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G
a c u l - d u-
n o r d
LOKAL+
PLAN DE FINANCEMENT
DES SERVICES PUBLICS
COMMUNAUX (PFC)
Juin 2015
MAIRIE DE L’ACUL-DU-NORD
Le PFC est le fruit d’un exercice de
planification participative entre
les autorités locales et les représen-
tants des secteurs de la société civile.
Son objectif est d’améliorer l’offre
des services publics aux Aculois et
Aculoises dans le cadre d’un déve-
loppement durable.
Le PFC est un document
in
citatif qui indique, comme co-
rollaire, aux administrés pourquoi
contribuer.PFC
PFCAculCouverture.indd 1 08/07/2015 11:51:43
République d’Haïti
Département du Nord
Commune de l’Acul-du-Nord
Juin 2015
PLAN DE FINANCEMENT
DES SERVICES PUBLICS
COMMUNAUX (PFC)
Table des matières
v Liste des sigles et abréviations
1 Chapitre 1 Introduction
1 Le PFC, la mobilisation fiscale et le budget communal
annuel
2 Le PFC, le Plan communal de Développement (PCD)
et le Schéma d’Aménagement communal
3 Les grandes lignes de l’élaboration du PFC
7 Chapitre 2 Présentation de la commune
7 Profil historique
9 Les données démographiques et migratoires
11 Les enjeux de la problématique des risques et désastres
dans la commune
14 Environnement socio-organisationnel de la commune
15 Environnement économique de la commune
17 Chapitre 3 Présentation sommaire de l’état
des services municipaux
17 L’organigramme actuel de la mairie
18 Brève présentation de la situation actuelle des directions
et services de la mairie
19 Chapitre 4 Présentation des idées de projets et
fiches signalétiques des projets prioritaires
19 Tableau récapitulatif des idées de projets proposées par les
ateliers
31 Fiches signalétiques des projets prioritaires
47 Chapitre 5 Nature des interventions
prioritaires, stratégies de financement,
mesures d’accompagnement
48 Nature des interventions prioritaires et estimations
financières globales
49 Stratégies de financement
49 Mesures d’accompagnement
51 Chapitre 6 Conclusion
iv PLAN DE FINANCEMENT DES SE RVICES PUBLICS COMMUNAUX
Liste des tableaux
Liste des photos
v Enseigne de l’Acul-du-Nord sur la Route nationale.
vi L’élaboration de PFC suit une méthodologie hautement
participative.
4 L’atelier d’infrastructure en pleine discussion sur les projets
prioritaires.
6 Le rapporteur du comité mixte d’économie présente les
idées de projet prioritaires de son domaine.
7 Notre Dame de la Nativité, une des plus anciennes
églises du pays.
9 Plus des trois quarts de la population de l’Acul-du-Nord
habite en millieu rural.
11 Malgré la verdure, les versants sont érodés.
13 Une pompe d’eau à La Bruyère.
14 Des participants au PFC.
15 Deux commerces du centre-ville.
16 Le nouveau bâtiment de la mairie de l’Acul-du-Nord.
19 Identification d’idées de projets par compétence de la
mairie. Chaque thématique a sa couleur.
21 La construction d’un complexe sportif, une des idées de
projets proposées pour le PFC de l’Acul-du-Nord.
23 L’école nationale de Soufrière dans son état actuel.
24 Le dispensaire de Soufrière construit en 2011.
25 Un point d’eau de l’Acul-du-Nord dans un état dégradé.
26 Certaines sections communales sont submergées dans
le noir à la tombée de la nuit.
27 La dégradation de l’environnement et le déboisement
augmentent les risques de désastres naturels.
28 La construction d’un cimetière dans la 5
e
section
communale, une idée de projet prioritaire.
29 Une fontaine de l’Acul.
31 Emplacement du marché-abattoir à La Bruyère.
32 Hommage à Mackandal à Campêche.
33 La plage de S
t
Michel, exemple de la dégradation
à gauche, un bar à droite.
36 Le déplacement est difficile et risqué en période de pluies.
37 Quelques étudiants sur la place publique de l’Acul-du-Nord.
38 L’éclairage des routes réduit le taux d’accidents nocturnes.
39 Un jeune Aculois pose sur l’une des voies du centre à
identifier.
40 Site prévu pour le centre de santé materno-infantile à
Flaville
41 L’atelier thématique de santé et assainissement en plein
travail sur les fiches signalétiques pendant l’élaboration
du PFC de l’Acul-du-Nord.
43 Le CTC à Soufrière, construit par la mairie, est exigu et
ne répond pas aux normes requises.
44 Un des sites identifiés pour la construction d’une toilette
publique.
47 Selon la loi haïtienne, toute entreprise opérant dans
plusieurs secteurs doit payer une patente par activité.
5 Tableau 1> Les grandes étapes de l’élaboration
du Plan de Financement des Services
communnaux de l’Acul-du-Nord
20 Tableau 2> Idées de projets par domaine de
compétences de la municipalité
28 Tableau 3> Liste des 30 projets prioritaires
30 Tableau 4> Liste des idées de projets
prioritaires
48 Tableau 5> Nature des interventions
prioritaires et estimation financière globale
v
Liste des sigles et abréviations
BAC Bureau agricole communal
BDS Bureau du District scolaire
CCC Comité communal de Participation
citoyenne
CDC Conseil de Développement
communal
CFPB Contribution foncière des
Propriétés bâties
CNIGS Centre national de l’Information
géo-spatiale
COUC Centre d’Opération d’Urgence
communal
DSNCRP Document de Stratégie nationale
pour la Croissance et la
Réduction de la Pauvreté
EDH Électricité d’État d’Haïti
FACA Fédération des Associations
communautaires de l’Acul
GPS Système de Positionnement
global par Satellite
IHSI Institut haïtien de Statistique et
d’Informatique
LOKAL+ Limiyè ak Òganizasyon pou
Kolektivite yo Ale Lwen
MENFP Ministère de l’Éducation
nationale et de la Formation
professionnelle
MICT Ministère de l’Intérieur et des
Collectivités territoriales
OCB Organisation communautaire de
Base
ODN Organisation pour le
Développement du Nord
ONG Organisation non gouvernementale
OSC Organisation de la Société civile
PADEDD Plan d’Actions Départemental
pour l’Environnement et le
Développement durable du
Nord
PCD Plan communal de Développement
PFC Plan de Financement des Services
publics communaux
PINNE Programme d’Intervention Nord/
Nord-Est
PSDH Plan Stratégique de Développement
d’Haïti
SAC Schéma d’Aménagement communal
SIG Système d’Information géo-spatiale
UE Union européenne
UEH Université d’État d’Haïti
USAID United States Agency for
International Development
Enseigne de l’Acul-du-Nord sur la Route
nationale.
L’élaboration de PFC suit une méthodologie
hautement participative. Ici, un comité mixte
procède au dépouillement du scrutin des idées
de projets prioritaires.
