Rapò kat sante peyi a
Rezime — Envantè nasyonal ak analiz diferans nan sistèm sante Ayiti nan mwa septanm 2011, ki kouvri enstitisyon, pèsonèl, ekipman, sèvis, medikaman, depans ak patenarya.
Dekouve Enpotan
- Li fè envantè etablisman sante selon depatman, kategori ak nivo sèvis.
- Li evalye pèsonèl, ekipman, medikaman ak swen ki disponib.
- Li idantifye diferans nasyonal apre li egzamine depans, sistèm enfòmasyon ak patenarya.
Deskripsyon Konple
Li dekri òganizasyon sistèm sante Ayiti epi li fè envantè etablisman yo selon depatman, kategori ak nivo. Li evalye resous imèn ak materyèl, sèvis, enfrastrikti, laboratwa, ekipman, pwodui famasi, jesyon fatra, sistèm enfòmasyon, depans ak patenarya anvan li idantifye diferans yo.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
MINISTERE DE LA SANTE PUPLIQUE ET DE LA
POPULATION (MSPP)
UNITE DE PLANIFICATION ET D’EVALUATION (UPE)
RAPPORT DE LA CARTE SANITAIRE DU PAYS
Septembre 2011
0
Table des matières
Table des matières ......................................................................................................................1
Préface.........................................................................................................................................3
1.- INTRODUCTION .................................................................................................................4
1.1.- Contexte historique du projet ........................................................................................4
1.2.- Justification....................................................................................................................5
1.3.- Objectifs.........................................................................................................................6
1.3.1.- Objectif général .......................................................................................................6
1.3.2.- Objectifs spécifiques ...............................................................................................6
2.- BREVE PRESENTATION DU SYTEME DE SANTE EN HAITI .....................................8
2.1.- Principes de base du Système de Santé........................................................................8
2.2.- Structures du système de santé haïtien........................................................................9
2.3.- L’organisation des soins ...............................................................................................9
2.4.- Le PMS .......................................................................................................................10
2.5.- Les UCS ......................................................................................................................11
3.- METHODOLOGIE .............................................................................................................12
3.1.- La collecte des données .............................................................................................11
3.2.- L’analyse des données ............................................... Error! Bookmark not defined.
3.3.- La validation des données ..........................................................................................14
4.- PRESENTATION DE LA CARTE SANITAIRE DU PAYS.............................................15
4.1.- Description physique………………………………………………………………...15
4.1.1.- Position géographique ..........................................................................................155
4.1.2.- Caractéristiques topographiques ....................…………………………………..155
4.1.3.- Caractéristiques socio-économiques de la population ...........................................16
4.2.- Organisation du système de santé dans le pays ........................................................166
1
4.2.1.- Décentralisation………………………………………………………................167
4.2.2.- Inventaire physique des institutions prestataires…………………………..…….18
4.2.2.1.- Répartition par département …………………………………………..…..18
4.2.2.2.- Répartition par catégorie ……………………………….……………..…..19
4.2.2.3.- Répartition par niveau ou échelon….…………………..…………….........21
4.2.3.- Inventaires des ressources humaines et matérielles…..………………..…….....22
4.2.3.1.- Ressources humaines………………………………..……………………..22
4.2.3.2.- Ressources matérielles…………………………..………………………....26
4.2.4.- . Offre de services……………………………..………………………………..27
4.2.4.1.- Services disponibles …………………………..…………………………..27
4.2.4.2.- Soins offerts….……………………..…………………………………......28
4.2.4.3.- Normes en infrastructures …………………………..………………….....34
4.2.4.4.- Examens de laboratoire …………………………..…………………….…35
4.2.5.- Equipements et matériels disponibles …………………………..………….......41
4.2.6.- Pharmacie...…………………………..…………………………………………47
4.2.6.1.- Matériels…………………………………………………………………….47
4.2.6.2.- Intrants et médicaments essentiels …………………………..……………...49
4.2.7.- Gestion des déchets …………………………..…………………………….......50
4.2.8.- Système d’information et outil de gestion …………………………..………….51
4.2.9.- Coût des Services …………………………..……………………………….......52
4.2.10.- Partenariat.…………………………..……………………………………….....56
5.- ANALYSE DES GAPS …………………………..……………………………………….56
6.- CONCLUSION …………………………..………………………………………………..56
7.- ANNEXE …………………………..……………………………………………………....57
2
PREFACE
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) qui a pour mission de
garantir la santé du peuple haïtien, s’est engagé depuis plusieurs années dans un processus
devant conduire à la restructuration du Système National de Santé. Beaucoup d’actions sont déjà
entreprises dans le but d’arriver à l’amélioration de l’état de santé de la population. En ce
moment très particulier marqué par de notables changements au sein du Ministère de la Santé,
nous éprouvons un grand plaisir à vous présenter le rapport de la carte sanitaire du pays.
Ce rapport permettra d’une part, de diagnostiquer l’offre de services dans les institutions
sanitaires plus précisément de savoir les matériels et les équipements disponibles dans les centres
de prestation de services ; d’autre part, d’identifier les partenaires intervenant dans ces
institutions. En effet, tout ceci devrait non seulement permettre tant sur le plan qualitatif que
quantitatif, de générer des données capables d’aider à la planification, à la gestion et à la prise de
décisions adéquates et opportunes; mais aussi de contribuer au renforcement du système de
santé.
Des remerciements sont adressés aux partenaires techniques et financiers pour leur
support dans la réalisation de ce travail ; spécialement aux directeurs, aux statisticiens et aux
épidémiologistes centraux et départementaux qui ont grandement contribué au processus devant
conduire à l’élaboration de ce document.
Le Ministère espère que cette publication servira à tous les acteurs du système sanitaire,
aux professionnels de la santé, aux étudiants, aux chercheurs et à tous ceux qui s’intéressent au
système de santé haïtien.
3
1.- INTRODUCTION
1.1.- Contexte historique du projet
A l’ère où les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) font des
avancées de plus en plus décisives dans le monde, il s’avère important pour tout gouvernement
de pouvoir s’ajuster en conséquence. En effet, dans sa mission de coordination, de régulation et
d’amélioration des conditions de vie de la population, l’autorité nationale est appelée à prendre
des décisions, parfois et même très souvent, en urgence. Ces décisions, pour être efficaces,
doivent se baser sur des informations qui reflètent la réalité.
Conscient de cette mission qui lui est attribuée, le Ministère de la Santé Publique et de la
Population a commencé en 2005, à matérialiser son objectif de détenir des informations
pertinentes, fiables et disponibles à tout moment pour la prise de décision, sur les différentes
unités administratives du pays Ainsi, à travers un projet financé par un prêt de la Banque
Interaméricaine de Développement (MSPP/BID), il a élaboré une carte sanitaire, au niveau des
départements. La conception de cette carte était inscrite dans la logique d’une meilleure
répartition des ressources pour une rationalisation de l’offre de soin. Le but ultime d’une carte
sanitaire est d’identifier des préoccupations prioritaires en matière de santé publique et de s’y
attaquer1. Ainsi, l'accès aux services de santé devient un élément incontournable sur lequel il
convient de se pencher davantage. L’accessibilité se définit par la disponibilité de tous les
éléments et de toutes les interventions des programmes de santé à tous, sans distinction de sexe,
d'appartenance sociale, d’appartenance religieuse, de lieu de résidence (accessibilité
géographique), de pouvoir d'achat (accessibilité financière).
N’ayant pas fait l’objet d’une grande utilisation à cause probablement d’une dissémination
limitée et d’autres contraintes d’ordre économique, politique et social auxquelles le pays a fait
1
Organisation Mondiale de la Santé in « Utilisation et Potentiel des Systèmes d’Information géographiques pour la
Cartographie Sanitaire dans la région de la Méditerranée Orientale », Octobre 2007
4
incessamment face, la carte sanitaire n’a pas pu permettre aux autorités sanitaires haïtiennes
d’atteindre une couverture optimale du territoire national2.
Trois (3) ans plus tard, par un financement du Projet d’Appui au Développement du Système de
Santé en Haïti (PADESS), trois départements géographiques du pays (Sud-Est, Nord-Est et
Nippes) ont tenté de renouveler l’expérience, c'est-à-dire de procéder à la mise à jour de la carte
sanitaire. Ils ont bénéficié, à cet effet d’une consultation. Les termes de référence de cette
consultation ont pris également en compte l’ajout d’autres variables à la base de données ainsi
qu’un ajustement, selon les besoins, du progiciel d’exploitation développé en la circonstance, le
LIBUCS.
