(2020) Les comptes économiques en 2020
Resume — Les comptes économiques en 2020. Le document compte 20 pages.
Constats Cles
- Les comptes économiques en 2020.
- Produit par la Direction des statistiques économiques de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique.
Description Complete
Les comptes économiques en 2020. Le document compte 20 pages. Produit par la Direction des statistiques économiques de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
institut haïtien de staTISTIQUE ET D’INFORMATIQUE (IHSI)
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
DIRECTION DES STATISTIQUES ÉCONOMIQUES (DSE)
____________________________________________________________________________________________________
Avril 2021
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
SOMMAIRE
I-
RÉSUMÉ : CHUTE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) ................................ 4
II-
ANALYSE SECTORIELLE DU PIB............................................................................... 7
2.1- Baisse du secteur agricole et des Industries Extractives (CITI 01-09) ............ 7
2.2- Contraction des Activités de Fabrication (CITI 10-33)......................................... 8
2.3- Mauvaise performance du secteur de l’Energie Electrique (CITI 35) .............. 9
2.4- Baisse du secteur de l’Eau (CITI 36-39) ...................................................................... 9
2.5- Chute du secteur de la Construction (CITI 41-43)................................................. 10
2.6- Fluctuations négatives des branches Commerce (CITI 45-47), Transport et
Entreposage (CITI 49-53), Hébergement et Restauration (CITI 55-56) ................. 13
2.7- Légère hausse de la branche Information et Communication
(CITI 5863) .................................................................................................................................................... 14
2.8- Tendance haussière des Activités Financières et d’Assurances (CITI 54-66)
........................................................................................................................................................... 14
2.9- Croissance des activités immobilières (CITI 68) .................................................... 14
2.10- Hausse des Services non-Marchands (CITI 84, 94) ............................................. 15
2.11- Modeste Croissance des branches Education (CITI 85), Santé et Action
Sociale (CITI 86-88) ................................................................................................................... 15
2.12- Hausse de la Branche Autres Activités de Services (CITI 69-75 ; 77-82 ;
90-96 ; 97-98).............................................................................................................................. 16
III-
CHUTE DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE GLOBALES ................................. 16
IV-
PERSPECTIVES POUR 2021 ....................................................................................... 18
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
I-
RÉSUMÉ : CHUTE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT
(PIB)
Après s’être contractée de -1.7% en 2019, l’économie haïtienne est entrée en
récession, en accusant à nouveau une chute, en volume, de -3.3% de son Produit Intérieur
Brut (PIB) en 2020. En effet, calculé selon la méthodologie de la nouvelle base des
Comptes Nationaux 2011-2012, le PIB qui se chiffrait à 646,9 milliards de gourdes
constantes, l’année dernière, est tombé à 625,6 milliards en 2020. En une décennie, cette
contreperformance du PIB constitue la plus importante baisse jamais enregistrée par
l’économie haïtienne depuis celle de -5.7% consécutive au puissant tremblement de terre du
12 janvier 2010.
Au moins deux grands chocs, interne et externe, sont à l’origine de la récession
de l’économie haïtienne. Déjà en 2019, le phénomène « pays lock » qui est apparu dans le
paysage politique haïtien depuis tantôt trois ans, avait considérablement impacté
l’économie du pays. Cette année encore, le « pays lock », ayant duré plus longtemps que
précédemment, a affecté quasiment tous les secteurs de la vie économique et sociale.
Toujours sur le plan interne, la recrudescence de l’insécurité, notamment les cas
d’enlèvement sont autant de facteurs qui ont contribué à la détérioration du climat des
affaires en 2020.
L’économie haïtienne a fait aussi les frais de la Pandémie du COVID-19 qui
avait grandement compromis l’accroissement de l’économie mondiale dès le début de
l’année 2020. L’expansion du Corona virus, qui allait rapidement devenir un fléau pour
toutes les grandes économies en 2020, notamment pour les principaux partenaires
commerciaux d’Haïti, a eu des incidences négatives considérables sur la plupart des
secteurs d’activité économique du pays. Certes, en termes de quantité de gens contaminées
et de pertes en vies humaines, on peut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal et que le
pays s’en est relativement bien sorti.
