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Haïti Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II) 1994-1995

Haïti Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II) 1994-1995

Résumé — Résultats de l'enquête nationale auprès des ménages de 1994-1995 sur la fécondité, la mortalité, la santé maternelle et infantile, la nutrition, l'utilisation des services et les conditions des ménages.
Constats Clés
Description Complète

Les données nationales représentatives recueillies auprès des ménages en 1994-1995 mesurent les tendances démographiques, la santé reproductive, la survie et la nutrition des enfants, la connaissance de la prévention des maladies et l'accès aux services. Les tableaux fournissent des estimations nationales et par sous-groupe.

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Période Couverte
1994 — 1995
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Haïti Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services EMMUS-II 1994/95 Institut Haïtien de l'Enfance ®DHS Demographic and Health Surveys Macro Ihternational Inc. I N D I C A T E U R S DU S O M M E T M O N D I A L P O U R LES E N F A N T S I N D I C A T E U R S DE B A S E Mortalité infantile - Quotient de mortalité mfantde (pour I 000 naissances vivantes) . . . . . . . . . . 74 - Quotient de mortalité mfanto-juvénile (pour 1 000 naissances vwantes) . . . 131 Malnutntlon des enfants - Pourcentage d'enfants de motos de 5 ans accusant un retard de croissance . . . . 32 - Pourcentage d'enfants de motos de 5 ans présentant une insuffisance pondérale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 - Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans émactés . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Accès à une eau potable salubre - Pourcentage de ménages dxsposant d ' e a u potable salubre I à motos de 15 minutes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Accès à des installations sanitaires - Pourcentage de ménages disposant de chasse d ' e a u ou de latrines d'évacuation des excréments améhorées personnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Educatton de base - Pourcentage de ti:mmes de 15-49 ans ayant achevé l'école primmre . . . . . . . . 28 - Pourcentage d ' h o m m e s de 15-49 ans ayant achevé l'école primaire . . . . . . . . . 35 - Pourcentage de filles de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 - Pourcentage de garçons de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . 71 - Pourcentage de f e m m e s de 15-49 ans alphabéusées . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Enfants en situation - Pourcentage d'enfants de motos de 15 ans qui sont orphelins . . . . . . . . . . I particulièrement difficile - Pourcentage d'enfants de motos de 15 ans qui ne vivent pas avec leur mère biologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui vîvent dans un m é n a g e comptant un seul adulte de 15 ans ou plus ...................... 6 I N D I C A T E U R S DE S U P P O R T Santé des femmes E s p a c e m e n t des naissances - Pourcentage de naissances à motos de 24 mois de la naissance précédente . . . . 25 Matermté sans tqsque - Pourcentage de naissances dont la mère a bénéficié de consultation prénatale auprès de personnel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 - Pourcentage de naissances dont la mère a bénéficié de consultation prénatale au cours du premier trimestre de grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 - Pourcet~tage de nmssattces dont la mère a été asststée par du personnel médical au cours de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 - Pourcentage de naissances ayant lieu en établissement samtalre ........ 20 - Pourcentage de naissances à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Planification familiale - Taux de prévalence contraceptive (l~mmes en union, en pour cent) . . . . . . . . . 18 - Pourcentage de /~mmes en unîon ayant des besoins non-satisfaits en matière de planification l'amdlale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Nutrition Nutrition des mères - Pourcentage de mères avec un faible Indice de Masse Corporelle . . . . . 19 Allaitement - Pourcentage d'enfants de motos de 4 moxs qui sont exclusivement allaltés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Santé de l'enfant Vaccinations - Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans dont la mère a reçu une vaccmation antitétanique pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 - Pourcentage d'enfants de 12-23 mms ayant ~té vaccmé contre la rougeole . . . . 48 - Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant ~té complètement vaccinés . . . . . . 30 Contrôle de la diarrhée - Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant eu la diarrhée durant les 2 dernières semaines et qm ont b é n é f i c i é d ' u n e Thérapie de Réhydratation par voie Orale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Infections resplratoJres aJguës - Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant eu une infection respiratoire aigue durant les 2 dermères semaines et qm ont été vus par du personnel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 I Provenant de robinet dans le logement, fontaine publique, pmts privé, puits pubhc ou eau en bouteille. Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II) Haïti 1994/95 Michel Cayemittes Antonio Rival Bernard Barrère Gérald Lerebours Michaèle Amédée Gédéon Institut Haïtien de l'Enfance Pétionville, Haïti Macro International Inc. Calverton, Maryland USA D~cembre1995 Ce rapport présente les principaux résultats de l'Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II) réalisée en Haïti en 1994/1995 par l'Institut Hai'tien de l'Enfance. L'EMMUS-II, financée par l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), a bénéficié de l'assistance techmque de Macro International Inc. L'EMMUS-II fait partie du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS) dont l'objectif est de collecter, analyser et diffuser des données démograpbiques portant en particulier sur la fécondité, la planification familiale et la santé de la mère et de l'enfant. Des informations complémentaires sur I'EMMUS-II peuvent être obtenues auprès de l'Institut Haïtien de l'Enfance, 41 Rue Borno, Pétionville, Haïti, P.O. Box 15606 (Téléphone (509) 57-1508; 57-2139; Fax (509) 57- 2269). Concernant le programme DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de Macro International Inc., 11785 Beltsville Drive, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone 301-572-0200; Fax 301-572-0999). Citation recommandée : Cayemittes, Michel, Antonio Rival, Bernard Barrère, Gérald Lerebours, et Michaèle Amédée Gédéon. 1995. Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II), Hai~i 1994/95. Calverton, Maryland USA : Institut H~tien de l'Enfance et Macro International Inc. TABLE DES MATIERES Page Liste des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ix Liste des graphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xv Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xvii Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xix Sigles et abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxi Carte de Haïti . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxii CHAPITRE 1 C A R A C T E R I S T I Q U E S DU PAYS ET P R E S E N T A T I O N DE L ' E N Q U E T E .. 1 1.1 BREVE PRESENTATION D'HAITI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.1.1 Situation géographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.1.2 Situation démographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.1.3 Situation économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.1.4 Situation politique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.1.5 Situation sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.2 OBJECTIFS ET M E T H O D O L O G I E DE L ' E N Q U E T E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.2.1 Cadre institutionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.2.2 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.2.3 Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 1.2.4 Plan de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 1.2.5 Formation et collecte des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.2.6 Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 CHAPITRE 2 C A R A C T E R I S T I Q U E S DES MENAGES ET DES ENQUETES ............ 9 2.1 ENQUETEMENAGE ................................................. 9 2.1.1 Répartition par sexe et âge de la population des ménages . . . . . . . . . . . . . . . 9 2.1.2 Composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2.1.3 Niveau d'instruction et fréquentation scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2.1.4 Caractéristiques des logements et biens possédés par les ménages . . . . . . . . 16 2.2 ENQUETE INDIVIDUELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 2.2.2 Caractéristiques des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 2.2.3 Accès aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 2.2.4 Emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.2.5 Garde des enfants en bas âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 iii Page CHAPITRE 3 FECONDITE ...................................................... 31 3.1 N I V E A U DE L A F E C O N D I T E ET FECONDITE D I F F E R E N T I E L L E . . . . . . . . . 31 3.2 T E N D A N C E S DE L A F E C O N D I T E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 3.3 P A R I T E ET STERILITE P R I M A I R E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 3.4 GROSSESSES IMPRODUCTIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 3.5 INTERVALLE INTERGENESIQUE .................................... 42 3.6 AGE A LA PREMIERE NAISSANCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 3.7 F E C O N D I T E DES A D O L E S C E N T E S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 3.8 F E C O N D I T E DES HOMMES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 3.9 CONCLUSION ..................................................... 48 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE ...................................... 49 4.1 C O N N A I S S A N C E DES METHODES C O N T R A C E P T I V E S . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 4.2 C O N N A I S S A N C E DE L A PERIODE F E C O N D E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 4.3 U T I L I S A T I O N DE L A C O N T R A C E P T I O N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 4.3.1 Utilisation de la contraception à un moment quelconque . . . . . . . . . . . . . . . 54 4.3.2 Utilisation actuelle de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 4.4 N O M B R E D ' E N F A N T S A L A PREMIERE U T I L I S A T I O N DE L A CONTRACEPTION ................................................. 62 4.5 S O U R C E S D ' A P P R O V I S I O N N E M E N T DES M E T H O D E S CONTRACEPTIVES ................................................. 63 4.6 U T I L I S A T I O N F U T U R E DE L A C O N T R A C E P T I O N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 4.7 SOURCES D'INFORMATION ......................................... 68 4.8 C O M M U N I C A T I O N S U R L A P L A N I F I C A T I O N F A M I L I A L E A U SEIN DU COUPLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 4.9 CONCLUSION ..................................................... 73 CHAPITRE 5 N U P T I A L I T E ET E X P O S I T I O N A U R I S Q U E DE G R O S S E S S E . . . . . . . . . . . 75 5.1 ETAT MATRIMONIAL .............................................. 75 5.2 A G E A L A P R E M I E R E U N I O N ET A G E A U X PREMIERS RAPPORTS SEXUELS ......................................................... 77 5,2,1 Age à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 5.2.2 Age aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 5.3 ACTIVITE SEXUELLE RECENTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 5.4 E X P O S I T I O N A U R I S Q U E DE G R O S S E S S E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 5.5 CONCLUSION ..................................................... 89 iv Page CHAPITRE 6 PREFERENCES EN MATIERE DE FECONDITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 6.1 DESIR D'ENFANTS (SUPPLEMENTAIRES) ............................ 91 6.2 BESOINS EN M A T I E R E DE PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . 96 6.3 N O M B R E T O T A L D'ENFANTS DESIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 6.4 PLANIFICATION DE LA FECONDITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 6.5 CONCLUSION .................................................... 104 CHAPITRE 7 SANTE DE LA MERE ET DE L'ENFANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 7.1 S O IN S P R E N A T A L S E T A C C O U C H E M E N T ........................... 105 7.1.1 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 7.1.2 Vaccination antitétanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 7.1.3 Accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 7.2 VACCINATION ................................................... 113 7.3 VITAMINE A ..................................................... 118 7.4 M A L A D I E S DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 7.4.1 Infections respiratoires aiguës et fièvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 7.4.2 Diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 7.4.3 Rougeole . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 7.4.4 Hospitalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 7.5 CONCLUSION .................................................... 129 CHAPITRE 8 ALLAITEMENT, NUTRITION ET ETAT NUTRITIONNEL . . . . . . . . . . . . 131 8.1 A L L A I T E M E N T ET A L I M E N T A T I O N DE C O M P L E M E N T . . . . . . . . . . . . . . . 131 8.2 E T A T N U T R I T I O N N E L DES E N F A N T S D E M O I N S D E C I N Q A N S . . . . . . . . 136 8.2.1 Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 8.2.2 Résultats d ' e n s e m b l e et tendances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138 8.2.3 Etat nutritionnel selon les caractéristiques socio-démographiques des enfants et de leur mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 8.3 E T A T N U T R I T I O N N E L DES M E R E S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 8.4 CONCLUSION .................................................... 147 CHAPITRE 9 MORTALITE DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 9.1 M E T H O D O L O G I E E T Q U A L I T E D ES D O N N E E S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 9.2 NIVEAUX ET TENDANCES ......................................... 151 Page 9.3 M O R T A L I T E DiI~I~tSRENTIELLE ET G R O U P E S A H A U T S R I S Q U E S . . . . . . 153 9.4 CONCLUSION .................................................... 159 C H A P I T R E 10 C A U S E S D E D E C E S DES E N F A N T S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161 10.1 C A U S E S DES DECES D E C L A R E E S PAR L A M E R E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 10.2 P R E V A L E N C E DES S Y M P T O M E S A V A N T L E DECES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 10.3 D I A G N O S T I C POSSIBLE S U R L A B A S E DES S Y M P T O M E S . . . . . . . . . . . . . 164 10.4 R A P P R O C H E M E N T DES C A U S E S D E C L A R E E S PAR L A M E R E E T D U D I A G N O S T I C D E D U I T DES SYMPTOMES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 10.5 C A U S E S P R O B A B L E S DE DECES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 10.5.1 Causes probables des décès néonatals et des décès à 1-59 mois ........ 167 10.5.2 Causes probables des décès selon certaines caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169 10.6 C O N S U L T A T I O N A V A N T LE DECES ET L I E U DE DECES .............. 171 10.7 CONCLUSION .................................................... 173 C H A P I T R E 11 M S T et S I D A ..................................................... 175 11.1 C O M P O R T E M E N T S E X U E L DES H O M M E S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 11.1.1 Nombre de partenaires sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 11.1.2 Rapports sexuels et gratifications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 11.1.3 Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 11.2 MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ..................... 179 11.2.1 Connaissance des M S T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 11.2.2 Episodes déclarés de M S T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 11.2.3 Comportement face aux M S T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 11.3 C O N N A I S S A N C E , PERCEPTION D U R I S Q U E ET P R E V E N T I O N DU SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 11.3.1 Connaissance de l'existence du SIDA et sources d'information . . . . . . . . . 185 11.3.2 Connaissance des modes de transmission du S I D A . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187 11.3.3 Perception du risque de contracter le SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190 11.3.4 Raisons de la perception des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 11.3.5 Comportement pour éviter de contracter le S I D A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194 11.4 C O N N A I S S A N C E ET U T I L I S A T I O N D U C O N D O M . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 11.4.1 Connaissance du condom et de ses sources d'approvisionnement . . . . . . . 198 11.4.2 Utilisation du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 vi Page 11.5 CONCLUSION .................................................... 204 CHAPITRE 12 DISPONIBILITE DES SERVICES C O M M U N A U T A I R E S . . . . . . . . . . . . . . . 205 12.1 C A R A C T E R I S T I Q U E S D ES C O M M U N A U T E S R U R A L E S . . . . . . . . . . . . . . . . 205 12.2 SERVICES SOCIO-ECONOMIQUES .................................. 207 12.3 ETABLISSEMENTS SANITAIRES .................................... 211 12.4 PROBLEMES DE SANTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214 C H A P I T R E 13 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS .......................... 217 REFERENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221 ANNEXE A PARTICIPANTS A L'EMMUS-II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 ANNEXE B PLAN DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229 B.I OBJECTIFS ....................................................... 231 B.2 BASE DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231 B.3 REPARTITION DE L ' E C H A N T I L L O N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232 B.4 CARACTERISTIQUES GENERALES DE L ' E C H A N T I L L O N . . . . . . . . . . . . . . 233 B.5 T I R A G E D E S U N I T E S A R E O L A I R E S E T DES M E N A G E S . . . . . . . . . . . . . . . . 234 B.5.1 Port-au-Prince Métropolitaine et Cap H~fftien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234 B.5.2 Autre milieu urbain et milieu rural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235 B.6 PROBABILITES DE SONDAGE ...................................... 235 B.6.1 Port-au-Prince Métropolitaine et Cap Hffftien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235 B.6.2 Les autres villes et le milieu rural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 236 B.7 R E S U L T A T S DES E N Q U E T E S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237 ANNEXE C ERREURS DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 ANNEXE D TABLEAUX POUR L'EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 267 ANNEXEF T R A D U C T I O N DES QUESTIONNAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 335 vil LISTE DES TABLEAUX Page Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Tableau 1.2 Taille et couverture de l'échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Tableau 2.1 Population des ménages par âge et sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Tableau 2.2 Population par âge selon différentes sources ............................... 11 Tableau 2.3 Composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Tableau 2.4 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Tableau 2.5.1 Niveau d'instruction de la population des f e m m e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Tableau 2.5.2 Niveau d'instruction de la population des h o m m e s .......................... 14 Tableau 2.6 Taux de scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Tableau 2.7 Caractéristiques des logements ......................................... 18 Tableau 2.8 Biens durables possédés par le m é n a g e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Tableau 2.9 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Tableau 2.10 Niveau d'instruction des f e m m e s et des h o m m e s enquêtés .................... 22 Tableau 2.11 Caractéristiques différentielles des couples ................................ 23 Tableau 2.12 Accès aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Tableau 2.13 Emploi, employeur et type de revenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Tableau 2.14 Occupation des f e m m e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Tableau 2.15 Emploi des h o m m e s .................................................. 28 Tableau 2.16 Occupation des h o m m e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Tableau 2.17 Garde des enfants et travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Tableau 3.1 Fécondité actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Tableau 3.2 Fécondité par caractéristiques socio-démographiques ........................ 34 Tableau 3.3 Fécondité par âge selon quatre sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Tableau 3.4 Tendances de la fécondité par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Tableau 3.5 Tendances de la fécondité par durée de l'union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Tableau 3.6 Enfants nés vivants et enfants survivants des f e m m e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Tableau 3.7 Grossesses improductives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Tableau 3.8 Issue des grossesses improductives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Tableau 3.9 Intervalle intergénésique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Tableau 3.10 Age à la première naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 ix Page Tableau 3.11 A g e médian à la première naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Tableau 3.12 Fécondité des adolescentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Tableau 3.13 Enfanfs nés de mères adolescentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Tableau 3.14 Enfan(s nés vivants et enfants survivants des h o m m e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Tableau 4.1 Connaissance des méthodes contraceptives ................................ 50 Tableau 4.2 Connaissance des méthodes contraceptives par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Tableau 4.3 Connaissance de la période féconde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Tableau 4.4 Utilisation de la contraception à un moment quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 Tableau 4.5 Utilisation actuelle de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Tableau 4.6 Utilisation actuelle de la contraceplion par caractéristiques socio- démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 Tableau 4.7 N o m b r e d'enfants à la première utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 Tableau 4.8 Source d'approvisionnement en contraceptifs modernes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Tableau 4.9 Utilisation future de la contraception ..................................... 65 Tableau 4.10 Raison de non-utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Tableau 4.11 Méthode contraceptive préférée pour une utilisation future . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Tableau 4.12 M e s s a g e s sur la planification familiale diffusés à la radio et à la télévision ....... 69 Tableau 4.13 M e s s a g e s par écrit sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 Tableau 4.14 Apprcbation de l'utilisation de la radio et de la télevision dans la diffusion de m e s s a g e s sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 Tableau 4.15 Discussion de la planification familiale avec le conjoint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 Tableau 4.16 Opinion des couples face à la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 Tableau 5.1 Etat matrimonial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Tableau 5.2 A g e des f e m m e s à la première union ..................................... 78 Tableau 5.3 A g e des h o m m e s à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Tableau 5 A A g e médian à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Tableau 5.5 A g e des f e m m e s aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 Tableau 5.6 A g e des h o m m e s aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Tableau 5.7 Age médian aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 Tableau 5.8 Activité sexuelle récente des f e m m e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 Tableau 5.9 Activité sexuelle récente des h o m m e s .................................... 86 Tableau 5.10 Aménorrhée, abstinence ~t insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 Tableau 5.11 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88 Page Tableau 5.12 Fin d'exposition au risque de grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . 92 Tableau 6.2 Préférences en matière de fécondité selon l ' â g e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Tableau 6.3 Préférences des couples en matière de fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 Tableau 6.4 Désir de limiter les naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 Tableau 6.5 Besoins en matière de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Tableau 6.6 N o m b r e idéal d'enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 Tableau 6.7 N o m b r e idéal d'enfants par caractéristiques socio-démographiques ............ 100 Tableau 6.8 Planification de la fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 Tableau 6.9 Taux de fécondité désirée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 Tableau 7.1 Soins prénatals ..................................................... 106 Tableau 7.2 N o m b r e de visites prénatales et stade de la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 Tableau 7.3 Vaccination antitétanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Tableau 7.4 Lieu de l'accouchement .............................................. 109 Tableau 7.5 Assistance lors de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 Tableau 7.6 Caractéristiques de l'accouchement : césarienne, prématurité, poids et taille à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112 Tableau 7.7 Vaccinations selon les sources d'information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 Tableau 7.8 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiques ................ 115 Tableau 7.9 Vaccinations avant l ' â g e de 12 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 Tableau 7.10 Vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 Tableau 7.11 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës et de la fièvre . . . . . . . 121 Tableau 7.12 Prévalence de la diarrhée ............................................. 123 Tableau 7.13 Connaissance et utilisation des S R O . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 Tableau 7.14 Traitement de la diarrhée ............................................. 125 Tableau 7.15 Alimentation pendant la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 Tableau 7.16 Rougeole au cours des 6 demiers mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 Tableau 7.17 Hospitalisation des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 Tableau 8.1 Allaitement initial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 Tableau 8.2 Type d'allaitement selon l ' â g e de l'enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Tableau 8.3 Type d'aliments selon l ' â g e de l'enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 Tableau 8.4 Durée médiane et fréquence de rallaitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 Tableau 8.5 Etat nutritionnel des enfants par caractéristiques démographiques ............. 139 xi Page Tableau 8.6 Tendance de la sous-nutrition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 Tableau 8.7 Indicateurs anthropométriques de l'état nutritionnel des mères . . . . . . . . . . . . . . . . 145 Tableau 8.8 Indicateurs anthropométriques des mères par caractéristiques socio- démographiques .................................................... 146 Tableau 9.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 Tableau 9.2 Mortalité des enfants par caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153 Tableau 9.3 Mortalité des enfants par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156 Tableau 9.4 Comportement procréateur à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158 Tableau 10.1 Causes de décès déclarées par la mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 Tableau 10.2 S y m p t ô m e s au cours de la période ayant précédé le décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 Tableau 10.3 Diagnostic possible établi à partir des symptômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 Tableau 10.4 Diagnostics multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 Tableau 10.5 Cause de décès déclarée par la mère et diagnostic possible déduit des symptômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 Tableau 10.6 Cause probable de décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168 Tableau 10.7 Cause probable de décès selon le sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 Tableau 10.8 Cause probable de décès selon le milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171 Tableau 10.9 Consultation avant le décès et lieu du décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172 Tableau 11.1 N o m b r e de partenaires sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176 Tableau 11.2 Paiement pour rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 Tableau 11.3 Partenaires occasionels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 Tableau 11.4 Connaissance des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) . . . . . . . . . . . . . . 180 Tableau 11.5 Maladies Sexuellement Transmisibles (MST) au cours des 12 derniers mois . . . . . 182 Tableau 11.6 Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et comportement . . . . . . . . . . . . . . . 184 Tableau 11.7 Connaissance du S I D A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 Tableau 11.8 Connaissance des modes de transmission du S I D A par les f e m m e s . . . . . . . . . . . . . 188 Tableau 11.9 Connaissance des modes de transmission du S I D A par les h o m m e s . . . . . . . . . . . . 189 Tableau 11.10 Perception du risque de contracter le S I D A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191 Tableau 11.11 Perception du risque de contracter le S I D A par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 Tableau 11.12 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le S I D A sont perçus c o m m e nuls/minimes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 Tableau 11.13 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le S I D A sont perçus c o m m e modérés/importants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194 xii Page Tableau 11.14 Comportement des femmes pour éviter de contracter le SIDA ................ 195 Tableau 11.15 Comportement des hommes pour éviter de contracter le SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . 197 Tableau 11.16 Connaissance du condom par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 Tableau 11.17 Connaissance du condom par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Tableau 11.18 Utilisation du condom par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 Tableau 11.19 Utilisation du condom par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203 Tableau 12.1 Caractéristiques des communautés rurales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 206 Tableau 12.2 Distance par rapport aux services socio-économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208 Tableau 12.3 Principal moyen de transport .......................................... 209 Tableau 12.4 Temps de trajet pour atteindre les services socio-économiques . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Tableau 12.5 Distance par rapport aux formations sanitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 Tableau 12.6 Temps de trajet pour atteindre les formations sanitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 Tableau 12.7 Distance par rapport au service de santé matemelle et infantile le plus proche, soins prénatals et couverture vaccinale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 Tableau 12.8 Principaux problèmes pour se soigner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 Tableau 12.9 Principaux problèmes pour se soigner par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . 216 Tableau B.1 Estimation de la population de Haïti à différentes dates . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232 Tableau B.2 Répartition de l'échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233 Tableau B.3 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des femmes par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238 Tableau B.4 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des hommes par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 239 Tableau C. 1.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage : femmes . . . . . . . . . . . . . 245 Tableau C. 1.2 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage : hommes . . . . . . . . . . . . . 246 Tableau C.2.1 Erreurs de sondage - Echantillon national : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247 Tableau C.2.2 Erreurs de sondage - Echantillon national : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248 Tableau C.3.1 Erreurs de sondage - Echantillon urbain : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 249 Tableau C.3.2 Erreurs de sondage - Echantillon urbain : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250 Tableau C.4.1 Erreurs de sondage - Echantillon rural : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251 Tableau C.4.2 Erreurs de sondage - Echantillon rural : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 252 Tableau C.5.1 Erreurs de sondage - Aire Métropolitaine : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253 Tableau C.5.2 Erreurs de sondage - Aire Métropolitaine : hommes ........................ 254 Tableau C.6.1 Erreurs de sondage - Autres villes : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255 xiii Page Tableau C.6.2 Erreurs de sondage - Autres villes: hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 256 Tableau D. 1 Répartition par âge de la population des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 259 Tableau D.2 Répartition par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . 260 Tableau D.3 Répartition par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtés . . . . . . . . . . . . . 261 Tableau D.4 Complétude de l'enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 262 Tableau D.5 Naissances par année de calendrier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 263 Tableau D.6 Enregistrement de l'âge au décès en jours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 264 Tableau D.7 Enregistrement de l'âge au décès en mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 265 xiv LISTE DES GRAPHIQUES Page Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population - Haïti, 1994 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l0 Graphique 2.2 Survie des parents des enfants de moins de 15 ans et résidence des enfants avec les parents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Graphique 2.3 Taux de scolarisation ............................................. 16 Graphique 2.4 Caractéristiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Graphique 2.5 Caractéristiques des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Graphique 2.6 Emploi et occupation des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Graphique 3.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . . . . . . . . . . . . 33 Graphique 3.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans . . . . . . . . . 34 Graphique 3.3 Taux de fécondité générale par âge selon I'EHF 1977, I'EHPC 1983, I'EMMUS-I 1987 et I'EMMUS-II 1994/95 . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Graphique 3.4 Tendances de la fécondité par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Graphique 3.5 Proportion de femmes ayant déclaré avoir eu, au moins, un avortement, une mortinaissance et/ou une fausse couche, selon l'âge . . . . . . . . 42 Graphique 3.6 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde . . . . . . . . . . . . . . 46 Graphique 4.1 Connaissance des méthodes contraceptives par les femmes et les hommes . . . 51 Graphique 4.2 Connaissance de la contraception moderne par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Graphique 4.3 Prévalence de la contraception parmi l'ensemble des femmes et des hommes selon la méthode utilisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Graphique 4.4 Utilisation actuelle de la contraception par les femmes et les hommes en union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Graphique 4.5 Prévalence de la contraception moderne parmi les femmes de 15-49 ans en union, 1983-1994 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Graphique 4.6 Intention d'utiliser la contraception par les femmes et les hommes actuellement en union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Graphique 5.1 Etat matrimonial des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans . . . . . 77 Graphique 5.2 Ages médians à la première union et aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . 82 Graphique 5.3 Age médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels . . . . . . 83 Graphique 6.1 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 Graphique 6.2 Proportion de femmes et d'hommes en union ne voulant plus d'enfants, selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Graphique 6.3 Nombre idéal d'enfants pour les hommes et les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 XV Page Graphique 6.4 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 Graphique 7.1 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans pour lesquels la mère a bénéficié de soins prénatals pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 Graphique 7.2 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans nés avec l'assistance d'un professionnel de la santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 Graphique 7.3 Vaccinations des enfants de 12-23 mois selon le type de vaccin et la source d'information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 Graphique 7.4 Pourcentage d'enfants 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116 Graphique 7.5 Couverture vaccinale des enfants avant l'âge de 12 mois de 1990-91 à 1993-94 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Graphique 7.6 Pourcentage d'enfants de 1-4 ans ayant reçu de la Vitamine A au cours des 12 mois avant l'enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 Graphique 7.7 Prévalence des infections respiratoires aiguës (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 Graphique 7.8 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans et utilisation de la TRO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 Graphique 8.1 Pratique de l'allaitement des enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 Graphique 8.2 Distribution des indicateurs de l'état nutritionnel pour les enfants de 0-59 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 Graphique 8.3 Etat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 Graphique 8.4 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans présentant un retard de croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 Graphique 8.5 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans atteints d'émaciation . . . . . . . . . . . . 144 Graphique 9.1 Tendances de la mortalité des e n f a n t s de moins de 5 ans selon I'EHF 1977, I'EMMUS-I 1987 et I'EMMUS-II 1994 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 Graphique 9.2 Mortalité infanto-juvénile selon les caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . 154 Graphique 9.3 Mortalité infantile selon certaines caractéristiques en rapport avec la procréation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 Graphique 10.1 Causes probables de décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169 Graphique 10.2 Type de consultation pendant la maladie ayant précédé le décès et lieu du décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172 Graphique 11.1 Principaux modes de transmission du SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190 Graphique 11.2 Moyens de protection contre le SIDA adoptés par les enquêtés connaissant le SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 196 Graphique 11.3 Utilisation du condom à un moment quelconque comme contraceptif ou pour se protéger des MST/SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 Graphique 12.1 Principaux problèmes pour se soigner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 xvi PREFACE Ce rapport présente les résultats de l'Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II), menée en Haiti en 1994-1995. Cette enquête nationale a été réalisée par l'Institut Haïtien de l'Enfance (IHE), avec l'autorisation du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et avec l'appui technique du programme Demographic and Health Surveys (DHS) de Macro International Inc. La réalisation de ce projet n ' a été possible que grâce au financement du Bureau de Santé, de Population et de Nutrition (HPN) de l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID/Haïti). Ont également apporté leur appui à cette étude : I'OPS/OMS, I'UNICEF, le FNUAP, le PNUD, I'AIDSCAP et l'Institut Haftien de Statistique et d'Informatique (IHSI). L'EMMUS-II a des objectifs similaires à ceux des enquêtes DHS menées dans de nombreux pays à travers le monde. Elle permet de disposer d'informations récentes sur les principaux indicateurs portant sur la fécondité, la planification familiale, la santé de la mère et de l'enfant, la mortalité infanto-juvénile, l'utilisation des services de santé, les MST et le SIDA et la disponibilité des services communautaires. Vu leur richesse et leur diversité, ces données seront très utiles pour le gouvernement haïtien et, en particulier, pour le Ministère de la Santé Publique et de la Population et toutes les organisations qui travaillent dans le domaine de la santé. Il ne fait aucun doute que les informations recueillies permettront de mieux définir les stratégies à mettre en place pour le développement de programmes de santé adaptés aux besoins réels de la population ha/tienne. Directeur Général de I'IHE xvii Antonio Rival A u m o m e n t de mettre ce document sous presse, nous apprenons avec tristesse le décès d'Antonio Rival, travailleur infatigable, qui a été emporté p a r une maladie supportée avec courage. N o u s lui dédions ce rapport. xviii REMERCIEMENTS La réalisation de cette enquête a été rendue possible grâce à la participation et à la collaboration de plusieurs Institutions. Nous remercions tout d'abord le Ministère de la Santé Publique et de la Population qui a autorisé et facilité la réalisation de cette étude. Nous remercions le Bureau de Santé, de Population et de Nutrition de I'USAID/Haili, non seulement pour le financement du projet, mais aussi pour le soutien sans faille accordê à I'IHE tout au cours de l'exécution de ce travail. Des remerciements spéciaux s'adressent à : MM. David Eckerson et John Burdick, Mmes Betsy Brown, Lynn Gorton et Shelagh O'Rourke pour la confiance accordée à l'Institut H~fftien de l'Enfance et leur soutien jusqu'à la publication du rapport final; Dr. Michaèle Amédée Gédéon, pour son appui technique, sa participation à la formation des enquêteurs et à la rédaction du rapport; M. Bradley Barker, pour son assistance technique et son support continu dans la gestion du projet au cours d'une période particulièrement difficile. Nous remercions pour leurs conseils et leur soutien logistique : I'OPS/OMS, en particulier Dr Marie Andrée Diouf; le PNUD et le FNUAP, en particulier Mmes Heidi Swindells et Edith Lataillade; I'UNICEF, en particulier Mmes Elisabeth Gibbons et Flora Sibanda Mulder et M. Roberto Lanrenti. Nous remercions également : I'IPPF/PAPFO, en particulier Dr Adeline Verly et Mme Laura Wedeen pour leurs conseils; I'AIDSCAP, en particulier Dr Génécé pour sa participation au Comité Technique Elargi et Mme Viviane Cayemittes pour sa participation à la révision du rapport. Nous remercions I'IHSI qui a fourni les informations sur la population recensée, a mis à notre disposition le personnel qui a réalisé la cartographie pour les grappes sélectionnées et participé à la formation des ~numérateurs. Nos remerciements vont en particulier à MM. Jean Claude Darang, Daniel Milbin et Jacques Hendry Rousseau. Nos sincères remerciements s'adressent au personnel du programme DHS de Macro International Inc. et en particulier à : M. Noureddine Abderrahim pour le traitement et l'analyse des données, Mme Thanh Lê pour l'êlaboration du plan de sondage, Mlle Michka Seroussi pour sa participation à la formation, Mmes Kaye Mitchell et Sidney Moore et M. Jonathan Dammons pour la composition finale du rapport, M. George Bicego pour l'établissement des contacts avec I'IHE. xix Un remerciement très spécial est adressé à M. Bernard Barrère pour son rôle clé dans la conception, la formation, la supervision du travail, et la rédaction du rapport. Son dynamisme et sa compétence ont été déterminants pour la réussite de ce projet. Nos remerciements chaleureux s'adressent aux Drs Antoine Augustin, Yves Marie Bernard, et Aristobule Deverson pour leurs conseils judicieux dans la conception et l'éxécution du projet. Nos remerciements s'adressent également à Mme Josiane R. Marcelin pour son aide dans la recherche de documents sur la cartographie de Port-au-Prince. Ce travail n'aurait pas été possible sans la participation active et le dévouement du personnel de I'IHE, en particulier : M. Antonio Rival, pour la coordination, la supervision du projet et sa participation à la r&iaction du rapport. Grâce à son dynamisme et à son sens professionnel, il a pu mener à bien l'étude dans un contexte difficile; Dr Gérald Lerebours, pour sa participation à toutes les phases du projet, en particulier la conception, la planification de l'étude et la rédaction du rapport; M. Jacques Target pour son dévouement et sa persévérance, particulièrement dans le domaine de la supervision; Mmes OIga Médor et Carole Pierre-Paul Jacob qui ont assuré la supervision des activités de terrain; Mme Marie Paule Bastien, Mlle Macia Cenatus pour leur rôle efficace dans la gestion du projet et M. Jean-Claude Jean-Pierre pour la coordination logistique; Drs. Arsène Ferrus, Colette Vilgrain Charles, et Florence Placide, M. Bernateau Desmangles pour leur participation à la rédaction et à la révision du rapport; Drs. Marie Dalberg Lafontant, Wilner Léveillé, Mme Fema Victor, Mr. Alexandre Canez pour leur apport à la formation du personnel de terrain; M. Paul Bréa et Melle Marie José Célestin pour le bon travail fourni par l'Unité Informatique; Mme Viviane Ligondé et Melles Sovely Forestal et Betty Cadet pour leur support secrétarial; MM. Benito Joseph et Phanol Renatus Valcinor qui ont assuré la comptabilité du projet; M. Guiteau Valès pour son apport à la supervision. Nous remercions tout particulièrement : le personnel de terrain : superviseurs, contrôleuses, enquêteurs, enquêtrices, chauffeurs et guides locaux qui ont rendu possible la collecte des données. le personnel de saisie : opérateurs et contrôleurs. Enfin, nous ne saurions terminer sans remercier de façon spéciale ces milliers d'hommes et de femmes qui ont accepté de participer à l'enquête. Nous adressons nos sincères remerciements à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, ont contribué à la réalisation du projet. Directeur National de I'EMMUS-II XX SIGLES ET ABREVIATIONS AIDSCAP Acquired Immunodeficiency Syndrome Control and Prevention BCG bacille Bilié de Calmette et Guérin (vaccin antituberculeux) CDC Centers for Disease Control (centres de contrôle des maladies, Etats-Unis) DHS (EDS) Demographic and Health Surveys (Enquêtes Démographiques et de Santé) DIU Dispositif Intra-Utérin DTPer Diphtérie, Tétanos, Pertusis (vaccin) EDS (DHS) Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys) EHF Enquête H~fitienne sur la Fécondité EHPC Enquête Haïtienne sur la Prévalence de la Contraception EMF Enquête Mondiale sur la Fécondité EMMUS Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services ENHAC Enquête Nationale H~ütienne sur la Contraception ET Ecart Type FNUAP Fonds des Nations Unies pour la Population IEC Information, Education, Communication IHE Institut Haïtien de l'Enfance IHS Institut Haïtien de Statistique IHSI Institut Ha'ftien de Statistique et d'Informatique IMC Indice de Masse Corporelle IPPF/PAPFO International Planned Parenthood Federation/Port-au-Prince Field Office IRA Infections Respiratoires Aiguës ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désirée ISSA Integrated System for Survey Analysis MSPP Ministère de la Santé Publique et de la Population MST Maladie Sexuellement Transmissible NCHS National Center for Healtb Statistics (Centre national des statistiques sanitaires, Etats-Unis) ONG Organisation Non Gouvernementale OPS/OMS Organisation Panaméricaine de la Santé/Organisation Mondiale de la Santé PEV Programme Elargi de Vaccination PMA Pays les Moins Avancés PNB Produit National Brut PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement RGPL Recensement Général de la Population et du Logement SDE Section d'Enumération SIDA Syndrome d'Immuno Déficience Acquise SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBN Taux Brut de Natalité TGFG Taux Global de Fécondité Générale TRO Thêrapie de Réhydratation Orale UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'Enfance USAID United States Agency for International Development (Agence des Etats-Unis pour le Développement International VIH Virus d'Immuno-déficience Humaine xxi HA'I'TI OCEANATLANTIQUE NORD-OUEST NORD ARTIBONITE MER DES CARAiBES REPUBLIQUE DOMINICAINE CENTRE OUEST SUD-EST CHAPITRE 1 CARACTERISTIQUES DU PAYS ET PRESENTATION DE L'ENQUETE Ce premier chapitre a pour but de présenter les principales caractéristiques d'Haïti ainsi que la mêthodologie de l'Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II). Ces informations permettront sans doute de mieux saisir le contexte dans lequel s'est déroulée I'EMMUS-II et, ainsi, de mieux situer les résultats obtenus. 1.1 BREVE PRESENTATION D'HAITI 1.1.1 Situation géographique H~ffti, située dans le bassin des Caraibes, constitue, avec la Rêpublique Dominicaine, la deuxième île des Grandes Antilles. Elle est baignée au nord par l'Océan Atlantique et au sud par la Mer des Carai'oes. Pays essentiellement montagneux, Haïti est bordée de plaines côtières qui représentent environ 20 pour cent du territoire. Sa superficie totale est de 27 250 km 2. Deux langues officielles sont reconnues par la constitution de 1987 : le français et le créole. Cependant, une faible proportion de la population parle effectivement le français, 11est généralement admis que le taux d'analphabétisme est élevé en Haïti. Au cours de l'enquête, parmi les personnes âgées de 6 ans et plus, 39 pour cent des femmes et 28 pour cent des hommes avaient déclaré n'avoir jamais été à l'école. Ha'fti est divisée en neuf départements et a Tableau 1.1 Indicateurs d6mographiques de base pour capitale Port-au-Prince, située dans le département de l'Ouest. Près des deux tiers de la Indicateurs population vit en milieu rural et environ un tiers en milieu urbain. La population de Port-au-Prince, Superficie (km2) 27 250 Population totale I 7 200 000 sans cesse croissante, avoisinerait actuellement Rapport de maseulinité2 (hommes/100 femmes) 92 2 000 000 d'habitants. Densit~ (habitants/kmz) 264 Population de moins de 5 ans2 (p. 100) 15 Population de moins de 15 ans2 (p. 100) 46 1.1.2 Situation démographique Taux d'accroissement annuel 3 (p. 100) 2 Taux brut de natalité 2 (13. 1 000) 34 Taux de mortalit~ infantile2 !~p. 1 0001 74 Plusieurs enquêtes démographiques ont ~té Taux de mortaht6 maternelle (p. 100 000) 460 menées en Haïti au cours des 15 demières années. ~ Elles fournissent essentiellement des informations ~ources: ' Estimation pour 1995 sur la féeondité, la planification familiale et sur la 2 EMMUS-11, 1994-1995 santé des enfants. Cependant, du fait que le dernier 3 Estimation de l'Institut Ha)tien de la Statistique et de recensement date de 1982 (Recensement Général l'Informatique 4 MaternalMortalityin H~ffti,1993 de la Population et du Logement - RGPL), les données sur la taille de la population et sa structure, et sur les mouvements de population (natalité, mortalité et migrations) font cruellement défaut? L'Enquête Haïtienne sur la Fécondit6 (EHF) en 1977 (IHS et EMF, 1981); l'Enquête Haftienne sur la Prévalence de la Contraception (EHPC) en 1983 (Ayad et al., 1985); Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-I) en 1987 (Cayemittes et al., 1989); l'Enquête Nationale Haïtienne sur la Contraception (ENHAC) en 1989 (Cayemittes et al., 1991). 2 IHSI, 1984 La population d'Haïti est estimée actuellement à 7 200 000 habitants (voir Tableau 1.1). La densité est donc ~levée, puisqu' elle atteint 267 habitants au km 2. Il est à noter qu' il s' agit d'une population très jeune dont 15 pour cent a moins de 5 ans et 46 pour cent moins de 15 ans. Les personnes de 65 ans et plus ne ~-~présentent que 3 pour cent. Le rapport de masculinit6 qui s'établit à 92 hommes pour 100 femmes met en évidence un déséquilibre entre les sexes au profit des femmes. Le rythme d'urbanisation ne cesse de s'acc61erer au niveau de tous les départements et près de 60 pour cent de cette population migrante d'origine mrale va habiter dans les bidonvilles des centres urbains. L'émigration qui a débuté dans les années 50 s'est accentuée à partir des années 60 pour devenir très importante au cours de la décennie 90, suite aux troubles socio-politiques de ces dix deruières années. A la fin de 1989, on estimait à plus d'un million le nombre d'haïtiens vivant à l'étranger, la majorité se trouvant aux Etats-Unis (Guengant, 1993). 1.1.3 Situation économique Pays originellement à vocation agricole où l'industrie est peu développée, Haïti se caractérise par un secteur économique informel important. Environ trois quarts de la population auraient un revenu se situant au-dessous du seuil de pauvreté absolue. Le taux de chômage global était estimé, en 1991, à plus de 50 pour cent de la population active (UNDP, 1991). Certainement, la situation s'est agravée depuis cette époque. "Depuis 1980, la situation économique n ' a cessé de se dégrader, avec un produit intérieur brut par tête en constante réduction; si on donne à celui-ci l'indice 100 en 1980, et qu'on l'estime en prix réel c'est-à-dire après avoir exclu l'impact de l'inflation, il est passé de 83 en 1989, à 80 en 1990, à 78 en 1991 et à 70 en 1992. H~üti se situe donc parmi les Pays les Moins Avancés (PMA) et est considéré comme le pays le plus pauvre de l'hémisphère avec un Produit National Brut (PNB) par tête estimé à 370 dollars américains en 1990." (OPS/OMS, 1993). D'après certaines estimations, ce chiffre serait tombé à moins de 300 dollars américains en 1994. Au cours des deux dernières décennies, on a assisté à une dégradation de 1'agriculture en relation avec une déforestation accélérée, l'absence de modernisation des techniques agricoles, une pression sans cesse croissante sur les terres, l'éclatement des structures sociales et la détérioration des termes de l'échange. Parallèlement, l'industrie naissante, essentiellement de sous-traitance, qui était en expansion à la fin des années 70 a subi une nette régression avec la crise du pétrole, l'inflation galopante avec la décôte de la gourde (chute de plus de 300 pour cent de sa valeur au cours des quatre demières années) et l'instabilité politique avec la succession de gouvernements éphémères. Conséquence de cette dégradation économique, le coût de la vie ne cesse d'augmenter comme en témoigne par exemple l'indice des prix de produits alimentaires de base (riz, ma/s, haricot). Il n ' a cessé d'augmenter au cours des 3 dernières années, passant de 100 (indice de référence) en janvier 1992 à 161 pour la période mai-juin 95 (USAID, 1995). 1.1.4 Situation politique Une instabilité politique chronique et le caractère anti-démocratique de la quasi-totalité des gouvernements constituent les deux traits essentiels du régime politique haïtien depuis l'indépendance du pays en 1804. Avec la chute du règne dictatorial des Duvalier en 1986, une perspective de changement est apparue, surtout avec l'avènement en 1990 du premier gouvemement ~lu démocratiquement. Malheureusement, un coup d'état sanglant est venu mettre fin à cette expérience. La résistance du peuple haïtien, l'intervention de la communauté internationale et l'embargo économique imposé à Hafti en 1994 ont permis le retour à l'ordre d6mocratique en octobre 1994. Depuis cette date, il germe à nouveau une lueur d'espoir mais la complexité de la situation et les énormes difficultés à surmonter montrent que le chemin à parcourir est encore long. 1.1.5 Situation sanitaire La population vit dans un environnement sanitaire très malsain comme en témoigne ces indicateurs : 31 pour cent seulement de la population a accès à une eau potable salubre, située à moins de 15 minutes du domicile; 25 pour cent seulement de la population a accès à des installations sanitaires d'évacuation des excréments. En ce qui concerne les affections les plus courantes qui touchent les adultes, on trouve la malaria, la tuberculose, le SIDA et la sous-nutrition. Alors que chez les enfants, ce sont surtout les diarrhées, la sous- nutrition et les infections respiratoires aiguës. Le pays dispose de 652 établissements sanitaires dont plus d'un tiers est concentré dans le département de l'Ouest et surtout à Port-au-Prince (OPS/OMS, 1994). Ces structures disposent d'un total de 6 473 lits, soit 9 lits pour 10 000 habitants. En terme de personnel, on estime qu'il y a 1,1 médecins, 1,2 infirmières, 2,7 auxiliaires et 0,4 dentiste pour 10 000 habitants (MSPP, 1995). D'une manière générale, à peine 70 pour cent de la population a réellement accès aux soins de santé même si on se limite aux soins de santé primaires. "La dépense de l'état par habitant reste faible : environ 23 gourdes en 1992" (MSPP, 1995 ). Avec les troubles politiques des années 1991-1994, nous avons assisté à un véritable bouleversement au niveau des prestations des services de santé. D'un côté, désagrégation de plus en plus importante du secteur public et, parallèlement, renforcement et élargissement du secteur privé à but non lucratif. En effet, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) travaillant dans le domaine des soins de santé primaires ont pu augmenter la couverture des services offerts à la population h~(itienne, touchant près de 3 000 000 d'habitants,3 grâce à une augmentation de leurs ressources financières provenant de l'aide humanitaire instituée au cours de la période d'embargo, à une meilleure gestion et au dévouement de la plupart des travailleurs de santé. Sur le plan de la politique sanitaire, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) donne la priorité à la promotion des soins de santé primaires. 1.2 OBJECTIFS ET METHODOLOGIE DE L'ENQUETE 1.2.1 Cadre institutionnel L'Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-II) a été réalisée de juillet 1994 à janvier 1995 par l'Institut Haïtien de l'Enfance (IHE) avec l'assistance technique du programme Demographic and Health Surveys (DHS) de Macro International Inc. Elle a bénéficié du financement de 1'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) et du soutien logistique du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), de l'Organisation Pan Americaine de la Santé/Organisation Mondiale de la Santé (OPS/OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF). Il faut signaler que cette enquête a démarré en juillet 1994, au cours d'une période particulièrement troublée sur le plan socio-politique (embargo international, régime inconstitutionnel en place) et en pleine crise économique. Même si nous avons assisté au retour du régime constitutionnel en octobre 1994, la situation socio-économique qui a prévalu tout au long de la collecte des données était toujours très critique. 3 Estimation de I'IHE pour 1995. 1.2.2 Objectifs L'EMMUS-II a pour objectifs d'estimer sur le plan national et selon le milieu de résidence (Aire Métropolitaine de Port-au-Prince, Autres Villes et milieu rural) les indicateurs suivants : P o u r les e n f a n t s de m o i n s d e 5 ans : la prévalence de la diarrhée, des infections respiratoires aiguës et de la fièvre au cours des deux dernières semaines précédant l'enquête; le taux d'utilisation de la Thérapie de Réhydratation Orale (TRO) chez les enfants atteints de diarrhée; la couverture vaccinale contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et la rougeole; le taux de supplémentation en vitamine A au cours de l'année précédant l'enquête et l'état nutritionnel par mesures anthropométriques (poids et taille); le niveau de mortalité; les principaux déterminants des niveaux et tendances de la mortalité; les principales causes de décès. P o u r les f e m m e s d e 15 à 49 ans : les niveaux de fécondité; les principaux déterminants des niveaux et tendances de la fécondité; le niveau de connaissance de la contraception, la prévalence contraceptive, les différentes méthodes utilisées et leurs sources d'approvisionnement; les principaux déterminants des niveaux d'utilisation de la contraception; le niveau d'utilisation des services de soins prénatals; la couverture vaccinale contre le tétanos des femmes en âge de procréer; l'état nutritionnel des mères par mesures anthropométriques (poids et taille); le niveau de connaissances des modes de transmission et de prévention des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et du SIDA, la perception du risque de contracter le SIDA et les moyens de prévention utilisés. Pour les hommes de 15 à 59 ans : la prévalencede la contraceptionainsi que les différentes méthodes utilisées; les principaux déterminants des niveaux d'utilisation de la contraception; le niveau de connaissances des modes de transmission et de prévention des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) du SIDA, la perception du risque de contracter le SIDA et les moyens de prévention utilisés. 1.2.3 Questionnaires Afin d'atteindre les objectifs fixés, quatre séries de questionnaires ont Et~ utilisés : 1) Questionnaire communantaire, portant sur les infrastructures socio-économiques et sanitaires des 172 grappes visitées. 2) Questionnaire ménage, permettant de collecter des informations démographiques sur le ménage, tel que le nombre de personnes vivant sous le toit, leur sexe, leur âge, leur état matrimonial, leur niveau d'instruction, ainsi que quelques informations sur les caractéfistiques du logement. Ce questionnaire permet d'établir l'éligibilité des personnes à interviewer individuellement et il fournit également les informations permettant d'établir le dénominateur pour le calcul des taux démographiques (natalité et fécondité). 3) Questionnaire femme : il s'agit d'un questionnaire individuel comprenant dix sections et portant sur les indicateurs mentionnés plus haut pour les femmes de 15 à 49 ans. 4) Questionnaire homme : il s'agit également d'un questionnaire individuel comprenant six sections et portant sur les indicateurs mentionnés plus haut pour les hommes de 15 à 59 ans. Ces instruments ont été développés à partir des questionnaires de base du programme Demographic and Health Survey (DHS), préalablement adaptés au contexte haïtien et en tenant compte des objectifs de l'enquête. Ces questionnaires ont été traduits en créole et, après contre-traduction de la version créole en vue de vérification, ils ont été pré-testés avant leur utilisation. Ces questionnaires, dans leur version créole, figurent intégralement à l'Annexe E et ils sont suivis de leur traduction en français. 1.2.4 Plan de sondage Pour les besoins de I'EMMUS-II, l'échantillon-cible était de 5 000 femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) et 1 600 hommes de 15 à 59 ans. L'échantillon est représentatif au niveau national et au niveau des milieux de résidence (Aire Métropolitaine de Port-au-Prince, Autres Villes et milieu rural). L'échantillon de I'EMMUS-II est bas~ sur un sondage aréolaire stmtifié et tir6 à deux degrés. Au premier degré, 172 grappes ont été tir~es au hasard, soit à partir d'une carte, dans le cas de l'Aire Métropolitaine et du Cap-H~fftien, soit à partir de la liste des Sections d'Enumération (SDE) établie au cours du recensement de 1982 par l'Institut Haitien de Statistique et d'Informatique (IHSI), dans le cas des autres centres urbains et du milieu rural. Toutes les grappes sélectionnées ont fait 1'objet d'une cartographie et d'une énumération exhanstive des ménages. Au deuxième degré, un échantillon de ménages a été tiré à partir de la liste de l'ensemble des ménages de chacune de ces grappes. Toutes les femmes de 15 à 49 ans appartenant aux ménages sélectionnés ont été interview~es. Par ailleurs, dans un sous-échantillon de ménages (un sur trois), tous les hommes de 15 à 59 ans ont été interviewés. Compte tenu de la taille variable de chaque strate (Aire Métropolitaine de Port-au-Prince, Autres Villes et milieu rural) et pour garantir des résultats suffisamment précis pour chacune d'entre elles, différents taux de sondage ont été appliqués à chaque strate et, par conséquent, les résultats ont été pondérés au niveau national. Toutes les 172 grappes sélectionnées ont pu être enquêtées au cours de I'EMMUS-II. Au total, 5 433 ménages ont été sélectionnés, parmi lesquels 4 944 ont été identifiés, et 4 818 ont été effectivement enquêtés, soit un taux de réponse de 97,5 pour cent (Tableau 1.2). Parmi les 5 709 femmes éligibles, 5 356 ont été effectivement interview~es avec succès, soit un taux de réponse de 93,8 pour cent. Parmi les 1 767 hommes éligibles, 1 610 ont été interviewés avec succès, soit un taux de réponse de 91,1 pour cent. Tableau 1.2 Taille et couverture de l'échantillon Effectifs des ménages, des femmes et des hommes sélectionnés, identifiés et enquêtês, et taux de réponse selon le mdleu de résidence, EMMUS-II Halti 1994/95 Rêsidence Aire Autres Ensemble Enquête métmpolitaine villes urbain Rural Ensemble Enquête ménage Nombre de logements sêlectionnés 1 411 1 024 2 435 2 998 5 433 Nombre de ménages identifiés 1 296 908 2 204 2 740 4 944 Nombre de ménages enquêtes 1 210 892 2 102 2 716 4 818 Taux de réponse des ménages 93,4 98,2 95,4 99,1 97,5 Enquête individuelle femme Nombre de femmes éligibles 1 75l 1092 2 843 2 866 5 709 Nombre de femmes enquêtées 1 555 1049 2 604 2 752 5 356 Taux de rêponse des femmes 88,8 96,1 91,6 96 93,8 Ménages pour l'enquête homme Nombre de logements sélectionnés pour l'enquéte homme 470 337 807 992 1 799 Nombre de ménages identlfiés 436 289 725 917 1 642 Nombre de ménages enquêtés 407 285 692 906 1 598 Taux de rêponse des ménages pour l'enquête homme 93,3 98,6 95,4 98,8 97,3 Enquête individuelle homme Nombre d'hommes éligibles 451 315 766 1 001 1 767 Nombre d'hommes enquétés 384 291 675 935 1 610 Taux de réponse des hommes 85,1 92,4 88,1 93,4 91,1 En Annexe B figure le plan de sondage complet ainsi que les résultats détaillés concernant la taille et la couverture de l'échantillon. 1.2.5 Formation et collecte des données Le personnel de terrain, sélectionné sur concours, a été formé sur une période de quatre semaines. La formation, menée en français et en créole, était théorique et pratique. Elle a comporté une présentation du questionnaire et des techniques d'interview et d'enregistrement des informations, et elle a été complétée par des discussions sur les principaux thèmes abordés par l'enquête. Cette formation théorique a été complétée par des exercices pratiques sur la façon de remplir le questionnaire, des jeux de rôles entre enquêteurs et superviseurs et une pratique de terrain. La formation a été assurée par le personnel de I'IHE et les consultants de DHS. Une formation de même type avait été menée plusieurs mois plus tôt avant de réaliser le pré-test. L'enquête débuta tout de suite après cette formation, avec sept équipes composées de trois enquêtrices, un enquêteur, une contrôleuse, un chef d'équipe et un chauffeur. La collecte des données s'est étalée de juillet 1994 à janvier 1995, avec plusieurs courtes périodes d'arrêt dues aux troubles socio-politiques. La contrôleuse devait vérifier sur place tous les questionnaires avant de les envoyer à Port-au-Prince pour traitement informatique. De plus, des superviseurs visitaient fréquemment les équipes et participaient également au contrôle des questionnalres sur le terrain. 1.2.6 Traitement des données La saisie des données sur micro-ordinateur débuta deux semaines après le démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant le logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis), développé par DHS. Cette saisie a été réalisée par quatre opérateurs, assistés de deux contrôleurs et supervisés par un programmeur. A signaler que ces opérateurs et superviseurs avaient aussi participé à la formation donnée aux enquêteurs - à l'exception du pré-test. Le programmeur avait également assisté à cette formation. Avant de démarrer la saisie, les questionnalres étaient une seconde fois contrôlés par des agents de vérification. Tout au long de cette phase de saisie, un programme de contrôle de qualité permettait de détecter les erreurs de collecte et le personnel de terrain en était avisé immédiatement. De même, le programme d'entrée des données était conçu de manière à détecter les erreurs au cours de la saisie. Et tout au long du travail, le contrôleur s'assurait de la qualité de la saisie. A la suite de la saisie, les données ont été ~dit~es en vue de vérifier la cohérence interne des questions. La vérification finale a été réalisée par le programmeur de r l H E , puis par celui de DHS, utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d'enquêtes similaires. 7 CHAPITRE 2 CARACTERISTIQUES DES MENAGES ET DES ENQUETES Le questionnaire ménage de I'EMMUS-II fournit un ensemble de données relatives à la structure de la population, à la composition des ménages, à certaines caractéristiques socio-démographiques de la population, ainsi que des informations sur l'habitat et sur certains biens possédés par les ménages. Au cours des travaux de collecte des données sur le terrain, des interviews ont été menées avec succès auprès de 4 818 ménages, dans lesquels on a dénombré un total de 23 904 personnes : parmi ces dernières, 5 709 femmes en âge de reproduction et 1 767 hommes âgés de 15-59 ans ont été identifiés et, par la suite, sélectionnés pour être enquêtés individuellement. Ce chapitre présente une description de certaines des caractéristiques des ménages recensés et de la population qui les compose, ainsi qu'une description des caractéristiques de base des femmes et des hommes ayant été enquêtés individuellement. L'objectif de ce chapitre est donc de présenter le contexte dans lequel vivent les hommes, les femmes et leurs enfants qui font l'objet des analyses ultérieures. Une telle description est essentielle dans la mesure où le comportement procréateur des femmes aussi bien que l'état de santé et l'état nutritionnel des enfants, sont conditionnés par l'environnement physique et socio-culturel ainsi que par la situation économique. 2.1 ENQUETE MENAGE 2.1.1 Répartition par sexe et âge de la population des ménages Le Tableau 2.1 donne la répartition par sexe et åge de la population dans les ménages enquêtés. Cette répartition est illustrée par la pyramide des âges au Graphique 2.1. La structure de la population par groupe d'âges quinquennal est assez régulière et caractéristique d'une population jeune, dont la pyramide se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l'on évolue vers les âges élevés. Les pyramides de cette forme sont propres aux pays à forte fécondité et à mortalit6 élevée. Cependant, on peut noter que les proportions correspondant aux trois premiers groupes d'âges (0 à 15 ans) sont pratiquement identiques et que, pour le sexe féminin, la proportion des 0-4 ans est légèrement moins importante que celle des 5-9 ans. Le fait que la pyramide ait ainsi une base tronquée est certainement la conséquence de la baisse de la fécondité qui s'est produite récemment en H~fiti (voir Chapitre 3 - Fécondité). La répartition de la population selon le milieu de résidence indique que la population haïtienne est essentiellement rurale : 64 pour cent des personnes recensées vivent en milieu rural, contre 36 pour cent en milieu urbain. La répartition des effectifs par sexe indique une prédominance de la population féminine dans la population totale (52 pour cent), et la même tendance s'observe en milieu urbain où le rapport de masculinité ~est de 81 hommes pour 100 femmes. Par contre, en milieu rural, les deux sexes sont à peu près équilibrés (rapport de masculinité de 99 hommes pour 100 femmes). La migration de femmes rurales vers le milieu urbain et l'émigration des hommes des villes vers l'étranger expliquent, en partie, la sous- représentation des hommes en milieu urbain; de même, l'émigration internationale des hommes est très certainement à l'origine du déséquilibre entre les sexes trouvé au niveau national. On notera également que la proportion de population de moins de 15 ans est beaucoup plus élevée en milieu rural qu'en milieu urbain (45 pour cent contre 38 pour cent) ce qui résulte, en particulier, d'une fécondité plus élevée des femmes rurales. Rapport de la population de sexe masculin à la population de sexe féminin. Tableau 2.1 Population des ménages par åge et sexe Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le milieu de résidence et le sexe. EMMUS-II Haiti 1994/95 Urbain Rural Total Groupe d'âges Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble 0-4 13,9 10,4 12,0 16,3 15,6 16,0 15,5 13,7 14,5 5-9 12,7 11,8 12.2 15,2 15,1 15,2 14,4 13,8 14.1 10-14 13,3 13,8 13,6 14,6 12,9 13,7 14,2 13,2 13,7 15-19 11,4 13,1 12.4 9,7 9,3 9,5 10,3 10,8 10,5 20-24 11,7 11,3 11,5 7,1 7,7 7.4 8,7 9,1 8,9 25-29 9.4 8,8 9,1 5,3 5,6 5,5 6,7 6,8 6,8 30-34 6,8 7.0 6,9 4,8 5,5 5,1 5,5 6,1 5,8 35-39 5.5 5,4 5,5 5.1 5,4 5,3 5,3 5,4 5,3 40-44 3,6 3.8 3,7 4,1 4,0 4.1 4,0 3,9 4,0 45-49 2,7 2.7 2,7 3,3 3.5 3,4 3,1 3,2 3,2 50-54 2,3 3,5 3,0 3,4 3,1 3,2 3,0 3,2 3,1 55-59 1.4 2,2 1,8 2,5 2,9 2,7 2.1 2,6 2,4 60-64 1,8 1,7 1,8 2,6 2,8 2,7 2,3 2,4 2.4 65-69 1,1 1,4 1,3 1,9 2,0 2,0 1,6 1,8 1.7 70-74 1,0 1,1 1,0 1,8 1.6 1,7 1,5 1,4 1,5 75-79 0,5 0.5 0,5 0,8 1,0 0,9 0,7 0,8 0,7 80 ou plus 0,5 1,2 0,9 1,3 2,0 1.6 1,0 1,7 1,4 Non déterminE/NSP 0,1 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 Total 1(30,0 100,0 100,0 100.0 1 0 0 , 0 1 0 0 , 0 1(30,0 1 0 0 . 0 100,0 Effectif 3 848 4 743 8 591 7 600 7 713 15 313 11 447 12 457 23 904 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population Haïti, 1994 Ages 80+ 75-79 70-74 65-69 6O-64 55-59 50-54 45-49 4O'44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 0-4 12 10 0 6 4 2 0 2 4 6 8 10 12 Pourcentage EMMUS-II 1094/95 10 Au Tableau 2.2 figure la répartition de la population Tableau 2.2 Population par âge selon diff6rentes en grands groupes d'âges à deux dates différentes, à savoir sources en 1987 d'après I'EMMUS-I et en 1994/95 selon R6partition (en %) de la population par åge d'après I'EMMUS-II. Il ressort de ces données que la structure de la I'EMMUS-1(1987) et I'EMMUS-II (1994/95), population s'est légèrement modifiée dans le sens du H«fti 1994/95 vieillissement, la proportion de jeunes de moins de 15 ans passant de 46 pour cent en 1987 à 42 pour cent aujourd'hui. EMMUS-I EMMUS-I1 Cette modification pourrait résulter de la baisse de fécondité Groupe d'âges 1987 1994/95 déjà mentionnée. <15 ans 45,8 42,3 2.1.2 Composition des ménages 15-64 51,0 52,3 65 ou plus 3,2 5,3 Le Tableau 2.3 porte sur la composition des Total 100,0 100,0 ménages; plus précisément, il fournit la répartition des Age médian 18,5 ménages selon le sexe du chef de ménage et selon leur taille. Dans leur majorité (61 pour cent), les chefs de ménage sont des hommes. Cependant, les ménages qui ont des femmes comme chef et qui sont souvent des ménages de niveau socio-6conomique plus défavorisé que lorsqu'un homme en est le chef, représentent une part non négligeable avec plus d'un cas sur trois (39 pour cent). En outre, on notera que les femmes, chefs de ménage, sont nettement plus représentées en milieu urbain (48 pour cent) qu'en milieu mral (33 pour cent). Ce résultat, comme la sous-représentation des hommes en milieu urbain, s'explique probablement par une forte émigration masculine. Tableau 2.3 Composition des ménages Réparhtion (en %) des m6nages par sexe du chef de m6nage, taille du ménage, et pourcentage de ménages comprenant des enfants sans leurs parents, selon le milieu de r6sidence, EMMUS-II Haïti 1994/95 Aire Autres Ensemble Caract6ristique Métropolitaine villes urbain Rural Ensemble Chef de ménage Homme 53,5 49,2 51,9 67,1 61,4 Femme 46,5 50,8 48,1 32,9 38,6 Nombre de membres habituels 1 7,5 10,0 8,5 8,0 8,2 2 12,3 13,1 12,6 10,2 11,1 3 15,8 12,7 14,6 12,5 13,3 4 15,3 13,2 14,5 13,4 13,8 5 15,0 14,3 14,7 14,7 14,7 6 11,6 11,3 11,5 12,2 11,9 7 8,3 8,1 8,2 10,5 9,6 8 5,2 6,4 5,7 7,4 6,8 9 ou plus 9,0 10,5 9,6 11,0 10,5 Taille moyenne 4,8 4,9 4,8 5,1 5,0 PoureenLage de ménages avec des enfants sans leurs parents 26,2 29,9 27,6 23,5 25,1 11 Du point de vue de la taille, on constate que les ménages de 3, 4, 5 et 6 personnes sont les plus fréquents (12 à 15 pour cent) et, en particulier, ceux de 5 personnes (15 pour cent) : au total, les ménages de 3 à 6 personnes représentent 54 pour cent des ménages haïtiens. Dans un cas sur quatre (27 pour cent), les ménages ont une taille élevée et comptent 7 membres ou plus, alors que ceux de petite taille (1 ou 2 personnes) ne représentent que 19 pour cent. La taille moyenne s'établit à 5,0 personnes par ménage et varie légèrement selon le milieu de résidence, passant de 4,8 personnes par ménage en milieu urbain à 5,1 en milieu rural. Le Tableau 2.3 fournit également la proportion de ménages comptant un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans dont les parents biologiques ne vivent pas dans le ménage, soit parce qu'ils sont décédés, soit parce qu'ils vivent ailleurs. Un ménage sur quatre (25 pour cent) compte ainsi comme membre un ou plusieurs enfant(s) qui ne vivent pas avec leurs parents, et cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain (28 pour cent) qu'en milieu rural (24 pour cent). Seulement un enfant de moins de 15 ans sur deux (50 pour cent) vit avec ses deux parents biologiques; dans 25 pour cent des cas, les enfants vivent seulement avec leur mère, que leur père soit vivant ou décédé et, dans 6 pour cent des cas, les enfants vivent avec seulement leur père biologique, que la mère soit vivante ou non (Tableau 2.4 et Graphique 2.2). Au niveau national, près d'un enfant de moins de 15 ans sur cinq (19 pour cent) vit sans sa mère, ni son père. Il apparaît que les proportions d'enfants vivant dans cette situation difficile augmentent rapidement avec l'âge, passant de 5 pour cent chez les enfants de 0-2 ans à 28 pour cent chez les enfants de 10-14 ans. De même on trouve une proportion plus importante de filles que de garçons vivant sans leurs parents (21 contre 17 pour cent). Du point de vue de la résidence, 23 pour cent des enfants vivant en milieu urbain sont sans leurs parents contre seulement 17 pour cent en milieu rural. Ce dernier résultat s'explique certainement par le fait que des enfants du milieu rural sont envoyés en ville, pour vivre dans la famille ou chez d'autres personnes, essentiellement pour aller à l'école et, parfois, pour travailler. Tableau 2.4 Enfants orphehns et résidence des enfants avec les parents Répartition (en %) de la population (de fait) des enfants de moins de quinze ans, par état de survxe des parents et résidence avec les parents, selon råge, le sexe et le milieu de r6sldence de l'enfant, EMMUS-II Haîti 1994/95 V i v a n t avec V i v a n t avec la m~re le p~re V i v a n t avec a u c u n Vivant avec les P~re P~re M~re Mère Les 2 P~re Mêre Les 2 CaractênsOque 2 parents en vie d6céd6 en vie d6cédée en vie en vin en vie d~cêd~s ND Total Effecuf Age 0-2 62,1 27,8 2,8 1,7 0,2 4,4 0,2 0,5 0,1 0,2 100,0 2010 3-5 56,1 22,0 3,4 3,5 0,8 11,1 1,3 1,1 0,5 0,2 100,0 2 103 6-9 50,8 19,4 4,9 4,2 2,0 13,0 1,8 1,8 1,3 0,8 100,0 2735 10-14 39,7 16,8 5,7 5,5 2,3 18,4 3,2 3,6 2,7 2,1 100,0 3 269 Sexe Masculin 5 i,8 20,5 4,3 4,7 1,7 11,0 1,5 2,2 1,3 l,l 100,0 5 043 F~mmm 49,3 21,1 4.6 3,3 1.3 14,3 2,1 1,8 1,4 0,9 100,0 5 074 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 40,5 24,1 7,1 3,9 1,3 15,5 1,8 2,3 2,0 1,3 100,0 1 893 Autres villes 35,9 29,1 5,7 4,2 0,7 16,2 2,1 2,6 2,6 0,9 100,0 1 353 Ensemble urbain 38,6 26,2 6,5 4,0 1,1 15,8 1,9 2,4 2,2 1,1 100,0 3 245 Rural 56,2 18,2 3,5 4,0 1,7 11,2 1,8 1,7 0,9 0,9 100,0 6 872 Ensemble 50,5 20,8 4,5 4,0 1,5 12,7 1,8 2,0 1,4 1,0 100,0 10 117 12 Graphique 2.2 Survie des parents des enfants de moins de 15 ans et résidence des enfants avec les parents Père/mire vivants 88% Vit avec ptre/mêre 50% Mire \~ ~,'~,~ /[/ d~cêd~e 3% ~'~~ ~ J ~'~/ Pire ~ dd¢id6 7% Pire/mire dêcidês 1% p~re 6% aucun 19% Survie des parents Résidence des enfants EMMUS-[I 1994/95 Cependant les fortes proportions d'enfants vivant sans leur parents s'expliquent également par le décès des parents : au niveau national, un peu plus de 1 pour cent des enfants sont orphelins de mère et de père, 3 pour cent n'ont plus leur mère, 7 pour cent n'ont plus leur père et, globalement, 11 pour cent des enfants haftiens de moins de 15 ans sont orphelins d'au moins un des deux parents. Comme attendu, ces proportions augmentent avec l'âge de l'enfant : 4 pour cent des enfants de 0-2 ans ont, au moins, l'un des deux parents décédé, contre 18 pour cent des enfants de 10-14 ans. De même, les proportions d'enfants orphelins de père et/ou de mère sont plus élevées en milieu urbain (14 pour cent) qu'en milieu rural (10 pour cent). 2.1.3 Niveau d'instruction et fréquentation scolaire Le niveau d'instruction des membres des ménages est une caractéristique très importante car il a une influence considérable sur le comportement procréateur, l'utilisation de la contraception, le comportement en matière de santé ainsi que sur les habitudes en matière d'hygiène et de nutrition. En outre, le niveau d'instruction étant étroitement lié à la situation socio-économique de la famille, il constitue un indicateur de la position du ménage dans le contexte social et économique global. Dans le cadre de I'EMMUS-II, on a collecté des données sur le niveau d'instruction atteint et, pour chaque niveau, sur la dernière classe achevée par chaque membre du ménage âgé de 6 ans ou plus. Les Tableaux 2.5.1 et 2.5.2 donnent, pour chaque sexe et par âge, la répartition des membres des ménages selon le niveau d'instruction atteint. Précisons également que, dans ces tableaux, les cours d'alphabétisation ont été considérés comme un "niveau d'instruction" spécifique; dans la suite du rapport, les personnes ayant suivi ce genre de formation seront regroupées avec le niveau d'instruction primaire. 13 Tableau 2.5.1 Niveau d'instruction de la population des femmes Répartition (en %) de la population féminine (de fait) des ménages, âg6e de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint selon l'åge et le mlheu de résidence, EMMUS-II Haiti 1994/95 Niveau d'instruction Secon- Caracténstlque Aucun Alphabét. Primaire daire Supérieur ND Total Effectif Médiane Groupe d'åges 6-9 29,6 1,7 67,8 0,0 0,0 /1,9 100,0 I 406 1,0 10-14 16,8 0,8 77,7 3,5 0,0 1,1 100,0 1 648 2,2 15-19 14,3 1,0 57,2 26,3 0,1 1,0 100,0 1 341 4,4 20-24 21,2 2,3 39,1 33,5 2,0 1,9 1130.0 1 132 4,9 25-29 31,0 2,3 36,4 27,1 1,5 1,7 100.0 850 3,3 30-34 45,2 4,4 28,9 17,6 1,2 2,7 100,0 755 1,2 35-39 55,2 4,5 25,9 10,7 1,6 2,0 100,0 674 0,0 40-44 58,4 8,3 26,2 4,2 0,5 2,4 100,0 492 0,0 45-49 67.9 5,2 20,3 4,8 0,9 0,8 100.0 401 0.0 50-54 67,0 4,0 20,3 5,9 0,2 2,6 100,0 403 0,0 55-59 76,9 3,0 15,0 3,4 0,6 I,I 100,0 329 0,0 60-64 80.7 2,4 11,3 3,0 0,6 2,0 100,0 297 0,0 65 ou plus 83.7 2,3 7,9 2,2 0,4 3,5 100,0 710 0,0 ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 1 Milieu de résidence Aire Métropohtame 21,2 2,3 46,0 26,0 2,5 2,1 100,0 2 591 3,6 Autres villes 25,3 2,0 50,7 20,1 0,3 1,6 100,0 1 561 2,7 Ensemble urbain 22,7 2,2 47,8 23,8 1,7 1,9 100,0 4 152 3,2 Rural 48,9 2,9 41,2 5,4 0,0 1,5 100,0 6 284 0,9 Ensemble 38,5 2,6 43,8 12,7 0,7 1,7 100,0 10 436 1,4 Tableau 2.5.2 Niveau d'instruction de la population des hommes Répartition (en %) de la population mascuhne (de fait) des ménages, âg6e de six ans et plus, par mveau d'instruction atteint selon l'âge et le milieu de résidence, EMMUS-II Hafti 1994/95 Niveau d'instruction Secon- Caractéristique Aucun Alphabét. Primaire dalre Supérieur ND Total Effectif Médiane Groupe d'âges 6-9 29.8 1,8 67,0 0,0 0,0 1,5 100,0 1 329 1,0 10-14 16,4 1,0 79,9 1,9 0,0 0,8 100,0 1 621 2,0 15-19 10,0 1,0 61,3 25,9 0,0 1,8 100,0 I 181 4,5 20-24 13,2 2,4 37,7 40,0 2,5 4,3 100,0 994 6,2 25-29 18,8 2.1 33,0 34,5 4,8 6,8 100.0 769 5,7 30-34 25,7 3,0 36,1 25.0 4,1 6,2 1130,0 626 3,8 35-39 38.9 4,6 32,7 11,6 3,9 8,4 100,0 604 1,5 40-44 41,2 5,8 30,9 12,5 2.2 7,3 100,0 454 1,3 45-49 44,8 5,1 33,8 9,0 0.7 6,6 100,0 357 1,0 50-54 50,2 5,6 27,3 10,3 0,8 5,9 100,0 348 0,0 55-59 55,5 5,5 27,9 3,0 0.4 7,8 100,0 242 0,0 60-64 57,5 5,1 22,3 9,1 1.4 4,6 100,0 266 0,0 65 ou plus 66,1 4,4 18,8 4,0 1,5 5,3 100,0 559 0,0 ND 0,0 0.0 0,0 26,1 14,3 59,7 100,0 7 12,6 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 8,4 2,0 44,0 35,0 5,8 4,8 100,0 1 976 5,8 Autres villes 14,2 1,1 52.6 26,3 1,6 4,3 100,0 1 245 4,0 Ensemble urbain 10,7 1,6 47,3 31,6 4,2 4,6 100,0 3 221 5,1 Rural 37,2 3,3 49,3 6,3 0,1 3,7 100,0 6 134 1,3 Ensemble 28,1 2.7 48,6 15,0 1,5 4,0 100.0 9 354 2,0 14 Globalement, tous âges confondus à partir de 6 ans, près de trois hommes haïtiens sur quatre (72 pour cent) et près de deux femmes sur trois (62 pour cent) ont fréquenté l'école (y compris l'alphabétisation), et le nombre médian d'années achevées dans le système scolaire est de 2,0 ans pour les hommes contre 1,4 ans pour les femmes. Le niveau d'instruction a augmenté considérablement des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes, en effet la proportion de personnes sans instruction passe de 66 pour cent chez les hommes âgés de 65 ou plus à 41 pour cent chez ceux âgés de 40-44 ans et à seulement 10 pour cent chez ceux de 15-19 ans; à l'inverse, la proportion d'hommes ayant fait des études passe de 34 pour cent chez les hommes les plus âgés à 90 pour cent chez ceux de 15-19 ans. En outre, on notera q u ' à 20-24 ans, 87 pour cent des hommes ont, au moins, une instruction primaire, dont une part non négligeable (43 pour cent) ont même une instruction supérieure au primaire. La tendance à l'amélioration du niveau d'instruction est encore plus nette chez les femmes, celles sans instruction passant de 84 pour cent à 65 ans ou plus à 14 pour cent chez celles de 15-19 ans. Ce résultat indique qu'au fur et à mesure que l'accès au système éducatif s'améliorait, se produisait également un processus d'égalisation des sexes en matière d'éducation. Cependant, pour les femmes, 1'accès à l'instruction supérieure au primaire reste plus limitée que pour les hommes. Ainsi, à 20-24 ans, 43 pour cent des hommes ont une instruction supérieure au primaire, contre 36 pour cent des femmes. Comme on pouvait s'y attendre, le niveau d'instruction atteint varie de façon très importante selon le milieu de résidence. En milieu rural, 37 pour cent des hommes et 49 pour cent des femmes n'ont jamais fréquenté l'école contre, respectivement, 11 pour cent et 23 pour cent en milieu urbain. A l'opposé, les proportions de personnes ayant atteint un niveau supérieur au primaire atteignent 36 pour cent pour les hommes et 26 pour cent pour les femmes du milieu urbain contre, respectivement, 6 pour cent et 5 pour cent en milieu rural. Le taux de scolarisation qui est le rapport du nombre de personnes scolarisées d ' u n groupe d'âges à la population totale de ce groupe d'âges, donne une indication sur l'accès actuel de la population au système éducatif, Les questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 6 à 24 ans. Les résultats, par groupe d'âges, sexe et milieu de résidence, qui figurent au Tableau 2.6 et au Graphique 2.3, montrent q u ' à 6-10 ans 68 pour cent des enfants sont scolarisés. Ce tanx atteint un maximum Tableau 2.6 Taux de scolarisatlon Proportion de la population (de fait) des ménages, ågde de 6 å 24 ans, fréquentant un étabhssement scolaire, par âge, selon le sexe et le milieu de résidence, EMMUS-IIHaït11994/95 Hommes Femmes Ensemble Groupe d'åges Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble 6-10 87,0 59,6 67,7 84,4 60,9 68,8 85,6 60,2 68,2 11-15 91,0 75,5 80,7 82,6 76,1 78,7 86,2 75,8 79,7 6-15 89,0 66,6 73,6 83,5 67,6 73,5 85,9 67,1 73,6 16»20 81,9 61,3 69,0 64,7 47,1 55,3 71,8 54,2 61,6 21-24 48,3 22,8 34,8 35,3 16,8 25,9 41,4 19,7 30,1 15 de 80 pour cent à 11-15 ans, âges qui correspondent à la scolarisation, à la fois, en primaire et en secondaire; le fait que ce taux soit supérieur à celui des 6-10 ans est certainement la conséquence d'une entrée à l'école tardive (à plus de 10 ans) pour un nombre important d'enfants. A 16-20 ans, âges d'étude au niveau secondaire, le taux passe à 62 pour cent et diminue de plus de moitié (30 pour cent) à 21-24 ans, âges de scolarisation dans le supérieur. Avant 16 ans, les taux de fréquentation scolaire ne varient pas de façon significative selon le sexe. Par contre, à 16 ans et plus, âges de scolarisation post-primaire, les taux sont beaucoup plus élevés pour les hommes que pour les femmes : 69 pour cent contre 55 pour cent à 16-20 et 35 pour cent contre 26 pour cent à 21-24 ans. Graphique 2.3 Taux de scolarisation Pourcentage 100 80 60 40 20 6-10 11-15 16-20 21-24 Groupe d'&ges EMMUS-II 1994/95 Selon le milieu de résidence, on observe que la fréquentation scolaire est beaucoup plus forte en milieu urbain qu'en milieu rural et que l'écart tend à augmenter avec l'âge et donc avec le niveau d'étude. A 6-15 ans, 86 pour cent des enfants urbains sont scolarisés, contre 67 pour cent des enfants du milieu rural; à 16-20 ans, 72 pour cent des enfants urbains sont scolarisés, contre 54 pour cent des enfants du milieu rural et, à 21-24 ans, les taux de scolarisation en milieu urbain sont deux fois plus élevés qu'en milieu rural (41 pour cent contre 20 pour cent). Cette augmentation de l'écart entre les taux des deux milieux de résidence s'explique essentiellement par le fait que l'accès aux établissements d'enseignement secondaire et supérieur est beaucoup plus restreint en milieu rural qu'en milieu urbain. 