Cette deuxième tentative n’a pas provoqué plus de changement compte tenu des principaux
facteurs tels que la disponibilité des ressources, la couverture des services, les facteurs de risques
(gites larvaires, eau potable, latrines…) à considérer dans le cadre de l'accessibilité aux services
de santé au niveau de ces trois départements.
1.2.- Justification du projet
Néanmoins, au cours de la deuxième expérience, et grâce aux avancées du système
d’information sanitaire, les staffs départementaux ont pu acquérir une meilleure connaissance de
l’outil. Conscients des conséquences du manque de coordination et de l’allocation irrationnelle
des ressources dans tout le système, ces départements ont exprimé un enthousiasme réel face à ce
projet de mise à jour de la carte sanitaire.
Au niveau des bureaux départementaux, où la participation des cadres était effective, il existe
actuellement une bonne compréhension de l’importance de la carte sanitaire. Par contre, en ce
qui concerne les institutions, la mission était perçue comme un diagnostic au terme duquel la
Direction Départementale allait doter les institutions en ressources additionnelles pour une
meilleure prestation de service. Il est donc revenu à l’équipe, dans un premier temps, de faire les
rectifications et dans un second temps, il a paru impératif de leur donner une vue plus large de la
carte sanitaire afin de susciter leur intérêt et d’obtenir leur collaboration.
C’est ce qui a motivé la révision et l’actualisation de la carte sanitaire.
2
Ministère de la Santé Publique in « Politique de Santé », Mars 1996. Axe stratégique 2 : Réorganisation du
système de santé
5
1.3.- Objectifs
Les objectifs de l’actualisation de la carte sanitaire sont d’ordre général et spécifique :
1.3.1.- Objectif général
L’objectif général consiste à réviser et à adapter la première version de la carte sanitaire de
manière à pouvoir contribuer à la connaissance de l’ampleur des problèmes sanitaires pour une
meilleure planification et régulation de l’offre de soins dans le pays.
Cet exercice permettra également à l’avenir de mieux orienter les interventions sanitaires. En
fait, il s’agit de mettre à la disposition du gouvernement haïtien et de ses partenaires un
instrument leur fournissant de l’information sur la distribution des institutions et des soins,
nécessaire devant leur permettre de définir de manière rationnelle leur politique en matière de
santé.
1.3.2.- Objectifs spécifiques
De l’objectif général découlent les objectifs spécifiques suivants :
1) Réaliser l’inventaire de l’existant et prévoir les évolutions nécessaires de l’offre de soins au
niveau de chaque département du pays en vue de satisfaire les besoins en soins et en services de
santé de la population haïtienne.
2) Définir les types d’infrastructures médicales, les normes et les modalités d’implantation et
fixer les réseaux de prise en charge des problèmes et des risques de santé à tous les niveaux de
la pyramide sanitaire.
3) Développer la concertation entre les différents acteurs et secteurs de l’offre de soins afin de
pouvoir harmoniser la répartition spatiale des ressources, de corriger la tendance aux
déséquilibres territoriaux aux niveaux : central, départemental, communal.
6
4) Suivre l’offre de soins comportant l’ensemble des infrastructures sanitaires publiques et
privées, fixes ou mobiles ainsi que les moyens mis en œuvre pour produire des prestations de
soins et de services en réponse aux besoins de santé des individus, des familles et de la
collectivité.
5) Apporter une réponse adaptée aux besoins de la population pour les cinq prochaines années
en établissant, sur la base de l’analyse globale de l’offre de soins existants, des données géo
démographiques et épidémiologiques.
6) Offrir un cadre de référence formel aux différents mécanismes de planification et de
régulation de l’offre de soins.
7) Renforcer l’intégration des soins.
7
2.- BREVE PRESENTATION DU SYSTÈME DE SANTE EN HAЇTI
2.1.- Principe de base du Système de Santé haïtien
La Politique de santé du MSPP, élaborée en 1996, dans ses grandes orientations, reconnait à
toute personne le droit fondamental à des soins de santé préventifs et curatifs de qualité
indépendamment de toute discrimination (statut socio-économique, sexe, âge, religion, lieu de
résidence…). De plus, l’approche de la globalité de la santé dans la prestation de services a été
préconisée de sorte que l’individu soit considéré dans son vécu existentiel et ait à sa disposition
une gamme complète de services pour lui permettre d’entretenir sa santé. La politique de santé
du Ministère haïtien de santé repose sur les principes fondateurs suivants:
- L’équité
L’application de ce principe garantit à tous les bénéficiaires de services de santé, des
soins de qualité égale, quelque soit leur lieu de résidence et leur statut socio économique.
En ce sens, la carte sanitaire doit être un instrument permettant d’évaluer la situation en
matière d’équité dans l’accès aux soins, par le fait qu’elle fournira la disponibilité des
soins de santé en rapport avec la population et qu’elle est construite sur une analyse des
besoins de santé.
- La justice sociale
Ce principe tend vers une société plus juste. Prenant pour acquis que tout ce qui n’est pas
acceptable socialement devient injuste, la justice sociale vise l’égalité des droits et la
solidarité collective. Ainsi, le Ministère de la Santé Publique et de la Population doit
veiller à ce que les individus ont les mêmes chances de réussite tout au long de leur vie en
leur garantissant le droit à la santé.
- La solidarité
La solidarité comme principe de base du système de santé fait référence à la distribution
coercitive des revenus et des richesses du pays par le gouvernement afin de financer les
versements de prestation sociale. Elle s’instaure par la mise en œuvre de mesures
concrètes, comme des politiques visant la réduction, voire l’élimination de l’exclusion
8
sociale. Le respect de ce principe rend accessible à tout individu les services sociaux de
base comme la santé, l’éducation.
2.2.- Structure du système de santé haïtien
Le système national de santé haïtien est représenté par les autorités sanitaires nationales, les
autorités centrales, les directions départementales, les bureaux communaux (UCS) et les
institutions de soins, tous répartis au sein du Ministère de la Santé Publique et de la Population
(MSPP). Ce dernier, dans son but « d’améliorer de manière durable l’état de santé de la
population, à travers une approche globale et dynamique de la santé et de la prestation de soins
de qualité32 ci-dessus», à tous ses niveaux, planifie, coordonne et met en œuvre tous les moyens
pour offrir à la population des soins préventifs et curatifs.
2.3.- Organisation des soins
Les entités chargées spécifiquement de la livraison des services de santé sont les institutions
sanitaires (publiques, privées ou mixtes). Dépendamment de la gamme de soins offerts par les
institutions, le plateau technique dont elles disposent et les activités d’appui et de soutien
qu’elles peuvent réaliser. La Direction d’Organisation des Services de Santé du Ministère de la
Santé (DOSS), dans le document du Paquet Minimum de Services (PMS), catégorise les
institutions suivant une structure pyramidale contenant les 3 niveaux de prestation de services
suivants :
Niveau Primaire
Le niveau primaire est subdivisé en deux échelons.
Premier Echelon :
On y retrouve les dispensaires, les Centres de santé Sans Lits (CSL), les Centres de santé A Lits
(CAL) et les cabinets médicaux de soins. Ces institutions représentent la porte d’entrée dans le
3
Ministère de la Santé Publique in « Politique de Santé », Mars 1996. Grandes orientations de la politique de santé :
Buts et Objectifs Généraux »
9
système de santé et permettent à la population d’accéder aux Services de Santé de Premier
Echelon (SSPE).
Deuxième Echelon :
Ce deuxième échelon du système de santé haïtien regroupe les Hôpitaux Communautaires de
Référence (HCR). La gamme de soins fournis par ces institutions comporte des interventions
plus délicates qui nécessitent des spécialistes pour les quatre services de base offerts : Médecine
interne, Chirurgie, Pédiatrie, Obstétrique et Gynécologie (ObGyn), afin de pouvoir prendre en
charge les cas référés par les institutions du premier échelon.
Niveau Secondaire
Ce niveau regroupe les Hôpitaux Départementaux et les cabinets médicaux de spécialité
permettant un recours à des soins spécialisés.
Niveau Tertiaire
Ce niveau, essentiellement axé sur la recherche et la formation regroupe les Hôpitaux
Universitaires et les Hôpitaux Spécialisés (Psychiatrie, Sanatorium…). Les institutions de ce
niveau offrent des soins de référence nationaux.