Par contre, sur le plan économique, la Pandémie a mis à genoux un secteur
transversal comme l’industrie touristique avec des effets induits sur plusieurs autres
branches d’activité. L’impact était tellement pesant, certains établissements hôteliers
avaient dû fermer leurs portes, d’autres (y compris des hôtels plages) étaient obligés de
compresser le personnel pour pouvoir tenir. Tout cela allait dans l’ensemble contribuer à la
détérioration du PIB en 2020. Malgré tout, comparativement aux autres pays de la région
dont l’économie est surtout tributaire du tourisme, le choc du Coronavirus sur le PIB
haïtien a été moindre. Selon les estimations de la CEPALC et du FMI, certains pays de
l’Amérique Latine et de la Caraïbe ont affiché en 2020 des croissances négatives nettement
plus prononcées. A titre indicatif, on peut citer par ordre alphabétique : Antigua Barbuda
(-18,0%), Bahamas (-14,5%), Barbade (-16.0%), Cuba (-8,5%), Equateur (-9,0%),
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
Honduras (-8.0%), Jamaïque (-9,0%), Mexique (-5,4%)1, Panama (-11,0%), République
Dominicaine (-5,5%), Salvador (-8,6%), Suriname (-10,0%) et Trinidad et Tobago (-6,8%)2.
Ainsi, on comprend bien qu’en plus des faiblesses structurelles récurrentes, la
contraction du PIB haïtien est la résultante des effets combinés du Coronavirus (moins
dévastateur qu’attendu) et des turbulences politiques. Les trois grands secteurs de
l’économie ont pâti de ces deux chocs qui ont marqué l’année fiscale 2020 et qui sont
beaucoup plus de nature à détruire des richesses plutôt qu’à en créer. Le secteur primaire
qui avait décru de -1,8% en 2019 a encore chuté de -2,4% en 2020. De leur côté, les
secteurs secondaires et tertiaire ont décliné de -7,2% et de -1,2%, contre respectivement 7,0% et 2,1% en 2019.
TABLEAU 1
VALEUR AJOUTEE PAR GRANDS SECTEURS D'ACTIVITE
EN MILLIONS DE GOURDES CONSTANTES
DE 2015-2016 A 2019-2020
BASE 2011-2012
VARIATION
2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 ANNUELLE
EN 2020
SECTEURS D'ACTIVITE
SECTEUR PRIMAIRE
112 313
113 705
115 348
113 262
110 573
-2,4
SECTEUR SECONDAIRE
166 572
172 771
169 500
157 596
146 314
-7,2
SECTEUR TERTIAIRE
323 018
330 232
336 383
343 446
339 375
-1,2
VALEUR AJOUTEE BRUTE TOTALE
601 903
616 708
621 231
614 304
596 261
-2,9
SOURCE : DSE / IHSI
Répartition du PIB Sectoriel
Prim
19%
Ter
56%
1
Sec
25%
FMI, Mise à jour perspectives mondiales 2020
2 CEPALC, Rapport préliminaire 2020
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
Vu sous l’angle de l’Offre et de la Demande Globales, la contraction, en volume,
a été de -7,9%. En effet, outre le déclin du PIB qui a déjà été analysé, l’autre composante
de l’Offre, en l’occurrence les importations, a aussi régressé en volume de -18,3%.
Parallèlement, hormis la Consommation Finale des Administrations Publiques (APU) et
celle des Institutions Sans Buts Lucratifs au Service des Ménages (ISBLSM) qui ont
progressé respectivement de 11,1% et de 13,6% en 2020, les autres éléments de le Demande
Globale ont plutôt affiché des tendances baissières : la Consommation Finale des Ménages
(-4,4%), l’Investissement (-20,6%) et les Exportations (-39,7%).
En ce qui concerne les prix à la consommation, contrairement aux prévisions de
19.1% faites par les autorités, l’inflation a terminé l’année fiscale 2020 avec des hausses en
glissement et moyenne annuels de 22,9 % et 25.1%, contre respectivement 17.3 % et 19.4%
l’année dernière. Indépendamment des éléments structurels, plusieurs facteurs
conjoncturels sont à l’origine des envolées des prix constatées en 2020. A titre indicatif : (1)
la décote de la gourde a provoqué une augmentation des prix des produits importés en dépit
du fait qu’il n’y a pas eu vraiment de hausse des cours mondiaux en 2020. En effet, la
pandémie du COVID-19 a tiré vers le bas les cours de la majorité des produits de base (2)
l’indisponibilité de certains produits de première nécessité en raison des achats massifs par
anticipation effectués par les ménages pour faire face à des raretés éventuelles (3) la rareté
de certaines denrées agricoles occasionnée par les difficultés d’approvisionnement liées au
blocage des routes nationales et interdépartementales.
Malgré tout, la situation aurait pu être pire s’il n’y avait pas des facteurs externes
et internes qui ont quand même permis d’éviter l’explosion démesurée des prix.
