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Sommaire
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
1
Sommaire
Sommaire
Liste des abréviations ....................................................................................................................................................3
1. Notification de cas VIH ..............................................................................................................................................6
1.1 Evolution et perspectives de la base de surveillance du VIH/sida en Haïti ................................................ 6
1.2 Cas VIH rapportés à la base nationale de surveillance de 1990 au mois août 2015 ................................... 6
1.3 Cas VIH rapportés à la base nationale de surveillance par sexe et année de 2008 au mois d’août 2015 ..... 7
2.
Traitement antirétroviral ....................................................................................................................................10
2.1 Evolution des nouveaux enrôlés sous TAR de 2009 à 2015 ..................................................................... 12
2.2 Caractéristiques sociodémographiques des nouveaux enrôlés sous TAR en 2015 .................................... 13
2.3 Niveau de performance atteint par le PNLS sur le TAR en 2015 .............................................................. 15
3. Co infection VIH/TB : VIH et Tuberculose, deux infections étroitement liées .........................................................16
3.1 Représentation temporo spatiale des nouveaux patients co infectés VIH / TB en 2015 ........................... 17
3.2 Niveau de performance atteint par le PNLS en 2005 sur la co infection VIH/TB ....................................... 19
4. Elimination de la transmission mère enfant ............................................................................................................20
4.1 Représentation temporo spatiale des nouvelles femmes enceintes en 2015 ........................................... 21
4.2 Représentation temporo spatiale des nouveaux cas d’enfants bénéficiant d’un PCR en 2015 .................. 23
4.3 Niveau de performance atteint par le PNLS en matière d’ETME en 2015 ................................................ 25
5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait ........................................................................................................26
5.1 Bref rappel de la méthodologie ........................................................................................................... 27
5.2 Désignation du PPSE ........................................................................................................................... 28
5.3 Présentation de l’Hôpital Espérance de Pilate ....................................................................................... 28
5.4 Présentation du staff impliqué dans le Suivi et Evaluation au niveau de l’institution .............................. 29
5.5 Les Pratiques en Suivi et Evaluation de l’Hôpital Espérance de Pilate ..................................................... 30
6.
Chiffres nationaux ...............................................................................................................................................32
Coin des nouvelles .......................................................................................................................................................33
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
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Liste des tableaux et graphiques
Liste des tableaux et graphiques
Tableau 1. Répartition des cas de VIH/SIDA diagnostiqués par département et par année, 2008-2015…………………………...........7
Tableau 2. Répartition des nouveaux enrôlés sous TAR selon le sexe et el statut de la femme en 2015 - Haïti MESI……………..13
Tableau 3. Distribution des nouveaux enrôlés sous TAR selon le département en 2015 – Haïti, MESI…………………………………….15
Tableau 4. Distribution des nouveaux enrôlés sous TAR selon les réseaux de soins en 2015 – Haïti, MESI……………………………..15
Tableau 5. Performance de certains indicateurs sur le TAR en 2015………………………………………………………………………………………16
Tableau 6. Répartition des taux de rétention à 6 et 12 mois pour la cohorte d’origine (octobre 2012 – septembre 2013)
enregistrée de patients enrôlés sous ARV au niveau des 10 départements, Enquête sur la rétention des patients sous
traitement antirétroviral, MSPP-PNLS Haïti 2015……………………………………………………………………………………………………………………15
Tableau 7. Distribution des patients co infectés et traités en 2015. Haïti 2015. MESI…………………………………………………………….18
Tableau 8. Répartition des co infectes VIH/TB en 2015 par département. Haïti. MESI…………………………………………………………..19
Tableau 9. Performance de certains indicateurs sur la co infection VIH/TB - Haïti 2015, MESI……………………………………………….20
Tableau 10. Répartition des femmes enceintes sous TAR - Haïti 2015, MESI…………………………………………………………………………..22
Tableau 11. Répartition des femmes enceintes sous TAR par département - Haïti 2015, MESI………………………………………………22
Tableau 12. Répartition des enfants diagnostiqués par PCR - Haïti 2015, MESI………………………………………………………………………24
Tableau 13. Proportion de TME en 2012, 2013, 2014, et 2015, MESI Haïti……………………………………………………………………………..24
Tableau 14. Répartition des enfants exposés bénéficiant d’un PCR par département - Haïti 2015, MESI……………………………….25
Tableau 15. Performance de certains indicateurs en ETME - Haïti 2015, MESI……………………………………………………………………….26
Tableau 16. Performance de l’Hôpital Esperance de Pilate, novembre 2014 – Mai 2015……………………………………………………….31
Tableau 17. Indicateurs clés relatifs à l’épidémie VIH en Haïti - Décembre 2015……………………………………………………………………32
Graphe 1. Répartition des cas rapportés à la base de surveillance en Haïti de 1990 au mois d’août 2015 - Source HASS………..6
Graphe 2. Répartition des cas d’adulte rapportés à la base de surveillance par année et par
sexe de 2008 au mois d’août 2015 - Source HASS……………………………………………………………………………………………………………………..7
Graphe 3. Répartition des cas pédiatriques rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août 2015 Source
HASS…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………8
Graphe 4. Répartition des cas rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août 2015………………………….8
Graphe 5. Répartition des cas pédiatriques rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août 2015………9
Graphe 6. Répartition des cas adultes et pédiatriques rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août
2015 - Source HASS………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….9
Graphe 7. Evolution des nouveaux enrôlés sous TAR de 2009 à 2015 - Haïti www.mesi.ht.........................................................12
Graphe 8. Répartition par mois des nouveaux enrôlés sous TAR en 2013, 2014 et 2015 – Haïti, MESI…………………………………..18
Graphe 9. Répartition selon le sexe des nouveaux enrôlés en 2013, 2014 et 2015. Haïti. MESI………………………………………………14
Graphe 10. Evolution des co infectés VIH/TB en 2013, 2014 et 2015 – Haïti, MESI…………………………………………………………………18
Graphe 11. Evolution des nouvelles femmes enceintes VIH sous TAR en 2013, 2014 et 2015 – Haïti, MESI……………………………23
Graphe 12. Evolution des nouvelles femmes VIH sous TAR en 2013 2014 et 2015 – Haïti, MESI…………………………………………….23
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Liste des abréviations
Liste des abréviations
ARV
Anti Rétro Viral
CDS
Centres pour le Développement et la Santé
CHOSCAL
Centre Hospitalier Catherine Labouré
CMMB
Catholic Medical Mission Board
DDS
Direction Départementale Sanitaire
DRO
Disease Reporting Officer
EMR
Electronic Medical Record
ETME
Elimination de la Transmission Mère Enfant
FOSREF
Fondation pour la Santé de la Reproduction et de la Famille
GHESKIO
Groupe Haïtien d’Etudes sur le Sarcome de Kaposi et des Infections Opportunistes
HASS
HIV-AIDS Surveillance System
HTW
Health Trough Walls
ICC
International Child Care
ITECH
International Training and Education Center for Health
M&E
Monitoring and Evaluation
MESI
Monitoring Evaluation et Surveillance Intégrée
MSPP
Ministère de la Santé Publique et de la Population
Nx
Nouveaux
OHMaSS
Organisation Haïtienne de Marketing sur les Services de Santé
OMS
Organisation Mondiale de la Santé
PCR
Polymerase Chain Reaction
PEPFAR
President Emergency Plan For AIDS Relief
PIH/ZL
Partners In Health / Zanmi Lasante
PNLS
Programme National de Lutte contre le Sida
POZ
Promotion Objectif Zéro sida
PPS
Point de Prestation de Service
PPSE
Point de Prestation de Service d’Excellence en Suivi et Evaluation
PSI
Programme Santé et Information
PSNM
Plan Stratégique National Multisectoriel
PTME
Prévention Transmission Mère Enfant
PVVIH
Personne Vivant avec le VIH
SIDA
Syndrome d’Immunodéficience Acquise
START
Strategic Timing of Anti-Retroviral Treatment
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TAR
Traitement Anti Rétroviral
TasP
Treatment as Prevention
UGP
Unitew de Gestion de Projet
UNFPA
United Nation Fund Population Agency
URC
University Research Corporation
VIH
Virus de l’Immunodéficience Humaine
WV
World Vision
Comité de rédaction du Bulletin
Mme Nirva DUVAL, MSPP/PNLS
Dr Gracia DESFORGES, MSPP/PNLS
Mr Emmanuel PIERRE, MSPP/PNLS
Dr Middle FLEURANTIN, MSPP/PNLS
Mme Rose Dyna Georgie A. BOULAY, FETP MSPP/PNLS
Mr Jean Etienne TOUSSAINT/ MSPP/PNLS
Mr Jéthro GUERRIER, MSPP/PNLS
Dr Ermane ROBIN, MSPP/PNLS
Dr Nadjy JOSEPH, NASTAD
SIDA ! MWEN PAP PRAN, MWEN PAP
BAY, MWEN ANGAGE M
Dr Marc-Aurèle TELFORT, UGP/MSPP/PEPFAR
Conception et mise en page
Mme Rose Dyna Georgie A. BOULAY, FETP MSPP/PNLS
Pour tous commentaires ou suggestions prière de contacter l’unité M&E du PNLS à l’adresse e-mail
suivante : suivievaluation_ucp@yahoo.fr
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1. Notification de cas VIH
1. Notification de cas VIH
1.1 Evolution et perspectives de la base de surveillance du VIH/sida en Haïti
Le Ministère de la Santé Publique et de la Population à travers le Programme National de Lutte contre
les IST/VIH/Sida avec l’appui de l'Alliance Nationale des Directeurs de Programme SIDA des Etats et
Territoires Américains en Haïti travaille au renforcement du système de surveillance épidémiologique du
VIH/sida en collaboration avec les gestionnaires des 3 EMR du pays. Ce système opérationnel depuis
2008 a été mis en œuvre pour obtenir des données sur l’étendue de l’épidémie et mieux comprendre
son impact. Des activités de monitoring et d’évaluation sont réalisées de manière routinière pour fournir
et maintenir des données de qualité pour l’analyse et l’interprétation. La capture de la majorité des cas
de VIH diagnostiqués sur le territoire est rapportée au niveau de la base nationale de surveillance du
VIH/sida qui est mise à jour continuellement malgré certaines limitations.
Aspect important dans le contrôle de l’épidémie du VIH, la surveillance active fournit les éléments
nécessaires à une planification stratégique appropriée des différentes interventions. Ce système est mis
en place pour produire des informations pertinentes et de qualité permettant des actions efficaces et
efficientes.
1.2 Cas VIH rapportés à la base nationale de surveillance de 1990 au mois août 2015
26116
29505
28722
11258
19935
18516
6438
4519
3023
2519
2004
1980
2072
1967
1593
1664
1359
516
162
198
36
9530
12615
17265
25255
25372
Le graphe ci-dessous montre le cumul des cas de VIH/SIDA diagnostiqués sur la période allant de 1990
au mois d’août 2015. Les données de 1990 à 2008 proviennent exclusivement de réseaux partenaires
impliqués très tôt dans la prise en charge des patients atteints de VIH/sida comme mentionné dans les
précédents numéros de ce bulletin de surveillance épidémiologique du VIH/sida en Haïti : ces cas
représentent les données historiques partagées par les EMR de GHESKIO, I-santé et de Zanmi Lasante1
Graphe 1. Répartition des cas rapportés à la base de surveillance en Haïti de 1990 au mois
d’août 2015 - Source HASS
1
Le système national de surveillance représentant la base nationale de surveillance du VIH/SIDA est alimenté par les systèmes de Dossiers Médicaux Electroniques
(EMR GHESKIO- ZL/PIH – Isanté) et l’interface de notification sur le site MESI.