2.4.- Le PMS
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population à travers sa Direction d’Organisation des
Services de Santé (DOSS) définit le Paquet Minimum de Service (PMS)4 comme « Un ensemble
minimal de prestations essentielles intégrées choisies parmi les plus efficaces, que l’Etat, en
fonction des ressources, s’engage à rendre accessible à toute la population, en vue d’élever son
niveau général de santé. »
Tel que défini dans la politique de Santé de 1979, le PMS englobe :
La prise en charge globale de la santé de l’enfant
La prise en charge de la grossesse, de l’accouchement et de la santé reproductive
La prise en charge des urgences médico-chirurgicales
La lutte contre les maladies transmissibles
Les soins dentaires de base
4
Direction D’Organisation des Services de Santé, in : « Le Paquet Minimum de Services » Avril 2006
10
L’éducation sanitaire participative
L’assainissement du milieu et l’approvisionnement en eau potable
La disponibilité et l’accès aux médicaments essentiels
Les institutions sanitaires suivant leur niveau et leur échelon ne sont pas appelées à fournir tout
le PMS.
2.5.- Les UCS
Une Unité Communale de Santé (UCS) est une organisation constituée de réseaux d’acteurs,
d’institutions de santé et d’organisations de participation communautaire, dans un territoire
défini d’environ 150 000 à 250 000 personnes5. Cette stratégie a été définie dans la politique de
Santé de 1996 où les UCS ont été décrites comme l’unité de base de la décentralisation. En effet,
les institutions des deux échelons du niveau primaire constituent le micro système que constitue
l’UCS. A ce titre, elles s’organisent en réseau à travers la référence et la contre référence afin
que le patient puisse avoir accès à tous les services disponibles à l’intérieur de la zone de
desserte.
5
Direction D’Organisation des Services de Santé, in : « Le Paquet Minimum de Services » Avril 2006
11
3.- METHODOLOGIE
La carte sanitaire est établie pour une durée d’environ 5 ans. La base de données est
une propriété de la Direction Départementale qui en assurera la gestion. Des ajouts et des
ajustements périodiques seront réalisés afin que les informations produites soient toujours
actuelles.
L’inventaire de l’existant et l’analyse approfondie de la couverture sanitaire actuelle
(infrastructures, équipements, personnels) revêtent du domaine de l’Unité de Planification et
d’Evaluation (UPE), du Bureau Central du MSPP. Cette unité a comme responsabilité de
collecter les données essentielles relatives aux établissements publics, privés et mixtes et
d’évaluer la qualité des soins. Compte tenu des leçons apprises à partir des travaux de l’exercice
antérieur au niveau des UCS et des Départements, les stratégies suivantes ont été retenues dans le
cadre de cette mise à jour:
- Approche communale et départementale (les UCS n’ayant pas encore de statut légal).
- Intégration des institutions étatiques nationales de statistique et de cartographie dans le
projet d’actualisation. Il s’agit de l’IHSI et du CNIGS.
- Base de données dynamique nécessitant des outils et des équipements modernes
(GPS, logiciels, etc.)
- Orientation des cadres du Ministère pour la prise en charge continue de l’actualisation de
la Carte Sanitaire.
- Intégration des volets statistiques de services, de Surveillance Epidémiologique, de
la coopération externe et des programmes prioritaires du Ministère.
- Approche participative habilitant les cadres du département à refaire l’exercice à partir de
leurs propres moyens.
En définitive, l’actualisation de la carte sanitaire a tenu compte des réalités et des
spécificités des départements notamment dans l’optique de réduire les inégalités d’accès aux
soins.
12
3.1.- La collecte des données
La collecte de données constitue l’une des étapes les plus importantes du processus. Elle prend
en compte l’organisation du travail et l’implication de l’équipe départementale. En effet, cette
étape comporte 3 parties: le choix des indicateurs, le pré test et la correction, l’orientation des
équipes (administration des questionnaires et saisie).
Le choix des indicateurs
Le document du Paquet Minimum de Santé (PMS), la politique de santé et le Plan
Stratégique sont des documents de référence du système sanitaire haïtien. Ils ont été
utilisés dans le choix des indicateurs pour la mise à jour de la carte sanitaire.
Pré test et correction
Une fois l’ébauche du questionnaire finalisé, le pré test a été réalisé au niveau des
différents services de l’Hôpital Eléazar Germain et aussi au Centre de Santé sans Lit de
Portail Léogâne. L’expérience a relevé que l’outil était globalement bien conçu. Les
corrections jugées importantes ont été portées le jour même.
Orientation des équipes, administration des questionnaires et saisie
Dans le souci de développer une compréhension commune de l’outil, une orientation a été
donnée aux différents membres des équipes. Elle a pris en compte les différentes
rubriques du questionnaire et les étapes à suivre au moment de la collecte. Une autre
orientation a été faite avec le cadre chargé de la saisie des données sur SPSS.
Le temps alloué à cette tache étant relativement court, plusieurs équipes ont dû être
déployées. Elles étaient formées de cadres de la Direction Sanitaire et des encadreurs du
niveau central.
Les questionnaires, une fois remplis, ont été acheminés au bureau départemental pour être
saisis par le préposé en informatique.
13
3.2.- L’analyse des données
La base, transférée au niveau de l’UPE a été utilisée à des fins d’analyse pour la rédaction du
rapport final de la carte sanitaire. Cette étape constitue l’input le plus consistant de l’UPE. En
effet, d’une part, elle implique une restitution du travail fait sur le terrain avec la Direction
Départementale et d’autre part, c’est à travers l’analyse que les données collectées deviennent
des informations illustrant les principaux problèmes de santé publique que confrontent
l’institution et sur lesquelles, les autorités locales et nationales se basent pour prendre leurs
décisions ou pour justifier leurs interventions.
Le présent document propose une analyse se rapportant aux problèmes majeurs de santé et de
coordination, facteurs qui, dans une large mesure, constituent de véritables entraves à une
meilleure accessibilité aux services de santé.
3.3.- La validation des données
Les résultats présentés dans ce document sont le fruit du travail conjoint entre les Directions
Départementales et la Direction de l’Unité de Planification et d’Evaluation. Ce choix stratégique
se justifie par les différents points qui suivent :
La connaissance du terrain par le staff des Directions Départementales est un avantage
qui a été exploité à fond. C’est, entre autres, ce qui a valu le succès de l’enquête. Leur
participation confère également aux données recueillies une certaine fiabilité.
Leur volonté à participer dans le processus témoigne d’une part, de leur intérêt de
disposer d’un outil nécessaire pour la prise de décision et d’autre part, d’un certain effort
de s’approprier de l’outil tout en s’assurant de la bonne qualité de ce dernier.
L’UPE constitue l’organe du Ministère de la Santé chargé de l’analyse et de
l’interprétation des données. A ce titre, elle entretient d’excellents rapports avec les
Directions Départementales. Ainsi, sa participation dans la mise à jour de la carte
sanitaire garantit la cohérence des données.
Il convient de souligner également un autre niveau de validation par les hautes autorités du
Ministère représentées par le Ministre et le Directeur Général. Ceci précède l’étape finale de
la présentation des résultats aux principaux intéressés à savoir les responsables institutionnels
et la population.
14
4.- PRESENTATION DE LA CARTE SANITAIRE DU PAYS
4.1.- Description physique
Située dans la région caribéenne, la ville d’Haïti a une superficie de 27,750 km2 6 ce qui donne
une densité de 324. Sa population est estimée à 10, 085,216 habitants7 en 2011. Haïti est divisé
en 10 départements, 41 arrondissements, 133 communes et 565 sections communales.
4.1.1.- Position géographique
La République d’Haïti est bornée au nord par l’Océan Atlantique, à l’est par la République
Dominicaine, au Sud par la Mer des Caraïbes et à l’Ouest par le détroit de Windward qui la
sépare de l’île de Cuba.
4.1.2.- Les caractéristiques topographiques8
Le territoire d’Haïti est constitué principalement par la partie occidentale de l’ile d’Hispaniola
nomme généralement « Terre haute ou montagneuse » à laquelle viennent s’ajouter la Gonâve,
l’ile de la Tortue, les Cayemites et l’Ile à Vache. Le relief d’Haïti est formé de deux bandes
montagneuses principales séparées par la Plaine du Cul de Sac ; l’une au Nord où s’élèvent la
chaine du Haut-Piton, le massif des Montagnes Noires et la chaine des Matheux ; l’autre au Sud,
constitué par le massif du pic de la Selle et celui de la Hotte. Le principal fleuve haïtien est celui
de l’Artibonite. Le climat du pays est tropical.
