(2013-06) Bilten ISPAN, No 34
Rezime — The Bulletin de l'ISPAN, No 34, of 1 June 2013. The issue covers The Gingerbread houses of Port-au-Prince, part two: the abandonment of the Bois-Verna, Turgeau and Pacot districts. The Bulletin is the publication of Haiti's national heritage institute, which documents the country's built heritage monument by monument, its state of conservation and the work carried out on it. 5 pages.
Deskripsyon Konple
The Bulletin de l'ISPAN, No 34, of 1 June 2013. The issue covers The Gingerbread houses of Port-au-Prince, part two: the abandonment of the Bois-Verna, Turgeau and Pacot districts. The Bulletin is the publication of Haiti's national heritage institute, which documents the country's built heritage monument by monument, its state of conservation and the work carried out on it. 5 pages.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Photo : ICOMOS-Haïti, 2012
numéro 34, 1er juin 2013
BULLETIN DE L’ISPAN
Les maisons Gingerbread
Seconde partie et fin
de Port-au-Prince
• Maison Gingerbread à Pacot (Photo : ICOMOS-Haïti, 2012)
À partir des années 60, d’importants bouleversements politiques et sociaux, ainsi que l’explosion
démographique, poussent les classes aisées des quartiers de Bois Verna, Turgeau, Pacot, Bolosse, Peu-dechose et Carrefour-Feuilles à migrer vers les hauteurs
de Bourdon, Pétion-Ville, voire même Laboule et
Thomassin, laissant derrière elles un patrimoine architectural exceptionnel.
Les vastes propriétés des Gingerbread sont alors
morcelées afin d’accueillir un plus grand nombre de
nouvelles constructions ; la destruction systématique
des bâtiments s’érige en règle. Certaines de ces résidences, particulièrement dans la zone de Bois Verna,
deviennent des établissements hôteliers ou scolaires,
fonctions souvent incompatibles avec un bâtiment
conçu comme logement. Celles qui survivent en tant
que lieux de résidence sont, quant à elles, souvent
affectées dans leur intégrité et leur authenticité par
des transformations malheureuses ou des ajouts de
structure en béton armé, fragilisant ainsi leur stabilité.
En 1975, la dessinatrice nord-américaine Anghelen
Arrington Phillips publie aux Editions Deschamps
(Port-au-Prince, Haïti) un livre intitulé Gingerbread
houses endangered species (Maisons Gingerbread,
espèces en danger). Ses dessins, d’une très grande
qualité, traduisent la fragilité et les menaces qui pèsent
à l’époque, et aujourd’hui encore, sur les collections
de Gingerbread. Cet ouvrage constitué de croquis de
Gingerbread de Port-au-Prince, mais aussi du Cap
Haïtien, de Jacmel, de Jérémie et de l’Arcahaie, alerte,
l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur
la disparition imminente de cette extraordinaire collection de biens culturels.
L’Office National du Tourisme et des Relations
Publiques (ONTRP) et l’Institut de Sauvegarde du
Patrimoine National (ISPAN) entreprennent alors
un inventaire systématique en vue d’un programme
de protection. Près de 800 Gingerbread, toutes catégories confondues, sont alors identifiées, localisées,
photographiées puis répertoriées en un fichier. Malheureusement, par manque de détermination face à
l’ampleur du phénomène, cet inventaire est abandonné au profit de projets jugés plus urgents.
Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude de 7,3
sur l’échelle de Richter dévaste la ville de Port-auPrince, rappelant douloureusement à tous que la ville
a été construite sur une faille sismique. Le morne de
l’Hôpital est une des zones qui enregistre le plus de
Photo : ICOMOS-Haïti, 2012
• Le 4 de la rue Casséus à Pacot
BULLETIN DE L’ISPAN, No 34, 8 pages
Sommaire
• Les maisons Gingerbread de Port-au-Prince
• Chroniques des monuments et sites historiques
d’Haïti.
BULLETIN DE L’ISPAN est une publication mensuelle de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à
vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d’Haïti, à promouvoir leur
protection et leur mise en valeur. Communiquez votre adresse électronique à info@bulletindelispan.ht pour recevoir
régulièrement le BULLETIN DE L’ISPAN. Vos critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci.
BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013 • 1
Photo : Tito Dupret • 2010
• Le 9 de la rue Bellevue. Dessin de Angjelen Harrington Phillips
• La maison Défly, au Champ-de-Mars
• Le 32 de la rue Lamartinière
2 • BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013
la collection Gingerbread sur sa Watch List. Cette
reconnaissance vise à sensibiliser les professionnels
du monde entier et les institutions internationales à
l’urgence de supporter la réhabilitation et la conservation des sites du patrimoine à travers le monde,
mis en danger par les catastrophes naturelles et par
les changements sociaux, politiques et économiques.
Suite à cette inscription, la FOKAL procède, en septembre 2012, au lancement des travaux de restauration d’une maison Gingerbread appelée « Maison
Dufort ». Cette intervention est mise en œuvre par le
biais d’un chantier école, visant la formation de jeunes
techniciennes et techniciens en restauration du patrimoine. 17 jeunes, issus de quatre écoles professionnelles ont été retenus pour suivre cette formation qui
vise à leur donner les compétences nécessaires pour
restaurer, de manière adéquate, ce type de construction.
Une fois restaurée, cette maison deviendra un centre
d’interprétation d’architecture et de patrimoine, à
la manière d’un petit musée. Elle sera également un
espace ouvert pour assurer la formation des jeunes
et faire des expositions en architecture, notamment
en ce qui concerne les maisons Gingerbread. Cette
initiative de la FOKAL, menée en collaboration avec
l’ISPAN et le WMF, s’inscrit dans le cadre d’un programme global de réhabilitation des maisons Gingerbread de Port-au-Prince.
Photo : Daniel Elie • 2011
• La résidence Bazin à la 1ère rue du Travail
Photo : Daniel Elie • 2010
a procédé à une première évaluation de l’état des
maisons Gingerbread pour fournir un état des lieux
qui permettra une évaluation des efforts de réhabilitation.
Parallèlement, le World Monument Funds (WMF) et
la fondation Prince Claus Fund (PCF) élaborent un
autre accord de coopération destiné à sauvegarder
des monuments et des sites du patrimoine culturel
endommagés par les catastrophes naturelles ou par
l’action de l’homme. Ce programme conjoint vise à
fournir une assistance d’urgence là où elle fait le plus
défaut, tout en attirant l’attention sur la détresse des
communautés au lendemain de la catastrophe et de
Photo : Randolph Lagenbach • 2010
Face au désastre et à l’ampleur des destructions, les
réactions d’envergure mondiale se multiplient. De
nombreuses organisations de protection du patrimoine culturel se mobilisent pour participer au sauvetage et à la préservation des biens culturels haïtiens.
La Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), en
partenariat avec le programme HELP (Haitian Education and Leadership Program), lance alors un
vaste projet destiné à la revitalisation des quartiers
gingerbread. S’associant à FOKAL, au Conseil Internationales de Monuments et des Sites (ICOMOS)
et à l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National
Haïtien (ISPAN), le World Monument Funds (WMF)
Photo : Randolph Lagenbach • 2010
destructions. En effet, les sols des contreforts, formés
de poudingues, sorte de conglomérat de roches sédimentaires agglomérées par un ciment naturel friable,
sont peu enclin à supporter les constructions lourdes.
Les Gingerbread, elles, ont pour la plupart, résisté. En
dépit du manque d’entretien et, malgré l’état de détérioration avancée de la plupart d’entre elles, rares
sont celles qui se sont effondrées, en raison de leur
aptitude à absorber le choc sismique. Leur résistance
s’explique par l’application soignée des techniques
de construction parmi lesquelles il faut souligner le
contreventement vertical, la légèreté des matériaux
et la symétrie de la structure.
Anghelen Harrington Phillips • 1974
• La maison Sambour, dite “Le Manoir”, à l’avenue Jhon-Brown, après le séisme du 12 janvier 2010
la destruction de leur patrimoine.
Le WMF et le PCF, apportent des fonds d’une valeur
égale et dépêchent en Haïti une équipe d’experts de
l’ICOMOS, tandis que FOKAL fournit le support et
le financement aux équipes internationales et locales.