2.1.4 Caractéristiques des logements et biens possédés par les ménages Lors de r enquête ménage, on a recueilli des informations sur certaines caractéristiques du logement, à savoir la disponibilité de l'électricité, le type d'approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau 16 du sol du logement et le nombre de pièces utilisées pour dormir. Ces caractéristiques, qui servent d'indicateurs de la situation socio-économique du ménage, ont également une influence déterminante sur l'état de santé des membres du ménage. Par ailleurs, on a collecté des informations sur la possession par les ménages de certains biens de consommation et moyens de transport. n ressort du Tableau 2.7 et du Graphique 2.4 qu'au niveau national, seulement un ménage sur trois (31 pour cent) possède l'électricité. Comme on pouvait s'y attendre, la disponibilité de l'électricité varie énormément selon le milieu de résidence : 92 pour cent des ménages de l'Aire Métropolitaine disposent de l'électricité, mais cette proportion n'est plus que de 51 pour cent dans les Autres Villes et chute à 4 pour cent en milieu rural. Pour boire, un tiers des ménages consomment l'eau de source (33 pour cent), alors que seulement 12 pour cent des ménages disposent de l'eau courante à la maison et qu'un ménage sur quatre (25 pour cent) s'approvisionne à des robinets publics. En outre, une part non négligeable des ménages (10 pour cent) achètent l'eau auprès de vendeurs d'eau. En milieu urbain, les sources d'approvisionnement les plus importantes sont, par ordre d'importance, les robinets à domicile (29 pour cent), les vendeurs d'eau (26 pour cent) et les robinets publics (21 pour cent), tandis qu'en milieu rural la majorité des ménages (52 pour cent) consomment de l'eau de source et, dans un cas sur quatre (27 pour cent), l'eau de robinets publics. Il faut souligner que plus d'un tiers des ménages de Port-au-Prince (38 pour cent) s'approvisionnent auprès de vendeurs d'eau; cela résulte des carences du réseau de distribution d'eau dans la capitale. Très peu de ménages disposent de toilettes modernes puisque seulement 4 pour cent des logements sont équipés de WC, alors que 21 pour cent des ménages utilisent des latrines améliorées personnelles et 23 pour cent des latrines améliorées collectives qui, du point de vue de l'accessibilité et de 1'hygiène, ne peuvent être considérées comme des installations sanitaires adéquates. Près d'un ménage sur dix (9 pour cent) utilise des latrines sommaires et 42 pour cent des ménages n'ont à leur disposition aucun équipement sanitaire. Par rapport au milieu rural, où seulement 17 pour cent des ménages disposent de WC ou de latrines aménagées privées, la situation est nettement meilleurs en milieu urbain où ces types d'équipement sanitaire se rencontrent dans 39 pour cent des cas, bien que même en ville l'existence de WC reste marginale (12 pour cent). En ce qui concerne le matériau utilisé comme sol du logement, on constate que près de la moitié des ménages vivent dans des logements dont le sol est en terre ou en sable (47 pour cent) et qu'un peu plus d'un ménage sur deux (52 pour cent) vit dans un logement ayant un plancher recouvert de ciment, de mosaïque ou de parquet. En zone rurale, le sol des deux tiers des logements (68 pour cent) est en terre ou en sable, alors qu'en milieu urbain, 76 pour cent des ménages disposent d'un revêtement quelconque (béton, mos~f/que ou autre) sur le sol de leur logement. Le nombre de personnes dormant par pièce fournit une indication du degré d'entassement du ménage. Au niveau national, dans 51 pour cent des cas, 1 à 2 personnes dorment par pièce et, dans 33 pour cent des cas, ce sont 3 à 4 personnes qui dorment dans la même pièce. Le nombre moyen de personnes par pièce s'établit à 3,0. Le degré d'entassement est légèrement plus important dans la capitale (moyenne de 3,2 personnes par pièce) qu'en milieu rural (moyenne de 3,0) et que dans les Autres Villes (moyenne de 2,9). 17 Tableau 2.7 Caractéristiques des logements Répartition (en %) des ménages, par caractéristlques des logements, selon le milieu de résldence, EMMUS-II Haïtl 1994/95 Caractéristique Aire Autres Ensemble des logements Métropolitaine villes urbain Rural Ensemble Electricité Oui 92,3 50,7 76,5 3,9 31,3 Non 7,4 49,3 23,3 96,0 68,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Approvisionnement en eau à boire Robinet dans le logement 31,9 23,4 28,7 1,8 12,0 Fontaine publique 14.9 31,4 21,1 26,5 24,5 Puits dans de logement 1,6 8,2 4,] 2,9 3,3 Puits public 1,0 13,0 5,5 6,9 6,4 Source 3,9 2,9 3,5 51,6 33,4 Rivière/Lac 0,2 4,8 2,0 8,7 6,1 Camion oterne 5,0 0.0 3,1 0,0 1,2 Vendeur d'eau 38,3 5,9 26,0 0,3 10,0 Autre 3,4 10,3 6,1 1,3 3,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps nécessaire pour s'approvisionner en eau Moins de 15 minutes (en %) 90,1 74,8 84,3 40,0 56,7 Temps médian 0,6 5,4 0,8 20,2 10,5 Type de toilettes W.C. 16,9 2,7 11,5 0,0 4,4 Latnnes aménagées - personnelles 26,0 29,3 27,3 16,9 20,8 - collectives 48,3 34,3 43,0 I 1,1 23,1 Latnnes sommalres 3,9 7,0 5,1 I 1,6 9,2 Pas de toilettes 4.8 25,4 12,6 60,0 42,1 Autre 0,2 1,2 0,6 0,3 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Type de sol Terre/pierre 6,0 22, I 12,1 67,9 46,8 Planches 0,7 1,5 1,0 0,5 0,7 Béton/maçonnerie 74,0 71,4 73,0 30,9 46,8 Mosafque/c6ramique 19,2 5,0 13,8 0,5 5,6 Autre 0,2 0,0 0,1 0,2 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir <3 47,6 52,5 49,4 51,2 50,5 3-4 31,3 32,4 31,7 34,2 33,3 5-6 14,6 12,0 13,6 10,1 11,4 7 ou plus 6,0 3,1 4,9 4,2 4,5 ND 0,5 0,0 0,3 0,3 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyenne 3,2 2,9 3,1 3,0 3,0 Effectif de ménages 1 130 689 1 820 2 998 4 818 18 Graphique 2.4 Caractéristiques des logements Pourcentage 60 50 40 f 30 20 10 o o, ~ "7 + oo » +,~ c+xo" 5.°. + +oO +. +~oe,~ e~o+° «+°5",°+' .ç+~ +° ++.~.+'=' ~~:~'«4' ~+,,+ ~+eo,'~~.%#" ~~,~" ~~ +o -.o~ o.'~~ ,®,,J ORIGINE DE L'EAU TYPE DE TOILETTES TYPE DE SOL EMMUS-II 1994/95 Le Tableau 2.8 indique que 40 pour cent des ménages possèdent un poste de radio qui constitue ainsi, et de loin, le moyen d'information le plus répandu en Haïti. La proportion des ménages urbains qui possèdent un poste de radio (65 pour cent) est près de trois fois supérieure à celle du milieu rural (24 pour cent). Pourtant la radio est le principal, sinon l'unique, moyen moderne d'information en milieu rural. En effet, moins de 2 pour cent des ménages du milieu rural disposent de la télévision, alors que 19 pour cent des ménages des Autres Villes et 56 pour cent des ménages de l'Aire Métropolitaine disposent de ce moyen de communication. Tableau 2.8 Biens durables possédés par le ménage Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durables, selon le milieu de résidence, EMMUS-II Hai'tl 1994/95 Aire Autres Ensemble Biens d u r a b l e s M6tropolitaine vdles urbain Rural Ensemble Radio 72,8 53,0 65,3 24,2 39,7 Télévision 56,4 19,2 42,3 1,6 17,0 Réfrîg6rateur 27,0 10,9 20,9 0,7 8,3 Bicyclette 6,0 22,8 12,4 7,3 9,2 Motocyclette 0,7 2,4 1,4 0,8 1,0 Voiture 11,3 3,4 8,3 0,3 3,3 Cheval/Mule 0,1 12,1 4,6 25,0 17,3 Aucun 22,5 38,0 28,4 58,3 47,0 Effectif de ménages 1 130 689 1 820 2 998 4 818 19 Très peu de ménages disposent d'un moyen de transport moderne. La bicyclette est le moyen de transport le plus répandu (9 pour cent). La mobylette/motocyclette (1 pour cent) et la voiture (3 pour cent) sont plus rares. Ce dernier moyen de transport est le privilège du milieu urbain où environ 8 pour cent des ménages possèdent une voiture. Par ailleurs, 17 pour cent des ménages possèdent un cheval ou une mule, uniquement en milieu rural (25 pour cent) et dans les Autres Villes (12 pour cent). Globalement, 47 pour cent des ménages ha/tiens ne possèdent aucun des biens ni moyens de transport cités précédemment, et ces ménages particulièrement défavorisés sont beaucoup plus représentés en milieu rural (58 pour cent) que dans les Autres Villes (38 pour cent) et que dans la capitale (23 pour cent). 2.2 ENQUETE INDIVIDUELLE Cette section traite des caractéristiques socio-démographiques des femmes et des hommes enquêtés individuellement. Dans la suite de l'analyse, ces caractéristiques, à savoir l'âge, l'état matrimonial, le niveau d'instruction et le milieu de résidence, seront utilisées comme variables de classification de la plupart des phénomènes étudiés. 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêté(e)s L'âge, variable fondamentale dans l'analyse des phénomènes démographiques, est l'une des informations les plus difficiles à obtenir de façon fiable lorsque les enregistrements écrits des événements n'existent pas toujours. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l'enquête. On demandait d'abord aux femmes et aux hommes leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque la date de naissance et l'âge étaient obtenus, l'enquêtrice contrôlait la cohérence entre les deux informations. Dans le cas où l'enquêté(e) ne connaissait pas sa date de naissance ou son âge, l'enquêtrice essayait d'obtenir un document officiel, tel qu'une pièce d'identité, où figure la date de naissance. Dans des cas assez rares, lorsqu'ancun document n'était disponible, l'enquêtrice devait estimer 1'âge de la femme ou de l'homme, soit par comparaison à 1'âge d' autres membres du ménage, soit par déduction à partir de 1'histoire de l'enquêté(e), ou encore en utilisant des références historiques. La distribution des femmes de 15-49 ans par groupe d'âges quinquennal (Tableau 2.9) présente une allure régulière, les proportions de femmes de chaque groupe d'âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés, passant de 24 pour cent à 15-19 ans à 13 pour cent à 30-34 ans et à 8 pour cent à 45-49 ans. Les femmes aux âges de fécondité maximale, c'est-à-dire celles de moins de 30 ans, représentent la part la plus importante des femmes enquêtées, soit 59 pour cent. Pour être sélectionné en vue de l'enquête individuelle, les hommes devaient être âgés de 15 à 59 ans. Le Tableau 2.9 indique que plus de la moitié des hommes sélectionnés (54 pour cent) ont moins de 30 ans. Comme chez les femmes, les proportions de chaque groupe d'âges diminuent régulièrement avec l'avancement en âge, passant de 22 pour cent à 15-19 ans à 12 pour cent à 35-39 ans et à 4 pour cent à 55-59 ans. Il semble néanmoins qu'il y ait un léger déficit d'hommes vers 25-34 ans, peut-être dû à l'émigration. En ce qui concerne l'état matrimonial, précisons que, dans le cadre de I'EMMUS-II, ont ét~ considérés en union toutes les femmes et tous les hommes ayant déclaré avoir un partenaire régulier, quel que soit l'état matrimonial déclaré; 2 de même, quel que soit l'état matrimonial déclaré, tous les enquêtés ayant déclaré ne pas avoir eu de partenaire régulier ont été considérés comme célibataires. Cette définition, qui ne correspond pas strictement aux variantes culturelles de l'union en Haïti, est beaucoup plus opérationnelle du 2 Pour plus de précisions sur l'état matrimonial des enquêtés, voir Chapitre 5 - Nuptialité et exposition au risque de grossesse. 20 Tableau 2.9 Caracténstiques socio-démographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés par åge, état matrimomal, mdieu de résidence, niveau d'instrucUon, et religion, EMMUS-11 Haîti 1994/95 Femmes Hommes Effectif Effectif Caractéristique Pourcentage Pourcentage soclo-démographique pondéré Pondéré Non pondéré pondérée Pondér6 Non pondéré Groupe d'îges 15-19 24,1 1 290 1 299 21,7 350 352 20-24 19,9 1 063 1 065 18,3 295 298 25-29 15,1 807 814 13,9 224 226 30-34 13,1 700 697 10,9 175 177 35-39 12,0 645 638 11,8 190 189 40-44 8,4 452 448 7,9 127 124 45-49 7,5 400 395 6.5 104 102 50-54 5,0 81 80 55-59 4,0 64 62 Etat matrimonial Jamais en union 31,8 1 702 1 726 43,4 698 704 Union sans cohabitation 12,5 669 672 6,7 107 108 Union avec cohabitation 45,6 2 444 2 404 43,6 702 695 Union rompue i 0,1 541 554 6,4 102 103 Milieu de r~sldence Aire Métropolitaine 29,0 1 552 1 555 23,8 383 384 Autres villes 15,0 801 1 049 13,7 220 291 Ensemble urbain 43,9 2 353 2 604 37,5 603 675 Rural 56,1 3 003 2 752 62,5 1 007 935 Niveau d'instruction Aucun 35,6 1 906 1 836 25,4 409 393 Alphab6usation/Primaire 41,6 2 230 2 242 47,6 766 757 Secondaire ou plus 22,8 1 221 1 278 27,0 435 460 Religion Catholique 57,3 3 070 3 076 59,5 958 961 Protestant 36,6 1 961 1 958 32,4 522 519 Vaudouisant 0,6 34 34 1,4 23 23 Pas de rehgion 5~3 281 279 6,6 106 106 Autre 0,0 2 2 0,1 I 1 Ensemble 100,0 5 356 5 356 100,0 1 610 1 610 point de vue de l'exposition au risque de grossesse. Selon cette définition, près d'un tiers des femmes sont considérées comme célibataires (32 pour cent), 58 pour cent sont en union, soit en union avec cohabitation (46 pour cent, à savoir les mariées ou placées), soit sans cohabitation (12 pour cent, à savoir les vivavek, les renmen et lesfiancées) et 10 pour cent sont en rupture d'union (veuvage, divorce ou séparation). Chez les hommes, comme on pouvait s'y attendre du fait d'une entrée en union plus tardive que chez les femmes, la proportion des unions est nettement plus faible que chez les femmes (50 pour cent contre 58 pour cent). Du point de vue du milieu de résidence, parmi les femmes enquêtées, 29 pour cent résident dans l'Aire Métropolitaine, 15 pour cent dans les Autres Villes et 56 pour cent en milieu rural. Les hommes sont moins représentés que les femmes en milieu urbain (38 pour cent contre 44 pour cent) et, en particulier, dans la capitale (24 pour cent contre 29 pour cent). Comme cela a déjà été mentionné précédemment, ce 21 phénomène s'explique certainement par une migration rural/urbain plus importante chez les femmes que chez les hommes, combinée à une émigration importante des hommes des villes vers l'étranger. En ce qui concerne la religion, quel que soit le sexe, les catholiques sont majoritaires (57 pour cent des femmes et 60 pour cent des hommes), et environ un tiers des femmes (37 pour cent) et un tiers des hommes (32 pour cent) se sont déclarés protestants (Tableau 2.9). Une très faible proportion d'enquêtés se sont déclarés vandouisant (1 pour cent), et 5 pour cent des femmes et 7 pour cent des hommes ont dit ne pas avoir de religion. Il apparaît au Tableau 2.9 que, d'après leur déclaration, un peu plus d'un tiers des femmes (36 pour cent) n'ont jamais fréquenté l'école ou un centre d'alphabétisation, contre 25 pour cent des hommes. A l'opposé, 23 pour cent des femmes et 27 pour cent des hommes ont un niveau d'instruction secondaire ou supérieur. En outre, le niveau d'instruction atteint varie de façon importante selon certaines caractéristiques socio-démographiques (Tableau 2.10). Ainsi, et comme on 1'avait remarqué pour la population des ménages, la proportion de femmes ayant de l'instruction augmente régulièrement des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes : 32 pour cent seulement des femmes de 45-49 ans ont un niveau d'instruction quelconque, contre 87 pour cent des femmes de 15-19 ans. Corrélativement, c'est chez les femmes les plus jeunes que les proportions de celles sans niveau d'instruction sont les plus faibles. En ce qui concerne les hommes, comme chez les femmes, la proportion de ceux ayant un niveau d'instruction est plus élevée dans les générations récentes (86 pour cent chez les 15-19 ans) que dans les générations anciennes (55 pour cent chez les 45-49 ans). Comme on l'a mentionné en ce qui conceme la population des ménages, les différences de niveau d'instruction entre les sexes tendent à disparaître : ainsi, à 15-19 ans, les proportions de femmes et d' hommes sans aucune instmction sont pratiquement identiques (respectivement, 13 et 14 pour cent); de même, à 15-19 ans, les femmes et les hommes de niveau secondaire ou plus sont presque également représentés (respectivement, 28 et 29 pour cent). Tableau 2.10 Niveau d'instruction des femmes et des hommes enqu6tés Répartition (en %) des femmes et des hommes par mveau d'instruction atteint, selon le groupe d'åges et le miheu de résidence, EMMUS-II Haai 1994/95 N~veau d'mstructam des femmes Ntveau d'instructmn des hommes Secon- Secon- Alphab / dalre Alphab./ daire CaracténstJque Aucun Primaire ou + Total Effecuf Aucun Primaire ou + Total Effectif Groupe d'åges 15-19 13,1 59,4 27.5 100,0 1 290 13,6 57,6 28,8 100.0 350 20-24 21,4 40.8 37,8 100,0 1 063 12,6 39.9 47,5 100,0 295 25-29 32,0 40,8 27,2 100,0 807 14,7 44.1 41,2 100,0 224 30-34 46,5 34,5 19,1 100,0 700 17,8 56,1 26.0 100,0 175 35-39 57.1 32,7 10,2 100,0 645 43,2 44,5 12.3 100,0 190 40-44 63,3 32.1 4,7 100,0 452 46,7 39,0 14,3 100,0 127 45-49 68,1 26,0 5.9 100,0 400 45,2 48,0 6.8 100,0 104 50-54 48,6 44,5 6.9 100,0 81 55-59 51,1 46,2 2.7 100,0 64 Milieu de résidence Aire M~tropolitame 18,8 4t.l 40,1 100,0 1552 9,4 37,0 53,6 100,0 383 Autres villes 20,5 45,8 33,7 100,0 801 12,0 40,5 47,4 100,0 220 Ensemble urbain 19,4 42,7 38,0 100,0 2 353 10,3 38,3 51,4 100,0 603 Rural 48,3 40,8 10,9 100,0 3 003 34,4 53,2 12,4 100,0 1 007 Ensemble 35,6 41,6 22,8 100,0 5 356 25,4 47,6 27.0 100,0 1 610 22 Du point de vue du milieu de résidence, on observe de fortes disparités en ce qui concerne le niveau d'instruction. Alors que 81 pour cent des femmes vivant en milieu urbain ont, au moins, un niveau d'instruction primaire, cette proportion chute à 52 pour cent en milieu rural. On observe une situation du même type chez les hommes : 90 pour cent des hommes urbains ont, au moins, une instruction primaire, contre 66 pour cent seulement en milieu rural. En milieu rural près d'une femme sur deux (48 pour cent) et environ un homme sur trois (34 pour cent) n'ont jamais fréquenté l'école ou un centre d'alphabétisation. 2.2.2 Caractéristiques des couples Tableau 2.11 Caractéristiques différentielles des couples Parmi les hommes interviewés, 695 étaient en union et cohabitaient avec leur conjoint au moment de Répartition (en %) des couples par diff6rence d'âges l'enquête : parmi ces derniers, 557 avaient leur femme entre conjoints et dlfférence de niveau d'instruction, EMMUS-I1 Haïti 1994/95 vivant dans le même ménage et qui a été enquêtée. Il est alors possible d'associer l'homme à sa femme et de Différence Pourcentage Effectif reconstituer ainsi des couples qui, par la suite, seront étudiés du point de vue de leurs convergences ou Åge Femme plus ågée 12,8 71 divergences d'idées en matière de planification Homme + åg6 de : familiale, de taille idéale de la famille, ou encore du 0-4 ans 33,4 186 5 -9 ans 31,3 174 point de vue de leur comportement différentiel face au 10-14 ans 14,9 83 SIDA. On se propose de présenter ici quelques unes des 15 ans ou plus 7,7 43 caractéristiques de ces 557 couples (Tableau 2.11 et Differenee d'figes moyenne 6,5 557 Graphique 2.5). Niveau d'instruction 6,5 557 Homme et femme : aucun 26,8 149 Femme instruite, homme non 7,4 41 Dans la très grande majorité des couples (87 Homme instrua, femme non 28,0 156 Homme et femme instruits 37,8 210 pour cent), l'homme est plus âgé que sa femme, soit il a Total 100,0 557 0-4 ans de plus qu'elle (33 pour cent), soit 5-9 ans de plus (31 pour cent); dans près d'un couple sur quatre (23 Graphique 2.5 Caractéristiques des couples DIFFERENCE D'AGES [ Femme plus Agde r I Mari + 0-4 ans~ I Mari + 5-9 ans r Marî + 10-14 ans Mari 15 et + INSTRUCTION Les 2 sans Mari sans Femme sans Les 2 instruits 10 20 30 40 50 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 23 pour cent), l'homme est beaucoup plus âgé que sa femme (10 ans ou plus). Par contre, dans 13 pour cent des cas, la femme est plus âgée que l'homme. En moyenne, pour l'ensemble des couples, l'homme a 6,5 ans de plus que sa femme. Du point de vue du niveau d'instruction, un peu plus d'un couple sur trois (38 pour cent) est composé d'un homme et d'une femme ayant fréquenté l'école. A l'opposé, dans un peu plus d'un couple sur quatre (27 pour cent), les deux partenaires sont sans instruction. Lorsqu'un seul des partenaires a de l'instruction, c'est le plus souvent l'homme (28 pour cent). Cependant, dans 7 pour cent des cas, une femme instruite vit avec un homme sans instruction. 2.2.3 Accès aux média Afin de pouvoir développer des programmes d'éducation et d'information en matière de santé et de planification familiale, il est essentiel de savoir si la population a accès aux moyens modernes d'information, en particulier la radio, la télévision et les journaux. Rappelons que 40 pour cent des ménages enquêtés possèdent un poste de radio et seulement 17 pour cent un poste de télévision (voir Section 2.1.4 - Caractéristiques des logements et biens possédés par les ménages). Précisons cependant qu'il n'est pas nécessaire de posséder ces équipements pour avoir accès à l'information, de nombreuses personnes écoutant la radio ou regardant la télévision régulièrement chez des amis, dans des lieux publics, etc.... Parmi les femmes enquêtées, près de deux sur trois (60 pour cent) ont déclaré avoir I' habitude d'écouter la radio, au moins une fois par semaine, et 16 pour cent ont déclaré regarder la télévision, au moins une fois par semaine (Tableau 2.12). Pour les hommes, les proportions ne sont pas très différentes : 67 pour cent en ce qui concerne la radio et 21 pour cent pour la télévision. Par contre, alors que 43 pour cent des hommes ont l'habitude de lire un journal ou un magazine au moins une fois par semaine, seulement 27 pour cent des femmes font de même. Globalement, 16 pour cent des femmes et 21 pour cent des hommes lisent un journal, écoutent la radio et regardent la télévision, au moins une fois par semaine. A l'inverse, 35 pour cent des femmes et 27 pour cent des hommes n'ont un accès régulier à aucun des principaux moyens d'informations. On constate également au Tableau 2.12 que, pour les femmes, l'accès aux médias varie de façon très importante selon les caractéristiques socio-démographiques. Tout d'abord, il apparaît que plus les femmes sont jeunes plus elles ont de contacts avec les média : 22 pour cent des femmes de 15-19 ans lisent un joumal, écoutent la radio et regardent la télévision, au moins une fois par semaine, contre seulement 6 pour cent des femmes de 45-49 ans; à l'inverse, 26 pour cent des femmes de 15-19 ans ne sont régulièrement en contact ni avec les joumanx ni avec la radio ni avec la télévision contre 51 pour cent des femmes de 45-49 ans. De même les femmes du milieu urbain ont un accès beaucoup plus important aux média (39 pour cent pour les trois média) que celles du milieu rural dont 53 pour cent n'ont un accès régulier à aucun des moyens d'information : ainsi, en milieu rural, seulement 15 pour cent des femmes lisent un journal, 7 pour cent regardent la télévision et 42 pour cent écoutent la radio. Enfin, et comme attendu, les femmes les plus instruites sont beaucoup plus en contact avec l'information (49 pour cent pour les trois média) que les femmes sans niveau d'instructîon dont 62 pour cent n'ont de contact régulier avec aucun des moyens d'information moderne. 24 Tableau 2.12 Acc~:s aux m6dm Pourcentage de femmes et d'hommes qui, habituellement, hsent un journal, regardent la télévision et/ou ~coutent la radio au moins une fois par semaine selon certaines caract6rlstlques socio-dEmographiques (pour les femmes), EMMUS-1I Haïti 1994/95 L~t un Ecoute journal Regarde la la radio au moins TV au moins au moins Les Aucun une fois/ une fois/ une fois/ trois Caract6ristique média semaine semaine semaine m6dia Effectif Groupe d'figes 15-19 25,5 38,9 39,1 66,5 22,0 1 290 20-24 25,7 37,7 37,3 67,3 20,9 I 063 25-29 35,1 27,3 32,2 60,3 16,9 807 30-34 37,7 23,4 30,6 58,6 16,1 700 35-39 45,4 12,9 22,0 52,2 8,4 645 40-44 51,4 7,9 16,4 46,6 3,7 452 45 -49 51,0 9,1 19,5 47,0 6,4 400 Milieu de résidence Aire Métropolitame 6,9 44,1 77,8 88,6 39,2 1 552 Autre villes 22,5 37,8 33,2 70,5 18,5 801 Ensemble urbain 12,2 41,9 62,6 82,5 32,1 2 353 Rural 53,0 15,2 6,5 42,1 3,2 3 003 Niveau d'instruction Aucun 62,2 0,1 10,9 37,1 0,1 1 906 Alphab6tlsation/Pnmaire 28,7 25,5 29,7 64,3 11,2 2 230 Secondaire ou plus 4,3 71,6 65,4 87,3 49,1 1 221 Ensemble des femmes 35,1 26,9 31,2 59,8 15,9 5 356 Ensemble des hommes 26,5 43,4 29,5 67,3 21,3 1 610 2.2.4 Emploi Le terme "emploi" utilisé ici a une définition très large. Toute personne ayant déclaré avoir une activité, qu'elle soit régulière ou non, dans le secteur formel ou le secteur informel, avec contrepartie financière ou non, est considérée comme ayant un emploi. Le Tableau 2.13 fournit la proportion de femmes enquêtées ayant un emploi, et leur répartition selon le type d'employeur et le revenu. Près de deux des femmes de 15-49 ans sur cinq (38 pour cent) avaient un emploi au moment de l'enquête. Parmi ces femmes, 92 pour cent gagnaient de l'argent et 8 pour cent travaillaient sans contrepartie financière. Par ailleurs, 84 pour cent des femmes travaillaient à leur compte, 4 pour cent travaillaient pour un membre de la famille et 12 pour cent travaillaient pour quelqu'un d'autre (une personne, une société, le gouvernement, etc.). Comme attendu, la proportion de femmes qui travaillent est beaucoup plus importante chez les femmes adultes que chez les jeunes, la proportion passant de 13 pour cent à 15-19 ans à 44 pour cent à 25-29 ans; à 30 ans et plus, plus d'une femme sur deux travaille et cette proportion atteint 64 pour cent à 45-49 ans. Selon le milieu de résidence, on constate qu'une plus forte proportion de femmes travaillent en milieu rural (41 pour cent) qu'en milieu urbain (33 pour cent) : en outre, si la presque totalité des femmes rurales travaillent à leur compte (91 pour cent), une part importante des femmes urbaines travaillent pour un employeur autre que la famille (25 pour cent). On observe la même tendance selon le niveau d'instruction : 51 pour cent des femmes sans instruction travaillent et, essentiellement, à leur compte (91 pour cent), alors que 23 pour cent seulement des femmes de niveau secondaire ou supérieur travaillent et, assez souvent, pour un employeur extérieur à la famille (40 pour cent). 25 Tableau 2.13 Emploi~ employeur et type de revenus Pourcentage de femmes ayant un emploi et répartmon (en %) des femmes ayant un emploi par type d'employeur et par type de revenus, selon les caractéristiques socio-d~mographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Employeur et revenus Employ~ par une personne Employ6e A son compte non-apparent6e par un parent Effectif Pourcentage de de femmes Effectif Gagne Ne gagne Gagne Ne gagne Gagne Ne gagne femmes ayant un de de pas de pas de pas ayant un Caract6rist~que emploi femmes l'argent d'argent l'argent d'argent l'argent d'argent Total emploi Age 15~19 12,6 I 290 65,6 1,3 16,9 1,1 4,4 10,6 100,0 163 20-24 27,3 I 063 75,6 3,3 16,0 0,7 2,1 2,2 100,0 290 25-29 43,5 807 75,5 4,7 17,5 0,0 1,4 0,9 100,0 351 30-34 51,1 700 76,9 7,8 12,8 0,0 0,8 1,7 100,0 357 35-39 54,7 645 83,5 5,8 8,3 0,3 1,4 0,6 100,0 353 40-44 55,6 452 81,7 8,3 7,0 0,0 0,8 1,7 100,0 251 45-49 63,7 400 83,5 8,2 6,7 0,0 0,8 0,7 100,0 255 Milieu de résidence Aire Métropobtame 31,8 1 552 61,6 4,8 31,3 0,2 1,4 0,6 100,0 494 Autres villes 35,9 801 81,2 2,1 14,6 0,3 1,3 0,5 100,0 288 Ensemble urbain 33,2 2 353 68,8 3,8 25,2 0,2 1,4 0,6 100,0 782 Rural 41,2 3 003 84,0 7,1 3,9 0,3 1,6 3,0 100,0 1 237 Niveau d'instruction Aucun 50,8 1 906 83,6 7,5 5,9 0,0 1,3 1,8 100,0 969 Alphabétisation/Pnma~re 34,7 2 230 79,9 5,2 10,3 0,5 1,6 2,3 loe,0 775 Secondaire ou plus 22,6 1 221 54,2 2,1 39,1 0,4 2,0 2,2 100,0 276 Ensemble des femmes ] 37,7 5 356 78,1 5,9 12,1 0,2 1,5 2,1 100,0 2 019 i y compris les "non-d6termm6s" La majorité des femmes qui travaillent sont dans le commerce ou les services (71 pour cent) et près d'une femme sur cinq ( 19 pour cent) travaille dans l'agriculture (Tableau 2.14 et Graphique 2.6); seulement 4 pour cent des femmes qui travaillent occupent des professions lib6rales ou techniques ou des postes de cadre ou de direction. Quelles que soient les caractéristiques envisagées, le commerce et les services constituent l'occupation largement majoritaire des femmes haïtiennes (de 67 à 82 pour cent). Les emplois dans 1'agriculture, qui arrivent en seconde position, sont plus particulièrement représentés chez les femmes les plus âgées (plus de 20 pour cent à 35-49 ans), chez les femmes du milieu rural (30 pour cent) et chez les femmes sans instruction (28 pour cent). Par contre, ce sont les femmes du milieu urbain (9 pour cent) et surtout celles qui sont le plus instruites (31 pour cent) qui occupent le plus d'emplois d'encadrement et de direction. 26 Tableau 2.14 Occupation des femmes R6partition (en %) des femmes ayant un emploi par type d'occupation actuelle selon les caract6ristiques socio- d6mographiques, EMMUS-II H~fiti 1994/95 Cadres techniques Ventes Emploi Agn- et de et Emploi non- Caract6ristique culture direction services qualifie qualifi6 Autre Total Effectif Age 15-19 15,4 2,5 77,9 O,O 1,1 3,1 100,O 163 20-24 14,3 3,0 76,9 0,3 0.3 4,8 100.0 290 25 -29 13,8 8.4 69,2 1.8 1.5 5,4 100,0 351 30-34 18.2 5,8 70,8 0,3 0.6 4,3 100,0 357 35-39 21.5 3,1 70,1 0,9 0,8 3,6 100,0 353 40-44 25.7 2,7 68.3 1,3 0,4 1,6 100,0 251 45 -49 26,1 3.1 67,7 0,O 0,0 3.2 100.0 255 Milieu de r~sldence Aire M6tropolitaine 0.0 8,9 77,2 0,8 1,8 11,1 100,0 494 Autres villes 5,8 9,8 80,1 0.3 0,5 3.4 100,0 288 Ensemble urbain 2,1 9,2 78,3 0,6 1,3 8,3 100,0 782 Rural 29,9 1,3 66,7 0,8 0,3 1,1 100,0 1 237 Niveau d'instruction Aucun 28,4 0,0 69,0 0,9 0,3 1,4 100,O 969 Alphabetisatlon/Pnmaire 13.8 0.5 82,3 0,5 1,0 1,7 100,0 775 Secondaire ou plus 1,5 30.8 47.4 0,7 1.1 18,6 100,O 276 Ensemble des femmes = 19,1 4.4 71,2 0,7 0,7 3,9 100,O 2 019 ] Y compris les"non-determm6s" Graphique 2.6 Emploi et occupation des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans Sans emplo~ 62% Sans emploi 36% J Autres 2% Cadres 2% Agriculture 7% Agriculture 43% Ventes/services 27% Ventes/services 5% Femmes Hommes EMMUS-II 1 g4/g5 27 Parmi les hommes interrogés, 64 pour cent ont déclaré avoir une activité quelconque au moment de l'enquête, 14 pour cent étaient sans emploi ou ch~meurs et 20 pour cent étaient élèves ou étudiants (Tableau 2.15). Comme pour les femmes, les proportions d'hommes ayant un emploi augmente avec l'âge, passant de 23 pour cent à 15-19 ans à 78 pour cent à 30-34 ans; à partir de 35 ans, au moins 86 pour cent des hommes ont déclaré avoir un emploi. Bien entendu, entre 15 et 25 ans, la proportion d'élèves et étudiants est élevée : 64 pour cent à 15-19 ans et 30 pour cent à 20-24 ans. Par ailleurs, c'est entre 25 et 35 ans que les hommes sans emploi sont, proportionnellement, les plus nombreux (20 pour cent). Alors que trois hommes sur quatre ont un emploi en milieu rural, seulement 46 pour cent des hommes travaillent en milieu urbain : la proportion d'élèves et étudiants beaucoup plus importante en ville qu'en milieu rural (29 pour cent contre 16 pour cent) explique, en partie, cet écart; cependant, il faut également noter la forte proportion de chômeurs en milieu urbain (24 pour cent). On peut faire la même remarque en fonction du niveau d'instruction, puisque 17 pour cent des hommes de niveau secondaire ou supérieur sont au chômage contre 10 pour cent des hommes sans instruction. Tableau 2.15 Emploi des hommes Répartition (en %) des hommes selon quqls ont ou non un emploi selon les caractrristiques socio-ddmographiques, EMMUS-II Hafti 1994/95 Sans A un emploi/ El~ve/ Retraltê/ Caractdnstique emploi ch6meur Etudiant Autre Total Effectif Age 15-19 22,9 10,3 64,3 2,4 100,0 350 20-24 51,4 16,7 30,1 1,8 100,0 295 25-29 72,4 20,2 5,6 1,7 100,0 224 30-34 77,6 20,6 I, I 0,6 100,0 175 35-39 90,0 8,4 0,0 1,6 100,0 190 40-44 85,7 12,8 0,0 1,6 100,0 127 45-49 87,9 12, I 0,0 0,0 100,0 104 50-54 86,8 10,6 0,0 2,6 100,0 81 55-59 92,5 6,0 0,0 1,6 100,0 64 Milieu de résidence Aire Mdtropolitame 40,9 29,7 27,3 2,1 100,0 383 Autres villes 55,7 13,4 30,6 0,3 100,0 220 Ensemble urbain 46,3 23,7 28,5 1,4 100,0 603 Rural 74,7 8,0 15,5 1,8 100,0 1 007 Niveau d'instruction Aucun 88,9 9,5 0,3 1,3 100,0 409 Alphab6tisation/Pnmaire 64,4 14,4 19,3 1,9 100,0 766 Secondaire ou plus 40,0 17,2 41,2 1,6 100,0 435 Ensemble des hommes 64,0 13,9 20,4 1,7 100,0 1 610 Alors que la grande majorité des femmes qui travaillent sont dans le commerce ou les services (71 pour cent), la majorité des hommes (67 pour cent) travaillent dans l'agriculture (Tableau 2.16 et Graphique 2.6); les autres ont des emplois manuels sans qualification (10 pour cent), ou ils occupent des professions libérales ou des postes d'encadrements ou de direction (9 pour cent), ou encore ils sont dans le commerce et les services (8 pour cent). Quelles que soient les caractéristiques envisagées, l'agriculture constitue l'occupation largement majoritaire des hommes haïtiens, sauf pour les hommes de l'Aire Métropolitaine, où dominent le commerce et les services (34 pour cent), et pour les hommes de niveau secondaire ou supérieur qui occupent, avant tout, des professions libérales ou des postes d'encadrement ou de direction (44 pour cent). 28 Tableau 2.16 Occupation des hommes Répartition (en %) des hommes ayant un emploi par type d'occupation actuelle selon les caractéristiques socio- démographiques, EMMUS-II Halti 1994/95 Cadres techniques Ventes Emploi Agri- et de et Emploi non- Caractéristique culture direction services qualifié qualifié Autre Total Effectif Age 15-19 78,8 7,1 1,2 3,8 7,8 0,0 100,0 80 20-24 53,6 14,0 13,4 2,1 14,7 1,5 100,0 152 25-29 48,8 13,4 14,3 2,7 16,6 4,2 100,0 162 30-34 63,7 13,6 8,1 0,8 10,1 3,7 100,0 136 35-39 69,3 5,7 10,8 4,3 8,3 1,6 100,0 17l 40-44 75,4 4,5 4,2 3,5 8,7 3,7 100,0 109 45-49 81,6 5,8 4,1 2,3 6,2 0,0 100,0 9l 50-54 79,2 8,4 4,0 0,0 7,0 1,4 100,0 70 55-59 90,7 1,3 1,8 4,9 0,0 1,3 100,0 59 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 0,6 28,7 33,8 5,7 19,7 11,5 100,0 156 Autres villes 41,4 21,6 14,2 3,1 16,0 3,7 100,0 123 Ensemble urbain 18,5 25,6 25,2 4,6 18,1 8,1 100,0 279 Rural 85,5 3,0 2,1 2,0 7,0 0,0 100,0 752 Niveau d'instruction Aucun 87,2 0,6 3,9 2,8 5,0 0,3 100,0 364 Alphabétisation/Primaire 71,9 3,1 8,9 2,8 12,5 0,6 100,0 493 Secondaire ou plus 13,1 44,0 16,5 2,2 13,4 10,8 100,0 174 Ensemble des hommes t 67,4 9,1 8,4 2,7 10,0 2,2 100,0 1 031 i y compris les"non-d6termlnés" 2.2.5 Garde des enfants en bas âge Le fait que la mère travaille et que, pendant ce temps, quelqu'un d'autre s' occupe des jeunes enfants peut avoir un effet négatif sur l'état de santé, l'état nutritionnel et le développement psycho-affectif des enfants de moins de 5 ans. Pour cette raison, on a demandé aux mères ayant un emploi et un ou plusieurs enfants de moins de cinq ans, qui s'occupait des enfants pendant qu'elle travaillait. On constate au Tableau 2.17 que, parmi les femmes ayant un emploi, 46 pour cent avaient au moins un enfant de moins de 5 ans au moment de l'enquête. Dans un cas sur six (16 pour cent), l'enquêtée a déclaré qu'elle s'occupait elle-même de ses jeunes enfants lorsqu'elle travaillait. Cependant, dans la plupart des cas (71 pour cent), un membre de la famille a la garde des enfants pendant que la femme travaille : il s'agit soit du partenaire (10 pour cent), soit d'autres enfants plus âgés (25 pour cent), soit d'autres parents (38 pour cent). Les voisins ou amis s'occupent des enfants dans 7 pour cent des cas, les domestiques dans 4 pour cent des cas, et moins d'un pour cent des femmes qui travaillent mettent leurs jeunes enfants dans des jardins d'enfants ou garderie. 29 C'est en milieu urbain, où la majorité des femmes sont dans le commerce ou les services, que les enfants restent le plus fréquemment avec leur mère pendant qu'elles travaillent (27 pour cent), à l'opposé seulement 3 pour cent des femmes travaillant dans l'agriculture prennent leurs enfants sur le lieu de travail, alors que dans 43 pour cent des cas, ce sont les autres enfants qui s'occupent de leurs cadets. De même, quand la mère n'a aucune instruction, les jeunes enfants restent très fréquemment sous la garde de leurs aînés (35 pour cent). Les domestiques s' occupent très peu des enfants, sauf dans 1'Aire Métropolitaine ( 16 pour cent), lorsque la mère a un niveau d'instruction élevé (16 pour cent) ou qu'elle travaille pour un employeur qui n'est pas de sa famille (15 pour cent). Les garderies et jardins d'enfants sont très peu utilisées, même par les femmes de la capitale (3 pour cent) et les femmes les plus éduquées (7 pour cent). Tableau 2.17 Garde des enfants et travail Répartition (en %) des femmes ayant un emploi selon qu'elles ont, ou non, un enfant de moxns de 5 ans, et répartition (en %) des mæres ayant un emploi et un enfant de moins de 5 ans, par genre de personne qui prend soin de l'enfant pendant qu'elles travaillent, selon les caractéristlques socio-d6mographiques, EMMUS-I1 Hafti 1994/95 Femmes ayant un emplot Personne qui prend soin de l'enfant Pas d'enfant Un Enqu~- Nombre <5 ans enfant tée Enfant de m~res Caractéristique å la ou elle- plus Autres Voisin/ Domes- Jardin ayant démographique maison plus même Conjoint âgd parents Ami t:que d'enfants Total un emploi Milieu de résidence Aire Métropolitaine 69,1 30,9 27,5 5,2 9,8 34,0 4,6 15,7 3,3 100,0 494 Autres vdles 61,5 38,5 26,9 7,6 18,6 37,9 3,4 4,8 0,7 100,0 288 Ensemble urbain 66,3 33,7 27,2 6,2 13,5 35,6 4,1 11,1 2,1 100,0 782 Rural 46,9 53,1 11,5 11,3 29,2 38,5 8,5 0,5 0,2 100,0 I 237 Niveau d'instruction Aucun 50,4 49,6 13,8 10,4 34,5 30,9 9,4 0,6 0,0 100,0 969 Alphabdusataon/Primaire 55,8 44,2 17,9 10,6 16,7 45,0 5,7 4,2 0,0 100,0 775 Secondaire ou plus 64,8 35,2 19,7 4,5 5,1 45,5 2,1 16,0 7,1 100,0 276 Type d'emploi A son compte 64,8 35,2 0,0 7,3 21,5 43,0 24,1 0,0 3,9 100,0 72 Affaire de famille 75,9 24,1 12,5 11,0 10,8 36,8 7,3 14,9 6,8 100,0 250 Autre 50,9 49,1 16,7 9,8 25,7 37,7 6,7 2,8 0.2 100,0 1 696 Occupation Agriculture 45,6 54,4 3,1 4,2 43,3 37,6 I 1,7 0,0 0.0 100,0 387 Non-agricole 56,4 43,6 19,8 11,5 19,2 37,7 5,9 4,6 0,9 100,0 1 628 Ensemble de femmes t 54,4 45,6 16,0 9,8 24,7 37,7 7,3 3,5 0,7 100,0 2 019 I y compris les "non-ddtermmés" 30 CHAPITRE 3 FECONDITE Un des principaux objectifs de I'EMMUS-II était de recueillir des données permettant d'estimer les niveaux de la fécondité, d'en dégager les tendances et de mettre en lumière certains aspects de la fécondité différentielle. Pour obtenir ces données, les enquêtrices ont reconstitué, à partir des réponses des femmes interviewées, l'historique complet des naissances, en ordre chronologique, et en enregistrant, pour chacune d'entre elles, le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date de naissance et l'état de survie (l'enfant est toujours vivant ou décédé). En outre, pour les enfants décédés, on enregistrait l'âge au décès. Comme il s'agit d'une enquête rétrospective, les informations obtenues permettent, non seulement, d'estimer le niveau actuel de la fécondité, mais aussi d'estimer les tendances de la fécondité au cours des 15 à 20 dernières années. Cependant, le fait qu'il s'agisse d'une enquête rétrospective peut être à l'origine de certaines erreurs ou imprécisions des données obtenues. Il s'agit notamment : du sous-enregistrement des naissances, en particulier l' omission d'enfants en bas âge, ce qui peut entraîner une sous-estimation des niveaux de fécondité; de l'imprécision des déclarations de date de naissance et/ou d'âge, en particulier 1'attraction pour des années de naissance ou pour des âges ronds, qui peut entraîner des sous-estimations ou des surestimations de la fécondité à certains âges et/ou pour certaines époques. L'analyse de la distribution des naissances par année (voir Tableau D.5 en Annexe D), l'analyse des tendances de la fécondité ainsi que le rapprochement des données de I'EMMUS-II avec d'autres sources ne mettent en évidence aucune sous-estimation sérieuse des enregistrements. Lors des enquêtes EDS, on a parfois observé certains déplacements de dates de naissance d'enfants nés durant les cinq années ayant précédé l'enquête vers les années précédentes. Ces déplacements d'année de naissance sont souvent effectués volontairement par les enquêtrices pour éviter de poser les questions sur la santé des enfants (Section 4 du questionnaire) lesquelles ne portent que sur les naissances des cinq dernières années (1989-1994) et pour éviter de prendre les mesures anthropométriques de ces mêmes enfants. Ces déplacements sont plus fréquents lorsque la mère ne connaît pas avec exactitude le mois et l'année de naissance de ses enfants. Dans le cas de I'EMMUS-II, ces déplacements, en particulier ceux des naissances de 1989 vers 1988 ne sont pas très importants. 3.1 NIVEAU DE LA FECONDITE ET FECONDITE DIFFERENTIELLE Gén6ralement, la fécondité des femmes se mesure au moyen des taux de fécondité générale par groupe d'âges quinquennal et au moyen de 1'Indice Synthétique de Fécondité (ISF) ou somme des naissances réduites, qui correspond à un cumul des taux de fécondité par âge. L'ISF mesure le nombre moyen d'enfants nés vivants qu'aurait une femme à l'issue de sa vie féconde, en supposant que les taux de fécondité actuels i A l'Annexe D, le Tableau D.5 fournit la distribution des naissances par année de naissance. Le "rapport des naissances annuelles" (rapport des naissances d'année x à la demi-somme des naissances des années précédente et suivante, soit N/[(N»I+N«+y2]), rend compte des déplacements d'années de naissance. Le rapport semble indiquer un léger manque de naissances en 1989 (rapport = 80,8 < 100) et un excédent en 1988 (rapport = 119,1 > 100) mais aussi en 1990 (rapport = 107,4 > 100). 31 restent invariables. Dans le cas actuel, les taux de fécondité et r l S F sont calculés pour la période des trois années ayant précédé l'enquête : cette période de référence a été retenue afin de pouvoir calculer les indicateurs de fécondité les plus récents possibles, tout en disposant d'un nombre suffisant de cas pour réduire au maximum les erreurs d'observation et afin d'éviter au maximum les problèmes signalés précédemment sur le transfert de dates de certaines naissances. Les taux de fécondité par groupe d'âges et I'ISF, selon le milieu de résidence, sont présentés au Tableau 3.1 qu'illustre le Graphique 3.1. Tableau 3.1 Fécondit6 actuelle Taux de fécondité par âge, indice synthétique de fécondité (ISF), taux brut de natalité (TBN) et taux global de fécondité générale (TGFG) pour la pêriode des trois annêes précédant l'enquête, selon le milieu de résidence, EMMUS-II Haai 1994/95 Résidence A~re Autres Ensemble Groupe d'åges Métropolitaine villes urbain Rural Ensemble 15-19 57 61 58 92 76 20-24 118 149 128 228 179 25-29 169 227 189 272 233 30-34 134 182 149 247 206 35-39 96 108 101 203 166 40-44 9 55 30 102 78 45-49 6 0 4 28 19 ISF 15-49 (pour 1 femme) 3,0 3,9 3,3 5,9 4,8 ISF 15-44 (pour I femme) 2,9 3,9 3,3 5,7 4,7 TGFG (pour 1 000) 104 129 113 189 155 TBN (pour 1 000) 31 31 31 35 34 Note: Les taux sont calculés pour la pénode de 1-36 mois avant l'enquête. Les taux à 45-49 ans peuvent être lêgærement biaisês du fait de données incomplêtes pour ce groupe d'åges. La fécondité reste élevée en Haïti puisque, en arrivant en fin de vie féconde, une femme aurait, en moyenne, 4,8 enfants. Les taux de fécondité par groupe d'âges suivent le schéma classique observé généralement dans les pays à forte fécondité : une fécondité précoce (15-19 ans) assez élevée (76 pour mille) qui atteint son maximum à 25-29 ans (233 pour mille) et qui se maintient longtemps à des niveaux élevés puisqu'à 35-39 ans le taux vaut encore 166 pour mille et que la fécondité des femmes de 40 ans et plus contribue pour 10 pour cent à la fécondité totale. Il apparaît au Tableau 3.1 et au Graphique 3.1 que les différences de fécondité selon le milieu de résidence sont très importantes. L'ISF qui est de 4,8 enfants par femme pour l'ensemble du pays, varie de 3,0 pour l'Aire Métropolitaine à 3,9 pour les Autres Villes et à 5,9 en milieu rural. Cela signifie que, si les niveaux actuels de fécondité se maintenaient invariables, les femmes résidant en milieu rural auraient, en fin de vie féconde, deux enfants de plus que celles résidant dans les Autres Villes et près de trois enfants de plus que celles résidant dans la capitale. La courbe des taux de fécondité par âge du milieu urbain présente une allure plus "aplatie" qu'en milieu rural, même si la fécondité maximale est atteinte au même âge. Les différences de fécondité s'observent à tous les âgés, mais l'écart relatif entre les taux est particulièrement important aux âges élevée (30 ans et plus) : ainsi, à 30-34 ans, la fécondité des femmes rurales (247 pour mille) est 1,7 fois plus élevée que celles du milieu urbain (149 pour mille), à 35-39 ans, le rapport entre les deux niveaux de fécondité est de 1 à 2 et il est de plus de 1 à 3 à 40-44 ans. Les femmes du milieu rural ont donc une fécondité plus précoce et qui se maintient plus élevée aux âges avancés que les femmes urbaines. 32 Graphique 3.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence Pour mille 3OO 250 R u r a l « ,- "~ E n s e m b l è ~ I1,. 200 150 100 Il ~11 \ 50 0 15 20 25 30 35 40 45 50 Age de la f e m m e EMMUS-II 1994/95 Au niveau national, le Taux Global de Fécondité Générale (TGFG), c'est-à-dire le nombre annuel moyen de naissances vivantes dans la population des femmes en âge de procréer, atteint 155 pour mille. Le Taux Brut de Natalité (TBN), c'est-à-dire le nombre annuel moyen de naissances vivantes dans la population totale, est de 34 pour mille pour l'ensemble du pays. Les écarts les plus importants entre niveaux de fécondité s'observent en fonction du niveau d'instruction des femmes, le nombre d'enfants étant d'autant plus faible que le niveau d'instruction est élevé (Tableau 3.2). Les femmes sans instruction ont en moyenne 6,1 enfants, contre 4,8 chez les femmes ayant un niveau d'instruction primaire, quant à celles ayant dépassé le niveau primaire, elles ont, en moyenne, près de 4 enfants de moins que celles qui n'ont jamais fréquenté l'école (2,5 contre 6,1 enfants). Au Tableau 3.2 et au Graphique 3.2 figure également le nombremoyen d'enfants nés vivants par femme de 40-49 ans, c'est-à-dire à la fin de leur vie féconde. Contrairement à I'ISF qui mesure la fécondité actuelle ou du moment, ce nombre moyen, qui peut être assimilé à une descendance, est le résultat de la fécondité passée des femmes enquêtées qui atteignent 40-49 ans. Dans une population où la fécondité reste invariable, cette descendance tend à se rapprocher de r ISF; par contre, si I'ISF est inférieur au nombre moyen d'enfants par femme en fin de vie féconde, cela indique une tendance à la baisse de la fécondité. En Haïti, r l S F (4,8) est nettement inférieur à la descendance (5,4) ce qui suggère une baisse importante de la fécondité au c o u r s des demières années. Sauf pour/es femmes sans instruction pour lesquelles I ' I S F est légèrement supérieur à la descendance (6,1 contre 5,7 enfants par femme) et les femmes du milieu rural et celles de niveau d'instruction primaire dont I'ISF n'est que légèrement inférieur à la descendance (respectivement, 5,9 contre 6,1 et 4,8 contre 4,9 enfants par femme), un écart important entre les deux indicateurs s'observe pour toutes les autres catégories de femmes. L'écart entre les deux indicateurs, et donc la baisse de fécondité qu'il suggère, est particulièrement important chez les femmes des Autres Villes (3,9 contre 4,9 enfants par femme), et chez celles ayant une instruction supérieure au primaire (2,5 contre 3,1), cette dernière catégorie de femmes étant celle ayant, aujourd'hui, la fécondité la plus faible. 33 Tableau 3.2 Fêcondité par caractéristiques soclo-d6mographiques Indice synthétique de fécondité pour les trois années pr6c6dant l'enquête, proportion de femmes actuellement enceintes et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, par caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haiti 1994/95 Pourcentage Nombre moyen Indice de femmes d'enfants nés synthêtique actuellement vivants pour les Caractéristique de fêcondité I enceintes femmes de 40-49 ans Milieu de résidence Aire M~tropolitame 3,0 6,4 3,4 Autres villes 3,9 6,9 4,9 Ensemble urbain 3,3 6,5 4,0 Rural 5,9 11,5 6,1 Niveau d'instruction Aucun 6,1 I 1,8 5,7 Alphab6tisation/Primaire 4,8 8,9 4,9 Secondaire ou plus 2,5 6,2 3,1 Ensemble 4,8 9,3 5,4 I Indice synth6tlque de f6condit6 pour les femmes ågées de 15-49 ans Graphique 3.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans HAITI RESIDENCE Aire Métro, Autres villes Rural INSTRUCTION Aucune Alphab./Primaire Secondaire ou + 1 2 3 4 5 6 Nombre d'enfants par femme ~ISF BBDescendancei EMMUS-II1994/95 34 Le Tableau 3.2 fournit également le pourcentage de femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l'enquête. Il faut préciser qu'il ne s'agit pas de la proportion exacte de femmes qui sont enceintes dans la mesure où les enquêtées qui sont en début de grossesses et ne se savent pas enceintes n'ont pas déclaré leur état. Cependant, on peut noter que cette proportion, estimée à 9 pour cent au niveau national, varie dans le même sens que I'ISF, ce qui atteste la cohérence de ces résultats. Par ailleurs, on verra plus loin (Section 3.2 - Tendances de la fécondité) que la comparaison de I'ISF trouvé dans I'EMMUS-II et de celui calculé par I'EMMUS-I met en évidence une baisse importante de la fécondité entre les deux enquêtes; de même, on peut noter que la proportion de femmes qui se sont déclarées enceintes est passé de 13 pour cent en 1987 (EMMUS-I) à 9 pour cent en 1994/95 (EMMUS-II). Cette baisse est tout à fait cohérente avec la baisse de la fécondité. 3.2 TENDANCES DE LA FECONDITE Une première façon de dégager les tendances de la fécondité est de comparer les résultats de I'EMMUS-II avec les résultats provenant d'autres sources. Le Tableau 3.3 et le Graphique 3.3 présentent ainsi les taux de fécondité par âge selon I'EHF de 1977, I'EHPC de 1983, I'EMMUS-I de 1987 et I'EMMUS-II de 1994/95. 2 On constate tout d'abord que les niveaux de fécondité calculés à partir des trois enquêtes précédant I'EMMUS-II ne différent pas fondamentalement (les courbes de fécondité sont assez proches), même si l'on observe une légère augmentation de r l S F de 1977 à 19873 : globalement, jusqu'en 1987, I'ISF était estimé à environ 6 enfants par femme. Tableau 3.3 Fécondit6 par âge selon quatre sources Taux de fécondit6 par âge et indice synthétique de fécondit6 selon I'EHF (1977), I'EHPC (1983), I'EMMUS-I (1987), et I'EMMUS-11 (1994/95), Haït~ 1994195 EHF EHPC EMMUS-I EMMUS-II Groupe d'åges 1977 1983 1987 1994 15-J9 67 90 96 76 20-24 217 212 260 179 25-29 311 290 300 233 30-34 270 285 274 206 35-39 176 222 198 166 40-44 89 133 115 78 45-49 62 10 22 19 ISF 15-49 6,0 6,2 6,3 4,8 Note : Taux de fécondité par groupe d'åges pour I 000 femmes. Sources : EHF (IHS et EMF, 1981); EHPC (Ayad et al., 1985); EMMUS-I (Cayemittes et al., 1989) 2 Pour I ' E H F de 1977, les niveaux de fécondité retenus sont ceux calculés pour la période 1976-77; pour I ' E H P C de 1983, il s'agit de données ajustées pour les 12 mois précêdant l'enquête; pour I ' E M M U S - I de 1987, la fécondité est celle de la période 1982-87 et, pour I ' E M M U S - I I , celle de la période 1992-94. 3 Nous ne reviendrons pas ici sur cette "hausse" de la fécondité qui a été longuement commentée ailleurs (voir, en particulier, Cayemittes et al., 1989 et Chahnazarian, 1992). 35 Graphique 3.3 Taux de fécondité générale par âge selon I'EHF 1977, I'EHPC 1983, I'EMMUS-I 1987 et I'EMMUS-II 1994 Pour mille 350 300 " 25O I +EHF 1977 2OO 150 ~ le0 50 i i i i i i 15 20 25 30 35 40 45 50 Age de la femme Note : Pour I'EHPC, il s'agit de donn6es ajust6es Par rapport aux résultats des enquêtes Tableau 3.4 Tendances de la fêcondité par âge précédentes, ceux de I'EMMUS-II mettent en évidence une chute importante de la fécondité Taux de fêcondité par âge par période de cinq ans prêc&lant (Tableau 3.3 et Graphique 3.3). L'ISF, estimé à l'enquête, selon l'åge de la mære, EMMUS-II Haiïti 1994/95 6,3 enfants par femme pour la période 1982-87 Prdodes précédant d'après I'EMMUS-I, est passé à 4,8 enfants par l'enquête (en années) femme en 1992-94 d'après I'EMMUS-II, soit Groupe d'fîges 0-4 5-9 10-14 15-19 une baisse de 24 pour cent en moins de 10 ans. L'examen des taux par âge permet de constater 15-19 79 92 92 89 20-24 191 212 235 230 que la baisse de fécondité s'est produite à tous 25-29 237 267 271 263 les fîges, chaque taux de fécondité de 1994/95 30-34 219 246 247 [227] étant inférieur au taux correspondant de 1987; en 35-39 175 186 [201] 40-44 79 [92] valeur relative, selon le groupe d'âges, les taux 45-49 [23] de 1994/95 sont inférieurs de 14 å 32 pour cent Note : Taux de féconditê par groupe d'åges pour 1 000 par rapport à ceux de 1987. Cependant, c'est aux femmes. Les taux entre crochets sont calculês sur la base de âges de fécondité maximale (20-34 ans) que la dorures iucompli~tes. baisse semble avoir été la plus importante. Les données collectées lors de I'EMMUS-II permettent également, en tant que telles, de retracer les tendances passées de la fécondité. Pour cela, on a calculé les taux de fécondité par âge de la mère à la naissance de ses enfants, par période de cinq ans précédant l'enquête (Tableau 3.4). Au Graphique 3.4 qui visualise ces données, on a également porté les taux de f6condité de I'EMMUS-I pour la période 1982-87 qui peuvent être directement comparés aux taux de la période 5-14 ans précédant I'EMMUS-II. On constate tout d'abord que, quelle que soit la période et quelle que soit l'enquête, les courbes présentent la même allure, avec une fécondité relativement élevée chez les jeunes femmes (15-19 ans) et un maximum atteint à 25-29 36 Graphique 3.4 Tendances de la fécondité par âge Pour mille 350 300 250 2O0 // h!llI/Ii111 %% \~\X \ \ ~\ \ \ \\\ ~\ I P6riodes avant " ~ I'EMMUS-II == 0-4 ans -- 5-9 ans 150 -X- 10-14 ans 4-15-_~19ans 100 50 0 i i r I i i 15 20 25 30 35 40 45 50 Age de la femme EMMUS-II 1994/95 ans. Au cours des trois périodes les plus anciennes (de 5 à 19 ans avant I'EMMUS-II), les taux semblent n'avoir que peu varié, alors que le niveau de fécondité pour la période la plus récente (0-4 ans avant l'enquête) est toujours nettement plus faible. Ainsi, la baisse de la fécondité mentionnée précédemment ne serait qu'un phénomène très récent en Haïti. Par ailleurs, on constate que les taux de fécondité des périodes anciennes, en particulier 5-14 ans avant l'enquête, sont plus faibles que ceux qui avaient été estimés lors de I'EMMUS-I. Globalement, la fécondité estimée pour les périodes 5-9 ans et 10-14 ans avant l'enquête actuelle est inférieure d'environ 10 pour cent à celle de I'EMMUS-I. Si l'on admet comme valables les résultats de cette première enquête, cela signifierait que la fécondité passée a été légèrement sous-estimée par I'EMMUS-II. En admettant une possible sous-estimation de la fécondité passée, cela ne signifierait en aucun cas une sous-estimation des niveaux de fécondité pour la période la plus récente. En effet, il est généralement admis que, lors des enquêtes rétrospectives, les risques de sous-estimation des événements sont d'autant plus importants que la période de référence est éloignée de la date d'observation. Néanmoins, même si l'on supposait une légère sous- estimation des taux les plus récents, la baisse de fécondité qui a été mise en évidence est trop importante pour être remise en cause;seule l'amplitude de cette baisse s'en trouverait légèrement réduite. Le Tableau 3.5 présente le même type de données que le tableau précédant, mais les taux de fécondité sont calculés par durée d'union, pour les différentes périodes de cinq années avant l'enquête. Comme pour la fécondité générale, on observe ici une baisse des taux. Cependant, la baisse semble plus ancienne puisque les taux de la période 5-9 ans avant l'enquête sont déjà inférieurs à ceux de la période 10-14 ans avant l'enquête. En outre, on peut noter que si la baisse affecte toutes les durées d'union, les taux de fécondité pour les durées d'union les plus courtes (0-4 ans) restent à un niveau très élevé. Il semble donc que, dans le cadre de l'union, les femmes continuent à avoir rapidement leurs enfants mais que, le nombre souhaité d'enfants étant rapidement atteint, elles limitent très vite leur fécondité. 37 Tableau 3.5 Tendances de la fécondité par durée de l'union Taux de féconditê des femmes non-célibatalres par période de cxnq ans précédant l'enquête, selon la durêe écoulêe depuis la premxère umon, EMMUS-II HaïtJ 1994/95 Périodes précédant Nombre d'années l'enquête (en annêes) depuis le premier mariage 0-4 5-9 10-14 15-19 0-4 322 353 369 368 5-9 257 280 317 294 10-14 212 248 255 244 15-19 155 193 189 [230] 20-24 98 92 1102] 25-29 28 [691 Note. Taux de fécondité pour 1 000 femmes non-céhbatalres. Les taux entre crochets sont calculés sur la base de données mcomplètes. L ' a n a l y s e des tendances de la fécondité, basée sur les résultats des différentes enquêtes, a mis en évidence une baisse importante et récente des niveaux de la fécondité en Haïti. Les sections et chapitres suivants permettront d'identifier certains facteurs qui ont pu jouer un rôle important dans cette baisse. Il s' agit essentiellement du recours de plus en plus important à la contraception moderne (voir Chapitre 4 - Planification familiale) et des durées importantes d'abstinence sexuelle (voir Chapitre 5 - Nuptialité et exposition au risque de grossesse). 3.3 PARITE ET STERILITE PRIMAIRE A partir du nombre total d' enfants que les femmes ont eu au cours de leur vie, on a calculé les parités moyennes par groupe d'âges, pour I' ensemble des femmes et pour les femmes actuellement en union (Tableau 3.6). On constate tout d'abord une augmentation régulière et rapide des parités avec l'âge de la f e m m e : ainsi de 0,1 enfant en moyenne à moins de 20 ans, la parité atteint 0,9 enfants à moins de 25 ans, 3,4 enfants à moins de 35 ans et, à la fin de sa vie féconde, une f e m m e a donné naissance à 5,4 enfants en moyenne. Par ailleurs, la répartition de toutes les femmes selon le nombre de naissances met en évidence une fécondité précoce assez élevée puisque I 1 pour cent des jeunes femmes de moins de 20 ans ont déjà donné naissance à au moins un enfant, et un quart des femmes de moins de 25 ans ont déjà eu 2 enfants ou plus. En fin de vie féconde (40-49 ans), 37 pour cent des femmes ont donné naissance à 7 enfants ou plus. Les résultats concernant les femmes actuellement en union diffèrent peu de ceux concernant toutes les femmes, sauf aux åges les plus jeunes où la proportion de femmes qui ne sont pas encore en union est encore importante. Ainsi, 63 pour cent des femmes en union de 15-19 ans ont déjà eu au moins un enfant contre 11 pour cent pour toutes les femmes; de même, à 20-24 ans, 81 pour cent des femmes en union ont déjà eu au moins un enfant contre 49 pour cent pour toutes les femmes. Cependant, dès 25-29 ans où la proportion de femmes qui ne sont pas en union est déjà faible (voir Chapitre 5 - Nuptialité), l'écart entre la proportion de f e m m e s en union ayant déjà eu au moins un enfant (89 pour cent) et celle de l'ensemble des f e m m e s dans la m ê m e situation (77 pour cent) est déjà peu important. D ' u n e manière générale, les femmes en union qui restent volontairement sans enfant sont relativement rares en Hafti, par conséquent la parité zéro des femmes les plus âgées et actuellement en union permet d'estimer le niveau de la stérilité totale ou primaire. Parmi les femmes de 35-49 ans, âges auxquels l'arrivée d ' u n premier enfant est peu probable, 3 pour cent n'ont jamais eu d'enfants et peuvent être considérées c o m m e stériles. 38 Tableau 3.6 Enfants n6s vivants et enfants survivants des femmes Ræpartition (en %) de toutes les femmes et des femmes actuellement en union par nombre d'enfants nés vivants, nombre moyen d'enfants n6s vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon l'âge des femmes, EMMUS-11 Haïtl 1994/95 Nombre Nombre Nombre d'enfants nés vivants Effectif moyen moyen Groupe de d'enfants d'enfants d'åges 0 I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ou + Total femmes nés vtvants survivants TOUTES LES FEMMES 15-19 89,2 8,7 1,8 0,2 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 290 0,13 0,11 20-24 51,3 24,1 15,6 7,3 1,3 0,4 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 063 0,85 0,73 25-29 23,2 18,3 16,8 18,5 12,6 7,4 2,5 0,8 0,0 0,0 0,0 100,0 807 2,15 1,83 30-34 10,2 11,8 16,4 15,6 16,0 13,8 8,5 4,5 1,8 1,3 0,1 100,0 700 3,35 2,86 35-39 5,4 7,3 10,0 11,2 14,5 12,7 12,0 10,2 7,9 5,7 3,0 100,0 645 4,73 3,92 40-44 5,7 7,5 7,4 9,2 I 1,8 I 1,0 10,2 13,1 7,8 7,0 9,4 100,0 452 5,32 4,34 45-49 6,5 5,8 10,1 8,6 10,4 11,9 9,1 8,7 9,4 7,6 12,0 100,0 400 5,39 4,13 Ensemble 38,1 13,1 10,8 9,1 7,8 6,3 4,5 3,7 2,5 2,0 2,1 100,0 5 356 2,38 1,97 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 37,3 48,9 12,1 1,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 192 0,78 0.68 20-24 18,7 38,7 26,6 12,7 2,3 0,7 0,4 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 541 1,45 1,24 25-29 10,6 19,4 19,6 22,4 14,9 9,0 3,1 1,0 0,0 0,0 0,0 100,0 614 2,56 2,18 30-34 5,0 9,9 16,9 15,3 18,4 16,0 9,5 5,2 2,2 1,5 0,2 100,0 577 3,69 3,17 35-39 3,7 5,4 9,2 10,9 14,5 13,2 13,5 10,7 9,4 6,5 3,0 100,0 535 5,02 4,17 40-44 2,4 6,1 6,8 9,8 10,8 10,8 11,6 13,8 8,8 7,8 11,3 100.0 363 5,76 4,73 45-49 3,9 5,0 7,4 8,8 8,1 12,1 10,1 9,5 11,7 9,0 14,3 10~,0 291 5,95 4,52 Ensemble 9,8 17,5 15,4 13,4 11,3 9,5 7,1 5,5 4,1 3,1 3,2 100,0 3 113 3,58 2,97 3.4 GROSSESSES IMPRODUCTIVES Au cours de I'EMMUS-II, on a demandé aux femmes si elles avaient eu des grossesses qui s'étaient terminées par un avortement spontané ou fausse couche, par un avortement provoqué ou par une mortinaissance. En cas de réponse positive, on demandait aux enquêtées combien elles avaient eu de fausse couche, d' avortement provoqué et de mort-né. Le Tableau 3.7 présente la répartition des femmes ayant déjà eu des rapports sexuels selon le nombre de grossesses improductives qu'elles ont eu au cours de leur vie. On peut penser que ces données sont sous-estimées du fait d'oublis, en particulier pour des mortinaissances et des fausses couches anciennes, et du fait de sous-déclarations, en particulier pour les avortements provoqués. De plus, il est fort probable que de nombreuses femmes ayant eu des avortements provoqués les aient déclarés comme des fausses couches ou des mortinaissances. De ce fait, le niveau de grossesses improductives totales pr6senté ici et, surtout, le pourcentage d'avortements provoqués doivent être considérés comme sous-estimés et constituent simplement des valeurs minimales. D' après le Tableau 3.7, parmi les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, plus d'une sur cinq (21 pour cent) a eu, au moins, une grossesse improductive et, parmi ces femmes, une sur trois (7 pour cent) a eu, au moins, deux grossesses de ce genre. Comme attendu, on constate une augmentation régulière avec l'âge de la proportion de femmes ayant eu des grossesses improductives, passant de 4 pour cent à 15-19 ans, à 24 pour cent å 30-34 ans et atteignant environ 36 pour cent à 40-49 ans. De même, le nombre de grossesses de ce type augmente régulièrement avec l'âge et, à partir de 35 ans, 14 pour cent des femmes ont 2 grossesses de ce type ou plus. Les grossesses improductives s'observent dans tous les milieux de résidence, mais la proportion de femmes conceruées est légèrement plus importante en milieu rural (23 pour cent) que dans les Autres Villes (21 pour cent) et que dans l'Aire Métropolitaine (19 pour cent). On remarque enfin l'existence 39 Tableau 3.7 Grossesses ~mproductives Répartmon (en %) des [~mmes ayant déj~ eu des rapports sexuels par nombre de grossesses improductives, et nombre moyen de grossesses lmproductlves, selon les caractéristiques socio- démographiques. EMMUS-II Halti 1994/95 Nombre de grossesses improductives Effectif de Caractéristtque 0 1 2 3 ou + Total femmes Groupe d'âges 15-19 96.4 3.1 0.6 0,0 100.0 374 20-24 90.6 8.4 0.7 0.2 100.0 791 25-29 82.9 13.2 2.8 1.1 100.0 738 30-34 75.5 16.2 6.3 1.9 100.0 670 35-39 71.0 15,3 8,6 5.1 100.0 638 40-44 62.9 22.7 7.9 6.3 100.0 443 45-49 65,1 20,9 9.0 5.0 100.0 396 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 81,4 12.1 4.7 1.6 100.0 1 150 Autres villes 79,1 15,3 3,0 2,6 100,0 586 Rural 77.1 14.6 5.4 3.0 100.0 2 314 Niveau d'instruction Aucun 73.1 16.7 6,4 3.7 100.0 1 732 Alphabétisation/Pn maire 80.6 13.4 4,0 2.1 100.0 1 548 Secondaire ou plus 87.2 8.8 3.0 0.8 100.0 722 Ensemble des femmes I 78.6 14.0 4.8 2,5 100,0 4 050 i y compris les "non-déterminés" d'une relation entre le niveau d'instruction et les grossesses improductives : plus le niveau augmente, plus la proportion de femmes touchées par le phénomène est faible et plus le nombre moyen de ce type de grossesses diminue. Ainsi, 13 pour cent seulement des femmes ayant un niveau d'instruction supérieur au primaire ont eu au moins une grossesse improductive, contre 27 pour cent des femmes sans instruction. Le Tableau 3.8 fournit la proportion de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels et n'ayant jamais eu de grossesse improductive, la proportion de celles ayant eu, au moins, une fausse couche, la proportion de celles ayant eu, au moins, une mortinaissance et la proportion de celles ayant eu, au moins, un avortement provoqué. Une même femme ayant pu avoir plusieurs grossesses improductives avec des issues différentes, la somme des avortements, fausses couches et mortinaissances (24 pour cent) est supérieure à la proportion de femmes ayant eu, au moins, une grossesse improductive (21 pour cent). Il appara~ que 15 pour cent des h~/ftiennes ont eu, au moins, une fausse couche, 6 pour cent ont eu, au moins, une mortinaissance et 3 pour cent ont eu, au moins, un avortement provoqué. Cette dernière proportion est nettement plus faible que celle estimé en 1989 par I'ENHAC selon laquelle 6 pour cent des femmes avaient eu un avortement provoqué. Il faut préciser que, lors de I'ENHAC, la proportion d'avortement a ~té calculée par rapport aux femmes ayant déjà ét~ enceintes alors que, pour I'EMMUS-II, il s'agit de la proportion d'avortement par rapport aux femmes ayant déjà eu des rapports sexuels. Le mode de calcul utilisé par I'EMMUS-II conduit donc nécessairement à une proportion inférieure à celle résultant du calcul utilisé par I'ENHAC. Néanmoins, cette différence de mode de calcul ne peut expliquer qu'en partie la différence trouvée entre les deux enquêtes. Par ailleurs, s'agissant de la proportion de femmes ayant eu un avortement au cours de leur vie, une diminution 40 Tableau 3.8 Issue des grossesses improductives Pourcentages de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels et ayant déclaré avoir eu, au moins, un avortement provoqu6, au moins, une fausse-couche et, au moins, un mort-n~, par caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II H~fai 1994/95 Pourcentage n'ayant eu Pourcentage Pourcentage Pourcentage aucune ayant eu, ayant eu, ayant eu, Effectif grossesse au moins, au moins, une au moins, de Caractéristique improductive un avortement fausse-couche un mort-né femmes Groupe d'åges 15-19 96,4 0,7 1,3 1,9 374 20-24 90,6 2,2 5,6 2,1 791 25-29 82,9 2,6 12,2 3,4 738 30-34 75,5 4,1 16,0 7,6 670 35-39 71,0 3,8 21,3 9,4 638 40-44 62,9 3,1 27,7 9,8 443 45-49 65,1 3,4 26,3 9,7 396 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 81,4 5,7 11,1 3,9 1 150 Autres villes 79,1 3,3 14,9 5,1 586 Rural 77,1 1,5 17,0 7,2 2 314 Niveau d'instruction Aucun 73,1 1,5 20,2 8,7 1 732 Alphabétisation/Primaire 80,6 3,2 13,2 4,9 1 548 Secondaire ou plus 87,2 5,6 6,9 1,8 722 Ensemble des femmes I 78,6 2,9 15,0 5,9 4 050 I y compris les "non-déterminés" récente de la pratique de l'avortement ne pourrait entraîner une telle baisse des proportions. Par contre, on peut supposer que, lors de I'EMMUS-II, certaines femmes ayant eu recours à l'avortement provoqué ont déclaré avoir eu un avortement spontané ou fausse couche ou même une mortinaissance (questions non posées lors de I'ENHAC) : ainsi, dans I'EMMUS-II, la proportion d'avortements provoqués serait sous-estimée au profit des fausses couches et des mortinaissances. Qu'il s'agisse de fausse couche, de mortinaissance ou d'avortement provoqué, on observe une nette augmentation des proportions avec l'âge (Graphique 3.5) : de 15-19 ans à 45-49 ans, la proportion de femmes ayant eu, au moins, une fausse couche et/ou une mortinaissance et/ou un avortement provoqué passe de 1 pour cent à 40 pour cent. Du point de vue du milieu de résidence, on constate que les fausses couches sont beaucoup plus fréquentes en milieu mral que dans la capitale (13 pour cent contre 8 pour cent) de même que les mortinaissances (6 pour cent contre 3 pour cent); par contre, les avortements semblent être plus fréquents à Port-au-Prince q u ' à la campagne (4 pour cent contre I pour cent). Les Autres Villes occupent toujours une place intermédiaire. Concernant le niveau d'instruction, c'est parmi les femmes qui n'ont pas fréquenté l'école que les proportions de fausses couches et de mortinaissances sont les plus importantes (respectivement 18 et 8 pour cent). A l'opposé, les femmes les plus éduquées pratiqueraient plus l'avortement (4 pour cent) que celles sans instruction (1 pour cent). 41 Graphique 3.5 Proportion de femmes ayant déclaré avoir eu, au moins, un avortement, une mortinaissance et/ou une fausse couche, selon l'âge Pourcentage 30 25 2O 15 10 5 0 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Age de la femme Note : Femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels EMMUS-tl 1994/95 3.5 INTERVALLE INTERGENESIQUE La longueur de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant de la naissance précédente a une influence sur son état de santé et sur celui de la mère. En particulier, de nombreuses recherches ont montr6 que les intervalles intergénésiques courts (inférieurs à 24 mois) sont nuisibles à la santé de la mère et à celle des enfants, ainsi q u ' à leur état nutritionnel et augmentent ainsi leur risque de décéder (voir Chapitre 9 - Mortalité des enfants). Le Tableau 3.9 présente la répartition des naissances des cinq années ayant précédé l'enquête selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, en fonction de diverses caractéristiques démographiques et socio-économiques de la mère de l'enfant. On constate que 10 pour cent des naissances sont arrivées moins de dix-huit mois après la naissance précédente et que 15 pour cent des enfants sont nés entre dix-huit mois et deux ans après leur aîné : au total donc, dans un cas sur quatre (25 pour cent), l'intervalle intergénésique est inférieur à deux ans. La majorité des naissances (39 pour cent) se produisent entre 24 et 35 mois après la naissance précédente, et 36 pour cent des enfants sont nés trois ans et plus après leur aîné. La durée médiane de l'intervalle intergénésique est d'environ deux ans et demi (30,4 mois). Du point de vue de l'âge, il apparaît que les intervalles intergénésiques sont légèrement plus courts chez les jeunes femmes (médiane de 27,9 mois à 20-29 ans) que chez les femmes plus âgées, en particulier celles de 40 ans et plus (médiane de 35,0 mois). Du point de vue du rang de naissance et du sexe de l'enfant, on ne note que très peu d'écart entre les intervalles, bien que les naissances de premiers rangs (2 et 3) soient légèrement plus rapprochées des naissances précédentes (médiane de 29,4 mois) que les naissances de rangs supérieurs (médiane d'environ 31 mois). Par contre, les naissances qui suivent des enfants décédés se produisent beaucoup plus rapidement que lorsque l'enfant précédent est toujours en vie : 37 pour cent des naissances ont lieu moins de deux ans après la naissance de l'enfant précédent lorsque celui-ci est décédé, contre 23 pour cent lorsqu'il est toujours en vie. 42 Tableau 3.9 Intervalle intergénêsique Répartition (en %) des naissances des cinq années précédant l'enquête par nombre de mois êcoulrs depuis la naissance précédente, selon certaines caractrristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Nombre de mois écoulés depuis Nombre médian la naissance précédente de mois depuis Effectif la naissance de Caractéristique 7-17 18-23 24-35 36-47 48 ou + Total précédente naissances Groupe d'åges 15-19 13,2 12,5 67,6 6,6 0,0 100,0 27,1 32 20-29 12,5 17,9 43,5 15,1 11,0 100,0 27,9 1 077 30-39 8,7 14,3 36,5 19,3 21,2 100,0 32,0 1 302 40 ou plus 9,3 10,4 33,0 23,8 23,5 100,0 35,0 385 Rang de naissance 2-3 11,2 16,7 38,7 15,4 18,1 100,0 29,4 1 182 4-6 9,2 13,3 40,0 19,9 17,5 100,0 31,2 1 039 7 ou plus 10,2 15,1 38,1 20,7 15,8 100,0 30,9 574 Sexe de l'enfant précédent Masculin 10,5 14,7 39,6 18,7 16,5 100,0 30,4 1 368 Féminin 10,0 15,5 38,6 17,6 18,3 100,0 30,5 1 427 Survie de l'enfant précédent Toujours vivant 19,8 17,3 32,4 15,8 14,7 100,0 26,6 393 Décédé 8,7 14,7 40,2 18,5 17,8 100,0 30,9 2 402 Milieu de résidence Aire Mêtropolitaine 12,0 14,3 32,4 16,6 24,8 100,0 32,6 475 Autres vdles 12,2 13,0 38,2 15,6 21,1 100,0 31,0 358 Ensemble urbain 12,1 13,7 34,9 16,2 23,2 100,0 31,6 833 Rural 9,5 15,7 40,9 19,0 14,9 100,0 30,0 1 962 Niveau d'instruction Aucun 8,7 15,1 39,4 20,1 16,7 100,0 30,9 1 510 AIphab6tisation/Primalre 11,7 14,9 40,2 15,7 17,5 100,0 29,7 1 054 Secondaire ou plus 14,4 16,0 32,6 16,9 20,2 100,0 29,7 225 Ensemble I 10,3 15,1 39,1 18,2 17,4 100,0 30,4 2 795 Note : Les naissances de rang 1 sont exclues. L'intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grosse,se précédente qui a about1 à une naissance vivante. I y compris ]es non<16terminds" En ce qui concerne le milieu de résidence, les intervalles intergénêsiques ne présentent que peu de variations. L'intervalle médian varie de 30,0 mois en milieu rural à 32,6 mois dans l ' A i r e Métropolitaine. Enfin, selon le niveau d'instruction de la mère, on constate, là encore, que les intervalles entre naissances varient de façon non-significative : 30,9 mois de médiane chez les f e m m e s sans instruction, contre 29,7 mois chez celles ayant atteint un niveau supérieur au primaire. 3.6 AGE A LA PREMIERE NAISSANCE L' âge à la première naissance est un indicateur démographique important dans la mesure oU cet âge influe sur la descendance finale des femmes, en particulier lorsque l'utilisation de la contraception est faible. Le Tableau 3.10 donne la répartition des f e m m e s par âge à leur première naissance et leur âge médian à la première naissance, selon le groupe d ã g e s au moment de l'enquête. 43 Tableau 3.10 Age à la première naissance Répartition (en %) des femmes par âge â la première naissance, et åge médian à la première naissance selon l'âge actuel, EMMUS-II Haftl 1994/95 Age médian Femmes Age â la première naissance Effectif å la Age sans de première actuel naissance <15 15-17 18-19 20-21 22-24 25 ou + Total femmes naissance 15-19 89,2 1,0 7,5 2,3 a a a 100,0 1 290 b 20-24 51,3 1,9 13,1 16,5 12,7 4.5 a 100,0 1 063 b 25-29 23,2 2,1 16,2 17,2 15.1 16,7 9,5 100,0 807 21.9 30-34 10,2 2,7 13,6 16,9 16,5 19,8 20.3 100,0 700 22,0 35-39 5,4 3,6 17.2 13.9 17,0 18,9 24,0 100,0 645 21,8 40-44 5.7 3,2 10,7 15,9 16,3 19,9 28,4 100,0 452 22,6 45-49 6,5 3.3 15.7 11,2 17.9 17,4 28,1 100,0 400 22,3 a Sans objet b Non apphcable : moins de 50% de femmes ont eu un enfant. Parmi les femmes de 15-19 ans, la très grande majorité (89 pour cent) sont encore sans enfant et, parmi celles actuellement âgées de 20-24 ans, un peu plus d'une sur deux (51 pour cent) n ' o n t pas d'enfant, mais une sur trois (32 pour cent) a eu son premier enfant avant d'atteindre son 20 « anniversaire. Parmi les femmes actuellement âgées de 25-29 ans, plus de la moitié ont eu leur premier enfant avant l ' â g e de 21,9 ans. En outre, quel que soit le groupe d'âges, l'âge médian à la première naissance s'établit autour de 22 ans. Ainsi, des générations les plus anciennes, aujourd'hui âgées de 45-49 ans, aux générations les plus récentes, aujourd'hui âgées de 20-24 ans, l'âge à la première naissance n ' a pas varié de façon significative, et aucune tendance de rajeunissement ou de vieillissement de la fécondité n'apparaît. L ' âge médian à la première naissance, qui s'établit à 22,1 ans pour l'ensemble des femmes de 25-49 ans (Tableau 3.11 ), présente des variations assez importantes selon les caractéristiques socio-démographiques. Du point de vue du milieu de résidence, l'âge médian est nettement plus élevé à Port-au-Prince (23,9 ans), Tableau 3,11 Age médtan à la première naissance Age médlan à la première naissance (femmes de 25-49 ans) selon l'åge actuel et les caractéristiques socio-démographlques, EMMUS-II Haltl 1994/95 Age actuel Age Caractéristique 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 25-49 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 24,4 23,3 23,1 24,5 25,1 23,9 Autres villes 21,9 20,9 22,3 21,5 22,8 21,9 Ensemble urbain 23,7 22,5 22,7 23,3 24,2 23,1 Rural 20,9 21,7 21,3 22,1 21,4 21,4 Niveau d'instruction Aucun 19,9 21,1 21,0 21,9 21,8 21,1 Alphab~tisation/Primatre 21,3 21,5 22,7 23,0 22,9 22,0 Secondaire ou plus 25,2 25,9 24,2 24,3 Ensemble~ 21,9 22.0 21,8 22,6 22,3 22,1 Note: L'âge médian pour la cohorte 15-19 ne peut être détermmé car de nombreuses femmes ~euvent encore avoir une naiss,aïe avant d'atteindre 20 ans. Y compns les non déterminés' 44 où la fécondité est la plus faible, que dans les Autres Villes (21,9 ans) et qu'en milieu rural (21,4 ans). De m ê m e , on constate que r âge à la première naissance augmente avec le niveau d'instruction. Ainsi, pour les f e m m e s de 25-49 ans, l'âge médian passe de 21,1 ans parmi celles sans instmction, à 22,0 ans parmi les femmes ayant un niveau d'instruction primaire. Parmi les femmes ayant un niveau supérieur au primaire, moins de 50 pour cent ont eu un premier enfant avant d'atteindre 25 ans et, de ce fait, leur âge médian à la première naissance ne peut être présenté ici. 3.7 FECONDITE DES ADOLESCENTES Bien que les adolescentes (15-19 ans) ait une fécondité assez élevée, elles ne contribuent que pour 8 pour cent à la fécondité totale des femmes; par ailleurs, 1' âge médian à la première naissance (22,1 ans) se situe nettement au-delà de cette tranche d'âges. Le Tableau 3.12 fournit, par âge détaillé entre 15 et 19 ans, les proportions d'adolescentes qui ont déjà eu un ou plusieurs enfants et de celles qui sont enceintes pour la première fois : la s o m m e de ces deux valeurs donne la proportion de femmes ayant c o m m e n c é leur vie féconde. On remarque que 15 pour cent des femmes de 15-19 ans entrent dans cette catégorie, 11 pour cent ayant déjà, au moins, un enfant et 4 pour cent étant enceintes pour la première fois. Pour peu d'adolescentes, la maternité c o m m e n c e avant l'åge de 18 ans : 2 pour cent à 15 ans, 6 pour cent à 16 ans et 15 pour cent à 17 ans. Par contre, parmi les femmes de 18 ans, 12 pour cent sont déjà mères et 7 pour cent ont leur première grossesse et, à 19 ans, plus d'une adolescente sur trois (36 pour cent) a déjà eu, au moins, un enfant (31 pour cent), ou est enceinte pour la première fois (5 pour cent). Tableau 3.12 Frcondité des adolescentes Pourcentage d'adolescentes de 15 a 19 ans ayant déj~ eu un enfant ou étant enceintes d'un premier enfant par caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II 1994/95 Adolescentes (%) qui sont: Adolescentes (%) ayant déjh Enceintes d'un commencé leur Caractéristique M&es premier enfant vie féconde Effectif Age 15 1,5 0,8 2,3 268 16 4,0 1,9 5,9 308 17 10,9 3,8 14,7 248 18 12,3 7,2 19,6 254 19 30,7 5,3 36,0 211 Milieu de résidence Aire Mrtropohtame 8,5 4,0 12,5 400 Autres villes 8,7 3,3 12,0 211 Ensemble urbain 8,6 3,7 12,3 611 Rural 12,9 3,5 16,4 679 Niveau d'instruction Aucun 19,9 5,7 25,6 169 Alphabrtisation/Primaire 11,5 3,6 15,1 766 Secondaire ou plus 5,1 2,7 7,8 354 Ensemblet 10,8 3,6 14,5 1 290 i y compris les "non-déterminés" 45 La précocité de la fécondité est plus accentuée en milieu rural où 16 pour cent d'adolescentes ont commencé leur vie féconde entre 15 et 19 ans contre 12 pour cent en milieu urbain (Graphique 3.6). En outre, si on se limite aux seules adolescentes ayant déjà, au moins, un enfant, les écarts sont encore plus importants : 9 pour cent en milieu urbain, contre 13 pour cent en milieu mral. En ce qui concerne l'instruction, on constate, une fois encore, que la fécondité est d'autant moins précoce que le niveau de scolarisation est élevé : ainsi, une adolescente sans instmction sur quatre a commencé sa vie féconde avant le 20« anniversaire, alors que seulement 15 pour cent de celles ayant un niveau primaire et 8 pour cent de celles ayant un niveau supérieur au primaire sont dans la même situation. Graphique 3.6 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde HAITI~~;=~=;~ RESIDENCEL~ Aire M é t r o . ~ t Autresv i l l e ¢ ~ Rurai~ I INSTRUCTION Aucune I Alphab./Primaire Secondaire ou + 5 10 15 20 25 30 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 Le Tableau 3.13 fournit la répartition des adolescentes par âge détaillé, selon leur nombre d'enfants. On constate que parmi les adolescentes qui ont déjà eu au moins un enfant ( 11 pour cent des femmes de 15-19 ans), la très grande majorité (9 pour cent par rapport à 11 pour cent) ne sont mères que d'un seul enfant. Par contre, à 19 ans, où 31 pour cent des adolescentes ont déjà procréé, près d'un tiers d'entre elles (9 pour cent par rapport à 31 pour cent) ont eu plus d'un enfant. Si, de 15 à 19 ans, la parité augmente avec l'âge, elle reste, néanmoins, à un niveau très faible puisqu'à 18 ans, le nombre moyen d'enfants par femme n'atteint que 0,14. Par contre, on observe une augmentation très importante de cette parité entre 18 et 19 ans, le nombre moyen d'enfants passant de 0,14 à 0,42. 46 Tableau 3.13 Enfants nés de m~res adolescentes Répartition (en %) des adolescentes âgées de 15 à 19 ans par nombre d'enfants n~s vivants et nombre moyen d'enfants nés vivants selon l'âge, EMMUS-ll Haïti 1994/95 Nombre d'enfants nés vivants Nombre moyen d'enfants nés Effectif Age 0 I 2 ou + Total v~vants d'adolescentes 15 98,5 1,5 0,0 100,0 0,02 268 16 96,0 4,0 0,0 100,0 0,04 308 17 89, l 9,6 1.2 1oe,0 0,12 248 18 87.7 10,3 2,0 100,0 0,14 254 19 69,3 21,6 9,1 100,0 0,42 211 Ensemble 89,2 8,7 2,1 100,0 0,13 1 290 3.8 FECONDITE DES HOMMES Comme pour les femmes, on a recueilli des informations sur la fécondité totale des hommes, en leur posant une série de questions sur le nombre total d'enfants qu'ils ont eus, en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec leur père de ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie de ceux qui sont décédés. A partir du nombre total d'enfants que les hommes ont eu au cours de leur vie, on a calculé les nombres moyens d'enfants par groupe d'âges, pour l'ensemble des hommes et pour les hommes actuellement en union (Tableau 3.14). On constate tout d'abord une augmentation régulière et rapide des nombres moyens avec l'âge de l'homme : ainsi de 0,3 enfant en moyenne à 20-24 ans, ce nombre moyen atteint 2,5 enfants à moins de 35 ans et, en atteignant 55 ans, un homme a déjà eu 6,7 enfants en moyenne. Pour les âges de 55 ans et plus, la diminution du nombre de naissances observées résulte très certainement d'omissions dans les déclarations des hommes les plus âgés. Les résultats concernant les hommes actuellement en union diffèrent peu de ceux concernant l'ensemble des hommes, si ce n'est que les valeurs moyennes augmentent plus rapidement pour atteindre un maximum de 7,1 enfants à 55 ans. Si l'on compare les parités des femmes et des hommes à chaque âge, on constate que, chez les femmes, le nombre moyen d'enfants augmente beaucoup plus rapidement que chez les hommes mais que, finalement, aux âges élevés, ces derniers atteignent des nombres d'enfants supérieurs à ceux des femmes (6,3 enfants en atteignant 50 ans contre 5,4 pour les femmes). L'augmentation des parités beaucoup plus rapide chez les femmes par rapport aux hommes s'explique en grande partie par le fait que les femmes entrent en union beaucoup plus tôt que les hommes : l'âge médian d'entrée en première union est de 20,8 ans pour les femmes de 25-49 ans, contre 26,9 ans pour les hommes de 30-59 ans (voir Chapitre 5 - Nuptialité). Par contre, chez les hommes, la multiplicité des unions, successives et/ou simultanées (38 pour cent des hommes non-célibataires ont déclaré avoir eu plusieurs unions au cours de leur vie et 13 pour cent ont déclaré avoir une -ou plusieurs- femme(s) d'à coté) explique très certainement le fait qu'an même âge, ils finissent par avoir plus d'enfants que les femmes. 47 Tableau 3,14 Enfants n6s vivants et enfants survivants des hommes Répartition (en %) de tous les hommes et des hommes actuellement en union par nombre d'enfants nés vivants, nombre moyen d'enfants nés vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon l'åge des hommes, EMMUS-II Halti 1994/95 Nombre Nombre Nombre d'enfants n~s vivants Effectif m o y e n moyen Groupe des d'enfants d'enfants d'àges 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10+ Total hommes nés vivants survivants TOUS LES HOMMES 15-19 99,7 0,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 350 0,00 0,00 20-24 79,6 13,1 4,8 1,1 0,7 0,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 295 0,32 0,25 25-29 51,3 18,4 14A 7,9 5,0 2,6 0,5 0,0 0,0 0,0 0,0 10~,0 224 1,07 0,92 30-34 25,4 15,8 9,1 19,5 9,9 12,1 5,2 1,8 0,6 0,0 0,6 100,0 175 2,47 2,01 35-39 12,4 11,0 7,8 15,3 16,0 9,7 3,2 10,3 3,7 3,9 6,7 100,0 190 4,21 3,46 40-44 7,1 9,8 5,4 8,1 10,7 13,9 14,3 4,8 11,8 3,4 10,7 100,0 127 5,25 4,07 45-49 4,9 3,7 7,9 7,2 8,8 6,5 11,7 11,3 10,1 11,2 16,8 100,0 104 6,34 4,92 50-54 6,3 2,2 6,5 7,5 6,2 9,2 8,0 16,7 8,4 11,5 17,6 %00,0 81 6,69 5,11 55-59 3,4 0,0 5,1 16,1 11,7 15,2 6,9 8,4 10,3 5,1 18,0 100,0 64 6,30 4,45 Ensemble 49,0 9,2 6,3 7,3 6,0 5,5 3,6 3,7 2,9 2,2 4,4 100,0 I 610 2,38 1,87 HOMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 86,6 13,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 7 0,13 0,13 20-24 32,1 41,8 17,1 4,6 1,4 3,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 71 1,11 0,90 25-29 17,6 28,2 24,0 15,1 9,4 4,9 0,9 0,0 0,0 0,0 0,0 ~00,0 IlS 1,89 1,65 30-34 11,0 13,9 10,2 26,1 13,2 15,5 6,9 1,6 0,8 0,0 0,8 100,0 131 3,10 2,52 35-39 5,3 8,8 8,1 15,3 18,6 11,7 3,2 12,4 3,8 4,7 8,1 100,0 158 4,80 4,00 40-44 2,7 4,4 5,5 7,6 11,8 15,5 17,0 5,7 14,1 3,0 12,7 100,0 106 5,92 4,61 45-49 0,9 2,3 7.0 7,4 8,4 7,8 11,9 13.6 10,8 12,2 17,7 100,0 87 6,83 5,47 50-54 2.9 1,3 5,6 8,1 6,7 10,0 8,7 17,1 8,1 12,5 19,0 100,0 75 7,06 5,41 55-59 3.8 0,0 1,9 16,3 11,3 13,4 7,8 9,5 11,7 5,7 18,5 100,0 56 6,51 4,57 Ensemble 10,0 12,8 10,3 13,5 11,1 10,5 6,7 7,1 5,5 4,2 8,3 100,0 809 4,42 3,52 3.9 CONCLUSION Malgré une baisse importante de la fécondité au cours des neuf dernières années et, plus particulièrement, au cours de la période la plus récente, la fécondité reste assez élevée en H~fRi avec un nombre moyen de 4,8 enfants par femme. Les écarts entre milieux de résidence sont très importants et les femmes du milieu rural ont près de deux fois plus d'enfants que celles de la capitale. De même, les femmes sans instruction ont près de deux fois et demi plus d'enfants que celles ayant atteint un niveau secondaire. L' âge médian å la première naissance, qui ne semble pas avoir connu de modifications importantes dans les générations, s'établit à 22,1 ans pour les femmes de 25-49 ans. Cependant, en atteignant 20 ans, 15 pour cent des femmes ont déjà un ou plusieurs enfants ou sont enceintes pour la première fois. Les intervalles intergénésiques sont relativement longs (médiane de 30,4 mois), néanmoins 25 pour cent des naissances récentes ont eu lieu moins de 2 ans après la naissance précédente. En outre, parmi les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, une proportion importante (21 pour cent) ont eu, au cours de leur vie, une ou plusieurs grossesses qui n'ont pas abouti à une naissance vivante. La baisse de fécondité observée ne se poursuivra que si les femmes rurales et les femmes sans instruction limitent leur descendance comme l'ont déjà fait les femmes urbaines et les femmes ayant de r instruction. 48 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE La planification familiale représente depuis quelques années l'un des programmes prioritaires en santé publique en Haïti. En effet, avec une densité de population d'environ 267 habitants au km 2, un taux d'accroissement démographique de 2 pour cent par an et un produit national brut probablement inférieur à 370 dollars des Etats-Unis par habitant, il ne fait aucun doute que le contrôle de la croissance de la population constitue un impératif majeur du développement. Les services de planification familiale sont offerts depuis une vingtaine d'année tant au niveau du secteur public qu'au niveau du secteur privé. Cependant, 1'ENHAC, réalisée en septembre 1989, avait révélé, non seulement, le faible degré d'utilisation des méthodes contraceptives, mais aussi l'insuffisance d'informations relatives à leur existence et à leurs sources d'approvisionnement. Les résultats suivants portent, non seulement, sur le niveau de connaissance de la population concernant les méthodes contraceptives, mais aussi sur leur niveau d'utilisation, les sources d' approvision- nement, le désir d'utilisation future, les sources d'information, ainsi que sur la communication sur la planifi- cation familiale au niveau du couple. Ces informations sont importantes pour évaluer les actions en cours et surtout pour permettre d'ajuster les stratégies à mettre en place en vue de mieux atteindre les objectifs fixés. 