Malgré la déforestation à grande échelle sur l’ensemble national, Haïti dispose encore des zones
boisées s’étendant sur la République Dominicaine. Ainsi ces deux Etats partagent la forêt des
Pins qui couvre une partie du massif de la Selle et celui de la Hotte. Haïti se trouve dans une
zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et
plaque caraïbe au sud.
6
Source : Tendances et perspectives de la population d’Haïti au niveau des départements et communes 2000-2015,
Direction des Statistiques Démographiques et Sociales (DSDS)
7
Source : Tendances et perspectives de la population d’Haïti au niveau des départements et communes 2000-2015,
Direction des Statistiques Démographiques et Sociales (DSDS), IHSI
8
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe in : « Eléments de problématique départementale du
Nord Est », Mai 1997.
15
4.1.3.- Les caractéristiques socio-économiques de la population
80 % des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54 % dans la pauvreté la plus totale,
ce qui fait du pays le plus pauvre du continent américain. Le taux de chômage atteint plus de
65 % de la population active. De plus, Haïti souffre d’une inflation élevée et d’un manque
d’investissement à cause de l’insécurité, des infrastructures limitées et d’un déficit commercial
important. Le gouvernement dépend de l’aide internationale pour financer en partie le budget.
Les transferts d’argent, venant de la diaspora haïtienne demeurent néanmoins une importance
source de devise pour le pays, puisqu’il représente un quart du produit intérieur brut et deux fois
la valeur des exportations.
Les principales ressources naturelles d’Haïti sont la bauxite, le cuivre, le carbonate de calcium,
l’or, la marne (roche contenant du calcaire et de l’argile) et l’hydroélectricité. Cependant, les
ressources minérales sont limitées à de petits gisements. Seule la bauxite a été exploitée
commercialement à une échelle significative. Cependant, c’est l’agriculture qui emploie
l'essentiel de la main-d'œuvre avec plus des deux tiers de la population en âge de travailler. Les
exploitations agricoles sont, avant tout, des fermes de subsistance, de dimensions restreintes, où
le café, le cacao, le sisal, le coton, les mangues constituent les principales exportations.
L’explosion démographique et le manque de compétitivité par rapport aux produits importés ont
affaibli considérablement ce secteur, dont la production se trouve de plus en plus destinée au
marché intérieur avec des produits tels le mais, le riz, les fruits.
La capitale, Port-au-Prince, concentre la majorité des activités industrielles du pays : les
principales productions y sont les composants électroniques, le textile et les balles de baseball.
4.2.- Organisation du système de santé dans le pays9
Historiquement, le système haïtien n’a jamais répondu aux attentes de la population. Il a toujours
vu coexister deux types de médecine : la médecine moderne et la médecine traditionnelle.
9
Politique de Santé mars 1996
16
Malgré la reconnaissance institutionnelle de la médecine traditionnelle, elle est restée
constamment marginalisée et ne s’est pas organisée de manière systématique. La médecine
moderne, quant a elle a été institutionnalisée avec éléments dominant du système la structure et
l’idéologie. 3 secteurs sont à distinguer : le secteur privé, le secteur public et le secteur de la
coopération internationale. Chacun de ces secteurs a sa propre spécificité en ce qui a trait à
l’organisation et au fonctionnement. Le secteur public ou étatique s’occupe de la médecine
préventive et curative. Il est caractérisé par l’archaïsme administratif et la léthargie de ses
structures : hôpitaux sous-équipés, dispensaires et centres de santé non fonctionnels. Ce secteur
ainsi que celui de la coopération internationale se retrouvent associés à une relation de
dépendance à savoir la mise en tutelle de l’appareil étatique de santé par les organismes de la
coopération internationale. Le système haïtien tel qu’établi ne peut faciliter une exploitation
rationnelle des ressources dont dispose le pays. Pour corriger les imperfections du système de
santé haïtien, une réorganisation a été faite. Cette dernière comporte deux aspects : la
décentralisation fonctionnelle du Ministère et la rationalisation de la carte sanitaire. L’unité de
base de cette décentralisation est l’Unité Communale de Santé (UCS). Dans ce processus, les
taches des niveaux central et départemental sont redéfinies ; celles du niveau central consistent
surtout à la normalisation, l’appui et le contrôle et celles du niveau départemental concernent la
planification, la coordination, le suivi et l’évaluation.
17
4.2.1.- Décentralisation
Pour assurer le bon fonctionnement du système de santé, les départements du pays sont divisés
en UCS.
Tableau # 0 : UCS par département
Départements UCS
Artibonite 7
Centre 5
Grand-Anse 4
Nippes 4
Nord 6
Nord-Est 5
Nord-Ouest 7
Ouest 6
Sud 6
Sud-Est 6
Total 56
Source : Liste des UCS
18
4.2.2.- Inventaire physique des institutions prestataires
4.2.2.1.- Répartition des institutions par département
Actuellement, Haïti compte 908 institutions sanitaires, dont la répartition est comme suit : 316
institutions dans le département de l’Ouest, 122 institutions dans l’Artibonite, 85 institutions
dans le Nord, 83 dans le Sud, 82 dans le Nord-Ouest, 55 dans la Grand-Anse, 54 dans le Centre,
47 dans le Sud-Est, 35 dans le Nord-Est et 29 dans les Nippes.
Tableau # 1 : Répartition des institutions du pays par département
Départements Institutions %
Artibonite 122 13.44%
Centre 54 5.95%
Grand-Anse 55 6.06%
Nippes 29 3.19%
Nord 85 9.36%
Nord-Est 35 3.85%
Nord-Ouest 82 9.03%
Ouest 316 34.80%
Sud 83 9.14%
Sud-Est 47 5.18%
Total 908 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
19
4.2.2.2.- Répartition des institutions sanitaires par catégorie
Parmi ces 908 institutions, 278 d’entre elles soit 30.62% sont publiques, 416 soit 45.81% sont
privées, 211 soit 23.24% sont mixtes et le statut n’a pas été identifié pour 3 d’entre elles. Plus de
50% des institutions privées proviennent du département de l’Ouest.
Tableau # 2 : Répartition des institutions sanitaires du pays selon le statut par
département
Départements Public Privé Mixte Non identifié Total
Artibonite 34 59 29 0 122
Centre 22 23 9 0 54
Grand-Anse 36 10 9 0 55
Nippes 10 3 16 0 29
Nord 19 37 29 0 85
Nord-Est 14 7 14 0 35
Nord-Ouest 19 38 25 0 82
Ouest 60 211 42 3 316
Sud 34 18 31 0 83
Sud-Est 30 10 7 0 47
Total 278 416 211 3 908
% 30.62% 45.81% 23.24% 0.33% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
Graphe # 1 : Répartition des institutions sanitaires du pays selon le statut par département
20
4.2.2.3.- Répartition des institutions sanitaires par niveau ou échelon
470 des 908 établissements sanitaires du pays sont des dispensaires, 233 sont des CSL, 92 sont
des CAL, 106 sont des HCR et pour 7 le statut n’a pas été spécifié.
Tableau # 3: Répartition des institutions sanitaires du pays selon le niveau par
département
Départements Dispensaire CSL CAL HCR Non identifié Total
Artibonite 93 13 5 11 0 122
Centre 36 10 3 5 0 54
Grand-Anse 45 4 3 3 0 55
Nippes 20 1 4 4 0 29
Nord 50 21 6 8 0 85
Nord-Est 23 6 4 2 0 35
Nord-Ouest 65 9 3 5 0 82
Ouest 63 146 44 56 7 316
Sud 46 10 16 11 0 83
Sud-Est 29 13 4 1 0 47
Total 470 233 92 106 7 908
% 51.76% 25.66% 10.13% 11.67% 0.77% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
Graphe # 2 : Répartition des institutions sanitaires selon le niveau par département
21
Sur les 908 institutions sanitaires du pays, les données sont disponibles pour 726 ; ce qui
représente un pourcentage de 80%. Ces établissements ont été répartis comme suit : 234 dans le
département de l’Ouest, 108 dans l’Artibonite, 74 dans le Nord-Ouest, 68 dans le Nord, 63 dans
le Sud, 45 dans la Grand-Anse, 38 dans le Sud-Est, 35 dans le Centre et le Nord-Est chacun et 26
dans les Nippes (voir tableau # 8 en annexe).
4.2.3.- L’inventaire des ressources humaines et matérielles
4.2.3.1.- Ressources humaines
Haïti compte en 2011, 2341 infirmières soit 38.03%, 1392 médecins soit 22.62%, 2337
auxiliaires infirmières soit 37.97%, 50 dentistes soit 0.81% et 35 anesthésistes soit 0.57%. Le
pays dispose de 23.23 infirmières, de 13.8 médecins, de 23.17 auxiliaires, de 0.5 dentistes et de
0.35 anesthésistes pour 100000 habitants (voir tableau # 9 en annexe). Plus de la moitié du
personnel médical du pays provient du département de l’Ouest.