Tableau 2: Evolution de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC)
au cours de l’exercice fiscal 2019-2020
Période et niveau de l'IPC
MOIS
2018-2019
2019-2020
Glissement
annuel
Octobre
108,1
129,7
20,0
Novembre
109,6
132,0
20,4
Décembre
111,2
134,3
20,8
Janvier
113,0
136,4
20,7
Février
114,9
138,8
20,8
Mars
115,7
141,2
22,0
Avril
117,7
144,0
22,4
Mai
119,4
147,3
23,3
Juin
121,6
151,7
24,7
Juillet
123,5
155,3
25,7
Août
125,5
160,4
27,8
Septembre
127,5
159,6
25,1
Moyenne annulle
117,3
Source Bureau des Prix / IHSI
144,2
22,9
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
On peut citer par exemple : (1) sur le plan externe, la chute vertigineuse de la
consommation de produits pétroliers, liée au confinement quasi mondial (arrêt ou
limitation des transports aériens et terrestres, nationaux et transnationaux) occasionné par
la Pandémie de Corona virus. Cette diminution drastique de la demande avait même
conduit à des périodes de prix négatif sur le marché du brut. Etant un produit transversal,
du coup, cette situation allait provoquer la baisse quasi générale des cours des principales
matières premières (2) l’augmentation (13.5%)3 des envois de fonds des travailleurs de la
diaspora participe aussi des facteurs haussiers ayant permis de ralentir la dégringolade
continue de la gourde en 2020 (3) sur le plan interne, l’injection de 93,7 millions de dollars
américains par la Banque Centrale sur le marché des changes4, accompagnée d’autres
mesures de politique monétaire, a permis quand même de freiner un peu le dérapage du
dollar par rapport à la monnaie nationale, avec évidemment des effets subséquents sur la
décélération relative des prix des produits de première nécessité.
II-
ANALYSE SECTORIELLE DU PIB
2.1- Baisse du secteur agricole et des Industries Extractives (CITI 0109)
Le secteur de l’Agriculture, Sylviculture, Elevage et Pèche qui avait diminué de -1.9% en
2019 a encore décru cette année de -2,5%, en atteignant près de 103.8 milliards de gourdes en
valeur constante, contre 106,4 milliards pour l’exercice antérieur. La chute de cette branche
d’activité, relativement importante de l’économie qui n’a pas connu d’accroissements
significatifs depuis 2016, a impacté considérablement le PIB.
Selon les spécialistes du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR), le déclin de la production agricole cette année repose sur
un ensemble de facteurs et contraintes à la fois naturels et structurels.
En effet, la sécheresse qui a sévi dans certaines régions agricoles des départements du
Nord-Ouest, de l’Artibonite, du Centre et du Sud a beaucoup affecté la production céréalière
notamment le maïs (-18,5%), le sorgho (-46,5%) ainsi que les haricots (-9,5%); la production
rizicole a néanmoins connu une augmentation de 10,8% pour la période. A travers tout le pays
on a aussi observé un recul de la production des cultures maraichères (-5,7%) et des
tubercules (-4,8%). Les difficultés à circuler à cause du phénomène de blocage des routes
nationales et la baisse de la demande pour les denrées agricoles en provenance des restaurants
et hôtels ont aussi affecté considérablement les revenus des exploitants agricoles en 2020.
Sur le plan structurel, les principales contraintes demeurent des défis liés à l’irrigation, à
la disponibilité en fertilisants et semences, aux difficultés d’accès au crédit des exploitants
3 Balance des Paiements: BRH
4 Service Change : BRH
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
agricoles, au manque d’accompagnement aux paysans et cultivateurs et à la diminution
continue des superficies cultivées.
Comme la plupart des secteurs d’activité économique, le secteur agricole a aussi subi
l’impact de la pandémie du corona virus qui a occasionné des retards dans l’exécution de
certains programmes d’activité en faveur du développement agricole. Parmi ces programmes
on peut citer :
a)
Les programmes de distribution gratuite d’engrais, de semences et d’outils agricoles
aux cultivateurs dans le cadre du Programme Spécial de la Sécurité Alimentaire.
b)
Les programmes appuyés par la Banque Mondiale notamment le Programme
d’Intensification Agricole (PIA).
c)
Les autres programmes de développement agricole entrepris par certaines
Organisations Non Gouvernementales.
Parallèlement, la valeur ajoutée des industries extractives, l’autre composante du
Secteur Primaire, qui est composée essentiellement de sable et de roches a régressé de -1,0%
par rapport à l’année fiscale 2019. Il s’agit d’une branche connexe aux activités de
construction. Cette variation négative est plutôt compatible à celle de la branche Construction
qui, elle non plus, n’a pas été performante en 2020.