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1. Notification de cas VIH
De 2003 à 2009, on constate une augmentation linéaire du nombre de cas rapportés par année (2003 à
2008 – période d’implémentation du système à travers le pays) et un pic assez important en 2009 suite
au lancement national du système de surveillance de cas en Haïti. On remarque une baisse en 2010 qui
peut être expliquée par la survenue du tremblement de terre du 12 Janvier 2010 et la reprise de cette
tendance en 2011. Pour l’année 2015, le nombre de cas rapportés a diminué. Cette baisse est due au
manque de certaines données vu que la période s’arrête au mois d’Août 2015. Il faut souligner que dès
que les données de l’année 2015 seront complètes, ceci pourrait amener à une augmentation du
nombre de cas rapportés pour l’année 2015.
Tableau 1. Répartition des cas de VIH/SIDA diagnostiqués par département et par année, 2008-2015
Départements
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Artibonite
Centre
Grand ’Anse
Nippes
Nord
Nord Est
Nord-Ouest
Ouest
Sud
Sud Est
668
769
354
322
2153
611
965
7380
358
290
1258
747
610
423
2898
878
1223
9431
710
483
1238
535
619
355
2791
605
1034
6439
805
402
1482
495
554
513
3286
887
1215
8106
922
460
1991
617
712
571
3678
1151
1245
9464
912
518
2145
798
586
602
3649
1476
1134
9457
881
448
1979
267
588
310
3031
1403
893
7893
910
530
924
229
324
174
1678
744
537
2996
380
282
Le tableau montre la répartition des cas de VIH/sida par département à partir du lieu où le test de
diagnostic de VIH a été réalisé pour le patient entre 2008 jusqu’au mois d’août 2015. Les 3
départements ayant rapporté le plus grand nombre de PVVIH sont par ordre décroissant l’Ouest, le Nord
et l’Artibonite. Le département ayant le moins de cas de diagnostics pour le VIH est celui des Nippes.
1.3 Cas VIH rapportés à la base nationale de surveillance par sexe et année de 2008 au
mois d’août 2015
Dans les lignes qui suivent, nous allons considérer les cas d’adultes de 15 ans et plus de même que les
cas pédiatriques de moins de 15 ans diagnostiqués pour le VIH et rapportés au niveau de la base
nationale de surveillance pour la période de 2008 au mois d’août 2015.
16179
14385
16586
13955
13613
11130
10998
9494
8590
9876
8775
8280
6899
6232
6319
4129
2008
2009
2010
2011
2012
Homme
Femme
2013
2014
2015
Graphe 2. Répartition des cas d’adulte rapportés à la base de surveillance par année et par
sexe de 2008 au mois d’août 2015 - Source HASS
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1. Notification de cas VIH
Nous pouvons observer sur ce graphe, la fréquence annuelle des cas adultes de VIH/sida pour la période
de 2008 à 2015 répartis par sexe. Considérant le sexe des nouveaux cas, tout au long de cette période, le
nombre de femmes est largement plus élevé que celui des hommes soit un ratio Femme/Homme
variant entre 1,2 et 1,8. De manière routinière, ces données sont collectées à travers le système de
surveillance et reflètent les trouvailles de l’EMMUS V2 montrant une plus forte prévalence du VIH chez
les femmes comparativement aux hommes (2,2 vs 1,7).
3129
3046
2651
2434
2276
1902
1277
805
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Graphe 3. Répartition des cas pédiatriques rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août 2015
Source HASS
Dans le graphe ci-dessous, nous retrouvons le nombre de cas pédiatriques de 2008 à 2015. Tout comme
au niveau de la population VIH positive générale, la tendance pédiatrique n’est pas différente. A partir
de 2011, cette tendance a continué avec son ascension linaire pour décliner à partir de 2013.
Graphe 4. Répartition des cas rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août 2015
De Janvier à août 2015, nous avons environ 6 722 patients diagnostiqués pour le VIH de sexe féminin
pour 4 536 de sexe masculin. A partir de ce graphe, nous pouvons constater qu’une plus forte
2
Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services EMMUS-V HAÏTI 2012.
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1. Notification de cas VIH
proportion dans la population de personnes infectées et vivant avec le VIH sont des femmes. Cependant
cela ne traduit pas nécessairement une tendance à la féminisation de l’épidémie du VIH mais plutôt une
fréquentation beaucoup plus élevée des femmes au niveau des institutions sanitaires. Dans l’objectif de
zéro nouvelle infection au VIH, il nous faut renforcer les programmes de contrôle de naissance, la
planification familiale et la PTME. Il ne faudrait surtout pas négliger et continuer à établir des stratégies
pour fournir des soins et services aux hommes particulièrement ceux avec un risque accru pour le VIH.
Graphe 5. Répartition des cas pédiatriques rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août 2015
Ce graphe montre le nombre de cas de VIH positif rapportés de Janvier à Aout 2015 par groupe d’âge.
On constate que les 3 groupes d’âge où l’infection au VIH est plus élevée sont les suivants de façon
décroissante : 30-39 ans, 20-29 ans et 40-49 ans. Il faut aussi souligner le nombre cas retrouvés dans le
groupe pédiatrique 0-15 ans au moment où l’emphase est accentuée sur l’élimination de la transmission
mère-enfant pour le VIH et la syphilis congénitale.
Graphe 6. Répartition des cas adultes et pédiatriques rapportés à la base de surveillance par année de 2008 au mois d’août
2015 - Source HASS
Ce graphe nous montre les tendances parmi la population adulte, hommes et femmes de plus de 15 ans,
et la population pédiatrique de moins de 15 ans diagnostiqués pour le VIH de 2008 à 2015. Comme les
données de l’année 2015 sont incomplètes, la période considérée est celle de 2008 à 2014 : le nombre
d’enfants varie de 1 277 à 2 434 cas, celui des hommes de 6 232 à 8 775 et celui des femmes de 10
998 à 13 613.
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Traitement antirétroviral
2. Traitement antirétroviral
Les paradigmes évoluent et changent. Nous pouvons en être conscients ; mais ils peuvent arriver sans
même que nous nous en rendions compte. Serions-nous prêts pour les accueillir quand ils frapperont à
nos portes ? Les paradigmes ressemblent aux êtres vivants ; ils charrient en eux des énergies qui sont
capables de propulser les organisations et les programmes à des cimes élevées au bénéfice de tous. Ils
sont capables du contraire également. Tout dépend de la vision et des valeurs qui soutiennent nos
actions et nos projets.
Quoique nous pensions et fassions, ils sont là ; une direction intelligente ne devrait pas se comporter
comme l’autruche et « être laissée dépasser par le train ». Faire bouger un partenariat n’est pas une
chose facile. Nous devons savoir prendre le train qui fait bouger les choses pour ne pas rater des
opportunités qui n’arriveront qu’une fois. Or, un partenariat peut ressembler à un système granulaire
qui ne peut se modifier que sous l’action d’un facteur externe, compte tenu des forces d’inertie liées à
son entropie de configuration3. Ce facteur externe pourrait être, dans le cas du TAR par exemple,
l’application appropriée des nouvelles directives combinées de l’OMS sur le TAR4.
Comment prendre le nouveau train ? Nous pensons que maitriser les nouveaux paradigmes implique
une connaissance approfondie des causes qui les ont engendrés, le renouvellement
(construction/déconstruction) de la pensée, et la compliance tant intellectuelle (individu)
qu’institutionnelle (collectif) indispensable aux adaptations à faire pour pouvoir bénéficier de leurs
effets. Nous pensons aussi que la maitrise des nouveaux paradigmes exige en tant que pré requis une
grande ouverture d’esprit pouvant nous doter du flair de leur apparition pour nous permettre de les
dénicher, les sentir, les toucher et les dompter au bon moment et les utiliser à bon escient.
Nous vivons, au moment où ce bulletin va être publié, une grande période au sein de la stratégie
nationale de lutte contre le sida. Et par ricochet, de la Riposte mondiale face au VIH, que nous en soyons
conscients ou pas. Le PNLS se prépare actuellement à l’actualisation des normes de prise en charge
clinique et thérapeutique pour être en adéquation avec les nouvelles directives de l’OMS de septembre
2015. Les directives nationales devraient bientôt inclure :
Le traitement pour tous les adultes et les adolescents séropositifs, quel que soit le taux de
cellules CD4, en donnant la priorité aux personnes dont le taux de cellules CD4 est inférieur à
350 cellules/mm3 et à celles souffrant de maladies indicatives de sida ;
Le traitement pour tous les enfants séropositifs ;
Le traitement pour toutes les femmes séropositives enceintes, non seulement pendant la
grossesse mais continuellement et à vie (Option B+) ;
La prophylaxie pré-exposition devrait être proposée comme un choix de prévention additionnel
aux personnes courant un risque substantiel de VIH.
Que nos lecteurs se souviennent du bulletin de surveillance épidémiologique du VIH/sida en Haïti,
numéro 4 paru au mois de mai 2013 où nous avons analysé les enjeux et les défis liés à l’actualisation
des normes par rapport à l’introduction de nouveaux critères d’éligibilité au TAR. Ces enjeux et défis
sont encore d’actualité et s’affirmeront avec beaucoup plus de force avec le « test and start ». Nous
invitons nos lecteurs à revisiter ce numéro.
La fenêtre paradigmatique actuelle s’est officiellement ouverte en 2015, mais si nos mémoires sont
bonnes, elle remonte au-delà de la conférence de Mexico de 2008 où le TasP commençait à prendre de
la vigueur. L’idée du TAR comme moyen de prévention de la transmission du VIH est ancienne, puisqu’il
s’agit du principe clé au cœur de la PTME. Rappelons que c’est en 2008 que Bernard Hirschel et ses
3
Meyer, Alan D; Tsui, Anne S; Hinings, C R. Configurational approaches to organizational analysis. Academy of management journal; Dec 1993; 36, 6; ProQuest
Psychology Journals pg. 1175
4
WHO. Consolidated guidelines on the use of antiretroviral drugs for treating and preventing HIV infection. What’s new. November 2015.
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10
Traitement antirétroviral
collègues ont publié un article annonçant que les personnes séropositives sous traitement antirétroviral
efficace (charge virale indétectable depuis plus de six mois), sans autre infection sexuellement
transmissible et suivies médicalement, ne transmettaient plus le VIH par voie sexuelle5. Et ensuite, arriva
Vienne en 2010 où le TasP était de tous les commentaires. Une année avant 2010, c’est à dire en 2009,
Reuben Granich et ses collègues ont publié un modèle mathématique montrant qu’un dépistage
universel du VIH, répété annuellement, suivi d’une mise immédiate sous traitement des personnes
infectées, quel que soit leur état clinique, pourrait éradiquer l’épidémie en une trentaine d’années6.
Mais, en 2012 à Washington, grâce à HTPN052 (96% de réduction du risque de transmission), le TasP
avait conquis tous les cœurs, mais la grande question qui était sur toutes les lèvres : comment mettre en
œuvre le TasP. Et vint le puissant appel de Vancouvert de juillet 2015 connu sous le nom de « consensus
de Vancouvert » appelant tous les dirigeants mondiaux et les responsables nationaux à commencer le
TAR chez un malade aussitôt que le diagnostic VIH ait été fait.
La fenêtre paradigmatique actuelle a des fondements scientifiques solides et des exigences éthiques,
politiques et programmatiques fortes.