1 Introduction 1
Chapitre 1
INTRODUCTION
Ce chapitre présente la définition du Plan de financement
des services publics, explique son rapport avec la mobi-
lisation fiscale et décrit les quatre différentes phases de
l’élaboration du PFC de l’Acul-du-Nord.
L
e projet LOKAL+ (Limiyè ak Òganizasyon pou Kolektivite
yo Ale Lwen), dont l’adjudication date de janvier 2013, est
financé par l’Agence américaine pour le développement
international (USAID). Il a pour objectif général de contribuer
au renforcement de la capacité de l’État haïtien à fournir des
services publics de manière durable. Durant sa mise en œuvre, le
projet établira un partenariat privilégié avec des entités étatiques
nationales et départementales ainsi qu’avec les autorités locales.
Les communes cibles, dont le nombre varie entre six et dix, sont
situées dans les trois corridors (Cul-de-Sac, Saint-Marc, Nord)
définies comme zones prioritaires de développement, d’un com-
mun accord entre les gouvernements haïtien et américain. De
manière spécifique, LOKAL+ appuiera les municipalités cibles
dans leur quête d’amélioration des services publics de proximité
priorisés par les populations locales. Il mettra l’emphase sur les
aspects suivants :
1> renforcement de la capacité des autorités locales
à fournir des services communaux ;
2> augmentation durable des recettes locales par
la sensibilisation des contribuables en vue du
financement des projets ;
3> amélioration de l’accès aux services décon-
centrés et aux fonds du gouvernement central par les
communes ;
4> amélioration du cadre légal en faveur de la décen-
tralisation et des services déconcentrés ;
5> augmentation de la transparence, du contrôle, et
de la responsabilité des collectivités locales et des
prestataires de services déconcentrés.
Définition et importance du
PFC de l’Acul-du-Nord
Le Plan de Financement des services publics
communaux – plus communément désigné
sous le sigle PFC – est le fruit d’un exercice
de planification participative entre les
autorités locales et les représentants des diffé-
rents secteurs organisés de la société civile. Ce
mécanisme participatif multisectoriel lui confère
une représentativité certaine, basée sur
toutes les composantes de la communauté dans
l’identification des interventions qui devraient
inciter les autorités locales à porter leurs efforts
vers des actions permettant d’améliorer les
services publics à offrir à la population.
Ce plan permettra à la mairie cible de mieux
établir sa vision pour la commune et de la
partager avec les différents secteurs de la com-
munauté, l’État central, les bailleurs de fonds,
les agences internationales et autres institutions
de développement. Il lui facilitera la réalisation
des objectifs fixés dans le cadre d’un développe-
ment durable, avec l’appui d’une administration
travaillant au service de la communauté et se
consacrant au bien-être de la population. Il per-
mettra aussi à l’administration locale de mieux
justifier le grand effort de mobilisation
fiscale sollicité des contribuables.
Le PFC, la mobilisation fiscale
et le budget communal annuel
Le PFC est donc un outil permettant à la
municipalité de sensibiliser et de motiver les
contribuables quant à la nécessité d’effectuer,
d’une part, cet effort fiscal et, d’autre part, divers
investissements publics en vue d’améliorer
l’offre des services menant au changement et
au développement. C’est un couloir privilégié de
vulgarisation de la volonté d’action de la mairie
et un outil stratégique pour optimiser les résul-
tats attendus dans sa démarche de mobilisation
fiscale. Un tel processus a ainsi été initié par la
municipalité de l’Acul-du-Nord.
Les investissements prioritaires issus du
Plan de Financement des Services publics
communaux et financés en partie par les
recettes publiques, en plus d’améliorer le
cadre physique de vie et de faciliter l’accès
à des services publics de proximité, contribue-
ront à l’édification d’infrastructures
socio-économiques d’importance. Ils
induiront également d’autres formes d’inves-
tissements générateurs de richesses
et d’emplois, qui devront augmenter
substantiellement le chiffre d’affaires des
entrepreneurs et, subséquemment, élargir
l’assiette fiscale locale.
Amélioriation
de l’offre
des services
publics
Production de
biens et ser-
vices publics
ou marchands
2 PLAN DE FINANCEMENT DES SE RVICES PUBLICS COMMUNAUX
Le PFC, le Plan communal de Développement (PCD) et le Schéma d’Aménagement communal
Le Plan de Financement des Services publics communaux (PFC), le Plan com-
munal de Développement (PCD) et le Schéma d’Aménagement de la Commune
ont en commun le cadre physique des interventions et une méthodologie
participative impliquant les autorités locales et la société civile. Ces outils
réfèrent à une vision de développement de la commune s’inspirant à la fois
des besoins collectifs exprimés par les différents secteurs de la société et des
opportunités manifestes dans un contexte de développement durable.
Par ailleurs, le PFC est axé sur les investissements publics relevant des
attributions de la mairie et conditionné par les prévisions budgétaires basées sur
les recettes internes à obtenir à la faveur d’un processus de mobilisation
fiscale, les subventions de l’administration centrale et la recherche
de fonds externes auprès des bailleurs internationaux. Par contre, le Plan
communal de développement (PCD) vise à la fois les investissements pu-
blics, communautaires et privés. Ces derniers portent généralement sur
la production de biens et services marchands dans une perspective de croissance
économique, sans tenir compte de l’effort fiscal à effectuer par la communauté en
vue de la prise en charge de certains services publics relevant de la compétence
des collectivités territoriales.
Néanmoins, quel que soit l’outil privilégié (PFC ou PCD), les exigences du
schéma d’aménagement doivent être prises en compte en vue d’une répartition
spatiale optimale des activités et de la garantie d’une politique cohérente
de rénovation communale dans la perspective d’une croissance économique
durable et de sécurité de la population. Ainsi, il est techniquement recommandé
que le PFC s’inscrive dans un schéma d’aménagement communal .
Autorités locales, organismes
déconcentrés de l’État,
OCB, OI et société civile
Plan de Financement
des Services pu-
blics communaux
Plan communal de
Développement
5ans20ans
Mobilisation fiscale, subven-
tions administration centrale
et fonds externes
Investissements publics,
communautaires et privés
(Ci-contre) Atelier d’identification et de
hiérarchisation des projets d’investissement
public du PFC de l’Acul tenu le 19 novembre
2014, au Dupaty Night Club.