4.1 CONNAISSANCE DES METHODES CONTRACEPTIVES Le niveau de connaissance des méthodes contraceptives est un facteur déterminant dans le choix et l'adoption de la contraception. Bien que des enquêtes antérieures menées en H~/fti aient montré que la population était assez bien informée sur les méthodes de planification familiale, il nous a paru intéressant de déterminer le degré de connaissance des femmes, des hommes et des couples selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Les différentes méthodes retenues dans le questionnaire ont été classées en trois catégories les méthodes modernes, comprenant la pilule, le stérilet ou DIU, les injections, les implants (Norplant),les méthodes vaginales (spermicides, diaphragme, mousses et gel~es), le condom, la stérilisation féminine et la stérilisation masculine; • les méthodes traditionnelles, comprenant la continence périodique et le retrait; • les méthodes dites populaires comme les herbes, tisanes, etc. La connaissance d'une méthode contraceptive par l'enquêté(e) est établie lorsqu'il/elle cite spontanément la méthode en question ou si, après description de la méthode par l'enquêtrice, il/elle déclare la connaître. 49 La majorité des femmes (98 pour cent) connaissent au moins une méthode moderne de contraception (Tableau 4.1 et Graphique 4.1). Les trois méthodes les mieux connues sont par ordre d'importance : le condom (95 pour cent), la pilule (90 pour cent) et les injections (85 pour cent). Les méthodes les moins bien connues par les femmes sont la continence périodique (41 pour cent), la stérilisation masculine (38 pour cent) et les méthodes vaginales (23 pour cent). Deux femmes sur trois (65 pour cent) ont cité une méthode populaire et/ou traditionnelle, en particulier le retrait (58 pour cent). Tableau 4.1 Connaissance des m6thodes contraceptives Pourcentages de femmes et d'hommes, de femmes et d'hommes actuellement en union, de femmes et d'hommes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs, et de femmes qm n'ont jamais eu de rapports sexuels, qui connaissent une méthode contraceptive selon les m6thodes sp6cifiques, EMMUS-II Ha~ti 1994/95 Femmes Hommes Pas en N'ayant Pas en union et jamais union et sexuel- eu de sexuel- M6thode En lement rapports En lement contraceptive Ensemble union actives sexuels Ensemble unnon actifs N'importe quelle méthode 97,8 98,9 100,0 94,1 98,2 99,5 98,7 Méthode moderne 97,8 98,8 100,0 94,1 98,1 99,3 98,7 Pilule 90,3 94,6 95,6 77,7 88,8 92,9 91,7 DIU 34,4 40,5 26,3 18,7 30,1 36,8 30,4 Injection 84,9 91,2 88,9 68.9 84,2 90.4 86,0 M6thodes vaglnales 23,2 26,7 24,6 13,7 16,9 18,1 22,6 Condom 94,6 95,7 98,8 89,8 94,9 96,2 96.0 Stérilisation f6minme 69,3 76,6 65.8 51,6 77,6 82,9 80,6 Stérilisation masculine 37,5 43,2 38,9 23,6 41.3 48,8 41.0 lmplant/Nonplant 50,3 59,5 42,4 29,0 41,4 50,2 36,5 Méthode traditionnelle 64,1 73,0 74,2 37,7 87,1 92,4 93,1 Continence périodique 40,9 46,3 50,9 25,4 68,2 75,6 75,0 Retraxt 58,4 67,6 69,8 30,8 85,0 91,1 92,2 Méthode populaire 7,6 8,1 10,4 3,5 7,7 6,6 14,3 Méthode traditionnelle ou populaire 65,1 73,8 74,7 38,9 87,3 92,4 93,9 Nombre moyen de méthodes connues 5,9 6,5 6,1 4,3 6,4 6,9 6,7 Effectif 5 356 3 113 153 1 306 1 610 809 245 Par rapport aux femmes sexuellement actives ~qui ne sont pas en union, signalons que les femmes en union ont une meilleure connaissance des méthodes de protection de longue durée, en particulier, le stérilet, la stérilisation féminine ou masculine et le Norplant. En outre, trois femmes en union sur quatre (74 pour cent) ont rapporté connaRre une méthode populaire et/ou traditionnelle. Quant aux femmes n'ayant jamais eu de rapport sexuel, la plupart d'entre elles (94 pour cent) connaissent au moins une méthode moderne, mais seulement deux femmes sur cinq (39 pour cent) ont fait allusion à une méthode populaire et/ou traditionnelle. k Sont considérées comme sexuellement actives les femmes qui ont eu des rapports sexuels dans les quatre semaines précédant l'enquête. 50 Graphique 4.1 Connaissance des méthodes contraceptives par les femmes et les hommes AU - 1 METH. MODERNE[ I I IIII I Pilule DIU [~" Injection L , , I M6thodes vagJnele$;- - Condom~ === St6rilis. f é m l n i n e ~ Stérilis. m a s c u l i n e ï ~ I I Ira Femme Norplan~., i AU -1 METH. TRAD./POF.~_ . . . . i Continence pérlodiqu«~" ,,, - , , I Retral;,, : , , , ,, , ,I Autre p o p u l e i r 6 ~ .--.J 20 40 60 80 100 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 Les hommes ont également un niveau de connaissance élevé des méthodes contraceptives (Tableau 4.1 et Graphique 4.1). En effet, 98 pour cent des hommes ont cité au moins une méthode moderne. Parmi les méthodes les mieux connues, nous retrouvons le condom (95 pour cent) et la pilule (89 pour cent). Par opposition, les méthodes les moins citées sont : la stérilisation masculine (41 pour cent), le stérilet (30 pour cent) et les méthodes vaginales (17 pour cent). Plus de quatre hommes sur cinq (87 pour cent) ont cité une méthode traditionnelle et/ou populaire, en premier le retrait (85 pour cent), puis la continence périodique (68 pour cent). Les hommes en union sont mieux informés que ceux qui ne sont pas en union, notamment en ce qui concerne le stérilet, les injections, la stérilisation masculine et le norplant. Quant à cette dernière méthode, la différence de niveau de connaissance est nette entre les hommes qui sont en union (50 pour cent) et ceux qui ne le sont pas (37 pour cent). n est important de noter que quel que soit le sexe, il n'y a pratiquement pas de différence selon 1'âge, le milieu de résidence et le niveau d'instruction quant au niveau de connaissance d'au moins une méthode moderne. La proportion de femmes ou d ' h o m m e s en union qui connaissent au moins une méthode moderne varie entre 98 et 100 pour cent (données non publiées). Dans la quasi totalité des couples, 2 les deux conjoints connaissent au moins une méthode moderne (98 pour cent) (Tableau 4.2). Les méthodes les mieux connues sont par ordre d'importance : le condom (91 pour cent), la pilule (88 pour cent) et les injections (83 pour cent). z Voir Chapitre 2, Section 2.2.2 - Caractéristiques des couples - sur la façon dont ont été recomposés les couples à partir des informations collectées au niveau de l'enquête femme et de l'enquête homme. 51 Tableau 4.2 Connaissance des méthodes contraceptives par les couples Rt~partition (en %) des couples par connaissance de la cor~tracept~on, selon les r~thodes corttracepftves spécifiques, EMMUS-II H~fiti 1994/95 L'femme La homme L'homme et connah, connait, Aucun des la femme l'homme la femme deux ne Méthode connmssent non non connaît Total N'importe quelle méthode 98,6 0,8 0,4 0,2 100,0 Méthode moderne 98,3 1,0 0,6 0,2 100,0 Pilule 87,5 5,7 6,0 0,8 100,0 DIU 19,4 16,4 19,8 44,4 100,0 Injection 82,7 7,9 7,3 2,1 100,0 Méthodes vaginales 5,9 9,6 20,7 63,8 100,0 Condora 91,5 4,1 3,5 1,0 100,0 Stérilisation fémmine 67,9 14,9 10,4 6,8 100,0 Stdrilisation masculine 25,1 23,8 20,7 30,3 100,0 lmplant/Norplant 33,1 17,9 25,7 23,3 I00,0 Méthode traditionnelle 65,1 27,9 4, l 2,9 100,0 Continence p6riod~que 33,6 41,1 10,4 l 5,0 100,0 Retrait 60,5 31,5 3,7 4,4 100,0 Méthode populaire 1,3 5,5 4,7 88,5 100,0 Méthode traditionnelle ou populaire 65,9 27,1 4,1 2,9 100,0 Note : Ce tableau porte sur les 557 couples identifi6s Au niveau des couples, on peut aussi noter certaines méconnaissances au sujet des méthodes contraceptives, et cela chez les deux partenaires (Graphique 4.2). Ces lacunes ont surtout été observées pour les méthodes vaginales qui n'ont pas été mentionnées comme méthodes contraceptives par les deux tiers des couples interrogés (64 pour cent). Près de la moitié des couples (44 pour cent) n'ont pas parlé du stérilet. Enfin, les résultats montrent qu'environ un tiers des couples (30 pour cent) ignorent totalement la stérilisation masculine. Les discordances entre les déclarations des femmes et celles de leur conjoint ont été recherchées. Les méthodes pour lesquelles nous avons noté le plus de discordance sont les suivantes : la continence périodique : bien que, dans un tiers des couples, les deux conjoints aient mentionné cette méthode, dans d'autres couples, très nombreux (41 pour cent), seules les femmes en parlent; le retrait : dans une grande majorité de couples (96 pour cent), au moins l'un des conjoints en parle : dans 61 pour cent des couples, il s'agit des deux conjoints, mais dans un tiers des cas environ (32 pour cent), seule la femme évoque cette méthode. la stérilisation masculine : dans 21 pour cent des couples, seul l'homme cite cette méthode. Par contre, dans environ un quart des couples (24 pour cent), seule la femme a fait mention de cette méthode. 52 Graphique 4.2 Connaissance de la contraception moderne par les couples AU -1 METH. MODERNE Pilule DIU injection Méth. vagmales Condom Stdrll. féminine Stéril. masculine Norplanl 1O0 80 60 40 20 0 20 40 60 80 100 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 le stérilet : dans 16 pour cent des cas, seule la femme parle du Dispositif Intra-Utérin (DIU). Par contre, dans 20 pour cent des couples, seul l'homme cite cette méthode. Enfin pour 19 pour cent des cas, les deux membres du couple parlent du stérilet comme moyen contraceptif. le Norplant : Dans trois couples sur quatre (77 pour cent), au moins un des membres a cité le Norplant comme méthode contraceptive. Toutefois, les deux partenaires en parlent seulement dans 33 pour cent des cas. Les résultats montrent que le Norplant est mentionné seulement par l'homme dans 26 pour cent des cas et, dans 18 pour cent des couples, cette méthode est évoquée uniquement par la femme. 4.2 CONNAISSANCE DE LA PERIODE FECONDE Pour pouvoir mesurer le degré de connaissance des femmes de la période de fécondabilité au cours du cycle menstruel, on a demandé aux enquêtées si elles pensaient qu'au cours du cycle, il existait une période pendant laquelle elles avaient plus de chances de tomber enceinte et, si oui, à quel moment du cycle se situait cette période. Compte tenu des très nombreuses nuances que peuvent comporter les réponses à cette dernière question, au Tableau 4.3, on a essayé de regrouper les réponses en trois grandes catégories : connaissance : "milieu du cycle"; connaissance douteuse : "juste après la fin des règles," "juste avant le début des règles." Ces réponses sont trop vagues pour pouvoir être considérées comme exactes mais, selon l'idée que se font les femmes du "juste avant" et du "juste après," elles peuvent correspondre à la période de fécondabilité; méconnaissance : "pendant les règles," "n'importe quand," "autre," "ne sait pas." 53 La continence périodique est une méthode Tableau 4.3 Connaissance de la p~riode f6coode connue et utilisée par une fraction assez appréciable des couples (voir ci-dessous, Section 4.2 - Répartition (en %) des femmes selon leur connaissance de la Utilisation de la contraception). Il était donc période féconde au cours du cycle menstruel, pour toutes les important de déterminer dans quelle mesure cette femmes et pour celles pratiquant la continence p6riodique selon la méthode utilisée pour détem-.iner la pénode pendant connaissance était exacte, d'autant que l'efficacité laquelle s'abstenir, EMMUS-II Ha~lJ 1994/95 de la méthode en dépend. Les résultats de l'enquête nous montrent Utilisatrices Connaissance de la Ensemble qu'en général la période féconde n'est pas bien de la période continence des connue par les femmes. Sur l'ensemble des femmes, féconde périodique femmes seulement 8 pour cent ont identifié la bonne p6riode (le milieu du cycle) et un peu plus de deux femmes Connaissance sur cinq (44 pour cent) en ont une connaissance Au milieu du cycle 40,7 8,2 douteuse. Une femme sur deux (48 pour cent) ne sait pas qu'il existe une période particulière, ou ne Connaissance dou~euse connaît pas cette période, ou encore la situe Juste après les règles 36,3 33,5 incorrectement. Juste avant les règles 8,8 10,3 Ne connait pas Cependant, parmi les utilisatrices de la Pendant les rægles 0,0 0,9 continence périodique, la connaissance de la période A n'importe quel moment 0,0 7,3 féconde est meilleure mais tout de même peu Ne sait pas 14,2 39,7 satisfaisante. Seulement 41 pour cent en ont une bonne connaissance, 45 pour cent en ont une Non déclaré 0,0 0,I connaissance douteuse et 14 pour cent de celles qui Total 100,0 100,0 pratiquent cette méthode ne connaissent pas Effectif de femmes 76 5 356 correctement la période féconde. 4.3 U T I L I S A T I O N DE LA C O N T R A C E P T I O N L' un des objectifs v isés par le programmede planification familiale est d'amener les couples à utiliser une méthode contraceptive pour espacer et/ou limiter leurs naissances. Le niveau d'utilisation de la contraception par la population constitue donc l'un des indicateurs du degré de succès de tout programme de planification familiale. Au cours de cette enquête nous avons estimé le niveau d'utilisation de la contraception à un moment quelconque aussi bien que son utilisation actuelle. 4.3.1 Utilisation de la contraception à un moment quelconque Vingt-neuf pour cent des femmes âgées de 15-49 ans ont déjà utilisé une méthode contraceptive à un moment quelconque de leur vie sexuelle (Tableau 4.4). Le taux d'utilisation des méthodes contraceptives est plus élevé chez les hommes que chez les femmes. En effet, la moitié des hommes (50 pour cent) disent avoir utilisé une méthode contraceptive à un moment quelconque. Parmi les adolescentes, seulement 9 pour cent disent qu'elles ont déjà utilisé une méthode contraceptive. L'utilisation de la contraception est plus marquée an-delà de 20 ans. Et c'est dans le groupe d'âge de 30 à 39 ans que nous retrouvons la plus forte proportion d'utilisatrices (42 pour cent). 54 Tableau 4.4 Utilisation de la contraception à un moment quelconque Pourcentages de femmes et d'hommes, de femmes et d'hommes actuellement en union et de femmes et d'hommes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs, qui ont déjh utilis6 une m~thode contraceptive, par m6thode spéclfique, selon l'âge (pour les femmes), E M M U S - I I H~ffti 1994/95 M6thodes N'nn- N'im- M6thodes modernes Nqm- tradmonnelles Nqm- porte N'tre- porte porte _ porte quelle porte quelle M6th. quelle Contra. quelle méth. Groupe quelle m6thode Pi- lnjec- vagl- Con- St6ril. St6rll lmplant/ m6thode p6no- mêthode trad d'ltges m~th. moderne lule DIU aon nales dom f~min, masc, Norplant tradtt dtque Retrait pop. oupop. Effectif TOUTES LES FEMMES 15-19 8,9 4,4 0,3 0,0 0,3 0,0 3,9 0,0 0,0 0,3 6,5 2,7 5,2 0,6 6~7 I 290 20-24 26,7 15,8 6,4 0,0 3,5 0,4 9.0 0,1 0,2 0,4 16,6 7,5 13.3 1,3 17,3 1 063 25-29 39,2 28,3 13,7 0,5 10,2 0,9 11,9 0,8 0,0 2,1 20,0 7,1 16,4 2,3 21,6 807 30-34 42,0 30,1 16,1 1,0 8,4 1,0 9,4 2,8 0,0 1,8 19,3 8,6 I4,5 1,3 19,7 700 35-39 41,2 31,6 16,9 2,5 8,4 1,3 8,5 5,1 0,5 1,0 17,9 7,1 14,1 1,5 18,7 645 40-44 35,8 26,7 16,3 0,2 5,6 1,5 6,3 6,7 0,2 11,2 13,3 6,3 9,8 1,5 14,1 452 45-49 23,1 17,9 10,5 1,8 1,1 0,5 4,5 5,1 0,7 0,0 9,7 5,1 6,6 2,1 11,0 400 Ensemble 28,5 19,8 9,7 0,7 5,0 0,7 7,7 2,1 0,2 0,8 14,4 6,1 11,3 1,4 15,2 5356 FEMMES ACTUELLEMENTEN UNION 15-19 28,9 13,8 1,1 0,0 2,1 0,0 11,1 0,0 0,0 1,1 21,0 6,4 16,8 1,6 22,6 192 20-24 36,4 22,4 11,1 0,0 6,3 0,8 10,3 0,2 0,2 0,8 21,8 9,2 17,7 1,8 22,8 541 25-29 44,9 32,3 16,4 0,7 12,5 1.2 12,1 1,1 0,0 2,6 23,0 8,1 18,9 2,5 24,6 614 30-34 45,6 32,4 18,0 l,l 9,2 1,1 9,4 2,9 0,0 2,2 21,2 9,3 16,1 1,2 21,6 577 35-39 43,4 33,4 18,3 2,7 9,3 1,4 8,6 5.4 0,6 1,0 18,3 7,1 14,7 1.8 19,3 535 40-44 38,0 27,7 17,0 0,2 6,1 1.6 6,8 7,3 0,0 0.2 14,7 6,3 10,9 1,4 15,5 363 45-49 26,1 20,4 11,9 1,8 1,1 0,7 4,9 6, I 1,0 0,0 12,0 5,7 8,4 1,5 12,4 291 Ensemble 39,8 28,0 14,8 1,0 7.8 1,1 9,3 3,1 0,2 1,3 19,5 7,8 15,4 1,7 20.5 3 113 U n i o n salis eohabaation 41,2 29,1 13,2 0,6 8,6 1,1 14,8 0,8 0,0 1,2 20,8 9,1 16,1 3,3 22,6 669 Unîoll avec cohabi- tation 39,4 27,7 15,2 1,1 7,6 1,1 7,9 3,8 0,3 1,3 19,2 7,4 15,2 1,3 19,9 2444 FEMMES PAS EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES Ensemble 41,7 27,9 4,9 0,0 1,8 0,0 24,8 0,0 0,0 0,5 30,5 15,2 24,8 4,0 31,1 153 HOMMES Ensemble 50,1 30,0 6,1 0,3 2,9 0,8 23,9 1,7 0,2 0,8 37,8 20,8 30,5 2,1 38,3 I 610 Ensemble en union 62,4 33,5 10,3 0,4 5,5 0,9 22,1 3,3 0,4 1,5 48,7 30,2 38,3 2,2 49,3 809 Union sans cohabi- tation 71,2 48,3 11,5 0,9 3,8 1,7 44,4 0,0 0,0 1,9 58,8 37,0 45,2 5,3 59,8 107 Union avec cohabi- tanon 61,1 31,2 10,1 0,3 5,7 0,7 18,7 3,8 0,4 1,5 47,2 29,2 37,2 1,7 47,7 702 Pas en union et sexuelle- ment acUfs 68,5 50,1 3,5 0,4 0,3 1,6 49,4 0,0 0,0 0,4 51,1 20,3 44,4 4,3 52,1 245 55 Les résultats démontrent que l'utilisation des méthodes contraceptives est presque aussi courante chez les femmes en union (40 pour cent) que chez les femmes non en union et actives sexuellement (42 pour cent). Par contre, l'utilisation des méthodes contraceptives est légèrement plus élevée chez les hommes qui ne sont pas en union (69 pour cent) que chez ceux en union (62 pour cent). Pour l'ensemble des femmes, le taux d'utilisation des méthodes modernes (20 pour cent) dépasse nettement celui des méthodes traditionnelles et/ou populaires (15 pour cent), n en est de même pour les femmes en union dont 28 pour cent ont déjà utilisé une méthode moderne, contre 21 pour cent pour les autres méthodes. Une situation différente est observée chez les femmes qui ne sont pas en union mais sexuellement actives qui utilisent en priorité les méthodes traditionnelles et/ou populaires (31 pour cent contre 28 pour cent pour les méthodes modernes). Chez les hommes, qu'ils soient ou non en union, ce sont les méthodes traditionnelles et/ou populaires qui sont le plus utilisées : 38 pour cent pour l'ensemble des hommes et 49 pour cent pour les hommes en union contre, respectivement, 30 et 34 pour cent d'utilisation des méthodes modernes. Parmi l'ensemble des méthodes contraceptives, le retrait occupe la première place : son taux d'utilisation est de 11 pour cent selon les déclarations des femmes et de 31 pour cent chez les hommes. En deuxième position, vient la pilule chez les femmes (10 pour cent) et le condom chez les hommes (24 pour cent). En considérant l'ensemble des méthodes modernes utilisées à un moment quelconque de la vie sexuelle des femmes, les trois méthodes qui ont connu le plus de succès sont : la pilule, avec un taux d'utilisation de 10 pour cent par 1'ensemble des femmes et qui atteint 15 pour cent chez les femmes en union. On note le plus fort taux d'utilisation (18 pour cent) dans le groupe d'âges 30-39 ans. le condom a été utilisé par 8 pour cent de l'ensemble des femmes et 9 pour cent des femmes en union. Le plus fort taux d'utilisation se retrouve dans le groupe d'âges 25-29 ans ( 12 pour cent). Les femmes en union qui ne cohabitent pas avec leur conjoint ont davantage utilisé le condom que celles vivant avec leur partenaire (15 pour cent contre 8 pour cent). les injections ont été utilisées par 5 pour cent de l'ensemble des femmes et 8 pour cent des femmes en union, en particulier celles de 25-29 ans ( 13 pour cent). Vingt-quatre pour cent des hommes ont rapporté avoir déjà utilisé le condom. Ce pourcentage est nettement plus élevé chez les hommes en union ne vivant pas en cohabitation (44 pour cent) et chez les hommes sexuellement actifs qui ne sont pas en union (49 pour cent). Ainsi près de la moitié des hommes ayant une vie sexuelle en dehors de l'union ont utilisé le condom à un moment quelconque. La pilule (6 pour cent) est le deuxième moyen contraceptif moderne rapporté par l'ensemble des hommes. Cette méthode a surtout été utilisée par tes partenaires des hommes actuellement en union (10 pour cent). Viennent ensuite les injections (3 pour cent), mentionnés davantage par les hommes en union, et surtout ceux cohabitant avec leur partenaire (6 pour cent). Selon les réponses recueillies auprès des femmes et des hommes, la stérilisation féminine est assez peu pratiquée (3 pour cent d'après les femmes et les hommes en union); quant à la stérilisation masculine, son utilisation est quasi inexistante. 56 Parmi les méthodes traditionnelles citées, le retrait vient en tête.Il a été cité par 31 pour cent des hommes et 11 pour cent des femmes. Quant à la con tinence périodique, 6 pour cent de l'ensemble des femmes et 8 pour cent de celles en union déclarent l'avoir pratiquée. Le taux d'utilisation de cette méthode est beaucoup plus important chez les hommes puisqu'il atteint 21 pour cent chez l'ensemble des hommes et 30 pour cent chez les hommes en union. Pour cette méthode particulière dont l'utilisation correcte dépend surtout de la femme, il paraît tout à fait improbable que le niveau d'utilisation soit beaucoup plus élevé selon les déclarations des hommes. Ce résultat laisse supposer qu'une majorité d'hommes ne comprennent pas ce qu'est réellement la continence périodique et déclarent utiliser cette méthode pour des raisons tout à fait différentes, arrêt de rapports sexuels pendant la menstruation, par exemple. Ceci signifie que le niveau d'utilisation des méthodes traditionnelles, et donc de l'ensemble des méthodes, est surestimé pour les hommes. 4.3.2 Utilisation actuelle de la contraception Actuellement, 12 pour cent de l'ensemble des femmes ~gées de 15-49 ans utilisent une méthode contraceptive (Tableau 4.5); et deux tiers de celles-ci choisissent une méthode moderne (9 pour cent). Parmi les méthodes modernes utilisées, nous retrouvons par ordre d'importance : le condom 2,3 pour cent, la stérilisation féminine 2,1 pour cent, la pilule 1,9 pour cent, les injectables 1,7 pour cent. Parmi les méthodes traditionnelles et/ou populaire (3 pour cent) : le retrait est la plus utilisée (1,7 pour cent). Le taux de prévalence contraceptive est plus élevé chez les femmes non en union et sexuellement actives (28 pour cent) que chez celles qui sont en union (18 pour cent). En ce qui concerne les méthodes modernes, on ne retrouve pas de différence pour ces deux sous-groupes (13 pour cent). Les femmes de 25-39 ans, âges de fécondité maximale, sont celles qui utilisent le plus une méthode contraceptive et en particulier les méthodes modernes, qu'il s'agisse de l'ensemble des femmes ( 13 pour cent) ou des femmes en union (15 pour cent). De toutes les méthodes modernes, le condom occupe anj ourd'hui la première place : son taux d'utilisation est de 2 pour cent chez l'ensemble des femmes, 3 pour cent chez les femmes en union et il atteint 11 pour cent chez les femmes non en union et sexuellement actives. Chez les femmes en union, nous constatons que le condom est actuellement la méthode la plus utilisée par les jeunes de 15 à 24 ans (4 pour cent), tandis que la tendance des femmes de 25 à 35 ans serait plutôt d'utiliser la pilule ou les injectables (4 pour cent pour chacune des deux méthodes). Au-delà de 35 ans, les femmes optent le plus souvent pour la stérilisation féminine (5 pour cent et plus). Un peu plus d'un homme sur quatre (27 pour cent) dit utiliser une méthode contraceptive (Tableau 4.5 et Graphique 4.3) : 15 pour cent utilisent une méthode moderne. L'usage de contraceptifs est plus courant parmi les hommes en union sans cohabitation (45 pour cent) que parmi ceux en union avec cohabitation (30 pour cent). Le condom est, de loin, la méthode la plus utilisée par les hommes (10 pour cent), en particulier ceux en union sans cohabitation (20 pour cent) et ceux qui ne sont pas en union (27 pour cent). Le retrait vient en seconde position (6 pour cent pour l'ensemble des hommes). Enfin, il faut signaler la forte proportion d'utilisation de la continence périodique par les hommes (6 pour cent) qui est très certainement surestimée, comme cela a déjà été signalé, et qui provoque donc une légère surestimation de la prévalence contraceptive masculine totale. 57 Tableau 4,5 Utdtsation actuelle de la contraception Pourcentages de femmes et d'hommes, de femmes et d'hommes actuellement en union et de femmes et d'hommes qui ne sont pas en umon et qut sont sexuellement actifs, qui utilisent actuellement une m6thode contraceptive, par méthode spécifique, selon l'åge (pour les femmes), EMMUS-II Hmti 1994/95 M*thodes N'tm- Nqm- Méthodes modernes N'tre- tradlttonnelles N'im- porte N'lm- porte porte porte quelle N'utilise porte quelle quelle Connn. quelle méth. pas Groupe quelle m6thode Pi- Injec- Con- St6rfl Implant/ m~thode p~no- m6thode trad. actuelle- d'åges méth moderne lule Uon dom f~mm, Norplam Autre tradlt, dtque Retrait pop. ou pop. ment Total Effecuf TOUTES LES FEMMES 15-19 3,6 2,2 0,0 0,3 1,7 0,0 0,2 0,0 1,4 0,5 0,9 0,0 1,4 96,4 100,0 1 290 20-24 11,2 7,8 1,8 1,9 3,5 0,1 0,4 0,1 3,3 1,6 1,7 0,1 3,4 88,8 100,0 1 063 25-29 16,7 13,3 3,8, 3,4 3,1 0,8, 2,0 0,1 3,2 1,7 1,5 0,2 3,5 83,3 100,0 807 30-34 19,5 13,5 2,9 3,8 2,3 2,8 1,7 0,1 5,9 2,9 3,0 0,1 6,0 80,5 100,0 700 35-39 17,2 13,1 2,7 1,4 1,7 5,1 0,9 1,4 3,4 1,4 2,1 0,6 4,1 82,8 100,0 645 40-44 15,7 11.4 2,8 0,0 1,5 6,7 0,2 0,4 3,8 1,4 2,4 0.5 4,2 84,3 100,0 452 45-49 9,6 7.1 0,7 0,3 0,5 5.1 0,0 0.5 2,2 0,9 1,3 0,3 2,5 90,4 100,0 41)0 Ensemble 12,3 8,9 1,9 1,7 2,3 2,1 0,8 0,2 3,2 1,4 1,7 0,2 3,4 87,7 100,0 5 356 FEMMES ACTUELLEMENTEN UNION 15-19 10,7 7,7 0,0 2,1 5,0 0,0 0,6 0,0 3,0 1,0 2,0 0,0 3,0 89,3 100,0 192 20-24 15,5 11,7 3,1 3,8 3,7 0,2 0,8 0,2 3,5 1,9 1,7 0,2 3,7 84,5 100,0 541 25-29 19,8 15,8 4,6 4,4 3,1 1,1 2,4 0,2 3,7 2,0 1,7 0,3 4,0 80,2 100,0 614 30-34 22,4 15,2 3,6 4,2 2,4 2,9 2,0 0,2 7,0 3,4 3,6 0,2 7,2 77,6 1(30,0 577 35-39 19,7 14,7 3,1 1,7 2,1 5,4 0,9 1,6 4,2 1,7 2,5 0,8 4,9 80,3 100,0 535 40-44 17,6 12,6 3,0 0,0 1,9 7,3 0,2 0,2 4,4 1,4 3,0 0,6 5,0 82,4 100,0 363 45-49 11,9 8,5 0,9 0,4 0,3 6,1 0,0 0,7 3,1 1,2 1,8 0,4 3,5 88,1 100,0 291 Ensemble 18,0 13,2 3,1 2,7 2,6 3,1 1,2 0,4 4,4 2,0 2,4 0,4 4,7 82,0 100,0 3 113 U n i o n salis cohabUatlon 19,1 14,8 3,6 3,5 5,9 0,8 1,1 0,0 3,9 2,6 1,3 0,3 4,2 80,9 100,0 669 U n i o n aVeC cohabitation 17,6 12,8 2,9 2,5 1,7 3,8 1,2 0,6 4,5 1,8 2,7 0,4 4,8 82,4 100,0 2444 FEMMES PAS EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES Ensemble 28,1 13,8 1,3 0,7 11,4 0.0 0,5 0,0 14,3 5,6 8,7 0,0 14,3 71,9 100,0 153 HOMMES Ensemble 27,2 15,4 1,9 1,3 9,7 1,6 0,6 0,3 11,6 5,6 6,0 0,1 11,8 72,8 100,0 I 610 Ensemble en umon 32,4 16,9 3,4 2,6 6,1) 3,2 1,2 0,5 15,5 8,5 7,0 0,1 15,6 67,6 100,0 809 Union sans cohabi- tation 45,4 27,5 5,8 0,9 19,8 0,0 0,0 1,0 17,9 8,5 9,4 0,0 17,9 54,6 100,0 107 Union avec cohabt- tauon 30,4 15,2 3,0 2,8 3,9 3,7 1,3 0,4 15,1 8,5 6,6 0,1 15,2 69,6 100,0 702 Pas en umon et sexuelle- ment actifs 46,1 28,5 0,8 0,0 27,2 0,0 0,0 0,4 17,0 6,3 10,8 0.6 17,6 53,9 100,0 245 58 Graphique 4.3 Prévalence de la contraception parmi l'ensemble des femmes et des hommes selon la méthode utilisée Pourcentage 3O 20 15 10 5 0 .o.~o, ~o~;o, ~ ~o+ / +,oo ~o',. o+o'o +o.+~ EMMUS-II 1994/95 Pour Les femmes en union, La prévalence contraceptive est deux fois plus élevée en milieu urbain qu'en milieu rural (28 pour cent contre 13 pour cent) (Tableau 4.6 et Graphique 4.4). En outre, que ce soit en ville ou en milieu rural, les méthodes contraceptives modernes sont utilisées environ deux fois plus que les méthodes traditionnelles ou populaires. Dans l'Aire Métropolitaine, les femmes utilisent surtout le condom (7 pour cent) et la continence périodique (5 pour cent); dans les Autres Villes, la pilule (6 pour cent) et les injections (5 pour cent) sont les méthodes les plus utilisées; par contre, en milieu rural, la stérilisation féminine est la méthode la plus pratiquée (3 pour cent). Chez les hommes en union, les différences entre milieu de résidence sont moins marquées que chez les femmes : la prévalence totale passe de 28 pour cent en milieu rural à 36 pour cent dans les Autres Villes et atteint 43 pour cent dans la capitale. En outre, que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural, les méthodes modernes sont à peu près autant utilisées que les méthodes traditionnelles. Dans l' Aire Métropolitaine, le condom (12 pour cent) et la continence périodique (l 2 pour cent) sont les méthodes les plus utilisées par les hommes en union. Dans les Autres Villes, ces deux méthodes arrivent également en tête, mais Lacontinence périodique est beaucoup plus utilisée que le condom (13 pour cent contre 8 pour cent). En milieu mral, le retrait (7 pour cent) est la méthode la plus utilisée, suivie de la continence périodique (6 pour cent) et le condom n'est utilisé que par 4 pour cent des hommes en union. Le niveau d'instruction influence très nettement l'utilisation de la contraception. En effet, le taux de prévaLence qui est de L1 pour cent chez les femmes sans instruction passe à 20 pour cent chez celles de niveau primaire et atteint 34 pour cent chez les femmes de niveau secondaire ou plus. Par contre, il faut noter que, parmi les utilisatrices, la proportion de celles utilisant des méthodes modernes ne varie que très peu en fonction du niveau d'instruction. Les femmes qui n'ont pas fréquenté l'école utilisent surtout la stérilisation féminine (4 pour cent), alors que celles de niveau primaire ont davantage recours aux injections (4 pour cent) et que les femmes les plus instruites utilisent avant tout la pilule (7 pour cent). Comme observé chez les femmes, le taux de prévalence contraceptive augmente fortement chez les hommes avec le niveau d'instruction, passant de 21 pour cent chez les hommes sans instruction à 31 pour cent chez ceux de niveau d'instruction primaire et 57 pour cent chez ceux de niveau secondaire ou plus. En outre, les hommes instruits 59 Tableau 4.6 Utilisation actuelle de la contraception par caract6dstiques socio-d6mographiques Repartition (en %) des f e m m e s et des h o m m e s actuellement en u n i o n par m 6 t h o d e actuellement utilis6e, selon certaines caractéristiques, s o c i o - d 6 m o g r a p h i q u e s , E M M U S - I I Haïti 1994/95 M6thodes Nqm- Nqm- M6thodes modernes N'im- traditionnelles N'ira- porte N'ira- porte porte porte quelle N'utihse porte quelle quelle Contra quelle m6th. pas Groupe quelle m6thode Pt- Injec- Con- St~nl lmplant/ m6thode p6no- m6thode trad. actuelle- d'ãges m~th. moderne lle tion dom f6mm Norplant Autre trad~t dique Retrait pop. ou pop. ment Total Effectd FEMMES Milieu de résldtnee Aire M6tro, 27,6 19,0 4,7 2,2 6,6 2,8 1,7 0,9 7,5 4,9 2,6 1,1 8,6 72,4 100,0 757 Autres villes 24,7 20,3 6,1 5,1 3,0 3,8 1,7 0,6 4,4 |,7 2,7 0,0 4,4 75,3 100,0 402 Ens. urbain 26,6 19,5 5,2 3,2 5,4 3,1 1,7 0,8 6,4 3,8 2.6 0,7 7.1 73,4 100,0 1 159 Rural 12,8 9,5 1,8 2,5 1,0 3,1 0,9 0,3 3,1 0,9 2,2 0,2 3,3 87,2 100.0 1 954 Niveau d'ins- truction Aucun 11,3 8,4 1,6 1,5 0,6 3,7 0,9 0,1 2,7 0,9 1,7 0,2 2,9 88,7 100,0 I 467 Alph.Ænm. 19,7 15,2 3,2 4,0 2,5 3,0 1,8 0,7 4,1 1,2 2,8 0,4 4,5 80,3 100,0 I 172 Sec. ou + 34,2 23,2 7,2 3,5 9,3 1,7 0,7 1,0 10,3 7,0 3,4 0,6 11,0 65,8 10~,0 474 No. d'enfants vivants Aucun 10,0 6,9 0,5 0,0 6,1 0.3 0,0 0,0 3,1 2,4 0,7 0,0 3,1 90,0 100,0 383 I 15,5 11,0 3,1 3,1 3,7 0,5 0,3 0,3 4,5 2,6 1,9 0,0 4,5 84,5 100,0 621 2 18,3 13,5 5,0 2,8 1,7 1,2 2,2 0,6 4,4 2,2 2,2 0,4 4,8 81,7 100,0 535 3 19,5 15,2 3,4 4,4 2,1 2,5 2,4 0,4 4,1 1,3 2,8 0,2 4,3 80,5 100,0 439 4 ou plus 21,3 15,8 2,9 2,8 1,5 6,7 1,1 0,8 4,8 1,6 3,2 0,7 5,5 78,7 100,0 1 136 Ensemble 18,0 13,2 3,1 2,7 2,6 3,1 1,2 0,4 4,4 2,0 2,4 0,4 4,7 82,0 100,0 3 113 HOMMES Milieu de résidence Aire M~tro. 43,0 21,8 3,9 1,7 1[,7 2,8 1.7 0,0 21,2 12,3 8,9 0,0 21.2 57,0 100.0 178 Autres villes 35,9 19,5 5,5 3,9 7,8 1,6 0,0 0,8 15,6 12,5 3,1 0,8 16,4 64,1 100,0 97 Rural 28,2 14,7 2,8 2,6 3,8 3,6 1,2 0,6 13,5 6,5 7,1 0,0 13,5 71,8 100,0 534 Niveau d'lns- trueUon Aucun 20,6 7,6 2,0 1,1 1,2 1,6 0,8 0,8 13,0 5,8 7,2 0,0 13,0 79,4 100,0 264 Alph./Prim 31.1 17,0 4.0 2.7 4,7 4,1 1.3 0,2 14.1 6,5 7,6 0,0 14,1 68,9 100,0 395 Sec ou + 56,7 32,9 4,3 4,8 18,2 3,5 1,4 0,7 23,3 18,4 4,9 0,5 23,9 43,3 100,0 150 No. d'enfants vivants Aucun 34,6 15,1 1,1 1,1 12,9 0,0 0,0 0,0 19,5 9,2 10,3 0,0 19,5 65,4 100,0 98 1 31,7 17,0 5,6 2,9 7,7 0,9 0,0 0,0 14,6 9,5 5,1 0,0 14,6 68,3 100,0 123 2 32,6 19,2 5,2 2,7 8,6 1,7 0,0 0,9 13,4 9,2 4,2 0,0 13,4 67,4 100,0 I 19 3 32,7 20.1 4,1 6,6 4,3 2,4 2,6 0,0 11,9 7,0 4,9 0,6 12,6 67,3 100,0 120 4 ou plus 31.9 15,4 2,4 1,4 3,3 5.7 1,8 0,8 16,5 8,1 8,4 0,0 16,5 68,1 100,0 350 Ensemble 32,4 16,9 3,4 2,6 6,0 3,2 1,2 0,5 15,5 8,5 7,0 0,1 15,6 67,6 100,0 809 60 Graphique 4.4 Utilisation actuelle de la contraception par les femmes et les hommes en union Pourcentage 60 50 40 30 20 10 0 HAITI Aire Autres Rural Aucune Alphab./ Secon- M~tro. villes Primaire daire ou + RESIDB'qCE INSI~:tUCTION F=Femme H=Homme EMMUS-I11994/95 ont tendance à beaucoup plus utiliser les méthodes modernes (33 pour cent pour le niveau secondaire) que ceux ayant moins ou pas d'instruction (respectivement 17 et 8 pour cent). Le condom (18 pour cent) et la continence périodique (18 pour cent) sont les méthodes les plus utilisées par les hommes les plus instruits, alors que le retrait est la méthode la plus pratiquée par ceux de niveau primaire (8 pour cent) et par ceux sans instruction (7 pour cent). Comme on pouvait s'y attendre, plus les femmes ont d'enfants, plus elles utilisent une méthode de planification familiale. Le choix d'une méthode contraceptive varie selon le nombre d'enfants. En effet, le condom est la méthode la plus utilisée chez les femmes sans enfant (6 pour cent) et chez celles ayant un seul enfant (4 pour cent); quand la femme a déjà deux enfants, elle utilise plutôt la pilule (5 pour cent) et les injections (4 pour cent). Les femmes atteignant les parités les plus élevées (4 enfants et plus) ont recours essentiellement à la stérilisation féminine (7 pour cent). Le Graphique 4.5 présente la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union selon I'EHPC de 1983, I'EMMUS-I de 1987, I'ENHAC de 1989 et I'EMMUS-II de 1994. Ce graphique met en évidence une augmentation très importante de l'utilisation de la contraception moderne au cours des 11 demières années. En 1983, 4 pour cent seulement des femmes en union utilisaient une méthode de contraception moderne, contre 13 pour cent aujourd'hui; depuis 1989, c'est-à-dire au cours des cinq dernières années, la prévalence a augmenté de 40 pour cent. Si l'utilisation de la contraception moderne a augmenté fortement au niveau de chacune des trois strates, Métropolitaine, urbaine et rurale, au cours des 5 dernières années, l'augmentation a été beaucoup plus importante en milieu urbain (prévalence de 11 pour cent en 1989 contre 20 pour cent en 1994) qu'en milieu rural (prévalence de 8 pour cent en 1989 contre 10 pour cent en 1994). 61 Graphique 4.5 Prévalence de la contraception moderne parmi les femmes de 15-49 ans en union, 1983-1994 Pourcentage 25 HAITI Aire M~tro. Ensemble Rural urbain mEHPC 1983 1EMMUS-I 1987 E]ENHAC 1989 [~EMMUS-II 1994 i 4.4 NOMBRE D'ENFANTS A LA PREMIERE UTILISATION DE LA CONTRACEPTION L'utilisation de la contraception pour la première fois peut, en fonction de la parité atteinte à ce moment-là, répondre à des objectifs différents : retarder la première naissance si l'utilisation commence lorsque la femme n ' a pas encore d'enfant, espacer les naissances si la contraception débute à des parités faibles, ou encore limiter le nombre d'enfants lorsque la contraception commence à des parités élevées, c'est- à-dire lorsque le nombre d'enfants désirés est déjà atteint. Le Tableau 4.7 présente, par groupe d'âges, la répartition des femmes non célibataires en fonction du nombre d'enfants vivants au moment où elles ont utilisé la contraception pour la première fois. Sur l'ensemble des femmes non célibataires, 7 pour cent ont déclaré avoir adopté une méthode contraceptive alors qu'elles n'avaient aucun enfant, pour retarder la première naissance, 18 pour cent ont commencé la contraception à des parités très faibles (1 ou 2 enfants) certainement pour espacer leurs naissances, 4 pour cent sont devenues des utilisatrices alors qu'elles avaient déjà 3 enfants et 10 pour cent alors qu'elles avaient déjà atteint des parités élevées (4 enfants et plus), pour limiter leur descendance. Sur l'ensemble des femmes de 15 à 49 ans, le début de l' utilisation de la contraception semble donc répondre à des objectifs très divers. Cependant, si l'on prend en compte l'âge actuel des femmes, on se rend compte que des modifications importantes sont en train de se produire. En effet, la très grande majorité des femmes les plus âgées (35 ans et plus) ont commencé à utiliser la contraception quand elles avaient déjà 4 enfants ou plus, alors que la très grande majorité des jeunes femmes (15-24 ans) ont eu recours pour la première fois à la contraception quand elles n'avaient pas d'enfant ou un seul enfant. Il semblerait donc que les femmes haïtiennes aient tendance à utiliser de plus en plus tôt la contraception, pour retarder la naissance du premier enfant et/ou espacer les naissances dès la venue du premier enfant. 62 Tableau 4.7 Nombre d'enfants h la première utilisation de la contraception R6partition (en %) des femmes non-c61ibatairespar nombre d'enfants vivants lors de la première utilisation de la contraception, selon l'âge actuel, EMMUSql H~ffti1994/95 Jamais Nombre d'enfants à la première utilisé utilisation de la contraception Effectif Groupe la contra- de dãges ception 0 1 2 3 4+ ND Total femmes M6dlane 15-19 69,9 20,4 9,2 0,5 0,0 0,0 0,0 100,0 218 0,7 20-24 63,7 13,3 15,0 6,3 1,4 0,3 0,0 100,0 625 1,3 25-29 57,2 8,3 14,5 11,6 4,4 3,9 0,2 100,0 687 1,9 30-34 56,1 4,8 10,8 9,5 6,9 11,8 0,2 100,0 660 2,7 35-39 58,0 2,3 8,5 6,3 7,2 17,6 0,2 100,0 632 3,5 40-44 63,3 1,1 6,0 6,2 5,0 18,4 0,0 100,0 438 4,0 45-49 76,5 0,3 2,9 4,2 2,8 13,3 0,0 100,0 394 4,4 Ensemble 61,8 6,5 10,3 7,3 4,4 9,6 0,1 100,0 3 654 2,3 4.5 SOURCES D'APPROVISIONNEMENT DES METHODES CONTRACEPTIVES Connaître les sources d'approvisionnement des méthodes constitue un élément clé si on veut augmenter l'accès aux services de planification familiale. Ceux-ci ont été divisés en trois grands groupes (secteur médical public, secteur médical mixte, secteur médical privé), de façon systématique en utilisant une liste actualisée de tous les établissements sanitaires existant en Haïti. Pour les utilisatrices actuelles de méthode contraceptive, leurs sources d' approvisionnement les plus r6centes sont, par ordre d'importance (Tableau 4.8) : le secteur médical privé (35 pour cent), le secteur médical mixte (30 pour cent), le secteur public (25 pour cent), le secteur privé non médical (6 pour cent) et non institutionnel (3 pour cent). Il est important de noter que l'importance des sources d' approvisionnement varie selon les méthodes : le secteur médical mixte pour le Norplant (47 pour cent) et la pilule (36 pour cent); le secteur médical privé pour le condom (49 pour cent), les injections (41 pour cent) et les autres méthodes modernes (57 pour cent); précisons que pour le condom, la pharmacie privée (47 pour cent) constitue la principale source d'approvisionnement; le secteur public pour la stérilisation féminine (51 pour cent). 63 Tableau 4.8 Source d'approvisionnement en contraceptifs modernes Répartition (en %) des utilisatrices actuelles de méthodes contraceptives modernes par source d'approvisionnement la plus récente, selon les méthodes spéclfiques, EMMUS-II Haai 1994/95 Stérilisa- Source Injec- tion lmplant/ d'approvisionnement Pilule tions Condom féminine Norplant A u t r e Ensemble Secteur public 22,6 26,0 3,1 50.9 30,2 7.4 25,0 H6pital d'état 5.0 3,2 0,8 32,7 9,8 0,0 10,3 Centre de santé 4,7 14,2 2,3 15.4 15,2 7,4 9,3 Clinique de PF 4,6 5,6 0,0 1,9 2,7 0,0 2,7 Dispensaire 8,3 3.0 0,0 0,9 2,5 0,0 2,8 Secteur médical privé 29,6 41,1 49,4 22,7 22,7 56,8 35,4 Hôpual/Clinique 4,9 8,1 0,8 10,5 10,4 18,7 6,6 Pharmacie 15,9 0,0 46,8 0,0 0,0 5,2 15,4 Cabinet de médecin 6,3 6,6 0,8 4,3 1,9 13,6 4,3 Centre de santé 2,5 11,7 0,9 5,1 5.0 19,4 5,1 Dispensaire 0,0 11,6 0,0 1.0 5.4 0,0 2,8 Clinique de PF 0,0 3,2 0,0 2.0 0,0 0,0 1,1 Autre secteur privé 1,0 0,0 24,5 0,0 0,0 0,0 6,4 Boutique 0,0 0.0 23,6 0,0 0,0 0,0 6.0 Autre privé 1,0 0,0 0,9 0,0 0.0 0,0 0,4 Médical mixte 36,2 30,8 19,6 25,5 47,1 35,8 29,5 H6pital 6,9 2,0 3,4 7,7 5.0 14,2 5,3 Centre de santé 13,2 23,1 3.7 11,4 27,0 14,8 13.4 Dispensaire 6.4 3,3 2,7 2,0 10,8 0,0 4,0 Climque de PF 3,9 1,2 1,7 3,5 4,4 6,8 2,9 Pharmacie 3,9 I, 1 7,3 0,0 0,0 0,0 2,9 Autre 2,0 0,0 0,8 1,0 0,0 0,0 0,9 Non institutionnel 10,7 1,2 0,9 0,0 0,0 0,0 2,8 Agent de santé 10,7 1,2 0,9 0,0 0,0 0,0 2,8 NS~ND 0,0 0,9 2,4 0,9 0,0 0,0 1.0 Total 100,0 100,0 100,0 100.0 100.0 100,0 100,0 Effectif de femmes 103 88 121 111 40 15 478 4.6 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION La non utilisation actuelle de méthode contraceptive n' est pas nécessairement définitive. Aussi est-il important de s'intéresser aux intentions d'utilisation dans le futur, aux raisons de la non- utilisation et aux méthodes préférées pour une utilisation future. Ces trois aspects ont donc été explorés au cours de l'enquête. Il apparaît que 47 pour cent des femmes non-utilisatrices de la contraception n'ont pas l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir. A l'opposé, 43 pour cent des femmes ont manifesté l'intention de pratiquer la contraception dans le futur (Tableau 4.9 et Graphique 4.6). Parmi ces dernières, ce sont surtout les femmes n' ayant jamais utilisé une méthode qui ont l'intention de devenir des utilisatrices (28 pour cent parmi les 43 pour cent). Par contre, pour seulement un tiers des femmes ayant l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, il s'agira d'une réutilisation (15 pour cent par rapport à 43 pour cent). 64 Tableau 4.9 Utilisation future de la contraception Répartition (en %) des femmes et des hommes actuellement en union n'utilisant pas actuellement une m&hode contra- ceptive, par intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, selon le nombre d'enfants vivants (pour les femmes) et selon l'exp&ience passée en matière de contraception, EMMUS-II Haïti 199~95 Femmes Intention Nombre d'enfants vivants1 Ensemble d'utiliser de dans le futur 0 1 2 3 4 5 6 ou + Ensemble hommes N'a jamais utilisé la contraception Intention d'utiliser dans les 12 prochains mois 1,9 18,8 24,7 23,6 26,2 25,8 28,1 22,1 Intention d'utiliser plus tard 11,0 4,7 5,6 3,3 2,4 0,9 2,5 4,2 Intention NSP quand 1,4 2,2 1,7 3,0 1,3 1,4 0,5 1,7 17,7 N'est pas s0r(e) d'utiliser 6,3 7,7 7,7 9,2 8,9 7,2 6,6 7,7 2,0 N'a pas l'intention d'utiliser 61,4 43,1 34,6 30,2 34,5 33,5 32,5 37,6 35,9 A déjà utilisé la contraception Intention d'utiliser dans les 12 prochains mois 2,6 8,0 11,6 13,8 12,6 12,9 16,2 11,3 Intention d'utiliser plus tard 2,2 3,4 3,6 2,6 1,3 3,1 1,1 2,6 Intention NSP quand 0,0 1,7 0,9 1,1 1,9 2,2 1,3 1,3 22,2 N'est pas sfir(e) d'utiliser 2,2 1,6 1,6 3,1 2,4 2,8 1,7 2,1 1,3 N'a pas l'intention d'utdiser 11,1 8,7 8,0 10,0 8,6 9,9 9,5 9,2 20,7 ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Toutes les femmes/tous les hommes actuellement en union et non-utilisatrices (eurs) Intention d'utiliser dans les 12 prochains mois 4,5 26,8 36,3 37,4 38,8 38,7 44,3 33,5 IntenUon d'utiliser plus tard 13,1 8,1 9,2 5,9 3,7 4,0 3,6 6,8 Intention NSP quand 1,4 3,9 2,6 4,1 3,2 3,6 1,8 3,0 39,9 N'est pas sflr(e) d'utiliser 8,5 9,3 9,3 12,4 11,3 10,0 8,3 9,8 3,3 N'a pas l'intention d'utiliser 72,4 51,8 42,6 40,2 43,1 43,4 42,0 46,8 56,6 ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 221 542 464 383 308 231 405 2 554 547 i y compris la grossesse actuelle. Aux femmes ayant l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, on a demandé dans combien de temps elles pensaient l'utiliser : la majorité des femmes (34 pour cent par rapport à 43 pour cent) pensent pratiquer la contraception dans un avenir proche, c'est-à-dire dans les douze prochains mois. En ce qui concerne les hommes non-utilisateurs, il apparaît que la majorité (57 pour cent) n'ont pas l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir. A l'opposé, 40 pour cent ont manifesté l'intention de pratiquer la contraception, et la majorité d'entre eux (22 pour cent par rapport à 40 pour cent) sont des hommes ayant déjà utilisé une méthode. 65 Graphique 4.6 Intention d'utiliser la contraception par les femmes et les hommes actuellement en union A l'intention A l'intention d'utiliser43% d'utiliser40% ~ NSP/ND 10% ~ NSP/ND3% ~Y N'apasl'intention N'apasl'Intention d'utiliser47% d'utiliser47% Femmes Hommes EMMUS-II1994/95 Les femmes sans enfant ne sont que 19 pour cent à avoir I' intention d'utiliser la contraception et, dans leur majorité (13 pour cent), elles n'ont pas l'intention de le faire dans un avenir proche. On constate ensuite que la proportion de femmes qui manifestent le désir d'utiliser la contraception, et de l'utiliser rapidement (dans les 12 prochains mois), augmente fortement avec le nombre d'enfants. Parmi les femmes ayant un enfant, 39 pour cent ont l'intention d'utiliser la contraception dans l'avenir; la majorité (27 pour cent par rapport à 39 pour cent) ont l'intention de le faire dans les douze prochains mois. Parmi les femmes ayant 2 enfants ou plus, plus de 45 pour cent ont l'intention d'utiliser la contraception et, dans leur très grande majorité, elles ont l'intention de le faire rapidement. D'après le Tableau 4.10, on se rend compte que le désir d'avoir des enfants est la principale raison invoquée (25 pour cent) par les femmes pour expliquer pourquoi elles n'utilisent pas actuellement une méthode et pourquoi elles n' ont pas l'intention d'en utiliser à 1'avenir. Cette raison a été surtout invoquée par les femmes les plus jeunes (41 pour cent à moins de 30 ans). Cependant, il faut noter qu'en dehors du fait d'avoir des enfants, les femmes de 30 ans et plus invoquent surtout les difficultés de tomber enceinte et la stérilité (14 pour cent) ou la ménopause (20 pour cent) comme principale raison pour laquelle elles n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception. En dehors du désir d'enfants, et des difficultés à tomber enceinte ou de la ménopause, la principale raison invoquée est le manque d'information (11 pour cent), suivie des effets secondaires (8 pour cent), de la religion/le fatalisme (8 pour cent) et des problèmes de santé (7 pour cent). Les hommes avancent comme principales raisons : le désir d'enfants (35 pour cent), la religion/le fatalisme (11 pour cent), le manque de connaissance des méthodes contraceptives (9 pour cent). Les difficultés pour avoir des enfants ou la ménopause de la femme sont aussi invoquées très fréquemment (respectivement, 11 et 19 pour cent). 66 Tableau 4.10 Raison de non-utilisation de la contraception Répartition (en %) des femmes et des hommes en union n'utilisant pas actuellement une méthode contraceptive et n'ayant pas l'intention d'en utiliser une dans l'avenir, selon la pnncipale raison pour laquelle elles/ris n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception, selon l'âge, EMMUS-II Hatti 1994/95 Femmes Hommes Raison de Age Tous Age Tous non-utilisation les les de la contraception 15-29 30-49 åges 15-29 30-59 âges Veut des enfants 41,0 17,0 25,3 67,2 25,6 34,8 Effets secondalres 10,5 6,7 8,0 4,6 1,3 2,0 Problèmes pour la santé 4,3 8,7 7,2 0,0 4,7 3,7 Manque d'information 12,8 10,1 11,0 7,7 9,0 8,7 Difficile â obtenir 1,8 1,5 1,6 1,5 0,8 1,0 Prix 0,2 0,8 0,6 1,4 0,4 0,6 Religion 6,8 6,2 6,4 7,4 2,9 3,9 Fataliste 2,1 1,6 1,8 2,6 8,8 7,5 Opposé(e) au planning familial 2,4 1,3 1,7 1,5 0,4 0,7 Partenaire s'y oppose 4,3 1,6 2,5 0,0 0,0 0,0 Autres personnes désapprouvent 1,7 0,7 1,1 0,0 0,0 0,0 Rapports sexuels peu fréquents 5,0 7,5 6,6 1,4 6,6 5,5 Difflcultés à tomber enceinte 2,6 13,6 9,8 1,5 13,6 11,0 Ménopause/Hystémctomie 0,0 19,9 13,0 2,9 24,0 19,4 Utdisation peu pratique 1,5 1,0 1,2 0,0 0,0 0,0 Autres raisons 1,7 1,4 1,5 0,0 0,0 0,0 Ne sait pas 1,3 0,4 0,7 0,0 1,7 1,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 414 782 1 196 70 247 317 Parmi les femmes actuellement en union qui n'utilisent pas pour le moment de méthode contraceptive mais qui ont l'intention d'en utiliser à l'avenir, 30 pour cent souhaitent utiliser les injections, 26 pour cent la pilule, 22 pour cent le Norplant et 7 pour cent la stérilisation féminine (Tableau 4.11). Les autres méthodes modernes (DIU, m6thodes vaginales, condom) ne représentent que 6 pour cent des intentions. Par ailleurs, 4 pour cent des femmes auraient l'intention d'utiliser des méthodes traditionnelles ou populaires. On peut donc remarquer que les futures utilisatrices devraient, du moins en intention, beaucoup plus utiliser les méthodes modernes que ne le font les femmes qui pratiquent aujourd'hui la contraception. 67 Tableau 4.11 Méthode contraceptive préférée pour une utilisation future Répartition (en %) des femmes actuellement en union n'utilisant pas actuellement une méthode contraceptive mais ayant l'intention d'en utiliser une dans l'avemr, par méthode préférée, selon l'intention de l'utiliser dans les 12 prochains mois ou plus tard, EMMUS-II Haïti 1994/95 Intention d'utiliser Dans Méthode les 12 contraceptive prochmns Apræs NSP préférée mois 12 mois quand Ensemble Pilule 25,1 26,9 34,8 26,1 DIU 0,5 0,0 1,4 0,5 Injection 31,4 27,1 18,4 29,8 Implant/Norplant 22,1 20,7 25,3 22,1 Méthodes vaginales 0,5 0,6 2,3 0,6 Condom 4,8 2,9 3,7 4,4 Stérihsatlon fémmine 7,7 4,5 4,2 7,0 Continence périodique 1,6 4,6 1,0 2,1 Retrait 1,4 0,4 1,0 1,2 Méthode populaire 0,4 0,6 0,0 0,4 ND 4,5 11,7 7,9 5,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 855 174 78 1 107 4.7 S O U R C E S D'INFORMATION L'information constitue une étape essentielle dans la sensibilisation à la planification familiale. Suivant la source, sa nature et le niveau d'exposition elle peut conditionner le type d'attitude développée vis à vis de la planification familiale. L'enquête a été une occasion de recherche dans ce domaine. Il est cependant utile de rappeler que l'enquête s'est déroulée à une époque où il y avait des coupures fréquentes d'électricité et, de ce fait, la durée et la portée des émissions de radio et de télévision portant sur la planification familiale en ont été réduites. Chez les femmes, environ quatre sur cinq (81 pour cent) disent n' avoir entendu aucun message sur la planification familiale à la radio ou à la télévision au cours du mois précédant l'enquête (Tableau 4.12). Huit pour cent des femmes ont rapporté avoir entendu un message à la radio, 2 pour cent à la télévision et 9 pour cent à la radio et à la télévision. Par ailleurs, on remarque qu'il existe des différences selon certaines caractéristiques socio-économiques. 68 Tableau 4.12 Messages sur la planification familiale diffuses å la radio et à la telêvision Répartition (en %) des femmes et des hommes selon qu'ils ont entendu un message diffus6 par la radio ou la television sur la planification familiale dans le mois prêcédant l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographiques (pour les femmes), EMMUS-II Haïti 1994/95 Message sur la planification famihale A la radio A la radio A la tél~. et à la Caractéristique Aucun seulement seulement têlê. Total Effectif FEMMES Milieu de résidence Aire Métropolitaine 59,2 8,7 6,5 25,7 100,0 1 552 Autres villes 83.4 10,6 1,0 5.0 100,0 801 Ensemble urbain 67,4 9.3 4,6 18,6 100,0 2 353 Rural 91,7 7,1 0,1 1,0 100,0 3 003 Niveau d'instruction Aucun 91,0 6,0 0,4 2,6 100,0 1 906 Alphabetisatlon/Primaire 81,3 8,6 2,1 8,0 100,0 2 230 Secondaire ou plus 65,1 10,5 4,8 19,6 100,0 1 221 Ensemble des femmes 81,0 8,1 2,1 8,7 100,0 5 356 HOMMES Milieu de résidence Aire Métropolitaine 44,3 10,9 5,2 39,6 100.0 383 Autres villes 59,1 22,3 0,7 17,9 100,0 220 Rural 79,3 17,4 0,5 2,8 100,0 1 007 Niveau d'instruction Aucun 83,4 13,0 0,2 3,3 100,0 409 Alphab~tisation/Pn maire 71,5 18,0 0,8 9,7 100,0 766 Secondaire ou plus 48,0 17,4 4,5 30,1 100,0 435 Ensemble des hommes 68,2 16,6 1,7 13,6 100,0 1 610 Quelle que soit la source d'information, l'exposition aux messages sur la planification familiale est meilleure dans 1' Aire Métropolitaine (41 pour cent pour au moins une source d' information). Dans les Autres Villes, seulement 16 pour cent ont entendu, au moins, un message sur la planification familiale à la radio et/ou à la télévision, contre 8 pour cent en milieu rural. Du point de vue du niveau d'instruction, on constate que 9 pour cent seulement des f e m m e s n'ayant aucune instruction rapportent avoir entendu, au moins, un m e s s a g e sur la planification familiale à la radio et/ou à la télévision, contre 19 pour cent pour les f e m m e s de niveau primaire et 35 pour cent pour celles ayant atteint le niveau secondaire. Les h o m m e s semblent avoir été plus exposés aux messages sur la planification familiale que les f e m m e s . Un peu plus d ' u n h o m m e sur trois (32 pour cent) dit avoir entendu, au moins, un m e s s a g e à ce sujet au cours du m o i s précédant l'enquête, soit 17 pour cent à la radio, 2 pour cent à la télévision et 14 pour cent à la radio et télévision. Par ailleurs, les variations selon les caractéristiques socio-économiques sont les m ê m e s que pour les f e m m e s . 69 En milieu rural, 21 pour cent des hommes ont entendu des messages sur la planification familiale, 41 pour cent dans les Autres Villes et 56 pour cent dans l'Aire Métropolitaine. De même, plus le niveau d'instruction est élevé, plus les hommes semblent avoir reçu certains messages : ainsi plus de la moitié des hommes ayant atteint le niveau secondaire (52 pour cent) affirment avoir entendu un message sur la planification familiale alors que, parmi les hommes sans instruction, seulement 17 pour cent sont dans ce cas. Les messages écrits sur la planification familiale n'atteignent pas la population en général, comme le démontrent les résultats présentés au Tableau 4.13. Environ 9 femmes sur 10 (89 pour cent) n'ont vu aucun message par écrit sur la planification familiale au cours des derniers mois précédant l'enquête. Seulement 3 femmes sur 100 ont vu des messages dans des journaux ou magazines et 11 pour cent sur des affiches. Il faut remarquer que, quelles que soient les caractéristiques socio-économiques, les messages véhiculés par les affiches sont mieux reçus que ceux parus dans les journaux ou magazines. Tableau 4 13 Messages par écrit sur la planificatton familiale Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont reçu. ou non. un message par écrit sur la planification famlhale dans le mois précédant l'enquête, selon certaines caract&istiques socio-démographiques. EMMUS-II Haîti 1994/95 Message sur la plamficatlon familiale Journaux/ Caractérlsoque Aucun Magazmes Affiches Effectif Milieu de résidence Aire Métropolitaine 75.9 7.1 22,4 I 552 Autres villes 85,6 3.8 13.5 801 Ensemble urbain 79.2 6,0 19,4 2 353 Rural 95.7 0.9 4,1 3 003 Niveau d'instruction Aucun 98,3 0,2 1.7 1 906 Alphabéhsation/Prlmaire 91.1 2,4 8.5 2 230 Secondaire ou plus 68.4 9,1 29.6 1 221 Ensemble 88.5 3,1 10.9 5 356 Selon les caractéristiques socio-économiques, on remarque, comme on pouvait s'y attendre, que les femmes vivant dans l'Aire Métropolitaine ont reçu beaucoup plus de messages à travers les journaux et magazines (7 pour cent) et les affiches (22 pour cent) que celles des Autres Villes (respectivement, 4 et 14 pour cent) et surtout que celles vivant en milieu rural (respectivement, 1 et 4 pour cent). La majorité des enquêtés (88 pour cent des femmes et 88 pour cent des hommes) approuvent l'utilisation des médias de masse (radio et télévision) pour la diffusion des messages sur la planification familiale (Tableau 4.14). Seule une minorité désapprouve cette utilisation (4 pour cent) et 7 pour cent des enquêtés n'ont pas d'opinion à ce sujet. L' approbation de l'utilisation des médias pour la diffusion des messages sur la planification familiale ne varie que légèrement selon les différentes caractéristiques socio-démographiques. Selon le milieu de résidence, le niveau d'approbation dans l'Aire Métropolitaine (92 pour cent pour les femmes et 90 pour cent pour les hommes) est à peu près égal à celui des Autres Villes (91 pour cent pour les femmes et 92 pour cent pour les hommes) et un peu supérieur à celui du milieu rural (87 pour cent pour les deux sexes). Du point de vue de l'instruction, nous constatons une légère tendance vers une meilleure approbation quand le niveau d'éducation est élevé (94 pour cent chez les hommes et les femmes pour le niveau secondaire contre 81 pour cent chez les hommes et 85 pour cent chez les femmes sans instruction). 70 Tableau 4.14 Approbation de l'utilisation de la radio et de la t616vision dans la diffusion de messages sur la planification familiale Répartition (en %) des femmes et des hommes selon qu'ds approuvent ou non la diffusion de messages sur la planification familiale à la radio ou a la télévision, selon l'âge et certaines caract6ristiques socio-d~.mographiques (pour les femmes), EMMUS-II Haîti 1994/95 Désappro- Appro- Non Caract6ristique bation bation d6claré Total EITectif FEMMES Groupe d'åges 15-19 6,9 81,0 12,1 100,0 290 20-24 4,3 90,4 5,2 100,0 063 25-29 2,9 92,4 4,7 100,0 807 30-34 3,6 91,6 4,7 100,0 700 35-39 3,4 90,2 6,5 100,0 645 40-44 4,0 87,2 8,8 100,0 452 45-49 4,7 86,8 8,6 100,0 400 Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 3,9 91,6 4,4 100,0 552 Autres villes 3,1 91,3 5,6 100,0 801 Ensemble urbain 3,6 91,5 4,8 100,0 2 353 Rural 5,2 85,2 9,5 100,0 3 003 Niveau d'instruction Aucun 4,9 84,9 10,2 100,0 1 906 Alphab6tisationÆrimalre 5,0 87,2 7,7 100,0 2 230 Secondaire ou plus 3,0 94,4 2,6 100,0 1 221 Ensemble des femmes 4,5 88,0 7,4 100,0 5 356 HOMMES Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 3,6 90,1 6,3 100,0 383 Autres villes 4,5 91,8 3,8 100,0 220 Rural 4,7 86,7 8,6 100,0 1 007 Niveau d'instruction Aucun 4,9 80,5 14,6 100,0 409 Alphabétisation/Primaire 4,3 89,1 6,6 100,0 766 Secondaire ou plus 4,1 93,9 2,0 100,0 435 Ensemble des hommes 4,4 88,2 7,4 100,0 1 610 4.8 COMMUNICATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE AU SEIN DU COUPLE Pour l'essentiel, l'utilisation ou non d'une méthode de planification familiale constitue une décision ayant une implication pour les deux conjoints. En discuter constitue une étape essentielle, cependant ceci n'est pas toujours la règle. A quel degré ceci est-il vrai dans les couples haïtiens? La perception des conjoints sur la planification familiale est un domaine également important à explorer. La moitié des femmes (50 pour cent) actuellement en union et connaissant une méthode contraceptive ont déclaré n'avoir jamais discuté de la planification familiale avec leur conjoint au cours de l'année précédant l'enquête (Tableau 4.15). Seulement 31 pour cent des femmes en ont discuté une ou deux fois, et 19 pour cent plus souvent. 71 Tableau 4.15 Discussion de la planification familiale avec le conîoint R6partition (en %) des femmes actuellement en union connaissant une m6thode contraceptive par nombre de fois qu'elles ont discut6 de la planification familiale avec leur conjoint au cours de l'année ayant précédé l'enqu&e, selon l'âge actuel, EMMUS-I1 Halti 1994/95 Nombre de discussions sur la planification familiale Effectif Groupe Une ou Trois fols de d'âges Jamais deux fois ou plus Total femmes 15-19 56,2 25,2 16,7 100,0 191 20-24 49,8 31,5 18,1 100,0 535 25-29 42,4 36,0 21,4 100,0 603 30-34 43,3 32,2 24,4 100,0 556 35-39 49,1 30,1 20,6 100,0 495 40-44 56,9 29,4 13,4 100,0 330 45-49 70,6 20,8 7,9 100,0 266 Ensemble I 50,0 30,7 18,8 100,0 2 976 i y compris les "non d6clarés" On note certaines différences de niveau de discussion de la planification familiale selon l'âge : les femmes de 25-34 ans en discutent plus souvent que celles âgées de 15 à 24 ans et que celles de 35 ans et plus. Plus de la moitié des jeunes de 15-24 ans (51 pour cent) n'ont jamais discuté de la planification familîale avec leur conjoint, et 30 pour cent l'ont fait seulement une ou deux fois. Par ailleurs, la tendance à discuter de la planification familiale diminue nettement à l'âge de 45-49 ans (71 pour cent des femmes n'en ont jamais discuté). Cela peut s'expliquer par le faible intérêt porté à la contraception par ce groupe d'âge. On a posé aux femmes et aux hommes les mêmes questions sur l'approbation de la planification familiale. Il est intéressant de rapprocher ces données pour déterminer l'opinion réelle des couples en la matière. Ces résultats sont présentés au Tableau 4.16 selon certaines caractéristiques des couples. Dans la très grande majorité des cas (88 pour cent) les couples partagent la même opinion (quelle qu'elle soit) sur la planification familiale : essentiellement, les deux conjoints sont d'accord et approuvent la planification familiale (86 pour cent), alors que seulement 2 pour cent des couples la désapprouvent. Les couples dans lesquels le mari et/ou la femme ont de l'instruction sont plus fréquemment en accord pour approuver la planification familiale (88 pour cent) que les couples sans instruction (80 pour cent). Par ailleurs, les couples dans lesquels la femme est plus vieille que son conjoint et ceux dans lesquels l'homme est plus vieux que sa femme de 15 ans ou plus, sont proportionnellement, moins nombreux à être d'accord pour approuver la planification familiale (respectivement, 81 et 74 pour cent) que les couples dans lesquels l'homme a 0-14 ans de plus que sa femme. 72 Tableau 4.16 Opinion des couples face å la planification familiale R6pattition (en %) des couples selon qu'ils approuvent ou d6sapprouvent la plamfication familiale, selon les caractéristiques différentielles du couple, EMMUS-II Ha~ti 1994/95 La femme L'homme Pourcentage L'homme L'homme approuve approuve et de couples Caractéristique et la et la femme et l'homme la femme ayant la Effectif dlff~rentielle femme d6sap- d~sap- désap- Non m~me de du couple approuvent prouvent p r o u v e p r o u v e dêtermin6 Total opinion couples Age de l'homme - Age de la femme Femme plus âgée 81,0 2,9 7,1 7,5 1,5 100,0 83,9 71 Homme plus åg6 de: 0-4 ans 89,2 1,7 5,6 3,4 0,0 100,0 90,9 186 5-9 ans 87,6 1,2 4,1 7,1 0,0 100,0 88,8 174 10-14 ans 83,3 3,4 6,0 4,7 2,5 100,0 86,7 83 15 ans ou plus 73,6 5,0 7,6 13,8 0,0 100,0 78,7 43 Niveau d'instruction Homme et femme: aucun 79,9 2,9 8,6 8,6 0,0 100,0 82,8 149 Femme instruite, hommenon 86,8 2,6 5,3 5,3 0,0 100,0 89,5 41 Homme instruit, femme non 88,0 0,0 5,0 5,0 2,0 100,0 88,0 156 Homme et femme instruits 87,6 3,3 3,8 5,3 0,0 100,0 90,9 210 Ensemble 85,6 2,2 5,5 6,1 0,6 100,0 87.8 557 4.9 CONCLUSION Les données présentées dans ce chapitre montrent les faits saillants suivants : D'une manière générale, les hommes et les femmes connaissent les méthodes contraceptives, certaines étant, bien entendu, mieux connues que d'autres. Mais ce qui doit spécialement attirer notre attention, ce sont les discordances au sujet de la connaissance des méthodes au niveau des couples, ce qui reflète, comme on l'a vu plus haut, un manque de communication sur ce problème. D'autre part, il est frappant de constater le pourcentage élevé de ceux qui ne connaissent pas la période féconde et qui pratiquent la continence périodique. La composante Information, Education, Communication (IEC) des programmes de planification familiale devrait sérieusement en tenir compte. L'utilisation des méthodes modernes de contraception, surtout chez les femmes en union, a montré une nette progression passant de 5 pour cent en 1987 à 14 pour cent en 1994. Cependant, malgré ces progrès, elle est très loin de répondre aux besoins manifestés par la population comme le suggère, d'une part, le nombre d'enfants désirés (3,4 enfants pour les femmes en union 3 comparé au taux de fécondité actuelle 4,8 enfants par femme) et, d'autre part, l'intention d'utilisation future de la contraception (43 pour cent de femmes en union et 40 pour cent des hommes en union) et les besoins non satisfaits dans ce domaine (voir Chapitre 6 - Préférences en matière de fécondité). n est fort possible que la prévalence de la contraception aurait été plus élevée au moment de l'enquête si des problèmes de disponibilité et d'accessibilité des méthodes contraceptives ne s'étaient pas posées du fait de l'embargo! 3 Voir Chapitre 6 - Préférences en matière de fécondité. 73 Tout en accordant une fiabilité relative à de telles prévisions, les besoins exprimés pour l'utilisation future montrent qu'il existe un réel potentiel pour l'extension du programme de planification familiale surtout si l'on tient compte des méthodes préférées et des raisons formulées pour la non-utilisation. Parmi les médias de masse, la radio constitue le principal moyen d'information sur la planification familiale. 74 CHAPITRE 5 NUPTIALITE ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Le comportement procréateur des femmes est affecté par plusieurs facteurs appelés détermiuants proches de la fécondité. Ce chapitre porte sur ces facteurs qui, en dehors de la contraception, jouent un rôle déterminant sur l'exposition au risque de grossesse et donc sur le niveau de la fécondité : il s'agit de la nuptialité, de 1'activité sexuelle, de l'aménorrhée et de 1'abstinence post-partum. 5.1 E T A T MATRIMONIAL Dans la plupart des sociétés, le mariage (au sens large), bien qu'il ne soit pas toujours le cadre exclusif des rapports sexuels, constitue le cadre privilégié de la procréation. Les normes qui le régissent varient, toutefois, d'une population, voire d'un groupe, à un autre. Les diversités culturelles, économiques et structurelles dans une société déterminent les variations de 1'âge auquel débute la formation des unions; elles définissent notamment l'intensité de la nuptialité. En Haïti, on peut distinguer cinq types d'union appelées renmen, fiancé, vivavek, placé et marié. Les trois premiers sont souvent considérés comme des unions transitoires vers le plaçage ou le mariage et se caractérisent généralement par une faible solidité des liens conjugaux et par la non-cohabitation des partenaires. Par contre, plaçage et mariage sont des formes d'union beaucoup plus stables où la cohabitation entre partenaires est généralement la règle. Au cours de l'enquête, quel que soit l'état matrimonial déclaré, l'enquêtrice demandait à l'enquêtée si elle avait un partenaire régulier. Si tel était le cas, on lui demandait à nouveau quel était sa situation matrimoniale, renmen, fiancée, vivavek, placée ou mariée et, quelle que soit la réponse donnée, cette femme a été considérée en union. Si la femme déclarait ne pas avoir de partenaire régulier, on lui demandait si elle en avait déjà eu un. Si c'était le cas, on lui demandait alors qu'elle était sa situation matrimoniale, séparée, divorcée ou veuve et, quelle que soit la réponse donnée, cette femme a été considérée en rupture d'union, Enfin, si la femme n'avait pas de partenaire régulier et n'en avait jamais eu, elle était considérée, dans tous les cas, comme célibataire. Ainsi, quel que soit l'état matrimonial déclaré au départ, n'ont été considérées en union que les femmes ayant un partenaire régulier au moment de l'enquête, ~en rupture d'union uniquement celles ayant eu un partenaire régulier dans le passé et, enfin, les autres, celles qui n'avaient jamais eu de partenaire et n'en avaient pas au moment de l'enquête, ont été considérées comme célibataires. Cette classification ne respecte pas exactement ce à quoi, culturellement, les femmes h~fftiennes déclarent appartenir. Cependant, l'union telle qu'elle est définie ici, à savoir des rapports sexuels réguliers et avec un partenaire régulier, est beaucoup plus opérationnelle du point de vue de l'exposition au risque de grossesse et du point de vue de la procréation, que les variantes culturelles de l'union observées en Haïti dans le cadre desquelles les "conjoints" n'ont pas toujours de rapports sexuels. En ce qui concerne l'état matrimonial des hommes, les mêmes procédures ont ét~ suivies lors de l'enquête. i Même si ce partenaire était provisoirement absent. 75 Le Tableau 5.1 et le Graphique 5.1 présentent la répartition des femmes et des hommes selon leur état matrimonial au moment de l'enquête. Selon les définitions adoptées, près d'un tiers des femmes sont considérées comme célibataires (32 pour cent), 58 pour cent sont en union et 10 pour cent sont en rupture d'union (à savoir veuves, 2 pour cent, ou divorcées ou séparées, 8 pour cent). Parmi les femmes en union, 46 pour cent sont en union avec cohabitation (à savoir mariées, 18 pour cent, ou placées, 28 pour cent) et 12 pour cent sont en union sans cohabitation (à savoir vivavek, 11 pour cent, r e n m e n oufiancées, 1 pour cent). Tableau 5.1 Etat matrimonial Répartition (en %) des femmes et des hommes par 6tat matrimonialactuel, selon l'âge. EMMUS-II Haîti 1994/95 Unionavec Unionsans cohabitation cohabttat~on Groupe C~liba- Veuve/ Sépar6(e)/ d'âges taire Renmen Fiancé(e) Vwavek Placé(e) Mari6(e) Veuf Divorcé(e) T o t a l Effectif FEMMES 15-19 83.1 1,0 0,3 7.0 5.8 0,9 Õ.0 2.0 100.0 1 290 20-24 41.3 1,7 0,6 18.0 21.0 9,6 0.7 7.1 1(30,0 I 063 25-29 14,9 1.0 0.6 15,0 37.4 22.1 1,6 7.4 100.0 807 30-34 5,7 0,1 0.3 13,3 40,0 28.8 1,2 10,6 100.0 700 35-39 1,9 0.0 0.0 10,4 43,1 29,4 3,7 11.4 100,0 645 40-44 3,0 0.0 0.0 6,4 40,6 33,4 5.0 11,6 100,0 452 45-49 1,5 0,0 0,0 5.3 36.6 30,9 8.6 17.1 100.0 400 Tous åges 31.8 0,7 0,3 11.4 27.8 17,9 2.1 8.0 100.0 5 356 HOMMES 15-19 97.0 1,6 0,0 0,5 0.0 0,0 0.0 0,9 100.0 350 20-24 72.0 1,3 0,0 10,6 9.6 2.6 0,0 4,0 100.0 295 25-29 41,9 0.4 1,4 7,4 29.8 13,8 0,4 4,9 100,0 224 30-34 18,6 0.0 0,6 9,8 40,2 24.2 0,0 6,7 100,0 175 35-39 6,3 0,0 0.5 6,7 49,5 26.2 1,7 9,1 100,0 190 40-44 3,4 0.0 0.0 4,9 37,3 41.8 1,6 10,9 100,0 127 45-49 3,1 0.0 0.0 1,0 43,8 38,4 3.8 9,7 100,0 104 50-54 0,9 0.0 0,0 3,9 52.0 36.3 3.2 3.6 100,0 81 55-59 0,0 0.0 0.0 3.4 38,8 46,1 3,4 8,4 100,0 64 Tous åges 43.4 0.6 0.3 5.7 26,1 17,5 0,9 5,4 100,0 1 610 Les résultats du Tableau 5.1 mettent en évidence une diminution rapide des proportions de femmes célibataires avec l'âge. De 83 pour cent à 15-19 ans, la proportion passe à 15 pour cent à 25-29 ans. A partir de 30 ans, cette proportion devient très faible : 6 pour cent dans le groupe d'âges 30-34 ans, et moins de 2 pour cent des femmes restent célibataires à 45-49 ans. Corrélativement, on constate que la proportion de femmes en union augmente avec l'âge jusqu'à 35-39 ans (83 pour cent), puis diminue légèrement du fait de l'augmentation de la proportion des femmes en rupture d'union qui atteint 26 pour cent à 45-49 ans. On constate également que les unions sans cohabitation, importantes à 20-24 ans (20 pour cent), diminuent avec l'âge pour ne concerner que 6 pour cent des femmes de 40-44 ans, alors que les unions avec cohabitation augmentent régulièrement jusqu'à cet âge pour atteindre 74 pour cent. 76 Graphique 5.1 Etat matrimonial des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans F~ F Vivavek Célibataire 32% Renmen/ ~ L.,~~~~jj~f~~j~~j~../~~ taire 43% Fiance 1%/~~~.~-~~1~<~7~'~'~'~'~'~~'/~~'~ Vivavek 6% ~ V e u f / D i v . / Mariee Marie 1 8 % ~ J Sapare 6% Placée 28% Place 26% Femmes Hommes EMMUS-II1994/95 Chez les hommes de 15-59 ans, comme on pouvait s'y attendre du fait d'une entrée en union plus tardive, on compte une proportion de célibataires plus importante que chez les femmes (43 pour cent contre 32 pour cent) (Tableau 5.1 et Graphique 5.1). A l'opposé, 50 pour cent des hommes sont en union, soit en union avec cohabitation (44 pour cent), soit en union sans cohabitation (7 pour cent), et 6 pour cent sont en rupture d'union. Les proportions d'hommes célibataires décroissent moins rapidement avec l'âge que chez les femmes : de 97 pour cent à 15-19 ans, elles tombent seulement à 72 pour cent dans le groupe d'âges 20-24 ans et à 42 pour cent dans le groupe 25-29 ans. Le célibat ne devient rare q u ' à partir de 35-39 ans où 6 pour cent des hommes n'ont encore jamais été en union. 5.2 AGE A LA PREMIERE UNION ET AGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS 5.2.1 Age à la première union Compte tenu de la relation généralement observée entre l'âge à la première union et le début de la vie féconde, il est important d'étudier le calendrier de la primo-nuptialité. Le Tableau 5.2 présente les proportions de femmes déjà entrées en union à différents âges, ainsi que les âges médians à la première union en fonction de l'âge actuel des enquêtés. Les femmes haïtiennes entrent en union relativement jeunes. Le Tableau 5.2 indique que, parmi les femmes âgées de 25-49 ans, une sur deux était déjà mariée à l'âge de 20,8 ans (âge médian). Le pourcentage des femmes qui sont déjà en union en atteignant 15 ans (5 pour cent) est assez faible mais, à 18 ans exacts, une femmes sur quatre (26 pour cent) et, à 20 ans exacts, deux femmes sur cinq (43 pour cent) sont déjà en union. En atteignant 25 ans, les trois quarts des femmes haïtiennes (77 pour cent) ont déjà contracté, au moins, une union. Par ailleurs, on ne constate pas de modification significative du calendrier de la primo- nuptialité selon les générations : l'âge médian à la première union passe de 20,9 ans pour les femmes des 77 Tableau 5.2 Age des femmes à la première union Pourcentage de femmes qui étaient déjà en première union aux figes exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, et âge médian å la première union, par âge actuel, EMMUS-II Haïti 1994/95 Pourcentage déj~l en premiére umon Pour- Age à l'âge exact de : centage Effectif médian Groupe jamais de h la Iere d'figes 15 18 20 22 25 en union l~:mmes union 15-19 3,0 NA NA NA NA 83,1 1 290 a 20-24 4,8 23,8 44,8 NA NA 41,3 I 063 a 25-29 4,5 27,7 45,5 62,9 77,8 14,9 807 20,5 30-34 4,4 25,7 43,8 60,1 77,1 5,7 700 20,7 35-39 6,6 27,7 44,1 61,2 78,6 1,9 645 20,6 40-44 5,1 19,2 37,8 53,2 71,8 3,0 452 21,4 45-49 6,6 24,5 40,6 55,7 76,8 1,5 400 20,9 25-49 5,3 25,5 43,0 59,5 76,8 6,4 3 003 20,8 NA = Non applicable a Non calculé parce que motos de 50 pour cent des t~mmes du groupe d ã g e s x, x+4 sont en umon å l'âge x générations anciennes (âgées de 45-49 ans à l'enquête) à 20,5 ans pour les femmes des générations récentes (âgées de 25-29 ans à l'enquête). De même, les proportions de femmes déjà entrées en union aux différents âges ne varie que très peu : ainsi, quel que soit le groupe d'âges actuel, près d'une f e m m e sur quatre est déjà entrée en union en atteignant 18 ans et près de trois femmes sur quatre en atteignant 25 ans. Les h o m m e s entrent en union beaucoup plus tardivement que les femmes (Tableau 5.3). A 20 ans exacts, moins d ' u n h o m m e de 30-59 ans sur dix (9 pour cent) est déjà en union et, à 28 ans, un peu plus d ' u n h o m m e sur deux (58 pour cent) a déjà contracté une union. Parmi les hommes de 30-59 ans, l'âge médian Tableau 5.3 A,ge des hommes à la première union Pourcentage d'hommes qui étaient déjà en première union aux åges exacts 20, 22, 25, 28 et 30 ans, et åge médian ~ la premiére umon, par åge actuel, EMMUS-II Haîti 1994/95 Pourcentage déjà en première umon Pour- Age à l'åge exact de : centage médian Groupe jamais Effectif ~ la Iere d'åges 20 22 25 28 30 en umon d'hommes union 20-24 12,6 NA NA NA NA 72,0 295 a 25-29 8,4 20,9 44,2 56,8 58,1 41,9 224 a 30-34 10,2 16,4 40,1 61,8 74,8 18,6 175 26,5 35-39 8,1 19,0 36,8 59,9 73,2 6,3 190 26,6 40-44 9,9 19,1 37,3 59,9 70,9 3,4 127 27,1 45-49 5,8 14,9 33,8 52,8 60,3 3,1 104 27,6 50-54 12,3 17,7 32,7 52,3 65,7 0,9 81 26,9 55-59 6,7 14,2 36,6 54,6 59,7 0,0 64 27,6 30-59 8,9 17,3 36,8 58,1 69,4 7,1 741 26,9 NA = Non applicable a Non calculé parce que moms de 50 pour cent des hommes du groupe d'âges x, x+4 sont en union ~ l'âge x. 78 à la première union s'établit à 26,9 ans, c'est-à-dire environ 6 ans plus vieux que chez les femmes (20,8 ans). Rappelons à ce propos qu'au niveau des 557 couples qui ont pu être "recomposés" à partir des informations collectées au niveau de l'enquête femme et de l'enquête homme, en moyenne, l'homme a 6,5 ans de plus que sa femme (voir Chapitre 2 - Caractéristiques des ménages et des enquêtés), ce qui est cohérent avec le résultat trouvé ici. Chez les femmes et les hommes, l'âge d'entrée en première union varie de façon sensible en fonction du milieu de résidence et du niveau d'instruction. Le Tableau 5.4 indique que, chez les femmes vivant en milieu rural, l'âge médian à la première union (20,4 ans), peu différent des femmes des Autres Villes (20,9 ans), est inférieur de près d'un an et demi à celui des femmes de l'Aire Métropolitaine (21,8 ans). Le niveau d'instruction atteint est certainement le facteur qui influence le plus directement le calendrier de la primo- nuptialité : plus le niveau d'instruction est élevé, plus l'âge d'entrée en union est tardif. C'est ainsi que les femmes ayant une instruction secondaire ou plus (âge médian de 23,9 ans) se marient trois ans plus tard que les femmes ayant une instruction primaire (20,7 ans) et près de 4 ans plus tard que les femmes sans instruction (20,1 ans). Tableau 5.4 Age médian h la première union Age médian à la première union des femmes de 25-49 ans et des hommes de 30-59 ans, par åge actuel, selon certaines caractéristlques socio-démographiques, EMMUS-II Haïtl 1994/95 Femmes Hommes Groupe d'âges de de 25-49 30-59 Caractéristique 25 -29 30-34 35-39 40-44 45-49 ans ans Milieu de résidence Aire Métropolitaine 21,5 21,4 21,5 24,1 22,8 21,8 26,7 Autres villes 21,2 20,0 21,3 21,0 21,8 20,9 27,5 Ensemble urbain 21,4 20,9 21,4 22,5 22,4 21,5 27,0 Rural 19,9 20,5 20,2 20,9 20,4 20,4 26,9 Niveau d'instruction Aucun 19,2 20,1 19,9 20,8 20,6 20,1 27,5 AlphabétlsationÆrimaire 20,1 20,3 21,2 22,3 22,2 20,7 26,0 Secondaire ou plus 24,1 23,3 24,3 25,4 22,6 23,9 28,1 Ensemble de femmes 20,5 20,7 20,6 21,4 20,9 20,8 Ensemble de hommes 26,5 26,6 27,1 27,5 26,9 Note : L'âge médian n'est pas calculé pour les femmes et les hommes de 15-19 ans et 20-24 ans parce que certains d'entre eux peuvent encore entrer en union avant d'atteindre 25 ans. En ce qui concerne les hommes (Tableau 5.4), l'âge à la première union est toujours nettement supérieur à celui des femmes, mais suit des variations légèrement différentes selon les caractéristiques socio- démographiques et les écarts observés sont nettement moins prononcés que pour les femmes. Du point de vue du milieu de résidence, contrairement aux femmes, ce sont les hommes des Autres Villes (médiane de 27,5 ans) qui entrent en union le plus tardivement, alors que ceux du milieu rural (médiane de 26,9 ans) et de la capitale (26,7 ans) entrent en union à peu près au même âge. Comme pour les femmes, les hommes sans instruction (médiane de 27,5 ans) entrent en union plus tôt que ceux ayant une instruction secondaire ou plus (28,1 ans) mais, par contre, le début de leur union est légèrement plus tardif que celui des hommes d'instruction primaire (médiane de 26,0 ans). 79 5.2.2 Age aux premiers rapports sexuels En tant que déterminant de la fécondité, l'âge aux premiers rapports sexuels est tout aussi important que l'âge à la première union, les rapports sexuels n'ayant pas toujours lieu dans le cadre de l'union. Pour cette raison, on a demandé aux femmes et aux hommes l'âge auquel ils avaient eu, pour la première fois, des rapports sexuels. Au Tableau 5.5, figurent les proportions de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels à différents âges et l'âge médian aux premiers rapports sexuels. En atteignant 18 ans, un peu plus d'un tiers des femmes de 25-49 ans (38 pour cent) ont déjà eu des rapports sexuels. Cette proportion passe à 59 pour cent à 20 ans, et les trois quarts des femmes de 25-49 ans (74 pour cent) ont eu leurs premiers rapports sexuels avant l'âge de 22 ans. L ' â g e médian aux premiers rapports sexuels, estimé à 19,0 ans chez les femmes de 25-49 ans, est précoce et il est inférieur de près de deux ans à l'âge médian à la première union (20,8 ans). On ne constate que très peu de modifications de l'âge aux premiers rapports sexuels dans les générations, mais ces modifications sembleraient plutôt aller dans le sens d'un rajeunissement : l'âge médian étant estimé à 19,2 ans pour les femmes des générations les plus anciennes (45-49 ans) et à 18,8 ans pour celles des générations les plus récentes (20-24 ans). Tableau 5.5 Age des femmes aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes ayant eu leurs premiers rapports sexuels aux âges exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, pourcentage de femmes n'ayant jamais eu de rapports sexuels, et âge médlan aux premiers rapports sexuels, par åge actuel, EMMUS-II H~¢iti 1994/95 Pourcentage de femmes ayant d6jà Pourcentage Age eu des rapports sexuels n'ayant m6dian à l'âge exact jamais eu aux I ~'~ Groupe de rapports rapports d'åges 15 18 20 22 25 sexuels Effectif sexuels 15-19 8,4 NA NA NA NA 71,0 1 290 a 20-24 9,2 40,8 61,8 NA NA 25,6 1 063 18,8 25-29 10,1 41,5 61,5 76,5 85,9 8,6 807 18,7 30-34 8,9 37,7 59,1 74,6 84,8 4,3 700 19,0 35-39 9,5 39,6 58,9 74,4 85,6 1,0 645 18,9 40-44 6,4 33,2 53,7 69,5 80,9 1,9 452 19,6 45-49 9,8 36,7 57,0 70,9 84,3 1,0 400 19,2 20-49 9,1 39,0 59,4 73,1 81,7 9,6 4066 18,9 25-49 9,1 38,3 58,6 73,8 84,6 3,9 3 003 19,0 NA = Non apphcable aNon calculé parce que moins de 50 pour cent des l~mmes du groupe d'åges x, x+4 ont eu des rapports sexuels h l'åge x. En ce qui concerne les hommes (Tableau 5.6), et contrairement à l'âge d'entrée en union, l'âge aux premiers rapports sexuels est légèrement inférieur à celui des femmes. A 20 ans exacts, 69 pour cent des hommes de 25-59 ans ont déjà eu des rapports sexuels contre 59 pour cent des femmes et, à 22 ans exacts, cette proportion passe à 84 pour cent pour les hommes, contre 74 pour cent pour les femmes. L ' â g e médian aux premiers rapports sexuels pour les hommes (18,5 ans) est inférieur d'une demi année à celui des femmes 80 Tableau 5.6 Age des hommes aux premiers rapports sexuels Pourcentage d'hommes ayant eu leurs premiers rapports sexuels aux âges exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, pourcentage d'hommes n'ayant jamais eu de rapports sexuels, et åge médian aux premiers rapports sexuels, par åge actuel, EMMUS-II Haïti 1994/95 Pourcentage d'hommes ayant déj~ Pourcentage Age eu des rapports sexuels n'ayant médian l'âge exact jamais eu aux 1=s Groupe de rapports rapports d'âges 15 18 20 22 25 sexuels Effectif sexuels 15-19 20,1 NA NA NA NA 52,9 350 a 20-24 13,8 52,6 74,0 NA NA 15,8 295 17,7 25-29 11,8 45,5 73,9 83,9 90,5 6,8 224 18,3 30-34 8,8 43,1 69,4 82,9 92,2 4,1 175 18.4 35-39 7,8 41,6 69,8 88,0 92,3 1,7 190 18,5 40-44 6,5 42,0 68,0 83,1 86,5 0,8 127 18,4 45-49 4,5 41,4 71,5 83,6 91,7 3,1 104 18,4 50-54 9,6 39,5 62,9 84,1 89,4 0,0 81 18,7 55-59 5,1 28,2 59,9 82,5 89,2 0,0 64 19,3 20-59 9,6 44,3 70,5 83,4 89,0 6,1 1 260 18,3 25-59 8,4 41,7 69,4 84,3 90,6 3~1 965 18,5 NA = Non applicable aNon calculé parce que moins de 50 pour cent d'hommes du groupe d'âges x, x+4 ont eu des rapports sexuals à l'âge x. (19,0 ans). Par ailleurs, on peut constater que les hommes ont leur premiers rapports (médiane de 18,5) très longtemps avant d'entrer en union (médiane de 26,9 ans). En outre, comme pour les femmes, mais de façon plus prononcée, on assiste à un rajeunissement de l'âge aux premiers rapports sexuels qui passe de 19,3 ans pour les hommes des générations les plus anciennes (55-59 ans) et à 17,7 ans pour ceux des générations les plus récentes (20-24 ans). Selon les différentes caractéristiques socio-démographiques, les données du Tableau 5.7 font apparaître, pour les f e m m e s , les m ê m e s différences entre les âges aux premiers rapports sexuels que celles observées pour les âges à la première union (Graphique 5.2). Les f e m m e s du milieu rural (18,8 ans contre 19,5 ans en milieu urbain) et celles sans instruction (18,4 ans contre 21,0 ans pour celles ayant un niveau d'instruction secondaire ou supérieur) ont les rapports sexuels les plus précoces. En outre, la tendance à un léger rajeunissement de l'âge aux premiers rapports sexuels notée précédemment semble concerner tous les groupes de f e m m e s , quelles que soient leurs caractéristiques, sauf celles du milieu rural. Chez les hommes, les données du Tableau 5.7 et du Graphique 5.3 font apparaître des variations des âges aux premiers rapports sexuels selon les caractéristiques socio-démographiques différentes de celles observées pour les âges à la première union. Les hommes des Autres Villes sont les plus précoces pour les rapports sexuels (17,6 ans) alors que ce sont ceux qui entrent en union le plus tardivement (27,5 ans). De même, les hommes les plus éduqués, qui se marient le plus tardivement (28,1 ans de médiane), sont ceux ayant les rapports sexuels les plus précoces (médiane de 17,6 ans). De plus, et comme chez les femmes, la tendance au rajeunissement de r âge aux premiers rapports sexuels, notée précédemment, semble concerner tous les hommes, quelles que soient leurs caractéristiques, sauf ceux du milieu rural. 81 Tableau 5.7 Age m6dian aux premiers rapports sexuels Age m6dian aux premiers rapports sexuels des femmes de 25-49 ans et des hommes de 25-59 ans, par âge actuel, selon certaines caract6ristiques socio-démographiques, EMMUS.11 Halti 1994/95 Femmes Hommes Groupe d'åges des femmes de de 25-49 25-59 Caractérîstique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 ans ans Milieu de résidence Aire Métropolitaine 18,9 19,2 19,2 19,9 21,0 21,3 19,8 18,0 Autres villes 18,8 18,9 18,7 18,7 18,8 20,2 18,9 17,6 Ensemble urbain 18,9 l 9,1 19, l 19,5 20,2 20,6 19,5 17,8 Rural 18,7 18,5 18,9 18,6 19,2 18,8 18,8 18,8 Niveau d'instruction Aucun 17,5 17,7 18,5 18,3 19,2 18,7 18,4 19,1 Alphab6tisation/Primaire 18,5 18,4 18,8 19,6 20,0 20,1 19,1 18,3 Secondaire ou plus 20,0 20,8 21,3 21,6 23,4 21,0 21,0 17,6 Ensemble des femmes 18,8 18,7 19,0 18,9 19,6 19,2 19,0 Ensemble des hommes 18,3 18,4 18,5 18,4 18,7 18,5 Note : L'âge médian n'est pas calculé pour les femmes et les hommes de 15-19 ans et de 20-24 ans parce que certains d'entre eux peuvent encore avoir leurs premiers rapports avant d'atteindre 25 ans. Graphique 5.2 Ages médians à la première union et aux premiers rapports sexuels HAITI RESIDENCE Aire Métro. Autres villes Rural INSTRUCTION Aucune Alphab./Primaire Secondaire ou + 17 18 19 20 21 22 23 24 Age (année) Note : Femmes de 25-49 ans EMMUS-i$ 1 ~ 4 / 9 5 82 Graphique 5.3 Age médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels HAITIB RESIDENCEI Aire Métro.~/ Autres villes Lw RuralL INSTRUCTIONI Aucuna Alphab./Primaire~ / Secondaire ou + 17 18 19 20 21 22 Age (année) Ages médians æ Femmes [ ] H o m m e s / Note : Femmes de 25-49 ans et hommes de 25-59 ans EMMUS-II 1994/95 5.3 ACTIVITE SEXUELLE RECENTE La fréquence des rapports sexuels est un facteur déterminant de 1'exposition au risque de grossesse, surtout dans une société où la prévalence de la contraception moderne reste assez faible, comme c'est le cas en HaYti. Au cours de I'EMMUS-II, on a posé la question suivante à toutes les femmes et à tous les hommes, sans tenir compte de leur état matrimonial : "Combien de temps y a-t-il depuis que vous avez eu des rapports sexuels pour la dernière fois?" Parmi les femmes enquêtées, une sur quatre (24 pour cent) n'avait encore jamais eu de rapports sexuels, et deux sur cinq (43 pour cent) sont considérées comme sexuellement actives au moment de l'enquête, car elles ont déclaré avoir eu, au moins une fois, des rapports sexuels durant les quatre semaines ayant précédé l'interview (Tableau 5.8). Les femmes sexuellement inactives sont considérées comme étant en abstinence, soit à la suite d'une naissance (abstinence post-partum : 8 pour cent) soit pour d' autres raisons (abstinence prolongée : 25 pour cent). Quelle que soit la raison de l'abstinence, elle dure depuis moins de deux ans pour la majorité des femmes. La proportion des femmes sexuellement actives augmente très rapidement entre 15 et 25 ans du fait de la diminution des proportions de femmes n'ayant jamais eu de rapports sexuels. Entre 25 et 45 ans, la proportion de femmes sexuellement actives varie de 55 à 60 pour cent alors qu'une femme sur trois environ est en abstinence. A 45-49 ans, 52 pour cent des femmes sont en abstinence dont la moitié environ depuis deux ans ou plus. Parmi les femmes en union, on constate tout d'abord une augmentation de l'activité sexuelle avec la durée de l'union, les proportions passant de 57 pour cent après 0-4 ans d'union à 63 pour cent à 5-9 ans d'union: cette augmentation est certainement due à la transformation de certaines unions transitoires en unions stables. Après 5-9 ans d'union, on constate une baisse régulière de l'activité sexuelle au fur et à mesure que la durée de l'union augmente : les proportions passent de 63 pour cent après 5-9 ans 83 Tableau 5.8 Activité sexuelle récente des femmes Répartition (en %) des femmes par activité sexuelle dans les quatre semaines précédant l'enquête et par durée d'abstinence (post-partum ou non), selon certaines caraçténstlques socio-démographiques, EMMUS-II Hafti 1994/95 Non sexuellement active dans les 4 dernières semaines Sexuellement active En abstinence En abstinence N'a jamais dans les 4 (post-partum) (non-post-partum) eu de Effectif dermères rapports de Caracténst~que semaines 0-1 an 2 ans ou + 0-1 an 2 ans ou + ND sexuels Total femmes Groupe d'åges 15-19 13,9 4,0 0,2 9,7 1,0 0,2 71,0 100,0 ! 