2.2- Contraction des Activités de Fabrication (CITI 10-33)
Après avoir progressé d’environ 1,0% en 2019, les activités de fabrication qui
regroupent l’ensemble des industries manufacturières a enregistré, en volume, une baisse de 4,2% en 2020. Le résultat affiché par ce secteur est dû à la mauvaise performance de la quasitotalité de ses branches à l’exception de celles relatives à la fabrication des produits
métallurgiques de base et ouvrages en métaux et à la fabrication de meubles et autres activités
de fabrication qui ont légèrement crû respectivement de 0,6% et de 1,4%.
A hauteur de 32,2 milliards et de 45,5 milliards de gourdes, en terme réel, la
fabrication de produits alimentaires, de boissons et tabac ainsi que la fabrication de textiles,
d’articles d’habillement et de cuir, les deux principaux regroupements des industries
manufacturières ont connu des baisses respectives de -5,3% et de -5,8% contre -2,5% et -0,5%
en 2019.
La chute observée dans les exportations des articles manufacturés qui tiennent compte
de la valeur ajoutée des industries d’assemblage résulte justement de l’évolution négative de
la branche des industries textiles, d’habillement et de cuirs qui travaillent essentiellement pour
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
le marché extérieur. Ces exportations qui se chiffraient à hauteur de 425,4 millions de dollars
américains en 2019, ont régressé à 329,2 millions cette année, soit un recul de 22,6%.
2.3- Mauvaise performance du secteur de l’Energie Electrique (CITI 35)
La valeur ajoutée de la branche Electricité qui avait atteint 5,1 milliards de gourdes en
valeur constante au cours de l’année fiscale 2019, a enregistré une forte baisse de -25,2% au
terme de l’exercice fiscal 2020 en chutant à 3,8 milliards de gourdes.
En effet, la production d’énergie électrique qui était évaluée à 896.7 millions de kWh
en 2019 a diminué de 29,3% en atteignant seulement 633,6 millions de kWh en 2020. Cette
baisse est consécutive à la mauvaise performance des deux composantes de la production du
secteur de l’énergie.
A hauteur de 527,6 millions de kWh, la production issue des centrales thermiques a
subi une contraction de -27,0% en 2020. En ce qui concerne les centrales hydro-électriques,
leur niveau de production a considérablement régressé en affichant 106,1 millions de kWh,
soit une diminution d’environ -39,0%,
Cette mauvaise performance du secteur de l’énergie électrique, s’explique d’une part
au déficit de près de 38% de l’acquisition d’énergie provenant du secteur privé, et du
dysfonctionnement pendant une certaine période de quelques centrales thermiques dont celles
de Varreux et de Carrefour ; d’autre part, elle est également due à des contraintes à la fois
techniques et structurelles.
En ce qui concerne le secteur hydro-électrique, sa production a aussi diminué de façon
significative. De 174,0 millions de kWh atteints en 2019, elle est tombée à 106,1 millions en
2020, soit une chute de -39,0%. Les centrales hydroélectriques d’une capacité totale de 61
mégawatts, affectées par l’abaissement ou l’assèchement des lacs et des rivières à cause de la
sécheresse qui a prévalu n’ont pas pu compenser les déficits de production résultant de la
composante thermique de production d’énergie électrique.
2.4- Baisse du secteur de l’Eau (CITI 36-39)
Après avoir connu une croissance de 2,4% en 2019, la valeur ajoutée de la branche
Production et Distribution d’Eau et Assainissement, a enregistré une baisse, à prix
constant, de -3,4% à la fin de l’exercice fiscal 2019-2020.
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
En effet, la production totale d’eau évaluée à 39,9 millions de mètres cubes en 2019 a
chuté de -15,2% en 2020. Cette baisse est consécutive au déclin des deux segments de
production du secteur.
La production des sources, établie à 25.9 millions de mètres cube d’eau en 2019, s’est
inclinée de -21.8 % en 2020. Parallèlement, la production des sites de forage qui avait
enregistré 13,9 millions de mètres cube s’est rétrogradée de -2,9 % par rapport à l’année 2019.
Ce mauvais résultat est consécutif d’une part, à la dégradation de l’environnement
autour des périmètres réservés ainsi que l’assèchement des sources provoquant ainsi une
diminution du débit au niveau des points de captation, d’autre part à tout un ensemble
d’obstacles structurels existant et qui se sont encore poursuivis en 2020. Parmi ces obstacles
on peut citer :
- la vétusté et la défaillance du réseau de distribution
- les contraintes financières
- La pollution de certaines nappes phréatiques à cause des constructions anarchiques
- Les problèmes enregistrés dans les systèmes de pompage des forages à cause du
manque d’électricité et de la pénurie de carburant enregistrée certaines fois.
