Rapport de la carte sanitaire du département du Sud-Est
Résumé — Inventaire et analyse des écarts du système de santé du Sud-Est en septembre 2011, couvrant les institutions, le personnel, les équipements, les services, les médicaments, les coûts et les partenariats.
Constats Clés
- Inventorie les établissements par commune, catégorie et niveau de services.
- Évalue le personnel, les équipements, les médicaments et les soins disponibles.
- Identifie les écarts après l'examen des coûts, des systèmes d'information et des partenariats.
Description Complète
Décrit le département et l'organisation de son système de santé, puis inventorie les établissements par commune, catégorie et niveau. Évalue les ressources humaines et matérielles, l'offre de services, les infrastructures, les laboratoires, les équipements, les intrants pharmaceutiques, la gestion des déchets, les systèmes d'information, les coûts et les partenariats avant d'identifier les écarts.
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Texte extrait du document original pour l'indexation.
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA POPULATION
(MSPP)
UNITE DE PLANIFICATION ET D’EVALUATION (UPE)
RAPPORT DE LA CARTE SANITAIRE DU DEPARTEMENT DU SUD-EST
Septembre 2011
1
Table des matières
Table des matières ...................................................................................................................... 1
1.- INTRODUCTION .............................................................. Error! Bookmark not defined.
1.1.- Contexte historique du projet ...................................... Error! Bookmark not defined.
1.2.- Justification ................................................................................................................... 4
1.3.- Objectifs ........................................................................................................................ 5
1.3.1.- Objectif général ...................................................................................................... 5
1.3.2.- Objectifs spécifiques .............................................................................................. 5
2.- BREVE PRESENTATION DU SYTEME DE SANTE EN HAITI..................................... 7
2.1.- Principes de base du Système de Santé ....................................................................... 7
2.2.- Structures du système de santé haïtien ....................................................................... 8
2.3.- L’organisation des soins............................................................................................... 8
2.4.- Le PMS ........................................................................................................................ 9
2.5.- Les UCS ..................................................................................................................... 10
3.- METHODOLOGIE ............................................................................................................. 11
3.1.- La collecte des données ............................................................................................. 11
3.2.- L’analyse des données ............................................... Error! Bookmark not defined.
3.3.- La validation des données ......................................... Error! Bookmark not defined.
4.- PRESENTATION DE LA CARTE SANITAIRE DU DEPARTEMENT ......................... 15
4.1.- Description physique………………………………………………………………...14
4.1.1.- Position géographique ....................................................................................... ..154
4.1.2.- Caractéristiques topographiques...................... …………………………………..16
4.1.3.- Caractéristiques socio-économiques de la population......................................... 166
4.2.- Organisation du système de santé dans le département ............................................. 18
4.2.1.- Composition des UCS…………………………………………………………...18
4.2.2.- Inventaire physique des institutions prestataires…………………………..……22
4.2.2.1.- Répartition par commune ……………………………………………..….22
2
4.2.2.2.- Répartition par catégorie ……………………………….……………..…..23
4.2.2.3.- Répartition par niveau ou échelon….…………………..……………........25
4.2.3.- ..Inventaires des ressources humaines et matérielles…..………………..……...27
4.2.3.1.- Ressources humaines………………………………..…………………….27
4.2.3.2.- Ressources matérielles…………………………..………………………...34
4.2.4.- .. Offre de services……………………………..………………………………..36
4.2.4.1.- Services disponibles …………………………..…………………………..36
4.2.4.2.- Soins offerts….……………………..…………………………………......37
4.2.4.3.- Normes en infrastructures …………………………..………………….....41
4.2.4.4.- Examens de laboratoire …………………………..…………………….…42
4.2.5.- ... Equipements et matériels disponibles …………………………..…………....45
4.2.6.- ... Pharmacie...…………………………..……………………………………….46
4.2.6.1.- Matériels …………………………..…………………………...…………..46
4.2.6.2.- Intrants et médicaments essentiels …………………………..……………..48
4.2.7.- ... Gestion des déchets …………………………..……………………………....49
4.2.8.- Système d’information et outil de gestion …………………………..………….51
4.2.9.- Coût des Services …………………………..……………………………….......52
4.2.10.- Partenariat.…………………………..………………………………………....55
5.- ANALYSE DES GAPS …………………………..……………………………………….55
6.- CONCLUSION …………………………..……………………………………………….55
7.- ANNEXE …………………………..……………………………………………………...56
3
1.- INTRODUCTION
1.1.- Contexte historique du projet
A l’ère où les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) font des
avancées de plus en plus décisives dans le monde, il s’avère important pour tout gouvernement de
pouvoir s’ajuster en conséquence. En effet, dans sa mission de coordination, de régulation et
d’amélioration des conditions de vie de la population, l’autorité nationale est appelée à prendre des
décisions, parfois et même très souvent, en urgence. Ces décisions, pour être efficaces, doivent se baser
sur des informations qui reflètent la réalité.
En Haïti, conscient de cette mission qui lui est attribuée, le Ministère de la Santé Publique et de la
Population a commencé en 2005, à matérialiser son objectif de détenir des informations pertinentes,
fiables et disponibles à tout moment pour la prise de décision, sur les différentes unités administratives
du pays Ainsi, à travers un projet financé par un prêt de la Banque Interaméricaine de Développement
(MSPP/BID), il a élaboré une Carte sanitaire, au niveau des départements. La conception de cette carte
était inscrite dans la logique d’une meilleure répartition des ressources pour une rationalisation de
l’offre de soin. Le but ultime d’une carte sanitaire est d’identifier des préoccupations prioritaires en
matière de santé publique et de s’y attaquer1. Ainsi, l'accès aux services de santé devient un élément
incontournable sur lequel il convient de se pencher davantage. L’accessibilité se définit par la
disponibilité de tous les éléments et de toutes les interventions des programmes de santé à tous, sans
distinction de sexe, d'appartenance sociale, d’appartenance religieuse, de lieu de résidence (accessibilité
géographique), de pouvoir d'achat (accessibilité financière).
N’ayant pas fait l’objet d’une grande utilisation à cause probablement d’une dissémination limitée et
d’autres contraintes d’ordre économique, politique et social auxquelles le pays a fait incessamment
face, la carte sanitaire n’a pas pu permettre aux autorités sanitaires haïtiennes d’atteindre une
couverture optimale du territoire national2.
Trois (3) ans plus tard, par un financement du Projet d’Appui au Développement du Système de Santé
en Haïti (PADESS), trois départements géographiques du pays (Sud-Est, Nord-Est et Nippes) ont tenté
de renouveler l’expérience, c'est-à-dire de procéder à la mise à jour de la carte sanitaire. Ils ont
bénéficié, à cet effet d’une consultation. Les Termes de Référence de cette consultation ont pris
1
Organisation Mondiale de la Santé in « Utilisation et Potentiel des Systèmes d’Information géographiques pour la
Cartographie Sanitaire dans la région de la Méditerranée Orientale », Octobre 2007
2
Ministère de la Santé Publique in « Politique de Santé », Mars 1996. Axe stratégique 2 : Réorganisation du système de
santé
4
également en compte l’ajout d’autres variables à la base de données ainsi qu’un ajustement, selon les
besoins, du progiciel d’exploitation développé en la circonstance, le LIBUCS.
Cette deuxième tentative n’a pas provoqué plus de changement si l’on s’en tient aux principaux facteurs
à considérer dans le cadre de l'accessibilité aux services de santé au niveau de ces trois départements:
- Disponibilité des Ressources
- Couvertures des services
- Facteurs de risques (Gites larvaires, Eau potable, latrines....)
1.2.- Justification du projet
Néanmoins, au cours de la deuxième expérience, et grâce aux avancées du système d’information
sanitaire, les staffs départementaux ont pu acquérir une meilleure connaissance de l’outil. Conscients
des conséquences du manque de coordination et de l’allocation irrationnelle des ressources dans tout le
système, ces départements ont exprimé un enthousiasme réel face à ce projet de mise à jour de la carte
sanitaire.
Au niveau des bureaux départementaux, où la participation des cadres était effective, il existe
actuellement une bonne compréhension de l’importance de la carte sanitaire. Par contre, en ce qui
concerne les institutions, la mission était perçue comme un diagnostic au terme duquel la Direction
Départementale, allait doter les institutions en ressources additionnelles pour une meilleure prestation
de service. Il est donc revenu à l’équipe, dans un premier temps, de faire les rectifications ; dans un
second temps, il a paru impératif de leur donner une vue plus large de la carte sanitaire afin de susciter
leur intérêt et d’obtenir leur collaboration.
C’est ce qui a motivé la révision et l’actualisation de la carte sanitaire.
5
1.3.- Objectifs
Les objectifs de l’actualisation de la carte sanitaire sont d’ordre général et spécifique :
1.3.1.- Objectif général
L’objectif général consiste à réviser et à adapter la première version de la carte sanitaire de manière à
pouvoir contribuer à la connaissance de l’ampleur des problèmes sanitaires pour une meilleure
planification et régulation de l’offre de soins dans le pays.