290 20-24 40,0 7,9 1,3 21,9 3,0 0,4 25,6 100,0 1 063 25-29 55,4 8,8 1,1 22,1 3,6 0,5 8,6 100,0 807 30-34 57,8 9,9 1,6 21,0 5,1 0,3 4,3 100,0 700 35-39 58,2 5,8 3,5 23,1 7,5 0,8 1,0 100,0 645 40-44 59,7 3,5 1,1 20,4 12,9 0,5 1,9 100,0 452 45-49 46,8 1,1 1,8 25,0 23,9 0,5 1,0 100,0 400 Durée de mariage (en années) Jamais mariée 7,6 0,4 0,1 12,1 2,9 0,1 76,7 100,0 1 702 0-4 57,1 16,5 2,9 20,9 1,7 0,8 0,0 100,0 834 5-9 63,2 10,0 1,5 21,7 3,6 0,1 0,0 100,0 797 10-14 62,6 8,4 1,8 20,8 5,7 0,7 0,0 100,0 710 15-19 60,9 4,7 1,3 24,5 7,8 0,8 0,0 100,0 543 20-24 53,3 4,8 2,4 26,1 13,1 0,2 0,0 100,0 459 25-29 52,6 1,1 0,4 22,8 22,7 0,5 0,0 100,0 208 30+ 47,7 0,0 1,0 22,3 28,0 1,1 0,0 100,0 103 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 34,6 4,2 1,4 25,1 8,4 0,5 25,9 100,0 1 552 Autres villes 38,1 4,8 1,5 21,2 7,4 0,1 26,9 100,0 801 Ensemble urbain 35,8 4,4 1,5 23,7 8,0 0,3 26,2 100,0 2 353 Rural 48,1 7,7 1,2 15,5 4,1 0,5 22,9 100,0 3003 Niveau d'instruction Aucun 56,0 7,4 1,5 18,6 6,8 0,6 9,1 100,0 1 906 Alphabétisation/Primaire 38,5 6,8 1,5 17,5 4,9 0,2 30,6 100,0 2 230 Secondaire ou,plus 29,6 3,2 0,8 22,8 6,0 0,7 36,9 100,0 1 221 Méthode contraceptive utilisée Aucune 38,2 6,9 1,5 18,9 6,3 0,4 27,8 100,0 4 698 Pilule 82,1 1,1 1,9 14,0 1,0 0,0 0,0 100,0 104 DIU 86,7 0,0 0,0 13,3 0,0 0,0 0,0 100,0 8 Stérilisation féminine 69,4 4,2 0,0 19,1 7,3 0,0 0,0 100,0 117 Continence périodique 69,6 0,0 0,0 30,4 0,0 0,0 0,0 100,0 72 Autre 74,9 0,9 0,0 22,8 1,1 0,5 0,0 100,0 357 Ensemble des femmes 42,7 6,2 1,3 19,1 5,8 0,4 24,4 100,0 5 356 d'union à 48 pour cent à 30 ans et plus d'union. Globalement, la proportion de femmes en union et en abstinence est particulièrement élevée, puisqu'entre 5 et 30 ans de durée d'union, elle concerne environ 40 pour cent des femmes. Cette forte proportion de femmes en union et en abstinence (surtout en abstinence non post-partum) s' explique peut-être par la situation politique du pays au cours des dernières années. En effet, durant les années 1993-1994, de forts mouvements de population, concernant surtout les hommes, ont été enregistrés en Ha/ti, de Port-au-Prince vers le milieu rural et les Autres Villes, ainsi que vers l'étranger, ce qui a entraîné une dislocation de nombreux couples. Cette séparation des couples est, peut-être, un des facteurs ayant contribué à la baisse récente de la fécondité. 84 Il faut aussi souligner que parmi les femmes célibataires, 23 pour cent avaient déjà eu des rapports sexuels au moment de l'enquête et, dans un cas sur trois (8 pour cent), elles avaient eu des rapports dans le mois précédant l'interview. Le milieu de résidence fait apparaître des écarts importants entre les proportions de femmes sexuellement actives. En milieu urbain, les femmes sont nettement moins actives sexuellement (36 pour cent) qu'en milieu rural (48 pour cent), cette différence étant due, essentiellement, au fait qu'en milieu urbain, la proportion de femmes en abstinence (38 pour cent, dont seulement 6 pour cent en abstinence post-partum) est nettement plus importante qu'en milieu rural (29 pour cent, dont 9 pour cent en abstinence post-partum). Là encore, cette forte proportion de femmes urbaines en abstinence (non post-partum) s'explique peut-être par la séparation provisoire de nombreux couples due à la situation politique du pays au moment de l'enquête. Les résultats selon le niveau d'instruction mettent en évidence des proportions de femmes sexuellement actives nettement plus élevées chez les femmes sans instruction (56 pour cent) que chez les femmes instruites (39 pour cent au niveau primaire et 30 pour cent pour le secondaire et plus). Corrélativement, 31 pour cent des femmes de niveau primaire et 37 pour cent des femmes de niveau secondaire n'avaient encore jamais eu de rapports sexuels au moment de l'enquête, contre seulement 9 pour cent des femmes sans instruction. Enfin, on constate que l'activité sexuelle est associée à l'utilisation de la contraception. Les femmes utilisatrices de la contraception sont, proportionnellement, beaucoup plus nombreuses à avoir eu des rapports sexuels dans les quatre semaines ayant précédé l'enquête (de 69 à 87 pour cent) que celles qui n'utilisent pas la contraception (38 pour cent). Le Tableau 5.9 présente les résultats concernant l'activité sexuelle des hommes. On constate, qu'au moment de l'enquête, 16 pour cent des hommes de 15-59 ans n'avaient jamais eu de rapports sexuels, 54 pour cent avaient eu des rapports durant les 4 semaines précédant l'interview et près d'un tiers des hommes étaient sexuellement inactifs. On observe ici les mêmes types de variations que celles notées pour les femmes. En particulier, il convient de souligner la forte proportion d'hommes en union n'ayant pas eu de rapports sexuels dans le mois précédant l'interview : 27 pour cent dans le cas des unions sans cohabitation et 21 pour cent dans le cas des unions avec cohabitation. De même, comme chez les femmes, près de deux hommes du milieu urbain sur cinq n'avaient pas eu de rapports sexuels récemment, contre seulement un homme sur quatre en milieu rural. 85 Tableau 5.9 Activité sexuelle récente des hommes Répartition (en %) des hommes par activité sexuelle dans les quatre semaines précédant l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographlques. EMMUS-II Ha~tl 1994/95 Sexuellement Non sexuelle- actif ment actif N'a jamais dans les 4 dans les 4 eu de dermères dernières rapports Effectif Caracténstique semaines semaines sexuels Total d'hommes Groupe d'âgés 15-19 21,3 25,8 52,9 100.0 350 20-24 48,2 36,0 15,8 100,0 295 25-29 56,2 37,0 6,8 100,0 224 30-34 66,0 29.9 4,1 100,0 175 35-39 73,7 24.6 1,7 100,0 190 40-44 69,8 29,4 0.8 100,0 127 45-49 69,5 27,4 3,1 100,0 104 50-54 75,8 24,2 0,0 100,0 81 55-59 65,2 34,8 0,0 100,0 64 Etat matrimonial Jamais en union 27,9 34,6 37,5 100,0 698 Umon sans cohabitation 72,7 27,3 0,0 100.0 107 Union avec cohabaation 79,5 20,5 0,0 100,0 702 Union compue 30,6 69,4 0,0 100,0 102 Milieu de résidence Aire Métropohtaine 48,7 39,3 12,0 100,0 383 Autres villes 50,2 37,5 12,4 100,0 220 Ensemble urbain 49,2 38,6 12, I 100,0 603 Rural 56,1 25,1 18,7 100,0 1 007 Niveau d'instruction Aucune 54,6 31,5 13,9 100,0 409 Alphabéh satJon/Prxmaire 56,1 25,0 18,9 100,0 766 Secondaire ou plus 48,1 38.2 13,7 100.0 435 Ensemble des hommes 53,6 30,2 16.2 100,0 1 610 5.4 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Après la naissance d'un enfant, l'exposition au risque de grossesse dépend, entre autres facteurs, de l'aménorrhée post-partum et de l'abstinence sexuelle, ou abstinence post-partum, à partir desquelles on détermine la non-susceptibilité post-partum. Par ailleurs, à partir des informations concernant la ménopause, l'infécondabilité définitive et l'abstinence prolongée, on peut évaluer la fin d'exposition au risque de grossesse. Le temps écoulé entre l'accouchement et le retour de l'ovulation, appelé aménorrhée post-partum, est estimé ici par la longueur de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant et le retour des règles. Par ailleurs, sa durée peut être influencée par la durée, l'intensité et la fréquence de l'allaitement au sein. La combinaison de ces facteurs, examinés successivement dans cette section, permet d'identifier les femmes non- susceptibles d'être exposées au risque de grossesse et d'évaluer la durée de la non-susceptibilité. Une femme est considérée comme non-susceptible d'être exposée au risque de grossesse quand elle n ' a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance (elle ne peut pas tomber enceinte), ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes si elle reprend ses relations sexuelles sans couverture contraceptive. La non-susceptibilité se définit comme la période pendant laquelle une femme n'est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d'aménorrhée et/ou d'abstinence post-partum. 86 Les données du Tableau 5.10 se rapportent aux naissances des 3 dernières années dont les mères sont encore en aménorrhée, en abstinence post-partum et donc non-susceptibles d'être exposées au risque de grossesse, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance. Cette distribution de la proportion de naissances selon le mois écoulé depuis la naissance est analogue à la série des survivants (Sx) d'une table de mortalité. Figurent également au Tableau 5.10 les durées médiane et moyenne de raménorrhée, de l'abstinence et de la non-susceptibilité, ainsi que la moyenne "prévalence/incidence. "2 Tableau 5.10 Aménorrhée t abstinence et msusceptibilité post-partum Pourcentage de naissances dont les mères sont en aménorrh6e, en abstinence et en msusceptibilité post-partum, par nombre de mois écoul6s depms la naissance, et dur6es médianes et moyennes, EMMUS-II Haïti 1994/95 Pourcentage de naissances dont les ra~.res sont en: Nombre de Effectif mois depuis Am6norrh6e Abstinence lnsusceptibilité de la naissance post-partum post-partum post-partum naissances <2 95,3 93,8 100,0 106 2-3 82,8 55,4 89,8 128 4-5 71,4 35,3 80,4 109 6-7 66,6 20,8 73,2 129 8-9 60,2 20,6 64,8 134 10-11 54,8 15,3 61,0 113 12-13 41,4 15,7 49,5 120 14-15 37,5 12,7 40,1 115 16-17 25,8 10,8 31,8 119 18-19 20,4 6,3 24,2 128 20-21 14,2 8,4 22,6 119 22-23 5,5 8,9 14,5 118 24-25 4,1 8,1 11,2 103 26-27 2,8 3,5 6,3 117 28-29 4,7 5,3 10,0 115 30-31 0,8 7,7 7,7 119 32-33 0,9 5,2 5,2 117 34-35 2,0 2,6 4,7 108 Ensemble 33,3 18,5 39,1 2 117 M6diane 11,1 3,4 12,5 Moyenne 12,1 7,0 14,2 Prévalence/inctdence l 1,8 6,6 13,9 En H~ffti, près de deux femmes sur trois (60 pour cent) restent en aménorrhée pour au moins 9 mois, et deux femmes sur cinq (38 pour cent) pour au moins 15 mois. Au-delà de 21 mois, la proportion de femmes dont les règles n'ont pas encore repris n'est plus que de 5 pour cent et moins. La moitié des femmes qui ont accouché ont leur retour de règles après I 1,1 mois (médiane) et, en moyenne l'aménorrhée dure 12,1 mois. Cette durée d'aménorrhée est certainement fonction de la durée, de l'intensité et de la fréquence de l'allaitement qui agissent sur le retour de l'ovulation (voir Chapitre 8 - Allaitement et état nutritionnel). L' abstinence post-partum est pratiquée en Haïti pour une période relativement courte. Un peu plus d'une femme sur deux (55 pour cent) s'abstient de rapports sexuels pour au moins 3 mois, mais cette proportion chute ensuite rapidement : une femme sur cinq (21 pour cent) s'abstient de rapports sexuels pour, 2 La moyenne "prévalence/incidence" est calculée, pour 1' aménorrhée par exemple, en divisant le nombre d'enfants dont les mères sont encore en aménorrhée au moment de l'enquête (prévalence) par le nombre moyen de naissances par mois (incidence), estimé à partir des naissances d'une période de 36 mois pour éviter les problèmes de saisonnalité et d'erreurs possibles de période de référence. 87 au moins, 7 mois, et 11 pour cent des femmes restent en abstinence post-partum pour, au moins, 17 mois. La durée médiane de l'abstinence post-partum est de 3,4 mois, ce qui est très inférieur à la valeur moyenne (7,0 mois). La période de non-susceptibilté dure, en moyenne, 14,2 mois et la moitié des femmes qui viennent d'accoucher ne courent pratiquement pas de risque de tomber enceinte pendant 12,5 mois (valeur médiane). Cette période d'environ 1 an résulte essentiellement de la durée relativement longue d'aménorrhée. Le Tableau 5.11 présente les durées médianes d'aménorrhée, d'abstinence post-partum et de non- susceptibilité selon certaines caractéristiques socio-démographiques des femmes. On constate tout d'abord que, quelles que soient les caractéristiques envisagées, les durées d'abstinence ne varient que très peu, les médianes passant d'un maximum de 3,8 mois pour les femmes de niveau secondaire à un minimum de 2,9 mois pour les femmes de 30 ans ou plus. Par contre les durées médianes d'aménorrhée présentent de fortes variation. Du point de vue de 1'âge, les femmes de 30 ans ou plus restent en aménorrhée pour une période un peu plus longue que les femmes plus jeunes (12,8 mois contre 10,4 ans). Mais c'est surtout en fonction du milieu de résidence et du niveau d'instruction que les durées d'aménorrhée présentent le plus de variations. Tableau 5.11 Durée médiane de l'msusceptibilité post-partum Durées médianes (en mois) d'aménorrhée, d'abstinence, et d'insusceptibilité post-partum, par caracténstJques socio-démographiques, EMMUS-I1 Haïtl 1994/95 Effectif Aménorrh6e Abstinence lnsusceptibilité de Caract6rist~que post-partum post-partum post-partum naissances Groupe d'hges 30 10,4 3,7 11,8 1 170 30 ou plus 12,8 2,9 13,7 947 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 4,3 3,3 8,6 420 Autres vi0es 11,2 3,3 12,7 261 Ensemble urbain 6,6 3,3 9,9 681 Rural 12,6 3,4 13,5 1 436 Niveau d'instruction Aucun 14,2 3,4 15,0 1 003 Alphabétisation/PrJmalre 10,8 3,4 12,4 861 Secondaire ou plus 5,5 3,8 7,4 254 Ensemble des femmes 11,1 3,4 12,5 2 117 En milieu rural et dans les Autres Villes, les femmes restent en arnénorrhée pour une période assez similaire (respectivement, 12,6 et 11,2 mois), mais ces durées sont près de trois fois plus longues que celles des femmes de l'Aire Métropolitaine (4,3 mois). De même, les femmes de niveau secondaire ou supérieur ont une durée d'aménorrhée (5,5 mois) deux fois plus courte que les femmes de niveau primaire (10,8 mois) et près de trois fois plus courte que celles sans instruction (14,2 mois). Ces différences entre les durées d'aménorrhée sont, en partie, le résultat de durées et de fréquences d'allaitement très différentes entre ces différentes catégories de femmes (voir Chapitre 8 - Allaitement et état nutritionnel). Le Tableau 5.12 présente trois indicateurs rendant compte de la fin d'exposition au risque de grossesse pour les femmes de 30 ans et plus. Le premier indicateur est la proportion de femmes en ménopause, à savoir la proportion de femmes actuellement en union qui ne sont ni enceintes, ni en 88 aménorrhée post-partum, mais qui n'ont pas eu de règles pendant au moins six mois avant l'enquête ou qui se sont déclarées en ménopause. Sur l'ensemble des femmes de 30-49 ans, 15 pour cent sont considérées comme étant en ménopause. Comme attendu, cette proportion augmente rapidement avec l'âge : elle est de 2 pour cent à 30-34 ans puis, entre 44 et 45 ans, elle est de 28 pour cent; à 48-49 ans, 59 pour cent des femmes sont en ménopause. Le second indicateur présenté concerne l'infécondabilité définitive : une femme en union de façon permanente pendant les cinq ans ayant précédé l'enquête, qui n ' a pas utilisé la contraception, qui n ' a pas eu de naissance pendant les cinq dernières années et qui n'est pas enceinte, est classée dans cette catégorie. L'infécondabilité définitive concerne une forte proportion de femmes de 30-49 ans (39 pour cent) : comme pour la ménopause, les proportions augmentent rapidement avec l'âge, passant de 17 pour cent à 30-34 ans à 59 pour cent à 42-43 ans et à 91 pour cent à 48-49 ans. Le dernier indicateur concerne l'abstinence prolongée : il s'agit simplement de la proportion de femmes actuellement en union qui n'ont pas eu de rapports sexuels pendant les trois années ayant précédé l'enquête. Ces proportions sont très faibles puisque seulement 2 pour cent de l'ensemble des femmes de 30-49 ans sont concernées. Tableau 5.12 Fin d'exposition au risque de grossesse Pourcentage de femmes de 30-49 ans actuellement en umon qui sont en ménopause, en infécondabilaé défimtive et en abstinence de longue dur6e par âge, EMMUS-II Halti 1994/95 Ménopause I lnfécondabi]it6 d6fimtive 2 Abstinence prolongée 3 Groupe d'âges Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif 30-34 2,0 348 16,8 70 0,7 577 35-39 5,6 355 18,1 112 1,4 535 40-41 9,8 138 31,2 58 0,5 183 42-43 6,6 105 59,0 37 0,9 124 44-45 28,3 118 43,7 41 1,4 130 46-47 42,9 96 73,3 41 7,0 102 48-49 59,2 113 91,4 37 7,6 114 Femmes de 30-49 ans 14,8 1 273 38,8 396 1,8 1 766 i Pourcentage de femmes actuellement en union, ni enceintes, ni en aménorrhêe post-partum et dont les dermères règles ont eu lieu 6 mois ou plus avant Fenquête ou qui se sont déclarées en ménopause; 2 Pourcentage de femmes continuellement en union, qui n ont pas utilis6 la contraception, qui n'ont pas eu de naissance durant les cinq années précédant l'enquête et qui ne sont pas enceintes; 3 Pourcentage de femmes actuellement en union qui n'ont pas eu de rapports sexuels durant les trois années précédant l'enquête. 5.5 CONCLUSION Environ un tiers des femmes et 43 pour cent des hommes interrogés étaient célibataires au moment de l'enquête. L'âge médian à la première union qui s'établit à 20,8 ans pour les femmes et 26,9 ans pour les hommes ne semble pas s'être modifié au cours des années récentes. Il en est de même pour 1'âge aux premiers rapports sexuels qui est estimé, aujourd'hui, à 19,0 ans pour les femmes et à 18,5 ans pour les hommes. Il apparaît donc que la baisse actuelle de la fécondité ne peut s'expliquer par des modifications de comportement en ce qui concerne le début de l'activité sexuelle ou le début de la vie maritale. Par contre, il est apparu que de fortes proportions de femmes et d'hommes, en particulier chez ceux en union, n'ont pas eu de rapports sexuels récemment. Cette abstinence sexuelle, qui résulte certainement, en partie, de la séparation de couples du fait de la situation politique et économique du pays au moment de l'enquête et qui est peut-être, également, une abstinence volontaire en vue de limiter les naissances, est certainement un facteur important qui a joué dans le sens de la baisse de la fécondité. 89 CHAPITRE 6 PREFERENCES EN MATIERE DE FECONDITE Les questions sur les préférences en matière de fécondité ~ont pour objectif de mesurer les besoins futurs en matière de contraception ainsi que le degré de réussite des couples dans le contrôle de leur fécondité. Sur un plan pratique, de telles informations peuvent être très utiles aux responsables des programmes de planification familiale afin qu'ils offrent leurs services de manière plus efficace. En outre, sur le plan théorique, les informations sur le désir d'enfants permettent, d'une part, de mieux expliquer les facteurs qui affectent la fécondité et, d'autre part, de mieux connaître les relations existant entre attitudes et comportement en matière de fécondité. Il faut rappeler que l'interprétation des données sur les attitudes face à la procréation a toujours été un sujet de controverse. En fait, il y a des limites à l'utilisation des informations provenant de ce type d'enquête car ces données sont recueillies auprès d'un échantillon de femmes qui en sont à différents moments de leur histoire génésique. Pour les femmes en début d'union, les réponses sont certainement Il~es à des objectifs à moyen ou à long terme dont la stabilité et la valeur prédictive sont incertaines. Par contre, pour les femmes en fin de vie féconde, les réponses sont inévitablement influencées par leur passé. Par ailleurs, certains chercheurs pensent que les réponses aux questions sur les préférences en matière de fécondité reflètent des points de vue éphémères qui sont exprimés sans beaucoup de conviction, et qu'elles ne tiennent pas compte de l'effet des pressions sociales ou des attitudes des autres membres de la famille qui peuvent avoir une grande influence sur les décisions en matière de reproduction. Le même type de problèmes se posent lorsque l'on interroge les hommes sur leurs préférences en matière de fécondité. Malgré ces réserves, les données présentées dans ce chapitre restent d'un grand intérêt. En particulier, elles sont essentielles pour définir clairement les actions à entreprendre dans le domaine des politiques de population et pour identifier les populations cibles. 6.1 D E S I R D ' E N F A N T S ( S U P P L E M E N T A I R E S ) Le désir d'avoir ou non des enfants (supplémentaires) dans l'avenir est étroitement lié au nombre d'enfants actuellement en vie et à l'âge de la femme et de l'homme. Les Tableaux 6.1 et 6.2 mettent en évidence le caractère déterminant de ces deux variables dans l'analyse du désir d'enfants. Dans l'ensemble, une proportion extrêmement élevée de femmes ne veulent pas ou ne veulent plus d'enfants puisque cette proportion concerne la moitié des femmes en union (52 pour cent).2 Ces femmes ne désirant plus d'enfants ont, en principe, atteint leur descendance souhaitée. Les nullipares se distinguent par leur très forte proportion (85 pour cent) à souhaiter avoir un enfant : 60 pour cent d'entre elles désirent un enfant dans les deux années à venir, 23 pour cent le souhaitent après deux ans, et 2 pour cent désirent avoir un enfant, sans savoir à quel moment précis. Chez les femmes ayant déjà un enfant, le désir d'en avoir un autre est encore élevé (77 pour cent) mais, contrairement aux nullipares, la majorité de ces femmes (57 pour cent) souhaitent avoir cet enfant après un intervalle de plus de deux ans. Au fur et à mesure que la I I1s'agit principalement de questions portant sur le désir ou non d'avoir des enfants (supplémentaires), sur le délai d'attente avant d'avoir le prochain enfant, sur le statut de la dernière naissance (voulue ou non voulue) et sur le nombre total d'enfants désirés. 2 Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d'enfants. 91 Tableau 6.1 Préférences en matiære de fécondité selon le nombre d'enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes actuellement en umon par déslr d'enfants supplémentaires, selon le nombre d'enfants vivants. EMMUS-II Ha~'ti 1994/95 Nombre d'enfants vivants I Désir d'enfants 0 I 2 3 4 5 6 ou + Ensemble FEMMES Veut un autre Veut un autre bientét 2 60.4 17,6 12.2 6.3 3,2 3,0 0.8 12.6 Veut un autre plus tard 3 22,9 56,8 28,3 14,2 8.1 3,1 0,9 22.3 Veut un autre, NSP quand 1.6 2,6 1.4 1,5 0,3 0,4 0,2 1.3 Indécise 2.2 3,8 7.6 8,0 6,1 7,8 4,6 5,8 Ne veut plus d'enfants 1,5 13,2 44,9 64,1 71.1 74.3 78,4 49,1 Stérîlisée 0,4 0,5 1,3 2.3 5.8 7.7 7,2 3.3 S'est déclarée stérile 9,6 4,8 3,9 3,7 5.5 3,2 7,7 5.3 Non déterminæ 1,2 0.6 0,3 0,0 0,0 0.6 0.2 0.4 Total 100,0 100.0 100,0 loe,O I~.0 Ioe,0 loe.0 loe.0 Effectif de femmes 259 638 562 469 397 3~ 486 3 113 HOMMES Veut un autre Veut un autre bientét 2 55.5 34,1 17,7 14.5 11,6 15,2 7,3 20.5 Veut un autre plus tard 3 20.2 31,8 25.9 14.1 12,4 1,3 3,9 15,4 Veut un autre, NSP quand 8.1 3,6 4,5 1,8 1,1 0,0 5,9 3.0 Indécis 7.4 20.1 25.9 16.1 6,3 9,9 17,4 14.1 Ne veut plus d'enfants 0,8 4.3 22.5 46,1 58,8 54,9 54,3 38,4 Homme/femme stérilisé(e) 0.0 0.9 1.7 2,4 4,5 10,9 5,9 3,6 Homme/femme déclaré stérile 6,9 4.3 1,7 4,5 2.3 6.5 5.3 4,1 Non déterminé 1.1 0.8 0,0 0,6 3.0 1,3 0.0 1,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100.0 1130.0 100.0 100.0 Effectif d'hommes 98 123 119 120 95 83 55 809 I Pour les femmes, y compris la grossesse actuelle 2 Veut un autre dans les deux ans 3 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus parité augmente, les proportions de femmes désirant un autre enfant diminuent fortement, de même que les proportions de celles qui le souhaitent dans un proche avenir. Ainsi, la proportion de femmes qui veulent limiter leur descendance devient rapidement très ~levée puisqu'elle est de 46 pour cent chez les femmes qui ont 2 enfants vivants, 66 pour cent chez les femmes qui ont 3 enfants et 77 pour cent chez les femmes qui ont 4 enfants (Tableau 6.1 et Graphique 6.1). De même, la proportion de femmes qui veulent attendre plus de deux ans avant une autre naissance devient rapidement très élevée et, dès que les femmes ont 1 enfant, cette proportion reste toujours supérieure à la proportion de femmes qui veulent un autre enfant rapidement (moins de deux ans). 92 Graphique 6.1 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants Pourcentage IO0 75 ~]Autre i ~~]VeutNSP quand 50 [[]lIveut dans les 2 ans • Veut apr6s 2 ans liNe veut plus 25 • St6rilis6e 0 0 t 2 3 4 5 6+ Nombre d'enfantsvivants EMMUS-II 1994/95 Pour les hommes en union, le pourcentage de ceux qui ne voudraient plus avoir d'enfant est nettement plus faible que chez les femmes, 42 pour cent 3contre 52 pour cent (Tableau 6.1), et cela s'observe quel que soit le nombre d'enfants vivants (Graphique 6.2). De même, la proportion d'hommes qui voudraient espacer la naissance (suivante) de deux ans ou plus (15 pour cent) est nettement plus faible que pour les femmes (22 pour cent). Tout comme pour la parité, la proportion de femmes qui veulent limiter leur descendance est très élevée dès les jeunes âges, puisqu'elle est déjà de 21 pour cent à 15-19 ans. Ensuite, cette proportion augmente rapidement : 28 pour cent à 20-24 ans, 48 pour cent à 25-29 ans et 59 pour cent à 30-34 ans (Tableau 6.2). En outre, chez les jeunes femmes de moins de 30 ans, la proportion de celles qui souhaitent espacer leurs naissances de 2 ans ou plus est toujours largement supérieure à la proportion de celles qui voudraient un (autre) enfant rapidement : 61 pour cent à 15-19 ans, 50 pour cent à 20-24 ans et 29 pour cent à 30-34 ans contre, respectivement, 9 pour cent et 14 pour cent de femmes qui voudraient un (autre) enfant avant 2 ans. 3 y compris les hommes et les femmes stérilisés. 93 Graphique 6.2 Proportion de femmes et d'hommes en union ne voulant plus d'enfants, selon le nombre d'enfants vivants Pourcentage 100 80 60 JiFemmes"~ 4O 2O 0 0 1 2 3 4 5 6+ N o m b r e d'enfants vtvants N o t e : Y c o m p r t s les f e m m e s et les h o m m e s stérihs~s EMMUS-II 1994/95 Tableau 6.2 Préférences en matière de f~condité selon l'åg¢ Répartition (en %) des femmes actuellement en union par désir d'enfants supplémentaires, selon l'âge, EMMUS-I1 Hafti 1994/95 Age de la femme Ensemble Déslr des d'enfants 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 femmes Veut un autre Veut un autre blentét I 8,5 14,4 14,3 14,7 10,8 12,5 7,8 12,6 Veut un autre plus tard 2 60,6 50,0 29,1 14,0 6,9 2,0 0,6 22,3 Veut un autre, NSP quand 2,8 1,3 1,6 2,2 0,3 0,0 0,7 1,3 Indécise 5,3 4,9 6,3 6,8 5,9 7,5 2,4 5,8 Ne veut plus d'enfants 20,7 27,4 46,8 57,8 65,6 62,8 48,4 49,1 Stérilisée 0,0 0,4 1, I 2,9 6,0 7,3 6,8 3,3 S'est déclarée st~nie 0,0 0,9 0,6 1,6 4,2 8,0 32,5 5,3 Non déterminé 2,0 0,7 0,2 0,0 0,2 0,0 0,6 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 192 541 614 577 535 363 291 3 113 t Veut un autre enfant dans les deux ans 2 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus 94 Le Tableau 6.3 présente les préférences en matière de fécondité au niveau du couple. 4 Plus d ' u n tiers des couples (36 pour cent) souhaitent limiter la taille de leur famille, et un couple sur cinq (21 pour cenO désire encore des enfants. Dans 18 pour cent des cas, l'homme et la femme sont en désaccord, le plus souvent parce que l'homme souhaite encore des enfants alors que la femme désire en limiter le nombre (12 pour cent, contre 5 pour cent quand c'est la femme qui veut d'autres enfants). En outre, il apparaît nettement dans ce tableau que la proportion de couples dans lesquels les deux conjoints sont d'accord pour ne plus avoir d'enfants augmente rapidement avec le nombre d'enfants du couple. Tableau 6.3 Préférences des couples en matiære de fécondité R6partition (en %) des couples selon que l'homme et/ou la femme veulent ou non des enfants supplémentaires. selon le nombre d'enfants vivants de l'homme et de la femme. EMMUS-II Hfflti 1994/95 Homme Homme Femme Homme et et femme veut, veut, femme ne Homme Nombre veulent femme homme veulent plus et/ou Un ou d'enfants d'autres ne veut ne veut d'autres femme les deux vivants enfants pas pas enfants st6rile indécis/ND Total Effectif Même nombre 0 84,5 3,8 0,0 0,0 11,7 0,0 100.0 26 1-3 34.7 12,9 4,8 18,8 4,8 24,0 100,0 148 4-6 5,7 11,1 5,4 51,4 5,3 21,0 100,0 94 7-9 0,0 4,7 0,0 77,7 12,8 4,7 100,0 23 10 ou plus 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 100,0 3 Nombre différent Homme>femme 13,0 10,1 8,8 45,3 5,3 17,5 100,0 177 Femme > homme 17,9 22,6 2,5 27,0 11,3 18,8 100,0 85 Ensemble 21,1 12,3 5,4 36.0 6,7 18,6 100,0 557 Le Tableau 6.4 foumit les proportions de femmes et d'hommes en union ne souhaitant pas d'enfant supplémentaire selon différentes caractéristiques socio-démographiques. Les résultats sont présentés selon le nombre d'enfants survivants pour ne pas confondre l'effet de cette variable avec celui des autres variables socio-démographiques. Il ressort du Tableau 6.4, qu'aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural, le pourcentage de femmes et d'hommes ne désirant plus d'enfants augmente régulièrement avec le nombre d'enfants survivants. Globalement, pour chaque parité, la proportion de femmes ne voulant plus d'enfants en milieu urbain est supérieure à celles des femmes du milieu rural; cependant, pour l'ensemble des femmes actuellement en union, quel que soit le nombre d' enfants, le pourcentage de celles ne désirant plus d'enfants est légèrement plus élevé en milieu rural (54 pour cent) qu'en milieu urbain (50 pour cent). Ceci s'explique par le fait que la fécondité des femmes rurales est supérieure à celles des femmes urbaines. Du point de vue de l'instruction, on observe le même phénomène que pour le milieu de résidence. Pour chaque parité, les femmes ayant de l'instruction, et qui ont déjà la fécondité la plus basse, sont proportionnellement plus nombreuses à ne plus avoir d'enfants que celles sans instruction, et qui ont la fécondité la plus forte; cependant, pour l'ensemble des femmes, la proportion de celles sans instruction ne voulant plus d'enfants (59 pour cent) est plus élevée que celles des femmes de niveau primaire (51 pour cent) et surtout de niveau secondaire ou plus (37 pour cent). 4 Au Chapitre 2, Section 2.2.2, on explique comment ont été reconstitués les couples à partir des enquêtes individuelles menées auprès des femmes et auprès des hommes. 95 Tableau 6.4 D6sir de limiter les naissances Pourcentage de femmes et d'hommes actuellement en union ne voulant plus d'enfants par nombre d'enfants vi'~ants et selon certaines caract6ristiques socio-d6mographiques, EMMUS-II H~mi 1994/95 Nombre d'enfants vivants I Caractéristique 0 1 2 3 4 5 6 ou + Ensemble FEMMES Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 3,2 21,2 63,6 83,3 81,9 93,0 90,3 49,3 Autres villes 0,0 9,1 50,0 61,0 85,1 91,2 91,8 52,2 Ensemble urbain 2,6 17,5 59,0 76,0 83,2 92,1 91,2 50,3 Rural 1,1 10,1 37,2 60,5 74,1 77,9 84,5 53,7 Niveau d'instruction Aucun 1,2 14,3 40,5 61,1 73,3 82,1 85,2 58,5 Alphabétisatlon/Primaire 1,2 12,9 47,5 69,8 80,9 81,0 86,3 51,0 Secondatre ou plus 3,6 14,2 56,5 75,5 81,9 87,3 88,8 37,3 Ensemble des femmes 2,0 13,7 46,3 66,4 76,9 81,9 85,6 52,5 HOMMES Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 0,0 2,6 22,6 54,2 73,7 80,0 50,0 32,4 Autres villes 5,3 0,0 27,3 52,6 71,4 83,3 66,7 43,0 Ensemble urbain 1,5 1,9 24,2 53,6 72,9 81,6 58,9 36, I Rural 0,0 7,6 24,2 46,1 59,0 61,0 60,5 45,0 Niveau d'instruction Aucun 3,5 15,9 32,1 44,0 68,8 68,2 54,8 49,6 Alphabétisation/Primaire 0,0 2,1 20,1 42,3 52,5 58,5 66,5 40,8 Secondaire ou plus 0,0 0,0 23,6 74,8 87,7 87,7 54,2 31,6 Ensemble des hommes 0,8 5,2 24,2 48,5 63,3 65,8 60,2 42,0 Note: Les femmes/hommes stérilisés sont considérés comme ne voulant plus d'enfant. I Pour les femmes, y compris la grossesse actuelle. Au Tableau 6.4 figurent également les proportions d'hommes en union ne souhaitant pas d'enfant supplémentaire selon différentes caractéristiques socio-démographiques. Quelle que soit la catégorie envisagée, les proportions d'hommes ne voulant plus d'enfants restent toujours inférieures aux proportions correspondantes chez les femmes. En outre, on observe que le désir de limiter le nombre d'enfants présente, chez les hommes, des variations du même type que celles observées chez les femmes. C'est ainsi que la proportion d'hommes ne voulant plus d'enfants est plus élevée en milieu rural qu'en milieu urbain (45 pour cent contre 36 pour cent) et chez les hommes sans instruction (50 pour cent) par rapport aux hommes qui ont fréquenté l'école (41 pour cent pour le niveau primaire et 50 pour cent pour le niveau secondaire ou supérieur). 6.2 BESOINS EN M A T I E R E DE PLANIFICATION FAMILIALE Les femmes actuellement non utilisatrices de la contraception et qui ont déclaré ne plus vouloir d' enfants (elles souhaitent limiter leurs naissances) ou qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant la naissance de l'enfant suivant (elles souhaitent espacer leurs naissances), sont considérées comme ayant des 96 besoins non-satisfaits en matière de contraception.5 Les femmes ayant des besoins insatisfaits et celles utilisant actuellement la contraception constituent la demande potentielle totale en planification familiale. Le Tableau 6.5 donne des estimations des besoins non-satisfaits et satisfaits en matière de contraception pour les femmes en union, pour celles qui ne sont pas en union et pour l'ensemble des femmes, selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Bien que le niveau d'utilisation actuelle de la contraception ne soit pas très élevé chez les femmes en union (18 pour cent, voir Chapitre 4 - Planification familiale), les besoins non-satisfaits en matière de planification familiale sont importants puisqu'ils concernent près d'une femme sur deux (48 pour cent). Parmi ces femmes, la très grande majorité (30 pour cent) aurait besoin d'utiliser la contraception comme moyen de limitation des naissances. Tableau 6.5 Besoins en matière de planification familiale Pourcentage de femmes actuellement en union ayant des besoins non-satisfaits en matiære de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits et pourcentage de demande potentlalle totale de services de planification familiale par caraet&ishques socio-démographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Besoins en Besoins en planification Demande potentielle planification familiale familiale satisfaits totale en planifica- Pourcentage non-satisfaits I pour: (utilisation actuelle) 2 pour: tion familiale3pour: de demande Caractéristique Espacer Limiter Total Espacer Limiter Total Espacer Limiter Total satisfaite Effectif Groupe dáges 15-19 48,8 12,8 61,6 9,6 1,1 10,7 58,4 13,9 72,3 14,8 192 20-24 34,3 16,3 50,6 10,4 5,1 15,5 44,7 21,3 66,0 23,4 541 25-29 21,9 25,2 47,2 9,5 10,3 19,8 31.4 35,5 67,0 29,6 614 30-34 13,7 33,8 47,5 7,0 15,4 22,4 20,8 49,2 69,9 32,0 577 35-39 6,8 45,1 51,9 3,3 16,3 19,7 10,1 61,4 71,5 27,5 535 40-44 4,3 4¤,5 45,8 1,2 16,5 17,6 5,4 58,0 63,4 27,8 363 45-49 1,9 28,1 30,0 0,7 11,2 11,9 2,6 39,3 41,9 28,4 291 Milieu de résidence AireMætropolitaine 20,1 24,1 44,2 12,0 15,6 27,6 32,1 39,7 71,8 38,4 757 Autres viUes 16,7 30,0 46,7 8,3 16,3 24,7 25,0 46,3 71,3 34,6 402 Ensemble urbain 18.9 26,2 45,1 10,7 15,8 26,6 29,6 42,0 71,6 37,1 I 159 Rural 17,0 32,4 49,4 3,7 9.1 12,8 20,7 41,5 62,2 20,6 1 954 Niveau d'instruction Aucun 12,7 35,5 48,2 2,1 9,2 11,3 14,8 44,7 59,5 19,0 I 467 Alphab6usatlon/Primaire 21,1 28,4 49,4 6,1 13,6 19,7 27,2 42,0 69,2 28,5 1 172 Secondaire ou plus 24,6 17,5 42,2 20,2 14,0 34,2 44,8 31,5 76,3 44,8 474 Ensemble des femmes en union 17,7 30,1 47,8 6,3 11,6 18,0 24,0 41,7 65,7 27,3 3 113 Ensemble des femmes qui ne sont pas en union 0,1 0,1 0,2 3,8 0,6 4,4 3,9 0,7 4,6 95,9 2 243 Ensemble des femmes 10,3 17,5 27,8 5,3 7,0 12,3 15,6 24,5 40,1 30,6 5 356 1 Les besoins non-satisfaits pour espacer concernent les femmes enceintes dont la grossesse ne s'est pas produite au moment voulu, les femmes en aménorrhé.e dont la dernière naissance ne s'est pas produite au moment voulu, et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en am6norrhée, qui n'utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclar6 vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. Les besoins non-satisfaas pour limiter concernent les femmes enceintes dont la grossesse n'6tait pas voulue, les femmes en amænorrhée dont la dernière naissance n'6talt pas voulue, et les femmes qui ne sont m enceintes ni en am6norrhée, qui n'utilisent pas de m&hode contraceptive et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. Sont également exclues les femmes qui sont en ménopause ou en l~riode d'infécoodabilité, selon les définltions données au Tableau 5.12. 2 L'utilisation pour espacer concerne les femmes qm utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclar6 vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. L'utilisation pour hmiter concerne les femmes qui utihsent actuellement une m&hode contraceptive et qui ont déclar6 ne plus vouloir d'enfants. Besoins non-satisfaits et utilisation actuelle 5 Le calcul exact des besoins non-satisfaits est expliqué en note du Tableau 6.5. 97 Si les femmes en union ayant des besoins non-satisfaits en matière de contraception satisfaisaient ces besoins, c'est-à-dire si elles utilisaient effectivement la contraception, la prévalence contraceptive pourrait atteindre 66 pour cent. Cette demande potentielle totale en planification familiale aurait pour objectif principal la limitation des naissances (42 pour cent). A l'heure actuelle, seulement 27 pour cent de la demande potentielle totale en planification familiale se trouve satisfaite en Hff/ti parmi les femmes en union. Si l'on considère les femmes qui ne sont pas en union, bien que leur prévalence contraceptive ne soit que de 4 pour cent, leur besoins non-satisfaits sont presque inexistants (0,2 pour cent) et 96 pour cent de leur demande en matière de planification familiale se trouve satisfaite. Pour les femmes en union, l'analyse des besoins en matière de planification familiale met, tout d'abord, en évidence des variations différentielles selon l'âge des femmes. Si c'est entre 25 et 40 ans que l'utilisation de la contraception est la plus élevée (20 pour cent et plus), les besoins non-satisfaits sont les plus importants chez les jeunes femmes et tendent, ensuite, à diminuer avec l'âge : ils passent de 62 pour cent à 15-19 ans à 48 pour cent à 30-34 ans et ne sont plus que de 30 pour cent à 45-49 ans. La demande potentielle totale ne varie qu'assez peu, autour de 70 pour cent pour les femmes de 15 à 40 ans, pour diminuer ensuite chez les femmes les plus âgées. En outre, il faut noter que chez les jeunes femmes (moins de 30 ans), la demande en planification familiale est essentiellement orientée vers l'espacement des naissances. Par contre, à 35 ans et plus, les femmes ont beaucoup plus de besoins pour limiter que pour espacer leurs naissances. S'agissant du milieu de résidence, les résultats obtenus montrent que les besoins non-satisfaits en milieu rural (49 pour cent) ne sont pas beaucoup plus élevés qu'en milieu urbain (45 pour cent), alors que la prévalence contraceptive y est beaucoup plus faible (13 pour cent contre 27 pour cent en milieu urbain). Par conséquent, la demande potentielle totale reste plus limitée en milieu rural qu'en milieu urbain (62 pour cent contre 72 pour cent). En ce qui concerne le niveau d'instruction, on constate que la demande totale concerne 76 pour cent des femmes ayant un niveau secondaire ou supérieur contre 69 pour cent des femmes de niveau d'instruction primaire et 60 pour cent des femmes sans instruction. De plus, dans 45 pour cent des cas, cette demande est satisfaite pour les femmes ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus, alors qu'elle n'est satisfaite que dans 29 pour cent des cas pour les femmes de niveau primaire et 19 pour cent pour les femmes sans instruction. 6.3 N O M B R E D'ENFANTS DESIRES Le comportement reproductif d'une femme peut être influencé par ce qui est, pour elle ou pour son conjoint, le nombre idéal d'enfants. Pour essayer de connaître la taille de la famille idéale pour les femmes et les hommes ha/tiens, on a posé à tous les enquêtés l'une des deux questions suivantes : Aux femmes et hommes sans enfant : "Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir au total?" Aux femmes et hommes ayant des enfants : "Si vous pouviez recommencer à partir de l'époque où vous n'aviez pas d'enfants, et si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir?" Le Tableau 6.6 présente la répartition des femmes et des hommes par nombre idéal d'enfants ainsi que le nombre idéal moyen, selon la parité. Il faut remarquer tout d'abord que, quelle que soit la parité, environ 2 pour cent des femmes et 3 pour cent des hommes n'ont pas fourni de réponse numérique concemant le nombre idéal d'enfants. Le nombre idéal le plus fi'équemment évoqué par les femmes est de 2 enfants (30 98 Tableau 6.6 Nombre idéal d'enfants Répartition (en %) des femmes et des hommes par nombre idéal d'enfants et nombre ldéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et l'ensemble des hommes et pour celles/ceux actuellement en umon selon le nombre d'enfants vivants, EMMUS-II Ha~ti 1994/95 Nombre Nombre d'enfants vivants~ idéal d'enfants 0 I 2 3 4 5 6 ou + Ensemble FEMMES 0 0,5 0,1 0,1 0,2 0,0 0,0 0,0 0,2 1 2,6 5,5 2,3 3,0 2,6 1,4 1,2 2,8 2 35,3 37,0 34,2 19,8 23,2 20,2 14,0 29,8 3 28.0 26,4 25,8 34,] 14,7 23,6 25,0 26,4 4 24,4 23,0 26,7 29,4 40,8 26,4 35,7 27,6 5 4,3 2,5 4,0 6,1 6,4 16,4 7,0 5,4 6 ou plus 3,3 4,3 6,0 6,1 10,7 10,7 15,2 6,3 Réponses non-numériques 1,7 1,2 1,0 1,5 1,6 1,3 2,0 1,5 Total i00,0 I00,0 I00,0 i00,0 100,0 100,0 loe,0 I00,0 Effectif de femmes 2 000 822 672 539 460 340 524 5 356 Nombre idéal moyen2 Ensemble des femmes 3,0 3,0 3,2 3,4 3,7 3,9 4,0 3,3 Femmes en union 3,0 3,0 3,3 3,4 3,7 3,9 4,1 3,4 HOMMES 0 0,7 1,2 0,0 0,0 1,0 0,0 0,0 0,6 I 1,3 5,1 1,1 1,4 0,0 2,2 0,0 1,5 2 29,1 27,1 17,9 13,6 16,4 22,4 17, l 24,2 3 30,3 31,7 32,2 28,2 12,0 20,5 16,6 27,7 4 25,4 25,3 31,9 31,3 47,6 29,3 32,3 29,1 5 6,5 5,5 6,9 9,9 8,9 10,7 1,9 7,2 6 ou plus 5,0 2,8 9,1 9,2 I 1,9 10,1 21,1 7,2 Réponses non-numénques 1,6 1,3 0,8 6,6 2,2 4,6 I 1,0 2,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif des hommes 820 164 133 129 97 93 56 I 610 Nombre idéal moyen2 Ensemble des hommes 3,2 3, I 3,6 3,7 3,9 3,7 4,2 3,4 Hommes en union 3,1 3,1 3,7 3,7 3,9 3,7 4,3 3,6 i Pour les femmes, y compris la grossesse actuelle 2 Les moyennes sont calcul~esen excluant les femmes et les hommes ayant donné des réponses non-numénques. pour cent), 3 enfants (26 pour cent) ou 4 enfants (28 pour cent) : la taille idéale est ainsi, en moyenne, de 3,3 enfants pour l'ensemble des femmes et de 3,4 enfants pour les seules femmes en union. Le nombre idéal moyen est donc nettement inférieur à la fécondité actuelle (4,8 enfants par femme). En outre, on constate une association entre le nombre actuel d'enfants et la taille idéale qui passe de 3,0 enfants chez les femmes nullipares à 4,1 chez les femmes ayant déjà 6 enfants ou plus. Il est difficile de conclure si ces variations résultent d'une modification réelle de l'idéal allant dans le sens d'une famille de taille plus réduite chez les femmes des générations les plus récentes (et à parité faible), ou s'il s'agit, au contraire, d'une évolution de l'idéal de la femme dans le sens de la hausse au fur et à mesure qu'elle vieillit et que se constitue sa descendance. 99 Les hommes, comme les femmes, évoquent le plus fréquemment 2 enfants (24 pour cent), 3 enfants (28 pour cent) ou 4 enfants (29 pour cent) comme nombre idéal. La taille idéale est ainsi, en moyenne, très voisine de celle des femmes : 3,4 enfants pour 'ensemble des hommes et 3,6 pour les hommes en union. Quelles que soient les caractéristiques étudiées, pour les femmes et les hommes, la taille idéale de la famille tend à augmenter légèrement selon l'âge (Tableau 6.7), de la même manière quelle augmente avec la parité : pour les femmes, elle passe de 3,1 enfants à 15-19 ans, à 3,9 enfants à 45-49 ans. Là encore, il est difficile de conclure si ces variations résultent d'une modification réelle de l'idéal allant dans le sens d'une famille de taille plus réduite chez les femmes et les hommes des générations les plus récentes ou, au contraire, d'une évolution de l'idéal de la femme et de l'homme dans le sens de la hausse au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Tableau 6.7 Nombre id6al d'enfants par caractéristiques soclo-d6mographiques Nombre idéal moyen d' enfants pour i' ensemble des femmes et l'ensemble des hommes, par åge et selon certaines caracténstiques socio-d6mographiques, EMMUS-II HaitJ 1994/95 Age actuel Ensemble Ensemble des des Caract6nstique 15.19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45+ femmes hommes Milieu de résidence Aire M6tropolitame 2,7 2,7 2,8 3,1 3,2 3,0 3,3 2,9 2,9 Autres villes 3,0 2,9 2,9 3,2 3,3 3,6 4,0 3,1 3,3 Ensemble urbain 2,8 2,7 2,8 3,1 3,2 3,3 3,6 3,0 3,0 Rural 3,3 3,3 3,5 3,6 3,8 3,8 4,1 3,6 3,7 Niveau d'instruction Aucun 3,2 3,3 3,4 3,6 3,8 3,8 4,1 3,6 3,6 Alphab6tisation/Primaire 3,1 3,1 3,2 3,2 3,4 3,4 3,6 3,2 3,6 Secondaire ou plus 2,9 2,8 2,9 3,2 3,2 3,4 3,4 2,9 3,0 Ensemble des femmes 3,1 3,0 3,2 3,4 3,6 3,6 3,9 3,3 Ensemble des hommes 3,3 3,3 3,3 3,5 3,3 3,5 3,9 3,4 Pour l'ensemble des femmes et des hommes, le nombre idéal moyen d'enfants présente des variations assez importantes selon le milieu et la région de résidence et selon le niveau d'instruction (Graphique 6.3). Les femmes et les hommes du milieu urbain ont pour idéal une famille moins nombreuse que celles du milieu rural : pour les deux sexes, l'écart absolu observé est d'environ 0,5 enfant entre ces deux milieux. On constate également que le nombre idéal d'enfants est d'autant moins important que le niveau d'éducation est élevé : il passe, par exemple, de 3,6 enfants chez les femmes sans instruction à 3,2 chez les femmes ayant un niveau primaire et à 2,9 chez les femmes de niveau secondaire ou plus. La même tendance s'observe chez les hommes. En outre, on peut noter que les variations du nombre idéal d'enfants sont assez similaires à celles observées pour les niveaux de fécondité (voir Chapitre 3 - Fécondité). 100 Graphique 6.3 Nombre idéal d'enfants pour les hommes et les femmes HAITI ~~$~:~$i:i:i:i:!:i:i:::!$i:i¢i:i::::::i:~$~¢~:~¢!$~:!$i:i$::i:î$i:î:E$i$i:î$i:::!::$i¢~:~~$~¢~:~:~$~:~:!:~:!$!:~$i ~,:i$i:i$ RESIDENCE Aire Mdtro. Autres villes Rural INSTRUCTION Aucune A]phab./Primaire Secondaire ou + 0 1 2 3 N o m b r e d'enfants EMMUS-II 1994/95 6.4 P L A N I F I C A T I O N DE LA F E C O N D I T E Pour chaque enfant né au cours des cinq dernières années et pour la grossesse actuelle (s'il y en a une), on a demandé à la mère si, lorsqu'elle était enceinte, elle souhaitait être enceinte à ce moment-là, plus tard ou s'il s'agissait d'une grossesse non désirée. Ces questions, qui ont pour objectif de mesurer le degré de réussite des femmes dans le contrôle de leur fécondité, exigent des enquêtées un effort de concentration pour se souvenir avec exactitude de leurs désirs à un ou plusieurs moments précis des cinq demières années. En outre, il existe un risque de rationalisation dans la mesure où, souvent, une grossesse non désirée peut devenir par la suite un enfant auquel on s'est attaché. Enfin, on peut penser que, dans certains cas, il n'est pas facile à une femme d'avouer à une inconnue qu'elle ne désirait pas une grossesse. Il apparaît, d'après le Tableau 6.8, que la majorité des naissances (66 pour cent) étaient désirées : la plupart de ces naissances (46 pour cent) se sont produites au moment voulu et, dans 21 pour cent des cas, les femmes auraient souhaité qu'elles se produisent plus tard. Néanmoins, les grossesses non désirées (34 pour cent) représentent une proportion très importante des naissances. On peut noter que les naissances non désirées sont d'autant plus fréquentes que le rang de naissance augmente. Si les naissances de rang 1 à 3 restent, en majorité, désirées et désir~es au moment où elles ont eu lieu, 57 pour cent des naissances de rang 4 et plus n'étaient pas désirées et seulement 31 pour cent d'entre elles étaient souhait~es au moment où elles se sont produites. Par ailleurs, on peut constater que la proportion de naissances non désirées, déj à élevée chez les très jeunes femmes (14 pour cent à 15-19 ans), augmente très rapidement avec l'âge passant de 28 pour cent dès 25-29 ans à 60 pour cent et plus chez les femmes de 35 ans et plus. 101 Tableau 6.8 Planificauon de la fécondité Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type de planification, selon le rang de naissance et l'åge de la mêre à la naissance, EMMUS-II Hz(fti 1994/95 Statut de la naissance: Rang de Effectif naissance et Voulue Voulue Non des âge de la mère au moment plus tard désirée Total naissances Rang de naissance 1 60,8 30,5 8,4 100,0 928 2 56,9 28,0 15,0 100,0 736 3 50,6 22,0 27,1 100,0 632 4 ou plus 31,3 12,2 56,5 100,0 I 825 Age de la mère < 20 42,0 43,6 14,4 100,0 521 20-24 53,1 26,3 19,9 100,0 I 006 25-29 53,0 18,8 28,2 100,0 I 012 30-34 43,2 14,9 41,7 100,0 806 35-39 31,8 7,9 60,3 10(3,0 565 40-44 25,9 1,2 72,9 1130,0 182 45-49 32,2 3,7 64,1 I00,0 29 Ensemble I 45,5 20,6 33,7 100,0 4 I21 Note: Le rang de naissance inclut la grossesse actuelle. i y compris les "non-déterminés" L e Tableau 6.9 et le Graphique 6.4 présentent une comparaison entre l'Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et l'Indice Synthétique de Fécondité actuelle (ISF). Le calcul de I ' I S F D est analogue au calcul de I'ISF, mis à part que les naissances considérées c o m m e non désirées sont éliminées du numérateur. Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, I ' I S F des f e m m e s haïtiennes serait de 3,0 enfants au lieu de 4,8 enfants. Ce niveau de fécondité désirée, inférieur de 40 pour cent environ à la fécondité réelle et qui est, en outre, très proche du nombre d'enfants présenté c o m m e idéal par les enquêtées, met en évidence l'importance des besoins en matière de planification familiale qu'il reste à satisfaire et permet de prévoir que la baisse de la fécondité amorcée ces dernières années se poursuivra très certainement dans les années à venir. Quelles que soient les caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, I ' I S F D est toujours inférieur à I ' I S F (Graphique 6.4) : l'écart observé entre les deux indices varie d ' u n m i n i m u m de 0,7 enfants chez les f e m m e s les plus éduquées et 0,9 enfants chez les f e m m e s de la capitale à un m a x i m u m de 2,1 enfants pour les f e m m e s sans instruction et de 2,2 enfants pour les f e m m e s du milieu rural qui sont celles ayant, actuellement, la fécondité la plus forte du pays. En outre, on notera que chez les f e m m e s de l'Aire Métropolitaine et chez celles les plus instmites, catégories de f e m m e s qui se caractérisent déjà par une faible fécondité, I ' I S F D atteint un niveau très bas : respectivement, 2,1 et 1,8 enfants par f e m m e . 102 Tableau 6.9 Taux de fécondité désirée Indice Synthêtique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l'enquête, par caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II HKfti 1994/95 Caractéristique ISFD ISF Milieu de résidence Aire Métropolitaine 2,1 3,0 Autres vdles 2,5 3,9 Ensemble urbain 2,2 3,3 Rural 3,7 5,9 Niveau d'instruction Aucun 4,0 6,1 Alphabétlsation/Pn maire 3,1 4,8 Secondaire ou plus 1,8 2,5 Ensemble des femmes 3,0 4,8 Note: Les indices sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant la période 1-36 mois précédant l'enquête. L'ISF est le même que celui présenté au Tableau 3.1. Graphique 6.4 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée HAITI RESIDENCE A=re Mêtro. Autres villes Rural INSTRUCTION Aucune AIphab./Primaire ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Secondaire OU + 0 1 2 3 4 5 6 Nombre d'enfantsÆemme ~Fécond~t6 actuelle BBF~conditê désirée LIn æ EMMUS-[I 1994/95 103 6.5 CONCLUSION Les résultats présentés dans ce chapitre mettent en évidence : une très forte proportion de femmes et d'hommes qui ne veulent plus d'enfants; une très forte proportion de naissances non désirées; une taille idéale de la famille beaucoup plus réduite que la fécondité actuelle. Ainsi, toutes les conditions semblent réunies pour que la baisse actuelle de la fécondité se poursuive et même, certainement, s'accentue. Cependant, bien que la prévalence de la contraception ait augmenté récemment, au moment de l'enquête, l'utilisation de contraceptifs était encore insuffisante pour satisfaire tous les besoins exprimés pour limiter les naissances. Concernant la baisse de fécondité enregistrée ces demières années, elle ne peut s'expliquer par la seule augmentation de l'utilisation de la contraception; par ailleurs, l'âge d'entrée en union et l'âge aux premiers rapports sexuels ne semblent pas avoir connu de modifications suffisamment importantes pour avoir eu un impact certain sur le niveau de fécondité des femmes. Un facteur pourrait néanmoins avoir joué un rôle majeur dans la baisse actuelle de la fécondité, il s'agit des durées importantes d'abstinence sexuelle, soit par obligation (pour cause de séparation des conjoints), soit volontaire (pour contrôler la fécondité). 104 CHAPITRE 7 SANTE DE LA MERE ET DE L'ENFANT L'un des objectifs de I'EMMUS-II a été d'évaluer la situation de santé des mères et de leurs enfants. A cet effet, des données sur les soins prénatals, les conditions d'accouchement, la couverture vaccinale, la prévalence et le traitement des infections respiratoires et de la diarrhée ont été recueillies. Ces données ont été collectées pour toutes les naissances vivantes qui se sont produites durant les cinq années ayant précédé l'enquête. L'analyse de ces données permet d'évaluer les politiques et les programmes de santé et d'identifier les groupes les plus vulnérables pour la planification de programmes de santé en Haïti. 7.1 SOINS PRENATALS ET ACCOUCHEMENT 7.1.1 Soins prénatals Au Tableau 7.1 est présentée la répartition des naissances vivantes des cinq années ayant précédé l'enquête par type de personnes consultées par la mère pendant la grossesse, selon certaines caractéristiques socio-démographiques des mères. Durant l'enquête, on a enregistré toutes les catégories de personnes consultées par la mère pendant la grossesse, mais dans le Tableau 7.1, on n ' a retenu que la personne la plus qualifiée lorsque plusieurs personnes avaient été consultées. Pour plus de deux tiers des naissances (68 pour cent), des soins prénatals ont été dispensés par un professionnel de santé, principalement un médecin (41 pour cent), ou encore par une infirmière ou une auxiliaire (27 pour cent). Dans trois pour cent des cas une personne sans qualification requise, essentiellement une matrone non formée, a été consultée. Cependant, pour plus d'une naissance sur quatre (29 pour cent), les mères n'ont consulté personne au sujet de leur grossesse. On note une plus grande fréquence de consultations prénatales auprès de personnel qualifié pour les naissances issues des femmes âgées de moins de 35 ans au moment de l'accouchement que pour celles issues de mères de 35 ans et plus (70 pour cent contre 56 pour cent). En outre les jeunes femmes ont beaucoup plus tendance que leurs aînées à consulter des médecins. De même, la proportion de naissances pour lesquelles la mère a été en consultation diminue selon le rang : la mère a reçu des soins auprès de professionnels de la santé pour 81 pour cent des naissances de rang 1, contre 71 pour cent pour celles de rangs 2-3, 66 pour cent pour celles de rangs 4-5 et 51 pour cent pour les rangs 6 ou plus. Comme pour l'âge de la mère, ce sont les naissances de premiers rangs qui donnent lieu le plus souvent å des consultations auprès de médecins (56 pour cent pour le rang 1 et 44 pour cent pour les rangs 2-3). Comme on peut le constater au Tableau 7.1 et au Graphique 7.1, les mères de l'Aire Métropolitaine et des Autres Villes ont beaucoup plus utilisé les services de soins prénatals disponibles que celles vivant en milieu rural. En effet, 82 pour cent des femmes enceintes de l'Aire Métropolitaine et 83 pour cent de celles des Autres Villes sont allées en consultation pour surveillance de la grossesse et, en majorité, auprès de médecins (respectivement, 75 et 51 pour cent). En zone mrale, seulement 61 pour cent des femmes enceintes ont consulté du personnel formé et, surtout, des infirmières ou anxiliaires (32 pour cent). Le niveau d'instruction de la mère semble jouer un rôle important dans le fait d'aller en consultation prénatale : 42 pour cent des femmes sans instruction n'ont aucune consultation prénatale contre 19 pour cent pour les femmes ayant un niveau d'instmction primaire et seulement 6 pour cent pour les femmes de niveau d'instruction secondaire ou supérieur. En outre, le niveau de qualification de la personne consultée augmente avec le niveau d'instruction de la mère : 80 pour cent des mères de niveau secondaire ou supérieur ont consulté un médecin, contre 47 pour cent de celles ayant un niveau d'instruction primaire et 27 pour cent de celles sans instruction. Par ailleurs, ce sont les femmes sans instruction et celles du milieu rural qui visitent le plus fréquemment des personnes sans formation au sujet de leurs grossesses (5 pour cent). 105 Tableau 7.1 Soms prénatals Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant pré.céd6 l'enquête, par type de personne consultée par la mère durant la grossesse, selon certaines caract6ristiques socio-démographiques, EMMUS-II Ha/t1 1994/95 Ensemble Personnel Effectif Infirmière/ personnel non de Caractéristique Médecin AuxdJare formé formé Personne Total naissances Age de la mère à la naissance < 20 44,0 26,5 70,5 1,8 27,7 100,0 464 20-34 43,0 27,3 70,3 3,2 26,4 100,0 2 489 35 ou plus 30,2 25,6 55,8 4,6 39,7 100,0 671 Rang de naissance 1 56, I 24,6 80,7 2,8 16,6 100,0 818 2-3 44,3 26,7 71,0 3,0 26,0 100,0 1 192 4-5 36,8 29,5 66,2 2,7 31 ,O 100,0 793 6 ou plus 24, I 27,1 51,2 4,9 44,0 100,0 821 Milieu de résidence A=re Métropolitaine 75, I 7,0 82,1 0,4 17,5 100,0 709 Autres vdles 51,3 31,7 83,1 0,7 16,3 100,O 464 Ensemble urbain 65,7 16,8 82,5 0,5 17,0 100,0 1 173 Rural 28,8 31,7 60,6 4,6 34,8 100,0 2451 Niveau d'instruction Aucun 26,5 26,2 52,8 4,8 42,4 100,0 1 768 Alphabétisation/Primaire 46,6 31,6 78,2 2,4 19,4 100,0 1 435 Secondaire ou plus 80,4 13,9 94,3 0,0 5,7 100,0 421 Ensemble des femmes 40,7 26,9 67,7 3,3 29,0 100,0 3 624 Note ' Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. Si différentes personnes ont été consultées, seule la plus qualifiée a été prise en compte dans ce tableau Graphique 7.1 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans pour lesquels la mère a bénéficié de soins prénatals pendant la grossesse HAITI RESIDENCE Aire Métro. Autres villes Rural INSTRUCTION Aucune / Alphab./Pnmaire Secondaire ou + ] 0 20 40 60 80 100 Pourcentage N o t e : Par u n m é d e c i n , u n e infirrniêre o u u n e auxiliaire. EMMUS-II 1994/95 106 Les soins prénatals sont d'autant plus efficaces qu'ils Tableau 7.2 Nombre de visites prénatales interviennent à un stade précoce de la grossesse et se poursuivent et stade de la grossesse de façon régulière jusqu'à l'accouchement. En Haïti, c o m m e le recommande l'OMS, les normes prévoient quatre visites prénatales Répartition (en %) des naissances au cours de la grossesse. Le Tableau 7.2 présente les résultats survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, par nombre de visites concernant le nombre de visites prénatales effectuées par les prénatales durant la grossesse et par stade femmes enceintes, ainsi que le moment de la première visite. Pour de la grossesse au moment de la premî~re visite, EMMUS-II H~iti 1994/95 plus d ' u n e naissance sur trois (36 pour cent) les mères ont effectué, au moins, les quatre visites prénatales recommandées. Pour plus du Ensemble quart des naissances (27 pour cent) les mères ne sont allées que 2-3 Vtsite des prénatale naissances fois en consultation et, dans 8 pour cent des cas, il n'y a eu qu'une seule visite. En ce qui concerne le stade d'avancement de la Nombre de visites grossesse à la première visite, dans 59 pour cent des cas, la 0 29,0 première consultation a été effectuée à moins de 6 mois de 1 7,5 2-3 26,8 grossesse, dans 10 pour cent des cas entre le 6 « et le 7 ~ mois, et pour 4 ou plus 35,6 2 pour cent des naissances, la mère ne s'est rendue en consultation NSP/ND 1,0 qu'an cours de deux derniers mois de grossesse. Total 100,0 Nombre mêdlan de visites' 4,1 Pour les naissances ayant donné lieu à des consultations, la Stade de la grossesse durée médiane de grossesse à la première visite est de 3,8 mois. De à la première visite m ê m e , pour les naissances ayant donné lieu à des consultations, le Pas de visite 29,0 nombre médian de visites est de 4,1, ce qui correspond aux Moins de 6 mois 58,6 6-7 mois 10,0 recommandations. Ainsi, les femmes qui ont recours aux visites 8 mois ou plus 1,6 prénatales le font relativement tôt au cours de leur grossesse et NSP/ND 0,7 assez régulièrement. Total 100,0 Nombre médian de mois de grossesse ~ la premiêre visite I 3,8 7.1.2 Vaccination antitétanique Effectif de naissances 3 624 Le tétanos néonatal est l'une des principales causes de Note : Les données concernent les décès chez les nouveau-nés en H~ffti (voir Chapitre 10 - Causes de naissances de la période 0-59 mois décès des enfants). Pour prévenir cette pathologie, il est ~récédant l'enquête. recommandé l'administration de 2 doses de vaccin antitétanique Les médianes sont calculêes pour les naissances ayant donné lieu à des visites aux femmes enceintes si elles n'ont pas été vaccinées durant une prénatales. grossesse antérieure ou au cours de l'enfance. Parmi les naissances vivantes des 5 demières années, 66 pour cent ont été complètement ou partiellement protégés contre le tétanos néonatal : 49 pour cent ont été totalement protégées par deux doses reçues par la mère durant sa grossesse et, pour 17 pour cent des naissances, une seule injection a été reçue, ce qui est normalement insuffisant pour que l'on puisse considérer l'enfant c o m m e étant protégé contre le tétanos néonatal, å moins que la mère n'ait reçu une autre dose, pendant une grossesse antérieure ou pendant son enfance (Tableau 7.3). De plus, il faut signaler qu'un tiers des naissances (33 pour cent) n'ont reçu aucune protection. Les naissances issues des mères âgées de moins de 35 ans ont été les mieux protégées (ce sont aussi celles qui donnent lieu le plus fréquemment à des consultations prénatales) : pour 68 pour cent de ces naissances, la mère a reçu une ou deux doses de vaccin pendant la grossesse, contre 57 pour cent des naissances issues de mères âgées de 35 ans ou plus. De même, les naissances de rangs 1 et 2-3 ont été mieux protégées que celles de rangs supérieurs : 73 pour cent et 68 pour cent de protection pour, respectivement, les naissances de rang 1 et 2-3, contre 65 pour cent pour celles de rang 4-5 et 56 pour cent pour celles de rangs 6 ou plus. 107 Tableau 7.3 Vaccination antitétanique Ræpartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquéte, par nombre d'injections antitétaniques reçues par la mère pendant la grossesse, selon certaines caracténstiques soclo-démographiques, EMMUS-II H~ffti 1994/95 Nombre d'injections ant~tétamques Effectif NSP/ de Caractéristique 0 1 2 ou + ND Total naissances Age de la mère à la naissance < 20 32,2 16,7 50,7 0,5 100,0 464 20-34 30,9 17,1 50,8 1,3 100,0 2489 35 ou plus 42,1 14,1 42,7 1,0 100,0 671 Rang de naissance ] 25,7 15,4 57,8 1,2 100,0 818 2-3 31,0 16,9 51,2 1,0 100,0 1 192 4-5 34,2 18,8 45,9 1,2 100,0 793 6 ou plus 42,8 14,8 41,2 1,2 100,0 821 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 30,7 10,8 56,1 2,4 100,0 709 Autres villes 20,6 18,3 59,7 1,5 100,0 464 Ensemble urbain 26,7 13,8 57,5 2,0 100,0 1 173 Rural 36,2 17,8 45,3 0,7 100,0 2451 Niveau d'instruction Aucun 41,4 16,4 41,2 1,0 100,0 1 768 Alphabétlsatlon/Primaire 25,5 17,7 55,6 1,2 100,0 1 435 Secondaire ou plus 24,4 12,4 61,7 1,5 100,0 421 Ensemble des naissances 33,1 16,5 49,3 1,1 100,0 3 624 Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. Alors que les naissances de l'Aire Métropolitaine et celles des Autres Villes bénéficient à peu près autant de soins prénatals (respectivement, 82 et 83 pour cent), il est intéressant de noter que la couverture vaccinale antitétanique est beaucoup plus importante dans les Autres Villes (78 pour cent) que dans la capitale (67 pour cent). Les naissances en milieu rural restent les moins bien protégées : pour seulement 63 pour cent d'entre elles, les mères ont reçu une dose ou plus de vaccin pendant la grossesse. En ce qui concerne le niveau d'instruction, les naissances issues de mères ayant fréquenté l'école sont beaucoup plus protégées (74 pour cent pour le niveau secondaire ou supérieur et 73 pour cent pour le niveau primaire) que celles dont la mère n ' a aucune instruction (58 pour cent). Pour les femmes de niveau secondaire et celles de 1'Aire Métropolitaine, il faut noter un résultat assez surprenant : le niveau de vaccination (respectivement, 74 pour cent et 67 pour cent) est très largement inférieur à celui des consultations prénatales (respectivement, 94 pour cent et 82 pour cent). A l'inverse, pour les femmes du milieu rural et celles sans instruction, le niveau de vaccination (respectivement, 63 pour cent et 58 pour cent) est légèrement supérieur à celui des consultations prénatales auprès de personnel qualifié (respectivement, 61 pour cent et 53 pour cent). 7.1.3 Accouchement Parmi les naissances survenues au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, quatre sur cinq (80 pour cent) ont eu lieu à la maison et 20 pour cent dans un établissement sanitaire (Tableau 7.4). Le lieu 108 d'accouchement varie avec l'âge de la mère : la plus forte proportion de femmes qui accouchent dans un établissement sanitaire se retrouve chez les moins de 20 ans (27 pour cent) alors que 88 pour cent des naissances de mères de 35 ans et plus ont lieu à la maison. De même, le rang de naissance semble jouer un rôle important dans le choix du lieu d'accouchement puisque, dans 37 pour cent des cas, les naissances de rang 1 ont lieu dans un établissement sanitaire, contre 21 pour cent des naissances de rangs 2-3 et seulement 7 pour cent des naissances de rang 6 ou plus. En ce qui concerne le milieu de résidence, on constate que 50 pour cent des naissances de l'Aire Métropolitaine et 30 pour cent des naissances des Autres Vlles ont eu lieu dans un établissement sanitaire, contre seulement 9 pour cent de celles du milieu rural. Ceci pourrait s'expliquer par le fait que les parturientes du milieu rural font surtout appel aux matrones pour les assister à l'accouchement. Le niveau d'instruction de la femme semble jouer un rôle très important dans le choix du lieu d'accouchement puisque 63 pour cent des accouchements de femmes de niveau secondaire ont été effectués dans un établissement sanitaire, contre 23 pour cent pour les femmes du niveau primaire. Quant aux femmes sans instruction, plus de neuf sur dix (93 pour cent) accouchent à domicile. Les données du Tableau 7.4 montrent également que les naissances ayant donné lieu à des consultations prénatales ont lieu beaucoup plus fréquemment dans un établissement sanitaire que les naissances dont la mère n'a pas bénéficié de soins prénatals. Cependant, même parmi les femmes qui se sont rendu en consultation pendant la grossesse, une forte proportion continue à accoucher à domicile : 88 pour cent des femmes qui ont effectué une à trois consultations prénatales et 61 pour cent de celles qui ont eu quatre consultations ou plus. Tableau 7.4 Lieu de l'accouchement Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par lieu d'accouchement, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haai 1994/95 Etablissement sanitaire Effectif A la Autres/ de Caractéristique maison Public Privé Mixte Ensemble ND Total naissances Age de la mère à la naissance < 20 72,5 19,9 2,6 4,9 27,4 0,2 100,0 464 20-34 79,1 12,4 4,6 3,2 20,1 0,8 100,0 2 489 35 ou plus 87,7 8,7 1,3 1,8 11,8 0,6 100,0 671 Rang de naissance 1 62,9 24,6 7,3 4,8 36,8 0,3 100,0 818 2-3 78,2 12,4 4,7 3,9 21,0 0,8 100,0 1 192 4-5 86,6 7,9 1,6 3,0 12,5 0,9 100,0 793 6 ou plus 92,5 5,8 0,7 0,5 7,0 0,5 100,0 821 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 48,6 28,7 14,2 7,0 50,0 1,4 100,0 709 Autres villes 68,8 20,2 3,0 7,2 30,4 0,8 100,0 464 Ensemble urbain 56,6 25,4 9,8 7,1 42,3 1,2 100,0 1 173 Rural 91,0 6,6 0,8 1,2 8,6 0,4 100,0 2 451 Niveau d'instruction Aucun 92,8 5,0 0,7 0,9 6,6 0,6 100,0 1 768 AlphabétisationÆnmaire 77,0 16,0 2,0 4,6 22,6 0,4 100,0 1 435 Secondaire ou plus 34,9 33,6 22,1 7,6 63,3 1,8 100,0 421 Visites prénatales Aucune 94,8 3,8 0,1 0,7 4,5 0,7 100,0 1 053 1~3 88,0 8,7 1,0 1,9 11,5 0,4 100,0 1 243 4 ou plus 60,6 23,6 8,8 6,1 38,6 0,9 100,0 1 291 NSP/ND 50,0 19,6 19,1 11,3 50,0 0,0 100,0 37 Ensemble des naissances 79,8 12,7 3,7 3,1 19,5 0,7 100,0 3 624 Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. 109 Alors que 20 pour cent seulement des naissances ont lieu dans des établissements sanitaires, le Tableau 7.5 met en évidence que près de la moitié des accouchements (46 pour cent) ont bénéficié de l'assistance de personnel qualifié, représenté surtout par des matrones formées (26 pour cent), suivi des médecins (14 pour cent), et finalement des infirmières ou des auxiliaires (6 pour cent). Cependant, une proportion à peu près identique de naissances (45 pour cent) ont été assistées par des matrones non formées. Enfin, 6 pour cent des accouchements ont eu lieu avec l'aide de parents ou d'amis et, dans 3 pour cent des cas, la mère était seule pour accoucher. Tableau 7.5 Assistance lors de l'accouchement Répartaion (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type d'assistance lors de l'accouchement, selon certaines caractérîstlques socio-démographiques, EMMUS-II Haiti 1994/95 Ensemble Effectif Infirmiére/ Matrone personnel Personnel parents/ de Caracténsuque Médecin Auxiha~re formée formé non formé Autres Personne Total naissances Age de la m~re à la naissance < 20 17,1 11,6 20,4 49,1 43,2 6,3 1,3 100,0 464 20-34 15,0 6,0 26,3 47,4 44,5 5,4 2,7 100,0 2489 35 ou plus 9,0 4,0 27,2 40,3 46,4 6,3 6,9 lû0,0 671 Rang de naissance 1 26,9 I I,I 20,5 58,5 36,3 4,1 1,0 100,0 818 2-3 15,4 6,9 25,2 47,5 44.9 5,2 2,4 100,0 I 192 4-5 9,0 4,7 27,9 41,6 50,0 5,0 3,4 100,0 793 6 ou plus 4,8 2,6 29,3 36,8 47,6 8,6 6,9 100,0 821 Milieu de résidence Aire M~tropohtaîne 43,9 7,6 15,4 66,9 25,2 3,0 4,9 100,0 709 Autres vdles 15,3 18,4 33,1 6@8 28,0 3,8 1,5 100,0 464 Ensemble urbain 32,6 11,9 22,4 66,9 26,3 3,3 3,6 100,0 1 173 Rural 5,4 3,7 27,3 36,4 53,5 6,8 3,2 100,0 2 45 I Niveau d'instruction Aucun 4,5 2,6 25,3 32,3 56,0 6,9 4,8 100,0 I 768 Alphabéusatlon/Primaire 15,3 8,8 28,9 53,1 39,8 5,0 2,0 100,0 I 435 Secondaire ou plus 51,2 14,1 16,4 81,7 14,0 2,9 1,4 100,0 42 I Visites prénatales Aucune 2,9 1,9 23,3 28,1 58,7 7,9 5,3 100,0 I 053 1à 3 7,1 5,3 31,1 43,5 47,4 6,0 2,9 100,0 1 243 4 ou plus 29,5 10,7 22,7 63,0 31,3 3,5 2,2 100,0 I 291 NSP/ND 37,9 16,9 18,6 73,4 20,9 5,7 0,0 100,0 37 Ensemble des naissances t 14,2 6,4 25,7 46,3 44,7 5,7 3,3 100,0 3 624 Note : Les données concernent les naissances de la pénode 0-59 mois pr~cédant l'enquête. S~ différentes personnes ont assisté l'accouchement, seule la plus quahfiée a dt~ prise en compte dans ce tableau. Y compris les "non-déternun6s" Du point de vue des caractéristiques socio-démographiques des femmes, on retrouve ici les mêmes différences que pour les soins prénatals et que pour le lieu d'accouchement (Graphique 7.2). Les naissances assistées par du personnel qualifié sont surtout celles des jeunes mères (48 pour cent pour celles de moins de 35 ans), celles de rang 1 (59 pour cent), celles du milieu urbain (67 pour cent), celles de mères de niveau secondaire (82 pour cent) et celles ayant bénéficié de soins prénatals (63 pour cent pour 4 visites ou plus). En outre, c'est aussi dans ces groupes que l'intervention du médecin est la plus fréquente. A l'opposé, les naissances qui se produisent le plus fréquemment avec la seule assistance de parents ou d'amis, voire sans 110 Graphique 7.2 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans nés avec l'assistance d'un professionnel de la santé HAITI AGE DE LA MERE < 20 a n s ] 20-34 a n s I 35 ans ou + I RESIDENCE Aire M~tro. Autres villes Rural~ ~~JS/~JJJJJ~/ffJfA Alphab./Primaire ~ ~JJ~ffJJJJJ/JJJ/JJJJJJJJJ/~J~/~ Secondaire ou + ~~fJfJJJJJJJ/J/J/JJJJJJf~JJ/JJJJJJJJJJJJJJJ/f////Jf~~l 0 20 40 50 80 100 Peu rcentage Note : Un médecin, une infirm~@re, une auxihalre ou une matrone formde. EMMUS-II 1994/95 aucune assistance, sont celles de mères de 35 ans et plus (13 pour cent), de rangs 6 ou plus (16 pour cent), du milieu rural (10 pour cent), de mères sans instruction (12 pour cent) et les naissances n'ayant donné lieu à aucune visite prénatale (13 pour cent). Lors de I'EMMUS-II, on a demandé aux femmes enquêtées qui avaient accouché au cours des 5 dernières années, si elles avaient accouché à terme ou prématurément, par césarienne ou non, quelle était la taille de leurs enfants à la naissance, et, dans le cas où l'enfant avait été pesé à la naissance, quel était son poids. Les résultats concernant ces caractéristiques de l'accouchement et du nouveau-né sont présentés au Tableau 7.6. Précisons tout d' abord que parmi les 3 624 naissances des 5 demières années, seulement 3 pour cent étaient des naissances multiples (donnée non présentée au tableau 7.6). La césarienne a été pratiquée pour moins de 2 pour cent des naissances survenues durant ces 5 demières années. Comme on pouvait s'y attendre, les césariennes sont plus fréquentes pour les naissances de rang 1 (3 pour cent), que pour celles de rangs supérieurs (2 pour cent pour les rangs 2-3 et moins de 1 pour cent pour les rangs supérieurs). Par ailleurs, les césariennes sont plus fréquemment pratiquées dans l'Aire Métropolitaine (5 pour cent) et chez les femmes ayant un niveau d'instruction élevé (9 pour cent) que pour toutes les autres catégories de femmes. Selon les déclarations des mères, la proportion de naissances prématurées est faible (légèrement supérieure à 2 pour cent). Les femmes de moins de vingt ans (5 pour cent), les primipares (4 pour cent), celles qui sont les plus instruites (5 pour cent), ou qui habitent l'Aire Métropolitaine (5 pour cent) accusent les plus forts pourcentages de prématurité. 111 Tableau 7.6 Caract6dstiques de l'accouchement : césafienne Tpr6maturité t poids et taille/~ la naissance Parmi les naissances survenues au cours des cinq années ayant pr6cé.d6 l'enqu&e, pourcentage de c6safiennes, pourcentage de naissances pr6maturées, répartztlon (en %) des naissances par poids et par taille (estimée par la m&e) de l'enfant å la naissance, selon certaines caracténsilques socio-d6mographiques, EMMUS-II Hzdti 1994/95 Pour- Potds Rla naissa~tce Taille à la ~atssatxce Pour- centage centage de nais- Plus Effectif de sances pent Moyen de césa- pr~ma- 2, kg NSP/ Trés que la ou NSP/ nms- Caract6ristique nennes turées <2. kg ou + ND Total peta moyenne gros ND Total sances Age de la mére ¢, la naissance Motos de 20 0,5 4,6 2,4 4,8 92,8 100,0 16,4 19,7 63,5 0,5 100,0 464 20-34 1,7 2,1 1,6 6,4 92,0 100,0 15,0 15,6 69,3 0,1 100,0 2489 35 ou plus 1,9 2,0 0,8 3,6 95,6 100,0 16,0 15,1 68,5 0,4 100,0 671 Rang de naissance 1 3,1 3,9 2,8 9,8 87,4 100,0 16,0 18,0 65,9 0,1 100,0 818 2-3 1,9 2,7 1,8 6,9 91,3 100,0 13,9 16,1 69,8 0,2 100,0 1 192 4-5 0,9 1,4 l,l 4,0 94,9 100,0 16,3 14,7 68,8 0,2 100,0 793 6 ou plus 0,1 1,4 0,5 1,4 98,1 100,0 16,1 15,4 68,3 0,3 100,0 821 Milieu de résidence Aire Métropohtaine 5,2 4.9 4,4 16.5 79.2 100.0 11,8 15.8 72.3 0,1 100.0 709 Autres villes 1.6 1.8 2.3 9,0 88,7 100.0 13.2 15,5 71.1 0.3 100,0 464 Ensemble urbain 3,8 3.7 3.5 13.5 82.9 100,0 12.4 15.7 71,8 0.2 100.0 1 173 Rural 0.5 1.8 0,6 1.9 97.5 100.0 16.8 16.3 66.7 0,2 100.0 2451 Niveau d'instruction Aucun 0.6 1,9 0.4 1.3 98.3 100.0 17.9 17.4 64.4 0.3 100,0 1 768 AlphabétlsaUon/Primaire 0.7 2.3 2.0 4,3 93.7 100.0 13.8 15,7 70.4 0.1 100,0 1 435 Secondaire ou plus 8,7 5.0 5.0 28.8 66,3 100,0 10.1 11.9 78,0 0.0 100.0 421 Ensemble 1,6 2.4 1.6 5.7 92,8 100,0 15.4 16,1 68,4 0,2 100.0 3624 Note ' Les données concernent les naissances de la p6r,ode 0 59 mois préc6dant l'enquéte. Seulement 7 pour cent des mères avaient un document attestant du poids de naissance de leurs enfants ou se rappelaient de ce poids. Cette proportion n'est que de 3 pour cent en zone rurale et de 2 pour cent pour les enfants de mères sans instruction, ces deux catégories de naissances étant celles qui se produisent le moins fréquemment dans un établissement sanitaire. Parmi les 7 pour cent d'enfants pour lesquels on dispose d'information, moins de deux pour cent seulement avaient un faible poids de naissance (moins de 2 500 grammes). Précisons que cette information est totalement biaisée dans la mesure où les rares enfants qui ont été pesés sont certainement ceux qui sont nés dans les meilleures conditions (en établissement sanitaire équipé) et qui sont aussi probablement issus de mères de couche sociale privilégiée. A la question très subjective sur la taille de leurs enfants à la naissance, 68 pour cent des femmes ont déclaré que leur enfant était moyen ou gros, 16 pour cent ont qualifié leur enfant de plus petit que la moyenne et, dans 15 pour cent des cas, les mères ont déclaré que leur enfant était très petit. Pour 7 pour cent des enfants, on dispose à la fois du poids à la naissance et de l'opinion de leur mère sur leur taille. En combinant ces deux types d'informations pour les 7 pour cent d'enfants, il est possible de déterminer quel est le pourcentage de chaque catégorie (moyen, plus petit que la moyenne et très petit) qui correspond à des poids faibles à la naissance (moins de 2 500 grammes). En appliquant cette classification à l'ensemble des enfants nés durant les 5 demières années et pour lesquels on connaît la taille d'après leur mère, on estimerait à 29 112 pour cent la proportion d'enfants de faible poids à la naissance (moins de 2 500 grammes). Bien qu'il ne s'agisse ici que d'une estimation très approximative qui nous semble exagérée et demanderait des investigations supplémentaires, ce resultat paraît plus réaliste que celui (2 pour cent) concernant les seuls enfants qui ont ét~ pesés. 7.2 VACCINATION Des données sur la couverture vaccinale de tous les enfants nés au cours des 5 années ayant précédé l'enquête ont ~té collectées pour permettre une évaluation du programme de vaccination. Selon les recommandations de l'OMS, pour être complètement vacciné, un enfant doit recevoir le BCG (contre la tuberculose), trois doses de DTPer (contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche), trois doses de vaccin antipoliomyélitique et le vaccin contre la rougeole. Le BCG est donné à la naissance, la première dose de DTPer et de Polio est donnée à partir de six semaines et les deux autres doses à un mois d'intervalle chacune, et le vaccin contre la rougeole est administré à partir de neuf mois. De plus, une dose 0 du vaccin contre la polio a été introduite en Haïti en 1991, dans le cadre de l'éradication de cette maladie. Selon les recommandations de l'OMS, l'ensemble de ces vaccins doit être reçu avant l'âge de I an et, pour cette raison, les résultats sur la couverture vaccinale sont présentés ici pour l'ensemble des enfants de 12-23 mois. Selon les recommandations de l'OMS (OMS, 1991), les données sur la vaccination ont été collectées de deux façons différentes. Lorsque la mère disposait de carte de vaccination (47 pour cent des cas pour les enfants de 12 à 23 mois), l'enquêtrice recopiait les informations de la carte. Dans le cas où la mère ne disposait pas d'un tel document (soit elle ne l'avait jamais eu, soit il n'était pas disponible au moment de l'enquête, soit elle 1'avait perdu), on lui demandait si son enfant avait reçu le BCG (caractérisé par la cicatrice que laisse généralement la vaccination), le vaccin contre la polio (y compris le nombre de doses) administré sous forme de gouttes, et celui contre la rougeole. Pour les enfants ne disposant pas d'enregistrement écrit, on ne posait pas de question sur le DTPer mais, cette vaccination étant normalement effectuée en même temps que la polio, on suppose que la couverture est la même que celle de la polio. Au Tableau 7.7 et au Graphique 7.3 sont présentés les résultats de la couverture vaccinale selon les différentes sources d'information : la carte de vaccination, les déclaration de la mère ou les deux. Dans près d'un cas sur deux (47 pour cent), les données relatives à la couverture vaccinale proviennent des cartes de vaccination et pour les autres cas (53 pour cent) des déclarations des mères. Près des trois quarts des enfants de 12-23 mois (73 pour cent) avaient reçu le BCG au moment de l'enquête : 42 pour cent selon la carte de vaccination et 32 pour cent selon les déclarations de la mère. Les résultats sur les doses 1,2 et 3 de DTPer sont sensiblement les mêmes que celles concernant la Polio. On constate que pour ces deux types de vaccinations, la couverture diminue progressivement avec les doses : alors que plus de deux enfants sur trois ont reçu la première dose de Polio ou de DTPer (75 pour cent), deux enfants sur trois ont reçu la deuxième dose (62 pour cent) et seulement deux enfants sur cinq ont reçu la troisième dose (41 pour cent). Le taux de déperdition ~ entre la première et la troisième dose est très élevé : 45 pour cent pour les deux vaccins. On constate par ailleurs que la proportion d' enfants ayant reçu la dose 0 de Polio est encore très faible puisqu'elle n'atteint que 7 pour cent. La couverture vaccinale contre la rougeole (48 pour cent) est plus élevée que celle correspondant à la troisième dose de polio et de DTPer alors que, d'après le calendrier vaccinal, la vaccination contre la rougeole intervient après les troisième doses de polio et de DTPer. Dans le cadre du Programme élargi de Vaccination (PEV), c'est contre la tuberculose que les enfants sont le mieux vaccinés (73 pour cent), puis contre la rougeole (48 pour cent), et enfin contre la polio et le DTPer (41 pour cent pour la troisième dose). i Le taux de d6perdition pour la polio, par exemple, est la proportion d'enfants qui, ayant reçu la première dose du vaccin, ne reçoivent pas la troisième. 113 Tableau 7.7 V a c c i n a t i o n s selon les sources d ' i n f o r m a t i o n P o u r c e n t a g e d ' e n f a n t s de 12-23 mois ayant reçu chaque vaccination spécifique, quel que soit l ' å g e à la vaccination, selon q u e l ' i n f o r m a t i o n provienne d ' u n e carte de vaccmation ou de la d6claration de la m~re, et pourcentage de ceux qui o n t été vaccinés avant l ' å g e de 12 moxs, E M M U S - I I HaJti 1994/95 DTPer Polio Effectif Source d'information BCG 1 2 3 0 1 2 3 Rougeole Toutes I Aucune d'enfants Vaccln(~s il n'importe quel åge avant l'enquête Selon la carte de vaccination 41,7 44.6 37,6 29.5 7,3 45,3 38,1 29,5 29.5 21,6 0,0 667 Selon la d6claratton de la m~oe 31,6 30.1 24,3 11,9 0,0 30.1 24.3 I 1,9 18,4 8.6 19,6 667 Selon les deux sources 73,4 74.7 61,9 41,4 7,3 75,4 62,4 41,4 47.9 30,2 19,6 667 Vaccin~s avant F i g e de 12 mois 67,5 70.2 54,8 33,5 6,9 70,0 55,2 33,8 30,6 18,7 24,7 667 Note : On suppose que le taux de couverture du DTPer pour les enfants sans carnet de vaccination est le m~me que celui de la poho quand la m~re a d6clar~ que l'enfant avatt ~t6 vaccine contre la poho. Chez les enfants pour lesquels l'information est basæe sur la d*claration de la m~re. on a suppos6 que la proportion de vaccms reçus durant leur première année de vie ætmt la m6me que chez C¢~UX ~,~ta£tt ',lP.~ çai'l.e~ de vac..ç:ln&t~on, t Enfants complêtement vaccinês (c'est-h-dire ceux qm ont reçu le BCG, la rougeole, les trots doses de DTPer et de polio, non compris polio 01. Graphique 7.3 Vaccinations des enfants de 12-23 mois selon le type de vaccin et la source d'information Pourcentage 1 O0 80 60 40 20 0 BCG 1 2 3 0 1 2 3 Rougeole Toutes Aucune DTPer Polio du PEV EMMUS-II 1994/95 114 Parmi les enfants de 12-23 mois, moins d'un enfant sur trois (30 pour cent) est complètement vaccin~ contre les maladies du PEV (non compris Polio 0). Ce faible pourcentage est dQ, en grande partie, à la déperdition de la couverture de la polio et du DTPer. En outre, 19 pour cent de l'ensemble des enfants, ou encore 62 pour cent des enfants complètement vaccinés (19 pour cent par rapport à 30 pour cent) l'ont été avant l'âge de 1 an, c'est-à-dire conformément au calendrier vaccinal recommandé. A l'opposé, un enfant sur cinq (20 pour cent) n'a reçu aucun de ces vaccins. La couverture vaccinale varie selon les caractéristiques de l'enfant et celles de la mère (Tableau 7.8). Elle est plus élevée chez les enfants de sexe féminin pour tous les vaccins et 33 pour cent des filles sont complètement vaccinées contre 28 pour cent des garçons. D'autre part, on constate que la couverture vaccinale diminue avec le rang de naissance : 40 pour cent des enfants de rang 1 sont complètement vaccinés, contre 33 pour cent des rangs 2-3, 25 pour cent des rangs 4-5 et 22 pour cent des enfants de rangs 6 et plus. Tableau 7.8 Vaccinations selon les caractrristiques socio-démographiques Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu chaque vaccination sp6cifique (selon la carte de vaccination ou les déclarations de la mère) et pourcentage de ceux pour lesquels une carte de vaccination a été présenté å l'enqu&rice, par caractéristiques socio-démograpbiques, EMMUS-I/ Haïn 1994/95 Pourcentage avec DTPer Poho carnet Rou- vacc~- Effectif Caractéristique BCG I 2 3 0 1 2 3 geole Toutes I Aucune nanon d'enfants Sexe Masculin 71,3 70,5 58,8 373 7,8 71,7 59,4 38,4 43,6 27,8 21,3 44,0 344 F6mmm 75,5 79,2 65,3 45,3 6,7 79,2 65,6 44,6 52,6 32,8 17,9 49,9 323 Rang de naissance 1 81,9 87,0 70,6 52,2 9,5 87,7 72,1 52,2 59,0 39,7 9,5 52,3 148 2-3 75,3 76,4 61,9 41,4 6,2 75,9 62,9 42,4 50,7 33,3 18,8 42,8 215 4-5 71,3 70,4 59,7 38,4 7,9 71,9 59,7 37,7 44,6 25,4 21,4 52,3 139 6 ou plus 64,9 65,1 56,0 34,2 6,1 66,4 55,4 33,6 37,1 21,7 28,5 42,5 164 Milieu de résidence Aire M6tropolaaine 83,7 87,9 78,0 52,5 9,9 87,9 78,0 52,5 58,9 38,3 8,5 52~5 141 Autres vdles 86,4 80,6 68,9 47,6 7,8 80,6 68,9 47,6 58,3 41,7 12,6 43,7 79 Ensemble urbain 84,7 85,3 74,8 50,7 9,2 85,3 74,8 50,7 58,6 39,5 10,0 49,3 219 Rural 67,8 69,5 55,6 36,8 6,3 70,5 56,3 36,8 42,7 25,6 24,4 45,6 447 Niveau d'instruction Aucun 64,9 66,9 55,5 36,0 4,6 68,3 55,5 35,3 41,7 24,1 26,3 43,1 308 Alphabrnsat~on/Pdrnmre 76,8 78,3 64,4 42,2 7,2 77,9 65,2 42,6 50,1 32,3 17,3 48,6 268 Secondaire ou plus 91,7 90,5 76,5 57,2 16,3 91,7 77,7 58,4 62,6 44,9 4,0 54,6 90 Ensemble des enfants 73,4 74,7 61,9 41,4 7,3 75,4 62,4 41,4 47,9 30,2 19,6 46,8 667 Note ' On suppose que le taux de couverture du DTPer pour les enfants sans carie de vaccination est le méme que celm de la polio quand la m+re a déclar~ que l'enfant avait ~t6 vaccin~ contre la polio, 1 Enfants complètement vaccmrs (c'est-h-dire ceux qui ont reçu le BCG, la rougeole, les trois doses de DTPer et de poho, non compris poho 0) Les différences entre les milieux de résidence sont très intportantes (Graphique 7.4) : 40 pour cent des enfants en milieu urbain ont reçu tous les vaccins contre seulement 26 pour cent en milieu rural. Près du quart des enfants en milieu rural (24 pour cent) n'ont reçu aucun vaccin contre seulement 10 pour cent en milieu urbain. Ces écarts s'expliquent par l'accessibilité et la disponibilité des services de santé. En outre, il faut souligner le fait que les enfants des Autres Villes sont plus fréquemment vaccinés que ceux de la capitale (42 pour cent contre 38 pour cent), par contre la proportion de ceux qui n'ont reçu aucun vaccin est plus élevée dans les Autres Villes (13 pour cent) que dans l'Aire Métropolitaine (9 pour cent). 115 Graphique 7.4 Pourcentage d'enfants 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination HAITI ] RESIDENCE Aire Métro. Z Autres villes ----7 Rural ] INSTRUCTION Aucun( Alphab./Primair~ ] Secondaire ou -7 7 T r 1- • • 1- • 5o 40 30 20 10 10 20 30 40 50 Pourcentage Note : Informations selon la carte de vaccination ou les d~clarations de la mitre. EMMUS-II 1994/95 L'instruction de la mère semble jouer un róle important dans la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois : 92 pour cent des enfants de femmes de niveau secondaire ou supérieur ont reçu le BCG, près de trois sur cinq ont reçu les 3 doses de Polio (58 pour cent) et de DTPer (57 pour cent), 63 pour cent ont reçu le vaccin contre la rougeole et 45 pour cent sont complètement vaccinés. Les proportions d'enfants vaccinés sont plus faibles lorsque la mère est de niveau d'instruction primaire (32 pour cent sont complètement vaccinés) et la couverture vaccinale diminue encore plus lorsque la mère n'a aucune instruction : moins du quart de ces enfants sont totalement protégés (24 pour cent). Les données sur la vaccination ayant été collectées pour tous les enfants de moins de cinq ans, on peut évaluer rétrospectivement les tendances de la couverture vaccinale avant l'âge de 12 mois pour les quatre années ayant précédé l'enquête à partir des données concemant les enfants de 12-23, 24-35, 36-47 et 48-59 mois à l'enquête. Le Tableau 7.9 présente ces taux de couverture vaccinale d'après la carte de vaccination ou les déclarations de la mère. Les différentes valeurs ont été calculées à partir des dates de vaccination figurant sur la carte; dans les cas où les dates de vaccination étaient inconnues, par exemple lorsque l'information provenait des seules déclarations de la mère, on a supposé que ces enfants avaient été vaccinés selon un calendrier similaire à celui des enfants disposant de dates sur la carte. Figurent également au Tableau 7.9 les proportions d'enfants de chaque âge pour lesquels un carnet de vaccination a été montré à l'enquêtrice. Pour l'ensemble des enfants de 1-4 ans, une carte de vaccination a ét~ présentée à l'enquêtrice dans 44 pour cent des cas. Par ailleurs, 63 pour cent des enfants de 12-59 mois ont reçu le BCG avant l'âge de 1 an, 27 pour cent ont reçu les trois doses de polio, 26 pour cent ont reçu les trois doses de DTPer, 25 pour cent ont été vaccinés contre la rougeole et 15 pour cent ont été protégés contre toutes les maladies-cible du PEV. A l'opposé, 37 pour cent des enfants de 1-4 ans n'ont reçu aucune vaccination avant l'âge de 12 mois. 116 Tableau 7.9 Vaccinations avant l'âge de 12 mois Pourcentage d'enfants âg6s de 1 å 4 ans pour lesquels une carte de vaccinations a êtê montrê å l'enquêtrice, et pourcentage de ceux qui ont reçu, avant Fige de 12 mois, le BCG, le DTPer, les vaccins contre la polio et contre la rougeole, par âge actuel de l'enfant, EMMUS-II Hglti 1994/95 Age actuel de l'enfant en mois Enfants 12-59 12-23 24-35 36-47 48-59 mois Carte de vaccination montré â l'enquêtrlce 46,8 46,5 42,1 38,3 43,5 Pourcentages d'enfants vacdnés avant l'âge de 12 mois 1 BCG 67,5 67,7 56,5 61,1 63,1 DTPer 1 70,2 59,7 49,8 51,9 57,9 DTPer 2 54,8 43,1 38,8 40,1 44,3 DTPer 32 33,5 27,1 19,9 23,5 26,0 Polio 0 6,9 6,4 4,2 3,6 5,3 Polio 1 70,0 60,9 50,2 51,7 58,2 Polio 2 55,2 45,5 40,3 40,5 45,4 Polio 3 33,8 28,1 21,0 24,7 26,9 Rougeole 30,6 30,0 18,5 21,9 25,2 Toutes les vaccinations 3 18,7 18,6 9,4 14,9 15,3 Aucune vaccina~on 24,7 34,5 46,2 42,8 37,0 Effectif d'enfants 667 617 666 633 2583 J L'information a êt6 obtenue soit ~t partir de la carte de vaccinations, soit å parttr des déclarations de la mêre quand 11n'y avait pas d'enregistrement écrit. On suppose que, chez les enfants pour lesquels l'information est basée sur la d~claration de la mère, la proportion de vaccins reçus durant la premii~re année de vie est la même que chez ceux ayant une carte. 