2.5- Chute du secteur de la Construction (CITI 41-43)
La valeur ajoutée du secteur de la construction a encore diminué en 2020, mais à un
rythme moins accéléré que l’exercice fiscal antérieur. Après avoir décru de 26,7% en 2019,
elle s’est déclinée de -15,0% en valeur constante au cours de l’année fiscale 2020.
Le recul du secteur de la construction est subséquent au ralentissement de l’exécution
des travaux relatifs aux projets de construction de grande envergure tels que les édifices
administratifs publics ou privés, les logements sociaux, les routes et ponts, les canaux
d’irrigation, etc.
Selon certains spécialistes du domaine, beaucoup d’entreprises privées de ce secteur
pâtissent de la mauvaise situation économique générale du pays, de l’impact du COVID-19
sur les activités en général et également de l’attentisme quasi généralisé suscité par la crise
politique. A noter que, contrairement aux firmes étrangères qui remportent le plus souvent les
grands marchés publics et qui ne réinvestissent pas dans le pays, la plupart des entreprises
haïtiennes de construction qui ne disposent pas de projets de grande envergure, font face à des
contraintes financières assez importantes.
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
TABLEAU 3
VALEUR AJOUTEE PAR BRANCHES D'ACTIVITE
EN MILLIONS DE GOURDES CONSTANTES
DE 2015-2016 A 2019-2020
BASE 2011-2012
CODE
CITI
BRANCHE D'ACTIVITE
2015-2016
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2019-2020
SECTEUR PRIMAIRE
112 313
113 705
115 348
113 262
110 572
01-03
Agriculture, sylviculture et pêche
105 658
106 938
108 449
106 377
103 760
05-09
Activités extractives
6 654
6 768
6 898
6 884
6 813
SECTEUR SECONDAIRE
166 572
172 771
169 500
157 596
146 314
10-33
Activités de fabrication
109 857
115 749
112 169
113 269
108 515
35
Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et climatisation
6 218
6 144
5 997
5 105
3 818
36-39
Distribution d’eau; réseau d’assainissement; gestion des déchets et remise en état
5 264
5 374
5 471
5 603
5 415
41-43
Construction
45 233
45 504
45 864
33 618
28 565
SECTEUR TERTIAIRE
323 018
330 232
336 383
343 447
339 375
45-47
Commerce de gros et de détail, réparation de véhicules automobiles et de motocycles
131 527
132 439
141 911
145 231
140 986
49-53
Transport et Entreposage
20 425
18 896
16 756
14 368
10 893
55 - 56
Activites d'Hebergement et de Restauration.
9 532
8 996
9 120
9 124
8 838
58-63
Information et Communication
11 351
11 760
12 268
12 578
12 633
64 - 66
Activités Financières et d'Assurances
20 500
24 166
17 096
18 937
19 016
68
Activites Immobilieres
25 450
25 129
25 505
26 213
26 512
84
Administation publique et défense; sécurité sociale et obligatoire
27 161
28 846
31 546
32 878
34 477
85
Education
26 310
27 064
27 934
28 627
29 240
86 - 88
Santé et Action Sociale
20 063
21 662
22 390
22 801
23 597
30 701
31 273
31 857
32 689
33 182
VALEUR AJOUTEE BRUTE TOTALE
601 903
616 708
621 231
614 304
596 261
IMPOTS NETS DES SUBVENTIONS
29 728
30 778
37 055
32 892
29 297
PIB
631 631
647 487
658 286
647 196
625 558
1,8
2,5
1,7
-1,7
-3,3
69-75; 77-82;
90-96; 97-98 Autres Activités de Services
TAUX DE CROISSANCE DU PIB
SOURCE : DSE / IHSI
____________________________________________________________________________________________________LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
Graphique 2
Evolution du PIB
Taux de croissance annuel
25,0
20,0
En %
15,0
10,0
5,0
0,0
-5,0
2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020
Valeur
Volume
____________________________________________________________________________________________________LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
2.6- Fluctuations négatives des branches Commerce (CITI 45-47),
Transport et Entreposage (CITI 49-53), Hébergement et
Restauration (CITI 55-56)
La valeur ajoutée des branches Commerce, Transport et Entreposage, Hébergement et
Restauration s’est chiffrée globalement à 160,7 milliards de gourdes en terme réel au cours de
l’exercice fiscal 2020. Représentant environ 47% au sein de l’ensemble des activités de
services, ces trois branches ont affiché conjointement une baisse de -4,7% contre une légère
hausse de 0,5% en 2019. Ce résultat négatif résulte du déclin de chacune de ces branches
d’activité.