Cet exercice permettra également à l’avenir de mieux orienter les interventions sanitaires. En fait, il
s’agit de mettre à la disposition du gouvernement haïtien et de ses partenaires un instrument leur
fournissant de l’information sur la distribution des institutions et des soins, nécessaire devant leur
permettre de définir de manière rationnelle leur politique en matière de santé.
1.3.2.- Objectifs spécifiques
De l’objectif général découlent les objectifs spécifiques suivants :
1) Réaliser l’inventaire de l’existant et prévoir les évolutions nécessaires de l’offre de soins au niveau
de chaque département du pays en vue de satisfaire les besoins en soins et en services de santé de la
population haïtienne.
2) Définir les types d’infrastructures médicales, les normes et les modalités d’implantation et fixer les
réseaux de prise en charge des problèmes et des risques de santé à tous les niveaux de la pyramide
sanitaire.
3) Développer la concertation entre les différents acteurs et secteurs de l’offre de soins afin de pouvoir
harmoniser la répartition spatiale des ressources, de corriger la tendance aux déséquilibres territoriaux
aux niveaux : central, départemental, communal.
4) Suivre l’offre de soins comportant l’ensemble des infrastructures sanitaires publiques et privées,
fixes ou mobiles ainsi que les moyens mis en œuvre pour produire des prestations de soins et de
services en réponse aux besoins de santé des individus, des familles et de la collectivité.
6
5) Apporter une réponse adaptée aux besoins de la population pour les cinq prochaines années en
établissant, sur la base de l’analyse globale de l’offre de soins existants, des données géo
démographiques et épidémiologiques.
6) Offrir un cadre de référence formel aux différents mécanismes de planification et de régulation de
l’offre de soins.
7) Renforcer l’intégration des soins.
7
2.- BREVE PRESENTATION DU SYSTÈME DE SANTE EN HAЇTI
2.1.- Principe de base du Système de Santé haïtien
La Politique de santé du MSPP, élaborée en 1996, dans ses grandes orientations, reconnait à toute
personne le droit fondamental à des soins de santé préventifs et curatifs de qualité indépendamment de
toute discrimination (statut socio-économique, sexe, âge, religion, lieu de résidence…). De plus,
l’approche de la globalité de la santé dans la prestation de services a été préconisée de sorte que
l’individu soit considéré dans son vécu existentiel et ait à sa disposition une gamme complète de
services pour lui permettre d’entretenir sa santé. La politique de santé du Ministère haïtien de santé
repose sur les principes fondateurs suivants:
- L’équité
L’application de ce principe garantit à tous les bénéficiaires de services de santé, des soins de
qualité égale, quelque soit leur lieu de résidence et leur statut socio économique. En ce sens, la
carte sanitaire doit être un instrument permettant d’évaluer la situation en matière d’équité dans
l’accès aux soins, par le fait qu’elle fournira la disponibilité des soins de santé en rapport avec la
population et qu’elle est construite sur une analyse des besoins de santé.
- La justice sociale
Ce principe tend vers une société plus juste. Prenant pour acquis que tout ce qui n’est pas
acceptable socialement devient injuste, la justice sociale vise l’égalité des droits et la solidarité
collective. Ainsi, le Ministère de la Santé Publique et de la Population doit veiller à ce que les
individus ont les mêmes chances de réussite tout au long de leur vie en leur garantissant le droit
à la santé.
- La solidarité
La solidarité comme principe de base du système de santé fait référence à la distribution
coercitive des revenus et des richesses du pays par le gouvernement afin de financer les
versements de prestation sociale. Elle s’instaure par la mise en œuvre de mesures concrètes,
comme des politiques visant la réduction, voire l’élimination de l’exclusion sociale. Le respect
de ce principe rend accessible à tout individu les services sociaux de base comme la santé,
l’éducation.
8
2.2.- Structure du système de santé haïtien
Le système national de santé haïtien est représenté par les autorités sanitaires nationales, les autorités
centrales, les directions départementales, les bureaux communaux (UCS) et les institutions de soins,
tous répartis au sein du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Ce dernier, dans son
but d’« améliorer de manière durable l’état de santé de la population, à travers une approche globale
et dynamique de la santé et de la prestation de soins de qualité 3 2 ci-dessus», à tous ses niveaux,
planifie, coordonne et met en œuvre tous les moyens pour offrir à la population des soins préventifs et
curatifs.
2.3.- Organisation des soins
Les entités chargées spécifiquement de la livraison des services de santé sont les institutions sanitaires
(publiques, privées ou mixtes). Dépendamment de la gamme de soins offerts par les institutions, le
plateau technique dont elles disposent et les activités d’appui et de soutien qu’elles peuvent réaliser. La
Direction d’Organisation des Services de Santé du Ministère de la Santé (DOSS), dans le document du
Paquet Minimum de Services (PMS), catégorise les institutions suivant une structure pyramidale
contenant les 3 niveaux de prestation de services suivants :
Niveau Primaire
Le niveau primaire est subdivisé en deux échelons.
Premier Echelon :
On y retrouve les dispensaires, les Centres de santé Sans Lits (CSL), les Centres de santé A Lits (CAL)
et les cabinets médicaux de soins. Ces institutions représentent la porte d’entrée dans le système de
santé et permettent à la population d’accéder aux Services de Santé de Premier Echelon (SSPE).
Deuxième Echelon :
Ce deuxième échelon du système de santé haïtien regroupe les Hôpitaux Communautaires de Référence
(HCR). La gamme de soins fournis par ces institutions comporte des interventions plus délicates qui
nécessitent des spécialistes pour les quatre services de base offerts : Médecine interne, Chirurgie,
Pédiatrie, Obstétrique et Gynécologie (ObGyn), afin de pouvoir prendre en charge les cas référés par
les institutions du premier échelon.
3
Ministère de la Santé Publique in « Politique de Santé », Mars 1996. Grandes orientations de la politique de santé : Buts et
Objectifs Généraux »
9
Niveau Secondaire
Ce niveau regroupe les Hôpitaux Départementaux et les cabinets médicaux de spécialité permettant un
recours à des soins spécialisés.
Niveau Tertiaire
Ce niveau, essentiellement axé sur la recherche et la formation regroupe les Hôpitaux Universitaires et
les Hôpitaux Spécialisés (Psychiatrie, Sanatorium…). Les institutions de ce niveau offrent des soins de
référence nationaux.
2.4.- Le PMS
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population à travers sa Direction d’Organisation des Services
de Santé (DOSS) définit le Paquet Minimum de Service (PMS) 4 comme « Un ensemble minimal de
prestations essentielles intégrées choisies parmi les plus efficaces, que l’Etat, en fonction des
ressources, s’engage à rendre accessible à toute la population, en vue d’élever son niveau général de
santé. »
Tel que défini dans la politique de Santé de 1979, le PMS englobe :
La prise en charge globale de la santé de l’enfant
La prise en charge de la grossesse, de l’accouchement et de la santé reproductive
La prise en charge des urgences médico-chirurgicales
La lutte contre les maladies transmissibles
Les soins dentaires de base
L’éducation sanitaire participative
L’assainissement du milieu et l’approvisionnement en eau potable
La disponibilité et l’accès aux médicaments essentiels
Les institutions sanitaires suivant leur niveau et leur échelon ne sont pas appelées à fournir tout le PMS.
4
Direction D’Organisation des Services de Santé, in : « Le Paquet Minimum de Services » Avril 2006
10
2.5.- Les UCS
Une Unité Communale de Santé (UCS) est une organisation constituée de réseaux d’acteurs,
d’institutions de santé et d’organisations de participation communautaire, dans un territoire défini
d’environ 150 000 à 250 000 personnes5. Cette stratégie a été définie dans la politique de Santé de
1996 où les UCS ont été décrites comme l’unité de base de la décentralisation. En effet, les institutions
des deux échelons du niveau primaire constituent le micro système que constitue l’UCS. A ce titre,
elles s’organisent en réseau à travers la référence et la contre référence afin que le patient puisse avoir
accès à tous les services disponibles à l’intérieur de la zone de desserte.
5
Direction D’Organisation des Services de Santé, in : « Le Paquet Minimum de Services » Avril 2006
11
3.- METHODOLOGIE
La carte sanitaire est établie pour une durée d’environ 5 ans. La base de données est une
propriété de la Direction Départementale qui en assurera la gestion. Des ajouts et des
ajustements périodiques seront réalisés afin que les informations produites soient toujours actuelles.
L’inventaire de l’existant et l’analyse approfondie de la couverture sanitaire actuelle (infrastructures,
équipements, personnels) revêtent du domaine de l’Unité de Planification et d’Evaluation (UPE), du
Bureau Central du MSPP. Cette unité a comme responsabilité de collecter les données essentielles
relatives aux établissements publics, privés et mixtes et d’évaluer la qualité des soins. Compte tenu
des leçons apprises à partir des travaux de l’exercice antérieur au niveau des UCS et des Départements,
les stratégies suivantes ont été retenues dans le cadre de cette mise à jour:
- Approche communale et départementale (les UCS n’ayant pas encore de statut légal).