Les principales assises scientifiques de cette ouverture sont issues de 3 grandes études : HTPN052,
TEMPRANO et START. L’étude HTPN052 nous as permis de savoir que la mise sous TAR de personnes
infectées par le VIH réduit de 96% le risque de transmission du VIH au sein de couples stades7.
TEMPRANO8 et START9 ont démontré que les personnes VIH peuvent réduire considérablement leur
risque de progresser vers le sida et de mourir si elles commencent tôt le TAR.
START est un nom d’étude à retenir et à mémoriser ses principaux résultats. L’un d’entre eux est la
découverte d’un trou dans le système immunitaire qui se produit dans le cours de l’infection et qui n’est
pas facilement repérable lorsque le compte de CD4 est utilisé pour évaluer la santé. Cette découverte a
sonné la fin du CD4 en tant que paramètre à tenir compte lors du démarrage et du suivi du TAR. Les
chercheurs de l’étude START ont constaté un résultat imprévu, à savoir que la majorité des maladies
graves (qu’elles soient liées au sida ou pas) se sont produites lorsque les comptes de cellules CD4 étaient
relativement élevés, soit 500 cellules/mm3 ou davantage1011.
Les principales exigences éthiques, politiques et programmatiques pourraient être :
« Toute personne vivant avec le VIH doit avoir maintenant un accès immédiat au TAR salvateur.
Retarder l’accès au traitement du VIH sous quelque prétexte que ce soit, c’est refuser le droit à
la santé, Michel Sidibé, 27 mai 2015 ».
Un engagement politique fort et soutenu de ce « droit à la santé » devrait être manifeste par
une augmentation progressive annuelle de la représentation de la santé au niveau du budget
national.
Les modèles de soins actuels devraient être transformés pour pouvoir suivre des cohortes qui
contiennent des nombre élevés de patients PVVIH.
5
Vernazza P. et al ; 2008. « Les personnes séropositives ne souffrant d’aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettent pas le VIH
par voies sexuelles », Bulletin des médecins suisses, 2008, 89 (5), p. 165-169
6
Granich R.M. et al., “Universal voluntary HIV testing with immediate antiretroviral therapy as a strategy for elimination of HIV transmission: a mathematical
model”, The Lancet, 2009, 373 (January), p. 48-57. DOI : 10.1016/S0140-6736(08)61697-9
7
Cohen M et al. Antiretroviral treatment to prevent the sexual transmission of HIV-1: results from the HPTN 052 mul-tinational randomized controlled ART. 6th
International AIDS Society Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention, Rome, abstract MOAX0102, 2011.
8
Danel, C. Gabillard, D. Le Carrou, J. Anglaret, X. Moh, R. Eholie, S. Menan, H. Badje, A. Koumane, G. Ntakpe, JB.
Early ART and IPT in HIV infected african adults with high CD4 count (TEMPRANO trial). Conference on Retroivrus
and Opportunistic Infections (CROI). Février 2015.
9
Lundgren J, Babiker A, Gordin F, et al. The START study: design, conduct and main results. In: Program and abstracts of the 8 th IAS Conference on HIV
Pathogenesis, Treatment and Prevention , 19-22 July 2015. Abstract MOSY0302
10
CATIE. La source canadienne de renseignements sur le VIH et l’hépatite. TraitementSida 210. Résultats détaillés de l’étude START.
11
Lundgren J, Babiker A, Gordin F, et al. The START study: design, conduct and main results. In: Program and abstracts of the 8 th IAS Conference on HIV
Pathogenesis, Treatment and Prevention , 19-22 July 2015.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
11
Traitement antirétroviral
La charge virale est l’examen essentiel de suivi du patient PVVIH sous TAR. Elle devient au même
titre que les molécules ARV un intrant stratégique.
La rétention / observance sous TAR dans la fenêtre de contention de l’épidémie est l’enjeu
principal et devrait être le socle de toute mobilisation de ressources à l’intérieur de la fourchette
de 5 ans (2015 – 2020) pour l’atteinte des 90-90-90.
Avant d’entrer dans l’analyse des nouveaux enrôlés sous TAR en 2015, nous pensons que nos lecteurs
doivent être mis au courant des propos qui nous ont été rapportés de l’Ambassadeur Deborax Birx tenus
à Dar es Salam en Tanzanie lors de la rencontre de haut niveau avec les Ministres de pays qui
bénéficient de fonds PEPFAR vers la fin du mois de juin 2015. La Ministre de Santé d’Haïti avait pris part
à cette conférence. Ces mesures à corréler aux exigences politiques et programmatiques que nous
avons identifiées plus haut sont les suivantes :
« Le renforcement des systèmes de santé et la consolidation des infrastructures de soins sont
indispensables au cours de cette phase de transition de 5 ans (2015 – 2020) pour apporter une
réponse appropriée et pérenne.
La stigmatisation et la discrimination constituent de réels obstacles à la lutte.
La participation engagée est essentielle. Il est nécessaire d’accroitre les partenariats
stratégiques et d’avoir une mutuelle compréhension de l’épidémie tant au niveau national que
mondial.
La complaisance en tout est une barrière. Une riposte durable au VIH nécessite un engagement
continu à la réponse.
Responsabilité, impact et transparence. Ces principes fondamentaux sont essentiels si nous
voulons suivre la réponse de manière accélérée.
Accélération de la Riposte. A l’échelle mondiale, nous avons une fenêtre de 5 ans (2015 – 2020)
pour contenir l’épidémie VIH et de ses coûts.
2.1 Evolution des nouveaux enrôlés sous TAR de 2009 à 2015
De janvier à décembre 2015, le Programme haïtien de lutte contre le VIH a enrôlé 17 838 nouveaux
patients PVVIH sous TAR. Nous constatons, tel que le démontre les graphes ci-dessous que l’enrôlement
de nouveaux patients a suivi une courbe ascendante de 2009 à 2014, hormis la parenthèse de 2010
probablement due au tremblement de terre survenu au début de cette année. Néanmoins, nous
sommes prudents sur l’allure de la courbe de 2013 à 2015 qui semble atteindre un certain sommet
autour de 17 000 patients par année.
Graphe 7. Evolution des nouveaux enrôlés sous TAR de 2009 à 2015 - Haïti www.mesi.ht
Entre 2010 et 2013, le Programme a connu un rythme soutenu de progression de mise sous TAR de
nouveaux patients de l’ordre de 22%. Cette croissance a diminué en 2014 et 2015 pour être à 14%.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
12
Traitement antirétroviral
Avec l’actualisation/alignement des normes nationales sur celles de l’OMS, le Programme va connaitre
une croissance fulgurante de mise sous traitement ARV des patients qui sont en soins pré ARV. Mais,
nous devons faire attention aux « assoiffés de chiffres » pour que les nouveaux patients sous TAR le
soient selon les règles de l’art, car nous risquons fort d’avoir des taux d’attrition supérieurs aux résultats
de l’enquête de 2015 sur la cohorte de 201312.
2.2 Caractéristiques sociodémographiques des nouveaux enrôlés sous TAR en 2015
Les femmes, incluant les femmes enceintes, sont de 10 871 ; soit 61% du total de nouveaux enrôlés en
2015. Les femmes enceintes représentent 31% du nombre total de femmes nouvellement enrôlées sous
ARV, et les enfants de 5,6% du nombre total des nouveaux enrôlés.
Tableau 2. Répartition des nouveaux enrôlés sous TAR selon le sexe et el statut de la femme en 2015 - Haïti MESI
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
Total
Janvier
512
663
187
48
1410
Février
436
556
180
61
1233
Mars
553
720
245
64
1582
Avril
535
701
236
59
1531
Mai
522
577
222
55
1376
Juin
543
740
254
58
1595
Juillet
571
769
275
65
1680
Aout
471
667
214
68
1420
Septembre
526
810
223
56
1615
Octobre
582
743
184
58
1567
Novembre
503
654
210
60
1427
Décembre
520
673
168
41
1402
Total
6274
8273
2598
693
17838
Mois
Juillet 2015 est le mois le plus scoré avec 1680 nouveaux enrôlés. Si nous classons les observations sur
les nouveaux enrôlés par ordre croissant, les mois médians, c’est à dire le mois qui divise en 2 la
distribution de 2015, sont les mois d’avril et de novembre.
Représentation temporospatiale des nouveaux enrôlés en 2015
Lorsque nous investiguons sur MESI et faisons la requête « nouveaux enrôlés en ARV entre janvier 2015
et décembre 2015 », nous obtenons un tableau où nous constatons qu’il y a eu 155 PPS qui y ont
rapporté des données parmi lesquels 13 ont rapporté 0. Sur les 142, nous devons signaler le centre
GHESKIO bicentenaire qui à lui seul a enrôlé 2 130 patients ce qui représente une contribution sur les 17
830 d’environ 20%. Hôpital Charles Colimon est à plus de 500 et ensuite viennent ces 24 PPS qui ont mis
entre 200 à 495 nouveau enrôlés ; ce sont : centre sante K soleil, centre de santé la Fossette, centre
médical Beraca, centre médico-social de Ouanaminthe, clinique Béthel de Fonds des Nègres, clinique
communautaire de Delmas 75, clinique communautaire de Martissant, clinique médicale Bethesda de
Vaudreuil, hôpital Bernard Mevs, hôpital Dumarsais Estimé, HUEH, hôpital Espérance de Pilate, hôpital
Foyer Saint Camille, hôpital Immaculée Conception des Cayes, hôpital Immaculée Conception de Port de
Paix, hôpital Sacré Cœur de Milot, hôpital Saint Jean de Limbé, hôpital universitaire de Mirebalais,
12
Se référer à l’article sur les taux de rétention à 6 et 12 mois du bulletin de surveillance épidémiologique du VIH/sida en Haïti de décembre 2015, numéro 11.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
13
Traitement antirétroviral
hôpital universitaire Justinien, hôpital universitaire la Paix, ICC Grace Children Hospital, Institut de
Dermatologie et des Maladies Infectieuses, Institut des Maladies Infectieuses et santé de la
reproduction, Mennonite de Croix des Bouquets et le SSPE de Saint Marc.
Quand nous analysons l’évolution des cohortes de nouveaux enrôles en 2013, 2014 et 2015 nous
constatons que le Programme haïtien avait pu enrôler beaucoup plus de patients PVVIH en 2013 et 2014
qu’en 2015. Les estimations nous indiquent que le nombre estimé de PVVIH est plus élevé que celui de
2013. Cette diminution est-elle due au simple fait du hasard ou à d’autres facteurs d’ordre structural ?
Graphe 8. Répartition par mois des nouveaux enrôlés sous TAR en 2013, 2014 et 2015 – Haïti, MESI
Les femmes PVVIH sont plus nombreuses à utiliser les soins TAR que les hommes, comme l’indique le
graphique ci-dessous, que ça soit en 2013, 2014 ou en 2015.
Graphe 9. Répartition selon le sexe des nouveaux enrôlés en 2013, 2014 et 2015. Haïti. MESI.