En effet, la valeur ajoutée de la branche Commerce de gros et de détail, réparation de
véhicules automobiles et de motocycles qui s’était établie à 145,2 milliards de gourdes
constantes en 2019 est tombée à environ 141,0 milliards en 2020, soit un recul de -2,9%.
Tributaire dans une large mesure des activités liées aux secteurs agricoles et de l’importation,
la contreperformance de cette branche s’explique en partie par l’évolution à la baisse de ces
deux secteurs. En atteste également l’ICAE du secteur commercial qui s’est contracté de 6,3% par rapport à 2019.
De par sa proximité avec les activités commerciales, la branche Transport et
Entreposage a enregistré, elle aussi, une tendance baissière. Après avoir atteint 14,4 milliards
de gourdes à prix constants en 2019, la valeur ajoutée de cette branche est tombée à 10,9
milliards en 2020, soit une chute très prononcée de -24,2%. Cette forte baisse est attribuable
en grande partie au ralentissement des activités dans des secteurs clefs de l’économie et
également aux difficultés parfois à circuler à cause des tensions sociales et politiques.
La branche Hébergement et Restauration qui a également ses ramifications avec les
secteurs commerce et transport a vu sa valeur ajoutée régresser de -3,1% en accumulant un
peu plus de 8,8 milliards de gourdes en valeur constante en 2020, contre 9,1 milliards l’année
dernière.
Comme il a déjà été souligné ci-dessus, les activités d’hôtellerie et de restauration qui
étaient déjà en difficulté depuis 2019, ont été plombées en 2020 par la Pandémie et les
turbulences sociales et politiques. En effet, ce secteur a subi de plein fouet l’impact de la
pandémie du COVID 19 qui a entrainé particulièrement l’arrêt des activités de transport
aérien et de croisières à travers le monde. D’un autre côté, le phénomène de blocage des
routes et la situation d’insécurité quasiment généralisée ont réduit considérablement les
activités en rapport au tourisme local. L’année 2020 aura été la pire année pour l’histoire du
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
tourisme tant en Haïti qu’à travers le monde. L’Industrie touristique haïtienne en est sortie
complètement anémiée.
2.7- Légère hausse de la branche Information et Communication
(CITI 58-63)
La branche Information et Communication a connu des progressions plus ou moins
prononcées depuis l’exercice fiscal 2016 mais son rythme d’ascension a affiché une certaine
décélération au cours des deux derniers exercices fiscaux. Etablie, en effet, à environ 12,5
milliards de gourdes en valeur constante en 2019, la valeur ajoutée de cette branche a atteint
12,6 milliards en 2020, soit une faible croissance de 0.4%.
L’augmentation de la valeur ajoutée du secteur des télécommunications, en dépit de
certaines faiblesses infrastructurelles, est surtout liée à la demande sans cesse croissante de la
population en services de télécommunication. Elle est particulièrement supportée par le
segment de la téléphonie mobile qui demeure assez dynamique. Il convient toutefois de noter
que comparativement aux autres pays de la région où le taux d’abonnés avoisine 90%, en
Haïti ce taux reste encore relativement faible, soit environ 60%.
2.8- Tendance haussière des Activités Financières et d’Assurances (CITI
54-66)
Les composantes de cette branche d’activité ont connu une évolution plutôt
différenciée en 2020. A côté de la valeur ajoutée du secteur bancaire qui a crû de 1,1% et de
celle des institutions d’assurances qui a progressé de 4,8%, les micros finances ainsi que les
autres institutions de crédit ont en moyenne affiché une baisse d’environ -1,9% de leur valeur
ajoutée.
Tout cela a conduit à une légère hausse de 0.4% de la valeur ajoutée du secteur
financier et des assurances. En effet, fixée à 18,9 milliards de gourdes constantes en 2019, la
valeur ajoutée des activités financières et d’assurance a atteint un peu plus de 19 milliards au
terme de l’année fiscale 2020.
2.9- Croissance des activités immobilières (CITI 68)
A l’instar de plusieurs secteurs offrant des services marchands à la population, la
branche des Activités Immobilières a pour la troisième année consécutive enregistré une
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
certaine croissance. Avec une valeur ajoutée établie à 26,2 milliards de gourdes, à prix
constants en 2019, elle a atteint 26,5 milliards en 2020, soit une progression de 1,1%.
La hausse de la valeur ajoutée de ce secteur pourrait être attribuée à l’effet de
l’augmentation de la demande de logements résultant, entre autres, du déplacement d’une
bonne partie de la population fuyant certains quartiers réputés à risque.