Le rapport qui est produit dans ce cadre permet de
définir le projet Gingerbread District dont les objectifs sont définis par la FOKAL comme la « mise en
place d’une stratégie de réhabilitation dans laquelle
la valeur économique des maisons Gingerbread sert
d’argument à la promotion de leurs valeurs historiques, esthétiques, techniques et sociales, tout en
proposant de revitaliser le quartier où elles furent
construites. »
En mars 2010, le World Monument Funds inscrit
• Maison Gingerbread à l’avenue Lamatinière, au lendemain du séisme du 12 janvier 2010
BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013 • 3
Le 32 de l’avenue Lamartinière
Le 24 de l’avenue Lamartinière
À un simple parallélépipède élancé sur deux niveaux
et posé sur un soubassement, le concepteur de cette
sobre résidence a ajouté au rez-de-chaussée une
vaste galerie périphérique, (en partie fermée pour
créer des pièces de service) ornée de colonnes en
bois tourné, de lambrequins, de croisillons et de
consoles. Une fois traversé le jardin, on accède à la
galerie par un escalier à 4 degrés convexes. Cette
composition, puissante par sa simplicité, semble proposer une formule classique de la maison Gingerbread, exprimant, uniquement l’essentiel. Cette singulière maison en planches palissadées peintes en rouge
vermillon se démarque fortement dans la verdure de
son jardin. En partie détruite par le séisme du 12 janvier 2010, elle fut complètement restaurée par son
propriétaire, architecte de restauration.
Fortement influencée par le style néo-gothique, le
32 de l’avenue Lamartinière est une des plus originales des Gingerbread qui ont subsisté aux injures du
temps et aux méfaits des hommes.
Faite de pans de bois hourdés de maçonnerie de
briques, son corps de bâtiment est précédé d’une
avancée à plan polygonal qui lui confère sa forte originalité. Cette avancée est couverte en pavillon par
une toiture savamment tracée, faite d’une coiffe pyramidale à forte pente, agrémentée à sa base de voûtes.
La galerie placée à l’arrière et donnant sur une
agréable cour de service est fermée par une arcade
faite de lattes de bois entrecroisées. Ce dispositif de
ventilation naturelle s’apparente au moucharabieh
fréquemment utilisé dans l’architecture traditionnelle des pays arabes. Tout comme les persiennes,
elles furent introduites dans les constructions européennes par le biais de l’Espagne et du Portugal lors
de la conquête de l’Hispanie wisigothe par les musulmans aux VIIe et VIIIe siècles.
De g. à d. et de h. en b. : • Vue da la façade principale
• Reconstitution par image de synthèse
• Détails des portes au rez-de-chaussée
• Vue panoramique de la galerie basse
• L’escalier d’accès à degré concave
4 • BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013
Photos : ICOMOS-Haïti • 2012
Photos : ICOMOS-Haïti • 2012
De g. à d. et de h. en b. :
• Vue de la résidence à partir du nord-ouest
• Détail de la façade avec son colombage
• Croisillons supérieurs de la galerie basse
• Détail des portes
• Reconstitution de la façade principale
• Détail du revêtement du parquet au rez-de-chaussée
• Détail du colombage
• Vue panoramique de la salle-à-manger et de la galerie
BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013 • 5
Le 7 de la route de Croix-Desprez
Quintessence du Gingerbread à dentelle de bois,
cette villa se caractérise par une profusion d’éléments de décorations faits de colonnes chanfreinées,
de balustres en bois, d’ajours, de lambrequins, de persiennes fixes, entre autres. Pas moins de 50 colonnes
ouvragées délimitent les galeries superposées sur
deux niveaux et longeant trois côtés du bâtiment.
Deux frontons identiques en bois richement ciselés
ornent la toiture sur la façade principale. Elles sont
reprises en façades latérales. Les angles du bâtiment
sont ornés de tourelles ajourées à plan octogonal.
Il semble que l’architecte Léon Mathon aurait imaginé cette redondance de colonnes pour estomper
la dissymétrie fonctionnelle du bâtiment : la galerie se
Le 7 de la rue Pacot
fait plus spacieuse du côté de la salle-à-manger que
du côté du salon. Il s’agit là d’un vrai tour d’illusion
d’optique.