Nous avons 5 départements où nous retrouvons 86% des nouveaux enrôlés en 2015. Ce sont l’Ouest,
l’Artibonite, le Nord, le Sud et le Centre. Deux départements à eux seuls hébergent plus de 60% des
nouveaux enrôles : l’Ouest et l’Artibonite.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
14
Traitement antirétroviral
Tableau 3. Distribution des nouveaux enrôlés sous TAR selon le département en 2015 – Haïti, MESI
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
Total
Proportion
en %
Fréquence
cumulée en %
Ouest
2720
3986
939
271
7916
45.10
48.1
Artibonite
1037
1200
502
125
2864
16.00
61.1
Nord
837
1106
416
88
2447
12.46
73.6
Sud
425
427
128
34
1014
5.57
79.1
Centre
320
380
136
41
877
6.59
85.7
Nord-ouest
279
335
123
47
784
4.07
89.8
Nord est
258
313
198
38
807
3.78
93.6
Nippes
158
156
57
17
388
2.27
95.8
Grande anse
149
244
60
16
469
2.30
98.1
Sud est
91
126
39
16
272
1.86
100.0
Département
Total
6274
8273
2598
693
17838
100.00
En ce qui concerne les réseaux, le peloton de tête reste inchangé avec GHESKIO, UGP/MSPP/PEPFAR et
PIH ; à eux 3 ils totalisent environ 58% des nouveaux enrôlés.
Tableau 4. Distribution des nouveaux enrôlés sous TAR selon les réseaux de soins en 2015 – Haïti, MESI
PPS
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
Total
Proportion
en %
Fréquence
cumulée
GHESKIO
17
1996
2477
346
168
4987
28.03
28.03
UGP/MSPP/PEPFAR
32
1033
1485
549
152
3219
18.09
46.12
PIH/ZL
11
782
863
373
95
2113
11.86
57.98
URC
19
475
624
442
57
1598
8.98
66.96
Pathfinder
20
422
808
337
30
1597
8.97
75.93
CMMB
Université Maryland
9
5
550
329
656
462
180
76
61
24
1447
891
8.13
5.01
84.06
89.07
CDS
ITECH
8
3
188
114
218
165
103
55
18
60
527
394
2.96
2.21
92.03
94.24
Université Miami
1
131
191
23
9
354
1.99
96.23
FOSREF
10
42
104
24
2
172
0.97
97.20
NA
4
42
68
39
11
160
0.90
98.10
POZ
2
52
40
12
2
106
0.60
98.70
CARE
2
34
34
25
4
97
0.55
99.25
WV
3
29
54
7
0
90
0.51
99.76
HTW
2
38
4
0
0
42
0.24
100.00
Total
148
6257
8253
2591
693
17794
100.00
Réseau
Au niveau de MESI, nous retrouvons dans NA : l’hôpital adventiste de Diquini, le CAL de Madian, le CS st
louis du nord et l’hôpital bon samaritain de Bassin Bleu. La différence entre le total des réseaux et celui
des départements est dû à un problème de calcul sur MESI.
2.3 Niveau de performance atteint par le PNLS sur le TAR en 2015
Nous indiquons dans le tableau ci-dessous le niveau de performance atteint par 3 indicateurs clés
sur le TAR :
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
15
3. Co infection VIH/TB : VIH et Tuberculose, deux infections étroitement liées
Les valeurs de la rétention sous TAR sont celles de la dernière enquête de rétention réalisée sur
la cohorte octobre 2012 à septembre 2013. Ces résultats ont été publiés dans le bulletin de
surveillance du VIH/sida en Haïti, numéro 1113. Nous avons une enquête de rétention cours de
réalisation dont la phase de collecte vient d’être terminée. Les résultats de cette enquête seront
publiés au début du mois de juillet 2016.
Tableau 5. Performance de certains indicateurs sur le TAR en 2015
indicateur
Cibles 2015
Résultat
atteint
Performance
(%)
Cibles 2016
Pourcentage d'adultes et d'enfants
dont on sait qu'ils sont toujours sous
ARV après l'initiation du TAR
78%
73,1%
73,1%
80%
95900
68849
71,8%
118313
3609
2832
78,5%
3936
Nombre d'adultes vivant avec le VIH
recevant le TAR
Nombre d'enfants vivant avec le VIH
recevant le TAR
Les actifs sur TAR au 31 décembre 2015 étaient de 68 84914, ce qui représente une performance
de 71,8% par rapport à la cible de 2015. Les enfants actifs sont de 2 832, soit une performance
de 78,5%.
Nous reproduisons pour nos lecteurs les taux de rétention par département de l’enquête sur la cohorte
d’octobre 2012 à septembre 2013. Nous prions nos lecteurs qui veulent d’autres informations sur cette
enquête d’aller télécharger sur le site du MSSP le bulletin de surveillance du VIH/sida, numéro 11.
Tableau 6. Répartition des taux de rétention à 6 et 12 mois pour la cohorte d’origine (octobre 2012 – septembre 2013)
enregistrée de patients enrôlés sous ARV au niveau des 10 départements, Enquête sur la rétention des patients sous
traitement antirétroviral, MSPP-PNLS Haïti 2015
Taux rétention à 6
mois (%)
Taux rétention à
12 mois (%)
Cohorte d'origine
enregistrée
Artibonite
80,6
73,7
2890
Centre
84,5
77,6
1070
Grande anse
85
70,8
504
Nippes
92,4
75,5
414
Nord
86,9
76,2
2368
Nord est
78
63,9
634
Nord-ouest
83,3
74,5
715
Ouest
83,8
71,2
8163
Sud
87,6
77,4
996
Sud est
83,4
78,1
328
Haïti
84
73,1
18082
Département
13
14
http://mspp.gouv.ht/site/downloads/Bulletin%20de%20Surveillance%20epid%C3%A9miologique%20VIHSida%20num%C3%A9ro%20%2011.pdf
http://www.mesi.ht/presentation/modules/reports.aspx?ID=35
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
16
3. Co infection VIH/TB : VIH et Tuberculose, deux infections étroitement liées
3. Co infection VIH/TB : VIH et Tuberculose, deux infections étroitement
liées
Le risque de développer une infection à Mycobacterium Tuberculosis est accru d’un facteur 7 chez les
patients infectés par le VIH15. La tuberculose se contracte principalement par voie aérienne, c’est-à-dire
par l’inhalation de bacilles de Koch (BK) diffusés par la toux ou l’éternuement d’un individu tuberculeux.
Ces bactéries se logent ensuite au niveau des poumons où elles demeurent inactives ou latentes, mais
10 % environ des gens développent la maladie au cours de leur vie du fait d’une immunodépression,
notamment les personnes infectées par le VIH/sida16.
La Tuberculose est la maladie infectieuse la plus meurtrière pour les PVVIH, et L’OMS estime qu’elle est
responsable de 13% des décès dus au sida à travers le monde17. Le VIH et la Tuberculose sont si
étroitement liés que l’on s’y réfère souvent comme à des co-épidémies, ou doubles épidémies qui
s’entraînent et se renforcent mutuellement. Le VIH active la Tuberculose latente chez l’individu, qui
devient ensuite infectieux et capable de contaminer d’autres personnes. Cette co infection a été déjà
bien établie depuis 1993 quand les CDC avaient classé le patient VIH porteur d’une Tuberculose dans le
stade C de la maladie du sida.
Elle peut survenir au cours de l’infection par le VIH alors que l’immunodépression n’est pas forcément
sévère et peut être gérée sans incident grave. Cependant, lorsqu’elle survient à un stade plus avancé de
la maladie, elle peut générer une manifestation sévère sous la forme du Syndrome de Reconstitution
Immunitaire18 (Immunitary Reconstitution Inflammatory Syndrome : IRIS) observé à la suite de la mise
en place d’un traitement antirétroviral hautement actif.
En matière de co infection VIH / TB, les résultats de l’étude TEMPRANO19 réalisée en Côte d’Ivoire,
témoignent d’une réduction significative du risque d’événements graves (TB ou maladie grave ou
décès). Ainsi, cette étude a démontré que pour éviter les décès liés à la TB, il faut commencer le TAR de
façon précoce ; surtout dans les milieux où la TB et les maladies bactériennes représentent un lourd
fardeau. Néanmoins, il faut agir avec prudence. Car le TAR précoce n’est pas une panacée, une formule
magique qui résoudra tous les problèmes. Loin s’en faut. TEMPRANO a démontré également qu’une
proportion significative de personnes sélectionnées pour cette étude ont refusé de participer et d’autres
ont été perdues de vue pendant l’étude20. Ces proportions sont susceptibles d’augmenter lors de la
phase opérationnelle du traitement précoce. Sur la base de ces assertions, nous pensons que les
consultations sur les enjeux du diagnostic précoce, la rétention et l’adhérence au traitement en cours au
niveau du PNLS sont d’une importance majeure et sont essentielles sur la voie des trois 90. Nous devons
nous donner du cœur à l’ouvrage pour trouver les stratégies payantes permettant de garder dans nos
réseaux de patients le plus grand nombre de patients sous TAR.
En conséquence, la situation de ces deux épidémie en Haïti n’est pas des moindres et nous allons
profiter, à travers une analyse de certains indicateurs clés pour donner une brève aperçue de la co
infection en 2015 du point de vue VIH et des rapports mensuels postés par les PPS sur MESI.
3.1 Représentation temporo spatiale des nouveaux patients co infectés VIH / TB en
2015
D’après les informations postées sur MESI pour l’année 2015 (Janvier à Décembre) concernant la co
infection, sur les17 838 patients enrôlés sous TAR, nous avons relevé un nombre de 3 311 patients à être
15
http://www.who.int/tb/publications/global_report/gtbr2015_executive_summary_fr.pdf?ua=1
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs104/fr/
http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/191102/1/9789241565059_eng.pdf?ua=1
18
MSPP/PNLS. Manuel de normes de prise en charge clinique et thérapeutique des adultes et des adolescents vivant avec le VIH/sida. Page 61. Octobre 2013.
19
TEMPRANO ANRS12136 Study Group. N Engl J Med. 20 juil 2015.
20
UNAIDS Science now. HIV this month. Numéro 8. Août 2015.
16
17
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
17
3. Co infection VIH/TB : VIH et Tuberculose, deux infections étroitement liées
18
positifs pour TB ce qui représente 18,5% de cette population correspondant à un taux légèrement
inférieur à celui de 20% de la littérature.
Au cours de l’année 2015, le nombre total de nouveaux patients diagnostiqués pour TB est de 1 873 ; de
ce total, 92% ont été mis sous traitement anti TB en 2015, ce qui est encore trop loin des normes
thérapeutiques nationales qui recommandent 100%.
Tableau 7. Distribution des patients co infectés et traités en 2015. Haïti 2015. MESI
Mois
Nx enrôlés
sous TAR
Total de
patients co
infectés
Nx patients
PVVIH
diagnostiqués
pour TB
Nx patients
PVVIH sous Rx
anti TB
Proportion de Nx
patients
diagnostiqués
sous RX TB en %
Proportion de
patients co infectés
sous Nx enrôlés
sous TAR en %
Janvier
1410
322
182
160
88
23
Février
1233
277
148
130
88
22
Mars
1582
264
236
180
76
17
Avril
1531
264
142
127
89
17
Mai
1376
242
142
127
89
18
Juin
1595
266
134
140
104
17
Juillet
1680
320
134
140
104
19
Août
1420
282
161
157
98
20
Septembre
1615
270
152
146
96
17
Octobre
1567
273
155
152
98
17
Novembre
1427
259
140
136
97
18
Décembre
1402
272
147
134
91
19
Total
17838
3311
1873
1729
92
19
La proportion de nouveaux patients diagnostiqués TB et sous traitement anti TB n’a guère atteint les
100% que pour les mois de juin et de juillet. Nous aimerions voir cette proportion à 100% au cours de
tous les mois de l’année. Elle a été en dessous des 80% au mois de mars.
La proportion de patients co infectés à la fois sous traitement TAR et anti TB en 2015 est de 19%.
Les graphes ci-dessous montrent comment la coïnfection a évoluée au cours de ces 3 dernières années
(2013 à 2015). Nous devons faire de notre mieux afin que les prestataires faisant la prise en charge des
PVVIH fournissent de meilleurs services qui ne pourront que s’améliorer surtout avec l’intégration des 2
services VIH et TB à travers la collaboration des 2 programmes : PNLS et PNLT.