Le Plan de Financement des Services publics
communaux de l’Acul-du-Nord est issu d’un large
processus participatif qui lui confère une re-
présentativité certaine parmi les autorités locales et les
différents secteurs de la société civile. Ces deux grands
groupes d’acteurs, conscients de leur responsabilité
commune dans le développement de la communauté
et des défis liés à la fourniture des services publics, se
sont engagés mutuellement à doter la municipalité
d’un outil de planification des dépenses d’in-
vestissement public. Au cours des rencontres
du processus, les représentants des différentes com-
posantes de la collectivité se sont mis d’accord pour
discuter sur des problématiques majeures à partir
desquelles ils ont identifié les besoins les plus pres-
sants de la population et proposé des solutions sous
forme d’idées de projet. Ces dernières traduisent
non seulement les aspirations de la population
en matière de services publics, mais exposent aussi
la vision de l’équipe municipale embarquée
dans ce processus passionnant devant contribuer au
développement durable de leur commune. Cette
démarche fournit donc un cadre de stratégies d’actions
opérationnelles qui doit permettre aux acteurs d’ajus-
ter leurs efforts dans une perspective d’amélioration
de l’offre des services publics et d’aménagement de
l’espace communal afin de répondre adéquatement
aux besoins de la population et d’améliorer les
conditions de vie des citoyens.
C’est ainsi que le 19 novembre 2014 , au
Dupaty Night Club, s’est tenu l’atelier d’iden-
tification et de hiérarchisation des projets
d’investissement public. Cette première phase
de montage du Plan de Financement des Services
publics communaux a réuni 92 personnes
d’horizons divers dont 14 femmes et 78 hommes
parmi lesquelles figuraient les élus locaux, les re-
présentants des services déconcentrés de l’État, des
institutions communales, des secteurs de la société
civile, du secteur privé des affaires, des Organisations
communautaires de Base et des organisations socio-professionnelles. Au début de la rencontre, les
consultants du Group Intell Consult ont présenté
les objectifs et les résultats attendus du Plan de
Financement des Services publics communaux, la
méthodologie adoptée ainsi que les domaines de
compétences des Collectivités territoriales.
Les grandes lignes de l’élaboration du PFC
4 PLAN DE FINANCEMENT DES SE RVICES PUBLICS COMMUNAUX
Puis, l’équipe d’assistance technique a organisé la
répartition des participants en six groupes,
suivant des critères tels que leur formation, leur ex-
périence, leurs aptitudes et leur centre d’intérêt, pour
former les six ateliers thématiques constitués
en fonction des six champs de compétences
de la Mairie, à savoir :
³³l’économie, � la santé et l’assainissement,
³³l’environnement, � l’urbanisme,
³³l’infrastructure, � la protection civile.
Au cours de ces ateliers, les six groupes d’acteurs ont dis-
cuté dans leurs thématiques propres des problèmes
de la population en matière de services publics.
Selon les participants, ces problèmes qu’ils ont identifiés
et à propos desquels ils ont discuté constituent des
défis considérables à l’amélioration de l’offre des
services publics. En outre, l’analyse des problèmes
identifiés en atelier par les acteurs a permis de mettre
en exergue les préoccupations les plus urgentes de la
population en matière de services publics et de dégager
des pistes de solutions sous forme d’idées de projet.
Ces dernières sont des moyens à mettre en œuvre pour
sortir la commune de la spirale d’asphyxie de la
mobilisation fiscale et de paralysie des services
publics. Elles sont une fenêtre d’opportunités à saisir
afin d’engendrer une dynamique forte de cohésion
des composantes de la communauté au service du
développement. Elles favorisent la mobilisation
d’efforts de dynamisation de l’administration munici-
pale et la mise en place des mécanismes d’intervention
adéquats concourant à créer les conditions nécessaires
à l’amélioration des services publics et capables de
canaliser les actions vers le mieux-être de la population.
En somme, 115 projets d’investissement pu-
blic dans les champs de compétences de la Mairie ont
été identifiés par les groupes d’acteurs. Puis, sur la base
de critères tels que la déficience des services publics,
la pertinence des projets et le degré de priorité, les
groupes ont identifié et classé des projets prioritaires
pour chacun des domaines de compétences de la
municipalité, à raison de cinq par domaine. Dans
l’ensemble, 30 idées de projets prioritaires,
à réaliser dans la commune durant les cinq prochaines
années ont été sélectionnées.
Ensuite, en plénière, le rapporteur de chaque atelier
a présenté les idées de projets identifiés et la liste des
projets sélectionnés. Après les séances de discussions
sur les idées de projets et les débats qui ont permis
de recueillir les avis et commentaires des participants,
un scrutin fut organisé et les participants ont pris
part au vote ayant déterminé la hiérarchisation
des idées de projets. Suite au dépouillement des
bulletins par un comité multipartite de vingt membres,
constitué de représentants des six ateliers, de la Mairie
et assisté par LOKAL+ et les consultants, les douze
projets ayant obtenu le plus de votes ont été retenus
comme prioritaires et présentés aux participants. Enfin,
pour terminer cet atelier, les participants ont été invités
à former six comités techniques mixtes constitués
conjointement des autorités locales et des personnes
ressources de la société civile afin de participer aux
ateliers de collecte d’informations pour
l’élaboration de l’ébauche des fiches techniques
de projets dans leur domaine respectif.
Et, les deux jours suivants, soit les jeudi 20 et ven-
dredi 21 novembre 2014, sur la base du document
d’orientation préparé par l’équipe d’assistance technique,
les comités techniques mixtes ont travaillé à l’ébauche
des
douze fiches de projets prioritaires.
Quelques semaines plus tard, soit le
mercredi 17 dé-
cembre 2014, l’équipe technique accompagnée de
près d’une quinzaine de personnes ressources
L’atelier d’infrastructure en pleine discussion sur les
projets prioritaires.
1 Introduction 5
Tableau 1> Les grandes étapes de l’élaboration du Plan de Financement des Services
communaux de l’Acul-du-Nord
ÉTAPE I MONTAGE DU PLAN DE FINANCEMENT DES SERVICES PUBLICS COMMUNAUX
P
H
ASE
I
Atelier d’identification
et de hiérarchisation
des projets d’investis-
sements publics du PFC
mercredi
19/11/2014
Élus locaux, cadres de la Mairie, repré-
sentants des secteurs de la société civile,
services déconcentrés de l’État, OCB
P
H
ASE
II
Ateliers de collecte
d’informations pour
l’élaboration des fiches
techniques de projets
jeudi
20/11/2014
Comités techniques mixtes constitués des
autorités locales et des représentants
des divers secteurs de la société civile
vendredi
21/11/2014
Comités techniques mixtes constitués des
autorités locales et des représentants
des divers secteurs de la société civile
P
H
ASE
III
Visite des sites des
projets prioritaires
Plus d’une quinzaine de personnes
ressources de la communauté de l’Acul-
du-Nord ayant participé au processusmercredi
17/12/2014
ÉTAPE II
RESTITUTION ET VALIDATION
P
H
ASE
I
Restitution des
fiches techniques de
projets prioritaires
jeudi
17/01/2015
Public plus large constitué des auto-
rités locales et de représentants des
différents secteurs de la société civile
Source : ateliers du Plan de Financement des Services publics communaux de l’Acul-du-Nord. 1 Introduction 5
de la communauté ayant participé au processus, ont
effectué des visites des sites d’implantation des projets
prioritaires afin de procéder à des observations directes
et d’effectuer des entrevues semi-structurées, qui ont
permis d’établir un diagnostic plus approfondi des
problèmes analysés en atelier. Les techniciens en ont aussi
profité pour vérifier les paramètres techniques, environne-
mentaux et sociodémographiques à considérer et à évaluer
avant la réalisation des projets. Ces visites ont été aussi
pour les consultants une opportunité pour collecter
des données complémentaires qui ont été utilisées pour
compléter et améliorer les fiches techniques de projet.