2 On suppose que le taux de couverture du DTPer pour les enfants sans carte de vaccination est le même que celui de la polio quand la mère a déclaré que l'enfant avait 6t6 vaccin6 contre la poho. 3 Enfants complètement vaccinés (c'est-~-dtre ceux qui ont recu le BCG, la rougeole, les trois doses de DTPer et de polio). Des enfants les plus âgés (48-59 mois) aux enfants les plus jeunes (12-23 mois), la proportion de ceux pour lesquels une carte de vaccination a été montrée à l'enquêtrice augmente, passant de 38 pour cent à 47 pour cent. De même, quel que soit le type de vaccin, on observe une légère augmentation des taux de couverture vaccinale avant 1'âge de 1 an entre les enfants les plus âgés et les plus jeunes, les taux passant de 61 à 68 pour cent pour le BCG, de 22 à 31 pour cent pour la rougeole et de 25 à 34 pour cent pour les troisièmes doses de polio et de DTPer (Graphique 7.5). La proportion des enfants complètement vaccinés dans la première année de vie est passée de 15 à 19 pour cent. Les plus grands progrès paraissent avoir été faits dans la vaccination contre la rougeole pour laquelle la couverture a augmenté de 40 pour cent. On notera également que, malgré l'amélioration d'ensemble, il semblerait y avoir eu une dégradation de la couverture vaccinale 117 Graphique 7.5 Couverture vaccinale des enfants avant l'âge de 12 mois de 1990-91 à 1993-94 Pourcentage I~BCG i 80 ¸ [] Rougeole [] DTPer3 60 [] Polio 3 []Tous vaccins du PEV 40 ~°| 0-- 1990-91 1991-92 1992-93 1993-94 EMMUS-II 1994/95 pour les enfants de 36-47 mois par rapport à ceux de 48-59 mois : ces enfants, pour être vaccinés avant l'âge de 12 mois aurait dû l'être en 1991-1992. Cette diminution de la couverture vaccinale est en rapport avec la non-disponibilté des vaccins consécutive aux troubles politiques de septembre 1991. Ces résultats qui mettent en évidence une amélioration de la couverture vaccinale confirment ce qui ressort de la comparaison des résultats de I'EMMUS-II et de ceux de I'EMMUS-I. Au cours de l'enquête de 1987, la couverture vaccinale n'a été mesurée qu'à partir des cartes de vaccinations, aussi ne peut-on comparer ces résultats qu'à ceux de l'enquête actuelle concernant seulement les enfants pour lesquels une carte a été montrée à l'enquêtrice. Ainsi, parmi les enfants de 12 à 23 mois, entre 1987 et 1994, la couverture vaccinale serait passée de 22 pour cent à 30 pour cent pour le DTPer3, de 23 pour cent à 30 pour cent pour la Polio3 et de 26 pour cent à 29 pour cent pour la rougeole. Les données sur le BCG ne sont pas directement comparables puisque, pour I'EMMUS-I, la couverture était calculée en tenant compte de la carte et de la cicatrice, ce qui n'est pas le cas pour I'EMMUS-I1. 7.3 VITAMINE A A la suite d'une enquête nationale conduite en 1975 qui avait mis en évidence que l'avitaminose A était un problème de santé publique en Hafti (Toureau et al., 1976), un programme de lutte contre cette carence est en cours d'exécution depuis 1977. Ce programme a comme composantes l'éducation, la distribution de capsules de Vitamine A aux personnes à risque et le traitement des cas. La distribution est destinée principalement aux enfants et aux femmes qui allaitent. Les enfants de 6 mois à 6 ans reçoivent une capsule tous les quatre mois et les femmes qui allaitent une capsule dans les trente premier jour de la période post-partum. 118 L'EMMUS-II a recueilli des données sur les enfants de moins de cinq ans ayant reçu de la Vitamine A dans les 12 mois ayant précèdé l'enquête. Comme pour la vaccination, les données ont été collectées de deux façons différentes : soit retranscrites à partir de la carte chemin la santé de l'enfant produite par la mère, soit enregistrées à partir de la déclaration de la mère à qui l'on montrait une capsule de Vitamine A avant de lui demander si son enfant en avait reçue. Au Tableau 7.10 sont présentés les résultats de couverture pour au moins une dose de Vitamine A selon les différentes sources d'information : la carte chemin la santé, les déclarations des mères ou les deux sources. Parmi les enfants de moins de 5 ans, 15 pour cent ont reçu de la Vitamine A d' après les cartes chemin la santé et 22 pour cent en ont reçu d'après les déclarations des mères. Au total, 37 pour cent des enfants de moins de cinq ont reçu au moins une dose de Vitamine A dans les douze mois précédant l'enquête. Etant donné que pour les enfants de moins d'un an la probabilité d'avoir reçu de la Vitamine A pendant les 12 mois avant l'enquête est faible, voire nulle pour les plus jeunes, le résultat précédent est en partie biaisé. Aussi a-t- on fait la distinction entre les enfants de moins d'un an et ceux de 1-4 ans. On constate alors que parmi les enfants de moins d'un an, un sur cinq seulement (19 pour cent) a reçu au moins une dose de Vitamine A, alors que, pour les enfants de 1-4 ans, ce taux atteint 42 pour cent. Tableau 7.10 Vaamine A Pourcentage d'enfants de moins de I an, de 1-4 ans et de moins de cinq ans ayant reçu au moins une dose de vitamine A au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête d'apri~s la carte et les d~laratmns de la mère, selon certaines caractéristiques, EMMUS-II HaRi 1994/95 Ensemble Ensemble Effectif enfants de enfants de Ensemble d'enfants de Selon Selon la moins de moins de enfants de motos de Caractéristique la carte m~re 5 ans 1 an 1~. ans 5 ans Age de l'enfant < 6 mois 3.6 4.2 7.9 7.9 328 6-11 mois 17.6 11.2 28.8 28.8 - 353 12-23 mois 22.0 21.8 43.8 43.8 667 24-35 mois 18.1 22.9 41.0 41,0 617 36-47 mois 14.2 26.5 40.6 40.6 666 48-59 mois 12.0 30.9 42.8 42.8 633 Sexe Masculin 15.1 21.1 36.2 17.5 41,4 1 662 F6minin 15.7 22.6 38.3 20.1 42.8 1 603 Rang de naissance 1 14,0 23,7 37,7 15,0 43,1 715 2-3 14,1 22,6 36,7 20,0 41,2 1 089 4-5 17,9 20,7 38,6 19,9 43,5 722 6 ou plus 16,2 19,9 36,2 18,9 41,0 740 Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 17,9 24.8 42.7 23.3 47.1 629 Autres villes 15,2 29.1 44.3 28.3 47,5 412 Ensemble urbain 16,8 26.5 43.3 25.2 47,3 1 041 Rural 14,7 19,6 34.3 16.3 39.5 2 224 Niveau d'instruction Aucun 14,9 17,7 32,7 14,0 37,5 1 584 AIphab~t~satlon/Primaire 16,3 24,7 41,0 24,3 45,6 1 291 Secondaire ou plus 14.2 28,9 43.0 18,8 48.9 390 Ensemble des enfants 15.4 21.8 37.2 18.7 42,1 3 265 Note . Les données concernent les naissances de la l~node 0-59 mo~s précédant l'enquéte 119 Pour l'analyse des différences de couverture selon les caractéristiques socio-démographiques, on a retenu la population des enfants de 1-4 ans. On constate alors que le niveau de couverture ne vade qu'assez peu selon l'âge, le sexe et le rang de naissance de l'enfant, passant d'un minimum de 41 pour cent à un maximum de 44 pour cent. Par contre, les différences entre les milieux de r6sidence sont assez importantes (Graphique 7.6) : 47 pour cent des enfants de l'Aire Métropolitaine et 48 pour cent de ceux des Autres Villes ont reçu de la Vitamine A, contre 40 pour cent en milieu rural. L'instruction de la mère semble jouer un rôle important dans le pourcentage des enfants ayant reçu de la Vitamine A. Les plus forts pourcentages se retrouvent parmi les enfants de femmes de niveau secondaire ou supérieur (49 pour cent), suivis de ceux de femmes de niveau primaire (46 pour cent) et de ceux de femmes n'ayant aucune instruction (38 pour cent). Graphique 7.6 Pourcentage d'enfants de 1-4 ans ayant reçu de la Vitamine A au cours des 12 mois avant l'enquête HA[TI~ RESIDENCE Aire Mêtro. Autres villes~ Rural~ INSTRUCTION Aucune Alphab./Primaire~ / Secondaireou + 10 20 30 40 50 60 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 7.4 M A L A D I E S DES E N F A N T S 7.4.1 Infections respiratoires aiguës et fièvre Les infections respiratoires aiguës et particulièrement la pneumonie constituent l'une des principales causes de mortalité des enfants dans les pays en voie de développement et, en particulier, en Haïti (voir Chapitre 10 - Causes de décès des enfants). Pour évaluer la prévalence de ces infections, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient souffert de toux pendant les deux semaines ayant précédé l'enquête et, si c'était le cas, on demandait alors si la toux avait été accompagnée d'une respiration courte et rapide. Le Tableau 7.11 montre que 20 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont souffert de toux et de respiration rapide pendant les deux semaines ayant pr6cédé l'enquête. 120 Tableau 7.11 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës et de la fiêvre Pourcentage d'enfants de motos de cinq ans qui ont eu de la fièvre et pourcentage de ceux qui ont souffert de toux et de respiration courte et rapide au cours des deux semaines ayant pr6c6dd l'enquête, selon certaines caractêristiques socio-d6mographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Infections respJratolres aiguës (IRA) Pourcentage d'enfants Parmi avec toux les enfants Pourcentage et respira- avec IRA, d'enfants Uon courte % menés en ayant eu Effectif Caractéristique et rapide consultation la fiêvre d'enfants Age de l'enfant < 6 mois 22,6 24,4 31,5 328 6-11 mois 26,0 33,7 57,2 353 12-23 mois 25,9 33,6 49,8 667 24-35 mois 18,1 28,9 41,3 617 36-47 mois 16,7 16,4 32,4 666 48-59 mois 15,4 23,3 30,1 633 Sexe Masculin 19,9 29,6 39,9 1 662 Fêminin 20,4 25,1 39,7 I 603 Rang de naissance 1 18,3 32,4 36,0 715 2-3 23,4 31,1 40,5 I 089 4-5 19,1 26,8 38,9 722 6 ou plus 18,3 I6,0 43,2 740 Milieu de résidence Aire Mêtropolitaine 18,3 39,1 33,5 629 Autres villes 20,0 37,0 40,4 412 Ensemble urbain 18,9 38,3 36,2 1 041 Rural 20,8 22,7 41,5 2 224 Niveau d'instruction Aucun 19,4 19,9 42,9 1 584 Alphabdtisatlon/Primalre 22,6 28,6 38,6 1 291 Secondaire ou plus 15,1 60,4 31,1 390 Ensemble des enfants 20,2 27,4 39,8 3 265 Note : Les donn6es concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enqu6te. Ces symptômes affectent les enfants de tous les âges mais, en particulier, les plus jeunes (Graphique 7.7). En effet, la prévalence des infections respiratoires aiguës est de 23 pour cent chez les enfants de moins de 6 mois et de 26 pour cent chez les enfants de 6-11 mois et de 12-23 mois. Ces infections ont un peu moins frappé les enfants plus âgés, le niveau de prévalence diminuant progressivement avec l'augmentation de l'âge. De 26 pour cent jusqu'à 23 mois, il passe à 18 pour cent chez les enfants de 24-35 mois et atteint 15 pour cent chez ceux de 48-59 mois. Alors qu'on n'observe aucune différence entre les sexes, il apparaît que les enfants des rangs 2-3 présentent plus souvent ces symptômes (23 pour cent) que les enfants des autres rangs. Du point de vue de la résidence, ce sont les enfants vivant en milieu rural qui sont les plus touchés (21 pour cent), suivis de ceux des Autres Villes (20 pour cent) et de ceux l'Aire Métropolitaine ( 18 pour cent). Le niveau d'instruction de la mère semble avoir une influence assez particulière sur la prévalence de la toux puisque ce sont les enfants de femmes de niveau d'instruction primaire qui sont les plus touchés (23 pour cent), suivis de ceux de mères sans instruction (19 pour cent) et des enfants des femmes les plus instruites (15 pour cent). 121 Graphique 7.7 Prévalence des infections respiratoires aiguës (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge GROUPE D'AGES Motos de 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 1 48-59 m o i s ] ENSEMBLE i i 10 20 30 40 50 60 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 Seulement 27 pour cent des enfants présentant les symptômes de toux et de respiration courte et rapide ont été conduits en consultation dans un établissement sanitaire au cours de leur maladie et la fréquentation des établissements de soins diffèrent beaucoup selon les caractéristiques socio-démographiques des enfants et de leur mère. Les enfants de 6-23 mois, qui sont aussi les plus atteints, sont conduits en consultation en plus forte proportion (34 pour cent) que leurs aînés et que les enfants de moins de 6 mois. Il en est de même pour les enfants de sexe masculin (30 pour cent) et pour ceux de premiers rangs (31 pour cent pour les rangs 1-3) qui fréquentent davantage les établissements sanitaires que ceux de sexe féminin (25 pour cent) et de rangs élevés (16 pour cent pour les rangs 6 et plus). Par ailleurs, ce sont les enfants de milieu urbain (38 pour cent), ceux dont la mère est de niveau secondaire ou plus (60 pour cent) qui sont conduits les plus fréquemment en consultation pendant leur maladie. A l'inverse, seulement 23 pour cent des enfants du milieu rural et 20 pour cent de ceux nés de mères sans instruction ont été conduits en consultation. La fièvre est un symptéme majeur des maladies fréquentes en Ha'/ti, parmi lesquelles les infections respiratoires aiguës, la rougeole et la malaria, qui sont la cause de nombreux décès d'enfants (voir Chapitre 10 - Causes de décès des enfants). Le Tableau 7.11 montre que, parmi les enfants de moins de 5 ans, deux enfants sur cinq (40 pour cent) ont eu la fièvre dans les deux semaines ayant précédé l'enquête. La prévalence de la fièvre est particulièrement élevée chez les enfants de 6-11 mois (57 pour cent) et ceux de 12-23 mois (50 pour cent) (Graphique 7.7). Comme pour les infections respiratoires, on ne constate pas de différence par sexe mais, selon le rang de naissance, les enfants de rangs 6 ou plus (43 pour cent) semblent plus touchés que les autres. Les enfants du milieu rural (42 pour cent) et ceux des Autres Villes (40 pour cent) sont beaucoup plus atteints de fièvre que ceux de l'Aire Métropolitaine (34 pour cent). Enfin, on constate que la prévalence de la fièvre diminue chez les enfants dont la mère a un niveau d'instruction élevé : 43 pour cent pour les enfants dont la mère n' a aucune instruction ont eu de la fièvre, contre 39 pour cent quand la mère a un niveau primaire et 31 pour cent chez les enfants de mères de niveau secondaire ou plus. 122 7.4.2 Diarrhée Tableau 7.12 Prêvalence de la diarrhée Les maladies diarrhéiques sont très Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans ayant eu la diarrhêe et fréquentes en Hff/ti et la déshydratation qui peut pourcentage de ceux ayant eu la diarrh~ avec pl'~sence de sang dans les selles durant les deux semaines ayant préc&16 l'enquête, s'ensuivre est une des principales causes de selon certaines caractéristiques socio-dæmographiques, EMMUS-II décès d'enfants en Haïti (voir Chapitre 10 - Haïti 1994/95 Causes des décès d'enfants). Depuis plus d'une Diarrhée durant décennie, suivant les recommandations de les 2 semaines l'OMS pour lutter contre les effets de la précédant l'enqu~.te déshydratation, Haïti, comme de nombreux pays Avec sang en développement, s'est engagé dans un Toute dans Effectif programme de Traitement de Réhydratation par Caractæristique diaïxh~e selles d'enfants voie Orale (TRO), en conseillant l'utilisation soit d'une solution préparée à partir du contenu de Age de l'enfant (mots) <6 29,5 3,4 328 sachets de Sels de Réhydratation par voie Orale 6-11 48,7 5,3 353 (SRO) ou Sérum Oral, soit d'une solution 12-23 42,8 5,1 667 préparée à la maison avec de l'eau, du sucre et 24-35 28,4 3,7 617 36-47 13,2 1,4 666 du sel. 48-59 12,2 1,4 633 Sexe Au cours de I'EMMUS-/I, on a demandé Masculin 28,6 3,4 1 662 aux mères si leurs enfants avaient eu la diarrhée F6minin 26,1 3,0 1 603 au cours des 2 semaines précédant l'enquête, si Rang de naissance elles connaissaient et avaient utilisé la TRO et ce 1 25,3 1,9 715 qu'elles avaient fait d'autre pour traiter la 2-3 27,7 3,6 1 089 4-5 26,3 3,3 722 diarrhée. 6 ou plus 30,0 3,8 740 Milieu de résidence Le Tableau 7.12 fait apparaître que 27 Aire M~tropolitaine 27,5 2,7 629 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont Autres villes 26,3 1,7 412 eu un ou plusieurs épisodes diarrhéiques dans les Ensemble urbain 27,0 2,3 1 041 Rural 27,6 3,6 2 224 deux semaines ayant précédé l'enquête. En outre, parmi ces enfants, 12 pour cent (3 pour Niveau d'instruction Aucun 28,0 2,8 1 584 cent par rapport à 27 pour cent) ont eu du sang Alphabétisation/Primaire 28,6 4,1 1 291 dans les selles ce qui est, le plus souvent, un Secondaire ou plus 20,8 1,8 390 symptôme de dysenterie. Ensemble des enfants 27,4 3,2 3 265 La prévalence de la diarrhée augmente Note : Les donnêes concernent les naissances de la pêriode 0-59 avec l'âge pour atteindre un maximum de 49 mois prêc~dant l'enquête. pour cent à 6-11 mois, diminue légèrement à 43 pour cent à 12-23 mois, puis chute fortement jusqu'à 12 pour cent à 48-59 mois (Graphique 7.8). En outre, on observe la même tendance pour les diarrhées accompagnées de sang. Ces r6sultats sont très certainement liés aux conditions dans lesquelles est faite l'introduction d'aliments de complément dans l'alimentation de l'enfant et à l'interruption de l'allaitement au sein. En effet, plus de la moitié des enfants de 18-19 mois ne sont plus allaités par leur mère (voir Chapitre 8 - Allaitement et état nutritionnel). En outre, les âges de plus forte prévalence de la diarrhée correspondent également aux âges auxquels les enfants commencent à porter "n'importe quoi" à la bouche, s'exposant ainsi aux agents pathogènes. Par ailleurs, les garçons semblent souffrir un peu plus de la diarrhée que les filles (29 pour cent contre 26 pour cent), de même les enfants de rangs 6 et plus (30 pour cent) semblent légèrement plus touchés que les autres. 123 Graphique 7.8 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans et utilisation de la TRO GROUPE D'AGES~ Moins de 6 m o l s ~ 6-11 rno=¢ I=====-=='.~ 12-23 m o i s ~ 24-35m o i s ~ 36-47 m o i s ~ I 48-59mois~~~=m ENSEMBLElt~ï~~ 10 20 30 40 50 Pourcentage EMMUS-II1994/95 La prévalence de la diarrhée qui est la Tableau 7.13 Connaissance et utilisation des SRO même dans la capitale (28 pour cent) et dans le milieu rural (28 pour cent) est légèrement plus Pourcentage de mères ayant eu des naissances au cours des cinq faible dans les Autres Villes (26 pour cent). La années ayant précéd6 l'enqu&e qm connaissent et qui ont déjå utilisé les sachets de Sérum Oral, selon les caractéristiques fréquence de la diarrhée est pratiquement la même socio-démographiques, EMMUS-II H~fiti 1994/95 chez les enfants nés de femmes de niveau primaire (29 pour cent); que chez ceux de mères sans Connalt A dé3å instruction (28 pour cent); par contre, chez les les utilis6 Effectif sachets sachets de enfants dont la mère a un niveau secondaire ou Caractéristique de SRO de SRO mères plus, la prévalence de la diarrhée est plus faible mais reste néanmoins à un niveau très élevé (21 Age de la mère pour cent). 15-19 93,7 45,9 137 20-24 95,4 49,8 487 25-29 95,1 61,8 551 Parmi les femmes ayant eu des naissances 30-34 95,6 61,7 468 au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, 35+ 93,4 63,1 659 95 pour cent connaissent les sachets de Sérum Milieu de résidence Oral, mais 3 femmes sur cinq seulement (59 pour Aire Métropolitaine 99,4 67,1 507 Autres villes 99,2 71,2 305 cent) ont déclaré en avoir utilisés (Tableau 7.13). Ensemble urbain 99,3 68,6 812 Du point de vue de la connaissance du Sérum Rural 92,2 53,2 1 490 Oral, on ne note que très peu de différences selon Niveau d'instruction les différentes caractéristiques des femmes. On Aucun 89,9 49,4 1 070 peut noter néanmoins que les femmes sans Alphabétisation/Primaire 98,4 66,9 919 instruction et celles du milieu rural en ont entendu Secondaire ou plus 100,0 66,1 313 parler moins fréquemment (respectivement, 90 et Ensemble des m~:res 94,7 58,7 2 302 92 pour cent) que celles du milieu urbain et que 124 celles qui ont fréquenté l'école (99 pour cent dans les deux cas). Bien que la connaissance des SRO soit très répandue, son utilisation varie beaucoup selon les caractéristiques des femmes. Les femmes de 25 ans et plus (62 pour cent), celles vivant en milieu urbain (69 pour cent) et celles de niveau secondaire ou plus (66 pour cent) utilisent plus fréquemment les SRO que les autres catégories de femmes. La sous-utilisation des SRO par certains groupes de femmes est peut-être due à la non disponibilité du produit, mais aussi à la préférence d'un grand nombre de médecins pour les médicaments anti-diarrhéiques et à la perception erronée des SRO par la mère qui attribue à ce produit une vertu curative plutôt que préventive de la déshydratation diarrhéique. Parmi les enfants ayant eu la diarrhée dans les deux semaines avant l'enquête, 14 pour cent seulement ont été conduits en consultation dans un établissement de soins ou auprès de personnel médical (Tableau 7.14). Les consultations pour diarrhée sont plus fréquentes pour les enfants de 12-23 mois, qui sont aussi les plus atteints (17 pour cent), les enfants de sexe féminin (15 pour cent), de rangs 2-3 (17 pour cent), ceux Tableau 7.14 Traitement de la dlarrhæe Pourcentage d'enfants de motos de cinq ans ayant eu la diarrhée au cours des deux semaines pr~cédant l'enqu~te pour lesquels la m~re a consulté un étabhssement sanitaire ou du personnel de santé, pourcentage de ceux ayant suivi une thærapie de réhydratation par vole orale (TRO), pourcentage de ceux qui ont reçu davantage de liquides, pourcentage de ceux qm n'ont reçu ni TRO ni davantage de hquides, et pourcentage de ceux ayant reçu d'autres traitements, selon certaines caractéristiques socio-démographlques, EMMUS-II Haîti 1994/95 R6hydraUonorale N'ayant Pourcentage Ayant reçu Autres traaements reçus Effectif pour Sachets Solution Sérum reçu mTRO, d'en- lequel de préparée Oral ou davan- m davan- Pilule fants la m~re S~rum hla solutmn tage de tage de ou Injec- Intra- Rem~des Rmn/ avec Caractéristique a consaltæ Oral maison maison liquides liquides strop tmn veineuse trad~t. NSP/ND dian-h~e Age de l'enfant < 6 mois 6,4 19,2 7,1 24,1 37,8 47,9 12,8 0,0 0,0 29,9 32,0 97 6-11 mois 14,6 26,9 7,5 30,9 36,0 46,8 31,5 0,0 0,0 27,3 24,2 172 12-23 mois 17,3 31,1 11,1 38,6 37,5 37,9 33,1 0,3 0,7 28,9 17,1 285 24-35 mois 15,4 21,7 9,2 27,1 42,2 42,3 30,4 0,0 0,6 36,1 15,6 175 36-47 mois 15,0 22,6 10,2 27,0 39,9 45,5 34,6 1,1 3,6 44,9 11,9 88 48-59 mois 7,8 23,2 9,8 30,2 38,4 43,6 35,8 0,0 1,0 32,9 12,2 77 Sexe Mascuhn 13,3 22,5 9,5 29,1 36,1 45,1 32,3 0,2 0,4 31,2 19,7 476 Féminin 15,2 29,2 9,4 34,1 41,3 40,2 28,3 0,2 1,2 33,0 17,8 418 Rang de naissance I 15,8 30,8 10,5 35,7 43,4 39,3 26,6 0,0 1,2 29,5 21,1 181 2-3 16,6 28,8 6,1 33,0 36,5 41,4 32,7 0,3 0,7 26,8 20,2 301 4-5 14,8 22,3 9,0 27,5 40,2 45,0 33,0 0,5 1,0 36,5 16,5 190 6 ou plus 9,1 20,1 13,4 29,3 35,7 45,7 28,3 0,0 0,3 37,4 17,2 222 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 31,8 41,6 8,7 45,7 49,1 28,9 47,4 1,2 1,2 13,9 14,5 173 Autres villes 12,0 31,7 10,6 36,6 45,1 35,2 31,7 0,0 1,4 31,7 12,7 108 Ensemble urbain 24,1 37,8 9,4 42,2 47,6 31,3 41,3 0,7 1,3 20,7 13,8 281 Rural 9,6 20,1 9,4 26,5 34,3 48,0 25,4 0,0 0,5 37,2 21,2 613 Niveau d'instruction Aucun 9,7 18,1 7,8 23,2 33,4 50,5 27,8 0,0 0,5 36,4 19,5 444 Alphabétisatlon/Primaire 16,1 30,3 10,3 36,6 41,7 37,6 31,0 0,5 1,0 30,0 19,9 370 Secondaire ou plus 29,8 45,9 14,5 52,9 51,8 24,3 42,7 0,0 1,2 17,2 10,5 81 Ensemble des enfants avec dtarrhée 14,2 25,7 9,4 31,4 38,5 42,8 30,4 0,2 0,8 32,0 18,8 894 Note : La TRO comprend la solution prépar6e h partir des sachets de Sémm Oral effou le liquide recommandé et préparé ~ la maison Les données concernent les naissances de la p~riode 0-59 mois précédant l'enquête. 125 vivant dans l'Aire Métropolitaine (32 pour cent) et ceux de femmes ayant une instruction de niveau secondaire ou plus (30 pour cent). Pendant leur diarrhée, seulement 26 pour cent des enfants ont reçu du Sérum Oral et 9 pour cent ont reçu la solution "maison." Au total, 31 pour cent des enfants ont bénéficié de l'une et/ou l'autre forme de TRO. Les enfants qui bénéficient le plus souvent de la TRO, quelle que soit sa forme, sont les enfants âgés de 12-23 mois (39 pour cent) (Graphique 7.8), ceux de sexe féminin (34 pour cent), ceux de rang 1 (36 pour cent), ceux vivant dans l'Aire Métropolitaine (46 pour cent) et ceux issus de mères ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus (53 pour cent). Ainsi, le niveau d'instruction de la mère semble favoriser l'usage de la TRO, en particulier celle du Sérum Oral (46 pour cent). Par ailleurs, on constate que 39 pour cent des Tableau 7.15 Alimentation pendant la diarrhée enfants ont reçu à boire davantage de liquide pendant la diarrhée (Tableau 7.14). Cette pratique est particulièrement Ahmentation des enfants de moins de cinq ans qui frêquente dans l'Aire Métropolitaine (49 pour cent) et chez ont eu la dxarrhêe au cours des deux semaines les mères de niveau d'instruction secondaire ou plus (52 ayant précédé l'enquête, EMMUS-II H~¢~'ti1994/95 pour cent). A l'inverse, 12 pour cent des mères diminuent la quantité de liquide pendant les diarrhées et 47 pour cent ne Pourcentage changent pas la quantité de liquide donné à l'enfant (Tableau 7.15). Il convient enfin de signaler que, pendant leur épisode Quantité de liquide donnée Même que d'habxtude 47,2 diarrhéique, 43 pour cent des enfants n'ont bénéficié Plus 38,5 d'aucune TRO et n'ont pas reçu de liquide supplémentaire Moins 12,2 (Tableau 7.14). Ces enfants sont surtout du milieu rural (48 NSP 2,1 pour cent) et sont issus de mères n'ayant aucune instruction Total 100,0 (51 pour cent). Effectif d'enfants avec diarrhée 894 Pendant leurs épisodes diarrhéiques, certains enfants Note : Les donnêes concernent les naissances de la ont reçu divers types de traitements, donnés seuls ou en plus période 0-59 mois précédant l'enquête de la TRO (Tableau 7.14). Les traitements donnés sont surtout des remèdes traditionnels (32 pour cent) et des pilules ou sirops (30 pour cent). Les injections (0,2 pour cent) et les intraveineuses (0,8 pour cent) ne sont données que très rarement. Les remèdes "modernes" (pilules, sirops, injections ou intraveineuses) sont surtout utilisés dans l'Aire Métropolitaine (50 pour cent) et par les mères de niveau secondaire ou plus (44 pour cent), alors que les remèdes traditionnels sont plus fréquemment utilisés en milieu rural (37 pour cent) et par les mères sans instruction (36 pour cent). Enfin, il faut souligner que lorsqu'ils étaient malades, près d'un enfant sur cinq (19 pour cent) n ' a reçu aucun type de traitement. 7.4.3 Rougeole Entre juillet 1991 et octobre 1993 une épidémie de rougeole a sévi en Hai'ti et, depuis janvier 1995, une campagne a commencé pour éliminer cette maladie du pays. Dans la perspective de la mise en place d'un système de surveillance de cette maladie, au cours de I'EMMUS-II, on a essayé d'estimer la prévalence de la rougeole en demandant aux mères d'enfants de moins de 5 ans de signaler si, au cours des 6 derniers mois, leurs enfants avaient eu une "éruption de boutons d'abord sur le visage, puis sur tout le corps." On leur demandait ensuite si, d'après elles, leurs enfants avaient eu la rougeole. Le Tableau 7.16, qui concerne seulement les enfants de 6-59 mois, 2 montre que, d'après les déclarations de la mère, un enfant sur 7 (14 pour 2 Les questions sur la rougeole faisant référence à une période de 6 mois précédant l'enquête, les résultats concernant les enfants de moins de 6 mois sont biaisés. En outre, la rougeole est une maladm qui ne touche réellement les enfants q u ' à partir de 9 mois. Pour ces raisons, les résultats présentés ici ne concernent que les enfants de 6-59 mois. 126 Tableau 7.16 Rougeole au cours des 6 derniers mois Pourcentage d'enfants de 6-59 mois qui, d'aprés leur mère, ont présenté des symptômes de rougeole et/ou qux ont eu la rougeole au cours des 6 mois ayant précédé l'enquête, selon l'âge et le sexe de l'enfant, et selon le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mære, EMMUS-I1 Haïti 1994/95 Pourcentage Pourcentage Pourcentage d'enfants d'enfants d'enfants avec éruption avec éruption avec de boutons Effectif Caractéristique de boutons rougeole et rougeole d'enfants Age de t'enfant 6-11 mois 13,7 1,5 0,6 353 12-23 mo~s 17,4 3,9 2,0 667 24-35 mois 16,5 5,2 3,5 617 36-47 mois 11,7 5,2 2,7 666 48-59 mois 10,5 5,8 2,6 633 Sexe de l'enfant Masculin 14,0 5,1 2,8 I 495 Féminin 14,0 43 23 1 442 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 15,1 6,6 3,6 575 Autres villes 12,8 4,3 3,2 377 Ensemble urbain 14,2 5,7 3,5 952 Rural 13,9 4,1 1,9 1 985 Niveau d'instruction de la mère Aucun 14,3 3,8 2,1 1 437 Alphabéu sation/Pn maire 14,7 5,3 2,7 I 153 Secondaire ou plus 10,3 5,4 3,1 347 Ensemble des enfants de 6-59 mois 14,0 4,6 2,4 2 937 cent) a eu des éruptions de boutons et qu'un enfant sur 20 (5 pour cent) a eu la rougeole pendant les six mois précédant l'enquête. Il convient de rappeler que le diagnostic clinique de la rougeole dans des zones où d'autres maladies à éruption cutanée sont endémiques est difficile. Aussi les résultats donnés ci-dessus sont à interpréter avec prudence. Si l'on combine les deux types d'informations obtenues (éruption cutanée et rougeole), il apparaît que 2,4 pour cent des enfants auraient présenté une éruption cutanée et, d' après la mère, aurait eu la rougeole. Cette dernière proportion peut être considérée c o m m e plus fiable que les précédentes en ce qui concerne la prévalence de la rougeole. Cependant, concernant cette proportion, sa marge d'incertitude est trop grande et ses variations sont trop faibles pour tirer quelque conclusion que ce soit des différences observées selon les caractéristiques socio-démographiques. Il convient de rappeler que l'enquête a été réalisée en 1994, soit immédiatement après l'épidémie de 1991-1993. 127 7.4.4 Hospitalisation Le Tableau 7.17 montre que 2 pour cent des enfants ont été hospitalisés dans les 12 mois précédant l'enquête. La très grande majorité de ces enfants ont été hospitalisés une seule fois (84 pour cent) et un enfant sur six deux fois ou plus. Les enfants les plus souvent hospitalisés sont ceux âgés de 12-47 mois, ceux de l'Aire Métropolitaine, et ceux dont la mère a un niveau d'instruction secondaire ou plus. Près de la moitié des enfants hospitalisés l'ont été pour cause de diarrhée ou d'infections respiratoires (donnée non présentée au Tableau 7.17). Tableau 7.17 Hospitalisation des enfants de moins de cinq ans Répartaion des enfants de moins de cinq ans selon qu'ils ont ou non été hospitahsés au cours des 12 mois ayant précédé l'enquéte, selon l'åge et le sexe de l'enfant, selon le milieu de r6sldence et le niveau d'instruction de la mère, EMMUS-II Haiti 1994/95 Non Hospitalisés Hospitahsés Effectif Caractéristique hospitalisés 1 fois 2 fois ou plus Total d'enfants Age de l'enfant Moins de 6 mois 98,4 0,9 0,0 100,0 328 6-11 mois 98,3 1,1 0,3 100,0 353 12-23 mois 97,4 2,1 0,1 100,0 667 24-35 mois 96,7 1,8 0,7 100,0 617 36-47 mois 97,5 2,0 0,2 100,0 666 48-59 mois 97,7 1,4 0,I 100,0 633 Sexe de l'enfant Mascuhn 97,6 1,6 0,3 100,0 1 662 Fémmin 97,5 1,7 0,2 100,0 1 603 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 94,3 3,7 0,8 100,0 629 Autres villes 9%0 1,9 0,6 100,0 412 Ensemble urbain 95,4 2,9 0,7 100,0 1 041 Rural 98,6 1,0 0,0 100,0 2 224 Niveau d'instruction de la mère Aucun 98,2 1,2 0,1 100,0 1 584 AlphabétisationÆnmalre 97,0 1,9 0,4 100,0 1 291 Secondaire ou plus 96,7 2,6 0,3 100,0 390 Ensemble des enfants de 6-59 mois i 97,6 1,6 0,3 100,0 3 265 Note : Les données concernent les naissances de la pédode 0-59 mots pr&édant l'enqu&e i y compris les "non-déterminés" 128 7.5 CONCLUSION Les données présenté'es dans ce chapitre révèlent qu'environ un tiers des naissances survenues au cours des cinq demières années n'ont bénéficié d'aucune consultation prénatale et seulement 36 pour cent ont eu le nombre minimal de visites requis. Près de la moitié des naissances ont ~té protégées contre le tétanos néonatal par deux doses de vaccin reçues par la mère pendant la grossesse. La grande majorité des femmes accouchent à domicile (80 pour cent) et seulement 46 pour cent sont assistées par du personnel formé. On constate par ailleurs, que les naissances du milieu urbain et celles issues de femmes instruites bénéficient davantage de soins prénatals et se produisent dans de meilleurs conditions que celles du milieu rural et que celles de femmes sans instruction. En ce qui concerne la vaccination, bien que la couverture vaccinale ait légèrement augmenté ces dernières années pour atteindre 30 pour cent, un enfant sur cinq n ' a reçu aucune vaccination du PEV. Les enfants restent donc très vulnérables à des maladies pour lesquelles des vaccins sont disponibles. Parmi les enfants de 1-4 ans, deux sur cinq ont reçu au moins une dose de Vitamine A au cours des 12 mois précédant l'enquête. Comme pour les soins prénatals, les enfants du milieu urbain et ceux de mères éduquées sont les mieux couverts. Un enfant sur cinq a souffert d'infections respiratoires aiguës au cours des 15 jours précédant l'enquête, et un enfant sur quatre était atteint de diarrhée pendant la même période. On peut noter que la "prévalence" de ces maladies est quasiment identique à Port-au-Prince, dans les Autres Villes et en milieu rural, ce qui est certainement en relation avec les mauvaises conditions de vie (salubrité, nutrition) qui prévalent en Haïti, quel que soit le milieu de résidence. Néanmoins, il est encourageant de noter que près de deux mères sur trois ont déjà utilisé le sérum oral en cas de diarrhée pour leurs enfants. 129 CHAPITRE 8 ALLAITEMENT, NUTRITION ET ETAT NUTRITIONNEL Ce chapitre est consacré à l' analyse des pratiques d'allaitement et d'alimentation des enfants nés dans les cinq années ayant précédé l'enquête. On y décrit également l'état nutritionnel de ces enfants et des femmes ayant eu des naissances dans les cinq demières années. La première partie présente les résultats de 1'enquête concernant les pratiques d'allaitement et d'alimentation de complément; la deuxième partie porte sur l'évaluation de l'état nutritionnel des enfants à partir des mesures anthropométriques (taille et poids); et la dernière partie du chapitre est consacrée à l'état nutritionnel des mères. 8.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLEMENT La valeur nutritive, les effets anti-bactériens et l'impact psychologique de l'allaitement maternel sur le développement de l'enfant sont bien connus aujourd'hui. De plus, 1'allaitement maternel complet ou quasi complet prolonge la durée de l'infécondité post-parfum qui, à son tour, influe sur l'intervalle entre les naissances et sur le niveau de fécondité et a ainsi, finalement, un impact indirect sur l'état de santé des mères et de leurs enfants. Au cours de l'enquête EMMUS-II, on a demandé aux mères si elles avaient allaité leurs enfants nés dans les cinq années ayant précédé l'enquête, à quel moment elles avaient commencé d'allaiter, pendant combien de temps elles avaient allaité et à quel âge avaient été introduits les aliments de complément et quel type d'aliments. On a demandé également aux mères si elles avaient utilisé des biberons. La quasi-totalité des enfants nés dans les cinq années ayant précédé I'EMMUS-II (96 pour cent) ont été allaités (mais très peu de façon exclusive) et cette pratique est identique quel que soit le sexe de l'enfant (Tableau 8.1 ). Cependant, on constate que l'allaitement est légèrement plus pratiqué en milieu rural (98 pour cent) que dans les Autres Villes (95 pour cent) et dans l'Aire Métropolitaine (92 pour cent). De même, les femmes qui n'ont pas d'instruction (98 pour cent) et celles de niveau primaire (97 pour cent) allaitent plus fréquemment leurs enfants que les mères de niveau secondaire ou plus. Par ailleurs, on constate que l'allaitement est moins pratiqué par les femmes qui ont accouché dans des établissement sanitaires (90 pour cent) et par celles qui ont été assistées à l'accouchement par du personnel qualifié (91 pour cent) que par les femmes qui ne bénéficient pas d' assistance médicale et par celles qui accouchent à la maison (98 pour cent). Comme il est montré dans le Tableau 8.1, la proportion des enfants derniers-nés allaités est très élevée (97 pour cent). Cependant, 1'allaitement a débuté dans l'heure qui suit la naissance pour seulement un enfant sur trois (36 pour cent) et 42 pour cent des enfants ont été mis au sein le jour de la naissance. Ainsi, bien que l'allaitement soit quasi général en H~üti, 58 pour cent des enfants derniers-nés n'ont pas été mis au sein pour la première fois au cours des vingt-quatre premières heures qui ont suivi la naissance. Ce comportement peut avoir un effet néfaste sur la santé de l'enfant : en effet, si le nouveau-né n'est pas allaité dans les vingt-quatre heures, il reçoit, à la place du lait maternel, divers liquides susceptibles de le mettre en contact avec des agents pathogènes. De plus, c'est lors des premiers allaitements, dans les vingt-quatre heures qui suivent la naissance, que l'enfant reçoit le colostrum riche en anticorps. A ce propos, on a demandé directement aux mères si elles avaient donné le colostrum à leurs enfants. Il apparaît que seulement 52 pour cent des derniers- nés en auraient bénéficié. Le moment où débute l'allaitement et le fait de donner ou n o n le colostrum varient suivant les caractéristiques de la mère et de l'enfant. Ainsi, les filles sont un peu plus fréquemment allait~es le premier jour que les garçons (44 pour cent contre 41 pour cent), par contre les filles et les garçons reçoivent le colostrum aussi fréquemment (52 pour cent). On ne constate que très peu de variations selon le milieu de résidence. Du point de vue du niveau d'instruction, les enfants de mères de niveau secondaire reçoivent le 131 Tableau 8.1 Allaitement initial Pourcentage d'enfants nés au cours des cinq ann6es précédant l'enquête et ayant été allaites, pourcentage d'enfants derniers-nés ayant commenc6 h ~tre allatté.s dans l'heure ou dans le jour suivant leur naissance et pourcentage de ceux ayant reçu le colostrum, par caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Ensemble des enfants Dernlers-nés Pourcentage Pourcentage alla~té dans alla~tédurant Pourcentage Pourcentage Pourcentage l'heure le jour ayant Effectif ayant ét~ ayant été suwant la smvant la reçu le d'enfants Caractéristique allaité Effectif allaltés naissance naissance colostrum derniers-nés Sexe de l'enfant Masculin 96,0 1 850 96,1 34,1 40,5 52,1 I 184 Fémimn 96,6 1 773 96,9 37,3 44,3 51,9 I I 18 Milieu de résidence A~re Métropolitame 91,8 709 92,1 36,8 43,2 52,8 507 Autres villes 94,9 464 95,2 30,0 42,4 52,1 305 Ensemble urbain 93,0 1 173 93,3 34,2 42,9 52,5 812 Rural 97,8 2 451 98,2 36,4 42,1 51,8 1 490 Niveau d'instruction de la mère Aucun 97,9 1 768 98,3 34,3 40,6 48,8 I 070 Alph abéusanon/Primaire 96,7 1 435 97,0 36,3 43,0 52,3 919 Secondaire ou plus 88, I 421 88,8 38,9 46,9 63,4 313 Assistance à l'accouchement Personnel formé mrdxcalement 91,4 757 92,2 39,6 47,4 60,0 518 Matrone non-formée 97,7 2 540 97,8 34,9 40,8 49,7 1 579 Autre ou personne 96,6 325 97,6 32,0 42,2 51,0 204 Lieu de l'accouchement Etabhssement sanitaire 90,2 593 90,9 38,4 45,1 57,2 404 A la maison 97,5 2 893 97,8 34,6 41,2 50,3 I 797 Autre 97,5 72 96,4 56,5 64,5 66,0 49 Ensemble des enfants j 96,3 3 624 96,5 35,7 42,4 52,0 2 302 Note : Le tableau est basé sur tous les enfants nés dans les 5 années ayant pr6cédé l'enquéte, qu'ils soient vivants ou déc6dés au moment de l'enqurte. ' Y compris les "non-déterminés" sein le premier jour et reçoivent le colostrum (respectivement, 47 et 63 pour cent) plus fréquemment que les enfants de mères de niveau primaire (respectivement, 43 et 52 pour cent) et que les enfants de mères sans instruction (respectivement, 41 et 49 pour cent). On observe la même tendance selon l'assistance à l'accouchement : les enfants dont les mères ont été assistées par du personnel médical et ceux qui sont nés en établissement sanitaire sont plus souvent allaités le premier jour (respectivement, 47 et 45 pour cent) que ceux dont la mère n ' a pas été assistée par du personnel qualifié (41 pour cent) et ceux qui sont nés à la maison (41 pour cent). Le même type de variation s'observe en ce qui concerne le colostrum. Ainsi, les femmes les plus instruites et celles qui ont recours aux services de santé lors de l'accouchement allaitent moins souvent que les autres mais elles le font plus tôt et font bénéficier plus fréquemment leurs enfants du colostrum. 132 Le Tableau 8.2 et le Graphique 8.1 présentent/es données sur la pratique de l'allaitement des enfants de moins de trois ans au moment de l'enquête. Durant les premiers mois, presque tous les enfants sont allaités et cette pratique reste très importante pendant les 18 premiers mois d'existence : 87 pour cent des enfants sont encore allaité s à 10-11 mois et 80 pour cent à 14-15 mois. L' allaitement prend fin le plu s souvent entre le 15« et le 20 « mois, période au cours de laquelle la proportion d'enfants allaités chute de plus de 50 pour cent. Bien que la pratique de l'allaitement soit très répandu en Haïti, l'allaitement exclusif est rare puisque seulement 3 pour cent des enfants de 0-3 mois reçoivent exclusivement le sein, alors que l'OMS recommande que jusqu'à 4-6 mois, les enfants soient uniquement allaités. D'autres substituts sont introduits très précocement dans l'alimentation des enfants. A 0-1 mois déjà, seulement 4 pour cent des enfants sont exclusivement allait~s, 15 pour cent reçoivent de l'eau en plus du sein, et 79 pour cent reçoivent des aliments de complément. Ces pratiques ont des implications importantes sur l'état de santé et de nutrition des enfants qui sont ainsi exposés aux agents pathogènes qui provoquent des maladies infectieuses et notamment la diarrhée. Tableau 8.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant R6partition (en %) des enfants survivants par type d'allaitement, selon l'åge de l'enfant en mois, EMMUS-II Haft~ 1994/95 Parmi les enfants survivants, pourcentage Allaités et Allaités Seule- Age Non (exclusive- ment Effectif en mois allaités ment) de l'eau Compl6ments Total d'enfants 0-1 1,9 4,1 14,8 79,2 100,0 99 2-3 4, I 2,7 3,6 89,6 100,0 12 I 4-5 5,2 0,9 4,6 89,2 100,0 107 6-7 5,5 0,0 3,5 91,0 100,0 122 8-9 10,6 0,0 0,9 88,6 100,0 128 10-11 12,6 1,1 1,1 85,3 100,0 104 12-13 17,7 0,0 1,8 80,4 100,0 113 14-15 20,0 0,0 0,0 80,0 100,0 111 16-17 39,2 0,0 0,9 59,9 100,0 109 18-19 52,2 0,0 0,0 47,8 100,0 118 20-21 69, I 0,0 1,0 29,9 1(30,0 107 22-23 81,4 1,0 0,0 17,6 100,0 109 24-25 84,4 0,0 0,0 15,6 100,0 95 26-27 94,2 0,0 0,0 5,8 100,0 107 28-29 94,7 0,0 0,0 5,3 100,0 102 30-31 97,1 0,0 0,0 2,9 100,0 113 32-33 96,1 0,0 0,0 3,9 100,0 104 34-35 97,8 0,0 0,0 2,2 100,0 97 Moins de 4 mois 3,1 3,3 8,7 84,9 100,0 221 4 à 6 mois 5,8 0,6 4,3 89,2 100,0 162 7 å 9 mois 8,5 0,0 1,7 89,9 100,0 195 Note : Le statut d'allaitement fait référence aux derniæres vingt-quatre heures. 133 Graphique 8.1 Pratique de l'allaitement des enfants de moins de 3 ans Pourcentage 75 [~Non allaltés / I~~AI. + compléments 50 []AIlaiternent et eau • Allaitement seul 25 0 0 5 10 15 20 25 30 35 Age en mois Note • Moyenne mobde sur trois rno~s EMMUS-II 1994/95 Le Tableau 8.3 concerne les enfants allaités de moins de trois ans selon le type d'aliments qu'ils reçoivent en complément du sein (plusieurs types de compléments pouvant être donnés, la somme des pourcentages peut excéder 100 pour cent). Comme on l'a noté précédemment, on constate que les enfants reçoivent beaucoup trop tôt des compléments au lait maternel. Dès 0-1 mois, en plus du sein, 17 pour cent des enfants reçoivent des préparations pour bébé, 17 pour cent reçoivent du lait d'animal ou du lait artificiel, 54 pour cent reçoivent d'autres types de liquides comme des jus de fruits et 50 pour cent reçoivent des aliments sous forme de bouillie. Par contre, l'OMS recommande qu'entre 4 et ó mois, âges auxquels le lait maternel n'est plus suffisant pour assurer la meilleure croissance possible des enfants, des aliments de complément (bouillies, purées, ...) soient introduits dans l'alimentation. Il apparaît au Tableau 8.3 q u ' à 7-9 mois, la presque totalité des enfants sont nourris selon ces recommandations, puisque 94 pour cent reçoivent des aliments solides de complément (bouillies, purées, ...). En Hfffti, les mères utilisent fréquemment le biberon et en particulier chez les enfants les plus jeunes. Ainsi, à 0-1 mois, 42 pour cent des derniers-nés ont reçu le biberon, 32 pour cent à 2-3 mois, puis 22 pour cent à 4-6 mois et 14 pour cent à 7-9 mois. Ces très jeunes enfants qui sont particulièrement fragiles, en recevant le biberon, sont exposés aux agents pathogènes, facteurs de maladies infectieuses. En outre, en recevant autre chose que le sein, les enfants, étant en partie rassasiés, ont tendance à moins téter, ce qui les prive en partie du lait maternel et ce qui, en plus, en réduit la production. Par là-même, l'enfant devient de plus en plus dépendant de l'alimentation de complément. Enfin, l'introduction précoce de compléments nutritionnels et l'utilisation du biberon entraînent une réduction de l'intensité et de la fréquence de l'allaitement maternel qui, à son tour, réduit la durée de l'aménorrhée post-partum et, finalement, l'intervalle intergénésique. 134 Tableau 8.3 Type d'ahments selon l'åge de l'enfant Pourcentage d'enfants allait6s de mmns de 36 mois par type d'aliments reçus au cours des vingt-quatre heures ayant précéd6 l'interview, et pourcentage de derniers-nés recevant le biberon, selon l'âge en mois, EMMUS-II Haiti 1994/95 Parmi les enfants allaités, pourcentage recevant : Pourcentage Bouillies/ d'enfants Lait Préparation Autre Purées/ derniers-nés Effectif maternel pour genre de A u t r e s Aliments Effectif recevant d'enfants Ageen mois seul bébé lait liquides s o l i d e s d'enfants le biberon derniers-nés Mois écoulés depuis naissance 0-1 4,1 16,7 16,7 53,6 49,6 98 42,2 99 2-3 2,8 19,7 20,1 46,7 83,8 116 31,6 121 4-5 1,0 18,2 29,5 60,2 85,7 102 24,2 106 6-7 0,0 11,3 37,4 58,5 83,7 115 17,8 122 8-9 0,0 10,8 28,7 61,8 97,1 114 I 1,5 125 10-11 1,2 8,5 20,6 68,5 90,5 91 12,5 103 12-13 0,0 4,5 25,5 56,8 96,6 93 19,9 112 14-15 0,0 5,7 33,1 62,6 100,0 89 12,7 108 16-17 0,0 9,1 39,2 72,0 98,5 66 16,2 105 18-23 1,0 3,6 22,1 62,1 95,4 110 8,3 314 24-29 0,0 3,8 31,4 47,9 100,0 26 6,0 215 30-35 0,0 0,0 11,5 65,5 100,0 9 4,2 177 Motos de 4 mois 3,4 18,3 18,6 49,9 68,1 214 36,4 221 4 à 6 mois 0,7 16,9 32,7 56,6 83,7 152 22,3 161 7 ~ 9 mois 0,0 10,1 31,3 63,2 93,5 179 13,5 192 Ensemble 1,0 10,8 26,9 59,4 88,1 1 029 14,9 1 708 Note : Le statut d'allaitement fait référence aux derni~res vingt-quatreheures. Le total peut exc6der 100 pour cent car les enfants peuvent recevoir différents types de complément. La durée médiane de l'allaitement est de 17,5 mois (Tableau 8.4) et cette durée varie selon les caractéristiques socio-démographiques. Elle est plus longue en milieu rural (18,4 mois) que dans les Autres Villes ( 17,1 mois) et surtout dans la capitale (14,1 mois), De même, les enfants de mères sans instruction et de mères de niveau primaire sont allaités beaucoup plus longtemps (respectivement, médiane de 18,8 et 17,0 mois) que les enfants de mères de niveau secondaire ou plus (8,0 mois). Enfin, comme pour la fréquence de l'allaitement, le fait que les mères aient bénéficié d'une assistance médicale à 1' accouchement ne semble pas favoriser cette pratique puisque leurs enfants sont allaités moins longtemps que ceux dont la mère a été assistée par des matrones non-formées (13,7 mois contre 18,2 mois). La durée moyenne de l'allaitement (17,3 mois) et la "Prévalence/Incidence" de l'allaitement (17,0 mois), qui est une durée moyenne calculée selon une méthode empruntée à l'épidémiologieJ sont très proches de la durée médiane (17,5 mois). i On a estimé la durée moyenne d'un événement en divisant sa prévalence par son incidence. Ici, l'événement est l' allaitement, la prévalence est le nombre d'enfants que les mères sont encore en train d'allaiter au moment de l'enquête, l'incidence est le nombre moyen de naissances par mois. Ce nombre moyen est estimé à partir des naissances d'une période de 36 mois pour éviter les problèmes de saisonnalité et les erreurs possibles de période de référence. En divisant le nombre de mères qui allaitent au moment de l'enquête par le nombre mensuel moyen de naissances, on obtient une estimation de la durée moyenne d'allaitement en mois. 135 Tableau 8.4 Durée médiane et fréquence de l'allaitement Durée médmne de l'allaitement pour les enfants de moins de trois ans, et pourcentage d'enfants de moins de six mois ayant ~té allaités six fois ou plus au cours des vingt-quatre heures ayant prrcrd6 l'enqu6te, par caractéristlques socio- drmographxques. EMMUS-II Haîtl 1994/95 Enfants de moins de 6 mois Durée médiane en mois Pourcentage allaité Effectif 6 fois ou + dans Ensemble de Allaitement Allaitement d'enfants les dermères Effectif Caractéristique l'allaxtement exclusif et eau de <3 ans 24 heures d'enfants Sexe de l'enfant Masculin 17,4 0,4 0,5 1 098 83,9 167 Femmxn 17.6 0,4 0,5 1 049 84,3 161 Milieu de résidence Aire Métropohtaine 14,1 0,4 0,5 424 63,0 54 Autres vxlles 17,1 0,4 0,4 265 73,9 35 Ensemble urbain 15,2 0,4 0,5 689 67,3 89 Rural 18,4 0,4 0,5 1 458 90,4 239 Niveau d'instruction de la mère Aucun 18,8 0,4 0,5 1 019 91,0 147 AIphabétisation/Primaire 17,0 0,4 0,4 872 86,9 138 Secondaxre ou plus 8,0 0,4 0,4 257 51,5 43 Assistance à l'accouchement Personnel form6 mrdicalement 13,7 0,4 0,5 422 69,5 54 Matrone non-formée 18.2 0,4 0,5 1 522 85,8 235 Autre ou personne 17,3 0,5 0,5 201 94,5 38 Ensemble des enfantsI 17,5 0,4 0,5 2 147 84,1 328 Moyenne 17,3 0,9 1,5 96,4 Moyenne prévalence/lncldence 17,0 0,2 0,7 Note. Les médlanes et moyennes sont bas6es sur le statut actuel. J Y compris les "non-déterminés" 8.2 ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS 8.2.1 Méthodologie Un des objectifs de 1' E M M U S - I I était d'évaluer l'état nutritionnel des jeunes enfants. Cet état résulte à la fois, de l'histoire nutritionnelle (ancienne et récente) de l'enfant et des maladies ou infections qu'il a pu avoir; par ailleurs, cet état influe sur la probabilité q u ' a l'enfant de contracter des maladies et, par là, influe sur ses risques de décéder. L'état nutritionnel est évalué au moyen d'indicateurs anthropométriques calculés à partir de l ' â g e et des mesures de la taille2 et du poids de l'enfant prises au cours de l'enquête. Le poids et la taille permettent de calculer les trois indicateurs suivants : la taille par rapport à l ' â g e (taille-pour-âge), le poids par rapport à la taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport à l'âge (poids-pour-âge). 2 Les enfants de moins de 24 mois ont 6té mesur6s en position couchée, alors que ceux de 24 mois et plus ont été mesurés en position debout. Cependant, pour faciliter la compréhension du texte, le même terme "taille" sera utilisé lCl pour tous les enfants, quelle que soit la façon dont ils ont été mesurés, 136 Au cours de l'enquête, tous les enfants de moins de cinq ans des femmes 15-49 ans des ménages sélectionnés devaient être pesés et mesurés : les données devraient donc porter sur les 3 265 enfants répondant à ces critères. Cependant, les résultats présentés ci-dessous ne concernent que 2 794 enfants, soit 86 pour cent des enfants éligibles. Sont exclus des résultats : 10 pour cent d'enfants pour lesquels le poids et/ou la taille ne sont pas connus (l'enfant n'a pas été mesuré parce qu'il était malade ou absent au moment de l'enquête, ou encore parce qu'il a refusé), 4 pour cent d'enfants pour lesquels le poids et/ou la taille sont manifestement improbables (du fait d'erreurs de report, ou encore d'erreurs de mesure, particulièrement délicates chez les enfants les plus jeunes), et enfin moins d'un pour cent d'enfants pour lesquels l'âge en mois est inconnu ou incomplet, les indicateurs taille-pour-âge et poids-pour-âge n'ayant de sens que calculés à partir d'informations très précises sur l'âge. Selon les recommandations de l'OMS, l'état nutritionnel des enfants de l'enquête est comparé à celui d'une population de référence internationale, connu sous le nom de standard NCHS/CDC/OMS. 3 Cette référence internationale a ~té établie à partir de l'observation d'enfants américains de moins de cinq ans en bonne santé et elle est utilisable pour tous les enfants de cet âge dans la mesure où, quel que soit le groupe de population, ils suivent un modèle de croissance similaire. Les données de la population de référence internationale ont été normalisées pour suivre une distribution normale où la médiane et la moyenne sont identiques. L'indicateur taille-pour-âge est un indicateur de retard de croissance : une taille trop petite pour un åge donné est la manifestation d'un retard de croissance. Un enfant qui a reçu une alimentation inadéquate et/ou qui a été malade pendant une période relativement longue ou encore de façon répétée, peut accuser un retard de croissance staturale : il a alors une taille inférieure à la moyenne de son âge. Cependant, son poids a pu rester en correspondance avec sa taille réelle, donnant ainsi un indicateur poids-pour-taille normal : c'est pourquoi cette forme de sous-nutrition n'est pas toujours "visible" dans une population : un enfant de trois ans présentant cette forme de sous-nutrition peut ressembler à un enfant de deux ans bien nourri. La taille- pour-âge est donc une mesure des effets "à long terme" de la sous-nutrition et ne varie que très peu en fonction de la saison et de l'époque de la collecte des données. Les enfants pour lesquels la taille-pour-âge se situe à moins de deux écarts type en-dessous de la médiane taille-pour-âge de la population de référence (-2 écarts type) sont considérés comme petits pour leur âge et atteints de sous-nutrition chronique, ceux pour lesquels la taille-pour-âge se situe à moins de trois écarts type en-dessous de la médiane taille-pour-âge de la population de référence (-3 écarts type) sont considérés comme atteints de sous-nutrition chronique sévère. L'indicateur poids-pour-taille reflète la situation nutritionnelle actuelle (au moment de l'enquête). Cette forme de sous-nutrition est la conséquence d'une alimentation insuffisante durant la période ayant précédé l'observation, ou peut être le résultat de maladies aiguës provoquant une perte de poids (diarrhée sévère, anorexie associée à une maladie, par exemple) : un enfant souffrant de cette forme de sous-nutrition est maigre ou émacié. L'indicateur poids-pour-taille reflète donc une situation actuelle qui n'est pas nécessairement une situation de longue durée. En particulier, la sous-nutrition aiguë peut être fortement influencée par la saison pendant laquelle s'est effectuée la collecte des données, étant donné que la plupart des facteurs susceptibles de causer un déséquilibre entre le poids et la taille de l'enfant (épidémie, période de soudure, etc.) sont très sensibles à la saison. Les enfants dont le poids-pour-taille se situe à moins deux écarts type en-dessous de la médiane poids-pour-taille de la population de référence sont considérés comme souffrant de sous-nutrition aiguë, ceux se situant à moins trois écarts type souffrent de sous-nutrition aiguë sévère. 3 NCHS : National Center for Health Statistics (Centre national des statistiques sanitaires, des Etats-Unis); CDC : Centers for Disease Control (Centres de contrôle des maladies, des Etats-Unis); OMS : Organisation Mondiale de la Santé. 137 Le poids-pour-âge est un indicateur qui reflète, à la fois et sans les différencier, les deux précédentes formes de sous-nutrition, chronique et aiguë. C'est la mesure la plus souvent utilisée par les services de santé pour le suivi de la croissance pondérale, mais sa valeur en tant qu'indicateur est limitée quand il n'en existe qu'une seule mesure dans le temps. Il est présenté ici essentiellement pour permettre des comparaisons avec les résultats des études ou des suivis nutritionnels des enfants qui utilisent cette mesure. Comme le poids- pour-taille, le poids-pour-âge est sensible aux variations saisonnières. Les enfants dont le poids-pour-âge se situe à moins de deux écarts type en-dessous de la médiane poids-pour-âge de la population de référence sont considérés comme souffrant d'insuffisance pondérale, ceux se situant à moins trois écarts type souffrent d'insuffisance pondérale sévère. Dans une population en bonne santé et bien nourrie, on s'attend à ce que seulement 2,2 pour cent des enfants se situent à moins deux écarts type, dont 0,1 pour cent à moins trois écarts type, en-dessous de la médiane pour chacun des trois indicateurs de nutrition. 8.2.2 Résultats d'ensemble et tendances Le Tableau 8.5 fournit les pourcentages d'enfants de moins de cinq ans souffrant de sous-nutrition selon les trois indicateurs présentés ci-dessus et selon certaines caractéristiques socio-démographiques. En H~ffti, près d'un enfant sur trois (32 pour cent) souffre de sous-nutrition chronique, dont près de la moitié ( 15 pour cent) présentent une sous-nutrition chronique sévère : ces niveaux de sous-nutrition sont, respectivement, quinze fois et cent cinquante fois plus élevés que le standard attendu dans une population bien nourrie et en bonne santé (Graphique 8.2). Les enfants souffrant de sous-nutrition aiguë ou émaciés, sont aussi fortement représentés (8 pour cent) et, parmi ces enfants, un sur cinq environ est affecté par la forme sévère de ce type de sous-nutrition (1,5 pour cent à -3 écarts type) : ces proportions sont, respectivement, sept fois et vingt-huit fois plus élevées que dans la population de référence. L' indicateur poids-pour-âge qui figure au Tableau 8.5 nous renseigne sur l'état nutritionnel sans qu'il soit possible de faire la distinction entre les déficiences alimentaires qui durent depuis longtemps (retard de croissance) de celles qui sont récentes (émaciation). Il apparaît ici que 28 pour cent des enfants haitiens de moins de cinq ans souffrent d'insuffisance pondérale, dont près d'un sur trois (8 pour cent) sous une forme sévère. Ces niveaux, voisins de ceux du retard de croissance, sont très largement supérieurs à ceux que l'on s'attend à trouver dans une population bien nourrie et en bonne santé. Rappelons cependant que cet indicateur étant particulièrement sensible aux variations saisonnières, une seule estimation de sa valeur à un moment donné peut poser des problèmes d'interprétation, surtout si on le compare à d'autres estimations obtenues à différentes époques. 138 Tableau 8.5 Etat nutritionnel des enfants par caractéristiques démographiques Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de sous-nutrition par caractéristiques démographiques selon les trois indicateurs anthropométriques de l'état nutritionnel: taille-pour-âge, poids-pour- taille et poids-pour-åge, EMMUS-II H~ffti 1994/95 Taille-pour-âge Poids-pour-taille Poids-pour-âge lnféneur Inférieur Inférieur Inférieur Inférieur Inférieur Caractéristique å -3ET à -2 ET 1 ~ -3 ET à -2 ET l à -3 ET à -2 ET I Effectif Age de l'enfant (mois) < 6 1,0 4,2 1,1 4,2 1,1 4,3 292 6-11 5, I 14,9 1,9 8,4 4,8 18,9 331 12-23 12,5 36,7 3,0 13,8 8,8 32,7 575 24-35 18,1 36,7 1,4 8,4 11,3 33,4 523 36-47 20,5 38,6 1,2 5,5 7,9 29,4 553 48-59 22,6 40,7 0,4 4,8 10,1 32,1 520 Sexe de l'enfant Mascuhn 14,6 31,8 1,7 8,4 7,8 26,9 1 423 Féminin 15,3 32,0 1,3 7,2 8,3 28,0 1 371 Rang de naissance I 11,3 27,5 1,6 6,3 5,2 24,1 556 2-3 15,2 29,6 1,4 8,1 8,7 25,5 923 4-5 18,2 34,5 1,8 8,7 8,3 27,3 646 6 ou plus 14,4 36,0 1,3 7,9 9,2 33,2 669 Intervalle entre naissances Première naissance 11,4 27,5 1,6 6,2 5,2 24,0 561 <24 mois 18,6 36,9 1,0 6,5 10,3 29,7 538 24-47 mois 15,8 33,0 1,8 9,6 9,0 30,4 1 309 48 mois ou plus 12,2 27,3 1,0 6,1 6,0 19,4 386 Vitamine A au cours des 12 derniers mois Oui 14,0 32,2 1,3 7,5 7,7 29,0 1 061 Non 15,5 31,6 1,6 8,0 8,2 26,5 1 734 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 6,9 20,4 0,8 8,2 4,7 17,3 489 Autres villes 10,5 29,5 1,3 7,2 5,7 28,7 349 Ensemble urbain 8,4 24,2 1,0 7,8 5,1 22,1 838 Rural 17,7 35,1 1,7 7,9 9,3 29,8 1 956 Niveau d'instruction de la mère Aucun 19,4 38,6 1,6 8,3 10,3 33,6 1 389 AlphabétisationÆrimaire 12,0 27,7 1,5 7,6 6,3 23,4 1 085 Secondaire ou plus 5,6 17,1 1,2 6,5 4,1 14,4 321 Ensemble des enfants 14,9 31,9 1,5 7,8 8,1 27,5 2 794 Note : Chaque indicateur est exprimé en terme de nombre d'unités d'écart type (ET) par rapport â la médiane de la Popniauon de Référence Internationale du NCHS/CDC/OMS. Les enfants sont atteints de sous-nutrition s'ils se trouvent ~, moins de -2 ET (-2 ET et -3 ET) de la médiane de la population de référence. i Les enfants qui se situent en-dessous de -3 ET sont inclus dans cette catégorie. 139 Graphique 8.2 Distribution des indicateurs de l'état nutritionnel pour les enfants de 0-59 mois 25 E Réfdrence -- Taille-pour-åge 20 • "" Poids-pour-taille - Poids-pour-~tge 15 10 5 / ," // .* 0 <-5.75 -5.0 -4.0 -3.0 -1.0 0.0 +1.0 +2.0 +3.0 +4.0 +5.0 >+5.75 Ecart T y p e Note : La taille-pour-åge, le perds-pour-taille et le potds-pour-åge sont exprimés en terme d'écart type de la médtane de la population de réfitrence. EMMUS-II 1994/95 Au Tableau 8.6 figurent les résultats de deux enquêtes nutritionnelles, effectuées en 1978 et 1990, et ceux de I'EMMUS-II. L'indicateur poids-pour-taille indique que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans est, aujourd'hui, bien plus mauvaise qu'elle n'était en 1990 (66 pour cent de plus d'enfants émaciés), sans pour autant être revenue aux niveaux extrêmement élevés de 1978; le même type de tendance s'observe du point de vue de l'insuffisance pondérale mais à un degré moindre. Ces niveaux particulièrement élevés de sous-nutrition sont la conséquence des conditions économiques désastreuses qui ont prévalu en Hff/ti pendant la période précédant l'enquête et la période de l'enquête elle-même. En particulier, il faut rappeler que la collecte des données a eu lieu pendant la seconde moitié de 1'année 1994. C' est à cette époque et pendant les mois précédents qu'en réponse au coup d'état de septembre 1991, Haïti a été touché par un embargo international qui, combiné à l'attitude irresponsable des gouvernants en place, a aggravé la désorganisation de la production et surtout de la distribution des produits alimentaires et a rendu encore plus difficile l'accès à ces produits. En ce qui concerne le retard de croissance qui, rappelons-le, mesure les effets à long terme de la sous-nutrition,la situation s'est très légèrement améliorée au cours des 5 dernières années mais, néanmoins, près d'un tiers d'enfants hff/tiens présentent un retard de croissance. 140 Tableau 8.6 Tendance de la sous-nutrition Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans con sldéfés comme atteints de sous-nutrition selon les trois indicateurs anthropométriques de l'~rat nutritionnel (taille-pour-âge, poids-pour-åge et poids-pour-taille) en 1978, 1990 et 1994 Retard de Insuffisance croissance Emacmtmn pond~raie Taille- Poids- Poids- pour-âge pour-taille pour-fige Effectif Années < -2 ET -:: -2 ET < -2 ET d'enfants 1978 39,6 8,9 37,4 5 353 1990 33,9 4,7 26,8 1 843 1994 31,9 7,8 27,5 2 794 Changement(en %) 1978-1990 - 14% -47% -28% 1978-1994 - 19% - 12% -26% 1990-1994 -6% +66% +3% Sources : National Nutrition Status Survey 1978 (DSSP et al., 1979) Haiti's Nutrition Situauon m 1990 (CDC et al., 1993) 8.2.3 Etat nutritionnel selon les caractéristiques socio-démographiques des enfants et de leur mère Retard de croissance La prévalence de la sous-nutrition chronique présente de très fortes variations selon l'âge de l'enfant (Tableau 8.5 et Graphique 8.3) : les enfants de moins de six mois sont assez peu touchés (4 pour cent); entre six mois et un an, 15 pour cent des enfants souffrent de cette forme de sous-nutrition; mais la proportion d'enfants atteints devient ensuite extrêmement élevée puisque, à partir d'un an, près de deux enfants sur cinq présentent un retard de croissance. En fait, c'est au cours des 18 premiers mois que les dommages se créent et, à partir de cet âge, les retards de croissance staturale acquis ne sont plus rattrapables. On n'observe aucune différence par sexe; par contre, du point de vue du rang de naissance de l'enfant, la prévalence de la sous-nutrition chronique varie de façon assez nette entre les enfants de rang un (28 pour cent) et ceux de rangs plus élevés (30 pour cent pour les rangs 2-3 et 36 pour cent pour les rangs 6 et plus). Dans la mesure où les enfants de moins de cinq ans et de rangs élevés vivent dans des familles nombreuses, on peut supposer que leur mère a alors moins le temps de s'occuper d'eux correctement, de prendre soin d'eux dans le cas de maladie et de satisfaire comme il convient à leurs besoins alimentaires. En outre, dans le cas d'une famille nombreuse où la nourriture disponible est en quantité limitée, la part accordée à chacun s'en trouve encore plus réduite. L'intervalle entre naissances semble influencer de façon importante les niveaux de sous-nutrition chronique : les enfants qui suivent leur aîné de moins de deux ans sont nettement plus touchés (37 pour cent) que lorsque l'intervalle est plus long (33 pour cent pour 24-47 mois et 27 pour cent pour les intervalles de 48 mois ou plus). En outre, ces écarts sont nettement plus importants, en valeur relative, pour la forme sévère de sous-nutrition qui varie de 19 à 12 pour cent. Enfin, on n'observe aucune différence selon que l'enfant a reçu, ou non, de la Vitamine A au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. 141 Graphique 8.3 Etat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans Pourcentage 50 40 IXl cr°lsSaclce 30 10 I a ~ /I / Ii// \ . , ~ / J t Insu~sance 20 10 0 i i i , i i , i , i i , i i 3 5 7 9 t11315t7t921 2325272931 3335373941 4345474951 53555759 Age en mois N o t e . M o y e n n e m o b i l e sur tro=s m o i s EMMUS-II 1994/95 Concernant les caractéristiques socio-démographiques de la mère (Tableau 8.5 et Graphique 8.4), des écarts très importants apparaissent dans les niveaux de sous-nutrition chronique. Cette forme de sous-nutrition est beaucoup plus fréquente en milieu rural que dans les Autres Villes et surtout qu'à Port-au-Prince (35 pour cent contre 30 pour cent et 20 pour cent). En outre, en milieu rural, elle est plus de deux fois plus fréquente sous sa forme sévère que dans le reste du pays (18 pour cent contre 8 pour cent). Le niveau d'instruction de la mère semble être, également, un facteur déterminant de l'état nutritionnel des enfants : 39 pour cent des enfants issus de femmes sans instruction sont atteints de sous- nutrition chronique, contre 28 pour cent des enfants de femmes de niveau primaire et 17 pour cent des enfants dont la mère a un niveau secondaire ou plus. Les variations sont encore plus importantes en valeur relative en ce qui concerne la sous-nutrition chronique sévère qui passe de 6 pour cent chez les enfants des femmes de niveau secondaire à 19 pour cent chez les enfants de femmes sans instruction. Avec l'acquisition d'une certaine instruction, les femmes acquièrent certainement une meilleure connaissance de la composition équilibrée des aliments et des règles d'hygiène; mais aussi et surtout, les femmes non instruites sont souvent celles qui vivent dans les conditions économiques les plus précaires, caractérisées par une quantité de nourriture disponible parfois limitée et non diversifiée et par des conditions de logement parfois insalubres. C'est cette conjonction de facteurs, et non le seul niveau d'instruction, qui explique la forte prévalence de la sous-nutrition chronique parmi les enfants des femmes sans instruction. 142 Graphique 8.4 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans présentant un retard de croissance HAITII RESIDENCE Aire Métro, Atres villes ~ Rural! INSTRUCTION Aucune Alphab./Primaire Secondaire ou + 0 tO 20 30 40 50 Pourcentage EMMUS-II1994/95 Emaciation Au point de vue de l'âge (Tableau 8.5 et Graphique 8.3), on observe une augmentation très importante des proportions d'enfants émaciés qui passent de 4 pour cent à moins de 6 mois, à 8 pour cent chez les enfants de 6-11 mois, pour atteindre 14 pour cent des enfants de 12-23 mois; après cet âge, les proportions diminuent pour atteindre 5 pour cent à 48-59 mois. Les cas sévères d'émaciation suivent les mêmes tendances par âge, les proportions passant de 1 pour cent à moins de 6 mois à 3 pour cent à 12-23 mois, puis diminuant à moins de 1 pour cent à 48-59 mois. Ce sont donc les enfants de 12-23 mois qui sont les plus atteints par la sous-nutrition aiguë. Ce groupe d' âges correspond à la période du sevrage et également au stade du développement des enfants où ils commencent à explorer leur environnement immédiat et portent n'importe quel objet à la bouche : ils sont ainsi particulièrement exposés aux agents pathogènes comme le dénote la très forte prévalence de la diarrhée dans ce groupe d'âges (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant). Le fait qu'après le 2~ anniversaire, les proportions d'enfants émaciés et, en particulier ceux présentant une émaciation sévère, diminuent considérablement n'est pas nécessairement le signe d'une amélioration de l'état nutritionnel des enfants à partir de cet âge. Elle est peut-être la conséquence d'une forte mortalité touchant les enfants les plus atteints, seuls les enfants les moins touchés survivant après leur 2~ anniversaire. Selon les autres caractéristiques démographiques, on observe, pour cette forme de sous-nutrition, des variations assez semblables à celles observées pour la sous-nutrition chronique : peu de différences entre les sexes bien que les garçons soient légèrement plus atteints que les filles (8 pour cent contre 7 pour cent); les enfants de rang supérieur à un semblent être plus atteints (environ 8 pour cent chez les enfants de rang supérieur à un contre 6 pour cent chez les enfants de rang un). Par contre, pour l'intervalle entre naissances, on observe une prévalence de la sous-nutrition aiguë sensiblement identique chez les enfants suivant la naissance précédente de moins de 24 mois et chez ceux suivant leur aîné de 48 mois et plus (6 pour cent). 143 Enfin, comme pour la sous-nutrition chronique, aucune variation significative n'appara~ selon que l'enfant a reçu ou non de la Vitamine A. Concernant le milieu de résidence des mères (Graphique 8.5), il est important de souligner que la prévalence de la sous-nutrition aiguë est aussi élevée dans l'Aire Métropolitaine qu'en milieu rural (8 pour cent), alors qu'elle est très légèrement plus faible dans les Autres Villes (7 pour cent). Ce résultat est sûrement lié aux conditions d'hygiène et de salubrité désastreuses qui prévalent dans certains quartiers de la capitale. De plus, il est très certainement aussi la conséquence des conditions économiques désastreuses qui ont prévalu en Haïti pendant la période de l'enquête et, en particulier, comme on l'a déjà mentionné, de la désorganisation de la distribution et des difficultés d'accès aux produits alimentaires, qui ont sûrement beaucoup plus affecté les enfants de la capitale et des villes que ceux du milieu rural. Par ailleurs, le fait que la prévalence de la sous-nutrition aiguë soit aussi élevée dans le milieu urbain que le milieu rural explique, peut-être, en partie, que les niveaux de mortalité infanto-juvénile soient aussi peu différents selon la résidence. Enfin, du point de vue du niveau d'instruction de la mère, les niveaux d'émaciation varient très peu, d'un minimum de moins de 7 pour cent chez les enfants des femmes les plus instruites à un maximum de 8 pour cent chez les enfants dont la mère est sans instruction. Graphique 8.5 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans atteints d 'émaciation HAITI RÉSIDENCE Atre M r t r o Atres villes Rural INSTRUCTION Aucune AIphab./Pn rnatr~ Secondaire ou + 0 2 4 6 8 10 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 Insuffisance pondérale Comme l'état nutritionnel mesuré au moyen de cet indicateur rend compte, à la fois, des formes chronique et aiguë de sous-nutrition, les variations du poids-pour-âge selon les différentes caractéristiques socio-démographiques suivent les mêmes tendances que celles observées pour le poids-pour-taille et surtout que celles observées pour la taille-pour-âge car, comme ce dernier indicateur, l'insuffisance pondérale est surtout dépendante de l'âge. 144 8.3 ETAT NUTRITIONNEL DES MERES Tableau 8.7 Indicateurs anthro- pométriques de I'~tat nutritionnel des L'état nutritionnel des mères est un des déterminants de la m&es mortalité maternelle, du bon déroulement des grossesses ainsi que de leur issue. Il influence aussi la morbidité et la mortalité des jeunes enfants. Distribution (en %), moyenne et 6cart type de la taille, du poids et de L'état nutritionnel d'une femme est conditionné, à la fois, par sa balance l'Indice de masse Corporelle (IMC) énergétique, son état de santé et le temps écoulé depuis la dernière pour les femmes ayant eu, au moins, naissance. Il existe donc une relation étroite entre les niveaux de fécondité une naissance durant les cinq années et de mortalité et l'état nutritionnel des mères. Pour ces raisons, ayant pr~crd6 l'enquête, EMMUS-II H~fit~ 1994/95 l'évaluation de l'état nutritionnel des mères est particulièrement utile puisqu'il permet d'identifier des groupes à hauts risques. Indicateur Total Dans le cadre de I'EMMUS-II, pour déterminer l'état nutritionnel Taille des femmes (cm) 130,0-134,9 0,4 des mères, on a pris les mesures du poids et de la taille de toutes les 135,0-139,9 0,2 femmes ayant eu au moins une naissance vivante durant les cinq années 140,0-144,9 1,8 ayant précédé l'enquête. Les résultats ne sont donc pas totalement 145,0-149,9 5,9 150,0-154,9 19,9 représentatifs de la population des femmes de 15-49 ans. Le Tableau 8.7 155,0-159,9 30,4 fournit la moyenne, l'écart type et la distribution de la taille, du poids et 160,0-164,9 24.5 de l'Indice de Masse Corporelle (IMC), calculé à partir de la taille et du 165,0-169,9 11,7 170,0-174,9 3,2 poids. Les distributions concemant la taille portent sur l'ensemble des 175,0-179,9 0,2 femmes; par contre, dans les distributions du poids et de I'IMC, pour >= 180,0 0,2 ND 1,6 éviter d'introduire un biais, les femmes enceintes ainsi que celles ayant eu une naissance le mois de l'interview ou le mois précédant ont été exclues. Total 100,0 Effectif de femmes 2 302 Bien que la taille puisse varier dans les populations à cause de Taille m o y e n n e 158,5 Ecart type 6,6 facteurs génétiques, elle est aussi un indicateur indirect du statut socio- Poids des femmes (kg) économique de la mère dans la mesure où une petite taille peut résulter 35,0-39,9 3,1 d'une sous-nutrition chronique durant l'enfance. En outre, d'un point de 40,0-49,9 36,2 vue anatomique, la taille des mères étant associée à la grandeur du bassin, 50,0-59,9 40,2 60,0-69,9 13,1 les femmes de petites tailles sont plus susceptibles d'avoir des >= 70,0, 5,6 complications pendant la grossesse et surtout pendant l'accouchement. ND 1,9 Elles sont aussi plus susceptibles de concevoir des enfants de faible poids. Total 100,0 Bien que la taille critique en-deça de laquelle une femme peut être Effectif de femmes 1 844 considérée à risque varie selon les populations, on admet généralement Poids moyen 53,3 que cette taille se situe entre 140 et 150 centimètres. Ecart type 9,3 IMC des femmes (kg/m l) A partir des résultats du Tableau 8.7, on constate que la taille 12,0-15,9 (Srv~re) 1,6 16,0-16,9 (Modrr~) 3,4 moyenne des femmes h~ütiennes ayant eu une naissance dans les 5 17,0-18,4 (L6ger), 13,0 deruières années se situe nettement au-dessus de l'intervalle mentionné : 18,5-20,4 (Normal) 30,7 elle est de 158,5 centimètres (écart type de 6,6 centimètres) et seulement 20,5-22,9 (Normal) 27,4 23,0-24,9 (Normal) 10,3 2 pour cent des mères ont une taille inférieure à 145 centimètres, 25,0-26,9 (Surpoids) 5,5 considérée ici comme taille limite critique. 27,0-28,9 (Surpoids) 2,7 29,0-29,9 (Surpoids) 0,7 >= 30,0 (Obèse) 2,5 Au Tableau 8.8 figurent, selon diverses caractéristiques socio- ND 2,1 démographiques, les tailles moyennes et les proportions de femmes dont Total 100,0 la taille est inférieure à 145 centimètres. Les tailles moyennes varient Effecof de femmes 1 844 assez peu autour de la moyenne nationale (158,5 centimètres), par contre IMC moyen 21,2 les proportions de femmes en-deçà de la taille critique présentent d' assez Ecart type 3,3 fortes variations selon le milieu de résidence et le niveau d'instruction : la proportion de femmes de très petite taille est beaucoup plus élevée en 145 Tableau 8.8 Indicateurs anthropom&riques des re~res par caract~ristiques soeio-drmo,graphiques Pour les mères d'enfants de motos de cinq ans, tadle moyenne et pourcentage de celles dont la taille est inférieure h 145 centimètres, Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen et pourcentage de celles dont I'IMC est infrneur ~t 18,5 kg/m2, selon certaines caract&lstlques socio-démographiques, EMMUS-II H~ffti1994/95 Taille Poids-pour-taillej Pour- IMC Pour- Effectif centage Effectif moyen centage de Caract6rîstique Moyenne <145cm de re&es (kg/mœee) <18,5 m&es Age de la femme 15-19 158,1 2,5 133 20,2 19,6 98 20-24 158,9 2,2 479 20.9 19,7 368 25-29 158,7 2,0 538 21.3 17,4 416 30-34 158,7 2,5 465 21,5 15,3 372 35-39 158,2 2,7 393 21,4 17,9 321 40-44 157,1 2,8 194 21,1 20,2 171 45-49 157,8 3,4 64 20,6 33,4 59 Milieu de r~sldence Aire Métropohtame 158,8 0,4 490 22,5 12,1 419 Autres villes 158,9 2,3 300 21,6 15,7 257 Ensemble urbain 158,9 I.I 790 22,1 13,5 677 Rural 158,2 3,1 1 476 20,6 21,4 I 128 Niveau d'instruction Aucun 157,7 3,9 I 053 20,6 20,9 823 AlphabétlsaUon/Primaire 158,7 1,3 909 21,1 18,8 726 Secondaire ou plus 160,6 0,6 305 23,2 9,6 256 Ensemble 158,5 2,4 2 266 21,2 18,4 l 805 i Sont exclues les femmes enceintes et celles ayant eu un enfant dans les deux mois ayant pr6c6d~ l'enqu&e. milieu rural (3 pour cent) que dans les Autres Villes (2 pour cent) et surtout que dans la capitale (moins de 1 pour cent); de même, les femmes sans instruction sont beaucoup plus fréquemment de petite taille (4 pour cent) que celles de niveau primaire (1 pour cent) et que celles de niveau secondaire (moins de 1 pour cent). Le faible poids des femmes avant une grossesse est un facteur de risque important pour le déroulement et l'issue de la grossesse. Le poids moyen des femmes h~f/tiennes (Tableau 8.7) est de 53,3 kilos (écart type de 9 kilos), près de 40 pour cent d'entre elles ont un poids inférieur à 50 kilos et 6 pour cent dépassent les 70 kilos. Cependant, le poids étant très variable selon la taille, il est préférable de s'intéresser à un indicateur tenant compte de cette relation. L'Indice de Masse Corporelle (IMC) ou encore Indice de Quételet est le plus souvent utilisé pour exprimer la relation poids/taille4 : il permet de mettre en évidence le manque ou l'excès de poids en contrôlant la taille et, en outre, il présente l'avantage de ne pas nécessiter l'utilisation de tables de référence comme c'est le cas pour le poids-pour-taille. Pour indiquer une sous- nutrition aiguë, on utilise généralement comme seuil la valeur 18,5 kg/m2; à l'opposé, pour indiquer un surpoids, il n'existe pas de seuil unanimement admis. 4 L'IMC est calculé en divisant le poids (en kilos) par le carré de la taille (en mètres) : il s'exprime donc en kg/m~. 146 En Ha'/ti, 18 pour cent des femmes se situent en-deçà du seuil critique de 18,5 kg/m 2 et présentent donc une sous-nutrition aiguë et, parmi ces femmes, près d'une sur trois (5 pour cent) présentent une sous- nutrition aiguë de niveau modéré à sévère (IMC inférieur à 17,0 kg/m2). La valeur moyenne de 1'IMC est de 21,2 et une proportion non négligeable de femmes (12 pour cent) ont un indice très élevé (25 kg/m 2 et plus) et entrent sans équivoque dans la catégorie des surpoids. L'IMC présente de fortes variations selon les caractéristiques socio-démographiques des femmes (Tableau 8.7). Comme pour la sous-nutrition des enfants, les écarts les plus manifestes sont ceux qui concernent le milieu de résidence et le niveau d'instruction. En effet 12 pour cent des femmes de l'Aire Métropolitaine contre 21 pour cent des femmes du milieu rural ont un IMC inférieur à 18,5 et présentent donc une sous-nutrition aiguë. Du point de vue du niveau d'instruction, les écarts sont encore plus importants : IMC moyen plus élevé et proportion de femmes en-dessous de 18,5 kg/m2 plus faible chez les femmes les plus instruites (IMC moyen de 23,2 kg/m 2et 10 pour cent en-dessous de 18,5 kg/m 2) par rapport à celles s a n s instruction (IMC moyen de 20,6 kg/m 2 et 21 pour cent en-dessous de 18,5 kg/m2). 8.4 CONCLUSION Les données présentées dans ce chapitre mettent en évidence que la quasi-totalité des enfants nés dans les cinq dernières années précédant l'enquête ont été allaités. Cependant, l'allaitement ne débute en général que le deuxième jour et des aliments sont introduits trop précocement dans 1'alimentation des enfants qui, en outre, reçoivent fréquemment le biberon. Les données suggèrent également une influence mitigée du personnel médical. En effet le personnel sanitaire ne favorise pas autant qu'il le devrait la pratique de l'allaitement maternel même si, quand il le fait, l'enfant est mis au sein plus tôt. En ce qui concerne l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, les données ont révélé que près d'un tiers d'entre eux souffraient de sous-nutrition chronique modérée ou sévère, et qu'environ huit pour cent étaient atteints de sous-nutrition aiguë. Ces données ont aussi montré que l'enfant haltien est sujet à la sous-nutrition dès la période de la jeune enfance, et que la prévalence de la sous-nutrition chronique augmente avec l'âge. L'étude a aussi montré que différents facteurs démographiques et sociaux tels que le rang de naissance, l'intervalle intergénésique et le niveau d'instruction de la mère influaient fortement sur l'état nutritionnel de l'enfant. 147 CHAPITRE 9 MORTALITE DES ENFANTS Les niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants sont fonction des conditions sanitaires, environnementales, socio-économiques et culturelles qui prévalent dans une population et dans les diverses couches sociales de cette population; en particulier, les niveaux de mortalité dépendent de la disponibilité et de la qualité des soins offerts aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. C'est pourquoi, le niveau de mortalité des enfants est souvent considéré comme un des meilleurs indicateurs du niveau de développement d'un pays. La connaissance de la mortalité des enfants est donc indispensable, non seulement, aux spécialistes des questions de population, mais aussi aux responsables de mise en place des programmes de santé et de développement soc io-économique. C' est dans cette perspective que s' in scrit I' u n des principaux objectifs de I'EMMUS-II : collecter des informations sur la mortalité des enfants selon les caractéristiques socio-économiques et démographiques de la mère. 9.1 METHODOLOGIE ET QUALITE DES DONNEES Les indicateurs de mortalité présentés dans ce chapitre sont calculés à partir d'informations sur l'historique des naissances recueillies dans le questionnaire femme. Dans la Section 2 du questionnaire, l'enquêtrice enregistre toutes les naissances de la femme, en précisant le sexe, l'âge et l'état de survie. Pour les enfants décédés, l'enquêtrice enregistre également l'âge au décès. L'estimation de la mortalité à partir de l'historique des naissances présente, à la fois, des limites d' ordre méthodologique et des risques d'erreurs d'enregistrement. En premier lieu, dans ce type d'approche rétrospective, on collecte des informations sur le passé (ici, la mortalité des enfants) auprès de personnes vivantes au moment de l'enquête (ici, les femmes de 15-49 ans). On n ' a donc aucune information sur la survie ou le décès d'enfants dont la mère est actuellement décédêe : dans le cas où ces enfants, "orphelins de mère," seraient en nombre important Let où leur mortalité serait différente des enfants dont la mère survit (ce qui est certainement le cas), les niveaux de mortalité s'en trouveraient affectés. En outre, en limitant la collecte des données aux seules femmes de 15-49 ans, les informations découlant de l'historique des naissances ne sont pas complètement représentatives des différents intervalles de la période passée. Si, pour les cinq années précédant l'enquête, la presque totalité des naissances (et de la mortalité infanto-juvénile qui peut s'ensuivre) sont issues de femmes de 15-49 ans à l'enquête, il n'en est pas de même pour les intervalles plus anciens : pour la période 10-14 ans avant l'enquête, par exemple, nous ne disposons d'aucune information sur les naissances issues de femmes de 40-49 ans à cette époque. Du point de vue de la collecte proprement dite, comme cela a été précisé au Chapitre 3 (Fécondité), la validité des données peut être affectée par : 1) le sous-enregistrement des événement,s, en particulier l'omission d'enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou jours après la naissance, peut induire une sous-estimation de la mortalité; Selon les résultats de l'enquête ménage, 1,3 pour cent des enfants de moins de 6 ans survivants et identifiés dans les ménages étaient orphelins de mère et 0,3 pour cent étalent orphelins de père et de mère. 149 en outre, si ce sous-enregistrement était d'autant plus important que la période de référence est éloignée de la date de l'enquête, les tendances observées des niveaux de mortalité s ' e n trouveraient affectées. Dans le cas d'Haïti, il ne semble pas y avoir de sous-estimation importante des décès. 2 2) les déplacements différentiels de dates de naissance des enfants, selon qu'ils sont vivants ou décédés. Ces "déplacements" qui n'affectent pas les niveaux de mortalité de l'ensemble de la période rétrospective considérée, peuvent entraîner une sous-estimation de la mortalité d ' u n intervalle (par exemple, 0-4 ans avant l'enquête), et par conséquent une surestimation de la mortalité de l'intervalle précédant (par exemple, 5-9 ans avant l'enquête). L à encore, dans le cas de I ' E M M U S - I I , les niveaux de mortalité ne semble pas avoir été affectés de façon significative par ces transferts) 3) l'imprécision des déclarations d'âge au décès, en particulier, l'attraction de 12 mois c o m m e âge au décès, 4 en transformant une partie des décès de jeunes enfants (moins de 12 mois) en décès d'enfants plus âgés (12 à 59 mois), peut engendrer une sous-estimation de la mortalité infantile et, par contre-coup, une surestimation de la mortalitéjuvénile, la mortalité globale des moins de cinq ans n'étant que très peu affectée. A l'Annexe D, les Tableaux D.5 et D.6 fournissent la distribution des décès par âge au décès (jours, mois et années). On remarquera que, pour l'ensemble de la période 0-19 ans avant l'enquête, un peu plus d'enfants seraient morts à de 12 mois s (71 décès) q u ' a u x âges 11 et 13 mois encadrants (57 décès) : ici, l'attraction pour l ' â g e au décès de 12 mois est nette, mais trop négligeable pour affecter réellement les niveaux de mortalité infantile et de mortalité juvénile. 6 2 Une technique d'évaluation succincte du sous-enregistrement des décès des très jeunes enfants consiste à calculer la proportion d'enfants décédés entre 0 et 6 jours par rapport aux décès survenus au cours du premier mms. Dans le cas de I'EMMUS-II, les proportions restent assez stables autour de 50 pour cent, ce qui semble indiquer qu'il n'y a pas eu de sous-enregistrement important des décès précoces. Une faible proportion de mortalité néonatale par rapport à la mortalité infantile est également utilisée pour estimer l'importance de la sous-déclaration des décès de jeunes enfants. Dans I'EMMUS-II, les proportions se situent à un niveau acceptable, variant de 44 à 53 pour cent selon la période quinquennale considérée, et ne mettent en évidence aucune sous-estimation importante des décès. 3 A l'Annexe D, le Tableau D.4 fournit la distribution des naissances, selon leur état de survie, par année de naissance. Comme on l'a précisé au Chapitre 3 (Fécondité), le "rapport de naissances annuelles" semble in&quer un manque de naissances en 1989, et un "surplus" en 1988 et 1990. Ces déplacements semblent légèrement plus prononcés pour les enfants décédés, nés en "sous-nombre" en 1989 (rapport = 85,0 < 100) et 1990 (rapport = 85,6 < 100), et nés en "surnombre" en 1988 (rapport = 126,4 < 100) mais aussi en 1991 (rapport = 134,9 > 100). Du fait que le "déficit" de 1989 et de 1990 soit "compensé", en grande partie, par un "excédent" en 1991, les niveaux de mortalité calculés pour la dernière période quinquennale, soit 1989-1994, ne devraient pas être affectés de façon significative par ces transferts, qui se produisent à l'intérieur de l'intervalle de référence. 4 Pour essayer de minimiser l'attraction de certains âges (en particuher, un an) les enquêtrices doivent enregistrer en jours, les décès de moins d'un mois, en mois, les décès de moins de deux ans, et en années les décès survenus à deux ans et plus. 5 y compris ceux morts à 1 an. 6 A titre indicatif, un ajustement des données par le transfert d'une partie des décès déclarés à 12 mms à ceux déclarés à moins de 1 an conduirait, pour la période 0-19 ans avant l'enquête, à une mortalité lnfantde supérieure d'environ 3 pour cent. 150 Finalement, les limites méthodologiques, inhérentes à l'historique des naissances et, comme nous venons de le voir, les risques d'erreurs ou d'imprécisions de collecte n'induisent généralement qu'une très faible marge d'erreur dans les mesures des événements récents (Sullivan et al., 1990) : dans le cadre de cette analyse, on n ' a donc procédé à aucun ajustement des données. 