Selon la plaque de marbre apposée au soubassement
de la villa, elle a été réalisée en seulement huit mois,
d’avril à novembre 1912, pour un entrepreneur allemand. Cette rapidité d’exécution témoigne éloquemment d’une certaine maîtrise de l’art de construire.
Comme dans toutes les maisons Gingerbread ayant
conservé leur fonction d’origine, on y perçoit fortement « l’esprit du lieu », mélange intime de divers
éléments matériels et immatériels, qui contribuent à
l’identité propre de la maison et renforcent la convivialité préservée de cette villa.
Le 7 de la rue Pacot est un exemple typique du style
Gingerbread tardif. Avec l’introduction du béton armé
en Haïti, vers les années 1910, le style néoclassique
devint plus répandu. Le béton armé est utilisé au renforcement des soubassements et dans la fabrication
des colonnes et des planchers des galeries hautes.
L’ornementation de cette demeure, accrochée au
flanc de la colline de Pacot, est sobre, voire sereine.
Une galerie latérale est apposée judicieusement au
côté nord du corps de bâtiment, qui le protège ainsi
des feux ardents du soleil et transforme cet espace
en un lieu particulièrement agréable.
Cet exemple illustre également l’intégration du garage pour véhicule automobile en soubassement.
De g. à d. et de h. en b. :
• Vue da la façade principale à partir de l’entrée
• Les colonnes de la galerie basse
• Arrangement floral du jardin
• La cage d’escalier
• Les balustres del’escalier d’entrée
• Vue panoramique du salon
6 • BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013
Photos : ICOMOS-Haïti • 2012
Photos : ICOMOS-Haïti • 2012
De g. à d. et de h. en b. :
• Vue partielle des ballusatrades de la galerie basse
• Vue partielle des colonnes de la galerie basse
• Le parquet de la galerie basse
• La tourelle de la façade sud • La façade proncipale orientée plein nord • Vue panoramique du salon
BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013 • 7
Atelier caraïbéen
sur la gestion des risques
Du 13 au 17 mai 2013 a eu lieu à La Havane (Cuba)
le second Atelier des Caraïbes sur la gestion des
risques dans le patrimoine mondial. La Vieille Havane
et ses fortifications, premier site de la Caraïbe classé
Patrimoine mondial, a accueilli l’événement, qu’a
organisé le Bureau régional pour la culture en Amérique latine et dans les Caraïbes de l’UNESCO et le
Centre du Patrimoine Mondial en coordination avec
le Conseil National du Patrimoine Culturel de Cuba
(CNPC) et la Commission nationale cubaine pour
l’UNESCO (CNCU), co-parrainé par le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS)
et l’appui du Programme pour l’Amérique latine et
les Caraïbes (LATAM) Centre international pour la
conservation des biens culturels (ICCROM). .
• Chantier de restauration de la maison Dufort,
Photo : UNESCO • 2013
Ces analyses permettront d’identifier les mécanismes de leur dégradation.
Pour sa part, l’expert en relevé topographique par
station totale 3D, Massimo Sabatini, a réalisé une
campagne systématique de mesures précises des
surfaces externes du monument historique dont les
résultats permettront d’observer ses déformations.
Confronté aux mesures des sollicitations mécaniques, ce relevé topographique permettra un diagnostic fiable des déformations du batiment et par
là identifier les solutions adéquates pour les travaux
de stabilisation et de renforcement.
Visite officielle en Haïti de Carlo Di Antonio,
ministre du Patrimoine wallon
(Source : FOKAL, mai 2013)
Le ministre du Patrimoine wallon de la Belgique,
Carlo Di Antonio, a effectué une visite officielle en
Haïti du 8 au 13 mai dernier. Accompagné de deux
membres de son cabinet, de Véronique Doyen de
Wallonie Bruxelles International et d’Anne-Françoise Cannella, la Directrice de l’Institut du Patri-
Photo : FOKAL • 2013
Chronique
des monuments et sites historiques d’Haïti
La particularité de ce deuxième atelier a été créé
et une approche intersectorielle qui a analysé la
Convention de l’UNESCO de 1972 sur le patrimoine mondial culturel et naturel à travers une stratégie coordonnée entre les secteurs de l’Organisation pour évaluer les leçons apprises et nouveaux
défis sur prévention et gestion des risques dans les
sites du patrimoine mondial dans les Caraïbes.