Finalement, le jeudi 15 janvier 2015, au M & M
Ressort Plage, a eu lieu l’atelier de consultations
publiques et de restitution des douze fiches
techniques de projets. Cette phase a rassemblé un
public plus large et représentatif des différents secteurs
de la société civile, constitué de 98 personnes dont
11 femmes et 87 hommes représentant les différents
secteurs de la société civile, afin de consolider la
participation de tous les acteurs comme principe
fondamental de la planification locale et dans l’objectif
de restituer et valider les fiches techniques de projet.
Cette phase a permis de recueillir des suggestions, noter
des remarques, corriger et renforcer les fiches de projet.
Ainsi, les recommandations, les avis et commentaires
du grand public ont été notés et pris en compte dans
une version modifiée des fiches techniques de projet.
Les différentes rencontres ci-dessus énumérées
constituent les phases des deux grandes étapes du
processus d’élaboration du Plan de Financement
des Services publics communaux décrites dans le
tableau ci-contre.
78+14=92
47+10=57
83+7=90
87+11=98
=10/
LIMITES ET STRUCTURE DU PFC
Le PFC n’a ni l’ambition de remplacer le PCD, le Schéma d’Aménagement
communal ou le Plan d’Urbanisme, ni de porter les acteurs à en faire l’économie.
Ces trois outils demeurent complémentaires. Cependant, il n’en demeure pas
moins, pour tous les acteurs (élus, représentants de la société civile) ayant
pris part à l’élaboration du PFC qu’il existe des besoins fondamentaux qui
demeureraient urgents et prioritaires, quel que soit le moment de la planication
(avant ou après le Schéma d’Aménagement ou le PCD), et quelle que soit la
vision du conseil municipal en place. Ce qui détermine le bien fondé du PFC.
Ce PFC comporte ainsi six chapitres dont la présentation de la commune,
la présentation sommaire de l’état de l’administration communale, la liste
complète des projets retenus, les ches signalétiques des douze projets
prioritaires, les stratégies de nancement, les mesures d’accompagnement
et les recommandations. Le rapporteur du comité mixte d’économie présente les idées de projet
prioritaires de son domaine.
2 Présentation de la commune 7
Chapitre 2
PRÉSENTATION
DE LA COMMUNE
Profil historique
L
a commune de l’Acul-du-Nord était autrefois appelée « Camp-de-
Louise » qui vient du mot espagnol « Acon de Luysa ». Ce nom espagnol
qui signifie « Havre » est celui que l’on utilisait pour designer le port
où résidait une dame importante du nom de « Louise ». Les habitants de la
commune de l’Acul-du-Nord s’appellent, Aculois, Aculoises, mais aussi
portent le nom de Nordiculais.
Elle est également la commune qui a vu naître des personnalités importantes
de l’histoire nationale telles que : Mercier du Paty (trésorier de France, membre de
l’Académie de La Rochelle)
1
, Boukman (leader du Congrès de Bois-Caïman ayant
proclamé le soulèvement général des esclaves), l’ex-président Jean-Louis Pierrot.
Située à une demi-heure du Cap-Haïtien, la plage S
t
Michel à Camp-Louise,
la cité du président Pierrot, dispose de près de neuf kilomètres de sable.
L’une des plus anciennes églises catholique du pays, vieille de 316 ans,
est vouée à Notre Dame de la Nativité. La paroisse de Camp-Louise fut
fondée en 1699 par le gouverneur de Saint-Domingue, Joseph d’Honon de
Gallifet. La paroisse prend le nom de l’Acul après 1730
2
.
Les fêtes patronales célébrées dans la commune sont donc celles de Notre Dame
de la Nativité le 8 septembre, Sainte Thérèse de l’enfant de Jésus, le 1
er
octobre, Saint
Antoine, le 13 juin, Saint Arsène, le 19 juillet et Saint Louis de Gonzague, le 22 juin.
1 Bulletin DIRP vol. 4 Nº 31, 4 juillet 1984.
2 Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique
de la partie française de l’île Saint-Domingue, Philadelphie, Paris, Hambourg, 1797-1798,
(rééd., 3 vol., Paris, Société française d’histoire d’outre-mer, 1984), p. 613-614.
Localisation , découpage, limites et caractéristiques
géographiques
La commune de l’Acul-du-Nord se trouve dans le département du Nord de la
République d’Haïti. C’est la première commune de l’arrondissement du
même nom. Elle est subdivisée en six sections-communales, possède au
moins 93 localités et 148 habitations. Elle possède également deux quartiers :
Camp-Louise, qui relève de la section communale du même nom, et Soufrière
qui dépend de la section communale du même nom.
Les limites géographiques communales de l’Acul-du-Nord sont : au nord,
l’océan Atlantique et la commune de Bas-Limbé ; au sud, les communes
de Dondon et de Marmelade ; à l’est, par les communes de Dondon et de
la Plaine du Nord et à l’ouest, les communes de Limbé et de Bas-Limbé.
Il s’agit donc d’une commune côtière, au relief combiné de plaines et
de mornes, et bénéficiant d’un climat tropical. Moins d’une vingtaine de
kilomètres seulement la sépare de Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, qui
est d’ailleurs le plus grand centre de la région septentrionale.
Après une mise en contexte historique, ce chapitre indique
l’emplacement de l’Acul-du-Nord, donne un aperçu de sa
démographie, présente la problématique des risques et
désastres, décrit les services sociaux de base, expose la
situation des organisations de la société civile puis intro-
duit les différents acteurs économiques de la commune.
Notre Dame de la Nativité, une des plus anciennes églises du pays.