9.2 NIVEAUX ET TENDANCES A partir des informations recueillies dans l'historique des naissances, on calcule les indicateurs suivants : quotient de mortalité néonatale (NN) : probabilité de décéder avant d'atteindre un mois; quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : probabilité de décéder après la période néonatale, mais avant le premier anniversaire; quotient de mortalité infantile (lq0) : probabilité de décéder avant le premier anniversaire; quotient de mortalité juvénile (4q0 : probabilité de décéder après le premier et avant le cinquième anniversaire; quotient de mortalité infanto-juvénile (sqo) : probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. Le Tableau 9.1 présente ces différents quotients de mortalité pour les vingt dernières années, divisées en quatre périodes quinquennales. Durant la période la plus récente (0-4 ans avant l'enquête, soit 1989- 1994/95), 7 près d'un enfant sur 7 (150 pour mille) est décédé avant d' atteindre son cinquième anniversaire : sur 1 000 naissances, 89 sont décédées avant l'âge d'un an, et sur 1 000 enfants atteignant leur premier anniversaire, 67 sont décédés avant d'atteindre cinq ans. Avant l'âge d'un an, la probabilité de décéder durant le premier mois d'existence (42 pour mille) est légèrement inférieure à celle de mourir entre le premier et le douzième mois exacts (47 pour mille). Les données du Tableau 9.1, représentées au Graphique 9.1 permettent de retracer l'évolution de la mortalité infantile et juvénile au cours des vingt-cinq dernières années. Les résultats de I'EMMUS-II pour la période rétrospective la plus ancienne (20-24 ans avant l'enquête, soit autour de l'année 1972) sont très proches des résultats de I'EHF pour sa période rétrospective la plus récente (autour de l'année 1972). De même, les résultats de I'EMMUS-II pour la période 5-9 ans avant l'enquête (soit autour de l'année 1987) sont très proches de ceux de I'EMMUS-I (autour de l'année 1985) : le quotient de mortalité infanto-juvénile est estimé à 151 pour mille par I'EMMUS-I (autour de 1987), et par I'EMMUS-II (autour de 1985). Cette cohérence entre les résultats de I'EMMUS-II et ceux des enquêtes précédentes semblent indiquer que, même pour les périodes rétrospectives anciennes, les omissions de décès aient été peu nombreuses au cours de la dernière enquête et que les quotients de mortalité calculés reflètent bien les niveaux de mortalité des enfants. 7 La période de référence de cinq ans correspond à juillet 1989-juillet 1994, pour les premières enquêtes menées sur terrain, et à janvier 1990-janvier 1995 pour les dernières enquêtes réalisées. 151 Tableau 9.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et mfanto-juvénile par pénodes de 5 ans précêdant l'enquête, EMMUS-II Hatti 1994/95 Nombre Mortalité Mortahté d'années Mortalité post- Mortalité Mortalaé mI~.nto- précédant néonatale néonatale mfantde juv6nde juvénde l'enquéte (MN) (MPN) (tq0) (4qL) (5%) 0-4 31,2 42,8 73,9 61,2 130,6 5-9 45,5 55,8 101,4 55,5 151,2 10-14 54,9 65,2 120,1 63,1 175,6 15-19 69,5 67.8 137,3 77,0 203,7 Graphique 9.1 Tendances de la mortalité des enfants de moins de 5 ans selon I'EHF (1977), I'EMMUS-I (1987) et I'EMMUS-II (1994) Déc~s pour 1 000 250 200 ~ ~ 150 V ~ 100 4ql (EMMUS-II) )< 5O • 0 i i i r i , , , , , , , , , , i i , 72 75 77 80 82 85 87 90 92 94 Annda Quotients de mortalit~ lqO (EMMUS-I) 14ql (EMMUS-I) ~X~5qO(EMMUS-I) "~lqO EHF-~-4qI EHF ~5qO EHF Entre 1977 et 1992 (années centrales des périodes 15-19 ans et 0-4 ans avant l'enquête), la mortalité infantile a sensiblement diminué, passant de 137 pour mille à 74 pour mille. Au cours de la même période, la mortalité juvénile a connu, tout d'abord, une baisse, passant de 77 pour mille autour de l'année 1977 à 56 pour mille autour de 1987, pour, ensuite, augmenter légèrement et atteindre récemment 61 pour mille. Conséquence de cette augmentation de la mortalité entre 1 et 5 ans, la mortalité infanto-juvénile reste à un niveau très élevé malgré la baisse importante de la mortalité infantile. La cohérence trouvée entre les résultats de I'EMMUS-II et les enquêtes antérieures confirme l'évolution différentielle de la mortalité infantile et de la mortalité juvénile qui est mise en évidence ici. En outre, on notera que la mortalité infantile et la mortalité juvénile tendent à s'équilibrer alors que, dans les périodes antérieures, la majorité des enfants mourant entre la naissance et l'âge de 5 ans mouraient avant d'atteindre leur premier anniversaire. 152 Ces changements des niveaux de mortalité s'expliquent, en partie, par 1'amélioration des indicateurs de santé de la mère et de l'enfant (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant), pour ce qui est de la baisse de la mortalité des moins de un an, alors que la permanence, voire la dégradation, de conditions politiques, économiques et environnementales précaires, ainsi que la dégradation de la situation nutritionnelle des enfants expliquent le maintien d'une forte mortalité juvénile. On notera enfin que la mortalité néonatale (31 pour mille pour la période la plus récente) a connu, au cours des dernières années, une baisse légèrement plus importante que celle de la mortalité post-néonatale (43 pour mille pour la période 0-4 ans avant 1'enquête). Cette évolution différentielle s' explique certainement, comme celle des la mortalité infantile et de la mortalité juvénile, par les mauvaises conditions économiques et environnementales auxquelles sont plus exposés les enfants dans la période post-n6onatale que dans la période néonatale. 9.3 MORTALITE DIFFERENTIELLE ET GROUPES A HAUTS RISQUES Le Tableau 9.2 présente les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-démographiques de la mère, pour la période de dix ans précédant l'enquête (1984- 1994/95). La référence à une période de dix ans est utilisée ici pour pouvoir disposer, pour chaque sous- groupe de population, d'un nombre d'événements statistiquement suffisant au calcul des différentes probabilités. Le Graphique 9.2 illustre les niveaux de mortalité infanto-juvénile selon le milieu et la région de résidence et le niveau d'instruction de la mère. Tableau 9.2 Mortalité des enfants par caractéristiques de la m~re Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénde et infanto-juvénile pour la période de 10 ans précédant l'enquéte, par caract6ristiques socio-démogra- phlques de la mère, EMMUS-II Haîti 1994/95 Mortalité Mortalité Mortalité post- Mortalité Mortalité infanto- néonatale néonatale infantile juvénile juvénde Caractéristique (NN) (PNN) (iq0) (4qt) (sq0) Milieu de résidence Aire Métropolitaine 32,5 52,7 85,1 50,4 131,3 Autres villes 32,5 47,9 80,4 59,2 134,8 Ensemble urbain 32,5 50,7 83,2 54,0 132,7 Rural 40,6 48,3 88,9 60,8 144,3 Niveau d'instruction de la mère Aucun 44,7 50,5 95,2 68,9 157,6 Alphabétisation/Primaire 31,5 46,9 78,4 51,7 126,1 Secondaire ou plus 26,6 49,0 75,6 20,0 94,0 Soins prénatals et assistance à l'accouchement t Ni l'un ni l'autre 40,7 48,3 89,0 (i 18,6) (197,0) L'un ou l'autre 27,4 39,5 66,9 55,7 118,9 Les deux 28,7 45,7 74,5 (42,7) (114,0) Ensemble 38,0 49,1 87,1 58,6 140,6 Note : Les quotients calculés sur 250-499 cas (personnes exposées) figurent entre ~arenthèses. Quotients pour la période de cinq ans précédant l'enquéte 153 La mortalité infantile est légèrement plus élevée dans l'Aire Métropolitaine (85 pour mille) que dans les Autres Villes (80 pour mille), et elle n'est que très légèrement inférieure à celle du milieu rural (89 pour mille). Ces résultats sont cohérents avec I'EMMUS-I qui avait trouvé un niveau de mortalité infantile dans l'Aire Métropolitaine (103 pour mille) légèrement supérieur à celui du milieu rural (100 pour mille), et avec I'EHF pour laquelle la mortalité des enfants de moins de un an de la capitale (197 pour mille) était nettement supérieure celle du reste du pays (124 pour mille). En ce qui concerne la mortalité juvénile, là encore, elle n'est que peu différente dans la capitale (50 pour mille) par rapport aux Autres Villes (59 pour mille) et au milieu rural (61 pour mille). Globalement, la mortalité avant l'âge de 5 ans est peu différente dans l'Aire Métropolitaine et les Autres Villes (respectivement, 131 et 135 pour mille) et légèrement plus élevée en milieu rural (144 pour mille). On a vu précédemment (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant) qu'à Port-au-Prince les indicateurs sanitaires n'étaient guère meilleurs (et parfois même, pires) que dans les Autres Villes : ceci explique, en partie, le fait, assez étonnant, qu'il n'existe pas d'écart plus important entre les niveaux de mortalité de la capitale et des Autres Villes. Par ailleurs, les niveaux élevés de sous-nutrition aiguë des enfants de l'Aire Métropolitaine et les très mauvaises conditions d'hygiène et l'insalubrité de certains quartiers de la capitale expliquent que la mortalité s'y maintienne à un niveau si élevé, peu différent de celui de la mortalité du milieu rural. Graphique 9.2 Mortalité infanto-juvénile selon les caractéristiques de la mère RESIDENCE Aire M~tro. Autres villes Rrual INSTRUCTION~ A,phab,p;~~~,7! Secondaire ou +1~ I 0 20 40 60 80 100 D~c~s pour 1 000 Note : Ba=ê sur les d6c~s de la p6node de 10 ans ayant pr6c~d6 l'enqu6te EMMUS-II 1994/95 Les enfants dont la mère est sans instruction ont une probabilité de mourir avant un an (95 pour mille) nettement plus élevée que celle des enfants dont la mère a de l'instruction (78 pour mille pour le niveau d'instruction primaire et 76 pour mille pour l'instruction secondaire ou supérieure). Cette différence de mortalité est encore plus nette pour les enfants survivants à un an, puisque leur probabilité de mourir avant cinq ans est plus de trois fois plus élevée quand leur mère n ' a aucun niveau d'instruction (69 pour mille) que lorsqu'elle a atteint le secondaire (20 pour mille). Le niveau de mortalité des enfants dont la mère a acquis une instruction primaire (126 pour mille pour 5%) se situe à mi-chemin entre le niveau de mortalité des 154 enfants de femmes sans instruction (158 pour mille entre 0 et 5 ans) et celui des enfants des mères les plus instruites (94 pour mille). Les meilleures conditions de vie, d'hygiène et d'alimentation, mais surtout le recours plus important aux services de santé des femmes instruites (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant) expliquent l'essentiel de ces différences de mortalité. La dernière caractéristique présentée au Tableau 9.2 concerne les soins prénatals et l'assistance à l'accouchement. Lorsque la mère n ' a fait aucune visite prénatale pendant sa grossesse et n ' a pas été assistée par du personnel médical lors de l'accouchement, son enfant court un risque de décéder de 41 pour mille durant le premier mois, contre 29 pour mille pour un enfant dont la mère a été en consultation prénatale et a été assistée lors de r accouchement par un professionnel de la santé. Bien entendu, ces différences de niveau de mortalité néonatale ont un impact sur les niveaux de mortalité infantile. Le Tableau 9.3 et le Graphique 9.3 présentent les quotients de mortalité pour la période de dix ans précédant l'enquête selon certaines caractéristiques biologiques des mères et des enfants. Entre la naissance et le cinquième anniversaire, la mortalité des enfants de sexe masculin est, comme dans la majorité des populations, légèrement plus élevée que celle des enfants de sexe féminin : sur 1 000 garçons, 151 n'atteignent pas le cinquième anniversaire, alors que ce rapport est de 130 pour 1 000 filles à la naissance. Cette différence de mortalité entre les sexes se produit essentiellement lors de la première année au cours de laquelle les garçons courent un risque de décéder (100 pour mille) près de 30 pour cent supérieur à celui des filles (76 pour mille). Par ailleurs, il ressort de ce même tableau que les bébés très petits (y compris les prématurés) ont une mortalité beaucoup plus élevée que les bébés petits, moyens ou gros. Sur 1 000 enfants de très petite taille à la naissance, 44 n'atteignent pas la fin du premier mois d'existence, et 92 n'atteignent pas leur premier anniversaire. Pour ces enfants, la probabilité de mourir durant la première année d'existence est de 30 pour cent supérieure à celle des enfants petits, moyens ou gros à la naissance (92 pour mille contre, respectivement, 70 et 72 pour mille). Le Tableau 9.3 et le Graphique 9.3 présentent trois autres caractéristiques décrivant les niveaux de mortalité en rapport avec la procréation à savoir, l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, le rang de naissance et l'intervalle par rapport à la naissance précédente. En ce qui concerne l'âge de la mère, les risques de décéder les plus élevés sont observés chez les enfants nés de mères en début de vie reproductive (moins de 20 ans) : le risque de décéder avant l'âge d'un an est largement plus élevé pour un enfant né d'une mère âgée de moins de 20 ans ( 115 pour mille) que pour un enfant né d'une mère appartenant au groupe d' âge 20- 29 ans (85 pour mille) et que pour un enfant né d'une mère de 30-39 ans (75 pour mille). De même, entre 1 et 5 ans, la probabilité de décéder d'un enfant de mère de moins de 20 ans (81 pour mille) est d'environ 50 pour cent plus élevée que celle d'un enfant de mère plus âgée (58 pour mille à 30-39 ans et 51 pour mille à 40-49 ans). Selon le rang de naissance, les quotients de mortalité infanto-juvénile sont, comme attendu, élevés pour le rang un (152 pour mille), ils baissent nettement pour les rangs suivants (128 et 136 pour mille pour les rangs 2 à 6), pour remonter ensuite pour les enfants de rangs les plus élevés (I 61 pour mille pour les rangs 7 et plus). 155 Tableau 9.3 Mortalité des enfants par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants Quotients de mortalitê n6onatale, post-néonatale, infantde, juvênile et infanto-juvénile pour la période de 10 ans précédant l'enquête, par caractéristiques démographiques de la m~re et des enfants, EMMUS-II Hai'tl 1994/95 Mortalité Mortaht6 Mortallté post- Mortalité Mortalité infanto- Caractéristique néonatale néonatale infantile juvénile juvémle démographique (NN) (PNN) (Jq0) (4q0 (~q0) Sexe Masculin 43,4 54,4 97,7 59,2 151,2 Feminm 32,5 43,7 76,2 57,9 129,7 Age de la mère à la naissance Moins de 20 ans 55,4 59,8 115,2 81,4 187,3 20-29 ans 33,6 51,5 85,0 58,0 138,1 30-39 ans 35,2 40,2 75,3 51,1 122,6 40-49 ans * * * * * Rang de naissance 1 41,3 56,7 98,0 59,6 151,7 2-3 30,7 45,5 76,2 56,4 128,4 4-6 33,5 44,7 78,2 62,7 136,0 7 ou plus 59,2 55,1 114,3 (52,7) (161,0) Intervalle avec la naissance précédente Motos de 2 ans 51,2 60,4 111,6 81,4 183,9 2-3 ans 34,5 44,4 78,9 51,4 126,2 4 ans ou plus 15,7 26,4 42,2 33,5 74,2 Taille à la naissance I Très petit ou petit 43,6 48,7 92,3 (I 21,9) (202,9) Moyen 25,1 44,7 69,7 (42,9) (109,6) Gros ou très gros 30,3 41,6 71,9 62,0 129,5 Ensemble 38,0 49,1 87,1 58,6 140,6 Note : Les quot~ents calculés sur moins de 250 cas (personnes exposées) sont remplacés ~ar des ast6nsques. Ceux calculés sur 250-499 cas, figurent entre parenthèses. Quotients pour la période de cinq ans précédant I enquête La durée de l'intervalle intergénésique apparaît comme étant le facteur qui influe le plus nettement sur les niveaux de mortalité des enfants. Les intervalles de moins de deux ans, qui réduisent chez la femme le degré de récupération de ses capacités physiologiques, favorisent une forte mortalité néonatale (51 pour mille), de 50 pour cent plus élevée que celle estimée pour les naissances qui suivent leur aîné de 2-3 ans (35 pour mille) et plus de trois fois plus élevée que celle estimée pour les naissances qui suivent leur aîné de 4 ans ou plus (16 pour mille). La mortalité post-néonatale est également réduite de plus de moitié lorsqu'une naissance suit la précédente de 4 ans ou plus (26 pour mille) par rapport à la naissance dont l'intervalle intergénésique précédent est inférieur à 24 mois (60 pour mille). Globalement, la mortalité infantile est près de trois fois plus faible lorsque les naissances surviennent plus de quatre ans après la naissance précédente (42 pour mille) par rapport aux naissances dont les intervalles sont inférieurs à 24 mois (112 pour mille). 156 Graphique 9.3 Mortalité infantile selon certaines caractéristiques en rapport avec la procréation AGE DE LAMERE I < 20 a n s ~ 20-29 a n s ~ 30-39 a n s ~ RANG DE NAISSANCE 1 4-6 ] 7ou + ......... ,I INT, INTER- GENESIQUE < 2 ans ~JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJSJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ~ 2-3 ans "~~~~JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ~ 4 ans OU + ~~~'ZJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ~ 20 40 60 80 100 120 Ddc~s pour 1 000 EMMUS-II 1994/95 La mortalité différentielle selon ces trois caractéristiques met en évidence les risques importants que fait courir aux enfants une fécondité élevée, caractérisée par des naissances précoces, de rangs élevés et par des intervalles intergénésiques très courts. Le Tableau 9.4 présente une classification des naissances des cinq dernières années selon les cat6gories à hauts risques auxquelles elles correspondent : les naissances de rang 1 qui présentent un risque élevé de mortalité, mais qui sont inévitables sauf lorsqu'elles sont issues de jeunes mères (âgées de moins de 18 ans). On a donc isolé les naissances de rang 1 et de mères de 18 ans ou plus; les naissances issues de mères appartenant à une seule catégorie à haut risque : âge de procr6ation précoce (moins de 18 ans) ou tardif (35 ans ou plus), intervalle intergénésique court (moins de 24 mois) et rang élevé de naissance (supérieur à 4); les naissances correspondant à une combinaison de catégories de risque selon l'âge de la mère à la naissance, l'intervalle intergénésique et le rang de naissance; et, enfin, les naissances ne correspondant à aucune catégorie à hauts risques définies ci- dessus. Au regard du Tableau 9.4, il ressort que 30 pour cent des naissances des cinq années ayant prrcédé l'enquête ne correspondent à aucune catégorie à hauts risques identifiés, 18 pour cent correspondent à des risques élevés parce qu'elles sont de rang un mais elles sont inévitables, 31 pour cent correspondent à des catégories à haut risque unique et 21 pour cent correspondent à des catégories à hauts risques multiples. Pour 157 é v a l u e r le r i s q u e s u p p l é m e n t a i r e d e d é c é d e r que fait c o u r i r aux e n f a n t s c e r t a i n s c o m p o r t e m e n t s p r o c r é a t e u r s d e s m è r e s , s d e s " r a p p o r t s d e r i s q u e " ont été c a l c u l é s , en p r e n a n t c o m m e r é f é r e n c e les n a i s s a n c e s n ' a p p a r t e n a n t à a u c u n e c a t é g o r i e à hauts risques. L e r a p p o r t d e r i s q u e est d o n c le r a p p o r t d e la p r o p o r t i o n d ' e n f a n t s d é c é d é s d a n s c h a q u e c a t é g o r i e à hauts r is ques , à la p r o p o r t i o n d' e n f a n t s d é c é d é s d a n s la c a t é g o r i e s a n s risque. L e s n a i s s a n c e s de r a n g 1 ne sont pas é v i t a b l e s m a i s , m ê m e l o r s q u ' e l l e s n ' i n t e r v i e n n e n t pas à u n â g e t r o p p r é c o c e , c' e s t - à - d i r e a v a n t 18 ans, e l l e s a p p a r a i s s e n t ici c o m m e étant des n a i s s a n c e s à r i s q u e p u i s q u e le r i s q u e d e d é c é d e r p o u r un e n f a n t d e r a n g 1 et d o n t la m è r e a 18 ans ou p l u s est s u p é r i e u r d e 35 p o u r c e n t à la catégorie de référence. Tableau 9.4 Comportement procréateur h hauts risques Répartmon (en %) des enfants nés au cours des cinq années ayant pr6cédé renquSte, rapport de risque(s), et répartition (en %) des femmes actuellement en union, h risque de concevoir un enfant å hauts risques de mortalité, selon les catégories h hauts risques de mortahté, EMMUS-II Haïti 1994/95 Nmssances dans les 5 derm~res années Pourcentage de femmes Pourcentage Rapport actuellement Catégories h hauts risques de nmssances de risque(s) en umon I Dans aucune catégorie à haut risque 30,3 1,00 25,9a Haut risque inévitable Rang (RG) I et åge >=18 ans 18,0 1,35 9,3 Un seul haut risque Age < 18 ans 4,8 (2,11 ) 0,7 Age > 34 ans 2,6 (0,49) 9,0 Intervalle intergénésique (IN) < 24 mois 11,2 1,14 12,6 RG>4 12,4 1,01 7,1 Ensemble des hauts risques simples 31,0 1,18 29,3 Hauts risques multiples Age<18etlN<24 0,3 * 0,5 Age > 34 et IN < 24 0,4 * 0,8 A g e > 34 et RG > 4 12,1 0,83 22,0 1N < 2 4 e t R G > 4 3,1 (1,87) 5,6 Age> 34et IN < 24et RG > 4 4,8 (1,74) 6,6 Ensemb[e des hauts risques multiples 20,7 1,22 35,5 Ensemble des catégories h risque(s) 51,7 1,20 64,8 Total 100,0 100,0 Effectif 3587 3 113 Note : Le rapport de risque est le rapport de la proportion d'enfants décédés dans les 5 demières années dans chaque catégorie h risque, ~ la proportion d'enfants décédés dans aucune catégorie à haut risque * Les ratios sont bases sur trop peu de cas et ont 6t6 supprimés. t ) Basés sur moins de 200 cas. Les I~mmes sont classées dans les catégories à hauts risques selon le statut qu'elles auraient à la naissance de l'enfant, s~ l'enfant 6tait conçu au moment de l'enquête: âge mf6rieur à 17 ans et 3 mms ou plus âgé que 34 ans et 2 mois, la demière naissance a eu lieu dans les 15 derniers mms, et la dernière naissance était de rang 6 ou plus. a y compris les femmes sténhsées s I1 s'agit de l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, du rang de naissance et de l'intervalle par rapport à la naissance précédente. 158 Un enfant appartenant à une catégorie quelconque de haut risque unique (non compris les enfants de rang 1 et de mère de 18 ou plus) court un risque de décéder 1,18 fois supérieur à un enfant n'appartenant à aucune catégorie à haut risque. La fécondité précoce apparaît ici comme étant un facteur important de risque puisque les enfants issus de ces jeunes femmes courent un risque 2,11 fois plus important de décéder que les enfants de la catégorie de référence. De même, un enfant né rapidement après son aîné (moins de 24 mois après) court un risque de décéder de 1,14 fois supérieur à celui de la catégorie de référence. Mais ce sont les enfants appartenant à la catégorie de hauts risques multiples, en particulier lorsque les intervalles intergénésiques sont courts, qui sont les plus exposés, puisque leur mortalité est de 1,22 fois plus élevée que celle des enfants n'appartenant à aucune catégorie à risque. A partir de cette analyse du comportement procréateur à haut risque, on a essayé de déterminer la proportion de femmes actuellement en union qui, potentiellement, pourraient avoir un tel comportement. Pour cela, à partir de l'âge actuel des femmes, de l'intervalle écoulé depuis leur dernière naissance et du rang de leur dernière naissance, on détermine dans quelle catégorie se situerait la prochaine naissance, si chaque femme concevait un enfant au moment de l'enquête. Il s'agit donc d'une simulation ayant pour objectif de déterminer quelles proportions des futures naissances entreraient dans les catégories à risque, en l'absence de tout comportement régulateur de la fécondité. Il apparaît (Tableau 9.4) que 26 pour cent des enfants à naître seraient alors des enfants n'appartenant à aucune catégorie à haut risque et que 65 pour cent des enfants appartiendraient à une quelconque catégorie à haut risque (simple ou multiple). Cette dernière proportion est supérieure à celle observée chez les enfants déjà nés (52 pour cent). 9.4 CONCLUSION Bien que la mortalité infantile ait baissé au cours des dernières années, sur mille enfants vivants à la naissance, 74 décèdent encore avant leur premier anniversaire; par ailleurs, la mortalité entre 1 et 5 ans n ' a connu aucune modification et se maintient à un niveau élevé (61 pour mille). Globalement, 131 enfants sur mille décèdent entre la naissance et leur 5~anniversaire. En outre, on peut noter que les niveaux de mortalité infanto-juvénile ne diffèrent qu'assez peu entre le milieu rural (144 pour mille) et le milieu urbain (133 pour mille). Cette forte mortalité des enfants h~fftiens qui est la plus élevée de tout le continent américain, résulte de différents facteurs dont : une sîtuation sanitaire qui reste préoccupante; une forte fécondité qui expose les jeunes enfants à des hauts risques de mortalité; une situation économique et sociale et une situation nutritionnelle désastreuses; des conditions de salubrité et d'hygiène très mauvaises, en particulier dans la capitale. 159 CHAPITRE 10 CAUSES DE DECES DES ENFANTS Comme nous l'avons vu au Chapitre 9 (Mortalité des enfants), les niveaux de mortalité nêonatale, post néonatale et juvénile restent encore très élevés en Haïti, soit, respectivement, 31 pour mille, 43 pour mille et 61 pour mille. Au cours de I'EMMUS-II, il était donc important, d'essayer d'identifier les causes de décès des jeunes enfants car leur identification est essentielle à la mise en place de programmes visant à réduire la mortalité. Pour tenter d'identifier les causes de décès, nous avons adopté la méthode de 1' "autopsie verbale" qui consiste à collecter auprès des mères des informations en rapport avec le décès des enfants. On a tout d'abord demandé à l'enquêtée quelle était, selon elle, la cause principale du décès. La réponse enregistrée par l'enquêtrice était codée, ultérieurement, au bureau central à partir d'une liste de maladies. Dans la plupart des cas, la cause déclarée correspond à un "diagnostic" établi par la mère sans être pour autant la cause réelle. Cependant, malgré ces limites, lorsque la mère déclare une cause de décès, ceci constitue une première indication importante. La femme enquêtée était ensuite interrogée sur la présence, la gravité et la durée de certains symptômes et signes particuliers durant la période précédant le décès de son enfant. On peut estimer que les déclarations faites sur des symptômes observés sont plus fiables que celles concernant la cause proprement dite du décès. En regroupant les signes et symptômes déclarés, il est possible, grâce à l'utilisation d'algorithmes, de déterminer les causes possibles de décès. Bien entendu, il ne s'agit pas d'un diagnostic certain car cette démarche est basée uniquement sur les signes et symptômes rapportés par la mère, sans aucun examen paraclinique; d'autre part, la capacité de l'enquêtée à fournirdes informations pertinentes est fonction du degré de mémorisation des événements ayant entouré la mort de l'enfant, de sa capacité d'observation et de son degré de connaissance en la matière. Pour les décès durant la période néonatale, les symptômes ou signes étaient au nombre de sept : difficulté de l'accouchement, capacité de l'enfant à boire, à téter, à crier, présence de convulsions ou spasmes, raideur du corps et état du cordon ombilical. De plus, les informations sur le poids et la taille de l'enfant à la naissance et la durée de grossesse (c'est-à-dire si le bébé était ou non prématuré) qui sont collectées pour toutes les naissances à la Section "Grossesse et Allaitement" du questionnaire, ont été également utilisées pour déterminer les causes de décès dans la période néonatale. Pour les décès entre 1 et 59 mois, les symptômes et signes retenus étaient au nombre de huit : diarrhée, toux, respiration difficile/rapide, fièvre, convulsions, éruption de boutons, maigreur extrême et visage et jambes ou pieds enflés. On dispose donc d'informations sur les causes déclarées de décès et sur les symptômes observés. L'analyse qui suit consiste, dans un premier temps, à déduire des symptômes des causes possibles de décès, indépendantes de celles déclarées. Le diagnostic final sur la cause probable du décès est alors établi à partir des symptômes (cas le plus fréquent), soit de la cause déclarée, soit de la combinaison des deux. L'étude porte sur un total de 359 décès enregistrés au cours des cinq années précédant l'enquête. Ils se répartissent comme suit : 115 décès néonatals (avant 1 mois), 139 post néonatals (entre 1 et 11 mois) et 105 décès pour la période juvénile (entre 12 et 59 mois). Cette approche présente des limites, nêanmoins elle est la seule disponible pour obtenir des informations relatives aux décès survenus sur plusieurs années à partir d'une enquête auprès de la population. n est à noter que cette mêthodologie a été validée au cours de différentes études dans de nombreux pays ~et il est gênêralement admis qu'elle est suffisamment fiable pour renseigner sur les circonstances probables de décès. i Voir en particulier Kalter et al., 1990; Garenne et Fontaine, 1990; Boerma et al., 1994. 161 10.1 CAUSES DES DECES Tableau 10.1 Causes des décès déclarées par la mère D E C L A R E E S PAR LA MERE Distribution (en %) des enfants nés et décédés au cours des Le Tableau 10.1 montre que, dans un peu cinq années ayant précéd6 l'enquête, par cause de décès plus de quatre cas sur cinq (82 pour cent), les déclarée par la mère, selon l'åge au dæcês en mois, EMMUS-II H~ffti 1994/95 mères ont attribué une "cause" médicale aux décès de leurs enfants survenus au cours des cinq Age en mois années précédant l'enquête, alors que dans 2 pour cent des cas, un accident était signalé. Cependant, Cause de décès .~1 mois 1-59 moxs Ensemble 14 pour cent des mères ne savaient pas de quoi Diarrhée 6,3 37,4 27,5 était mort l'enfant et 2 pour cent attribuaient le Fièvre 9, l 26,0 20,6 IRA. 10,5 5,3 7,0 décès au mauvais sort. Vingt "causes" médicales Mort subite 8,0 0,8 3,1 différentes sont citées. Elles correspondent soit Crxse 3,9 2,4 2.9 à des signes ou symptômes, soit à des maladies. Vomissement 2,8 2,3 2,5 Malarm 0,9 2,9 2,3 Dans l'ensemble, les deux principales "causes" Tétanos 5,7 0,8 2,3 sont la diarrhée (28 pour cent) et la fièvre (21 Mal au -~entr¢ 4,4 1,3 2,3 pour cent). Sous-nutrition 1,9 2,2 2,1 Criait/Pleurait 3,8 0,4 1,5 Accouchement difficde/ Pour les décès survenus pendant la Problèmes obstétncaux 2,6 0,9 1,4 Prématurité 33 0,0 1,2 période néonatale, dans environ un cas sur quatre, Inflammation 0,0 1,7 1,2 la mère n ' a pas été capable d'identifier ou de Rougeole 0,7 0,7 0,7 décrire la raison médicale du décès (27 pour cent) épilepsie/maladie knz 0.7 0,8 0,7 Problèmes du nouveau-n~/ et, dans 4 pour cent des cas, elle a invoqué le Malformation congémtale 0,9 0,4 0,6 mauvais sort. Les "causes" médicales avancées Anémie 0,9 0,3 0,5 pour expliquer les décès au cours de la période Charbon 0,0 0,4 0,3 Boutons#Ma[adtes de peau 0,0 0A 0,3 néonatale sont différentes de celles invoquées pour la période post-néonatale. Les quatre Autre 2,3 1.3 1.6 principales "causes" rapportées sont, par ordre Mauvais sort 3,8 1,4 2,2 d'importance, les Infections Respiratoires Aiguës (IRA) ( I 1 pour cent), la mort subite (8 pour cent), NSP/ND 27,2 7,3 13,7 la diarrhée (6 pour cent), et le tétanos (6 pour Accident 0.0 2,3 1,6 cent). Total 100,0 100,0 100,0 Pour les enfants de 1 à 59 mois, les Nombre de décès 115 244 359 "causes" sont mieux identiflées par les mères : seulement 7 pour cent des mères ont déclaré ne Note ' Une seule cause par enfant pas savoir et 1 pour cent invoquaient le mauvais sort. Les quatre principales causes de décès avancées sont, par ordre d'importance, la diarrhée (37 pour cent), la fièvre (26 pour cent) et, loin derrière, les IRA (5 pour cent) et la malaria (3 pour cent). 10.2 PREVALENCE DES SYMPTOMES AVANT LE DECES En vue d' estimer les causes probables de décès, il était important d' évaluer 1'état de l'enfant au cours de la période précédant la mort. A ce titre, on a demandé aux mères quels types de symptômes elles avaient observés au cours de cette période. Il est à noter que ces symptômes ne sont pas mutuellement exclusifs et un seul enfant peut présenter plusieurs de ces symptômes. 162 Pour la période néonatale, il semble que deux nouveau-nés sur cinq (41 pour cent) aient présenté, avant la mort, des signes de souffrance néonatale (convulsion, spasme) et la mère a mentionné la "raideur du corps" dans 30 pour cent des cas (Tableau) 0.2). Egalement, selon les déclarations des mères, l'accouchement a été difficile dans un peu plus d'un cas sur cinq (23 pour cent), d'où risque de traumatisme obstétrical. Pour les enfants de I à 59 mois, la diarrhée et la fièvre sont les symptômes les plus souvent rapportés (64 pour cent pour chaque cas). Deux enfants sur cinq (41 pour cent) présentaient des signes de déshydratation assez sévère (l'enfant avait la diarrhée et urinait moins ou pas du tout) et 13 pour cent présentaient des signes de dysenterie (diarrhée accompagnée de sang dans les selles). Avant le décès, plus d'un enfant sur quatre (27 pour cent) souffrait de la toux et de respiration courte et rapide, ce qui caractérise les infections respiratoires aiguës. Un peu plus d'un enfant sur deux (53 pour cent) présentait une maigreur extrême, et des signes d'oedème (visage et pieds/jambes enflés) ont été rapportés dans 24 pour cent. Enfin, dans environ un cas sur dix, il était question de problèmes cutanés (éruption de boutons, 12 pour cent), dans la plupart des cas accompagnés de fièvre (11 pour cent). Tableau 10.2 Symptrmes au cours de la pénode ayant précrdé le décès Pourcentage d'enfants n6s et déc~des au cours des cinq années ayant précédé ['enquête et qui ont présenté différents types de symptrmes au cours de la période ayant précédé le décès ou qui sont nés ~ la suite d'un accouchement difficile, selon l'åge au décès, E M M U S - I I Haïti 1994/95 Décès néonatals (<1 mois) Sympt6me (Nombre de drcês = 115) - Convulsions, spasmes 40,5 - Corps raide 30,0 - Accouchement difficile 23,1 - Enfant tétait normalement les premiers jours de sa vie, - puis ne pouvait plus téter 20,9 puis ne pouvait plus crier - 12,6 -Cordon ombilical infecté, malodorant 14,2 D6cês å mois 1 - 5 9 Sympt6me (Nombre de décês = 244) - Diarrhée (ensemble) 64,4 Diarrhée et enfant assofffé - 52,5 Diarrhée et enfant urina~t moins/pas du tout - 40,7 Diarrhêe avec sang dans les selles - 13,0 - Toux (ensemble) 40,7 - Toux et respiration courte et rapide 26,5 - Fl~vre (ensemble) 64,3 - F~êvre et fnssons/tremblements 22,5 Convulsions - 22,2 Eruption de boutons sur tout le corps (ensemble) - 12,2 ErupUon avec la peau qui p~le, craquêle - 7,8 Eruption avec fi~vre - 10,5 - Rougeole 4,2 Maigreur extrême - 53,3 Visage et pieds/jambes enflés - 24,0 Notes : Plusieurs sympt•mes sont possibles Les enfants décédrs par accident sont reclus au dænomlnateur. 163 10.3 DIAGNOSTIC POSSIBLE SUR LA BASE DES SYMPTOMES En se basant sur l'ensemble des symptômes déclarés par les mères, et en utilisant un algorithme, il est possible d'établir des syndromes pour identifier des causes possibles de décès. Comme il s'agit d'un algoritbme, plus le nombre de critères pris en compte augmente, plus la probabilité que le diagnostic soit correct augmente mais, par contre, plus le nombre de cas diagnostiqués diminue. En outre, les questions posées portant seulement sur sept symptômes pour les décès de la période néonatale et sur huit sympt6mes pour les décès survenus entre 1 et 59 mois, les possibilités de diagnostic sont limitées å neuf, quatre pour les nouveau-nés et cinq pour les enfants âgés de 1 à 59 mois (Tableau 10.3). Il faut signaler enfin qu'un même enfant pouvant présenter différents types de symptômes, plusieurs diagnostics peuvent être établis pour ce même enfant (un décès peut donc être lié à plusieurs "causes"). Tableau i0.3 Diagnostic possible 6tabli à p a r h r des s y m p t 6 m e s P o u r c e n t a g e d ' e n f a n t s nés et décéd6s au cours des cinq années ayant preccôd6 l'enqu6te et qui ont présent6 differents types de s y m p t ô m e s ou diff&entes c o m b i n a i s o n s de s y m p t ô m e s au cours de la p6riode ayant precédé le décès et diagnostic possible, selon l ' å g e au déc~:s, E M M U S - I I Hafti 1994/95 Diagnostic D6cæs néonatals (<1 mois) possible Symptômes ou critères de diagnostic (Nombre de decæs = 115) Faible potds - Poids ~ la t~aissanc¢ < 2500 gr ou å la naissance taille å la naissance = trés petite* 24,0 Nd å terme - 17.6 - Prdmaturd 6.4 Problèmes - Accouchement par césarienne 1,7 obstetrlcaux - Accouchement difficile* 23.1 Tetanos n6onatal - Décès å 4-30jours et enfant tétait normalement å la naissance 48,5 -et enfant a arrêté de crier 10,7 et enfant a arrête de t6ter - 16,6 - et convulsions ou corps raide* 14,7 Infection ombihcale - Cordon ombilical infecte, malodorant et (Omphalite) pas de problème pour téter, pas de convulsions ou de corps raide* 0,9 Décès 1-59 mois (Nombre de d6cès = 244) Maladies d]arrhelques - Dlarrhee >= 2Jours 61,5 - Dlarrhée sevære et selles très fr&luentes/contmues* - 31,0 - Deshydratation - et assoiffe et/ou urlnait moins/pas du tout* 28,4 - Dysenterie et sang dans les selles* - 13,0 Sous-nutrition - Maigreur extre.me >= i mois 28,1 - Visage et pieds/jambes enfles >= 1 mois 12,5 - Maigreur ou visage et pieds/jambes enfles >= 1 mois* 31,6 Infections respira- - Toux ~.= 2 jours et respiration rapide > = 2 jours* 24,8 toires aigues Rougeole - Decès å >= 4 mois et 6ruption de boutons >= 3 jours et fiévre >-- 3 jours* 8,7 - et peau a pelé ou craquelé 6,5 Malarla - Fièvre et frissons/tremblements >= 2 jours sa.as 6rupnon de boutons, sans dtarrb6e > = 2 jours et sans toux + respiration rapide >= 2 jours* 0,0 et convulsions - 0,0 Note : Les diagnostics multiples sont possibles * Critéres restrictifs retenus pour l'algorîthme de diagnostic final 164 Durant la période néonatale, environ un décès sur quatre (24 pour cent) concerne des enfants présentant les critères de faible poids à la naissance (poids inférieur à 2 500 grammes ou taille très petite). Parmi ces enfants, la plupart étaient nés à terme ( 18 pour cent) et 6 pour cent étaient prématurés. L'algorithme retenu pour un diagnostic de faible poids à la naissance correspond au seul faible poids à la naissance. Dans 23 pour cent des cas, les décès de la période néonatale peuvent aussi être associés à un accouchement difficile. En se basant sur un ensemble de signes et symptômes décrits au Tableau 10.3, 15 pour cent des nouveau-nés seraient décédés du tétanos, c'est-à-dire qu'ils répondaient aux critères suivants : décès entre quatre et trente jours, l'enfant tétait normalement à la naissance, puis il a arrêté de téter et il a eu des convulsions ou le corps raide. A signaler enfin, que pour un nombre insignifiant de cas ( 1 pour cent), le diagnostic d'omphalite a été retenu car l'enfant avait le cordon ombilical infecté, mais n'avait pas de problèmes pour téter et n'avait ni convulsions, ni le corps raide. La diarrhée contribue fréquemment au décès au cours de la période post-néonatale et juvénile. Pour retenir ce diagnostic comme cause possible de décès, la diarrhée devait durer au moins deux jours et les selles devaient être fréquentes et continues. Tel est le cas de 31 pour cent des décès. Si on ajoute à ce diagnostic les signes de déshydratation (soif, diminution on arrêt de la diurèse), ce pourcentage passe à 28 pour cent. Et dans le cas de dysenterie (sang dans les selles), ce pourcentage tombe à 13 pour cent. La sous-nutrition, comme il fallait s'y attendre (voir Chapitre 8), est aussi une "cause" importante de décès. En se basant sur des critères de maigreur extrême combinés à des signes d'oedème pendant au moins un mois, 32 pour cent des enfants seraient décédés d'une maladie en relation avec la sous-nutrition. En basant le diagnostic d'IRA sur la présence de toux et de respiration rapide pendant au moins deux jours, le pourcentage d'enfants décédés d'une maladie en relation avec ce type d'affection serait de 25 pour cent. Environ un décès sur dix (9 pour cent) était en relation avec la rougeole, en utilisant les critères présentés au Tableau 10.3, à savoir âge au décès supérieur à quatre mois, fièvre et éruption de boutons d'au moins trois jours. Signalons enfin qu'il n ' a pas été possible d'établir de diagnostic de malaria, ce diagnostic étant difficile en l'absence d'examen paraclinique et d'information épidémiologique. On a précisé plus haut qu'un même enfant pouvant présenter différents types de symptômes, plusieurs diagnostics peuvent être établis pour ce même enfant. En effet, les facteurs liés au décès sont souvent multiples et, bien souvent, on ne peut incriminer une seule maladie comme "cause" de décès. Par ailleurs, dans certains cas, la cause principale du décès et la cause immédiate peuvent différer et, dans le cadre de cette étude, il n ' a pas été possible de faire la distinction entre ces deux "causes." Le Tableau 10.4 montre que, parmi les enfants décédés à 1-59 mois, pour lesquels on a diagnostiqué la diarrhée comme cause possible de décès, 62 pour cent ne présentaient que des symptômes de diarrhée alors que pour 26 pour cent d'entre eux un diagnostic d'IRA a été également établi, pour 5 pour cent d'entre eux on a diagnostiqué également une rougeole et pour 7 pour cent les diagnostics de diarrhée, d'IRA et de rougeole s' appliquaient. De même, parmi les enfants pour lesquels on a diagnostiqué une IRA comme cause possible de décès, 43 pour cent seulement ne présentaient que des symptômes d'IRA alors que pour 39 pour cent d'entre eux un diagnostic de diarrhée a été également établi, pour 7 pour cent d'entre eux on a diagnostiqué également une rougeole et pour 10 pour cent les diagnostics d' IRA, de diarrhée et de rougeole s'appliquaient. Enfin, parmi les enfants pour lesquels on a diagnostiqué une rougeole comme cause possible de décès, moins d'un sur trois (30 pour cent) présentaient seulement des symptômes de rougeole alors que pour 21 pour cent d'entre eux un diagnostic de diarrhée a ét~ également établi, pour 20 pour cent d' entre eux on a diagnostiqué également une IRA et pour 29 pour cent les diagnostics de rougeole, de diarrhée et d'IRA s'appliquaient. Il semble donc que la diarrhée est assez fréquente dans de nombreux cas de décès, même lorsque le diagnostic établi à partir des algorithmes porte sur une autre affection, en particulier les IRA et la rougeole. 165 Tableau 10.4 Diagnostics multiples Distrîbutlon (en %) des enfants d6céd6s å 1-59 mois pour lesquels un diagnostic de diarrhée, d'IRA ou de rougeole a 6t6 6tahli selon que seul ce diagnostic ou qu'un ou deux autres diagnostics s'appliquent, EMMUS-II Haîti 1994/95 Diagnostic Deux autres Diagnostic Dlarrh6e IRA Rougeole diagnostms I Total Diarrhée 62,2 a 26,2 4,9 6,7 100,0 IRA 39,4 43,2 a 7,1 10,1 100,0 Rougeole 20,8 20,3 30,3 a 28,9 100,0 1 En association avec deux autres diagnostics, par exemple, dlarrh6e avec IRA et rougeole a Sans association avec un autre diagnostic 10.4 R A P P R O C H E M E N T DES CAUSES DECLAREES PAR LA MERE ET DU DIAGNOSTIC DEDUIT DES SYMPTOMES Le Tableau 10.5 présente la concordance et la discordance entre les causes de décès basées sur les déclarations de la mère et les causes de décès possibles établies à partir des algorithmes de sympt6mes. Pour les décès de la période néonatale, la concordance entre les deux sources est assez faible : en supposant que le diagnostic de tétanos néonatal établi à partir des symptômes est juste, seulement 13 pour cent des mères ont effectivement identifié cette pathologie comme cause du décès de leur enfant; dans le cas des problèmes obstétricaux, seulement 11 pour cent des causes rapport~es par les mères correspondent au diagnostic. Tableau 10.5 Cause de décès déclar6e par la mère et diagnostic possible déduit des s'(mpt6mes Distribution (en %) des enfants d6cédés selon que la cause de décès d6clarée par la mère est en concordance ou non avec le diagnostic dédua des symptômes, EMMUS-II Halti 1994/95 Discordance Cause de Concordance entre entre la cause décæs déclar6e la cause d6clarée d6clarée et par la mère et le diagnostic le diagnostic Total Décès à < 1 mois T6tanos n6onatal 13,0 87,0 100,0 Problèmes obst6tricaux 11,1 88,9 100,0 Décès à 1-59 mois Diarrhée 65,0 35,0 100,0 IRA 13,6 86,4 100,0 Sous-nutrition 5,7 94,3 100,0 Rougeole 0,0 100,0 1130,0 Malan a 0,0 100,0 100,0 166 En ce qui concerne les décès entre 1 et 59 mois, période au cours de laquelle l'identification de la cause de décès et des symptômes présents est peut-être plus aisée que durant la période néonatale, une proportion importante de mères (65 pour cent) ont fait le même diagnostic de diarrhée que celui établi à partir des symptômes. Pour ce qui est des IRA, 14 pour cent des déclarations de mères correspondent au diagnostic établi à partir des symptômes et dans 6 pour cent des cas il y a correspondance de diagnostic pour la sous- nutrition. Par contre, pour la rougeole et la malaria, les déclarations de la mère ne sont jamais en accord avec le diagnostic déduit des symptômes. Globalement, il semble donc la diarrhée soit la "cause" de décès la plus facilement identifiable par la mère. 10.5 CAUSES PROBABLES DE DECES 10.5.1 Causes probables des décès néonatals et des décès à 1-59 mois Bien que les mères aient rapporté un ensemble de vingt et une causes de décès, on vient de voir (Section 10.4) que, dans de nombreux cas, ces causes ne correspondent pas à ce qui a été déduit des algorithmes basés sur les symptômes. Par ailleurs, dans certains cas, le nombre limité et le manque de spécificité des symptémes identifiés ainsi que le manque de signes paracliniques ne permettent pas de définir de façon complète et avec une totale certitude les causes de décès en utilisant les algorithmes. Le Tableau 10.6 présente donc les causes probables de décès bas~es sur les critères de diagnostic définis au Tableau 10.3 et/ou sur les déclarations de la mère, tout en indiquant comment le diagnostic final avait ét~ établi. Il est à noter que, des causes multiples de décès étant possibles, la somme des pourcentages est supérieure à 100 pour cent. Durant la période néonatale, le faible poids à la naissance est la principale cause de décès (24 pour cent), particulièrement dominante durant les premiers jours d'existence (Graphique 10.1). Les problèmes obstétricaux, qui conduisent à des tranmatismes ou autres complications, sont responsables de 23 pour cent de la mortalité néonatale. Le diagnostic du tétanos néonatal a été établi en combinant l'âge au décès (4-30 j ours), le fait que le bébé tétait normalement à la naissance, qu' il a ensuite arrêté de téter et/ou de crier et qu' il a eu des convulsions ou le corps raide. Selon cette définition restrictive, il apparaît que le tétanos néonatal serait responsable de 15 pour cent des décès d'enfants durant le premier mois d'existence. Enfin, les malformations congénitales (1 pour cent) et les infections ombilicales (1 pour cent) seraient responsables d'une part très limitée des décès néonatals. Pour la moitié des décès n6onatals (51 pour cent), du fait de l'insuffisance ou, le plus souvent, de l'imprécision des données obtenues, aucune cause de décès n ' a pu être déterminée avec un minimum de précision. Cette forte proportion de causes non identifiées est due au manque de connaissance de la part des mères des symptômes ayant précédé le décès néonatal (27 pour cent des mères ont répondu "je ne sais pas" à la question ouverte sur la cause du décès), au manque de questions détaillées sur les symptômes concernant les causes de décès néonatals, et, pour certains décès, au désaccord entre le diagnostic des mères et les symptômes. De plus, la détermination des causes de décès à partir de 1' "autopsie verbale" est particulièrement difficile dans le cas des décès néonatals. Pour les enfants décédés à 1-59 mois, la cause probable de décès a pu être établi plus fréquemment que pour les décès néonatals (67 pour cent contre 51 pour cent) et surtout lorsque le décès s'est produit entre 12 et 59 mois (72 pour cent) (Tableau 10.6). Entre l et 59 mois, les maladies diarrhéiques constituent la principale cause de décès (37 pour cent), suivie de la sous-nutrition (32 pour cent), des IRA (25 pour cent) et de la rougeole (9 pour cent). Les accidents ne sont responsables que de 2 pour cent des décès. Mis à part les cas d'accidents, les décès peuvent être dus à une combinaison de causes. Par exemple, un enfant avec la rougeole peut contracter une IRA ou une diarrhée grave: les deux causes sont comptabilisées ici et apparaissent au Tableau 10.6 et au Graphique 10. l. 167 Tableau 10.6 Cause probable de décès Pourcentage d'enfants nés et déc~dês au cours des cinq années ayant précéd6 l'enquête selon les causes probables de d&ès, basêes sur les déclaratons de la mère concernant la cause du déc~s et/ou selon les algonthmes de diagnostic, EMMUS-II Haïti 1994/95 Cause Décès néonatals (<1 mois) du décès Critère de diagnostic (Nombre de décès = 115) Cause probable de décès 50,9 Faible poids å la naissance Symptômes 24,0 Problèmes obstétricaux Sympt6mes ou mère 23,1 Tætanos néonatal Sympt6mes 14,7 Malformation congènitale Mère 0,9 lnfectton ombilicale Symptémes 0,9 Dècès I-I 1 mois (Nombre de décès = 139) Cause probable de décès 62,4 Maladies dlarrh&ques Sympt6mes 37,7 Sous-nutrition Symptômes 24,0 Infections respiratolres a~guës Symptdmes 21,6 Rougeole Symptômes ou mère 3,9 Accidents Mère 2,1 Décès 12-59 mois (Nombre de décès = 105) Cause probable de décès 72,2 Maladies diarrhéiques Symptômes 36,6 Sous-nutrmon Sympt6mes 41,7 Infections resptratolres aigues Symptémes 28,9 Rougeole Symptémes ou mère 16,5 Accidents Mère 2,7 Décès 1-59 mois (Nombre de dècès = 244) Cause probable de décès 66,6 Maladies dlarrh&ques Sympt5mes 37,2 Sous-nutrition Sympt6mes 31,6 Infections respiratoires aigues Sympt0mes 24,8 Rougeole Symptémes ou mère 9,4 Accidents Mère 2,3 Note. Les causes muluples sont possibles 168 Graphique 10.1 Causes probables de décès Pourcentage 5O 4O 1Falble poids & nalss. [ ] Probl&mes obstétricaux l'-]Tétanos néonatal 3O [ ] Diarrhée [ ] Sous-nutrltlon 20 []JRA [ ] Rougeole '°1 E~IAccidents 0 Décés Déc~s Décès é n6onatals 1-11 mois 12-59 mois Note : Des causes multiples sont possibles EMMUS-II 1994/95 Si les maladies diarrhéiques constituent la principale cause de décès d'enfants de 1 à 11 mois (38 pour cent), la sous-nutrition constitue la principale cause chez les enfants de 12 à 59 mois (42 pour cent), ce qui semble cohérent avec les résultats concernant l'état nutritionnel des enfant (voir Chapitre 8). Les IRA se retrouvent légèrement plus fréquemment parmi les décès survenus chez les enfants de 12 à 59 mois (29 pour cent) que parmi les décès survenus chez ceux de 1 à 11 mois (22 pour cent). Comme il fallait s'y attendre, on note une différence très marquée pour la rougeole; elle contribue pour 17 pour cent aux décès des enfants de plus d'un an contre seulement 4 pour cent chez les jeunes enfants de 1 à 11 mois. Comparée aux résultats d'autres études (par exemple Grant, 1990 et Gray, 1991 ), la distribution des causes de décès établie ici semble vraisemblable et, en particulier pour les décès à 1-59 mois. Bien que l'on puisse discuter la précision des estimations concernant l'importance relative des causes de décès les plus importantes dans l'enfànce, il apparaît clairement, à partir des résultats de I'EMMUS-II, que les causes les plus courantes sont des causes évitables. 10.5.2 Causes probables des décès selon certaines caractéristiques socio-démographiques Il est généralement admis que la morbidité et les pathologies diffèrent selon certaines variables, comme le sexe et le milieu de résidence. On a donc essayé d'analyser les causes de décès des enfants en fonction de ces différentes variables. Le Tableau 10.7 présente la répartition des causes probables de décès suivant le sexe pour les décès survenus au cours de la période néonatale et entre 1 et 59 mois. Il apparaît que, pour la période néonatale, les causes de décès diffèrent de façon assez importantes selon le sexe. Les décès attribuables aux faibles poids à la naissance sont beaucoup plus fréquents chez les filles (30 pour cent) que chez les garçons (19 pour cent). A l'opposé, pour les garçons, les problèmes obstétricaux (26 pour cent) et le tétanos néonatal (17 pour cent) semblent plus fréquents que chez les filles (respectivement, 20 et 12 pour cent). 169 Tableau 10.7 Cause probable de décès selon le sexe Pourcentage d'enfants nés et décédés au cours des cinq annOes ayant précédé l'enquéte selon les causes probables de décès, basées sur les déclarations de la mère concernant la cause du décès et/ou selon les algorlthmes de diagnostic, selon le sexe, EMMUS-II, Hafli 1994/95 Décès né.~natals(<I mois) Sexe masculin Sexe féminin Ensemble Cause du décès (Nombre de décès = 60) (Nombre de décès = 55) (Nombre de décès = 115) Cause probable de déeès 49,8 52,2 50,9 Faible poids à la naissance 18,7 29,8 24,0 Problèmes obstétrîcaux 26,1 19,8 23,1 Tétanos néonatal 17,1 12,0 14,7 Malformation congénitale 1,8 0,0 0,9 Infection ombilicale 0,0 2,0 0,9 Décès néonatals (1-59 mois) Sexe masculin Sexe féminin Ensemble (Nombre de décès = 128) (Nombre de décès = 116) (Nombre de décès = 244) Cause probable de décès 70,6 62,2 66,6 Maladies diarrhéiques 40,1 34,1 37,2 Sous-nutrîtion 30,8 32,5 31,6 Infections respiratoires aigûes 30,6 18,3 24,8 Rougeole 10,4 8,3 9,4 Accidents 1,4 3,4 2,3 Note : Les causes multiples sont posmbles Pour les décès survenus à 1-59 mois, on remarque tout d'abord qu'une cause probable de décès a pu être identifiée plus fréquemment pour les garçons que pour les filles (71 pour cent contre 62 pour cent). Au point de vue des pathologies, les maladies diarrhéiques (40 pour cent), les IRA (31 pour cent) et la rougeole (10 pour cent) ont été diagnostiquées plus fréquemment pour les décès de sexe masculin que pour ceux de sexe féminin (respectivement, 34, 18 et 8 pour cent). Par contre les décès de filles semblent être dus légèrement plus fréquemment à la sous-nutrition que ceux de garçons (33 pour cent contre 31 pour cent). En ce qui concerne le milieu de résidence, on remarque tout d'abord au Tableau 10.8 que, pour la mortalité néonatale, une proportion beaucoup plus importante de causes de décès a pu être identifiée en milieu urbain qu'en milieu rural (61 pour cent contre 47 pour cent). En outre, il apparaît que le rang occupé par les trois principales causes probables de décès varie suivant le milieu de résidence. En milieu rural, les trois principales causes de décès sont, par ordre d'importance, le faible poids à la naissance (26 pour cent), les problèmes obstétricaux (22 pour cent) et le tétanos (11 pour cent). En milieu urbain, les problèmes obstétricaux occupent la première place (26 pour cent), suivis du tétanos (23 pour cent) qui occupe donc une place beaucoup plus importante qu'en milieu rural (peut-être, parce que les femmes du milieu urbain reconnaissent mieux ces symptômes que les femmes du milieu rural) et du faible poids à la naissance (19 pour cent). 170 Tableau 10.8 Cause probable de décès selon le milieu de résidence Pourcentage d'enfants nés et décédés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête selon les causes probables de décès, basé.es sur les déclaratons de la mère concernant la cause du décès et/ou selon les algorithmes de diagnostic, selon le milieu de résidence EMMUS-I1, H~ffti 1994/95 Décès néonatals (<1 mois) Urbain Rural Ensemble Cause du décès (Nombre de décès = 35) (Nombre de décès = 80) (Nombre de décès = 115) Cause probable de décès 60,8 46,6 50,9 Faible poids à la naissance 19,3 26,0 24,0 Problèmes obstétricaux 25,7 21,9 23,1 Tétanos néonatal 23,0 11,0 14,7 Malformation congénitales 0,0 1,4 0,9 Infection ombilicale 0,0 1,4 0,9 Décès néonatals (1-59 mois) Urbain Rural Ensemble (Nombre de décès = 97 (Nombre de décès = 147) (Nombre de décès = 244) Cause probable de décès 58,6 71,9 66,6 Mala&es dlarrhéiques 31,8 40,7 37,2 Sous-nutrition 24,5 36,3 31,6 Infections respiratoires aiguës 19,6 28, I 24,8 Rougeole 6,8 11,1 9,4 Accidents 3,6 1,5 2,3 Note : Les causes multiples sont possibles Pour les décès survenus à 1-59 mois, contrairement aux décès de la période néonatale, les causes d'une proportion beaucoup plus importante de décès ont pu être identifiées pour le milieu rural que pour le milieu urbain (72 pour cent contre 59 pour cent). Cependant, les causes de décès diagnostiqu6es occupent le même ordre dans les deux milieux de résidence : les maladies diarrhéiques arrivent en tête (41 pour cent en rural et 32 pour cent en urbain), suivies de la sous-nutrition (respectivement, 36 et 25 pour cent), des IRA (respectivement, 28 et 20 pour cent) et de la rougeole (respectivement, 11 et 7 pour cent). 10.6 C O N S U L T A T I O N AVANT LE DECES ET LIEU DE DECES Le Tableau 10.9 et le Graphique 10.2 présentent, d'une part, la distribution des enfants décédés selon qu'ils ont été conduits ou non en consultation durant la période précédant le décès et le type de consultation et, d'autre part, la distribution des enfants décédés selon le lieu de décès. Précisons que les enfants qui sont décédés par accident sont exclus de ces données. Au niveau national, si deux tiers des enfants (63 pour cent) ont été conduits dans un établissement sanitaire ou auprès de personnel médical au cours de la période qui a précédé le décès, il est à signaler que, par contre, un enfant sur trois (33 pour cent) n ' a bénéficié d'aucune consultation. 171 Tableau 10.9 Consultation avant le décès et lieu du décês Pourcentage d'enfants nés et décédés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête selon le type de consultation pendant la maladie ayant précédé le décês et le heu du d6cès, selon le milieu de résidence, EMMUS-II Haïtl 1994/95 Milieu de résidence Consultation avant le décés Aire Autres Ensemble et lieu du décês Métropolitaine villes urbain Rural Total Consultation Etablissement/ Personnel médical 67,9 81,8 73,4 56,8 62,8 Personnel non médical 3,8 1,5 2,9 4,9 4,2 Aucune 25,6 163 22,1 38,3 32,5 ND 2,6 0,0 1,6 0,0 0,6 Lieu du décès A la maison 69,2 63,6 67,0 91,3 82,5 Dans un étabhssement sanitaire 19,2 21,2 20,0 6,3 I 1,3 Sur chemin d'établis sanitaare 9,0 12,1 10,2 1,9 4,9 Autre 0,0 1,5 0,6 0,5 0,5 ND 2,6 1.5 2,2 0,0 0,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif des enPants t 78 50 128 225 353 I Ensemble : non compris les décês par accident. Graphique 10.2 Type de consultation pendant la maladie ayant précédé le décès et lieu du décès CONSULTATION L Etab./Person. m ~ d i c a Wf~jJf fj Jj ~J J J J J f J f J f J f J J J f f f f J J J J J J J T J J ~ J J J J J J J J J J J J J J ~ Personnel non m ~ d i c a l ~ ~JJ/JffTA i L~Oo;=::~ ~JJffJffffTf/fJJfJfffJfJJJJfJJJJJfJJJ~~ Maiso n~'~J///~ P ~--jjfjjjfjTf~ Etabhs. sanitaire r f / / f / ~ Pendant transport~.///7~ VJJ77JJJ kJ 0 20 40 60 80 100 Pourcentage [mAire M.tropolitalne ~~JAutresvilles l'-]Rural i EMMUS-II 1994/95 172 Comme on pouvait s'y attendre, le pourcentage d'enfants ayant été conduits en consultation auprès du personnel médical est beaucoup moins important en milieu rural (57 pour cent) qu'en milieu urbain (73 pour cent) et surtout dans les Autres Villes (82 pour cent). A l'opposé, 38 pour cent des enfants du milieu rural, 26 pour cent des enfants de l'Aire Métropolitaine et 17 pour cent de ceux des Autres Villes n'ont bénéficié d'aucune consultation avant leur décès. Dans la majorité des cas, le décès a eu lieu à la maison (83 pour cent) et seulement 11 pour cent des enfants sont décédés dans un établissement sanitaire. Il est à noter qu'une proportion relativement importante d'enfants (5 pour cent) sont décédés au cours de leur transport dans un établissement de soins, ce qui laisse supposer soit que 1'accès aux établissements sanitaires est difficile, soit que les parents attendent beaucoup trop tard avant de conduire leur enfant malade en consultation. Pour ce qui est du lieu de décès, la différence observée entre 1'Aire Métropolitaine et les Autres Villes est minime. Par contre, la différence est très marquée entre le milieu urbain et le milieu rural. Alors que presque tous les enfants du milieu rural meurent à domicile (91 pour cent), 67 pour cent des enfants du milieu urbain décèdent chez eux. Pour les enfants du milieu urbain, un décès sur cinq (20 pour cent) a lieu en établissement sanitaire et 10 pour cent des enfants décèdent au cours du trajet. Que la proportion de décès pendant le transport soit aussi élevée dans les villes où l'accès aux établissements de soins est plus aisé qu'en milieu rural s'explique certainement, en grande partie, par le fait que les parents attendent le dernier moment pour conduire leur enfant malade en consultation. 10.7 CONCLUSION Un certain nombre de causes probables de décès ont été retenues. Ces causes doivent être considérées plutôt comme des facteurs liés au décès et non comme des causes au sens étiologique du terme. De même, il n'a pas été possible de faire la distinction entre cause immédiate et cause principale du décès. Malgré les limites de la méthodologie de l'"autopsie verbale" et le nombre relativement peu élevé de causes identifiées, celles-ci représentent très probablement les principales causes liées au décès chez les jeunes enfants haïtiens et correspondent assez bien aux résultats des recherches existantes dans ce domaine. Les principales informations recueillies peuvent se résumer ainsi : Un très fort pourcentage de mères ont avancé une raison médicale à la mort de leur enfant, montrant ainsi qu'elles avaient fait le lien entre le décès et un problème de santé. Elles ont également fait mention d'un état pathologique dans la période précédant le décès de l'enfant. En utilisant les algorithmes de diagnostic, nous avons identifié un certain nombre de causes probables de décès, à savoir, pour les nouveau-nés : le faible poids à la naissance, les problèmes obstétricaux et le tétanos néonatai. Pour les enfants de 1 à 59 mois : les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës, la sous-nutrition et la rougeole. Ces principales causes sont conformes à la pathologie observée chez les jeunes enfants en Haïti. Néanmoins, le pourcentage de décès en relation avec le tétanos paraît relativement élevé et semble indiquer que les efforts entrepris pour vacciner les femmes enceintes contre le tétanos sont encore insuffisants. Par ailleurs, il faut noter que l'appréciation des enfants de faible poids à la naissance est subjective puisqu'elle est basée, dans la plupart des cas, sur la déclaration de la mère. Il résulte de ce qui précède que le profil de la mortalité des enfants ha/tiens est dominé par des causes exogènes liées aux conditions socio-économiques du milieu et aux problèmes de l'environnement. 173 On observe des disparités sociales et régionales des enfants face à la mort. Le fait qu'une proportion assez importante d'enfants n'aient bénéficié d'aucune assistance médicale avant le décès laisse supposer que l'accès aux soins de santé reste encore limité, surtout pour les enfants vivant en milieu rural. La concordance entre "cause" de décès déclar6e par la mère et le diagnostic établi par algorithme est faible dans l'ensemble, sauf pour les maladies diarrhéiques où elle est de 65 pour cent. Ceci traduit les limites des connaissances des mères dans ce domaine et suggère, de ce fait, qu'elles ne sont pas toujours en mesure d'apprécier la gravité de l'état de santé de leur enfant et donc de faire les gestes utiles pour les sauver. Il est important que, dans l'avenir, les programmes de protection matemo-infantile tiennent compte de ces informations pour affiner les stratégies d'intervention. 174 CHAPITRE 11 MST et SIDA Apparu en Haïti à la fin des années 70, le Syndrome de l'Immuno-Déficience Acquise (SIDA) est vite devenu un problème majeur de santé publique et les troubles sévères qui ont affecté le pays au cours des dix demières années (mouvements migratoires, accentuation de la pauvreté) ont contribué à faciliter son extension. Aujourd'hui, le taux d'infection par le Virus de l'Immuno-déficience Humaine (VIH) parmi la population sexuellement active serait de l'ordre de 7 à 10 pour cent dans les villes et de 3 à 5 pour cent en milieu rural? Le SIDA étant réparti sur tout le territoire il était intéressant d'estimer, au cours d'une enquête nationale comme I'EMMUS-II, certains indicateurs en rapport direct avec l'évolution de cette maladie et de fournir des informations essentielles pour la mise en place de programmes d'information et d'éducation. Quatre domaines principaux ont été abordés pendant l'enquête, à savoir : le comportement sexuel, en tant que facteur essentiel de propagation de la maladie; la connaissance, la "prévalence" et le comportement vis-à-vis des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST); la connaissance, la perception du risque et la prévention du SIDA; et la connaissance et l'utilisation du condom en tant que moyen de protection. 11.1 COMPORTEMENT SEXUEL DES HOMMES L'étude du comportement de la population face au SIDA doit tenir compte de plusieurs éléments déterminants dans la propagation du virus. Dans ce cadre, l'adoption d'un comportement sexuel sans risque est essentielle à la protection de l'individu et de ses partenaires face au SIDA. Des informations portant sur le nombre de partenaires sexuels, les rapports avec des partenaires occasionnels et les relations qui s'accompagnent d'une gratification aident à répondre à certaines questions fondamentales sur le comportement sexuel de la population et permettent de disposer d'informations essentielles à la mise en place de programmes d'information et d'éducation. 11.1ol Nombre de partenaires sexuels Le Tableau 11.1 porte sur les hommes qui ont eu des rapport sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête, selon le nombre de partenaires sexuelles qu'ils ont eus au cours de cette période et selon leur ~rat matrimonial. La majorité des hommes en union avec cohabitation (73 pour cent) n'ont eu qu'une seule partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois, très certainement leur conjoint; on note cependant que 25 pour cent d'entre eux ont eu deux partenaires ou plus. En moyenne ces hommes ont eu 1,5 partenaires au cours de l'année qui s'est écoulée. En ce qui concerne les hommes en union sans cohabitation, moins d'un sur deux (49 pour cent) n ' a eu qu'une seule partenaire sexuelle; les autres ont eu, soit 2-3 partenaires (35 pour cent), soit 4 partenaires ou plus (16 pour cent). En moyenne, ces hommes Estimation de I'IHE, 1995. 175 Tableau 11.1 Nombre de partenaires scxuels Répartition (en %) des hommes par nombre de personnes avec qui ils ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois ayant précédé l'enqu8te, selon certaines caracénstJques socio-démographiques, EMMUS-II Ha'Ri 1994/95 Hommes en union avec cohabitation Hommes en union sans cohabitation Hommes qui ne sont pas en union Nombre Nombre Nombre Nombre de partenaires moyen Nombre de partenaires moyen Nombre de partenaires moyen de par- de par- de par- Caractérist*que 0 1 2-3 4+ Total tenaires Effectif 1 2-3 4+ Total tenaires Effectif 0 1 2-3 4+ Total tenaires Effectif Groupe d'iges 15-19 . . . . 52,7 26,9 20.4 100,0 1,9 7 59,0 20,6 15,2 5,0 100,0 0,8 342 20-24 0,0 60,8 27,7 11,5 100,0 1,9 36 44,9 42,4 12,7 100,0 2,3 35 27.3 39,4 23,2 9,6 100,0 1,5 224 25-29 0,0 68,4 23,0 8,5 100,0 1,7 98 44,3 40,8 14,9 100,0 2,4 21 24,0 32,6 23,8 14,1 100,0 1,9 106 30-39 0,4 69,1 24,6 5,9 100,0 1,6 257 47,4 28,6 21,6 100,0 3,0 32 26,0 32,1 29,5 8,8 I00,0 1,5 77 4049 0,6 79,3 18,3 1,7 100,0 1,3 186 71,6 13,7 14,8 100,0 1,7 7 37,2 39,1 10,6 13,0 100,0 1,2 38 50-59 5,0 80,1 13,6 0,6 100,0 1,2 126 60,9 39,1 0,0 100,0 1,4 5 44,5 26,6 15,6 5,5 100,0 0,9 14 Durée de l'union o~ (en années) Célibataire . . . . . . 43,6 28,0 19,4 8,0 100,0 1,2 698 0-1 0,0 72,2 25,0 2,8 100,0 1,5 149 47,5 33,9 18,5 100,0 2,8 60 I1,4 51,2 20,4 8,7 100,0 1,7 25 5-9 0,7 70,7 20,8 7,8 100,0 1,5 158 45,8 43,3 7.9 100,0 1,9 25 12,9 35,0 40,2 7,7 100,0 1,7 24 10-14 0,8 67,3 23,8 8,0 100,0 1,8 127 53,6 30,7 15,7 100,0 1,9 13 23,9 42,2 15,0 12,4 100,0 1,5 17 15 ou + 2,3 78,2 17,3 1,9 100,0 1,3 268 57,2 22,7 20,1 1130,0 2,1 9 37,9 34,2 14,6 10,4 100,0 1,I 37 Milieu de résidence Aire Métropolitaîne 1,4 65,7 28,6 4,3 100,0 1,6 140 43,6 41,0 15,4 100,0 2,2 39 33,7 32,2 22,4 9,3 100,0 1,3 204 Autres villes 0,0 69,1 23,6 6,4 100,0 1,5 83 22,2 38,9 33,3 100,0 2,9 14 30,7 34,4 23,9 9,2 100,0 1,4 123 Ensemble urbain 0,9 67.0 26,7 5,1 100.0 1.6 223 38,0 40,5 20,0 100,0 2,4 52 32,5 33,0 23,0 9,2 100,0 1,4 328 Rural 1,3 76,2 18,2 4,3 100,0 1,4 479 58,8 29,4 11,8 100,0 2,4 55 46,9 27,1 17,5 7,5 100,0 1,1 473 Niveau d'instruction Aucun 2,6 81,1 13,3 3,1 100,0 1,2 245 65,8 28,5 5,7 100,0 1,6 19 52,6 26,8 14,3 3,4 100,0 0,8 I45 Alphab./Primaîre 0,6 71,0 23,7 43 100,0 1,6 353 52,i 33,0 14,8 100,0 2,8 42 45,3 25,8 19,3 8,6 100,0 1,2 371 Secondaire ou plus 0,0 62,4 29,4 7,4 100,0 1,7 104 38,4 39,0 20,9 100,0 2,4 46 29,6 35,8 23,2 10,2 I00,0 1,5 285 Ensemble des hommes I 1,2 73,3 20,9 4,5 100,0 1,5 702 48,7 34,8 15,8 100,0 2,4 I07 41,0 29,5 19,8 8,2 100,0 1,2 801 Ly compris les "non-détermmés" ont eu 2,4 partenaires au cours des 12 derniers mois, Pour ce qui est des hommes qui ne sont pas en union, essentiellement des c61ibataires, 41 pour cent n'ont eu aucune partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois, 30 pour cent ont eu une seule partenaire et 28 pour cent en ont eu 2 ou plus; en moyenne, ils ont eu 1,2 partenaires sexuelles au cours de la période. Selon l'état matrimonial de l'homme, l'âge semble avoir une infuence assez différente sur le nombre de partenaires sexuelles. Parmi les hommes qui cohabitent, le nombre moyen de partenaires diminue régulièrement avec l'âge, passant de 1,9 à 20-24 ans à 1,2 à 50 59 ans. Par contre, les hommes en union mais qui ne cohabitent pas ont, en moyenne, de plus en plus de partenaires jusqu'à 30-39 ans (3,0 en moyenne), puis ce nombre diminue pour atteindre 1,4 å 50-59 ans. On observe la même tendance chez les hommes qui ne sont pas en union : c'est à 25-29 ans qu'ils ont, en moyenne, le plus de partenaires (1,9). La durée de l'union ne semble pas agir de façon uniforme sur le nombre de partenaires sexuelles. En moyenne, ce nombre varie de 1,3 chez les hommes qui sont en union avec cohabitation depuis 15 ans ou plus, à 2,8 chez ceux qui ne cohabitent pas depuis moins de 5 ans. Parmi les hommes en union avec cohabitation et les hommes qui ne sont pas en union, ceux vivant en milieu rural ont légèrement moins de partenaires sexuelles (respectivement, 1,4 et 1,1) que ceux qui vivent en milieu urbain (respectivement, 1,6 et 1,4). Par contre, parmi les hommes en union sans cohabita- tion, le nombre moyen de partenaires sexuelles est identique en milieu urbain et en milieu rural (2,4). Il faut aussi souligner que parmi les hommes en union sans cohabitation, ceux des Autres Vil/es ont beaucoup plus de partenaires sexuelles (moyenne de 2,9) que ceux de l'Aire Métropolitaine (moyenne de 2,2). En général, quel que soit l'état matrimonial, plus le niveau d'instruction est élevé plus le nombre de partenaires sexuelles est important. Par exemple parmi les hommes en union avec cohabitation le nombre de partenaires sexuelles passe de 1,2 chez ceux sans aucune instruction à 1,6 chez les hommes de niveau primaire, pour atteindre 1,9 chez ceux de niveau secondaire ou plus. On observe la même tendance parmi les hommes en union sans cohabitation et parmi ceux qui ne sont pas en union. 11.1.2 Rapports sexuels et gratifications Parmi les hommes ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, un peu plus de 8 pour cent ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec des prostituées ou avoir eu des rapports sexuels en échange d'argent, de cadeaux ou de faveurs (Tableau 11.2). Ce comportement prédomine chez les hommes veufs ou séparés (22 pour cent), chez ceux qui sont en union sans cohabitation (12 pour cent) et chez les célibataires (11 pour cent); par contre, 5 pour cent seulement des hommes en union avec cohabitation ont eu des rapports sexuels de ce type au cours des 12 derniers mois. Pour l'ensemble des hommes, du point de vue de l'âge, ce comportement à risque prédomine chez les jeunes adultes (11 pour cent à 15-24 ans). En tenant compte du milieu de résidence, on observe que ce comportement est, dans l'ensemble, plus fréquent en milieu rural (9 pour cent) et dans les Autres Villes (9 pour cent) que dans l'Aire Métropolitaine (5 pour cent). On notera cependant que les célibataires du milieu rural ont beaucoup plus tendance à avoir des relations sexuelles de ce type que ceux des Autres Villes (15 pour cent contre 11 pour cent), alors que chez les hommes en union, ceux des Autres Villes ont plus fréquemment ce type de rapports (8 pour cent) que ceux du milieu mral (6 pour cent). Ce comportement non sécuritaire se retrouve aussi plus fréquemment chez les hommes sans instruction (8 pour cent) et de niveau primaire (10 pour cent) que chez les hommes de niveau d'instruction plus élevé (5 pour cent). 177 Tableau 11.2 Paiement pour rapports sexuels Parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux qui ont eu des rapports avec des prostitu6es et/ou qui ont donné ou reçu de l'argent, des cadeaux ou des faveurs pour des rapports sexuels selon l'6tat matrimonial et selon certaines caractdristiques socio-démographiques, EMMUS-II H~iU 1994/95 Etat mammomal Ensemble En union En union des hommes avec sans Union Ensemble en u m o n cohabitation cohabitation rompue C61ibataire des hommes Caractdrlst~que % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif Groupe d'åges 15-19 0,0 7 0 0,0 7 0,0 3 12,4 138 11,5 149 20-24 9,7 71 9,0 36 10,5 35 32,7 10 9,0 153 10,2 234 25-29 7,6 118 6,3 98 13,7 21 9,9 11 6,8 69 7,4 199 30-39 7,2 288 6,2 256 15,6 32 29,1 26 19,3 31 9,9 345 40-49 2,7 192 2,2 185 14,8 7 18,2 21 50,0 2 4,7 216 50-59 1,5 125 1,5 119 0,0 5 24,0 8 0 2,8 132 Milieu de r~sidence Aire Mdtropolitaine 4,0 176 3,6 138 5,1 39 14,3 21 3,5 115 4,5 312 Autres villes 7,8 97 5,5 83 22,2 14 10,5 14 10,5 72 9,1 183 Ensemble urbain 5,3 273 4,3 221 9,6 52 12,8 35 6,2 187 6,2 495 Rural 5,5 528 4,6 473 13,7 55 30,0 43 15,0 208 9,4 779 Niveau d'instruction Aucun 3,7 258 3,6 239 5,7 19 25,9 26 25,2 42 8,3 327 Alphab/Pnmatre 7,1 393 5,9 351 17,0 42 26,8 32 14,0 172 10,1 597 Secondaire ou plus 4,1 150 1,8 104 9,3 46 10,2 20 4,4 180 4,6 351 Ensemble 5,4 801 4,5 694 11,7 107 22,2 78 10,8 394 8,2 I 274 11.1.3 Rapports sexueis avec des partenaires occasionnelles Parmi les hommes ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, un peu plus d'un homme sur six (15 pour cent) déclare avoir eu des partenaires occasionnelles au cours de l'année écoulée (Tableau 11.3). La fréquence de ce type de rapport varie de façon importante selon l'état matrimonial : elle est de 8 pour cent chez les hommes en union avec cohabitation, de 22 pour cent chez les célibataires, de 26 pour cent chez les hommes en union rompue, et elle atteint 30 pour cent chez les hommes en union sans cohabitation. Du point de vue de l'åge, ce sont les jeunes de 15-19 ans (25 pour cent) qui entretiennent le plus fréquemment des rapports avec les partenaires occasionnelles. Si on se limite aux hommes en union, on constate que la proportion de ceux qui ont ce type de relations diminue rapidement avec l'åge, passant de 21 pour cent à 20-24 ans à 4 pour cent à 50-59 ans. Globalement, les différence selon le milieu de résidence sont minimes. Cependant, les hommes en union des Autres Villes (17 pour cent) ont beaucoup plus fréquemment des partenaires occasionnelles que ceux de la capitale (11 pour cent) et ceux du milieu rural (10 pour cent); par contre, parmi les célibataires, ceux du milieu rural (26 pour cent) ont beaucoup plus fréquemment ce type de relations que ceux du milieu urbain (17 pour cent). 178 Tableau 11.3 Partenaires occasionnelles Parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux qui ont eu des rapports avec des partenaires occasionnelles selon 1'6tat matrimonial et selon certaines caracteristiques sooo-demographiques, EMMUS-II Hani 1994/95 Etat matrimonial Ensemble En union En union des hommes avec sans Union Ensemble en union cohabitation cohabitation rompue C61ibatalre des hommes Caractêdstlque % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif Groupe d'åges 15-19 33,9 7 0 33,9 7 0,0 3,0 25,2 138 25,1 149 20-24 21,4 71 18,7 36 24,1 35 42,2 10,0 16,2 153 18,8 234 25-29 16,8 Il8 10,7 98 46,0 21 35,9 Il,0 27,7 69 21,7 199 30-39 I 1,6 288 9,6 256 27,6 32 38,0 26,0 21,8 31 14,5 345 40-49 7,0 192 6,1 185 28.4 7 9,7 21,0 0,0 2 7,2 216 50-59 4,1 125 3.3 119 20.3 5 9,9 8,0 0 4,4 132 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 10.7 176 7,2 138 23.1 39 28,6 21,0 18.3 115 14,7 312 Autres villes 17.2 97 10,0 83 61.1 14 26.3 14,0 13.7 72 16,5 183 Ensemble urbain 13,0 273 8,3 221 32.9 52 27.7 35,0 16,5 187 15,4 495 Rural 10,2 528 8,2 473 27,5 55 25,0 43,0 26.4 208 15,4 779 Niveau d'instruction Aucun 6,2 258 4,9 239 22,8 19 29,7 26,0 32,8 42 11,5 327 Alphab.Ærimaire 12,1 393 10,1 351 29,1 42 20,0 32,0 25,1 172 16,3 597 Secondaire ou plus 17,2 150 9,7 104 34,1 46 31,3 20,0 15,9 180 17,4 351 Ensemble 11,2 801 8.2 694 30,1 107 26,2 78.0 21.7 394 15.4 I 274 Du point de vue du niveau d'instruction, le pourcentage d'hommes ayant des rapports avec des partenaires occasionnelles est de 16 à 17 pour cent parmi ceux ayant de l'instruction contre 12 pour cent parmi ceux qui n'ont aucune instruction. Si on se limite aux hommes en union, on constate que la proportion de ceux ayant des partenaires occasionnelles augmente avec le niveau d'instruction (passant de 6 pour cent chez ceux sans instruction à 17 pour cent parmi les hommes les plus éduqués) alors que, chez les hommes célibataires, on observe la tendance inverse : 33 pour cent de ceux sans instruction ont eu des partenaires occasionnelles, contre 16 pour cent de ceux ayant un niveau secondaire ou plus. 11.2 MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSlBLES Les maladies sexuellement transmissibles constituent un problème grave de santé en Haïti. En effet, des études récentes sur la pr6valence des MST en Haïti ont montré, par exemple, que la prévalence de la syphilis se situait, selon le milieu de résidence, entre 6,5 et 11 pour cent chez les femmes enceintes. 2 Par ailleurs, le rôle synergique entre les MST et l'infection à VIH est bien connu. Dans le cadre de I'EMMUS-II, il était donc important de mesurer le niveau de connaissance de la population en ce qui concerne les MST, d'essayer d'évaluer la prévalence de ces maladies et de mieux connaître le comportement des personnes atteintes. 2 Etude réalisée en 1993 par I'IHE (non diffusée). Voir également Behets et al., 1995. 179 11.2.1 Connaissance des MST Une proportion importante d'hommes (91 pour cent) connaissent ou ont entendu parler des MST et cette proportion est légèrement plus faible chez les femmes (85 pour cent). A l'inverse, 9 pour cent des hommes et 15 pour cent des femmes ne connaissent aucune MST (Tableau 11.4). A la q u e s t i o n " Q u e l l e s M S T c o n n a i s s e z - v o u s ? " la g r a n d e m a j o r i t é des h o m m e s ( 8 8 p o u r cent) et d e s f e m m e s ( 7 6 p o u r c e n t ) ont cité le S I D A . L e s autres M S T ont été citées b e a u c o u p m o i n s f r é q u e m m e n t , s a u f la b l e n n o r r a g i e q u e 5 0 p o u r c e n t des h o m m e s et 2 4 p o u r c e n t des f e m m e s ont m e n t i o n n é e . L a sy p h ilis a été c i t é e p a r 16 p o u r c e n t d e s h o m m e s et 10 p o u r c e n t des f e m m e s ; 16 p o u r c e n t des h o m m e s et 4 p o u r c e n t des f e m m e s ont c i t é le c h a n c r e m o u et, r e s p e c t i v e m e n t , 3 et 2 p o u r c e n t ont m e n t i o n n é l ' h e r p è s . Tableau 11.4 Connaissance des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) Pourcentage de femmes et d'hommes qui connaissent certaines Mala&es Sexuellement Transmisibles (MST), par MST sp6cifique et selon certaines caracténstiques socio-démographiques, EMMUS-II Hafti 1994/95 Femmes Hommes Ne con- Ne con- Bien- naît Bien- nait Syphi- nor- Chancre aucune Et'- Syph]- nor- Chancre aucune Ef- Caractéristique hs ragle mou Herpès SIDA Autre MST fectlf hs ragie mou Herpès SIDA Autre MST fectlf G r o u p e d'âges 15-19 5,2 13,2 2,5 2.8 73,0 2,0 17,9 1 290 10.2 32,3 7,6 3,3 83,3 3.1 14,6 350 20-24 10,8 26,3 4,2 3,3 82,6 2,8 11,1 1 063 20,7 52,9 16.2 5.4 92,4 5,7 5,4 295 25-29 12,2 31,5 3,3 1,7 79,6 2,6 13,0 807 22,3 55,7 20.1 2,6 94,9 6,4 2,7 224 30-39 12.7 28.1 4,5 1,9 75.6 2,9 16,0 1 344 14,3 57,0 20,1 2,4 91,1 5,6 6,0 366 40-49 9,1 21,0 5,0 0,9 71,3 2,6 18,0 851 18,8 58,2 17,3 3,4 82,7 4,1 11,9 231 50-59 7,7 43,3 13,1 0,5 81,0 4,2 10,4 145 Etat matrimonial Actuel en union 10.3 25,5 4,2 1,5 75,1 2.4 16,2 3 113 17,1 56,3 19,7 2,4 89,4 5,1 6,6 809 - U n i o n avec cohabitaUon 10,2 23,9 4,0 1,2 72,7 2,3 17,6 2 444 15,7 55,8 20,3 2,2 88,8 5,2 6,9 702 - Union sans cohabitation 10,9 31,4 5,2 2,7 84.0 2,7 I1,1 669 26,2 59,7 16,1 3,8 92,6 4.8 4,4 107 Union rompue 9,0 28,3 4,4 2,5 79,4 3,5 13.2 541 12,1 51,3 13,3 1,9 84,5 3.8 I 1,9 102 Cébbatalre 9,2 18,4 3,0 3,4 77.4 2,5 14.4 1 702 14.7 41,7 11,2 4,2 87,1 4.7 10,3 698 - A eu des rap. sexuels 14,6 33,0 6,6 5,7 90,5 4,3 4,9 396 18,3 55,5 14,8 4,6 95,0 6,4 2,8 437 - N'a jamais eu de rap. sex 7,6 14.0 1,9 2,7 73.4 1,9 17,3 1 306 8,7 18,5 5,2 3,3 73,8 1,9 22,9 262 ~ltleu d e résidence Aire M~tropolitame 17.6 35,9 7,1 5,8 92,5 4.8 4,4 1 552 27,6 60,4 23,2 9.4 96.9 8,1 1,6 383 Autres villes 11.4 26,1 3,3 1,6 84,2 2,2 9,1 801 24,4 52,9 15,8 3,1 94,8 2,4 4,5 220 Ensemble urbain 15.5 32,6 5,8 4,4 89,7 3.9 6,0 2 353 26,4 57,7 20,5 7,1 96.1 6,0 2,6 603 Rural 5.4 16,4 2,3 0,5 65,8 1.5 22,7 3 003 9,3 44,8 12,7 0,7 83,2 4,2 12,1 1 007 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,5 16,1 3,2 0,4 64,1 2,0 23,7 1 906 7.3 36.4 14,0 0,3 74,1 3,5 19.5 409 Alphab.Ærimaire 7,3 21,1 3.1 1.0 77.9 2,1 14,1 2 230 10,7 47,9 12,5 1.7 90.6 3,8 6,9 766 Secondaire ou plus 21,4 39,5 6,4 7,3 92,4 4.2 4.6 1 221 32.5 65,2 22,7 8,4 96.8 7,9 1.1 435 ;nsemble 9,9 23.5 3.9 2,2 76,3 2,5 15,3 5 356 15,7 49,6 15,6 3,1 88,0 4,9 8,5 1 610 180 Le degré de connaissance des MST varie selon l'âge : en général, ce sont les femmes de 20-39 ans et les hommes de 20-29 ans qui connaissent le plus les MST, quelles qu'elles soient. Dix-huit pour cent des femmes de 15-19 ans et 18 pour cent de celles de 40-49 ans n'ont jamais entendu parler des MST; de même, 15 pour cent des hommes de 15-19 ans et 11 pour cent de ceux de 40-59 ans ne connaissent pas les MST. Du point de vue de l'état matrimonial, les proportions les plus importantes de ceux qui n'ont jamais entendu parler des MST se trouvent chez les célibataires qui n'ont jamais eu de rapports sexuels (17 pour cent des femmes et 23 pour cent des hommes) et chez les femmes en union avec cohabitation (18 pour cent). Le niveau de connaissance differe également selon le milieu de résidence. Près d'un quart des femmes (23 pour cent) et 12 pour cent des hommes vivant en milieu rural ne connaissent aucune MST. A l'inverse, seulement 4 pour cent des femmes et 2 pour cent des hommes de l'Aire Métropolitaine ne connaissent pas les MST. En milieu rural, seulement 66 pour cent des femmes citent le SIDA comme une MST, contre 90 pour cent en milieu urbain. Parmi les hommes, ces pourcentages sont de 83 pour cent en milieu rural et de 96 pour cent en milieu urbain. On peut noter enfin que le niveau de connaissance des MST est lié au niveau d'instruction. En effet, si 24 pour cent des femmes qui n'ont pas d'instruction ne connaissent pas les MST, ce pourcentage passe à 14 pour cent chez celles qui sont alphabétisées ou qui ont fréquenté l'école primaire et à seulement 5 pour cent chez celles de niveau secondaire ou plus. Chez les hommes, ces pourcentages sont, respectivement, de 20 pour cent, 7 pour cent et 1 pour cent. Le niveau de connaissance du SIDA en tant que MST est de 64 pour cent pour les femmes qui n'ont pas d'instruction, de 78 pour cent pour celles qui ont un niveau primaire et de 92 pour cent pour celles qui ont atteint le niveau secondaire ou plus. Pour les hommes, le degré de connaissances du SIDA varie de la même manière selon le niveau d'instruction : 74 pour cent des hommes sans instruction, 91 pour cent de ceux de niveau primaire et 97 pour cent de ceux de niveau secondaire ou plus ont cité le SIDA en tant que MST. 11.2.2 Episodes åéclarés de MST Lors de I'EMMUS-II, on a demandé aux femmes et aux hommes enquêtés s'ils avaient eu une MST au cours des 12 derniers mois et, si la réponse était positive, quelle MST ils avaient eue. Etant donné que certaines personnes peuvent avoir des MST et ne pas savoir qu'il s'agit d'une MST, ou ne pas reconnaître de quoi il s'agit et étant donné que certaines personnes avouent difficilement avoir eu de telles maladies, surtout au cours d'une enquête, il faut considérer les valeurs présentées ici comme des ordres de grandeur minimale et elles ne peuvent être considérées comme des mesures véritables de la prévalence des MST. Au cours de l'enquête auprès des hommes, après leur avoir demandé s'ils avaient eu une MST et, si oui, laquelle, on leur a demandé si, au cours des 12 derniers mois, ils avaient eu un écoulement urétral et/ou un ulcère génital. On verra ci-dessous qu'un certain nombre d'hommes ont déclaré la présence de ces symptômes alors qu'ils n'avaient pas déclaré avoir eu une MST, ce qui démontre bien que la simple question sur les MST sous-estime la prévalence de ces maladies. Ces questions supplémentaires n'ont pas ét~ posées aux femmes du fait de la difficulté pour les femmes à distinguer ces symptômes d'autres manifestations non associées aux MST. Au Tableau 11.5 figurent les proportions de femmes et d'hommes ayant déclaré avoir eu une MST au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Deux pour cent des femmes ont déclaré avoir eu, au moins, une MST au cours des douze derniers mois et, dans presque tous les cas, il s'agit d'une blennorragie. Comparée aux autres données existantes dans ce domaine, même si elles sont parfois limitées à des sous populations (Behets et al., 1995), cette proportion semble être nettement sous-estimée et reflète la méconnaissance des femmes et/ou leur gêne à parler de ces maladies. 181 Tableau 11.5 Maladies Sexuellement Transmisibles (MS'F) au cours des 12 derniers mois Pourcentage de femmes et d'hommes qui ont déclar6 avoir eu une/des Maladies Sexuellement Transmisibles (MST) au cours des 12 mois ayant précéd6 l'enqu6te par M S T sp6cifique et selon certaines caractéristlques SOClO-démographiques, EMMUS-II Haiti 1994/95 Femmes Hommes N'importe N'tmporte quelle Bien- quelle Bien- Chancre Ecoulement UIc~re Caract6nstlque MST norragle Autre Effectif MST norragie mou Autre du pêms gêmtal Effectif Groupe d ' ~ g ~ 15-19 1,6 1,3 0,4 310 9,9 4,5 0,7 0,0 8.2 2,4 165 20-24 2,3 2,0 0,2 672 8,4 3,5 0,4 0,0 6,4 1,8 248 25-29 2,1 1,9 0,2 608 10,4 6,6 0,5 0,0 9,4 1,0 209 30-39 2,7 2,4 0,1 I 022 7,8 3,7 1.8 0.3 4,6 2,6 355 40-49 1,2 1,2 0,0 621 6,0 2,7 0,5 0,4 4,2 1,4 226 50-59 1,3 0,5 0,0 0,7 0,5 1,3 145 Etat matrimonial Actuel. en union 2,2 2,0 0A 2 434 6.9 3,2 0,8 0,1 5,1 1,7 809 - Union avec cohabnauon 2,1 2,0 0,1 I 860 5,8 2,9 0,8 0,1 4,5 1,3 702 - Umon sans cohabitation 2,6 2,3 0,4 574 13,7 4,6 0,9 0,0 9,1 4,6 107 Union rompue 1,6 1,4 0,2 436 10,4 5,2 1, I 2, I 6,2 4,2 102 C6hbatalre 1,8 1,5 0,3 364 8,2 4,4 0,7 0,0 6,4 1,5 437 Milieu de r~idence Aire M~tropohtaine 2,8 2,4 0,3 1 094 8,3 3,6 0,6 0,6 6,2 1,8 337 Autres villes 2,4 2,4 0,0 515 8,2 4,7 0,0 0,0 7,1 2,0 193 Ensemble urbain 2,7 2,4 0,2 1 609 8,3 4,0 0,4 0,4 6,5 I,S 530 Rural 1,5 1,4 0,1 I 626 7,1 3,6 1,1 0,1 5,0 1,8 819 Niveau d'instruction Aucun 1,1 1,0 0,1 I 183 3,4 1,6 0,6 0,0 2,2 1,8 352 Alphab./Pnmmre 2,3 2,1 0,2 1 310 9,6 4,7 1,0 0,3 7,0 2,1 621 Secondaire ou plus 3,3 2,9 0,2 742 8,1 4,1 0,6 0,3 6,4 1,4 375 Ensemble 2,1 1,9 0,2 3 234 7,6 3,7 0,8 0,3 5,6 1,8 1 348 Note: Bas~ sur les déclarat~ons des personnes enqu~t~es. Pour les femmes, le d6nommateur comprend les femmes qui connmssent les MST et qui ont d~jh eu des rapports sexuels; pour les hommes, le d~nommateur comprend ceux qm ont d6jà eu des rapports sexuels. Parmi les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels, 8 pour cent ont déclaré avoir eu, au moins, une MST eéou un symptôme de MST au cours des 12 derniers mois. L'écoulement urétral est le symptôme le plus fréquemment rapporté (6 pour cent) et 4 pour cent des hommes, soit deux fois plus que les femmes, ont déclaré avoir eu spécifiquement une blennorragie. Par ailleurs, 2 pour cent des hommes ont dit avoir eu un ulcère génital et 1 pour cent un chancre mou. La proportion d'enquêtés ayant déclaré avoir eu une MST spécifique (blennorragie, chancre mou et "autres") est deux fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Si on ajoute aux déclarations les symptômes de MST (écoulement urétral et ulcère génital), la "prévalence" des MST est près de quatre fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Chez les femmes, compte tenu des très faibles proportions de MST déclarées, les faibles écarts observés selon les caractéristiques socio-démographiques n'ont que peu de sens. On peut néanmoins souligner la proportion de MST trois fois plus élevée chez les femmes les plus instruites (3 pour cent) par rapport aux femmes sans instruction (1 pour cent). Cette différence ne doit pas être interprétée comme 182 résultant nécessairement d'une prévalence plus importante des MST chez les femmes de niveau secondaire; il est possible que cet écart s'explique, en grande partie, par le fait que les femmes les plus instruites sont plus aptes à reconnaître une MST que les femmes sans instmction et aussi, peut-être, parce qu'elles en parlent plus facilement. Chez les hommes, les MST semblent être beaucoup plus fréquentes parmi ceux de moins de 40 ans (de 8 à 10 pour cent, selon le groupe d'âges) que chez les hommes de 50-59 ans (1 pour cent). Rappelons que les hommes les plus âgés sont également ceux qui ont, en moyenne, le moins de partenaires, ceux qui ont le moins fréquemment des partenaires occasionnelles et qui ont le moins fréquemment des rapports sexuels en échange de gratifications. Du point de vue de l'état matrimonial, ce sont les hommes en union sans cohabitation et en union rompue qui ont déclaré le plus fréquemment avoir eu des MST (respectivement, 14 et 10 pour cent). Les hommes vivant en milieu urbain seraient presqu'autant affectés que ceux du milieu rural (respectivement, 8 et 7 pour cent). Enfin, les hommes sans instruction ont rapporté des MST nettement moins fréquemment (3 pour cent) que ceux qui sont éduqués (9 pour cent). Comme pour les femmes, il est difficile de décider si ces écarts s'expliquent par des différences réelles de prévalence ou s'ils résultent, plus simplement, selon les catégories, du niveau de connaissance de ces maladies et/ou de la plus ou moins grande gêne à en parler. 11.2.3 C o m p o r t e m e n t face a u x M S T On a posé une série de questions aux enquêtés ayant déclaré avoir eu une MST pour déterminer quel avait été leur comportement lorsqu'ils étaient malades et quelles mesures ils avaient prises pour éviter d'infecter leur partenaire. Les femmes, peu nombreuses à avoir déclaré des cas de MST, semblent avoir un meilleur comportement que les hommes face à ces maladies (Tableau 11.6). En effet, au cours de leur maladie, 81 pour cent des femmes disent avoir recherché des conseils ou un traitement alors que moins d'un homme sur deux a agi ainsi (46 pour cent). De même, alors que 64 pour cent des femmes disent avoir informé leurs partenaires de leur état, seulement 48 pour cent des hommes l'ont fait. Par contre, à la question concernant les mesures effectives prises pour éviter d'infecter le partenaire, il apparaît que la proportion de femmes qui n'ont pris aucune mesure (56 pour cent) est beaucoup plus importante que la proportion correspondante d'hommes (38 pour cent). Un homme sur deux (50 pour cent) a déclaré avoir évité les rapports sexuels lorsqu'il souffrait d'une MST, alors que 28 pour cent seulement des femmes ont pris la même mesure. En outre, il faut souligner qu'une faible proportion d'hommes (4 pour cent) et de femmes (3 pour cent) ont déclaré avoir utilisé le condom pour éviter de contaminer leur partenaire. Quel que soit le sexe, le comportement face à une MST semble être influencé par l'âge, l'état matrimonial et le niveau d'instmction. En particulier, on peut noter que les femmes et les hommes de niveau d'instruction secondaire recherchent des traitements, informent leurs partenaires et prennent des mesures pour éviter d'infecter leurs partenaires beaucoup plus fréquemment que les femmes et les hommes de niveau d'instruction primaire et surtout que ceux et celles sans instruction. En ce qui concerne l'utilisation du condom pour éviter d'infecter le partenaire, elle reste assez faible, quelles que soient les caractéristiques : ce sont les femmes et les hommes des Autres Villes qui ont déclaré le plus fréquemment l'avoir utilisé (respectivement, 6 pour cent et 10 pour cent). 