Graphe # 3 : Répartition du personnel médical du pays par catégorie
22
Haïti dispose de 121 assistants sociaux soit 8.27 %, de 85 pharmaciens soit 5.81%, de 42
psychologues soit 2.87%, de 131 techniciens en radiologie soit 8.95% et de 1085 technologistes
de laboratoire soit 74.11%. Le département de l’Ouest dispose de plus de personnel paramédical
(voir tableau # 10 en annexe).
Graphe # 4 : Répartition du personnel paramédical de la santé du pays
56.30% du personnel administratif du pays sont des régisseurs et 43.7% des archivistes.
Graphe # 5 : Répartition du personnel administratif du pays par type
23
Haïti dispose de 2461 agents de santé soit 21.04%, de 7304 matrones soit 62.45% et de 1930
tradipraticiens soit 16.5%. Le département des Nippes est peu doté en personnel communautaire;
il n’en a que 38 (voir tableau # 12 en annexe).
Graphe # 6 : Répartition du personnel communautaire du département sanitaire du pays
par type
Le pays possède 70 ambulanciers soit 28.93%, 128 techniciens en stérilisation soit 52.89%, 35
kinésithérapeutes-physiothérapeutes soit 14.46% et 9 diététiciens soit 3.72%.
Graphe # 7 : Autres types de personnel du pays par item
24
4.2.3.2.- Ressources matérielles
Le pays dispose de 2348 lits adultes et de 576 lits pédiatriques avec matelas plastifié. Le
département de l’Ouest dépasse les autres départements en termes de ressources matérielles
disponibles.
Tableau # 4 : Répartition des ressources matérielles du département sanitaire du pays
par département
Départements Total des institutions Ressources matérielles
Lit adulte Lit pédiatrique avec
matelas plastifié
Artibonite 108 250 43
Centre 35 65 6
Grand-Anse 45 155 4
Nippes 26 106 24
Nord 68 223 165
Nord-Est 35 120 14
Nord-Ouest 74 59 11
Ouest 234 1060 288
Sud 63 201 12
Sud-Est 38 109 9
Total 726 2348 576
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
25
Graphe # 8 : Répartition des ressources matérielles du département sanitaire du pays
4.2.4.- L’offre de services
4.2.4.1.- Services disponibles
Sur les 726 institutions sanitaires du pays, 692 d’entre elles offrent le service de consultation
générale alors que seulement 36 font l’ORL.
Graphe # 9 : Répartition des services disponibles par type
26
4.2.4.2.- Soins offerts
Selon le Paquet Minimum de Services, les soins offerts sont répartis selon les groupes
prioritaires. La présentation de des différents graphes ci-après sera faite selon ces différents
groupes.
o Femmes en âge de procréer et femmes enceintes
Promotion de la santé
621 institutions sanitaires sur 726 font la clinique prénatale et 523 font des séances sur le
comportement adopté pour la lutte contre la tuberculose.
Graphe # 10 : Offre des services de promotion de la santé dans le pays par item
27
Prévention de la santé
En ce qui a trait aux services de prévention de la santé, 625 institutions sanitaires offrent des
consultations sur la clinique pré natale et 497 d’entre elles font la prise en charge immédiate et la
référence des grossesses compliquées.
Graphe # 11 : Offre des services de prévention de la santé dans le pays par item
28
Activités curatives
536 établissements sanitaires font des activités curatives se rapportant à la prise en charge des
cas d’IST alors que seulement 9 s’occupent des cas de cancer du sein.
Graphe # 12 : Offre des activités curatives dans le pays par item
29
o Enfants de moins de 5 ans
Promotion de la santé
623 institutions sanitaires font des séances sur l’allaitement maternel et 555 d’entre elles en font
sur les signes de gravité des maladies.
Graphe # 13 : Offre des services de promotion de la santé dans le pays par item
Prévention de la santé
Les services de prévention de la santé se rapportant à la vaccination sont offerts par 582
institutions et ceux ayant rapport aux consultations préventives/promotionnelles de l’enfant sain
sont offerts par 559 établissements sanitaires.
Graphe # 14 : Offre des services de prévention de la santé dans le pays par item
30
Activités curatives
Les activités curatives pour les enfants de 0-5 ans sont réalisées par moins de 50% d’institutions
sanitaires du pays. Les ophtalmies néonatales sont disponibles dans 238 établissements sanitaires
alors que seulement 9 d’entre eux font la drépanocytose.
Graphe # 15 : Offre des activités curatives dans le pays par item
31
o Population générale adulte
Prévention de la santé
Sur les 726 institutions sanitaires visitées du pays, 615 d’entre elles font le dépistage des HTA et
seulement 314 font le dépistage de la tuberculose.
Graphe # 16 : Offre des services de prévention de santé dans le pays par item
32
Activités curatives
- Prise en charge des cas référés ou graves puis contre référence
La prise en charge des cas référés ou graves puis la contre référence est réalisée par 10% des
institutions sanitaires. La prise en charge pour le paludisme est faite par 74 institutions et celle
pour les cas de lèpre par 13.
Graphe # 17 : Offre des activités curatives dans le pays par item
33
- Confirmation et mise en place du traitement avant contre référence
Les activités curatives relatives à la confirmation et à la mise en place du traitement avant contre
référence sont disponibles chez 9% institutions sanitaires environ. Le traitement pour le diabète
est réalisé dans 65 centres de prestation de services et celui pour la psychiatrie dans 33.
Graphe # 18 : Offre des activités curatives dans le pays par item
34
4.2.4.3.- Les normes en infrastructures
Sur les 726 institutions visitées du pays, 350 disposent d’un espace logistique et administratif ;
304 d’un espace résidence. Le département de l’Ouest dispose de plus d’infrastructure.
Tableau # 5 : Disponibilité des infrastructures dans le pays par département
Départements Total des Normes en infrastructure
institutions
Espaces logistiques et Espaces
administratifs résidences
Artibonite 108 53 48
Centre 35 22 18
Grand-Anse 45 18 24
Nippes 26 7 16
Nord 68 32 25
Nord-Est 35 14 14
Nord-Ouest 74 19 15
Ouest 234 148 92
Sud 63 26 21
Sud-Est 38 11 31
Total 726 350 304
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
35
4.2.4.4.- Les examens de laboratoire
o Hématologie
La malaria test rapide est disponible dans 321 institutions et l’hémoglobine dans 55.
Graphe # 19 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à l’hématologie par
item
o Parasitologie
Les examens de parasitologie plus précisément ceux se rapportant aux selles sont faits dans 306
institutions sanitaires.
Graphe # 20 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à la parasitologie par
item
36
o Immuno-Sérologie
Seulement 30 établissements sanitaires sur 726 font le test de collection de sérum alors que 358
réalisent celui de la grossesse.
Graphe # 21 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à l’Immuno-Sérologie
par item
o Cytologie des liquides biologiques
Pour les examens de laboratoire se rapportant à la cytologie des liquides biologiques, 333 centres
de prestation de services procèdent à l’examen des urines et 96 d’entre eux à la préparation de
lames pour la tuberculose et pour la lèpre.
Graphe # 22 : Répartition des examens de laboratoire se rapportant à la cytologie des
liquides biologiques par item
37
Au niveau des SSPE de types public et mixte, la préparation des lames pour la tuberculose coûte
en moyenne 0.18 gourdes alors que les frais pour le test de la grossesse s’élèvent en moyenne à
46.58 gourdes.
Graphe # 23 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les
SSPE de types public et mixte
38
Au niveau des SSPE de type privé, les frais pour la préparation de lames pour la tuberculose et
pour la lèpre s’estiment en moyenne à 3.64 gourdes et ceux pour la grossesse 45.19 gourdes. Le
prix du frottis vaginal peut coûter jusqu'à 900 gourdes.
Graphe # 24 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les
SSPE de type privé
39
Au niveau des hôpitaux publics et mixtes, le test de VIH-SIDA coûte en moyenne 1.48 gourdes
et celui de grossesse 84.59 gourdes. Les frais pour les crachats peuvent arriver jusqu'à 400
gourdes.
Graphe # 25 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les
hôpitaux de types public et mixte
40
Les frais moyens pour examens de laboratoire se rapportant à la préparation des lames pour la
tuberculose et pour la lèpre s’élèvent à 36.64 gourdes et ceux pour les examens de grossesse
115.84 gourdes. Le test de crachats peut coûter jusqu'à 450 gourdes.