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e
Soufrière
6
e
Soufrière3
e
Mornet
3
e
Mornet2
e
Bas de l’Acul
2
e
Bas de l’Acul4
e
Grande Ravine
4
e
Grande Ravine1
re
Camp-Louise
1
re
Camp-Louise5
e
Coupe à David
5
e
Coupe à David
Rivière Chiro
Rivière Blanche
Rivière Gaudin
Nationale No 1
Nationale No 3
LIMBÉLIMBÉ
MILOTMILOT
BAS LIMBÉBAS LIMBÉ
CAP-HAÏTIENCAP-HAÏTIEN
PORT MARGOTPORT MARGOT
ACUL DU NORDACUL DU NORD
PLAINE DU NORDPLAINE DU NORD
RéoDuty
Fèvre
Bazin
Riche
Sully
Valet
Baugé
Pompé
Repou
Lafond
Crocra
Macary
Moline
Diében
Gaudin
Didier
Didier
Romain
Telson
Roumbe
Maurel
Bocher
GerardSymphe Chiron
Fageol
Chauvet
bernaud
Beloten
Lacoupe
Pignate
Duparty
Bambara
Gilbert
Janvier
La Pôte Brisson
Chaussé
Château
GabrielLa Rose CharlesChiront
Georges
BalloteRojetin
Cagnette
Descamps
Flaville
Tremesse
BeaujoinFoucault
Papillon
La Ferme
Bois Riou
Lan Raque
Lan Raque
Gros Trou
La Plange
Charlotin
Déricourt
Duplessis
Trompette
PrintempsLaverdureFond Bele
Lacossade
Catherine
Ca Georges
Cercaville
Desmangles
Grand Fond
La Soudray
Trois tete
La Bruyère
La Combray
Cassi Neuf
Grand Rois
Morne Tibo
Camp Louise
Morne Vatin
Morne Brûlé
Morne Lalue
Saint Michel
Morne Macaty
Nan Campèche
Morne Michel
Grison Garde
Morne Bailly
Lacul Jeannot
Morne Toussaint
Morne Deux Tetes
Carrefour L'Acul
Barrière Blanche
Morne Desmangles
Carrefour Macati
Morne Gris Mengo
Morne Vieux Terre
Carrefour Déricourt
770000.000000
770000.000000
775000.000000
775000.000000
780000.000000
780000.000000
785000.000000
785000.000000
790000.000000
790000.000000
2165000
.000000
2165000
.000000
2170000
.000000
2170000
.000000
2175000
.000000
2175000
.000000
2180000
.000000
2180000
.000000
2185000
.000000
2185000
.000000
2190000
.000000
2190000
.000000
République d'Haïti
Département du Nord
LIMITES
ADMINISTRATIVES
DE L'ACUL-DU-NORD
Ê
LÉGENDE
!Lieux-dits
! (Chefs-lieux communaux
Routes nationales
Autres routes
Rivières principales
Rivières secondaires
Sections communales
1
re
Camp-Louise
5
e
Coupe à David
2
e
Bas de l’Acul
3
e
Mornet
4
e
Grande Ravine
6
e
Soufrière
Limites commune
Limites départements
1:130,000
Sources de données; CNIGS
0 3 61.5
kilomètres
2 Présentation de la commune 9
Plus des trois quarts de la population de
l’Acul-du-Nord habite en millieu rural.
Coordonnées de la communeValeurs (intervalle)
Z (altitude en m)0 – 900 m
Coordonnées géographiques Latitude N19 ° 33’ 30’’ – N19 ° 47’ 00’’
Longitude W 70 ° 16’ 0’’ – W 72°24’ 45’’
Les données démographiques et migratoires
En 2005, la population de la commune de l’Acul-du-Nord était estimée à 44 005 habitants,
soit 22 412 femmes (50,93 %) pour 21 593 hommes (49,07 %). En 2012, la proportion
femme/ homme s’est inversée sur une estimation globale de 53 353 habitants, on dénombre
seulement 26 459 femmes (49,59%), contre 26 894 hommes représentant 50,40% de cette
population. Notons que 28 981 habitants de l’Acul-du-Nord (53 %) sont en âge de voter et ont
donc atteint la majorité de 18 ans nécessaire.
Seulement 21,74% de la population réside en milieu urbain (11 598 habitants). Les 41 755
personnes restantes, représentant 78,26% de la population communale, sont réparties dans les
sections communales en milieu rural.
Pour une superficie d’environ 187,83 km
2
, (suivant un calcul automatique réalisé à partir des
données SIG officielles du CNIGS), la densité de la commune se situe autour de 284 habitants/km
2
.
C’est l’une des communes les plus dynamiques et plus denses du département du Nord.
Source
: estimations réalisées par la Direction des Statistiques démographiques et sociales, IHSI, 2012.
TOTAL
44005
TOTAL
53353
TOTAL
53353
urbain
11598
21,74%
22412
50,93%
26459
49,59%
26,894
50,40%
21593
49,07% rural
41755
78,26%
Évolution de la population de l’Acul-du-Nord de 2005 à 2012 (hab) et son millieu de résidence (hab)
Femmes
Hommes
20122005
! (
! (
! (
!(
! (
! (
! (
! (
Rivière Chiro
Rivière Blanche
Rivière Gaudin
Rivière Bois Rouge6
e
Soufrière 6
e
Soufrière3
e
Mornet
3
e
Mornet2
e
Bas de l’Acul
2
e
Bas de l’Acul4
e
Grande Ravine
4
e
Grande Ravine1
re
Camp-Louise
1
re
Camp-Louise5
e
Coupe à David
5
e
Coupe à David
Route Nationale # 1
Route Nationale # 3
LIMBÉLIMBÉ
MILOTMILOT
BAS LIMBÉBAS LIMBÉ
PLAISANCEPLAISANCE
PORT MARGOTPORT MARGOT
ACUL DU NORDACUL DU NORD
PLAINE DU NORDPLAINE DU NORD
RéoDuty
Fèvre
Bazin
Baugé
Repou
Crocra
Diében
Gaudin
Symphe Chiron
Fageol
Chauvet
bernaud
Beloten
Lacoupe
Pignate
Duparty
La Pôte
Brisson
Chaussé
Château
La Rose CharlesChiront
Rojetin
Cagnette
Descamps
Duperier
Flaville
Beaujoin
La Ferme
Bois Riou
Gros Trou
La Plange
D
éricourt
Duplessis
Printemps
Lacossade
Catherine
Ca Georges
Cercaville
Desmangles
La Soudray
La Bruyère
Saint Michel
Nan Campèche
Grison Garde
Terre Grasse
Barrière Blanche
770000
.000000
770000
.000000
775000
.000000
775000
.000000
780000
.000000
780000
.000000
785000
.000000
785000
.000000
790000
.000000
790000
.000000
2165000
.000000
2165000
.000000
2170000
.000000
2170000
.000000
2175000
.000000
2175000
.000000
2180000
.000000
2180000
.000000
2185000
.000000
2185000
.000000
2190000
.000000
2190000
.000000
République d'Haïti
Département du Nord
RISQUE D'EROSION
DE L'ACUL-DU-NORD
Ê
LEGENDE
Lieux-dits
!(Lieux-dits
!(Chefs-lieux communes
Route Nationale # 1, 3
Autres routes
Rivières principales
Rivières secondaires
Niveaux du risque:
Risque très grave
Risque grave
Risque élévé
Risque moyen
Risque faible
Risque nul ou très faible
Sections communales
Limites communales
Limites départements
Source de données; CNIGS
0 2.5 51.25
Kilomètres
1/135,000Echelle:
Risque d’érosion
de la commune
de l’Acul-du-Nord
Risque nul ou très faible 60,12 %Risque faible
1,18 % Risque moyen
4,06 %
Risque élevé 23,50 %
Risque grave 7,13 %
Risque très grave 4,01 %
2 Présentation de la commune 11
La dégradation de l’environnement est un
processus évolutif qui explique à lui seul la
problématique environnementale en Haïti. La
commune de l’Acul-du-Nord est un milieu
précaire et fragilisé par les interventions
désordonnées de l’homme sur le territoire.