Graphe 10. Evolution des co infectés VIH/TB en 2013, 2014 et 2015 – Haïti, MESI
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
3. Co infection VIH/TB : VIH et Tuberculose, deux infections étroitement liées
Quand nous comparons les effectifs de coinfectés de ces années, nous constatons que le nombre de co
infectés a diminuée en 2015. Néanmoins, nous continuons à penser que les données des mois juillet
2013 et novembre 2014 pourraient être des valeurs aberrantes au regard de l’allure de ces courbes.
Le Tableau ci-dessous donne une vue détaillée de la répartition des coinfectés VIH/TB au niveau des
différents départements. Nous notons une différence de 200 quand nous faisons le total des coinfectés
par mois et celui par département. Cette incohérence est due probablement à des problèmes de calcul
sur MESI. Dans ce tableau les départements sont arrangés par ordre décroissant de la plus forte
concentration à la plus petite. Comme on pouvait s’y attendre, l’Ouest contient le plus grand nombre de
personnes mais proportionnellement est moindre que le Centre et le Nord-Est 5eme et 9eme
respectivement dans le classement.
Tableau 8. Répartition des co infectes VIH/TB en 2015 par département. Haïti. MESI
Département
Nx enrôlés
sous TAR
Patients TB
testés VIH+
Patients PVVIH
diagnostiqués
TB+
Total de
patients co
infectés
Proportion de Nx
patients co infectés sous
Nx enrôlés sous TAR en %
Ouest
7916
783
784
1567
20
Artibonite
2864
368
349
717
25
Nord
2447
66
135
201
8
Sud
1014
49
159
208
21
Centre
877
148
139
287
33
Nord-ouest
784
56
110
166
21
Sud est
807
26
54
80
10
Grande anse
388
33
43
76
20
Nord est
469
60
96
156
33
Nippes
272
18
27
45
17
Total
17838
1607
1896
3503
20
Il serait très intéressant d’investiguer les raisons de ces hautes proportions dans ces 2 zones et de voir la
relation avec la proximité avec les villes frontalières Dominicaines où la TB est beaucoup plus
prévalente. Mentionnons également la haute proportion de coinfectés dans le département de
l’Artibonite qui s’explique par le fait que la TB a toujours été endémique dans cette zone. Cependant,
aucune étude à date n’a été faite pour expliquer cette situation.
3.2 Niveau de performance atteint par le PNLS en 2005 sur la co infection VIH/TB
Le Tableau , montre la performance du programme à partir de certains indicateurs ; la valeur de 82,5%
pour le premier indicateur indique que nous devons faire beaucoup plus d’effort pour arriver à 100%,
c’est-à-dire atteindre notre cible de patients TB à dépister, et 34,6% pour le deuxième indicateur montre
que nous sommes très en dessous de notre cible de patients à mettre sous les 2 traitements à la fois.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
19
4. Elimination de la transmission mère enfant
Tableau 9. Performance de certains indicateurs sur la co infection VIH/TB - Haïti 2015, MESI
indicateur
Cibles 2015
Résultat
atteint
Performance
(%)
Cibles 2016
Nombre de patients TB ayant effectué
un test de dépistage du VIH
15072
12440
82,5
16679
Nombre de patients co infectés
VIH/Tuberculose qui ont reçu aussi bien
les
ARV
que
le
traitement
antituberculeux
Nombre de patients qui ont reçu la
prophylaxie à l'INH
7927
2748
34,6
8249
10052
18449
183,5
10205
Le simple fait que la TB soit une des principales causes de décès des personnes vivant avec le VIH rend
crucial d’aborder la coinfection à VIH/TB dans toute stratégie destinée à ceux qui en ont le plus besoin.
Les taux de TB sont relativement stables, à travers le monde, mais ils sont en hausse en Afrique
subsaharienne. Cependant, en Haïti, nous avons la capacité d’infléchir ce taux vers le bas si nous nous y
mettons sérieusement.
Il faut se rappeler que la TB est une maladie évitable et curable. Des millions de dollars auront été
investis en vain dans la réponse au VIH si des patients qui prennent des antirétroviraux meurent par
manque d’accès au traitement anti‐TB, qui coûte aussi peu que 20$ l’unité. Les progrès vers l’accès
universel aux soins et traitements pour les personnes vivant avec le VIH n’auront pas lieu, si celles‐ci
continuent de mourir de la TB.
Enfin, notre objectif est de sensibiliser les concernés aux priorités d’interventions et de recherche en
matière de coinfection TB/VIH ; d’aider à la coordination des actions de plaidoyer et de stimuler
l’importance de la collaboration des programmes VIH et TB et le financement de la recherche. C’est
aussi l’objectif d’augmenter la mise en œuvre d’interventions intégrées de qualité contre la TB et le VIH
en tenant compte des avancées les plus récentes des connaissances scientifiques sur l’importance des 6
priorités de la lutte :
Prévention de la Tuberculose
Recherche intensifiée des cas de Tuberculose
Traitement de TB chez les PVVIH
Tuberculose résistante aux médicaments et aux ARV
Tuberculose et VIH chez la mère et l’enfant
Intégration des services TB et VIH
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
20
4. Elimination de la transmission mère enfant
4. Elimination de la transmission mère enfant
La Prévention de la Transmission Materno-infantile du VIH a débuté en Haïti en 1999. Des institutions,
telles que : GHESKIO, PIH/Zanmi Lasante et CHOSCAL, en coordination avec le MSPP, ont été les
promoteurs de ces interventions ; elles ont joué un rôle important en termes d’influence sur les normes
et pratiques21. Les résultats enregistrés suite à la mise en œuvre du Programme ont permis au fil du
temps une croissance rapide des sites de PTME de 87 en 2007 à 155 en 201522. Dans un cadre
participatif, et à la lumière des recommandations de l’OMS plusieurs directives nationales ont été
produites de manière successive et l’option B+ a constitué le tournant décisif vers l’élimination de la
transmission verticale du VIH et de la syphilis congénitale. A travers une approche visant la
décentralisation des interventions et la promotion des services de PTME, l’extension de l’option B+ s’est
faite rapidement.
Néanmoins, la PTME représente une des stratégies nationales prioritaires consignées dans le Plan
Stratégique National Multisectoriel 2012-2015 révisé avec extension à 2018 de lutte contre le VIH/sida,
en vue de la réduction du risque de la transmission verticale chez les nouveau-nés et de la mortalité des
mères séropositives.
En Haïti, des progrès sensibles sont observés en termes d’indicateurs PTME et dans les domaines
programmatiques à savoir :
La prévalence des femmes enceintes séropositives pour le VIH est passée de 6% en 1996 à 2,3%
en 201323.
Le taux de séropositivité chez les femmes enceintes vues en clinique prénatale à travers les 10
départements sanitaires du pays a diminué de près de deux tiers (62%), passant de 3,0% à 1,1%
à la fin de 2015.
Plus de 90% des femmes enceintes ont été enrôlées sous traitement en 2015.
Toutefois, pour parvenir au maintien des acquis et à une progression constante des indicateurs du PSNM
dans le temps en matière de PTME et d’ETME il est indispensable que les acteurs développent des
stratégies pour assurer la prise en charge intégrale centrée sur le binôme mère-enfant. Aussi dans cette
démarche, le testing des enfants exposés devient un impératif et la rétention en soins des mères une
priorité du Programme VIH haïtien.
4.1 Représentation temporo spatiale des nouvelles femmes enceintes en 2015
Selon les données rapportées sur MESI par 155 PPS24, les femmes enceintes nouvellement sous TAR
représentent 14,7 % des personnes placées sous ARV au cours de la période de Janvier-Décembre 2015,
semblable aux données de 2014 dont la proportion est de 14,5%. Cependant, la proportion de femmes
enceintes nouvellement sous TAR parmi l’ensemble des personnes sous TAR a présenté une légère
régression en valeur absolue passant de 2 759 en 2014 à 2 518 en 2015.
Les femmes placées sous TAR tombées enceintes au cours de la période sont de 1 752 en valeur absolue
ce qui représente 39 % du total des femmes enceintes sous TAR au cours de l’année 2015 soit une
augmentation de 4% par rapport à l’année dernière qui était de 35% (1 558 en valeur absolue).
21
MSPP-PNLS. Directives PTME. 2012.
http://www.mesi.ht/presentation/modules/reports.aspx?ID=217
23
Se référer aux rapports d’enquêtes sero sentinelles. La dernière enquête date de 2012 et le rapport final a été publié au mois de février 2013. Cette enquête a été
réalisée par IHE en collaboration avec NASTAD et LNSP.
24
http://www.mesi.ht/presentation/modules/reports.aspx?ID=217
22
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
21
4. Elimination de la transmission mère enfant
Tableau 10. Répartition des femmes enceintes sous TAR - Haïti 2015, MESI
Femmes VIH sous
TAR devenues
enceintes
Total Nx
FE VIH
traitées
Femmes VIH sous
TAR devenues
enceintes (%)
Janvier
152
352
43
Février
147
336
44
Mars
181
426
42
Avril
183
445
41
Mai
148
433
34
Juin
158
428
37
Juillet
167
445
38
Août
132
354
37
Septembre
133
353
38
Octobre
125
336
37
Novembre
119
330
36
Mois
Décembre
107
296
36
Total
1752
4534
39
Comme indiqué dans le tableau ci-dessous, le Sud-est est le département où nous avons noté la
proportion la plus élevée de femmes VIH sous TAR devenues enceintes au cours de l’année 2015 soit
57%. Ensuite viennent respectivement les départements du Centre (50%), du Nord-ouest (48%) et de la
Grande anse (44%). Néanmoins, les départements de l’Ouest (700), de l’Artibonite (313) et du Nord
(205) supportent à eux trois 70% sur l’ensemble des femmes VIH sous TAR devenues enceintes en valeur
absolue.
Tableau 11. Répartition des femmes enceintes sous TAR par département - Haïti 2015, MESI
Département
Nouvelles femmes
enceintes sous TAR
Femmes VIH
sous TAR
devenues
enceintes
Total femmes
enceintes VIH sous
TAR
Femmes VIH sous
TAR devenues
enceintes (%)
Ouest
1034
700
1734
40
Artibonite
560
313
873
36
Nord
434
205
639
32
Nord est
236
76
312
24
Centre
131
133
264
50
Nord-ouest
118
111
229
48
Sud
118
88
206
43
Grande anse
59
46
105
44
Sud est
29
39
68
57
Total
2782
1752
4534
39
En 2012, elles étaient de 825, en 2013 de 1 346, en 2014 de 1 558 et en 2015 de 1 752. Si 22% des
enquêtées non enceintes sous TAR ont déclaré le désir d’avoir un enfant dans un avenir proche lors de
l’enquête sur les déterminants du désir de grossesse ou non chez les femmes VIH sous TAR25 (Oct 2013Sept 2014, PNLS/DSF-Haïti), les données ci-dessous confirment que ce désir de grossesse évoluent chez
25
PNLS. DSF. Les déterminants du désir de grossesse ou non chez les femmes VIH positives sous traitement anti rétroviral en Haïti. UNFPA. SEFIS. 2014.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
22
4. Elimination de la transmission mère enfant
les femmes haïtiennes VIH sous TAR de manière croissante. En plus de renforcer les soins et services
cliniques, psychologiques et communautaires au profit des femmes VIH sous TAR dans une perspective
d’éliminer la transmission verticale future en cas de grossesse, nous pensons que c’est une aspiration
légitime à aborder lors du suivi de toute femme ou homme vivant avec le VIH placé sous TAR ayant un
désir d’enfant les modalités de conception naturelle et leurs risques respectifs, selon le bilan de fertilité
de la femme et de l’histoire VIH des deux partenaires.