Graphe # 26 : Répartition des prix (en gourdes) des examens de laboratoire offerts par les
hôpitaux privés
41
4.2.5.- Equipements et matériels médicaux
Sur les 726 institutions recensées du pays, 645 disposent d’une salle de consultation et seulement
24 d’une salle d’isolement pour les contagieux.
Graphe # 27 : Espaces de soins disponibles dans les institutions sanitaires du pays
42
Le pays dispose de 3123 boites à déchets, de 2491 abaisses langue métallique et de seulement 97
pèse bébé dans les salles de consultation.
Graphe # 28 : Répartition des matériels et des équipements des salles de consultation du
pays
43
Au niveau des salles de pansement des Services de Santé de Premier Echelon, il y a 1531 boites
de déchets contaminés et 1505 croissants tandis qu’il n’y a que 212 poubelles avec couvercle et
pédale.
Graphe # 29 : Répartition des matériels et des équipements des salles de pansement du
pays
44
Les hôpitaux du pays comptent dans leurs salles d’opération 664 jeux de lames (3 et 4) et de 20
respirateurs de type monal; ce sont respectivement les plus grande et les plus petite valeurs.
Graphe # 30 : Répartition des matériels et des équipements des salles d’opération du
pays
45
1485 boites à déchets contaminés sont disponibles dans les salles d’accouchement du pays alors
qu’il n’y a que 40 ballons de ventilation avec masque taille nourrisson.
Graphe # 31 : Répartition des matériels et des équipements des salles d’accouchement du
pays
46
Les laboratoires du pays disposent de 6209 lames et porte lames et de 74 densimètres ; ce sont
respectivement les plus grande et les plus petite valeurs
Graphe # 32 : Répartition des matériels et des équipements disponibles dans les
laboratoires du pays
.
47
4.2.6.- Pharmacie
4.2.6.1.- Matériels
40.28% des institutions sanitaires du pays possèdent des étagères métalliques, 30.93% ont des
classeurs métalliques, 6.48% des escabeaux, 12.12% des buffets à clé et 10.19% ont un système
de contrôle informatisé.
Tableau # 6 : Répartition des matériels et des équipements des pharmacies du pays
par département
Départements Etagères Classeurs Escabeau Buffets Système de Total
métalliques métalliques à clé contrôle
informatisé
Artibonite 61 51 9 36 3 160
Centre 8 17 4 13 8 50
Grand-Anse 45 36 8 22 3 114
Nippes 45 9 3 1 1 59
Nord 69 51 16 21 4 161
Nord-Est 31 29 18 7 2 87
Nord-Ouest 37 28 8 65 13 151
Ouest 555 401 70 107 201 1334
Sud 76 98 13 13 6 206
Sud-Est 30 15 5 3 1 54
Total 957 735 154 288 242 2376
% 40.28% 30.93% 6.48% 12.12% 10.19% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
48
Graphe # 33 : Répartition des matériels et des équipements des pharmacies du pays
49
4.2.6.2.- Intrants et médicaments essentiels
Le Paquet Minimum de Service (PMS) définit une liste de 26 médicaments que doit disposer
toute institution sanitaire. Ce graphe s’avère d’une importance capitale puisqu’il permet de voir
le pourcentage de disponibilité de ces médicaments. 548 institutions sanitaires du pays disposent
du paracétamol 500 mg alors que seulement 78 ont l’insuline NPH 100 UI.
Graphe # 34 : Disponibilité des médicaments essentiels dans le pays
50
4.2.7.- Gestion des déchets
91.36% des institutions sanitaires du pays possèdent des boites à déchets, 4.63% ont des
poubelles à pédale, 3.04% des poubelles avec couvercle et pédale et 0.97 des incinérateurs à
brique réfractaire. Plus de la moitié des boites à déchets proviennent des institutions du
département de l’Ouest.
Tableau # 7 : Disponibilité des poubelles, des boites à déchets et des incinérateurs
Départements Catégorie Total
Incinérateur à Poubelles à Poubelles avec Boites à
briques pédale couvercle et déchets
réfractaire pédale
Artibonite 4 47 29 336 416
Centre 9 4 2 83 98
Grand-Anse 15 17 13 60 105
Nippes 3 0 8 141 152
Nord 18 18 13 124 173
Nord-Est 1 24 4 861 890
Nord-Ouest 4 23 62 482 571
Ouest 11 138 59 3870 4078
Sud 1 25 14 317 357
Sud-Est 2 27 8 102 139
Total 68 323 212 6376 6979
% 0.97% 4.63% 3.04% 91.36% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
51
Graphe # 35 : Gestion des déchets dans le pays par item
4.2.8.- Système d’information et outil de gestion
En ce qui a trait aux outils de gestion, 469 institutions sur 726 possèdent des feuilles de suivi de
température et 97 ont des registres pour les narcotiques.
Graphe # 36 : Présentation des outils de gestion au sein des institutions sanitaires
52
4.2.9.- Coût des Services
Avant tout, il s’avère nécessaire de noter que pour obtenir une moyenne au niveau des prix des
différents services sanitaires, seul le nombre d’institutions offreuses a été retenu.
Ce graphe montre la répartition des prix (minimum, moyen, maximum) pratiqués par les SSPE
mixtes et publics du pays. Les prix minimum et maximum de la consultation sont respectivement
0 gourdes et 250 gourdes ; c’est le service le moins cher. Le prix minimum des soins d’urgence
est aussi 0 gourdes mais le prix maximum s’élève à 5000 gourdes ; c’est le service le plus cher.
Certains centres offrent ces services gratuitement.
Graphe # 37 : Répartition des prix moyens (en Gourdes) des services offerts par les
SSPE de type mixte et public
53
Le prix moyen d’un accouchement dans le pays est de 186.47 gourdes c’est le service le plus
cher alors que celui des soins dentaires est de 30.77 gourdes c’est le service le moins cher.
Graphe # 38 : Répartition des prix moyens (en Gourdes) des services offerts par les
SSPE de type privé
54
Tous les services sont disponibles dans les hôpitaux publics et mixtes. Les frais pour la
consultation peuvent coûter jusqu’à 250 gourdes ; ceux pour les accouchements 25000 gourdes.
Ce sont respectivement les services les moins et les plus chers.
Graphe # 39 : Répartition des prix moyens (en Gourdes) des services offerts par les
hôpitaux de types public et mixte
55
Tous les services sont disponibles dans les hôpitaux privés. Les frais pour les soins dentaires
peuvent coûter jusqu’à 500 gourdes ; ceux pour les interventions chirurgicales 40000 gourdes.
Ce sont respectivement les services les moins et les plus chers.