C’est, en effet, une zone menacée au regard
de l’écologie et des aléas naturels, en dépit de
l’apparente couverture végétale au niveau de
certaines sections. Ces facteurs sont d’ordre :
££géomorphologique, compte tenu de
la grande déclivité de la plupart des
terres communales et la présence par
endroits de matériaux friables. Pas
moins de 65% du territoire communal
est en pente variant entre 12 à 60%. Le
risque d’érosion y est significatif sur
plus de 38% de la commune ;
££climatique avec une abondance des
pluies, avoisinant dans les zones d’altitude
jusqu’à 1900 mm par endroits.
C’est aussi un habitat dégradé par ses
occupants comme le prouvent de nombreux
paramètres socio-économiques, d’ordre agrono-
mique. Certains versants sont très érodés,
indiquant une colonisation ancienne de ces
espaces par des systèmes de cultures sarclées
saisonnières dominées par des tubercules, en
absence de toute structure de protection
des sols. C’est le cas malheureusement pour la
plupart des versants des sections communales
situées en altitude comme la 4
e
, la 5
e
et la
6
e
. Ceci représente un facteur aggravant qui
accélère le processus de dégradation dans
un contexte de climat relativement pluvieux.
Les zones les plus boisées sont celles présentant
le moins de risque d’érosion.
Les cultures pratiquées conditionnent la vie
économique et commerciale pour répondre
aux besoins les plus urgents. Ce sont pour la
plupart des systèmes de cultures exigeants en
lumière (haricot, maïs et certains tubercules).
Il n’y a aucune planification, aucun souci
de pérenniser les ressources. Dans les mornes,
l’abattage des arbres et des jeunes
arbustes, pour la fabrication de planches, de
charbon de bois ou des échafauds pour la
construction constitue l’une des filières les
plus rentables.
Ainsi, la conjugaison de ces différents
éléments : dégradation progressive de la
couverture végétale de la commune,
fréquence des
grosses pluies, ébou-
lements
répétés au niveau de certaines
localités font de la commune une zone à
risques élevés, qui mérite une attention
spéciale de la part des autorités tant locales
que nationales.
Les enjeux de la problématique des risques et désastres dans la commune
Malgré la verdure, les
versants sont érodés.
! (
! (
! (
! (
! (
! (
! (
Rivière Chiro
Rivière Blanche
Rivière Gaudin
Rivière Bois Rouge6
e
Soufrière
6
e
Soufrière3
e
Mornet
3
e
Mornet2
e
Bas de l’Acul
2
e
Bas de l’Acul4
e
Grande Ravine
4
e
Grande Ravine1
re
Camp-Louise
1
re
Camp-Louise5
e
Coupe à David
5
e
Coupe à David
Route Nationale # 1
Route Nationale # 3
100 m
500 m
300 m
400 m
200 m600 m
700 m
800 m
900 m
800 m
800 m
500 m
800 m
600 m
700 m
600 m
300 m
600 m
400 m
400 m
200 m
300 m
300 m
300 m
300 m
300 m
200 m
800 m
400 m
300 m
200 m
800 m
400 m
400 m
700 m
300 m
700 m
LIMBÉLIMBÉ
MILOTMILOT
BAS LIMBÉBAS LIMBÉ
CAP-HAÏTIENCAP-HAÏTIEN
PORT MARGOTPORT MARGOT
ACUL DU NORDACUL DU NORD
PLAINE DU NORDPLAINE DU NORD
RéoDuty
Picat
Fèvre
Bazin
Baugé
Repou
Crocra
Diében
Gaud
in
Symphe Chiron
Fageol
Chauvet
bernaud
Beloten
Lacoupe
Pignate
Duparty
La Pôte
Brisson
Chaussé
Château
La Rose
Charles
Chiront
Rojetin
Cagnette
Descamps
Duperier
Flaville
Beaujoin
La Ferme
Gros Trou
La Plange
Déricourt
Duplessis
Printemps
Lacossade
Ca Georges
Cercaville
Desmangles
La Bruyère
Saint Michel
Nan Campèche
Terre Grasse
Barrière Blanche
770000
.000000
770000
.000000
775000
.000000
775000
.000000
780000
.000000
780000
.000000
785000
.000000
785000
.000000
790000
.000000
790000
.000000
2165000
.000000
2165000
.000000
2170000
.000000
2170000
.000000
2175000
.000000
2175000
.000000
2180000
.000000
2180000
.000000
2185000
.000000
2185000
.000000
2190000
.000000
2190000
.000000
République d'Haïti
Département du Nord
RISQUE D'INONDATION
ET PENTES NATURELLES
DE L'ACUL-DU-NORD
Ê
Lieux-dits
!(Lieux-dits
!(Chefs-lieux communes
Route nationale # 1, 3
Autres routes
Limites communales
Sections communales
zones inondables:
BASSE PLAINE
HAUTE PLAINE
PLAINE ALLUVIALE
Limites Départements
Rivières principales
Rivières secondaires
Classes de pente :
30 - 60%
12 - 30%
5 - 12%
2 - 5%
0 - 2%
Source de données; CNIGS
0 3 61.5
Kilomètres
1/135,000Echelle:
1400-1800 mm/an
1800-1900 mm/an
1800-1900 mm/an
30 - 60%
16,68%
12 - 30%
48,35%
5 - 12%
16,35%
2 - 5%
4,710%
0 - 2%
13,91%Classes de pente
de la commune
de l’Acul-du-Nord
Classes de pente
de la commune
de l’Acul-du-Nord
Une pompe d’eau à La Bruyère.
2 Présentation de la commune 13
Les services sociaux de base
Sur le plan de l’éducation, 91 écoles primaires
ont été inventoriées à l’Acul-du-Nord. On y
retrouve également
deux écoles secondaires
(une publique et une privée) et une école profes-
sionnelle. Il n’y a ni centre d’alphabétisation, ni
université, ni école supérieure dans la commune.
En termes d’infrastructures sanitaires, on y dénombre
trois dispensaires, un centre de santé avec lit et
deux médecins, quatre infirmières, sept auxiliaires, vingt
matrones certifiées et deux techniciens de laboratoire.
En ce qui a trait à la disponibilité en eau, la
commune de l’Acul-du-Nord jouit des bienfaits
de huit rivières et d’une source. En plus de
ces points d’eau, quatre forages simples et douze
pompes sont utilisés pour la lessive, le breuvage, et
les autres services domestiques. L’accès à l’eau
potable demeure problématique.