2.10- Hausse des Services non-Marchands (CITI 84, 94)
On a regroupé sous le vocable de « Services non-Marchands » essentiellement les
producteurs qui fournissent gratuitement ou quasi gratuitement des biens et services à la
population. Il s’agit notamment : de l’Administration Publique et la Défense, de la Sécurité
Sociale, des Collectivités Territoriales et des Institutions sans But Lucratif au Service des
Ménages, dont font partie les Organisations Non Gouvernementales (ONG).
De 41,1 milliards de gourdes, en terme réel, réalisés en 2019, la valeur ajoutée de ce
secteur est passée à 43,6 milliards en 2020, soit une progression de 6,1%, contre 1,2% par
rapport à l’année précédente.
2.11- Modeste Croissance des branches Education (CITI 85), Santé et
Action Sociale (CITI 86-88)
Avec 29,2 milliards de gourdes de valeur ajoutée à prix constants, la branche
Education a progressé de 2,1% par rapport à l’année fiscale 2019.
L’accroissement de la valeur ajoutée de cette branche est principalement lié à
l’augmentation en 2020 de 1.3% des effectifs scolaires tirés des registres du Ministère de
l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP). Les subventions du
Trésor Public dans le cadre du Fonds National de l’Education (FNE) ont aussi, en partie,
contribué à cette hausse de la valeur ajoutée du secteur de l’Education en 2020.
Parallèlement, la valeur ajoutée de la branche Santé et de l’Action Sociale a
globalement enregistré une hausse de 3.5% en réalisant 23,6 milliards de gourdes en valeur
constante à la fin de l’exercice fiscal 2020, contre 22.8 milliards en 2019.
Déterminée à partir des résultats des comptes nationaux de santé élaborés par le
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), la part de la valeur ajoutée
réalisée par la composante « Action Sociale » ne couvre qu’environ 6% du montant global de
la branche.
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
2.12- Hausse de la Branche Autres Activités de Services (CITI 69-75 ;
77-82 ; 90-96 ; 97-98)
La valeur ajoutée de la branche Autres Activités de Services englobe celle relative aux
classes couvrant les codes 69-75 ; 77-82 ; 90-96 ; 97-98 de la Classification Internationale
Type par Industrie, Révision IV (CITI IV). Les calculs effectués ont permis d’établir une
croissance positive de 1,5% pour ce secteur qui a terminé l’année fiscale 2020 avec une valeur
ajoutée équivalant à environ 33,2 milliards de gourdes en valeur constante. Toutes les
composantes de cette macro-branche à savoir : les Activités professionnelles, scientifiques et
techniques (2.1%), les Activités de services administratifs et d’appui (2.0%), les Autres
activités de services (1.1%), les Activités des ménages privés employant du personnel
domestique (0.5%), etc., ont donc concouru à l’augmentation de la quantité de richesses
créées par l’ensemble de ces activités.
III- CHUTE DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE GLOBALES
L’offre globale renferme deux grandes composantes qui sont le Produit Intérieur Brut
et les importations de biens et services. L’Offre qui est égale à la Demande s’élève en 2020 à
856.7 milliards de gourdes à prix constants, contre 930.1 milliards antérieurement, soit une
baisse, en volume, de -7.9%. En plus du PIB, la composante ‘’Importation’’ de l’Offre a chuté
de -18.3%, en enregistrant 231.2 milliards de gourdes au terme de l’année fiscale 2020 contre
282.9 milliards pour l’exercice fiscal antérieur. En attestent les données de la BDP qui
indiquent que les importations de biens et services qui se trouvaient à hauteur de 5537.0
millions de dollars américains en 2019 sont tombées à 4318.3 5 millions en 2020, soit une
baisse de -22.0%.