Graphe # 40 : Répartition des prix moyens (en Gourdes) des services offerts par les
hôpitaux de type privé
56
5.- ANNEXE / GAPS A COMBLER
Tableau # 8 : Répartition des institutions du pays par département
Départements Nombre total Institutions visitées Ecarts à
d’institutions combler
Artibonite 122 108 14
Centre 54 35 19
Grand-Anse 55 45 10
Nippes 29 26 3
Nord 85 68 17
Nord-Est 35 35 0
Nord-Ouest 82 74 8
Ouest 316 234 82
Sud 83 63 20
Sud-Est 47 38 9
Total 908 726 182
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
57
Tableau # 9 : Répartition du personnel médical du pays par catégorie et par département
Départemen Populatio Catégorie Total Ratio (1 pour 100000)
ts n
Infirmièr Médecins Auxiliai Dentist Anesthé Infirm Méde Auxilia Denti Anest
es res es sistes ières cins ires stes hésist
es
Artibonite 1,596,659 187 98 348 6 4 633 11.71 6.14 21.80 0.38 0.25
Centre 689,705 121 72 288 4 6 481 17.54 10.44 41.76 0.58 0.87
Grand-Anse 432,826 119 19 110 3 4 248 27.49 4.39 25.41 0.69 0.92
Nippes 278,456 50 29 40 2 0 119 17.96 10.41 14.36 0.72 0.00
Nord 986,335 180 79 196 5 1 455 18.25 8.01 19.87 0.51 0.10
Nord-Est 364,123 70 41 74 1 0 185 19.22 11.26 20.32 0.27 0.00
Nord-Ouest 673,599 148 48 256 5 3 452 21.97 7.13 38.00 0.74 0.45
Ouest 3,724,442 1240 899 740 20 15 2,879 33.29 24.14 19.87 0.54 0.40
Sud 754,390 197 80 251 3 2 528 26.11 10.60 33.27 0.40 0.27
Sud-Est 584,681 29 27 34 1 0 90 4.96 4.62 5.82 0.17 0
Total 10,085,21 2341 1392 2337 50 35 6,070 23.21 13.80 23.17 0.50 0.35
6
% 38.03% 22.62% 37.97% 0.81% 0.57% 100.0%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
58
Tableau # 10 : Répartition du personnel paramédical du pays par département
Départements Assistants Pharmaciens Psychologues Techniciens Technologistes Total
sociaux en radiologie de laboratoire
Artibonite 3 8 3 15 107 136
Centre 5 8 5 15 63 96
Grand-Anse 1 3 1 3 45 53
Nippes 2 3 2 2 27 36
Nord 4 6 4 5 134 153
Nord-Est 1 0 1 3 31 36
Nord-Ouest 4 8 3 7 40 62
Ouest 97 41 19 71 511 739
Sud 3 7 4 7 105 126
Sud-Est 1 1 0 3 22 27
Total 121 85 42 131 1085 1464
% 8.27% 5.81% 2.87% 8.95% 74.11% 100.00%
59
Tableau # 11 : Répartition du personnel administratif du pays par département
Départements Régisseurs Archivistes Total
Artibonite 53 35 88
Centre 22 57 79
Grand-Anse 24 4 28
Nippes 9 7 16
Nord 65 12 77
Nord-Est 20 2 22
Nord-Ouest 24 124 148
Ouest 194 80 274
Sud 26 19 45
Sud-Est 14 10 24
Total 451 350 801
% 56.30% 43.70% 100.00%
60
Tableau # 12 : Répartition du personnel communautaire du département sanitaire du
pays par type et par département
Départements Population Agents Matrones Tradipra Total Ratio 1 pour 100,000 habitants
de santé ticiens
Agents Matrone Tradiprati
de santé s ciens
Artibonite 1,596,659 250 491 6 747 15.66 30.75 0.38
Centre 689,705 175 651 262 1088 25.37 94.39 37.99
Grand-Anse 432,826 136 828 107 1071 31.42 191.30 24.72
Nippes 278,456 15 16 7 38 5.39 5.75 2.51
Nord 986,335 188 1070 512 1770 19.06 108.48 51.91
Nord-Est 364,123 143 426 155 724 39.27 116.99 42.57
Nord-Ouest 673,599 263 687 250 1200 39.04 101.99 37.11
Ouest 3,724,442 907 1568 164 2639 24.35 42.10 4.40
Sud 754,390 124 726 385 1235 16.44 96.24 51.03
Sud-Est 584,681 260 841 82 1183 44.47 143.84 14.02
Total 10,085,216 2461 7304 1930 11695 24.40 72.42 19.14
% 21.04% 62.45% 16.50% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
61
Tableau # 13 : Autres types de personnel du pays par département
Départements Ambulanciers Techniciens en Kinésithérapeutes- Dietéticiens Total
stérilisation Physiothérapeutes
Artibonite 7 9 9 1 26
Centre 8 13 5 0 26
Grand-Anse 0 1 2 0 3
Nippes 0 0 0 0 0
Nord 0 37 0 0 37
Nord-Est 0 2 1 0 3
Nord-Ouest 2 4 2 0 8
Ouest 46 51 14 8 119
Sud 3 7 2 0 12
Sud-Est 4 4 0 0 8
Total 70 128 35 9 242
% 28.93% 52.89% 14.46% 3.72% 100.00%
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
62
Tableau # 14 : Proportion d’institutions offrant les services de promotion de la santé
dans le pays par département
Promotion de la santé Artiboni Centre Grand- Nippes Nord Nord- Nord- Ouest Sud Sud-
te Anse Est Ouest Est
Dépistage VIH/ Sida 96/108 32/35 40/45 19/26 40/68 27/35 54/74 151/234 46/63 34/38
Planning Familial 98/108 32/35 43/45 20/26 46/68 27/35 60/74 175/234 54/63 36/38
Clinique Prénatale 102/108 35/35 40/45 21/26 45/68 29/35 65/74 193/234 52/63 35/38
Allaitement maternel immédiat 102/108 35/35 40/45 26/26 50/68 29/35 65/74 185/234 54/63 36/38
Signes de gravité des maladies 81/108 33/35 39/45 22/26 40/68 26/35 5/74 166/234 47/63 35/38
Comportement adopté face aux 100/108 33/35 41/45 26/26 44/68 29/35 61/74 175/234 50/63 36/38
IST
Comportement pour la prévention 87/108 33/35 45/45 22/26 42/68 25/35 55/74 164/234 55/63 33/38
des grossesses précoces
Comportement pour la lutte contre 90/108 32/35 39/45 25/26 45/68 29/35 47/74 134/234 45/63 37/38
la tuberculose
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
63
Tableau # 15 : Proportion d’institutions offrant des services de prévention de santé
dans le pays par département
Prévention de la santé Artiboni Centre Grand- Nippe Nord Nord- Nord- Ouest Sud Sud-
te Anse s Est Ouest Est
Vaccins antitétaniques 92/108 33/35 40/45 26/26 45/68 25/35 63/74 169/234 51/63 32/38
Consultation de planning familial 93/108 32/35 42/45 24/26 46/68 27/35 62/74 165/234 54/63 34/38
Consultation CPN 101/108 34/35 37/45 26/26 49/68 31/35 60/74 199/234 51/63 35/38
Prévention du tétanos, de l’anémie et 86/108 34/35 36/45 23/26 35/68 31/35 58/74 148/234 41/63 32/38
du paludisme
Prise en charge immédiate des 85/108 30/35 34/45 22/26 36/68 25/35 45/74 142/234 38/63 34/38
grossesses compliquées
Vaccination 93/108 35/35 40/45 26/26 49/68 24/35 55/74 175/234 53/63 33/38
Suivi et éducation nutritionnelle 97/108 35/35 40/45 22/26 56/68 30/35 48/74 156/234 45/63 35/38
Consultations préventives de l’enfant 79/108 32/35 38/45 26/26 56/68 31/35 53/74 169/234 45/63 27/38
sain
Dépistage des HTA 102/108 35/35 44/45 26/26 63/68 30/35 45/74 183/234 51/63 37/38
Dépistage du diabète 59/108 16/35 25/45 10/26 41/68 16/35 30/74 140/234 37/63 13/38
Dépistage de la malaria 51/108 21/35 29/45 9/26 51/68 20/35 33/74 170/234 43/63 17/38
Dépistage de la tuberculose 29/108 18/35 22/45 13/26 38/68 14/35 22/74 103/234 33/63 23/38
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
64
Tableau # 16 : Proportion d’institutions faisant des activités curatives pour les adultes dans
le pays par département
Activités curatives chez l’adulte Artiboni Centre Grand- Nippe Nord Nord- Nord- Ouest Sud Sud-
te Anse s Est Ouest Est
Prise en charge des cas d’IST 102/108 25/35 37/45 26/26 42/68 31/35 51/74 164/234 38/63 33/38
Prise en charge des cas de viol et 19/108 12/35 15/45 9/26 15/68 13/35 16/74 67/234 12/63 19/38
violences
Suivi des cas référés de VIH/Sida 7/108 9/35 15/45 6/26 10/68 4/35 17/74 44/234 10/63 11/38
Soins obstétricaux urgents de base 21/108 13/35 17/45 7/26 14/68 10/35 24/74 79/234 14/63 14/38
Prise en charge des cas de maladies 28/108 10/35 33/45 14/26 19/68 21/35 34/74 64/234 37/63 34/38
intercurrentes