- Intégration des institutions étatiques nationales de statistique et de cartographie dans le projet
d’actualisation. Il s’agit de l’IHSI et du CNIGS.
- Base de données dynamique nécessitant des outils et des équipements modernes (GPS, logiciels,
etc.)
- Orientation des cadres du Ministère pour la prise en charge continue de l’actualisation de la
Carte Sanitaire.
- Intégration des volets statistiques de services, de Surveillance Epidémiologique, de la
coopération externe et des programmes prioritaires du Ministère.
- Approche participative habilitant les cadres du département à refaire l’exercice à partir de leurs
propres moyens.
En définitive, l’actualisation de la carte sanitaire a tenu compte des réalités et des spécificités
des départements notamment dans l’optique de réduire les inégalités d’accès aux soins.
3.1.- La collecte des données
La collecte de données constitue l’une des étapes les plus importantes du processus. Elle prend en
compte l’organisation du travail et l’implication de l’équipe départementale. En effet, cette étape
comporte 3 parties: le choix des indicateurs, le pré test et la correction, l’orientation des
équipes (administration des questionnaires et saisie).
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Le choix des indicateurs
Le document du Paquet Minimum de Santé (PMS), la politique de santé et le Plan Stratégique
sont des documents de référence du système sanitaire haïtien. Ils ont été utilisés dans le choix
des indicateurs pour la mise à jour de la carte sanitaire.
Pré test et correction
Une fois l’ébauche du questionnaire finalisé, le pré test a été réalisé au niveau des différents
services de l’Hôpital Eléazar Germain et aussi au Centre de Santé sans Lit de Portail Léogâne.
L’expérience a relevé que l’outil était globalement bien conçu. Les corrections jugées
importantes ont été portées le jour même.
Orientation des équipes, administration des questionnaires et saisie
Dans le souci de développer une compréhension commune de l’outil, une orientation a été
donnée aux différents membres des équipes. Elle a pris en compte les différentes rubriques du
questionnaire et les étapes à suivre au moment de la collecte. Une autre orientation a été faite
avec le cadre chargé de la saisie des données sur SPSS.
Le temps alloué à cette tache étant relativement court, plusieurs équipes ont dû être déployées.
Elles étaient formées de cadres de la Direction Sanitaire et des encadreurs du niveau central.
Les questionnaires, une fois remplis, ont été acheminés au bureau départemental pour être saisis
par le préposé en informatique.
3.2.- L’analyse des données
La base, transférée au niveau de l’UPE a été utilisée à des fins d’analyse pour la rédaction du rapport
final de la carte sanitaire. Cette étape constitue l’input le plus consistant de l’UPE. En effet, d’une part,
elle implique une restitution du travail fait sur le terrain avec la Direction Départementale et d’autre
part, c’est à travers l’analyse que les données collectées deviennent des informations illustrant les
principaux problèmes de santé publique que confrontent l’institution et sur lesquelles, les autorités
locales et nationales se basent pour prendre leurs décisions ou pour justifier leurs interventions.
Le présent document propose une analyse se rapportant aux problèmes majeurs de santé et de
coordination, facteurs qui, dans une large mesure, constituent de véritables entraves à une meilleure
accessibilité aux services de santé.
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3.3.- La validation des données
Les résultats présentés dans ce document sont le fruit du travail conjoint entre la Direction Sanitaire du
Sud-est et la Direction de l’Unité de Planification et d’Evaluation. Ce choix stratégique se justifie par
les différents points qui suivent :
La connaissance du terrain par le staff de la DSSE est un avantage qui a été exploité à fond.
C’est, entre autres, ce qui a valu le succès de l’enquête. Leur participation confère également
aux données recueillies une certaine fiabilité.
Leur volonté à participer dans le processus témoigne de leur intérêt de disposer d’un outil
nécessaire pour la prise de décision. Elle témoigne également d’un certain effort de s’approprier
de l’outil tout en s’assurant de la bonne qualité de ce dernier.
L’UPE constitue l’organe du Ministère de la Santé chargé de l’analyse et de l’interprétation des
données. A ce titre, elle entretient d’excellents rapports avec les Directions Départementales.
Ainsi, sa participation dans la mise à jour de la carte sanitaire garantit la cohérence des données.
Il convient de souligner également un autre niveau de validation par les hautes autorités du
Ministère représentées par le Ministre et le Directeur Général. Ceci précède l’étape finale de la
présentation des résultats aux principaux intéressés à savoir les responsables institutionnels et la
population.
14
4.- PRESENTATION DE LA CARTE SANITAIRE DU DEPARTEMENT
4.1.- Description physique du département
Situé au sud du Massif de la Selle, le département du Sud-Est a une superficie de 2 153 km2 6. Sa
population est estimée à 584681 habitants7 en 2011. Il a été créé en 1976 à partir du département de
l’Ouest. Le département du Sud-Est est divisé en 3 arrondissements et 10 communes. Son chef lieu est
Jacmel.
4.1.1.- Position géographique
Le département du Sud-Est est borné au nord par le département de l'Ouest; au sud par la Mer des
Antilles; à l'est par la frontière Haitiano-dominicaine; à l'ouest par le département du Sud.
Il mesure 80 km de l’est à l’ouest et 27 km du nord au sud.
6
Source : Enquête des conditions de vie humaine (ECVH) réalisée par l’IHSI en 2003
7
Source : Tendances et perspectives de la population d’Haïti au niveau des départements et communes 2000-2015,
Direction des Statistiques Démographiques et Sociales (DSDS), IHSI
15
4.1.2.- Les caractéristiques topographiques8
Le département est constitué en majeure partie (68%) de versants montagneux. Le massif de la Selle
(2.600 m d’altitude), la chaîne la plus élevée du pays s’étend de la frontière dominicaine jusqu’à la
dépression synclinale Carrefour Fauché-Jacmel. Ce massif abrite les plateaux de La Vallée-de-Jacmel,
de Savane-Zombie et de Séguin. Les plaines sont toutes côtières et représentent 32% de la superficie
du département. Le Sud-Est a 166 km de côte, soit 11% de la façade côtière du pays.
Huit grandes rivières traversent ce département : la grande rivière de Jacmel, la rivière de Bainet, la
Gosseline, la rivière Gauche, la rivière de Marigot, la rivière de Belle-Anse, la rivière de Cotes de fer et
la rivière des Pédernales.
8
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe in : « Eléments de problématique départementale du Nord Est »,
Mai 1997.
16
4.1.3.- Les caractéristiques socio-économiques de la population
L’économie du département du Sud-Est est dominée presqu’exclusivement par des activités agricoles
(agriculture, élevage et pêche), avec comme complément l’artisanat et le tourisme.
Économiquement, le département est divisé globalement en trois (3) grandes zones ou régions, elles-
mêmes sont subdivisées en un ensemble plus important de sous-zones qui entretiennent un minimum de
liens commerciaux entre-elles. (ECVH 2001, IHSI 2003)
La première zone allant de Marigot à La Vallée avec comme centre d’attraction la commune de Jacmel
est non structurée et non organisée. Ceci est dû à la baisse des activités motrices traditionnelles (import-
export), à l’absence ou au mauvais état des voies de communication, à la centralisation et à la proximité
des autres villes du département avec Port-au-Prince.
La deuxième zone (Bainet et Côtes-de-Fer), propice à la culture vivrière et aux céréales, fait surtout du
commerce avec Port-au-Prince.
La troisième zone, regroupant les communes de Belle-Anse, de Grand-Gosier, de Thiotte et des Anses-
à-Pitres, est caractérisée par son enclavement, son sous-équipement et son sous-peuplement. Elle n’est
pas reliée au reste du département. Les conditions climatiques sont nettement défavorables en basse
17
altitude et sur la côte, et y réduisent considérablement les possibilités agricoles. Cependant, la pêche
s’y pratique à grande échelle, mais de façon artisanale. Dans les hauteurs (Thiotte, Savane-Zombie) se
pratiquent des cultures de rentes (café, légumes) surtout vendues à Port-au-Prince.
En ce qui a trait à la structure familiale des ménages, l’urbanisation et la modernisation sont en train de
la modifier considérablement. Le dernier recensement sur les conditions de vie en Haïti révèle que
31.2% des ménages sont composés de famille nucléaire (père, mère et enfants) et près de 10.5% de
famille monoparentale. La famille élargie continue cependant d’être la structure familiale dominante
tandis que les personnes vivant seules sont légèrement en dessus de la moyenne nationale soit 2.3% des
ménages. Les ménages constitués de plus de 4 personnes représentent environ 60% de l’ensemble des
ménages du département. Il est à constater également que les ménages ayant entre 7 et 9 personnes sont
plus nombreuses dans le département que dans l’ensemble du pays.