L’Électricité d’État d’Haïti (EDH) est l’institution
qui assure la distribution du courant électrique
dans le centre-ville de l’Acul-du-Nord, la seule
zone électrifiée dans la commune. Elle est ali-
mentée par la centrale électrique du Cap-Haïtien,
cependant la fréquence de l’alimentation électrique
est très irrégulière.
Au niveau de la culture et du loisir, la situation n’est
pas très différente. À part le foot-ball qui reste le
seul sport pratiqué dans la commune et les huit
gaguères qui fonctionnent une fois par semaine, on
ne retrouve ni bibliothèque, ni musée, ni salle de
spectacle ou cinéma.
Des participants à l’élaboration du Plan de Financement communal de l’Acul.
14 PLAN DE FINANCEMENT DES SE RVICES PUBLICS COMMUNAUX
Sur le plan institutionnel, l’administration publique est relativement peu
représentée, en dépit du fait que, depuis quelque temps, la commune ait
été érigée comme chef-lieu d’arrondissement. Les ministères suivants ont leur
représentation au niveau de la commune :
££le ministère de l’Agriculture, représenté par le Bureau agricole communal (BAC) ;
££le ministère de la Justice, représenté par les tribunaux de paix au nombre
de quatre et le commissariat de police ;
££le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle,
représenté par le Bureau du District scolaire (BDS) ;
££il n’y a pas de service postal dans la commune.
Au niveau des
ONG, actuellement plus d’une dizaine d’institutions pilotant
des actions de développement dans la commune ont été identifiées.
D’une manière générale, on peut distinguer deux types d’organisations à caractère
communautaire à l’Acul-du-Nord : les anciennes associations de travail agricole
dites « associations traditionnelles » et les organisations à portée com-
munautaire ou organisations de base, d’introduction plus récente. Selon
les informations fournies par différentes personnes ressources au moment du
montage du PFC, plus d’une centaine d’organisations communautaires de
base (OCB) peuvent être recensées dans la commune.
Très peu de ces OCB ont réalisé de petits projets depuis leur création et presque
toutes ne sont connues que par leurs propres membres et demeurent méconnues
par la Mairie et le ministère des Affaires sociales. En outre, elles sont très peu
structurées (manque de formation et d’expérience des membres) et sont rarement
fédérées. Cependant, il convient de souligner l’existence dans la commune d’une
fédération dénommée FACA (Fédération des Associations communautaires de
l’Acul), regroupant une quinzaine d’OCB.
Il faut signaler également que les femmes se montrent en général très peu
actives dans la vie organisationnelle et dans les espaces publics de débats.
Par exemple, la grande passivité des femmes s’est exprimée même à travers
les divers ateliers devant aboutir à l’élaboration du PFC où elles étaient
souvent très peu représentées dans l’assemblée et n’intervenaient pas assez
dans les débats.
Aussi, à la faveur de l’élaboration du PCD de la commune en 2009, un
conseil de développement de 25 membres avait été créé en vue
d’assurer le suivi et sa mise en œuvre, selon les vœux du décret de 2006
sur l’organisation et le fonctionnement de la commune. Un
embryon de ce comité existe toujours, même s’il ne joue pas pleinement
son rôle pour la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance
de la commune en vue d’améliorer la fourniture des services publics tant
en quantité qu’en qualité à offrir à la population.
Environnement socio-organisationnel de la commune
2 Présentation de la commune 15
Les principales activités économiques de la commune sont l’agriculture,
l’élevage, la pêche et le commerce. L’agriculture est le principal secteur
pourvoyeur d’emplois. Elle occupe la majeure partie de la population dont
plus de 90% de la population active. L’élevage est très peu développé dans
la commune, peu organisé et constitue une activité secondaire pour quelques
individus. Il se fait de façon traditionnelle avec des effectifs quand même
appréciables. L’élevage joue un rôle stratégique capital pour ces habitants
qui en font un moyen d’épargne. La pêche représente un secteur d’activité
économique assez important pour les habitants de la 1
re
et de la 2
e
section.
La vie économique est animée, d’une part, par des marchés périodiques
(dont les jours de fonctionnement se présentent comme suit : lundi et jeudi
pour le centre-ville, mercredi pour Labruyère, vendredi pour Grison Garde) et,
d’autre part, par des boutiques qui offrent des produits courants et de pièces de
motocyclettes, devenues le moyen de transport par excellence de la population.
Aucune institution économique financière n’est présente dans la commune
pour appuyer les activités des habitants.
Le secteur de l’industrie et des services se résume à la présence de plus d’une
dizaine de cassaveries, de quatre moulins à céréales (riz, maïs) et de plus
d’une trentaine de
boulangeries.
Le
tourisme est une activité économique génératrice de revenus grâce aux
sites et monuments historiques que compte la commune (Îlet-à-Sable identifié
par l’IHSI – mais peu connu sous cette appellation ; Îlet-à-Rat ; la plage Saint-
Michel à Camp-Louise ; la tombe de l’ex-président Pierrot à Lafond ; une grotte
à Sannit ; un tunnel datant de la colonie ; Lakou Nan Kanpèch : lieu de réunion
des esclaves pour la préparation de la cérémonie du bois Caïman). L’Acul-
du-Nord est une commune paisible, accueillante, dotée d’un paysage
verdoyant et exotique, riche en végétation d’arbres fruitiers et de plantes
sauvages. On y rencontre l’une des plus anciennes églises catholiques
de l’île (vieille de 316 ans), Notre Dame de la Nativité, où fut célébrée la
première Messe de Minuit de la Caraïbes.
Environnement économique de la commune
Deux commerces du centre-ville.
Le nouveau bâtiment de la mairie de l’Acul-
du-Nord, situé tout près de la Place publique.
Service des
équipements
collectifs
¯¯inspecteur
plage
¯¯inspecteur
voirie
¯¯inspecteur
cimetière
Service
du génie
municipal
¯¯ingénieur
planificateur
££réception-
niste
¯¯technicien
urbaniste
Service des
ressources
humaines
¯¯messager
Service
socio-
culturel
¯¯moniteurs
sport
Service
fiscal
¯¯comptable-
payeur
¯¯responsable
fiscal
Source : Données recueillies auprès de la mairie de l'Acul-du-Nord / août 2014
3 PRÉSENTATION SOMMAIRE DE L’ÉTAT DES SERVICES MUNICIPAUX 17
Chapitre 3
PRÉSENTATION SOMMAIRE DE L’ÉTAT
DES SERVICES MUNICIPAUX
L’organigramme actuel de la mairie
L
’institution commu-
nale de l’Acul-du-Nord
est gérée par une com-
mission municipale de
trois membres. Elle comprend
une direction générale et
cinq services : le service
des ressources humaines,
le service fiscal, le service
des affaires sociocultu-
relles, le service du génie
municipal et le service des
équipements collectifs.