Lèpre 1/108 0/35 4/45 0/26 2/68 0/35 2/74 6/234 1/63 0/38
Urgences médico chirurgicales 8/108 4/35 3/45 2/26 7/68 2/35 5/74 24/234 8/63 1/38
Traumatismes 8/108 5/35 4/45 3/26 6/68 1/35 3/74 23/234 7/63 1/38
Fièvre typhoide et paratyphoide 9/108 5/35 4/45 3/26 8/68 2/35 5/74 26/234 8/63 1/38
Charbon 9/108 2/35 4/45 2/26 6/68 1/35 4/74 8/234 5/63 1/38
Paludisme 9/108 5/35 4/45 4/26 8/68 2/335 5/74 28/234 8/63 1/38
Filariose 6/108 3/35 1/45 3/26 2/68 1/35 4/74 11/234 0/63 0/38
Syndromes abdominaux aigus 8/108 2/35 3/45 3/26 4/68 2/35 4/74 24/234 5/63 1/38
Cardiopathies décompensées 7/108 4/35 4/45 3/26 3/68 1/35 3/74 22/234 7/63 1/38
Hypertrophie protastique 6/108 2/35 1/45 2/26 3/68 0/35 3/74 15/234 4/63 0/38
Infections bucco dentaires 5/108 4/35 0/45 3/26 4/68 0/35 4/74 12/234 6/63 1/38
Déficit visuel 3/108 2/35 1/45 2/26 2/68 1/35 2/74 9/234 1/63 1/38
Traitement pour la tuberculose 7/108 5/35 4/45 4/26 8/68 2/35 5/74 16/234 0/63 1/38
Traitement pour la psychiatrie 2/108 3/35 1/45 2/26 1/68 0/35 5/74 9/234 0/63 0/38
Traitement pour l'HTA 9/108 5/35 4/45 4/26 8/68 2/35 4/74 29/234 0/63 1/38
Traitement pour le diabète 9/108 5/35 4/45 4/26 8/68 2/35 5/74 28/234 0/63 1/38
Cancer du col de l'utérus 6/108 4/35 2/45 1/26 2/68 1/35 4/74 17/234 4/63 0/38
Cancer du sein 6/108 3/35 1/45 2/26 3/68 1/35 3/74 14/234 4/63 0/38
Complications de l'avortement 7/108 5/35 4/45 4/26 5/68 2/35 5/74 22/234 7/63 1/38
Grossesses et accouchements 9/108 5/35 4/45 4/26 8/68 2/35 5/74 27/234 7/63 1/38
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
65
Tableau # 17 : Proportion d’institutions faisant des activités curatives pour les nouveau-nés
du pays par département
Activités curatives chez le Artibonite Centre Grand- Nippes Nord Nord- Nord- Ouest Sud Sud-
nouveau-né Anse Est Ouest Est
Prise en charge chez le nouveau 22/108 30/35 21/45 7/26 4/68 6/35 17/74 29/234 6/63 15/38
né et suivi de la contre référence
Ictère néonatal 7/108 5/35 4/45 4/26 7/68 1/35 5/74 21/234 5/63 1/38
Prématurité et hypotrophie 27/108 8/35 10/45 4/26 8/68 3/35 13/74 59/234 10/63 5/38
Détresse respiratoire 14/108 14/35 8/45 5/26 20/68 4/35 18/74 86/234 9/63 11/38
Ophtalmies néo natales 14/108 4/35 21/45 10/26 7/68 24/35 21/74 17/234 10/63 24/38
Pathologies prises en compte 7/108 4/35 3/45 4/26 4/68 2/35 3/74 18/234 7/63 1/38
dans PCIME
Maladies liées au péril fécal 7/108 3/35 3/45 4/26 8/68 2/35 4/74 18/234 5/63 1/38
Infection des parties molles 8/108 4/35 3/45 4/26 6/68 2/35 3/74 18/234 5/63 1/38
Drépanocytose … … 4/45 … … … … … 5/63 …
Infection de l'oeil 6/108 3/35 3/45 4/26 5/68 1/35 4/74 17/234 3/63 1/38
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
66
Tableau # 18 : Répartition des médicaments essentiels disponibles dans le pays
par département
Médicaments essentiels Artibo Centre Grand- Nippe Nord Nord- Nord- Ouest Sud Sud-
nite Anse s Est Ouest Est
Albendazole 400 mg 58/108 29/35 39/45 19/26 59/68 32/35 46/74 111/234 51/63 29/38
Carbamazépine 250 mg 24/108 14/35 9/45 1/26 18/68 7/35 11/74 41/234 7/63 6/38
Chloroquine 150 mg Co 79/108 33/35 44/45 23/26 60/68 33/35 45/74 139/234 52/63 29/38
Dextrose 5% 42/108 23/35 27/45 16/26 35/68 25/35 21/74 101/234 37/63 25/38
Hydrochlorothiazide 50 mg 53/108 28/35 38/45 15/26 55/68 30/35 32/74 110/234 49/63 22/38
Insuline NPH 100 UI 15/108 8/35 1/45 4/26 4/68 4/35 4/74 27/234 9/63 2/38
Methylergométrine 0.2 mg 39/108 15/35 20/45 10/26 12/68 6/35 12/74 52/234 11/63 7/38
Miconazole crème 68/108 21/35 35/45 9/26 48/68 20/35 26/74 85/234 29/63 18/38
Nifédipine 10 mg 62/108 14/35 35/45 9/26 52/68 25/35 30/74 119/234 36/63 21/38
Oxitocin 5 UI 39/108 18/35 21/35 11/26 17/68 17/35 24/74 55/234 19/63 18/38
Pentazocine 30 mg inj. 31/108 3/35 5/45 2/26 2/68 7/35 7/74 21/234 7/63 1/38
Salbutamol 4 mg 68/108 25/35 38/45 14/26 44/68 19/35 25/74 90/234 41/63 22/38
Sérum oral 52/108 34/35 36/45 19/26 58/68 31/35 32/74 90/234 52/63 34/38
Amoxicilline 500 mg 79/108 32/35 40/45 21/26 62/68 31/35 45/74 141/234 53/63 28/38
Chloramphénicol 250 mg 54/108 9/35 9/45 10/26 23/68 8/35 15/74 75/234 14/63 6/38
Chlorure de sodium 0.9% 54/108 17/35 26/45 11/26 30/68 21/35 18/74 75/234 31/63 13/38
Griséofulvine 500 mg 65/108 20/35 33/45 6/26 35/68 20/35 14/74 73/234 29/63 12/38
Ibuprofène 400 mg 81/108 32/35 43/45 19/26 62/68 33/35 40/74 138/234 50/63 30/38
Kétoconazole 50 mg 47/108 5/35 14/45 7/26 32/68 19/35 22/74 71/234 23/63 4/38
Métoclopramide 10 mg/2ml 62/108 24/35 30/45 11/26 45/68 19/35 32/74 108/234 34/63 15/38
Néomycine / Bacitracine pommade 67/108 22/35 42/45 18/26 53/68 26/35 33/74 101/234 33/63 5/38
Nystatin ovule vaginal 70/108 8/35 24/45 7/26 43/68 20/35 27/74 66/234 36/63 12/38
Paracétamol 500 mg 83/108 31/35 44/45 23/26 60/68 34/35 44/74 139/234 55/63 35/38
Ringer Lactate 46/108 21/35 32/45 17/26 37/68 25/35 25/74 104/234 37/63 28/38
Sérum antitétanique 1500 UI 21/108 8/35 12/45 9/26 3/68 3/35 6/74 44/234 13/63 6/38
Tétracycline 250 mg Co 57/108 8/35 14/45 10/26 29/68 15/35 16/74 62/234 11/63 6/38
Source : Enquête réalisée auprès des institutions sanitaires du pays, année 2011
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6.- Conclusion
Il est difficile de ne pas s’attarder sur l’aspect criant des insuffisances tant matérielles
qu’humaines au niveau du système sanitaire haïtien mises en évidence dans ce document.
La carte sanitaire dont le rapport précède est cette photographie en temps réel, des ressources
sanitaires et des services disponibles (ainsi que de leurs composantes) du pays. A ce sujet, elle
indique de façon spécifique le personnel médical, paramédical, communautaire et administratif,
les ressources matérielles en passant par les intrants et les médicaments essentiels, les
équipements, les infrastructures, le mode de gestion (celle des déchets, des pharmacies par
exemple) les coûts des différents services disponibles par commune et par département. Ce
rapport s’accompagne d’un outil en ligne qui permet non seulement de trouver la localisation
précise des différentes institutions sanitaires recensées du pays, mais surtout d’actualiser les
données par département.
En outre, une analyse primaire des écarts à combler est présentée en annexe. Il va sans dire que
celle-ci constitue d’emblée un mécanisme de premier choix dans le processus de prise de
décisions dans un souci partagé de rationalisation, d’un système de services de santé équitable et
accessible et de performance.
Il est clair que l’effort ne s’arrêtera pas là. Parlant de carte sanitaire, il faut aller plus loin et
intégrer au fur et à mesure les informations concernant les cliniques privées de telle sorte que la
disponibilité des données pertinentes soit optimale.
En attendant ces ajouts, il reste indéniable que ce premier grand jet peut servir de base pour de
multiples avancées dans le secteur et contribuer ainsi à l’amélioration significative de la situation
sanitaire du pays donc de l’état de santé général de la population haïtienne.
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