Selon les résultats de l’Enquête de Condition de Vie Humaine (ECVH-2001), l’état nutritionnel de la
population du Sud-Est est en dessous des moyennes nationales. Les insuffisances pondérales bénignes,
modérées et graves touchent près de 17.8% de la population contre une moyenne de 11% pour le pays
entier. Quant aux aspects positifs les habitants du Sud-Est présentent moins souvent une surcharge
pondérale ou de l’obésité que l’ensemble du pays.
4.2.- Organisation du système de santé dans le département
4.2.1.- Composition des UCS
Pour assurer l’accès de la population aux soins et aux services le département est subdivisé en 6 Unités
Communales de Santé (UCS). Les actions pour implanter ces microsystèmes ont été initiées dans le
département. Cependant, les ressources pour la mise en œuvre de cette stratégie n’ayant pas été
allouées, le processus s’est arrêté au niveau de la première étape : le découpage de l’aire du
département en UCS. Les UCS suivantes ont été constituées :
Unité Communale de Santé de Jacmel - La Vallée de Jacmel (JAVA)
Elle comprend les communes de Jacmel et de la Vallée de Jacmel dans laquelle l’Hôpital St
Michel de Jacmel joue le rôle d’Hôpital Communautaire de Référence (HCR)
18
Unité Communale de Santé de Marigot - Cayes Jacmel
Les Communes de Marigot et de Cayes Jacmel forment cette UCS. Le CMS de Marigot est l’institution
de référence.
Unité Communale de Santé de Bainet
Elle est composée uniquement de la commune de Bainet et a comme institution de référence le centre
de santé de Bainet.
Unité Communale de Santé de Côtes de Fer
Elle est constituée de la commune de Côtes de Fer.
Unité Communale de Santé de Belle Anse
Vu sa localisation, cette commune constitue a elle seule une UCS.
Unité Communale de Santé de Thiotte, Grand Gosier et Anse à Pitres
Elle comprend la commune de Thiotte, de Grand Gosier et d’Anse à Pitres.
Structure de découpage
Le découpage des UCS du Département du Sud Est répond à une logique de déconcentration des
services de santé. Il a pour objectif de faciliter l’accès de la population aux soins de santé de premier et
de deuxième échelon. La décentralisation administrative qu’elle incarne, facilite également l’allocation
des ressources et une meilleure synergie de tous les acteurs.
19
Les zones non couvertes
UCS de JAVAL : population de 206736 habitants en 2010
Dans l’aire de cette UCS quatre sections communales n’ont pas d’institution de santé. Il s’agit de:
La 8e section Bas Coq Chante dans laquelle vit une population estimée 10411 habitants
La 9e section Haut Coq Chante dont la population est d’environ 6025 habitants.
La 4e section La Gosseline avec une population d’environ 5140 habitants.
La 2e section Fonds Melon qui dispose d’environ 1821 habitants
20
UCS de Cayes-Jacmel Marigot : population de 106334 habitants en 2010
2e Gaillard à Cayes-Jacmel 14652 habitants
2e Grande Rivière Fesles à Marigot 6578 habitants
3e Macary à Marigot 16544 habitants
4e Fond Jean Noël à Marigot 15892 habitants
UCS de Bainet : population de 80183 habitants en 2010
6e Bas de la Croix : 1764 habitants
4e Haut Grandou : 4840 habitants
UCS de Côtes de Fer: population de 45323 habitants en 2010
4e Amazone : 3821 habitants
3e Bras gauche : 2567 habitants
2e Labiche : 7279 habitants
UCS de Belle Anse : population de 70197 habitants en 2010
1e Baie d’Orange 9277 habitants
2e Mabriole 10231 habitants
3e Callumette avec 5117 habitants
4e Corail Lamothe 9514 habitants
6e Pichon 8752 habitants
UCS Grand Gosier, Anse à Pitres, Thiotte : population de 75908 habitants en 2010
2e Bois d’Orme 13086 habitants
21
22
4.2.2.- L’inventaire physique des institutions prestataires
4.2.2.1.- Répartition des institutions par commune
Tableau # 1 : Répartition des institutions du département sanitaire du Sud-Est par
commune
Commune Institutions %
Anse à Pitres 2 4%
Bainet 7 15%
Belle Anse 2 4%
Cayes Jacmel 3 7%
Cote de Fer 5 11%
Grand Gosier 2 4%
Jacmel 14 30%
La Vallée de Jacmel 2 4%
Marigot 4 9%
Thiotte 5 11%
Total 46 100%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
Dans le département sanitaire du Sud-Est, la commune de Jacmel compte plus d’institutions sanitaires
soit 30%. Viennent ensuite, Bainet avec 15%, Côtes de Fer et Thiotte avec 11% chacune. Le
pourcentage des autres communes ne dépasse pas 10%.
23
4.2.2.2.- Répartition des institutions sanitaires par catégorie
Tableau # 2 : Répartition des institutions du département sanitaire du Sud-Est selon le
statut par commune
Commune Statut de l'institution Total
Public Privé Mixte
Anse à Pitres 2 0 0 2
Bainet 6 0 1 7
Belle Anse 2 0 0 2
Cayes Jacmel 2 1 0 3
Cotes de Fer 1 0 4 5
Grand Gosier 2 0 0 2
Jacmel 8 5 1 14
La Vallée de 0 0 2 2
Jacmel
Marigot 3 1 0 4
Thiotte 2 3 0 5
Total 28 10 8 46
% 60.87% 21.74% 17.39% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
La majorité des institutions du département sanitaire du Sud-Est soit 61% d’entre elles sont publiques.
Les institutions privées représentent 22% et les institutions mixtes 17%. Toutes les institutions se
trouvant à Anse à Pitres, Belle Anse, Grand Gosier, la Vallée de Jacmel et à Marigot sont publiques.
Par ailleurs, il faut signaler que la Vallée n’a que des institutions mixtes. Il convient de constater que
seulement Jacmel comme commune a toutes les différentes catégories d’institution. L’illustration est
donnée dans le graphe ci-dessous.
24
Graphe # 1 : Répartition des institutions du département sanitaire du Sud-Est selon le
statut par commune
20
18
16
14
12
10
Public
8 Privé
6 Mixte
4 Population (en 10000)
2
0
25
4.2.2.3.- Répartition des institutions sanitaires par niveau ou échelon
Tableau # 3: Répartition des institutions du Sud-Est selon le niveau par commune
Commune Type d'Institution Total
Dispensaire CSL CAL HCR
Anse à Pitres 1 1 0 0 2
Bainet 6 0 1 0 7
Belle Anse 1 1 0 0 2
Cayes Jacmel 1 1 1 0 3
Cotes de Fer 2 3 0 0 5
Grand Gosier 1 1 0 0 2
Jacmel 9 3 1 1 14
La Vallée de Jacmel 1 0 1 0 2
Marigot 3 1 0 0 4
Thiotte 4 1 0 0 5
Total 29 12 4 1 46
% 63.04% 26.09% 8.70% 2.17% 100%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
Plus de la moitié (29) soit 63% des institutions sanitaires du département du Sud-Est sont des
dispensaires, 26.09% sont des centres de santé sans lit, 8.7% des centres de santé avec lit et 2.17% des
hôpitaux. Le graphe ci-dessous montre de manière plus explicite la distribution des différents types
d’institution par commune.
26
Graphe # 2 : Répartition des institutions du Sud-Est selon le niveau par commune
20
15
Dispensaire
10
CSL
CAL
Hôpital
5 Population (en 10000)
0
Il importe de souligner que sur les 46 institutions sanitaires, 8 ne sont pas fonctionnelles. Tous les
tableaux et toutes les analyses ci-après prendront en compte 38 institutions.
27
4.2.3.- L’inventaire des ressources humaines et matérielles
4.2.3.1.- Ressources humaines
Le département du Sud-Est compte en 2011, 29 infirmières soit 31.52%, 27 médecins soit 29.35%, 35
auxiliaires infirmières soit 38.04%, 1 dentiste soit 1.09%. Ce département ne dispose pas
d’anesthésiste. Un total de 4.96 infirmières, de 4.62 médecins, de 5.99 auxiliaires et de 0.17 dentistes
sont enregistrées pour 100000 habitants (voir tableau # 9 en annexe).
Graphe # 3 : Répartition du personnel médical du département sanitaire du
Sud- Est par catégorie
20
18
16
14
12 Infirmières
10
Médecins
8
Auxiliaires
6
4 Dentistes
2 Anesthésistes
0 Population (en 10000)
28
Le département sanitaire du Sud-Est dispose d’un assistant social et d’un pharmacien soit 3.7% chacun,
de 3 techniciens en radiologie soit 11.11% et de 22 technologistes de laboratoire soit 81.48%. Aucune
institution du département du Sud-Est n’a de psychologue (voir tableau # 10 en annexe).