5 Balance des Paiements : BRH
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
TABLEAU 4
OFFRE & DEMANDE GLOBALES
EN MILLIONS DE GOURDES COURANTES
De 2015-2016 A 2019-2020
BASE 2011-2012
2015-2016
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2019-2020
PIB
844 479
986 919
1 076 413
1 244 014
1 449 887
IMPORTATION
283 239
342 333
392 333
465 857
431 528
1 127 718
1 329 252
1 468 745
1 709 871
1 881 416
AGREGATS
OFFRE GLOBALE
CONSOMMATION
CONSOMMATION FINALE DES MENAGES
800 372
922 905
1 038 827
1 195 948
1 374 547
CONSOMMATION FINALE DES APU
69 730
78 243
88 672
90 855
106 017
CONSOMMATION FINALE DES ISBLM
17 200
19 374
23 425
24 534
33 246
FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE (FBCF)
143 013
199 481
201 395
252 809
256 674
EXPORTATION
DEMANDE GLOBALE
97 403
109 249
116 427
145 725
110 931
1 127 718
1 329 252
1 468 745
1 709 871
1 881 416
OFFRE & DEMANDE GLOBALES
EN MILLIONS DE GOURDES CONSTANTES
De 2015-2016 A 2019-2020
BASE 2011-2012
2015-2016
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2019-2020
PIB
631 631
647 487
658 286
647 196
625 558
IMPORTATION
238 106
262 870
271 579
282 873
231 168
869 737
910 357
929 865
930 069
856 726
AGREGATS
OFFRE GLOBALE
CONSOMMATION
CONSOMMATION FINALE DES MENAGES
622 809
654 805
681 858
675 815
645 981
CONSOMMATION FINALE DES APU
57 805
58 657
61 106
55 875
62 071
CONSOMMATION FINALE DES ISBLM
14 684
14 838
15 272
14 166
16 086
FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE (FBCF)
102 238
110 315
104 578
112 595
89 411
72 201
71 742
67 051
71 618
43 177
869 737
910 357
929 865
930 069
856 726
EXPORTATION
DEMANDE GLOBALE
SOURCE : DSE / IHSI
30,0
Graphique 3
Evolution de l'Offre et de la Demande Globales
Taux de croissance annuel
25,0
20,0
En %
15,0
10,0
5,0
0,0
-5,0
2015-2016
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2019-2020
-10,0
Valeur
Volume
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
Evolution différenciée des éléments de la Demande Interne : Constituée de la
Consommation Finale des Ménages (-4,4%), de la Consommation de l’Administration
Publique (+11.1%), de celle des Institutions Sans But Lucratifs au Services des Ménages
(+13.6%) et de la Formation Brute de Capital Fixe/Investissement (-20,6%), la demande
interne dont les composantes ont affiché une tendance mitigée a reculé de -5,2 % en terme
réel, totalisant 813.7 milliards de gourdes, contre 858.0 milliards en 2019.
La baisse prononcée de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) est plutôt
compatible avec la chute drastique des investissements directs étrangers (IDE) enregistrée
dans l’économie haïtienne en 2020. En effet, les IDE sont passés de 75,0 millions de dollars
américains en 2019 à 15,5 millions6 en 2020, soit une contraction de 79,3%. Parallèlement,
les dépenses en bien de capital au niveau des administrations publiques sont évaluées à 845
millions de gourdes en 2020, contre 815 millions en 2019, soit une hausse de 4,0%7.
Moins importante que la demande interne, la demande externe, c’est-à-dire les
exportations de biens et services, est évaluée à seulement 43.2 milliards de gourdes constantes
en 2020, contre 71,6 milliards en 2019, accusant ainsi une régression de -37.9%. L’analyse de
la structure des exportations indique que ce sont surtout les exportations des produits
manufacturés et des huiles essentielles qui sont à l’origine de cette forte baisse. Les articles
manufacturés qui se chiffraient à 425,4 millions de dollars américains en 2019 sont tombés à
309,28 millions en 2020, enregistrant ainsi une chute de 27,3%. De leur côté, les exportations
des huiles essentielles vers les Etats-Unis sont passées de 33,8 millions de dollars en 2019, à
seulement 22,7 millions en 2020, soit une décroissance d’environ 33.0%.
IV- PERSPECTIVES POUR 2021
L’horizon économique s’assombrit de plus en plus à cause de la grave crise sociopolitique qui perdure avec tous ses corollaires, constituant ainsi des goulots d’étranglements
au développement des activités économiques.
A mi-parcours de la fin de l’exercice fiscal 2021, les signaux reçus jusqu’à présent ne
sont pas, du tout, reluisants pour certains secteurs d’activités. Dans une certaine mesure, on
pourrait tenter de dire que la crise socio-politique a pris l’économie en otage. Cependant, tout
n’est pas perdu. Si on arrive à juguler la crise et à sauver le deuxième semestre de l’année
6
Balance des Paiements: BRH
7 Tableau des opérations financières de l’État : MEF
8
Balance des Paiements : BRH
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
fiscale, notamment en recréant le climat propice aux affaires, l’économie peut encore renouer
cette année avec une certaine croissance du PIB.
Etant donné la proximité et l’importance des rapports commerciaux existant entre des
deux pays, les grandes mesures de relance économique annoncées du côté des Etats-Unis
d’Amérique, pour répondre aux méfaits du Covid-19, pourraient être, à bien des égards,
profitables à certains secteurs d’activités en Haïti. Mais là encore, il faudra que l’économie
haïtienne puisse se doter de la capacité d’absorption nécessaire afin de pouvoir bénéficier des
opportunités qui pourront éventuellement se présenter.
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020
____________________________________________________________________________________________________
LES COMPTES ECONOMIQUES EN 2020