la surveillance épidémiologique
définis dans les normes et
procédures de la surveillance
épidémiologique Former le personnel départemental
dans les méthodes d’investigation Budget pour couvrir la formation du
des maladies sous surveillance avec personnel
Investigation
Manque de formation emphase sur le type de formulaires
continue du personnel à utiliser (ex. fiche d’investigation
départemental dans par cas, liste de tous les cas, etc.) et
l’investigation des maladies la fréquence de rapportage au
et événements sous niveau central.
surveillance
Recrutement de personnel,
maintenance de véhicules,
approvisionnement en carburant et Allocation de budget adéquat a la
achat de kits surveillance épidémiologique
Manque de moyens
logistiques, y compris
déplacement et kits
d’investigation, à la
disposition du personnel
central et départemental
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Fonctions Problèmes Solutions Ressources
Manque d’accréditation des Instituer un programme Assistance technique pour appuyer
laboratoires en service d’accréditation des laboratoires le processus d’accréditation des
publics et prives laboratoires
Approvisionnement Améliorer la gestion des intrants de Budget pour assurer une formation
irrégulier en réactifs et laboratoire à travers la formation continue des directeurs de
accessoires de laboratoire continue et allouer un budget laboratoires en méthodes de gestion
pour la confirmation des adéquat pour le laboratoire des intrants
maladies sous surveillance
Peu de personnel forme et Actualiser le curriculum de Assistance technique pour la
certifie en méthodes formation des technologistes de révision du curriculum et la
d’emballage et de transport laboratoire et former le personnel formation du personnel déjà en
de matériels contenant des déjà en service service
agents infectieux selon les
Confirmation standards exiges par IATA
Peu de personnel forme en Actualiser le curriculum de Assistance technique pour la
mesures de biosécurité formation des technologistes de révision du curriculum et la
laboratoire et former le personnel formation du personnel déjà en
déjà en service service
Le système de control de Finaliser la mise en place d’un Assistance technique pour la mise
qualité encore en voie de système de control de qualité au en place d’un système adéquat de
développement niveau national control de qualité au niveau
national.
Manque de suivi des Renforcer les capacités de Budget pour acheter les matériels
tendances des maladies surveillance à base de laboratoire nécessaires pour la détection des
nosocomiales et de la infections nosocomiales et la
résistance aux antibiotiques résistance aux antibiotiques.
d’usage courant
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Fonctions Problèmes Solutions Ressources
Validation irrégulière des Supervision régulière du personnel Budget pour couvrir les frais de
données HSIS départemental en charge de la déplacement et perdiems
validation des données HSIS
Retard dans la publication des Informatisation du Système Assistance technique pour
rapports sur les maladies sous d’Information Sanitaire l’informatisation du Système
surveillance d’Information Sanitaire
Analyse Manque d’analyse des alertes Formation du personnel Budget pour la formation du
départemental et national dans personnel dans l’analyse des alertes
l’analyse des alertes
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Fonctions Problèmes Solutions Ressources
Manque d’indicateurs pour le Etablir les indicateurs de la Groupe de travail pour définir les
suivi de la performance du performance du système de indicateurs de performance du
système de surveillance surveillance système de surveillance bases sur
les fonctions de la surveillance et
Manque d’outil standardisé et Développer un outil de supervision développer un outil de supervision
de moyens pour la du personnel standardisé.
supervision
Retro- Pas de publication de Organiser des réunions Budget pour organiser les réunions
information bulletins épidémiologiques trimestrielles avec les trimestrielles
Pas de rencontres régulières épidémiologistes départementaux et
entre le personnel central et le produire un bulletin tous les 3 mois Personnel pour développer le
personnel départemental bulletin trimestriel
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