183 Tableau 11.6 Maladies Sexuellement Transmissibles/MST) et comportement Parmi les femmes et les hommes qui ont déclaré avoir eu une/des Maladies Sexuellement Transmisibles (MST) au cours des 12 mois ayant préc6dé l'enquéte, pourcentage de celles/ceux qui ont cherché des conseils ou un traitement, pourcentage de celles/ceux qui ont informé leur(s) partenaire(s) et pourcentage de celles/ceux ayant pris des mesures spécifiques pour éviter d'infecter leur partenaire, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haîti 1994/95 % qui ont cherche conseils/traite- Mesures prises pour æwter d'infecter le(s) partenmre(s) ment aupres d'un service % qm ont A ~vite A Aucune de sant6 ou mformé les utilisé mesure : Effectif professionnel leur(s) rapports des partenaire Aucune avec Caractértstlque de la santé partenaire(s) sexuels condoms Autres d~:jhinfect~ mesure MST FEMMES Groupe d'åges 15-29 74,9 60,3 23,1 3,0 3,3 11,8 58,8 33 30 + 86,8 66,7 32,5 2,2 0,0 12,0 53,3 35 Etat matrimonial Actuel. en umon 78,3 72,4 31,6 1,4 2,0 13,5 51,5 55 - En union avec cohabitation 82,5 76,1 33,9 1,9 2,8 15,8 45,6 40 - En union sans cohabitation 67,2 62,7 25,6 0,0 0,0 7,2 67,2 15 Pas en union 91,9 27,7 13,0 7,4 0,0 5,6 74,0 14 Milieu de residence Aire M6tropolitaine 80,6 58,1 16,1 3,2 0,0 9,7 71,0 31 Autres villes 87,5 56,3 43,8 6,3 0,0 6,3 43,8 12 Ensemble urbain 82,6 57,6 23,9 4,1 0,0 8,7 63,3 43 Rural 78,3 73,9 34,8 0,0 4,3 17,4 43,5 25 Niveau d'instruction Aucun 68,6 61,8 16,4 0,0 8,2 0,0 75,4 13 Alphab./Prtmaire 77,8 56,0 28,2 2,5 0,0 17,5 51,7 30 Secondaire ou plus 91,6 73,7 33,7 4,0 0,0 11,5 50,8 25 Ensemble des femmes 81,0 63,6 27,9 2,6 1,6 11,9 56,0 68 HOMMES Groupe d'âges 15-29 45,9 47,8 54,8 4,4 1,8 6,8 32,2 59 30 + 44,9 48,3 43,2 2,3 2,5 7,1 44,9 43 Etat matrimonial Actuel en umon 44,6 61,7 56,9 3,1 1,9 8,9 29,0 56 - En unton avec cohabitation 43,7 60,5 55,5 4,3 2,6 10,3 27,3 41 - En umon sans cohabitation 46,9 65,0 61,0 0,0 0,0 5,1 33,9 15 Pas en union 46,6 31,5 41,3 4,0 2,3 4,5 47,9 46 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 60,7 46,4 53,6 3,6 0,0 7,1 35,7 28 Autres vxlles 42,9 57,1 42,9 9,5 0,0 4,8 42,9 16 Ensemble urbain 54,2 50,3 49,7 5,7 0,0 6,3 38,3 44 Rural 38,9 46,3 50,0 1,9 3,7 7,4 37,0 58 Niveau d'instruction Aucun 43,8 49,3 47,4 0,0 0,0 0,0 52,6 12 Alphab.Ænmalre 42,2 44,7 51,4 3,5 3,6 5,3 36,2 59 Secondaire ou plus 52,6 54,0 47,8 5,0 0,0 12,8 34,3 30 Ensemble des hommes 45,5 48,0 49,9 3,5 2,1 6,9 37,6 102 184 11.3 C O N N A I S S A N C E , P E R C E P T I O N DU R I S Q U E E T P R E V E N T I O N DU SIDA Les motivations des gens à protéger leur santé et à utiliser les services sanitaires sont largement déterminées par leur niveau de connaissance des problèmes de santé et par leur attitude vis-à- vis de ces problèmes. Déjà, en 1989, une enquête nationale sur les connaissances, attitudes et comportement des haitiens vis-à-vis du SIDA (Adrien et Cayemittes, 1991) avait révélé que la majorité de la population avait entendu parler de cette maladie. Des enquêtes ultérieures, menées par I'IHE dans le cadre de l'évaluation des projets AIDSCAP (IHE, 1994 et 1995), ont montré que les modes de transmission et les moyens de prévention du SIDA étaient assez bien connus. Il était important, au cours de I'EMMUS-II, de faire le point sur les progrès réalisés dans ce domaine et d'essayer de déterminer dans quelle mesure la population avait adopté un comportement permettant de la protéger contre le SIDA. 11.3.1 Connaissance de l'existence du SIDA et sources d'information La population hffftienne connaît très bien l'existence du SIDA. En effet, 98 pour cent des femmes et des hommes ont déclaré connaître ou avoir entendu parler de cette maladie 3 (Tableau 11.7). Quel que soit le sexe, le niveau de connaissance ne varie qu'assez peu selon les caractéristiques socio- démographiques des enquêtés. Pour les femmes, les principales sources d'information sur le SIDA sont, par ordre d'importance, les amis et parents (69 pour cent), la radio (59 pour cent) et la télévision (28 pour cent). Il convient de souligner que les agents de santé n'ont été cités que dans 8 pour cent des cas. Par ailleurs, parmi les jeunes de 15-19 ans et les femmes de niveau secondaire, l'école apparaît comme une source d'information importante (respectivement, 17 et 21 pour cent). Les femmes ont cité, en moyenne, 2,1 sources différentes d'information, et ce sont les femmes du milieu urbain et celles de niveau secondaire ou plus qui ont cité le plus de sources d'information (respectivement, moyenne de 2,5 et 2,6). A l'opposé, ce sont les femmes du milieu rural et celles sans instruction qui ont cité le moins de sources différentes d'information (moyenne de 1,7 dans chaque cas). Les trois principales sources d'information des hommes sont, par ordre d'importance, la radio (68 pour cent), les amis et parents (58 pour cent) et la télévision (25 pour cent). Les dépliants/affiches et les journaux/magazines ont été cités, respectivement, par 13 pour cent et 10 pour cent des hommes. Le lieu de travail est également une source d'information pour 10 pour cent des enquêtés. Par contre, comme pour les femmes, les agents de santé n'ont été cités que par 8 pour cent des hommes. A noter également que parmi les jeunes de 15-19 ans et les hommes de niveau secondaire ou plus, 23 pour cent signalent l'école comme source d'information. Globalement, les hommes ont cité légèrement plus de sources d'information que les femmes (moyenne de 2,3 contre 2,1) et, comme ces dernières, ce sont les hommes du milieu urbain et ceux de niveau secondaire ou plus qui ont cité le plus de sources d'information (respectivement, moyenne de 2,7 et 2,9). 3 Au Tableau 11.4, on a constaté que 76 pour cent des femmes et 88 pour cent des hommes avaient cité le SIDA parmi les MST qu'ils connaissaient. Aux enquêtés qui n' avaient pas cité spontanément le SIDA comme MST, on a alors demandé spécifiquement s'ils connaissaient ou avaient déjà entendu parler de cette maladie. La combinaison des réponses à ces deux questions a permis de déterminer le mveau de connaissance total du SIDA présenté ici. 185 Tableau 11.7 Connaissance du SIDA Pourcentage de femmes et d'hommes qui connaissent le SIDA et pourcentage de ceux et celles qui ont entendu parler du SIDA selon les principales sources d'information, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Halti 1994/95 Sources d'xnformatlon sur le SIDA Service/ Nombre Connatt Journaux/D~ph- Agent Lieu moyen le Maga- ants/ de Amis de de Caractérlsnque SIDA Radio TV zines Affiches santé Eglise Ecole parents travad Autres Effectif sources FEMMES Groupe d'åges 15-19 96,4 58,7 32,7 6,5 3,7 4,0 4,1 i6,5 62,5 0,6 i0,5 1 290 2,1 20 24 99,0 65,1 33,7 6,3 4,2 8,1 3,1 10,9 67,0 2,4 17,3 1 063 2,2 25-29 99,2 64,1 31,5 5,9 3,9 8,1 2,5 2,1 67,6 4,9 19,8 807 2,1 30 39 98,8 58,8 24,1 3,8 2,6 i0,6 2,5 0,8 72,4 5,3 19,6 1 344 2,0 40-49 97,5 47,0 17,8 1,2 1,5 9,6 3,7 0,1 74,7 4,1 I6,0 851 1,8 Etat matrimonial Actuel. en unxon 98,6 56,3 22,9 3,4 3,2 10,1 2,4 1,1 72,6 4,4 19,4 3 113 2,0 - Union avec cohabitation 98,4 52,6 19,3 3,1 2,6 10,5 2,6 0,7 73,9 4,3 19,0 2 444 1,9 - Umon sans cohabitation 99,4 69,8 35,8 4,3 5,1 8,8 1,8 2,6 67,7 4,7 20,9 669 2,2 Umon rompue 97,9 60.9 32,7 4,3 1,9 7,6 2,9 0,4 71,0 4,4 14,8 541 2,1 Célibataire 97,2 63.2 36,5 7,7 3,7 4,2 4,7 18,9 60,4 1,1 11,4 1 702 2,2 Milieu de r~sidenee Aire M6tropolitame 99,8 86,7 74,4 10,2 5,2 3,9 3,2 9,1 49,0 4,6 12,3 1 552 2,6 Autres villes 99,2 67,6 21,4 5,3 5,1 7,5 4,4 10,0 70,2 2,6 21,4 801 2,2 Ensemble urbain 99,6 80,2 56,4 8,5 5,2 5,2 3,6 9,4 56,2 3,9 15,4 2 353 2,5 Rural 96.9 42,3 6.1 2,0 1,7 10,2 2,9 4,5 78,3 2,9 17,2 3 003 1,7 Niveau d'instruction Aucun 96,1 41,5 11,2 0,1 0,7 10,2 2,2 0.1 77,9 3,6 15,8 1 906 1,7 Alphab./Pnmalre 98,8 62,2 27,1 2,6 3,0 7,8 3,5 4,4 70,9 2,7 15,9 2 230 2,0 Secondatre ou plus 99,9 80,2 56,8 16,4 7,6 4,8 4,3 21,2 49,8 4,0 18,4 1 221 2,6 Ensemble des femmes 98,1 58,9 28,2 4,8 3,2 8,0 3,2 6,7 68,6 3,4 16,4 5 356 2,1 HOMMES Groupe d'âges 15-19 96,6 58,6 27,5 7,3 12,8 7,5 7,7 23,0 59.9 6,1 12,1 350 2,3 20-24 99,3 74,7 32,7 16,1 14,6 8,2 6,1 15,7 54,9 9,8 16,6 295 2,5 25-29 99,0 78,7 33,5 16,2 22,1 9,7 4,5 5,9 53,0 8,7 15,1 224 2,5 30-39 97,6 74,5 22,5 10,7 14,6 8,4 5,3 1,3 55,9 13,1 18,2 366 2,3 40-49 95,5 64,2 17,9 6,3 9,5 10,9 6,1 1,2 62,0 10,5 19,0 231 2,2 50-59 97,8 51,1 10,5 3,4 2,5 5,0 5,7 1,3 64,5 16,5 15,9 145 1,8 Etat matrimonial Actuel. en umon 98,7 69,8 21,0 8,7 12,3 8,4 5,4 1,8 59,7 12,6 18,9 809 2,2 - Union avec cohabltanon 98,5 68,8 18,9 7,1 12,2 9,0 5,4 1,1 61,2 12,6 17,9 702 2,2 - Union sans cohabitation 100,0 76,1 34,6 19,3 13,1 4,4 5,9 6,3 49,8 12,7 25,6 107 2,5 Union rompue 95,0 64,6 25,3 10,6 12,1 8,2 2,7 3,5 46,4 12,9 15,7 102 2,1 Célibataire 96.8 66,7 30,1 12,4 14,9 8,5 7,1 18,8 57,4 7,2 12,9 698 2,4 Milieu de résidence Aire M~tropohtaine 100,0 89,1 69,3 19,3 13,0 3,i 6,5 14,1 38,0 6,3 14,8 383 2,7 Autres villes 99,7 81,4 32,3 16.8 23,7 11,0 4,1 13,1 52,9 10,7 18,9 220 2,7 Ensemble urbam 99,9 86,3 55,8 18,4 16,9 6,0 5,6 13,7 43,5 7,9 16.3 603 2,7 Rural 96,3 57,2 7,0 5,7 11,3 9,8 6,2 6,6 66,4 11,8 15,9 1 007 2.1 Niveau d'instruction Aucun 93,0 45,1 5,3 0,5 6,9 7,5 3,8 0,3 70,2 14,6 13,9 409 1,8 Alphab./Primalre 98,7 70.1 19,3 4,9 14,3 8,9 6,2 6,1 62,3 I 1,6 14,1 766 2,2 Secondaire ou plus 100,0 86,2 54,5 29,4 18.0 8,5 7,7 23,4 38,3 4,0 21,6 435 2,9 Ensemble des hommes 97,6 68,1 25,2 10,4 13,4 8,4 6,0 9,3 57,8 10,3 16,1 1 610 2,3 Note: Le nombre moyen de sources est bas~ sur les enqu~tés qui connaissent le SIDA. 186 11.3.2 Connaissance des modes de transmission du SlDA Parmi les femmes connaissant le SIDA, la quasi totalité ont cit6, au moins, un mode de transmission correct du SIDA (97 pour cent) et ce niveau de connaissance est très homogène selon les différentes caractéristiques socio-démographiques (Tableau 11.8). La transmission par voie sexuelle est la mieux connue : 89 pour cent des femmes ont cité les rapports sexuels, en général, comme mode de transmission, 25 pour cent ont cité les rapports avec des partenaires multiples et 6 pour cent les rapports sexuels avec des prostituées. Les relations homosexuelles, par contre, n'ont été évoquées que par 2 pour cent des femmes. Par ailleurs, 20 pour cent des femmes ont cité les transfusions et 12 pour cent les injections comme mode de transmission du SIDA. Il faut noter à ce niveau que les transfusions et les injections ont ét6 mentionnées beaucoup plus fr6quemment par les femmes du milieu urbain (respectivement, 32 et 18 pour cent) et les femmes de niveau d'instruction secondaire (respectivement, 47 et 26 pour cent) que par les femmes du milieu rural (respectivement, 10 et 7 pour cent) et que par celles sans instruction (respectivement, 7 et 5 pour cent). Trois femmes sur quatre (75 pour cent) savent que le SIDA peut être transmis de la mère à l'enfant. Les femmes urbaines sont beaucoup mieux informées à ce sujet que les femmes du milieu rural (88 pour cent contre 65 pour cent) de même que les femmes de niveau secondaire (91 pour cent) par rapport à celles sans instruction (62 pour cent). Par ailleurs, plus de trois femmes sur quatre (78 pour cent) savent que quelqu'un apparemment en bonne santé peut être infecté par le VIH. Là encore les femmes urbaines (90 pour cent) et les femmes les plus instruites (94 pour cent) sont beaucoup mieux informées que celles du milieu rural (69 pour cent) et que celles sans instruction (66 pour cent). Comme les femmes, la grande majorité des hommes (97 pour cent) ont cité, au moins, un mode de transmission correct du SIDA (Tableau 11.9) : 92 pour cent des hommes ont mentionné les rapports sexuels, en général, comme mode de transmission, 22 pour cent ont cité les rapports avec des prostituées et 18 pour cent les rapports sexuels avec des partenaires multiples (Graphique 11.1). Comme pour les femmes, les relations homosexuelles n'ont ét6 évoquées que par 3 pour cent des hommes. Par ailleurs, 26 pour cent des hommes ont mentionné les transfusions et 11 pour cent les injections, comme mode de transmission du SIDA. Comme chez les femmes, il faut souligner que les transfusions et les injections ont été mentionnées beaucoup plus fréquemment par les hommes du milieu urbain et ceux de niveau d'instruction secondaire que par les hommes du milieu rural et que par ceux sans instruction. Trois hommes sur quatre (75 pour cent) savent que le SIDA peut être transmis de la mère à l'enfant et les hommes des villes (87 pour cent) et ceux de niveau secondaire (90 pour cent) sont beaucoup mieux informés à ce sujet que les hommes du milieu rural (68 pour cent) et que ceux sans instruction (58 pour cent). Par ailleurs, la quasi-totalité des hommes (97 pour cent) savent que quelqu'un apparemment en bonne santé peut être infecté par le V1H. Là encore les hommes urbains (92 pour cent) et les hommes les plus instruits (95 pour cent) sont beaucoup mieux informés que ceux du milieu rural (77 pour cent) et que ceux sans instruction (70 pour cent). 187 Tableau 11.8 Connaissance des modes de transmisston du SIDA par les femmes Pourcentage de femmes par connaissance des modes de transmission du SIDA, selon certaines caract~nstiques socio-démographlques, EMMUS-II Haîti 1994/95 Pourcentage qui pensent Modes de transmission du SIDA qu*llne Pourcentage personne Autres qui ne con- qui semble Rapports Rapports Autres modes de naissent que en bonne sexuels sexuels avec Transmission modes de trans- des modes sant~ peut Rapports avec Rapports plusieurs mire trmasmisslon mission tlansmlsslOn avoir le Caract&istique sexuels prosntuêes homosexuels partenaires Transfusion Injecnon à enfant corrects incorrects corrects SIDA Effecuf Groupe d'âges 15-19 88,4 5,0 1,0 18,0 19,0 10,4 69,9 0,6 1,0 95,6 74,8 1 243 20-24 89,6 6,7 1,8 23,7 24,4 14,6 80,0 0,5 1,0 97,7 84,1 1 052 25-29 88,6 5,8 1,9 28,2 22,7 12,1 79,2 0,5 0,8 98,2 83,0 801 30-39 90,0 5,4 1,7 30,2 19,6 12,8 75,7 0,5 0,4 98,1 78,1 1 328 4049 88,4 7,0 1,3 24,5 11,7 9,2 70,9 0,3 0,8 97,5 72,2 830 õo O0 E t a t matrimonial Actuel. en union 88,6 6,4 1,5 29,2 16,4 10,0 74,4 0,3 0,8 97,7 77,9 3 070 - Union avec cohabitation 88,4 6,5 1,5 30,3 15,0 9,4 71,9 0,3 0,8 97,5 75,7 2 405 - Union sans cohabitation 89,6 6,2 1,9 25,4 21,2 12,3 83,3 0,5 0,7 98,3 85,8 665 Umon rompue 89,1 6,2 1,6 20.5 17,4 12,3 77,2 0,3 0,8 97,4 79,5 529 C6hbataire 89,9 4,8 1,4 18,0 26,3 15,3 75,4 0.7 0,8 96,7 78,9 1 655 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 88,0 7,0 2,6 18,0 34,0 20,5 90,4 1,1 1,2 97,7 92,0 1 549 Autres villes 91,3 6,8 1,6 24,8 26,5 13,6 81,8 0,4 0,4 98,7 85,0 795 Ensemble urbain 89,1 7,0 2.3 20,3 31,5 18,2 87,5 0,8 0,9 98,1 89,6 2 344 Rural 89,1 5,0 0,9 28,5 10,0 6,9 64,9 0,2 0,7 96,8 69,3 2 910 Niveau d'instruction Aucun 87,1 5,7 1,0 29,1 7,0 4,9 61,9 0,I 0,4 96.5 66,3 1 831 Alphab./Primaire 89,0 5,6 1,3 25,2 14,9 9,9 76,7 0,2 0,9 97,5 79,6 2 204 Secondaire ou plus 92,1 6,6 2,5 17,7 47,1 26,0 91,4 1,4 1,1 98,3 94,1 1 219 Ensemble des femmes 89,1 5,9 1,5 24,8 19,6 11,9 75,0 0,4 0,8 97,3 78,3 5 254 Tableau 11.9 Connaissance des modes de transmission du SIDA par les hommes Pourcentage d'hommes par connaissance des modes de transmission du SIDA, selon certaines caracténstiques socio-démographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Poarcentage qui pensent Modes de transmission du SIDA qu'une Pourcentage personne Autres qui ne con- qui semble Rapports Rapports Autres modes de naissent que en bonne sexuels sexuels avec Transnllsslon modes de trans- des modes sant6 peut Rapports avec Rapports plusieurs mære transmission mission transnnsslon avoir le Caract~dstlque sexuels prosîâtuées homosexuels partenaires Transfusion Injection ~ enfant incorrects corrects corrects SIDA Effectif Groupe d'iges 15-19 93,5 15,4 2,6 12,2 26,6 9,0 67,3 2,3 1,5 96,3 74,6 338 20-24 94,7 18,9 4,1 16,5 31,4 14,0 80,2 2,7 1,7 96,9 86,2 293 25-29 94,4 27,9 2,5 23,8 36,8 15,9 83,7 3,1 3,5 95,5 89,5 222 30-39 89,1 25,2 3,1 21,0 26,6 12,5 77,4 1,1 0,3 97,9 84,4 357 40-49 89,4 28,4 0,9 18,5 16,9 10,4 74,7 1,9 1,9 95,7 87,8 220 õo ~D 50-59 89,7 18,6 1,2 15.5 9,1 3,4 66,3 0,0 0,0 95,7 71,2 142 Etat matrimonial Actuel. en union 90,3 25,7 2,7 20,7 21,8 9,6 74,5 1,7 1,3 96,7 84,3 799 - Union avec cohabitation 91,0 26,0 2,7 21,0 19,7 9,1 74,6 1,1 1,2 96,9 83,1 691 - Union sans cohabitation 85,5 23,9 2,9 19,2 35,0 12,8 73,5 5,4 1,9 95,1 92,1 107 Union rompue 86,2 21,0 0,0 14,4 23,6 11,0 72,8 3,2 2,2 93,8 81,4 97 C~libataire 94,7 18,2 2,9 14,8 31,3 13,6 76,5 2,1 1,5 96,8 80,8 676 Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 90,4 18,0 4,2 14,t 47,7 25,5 90,1 3,4 2,6 96,6 92,4 383 Autres villes 99,3 20,3 3,1 20,0 38,3 13,1 81,4 1,6 1,0 98,3 90,3 220 Ensemble urbain 93,6 18,8 3,8 16,2 44,2 21,0 86,9 2,8 2,0 97,2 91,7 602 Rural 90,9 24,2 1,9 18,8 14,7 5,4 68,0 1,4 1,1 96,1 77,0 969 Niveau d'inslaruction Aucun 86,9 27,5 0,8 18,1 5,5 1,6 57,8 0,6 1,1 94,7 69,5 380 AlphabJPfimaire 92,3 21,8 2,0 17,4 18,8 7,6 75,6 1,6 1,3 97,1 81,9 756 Secondaire ou plus 95,6 18,0 5,2 18,3 56,4 26,6 90,0 3,7 2,0 97,1 95,3 435 Ensemble des femmes 91,9 22,2 2,6 17,8 26,0 11,4 75,3 1,9 1,5 96,5 82,6 1 572 Graphique 11.1 Principaux modes de transmission du SIDA Pourcentage 1O0 80 6O mFemmesi 4O 20 0 ~~°~-,~- o+~+ ~~2~" ».»" ,o'~ +,,oO°°+,+~I EMMUS-II 1994/95 11.3.3 Perception du risque de contracter le SIDA Plus de deux femmes sur trois (69 pour cent) et près de trois hommes sur quatre (74 pour cent) ont déclaré ne courir aucun risque d'attraper le SIDA (Tableau 11.10). De même, 21 pour cent des femmes et 16 pour cent des hommes pensent ne courir que des risques minimes de contracter le SIDA. A l'opposé, 10 pour cent des femmes et 9 pour cent des hommes pensent courir des risques modérés de contracter le SIDA et, respectivement, 1 et 2 pour cent se considèrent à risque élevé. Les proportions de femmes qui pensent courir des risques modérés ou importants sont plus élevées aux âges 25-29 ans (15 pour cent) et 30-39 ans (14 pour cent) que chez les femmes plus jeunes et plus âgées. On remarque également que ce sont les femmes en union, et surtout celles en union sans cohabitation qui pensent le plus fréquemment courir des risques moyens (16 pour cent) ou élevés (3 pour cent) de contracter le SIDA. A l'opposé, la très grande majorité des célibataires pensent ne pas courir de risque (82 pour cent) ou des risques minimes (16 pour cent). Chez les hommes, ce sont ceux de 20-24 ans et de 25-29 ans qui déclarent le plus fréquemment courir des risques moyens ou élevés de contracter le SIDA (respectivement, 13 pour cent et 16 pour cent). Contrairement aux femmes, une très grande proportion d'hommes en union avec cohabitation considèrent n e c o u r i r a u c u n r i s q u e (76 p o u r c e n t ) , par contre c e u x e n u n i o n sans cohabitation e t c e u x e n r u p t u r e d'union considèrent très fréquemment courir des risques modérés ou importants (respectivement, 21 pour cent et 13 pour cent). Par ailleurs, on constate que les proportions d'hommes qui se considèrent à risques (modérés ou importants) de contracter le SIDA augmentent fortement en fonction du nombre de partenaires sexuelles différentes au cours des 12 derniers mois. Quatre pour cent seulement des hommes qui n'ont eu qu'une seule partenaire sexuelle déclarent courir des risques modérés ou importants, cette pro- portion passe à 22 pour cent chez les hommes qui ont déclaré avoir eu 2-3 partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois et elle atteint 46 pour cent chez les hommes ayant eu 4 partenaires sexuelles ou plus. 190 Tableau 11.10 Perception du risque de contracter le SIDA Pourcentage de femmes et d'hommes connaissant le SIDA par perception du nsque de contracter le SIDA, par caractérîstiques socio-démographiques, EMMUS-II Haïti 1994/95 Femmes nommes R,sques de contracter le SIDA Risques de contracter le SIDA Effectif lmpor- de Impor- Effecuf Caracténsuque Aucun Mtmme Mod6ré tant Total femmes Aucun Minime Mod6r~ tant Total d'hommes Groupe d'âges 15-19 80,9 15,1 3,4 0,6 100,0 1 243 83,0 10,6 5,6 0,6 100,0 338 20-24 67,5 21,7 9,8 0,9 100,0 1 052 68,4 18,2 10,8 2,6 100,0 293 25-29 61,7 23,6 13,3 1,4 100,0 801 66,9 17,0 13,1 3,0 100,0 222 30-39 60,7 25,0 12,5 1,7 100,0 1 328 69,0 19,2 9,8 1,8 100,0 357 40-49 70,2 18,8 9,5 1,1 100,0 830 71,6 21,1 6,4 0,0 100,0 220 50-59 89,6 4,6 5,2 0,5 100,0 142 Etat matrimonial Actuel. en union 59,9 24,3 14,0 1,8 100,0 3 070 72,6 16,4 9,0 1,7 1(30,0 799 - Umon avec cohabitation 62,3 22,6 13,5 1,4 100,0 2 405 76,0 14,6 8,1 1,0 100,0 691 - Union sans cohabuauon 51,2 30,1 15,7 3,0 100,0 665 50,8 27,8 15,0 6,4 100,0 107 Union rompue 77,8 16,6 4,9 0,5 100,0 529 60,7 25,0 12,2 1,1 100,0 97 Célibataire 81,5 15,8 2,5 0,2 100,0 1 655 77,1 13,7 7,7 1,3 100,0 676 Nombre de parte- naires dans les 12 derniers mois 0 93,3 5,8 0,6 0,0 100,0 313 1 81,3 14,6 3,8 0,2 100,0 790 2-3 51,5 26,3 19,3 2,4 101,),0 342 4+ 33,9 20,2 33,8 12,1 100,0 113 Milieu de résidence Aire M~tropolitaine 64,0 24,1 9,6 2,3 loe,0 1 549 64,1 22,9 10,4 2,3 100,0 383 Autres villes 71,3 17,7 10,1 1,0 100,0 795 72,8 16,2 9,0 1,7 100,0 220 Ensemble urbain 66,5 21,9 9,8 1,8 100,0 2 344 67,2 20.5 9,9 2,1 100,0 602 Rural 70,2 19,9 9,2 0,6 100,0 2 910 77,9 12,9 7,9 1,1 100,0 969 Niveau d'instruction Aucun 69,2 20,0 9,6 1,1 100,0 1 831 77,0 12,3 9,0 1,4 100,0 380 Alphab./Primaire 68,5 20,0 10,1 1,3 100,0 2 204 76,2 14,1 8,5 1,1 1130,0 756 Secondaire ou plus 67,5 23,6 8,0 0,9 100,0 1 219 66,9 21,8 8,5 2,4 10O,0 435 Ensemble t 68,5 20,8 9,5 1,1 100,0 5 254 73,8 15,8 8,7 1,5 100,0 I 572 ty compris les "non-déterminés" Pour 59 pour cent des couples, les deux conjoints ont la même perception du risque qu'ils courent de contracter le SIDA : dans 53 pour cent des cas, l'homme et la femme pensent ne courir aucun risque, dans 4 pour cent des cas ils pensent courir des risques minimes et 2 pour cent pensent courir des risques moyens (Tableau 11. ! 1). Dans les autres couples (41 pour cent) la perception de la femme et de l'homme diverge. Globalement, il semble que lorsque les conjoints n'ont pas la même opinion, la femme pense courir plus de risques que l'homme. Ainsi, dans 15 pour cent des couples où l'homme pense ne courir aucun risque, la femme pense courir des risques minimes, et dans 7 pour cent des cas, elle pense courir des risques moyens, alors que dans seulement 7 pour cent des couples où c'est la femme qui pense ne courir aucun risque, l'homme considère courir des risques minimes, et dans 5 pour cent des cas, il considère courir des risques moyens. 191 Tableau 11.i I Perception du risque de contracter le SIDA par les couples Répartition (en %) des couples qui ont entendu parier du SIDA par la perception de l'homme et de la femme du risque de contracter le SIDA. EMMUS-II Haïti 1994/95 Nombre de couples dans Risques de contracter le SIDA selon l'homme lesquels les 2 conjoints NSP/ connaissent Aucun Minime Modéré Important ND Ensemble le SIDA Risques de contracter le SIDA selon la femme Aucun 53.2 6.9 4.5 0.4 0.0 65.0 349 Minime 15.4 3,6 2.1 0.4 0.1 21.5 116 Modéré 7.4 3.1 2,0 0.2 0.0 12.7 69 Important 0.4 0.0 0.0 0.1 0.0 0.5 3 NSP/ND 0.0 0.0 0,0 0.0 0.2 0.2 1 Ensemble 76.3 13.6 8.6 1.1 0.3 100.0 Nombre de couples dans lesquels les 2 conjoints connaissent le S I D A 410 73 46 6 2 537 11.3.4 Raisons de la perception des risques Les femmes qui pensent soit qu'elles ne courent aucun risque, soit qu'elles courent un risque minime d'attraper le SIDA expliquent principalement leur perception en invoquant l'unipartenarité (61 pour cent) et l'abstinence sexuelle (35 pour cent) (Tableau 11.12). L'abstinence est citée comme raison principale par les célibataires (78 pour cent) et les femmes en rupture d'union (67 pour cent), alors que l'unipartenarité ou la limitation du nombre de partenaires sont évoquées par la quasi-totalité des femmes en union (92 pour cent). Il faut également noter que 16 pour cent des femmes en union qui considèrent courir des risques nuis ou faibles l'ont expliqué en évoquant la fidélité de leur conjoint. Les principales raisons citées par les hommes pour justifier leur perception de faible risque d'attraper le SIDA sont l'unipartenarité ou la limitation du nombre de partenaires (66 pour cent), la non fréquentation de prostituées (30 pour cent) et l'abstinence sexuelle (21 pour cent). En outre, 13 pour cent des hommes ont cité l'utilisation du condom. L'utilisation du condom est une raison fréquemment évoquée par les célibataires (18 pour cent), les hommes en rupture d'union (20 pour cent) et les hommes en union sans cohabitation (24 pour cent). 192 Tableau 11.12 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le SIDA sont perçus comme nuls/minimes Parmi les femmes et les hommes qui pensent ne courir aucun risque ou courir des risques minimes de contracter le SIDA, raisons de la perception de ces risques, selon l'6tat matrimonial, EMMUS-II Haîti 1994/95 Un seul/ Conjoint Pas de S'absåe•t nombre n'a pas Evite rapports de rapports Utilise limlt6 de autre les homo- Pas de Pas d'm- sexuels le condom partenaires partenaire prostitu6es sexuels transfusion jections Autres Effectif Felnnll~ C61ibataire 77,5 2,1 19,9 2,4 0,3 0,3 7,9 3,1 1 610 Actuel. en union 2,3 2,0 91,6 16,0 0,2 0,2 4,9 3,3 2 584 - Union avec cohabitation 2,4 0,7 92,9 17,4 0,0 0,2 4,0 3,2 2 044 - Union sans cohabitation 1,8 6,9 86,7 10,5 0,7 0,0 8,5 3,9 541 Union rompue 67,0 1,8 29,8 0,4 1,3 0,2 8,1 2,1 499 Ensemble des femmes 35,0 2,0 60,5 9,7 0,4 0,2 6,3 3,1 4 694 Homnl~.s C61ibataire 41,8 18,0 42,0 0,0 29,3 1,3 1,] 2,8 6,8 614 Actuel en umon 1,5 8,2 88,3 0,6 31,0 0,6 1,3 3,3 5,1 711 -Union avec cohabitaUon 1,6 6,0 90,2 0,5 31,2 0,7 1,4 3,1 4,0 627 -Union sans cohabttation 1,2 24,2 74,1 1,2 29,7 0,0 0,0 5,4 12,9 84 Union rompue 29,2 19,5 55,8 2,6 31,2 1,2 0,9 2,4 7,7 83 Ensemble des hommes 20,7 13,2 66,2 0,4 30,3 0,9 1,2 3,1 6,0 1 408 Parmi les raisons pour lesquelles les risques de contracter le SIDA sont perçus comme modérés/importants, les femmes citent en premier lieu les autres partenaires du conjoint (90 pour cent) et, bien loin après, la non-utilisation du condom (10 pour cent) (Tableau 11.13). Parmi les célibataires, 15 pour cent ont évoqué le fait qu'elles avaient de nombreux partenaires. De même, pour les femmes en rupture d'union, le fait d'avoir de nombreux rapports sexuels avec des partenaires occasionnels (33 pour cent) est une raison évoquée fréquemment. Pour les hommes qui considèrent courir des risques modérés ou importants de contracter le SIDA, les principales raisons avancées sont le fait d'avoir de nombreux rapports sexuels avec des partenaires occasionnelles (67 pour cent), le nombre élevé de partenaires (35 pour cent), l'absence d'utilisation du condom (23 pour cent) et les autres partenaires du conjoint (22 pour cent). A signaler que 82 pour cent des hommes en union sans cohabitation citent la fréquence des rapports sexuels avec des partenaires occasionnelles, 45 pour cent citent le nombre élevé de partenaires et 31 pour cent la non-utilisation du condom. 193 Tableau 11.13 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le SIDA sont perçus c o m m e modérés/importants Parmi les femmes et les hommes qux pensent avoir des risques mod~rés/importants de contracter le SIDA, raisons de la perception de ces risques, selon l'état matrimomal, EMMUS-II Haïti 1994/95 Plus d'un partenaire A de Conjoint A des N'utdtse sexuel/ nombreux Partenaire a de nom- rapports pasle partenaires parte- se breux parte- homo- A des A des condom occasionnels naires prostitue naires sexuels transfusions injections AuU'es Effectif Fellun~ C~libataire 12.5 0.0 14.6 0.0 74,6 0.0 4.4 I I, 1 6.3 45 Actuel. en union I 0.1 1.5 2.5 2.3 94.0 0.0 0.4 1.5 1.5 484 - Union avec cohabitation 10.7 1.8 2.8 2.3 93.3 0.0 0,3 1,7 1.7 360 - Union sans cohabitation 8.5 0.6 1.5 2.2 95,9 0,0 0.8 0,9 0.8 124 Union rompue 10.3 32.9 9.2 0.0 48.7 0,0 0,0 7.0 2.7 28 Ensemble des femmes 10.3 3.0 3.8 2.0 90.1 0.0 0,7 2.5 2,0 557 Honlnl~ Céhbataire 23.6 65.2 31.2 0.0 16,7 0,0 0.0 9.4 4.3 61 Actuel. en union 22,5 68,5 42,4 0.0 25.6 1.3 0.0 3,5 8.3 86 - Umon avec cohabitation 19.5 63.6 41,6 0.0 28.6 0,0 0.0 3.2 8. I 63 - Union sans cohabitation 30.6 81.9 44.6 0.0 17,7 4,7 0.0 4.3 9,0 23 Un,on rompue 25.2 69.8 8.3 0.0 16.6 0.0 0.0 0.0 7,7 13 Ensemble des hommes 23.1 67.4 35.4 0.0 21,5 0,7 0.0 5.5 6.7 160 11.3.5 Comportement pour éviter de contracter le SlDA Environ une femme sur trois (31 pour cent) dit avoir changé de comportement pour éviter de contracter le SIDA (Tableau 11.14). Parmi les nouveaux comportements adoptés, on trouve, par ordre d'importance, l'unipartenarité (16 pour cent), l'abstinence sexuelle (7 pour cent), l'arrêt de rapports occasionnels (4 pour cent), la fidélité au partenaire (4 pour cent) et l'utilisation du condom (3 pour cent). En outre, 4 pour cent des femmes ont déclaré éviter les injections (Graphique 11.2). Le changement ou non de comportement explique peut-être, en partie, pourquoi les femmes considèrent courir plus ou moins de risques de contracter le SIDA. En effet, la proportion de femmes ayant changé de comportement est plus importante chez les femmes qui considèrent courir des risques nuis ou minimes de contracter le SIDA que chez les femmes qui considèrent courir des risques modérés ou importants (32 pour cent contre 23 pour cent). Par ailleurs, on constate que l'adoption d'un comportement sécuritaire est prédominante dans le groupe d'âge 20-39 ans (34 pour cent), parmi les femmes en union sans cohabitation (41 pour cent), celles vivant dans l'Aire Métropolitaine (35 pour cent) et celles de niveau d'instruction élevé (37 pour cent). Par opposition, les femmes qui ont rapporté avoir changé le moins fréquemment de comportement sont les femmes de 15-19 ans (27 pour cent) et celles de 40-49 ans (26 pour cent), les célibataires (27 pour cent) ou celles en union rompue (29 pour cent), et celles sans instruction (29 pour cent). 194 Tableau 11.14 Comportement des femmes pour éviter de contracter le SIDA Pourcentage de femmes par changement de comportement pour éviter de contracter le SIDA selon la perception du risque de contracter le SIDA et les caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-1I Haïti 1994/95 Pas de Changement du comportement sexuel change- A changé ment de N'a pas A com- A lirmt6 Evite les Fidèle AuNes d'autres Evite Niveau de compor- de mencé à rapports rapports au change- comporte- les risque/ tement rapports utiliser å 1 seul occaslon- parte- ments ments (non injec- Caractérlstique sexuel sexuels le condom partenatre nels haire sexuels sexuels) tions Effectif Niveau de risque Pas de risque/ risque minime 68,0 7,4 3,1 16,2 4,4 4,1 0,4 0.2 4,0 4694 Risque modéré/ tmportant 76,6 1,2 5,5 13,1 2,1 3,5 0,2 0,5 1,9 557 NSP/ND 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 3 Grouped'âg~ 15-19 72,9 15,1 3,1 7,1 2,7 1,7 0,1 0,3 2,9 1 ~3 20-~ ~,9 6,5 5,0 18,3 5,4 4,3 0,6 0,3 4,8 1052 25-29 66,0 2,4 4,3 20,2 4,7 6,0 0,0 0,0 4,3 801 30-39 66,8 3,0 2,9 19,8 5,4 5,5 0,6 0,4 3,7 1328 40-49 74,3 4,8 1,4 15,5 2,5 3,1 0,1 0,0 3,1 830 Etat matrimonial Actuel. en union 66,4 0,4 3,5 24,2 3,8 6,3 0,2 0,2 3,2 3070 - Union avec cohabitation 68,4 0,5 1,8 23,6 3,1 6,6 0,2 0,2 3,0 2405 - Union sans cohabitation 59, l 0,3 9,7 26,2 6,5 5,2 0,3 0,2 4,1 665 Union rompue 71,4 13,5 2,2 2,9 10,7 0,2 0,7 0,0 3,9 529 Célibatalre 72,9 16,4 3,4 4,7 2,8 1,1 0,4 0,3 4,6 1655 Milieu de résidence Aire Métropohtame 64,8 9,0 7,7 15,1 5,3 4,4 0,5 0,4 6,2 1549 Autres villes 70,0 8,5 3,5 13,4 3,7 2,1 0,4 0,4 4,5 795 Ensemble urbain 66,6 8,9 6,2 14,5 4,7 3,7 0,5 0,4 5,7 23~ Rural 70,9 5,1 1,0 17,0 3,7 4,4 0,2 0,1 2,2 2910 Niveau d'instruction Aucun 71,4 3,4 0,9 18,9 3,6 4,3 0,2 0,2 1,7 1831 Alphab/Primaire 70,4 7,8 2,7 13,7 4,3 4,1 0,1 0,0 3,1 22~ Secondaire ou plus 62,8 9,9 8,2 15,3 4,9 3,6 0,7 0,5 7,9 1219 Ensemble des femmes 69,0 6,8 3,3 15,9 4,2 4,1 0,4 0,2 3,7 5254 195 Graphique 11.2 Moyens de protection contre le SIDA adoptés par les enquêtés connaissant le SIDA Pas do rap. sexuels ! Un seul partenaire Fid61e au partenaire [ mFemmes ~m Evite rap. occasronnel I Ewte prostitudes ] Utilise le condom [] Evite les injections 10 20 30 40 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 Une proportion beaucoup plus importante d' hommes que de femmes ont adopté un comportement sécuritaire (68 pour cent contre 31 pour cent) (Tableau 11.15). Par ordre d'importance, les hommes ont déclaré avoir limité leurs rapports à une seule partenaire (33 pour cent), avoir évité les rapports avec des partenaires occasionnelles (26 pour cent) et avec les prostituées (25 pour cent), avoir commencé à utiliser le condom (18 pour cent) (Graphique 11.2). L'abstinence sexuelle n ' a été citée que par une faible proportion d'hommes (7 pour cent). Comme chez les femmes, les hommes qui considèrent être à risque modéré ou important de contracter le SIDA ont changé de comportement beaucoup moins fréquemment que ceux qui se perçoivent à risque nul ou minime (44 pour cent contre 71 pour cent). Il est à noter que l'adoption d'un comportement sécuritaire prédomine chez les hommes de 30-49 ans (79 pour cent), qui sont en union avec cohabitation (77 pour cent), qui habitent dans l'Aire Métropolitaine (81 pour cent) et chez ceux qui sont de niveau d'instruction élevé (83 pour cent). Par contre, ce sont les très jeunes de 15-19 ans (46 pour cent), les célibataires (58 pour cent), les hommes vivant en milieu rural (61 pour cent) et ceux sans instruction (56 pour cent) qui rapportent le moins fréquemment l'adoption d'un comportement sécuritaire. Pour les jeunes et les célibataires, le fait qu'il y ait eu peu de changements de comportement s'explique peut-être parce qu'une grande partie d'entre eux n'ont pas encore eu de rapports sexuels et ne ressentent donc pas le besoin de changer de comportement. 196 Tableau 11.15 Comportement des hommes pour évlterdeanntracterle SIDA Pourcentage d'hommes par changement de comportement pour éviter de contracter le SIDA selon la perception du risque de contracter le SIDA et les caractéristiques soclo-démographiques, EMMUS-11 Hafti 1994/95 Pas de Changement du comportement sexuel change- A changé ment de N'a pas A coin- A hmlté Autres d'autres compor- de mencé å rapports Evite les Evlte les change- compor- Niveau de risque/ tement rapports Utdlser å 1 seul rapports Evlte les Fldéle au rapports ments tements Evite les Caractéristique sexuel sexuels le condom partenaire occasionnels prostituées partenaire homosexuels sexuels (non sexuels) injections Effectif Niveau de risque Pas de risque/ risque minime 29,0 7,2 16,9 36,3 27,6 27,1 3,6 0,8 0,8 0,3 2,2 1 408 Rîsque modéré/ important 56.7 1,3 25,2 4,5 10,3 7,3 3,2 0,0 1,1 0,0 0,5 160 Groupe d'âges 15-19 53,7 13,8 14,l 9,5 16A 17,3 0,8 0,5 0,5 0,5 1,2 338 20-24 28,7 8,0 30,5 24,3 27,8 26,5 3,9 1,0 1,4 0,3 2,4 293 7~ 25-29 27,9 5.8 23,2 27,9 31,2 28,6 5,0 1,4 0,8 0,0 3,6 222 ...o 30-39 20,2 2,1 19,4 48,1 28,0 27,8 4,6 0,8 0,3 0,0 I, 1 357 40~.9 21,8 3,4 8,9 51,8 32,6 29,2 5,1 0,5 1,4 0,5 2,3 220 50-59 38,4 4,0 1,3 48,0 19,7 21,1 2,3 0,0 0,8 0,0 2,2 142 Etat matrimonial Actuel. en union 23,5 0,6 13,4 52,9 28,0 27,3 5,6 0,6 0,4 0,2 2,0 799 - Umon avec cohabitation 22,9 0,7 9,9 56,2 28,6 27,4 6,1 0,7 0,5 0,1 2,1 691 - Union sans cohabitation 27,0 0,0 35,5 31,4 23,9 26,7 2,6 0,0 0,0 0,7 1,4 107 Union rompue 29,3 14,2 29,3 11,1 28,4 22,3 3,1 0,0 3,1 0,0 2,1 97 Célibatatre 42,4 12,6 21,3 12,7 22,8 22,7 1,2 1,0 1,0 0,3 1,9 676 Milieu de r~sidence Aire Métropolitaine 18,8 10,4 28,4 32,6 26,8 25,3 5,5 1,3 1,6 0,5 4.9 383 Autres villes 25,9 7,9 32,1 29,0 20,3 21,7 6,2 1,0 0,7 0,3 4,1 220 Ensemble urbain 21,3 9,5 29,7 31,2 24,5 24,0 5,7 1.2 1,2 0,5 4,7 602 Rural 38,6 4,8 10,3 34,1 26,6 25,7 2,2 0,4 0,6 0,1 0,3 969 Niveau d'instruction Aucun 44,4 4,0 3,3 38,5 21,5 21,4 3,2 0,0 0.6 0,0 0,2 380 Alphab./Primaire 34,2 6,0 14,0 32,0 26,1 25,2 3,3 0,8 0,4 0,3 0,9 756 Secondaure ou plus 17,2 9,8 37,0 29,9 28,8 28,0 4,4 1,3 1,7 0,4 5,5 435 Ensemble des femmes 32,0 6,6 17,8 33,0 25,8 25,0 3,6 0,7 0,8 0,2 2,0 1 572 11.4 CONNAISSANCE ET UTILISATION DU CONDOM Le condom est, jusqu'à aujourd'hui, l'un des meilleurs moyens de protection contre le SIDA. De ce fait, il était très important de connaître la proportion de population connaissant le condom et ses sources d'approvisionnement ainsi que la proportion d'utilisateurs. 11.4,1 Connaissance du condom et de ses sources d'approvisionnement La quasi-totalité des femmes (95 pour cent) connaissent le condom, et particulièrement la marque "Pantè" (58 pour cent) (Tableau 11.16) et on ne constate que de très légères différences de connaissance selon les différentes caractéristiques socio-démographiques. D'après les femmes, pour obtenir des condom, les sources d'approvisionnement les plus pratiques sont, par ordre d'importance, les boutiques et le marché (36 pour cent), les pharmacies privées (17 pour cent) et le secteur médical mixte (12 pour cent). On ne constate, à ce niveau, que peu de différences selon les caractéristiques socio-démographiques, sauf dans le cas des pharmacies privées citées très fréquemment par les femmes de l'Aire Métropolitaine (37 pour cent) et celles de niveau d'instruction secondaire (34 pour cent) mais rarement mentionnées par les femmes du milieu mral (6 pour cent) et celles sans instruction (8 pour cent). Comme les femmes, presque tous les hommes (95 pour cent) connaissent le condom et, en particulier la marque "Pantè" (61 pour cent) (Tableau 11.17). Le niveau de connaissance du condom varie d ' u n minimum de 88 pour cent chez les hommes sans instruction à un maximum de près de 100 pour cent chez les hommes de niveau secondaire ou plus. En outre, les hommes de 50-59 ans et de 15-19 ans, ceux en rupture d'union et ceux du milieu rural connaissent légèrement moins le condom (92 et 93 pour cent) que les hommes des autres catégories. D'après les hommes, les sources d'approvisionnement du condom les plus pratiques sont, par ordre d'importance, les mêmes que pour les femmes, mais les boutique et le marché sont cités beaucoup plus fréquemment que par les femmes (49 pour cent contre 36 pour cent), alors que les pharmacies privées le sont moins fréquemment (10 pour cent contre 17 pour cent) ainsi que le secteur médical mixte (7 pour cent contre 12 pour cent). Comme chez les femmes, pour les sources d'approvisionnement, on ne constate que peu de différences selon les caractéristiques socio-démographiques, sauf dans le cas des pharmacies privées citées beaucoup plus fréquemment par les hommes de l'Aire Métropolitaine (18 pour cent) et ceux de niveau d'instruction secondaire (19 pour cent) que par ceux du milieu mral (7 pour cent) et ceux sans instruction (4 pour cent). 198 Tableau 11.16 Connaissance du condom par les femmes Pourcentages de femmes qui connaissent le condom ou qui connaissent le "Panté" et répartition (en %) des femmes qui connaissent le condom selon la source d'approvisionnement la plus praUque, selon les caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haïtî 1994/95 Connaissance du condom Source d'approvisionnement la plus pratique Effectif de Connai't/ Connait Autre Autre Autre femmes qui a entendu ConnaJ~t condom Effectif Secteur secteur Secteur non-insti- priv6 connaissent parier du le et/ou de médical Pharmacie m&:lical médlcal tlonnel Boutique/ non- Non condom/ Caractéristique eondom "Panté . . . . Pant6" femmes pubhc privée priv6 rmxte médical marché m&lical déterminé Total Parité Groupe d'åges 15-19 90,8 64,6 91,5 1 290 4,7 16,6 1,8 11,1 2,7 41,6 3,2 18,3 100,0 1 180 20-24 96,1 71,7 96,6 1 063 7,8 20,7 3,5 11,9 3,4 36,8 3,1 12,7 100,0 1 027 25-29 96,0 62,6 96,3 807 10,7 19,6 3,7 13,1 5,6 31,5 3,2 12,7 100,0 777 30-39 96,7 49,9 96,8 1 344 ll,5 16,2 4,9 12,5 5,2 32,6 3,5 13,6 100,0 1 301 4049 93,7 39,0 94,0 851 11,8 12,8 5,6 9,6 3,8 33,9 2,9 19,7 100,0 800 Etat matrimonial Actuel. en union 95,7 50,7 95,8 3 113 10,4 14,5 4,8 12,5 4,9 34,5 3,7 14,8 100,0 2 983 - Unîon avec cohabltaâon 95,0 44,9 95,1 2444 10,8 12,8 5,3 12,3 5,3 34,1 3,6 15,9 100,0 2325 - Union sans cohabitation 98,1 71,8 98,4 669 8,8 20,4 3,0 13,4 3,4 35,9 4,0 1 l,l 100,0 658 Umon rompue 96,9 62,9 97,1 541 10,3 19,6 3,4 12,0 3,5 31,9 2,5 16,7 100,0 525 C~hbataîru 91,8 69,5 92,7 1 702 6,3 21,5 2,1 10,0 2,8 38,9 2,6 15,9 100,0 1 577 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 98,8 93,1 99,4 1 552 6,5 36,5 1,4 14,0 0,5 31,1 1,9 8,2 100,0 1 543 Autres villes 97,9 67,7 98,1 801 11,7 18,6 2,1 12,1 2,5 41,4 2,6 9,0 100,0 786 Ensemble urbain 98,5 84,4 99,0 2 353 8,2 30.4 1,7 13,3 1,2 34,6 2,2 8,4 100,0 2 329 Rural 91,5 37,1 91,8 3003 9,8 6,0 5,6 10,3 6,6 36,4 4,1 21,1 100,0 2756 Niveau d'h~ruction Aucun 91,3 32,4 91,6 1 906 9,8 8,3 5,2 9,6 4,8 35,1 3,9 23,3 100,0 1 745 Alphab./Pfimmre 95,0 60,0 95,3 2 230 9,1 15,I 3,6 11,5 4,9 38,4 3,3 14,0 100,0 2 125 Secondaire ou plus 99,1 94,0 99,6 1 221 8,0 33,5 2,2 15,0 1,7 31,3 2,0 6,2 100,0 1 216 Ensemble des femmes 94,6 57,9 94,9 5 356 9,1 17,2 3,8 11,7 4,1 35,6 3,2 15,3 100,0 5 085 Tableau 11.17 Connaissance du condom par les hommes Pourcentages d'hommes qui connaissent le condom ou qm connmssent le "Panté" et répartition (en %) des hommes qui connaissent le condom selon la source d'approvi- sionnement la plus pratique, selon les caractéristiques socio-démographiques, EMMUS-II Haîti 1994/95 Connaissance du condom Source d'approvisionnement la plus pratique Effectif Connaît/ Connaît Autre Autre Autre d'hornmes qui a entendu Connait condom Effectif Secteur secteur Secteur non-insti- priv6 connaissent parler du le et/ou des m~klical Pharmacie médical médlcal uonnel Bouuque/ non- Non condom/ Caracténstlque condom "Pamé . . . . Panté" hommes pubhc privée privé mixte médical marché médical déterrmn6 Total Panté Groupe tl'iges 15-19 92,8 65,9 93,1 350 4,1 8,4 0,9 4,3 6,5 56,6 4,5 14,6 100,0 326 20-24 96,4 77,6 97,1 295 3,5 16,0 1,5 9,0 4,1 51,2 5,7 8,9 100,0 286 25-29 96,7 75,4 97,1 224 5,0 12,0 3,2 8,5 2,0 51,9 6,3 11,i 100,0 217 30-39 96,2 58,5 96,2 366 5,5 8,2 2,1 6,0 7,3 51,5 4,4 15,0 100,0 352 to 4049 94,6 42,7 95,0 231 8,7 11,6 4,3 7,4 5,8 37,1 4,4 20,7 100,0 219 50-59 91,8 28,2 91,8 145 8,0 2,7 5,7 6,4 7,2 36,2 3,2 30,6 100,0 133 o Etat matrimonial Actuel. en union 96,2 53,6 96,3 809 6,4 9,2 3,7 7,6 5,5 45,0 4,9 17,7 100,0 779 - Umon avec cohabltanon 95,9 50,1 96,0 702 6,9 8,3 3,9 6,8 5,4 45,0 4,2 19,4 100,0 674 - Union sans cohabttanon 98,0 76,5 98,0 107 3,1 15,3 2,0 12,4 6,1 44,8 9,3 6,9 100,0 105 Union rompue 92,9 60,3 92,9 102 8,1 12,7 0,0 5,4 6,8 51,0 3,3 12,8 100,0 95 Célibatatre 93,8 69,6 94,4 698 3,9 11,1 1,5 6,0 5,5 54,0 5,0 13,0 100,0 659 Milieu de résidence Aire Métropolitaine 99,0 96,6 99,7 383 3,1 18,0 0,5 8,4 1,3 56,4 6,0 6,3 100,0 382 Autres vdles 99,0 83,2 99,0 220 8,0 10,4 2,4 9,4 0,3 62,2 2,8 4,5 100,0 218 Ensemble urbaan 99,0 91,7 99,5 603 4,9 15,3 1,2 8,7 1,0 58,5 4,8 5,6 100,0 600 Rural 92,5 42,6 92,7 l 007 5,8 7,0 3,3 5,5 8,5 43,3 4,8 21,7 100,0 934 Niveau d'instruction Aucun 87,7 25,0 88,0 409 6,9 3,5 3,0 4,1 5,4 43,3 5,3 28,4 100,0 360 Alphab./Prlmaîre 96,2 60,6 96,6 766 4,2 8,3 2,6 5,8 6,6 51,3 5,2 15,9 100,0 740 Secondaire ou plus 99,5 95,5 99,8 435 6,3 19,1 2,0 10,6 3,9 50,5 3,8 3,8 100,0 434 Ensemble des hommes 94,9 61,0 95,2 1 610 5,4 10,2 2,5 6,8 5,6 49,2 4,8 15,4 100,0 1 533 11.4.2 Utilisation du condom Parmi les femmes qui connaissent le SIDA et qui ont déjà eu des rapports sexuels, 12 pour cent disent avoir déjà utilisé le condom : 10 pour cent disent l'avoir déjà utilisé comme méthode contraceptive et 8 pour cent pour éviter de contracter des MST ou le SIDA (Tableau 11.18). Parmi ces utilisatrices, 41 pour cent déclarent utiliser le condom à chaque rapport et 58 pour cent disent ne l'avoir utilisé que pour certains rapports. Tableau 11.18 Utilisation du condom par les femmes Parmi les femmes qui connaissent le SIDA et qui ont d6j~t eu des rapports sexuels, pourcentage de celles qui ont déjà utilis~ le condom, selon les caractéristiques socio-démographiques, selon la perception des risques de contracter le SIDA, et selon les changements de comportements sexuels, EMMUS-II Haïtl 1994/95 Pourcentage de femmes qui Utihsatlon pour ont d6jæ utilis~ des condoms éviter les MST/SIDA Pour Pour Comme dviter A chaque certains Caractéristique contraceptif MST/SIDA Ensemble Effectif rapport rapports Effectif Perception du risque de contracter le SIDA Aucun/minime 9,8 7,1 11,6 3 441 42,6 56,6 243 Modéréhmportant 13,1 10,0 15,4 551 32,7 65,5 55 Groupe d'âges 15-19 13,6 15,3 18,7 370 39,6 58,6 57 20-24 12,2 9.8 14,0 783 49,4 50,6 77 25-29 13,2 9,7 15.0 732 33,3 65,3 71 30-39 9,4 5,7 11,1 1 291 37,0 63,0 74 40-49 5.7 2,6 6,2 818 51,2 44,l 21 Etat matrimonial Actuel. en union 9.5 6,0 10,8 3 070 36,5 62,4 184 - En union avec cohabitation 8,0 3,8 8,8 2 405 31,2 66,6 90 - En union sans cohabitation 14,9 14.1 18,1 665 41,6 58,4 94 En rupture d'union 8,9 7.0 11,0 529 34,3 65,7 37 C61ibataire 18,3 19,7 23,4 395 54,1 44,6 78 Milieu de résidence Aire M6tropolitaine 18,9 15,5 22,3 1 149 44,9 53.4 I78 Autres villes 11.6 8,8 13,9 583 37,3 62,7 51 Ensemble urbain 16.4 13,2 19,5 1 732 43,2 55,5 229 Rural 5,5 3,1 6,4 2 262 32,8 67,2 70 Niveau d'instruction Aucun 3,1 1,8 3,7 1 684 43,1 56.9 30 Alphab./Pnmalre 9.4 6,7 11,4 1 540 37,9 62,1 103 Secondaire ou plus 27.7 21,5 31,6 770 42,2 56,0 166 Changements du compor- tement sexuel depuis qu'elle a entendu parler du SIDA Pas de changement 6.3 2,5 7,3 2 638 23,5 76,5 66 N'a pas de rapports sexuels 12.6 6,5 12,6 93 16,4 83.6 6 Utilise le condom 84,0 100,0 100,0 176 56,3 42,5 176 Partenaire unique/r6guher 11,5 8,2 13,6 831 28,9 69,7 68 Evite rapports occasionnels 10,3 7,9 12,6 211 17,8 82,2 17 Fidèle au partenaire 9,5 8,2 10,9 212 41,4 58.6 17 Evite les rapports homosexuels 0.0 9,1 9,1 11 0,0 100.0 1 Autres changements sexuels 43,3 0.0 43,3 2 0 Ensemble des femmes 10,3 7,5 12.1 3 994 40,8 58,2 299 201 La perception du risque de contracter le SIDA semble influencer l'utilisation du condom. Les femmes qui pensent courir des risques nuis ou minimes utilisent moins le condom (12 pour cent) que celles qui se considèrent à risque modéré ou important (15 pour cent). Il est très important de noter que l'utilisation du condom varie selon l'âge, passant d'un maximum de 19 pour cent à 15-19 ans, à 11 pour cent à 30-39 ans et à un minimum de 6 pour cent à 40-49 ans. Le taux d'utilisation varie également beaucoup selon l'état matrimonial (Graphique 11.3) : il est de 23 pour cent chez les célibataires et de 18 pour cent chez les femmes en union sans cohabitation, contre seulement 9 pour cent chez les femmes en union avec cohabitation. Les femmes de l'Aire Métropolitaine utilisent le condom quatre fois plus fréquemment que les femmes du milieu rural (22 pour cent contre 6 pour cent). Seulement 4 pour cent des femmes sans instruction rapportent avoir déjà utilisé le condom, alors que ce taux est huit fois plus important chez les femmes les plus instruites (32 pour cent). Graphique 11.3 Utilisation du condom à un moment quelconque comme contraceptif ou pour se protéger des MST/SIDA HAITI RESIDENCE Aire M6tro. Autres villes Rural ETAT MATRIMONIAL I ['-IFemmes ]J~ C~libataire L I ri Umon avec cohabltat, ] Un;n rSuapntSurCeOhd,aub~tioaL~~~~l INSTRUCTION Aucurle ZSI...._=j. Alphab./pr~rnalre Secondaire ou + L - - ) 10 2o 30 40 50 6o 70 Pourcentage EMMUS-II 1994/95 Parmi les hommes qui connaissent le SIDA et qui ont eu des rapports sexuels, 32 pour cent rapportent avoir déjà utilisé le condom, pour se protéger contre les MST/SIDA (25 pour cent) et/ou comme contraceptif (29 pour cent) (Tableau 11.19). Dans l'ensemble, la proportion d'hommes ayant déclaré avoir utilisé le condom est près de trois fois plus importante que chez les femmes (32 pour cent contre 12 pour cent). Parmi les hommes qui ont utilisé le condom, 47 pour cent en font usage à chaque rapport alors que 53 pour cent disent ne l'avoir utilisé qu'au cours de certains rapports. Comme chez les femmes, plus la perception du risque de contracter le SIDA est importante, plus l'utilisation du condom est élevée : 39 pour cent des hommes qui se perçoivent comme à risque modéré ou important de contracter le SIDA disent avoir déjà utilisé le condom contre 31 pour cent pour ceux qui se perçoivent à risque nul ou minime. Selon l'âge, on constate que plus d'un tiers des hommes de 15-39 ans rapportent avoir utilisé le condom : le taux d'utilisation est particulièrement élevé chez les jeunes de 20-24 ans (46 pour cent), par contre il est très faible chez les hommes de 50-59 ans (5 pour cent). Les 202 Tableau 11.19 Utilisation du condom par les hommes Parmi les hommes qui connaissent le SIDA et qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de ceux qui ont d6jh utilis6 le condom, selon les caractéristiques socio-démographiques, selon la perception des risques de contracter le SIDA, et selon les changements de comportements sexuels, EMMUS-II Hai'ti 1994/95 Pourcentage d'hommes qui Utilisation pour ont d6j~t utilisé des condoms 6viter les MST/SIDA Pour Pour Comme ~virer A chaque certains Caract&istique contraceptif MST/SIDA Ensemble Effectif rapport rapports Effectif Perception du risque de contracter le SIDA Aucun/minime 27.8 24,1 30,6 1 167 51,9 48,1 282 Mod6r6/important 37,5 33,5 39,3 160 19,6 80,4 54 Groupe d'åges 15-19 32,7 32,4 36,2 165 56,1 43,9 53 20-24 41,9 41,8 45,6 247 51,3 48.7 103 25-29 33,8 31.3 36,7 208 52.7 47,3 65 30-39 32,0 24,5 33,9 350 35,3 64,7 86 40-49 18,5 11,8 21,8 218 32,1 67,9 26 50-59 3,8 2,0 5,0 142 35,2 64,8 3 Etat matrimonial Actuel. en umon 22,4 16,8 24,6 799 27,2 72,8 134 - En union avec cohabitation 19,0 13,6 21,4 691 24,3 75,7 94 - En union sans cohabitation 44,4 37,4 45,3 107 33,9 66,1 40 En rupture d'union 43,0 38,9 47,2 97 41,3 58,7 38 C611batalre 37,9 37,8 41,4 433 63,8 36,2 164 Milieu de r~sldenee Aire M~tropolitaine 41,4 38,8 45,6 337 53,4 46,6 131 Autres vdles 43,3 40,2 47,2 192 47,1 52,9 77 Ensemble urbain 42,1 39,3 46,2 529 51,1 48,9 208 Rural 20,3 16,0 22,2 800 39,5 60,5 128 Niveau d'instruction Aucun 8,1 5,9 9,0 335 20,1 79,9 20 Alphab.Ærimalre 25,1 20,0 27,2 619 44,0 56,0 124 Secondaire ou plus 54,2 51.3 59.5 375 51,1 48,9 192 Changements du compor- tement sexuel depuis qu'il a entendu parier du SIDA Pas de changement 11,0 6,1 11,5 327 13,0 87,0 20 N'a pas de rapports sexuels 19,6 15,8 21,9 47 58,6 41,4 7 Utilise le condom 90,6 100,0 100,0 278 52,4 47,6 278 Par tenaire unique/r6gulier 18,4 11,8 20,5 517 39,1 60,9 61 Evite rapports occasionnels 26.0 20.1 28,1 375 50,7 49,3 75 Evite les rapports prostitu6es 27,5 22,0 30,2 366 49,8 50,2 80 Fidèle au partenaire 40,7 30,9 42,6 56 36,5 63,5 17 Evite les rapports homosexuels 26,5 26,5 26,5 9 100,0 0,0 3 Autres changements sexuels 37,6 27,7 46.9 t1 33.3 66.7 3 Ensemble des hommes 29,0 25,3 31,7 1 329 46,7 53,3 336 203 hommes en union rompue (47 pour cent), en union sans cohabitation (45 pour cent) et les célibataires (41 pour cent) déclarent avoir utilise le condom beaucoup plus fréquemment que les hommes en union avec cohabitation (21 pour cent). Une différence très importante d'utilisation est à noter selon le milieu de résidence : 46 pour cent en milieu urbain, contre seulement 22 pour cent en milieu rural. Enfin, on peut également remarquer que l'utilisation du condom varie très fortement selon le niveau d'instruction des hommes. En effet, 9 pour cent seulement des hommes sans instruction déclarent avoir utilisé le condom contre 27 pour cent des hommes de niveau d'instruction primaire et 60 pour cent de ceux ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus. 11.5 CONCLUSION Ces données montrent que la multipartenarité est bien une réalité en Haïti. L'absence de cohabitation chez les hommes en union et le niveau élevé d'instruction, qui reflète probablement aussi le niveau économique, sont des facteurs déterminants dans l'augmentation du nombre de partenaires sexuelles des hommes. Une proportion non négligeable d'hommes ont eu des rapports sexuels avec des prostituées et/ou ont échangé des cadeaux ou de l'argent à l'occasion de ces rapports. Le fait de ne pas être en union ou de ne pas cohabiter semble agir sur le comportement sexuel. Environ un homme sur sept entretient des rapports sexuels avec des partenaires occasionnelles; ce comportement est plus fréquent chez les hommes en union sans cohabitation et chez ceux qui ne sont pas en union, ainsi que chez ceux de niveau d'instruction élevé. Cette enquête a montré que, globalement, les MST sont mieux connues par les hommes que par les femmes. Il faut aussi noter une méconnaissance plus importante de ces maladies en milieu rural. Le pourcentage déclaré de MST chez les hommes, bien que nettement plus élevé que celui rapporté par les femmes, ne traduit certainement pas le niveau réel de prévalence, car ces déclarations sont trop liées au niveau de connaissance et à la perception des MST. Le condom, comme moyen de protection du partenaire, n'est pas très utilisé en cas de MST. Les femmes et les hommes ont une très bonne connaissance de l'existence du SIDA et leurs sources d'information sont avant tout les amis/parents et la radio. Les modes de transmission sont assez bien connues tant par les femmes que par les hommes, en particulier la transmission sexuelle. La majorité des hommes et des femmes estiment ne pas courir de risque important de contracter le SIDA. n s'agit bien entendu d'une simple perception et les raisons évoquées pour expliquer l'absence de risque, comme l'unipartenarité, l'abstinence sexuelle, la diminution du nombre de partenaires, ne garantissent pas qu'ils ne sont pas réellement à risque. L'utilisation du condom aurait été, certes, une raison plus rassurante. En outre, il faut aussi noter une certaine discordance dans les réponses concernant la perception du risque au niveau des couples. Il est important de signaler qu'un pourcentage très minime d'enquêtés, surtout les femmes, rapportent l'utilisation du condom pour expliquer leur perception de n'être pas à risque. La multipartenarité (plus souvent citée par les femmes que par les hommes) et la non-utilisation du condom (plus souvent citée par les hommes) sont les principales raisons évoquées pour expliquer la perception d'un risque modéré ou important. Le condom est connu par la quasi totalité de la population. Près de la moitié des enquêtés connaissent le condom, particulièrement la marque "Pantè." Ceci s'explique par la campagne publicitaire à grande échelle menée pour cette marque. Il est à noter une augmentation sensible de l'utilisation du condom au cours des demières années, mais cette augmentation est encore insuffisante. Le fait que les hommes utilisent trois fois plus le condom que les femmes peut s'expliquer soit par la perception des femmes qu'il s'agit d'une méthode masculine, soit par leur réticence à l'utiliser et surtout à le déclarer pour des raisons psycho-affectives et culturelles. L'état matrimonial, l'âge, le lieu de résidence et le niveau d'instruction sont des facteurs déterminants dans le niveau d'utilisation du condom. 204 CHAPITRE 12 DISPONIBILITE DES SERVICES COMMUNAUTAIRES Au cours des travaux préparatoires de I'EMMUS-II qui consistait à cartographier les 172 grappes sélectionnées pour l'enquête et à énumérer tous les ménages y résidant, on a décidé de réaliser une enquête communautaire. Cette enquête avait pour but de collecter des données sur 1'existence d'infrastructures socio- économiques et la disponibilité de services de santé maternelle et infantile et de services de planification familiale au niveau de chaque grappe. L'existence de ces infrastructures ou leur éloignement des lieux de résidence ont une incidence immédiate sur le niveau d'utilisation des services et sur les niveaux de morbidité et de mortalité des population enquêtées. Pour collecter ces données, on a interrogé, dans chaque grappe sélectionnée pour l'enquête principale, un groupe de personnes bien informées sur leur communauté. Ce groupe se composait, selon le cas, de personnel sanitaire, de religieux, de membres de l'enseignement, de notables de la zone et, le plus souvent, de femmes bien informées des questions de planification familiale et de santé des enfants. Au cours de l'interview avec ce groupe de personnes, l'enquêteur essayait d'identifier et de situer les différents services socio-économiques et sanitaires les plus proches de la grappe, d'obtenir une estimation de la distance à parcourir et du temps de trajet pour s'y rendre. On cherchait également à savoir quel type de services offraient les établissements sanitaires. Par contre, aucune information n ' a été recueillie concernant l'équipement, la qualité des services et le fonctionnement de ces établissements. Par ailleurs, l'enquêteur essayait également d'identifier quels étaient les principaux problèmes auxquels étaient confrontés les habitants de la grappe pour se soigner. Bien que cette enquête ait été réalisée au niveau des grappes, les résultats, qui concernent la communauté, ne sont pas présentés par rapport aux grappes. Ils sont analysés du point de vue de la population des femmes en union enquêtées qui sont considérées comme étant les premières utilisatrices des services de planning familial et des services de santé maternelle et infantile. Les femmes ont ainsi été rattachées aux grappes dans lesquelles elles avaient ~té enquêtées. 12.1 CARACTERISTIQUES DES COMMUNAUTES RURALES Un certain nombre d'informations spécifiques ont été collectées dans les seules grappes rurales dans le but d'évaluer, en particulier, le niveau d'isolement de certaines population. Ces questions ont porté sur le type d'habitat de la zone, les voies d'accès à la localité, la distance au centre urbain le plus proche, les moyens de transport disponibles, ainsi que sur les principales productions agricoles et sur les mois de rareté de ces produits. Ces données sont présentées au Tableau 12.1 : elles portent sur les caractéristiques des communautés rurales par rapport aux femmes en union qui y résident. Les trois quarts des femmes (75 pour cent) vivent dans des zones rurales à habitat dispersé et seulement 15 pour cent dans des villages à habitat regroupé. Par ailleurs, les données indiquent que plus de la moitié des femmes (56 pour cent) habitent des localités à accès difficile, soit par piste (51 pour cent), soit par des sentiers (5 pour cent), et 12 pour cent seulement habitent près de routes goudronnées. Plus de la moitié des femmes rurales (58 pour cent) habitent dans des localités situées entre 0 et 14 kilomètres du centre urbain le plus proche, mais une femme sur quatre (24 pour cent) vit à une distance variant de 15 à 29 kilomètres de la ville la plus proche et 8 pour cent des femmes rurales doivent parcourir 30 kilomètres ou plus pour se rendre en ville. De plus, les moyens de transport sont assez rares dans les localités rurales : 61 pour cent des femmes ne disposent d' aucun moyen de transport pour leurs déplacements 205 Tableau 12.1 Caract(~ristiques des communautés rurales Répartition (en %) des femmes actuellement en union selon les caractéristiques de leur communauté, EMMUS-II Haftl 1994/95 Caractéristique des communautés Pourcentage Type d'habitat Dlspersé 74,5 Dense 14,6 Autre 5,0 ND 5,9 Principale voie d'accès Piste carossable difficile 51,0 Piste carossable facile 29,9 Route asphaltée 12,1 Sentter 5,4 ND 1,6 Distance au centre urbain le plus proche 0-14 km 58,0 15-29 km 24,3 30 km ou plus 7,6 ND 10,1 Moyens de transport Camion/Camionnette 25,1 Autobus 8,6 Taxi 5,5 Aucun 60,9 Principale production agricole Mats 23,6 Mil 12,5 Banane 12,3 Café I 1,4 Pois 11,2 Canne a sucre 6,6 Riz 4,1 lgname 2,3 Manioc 4,2 Autre I 1,8 Mois de rareté des production agricoles 0-2 mois 32,8 3-5 mois 54,0 6 mois ou plus 13,2 Total 100,0 Effectif de femmes 1 954 206 au centre urbain le plus proche, c'est-à-dire que leurs déplacements se font à pied ou à dos d'animal. Par ailleurs, pour une femme rurale sur quatre (25 pour cent), le camion ou la camionnette est le moyen de transport le plus utilisé. En ce qui concerne la production agricole, on constate que 24 pour cent des femmes rurales vivent dans des communautés dont la principale culture est le ma/s, tandis que pour 13 pour cent des femmes la principale culture de la zone est le mil, pour 12 pour cent la banane, pour 11 pour cent les pois et pour 11 pour cent le café. Les régions dont la production principale est la canne à sucre (7 pour cent), le riz (4 pour cent) et le manioc (4 pour cent) ne regroupent qu'assez peu de femmes rurales. En milieu rural, on a également cherché à savoir si la grappe étudiée connaissait, au cours de l'année, des périodes de rareté des produits agricoles et la durée de ces périodes. Plus de la moitié des femmes (54 pour cent) habitent des zones qui, pendant 3 à 5 mois, sont touchées par des déficits de denrées agricoles et, pour 13 pour cent des femmes, cette période dure 6 mois ou plus. Ces résultats permettent de mieux comprendre les niveaux importants de sous-nutrition qui touchent les jeunes enfants et les femmes rurales (voir Chapitre 8 - Allaitement, nutrition et état nutritionnel). 12.2 SERVICES SOCIO-ECONOMIQUES Le Tableau 12.2 présente la répartition de l'ensemble des femmes en union par distance à parcourir pour atteindre différents services, à savoir une école primaire, une école secondaire I of cycle, une école secondaire 2näcycle, un marché quotidien, un marché hebdomadaire, une boutique et un service de transport en commun. Rappelons que ces informations sur les distances, comme celles sur les temps de déplacement données ultérieurement, ne sont pas des mesures exactes. Elles ont ét~ fournies par un groupe de personnes résidant dans la grappe et sont parfois très approximatives, la notion de distance et de temps étant très subjective et variant beaucoup d'un individu à l'autre, Bien que l'on ait ici interrogé des groupes d'individus pour, entre autres, minimiser le caractère subjectif des réponses, les valeurs chiffrées qui sont fournies ne doivent être considérées que comme des ordres de grandeur. Pour cette raison, concernant la distance à laquelle se situent les différents services, on a créé trois grandes catégories : quand la distance a été estimée à moins de 5 kilomètres, on dira que le service est proche; on dira qu'il est éloigné pour les distances variant de 5 à moins de 15 kilomètre et qu'il est très éloigné pour les distances estimées à 15 kilomètres et plus. Dans l'ensemble, 91 pour cent des ménages vivent à proximité (moins de 5 kilomètres) d'une école primaire; en milieu mral, ils sont 86 pour cent à habiter à proximité d'une école primaire, l 1 pour cent des ménages en sont éloignés (5-14 kilomètres) et I pour cent en sont très éloignés. Les écoles secondaires étant généralement installées dans les centres urbains, tous les ménages de l'Aire Métropolitaine et 83 pour cent de ceux des Autres Villes sont proches d'écoles secondaires du I er cycle alors que plus de la moitié des ménages du milieu rural sont éloignés ou très éloignés de ce type d'établissement (respectivement, 34 pour cent et 23 pour cent). En ce qui concerne les écoles secondaires du 2 °d cycle, elles se trouvent à proximité pour la grande majorité des ménages de la capitale (97 pour cent), mais elles sont très éloignées de 41 pour cent des ménages des Autres Villes et de plus de la moitié de ceux du milieu rural (54 pour cent). En ce qui concerne les centres d'approvisionnement et d'écoulement des produits agricoles, au niveau national, environ deux tiers des femmes vivent à proximité d'un marché journalier (65 pour cent) et/ou d'un marché hebdomadaire (70 pour cent). Alors que la très grande majorité des femmes de 1'Aire Métropolitaine et des Autres Villes disposent d'un marché journalier à proximité (respectivement, 98 pour cent et 84 pour cent), plus de la moitié des femmes rurales sont éloignées (31 pour cent) ou très éloignées ( 19 pour cent) de ce type de marché; cependant 62 pour cent des femmes rurales vivent à proximité d'un marché hebdomadaire. Par ailleurs, 30 pour cent des femmes du milieu rural sont éloignées d'une boutique et 16 pour cent en sont très éloignées. 207 Tableau 12.2 Distance par rapport aux services socio-économiques Répartition (en %) des femmes actuellement en union selon la distance par rapport aux services socio-économiques, par service spéclfique, selon le milieu de résidence, EMMUS-II Haïti 1994/95 Distance (en kilomètres) Très Service Proche Eloigné élolgné Effectif socio- Milieu de Estimée ~ Estimée à EstJmée b. de économique résidence < 5 km 5 å 14 15 ou + ND Total femmes Eeole Aire Métropohtame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 primaire Autres vdles 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 402 Rural 85,7 I 1,0 1,1 2,3 100,0 1 954 Total 91,0 6,9 0,7 1,4 100,0 3 113 Ecole Aire M~tropolitaine 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 secondaire Autres villes 82,7 7,8 9,5 0,0 100,0 402 I er cycle Rural 40,1 34,2 23,4 2,3 100,0 1 954 Total 60,2 22,5 15,9 1,4 100,0 3 113 Ecole Aire Métropohtame 96,6 3,4 0,0 0,0 100,0 757 secondaire Autres villes 53,7 5,7 40,6 0,0 100,0 402 2 nd cycle Rural 25,5 18.6 53,5 2~3 100,0 l 954 Total 46,4 13,3 38,9 1,4 100,0 3 113 Marché Aire Métropohtame 98,3 1,7 0,0 0,0 100,0 757 journalier Autres villes 84,4 I 1,2 4,4 0,0 100,0 402 Rural 47,8 31,4 18,5 2,3 100,0 1 954 Total 64,8 21,6 12,2 1,4 100,0 3 113 Marché Aire Métropolitaine 89,2 9,0 1,8 0,0 i00,0 757 hebdoma- Autres villes 67,7 31,5 0,8 0,0 100,0 402 claire Rural 62,4 34,1 3,5 0,0 100,0 1 954 Totat 69,6 27,6 2,8 0,0 100,0 3 113 Boutique Aire M6tropohtame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 Autres vdles 93,5 6,5 0,0 0,0 100,0 402 Rural 52,4 29,5 15,8 2,3 100,0 l 954 Total 69,3 19,4 9,9 1,4 100,0 3 113 Service Aire Métropohtame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 transports Autres vdles 89,9 8,0 2,1 0,0 100,0 402 en commun Rural 55,8 22,1 19,8 2,3 100,0 1 954 Total 71,0 14,9 12,7 1,4 100,0 3 113 Non seulement les femmes rurales vivent souvent loin des infrastructure socio-économiques mais, de plus, une proportion importante d'entre elles (44 pour cent) ne disposent pas de services de transport en commun à proximité de leur domicile, ce qui accentue encore plus l'isolement de cette frange de la population. Au Tableau 12.3 figure la répartition des femmes selon le moyen de transport le plus utilisé pour atteindre les différents services socio-économiques. Les données concernent uniquement les femmes pour lesquelles le service en question ne se trouve pas "sur place". Dans l'ensemble, lorsque les services sont à proximité, les femmes se déplacent le plus souvent à pied et, en véhicule à moteur, lorsque les services sont éloignés. Ainsi, au niveau national, 98 pour cent des déplacements se font à pied pour se rendre aux écoles primaires qui se trouvent à proximité de 91 pour cent des ménages. Par contre 44 pour cent des déplacements se font en véhicule à moteur pour se rendre aux écoles secondaires du 2'~ cycle qui sont très éloignées de 39 pour cent des ménages. La très grande majorité des femmes (94 pour cent) se rendent à pied aux boutiques 208 Tableau 12.3 Principal moyen de transport Répartition (en %) des femmes actuellement en union par moyen de transport principal utilisé pour atteindre chaque service socio-économique, selon le milieu de résidence, EMMUS-II Haïti 1994/95 Moyens de transport Service Effectif socio- Milieu de V6hicule de économique résidence moteur A pied Autre ND Total femmes Ecole Aire Métropolitaine 11,2 88,8 0,0 0,0 100,0 152 primaire Autres villes 0,0 100,0 0,0 0,0 100,0 18 Rural 0,0 100,0 0,0 0,0 100,0 650 Total 2,1 97,9 0,0 0,0 100,0 820 Ecole Aire Métropolitaine 9,4 84,9 0,0 5,7 100,0 212 secondaire Autres villes 42,9 57,1 0,0 0,0 100,0 69 1er cycle Rural 19,5 73,3 5,8 1,5 100,0 1 645 Total 19,2 74,0 4,9 1,9 100,0 1 926 Ecole Aire Métropolitaine 23,9 76,1 0,0 0,0 100,0 355 secondaire Autres villes 76,2 15,6 8,2 0,0 100,0 186 2 nd cycle Rural 44,2 51,5 4,3 0,0 100,0 1 839 Total 43,6 52,4 4,0 0,0 100,0 2 380 Marché Aire Métropolitaine 24,1 73,8 0,0 2,1 100,0 339 journalier Autres villes 7,0 51,2 20,2 21,7 100,0 99 Rural 9,5 87,7 2,8 0,0 100,0 I 417 Total 12, l 83,2 3,2 1,5 100,0 l 855 Marché Aire Métropohtame 44,4 49,1 0,0 6,5 100,0 323 hebdomadaire Autres villes 9,2 72,4 5,5 12,9 100,0 166 Rural 9,0 85,7 5,3 0,0 100,0 I 275 Total 15,5 77,7 4,4 2,4 100,0 1 765 Boutique Aire Métropolitalne 0,0 100,0 0,0 0,0 100,0 18 Autres villes 0,0 100,0 0,0 0,0 100,0 32 Rural 4,8 93,8 1,5 0,0 100,0 1 277 Total 4,6 94,0 1,4 0,0 100,0 1 327 Service Aire Métropolitaine 9,2 84,2 0,0 6,7 100,0 120 transport en Autres villes 15,3 84,7 0,0 0,0 100,0 55 commun Rural 2,7 93,0 4,3 0,0 100,0 l 214 Total 3,8 91,9 3,8 0,6 100,0 1 389 qui sont proches de 69 pour cent des ménages. En outre, comme on pouvait s'y attendre, une proportion non négligeable de femmes de 1'Aire Métropolitaine utilisent les véhicules à moteur, même pour se rendre auprès de services qui sont peu éloignés. Ainsi, dans le cas de la capitale, 11 pour cent des déplacements se font en véhicule à moteur pour se rendre aux écoles primaires. Le Tableau 12.4 présente la répartition des femmes selon le temps nécessaire pour atteindre les différents services en utilisant le moyen de transport le plus courant. Rappelons que ces informations sur les temps de déplacement ne sont pas des mesures exactes, elles sont des approximations et ne doivent être considér6es que comme des ordres de grandeur. Pour cette raison, dans le cas des durées de déplacement, comme pour les distances, on a créé trois grandes catégories : quand le temps a été estimée à 30 minutes ou moins, on dira qu'il est court; on dira qu'il est moyen pour les déplacements variant de 31 à 60 minutes et qu'il est long pour les déplacements estimés à plus d'une heure. 209 Tableau 12.4 Temps de trajet pour atteindre les services socio-6conomiques Répartalon (en %) des femmes actuellement en union selon le temps de trajet nécessaire pour atteindre les services socio-économiques et temps m6dian par service spécifique, selon le milieu de résldence. EMMUS-II H~ftti 1994/95 Temps de trajet (en minutes) Service Court Moyen Long Effectif socio- Milieu de Estim6 h Estim6 ~ Estim6 å de 6conomique r6sidence 30 m, 31/t 60 6 l ou + ND Total femmes Ecole Aire M6tropohtame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 primaire Autres villes 100,0 0,0 0.0 0,0 100,0 402 Rural 80,8 7,3 11,9 0,0 100,0 I 954 Total 88,0 4,6 7,5 0,0 100,0 3 113 Ecole Aire M6tropohtaine 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 secondaire Autres villes 82,7 6,3 11,0 0,0 100,0 402 1er cycle Rural 29,6 9,4 61,0 0,0 100,0 I 954 Total 53,6 6,7 39,7 0,0 100,0 3 113 Ecole Aire M6tropolitaine 98,3 1.7 0,0 0,0 100,0 757 teclanique Autres villes 53,7 4,0 42,3 0,0 100,0 402 2nacycle Rural 19,7 11,4 68,8 0,0 100,0 1 954 Total 43,2 8,1 48,7 0,0 100,0 3 113 Mareh~ A~re Métropolitaine 99,3 0,7 0,0 0,0 100,0 757 journalier Autres villes 75,5 8,2 11,0 5,3 100,0 402 Rural 38,1 15,1 46,7 0,0 100,0 1 954 Total 57,8 10,7 30,8 0,7 100,0 3 113 Marche Aire Métropolitame 95,0 1,6 0,7 2,8 100,0 757 hebdoma- Autres vdles 61,9 14.0 18,8 5,3 100,0 402 daire Rural 56,2 9,6 34,2 0,0 100,0 I 954 Total 66,4 8,2 24,0 1,4 100,0 3 113 Boutique Aire M6tropolitame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 Autres vdles 92,0 3,6 4,4 0,0 100,0 402 Rural 43.5 10,9 45,6 0,0 100,0 1 954 Total 63,5 7,3 29,2 0,0 100,0 3 113 Service Aire M6tropolitame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 757 transport Autres villes 86,3 8,3 5,3 0,0 100,0 402 e n commun Rural 47,5 7,0 45,6 0,0 100,0 l 954 Total 65,3 5,5 29,3 0,0 100,0 3 Il3 On retrouve ici des différences du même type que pour les distances. Globalement, en milieu urbain, le temps nécessaire pour atteindre les différents services est assez court, sauf dans le cas des écoles secondaires du 2 ~ cycle pour lesquelles 42 pour cent de la population des Autres Villes a une longue durée de déplacement (une heure et plus). En milieu rural, par contre, compte tenu de la dispersion de la population et, parfois, de l'insuffisance de certains services, les habitants des villages mettent beaucoup plus de temps pour les atteindre que ceux des villes. Ainsi, pour atteindre les écoles secondaires, les déplacements sont longs pour, au moins, 61 pour cent de la population rurale; ils sont aussi longs pour atteindre les marchés journaliers (47 pour cent), les boutiques (46 pour cent) et les services de transport en commun (46 pour cent). En milieu rural, c'est seulement dans le cas des écoles primaires que la durée de trajet est courte pour une large proportion de la population (81 pour cent), même si 12 pour cent de la population met plus d'une heure pour les atteindre. 210 12.3 ETABLISSEMENTS SANITAIRES L'objectif principal de l'enquête 6tait de collecter des informations sur la disponibilité des établissements sanitaires. Les données présentées ici portent sur les cinq catégories d'établissements suivants où des soins et/ou traitements sont, en principe, disponibles : hôpital, centre de santé, dispensaire, cabinet de médecin privé et pharmacie. Dans le cadre de cette enquête, on n'a pas fait la distinction entre les établissements privés, publics et mixtes. Il faut surtout préciser que la notion de disponibilité utilisée ici fait uniquement référence à l'existence des établissements sanitaires, ce qui, en aucune façon, ne signifie que l'établissement en question est opérationnel et fournit effectivement les services et les soins qu'il est supposé fournir, ni que ces soins et services, s'ils existent, sont à la portée des populations concernées ni, non plus, qu'ils sont de qualité satisfaisante. Au cours de I'EMMUS-II, pour chaque catégorie d'établissement sanitaire, on a simplement demandé au groupe de personnes interrogées où se trouvait l'établissement le plus proche, la distance à parcourir pour s'y rendre, le moyen de transport le plus utilisé et le temps requis pour l'atteindre. Le Tableau 12.5 donne la répartition des femmes en union par distance à parcourir pour se rendre dans chaque établissement sanitaire spécifique le plus proche, et le Tableau 12.6 présente le même type de données selon le temps nécessaire pour atteindre cet établissement. Il ressort du Tableau 12.5 qu'à Port-an- Prince, la grande majorité de femmes (de 79 à 98 pour cent) vivent à proximité de chaque type d'établissement sanitaire. Il en est de même dans les Autres Villes, mais à un degré moindre (de 62 à 87 pour cent). En milieu rural, comme on devait s'y attendre, la majorité des femmes sont éloignées des services de santé : une forte proportion de femmes rurales vivent même très éloignées d'un hôpital (45 pour cent), d'un cabinet de médecin privé (48 pour cent) et d'une pharmacie (38 pour cent). Tableau 12.5 Distance par rapport aux établissements sanitaires Répartition (en %) des femmes actuellement en union selon la distance par rapport aux établissements samtalres, par établissement spécifique, selon le milieu de résldence, EMMUS-II Haiti 1994/95 Distance (en kdomètres) Très Proche Eloigné éloigné Effectif Etablissement Mdleu de Estimée à Estiméeh Estimée~ de sanitaire résidence < 5 km 5 à 14 15 ou + ND Total femmes Hôpital Aire Métropolitame 79,2 20,8 0,0 0,0 100,0 757 Autres villes 61,7 5,5 32,8 0,0 100,0 402 Rural 22,2 28,9 45,3 3,6 loe,0 1 954 Total 41,1 23,9 32,7 2,3 100,0 3 113 Centre de Aire Métropolitaine 95,9 4,1 0,0 0,0 100,0 757 santé Autres villes 82,7 13,5 3,8 0,0 100,0 402 Rural 37,6 33,3 25,5 3,6 100,0 1 954 Total 57,6 23,7 16,5 2,3 100,0 3 113 Dispensaire Aire Métropolitaine 87,1 12,9 0,0 0,0 100,0 757 Autres vdles 86,9 6,1 7,0 0,0 100,0 402 Rural 44,7 37,2 13,6 4,4 100,0 1 954 Total 60,5 27,3 9,5 2,8 loe,0 3 113 Cabinet de Aire Métropolitaine 95,9 3,2 0,9 0,0 100,0 757 médecin Autres villes 67,6 8,3 22,2 1,9 100,0 402 privé Rural 28,4 20,4 47,6 3,6 100,0 1 954 Total 49,8 14,6 33,0 2,5 100,0 3 113 Pharmacie Aire Métropolitaine 98,4 1,6 0,0 0,0 100,0 757 Autres vdles 75,9 10,6 13,5 0,0 100,0 402 Rural 30,7 26,0 37,9 5,4 100,0 1 954 Total 53,0 18,1 25,5 3,4 100,0 3 113 211 Du point de vue du temps requis pour atteindre les différents établissements sanitaires, on constate au Tableau 12.6 que la majorité des femmes de l'Aire Métropolitaine (de 91 à 97 pour cent) ont des courtes durées de déplacement; de même, 61 à 81 pour cent des femmes des Autres Villes ont à faire des déplacements assez courts pour atteindre les différents établissements sanitaires. Par ailleurs, on constate que la majorité des femmes rurales ont de longues durées de déplacement pour atteindre les différents types d'établissements sanitaires : c'est le cas de 71 pour cent des femmes rurales pour se rendre à l'hôpital le plus proche, 59 pour cent pour se rendre à un centre de santé, 51 pour cent pour atteindre un dispensaire, 60 pour cent pour se rendre à un cabinet de médecin privé et 61 pour cent pour atteindre une pharmacie. Tableau 12.6 Temps de traiet pour atteindre les établissements sanitaires R6partmon (en %) des femmes actuellement en union selon le temps de trajet n6cessaire pour atteindre les 6tablissements sanitaires, par 6tablissement spdcifique, selon le milieu de résidence, EMMUS-II Haiti 94/95 Temps de trajet (en minutes) Court Moyen Long Effectif Etablissement Milieu de Estimé ~ Estim6 ~ Estimd à de sanitaire r6sidence 30 m. 31 à 60 61 ou + ND Total femmes Hôpital Aire Mdtropohtame 92,2 5,5 2,2 0,0 100,0 757 Autres villes 61,7 3,8 34,5 0,0 100,0 402 Rural 14,8 12,5 71,4 1,3 100,0 1 954 Total 39,7 9,7 49,8 0,8 100,0 3 113 Centre Aire Mdtropolitaine 95,6 2,1 2,2 0,0 100,0 757 de sant~ A utres villes 79,1 13,9 7,0 0,0 100,0 402 Rural 26,1 13,1 59,4 1,3 100,0 1 954 Total 49,9 10,5 38,7 0,8 100,0 3 113 Dispensaire Aire M6tropohtaine 92,6 2,4 2,2 2,8 100,0 757 Autres villes 81,4 3,8 14,8 0,0 100,0 402 Rural 32,7 12,2 51,4 3,7 100,0 1 954 Total 53,5 8,7 34,7 3,0 100,0 3 113 Cabinet de Aire Métropohtaine 90,8 5,3 0,0 4,0 100,0 757 médecin Autres villes 61,3 8,7 28, I 1,9 100,0 402 privé Rural 20,7 I 1,5 60,2 7,6 100,0 1 954 Total 43,0 9,6 41,4 6,0 100,0 3 113 Pharmacie Aire Métropohtame 97,2 2,2 0,0 0,5 100,0 757 Autres vdles 66,0 14,2 19,7 0,0 100,0 402 Rural 26,0 10,0 60,7 3,2 100,0 1 954 Total 48,5 8,7 40,7 2,2 100,0 3 113 Ainsi, pour les femmes du milieu rural, l'éloignement des infrastructures sanitaires, combiné à la rareté des moyens de transport en commun et à la difficulté des voies de communication constituent un ensemble de facteurs limitant leur accès aux services de santé maternelle et infantile et aux services de planning familial. Au Tableau 12.7 figurent les distances pour atteindre l'établissement sanitaire le plus proche assurant les soins de santé maternelle et infantile, par rapport aux enfants de moins de 5 ans, selon que leur mère a bénéficié ou non de soins prénatals et d'une assistance à l'accouchement et selon qu'ils ont été vaccinés ou non. 212 Tableau 12.7 Distance par rapport au service de santé maternelle et infantile le plus proche T soins prénatals et couverture vaccinale Répartition (en %) des naissances ayant eu lieu 0 à 59 mois avant l'enquête, de celles pour lesquelles la mère a reçu ou non des soins prénatals (SP) pendant la grossesse et de celles pour lesquelles la mère a bénéfici6 ou non d'une assistance d'une médicale pendant l'accouchement (AA), et répartition (en %) des enfants de 1-4 ans ayant reçu toutes les vaccinations du PEV, de ceux n'en ayant reçu aucune, et répartition (en %) des enfants de 0-4 ans ayant reçu de la Vitamine A, selon la distance par rapport b, la formation sanitaire la plus proche dans un rayon de 30 km offrant des services de santé maternelle et infantile selon le mdleu résidence, EMMUS-II Haiti 1994/95 Distance (en kilomètres) Très Proche Eloign6 éloigné Effectif Catégone Milieu de Estimée à Estimée h Estimée à de d'enfants résidence < 5 km 5 ~ 14 15 ou + ND Total femmes Ensemble des Aire Métropohtaine 98,9 1,1 0,0 0,0 100,0 709 naissances Autres vdles 88,8 5,1 6,1 0,0 loe,0 464 Rural 53,8 34,3 6,6 5,3 100,0 2 451 Total 67,1 24,1 5,2 3,6 100,0 3 624 Naissances Aire Métropohtame 98,6 1,4 0,0 0,0 100,0 429 avec Autres villes 86,2 6,5 7,3 0,0 100,0 272 SP et AA Rural 65,0 27,9 5,1 2,1 100,0 688 Total 79,5 15,5 3,9 1,0 100,0 1 390 Naissances Aire Métropolitaine 99,5 0,5 0,0 0,0 100,0 204 avec Autres villes 93,6 3,5 3,0 0,0 100,0 154 SP ou AA Rural 52,3 34,3 6,7 6,6 100,0 1 100 Total 63,2 26,3 5,4 5,0 100,0 1 458 Naissances Aire Métropolitaxne 98,7 1,3 0,0 0,0 100,0 76 sans Autres vdles 88,0 2,0 10,0 0,0 100,0 38 SP ni AA Rural 44,6 40,9 7,9 6,6 100,0 662 Total 52,1 35,1 7,2 5,6 100,0 776 Enfants de Aire Mætropohtame 100,0 0,0 0,0 0,0 100,0 50 1-4 a n s avec Autres villes 92,0 0,0 8,0 0,0 100,0 38 toutes vaccin. Rural 73,0 23,8 2,5 0,8 100,0 133 du PEV Total 82,3 14,3 2,9 0,5 100,0 221 E n f a n t s de Aire Métropolitaine 99,4 0,6 0,0 0,0 100,0 316 1-4 ans avec Autres vxlles 88,7 5,2 6,1 0,0 100,0 237 a u c u n e v a c c i n . Rural 50,5 37,0 6,9 5,6 100,0 1 197 du PEV Total 64,5 26,1 5,6 3,8 100,0 1 750 E n f a n t s de Aire M~tropohtaine 99,7 0,3 0,0 0,0 100,0 314 0..4 ans ayant Autres villes 93,8 0,7 5,4 0,0 100,0 211 reçu de la Rural 57,8 31,5 6,5 4,3 100,0 846 vitamine A Total 73,0 19,6 4,8 2,6 100,0 1 371 Enfants de Aire Métropohtalne 98,2 1,8 0,0 0,0 100,0 394 0-4 ans Autres vdles 84,6 8,7 6,6 0,0 100,0 254 n'ayant pas Rural 51,7 35,8 6,7 5,9 100,0 1 605 reçu de Total 63,5 26,8 5,5 4,2 100,0 2 253 vitamine A On constate tout d'abord qu'en milieu urbain, la distance à parcourir pour se rendre dans les établissements sanitaires ne semble pas jouer un rôle déterminant sur le fait que les mères aient bénéficié ou non de soins prénatals, sur le type d'assistance lors de l'accouchement et sur le fait que les enfants aient ét~ ou non vaccinés. En effet, la très grande majorité des enfants de moins de cinq ans (de 85 à 100 pour cent, selon le cas) vivent à proximité d'établissements sanitaires fournissant des services de santé maternelle et infantile. 213 En milieu rural, la situation semble différente. En effet, pour 65 pour cent des naissances des 5 demières années pour lesquelles la mère a reçu des soins prénatals et a été assistée par un professionnel de la santé pendant l'accouchement, les services de santé matemelle et infantile se situent à proximité du lieu de résidence: par contre, lorsque la mère n ' a pas reçu de soins prénatals et n ' a pas bénéficié d'une assistance à l'accouchement, les services de santé ne se situent à proximité que dans 45 pour cent des cas, ils sont éloignés dans 41 pour cent des cas et, pour 15 pour cent des enfants, ces services sont très éloignés. De même, lorsque les enfants du milieu rural ont reçu toutes les vaccinations de PEV, 73 pour cent d'entre eux se trouvent à proximité des services de santé, mais ils ne sont que 51 pour cent à vivre près des établissements sanitaires lorsqu'ils n'ont reçu aucune vaccination du PEV. Ainsi, l'éloignement des établissements sanitaires pourrait expliquer, en partie, que peu de femmes du milieu rural bénéficient de soins prénatals et d'assistance à l'accouchement et que peu d'enfants y soient vaccin~s. Néanmoins, en milieu rural, et surtout en milieu urbain, la distance à parcourir pour atteindre les établissements sanitaires ne semble pas être le facteur, ou le seul facteur, déterminant de l'utilisation des services de santé. 12.4 PROBLEMES DE SANTE Pour essayer de mieux connai'tre les principaux problèmes de santé qui se posent à la population haïtienne, on a posé la question suivante lors de l'enquête communautaire : "Quels sont, par ordre d'importance, vos principaux problèmes pour vous soigner?" Comme les autres résultats présentés dans ce chapitre, les informations sont analysées ici du point de vue des femmes en union appartenant aux grappes enquêtées. Les principaux problèmes que rencontre la population pour se soigner figurent aux Tableaux 12.8 et 12.9 ainsi qu'an Graphique 12.1. On a pu dégager deux grandes catégories de problèmes, ceux liés à la disponibilité des formations sanitaires et/ou des services et ceux liés au coût des soins. Au niveau national (Tableau 12.8), on constate que la disponibilité des services de santé constitue le problème majeur, cité en premier lieu dans 77 pour cent des cas. Globalement, 37 pour cent des enquêtées ont mentionné l'inexistence d'établissement sanitaire, 38 pour cent l'éloignement, 35 pour cent le manque de moyens de transport, 23 pour cent la non-disponibilité de certains services et 28 pour cent la non-disponibilité de médicaments. Les problèmes de cofit des soins et/ou des médicaments ou, de façon plus générale, les problèmes d'argent n'ont été cités, en première position, que dans 9 pour cent des cas. Cependant, globalement, le coût des médicaments a été cité dans 32 pour cent des cas, le coflt des consultations dans 22 pour cent des cas et dans 14 pour cent des cas le manque d'argent a été mentionné. Enfin, le manque d'eau a été mentionné dans 17 pour cent des cas comme étant un problème de santé. 214 Tableau 12.8 Principaux problèmes pour se soigner Répartition (en %) des femmes actuellement en union par problèmes spécifiques pour se soigner, cités en première, deuxième et troisième positions et pourcentage de femmes ayant cité, au moins une fois, chaque problème spécifique, EMMUS-II Halti 1994/95 Problèmes Pourcentage ayant cit6 en : Pourcentage pour de femmes se soigner I er 2 eme 3erne ayant cité Services inexistants 32,6 3,5 1,4 37, l Services trop loins 16,0 19,3 4,0 37,6 Problèmes de transports 13,4 10,6 13,6 34,5 Peu de services disponibles 10,9 7,8 5,4 22,7 Médicaments non disponibles 4,0 11,1 16,0 27,5 Médicaments trop chers 1,5 14,0 21,1 31,7 Consultations trop chères 5,4 8,9 10,2 22,1 Problèmes d'argent 1,8 8,1 5,3 13,8 Manque d'eau 3,8 8,4 5,9 16,6 Mauvais accueil 0,3 1,5 4,7 5,4 Autre 2,3 3,2 6,8 10,8 ND 8,0 3,6 5,6 15,9 Total 100,0 100,0 100,0 _ Effectif 3 113 2 976 2 494 3 113 Graphique 12.1 Principaux problèmes pour se soigner Pourcentage 50 40 30 20 10 0 Ensemble Aire M6tro. Autres villes Rural L- • Pas/peu for, sanitaire [ ] Eloignement/Transport []CoOt m [ ] Pas de m6dicament [ ] Manque «'eau [ ] Autres I Note : Selon le 1er probl6me citd EMMUS-II lg94/95 215 On constate au Tableau 12.9 et au Graphique 12.1 que les problèmes que rencontre la population diffèrent grandement selon le milieu de résidence. En milieu rural, le problème essentiel est celui de la disponibilité des établissements sanitaires, soit qu'ils n'existent pas (43 pour cent), soit qu'ils sont trop loin et que se posent des problèmes de transports (37 pour cent). Dans les Autres Villes, ces problèmes restent importants mais les problèmes de coût commencent à occuper une place importante (17 pour cent). Enfin, dans l'Aire Métropolitaine, où les problèmes d'accessibilité se posent beaucoup moins, les problèmes de coûts (25 pour cent) occupent une place importante. Ainsi, lorsque les problèmes d'accessibilité physique tendent à disparaître, 1'accessibilité "économique" devient un problème de premier plan. On notera enfin, qu' à Port-au-Prince, l'approvisionnement en eau a été cité dans 9 pour cent des cas comme le problème principal dans le domaine sanitaire. Ce résultat confirme ce qui a été signalé précédemment (voir Chapitre 2 - Caractéristiques des ménages et des enquêtés) concernant les très mauvaises conditions de salubrité de certains quartiers de la capitale. Tableau 12.9 Pnncipaux problèmes pour se soigner par milieu de rrsidence Répartition (en %) des femmes actuellement en union par problèmes spécifiques pour se soigner, cit6s en première position et pourcentage de femmes ayant cité, au moins une fois, chacun des problèmes sprcifiques, selon le milieu de résidence, EMMUS-II H~ffti 1994/95 Pourcentage de femmes ayant cit6 en Pourcentage première position de femmes ayant citè Problèmes pour Aire Autres Aire Autres se soigner Métro. villes Rural Ensemble Mrtro. urbain Rural Ensemble Services inexistants 15,8 13,5 43,0 32,6 15,8 13,5 50,1 37,1 Services trop loins 7,3 6,3 21,4 16,0 10,4 13,3 53,2 37,6 Problæmes de transports 5,9 16,7 15,7 13,4 15,2 23,0 44,3 34,5 Peu de services disponibles 16,4 26,9 5,5 10,9 21,5 41,7 19,2 22,7 Mrdicaments non disponibles 9,8 3,2 2,0 4,0 23,6 54,6 23,3 27,5 M~dicaments trop chers 5,3 1,5 0,0 1,5 52,6 30,2 24,0 31,7 Consultations trop chères 14,1 12,9 0,6 5,4 32,5 25,0 17,5 22,1 Problèmes d'argent 5,9 2,5 0,0 1,8 19,1 4,0 13,7 13,8 Manque d'eau 8,7 0,0 2,7 3,8 29,7 8,5 13,2 16,6 Mauvais accueil 1,1 0,0 0,0 0,3 8,3 8,3 3,7 5,4 Autre 6,7 5,1 0,0 2,3 16,0 9,7 9,1 10,8 ND 3,0 11,4 9,2 8,0 3,0 37,4 16,5 15,9 Total 100,0 100,0 1130,0 100,0 Effectif 757 402 1 954 3 113 757 402 1 954 3 113 216 CHAPITRE 13 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS L'EMMUS-II, qui a permis d'évaluer les niveaux et déterminants de la fécondité et de la mortalité ainsi que l'état de santé et l'état nutritionnel de la mère et de l'enfant en Haïti, a mis en évidence certains progrès réalisés, au cours des deruières années, dans les domaines de la planification familiale, de la santé maternelle et infantile et de la lutte contre le SIDA. En matière de fécondité et de planification familiale, par rapport à 1987, on a noté une diminution de 24 pour cent de l'Indice Synthétique de Fécondité et une augmentation très importante de l'utilisation de la contraception moderne par les femmes de 15-49 ans en union qui atteint aujourd'hui 13 pour cent; En matière de santé de la mère et de l'enfant, on a observé une amélioration de la couverture vaccinale, une diminution de la prévalence de la diarrhée et, parallèlement, une meilleure utilisation de la Thérapie de Réhydratation par voie Orale; Le taux de mortalité infantile a diminué de 27 pour cent par rapport à son niveau de 1987; En matière de lutte contre le SIDA, il faut remarquer une amélioration de la connaissance des modes de transmission et des moyens de prévention contre cette maladie ainsi qu'une plus grande utilisation du condom, en particulier chez les jeunes. Ces progrès pourraient s'expliquer par une augmentation, au cours de ces demières années, du niveau d'instruction de la population et d'une meilleure capacité des Organisations Non Gouvernementales (ONG) à offrir des services. Cependant, si certains progrès ont été réalisés, il n'en demeure pas moins que la situation sanitaire du peuple haïtien demeure l'une des plus critiques du continent américain, comme en témoignent la plupart des indicateurs de santé et de nutrition qui reflètent la dégradation de l'environnementet de la situation socio- économique du pays. Il faut noter, en particulier, qu'au cours des demières années, l'état nutritionnel des enfants s'est détérioré et que le taux de mortalité juvénile semble avoir légèrement augmenté. De même, malgré la baisse de la fécondité enregistrée, une proportion importante de femmes haïtiennes souhaitent limiter encore plus leur descendance et leurs besoins en matière de planification familiale sont loin d'être satisfaits. Les résultats de l'enquête montrent une nette différence suivant le milieu de résidence et le niveau d'instruction des femmes. Dans l'ensemble, les ménages habitant en milieu rural et ceux sans instruction sont défavorisés sur le plan de la santé. En ce qui concerne le milieu de résidence, il existe une différence marquée pour tous les indicateurs, sauf pour la mortalité infantile et juvénile où cette différence est légère. Des conditions socio-économiques plus précaires et un accès limité aux services de santé contribuent certainement à dé favoriser le milieu rural. Les différences selon le niveau d'instruction sont encore plus prononcées, surtout entre les ménages sans instruction et ceux de niveau secondaire. Un meilleur environnement socio- économique et une plus grande utilisation des services de santé favorisent sans nul doute les ménages de niveau d'instruction élevé. Cette étude a permis de déterminer les domaines pour lesquels des interventions précises et urgentes sont nécessaires. 