Graphe 11. Evolution des nouvelles femmes enceintes VIH sous TAR en 2013, 2014 et 2015 – Haïti, MESI
Par contre, les données nous renseignent sur une diminution progressive du nombre de nouvelles
femmes enceintes enrôlées sous TAR au fil du temps si nous comparons les données rapportées au
cours des années antérieures à partir de 2013 (3 629), de 2014 (2 893) et de 2015 (2 782). Pouvons-nous
affirmer que les activités d’IEC ont touchées effectivement la population des femmes en âge de
procréer ou encore s’agit-il d’une forte déperdition dans la cascade de soins comme l’avait montré
l’étude opérationnelle sur la déperdition des cas dans la cascade PTME en Haïti de 201426.
Graphe 12. Evolution des nouvelles femmes VIH sous TAR en 2013 2014 et 2015 – Haïti, MESI
4.2 Représentation temporo spatiale des nouveaux cas d’enfants bénéficiant d’un PCR
en 2015
Une mère infectée par le VIH transmet passivement ses anticorps anti-VIH à son enfant in utero, et ces
anticorps peuvent être présents dans le sang du nourrisson jusqu’à l’âge de 18 mois27 (Directives VIH
26
27
MSPP-DSF. Etude opérationnelle sur la déperdition des cas dans la cascade PTME en Haïti. OPS-OMS. Avril 2015.
http://www.who.int/hiv/pub/paediatric/infants2010/fr/
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
23
4. Elimination de la transmission mère enfant
Pédiatrique, OMS 2010). L’OMS recommande fortement que les nourrissons exposés au VIH aient un
test virologique à partir de 4 semaines d’âge et, depuis 2008 la capacité d’Haïti à réaliser le test ADN-VIH
PCR et à l’appliquer comme test de diagnostic précoce chez les nourrissons exposés au VIH s’est
considérablement améliorée28 (Directives VIH Pédiatriques, PNLS 2015).
A présent, le test PCR est accessible aux enfants en provenance de 80% des PPS et les données
subséquentes proviennent de l’ouvrage de deux laboratoires: Le Laboratoire National de Santé Publique
et le laboratoire de l’IMIS des Centres GHESKIO (Directives VIH Pédiatriques, PNLS 2015).
Suite aux données programmatiques rapportées sur MESI au cours de la période Janvier-Décembre
2015, la proportion de TME pour l’ensemble de la période est de 5,84%.
Tableau 12. Répartition des enfants diagnostiqués par PCR - Haïti 2015, MESI
Enfants exposés
bénéficiant d'un
PCR
Enf VIH+
Séropositivité en
%
Janvier
353
21
5.95
Février
275
19
6.91
Mars
385
19
4.94
Avril
314
23
7.32
Mai
249
11
4.42
Juin
356
14
3.93
Juillet
249
13
5.22
Aout
286
19
6.64
Septembre
296
35
11.82
Octobre
381
13
3.41
Novembre
283
9
3.18
Décembre
303
13
4.29
Total
3730
218
5.84
Mois
Cette information marque-t-elle la fin d’une allure descendante observée de 9,05% en 2012, de 6,53%
en 2013 et de 4,73 en 2014 et le début d’une remontée de la séropositivité chez les enfants nés de
mères infectés par le VIH qui est de 5,84 %. En faisant un rapport sur deux années 2014 et 2015, nous
avons remarqué que pour l’année 2014, sur 3 977 enfants exposés bénéficiant d'un PCR, 188 d’entre
eux deviennent séropositifs (soit 4,73%) différent de l’année 2015 qui montre que pour un nombre plus
faible d’enfants exposés bénéficiant d'un PCR, 30 enfants positifs au VIH supplémentaires par rapport à
l’année précédente ont été notifiés.
Tableau 13. Proportion de TME en 2012, 2013, 2014, et 2015, MESI Haïti
28
Année
Nombres
d'enfants
enregistrés
Nombre
d'enfants
exposés
testés par PCR
Nombres
d'enfants exposés
confirmés VIH
TME en %
Année 2012
2944
3670
332
9,05%
Année 2013
3206
4101
268
6,53%
Année 2014
3168
3977
188
4,73%
Année 2015
2934
3730
218
5,84%
MSPP-PNLS. Manuel de normes de prise en charge clinique et thérapeutique des nourrissons et des enfants infectés ou exposés au VIH. Édition révisée 2015.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
24
4. Elimination de la transmission mère enfant
Par ailleurs, face à ce regain de la séropositivité chez les enfants nés de mères infectés par le VIH, nous
pouvons évoquer diverses hypothèses : Est-ce une prise en charge tardive des mères infectées par le VIH
au niveau des sites de soins ? Il serait aussi important de savoir le moment où les femmes ont connu
leur statut ou encore le moment de leur enrôlement en soins au niveau du programme. Aussi, ces
enfants VIH proviennent-ils des femmes enceintes nouvelles placées sous ARV ou des femmes VIH sous
TAR tombées enceintes ? Donc la présentation de ces données ouvrent la voie pour la réalisation de
recherches opérationnelles dans le but de mieux comprendre le phénomène observé et porter si
nécessaire un jugement de valeurs sur les données analysées.
Tableau 14. Répartition des enfants exposés bénéficiant d’un PCR par département - Haïti 2015, MESI
Enfants
exposés
bénéficiant
d'un PCR
Enf VIH+
Séropositivité
en %
Ouest
1779
103
5.79
Artibonite
562
18
3.20
Nord
507
30
5.92
Nord est
148
8
5.41
Centre
160
14
8.75
Nord-ouest
186
17
9.14
Sud
158
2
1.27
Grande anse
96
9
9.38
Sud est
53
4
7.55
Total
3730
218
5.84
Département
Suivant la répartition des enfants exposés bénéficiant d’un PCR par département en 2015, les
départements de la Grande Anse; du Nord-Ouest, et du Centre trainent des séropositivités assez élevés
respectivement de 9,38%, de 9,14% et de 8,75% par rapport à la moyenne nationale de 5,60%.
Néanmoins, le département de l’Ouest concède près de la moitié des enfants VIH répertoriés issus de
mères infectés par le VIH soit 103/209, ensuite viennent les départements du Nord (30) et de
l’Artibonite (18). Par conséquent, il s’avérait nécessaire suivant une approche de proximité d’identifier
les sites qui ont enregistré la plus grande proportion d’enfants VIH issus de mères séropositives de
manière à étudier les déterminants probables chez le couple mère-enfant susceptibles d’assurer la
transmission du VIH de la mère à l’enfant et à remettre en question le modèle organisationnel des soins
et services mises à leur disposition.
4.3 Niveau de performance atteint par le PNLS en matière d’ETME en 2015
L’élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants et le maintien en vie de leurs mères
s’appuient sur une stratégie à quatre volets ayant servi de fondement sur lequel des plans nationaux
sont élaborés et mis en œuvre. Ils couvrent un ensemble de mesures de prévention et de traitement du
VIH pour les mères et leurs enfants29 (Prévention du VIH et des Grossesses non Désirées, OMS-Cadre
Stratégique 2011–2015). Dans le cadre du suivi de la performance, les indicateurs traceurs donc de
produits retenus pour apprécier les progrès réalisés en matière d’ETME en 2015 sont issus du PSNM
2012-2015 révisé avec extension à 2018. Tous ces indicateurs présentés ci-dessous sont définis de
manière à permettre leur comparabilité internationale.
29
http://www.who.int/reproductivehealth/publications/linkages/hiv_pregnancies_2012/fr/
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
25
5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
Tableau 15. Performance de certains indicateurs en ETME - Haïti 2015, MESI
indicateur
% de femmes enceintes
séropositives qui reçoivent un TAR pour
réduire la transmission mère-enfant
Cibles 2015
Résultat
atteint
Performance
(%)
NA
Cibles 2016
80%
Nombre de femmes en âge de procréer
couvertes par les activités d’information sur
le VIH et la PTME
323212
258338
80
323212
Nombre de femmes enceintes faisant le test
de dépistage du VIH
298156
256217
86
324156
Nombre de femmes enceintes
séropositives recevant des ARV pour réduire
la TME
9534
4534
48
9682
Nombre d’enfants nés de mères vivant avec
le VIH qui bénéficient d’un diagnostic
précoce de l’infection à VIH au PCR
5414
3730
69
5904
Les résultats obtenus montrent une nette progression de l’effort du PNLS si nous considérons les
résultats atteints par rapport à l’année précédente. De 74% en 2014 à 80% en 2015 beaucoup plus de
femmes en âge de procréer ont été couvertes par les activités d’information sur le VIH et la PTME au
niveau des PPS de même que pour les femmes enceintes faisant le test de dépistage du VIH qui
maintient une allure progressive ascendante de plus de 85%. Par contre, d’autres indicateurs critiques
pour le programme présente un état stationnaire entre 2014 et 2015 tel que le nombre de femmes
enceintes séropositives recevant des ARV pour réduire la TME toujours en-dessous de 50% ou suit une
pente descendante comme le Nombre d’enfants nés de mères vivant avec le VIH qui bénéficient d’un
diagnostic précoce de l’infection à VIH au PCR passant de 80% en 2014 à 69% en 2015.
Au regard des résultats présentés, pouvons-nous avancer l’hypothèse que les cibles prévus dans le
PSNM 2012-2015 révisé avec extension à 2018, comme le croient plusieurs acteurs et operateurs de
soins, ont été trop ambitieux par rapport aux diverses stratégies mises en place et l’état des lieux de la
prestation des services en matière d’e-TME ? Aussi, doit-on entamer le débat auprès des acteurs et
partenaires du PNLS pour une probable reprogrammation des cibles du PSNM compte tenu des objectifs
mondiaux à l’horizon de 2020 et aussi de manière à s’adapter à la nouvelle dynamique de « Test and
Start engagée par la Coordination Technique du PNLS ?
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
26
5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
« La reconnaissance est la mémoire du cœur » disait l’autre. L’une des importantes questions que nous
autres de l’équipe SE de la CTPNLS que nous nous sommes toujours posée est comment récompenser ce
personnel qui depuis plusieurs années, au niveau des institutions de soins, se donne corps et âme dans
la lutte contre le VIH/sida en Haïti ? Car, grâce à leur dévouement, leur sens de responsabilité, leur
esprit d’équipe beaucoup de progrès ont été constatés pour contrôler cette épidémie.
Cette importante question du staff de l’unité SE de la CTPNLS devint un sujet de réflexion et allait
entrainer par la suite l’émergence en 201330 de l’idée de reconnaître et de distinguer le travail que fait le
staff d’une institution en ce qui a trait au Suivi et Evaluation d’où le nom de Point de Prestation de Soins
d’Excellence en Suivi et Evaluation31.