Graphe # 4 : Répartition du personnel paramédical du département sanitaire du
Sud-Est
4% 4% 0%
11% Assistant social
Pharmacien
Psychologue
81% Technicien en radiologie
Technologiste de laboratoire
58.33% du personnel administratif du département sanitaire du Sud-Est sont des régisseurs et 41.67%
des archivistes.
Graphe # 5 : Répartition du personnel administratif du département sanitaire du Sud-Est par
type
41.67%
58.33% Régisseurs
Archivistes
29
Le département sanitaire du Sud-Est dispose de 260 agents de santé soit 21.98%, de 841 matrones soit
71.09% et de 82 tradipraticiens soit 6.93% (voir tableau # 12 en annexe). Ce département possede en
moyenne de 44.47 agents de santé, de 143.84 matrones et de 14.02 tradipraticiens pour 100 000
habitants.
Graphe # 6 : Répartition du personnel communautaire du département sanitaire du Sud-
Est par type
200
180
160
140
120
100
Agents de santé
80
Matrones
60
Tradipraticiens
40
Population (en 10000)
20
0
Le département sanitaire du Sud-Est possède 4 ambulanciers et 4 techniciens en stérilisation soit 50%
chacun. Aucune institution sanitaire de ce département ne dispose de kinésithérapeute-physiothérapeute
ni de diététicien.
Graphe #7 : Autres types du personnel du département sanitaire du Sud-Est
0% 0%
Personnel ambulancier
50% 50% Technicien en stérilisation
Kinésithérapeute-
Physiothérapeute
Dietéticien
30
4.2.3.2.- Ressources matérielles
Ce tableau permet de voir la quantité de ressources matérielles disponibles par commune. Le
département sanitaire du Sud-Est dispose de 109 lits adultes avec matelas plastifié et de 9 lits
pédiatriques avec matelas plastifié. Jacmel dépasse largement les autres communes avec 47 lits adultes.
Il n’y a que Grand Gosier à ne pas posséder aucune ressource matérielle.
Tableau # 4 : Répartition des ressources matérielles du département sanitaire du
Sud-Est par commune
Communes Total des Ressources matérielles
institutions
Lits adultes Lits pédiatriques
avec matelas
plastifié
Anse à Pitres 2 3 2
Bainet 7 9 0
Belle Anse 2 3 0
Cayes Jacmel 3 9 3
Cotes de Fer 5 14 1
Grand Gosier 2 0 0
Jacmel 8 47 1
La Vallée de Jacmel 1 9 0
Marigot 3 3 2
Thiotte 5 12 0
Total 38 109 9
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
31
Graphe # 8 : Répartition des ressources matérielles du département sanitaire du
Sud-Est
Lits adultes Lits pediatriques
47
14
12
9 9 9
3 2 3 3 3 2
0 0 1 1 0 0
Anse à Bainet Belle Cayes Cotes de Grand Jacmel La Vallée Marigot Thiotte
Pitres Anse Jacmel fer Gosier de
Jacmel
32
4.2.4.- L’offre de services
4.2.4.1.- Services disponibles
Toutes les institutions sanitaires pratiquent la consultation alors qu’aucune d’entre elles ne procure de
soins intensifs. Il convient de souligner que certains services comme les soins intensifs, l’assistance
psychologique, la salle opératoire, l’ORL, l’ObGyn, la chirurgie et la pédiatrie ne sont offerts que par
les hôpitaux.
Graphe # 9 : Répartition des services disponibles par type
Soins intensifs 0
Service d'assistance psychologique 1
Salle opératoire 1
ORL 1
ObGyn 1
Chirurgie 1
Pédiatrie 1
Soins bucco-dentaires 5
Laboratoire 11
Pharmacie 30
Urgences 36
Consultation Générale 38
Total institution 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
33
4.2.4.2.- Soins offerts
Selon le Paquet Minimum de Services, les soins offerts sont répartis selon les groupes prioritaires. La
présentation de des différents graphes ci-après sera faite selon ces différents groupes.
o Femmes en âge de procréer et femmes enceintes
Promotion de la santé
37 institutions sanitaires sur 38 font des séances sur le comportement à adopter pour la lutte contre la
tuberculose et 33 en font sur le comportement à adopter face aux IST.
Graphe # 10 : Offre des services de promotion de la santé dans le pays par item
Comportement adopté face aux IST 33
Comportement adopté pour la
34
prévention des grossesses précoces
Planning Familial 35
Clinique Prénatale 35
Dépistage VIH/ Sida 36
Comportement adopté pour la lutte
37
contre la tuberculose
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
34
Prévention de la santé
En ce qui a trait aux services de prévention de la santé, 35 institutions sanitaires offrent des
consultations sur la clinique pré natale et 32 d’entre elles font la prévention du tétanos, de l’anémie et
du paludisme.
Graphe # 11 : Offre des services de prévention de la santé dans le pays par item
Prévention du tétanos, de l’anémie et
32
du paludisme
Offre des vaccins antitétaniques 32
Prise en charge immédiate et référence
34
des grossesses compliquées
Offre des consultations de planning
34
familial
Offre des consultations CPN 35
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
35
Activités curatives
34 établissements sanitaires font des activités curatives se rapportant à la prise en charge des maladies
intercurrentes alors qu’aucune d’entre elles ne s’occupe de cancer du sein ni de celui du col de l’utérus.
Graphe # 12 : Offre des activités curatives dans le pays par item
Cancer du sein 0
Cancer du col de l'utérus 0
Complications de l'avortement 1
Grossesses et accouchements 1
Suivi des cas référés de VIH/Sida 11
Soins obstétricaux urgents de base 14
Prise en charge das cas de viol et violences 19
Prise en charge des cas d'IST 33
Prise en charge des cas de maladies intercurrentes 34
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
o Enfants de moins de 5 ans
Promotion de la santé
Les séances sur l’allaitement maternel et sur les signes de gravité des maladies sont réalisées par 36
institutions sanitaires, chacune.
Graphe # 13 : Offre des services de promotion de la santé dans le pays par item
Signes de gravité des maladies 36
Allaitement maternel immédiat 36
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
36
Prévention de la santé
Les services de prévention de la santé se rapportant au suivi et a l’éducation nutritionnelle sont offerts
par 35 institutions et ceux ayant rapport aux consultations préventives/promotionnelles de l’enfant sain
par 27.
Graphe # 14 : Offre des services de prévention de la santé dans le pays par item
Consultations préventives/promotionnelle de
27
l’enfant sain
Vaccination 33
Suivi et éducation nutritionnelle 35
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Activités curatives
Les ophtalmies néo natales sont disponibles dans 24 institutions. Les infections de l’œil, des parties
molles, les maladies liées au péril fécal, les pathologies prises en compte dans PCIME et l’ictère
néonatal sont effectifs dans une seule institution à savoir l’hôpital de Jacmel. Il convient de souligner
une omission de la drépanocytose dans la base de données de ce département.
Graphe # 15 : Offre des activités curatives dans le pays par item
Drépanocytose
Infection de l'oeil 1
Infection des parties molles 1
Maladies liées au péril fécal 1
Pathologies prises en compte dans PCIME 1
Ictère néonatal 1
Prématurité et hypotrophie 5
Détresse respiratoire 11
Prise en charge chez le nouveau né et suivi de la contre… 16
Ophtalmies néo natales 24
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
37
o Population générale adulte
Prévention de la santé
Sur les 38 institutions sanitaires visitées du département du Sud-Est, 37 d’entre elles font le dépistage
des HTA et seulement 13 font le dépistage du diabète.
Graphe # 16 : Offre des services de prévention de santé dans le pays par item
Dépistage du diabète 13
Dépistage du malaria 17
Dépistage de la tuberculose 23
Dépistage des HTA 37
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Activités curatives
- Prise en charge des cas référés ou graves puis contre référence
La prise en charge des cas référés ou graves puis la contre référence est réalisée par une seule
institution sanitaire à savoir l’hôpital de Jacmel. Aucune institution ne fait la prise en charge pour
l’hypertrophie prostatique ni pour la filariose.
Graphe # 17 : Offre des activités curatives dans le pays par item
Hypertrophie prostatique 0
Filariose 0
Déficit visuel 1
Infections bucco dentaires 1
Cardiopathies décompensées 1
Syndromes abdominaux aigus 1
Paludisme 1
Charbon 1
Fièvre typhoide et paratyphoide 1
Traumatismes 1
Urgences médico chirurgicales 1
Lèpre 1
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
38
- Confirmation et mise en place du traitement avant contre référence
Les activités curatives relatives à la confirmation et à la mise en place du traitement avant contre
référence sont disponibles seulement dans l’hopital de Jacmel. Le traitement pour la psychiatrie n’est
réalisé dans aucune institution.
Graphe # 18 : Offre des activités curatives dans le pays par item
Traitement pour la psychiatrie 0
Traitement pour le diabète 1
Traitement pour l'HTA 1
Traitement pour la tuberculose 1
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
39
4.2.4.3.- Les normes en infrastructures
Seulement 11 institutions sur 38 disposent d’un espace administratif et logistique. Les communes de
Belle Anse et de Grand Gosier n’en possèdent pas. 31 institutions possèdent un espace résidence.