L’organigramme ci-contre
montre que l’
Acul comble
bien des
compétences
assignées aux
communes
en Haïti. Or, il existe des
services importants qui
ne comptent qu’
un seul
technicien
, essentiellement
confondu avec leur directeur.
C’est ainsi qu’en somme,
l’administration ne fait face
qu’au minimum des domaines
qu’elle devrait couvrir.
Figure 1> Organigramme de la mairie de l’Acul-du-Nord
CONSEIL
COMMUNAL
DIRECTION
GÉNÉRALE
Critères d’évaluation
des capacités fonctionnelles des services de la mairie
Compétences du personnel
et capacité organisationnelle
Politique
/procédures
outils technologiques
et systèmes standardisés
engagement
citoyen
18 PLAN DE FINANCEMENT DES SE RVICES PUBLICS COMMUNAUX
Brève présentation de la situation actuelle des directions et services de la mairie
L’administration communale de l’Acul-du-Nord,
à travers le projet LOKAL+, a effectué en juin 2014,
un diagnostic des fonctions effectives de la Mairie
(en fonction des directions et services figurant dans
l’organigramme). Les résultats de cette évaluation des
Capacités fonctionnelles de l’Organisation dans ses
fonctions principales tiennent compte de quatre critères : 1> compétences du personnel et capacités
organisationnelles ;
2> politique/procédures ;
3> outils technologiques et systèmes standar-
disés ;
4> engagement citoyen.
Trois fonctions principales sont ainsi identifiées par
les cadres municipaux, s’appuyant en partie sur les
directions formelles existant au sein de la mairie,
mais regroupant les divers services existants :
££ affaires administratives et financières ;
££ ressources fiscales ;
££ planification et développement urbain.
Ce diagnostic fournit ainsi une idée partagée de
la situation actuelle et des recommandations pour
corriger les points d’ombre et renforcer les succès de
l’administration.
Par rapport à la fonction des affaires adminis-
tratives et financières, les cadres présents
ont été unanimes à reconnaître des déficiences
et lacunes tangibles du personnel et au sein des
procédures administratives ayant cours à la
mairie. Cependant, une augmentation significative
constatée au niveau des compétences du personnel
de l’administration communale résulterait princi-
palement, selon ces cadres, des formations reçues
dans le cadre du PINNE (1 et 2). Cette direction
aurait ainsi besoin d’un appui ciblé et soutenu afin
de renforcer son efficacité. Quant à l’engagement
citoyen, peu de dispositions existent au sein
de cette fonction.
La fiscalité locale affiche une performance de
base assez faible, notamment en termes de com-
pétences du personnel. Cette fonction de la mairie
aurait d’autre part besoin d’assistance tech-
nique ciblée et soutenue en vue du renforcement et
de la standardisation des systèmes et procédures
administratifs relevant de son champ de responsabi-
lité. Il en est de même en ce qui concerne la mise en
place et application d’outils et systèmes reliés
aux technologies de l’information, afin de
moderniser et augmenter l’efficacité des services.
Enfin, une assistance technique et un
soutien
ciblé fournis au service de la fiscalité devraient
viser à accroître les compétences professionnelles des
cadres qui y seraient affectés, particulièrement en ce
qui a trait aux outils technologiques pouvant
être mis à leur disposition à court et moyen terme.
Pour renforcer l’engagement citoyen au regard des
obligations fiscales de la communauté, un appui
important à la sensibilisation serait nécessaire.
La fonction de planification et de déve-
loppement urbain, après évaluation, bien qu’un
minimum de compétences professionnelles de base
existe, nécessite un appui important et soutenu.
Force est donc de constater que toutes les fonc-
tions de base de la mairie de l’Acul-du-Nord
exigeraient un appui et une assistance technique
plus ou moins soutenus, selon les cadres munici-
paux présents lors de cet atelier.
4 PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS PRIORITAIRES 19
Chapitre 4
PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS
ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS
PRIORITAIRES
Tableau récapitulatif des idées de projets proposées par les ateliers
Le Plan de Financement des Services Publics
Communaux de l’Acul-du-Nord est élaboré dans un
contexte socio-économique caractérisé par des
indices qui traduisent une dégradation progres-
sive du niveau de vie de la population et une
déficience continue des services sociaux de base.
Toutefois, le PFC voit aussi le jour dans une conjoncture
ou l’État central manifeste une volonté de promouvoir
de vastes programmes d’assistance sociale et
une grande détermination pour créer de nouveaux pôles
de développement économique, en particulier
dans le couloir Nord/Nord-Est. Cette période est aussi
marquée par la mise à exécution du Plan Stratégique
de Développement d’Haïti, le PSDH, dont les bases
sont, d’une part, l’aménagement du territoire
et la refondation de l’économie, d’autre part, la
refondation sociale et institutionnelle. Ce
contexte a évidemment guidé les réflexions des par-
ticipants dans l’identification des idées de projets, le
choix et la hiérarchisation des interventions prioritaires.
Ainsi, les participants ont identifié 115 idées de
projets dans les six champs de compétences de la
mairie, que nous présentons dans le tableau des
pages suivantes
Identification d’idées de projets par compétence
de la mairie. Chaque thématique a sa couleur.
TABLEAU 2> IDÉES DE PROJETS PAR DOMAiN DE COMPÉTENCE DE LA MUNiCiPiTÉ
DOMAiNCOMPÉTENCE COMMUNALE IDÉES DE PROJETS PROPOSÉES
Économie Établissement et exécution de plans de
lotissement (des terres relevant du domaine
communal ou du celui de l’État) et de logement
1> Identification des terres du domaine public
2> Réhabilitation du cimetière de la 6
e
section communale
3> Réhabilitation du cimetière de la 4
e
section communale
4> Réhabilitation du cimetière de la 3
e
section communale
5> Réhabilitation du cimetière de la 2
e
section communale
6> Réhabilitation du cimetière de la 1
re
section communale
7> Construction d’un cimetière dans la 5
e
section
Construction de marchés publics 8> Construction d’un marché public à La Bruyère
9> Construction d’un marché public à Grison-Garde
10> Construction d’un marché public à Camp-Louise
11> Construction d’un marché public à Soufrière
12> Construction d’un marché touristique
Construction d’abattoirs publics 13> Construction d’une aire d’abattage à Grison-Garde
14> Construction d’une aire d’abattage à Soufrière
15> Construction d’une aire d’abattage à Camp-Louise
16> Construction d’une aire d’abattage dans le centre-ville
17> Construction d’un complexe abattoir-marché à bétail à La Bruyère
La construction d’un
complexe sportif, une
des idées de projets
proposées pour le PFC
de l’Acul-du-Nord.
4 PRÉSENTATION DES IDÉES DE PROJETS ET FICHES SIGNALÉTIQUES DES PROJETS PRIORITAIRES 21DOMAINE COMP