Ainsi, la désignation de « PPSE », s’inscrit pour nous autres dans une noble perspective :
Dans un premier temps, elle veut reconnaître un travail d’équipe bien fait, un travail qui
respecte les normes en vigueur et qui est utile. En effet, l’effort d’excellence est un point sur
lequel la CTPNLS met beaucoup d’accent, toutes les recommandations faites aux institutions en
tiennent compte et le respect de cet aspect par les institutions permettra à coup sûr
d’augmenter la culture de la qualité de données et de la gestion axée sur les résultats ;
Ensuite, elle se propose de valoriser le travail ô combien inestimable d’un personnel
consciencieux desservant la population. Car, le personnel qui, fort souvent, se dévoue dans
l’exécution de ses tâches s’attend à un minimum de valorisation de son travail. Un simple geste
en ce sens peut avoir un impact inespéré non seulement dans la vie personnelle du membre du
staff mais aussi et surtout dans sa vie professionnelle car cela peut le motiver, l’encourager
d’avantage à toujours bien faire et porter l’institution à un haut niveau ;
De plus, la désignation d’un PPSE se veut être un exercice de création de modèles à suivre pour
les autres institutions. En désignant «Meilleures Pratiques en Suivi et Evaluation », l’équipe SE
de la CTPNLS s’attend à ce que les autres institutions les identifient et les répliquent chez elles
aussi dans le seul souci d’avoir l’adoption de cette culture générale d’excellence en d’autres
termes une promotion de nivellement par le haut ;
Enfin, pour les institutions qui sont désignées comme étant des PPSE, cette désignation est une
responsabilité de pérennisation des acquis qui ont permis d’être reconnue comme ayant une
culture d’excellence et cela malgré les fréquentes rotations du personnel.
C’est là le bien-fondé de la désignation de PPSE !
5.1 Bref rappel de la méthodologie
Dans notre quête d’amélioration continue, nous autres de l’équipe SE de la CTPNLS, nous nous
préoccupons sur la façon de continuer à améliorer la méthodologie menant à la désignation du prochain
PPSE. En effet, pour désigner le PPSE de 2015, les DDS ont été intégrées dans le choix des institutions.
Dans un premier temps, chaque Direction a fourni à la CTPNLS les noms de deux institutions qu’elles
jugent avoir de meilleures pratiques en suivi et évaluation au sein de son département.
Dans un second temps, des équipes d’évaluateurs de l’unité SE de la CTPNLS conjointement avec les
M&E Officers des Directions Sanitaires ont visité ces institutions munies d’un document permettant de
faire l’évaluation.
Les institutions ont été évaluées sur les critères32 suivants :
30
MSPP-PNLS, Bulletin de Surveillance Epidémiologique du VIH/sida en Haïti No 7, p. 18. Juin 2014.
MSPP-PNLS, Bulletin de Surveillance Epidémiologique du VIH/sida en Haïti No 8, p. 32. Décembre 2014.
32
MSPP-PNLS, Bulletin de Surveillance Epidémiologique du VIH Sida No 7, p. 20-21. Juin 2014.
31
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
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5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
La qualité des données c’est-à-dire l’application ou non des normes nationales et procédures
relatives à la qualité des données ;
La ponctualité ou promptitude des rapports soumis ;
La complétude des rapports ;
L’actualisation ou non des dossiers médicaux électroniques sur l’EMR ;
La pratique de Vérification de Première Intention ou Validation Interne au niveau de
l’institution ;
L’exactitude des rapports postés sur MESI ;
L’adoption et l’utilisation de l’approche d’amélioration de la qualité HEALTHQUAL ;
L’application des recommandations faites lors des visites de validation antérieures par la CTPNLS
et/ou les partenaires ;
L’utilisation des données dans la prise de décision.
Pour la définition de chacun de ces critères, nous vous prions de consulter le bulletin épidémiologique
No 7 de la CTPNLS qui a donné le cadre conceptuel du PPSE.
Après les visites d’évaluation, les évaluateurs se réunissent en comité d’experts pour désigner le PPSE de
2015.
5.2 Désignation du PPSE
Le travail a été rude parce que beaucoup d’institutions ont
fait preuve de progrès dans la culture de l’évidence et de
l’amélioration de la qualité des données. Pour l’année 2015,
le Point de Prestation de Services ayant obtenu le plus grand
score se retrouve dans une commune du département du
Nord : Pilate.
« La commune de Pilate s’étend de la vallée de Pilate
jusqu’aux montagnes avoisinantes et compte 65 000
habitants, dont la très grande majorité vit dans les
montagnes. La commune se situe à 75 km du Cap-Haïtien et
à 16 km en retrait de la route nationale. Cette distance est
franchie par un sentier traversant 7 rivières dont aucune n’a
de ponceau. Seuls les camions et les véhicules surélevés à quatre roues motrices peuvent y passer.
Ce territoire de 100 km2 est découpé en huit secteurs ruraux occupés par des paysans qui exercent sur de
petits lopins de terre une agriculture à peine de subsistance. Le café, qui est cultivé assez abondamment
dans les montagnes, constitue cependant une culture plus importante ».33
En plein cœur de cette commune se retrouve le PPSE de l’année 2015, l’Hôpital Espérance de Pilate.
5.3 Présentation de l’Hôpital Espérance de Pilate
En 1954, un dispensaire situé en plein cœur de Pilate commença à donner des soins à la population
grâce à l’aide de la congrégation catholique Sainte Croix. Treize années plus tard, soit en 1967, sous
l’égide du Père Byas, le dispensaire devint un hôpital avec une capacité de 50 lits d’hospitalisation et des
services de pédiatrie, de maternité, de médecine interne et de chirurgie qui fonctionne par moment. Il
devint alors L’Hôpital Espérance de Pilate et obtint son autorisation de fonctionnement du MSPP dans
33
Cf : http://cegepat.qc.ca/fondationbyas/pilate.php
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
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5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
les années 70. Sa structure interne qui a été modifiée et améliorée au fil des années, lui fait
correspondre aux institutions du deuxième niveau de la pyramide du système de santé haïtien c’est-àdire un hôpital Communautaire de Référence.
Aujourd’hui l’Hôpital Espérance de Pilate compte 90 lits d’hospitalisation et il est passé d’une institution
essentiellement privée à un statut d’institution mixte recevant chaque année des médecins en service
social et des médecins de commune.
Son personnel est composé de six médecins (cinq médecins généralistes et d’un obstétricien
gynécologue), d’un dentiste, de deux médecins en service social, de 13 infirmières, de 21 auxiliaires dont
certains sont rémunérés par les fonds internes de l’hôpital, d’un data clerc, d’un DRO.
5.4 Présentation du staff impliqué dans le Suivi et Evaluation au niveau de l’institution
A l’Hôpital Espérance de Pilate, la production, la transmission et la vérification des données soumises
sur la base de données nationale MESI est une affaire d’équipe.
De gauche à droite, premiere rangee : Pierre wilsen, médecin en soins, Duvelcaint Roodeline, Infirmière en soins, Morency Louinise, Infirmière superviseuse des
soins, Saillant Roseline Damus, infirmière, elle joue le rôle de travailleur social, Valmyr Martine,Infirmière en soins, Cély Adeline, infirmière, Case manager, s'occupe
des femmes enceintes et assure le suivi des enfants exposés, Dugué Anne, Infirmière spécialiste en santé communautaire, coordonnatrice de projets HEP.
Deuxième rangée : Jules Lourdiane, DATA, Jeudi Nadyne, Pharmacienne, Jeudi Nadyne, Pharmacienne Altidor Antoinette, infirmière resp. du service de santé
communautaire, Clairvil Emmanuel,médecin, directeur médical, Jn-Baptiste Wisly, notre DRO.
Chacun assure son rôle depuis la collecte passant par la compilation, la
vérification jusqu’à la transmission des données.
Dugué Anne est la coordonnatrice de projets pour l’institution. Elle a été
recrutée en novembre 2005 comme infirmière en soins. Promue en 2008, elle
travaillait comme responsable de santé communautaire. Et en septembre
2010, elle a bénéficié d’une bourse de la direction de l’Hôpital Espérance de
Pilate qui l’a permis d’avoir une spécialité en santé communautaire.
MSPP/PNLS | Bulletin de Surveillance Epidémiologique VIH/Sida no 12
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5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
De retour en décembre 2011, elle a joué le rôle d’assistant coordonnateur
pendant deux ans. En 2013 elle occupe le poste de coordonnatrice de projets,
depuis elle assume la direction et la supervision directe des services de
VIH/sida.
Le Disease Reporting Officer ou DRO est M. Jean-Baptiste Wisly. Il travaille à
HEP depuis Décembre 2014. Il gère les registres pré-ARV et ARV en actualisant
les données. Il est très compétent dans son travail et très soucieux d’un travail
bien fait. Il participe grandement à la surveillance des indicateurs de santé. Il conçoit au besoin des
outils permettant une meilleure gestion des données. Son travail a permis d’avoir une meilleure qualité
de données qui sont collectées et rapportées au sein de l’institution.
Mme Jules Lourdiane est la data clerc de l’Hôpital Espérance de Pilate. Elle a
été recrutée en août 2012. Son Rôle est de superviser et de valider les données
qui se trouvent dans les registres remplis par les prestataires. Elle est une aide
précieuse pour la production des rapports.
Mme Saint-Hilaire Madiane travaille comme officier de surveillance depuis mars
2011. C’est elle qui assure le remplissage des registres de morbidité, fait la collecte
journalière des données. Sa principale tâche est de surveiller les maladies à
déclaration obligatoire et celles qui sont sous surveillance épidémiologique. Elle
prend son travail très au sérieux.
5.5 Les Pratiques en Suivi et Evaluation de l’Hôpital Espérance de Pilate
Au niveau de l’HEP, le personnel clé en suivi et évaluation a des responsabilités clairement définies. Le
lexique contenant la définition des indicateurs est disponible au niveau de l’institution. Le personnel est
bien informé sur la manière de bien collecter les données des différents rapports.
Quant aux outils utilisés dans l’institution, le personnel utilise certes des outils développés par des
partenaires cependant les outils standards de collecte, de compilation et de transmission de données du
MSPP y sont utilisés. Les données sont enregistrées sur la base de données nationale MESI et les
dossiers des patients des patients existant en copie dure sont aussi enregistrés dans ISanté de manière
quotidienne.
Le Personnel de l’HEP prend la bonne habitude de poster dans les délais demandés tous leurs rapports
mensuels tout en prenant soin d’assurer la complétude des rapports et de tous les champs disposés à
recevoir les données.
La notification des nouveaux patients VIH+ est faite avec une dextérité remarquable. En effet, la
triangulation : Nombre de Fiches mensuelles de Notification papier remplies = Nombre de Fiches de
Notification saisies sur MESI = Nombre de Nouveaux Cas VIH+ mensuels déclarés par l’institution, est
vérifiée et validée au niveau de l’institution.
Un processus de Validation Interne est mis en place et devient une routine à l’Hôpital Espérance de
Pilate. Chaque semaine tous les services fournissent un rapport d’activités aux DRO, celui-ci, de concert
avec la data clerc procède à la vérification de ces données avec les responsables des services concernés.
A la fin du mois, les rapports compilés pour les 4 semaines sont comptabilisés et revérifiés par le DRO et
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5. PPSE ou la reconnaissance du travail bien fait
la Data clerc. Ensuite, avant soumission, les rapports sont remis à la Coordonnatrice du programme pour
une dernière validation en staff. Et seulement après cette validation, les rapports sont postés sur MESI,
envoyés au responsable du réseau et à la Direction Sanitaire du Nord.
De plus, l’Hôpital Espérance de Pilate reçoit régulièrement des visites de supervision, de validation et
autres des partenaires, du réseau CMMB, de la DDSN, de la CTPNLS etc. Les recommandations faites au
cours de ces visites sont régulièrement consignées dans un Cahier de visite spécialement disposé à cet
effet. Et ces recommandations sont rigoureusement mises en application.
Le service statistique de l’Hôpital Espérance de Pilate dispose d’un tableau de bord visiblement affiché
et mensuellement mis à jour par les membres.