Tableau # 5 : Disponibilité des infrastructures dans le département sanitaire du
Sud- Est
Communes Total des Normes en infrastructure
institutions
Espaces administratifs Espaces résidences
et logistiques
Anse à Pitres 2 1 2
Bainet 7 1 7
Belle Anse 2 0 1
Cayes Jacmel 3 2 3
Cotes de Fer 5 1 3
Grand Gosier 2 0 1
Jacmel 8 2 6
La Vallée de Jacmel 1 1 1
Marigot 3 1 3
Thiotte 5 2 4
Total 38 11 31
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
40
4.2.4.4.- Les examens de laboratoire
o Hématologie
L’hémogramme rapide est disponible dans 11 institutions et l’hémoglobine dans seulement une seule.
Graphe # 19 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à l’hématologie par
item
Hémoglobine 1
Malaria test 10
Hémogramme 11
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
o Parasitologie
Les examens de parasitologie plus précisément ceux se rapportant aux selles sont faits dans 12
institutions sanitaires.
Graphe # 20 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à la parasitologie par
item
Selles 12
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
41
o Immuno-Sérologie
Seulement 12 établissements sanitaires sur 38 font le test de grossesse alors qu’aucun d’entre eux ne
réalisent celui du VIH-SIDA.
Graphe # 21 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à l’Immuno-Sérologie
par item
VIH-SIDA 0
Collection de serum 1
RPR 2
Test de grossesse 12
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
o Cytologie des liquides biologiques
Pour les examens de laboratoire se rapportant à la cytologie des liquides biologiques, 12 centres de
prestation de services procèdent au frottis vaginal et à l’examen des urines chacun. Aucune institution
ne fait le test de crachats ni celui de la préparation de lames pour la tuberculose et pour la lèpre.
Graphe # 22 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à la cytologie des
liquides biologiques par item
Crachats 0
Préparation de lames pour TB et lèpre 0
Examen des urines 12
Frottis vaginal et gouttes pendantes 12
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
42
Les examens de crachats et de préparation de lames pour la tuberculose et pour la lèpre sont faits
gratuitement.
Graphe # 23 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les SSPE
de type public et mixte
160
150 150 150 150
140
120
100 100 100 100
80
70.45 65.91
60 55.42 55.45
55.91
40 42.92
20 25
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Graphe # 24 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les SSPE
de type privé
100 100
Prix min, moyen, max (en gourdes)
90 87.5 85
80 80
75 75
70
60 60 60
55 55
50 50 50 50 50
40 42.5
35
30
20
10
0 0 0 0
43
Graphe # 25 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les
hôpitaux publics
140
Prix min, moyen, max (en gourdes)
120 125 125
100 100 100 100 100
80
75
60
40
20
0 0 0 0 0
44
4.2.5.- Equipements et matériels médicaux
34 institutions sanitaires sur 38 ont une salle de consultation. Les autres salles sont disponibles à moins
de 50%. Aucune institution sanitaire ne possède de salles d’opération, de réveil et d’isolement pour les
cas contagieux.
Graphe # 26 : Répartition des équipements et des matériels médicaux du département sanitaire
du Sud-Est par type
Salle d'isolement pour les contagieux 0
Salle de réveil 0
Salle d'opération 0
Salle de préparation 1
Service de médecine interne 1
Service de pédiatrie 1
Service de chirurgie 1
Espace accueil urgences 1
Salle d'attente 1
Post-partum 7
Salle de travail 7
Laboratoire 8
Salle d’accouchement 10
Salle de pansement 13
Salle d’observation 16
Salle de consultation 34
Total institution 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
45
4.2.6.- Pharmacie
4.2.6.1.- Matériels
Plus de la moitié (55.56%) des institutions sanitaires ont des étagères métalliques, 27.78% disposent de
classeurs, 9.26% d’escabeau, 5.56% de buffets à clé pour les narcotiques et seulement 1.85% d’un
système de contrôle informatisé. La commune Thiotte est la seule à détenir un système de contrôle
informatisé. Anse à Pitres et Cayes Jacmel disposent de buffets à clé pour les narcotiques.
Tableau # 6 : Répartition des matériels et des équipements des pharmacies du
département sanitaire du Sud-Est par commune
Communes Types de matériels
Etagères Classeurs Escabeau Buffets Système de Total
métalliques métalliques à clé contrôle
informatisé
Anse à Pitres 0 0 0 2 0 2
Bainet 0 1 0 0 0 1
Belle Anse 2 0 0 0 0 2
Cayes Jacmel 6 8 2 1 0 17
Cotes de Fer 4 0 1 0 0 5
Grand Gosier 0 0 0 0 0 0
Jacmel 3 2 0 0 0 5
La Vallée de Jacmel 0 0 1 0 0 1
Marigot 6 3 0 0 0 9
Thiotte 9 1 1 0 1 12
Total 30 15 5 3 1 54
% 55.56% 27.78% 9.26% 5.56% 1.85% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
46
Graphe # 27 : Répartition des matériels et des équipements des pharmacies du département
sanitaire du Sud-Est
5.56% 1.85%
9.26%
Etagères métalliques
Classeurs métalliques
27.78% 55.56%
Escabeau
Buffets à clé
Système de contrôle informatisé
47
4.2.6.2.- Intrants et médicaments essentiels
Le Paquet Minimum de Service (PMS) définit une liste de 26 médicaments que doit disposer toute
institution sanitaire. Ce graphe s’avère d’une importance capitale puisqu’il permet de voir la
disponibilité de ces médicaments. 35 institutions sanitaires sur 38 disposent du paracétamol 500 mg et
34 ont du sérum oral. Par contre, seulement un établissement possède du pentazocine 30 mg.
Graphe # 28: Disponibilité des médicaments essentiels dans le département sanitaire du
Sud-Est
Pentazocine 30 mg inj. 1
Insuline NPH 100 UI 2
Kétoconazole 50 mg 4
Néomycine / Bacitracine pommade 5
Tétracycline 250 mg Co 6
Sérum antitétanique 1500 UI 6
Chloramphénicol 250 mg 6
Carbamazépine 250 mg 6
Methylergométrine 0.2 mg 7
Nystatin ovule vaginal 12
Griséofulvine 500 mg 12
Chlorure de sodium 0.9% 13
Métoclopramide 10 mg/2ml 15
Oxitocin 5 UI 18
Miconazole crème 18
Nifédipine 10 mg 21
Salbutamol 4 mg 22
Hydrochlorothiazide 50 mg 22
Dextrose 5% 25
Ringer Lactate 28
Amoxicilline 500 mg 28
Chloroquine 150 mg Co 29
Albendazole 400 mg 29
Ibuprofène 400 mg 30
Sérum oral 34
Paracétamol 500 mg 35
Total des institutions 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
48
4.2.7.- Gestion des déchets
Près des trois quarts soit 73.38% des institutions sanitaires du Sud-Est possèdent une boite à déchets,
19.42% des poubelles à pédale, 5.76% des poubelles avec couvercle et pédale et 1.44% des
incinérateurs à briques réfractaires.
Marigot et Thiotte sont les seules communes ayant un incinérateur à briques réfractaires. Toutes les
communes disposent de poubelles à pédale à l’exception de la Vallée de Jacmel. Les institutions se
trouvant à Anse à Pitres, aux Cotes de Fer, à la Vallée de Jacmel et à Marigot n’ont pas de poubelles
avec couvercle et pédale. Toutes les institutions disposent d’au moins une boite à déchets.
Tableau # 7 : Disponibilité des poubelles, des boites à déchets et des incinérateurs
Communes Catégorie
Incinérateur à Poubelles à Poubelles avec Boites à Total
briques pédale couvercle et déchets
réfractaire pédale
Anse à Pitres 0 2 0 30 32
Bainet 0 3 1 10 14
Belle Anse 0 4 2 2 8
Cayes Jacmel 0 4 2 13 19
Cotes de Fer 0 5 0 5 10
Grand Gosier 0 1 0 1 2
Jacmel 0 3 2 11 16
La Vallée de Jacmel 0 0 0 2 2
Marigot 1 1 0 9 11
Thiotte 1 4 1 19 25
Total 2 27 8 102 139
% 1.44% 19.42% 5.76% 73.38% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
49
Graphe # 29 : Gestion des déchets dans le département sanitaire du Sud-Est par item
1.44%
19.42% Incinérateur à briques
5.76% Poubelles à pédale
73.38% Poubelles avec couvercle et
pédale
Boites déchets
50
4.2.8.- Système d’information et outil de gestion
Ce graphe donne des informations sur la disponibilité des outils de gestion nécessaires pour le système
d’information sanitaire. Les feuilles de température sont disponibles dans 31 institutions. Seulement 4
institutions sanitaires font usage des fiches de relevés des produits périmés/altérés et des registres pour
les narcotiques.