A cet important atelier, ont participé les architectes
Dwoling Achille et Théodore Pérard de l’ISPAN.
Mission de l’Unesco à la Citadelle Henry
Du 14 au 2 mai 2013, le centre du Patrimoine Mondial a dépêché en mission technique à la Citadelle
Henry M. Costantino Meucci, expert en conservation, et M. Massimo Sabatini, géomètre. Cette mission, qui fait suite à celle réalisé en mars 2012 (voir
BI-33) permis de vérifier l’efficacité des appareils
de mesures de contraintes installés à la Batterie
Coidavid lors de la dernière mission de mars. Ces
appareils devraient déterminer la dynamique des
graves fissures endommageant les voûtes de cette
importante partie de la Citadelle.. De nouveaux instruments de mesures des sollicitations mécaniques
ont été installées dans le Bastion Coidavid
En outre, au cours de cette mission, Costantino et
Sabatini ont également assemblé une station de
surveillance du microclimat dans les Batteries des
Princesses, de la Reine et du Prince Royal. Leurs
investigations ont porté également sur la mesure de
la distribution de l’eau dans la maçonnerie par thermographie infrarouge. Dans ce cadre, des échantillons de maçonnerie, de mortiers et de briques ont
été prélevés en vue de leur analyse en laboratoier.
• Fissures majeures des voûtes de la Batterie Coidavid
moine Wallon (IPW), le ministre belge a visité le
chantier-école de la maison Dufort que mène la
FOKAL avec le soutien de l’IPW.
L’objectif principal de son voyage en Haïti consistait à évaluer le travail réalisé dans le cadre du projet de restauration de maisons Gingerbread lancé
depuis novembre 2011 avec le soutien de Wallonie
Bruxelles International.
Au cours de cette visite, le ministre Di Carlo a pu
rencontrer les stagiaires et les formateurs de l’IPW, le
maçon Patrick Lacroix et le maître-charpentier Marcel
Oswald à l’œuvre sur le chantier-école de la maison
Dufort. Ainsi, il a constaté l’étendue du travail accompli
et ce qui reste à matérialiser. Monsieur Di Antonio a
exprimé sa volonté de continuer à supporter la formation de techniciens haïtiens capables de restaurer
et d’entretenir ce patrimoine précieux pour la capitale
haïtienne qu’est l’architecture Gingerbread.
De son côté, Madame Cannella de l’IPW a établi des
contacts avec le Collège National des Ingénieurs et
Architectes Haïtiens (CNIAH) et l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) dans une
8 • BULLETIN DE L’ISPAN • No 34 • 1er juin 2013
Photo : ISPAN • 2013
• Les participants au second atelier sur la gestion des risques
du CCBP-UNESCO (La Havane, Cuba. 13 - 17 mai 2013)
perspective de collaboration entre l’Institut du Patrimoine Wallon et ces deux entités. Les rencontres à
Port-au-Prince, le 9 mai, de la Directrice Générale
de l’ISPAN avec le ministre du Patrimoine Wallon,
M. Carlo di Antonio, et, le 13 mai, avec la Directrice de l’Institut du Patrimoine Wallon, purent jeter
les bases d’une coopération entre ces instirutuion
pour la sauvegarde des maisons gingerbread de
Port-au-Prince où, déjà, l’ébauche d’un programme
de formation aux métiers du Patrimoine pour des
étudiants haïtiens a été formulé.
BULLETIN DE L’ISPAN No 34 :
• Rédaction et édition : Moun Studio
• Distribution : Service de la Promotion / ISPAN
INSTITUT DE SAUVEGARDE
DU PATRIMOINE NATIONAL
Ministère de la Culture
Rue Cappoix, Champ-de-Mars, Port-au-Prince,
Haïti
Directeur général : Monique Rocourt