Et que dire de l’application de la méthodologie HealthQual ? Le personnel de l’HEP s’est approprié la
méthodologie et au cours de l’année Octobre 2014-Septembre 2015, l’institution a soumis leur plan de
qualité, bénéficié de sessions de formation sur la méthodologie et a mené certains projets de qualité. Un
rapport tiré sur le serveur d’iSanté se trouvant au niveau de l’institution pour la période de novembre 2014 –
Mai 2015 a prouvé que l’institution a enregistré une forte performance pour certains indicateurs par
exemple :
Hôpital L’Esperance de Pilate
Tableau 16. Performance de l’Hôpital Esperance de Pilate, novembre 2014 – Mai 2015
Indicateurs
Performance en %
PTME
100
Prophylaxie à l’INH
92.9
Dépistage TB
100
Enrôlement aux ARV
91.3
CD4 à l’enrôlement
96.5
Rétention des patients en prise en charge clinique
78.8
Rétention des patients aux ARV
99.6
Source : Isanté/rapport Healthqual (serveur de l’hôpital Espérance de Pilate).
Fort de ces constats, l’équipe SE de la CTPNLS se tient debout et salue la performance et le travail fait avec
dextérité de ce staff qui en dépit de nombreuses contraintes a tenu à offrir le meilleur d’eux-mêmes pour
servir la population de Pilate et de ces environs tout en adoptant de bonnes pratiques pour assurer la qualité
des données. CHAPO BA à cette équipe dynamique et dévouée !!!
Cette désignation est comme une médaille d’or d’une discipline sportive pour le travail bien fait et comme
toutes les médailles, elle possède deux faces :
La première représente les éloges, la reconnaissance et les compliments que tout le staff est invité à
recueillir, et cela avec honneur et mérite, pour leur assiduité au travail. Récoltez-en les fruits chers
amis !
La deuxième face de la médaille et non la moindre est celle du devoir de pérenniser les acquis. En ce
sens, elle fait référence à la responsabilité que le staff présent et futur de l’Hôpital Espérance de
Pilate vient de prendre pour continuer à appliquer les bonnes pratiques en suivi et évaluation et
voire à les améliorer.
Bravo et bonne continuité, car il y a toujours de la place pour l’amélioration !
A quelque niveau que nous pouvons nous situer dans le système sanitaire haïtien, nous sommes appelés à
donner le meilleur de nous-mêmes pour servir cette population car :
« Aimer les autres et prendre soin d’eux, c’est agir avec humanité ». Confucius
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Chiffres nationaux
6. Chiffres nationaux
Tableau 17. Indicateurs clés relatifs à l’épidémie VIH en Haïti - Décembre 2015
Indicateurs
Source
Valeur
EMMUS V, 2012
2,2%
Nouvelles infections en 2014
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
6 800
Prévalence du VIH chez les PS
PSI/OHMaSS, 2015 (rapport définitif)
8,7%
Prévalence du VIH chez les HARSAH
PSI/OHMaSS, 2015 (rapport définitif)
13%
Nombre estimé de PVVIH
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
150 000 [130 000 ; 170 000]
Nombre estimé de HARSAH
PSI/OHMaSS, 2015 (rapport définitif)
54 700
Nombre estimé de PS
PSI/OHMaSS, 2015 (rapport définitif)
112 300
Nombre de PVVIH âgés de 15 ans et plus
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
140 000 [120 000 ; 160 000]
Nombre estimé d’adolescents vivant
avec le sida
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
10 100
Nombre de décès causés par le sida
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
3 500 [2 600 ; 4 500]
Nombre estimé d’orphelins du sida
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
70 000 [50 000 ; 120 000]
Nombre patients actifs sous ARV
(au 30 septembre 2015)
MESI (www.mesi.ht)
68 849
Nouveaux enrôlés sous traitement TB
(au 31 décembre 2015)
MESI (www.mesi.ht)
1 729
Besoins ARV en 2014 (critère d’éligibilité
CD4 < 500)
Profil estimations / PNLS, 2015
135 577
Taux couverture ARV (68 849/135 577)
Profil estimations / PNLS, 2015;
ONUSIDA, 2015
50,04%
Taux de rétention ARV à 6 mois
PNLS, 2015
84.00%
Taux de rétention ARV à 12 mois
PNLS, 2015
73,1%
MESI (www.mesi.ht)
5,60%
Prévalence du VIH
Proportion de TME (séropositivité) au 31
décembre 2015
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Coin des nouvelles
Coin des nouvelles
Quelques nouvelles sur le Comité National de la Qualité de Données VIH/Sida (CNQD)
Le CNQD est un espace de débats et d’échanges sur la qualité des données VIH/sida en Haïti. Le
secrétariat de ce comité est assumé par l’unité SE de la CT du PNLS. C’est une structure où nous
retrouvons la CT du PNLS, des représentants des organisations de management de SE du VIH/sida en
Haïti comme NASTAD, des plus importantes institutions ombrelles de réseaux de soins comme GHESKIO,
des donateurs de fonds et des acteurs onusiens comme ONUSIDA.
Le CNQD se réunit de façon mensuelle. Au début de l’année 2016, il s’est doté d’une feuille de route
calendaire et à date il a pu tenir déjà comme prévu 5 rencontres de 2 à 3 heures d’horloge.
Du début de cette année jusqu’à la fin du mois de mai, le CNQD a pu réaliser :
Une rencontre sur la feuille de route proprement dite ;
Une rencontre sur le processus d’élaboration du rapport GARPR 2016 ;
Une rencontre sur les données et informations contenues dans le rapport GARPR 2016. Ce
rapport est disponible sur le site web du MSPP ;
Une rencontre sur les fondamentaux d’un protocole de supervision de la qualité des données ;
Et une rencontre sur le contrôle de la qualité des données par le PPS lui-même.
La CT du PNLS fait de son mieux pour assurer un pilotage d’excellence au quotidien du Programme
haïtien de lutte contre le VIH. Nous attendons de tous nos partenaires l’application des directives au
sein de leurs réseaux, de leurs secteurs et la solidarité dans les actions pour que nous ayons en continu
des données de qualité au profit de l’avancement de la lutte.
Les rencontres du CNQD se tiennent au local de la CT du PNLS, route de frères, numéro 200. La
prochaine aura lieu le 30 juin 2015 sur la présentation des modèles de contrôle et d’amélioration de la
qualité des données mis en place par CMMB et PIH au sein de leurs réseaux de soins.
Atelier sur la formulation de nouveaux cibles et discussion sur les approches d’accélération pour la
réponse a l’épidémie de Sida en Haïti d’ici 2030
Le gouvernement d’Haïti et les principales parties prenantes s’engagent d’examiner les objectifs du Plan
Stratégique national de 2012 -2018, et de démarrer un processus de développement du plan stratégique
2018-2023, pour s’adapter à la nouvelle dynamique de Fast-Track. C’est dans cette optique qu’un atelier
de recalage sera organisé en date du 14 au 16 juin 2016.
Cet exercice de re-ciblage permettra d’examiner la nouvelle vision de la voie rapide (Fats Track), la prise
en compte des nouvelles directives de l’OMS adoptées par le gouvernement, les nouvelles études sur
IBBS effectuées en 2014 qui viennent d’être approuvés par le gouvernement, la dernière évaluation
nationale du PTME réalisée en fin 2015 ainsi que les nouvelles estimations de 2015. Grâce à ces
nouvelles cibles qui seront définies, le pays sera en mesure de mettre à jour l’évaluation des besoins en
ressources. Tenant compte des appuis déjà disponibles notamment ceux du Fonds Mondial et de
PEPFAR, le pays pourra alors déterminer les écarts financiers et mettre en place une stratégie de
mobilisation des ressources additionnelles.
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Coin des nouvelles
Participation du MSPP/PNLS à la rencontre de Miami Florida
Du 31 mai au 3 juin 2016, le Directeur Général du MSPP et la Coordonnatrice du programme VIH/Sida,
accompagnés d’un cadre technique ont participé à une rencontre de haut niveau à Miami, Florida avec
les plus hautes autorités de PEPFAR sur les stratégies et les allocations de ressources relatives à
l’obtention des trois 90 au cours des prochaines années en Haïti. Nous avons été informés que cette
rencontre a été fructueuse et nous attendons le retour de la délégation haïtienne pour la poursuite des
échanges et des discussions relatives aux prochaines étapes en conformité avec les décisions prises au
cours de cette rencontre.
Deux grandes études sont en cours de réalisation
La première étude est : la rétention à 6 et 12 mois des patients sous traitement anti rétroviral du 1er
janvier au 31 décembre 2014 et appréciation de la perception des prestataires sur la stigmatisation et la
discrimination liées au VIH.
La deuxième concerne le rapport sur les estimations nationales des ressources et dépenses relatives au
Sida (REDES) en 2014 et 2015. C’est un rapport important qui analysera le flux de ressources et de
dépenses liées au VIH/Sida au cours de ces deux années.
Les résultats de ces deux études seront publiés au début du mois de juillet 2016.
Session de formation sur les outils du système d’information pour la rétention en soins et traitement
VIH portant sur les trois 90, organisée par l’UGP/MSPP/PEPFAR/CDC à Moulin sur Mer
Dans le but d’augmenter l’impact du Projet PEPFAR, une approche standardisée pour monitorer la
qualité de la perfomance des sites supportes par ce projet est en utilisation par une nouvelle approche
appelée du SIMS (Site Improvement through Monitoring System). Il comprend les trois objectifs
suivants :
Evaluer la capacité de fournir les services de VIH dans tous les programmes supportés par
PEPFAR ;
Fournir des données pour la prise de décision programmatique aux niveaux régional, national et
global ;
Faciliter l’utilisation de ces données pour améliorer les services.
Dans le cadre de l’utilisation de la méthodologie HEALTHQUAL, un nouvel outil sera disponible dans le
système appelé SIGHH (Système d’Information pour la Gestion Healthqual Haïti). Ce dernier permettra
la conception et la saisie des plans de qualité, des fiches de projets et le suivi des activités planifiées.
Session de formation sur le coaching en amélioration de la Qualité
Du 22 au 26 Mai 2016, Le PNLS a participé à une session de formation sur le coaching en amélioration de
la Qualité qui s’est tenue à l’hôtel Westin de la ville d’Atlanta aux Etats-Unis. Au cours de cette séance,
les coachs ont appris comment construire un plan de coaching, l’engagement du coach, Le
développement d’un plan de formation, conduire une Evaluation Organisationnelle, Les 7 rôles du
coaching et quelques autres points les uns plus intéressants que les autres.
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Coin des nouvelles
Session de formation sur le système d’information du programme VIH/Sida
Du 26 Juin au 2 Juillet 2016, la Coordination Technique du PNLS organisera une session de formation sur
le système d’information sanitaire à l’intention des gestionnaires de données des institutions offrant les
soins et services dans le cadre de la riposte à l’épidémie du VIH. En effet, dans la pratique il y a 3
éléments fondamentaux qui justifient la tenue régulière de telle activité :
La rotation du personnel institutionnel et départemental vers d’autres structures nécessitant
l’intégration de nouveaux cadres en quête de formation ;
La modification des outils de collecte ou l’implémentation de nouveaux outils (manuel et/ou
électronique) dans le système de monitoring ;
La formation du personnel des institutions du projet Fonds Mondial pour l’utilisation du système
Isante/OpenElis.
De plus, l’intensification des services au niveau des sites requiert une certaine adaptation du personnel à
l’utilisation d’une diversité d’outils ; d’où la nécessité pour la coordination du programme
d’accompagner ces institutions.
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