Graphe # 30 : Répartition des institutions sanitaires du Sud-Est disposant du système
d’information et des outils de gestion
Fiche de relevé des produits périmés ou altérés 4
Registre pour les narcotiques 4
Cahier d'inventaire des équipements… 6
Manuel de supervision 6
Fiches de stocks des médicaments essentiels… 8
Manuels de normes et procédures de gestion 10
Formulaire de requisition des medicaments et… 14
Fiches de stock des intrants 15
Feuille de suivi de temperature 31
Total institution 38
0 5 10 15 20 25 30 35 40
51
4.2.9.- Coût des Services
Avant tout, il s’avère nécessaire de noter que pour obtenir une moyenne au niveau des prix des
différents services sanitaires, seul le nombre d’institutions offreuses a été retenu.
Ce graphe montre la répartition des prix (minimum, moyen, maximum) pratiques par les SSPE mixtes
et publics du Sud-Est. Les prix minimum et maximum de la consultation sont respectivement 0 gourdes
et 50 gourdes ; c’est le service le moins cher. Le prix minimum de l’accouchement est aussi 0 gourdes
mais le prix maximum s’élève à 1000 gourdes ; c’est le service le plus cher.
Graphe # 31 : Répartition des prix (en Gourdes) des services offerts par les
SSPE de type mixte et public
1050
1000 1000
950
900
850
800
Prix min, moyen, max (en gourdes)
750 750
700
650
600
550
500
450
400
350
300
250 265
200
150 150
100 100 83.50
50 50
0 14
0 0 0 0
Consultation Soins dentaires Accouchement Soins d'urgence
52
Les prix limites de la consultation sont respectivement 25 gourdes et 255 gourdes. Le prix maximum
est celui de l’accouchement 500 gourdes.
Graphe # 32 : Répartition des prix (en Gourdes) des services offerts par les SSPE de type
privé
600
Prix min, moyen, max (en gourdes)
500 500
400
375
300 300
255
200
150
100 107.5
50 50
25
0 0
Consultation Soins dentaires Accouchement Soins d'urgence
53
Seule l’extraction est payant (100 gourdes) dans les hôpitaux publics, les autres services sont gratuits.
Cependant, l’amalgame, la prophylaxie et les soins dentaires sont absents de la gamme des services
offerts par ce genre d’institutions.
Graphe # 33: Répartition des prix (en Gourdes) des services offerts par les hôpitaux de type
public
120
100 100
80
60
40
20
0 0 0 0 0 0 0
54
4.2.10.- Partenariat
4 institutions du département du Sud-Est ne bénéficient pas de l’intervention d’un partenaire. En termes
de couverture, Save the Children est le leader avec un rayon d’intervention touchant 24 institutions.
Graphe # 34 : Points d’intervention des partenaires
24
8
6
4 3 3 3 3 2 1 1 1 1
5.- ANALYSE DES GAPS
6.- CONCLUSION
55
7.- ANNEXE
Tableau # 8 : Répartition du personnel médical du département sanitaire du
Sud-Est par catégorie par commune
Commune Populati Catégorie Ratio (1 pour 100000)
s on
Infirmièr Médeci Auxiliai Dentist Anesth Total Infir Méd Auxil Dent Anest
es ns res es ésistes mière ecins iaires istes hésist
s es
Anse à 27,862 0 1 2 0 0 3 0 3.59 7.18 0 0
Pitres
Bainet 80,183 5 2 7 0 0 14 6.24 2.49 8.73 0 0
Belle 70,197 2 1 2 0 0 5 2.85 1.42 2.85 0 0
Anse
Cayes 37,292 4 2 3 0 0 9 10.73 5.36 8.04 0 0
Jacmel
Cotes de 45,323 5 3 3 0 0 11 11.03 6.62 6.62 0 0
Fer
Grand 15,766 0 0 2 0 0 2 0 0 12.69 0 0
Gosier
Jacmel 173,068 7 15 8 1 0 31 4.04 8.67 4.62 0.58 0
La Vallée 33,668 0 1 1 0 0 2 0 2.97 2.97 0 0
de Jacmel
Marigot 69,042 2 1 3 0 0 6 2.90 1.45 4.35 0 0
Thiotte 32,280 4 1 4 0 0 9 12.39 3.10 12.39 0 0
Total 584,681 29 27 35 1 0 92 4.96 4.62 5.99 0.17 0
% 31.52% 29.35% 38.04% 1.09% 0.00% 100.0%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
56
Tableau # 9 : Répartition du personnel paramédical du département sanitaire du
Sud-Est par commune
Communes Catégorie Total
Assistant Pharmacien Psychologue Technicien Technologiste
social en radiologie de laboratoire
Anse àPitres 0 0 0 0 1 1
Bainet 0 0 0 0 1 1
Belle Anse 0 0 0 0 1 1
Cayes Jacmel 0 0 0 0 1 1
Côes de Fer 0 0 0 0 3 3
Grand Gosier 0 0 0 0 0 0
Jacmel 1 1 0 3 12 17
La Vallée de 0 0 0 0 1 1
Jacmel
Marigot 0 0 0 0 1 1
Thiotte 0 0 0 0 1 1
Total 1 1 0 3 22 27
% 3.70% 3.70% 0.00% 11.11% 81.48% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
57
Tableau # 10 : Répartition du personnel administratif du département sanitaire du Sud-Est par
type et par commune
Communes Type de techniciens
Régisseurs Archivistes Total
Anse à Pitres 1 0 1
Bainet 1 0 1
Belle Anse 1 0 1
Cayes Jacmel 2 0 2
Cotes de Fer 5 0 5
Grand Gosier 0 0 0
Jacmel 0 10 10
La Vallée de Jacmel 1 0 1
Marigot 1 0 1
Thiotte 2 0 2
Total 14 10 24
% 58.33% 41.67% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
58
Tableau # 11 : Répartition du personnel communautaire du département sanitaire du
Sud-Est par type et par commune
Communes Population Catégorie Ratio (1 pour 100000)
Agents Matrones Tradipra Total Agents Matrones Tradipra Total
de santé ticiens de santé ticiens
Anse à Pitres 27,862 18 69 0 87 64.60 247.65 0 312.25
Bainet 80,183 65 175 1 241 81.06 218.25 1.25 300.56
Belle Anse 70,197 54 105 0 159 76.93 149.58 0 226.51
Cayes Jacmel 37,292 5 40 46 91 13.41 107.26 123.35 244.02
Côtes de Fer 45,323 22 70 0 92 48.54 154.45 0 202.99
Grand Gosier 15,766 11 64 0 75 69.77 405.94 0 475.71
Jacmel 173,068 11 108 20 139 6.36 62.40 11.56 80.32
La Vallée de 33,668 0 20 0 20 0 59.40 0 59.40
Jacmel
Marigot 69,042 15 88 10 113 21.73 127.46 14.48 163.67
Thiotte 32,280 59 102 5 166 182.78 315.99 15.49 514.25
Total 584,681 260 841 82 1183 44.47 143.84 14.02 202.33
% 21.98 71.09 6.93 100.00
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
59
Tableau # 12 : Autres types du personnel du département sanitaire du Sud-Est par
type et par commune
Communes Personnel Technicien en Kinésithérapeute- Dietéticien Total
ambulancier stérilisation Physiothérapeute
Anse à Pitres 0 0 0 0 0
Bainet 0 0 0 0 0
Belle Anse 0 0 0 0 0
Cayes Jacmel 0 0 0 0 0
Cotes de Fer 0 0 0 0 0
Grand Gosier 0 0 0 0 0
Jacmel 4 4 0 0 8
La Vallée de Jacmel 0 0 0 0 0
Marigot 0 0 0 0 0
Thiotte 0 0 0 0 0
Total 4 4 0 0 8
% 50.00% 50.00% 0.00% 0.00% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
60
Tableau # 13 : Proportion d’institutions offrant les services de promotion de la santé
dans le département du Sud-Est par commune
Services de promotion de santé Anse Bainet Belle Cayes Cotes Grand Jacmel La Marigot Thiotte
à Anse Jacmel de fer Gosier Vallée
Pitres de
Jacmel
Dépistage sur le VIH SIDA 2/2 7/7 2/2 1/3 4/5 2/2 7/8 1/1 3/3 5/5
Planning Familial 2/2 7/7 2/2 2/3 4/5 2/2 8/8 1/1 3/3 5/5
Clinique Prénatale 2/2 7/7 2/2 2/3 5/5 2/2 8/8 1/1 3/3 3/5
Allaitement maternel 2/2 7/7 2/2 2/3 5/5 2/2 8/8 1/1 2/3 5/5
Signes de gravité des maladies
chez les nouveaux nés et les
enfants 1/2 6/7 2/2 2/3 5/5 2/2 8/8 1/1 3/3 5/5
Comportement adopté face aux
IST 1/2 7/7 2/2 3/3 5/5 2/2 7/8 1/1 3/3 5/5
Comportement adopté pour la
prévention des grossesses
précoces 1/2 6/7 2/2 2/3 4/5 2/2 8/8 1/1 3/3 4/5
Comportement à adopter pour la
lutte contre la TB 2/2 7/7 2/2 3/3 4/5 2/2 8/8 1/1 3/3 5/5
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
61
Tableau # 14 : Proportion d’institutions offrant des services de prévention de santé
dans le département sanitaire du Sud-Est par commune
Services de prévention de Anse à Bainet Belle Cayes Cotes Grand Jacmel La Vallée Marigot Thiotte
santé Pitres Anse Jacmel de fer Gosier de Jacmel
Vaccins antitétaniques 2/2 6/7 2/2 2/3 3/5 1/2 8/8 1/1 3/3 4/5
Consultation de planning 2/2 7/7 2/2 2/3 4/5 2/2 8/8 1/1 3/3 3/5
familial
Consultation CPN 2/2 7/7 2/2 2/3 4/5 2/2 8/8 1/1 3/3 4/5
Prévention du tétanos, de 1/2 7/7 2/2 2/3 5/5 1/2 6/8 1/1 3/3 4/5
l’anémie et du paludisme
Prise en charge immédiate 1/2 6/7 2/2 2/3 5/5 2/2 8/8 1/1 3/3 4/5
et référence des grossesses
compliquées
Vaccination 2/2 7/7 2/2 2/3 3/5 1/2 8/8 1/1 3/3 4/5
Suivi et éducation 2/2 7/7 2/2 3/3 4/5 1/2 8/8 1/1 3/3 4/5
nutritionnelle
Consultations 1/2 2/7 2/2 3/3 4/5 1/2 6/8 0/1 3/3 4/5
préventives/promotionnelle
de l’enfant sain
Dépistage des HTA 2/2 7/7 2/2 3/3 5/5 2/2 8/8 1/1 3/3 4/5
Dépistage du diabète 1/2 2/7 1/2 1/3 4/5 0/2 1/8 1/1 1/3 1/5
Dépistage du malaria 0/2 3/7 1/2 3/3 5/5 1/2 1/8 1/1 1/3 1/5
Dépistage de la tuberculose 2/2 2/7 2/2 2/3 4/5 1/2 6/8 1/1 3/3 0/5
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
62
Tableau # 15: Proportion des institutions faisant des activités curatives pour les adultes
dans le département sanitaire du Sud-Est par commune
Activités curatives Anse à Bainet Belle Cayes Cotes Grand Jacmel La Vallée Marigot Thiotte
Pitres Anse Jacmel de fer Gosier de Jacmel
Prise en charge des cas de 2/2 5/7 2/2 2/3 5/5 1/2 7/8 1/1 3/3 5/5
IST
Prise en charge das cas de 1/2 2/7 2/2 2/3 2/5 1/2 1/8 1/1 2/3 4/5
viol et violences
Suivi des cas référés de 2/2 1/7 1/2 0/3 1/5 0/2 2/8 1/1 1/3 2/5
VIH/Sida
Soins obstétricaux urgents 2/2 0/7 0/2 1/3 4/5 0/2 3/8 1/1 1/3 2/5
de base
Prise en charge des cas de 2/2 6/7 2/2 3/3 5/5 2/2 6/8 1/1 3/3 4/5
maladies intercurrentes
Lèpre 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Urgences médico 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
chirurgicales
Traumatismes 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Fièvre typhoide et 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
paratyphoide
Charbon 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Paludisme 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Filariose 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 0 0/1 0/3 0/5
Syndromes abdominaux 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
aigus
Cardiopathies 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
décompensées
Hypertrophie prostatique 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 0 0/1 0/3 0/5
Infections bucco dentaires 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Déficit visuel 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Traitement pour la 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
tuberculose
Traitement pour la 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 0 0/1 0/3 0/5
psychiatrie
Traitement pour l'HTA 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Traitement pour le diabète 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Cancer du col de l'utérus 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 0 0/1 0/3 0/5
Cancer du sein 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 0 0/1 0/3 0/5
Prise en charge des 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
adolescentes suite à des
complications de
l'avortement
Prise en charge des 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
adolescentes lors des
grossesses et
accouchements
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
63
Tableau # 16 : Proportion des institutions faisant des activités curatives pour les
nouveaux-nés dans le département sanitaire du Sud-Est par commune
Activités curatives Anse à Bainet Belle Cayes Cotes Grand Jacmel La Marigot Thiotte
Pitres Anse Jacmel de fer Gosier Vallée de
Jacmel
Prise en charge chez le 0/2 1/7 2/2 2/3 2/5 1/2 4/8 0/1 1/3 2/5
nouveau né et suivi de la
contre référence
Ictère néonatal 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Prématurité et hypotrophie 0/2 0/7 1/2 1/3 1/5 0/2 1/8 0/1 1/3 0/5
Détresse respiratoire 1/2 0/7 1/2 1/3 3/5 1/2 1/8 1/1 0/3 2/5
Ophtalmies néo natales 1/2 3/7 2/2 2/3 4/5 1/2 4/8 1/1 3/3 3/5
Pathologies prises en 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
compte dans PCIME
Maladies liées au péril fécal 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Infection des parties molles 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Drépanocytose
Infection de l'oeil 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 0/5
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
64
Tableau # 17 : Répartition des médicaments essentiels disponibles dans le département
sanitaire du Sud-Est par commune
Médicaments essentiels Anse à Bainet Belle Cayes Cotes Grand Jacmel La Vallée Marigot Thiotte
Pitres Anse Jacmel de fer Gosier de Jacmel
Albendazole 400 mg 2/2 5/7 2/2 2/3 5/5 1/2 6/8 1/1 3/3 2/5
Carbamazépine 250 mg 1/2 1/7 0/2 1/3 1/5 0/2 1/8 1/1 0/3 0/5
Chloroquine 150 mg Co 1/2 7/7 1/2 2/3 5/5 0/2 6/8 1/1 3/3 3/5
Dextrose 5% 2/2 5/7 1/2 2/3 4/5 1/2 3/8 1/1 3/3 3/5
Hydrochlorothiazide 50 0/2 5/7 1/2 1/3 3/5 1/2 5/8 1/1 3/3 2/5
mg
Insuline NPH 100 UI 0/2 0/7 0/2 0/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 1/5
Methylergométrine 0.2 mg 0/2 1/7 1/2 1/3 1/5 0/2 1/8 1/1 1/3 0/5
Miconazole crème 1/2 4/7 0/2 1/3 5/5 0/2 3/8 1/1 1/3 2/5
Nifédipine 10 mg 1/2 3/7 2/2 2/3 4/5 1/2 3/8 1/1 2/3 2/5
Oxitocin 5 UI 2/2 3/7 1/2 2/3 3/5 1/2 2/8 1/1 2/3 1/5
Pentazocine 30 mg inj. 0/2 0/7 0/2 1/3 0/5 0/2 0/8 0/1 0/3 0/5
Salbutamol 4 mg 2/2 6/7 2/2 2/3 2/5 0/2 3/8 1/1 3/3 1/5
Sérum oral 2/2 7/7 2/2 2/3 5/5 1/2 7/8 1/1 3/3 4/5
Amoxicilline 500 mg 1/2 5/7 1/2 2/3 5/5 1/2 6/8 1/1 3/3 3/5
Chloramphénicol 250 mg 0/2 1/7 1/2 1/3 0/5 0/2 1/8 0/1 0/3 2/5
Chlorure de sodium 0.9% 0/2 3/7 1/2 1/3 3/5 0/2 1/8 1/1 2/3 1/5
Griséofulvine 500 mg 0/2 2/7 1/2 1/3 4/5 0/2 1/8 1/1 2/3 0/5
Ibuprofène 400 mg 1/2 7/7 2/2 2/3 4/5 1/2 6/8 1/1 3/3 3/5
Kétoconazole 50 mg 0/2 0/7 0/2 1/3 0/5 0/2 1/8 0/1 1/3 1/5
Métoclopramide 10 0/2 1/7 1/2 1/3 3/5 0/2 2/8 1/1 3/3 3/5
mg/2ml
Néomycine / Bacitracine 0/2 2/7 0/2 0/3 2/5 0/2 0/8 0/1 0/3 1/5
pommade
Nystatin ovule vaginal 0/2 2/7 2/2 0/3 3/5 0/2 1/8 1/1 2/3 1/5
Paracétamol 500 mg 2/2 7/7 2/2 2/3 5/5 1/2 8/8 1/1 3/3 4/5
Ringer Lactate 1/2 6/7 2/2 2/3 4/5 1/2 6/8 1/1 3/3 2/5
Sérum antitétanique 1500 0/2 0/7 1/2 1/3 2/5 0/2 1/8 0/1 1/3 0/5
UI
Tétracycline 250 mg Co 0/2 1/7 1/2 1/3 1/5 0/2 1/8 0/1 0/3 1/5
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du département sanitaire du Sud-Est,
année 2011
65