217 En matière de fécondité et de planification familiale : • Mettre à la disposition des femmes les moyens nécessaires pour leur permettre d'avoir le nombre idéal d'enfants désirés (3 enfants par femme); • Etendre les services de planification familiale aux nombreuses femmes en union dont les besoins en ce domaine sont loin d'être satisfaits; Développer des programmes visant à décourager les grossesses des adolescentes et les naissances trop rapprochées. En matière de santé matemo-infantile : • Inciter toutes les femmes à se faire suivre pendant la grossesse, et à le faire dès les premiers mois et fréquemment; • Augmenter le nombre de matrones formées et supervisées pour que toutes les femmes haïtiennes aient la possibilité de trouver, à proximité de leur résidence, une personne compétente pour les assister au moment de l'accouchement; • Mettre l'accent sur la nécessité de l'espacement des naissances, ainsi que sur la nécessité de la vaccination et de la lutte contre la sous-nutrition chez les femmes enceintes; • Encourager et soutenir le programme d'éducation des mères en faveur de l'allaitement exclusif jusqu'à l'âge de 4-6 mois et de son initiation dès le premier jour; • Rendre la vaccination disponible dans tous les établissements sanitaires pour que les enfants puissent en bénéficier à l'occasion de n'importe quelle visite; Continuer à développer l'utilisation de la TRO pour prévenir la déshydratation; • Promouvoir le traitement des IRA chez les jeunes enfants. En matière de lutte contre les MST et le SIDA : Améliorer le niveau de connaissance de la population sur les modes de transmission des MST et du SIDA et surtout sur les moyens de prévention; • Responsabiliser les individus en vue de l'adoption d'un comportement sécuritaire; Développer l'utilisation du condom, en particulier, chez les femmes, dans le monde rural et parmi ceux ayant des comportements à risque. De façon générale, il semble indispensable de : • Mettre en place des programmes visant à toucher spécifiquement les ménages du milieu rural et les femmes sans instruction. • Développer l'éducation en général et, en particulier, dans les domaines de l'hygiène, de la santé matemo-infantile, de la sexualité et de la parenté responsable; 218 • Améliorer les conditions socio-économiques des familles et spéciaiement le niveau actuel de sécurité alimentaire; Améliorer les conditions sanitaires de l'habitat et surtout l'accès à l'eau potable. Enfin, il est souhaitable que les résultats de rEMMUS-II soient largement diffusés et exploités de façon optimale par tous les responsables de santé afin de mieux préciser les caractéristiques des groupes à risque, ce qui permettra de mettre au point des stratégies d'intervention mieux ciblées dans le domaine de l'Information, Education, Communication (IEC) et dans celui de la prestation de services. 219 REFERENCES Adrien, Alix et Michel Cayemittes. 1991. Le SIDA en Ha'ai : Connaissances, attitudes, croyances et comportementde la population. Montr6al : Centre d'Etudes sur le SIDA/DSC, Hôpital Général de Montréal- Département d'Epidémiologie et de Statistiques, Université McGill - Institut Haïtien de l'Enfance. Ayad, Mohamed, Fritz Pierre et Hédi Jemai. 1985. Planification familiale, fécondité et santé familiale en Haïti (1983) - Rapport sur les résultats de l'Enquête Haïtienne sur la Prévalence de la Contraception. 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Atlanta, Georgia : Institut Ha'itien de l'Enfance et Centers for Disease Control. Cayemittes, Michel, Anouch Chahnazarian, Antoine Augustin, George Bicego, Eddy Génécé, Maryse Gourdet, Marie-France Lafontaine, Gérald Lerebours et Adeline Verly. 1989. Survie et santé de l'enfant en Haïti - Résultats de l'Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (1987). Port-au-Prince, Haïti : Institut Haïtien de l'Enfance, Ministère de la Santé Publique et de la Population [Haïti] et Johns Hopkins University. Centers for Disease Control (CDC) lU.S.A.), Child Health Institute, and Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) [Haïti], and Pan American Health Organization (PAHO) [U.S.A.], and U.S. Agency for International Development (USAID) [U.S.A]. 1993. Haiti's Nutrition Situation in 1990. Chahnazarian, Anouch. 1992. Hausse récente de la fécondité en Haïti : Un nouvel engouement pour la vie en union? Population (Paris) 47(3):583-615 (INED). Département de la Santé Publique et de la Population (DSPP) [H~üti], and Centers for Disease Control (CDC) [U.S.A.], and U.S. Agency for International Development (USAID) [U.S.A.]. 1979. NationalNutrition Status Survey (1978). Garenne, Michel et Olivier Fontaine. 1990. Assessing probable causes of death using a standardized questionnaire : A study in rural Senegal. In Measurement and analysis ofmortality : New approaches, edité par Jacques Vallin, Stan D'Souza et Alberto Palloni, 123-142. New York : Oxford University Press. Grant, J.P. 1990. The state ofthe world's children 1990. New York : Oxford University Press. 221 Gray, Ronald H. 1991. Interview-based diagnosis of morbidity and causes of death. Communication présentée au séminaire de I'UIESP, Measurement of Maternal and Child mortality, Morbidity and Health Care : Interdisciplinary Approaches, Cairo, Egypt, November 4-7, 1991. Guengant, Jean-Pierre. 1993. Whither the Caribbean exodus? : Prospects for the 1990s. 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Target Assistant Directeur du projet Administration et comptabilité Marie Paule Bastien Administratrice Macia Cénatus Secrétaire Administrative Benito Joseph Assistant Comptable en Chef Jean-Claude Jean-Pierre Responsable logistique Informatique Paul Bréa Responsable Informatique Marie Jus~ Célestin Opératrice de saisie MACRO INTERNATIONAL Assistance Technique Bernard Barrère Coordonnateur Technique Thanh Lê Statisticienne Michka Seroussi Chargée de Formation Nourredine Abderrahim Programmeur PERSONNEL DE L ' I H S I Daniel Milbin Consultant Démographe Jacques H. Rousseau Consultant Démographe Jean Claude Darang Consultant Cartographe 225 PERSONNEL DE TERRAIN Coordination de terrain Carole P.P. Jacob Coordonnatrice de terrain Olga Médor Coordonnatrice de terrain Enumérateurs Exer Charles Hans Jérôme Lesly Claude Michaud Josué Marseille Ferdinand Schiller Lafontant Jean Wilfrid Georges Garry Manigat Jean Mathieu Honoré Sylvio Simon James Jean Wagner Vital Superviseurs - Contrôleurs Fernande Alcin Clébert Guerrier Wilbert A. Bruny Gladys Jabouin Micheline Célestin Ferdinand Marseille Exer Charles Josué Michaud Altagrâce J. Cless Anne-Marie Poteau Thomas Deshommes Raymonde Rival Merlène Dimanche Bernard Saget Enquêteurs (trices) Mimose Augustin Claude Latouche Marie Judith M. Bastien Marie Ange Laurenceau Jean Prosper Bonaparte Francine Lazarre Marie Lea S. Calixte M. Lourdes Lombard Marie Dominique César Wisner Luberisse Jean Simson Desenclos Linotte Lumène Arnise Dorcé Kesnel Luron Simone Doré R. Etienne Macéus Yvette Dorson Carline Marseille Louise M.H. Dumay Wilton Mondésir M. Cannelle Fils-Aimé Jean Romel Moussignac Pherlie Jean Marie Flore Siméon Beti Jérôme Marie France Similien Marie Laurette D. Jérôme Sylvio Simon Benjamin Joseph Tartoue Tertulien Moviette Justafort Nicole Victor 226 Opérateurs de saisie Ertha Cadet André Simplice Marie Joceline Cotière Roseval Suprême Pierre Edmond Désert Magalie E.E. Vincent Wébert José Chauffeurs Louisner Alexis Fritz Fontus Bernard Bazelais Jean Inacio Joseph Hugues Duvelson Willy Laurent Léon Fils Ezéan Léopold Rosemberg Amos Félix Balite Antoine TRADUCTION Viviane Cayemittes Luc Pierre Velouse Jean-Jacques F O R M A T I O N DU PERSONNEL DE TERRAIN Bernard Barrère Wilner Léveillé Alexandre Canez Marie Florence Placide Arsène Ferrus Antonio Rival Michaèle Amédée Gédéon Michka Seroussi Marie Dalberg Lafontant Fema Victor COMITE TECHNIQUE ELARGI CONSULTATIF Brad Barker (USAID) Roberto Laurenti (UNICEF) Marie Andrée Diouf (OMS/OPS) Daniel Milbin (IHSI) Michaèle Amédée Gédéon (USAID) Jacques Hendry Rousseau (IHSI) Eddy Génécé (AIDSCAP) Laura Weeden (IPPF/PAPFO) Edith Lataillade (FNUAP) 227 ANNEXE B PLAN DE SONDAGE ANNEXE B PLAN DE SONDAGE B.1 OBJECTIFS L'Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services en HaRi (EMMUS-II) a prévu un échantillon de 5 000 femmes âgées de 15 à 49 ans. L'EMMUS-II a aussi interrogé un échantillon d'hommes de 15 à 59 ans dans un tiers des ménages tirés pour l'enquête des femmes. Trois principaux domaines d'étude ont été définis pour I'EMMUS-II. Un domaine d'étude correspond à une sous-population pour laquelle on fera des analyses bas~es sur les informations recueillies par l'enquête. En Haïti, ces trois domaines d'étude sont l'aire métropolitaine de Port-an-Prince (P.A.P. Métropolitaine), les autres centres urbains (Urbain) et le milieu rural (Rural). Pour I'EMMUS-II, P.A.P. Métropolitaine a été définie comme étant constituée de la ville de Port-an-Prince, Delmas, Carrefour, Pétion Ville, le quartier des Croix des Missions, le quartier de Thomassin et le secteur Montagne Noire. Le quartier de Thomassin et le secteur Montagne Noire ne figuraient pas dans P.A.P. Métropolitaine comme étant définie par le recensement général de 1982. Cependant, ces deux zones se sont beaucoup développées depuis 1982, ont les mêmes caractéristiques socio-économiques que Port-au-Prince et se sont même intégrées dans P.A.P. Métropolitaine. Dans ce rapport, toute référence à P.A.P. Métropolitaine correspond à celle définie par I'EMMUS-II. Comme on a estimé que les centres urbains d'Haïti, à l'exception de P.A.P. Métropolitaine, représentaient moins de 10 pour cent de la population haïtienne en 1993, une allocation proportionnelle de l'échantillon des 5 000 femmes ne leur aurait accordé qu'un échantillon très faible qui ne permettrait pas les analyses que l'on désirerait effectuer dans ces centres urbains. On a dfl alorq affecter un taux de sondage plus élevé aux centres urbains par rapport à celui du reste du pays. Cependant, un taux de sondage homogène a ét~ appliqué à l'intérieur de chaque domaine afin que le sous-échantillon du domaine soit auto-pondéré. B.2 BASE DE SONDAGE H~ffti est divisé en 9 départements administratifs et comptait 5 053 792 millions d'habitants en 1982, date du dernier recensement général) La population de P.A.P. Métropolitaine comptait 724 097 habitants, donc 14,33 pour cent de la population totale. Au moment de l'élaboration du plan de sondage de I'EMMUS-II, la seule base de sondage complète qui existait pour le pays était la liste des sections d'énumération (SDE) créées par l'Institut Haïtien de Statistique et d'Informatique (IHSI) pour les besoins du recensement. Cependant, depuis 1982, P.A.P. Métropolitaine a connu une explosion démographique, représentée aussi bien par la croissance de la population dans les zones existantes que par les zones d'extension. L'ampleur de cette croissance démographique a été jugée sous-estimée par les projections de population dont les effectifs de base utilis6s étaient ceux du recensement de 1982. Par conséquent, la base de sondage existante était inadéquate pour P.A.P. Métropolitaine. l Les statistiques concernant le recensement de 1982 proviennent du document Résultats anticipés du Recensement Général (1982). Port-au-Prince : IHSI. 231 Cependant, on a pu trouver auprès de Lavalin International des informations très intéressantes concernant un de leurs projets, 2 réalisé en 1988 et qui avait pour but de disposer d ' u n e estimation de la population de P.A.P. Métropolitaine. Leur méthodologie consistait (1) en une analyse détaillée des photographies aériennes de P.A.P. Métropolitaine prises en 1986, (2) à découper ensuite le territoire de P.A.P. Métropolitaine en zones homogènes selon les différents types d'habitat trouvés, (3) à faire une enquête par sondage (dénombrement des ménages et de la population) de chaque type de zone identifiée et (4) à extrapoler les résultats à toute l'aire métropolitaine. Les résultats de ce projet ont donné une population estimée à 1 567 880 pour P.A.P. Métropolitaine en 1988. Ce qui était plus intéressant encore, c ' e s t que l'on a pu obtenir auprès de ce projet une carte de P.A.P. Métropolitaine qui date de 1988 et qui montre les extensions de la zone métropolitaine de 1982 à 1988. Cette carte, une fois mise à jour pour tenir c o m p t e des nouvelles zones d'extension depuis 1988, a été utilisée c o m m e carte de base pour un échantillonnage sur grille, procédure que l'on discutera ultérieurement dans ce rapport. Quant aux autres centres urbains et au milieu rural, la liste des S D E a servi de base de sondage aréolaire, sauf dans le cas du Cap Haïtien où l'on a trouvé également des zones d'extension qui ont été développées depuis le recensement de 1982. On a appliqué la m ê m e procédure d'échantillonnage sur grille sur une carte m i s e à jour du Cap Ha/tien pour obtenir l'échantillon aréolaire de cette ville. B.3 REPARTITION DE L'ECHANTILLON Ayant accepté que l'effectif de population de 1 567 880 estimé par Lavalin International pour 1988 était assez fiable, la répartition de la population projetée pour 1993 dans les trois domaines d'étude de I ' E M M U S - I I est la suivante : Tableau B. 1 Estimation de la population de Haiti h diff6rentes dates 1982j 19822 19933 19934 P.A.P M6tro 724 097 14,33% 1 567 880 1 353 165 19,62% I 963 230 28,47% Urbain 523 265 10,35% 812 641 11,78% 596 236 8,65% Rural 3 806 430 75,32% 4 730 908 68,60% 4 337 248 62,89% Total 5 053 792 100,00% 6 896 714 100,00% 6 896 714 100,00% Notes : I D'après le recensement de 1982 2 D'après le Projet Hai/85009 (Lavahn) 3 D'après les projections faites par I'IHSI; notez que d'après I'IHSI, P.A.P. métropolitaine ne contient pas le quartier de Thomassin et le secteur Montagne Noire. L'effectif hot~ ici devraa ètre plus faible qu'actuellement. a D'après la projection du chiffre de 1988 avec un taux d'accroissement de 4,6% fourni par I'IHSI; ceci en supposant que l'explosion d6mographique a beaucoup ralenti depuis 1988 et que la migration vers P.A.P. métropolitaine provenait des autres centres urbains et du milieu rural. 2 Projet Hai/85/009, Phase I (1988) : Plan directeur d'urbanisme de Port-au-Prince, réalisé par le Ministère des Travaux Publics, des Transports, des Communications, sous les auspices du PNUD et avec l'assistance technique de Lavulin International. 232 Une allocation proportionnelle de l'échantillon de 5000 femmes aux trois domaines aurait donné un échantillon urbain de 433 femmes, trop faible pour obtenir des résultats fiables sur la fécondité, la mortalité et sur certains indicateurs de santé pour ce domaine d'étude. On a donc sur-échantillonné le milieu urbain par rapport à P.A.P. Métropolitaine et au milieu mral. Le tableau suivant donne la répartition de l'échantillon final ainsi que le nombre d'unités aréolaires que l'on a tiré. Tableau B.2 Répartalon de l'échantillon Nombre de Nombre de Nombre de femmes Nombre de Nombre de Nombre de ménages femmes par Nombre de Taux de femmes å femmes par ménages par voulu grappe grappes 1 réponse z enquétet 3 ménage 4 ~ tirer 5 grappe 6 P.A.P. Métro 1 500 25 60 0,83 1 807 1,29 1 401 23 Urbain 1 000 25 40 0,83 1 205 1,19 1 013 25 Rural 2 500 35 72 0,83 3 036 0,98 3 098 43 Total 5 000 172 6 048 5 512 Notes : I Nombre de femmes / Nombre de femmes par grappe 2 Taux de réponse global, d'après l'Enquéte CPS, Hafti, 1989 s (Nombre de femmes par grappe x Nombre de grappes) / taux de réponse 4 Taille du ménage x Proportion de femmes 15-49 (d après les résultats du recensement de 1982): Taille Proportion ménage de femmes P.A.P. 4,87 0,265 URBAIN 4,48 0,265 RURAL 4,40 0,223 s Nombre de femmes / Nombre de femmes par mænage 6 Nombre de ménages / Nombre de grappes B.4 CARACTERISTIQUES GENERALES DE L'ECHANTILLON L'échantillon de I'EMMUS-II est bas~ sur un sondage aréolaire stratifié et tir~ à deux degrés. Au premier degré, 172 unités aréolaires ont été tir~es à partir soit d'une carte (cas de P.A.P. Métropolitaine et du Cap Hai'tien) soit de l'ensemble des sections d'énumération (cas des autres centres urbains et du milieu rural). Un dénombrement des ménages dans chacune de ces unités a fourni une liste de ménages à partir de laquelle on a tiré, au deuxième degré, un échantillon de ménages. Tous les membres de ces ménages ont ét~ dénombrés à l'aide d'un questionnaire ménage et chaque femme âgée de 15 à 49 ans identifiée a été enquêtée avec un questionnaire femme plus détaillé. L'enquête homme a porté sur un tiers des ménages sélectionnés pour l'enquête principale. Le tirage des ménages pour l'enquête homme a été effectué au même moment que le tirage des ménages pour l'enquête femme, de façon systématique et avec une probabilité égale à un ménage sur trois. 233 B.5 TIRAGE DES UNITES AREOLAIRES ET DES MENAGES B.5.1 Port-au-Prince Métropolitaine et Cap Haïtien On a tiré un certain nombre d'unités aréolaires sur une carte récente de la ville. Ces unités aréolaires correspondent aux grappes à enquêter. La méthode de tirage sur grille est la suivante : 1. Du papier quadrillé transparent est superpos6 sur la carte. Sur chaque ligne verticale de la grille, on compte le nombre de points (c'est à dire le nombre d'intersections des lignes verticales et horizontales) contenus à l'intérieur des limites de la carte. On cumule le nombre de points sur les lignes verticales en commençant par celle de gauche pour arriver à un nombre total t de points. 2. On divise le nombre total t de points obtenus par le nombre a de grappes à sélectionner, soit : t r m = q+m a a où q est le quotient et r le reste. Sur la grille, on construit ensuite a portions verticales, les (a-r) premières portions étant composées de q points exactement et le reste des portions ayant (q+l) points. 3. De la m ê m e façon, on compte et on cumule le nombre de points sur les lignes horizontales en commençant par le haut. On divise le nombre total de points en a portions horizontales en suivant la m ê m e procédure que pour les portions verticales. A la suite de cette opération, on aura (a x a) ou a 2 cases qui sont des intersections de portions horizontales et verticales. Certaines de ces cases pourraient ne contenir aucun point. 4. En commençant par la portion verticale de gauche, on tire au hasard une case. Pour cela, on numérote les cases non-vides (c'est à dire les cases qui contiennent au moins un point) de 1 à a; on choisit un nombre aléatoire s entre 1 et a; la case à tirer sera la se'% On continue de la m ê m e façon pour la portion verticale suivante en éliminant au fur et à mesure la portion horizontale qui contient une case déjà sélectionnée, c'est à dire qu'une seule case sera tirée soit à la verticale, soit à l'horizontale. A la fin de cette opération, on obtiendra un total de a cases 5. Dans chacune des a cases tir~es, on choisit au hasard un point : soit p le nombre total de points contenu dans la case; soit s ' un nombre aléatoire entre 1 et p; le point tiré doit être le s'~~'«. Au total, on aura a points. 6. On transfère les points tirés sur la carte de la ville. Ceux ci serviront de points de repère pour les grappes sélectionnées. 7. Après l'identification des points de repère sur le terrain, on dénombrera environ 100 ménages autour de chaque point de repère qui constituera le centre de la grappe. 234 8. Le nombre de ménages à tirer dans chaque grappe variera selon la densité de la grappe. Pour calculer la densité de la grappe, on doit estimer la superficie de la grappe. Ceci pourra se faire ou sur le terrain au moment du dénombrement des ménages, ou sur la carte de la ville où l'on peut facilement tracer les limites de la grappe. B.5.2 Autre milieu urbain et milieu rural L'unité primaire de sondage est la SDE telle qu'elle était définie pour le recensement de 1982. A cause de la taille très variable des SDE, on a effectué un tirage systématique des SDE à l'intérieur de chaque domaine avec une probabilité proportionnelle à la taille de la SDE, la taille étant l'effectif des ménages recensés d'après la base de sondage. Le tirage systématique des SDE a été fait à partir du fichier des SDE après une stratification explicite de ces SDE. Dans le milieu urbain, les SDE étaient classêes dans 2 strates : (1) chef-lieux d'arrondissement et (2) autres centres urbains. A l'intérieur de chaque strate, elles étaient ensuite stratifiées par région, département et commune. A l'intérieur de chaque commune, les SDE suivaient l'ordre défini par le recensement qui est l'ordre géographique. Dans le milieu rural, les SDE étaient stratifiées par région, département, commune et par ordre géographique à l'intérieur de chaque commune. Le tirage des SDE était effectué indépendamment dans chaque grande strate (chef-lieux, autres centres urbains, rural) et avec des probabilités proportionnelles au nombre de ménages recensés. Les SDE tirées qui dépassaient 400 ménages recensés ont été scindées en plusieurs segments, parmi lesquels un seul est retenu pour l'enquête. B.6 PROBABILITES DE SONDAGE B.6.1 Port-au-Prince Métropolitaine et Cap Haïtien Les probabilités de sondage ont été calculées séparément pour les deux degrés de sondage. On utilise les notations suivantes : Ph : probabilité de sondage au 1er degré de la i~m~grappe P2, : probabilité de sondage au 2e degré de la i~'~ grappe La méthode d'échantillonnage sur grille discutée ci-dessus suppose que l'on tire des grappes avec des probabilités proportionnelles à leur densité. Au premier degré de sondage : Plt= k.d~ ~ k. l'ï A~ où k est une constante, d, est la densité, L~ est le nombre de ménages dénombrés et A, est la superficie de la /me grappe. 235 Au deuxième degré de sondage, la probabilité P2, est égale à : p = mbi Li où b, est le nombre de ménages à tirer dans la icm¤ grappe et L, le nombre de ménages dénombrés dans la i~m~grappe. Pour que l'échantillon soit auto-pondéré à l'intérieur de chaque ville, on doit avoir : Pli 'P2i = f où f est le taux de sondage de la ville. On en déduira que : k -- f . E A t ?l où n est le nombre total de ménages tirés (n = Z b,). B.6.2 Les Autres Villes et le milieu rural On discute d'abord le cas de SDE simple, c'est à dire de SDE qui n ' a pas été segmentée. Soient a le nombre de SDE à tirer dans un domaine donné, M, l'effectif de population de la itroc SDE dans le domaine, et EM, l'effectif total du domaine. La probabilité d'inclusion de cette SDE dans l'échantillon est calculée de la manière suivante : M i Pli = a ~M~ i Au deuxième degré, on a tir~ un nombre b, de ménages à partir des M,' ménages nouvellement dénombrés par l'équipe EMMUS-II dans la SDE. On a donc : bi P21 = M/ Afin que l'échantillon soit auto-pond~r~ à l'intérieur du domaine d'étude, la probabilité globale P, = Pt,.P:, doit être la même pour chaque ménage à l'intérieur du domaine. Cela implique que : aM, b î Pn'P21 E M i " Ml i où f est le taux de sondage dans le domaine. 236 Le tirage des ménages a ~té fait avec des probabilités égaies et l'intervalle de tirage a été calculé de la manière suivante : 1 Plî i, P2~ f Dans le cas des SDE segmentées, on a introduit un degré intermédiaire entre le premier et le deuxième degrés. Soit t ö la taille estimée en proportion du j~m~segment choisi pour la i«m~SDE. On note que Zt,j = 1. Les probabilités de sondage sont : aMi tObi = f Pu.P2t = ~ M i • M î / I où M,j' est le nombre de ménages nouvellement dénombrés par l'équipe EMMUS-II dans le j~n~ segment de la i~'~ SDE. B.7 RESULTATS DES ENQUETES Les Tableaux B.3 et B.4 donnent les résultats détaillés des enquêtes ménage, femme et homme selon le milieu de résidence. A la suite du classement des ménages selon les différents codes résultat, le taux de réponse pour l'enquête ménage est calculé de la façon suivante : (1) (1)+(2)+(4)+(7) De la même manière, le taux de réponse des femmes et celui des hommes sont calculés de la manière suivante : (a) (a) +(b) +(c) +(d) +(e) +0') +(g) Le taux de réponse global des femmes est le produit du taux de réponse des enquêtes ménage et du taux de réponse des femmes. Le taux de réponse global des hommes est le produit du taux de réponse des ménages sélectionnés pour l'enquête homme et du taux de réponse des hommes. 237 Tableau B.3 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des femmes par milieu de résidence Répartition (en %) des ménages et des femmes éhglbles dans l'échantillon de I'EMMUS-II par résultat de l'enqu&e, taux de réponse des ménages et des femmes, et taux de r6ponse global selon le milieu de résidence, EMMUS-II H~ffti 1994/95 Résultat Aire Autres Ensemble des intervlews Métro. villes urbain Rural Total Ménages sélectionnés Rempli (1) 85,8 87,1 86,3 90,6 88,7 Ménage présent ma~s pas d'enquêté disponible (2) 2,8 1,4 2,2 0,6 1,3 Ménage absent (3) 3,2 2,8 3,0 1,7 2,3 Refus de rêpondre (4) 3,0 0,1 1,8 0,2 0,9 Logement vide/Pas de logement (5) 4,7 6,6 5,5 4,5 4,9 Logement détrult (6) 0,3 1,7 0,9 2,4 1,7 Logement non trouvé (7) 0,4 0,1 0,2 0,0 0,1 Autre (8) 0,0 0,2 0,1 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 1 411 I 024 2 435 2 998 5 433 Taux de réponse 93,4 98,2 95,4 99,1 97,5 Femmes éligibles Entièrement rempli (a) 88,8 96,1 91,6 96,0 93,8 Pas ~ la maison (b) 6,9 3,2 5,5 2,9 4,2 Dlfféré (c) 0,2 0,0 0,1 0,0 0,1 Refus de répondre (d) 2,7 0,3 1,8 0,1 1,0 Partiellement rempli (e) 0,3 0,0 0,2 0,1 0,1 lncapacltê (f) 0,7 0,5 0,6 0,9 0,8 Autre (g) 0,3 0,0 0,2 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 1 751 1 092 2 843 2 866 5 709 Taux de réponse des femmes 88,8 96,1 91,6 96,0 93,8 Taux de réponse global des femmes 82,9 94,4 87,4 95,2 91,4 238 Tableau 8.4 Résultats des enquétes auprès des ménages et des hommes par milieu de résidence Répartition (en %) des ménages sélectionés pour l'enquête homme et des hommes éliglbles dans l'échantillon de I'EMMUS-II par résultat de l'enquète, taux de réponse des ménages et des hommes, et taux de réponse global selon le milieu de résidence, EMMUS-I1 Hafu 1994/95 Résultat Aire Autres Ensemble des interviews Métro. villes urbain Rural Total Ménages séleetionnés Rempli (1) 86,6 84,6 85,7 91,3 88,8 Ménage présent mais pas d'enquêté disponible (2) 2,3 1,2 1,9 0,9 1,3 Ménage absent (3) 3,2 2,7 3,0 1,5 2,2 Refus de répondre (4) 3,8 0,0 2,2 0,2 1,1 Logement vide/Pas de logement (5) 3,6 9,2 5,9 3,8 4,8 Logement détruit (6) 0,4 1,8 1,0 2,2 1,7 Autre (8) 0,0 0,6 0,2 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 470 337 807 992 1 799 Taux de réponse 93,3 98,6 95,4 98,8 97,3 Hommes éligibles Entlèrement remph (a) 85,1 92,4 88,1 93,4 91,1 Pas ~tla maison (b) 9,8 6,7 8,5 5,6 6,8 Refus de répondre (d) 4,0 0,0 2,3 0,1 1,1 Partiellement rempli (e) 0,2 0,3 0,3 0,0 0,1 Incapacité (t3 0,7 0,6 0,7 0,8 0,7 Autre (g) 0,2 0,0 0,1 0,1 0, I Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectifdes hommes 451 315 766 1 001 I 767 Taux de réponse des hommes 85,1 92,4 88,1 93,4 91,1 Taux de réponse global des hommes 79,5 91,1 84,1 92,3 88,7 239 ANNEXE C ERREURS DE SONDAGE ANNEXE C ERREURS DE SONDAGE Les estimations obtenues à partir d'une enquête par sondage sont sujettes à deux types d'erreurs : erreurs de mesure et erreurs de sondage. On appelle erreurs de mesure les biais imputables à la mise en oeuvre de la collecte et de l'exploitation des données telles que l'omission de ménages sélectionnés, la mauvaise interprétation des questions, soit de la part de l'enquêtrice, soit de la part de l'enquêtée, ou encore les erreurs de saisie des données. Quoique tout le possible ait été fait pour minimiser ce type d'erreur pendant la mise en oeuvre de rEMMUS-II, il est difficile d'éviter et d'évaluer toutes les erreurs de mesure. Par contre, les erreurs de sondage peuvent être évaluées statistiquement. Les estimations qui figurent dans ce rapport ont été obtenues à partir d'un échantillon de 5 356 femmes âgées de 15 à 49 ans et de 1 610 hommes âgés de 15 à 59 ans. Si l'enquête avait été effectuée auprès d'autres enquêtés, on a tout lieu de penser que les fréquences des réponses auraient été très peu différentes de celles que l'on a présent~es. C'est l'incertitude de cette assomption que reflète l'erreur de sondage; celle-ci permet donc de mesurer le degré de variation des réponses suivant l'échantillon. L'erreur-type (ET) est un indice particulièrement utile pour mesurer l'erreur de sondage d'un paramètre (moyenne ou proportion). On l'estime à partir de la variance des réponses dans l'échantillon même : l'erreur-type est la racine carrée de la variance. Cet indice a pour propriété que dans 95 pour cent des échantillons de taille et de caractéristique identiques, la valeur vraie d'un paramètre pour l'ensemble d'une population se trouve à l'intérieur de l'intervalle de :t: 2 ET. Si l'échantillon des femmes ou des hommes avait été tiré d'après un plan de sondage aléatoire simple, il aurait été possible d'utiliser des formules simples pour calculer les erreurs de sondage. Cependant, l'échantillon de I'EMMUS-II est un échantillon stratifié à deux degrés. Par conséquent, on a besoin d'utiliser des formules plus complexes. Le module "erreurs de sondage" du logiciel ISSA a été utilisé pour calculer les erreurs de sondage suivant la méthodologie statistique appropriée. Ce module utilise la méthode de linéarisation (Taylor) pour les estimations qui sont des moyennes ou proportions. La méthode de Jackknife a été utilisée pour les estimations plus complexes telles que l'indice synthétique de fécondité et les quotients de mortalité. La méthode de linéarisation traite chaque proportion ou moyenne comme étant une estimation de ratio, r=y/x, dans lequel y représente la valeur du paramètre y pour l'échantillon total, et x représente le nombre total de cas dans l'ensemble (ou sous-ensemble) de l'échantillon. La variance de r est estimée par: m~ 2 ETZ(r) = var(r) = 1 - f y ] m~ X2 hffil mb-1 l=l mb dans laquelle Zhi = Yta-r.xhj et zh = yh-r.xh oft h représente la strate qui va de 1 à H, mb est le nombre total d'unités primaires de sondage (UPS) tir~es dans la h ère«strate, Yh~ est la somme des valeurs du paramètre y dans I'UPS i dans la h«"« strate, est la somme des nombres de cas (femmes) dans I'UPS i dans la h ~~'«strate, et f est le taux global de sondage qui est tellement faible qu'il n ' a pas été tenu compte. 243 La méthode de Jackknife dérive les estimations des taux complexes à partir de chacun de plusieurs sous- échantillons de l'échantillon principal, et calcule les variances de ces estimations avec des formules simples. Chaque sous-échantillon exclut une grappe dans les calculs des estimations. Ainsi, des sous-échantillons pseudo-indépendants ont été créés. Dans I'EMMUS-II, il y avait 172 grappes non-vides. Par conséquent, 172 sous-échantillons ont été créés. La variance d'un taux r est calculé de la façon suivante: k ET2(r) = var(r) -- ~ Y~(ri-r)2 k(k- 1) ~~1 dans laquelle r, = kr-(k-1)r{o où r est l'estimation calculée à partir de l'échantillon principal de 172 grappes, r0) est l'estimation calculée à partir de l'échantillon réduit de 171 grappes (i~m~ grappe exclue), k est le nombre total de grappes. 11 existe un deuxième indice très utile qui est la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS) ou effet de grappe : c'est le rapport de l'erreur-type observée sur l'erreur-type qu'on aurait obtenue si on avait eu recours à un sondage aléatoire simple. Cet indice révèle dans quelle mesure le plan de sondage qui a ét~ choisi se rapproche d'un échantillon aléatoire simple de même taille : la valeur I de la REPS indique que le plan de sondage est aussi efficace qu'un échantillon aléatoire simple, alors qu'une valeur supérieure à 1 indique un accroissement de l'erreur de sondage dû à un plan de sondage plus complexe et moins efficace au point de vue statistique. Le logiciel calcule aussi l'erreur relative et l'intervalle de confiance pour chaque estimation. Les erreurs de sondage pour I'EMMUS-II ont été calculées pour certaines des variables les plus intéressantes. Les résultats sont présentés dans cet annexe pour l'ensemble du pays, le milieu urbain et le milieu rural, l'aire métropolitaine de Port-au-Prince et l'ensemble des Autres Villes. Pour chaque variable, le type de statistique (moyenne, proportion ou taux) et la population de base sont présentés dans le Tableau C. 1. Les Tableaux C.2 à C.6 présentent la valeur de la statistique (M), l'erreur-type (ET), le nombre de cas non-pondérés (N) et pondérés (N'), la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS), l'erreur relative (ET/M), et l'intervalle de confiance à 95% (M±2ET) pour chaque variable. On considère que la REPS est non-définie quand l'écart-type sous l'échantillon aléatoire simple est zéro (quand l'estimation est proche de 0 ou 1). Dans le cas de l'indice synthétique de fécondité, le nombre de cas non-pondérés n'est pas pertinent, car la valeur non-pond~rée de femmes-années d'exposition au risque de grossesse n'est pas connue. En général, les erreurs relatives de la plupart des estimations pour l'ensemble du pays sont faibles, sauf dans le cas de très faibles proportions. On remarque certaines différences dans les erreurs relatives au niveau des sous-échantillons : par exemple, pour la variable Enfants nés vivants desfemrnes âgées de 15 à 49 ans, l'erreur relative en tant qu'un pourcentage de la moyenne estimée est, respectivement, de 2,0%, 3,3% et 4,0% pour l'ensemble des femmes du pays, pour le milieu urbain et pour l'aire métropolitaine de Port-an- Prince. Pour la même variable, I'EMMUS-II a donné un nombre moyen d'enfants nés vivants de 2,382 pour l'ensemble des femmes, auquel correspond une erreur-type de 0,049 enfant. La fourchette dans laquelle se place la moyenne ± 2 ET est donc 2,284 et 2,480. La probabilité que la vraie valeur du nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes âgées de 15 à 49 ans soit à l'intérieur de cet intervalle est de 95%. 244 Tableau C.I.I Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage : femmes t EMMUS-I1 Hai/i 1994/95 Variable EstimaUon Population de base Résidence urbaine Proportion Toutes les femmes 15-49 Sans instructton Proportion Toutes les femmes 15-49 Instruction post-primaire ou plus Proportion Toutes les femmes 15-49 Jamais mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Actuellement mariée (en umon) Proportion Toutes les femmes 15-49 Mariée (en union) avant 20 ans Proportion Femmes 20-49 Premiers rapports sexuels avant 18 ans Proportion Femmes 20-49 Enfants nés vivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants des |~mmes 40-49 Moyenne Femmes 40-49 Enfants survivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Connaît une méthode contraceptive Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Connaît une méthode moderne Proportion Femmes actuellement en umon 15-49 A utfllSé une méthode Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement une méthode Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement une méthode moderne Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise la pilule Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utdlse les injections Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise le Norplant Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise le condom Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise la stérilisatmn féminine Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise la continence pértodlque Propoaion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise le retrait Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise source publique Proportion Utilisatrices de méthodes modernes Ne veut plus d'enfants Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Veut retarder d'au moins 2 ans Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Taille de famille idéale Moyenne Toutes les femmes 15-49 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antltétamque Proportion Naissances, 5 demtères années Assistance médicale h l'accouchement Proportmn Naissances, 5 derni~res années Diarrhée dans les 2 dernlères semaines Proportmn Enfants ågés 1-59 mois A reçu traitement SRO Proportion Enfants âgés 1-59 mois, avec diarrhée les 2 demières semaines A consulté du personnel médlcal Proportion Enfants âg6s 1-59 mois avec diarrhée les 2 derni~res semaines Ayant une carte de santé Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination BCG Proportion Enfants âgés 12-23 mots A reçu vaccination DTC (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination polio (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination rougeole Proportion Enfants ågés 12-23 mois Vaccin~ contre toutes les maladies Proportion Enfants ågés 12-23 mo, s Poids pour taille (inférieur ~ -2 ET) Proportion Enfants âgés 1-59 mois Taille pour âge (inférieur à -2 ET) Proportion Enfants âgés 1-59 mois Poids pour âge (inférieur â -2 ET) Proportion Enfants âgés 1-59 mois Indice synthétique de fécondité (3 ans) Taux Femmes-années d'expos~tmn au risque de grossesse Quotient de mortalité néonatale T~ux Nombre de naissances Quotient de mortalité post-néonatale Taux Nombre de naissances Quotient de mortalité infantde Taux Nombre de naissances Quotient de mortalité juvénile Taux Nombre de naissances Quotient de mortalité infanto-juvénile Taux Nombre de naissances 245 Tableau C. 1.2 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de soudage : hommes~ EMMUS-II Haiti 1994/95 Variable Estimation Population de base Résidence urbaine Pmpo~ion Tous les hommes 15-59 Sans instruction Propoaion Tous les hommes 15-59 Instruction post-primaire ou plus Propo~ion Tous les hommes 15-59 Jamais marié (en union) Pmpoaion Tous les hommes 15-59 Actuellement marié (en union) Propomon Tous les hommes 15-59 Connaît une méthode contraceptive Propoaion Hommes actuellement en union 15-59 Connait une méthode moderne Pmpo~ion Hommes actuellement en union 15-59 A utilisé une méthode Propoaion Hommes actuellement en union 15-59 Utilise actuellement une méthode Propoaion Hommes actuellement en umon 15-59 Utihse actuellement une méthode moderne Propoaion Hommes actuellement en union 15-59 Utilise la pilule Proportion Hommes actuellement en union 15-59 Utilise les injections Prupo~ion Hommes actuellement en umon 15-59 Utilise le Norplant Propo~ion Hommes actuellement en union 15-59 Utilise le condom Propo~ion Hommes actuellement en union 15-59 Utdise la stérilisation féminine Pruponion Hommes actuellement en union 15-59 Utilise la continence périodique Pruponion Hommes actuellement en union 15-59 Utilise le retrait Propo~ion Hommes actuellement en umon 15-59 Ne veut plus d'enfants Propoaion Hommes actuellement en union 15-59 Veut retarder d'au moins 2 ans Propoaion Hommes actuellement en union 15-59 Taille de famille idéale Moyenne Tous les hommes 15-59 246 Tableau C.2 1 Erreurs de sondage - Echantdlon national : femmes TEMMUS-II Hig/ti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erceur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N3 (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Résldence urbaine 0,439 0,015 5356 5356 2,249 0,035 0,409 0A70 Sans instruction 0,356 0,012 5356 5356 1,811 0,033 0,332 0,380 Instruction post-primaire ou plus 0,228 0,010 5356 5356 1,787 0,045 0,207 0,248 Jamam mariée (en umon) 0,318 0,008 5356 5356 1,304 0,026 0,301 0,334 Actuellement mariée (en union) 0,581 0,009 5356 5356 1,286 0,015 0,564 0,599 Mariée (en union) avant 20 ans 0,435 0,011 4057 4066 1,453 0,026 0,412 0,457 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,390 0,010 4057 4066 1,371 0,027 0,369 0,411 Enfants nés vivants 2,382 0,049 5356 5356 1,294 0,020 2,284 2,480 Enfants nés vwants des femmes 40-49 5,353 0,131 843 851 1,216 0,025 5,090 5,615 Enfants survivants 1,968 0,042 5356 5356 1,334 0,021 1,885 2,052 Connaît une méthode contraceptive 0,989 0,003 3076 3113 1,357 0,003 0,984 0,994 Connalt une méthode moderne 0,988 0,003 3076 3113 1,407 0,003 0,983 0,994 A utilisé une méthode 0,398 0,015 3076 3113 1,669 0,037 0,368 0,427 Utilise actuellement une méthode 0,180 0,009 3076 3113 1,324 0,051 0,16l 0,198 Utilise actuellement une méthode moderne 0,132 0,008 3076 3113 1,360 0,063 0,116 0,149 Utthse la pilule 0,031 0,003 3076 3113 1,059 0,107 0,024 0,037 Utilise les injections 0,027 0,004 3076 3113 1,416 0,152 0,019 0,036 Utilise le Norplant 0,012 0,003 3076 3113 1,351 0,221 0,007 0,017 Utilise le condom 0,026 0,003 3076 3113 1,196 0,131 0,019 0,033 Utilise la stérilisation féminme 0,031 0,004 3076 3113 1,188 0,119 0,024 0,039 Utdise la continence périodique 0,020 0,003 3076 3113 1,157 0,147 0,014 0,025 Utilise le retrait 0,024 0,003 3076 3113 1,074 0,124 0,018 0,030 Utilise source pubhque 0,250 0,029 490 478 1,455 0,114 0,193 0,307 Ne veut plus d'enfants 0,491 0,013 3076 3113 1,448 0,027 0,465 0,517 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,223 0,007 3076 3113 0,968 0,033 0,208 0,237 Taille de famille idéale 3,296 0,049 5278 5275 2,367 0,015 3,198 3,393 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection anutétanique 0,657 0,016 3564 3624 1,648 0,024 0,626 0,689 Assistance méthcale b. l'accouchement 0,463 0,019 3564 3624 1,833 0,041 0,425 0,500 Dlarrhée dans les 2 dermères semaines 0,274 0,012 3208 3265 1,522 0,045 0,250 0,298 A reçu traitement SRO 0,257 0,019 877 894 1,230 0,074 0,219 0,294 A consulté du personnel méthcal 0,142 0,016 877 894 1,321 0,113 0,110 0,174 Ayant une carte de santé 0,468 0,025 654 667 1,298 0,054 0,418 0,519 A reçu vaccinauon BCG 0,734 0,024 654 667 1,405 0,033 0,685 0,782 A reçu vaccinatton DTC (3 doses) 0,414 0,026 654 667 1,351 0,063 0,362 0,466 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,414 0,026 654 667 1,350 0,063 0,362 0,466 A reçu vaccination rougeole 0,479 0,025 654 667 1,287 0,052 0,429 0,530 Vaccine contre toutes les maladies 0,302 0,022 654 667 1,204 0,072 0,259 0,345 Poids pour taille (inférleur à -2 ET) 0,078 0,006 2740 2794 1,185 0,078 0,066 0,091 Taille pour åge (inférieur å -2 ET) 0,319 0,012 2740 2794 1,229 0,036 0,295 0,342 Poids pour fige (inférieur ~, -2 ET) 0,275 0,011 2740 2794 1,217 0,040 0,253 0,297 lnthce synthétique de fécondité 4,779 0,168 NA 14783 1,604 0,035 4,443 5,115 Quotient de mortalité néonatale t 31,174 3,256 3626 3687 1,028 0,104 24,662 37,687 Quotient de mortahté post-néonatale 42,751 4,387 3634 3695 1,235 0,103 33,977 51,526 Quotient de mortalité infantile 73,926 5,399 3637 3699 1,147 0,073 63,128 84,723 Quotient de mortalité juvénile 61,228 5,617 3692 3755 1,222 0,092 49,994 72,463 Quotient de mortalité infanto-luvénile 130,628 7,516 3706 3770 1,213 0,058 115,596 145,659 NA = Non-applicable I Les quotients de mortalité ont été calculés pour la période 0-4 ans précédant l'enqu&e. 247 Tableau C.2.2 Erreurs de sondage - Echantillon national : hommes t EMMUS-II Håtti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pond6- de Erreur deconfiance Valeur type pondérée rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Rdsidence urbaine 0,375 0,018 1610 1610 1,505 0,048 0,338 0,411 Sans instruction 0,254 0,016 1610 1610 1,445 0,062 0,223 0,286 Instruction post-primaire ou plus 0,270 0,017 1610 1610 1,555 0,064 0,236 0,304 Jamais man~ (en union) 0,434 0,013 1610 1610 1,025 0,029 0,408 0,459 Actuellement man~ (en umon) 0,503 0,012 1610 1610 0,977 0,024 0,478 0,527 Connaît une méthode contracepuve 0,995 0,003 803 809 1,274 0,003 0,988 1,000 Connait une mdthode moderne 0,993 0,004 803 809 1,230 0,004 0,986 1,000 A utilis6 une méthode 0,624 0,025 803 809 1,444 0,040 0,575 0,674 Utilise actuellement une méthode 0,324 0,019 803 809 1,154 0,059 0,286 0,362 Utilise actuellement une méthode moderne 0,169 0,016 803 809 1,220 0,096 0,136 0,201 Utlhse la pilule 0,034 0,006 803 809 0,985 0,186 0,021 0,046 Utihse les mjechons 0,026 0,006 803 809 1,078 0,235 0,014 0,038 Uuhse le Norplant 0,012 0,003 803 809 0,882 0,287 0,005 0,018 Utilise le condom 0,060 0,010 803 809 1,246 0,173 0,040 0,081 Utilise la stérilisation féminine 0,032 0,006 803 809 1,026 0,199 0,019 0,045 Utlhse la continence périodique 0,085 0,012 803 809 1,201 0,139 0,061 0,108 Utilise le retrait 0,070 0,010 803 809 1,130 0,145 0,050 0,090 Ne veut plus d'enfants 0,384 0,020 803 809 1,148 0,051 0,345 0,423 Veut retarder d'au motos 2 ans 0,154 0,016 803 809 1,218 0,101 0,123 0,185 Taille de famdle iddale 3,441 0,047 1571 1569 1,300 0,014 3,346 3,535 248 Tableau C.3.1 Erreurs de sondage - Echantillon urbain : femmes TEMMUS-II Haîti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pond~- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Résidence urbaine 1,000 0,000 2604 2353 ND 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,194 0,012 2604 2353 1,553 0,062 0,170 0,218 Instruction post-primaire ou plus 0,380 0,019 2604 2353 1,992 0,050 0,342 0,417 Jamais mariée (en umon) 0,375 0,013 2604 2353 1,403 0,036 0,348 0,401 Actuellement manée (en union) 0,493 0,013 2604 2353 1,337 0,027 0,466 0,519 Mariée (en union) avant 20 ans 0,386 0,015 1927 1742 1,332 0,038 0,356 0,415 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,370 0,014 1927 1742 1,250 0,037 0,342 0,397 Enfants nés vivants 1,679 0,055 2604 2353 1,272 0,033 1,570 1,789 Enfants nés vivants des femmes 40~.9 3,991 0,168 334 296 1,125 0,042 3,655 4,327 Enfants survivants 1,402 0,044 2604 2353 1,236 0,03l 1,314 1,490 Connait une méthode contraceptive 0,999 0,000 1285 1159 ND 0,000 0,999 0,999 Connaît une méthode moderne 0,999 0,000 1285 1159 ND 0,000 0,999 0,999 A utilisé une méthode 0,531 0,016 1285 1159 1,167 0,031 0,499 0,564 Utilise actuellement une méthode 0,266 0,015 1285 1159 1,212 0,056 0,236 0,296 Utilise actuellement une méthode moderne 0,195 0,014 1285 1159 1,234 0,070 0,167 0,222 Utilise la pilule 0,052 0,006 1285 1159 0,971 0,116 0,040 0,064 Utilise les injections 0,032 0,006 1285 1159 1,230 0,188 0,020 0,045 Utihse le Norplant 0,017 0,005 1285 1159 1,288 0,272 0,008 0,026 Utilise le condom 0,054 0,007 1285 1159 1,182 0,139 0,039 0,068 Utilise la stérilisatlon féminine 0,031 0,005 1285 1159 1,066 0,166 0,021 0,042 Utdise la continence périodique 0,038 0,006 1285 1159 1,112 0,157 0,026 0,050 Utilise le retrait 0,026 0,005 1285 1159 1,045 0,177 0,017 0,036 Utilise source publique 0,230 0,028 307 278 1,163 0,122 0,174 0,286 Ne veut plus d'enfants 0,471 0,017 1285 1159 1,253 0,037 0,436 0,506 Veut retarder d'au motos 2 ans 0,227 0,013 1285 1159 1,142 0,059 0,200 0,254 Taille de famille idéale 2,959 0,030 2582 2333 1,205 0,010 2,899 3,018 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,713 0,016 1318 1173 1,135 0,023 0,680 0,745 Assistance médicale å l'accouchement 0,669 0,022 1318 1173 1,392 0,033 0,625 0,712 Diarrhée dans les 2 derni~res semaines 0,270 0,019 1170 1041 1,400 0,069 0,233 0,307 A reçu traitement SRO 0,378 0,039 315 281 1,373 0,104 0,299 0,456 A consulté du personnel médlcal 0,241 0,034 315 281 1,339 0,139 0,174 0,309 Ayant une carte de santé 0,493 0,030 244 219 0,930 0,061 0,434 0,553 A reçu vaccination BCG 0,847 0,023 244 219 1,000 0,027 0,800 0,893 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,507 0,029 244 219 0,919 0,058 0,448 0,566 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,507 0,029 244 219 0,919 0,058 0,448 0,566 A reçu vaccination rougeole 0,586 0,034 244 219 1,078 0,058 0,518 0,655 Vaccinæ contre toutes les maladies 0,395 0,031 244 219 0,986 0,078 0,333 0,457 Poids pour taille (inférieur å -2 ET) 0,078 0,011 947 838 1,216 0,139 0,056 0,099 Taille pour âge (inféneur å -2 ET) 0,242 0,018 947 838 1,197 0,074 0,206 0,278 Poids pour åge (inférleur å -2 ET) 0,221 0,016 947 838 1,114 0,073 0,189 0,253 Indice synth6tlque de fécondité 3,293 0,179 NA 6478 1,390 0,054 2,936 3,650 Quotient de mortalité n6onatale t 32,483 4,740 2508 2235 1,271 0,146 23,002 41,965 Quotient de mortalité post-néonatale 50,729 5,637 2512 2239 1,126 0 ,1 l l 39,455 62,004 Quotient de mortalité infantile 83,211 8,317 2512 2239 1,319 0,100 66,577 99,847 Quotient de mortalité juvénile 53,985 6,618 2520 2245 1,223 0,123 40,748 67,221 Quotient de mortalité infanto-juvénile 132,704 11,158 2524 2249 1,418 0,084 110,388 155,020 NA = Non-applicable ND = Non-défini I Les quotients de mortahté ont été calculés pour la période 0-9 ans préc&lant renqu&e. 249 Tableau C.3.2 Erreurs de sondage - Echantdlon urbain : hommes r EMMUS-II Haïu 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pond~- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Résidence urbaine 1,000 0,000 675 603 ND 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,103 0,015 675 603 1,256 0,142 0,074 0,133 Instruction post-primaire ou plus 0,514 0,033 675 603 1,718 0,064 0,448 0,580 Jamais mari~ (en umon) 0,477 0,020 675 603 1,037 0,042 0,438 0,517 Actuellement marié (en union) 0,457 0,018 675 603 0,958 0,040 0,420 0,493 Connait une méthode contraceptive 1,000 0,000 307 275 ND 0,000 1,000 1,000 Conna$t une m6thode moderne 1,000 0,000 307 275 ND 0,000 1,000 1,000 A utllisé une m~thode 0,697 0,030 307 275 1,127 0,042 0,638 0,756 Utilise actuellement une méthode 0,405 0,031 307 275 1,114 0,077 0,343 0,468 Utilise actuellement une méthode moderne 0,210 0,025 307 275 1,092 0,121 0,159 0,261 Utilise la pilule 0,045 0,010 307 275 0,870 0,230 0,024 0,065 Utilise les injections 0,025 0,009 307 275 0,978 0,352 0,007 0,042 Utilise le Norplant 0,011 0,006 307 275 1,015 0,554 0,000 0,023 Utilise le condom 0,104 0,023 307 275 1,347 0,227 0,057 0,150 Utilise la sténhsaUon féminine 0,024 0,009 307 275 1,009 0,371 0,006 0,041 Utilise la continence p6nodique 0,124 0,022 307 275 1,171 0,178 0.080 0.168 Utilise le retrait 0,069 0,018 307 275 1,232 0,259 0,033 0,105 Ne veut plus d'enfants 0,335 0,031 307 275 1,160 0,093 0,272 0,397 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,164 0,027 307 275 1,262 0,163 0,110 0,217 Taille de famille ldéale 3,042 0,054 666 595 1,018 0,018 2,934 3,150 ND = Non-défini 250 Tableau C.4.1 Erreurs de sondage - Echantillon rural : femmes~ EMMUS-II Haiti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rde grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Résidence urbaine 0,000 0,000 2752 3003 ND ND 0,000 0,000 Sans instruction 0,483 0,019 2752 3003 1,986 0,039 0,445 0,521 Instruction post-primaire ou plus 0,109 0,010 2752 3003 1,720 0,094 0,089 0,129 Jamats mariée (en umon) 0,273 0,010 2752 3003 1,220 0,038 0,253 0,294 Actuellement mariée (en union) 0,651 0,011 2752 3003 1,182 0,017 0,629 0,672 Mariée (en union) avant 20 ans 0,471 0,016 2130 2324 1,503 0,034 0,439 0,504 Premzers rapports sexuels avant 18 ans 0,405 0,015 2130 2324 1,419 0,037 0,374 0,435 Enfants nds vivants 2,933 0,073 2752 3003 1,266 0,025 2,787 3,079 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,079 0,188 509 555 1,369 0,031 5,703 6,454 Enfants survivants 2,412 0,063 2752 3003 1,328 0,026 2,285 2,539 Connaît une méthode contraceptive 0,983 0,004 1791 1954 1,337 0,004 0,975 0,991 Connaît une méthode moderne 0,982 0,004 1791 1954 1,395 0,004 0,973 0,991 A utilisé une méthode 0,318 0,022 1791 1954 1,994 0,069 0,274 0,362 Utilise actuellement une méthode 0,128 0,012 1791 1954 1,505 0,093 0,105 0,152 Utilise actuellement une méthode moderne 0,095 0,011 1791 1954 1,578 0,115 0,074 0,117 Utilise la pilule 0,018 0,004 1791 1954 1,191 0,209 0,010 0,025 Utilise les injections 0,025 0,006 1791 1954 1,542 0,230 0,013 0,036 Utilise le Norplant 0,009 0,003 1791 1954 1,416 0,352 0,003 0,015 Utilise le condom 0,010 0,003 1791 1954 1,482 0,348 0,003 0,017 Utilise la stérilisation féminine 0,031 0,005 1791 1954 1,236 0,163 0,021 0,041 Utilise la continence t~riodique 0,009 0,003 1791 1954 1,323 0,329 0,003 0,015 Utilise le retrait 0,022 0,004 1791 1954 1,087 0,170 0,015 0,030 Utilise source pubhque 0,279 0,056 183 200 1,676 0,200 0,167 0,390 Ne veut plus d'enfants 0,503 0,018 1791 1954 1,533 0,036 0,467 0,539 Veut retarder d'au motos 2 ans 0,220 0,008 1791 1954 0,862 0,038 0,203 0,237 Taille de famille idéale 3,563 0,084 2696 2942 2,699 0,024 3,394 3,731 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,631 0,022 2246 2451 1,731 0,035 0,587 0,675 Assistance médlcale à l'accouchement 0,364 0,025 2246 2451 1,943 0,068 0,315 0,414 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,276 0,016 2038 2224 1,534 0,057 0,244 0,307 A reçu tranement SRO 0,201 0,022 562 613 1,217 0,108 0,158 0,244 A consulté du personnel médical 0,096 0,016 562 613 1,278 0,171 0,063 0,129 Ayant une carte de santé 0,456 0,035 410 447 1,388 0,076 0,387 0,525 A reçu vaccination BCG 0,678 0,034 410 447 1,463 0,050 0,610 0,746 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,368 0,035 410 447 1,468 0,096 0,297 0,439 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,368 0,035 410 447 1,471 0,096 0,297 0,439 A reçu vaccination rougeole 0,427 0,032 410 447 1,299 0,075 0,362 0,491 Vacciné contre toutes les maladies 0,256 0,027 410 447 1,254 0,107 0,201 0,311 Poids pour taille (inférieur -~ -2 ET) 0,079 0,007 1793 1956 1,146 0,093 0,064 0,093 Taille pour åge (inférieur à -2 ET) 0,351 0,014 1793 1956 1,199 0,041 0,322 0,380 Poids pour âge (inféneur å -2 ET) 0,298 0,014 1793 1956 1,225 0,048 0,269 0,326 Indice synthétique de fécoodit6 (3 ans) 5,851 0,186 NA 8305 1,355 0,032 5,479 6,223 Quotlent de mortalité néonatale I 40,625 3,746 4369 4767 1,072 0,092 33,133 48,117 Quotient de mortahté post-ndonatale 48,290 3,850 4372 4770 1,105 0,080 40,589 55,991 Quotient de mortalité infantile 88,915 5,513 4375 4774 1,114 0,062 77,889 99,941 Quotient de mortahté juvénile 60,761 6,077 4403 4804 1,373 0,100 48,606 72,916 Quotient de mortalité infanto-juvdnile 144,273 8,049 4412 4814 1,260 0,056 128,174 160,372 NA = Non-applicable ND = Non-défini L Les quotlents de mortalité ont été calculés pour la période 0-9 ans prdcédant l'enqu&e. 251 Tableau C.4.2 Erreurs de sondage - Echantillon rural : hommes~ EMMUS-II Haiti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pond~- de Erreur de confiance Valeur type ponder6e r~e grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Residence urbaine 0,000 0,000 935 1007 ND ND 0.04)0 0.000 Sans instruction 0,344 0.023 935 1007 1,495 0,068 0.298 0,391 Instruction post-primaire ou plus 0.124 0.015 935 10fi7 1.376 0.120 0.094 0,154 Jamais marie (en union) 0,407 0.016 935 1007 1,019 0,040 0,375 0,440 Actuellement marie (en union) 0.530 0.016 935 1007 0,980 0,030 0.498 0,562 Connafi une methode contraceptive 0.992 0.005 496 534 1,236 0,005 0.982 1,000 Connafi une méthode moderne 0.990 0.005 496 534 1.193 0,005 0.979 1.000 A utdls6 une m~thode 0,587 0.034 496 534 1,544 0.058 0,518 0.655 Utilise actuellement une méthode 0,282 0.024 496 534 1,203 0,086 0.234 0.331 Utilise actuellement une méthode moderne 0,147 0.021 496 534 1,302 0,141 0.106 0,189 Utilise la pilule 0,028 0.008 496 534 1,069 0,282 0,012 0,044 Utdlse les injections 0.026 0.008 496 534 1,107 0,303 0,010 0,042 Utilise le Norplant 0,012 0.004 496 534 0,818 0,332 0,004 0,020 Utilise le condom 0,038 0.010 496 534 1,196 0,269 0.018 0.059 Utilise la stérilisation f~minine 0,036 0.009 496 534 1,018 0,236 0.019 0,053 Utilise la continence p~nodique 0,065 0.014 496 534 1,267 0,217 0.037 0,093 Utilise le retrait 0,071 0.012 496 534 1,076 0,176 0.046 0,095 Ne veut plus d'enfants 0,409 0.025 496 534 1,122 0,061 0.360 0,459 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,149 0.019 496 534 1,195 0,128 0,111 0,187 Taille de famdle ldeale 3,684 0.066 905 975 1,398 0.018 3,551 3,817 ND = Non-defini 252 Tableau C.5.1 Erreurs de sondage - Aire Mêtropolitaine : femmes TEMMUS-II Haïtl 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pondd- de Erreur de confiance Valeur type pondêrée rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Rdsldence urbaine 1,000 0,000 1555 1552 ND 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,188 0,016 1555 1552 1,633 0,086 0,155 0,220 Instruction post-prîmaJre ou plus 0,401 0,025 1555 1552 2,039 0,063 0,351 0,452 Jamais mande (en union) 0,378 0,018 1555 1552 1,435 0,047 0,343 0,413 Actuellement maride (en union) 0,487 0,016 1555 1552 1,249 0,033 0,456 0,519 Maride (en umon) avant 20 ans 0,364 0,018 1154 1152 1,282 0,050 0,328 0,400 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,354 0,017 1154 1152 1,209 0,048 0,320 0,388 Enfants nds vivants 1,464 0,059 1555 1552 1,194 0,040 1,347 1,582 Enfants nés vivants des femmes 40M.9 3,360 0,198 175 175 1,086 0,059 2,965 3,755 Enfants survivants 1,235 0,046 1555 1552 1,104 0,037 1,144 1,326 Connaît une mdthode contraceptive 1,000 0,000 758 757 ND 0,000 1,000 1,000 Conna]t une mdthode moderne 1,000 0,000 758 757 ND 0,000 1,000 1,000 A utthsé une méthode 0,542 0,021 758 757 1,154 0,039 0,500 0,584 Utdise actuellement une m6thode 0,276 0,020 758 757 1,222 0,072 0,236 0,315 Utilise actuellement une méthode moderne 0,190 0,017 758 757 1,227 0,092 0,155 0,225 Utilise la pilule 0,047 0,008 758 757 0,972 0,158 0,032 0,063 Utilise les injections 0,022 0,008 758 757 1,399 0,336 0,007 0,037 Utilise le Norplant 0,017 0,005 758 757 0,989 0,272 0,008 0,026 Utilise le condom 0,066 0,010 758 757 1,133 0,155 0,046 0,086 Utilise la stdrilisation fêminine 0,028 0,006 758 757 1,072 0,231 0,015 0,040 Utdise la continence pdriodique 0,049 0,009 758 757 1,096 0,176 0,032 0,066 Utthse le retrait 0,026 0,006 758 757 0,944 0,209 0,015 0,037 Utilise source publique 0,188 0,035 186 186 1,234 0,188 0,117 0,259 Ne veut plus d'enfants 0,464 0,024 758 757 1,299 0,051 0,417 0,511 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,234 0,018 758 757 1,180 0,078 0,197 0,270 Taille de famtile idéale 2,865 0,032 1540 1537 1,020 0,011 2,800 2,929 Naissances pour lesquelles la m&e a reçu une injection antitdtanique 0,669 0,025 710 709 1,222 0,037 0,620 0,718 Assistance médicale h l'accouchement 0,669 0,028 710 709 1,361 0,042 0,613 0,725 Dmrrhêe dans les 2 derniæres semaines 0,275 0,028 630 629 1,509 0,100 0,220 0,330 A reçu traitement SRO 0,416 0,060 173 173 1,535 0,144 0,296 0,536 A consuJtê du personnel m~dica] 0,318 0,050 173 173 1,346 0,]56 0,219 0,417 Ayant une carte de santd 0,525 0,040 141 141 0,941 0,075 0,446 0,604 A reçu vaccxnation BCG 0,837 0,029 141 141 0,945 0,035 0,778 0,896 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,525 0,033 141 141 0,785 0,063 0,459 0,591 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,525 0,033 141 141 0,785 0,063 0,459 0,591 A reçu vaccination rougeole 0,589 0,042 141 141 1,008 0,071 0,505 0,672 Vaccind contre toutes les maladies 0,383 0,039 141 141 0,957 0,102 0,305 0,461 Poids pour taille (infdrieur h -2 ET) 0,082 0,016 490 489 1,274 0,197 0,049 0,114 Taille pour âge (mfêrieur à -2 ET) 0,204 0,022 490 489 1,147 0,109 0,160 0,249 Poids pour âge (inférieur à -2 ET) 0,173 0,021 490 489 1,187 0,121 0,131 0,216 Indice synthdtique de fdcondité (3 ans) 2,951 0,233 NA 4266 1,503 0,079 2,485 3,418 Quotient de mortahtd néonatale I 32,472 6,967 1363 1361 1,405 0,215 18,539 46,407 Quotient de mortalit6 post-néonatale 52,660 7,689 1366 1364 1,105 0,146 37,282 68,038 Quotient de mortalit6 mfanttie 85,132 12,013 1366 1364 1,388 0,141 61,105 109,158 Quotxent de mortalitd juvénile 50,412 9,148 1368 1366 1,295 0,181 32,116 68,709 Quotient de mortalitæ infanto-juvêntie 131,252 16,237 1371 1369 1,556 0,124 98,778 163,728 NA = Non-applicable ND = Non-défim t Les quotients de mortalitd ont ét~ calculés pour la pdnode 0-9 ans prêc¢dant l'enquête. 253 Tableau C.5.2 Erreurs de sondage - Aire Métropolitaine : hommes, EMMUS-II Hattl 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pond~- de Erreur de confiance Valeur type pondérée r6e grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Résidence urbaine 1,000 0,000 384 383 ND 0,000 1,000 1,000 Sans mstructlon 0,094 0,018 384 383 1,229 0,195 0,057 0,130 Instruction post-primaire ou plus 0,536 0,044 384 383 1,725 0,082 0,449 0,624 Jamais marié (en un,on) 0,471 0,025 384 383 0,993 0,054 0,421 0,522 Actuellement marié (en union) 0,466 0,023 384 383 0,899 0,049 0,420 0,512 Connait une méthode contraceptive 1,000 0,000 179 178 ND 0,000 1,000 1,000 Connait une méthode moderne 1,000 0,000 179 178 ND 0,000 1,000 1,000 A utilisé une méthode 0,698 0,035 179 178 1,008 0,050 0,629 0,768 Utilise actuellement une méthode 0,430 0,040 179 178 1,070 0,092 0,351 0,510 Utilise actuellement une méthode moderne 0,218 0,033 179 178 1,080 0,153 0,151 0,285 Utilise la pilule 0,039 0,013 179 178 0,875 0,325 0,014 0,065 Utdlse les injections 0,017 0,010 179 178 1,026 0,589 0,000 0,037 Utilise le Norplant 0,017 0,009 179 178 0,946 0,543 0,000 0,035 Utd~se le condom 0,117 0,034 179 178 1,412 0,290 0,049 0,185 Utdlse la stérilisation féminine 0,028 0,012 179 178 0,980 0,433 0,004 0,052 UtdJse la continence périodique 0,123 0,027 179 178 1,084 0,217 0,070 0,176 Utilise le retrait 0,089 0,026 179 178 1,227 0,294 0,037 0,142 Ne veut plus d'enfants 0,296 0,038 179 178 1,120 0,129 0,219 0,373 Veut retarder d'au moms 2 ans 0,151 0,034 179 178 1,256 0,223 0,083 0,218 Taille de famille idéale 2,865 0,061 378 377 0,957 0,021 2,744 2,986 ND = Non-définx 254 Tableau C.6.1 Erreurs de sondage - Autres villes : femmes TEMMUS-II Haïti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Ponde- de Erreur de confiance Valeur type ponderee rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET~M) M-2ET M+2ET Résidence urbaine 1,000 0,000 1049 801 ND 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,205 0,016 1049 801 1,321 0,080 0,172 0,238 Instruction post-primaire ou plus 0,337 0,027 1049 801 1,869 0,081 0,283 0,392 Jamais manée (en union) 0,368 0,019 1049 801 1,285 0,052 0,330 0,406 Actuellement mari6e (en union) 0,502 0,023 1049 801 1,515 0,047 0,456 0,549 Mariée (en umon) avant 20 ans 0.428 0,027 773 590 1,533 0,064 0,374 0,483 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,400 0,024 773 590 1,381 0,061 0,351 0,448 Enfants nés vivants 2,096 0,113 1049 801 1,419 0,054 1,871 2,322 Enfants nés vivants des femmes 40-49 4,899 0,221 159 121 0,959 0,045 4.456 5,342 Enfants survivants 1,724 0,096 1049 801 1,469 0,056 1,532 1,917 Connait une méthode contracepuve 0,998 0,002 527 402 0,993 0,002 0,994 1,000 Connai't une méthode moderne 0,996 0,003 527 402 0,975 0,003 0,991 1,000 A utilis6 une méthode 0,510 0,026 527 402 1,195 0,051 0,458 0,563 Utilise actuellement une méthode 0,247 0,022 527 402 1,176 0,090 0,202 0,291 Utilise actuellement une m~thode moderne 0,203 0,021 527 402 1,198 0,103 0,161 0,245 Utibse la pilule 0,061 0,010 527 402 0,967 0,166 0,041 0,081 Utilise les injections 0,051 0,010 527 402 1,005 0,189 0,032 0,071 Utilise le Norplant 0,017 0,010 527 402 1,800 0,596 0,000 0,037 Utilise le condom 0,030 0,010 527 402 1,286 0,317 0,011 0,050 Utilise la stérilisatlon féminine 0,038 0,008 527 402 1,011 0,222 0.021 0,055 Utdlse la continence p6nodique 0,017 0,006 527 402 0,998 0,330 0,006 0,028 Utilise le retra»t 0,027 0,009 527 402 J,234 0,326 0,009 0,044 Utilise source publique 0,314 0,044 121 92 1,050 0,142 0,225 0,403 Ne veut plus d'enfants 0,484 0,024 527 402 1,104 0,050 0,436 0,532 Veut retarder d'au motos 2 ans 0,214 0,018 527 402 0,998 0,083 0,179 0,250 Taille de famille idéale 3,140 0,057 1042 796 1,451 0,018 3,026 3,254 Naissances pour lesquelles la m~re a reçu une injection antit&anique 0,780 0,019 608 464 1,001 0,025 0,741 0,818 Assistance médicale /1 l'accouchement 0,668 0,035 608 464 1,459 0,053 0,597 0,738 Diarrhee dans les 2 dernl/~res semaines 0,263 0,021 540 412 1,091 0,079 0,221 0,305 A reçu traitement SRO 0,317 0,044 142 108 1,081 0,139 0,229 0,405 A consulte du personnel m~dical 0,120 0,027 142 108 0,999 0,225 0,066 0,174 Ayant une carte de sante 0,437 0,041 103 79 0,842 0,094 0,355 0,519 A reçu vaccination BCG 0,864 0,038 103 79 1,113 0,044 0,789 0,939 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,476 0,057 103 79 1,149 0,119 0,363 0,589 A reçu vaccmation polio (3 doses) 0,476 0,057 103 79 1,149 0,119 0,363 0,589 A reçu vaccination rougeole 0,583 0,059 103 79 1,206 0,101 0,465 0,700 Vaccmé contre toutes les maladws 0,417 0,051 103 79 1,051 0,122 0,315 0,520 Poids pour taille (inférieur å -2 ET) 0,072 0,013 457 349 1,056 0,177 0,047 0,098 Tadle pour âge (inférieur å -2 ET) 0,295 0,028 457 349 1,234 0,096 0,238 0,352 Poids pour âge (inf&ieur à -2 ET) 0,287 0,024 457 349 1,056 0,084 0,239 0,335 Indice synth&]que de f6cond]té (3 ans) 3,911 0,249 NA 2212 1,170 0,064 3,414 4,410 Quotient de mortalit~ neonatale t 32,499 5,863 1145 874 1,049 0,180 20,774 44,224 Quotient de mortalite post-néonatale 47,875 8,476 1146 875 1,212 0,177 30,923 64,827 Quotient de mortalite infantile 80,374 10,920 1146 875 1,225 0,136 58,534 102,214 Quotient de mortalité juvénile 59,218 10,025 1152 880 1,258 0,169 39,167 79,268 Quotient de mortahté mfanto-juvénde 134,832 14,677 1153 880 1,279 0,109 105,478 164,186 NA = Non-applicable ND = Non-défim t Les quotients de mortalité ont 6t6 calculés pour la période 0-9 ans précédant l'enqu&e. 255 Tableau C.6.2 Erreurs de sondage - Autres villes: hommes~ EMMUS-II Ha~ti 1994/95 Population de base Effet Intervalle Erreur Non Pond& de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative Variable (M) (ET) (N) (N') (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET Résidence urbaine 1,000 0,000 291 220 ND 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,120 0,025 291 220 1,301 0,207 0,071 0,170 Instruction post-primaire ou plus 0,474 0,048 291 220 1,640 0,101 0,378 0,570 Jamais marié (en umon) 0,488 0,032 291 220 1,099 0,066 0,423 0,552 Actuellement marié (en umon) 0,440 0,030 291 220 1,045 0,069 0,379 0,501 Connait une méthode contracepUve 1,000 0,000 128 97 ND 0,000 1,000 1,000 Connaît une m6thode moderne 1,000 0,000 128 97 ND 0,000 1,000 1,000 A utdisé une méthode 0,695 0,055 128 97 1,336 0,078 0,586 0,804 Utilise actuellement une méthode 0,359 0,052 128 97 1,214 0,144 0,256 0,463 Utlhse actuellement une méthode moderne 0,195 0,037 128 97 1,061 0,I91 0,121 0,270 Utdise la pdule 0,055 0,017 128 97 0,848 0,313 0,020 0,089 Utdise les injections 0,039 0,017 128 97 0,968 0,426 0,006 0,072 Utilise le Norplant 0,000 0,000 128 97 ND ND 0,000 0,000 Utilise le condom 0,078 0,021 128 97 0,899 0,274 0,035 0,121 Utihse la stérdisauon féminine 0,016 0,011 128 97 0,998 0,703 0,000 0,038 Utilise la continence pérlodique 0,125 0,039 128 97 1,321 0,310 0,047 0,203 Utilise le retrait 0,031 0,015 128 97 0,988 0,488 0,oel 0,062 Ne veut plus d'enfants 0,406 0,051 128 97 1,162 0,125 0,305 0,508 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,188 0,044 128 97 1,269 0,234 0,100 0,275 Tadle de famille idéale 3,347 0,103 288 218 1,137 0,031 3,141 3,554 ND = Non-d6fim 256 ANNEXE D TABLEAUX POUR L'EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNEES Tableau D. 1 R~partition par åge de la population des ménages R6partition de la population (de fait) des m~nages par ann6e d'åge, selon le sexe (pondér~). EMMUS-II Hai'ti 1994/95 Hommes Femmes Hommes Femmes Age Effectif % Effectif % Age Effectif % Effectif % <1 377 3,3 351 2,8 36 101 0,9 127 1,0 1 327 2,9 288 2,3 37 114 1,0 114 0,9 2 326 2,9 342 2,7 38 140 1,2 147 1,2 3 380 3,3 368 3,0 39 79 0,7 111 0,9 4 365 3,2 353 2,8 40 165 1,4 181 1,4 5 318 2,8 319 2.6 41 55 0.5 63 0.5 6 356 3.1 350 2.8 42 122 1.1 95 0.8 7 346 3.0 364 2.9 43 53 0.5 77 0.6 8 333 2,9 387 3.1 44 59 0.5 76 0.6 9 294 2.6 304 2.4 45 108 0.9 119 1,0 10 386 3.4 336 2.7 46 68 0.6 73 0.6 1l 271 2.4 290 2.3 47 52 0.5 66 0.5 12 363 3.2 399 3.2 48 70 0.6 90 0.7 13 345 3.0 329 2.6 49 60 0.5 53 0.4 14 256 2.2 293 2.4 50 114 1.0 52 0.4 15 2!0 1.8 242 1.9 51 35 0.3 52 0.4 16 264 2.3 329 2.6 52 86 0.7 117 0.9 17 259 2.3 268 2.1 53 51 0.4 72 0.6 18 249 2.2 270 2.2 54 61 0.5 110 0.9 19 199 1.7 232 1.9 55 74 0.6 102 0.8 20 240 2.1 305 2.5 56 46 0,4 58 0.5 21 181 1.6 161 1.3 57 28 0.2 47 0.4 22 217 1.9 265 2.1 58 53 0.5 73 0.6 23 192 1.7 200 1.6 59 40 0.4 49 0.4 24 164 1.4 201 1.6 60 77 0.7 126 1.0 25 208 1.8 199 1.6 61 25 0.2 21 0.2 26 169 1.5 202 1,6 62 74 0,6 64 0.5 27 121 1,1 148 1,2 63 40 0,3 45 0.4 28 151 1.3 188 1.5 64 50 0.4 41 0.3 29 119 1.0 t 12 0.9 65 83 0.7 92 0.7 30 196 1.7 223 1.8 66 26 0.2 27 0.2 31 79 0.7 106 0.9 67 22 0.2 25 0.2 32 138 1.2 165 1,3 68 36 0,3 55 0.4 33 112 1.0 121 1.0 69 21 0.2 26 0.2 34 101 0.9 140 1.1 70+ 371 3.2 486 3.9 35 169 1.5 175 1.4 NSP/ND 7 0,1 1 0.0 Total 11 44.7 100,0 12 457 100,0 Note : La population de fait comprend tous les r~sidents et les non-r6.sidents qui ont dormi dans le m~nage la nmt ayant pr6c6d6 l'enquête. 259 Tableau D.2 Ræpartition par åge des femmes ~Jigibles et des femmes enquêtes Répartition (en %) par groupe d'åges quinquennal de la population (de fait) des femmes de 10-54 ans dans l'enquête ménage et des femmes de 15-49 ans enquêtées, et pourcentage de femmes éligibles qui ont été enquêtées (pondéré), EMMUS-II H~flti 1994/95 Femmes dans l'enquéte ménage Femmes enquêtêes Pourcentage Groupe enquêtées d'âgés Effectif % Effectif % (pondéré) 10-14 1 648 - 15-19 1 341 23,8 1270 24,0 94,7 20-24 1 132 20,1 1 072 20,2 94,7 25-29 850 15,1 787 14,8 92,5 30-34 755 13,4 708 13,4 93,8 35-39 674 11,9 630 11,9 93,5 40-44 492 8,7 458 8,6 93,1 45-49 401 7,1 378 7,1 94,3 50-54 403 15-49 5 644 5 301 93,9 Note : La population de fait comprend tous les résidents et les non-résldents qm ont dormi dans le mênage la nuit ayant précédê l'enquête. Dans ce tableau, les pond~rations utilisées sont celles de l'enquête mênage. 260 Tableau D.3 Répartition par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtes Répartition (en %) par groupe d'åges quinquennal de la population (de fait) des hommes de 10-64 ans dans l'enquête ménage et des hommes de 15-59 ans enquêtés, et pourcentage d'hommes éligibles qui ont été enquêtés (pondéré), EMMUS-II Hal'ti 1994/95 Hommes dans l'enquête ménage Hommes enquêtés Pourcentage Groupe enquêtés d'åges Effectif % Effectif % (pond~ré) 10-14 516 15-19 361 2õ,4 337 2õ,9 93,5 20-24 338 19.1 308 19,1 91.1 25-29 244 13,8 221 13,7 90,6 30-34 201 11,4 179 11,1 89,1 35-39 206 11,7 189 11,7 91,8 40-44 156 8,8 140 8,6 89,4 45-49 97 5,5 91 5,6 93,9 50-54 96 5,4 86 5.3 89,9 55-59 68 3.9 62 3,8 91,0 60-64 89 15-59 1 767 1 613 91,3 Note: La population de fait comprend tous les résidents et les non-résidents qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. Dans ce tableau, les pond~rations utilisées sont celles de l'enquête ménage. 261 Table, au D.4 Complétude de l'enregistrement Pourcentage d'informations manquantes pour certaines questions démographiques et de sant6, EMMUS-II HaIti 1994/95 Pourcentages d'informations Type d'information Groupe de référence manquantes Effectif Date de nalmanee Naissances des 15 demières ann6es Mois seulement 3,3 9 554 Mois et année 0,1 9 554 Age au d6c6s Naissances des 15 demi&es années 0,0 1 372 Age/Date de la I i~re union I Femmes non-c61ibataires 1,6 3 654 Niveau d'instruction Toutes les femmes 0,1 5 356 Taille ~, la naissance Naissances des 1-59 derniers mois 92,8 3 624 Anthropon~trie 2 Enfants vivants de 0-59 mois Taille 9,7 3 265 Poids 9,7 3 265 Taille et poids 10,0 3 265 Diarrh6¢ dans les 2 deraières semaines Enfants vivants de 0-59 mois 2,8 3 265 i Sans information pour l'åge et l'ann6e 2 Enfant n o n mesur6 262 Tableau D.5 Naissances par ann6e de calendrier R~partition des naissances par ann6e de calendrier pour les enfants survivants (8), d~céd6s (D) et l'ensemble des enfants (E), pourcentage de ceux ayant une date de naissance complote, rapport de maseulinit6 å la naissance et rapport de naissances annuelles (pondéré), EMMUS-II Hffîti 1994/95 Pourcentage avec Rapport de Rapport de Effectifs une date de masculinit6, naissances de naissances naissance complète I ~ la naissance 2 annuelles 3 Ann6es S D E S D E S D E S D E 94 545 36 581 100,0 100,0 100,0 111,8 137,2 113,2 93 655 55 710 99,7 98,0 99,5 108,7 98,8 107,9 110,1 101,9 109,5 92 644 72 716 99,5 98,6 99,4 97,0 86,5 95,9 99,2 91,1 98,3 91 643 103 746 99,2 97,9 99,0 93,9 129,4 98,2 100,2 134,9 103,9 90 639 80 720 98,7 90,0 97,7 103,8 117,1 105,2 110,9 85,6 107,4 89 510 85 595 99,4 95,0 98,7 106,0 96,1 104,5 80,1 85,0 80,8 88 634 120 754 9'7,4 88,5 95,9 99,9 114,2 102,0 117,8 126,4 119,1 87 566 105 671 97,9 82,3 95,5 90,7 98,7 91,9 93,0 87,2 92,1 86 583 120 703 98,3 89,2 96,8 92,7 180,4 103,6 111,3 118,6 112,5 85 482 98 580 95,8 87,8 94,4 100,0 123,4 103,6 90-94 3 126 346 3473 99,4 96,4 99,1 102,6 112,0 103,5 85-89 2775 528 3 303 97,8 88,3 96,3 97,5 121,0 100,9 80-84 2 213 478 2 692 95,9 83,2 93,7 99,0 127,3 103,5 75-79 1 371 390 1 761 95,3 82,5 92,5 102,8 116,6 105,7 < 75 1 053 472 1 525 94,6 81,9 90,7 110,7 106,2 109,3 Ensemble 10538 2216 12753 97,2 86,1 95,3 101,3 116,8 103,8 t Mois et ann6e de naissance d~clarés 2 N,,/Nf)xl00, o~ N m est le nombre de naissances masculines et, N t le nombre de naissances féminines 3 [2Nx/(Nx.t+N~÷~)]xl00, où N~ est e nombre de na ssances de ann6e x 263 Tableau D.6 Enregistrement de l ã g e au décès en jours Rêpartition des décês survenus, d'après les déclarations, å moins de I mois, selon l'fige au dêcès en jours, et pourcentage de décès néonatals survenus, d'après les déclaraUons, aux figes de 0-6 jours, par pêriode de cinq ans précédant l'enquête (pondêrê), EMMUS-II Haïti 1994/95 Années prêcédant l'enquête Age au décès Total en jours 0-4 5-9 10-14 15-19 0-19 <1 19 18 20 13 70 1 12 16 20 16 64 2 3 8 6 5 23 3 11 12 15 7 45 4 3 8 I 7 19 5 4 4 4 9 22 6 4 7 7 5 24 7 9 13 14 14 50 8 11 19 12 19 61 9 4 7 4 2 17 10 2 4 I 3 11 11 1 2 2 3 8 12 2 2 1 0 5 13 0 3 2 1 6 14 2 1 2 0 5 15 7 11 13 8 39 16 1 1 0 2 4 17 1 1 2 1 5 18 0 2 0 0 2 19 1 0 0 1 2 20 1 0 1 0 2 21 1 0 1 0 2 22 10 5 6 2 23 23 0 1 0 0 1 24 0 1 0 0 1 25 0 0 1 0 1 26 1 0 2 0 3 27 1 0 1 1 3 28 2 1 0 2 5 29 1 0 1 1 3 30 0 0 0 I 1 31 2 3 1 1 7 Ensemble 0-30 115 148 139 125 527 % néonatal prêcoce I 49.6 49.8 52.4 50.5 50.6 I 0-6 jours/0-30 jours 264 Tableau D.7 Enregistrement de l'åge au d~cès en mois Répartition des dècès survenus, d'après les déclarations, à moins de deux ans, selon l'âge au dècès en mois, et pourcentage de décès survenus, d'après les dèclarations, à moins de 1 mois, par pèriode de cinq ans prècè.dant l'enquête (pondèré), EMMUS-II Hafti 1994/95 Annêes prècèdant l'enquête Age au dèci~s Total en mois 0-4 5-9 10-14 15-19 0-19 <l mois j 115 148 139 125 527 1 16 26 24 15 82 2 13 31 23 10 77 3 13 22 24 20 78 4 14 12 13 11 50 5 13 11 18 7 49 6 12 23 16 12 62 7 12 24 13 9 58 8 15 14 12 9 49 9 18 8 12 10 48 10 3 9 4 2 18 11 9 6 7 6 28 12 6 9 8 6 29 13 6 10 9 4 29 14 4 7 7 3 21 15 2 6 1 2 11 16 6 4 2 l 13 17 5 3 6 0 15 18 8 10 9 9 36 19 4 6 1 2 14 20 4 3 1 0 8 21 2 2 0 0 4 22 4 3 0 0 7 23 4 6 1 0 ll 24 ou + 3 4 3 1 12 1 an 2 9 Il 14 7 42 Ensemble 0-11 253 334 304 236 l 127 % nèonatal 3 45,3 44,4 45,8 53,1 46,8 I y compris les décès survenus â moins de 1 mois, dèclarés en jours 2 Age au décès dèclarè est 1 an au lieu de 12 mois 3 (Moins de 1 mois/moins de 1 an) x 100 265 ANNEXE E QUESTIONNAIRES INSTITUT HAITIEN DE L'ENFANCE ENQUETE MORTALITE. NORBIDITE HAITI ET UTILISATION DES SERVICES Confidentiel EU IDENTIFICATION LOCALITE/RUE NOM DU CHEF DE MENAGE DEPARTEMENT D E P A R T E M E N T ....... COMMUNE colllll STRATE: M~tropolitain= i ; Urbain= 2 ; Rural= 3 STRATE ............ I NUMERO DE SDE •.. S D E ..... L NUMERO DE GRAPPE . . . . . . . . . . . G R A P P E ..... NUMERO DE STRUCTURE ............................ STRUCTURE... NUMERO DE MENAGE ............................... MENAGE.. ENQUETE HOMME: OUI= 1 NON= 2 r VISITES D'ENQUETRICE 1 2 3 VISITE FINALE DATE JOUR M O I S .... ANNEE... CODE NOM DE L'ENQUETRICE ENQUETRICE RESULTAT* RESULTAT RENDEZ-VOUS: DATE i~{~i{~~i~ii!ii!~~!~~i!~i~~ N O M B R E T O T A L -- HEURE DE VISITES *CODES RESULTAT: TOTAL DANS I REMPLI LE MENAGE... 2 AUCUN MEMBRE DU MENAGE PRESENT/PAS D'ENQUETE TOTAL FEMMES COMPETENT AU MOMENT DE LA VISITE ELIGIBLES... 3 MENAGE ABSENT POUR UNE PERIODE INDETEEMINEE TOTAL HOMMES 4 DIFFERE ELIGIBLES... 5 REFUSE 6 LOGEMENT VIDE OU PAS DE LOGEMENT A L'ADRESSE 7 LOGEMENT DETRUIT N'LIGNE DE 8 LOGEMENT NON TROUVE L'ENQUETE POUR 9 AUTRE (PRECISER) QST MENAGE CONTROLE TERRAIN I NOM DATE II 269 TABLEAU DE NERAGE Kounl~ • nou te rera~m g~m enfamsyon s~J t ~ J t ~ ki æ i t y e vi v nan kay s= • osi~on k ~ p v i v kounye • mm kay La evek ou N" RESIDENT8 HAJll TUELS EDUCATION ~~J~VIE ET RESIDENCE DES PARENTS [LIGIB[L[TE ELIGIBILITE I ET VISITEUIIS L'E"~cI 'E"°"c' f"*' I '= LE CHEF DE NENAGEe Si AGE DE 6 ANS ET PLUS LES PERSONNES DE MOINS DE 15 AN~'** OES FENNES DES HOMMES Silvoupti~, ban ~ Ni sa Eske 'Eske Eske Id [n i Eske SI A FREOUENTE ECOLE Eske ~ * SI EN VIE I Eske papa S% EN VIE ENTQURER ENTOURER ~ ki I~oitw (MON) ye {NOM) (Noe) (NON) (N~)9 (NON) man kî f~ - - ' i k i fê (NON) - - LE HUNERO LE NU~ERO viv ~ key La mk ~ ~ zbit~ ~~ se yon te eLe Ki kote ou SI AGE (NON) Eske J ap v i v Eske papa DE LIGNE DE LIGNE ki r e t e ~ i ki aLat~t «iv ~ ~ kay 3aso~ [ekbL r i v e r~n DE MOINS ap vîv n~nman t o~ j ~J~ ki f~ DES DES Lanr~it ki sot pose kay La? (ay sa sa a ~sînon osino~ zafê lekbL gE to~Jjou? ki rê (NOM) FEMMES HOMMES a, nap kOmar~se ak I? l a n n u i t yo4~ ROTER: nan yo~ te: nan sant 25 ANS (NON) ap v î v mou~ kî aLatèt kav kl sot fl ? 97 POUR san~ aLfabet~za o - - SI 'NON' ap v i v , nan kay AGEES DE AGES GE Iii, ~se a? i 97 ANS a l f a - sVm, nan Eske OU tNSPI ~n kay! sa a ? i ET PLUS betiza- LekbI pr im~, (NON} PASSER sa a? I 15 Il 49 ANS 15 îb 59 ANS syo~? segond~ osî" praI A Q. 13 inivè* LekbL $1 oeI:l i Kijan OU 'NSP SI NGR*a SI OUI: (VOIR Q.6 (VOIR Q,6 si te?** t oujou? PASSER Ni jan l i ET Q.7) ET Q.7) re e? A Q. 15 re(e? Ki ~ y e INSCRIRE SI NON klas (NON) ::=ÖEI LE NUI4ERO PASSER f i n le LIGNE DE DE LIGNE A Q.11 nèt?** LE NERE DU PERE ~ (13) (14) (15) (16) ~1~,~1 ~z) I (3) I (4» (s) 1(6) I (1> (9) (10) l (11) I I t~ ~i. Qu, RoN , F ERARS.=I ,ON NIVEAU CLAS. QUI NON 31JI NON NSP æX NON NSP C~ L,O, 02 ~' F~,,, i --~ I , 1212 , I I 1 2 I 1 2 ,' , 2 1 2 ![_Ç] ~ , 1 2 1 2 I~l-I I ,2 ! 8 ~ I 128 1 2 8 -~ I 01 02 I 01 02 L---I I I I I ! I I I 03 1 2 1 2 I 2 8 L~I I I 11 2 ,1 2 1 ~ I I I I I I 04 ~ 1 2 i1 2 [1 2 1 ~ 1 2 ~ç 12 s i 128 04 I~1 I I I I ! I I OS ~ 1 2 ,1 2 ,1 2 , ~ 1 2 çç 12 , 1 2 8 ~Ç~ 05 05 L~I I I I I I I I 06 ~ I Z 11 2 il 2 , ~ 1 2 ~ç7 12 s ~ [ 1 2 8 06 06 L-~I I I I I I ! ! --I:07 , ~ , 1 2 , 1 2 I 1 2 , ~ Z 1I ç ~ 12 28 1 2 8 07 OT I I I I 08 ~ 1 2 1 2 1 2 ~ 1 2 ç ~ 12 2~ ~ l Z S -~ 08 (38 --I I I I I I I I I ! ! 09 ~ 12 1 2 i1 Z i ~ 1 2 ~ ~ I2 2s 128 --I I I I I I I ! ! 10 , I ~ 11 2 i 1 2 1 1 2 i ~-~, 1 2 Ç ~ i 1 2 i 2 8 I-[11 [ ~ | 10 | 10 SUITE O0 TABLEAU DE NIENAC~ m~nl~J ~~i~lmo} -( ~ T ? ) (3) ( ) ():1) .., I I " - - - - n~,a., E. . « ®, " "~ «" ®' ~'''~ OUI ~ NSP i 11 | i | I , 1 2 | 1 2 | 1 2 ~ Ç~ 1 , 1 , 8 -- / / I [~l I ! 1 2 8 [ ~ 12 12 IZl I ~ I i I I ~ I [~i I ! 1,, -- ,~-~,1~iI,,1,,~-~,1~ I ~~ I 1,11~8 r 1 2 8 I ~ 13 I 13 1±, , i-~ ,'~ I 1~, : I 2 I ~ 8 t I I I *'* C~OES PQLît Q.9 Is, ,~Ç~ I, 11, I, I, ~, ~,8 ,z. ~'~! ,s ,s __ I I I I I Ç~I I I Iii VE..NJ CLASSES 2 8 ~~] 16 16 I __ . l ~ l ~ l I l I I I i i I ALPNAETISAT[Oe = 1 TOUJOURS= 1 1 2 8 ~ I 1;' 17 I 17 I ~ i 1 2 |1 2 :I I 2 ! ~ I 1 2 [ Ç~ Ç~ I 1 2 I 1 2 E M I L I O" " d l l lin ichev~ 1= 1 3 ° / 1 E ' / E n f l / 1 1 I 2 I 2 I 2 I , 8 PE[NAXRE = 2 EnfE/C°l/1 °an- 2" I"P/CPZ/2"en. I J J J I J J J I Ç~J J J ~ - , [ - ~ , , ~ , 1 , 11 ~~-~1, ~~ 1, I 1,8 "' 1 2 8 ~-~i [~ » 19 ,819 3= 10"/oE1/3"ln. A- 9 * / o E E / 4 " m . 19 I I I I I 1 Ç~I I I S* 8"/041/5"an. 6.= pIOA216"an. -- ZO I 2 I 2 I 2 I 8 Z a ~ 2o 20 8= ESP i 0 = -d»1 an ochevê 1 =6 ° NOh'~RE TOTAL D*HO[4ME$ ELIGIS[E$ .TAECOMOA[RE = 3 2 " 5° COCHER IC1 Si UNE AUTRE FEUILLE EST UTILISEE ~ NOMBRE TOTAL DE FEhIAESELIGIBLES 3~A" 4 13° Se s~Lman pou ~ e;èten ~ gen to¢Jt I~gay s~J [IS ~ll: 6 • Rttho 7 - PhiLo 1) Eske gen Lbt moun t~~kou I:lrr,oon p i t î osl~on tli:)e~~ ~ ~ rmote Sc4J LiS ta~ OUI Ç ~ ~.[NSCRIRE CNACUN(E) OANS LE TABLEAU NOM [ ] 8 = NSP I Oz -d~| I n mc~lev~ 2) y~ [bi ~gay, ~ k e g ~ ~bt ~ ki kapab pa fa~i ou t ~ ~ ~tîk ~î- 1 t 1° Arche Zatllî kl ~ityq~ v i v av~k Ot~ r~n merm kay La? £UPER]EUR • /~ 2 • 2" Annêe QUI ~ ,INSCRIRE CHACUN(E) OANS LE TABLEAU ~ [] 3 = 3" Anmte 4 • 4g An. o u + 3) Eske ou ~ ~Jte °sinon ~ ~ kl vin f6 ~ 1~î VlZ{t ~ Y ~ tit~ 8.NSP OU] f ~ L INSCRIRE CHACUN(E) {)ANS LE TA6LEAU k13N E ~ * * * INSTRUCTIONS POUR Q.11 A 0.14 ItSP = 8 * CODES POUR Q.3: a.IEN DE PARENTE AVEC LE CHEF DE MENAGE 01• CHEF DE NENAC, E 08= COUSIN/COUSINE ces CF~'StlC~S cc*~err~nt Les parents bloLogîcpL'S de L ' e n f e r . 02• FEîqq(/MARI/PARTENAIRE Oç~ BEAU-PERE/BELLE-KtERE Noter oir] si tes paret~ts ne sont p i s membres du mê¢~gt. 03= F[LSIF[LLE I 0 : FRERE/SOEUR 04= BqEAU'FILS/BELLE-FILLE 11• AUTRE PARENT 0•= FtETIT-F[L$/PETITE-F[LLE 12= ENFANT ADOPTE/EN GARDE 06= PtERE/MIERE 13= SANS PARENTE 07= TANTE/(IMCLE 98= NSP PASSER N" GUEST[ONS ET FILTRES CODES J A EAU DU ROBINET | 17 K| k o t e m o u n ~zt~ k a y La j w q l n d t o pou b ~ ? ROGINET DANS LE LOGEMENT/COUR. . . . . . . . . . . . . . 11 .19 I FONTAINE Pt~BLI~~4E. . . . . . . . . . . . 12 | EAU DE PUITS I PUITS DANS LE LOGENENT/COUR..21 .19 PUITS PUBLIC . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 | EAU DE SURFACE I SOURCE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 RIVIERE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 MARE/LAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CANAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 EAU DE PLUIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 VENDEUR D~EAU . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 / CAHIOB CITERNE . . . . . . . . . . . . . . . . . 611~19 EAU EN BOUTEILLE . . . . . . . . . . . . . . . 71 | AUTRE (PNECISER) 81 I t o u m m Lakay l a ? I ~~-~''n~'- ~~ ~''e-''°''p' I MINUTES . . . . . . . . . . . . . . . . SUR PLACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~1 996 19 K| k o t e moLv~ r ~ n kay fa F~ bezwen yo? g . C . PERSONNEL. . . . . . . . . . . . . . . 11 g . C . COLLECTIF . . . . . . . . . . . . . . . 12 LATRINES AMENAGEES PERSONNELLES. . . . . . . . . . . . . . . . . 21 COLLECTIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 LATRINES PLEIN A[R/SON4AIRES PERSONNELLES. . . . . . . . . . . . . . . . . 31 COLLECT I VES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 PAS DE TOILETTES/NATURE . . . . . . . . 41 AUTRE 51 (PRECISER) 20 I Eske k a y l a gen ~ OUI NOId Kouran? I ELECTR[CITE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 radyo? RADIO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 teLevizyon? TELEVISZON . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 FrigidI? REFRIGERATEUR. . . . . . . . . . . . . . 1 2 21 N~ konbe py~s kay n o u s ~ v i pou d ~ i ? PIECES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PLANCHER NATUREL 22 OBSERVER LE NATERIAU DU PLANCHER. TERRE/SABLE/PIERRES . . . . . . . . . . 11 PLANCHES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 PLANCHER FINI ENREGISTRER L*O8SERVATION. BOIS CIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ]1 BETON/MAÇONNERIE. . . . . . . . . . . . . 32 MOSA]QUE/CERAMI~JE . . . . . . . . . . . 3] AUTRE 41 (PREClSER) 23 Eske Set1 y o n moun r ~ n kay fa k i gen: OUI NON Yon bekan? BICYCLETTE . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 yon ætosikI~t? MO6YLETTE/NOTOCYCLETTE . . . . . 1 2 y o n machin? VOITURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 y ~ chwat os~no~ ycm m~tkt? CHEVAL/14ÜLE. . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 272 INSTITUT HAITIEN DE L'ENFANCE ENOUETE MORTALITE. MORBIDITE HAITI ÇT ÇTILISATION DES SERVICES Confidentiel OUESTIONNAIRE INDIVIDUEL ÇEMME IDENTIFICATION DEPARTEMENT DEPARTEMENT ....... COMMUNE CO. STRATE: Métropolitain= I Urbain= 2 ; Rural = 3 STRATE ............ NUMERO DE SDE ........... SDE..... I i NUMERO DE GRAPPE ........ ° ° * ç , . o . ° ° ° , , . . i o ° , ç o o GRAPPE ..... NUMERO DE STRUCTURE ..... STRUCTURE... NUMERO DE MENAGE ........ * c e e , , • ° * , e ° , , o ° , e , e , e MENAGE ........ NOM DE LA FEMME N « LIGNE FEMME FEUILLE MENAGE ' VISITES D'ENQUETRICE 1 2 3 [ VISITE FINALE DATE JOUR M O I S .... ANNEE.., CODE NOM DE L'ENQUETRICE ENQUETRICE RESULTAT* RESULTAT PROCHAINE DATE iiiiiiiiiiiiiiiiiii~~~~i!iiN O M B R E T O T A L VISITE: HEURE " [iiiiiiiiiiiiiiiiiiii~iiiiDi"E V I S I T E S 11 L_J *CODES RESULTAT: 1 ENTIEREMENT REMPLI 5 PARTIELLEMENT REMPLI 2 PAS A LA MAISON 6 INCAPACITE, MALADE, FOLLE 3 DIFFERE 7 AUTRE 4 REFUSE (PRECISER) CONTROLE TERRAIN CONTROLE BUREAU SAISI PAR SAISI PAR NOM DATE [--I 273 274 SECTION 1. CARACTERISTIOUES SOC[O-DEMOGRAPHIG4)ESOES EMQUETEES PAnEl N" OU~STIONS ET FILTRES COOES A 101 I EMitEG[STRER L'HELmE AN. . . . . . . . . . . . . I ~ NELîeES NII#JTE| I 102 Pe*J kblW141, ~ ri r B p o l i OU k~k kekly~t~ ~ o~J CAPI TALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 mmu ~ s~ fanul ~. GRANOEVILLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 KI k o t l otJ v i v p i t o n t e d . p i o~ f i t joiJk Ou r l v * k i J VILLE/BCUK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 d m ~ Lar14: Nlm k o e l t l ~ LI, + yon 9Tir) v i l , ~ y~l ri CNCPAGNE., v i L , Indeyb, o s l l ~ n I l l t r l n j e ? • EtæGEU ........................ • . 103 I Ka~Wen t ~ ou genyen depl ~~p v i v (M~~I~4~LIEU ACTUIEL~ RESIDENCE)? ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 104 I Ki k o t e o u t e v l v l l w i n ou v i n i s l t l a , Mln k l p l t i L Il+ TOUJOURS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VISITEUR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . CAPITALE ........................ 9~-- 96 I I ~10~ Nsn y ~ grln vJ(. ~ ~0~ t+ r i { . ~deyî~, (MIl~~~l GRANOEVILLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I iLltPli'lje? VlLLE/I~U( . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . CAMPAGNE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ETRANGER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] 4 S I +1~-*-~-~+ + ....................... ~1 NSP ROIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9~ ANNEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . [ ~ NSP ANNEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 - I::.::.: ,::.,..: ,%:: ::'::',:::.::,.+ AGE EN ANNEES REVOLUES. . . . . s108 NSP AGI[. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 I 107 Sl L'EIII~J£1EE NE Ci~I~[T PAS SOi ACE, OETERMIMERLE AU æYIîN DtJ CJ~LENORIERHISTQRIQU( AGE EN ANNEES REVOi.UES.,... I I f 108 SI LIENGUETEE A æ l N S OE 15 ANS OU PLUS DE 49 ANS, TERNINEZ L ' INTERVIE!J ET EFFECTUEZ LES CORRECTIONSAPPR(~~R]EES DANS LE CAJEST[OMNA[REMENAGE(AGE ET E L I G I B I L I I E ) ,- = lE"'*''*" . ,,- +*'--'" , i , . + Ou*''*'-- +--* I NON............................. 2' 1~ 1 1 3 ............................. 110 I Kt k o t e ou r i v e ~ Zlfi [ekbL i l : nan i l i ~ t i [ f l b l t i - J ALPHABETISATION. . . . . . . . . . . . . . . . . 1~11] zuy0n, I~n lekbt prllii, leg0ndè, o $ i r ~ n i n i v l l i t e ? I PRIMAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I SECONDAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SUPERIEURE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 4 / II1 ]...~~J KI ddmye k l l l / t l r 4 VERIF;ER 110 Ou f i n f 6 n~t?* ,,i~,. ~ 113 J Eske ou klOab Ll yon L i t o i î n o n yon Jourmt k l i k P I ~ l i r a i frit'aie l i f t I:~lob[iNIl~ I~atR~rl~ OIIf~O~ OU pe +=~c~:~~[u ' | I CLASSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . FACILEMENT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . AVEC DIFFICULIE . . . . . . . . . . . . . . . . . [] 1 E I J I k~~4IîD dltOU? pAS DU TOUT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 I 11~ I EIke ou kIFeb r i yon L i t o s l n ~ yon j o u ~ t k l e k r î I FACILEMENT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I rien Lira9 k r e y b t li~ pb~)L4m, malman, ollnon o~ i~I AVEC DIFFICULTE. . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I k l ~ b dltC4J? PAS OU TOUT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] «PAS OU TOUT" A , . I ,~115 l {1.113 ET Q , I I 3 A I+1+,++,+ o+, ++, AVEC OIFFICULIE EN FRANÇAIS OU EN CREOLE V I 116 I EIke o~1 e b i t y e r i yoq Jourwll osir'4~ yon I l t l V yon fwa I chlk s = pou p i p i t i 7 I °'NI~............................. ............................. Z'1 * Codel pour g.111 NI'~EAU ~LPKABETliATICe PRIRAIRE SECONDAIRE SUPERIEU~ 0 • " dll Imachevt O--d~l I n *ch. O m - d l l M1 I c h . I • 13"112*lEnfl/ 1"6" 1 = 1" a~~4e :LASSES TOUJOURS= 1 Enf2/CPl/l°an. 2"5" 2 • Z" w l n l e 2 • 11"lCP212«an. 3=4" 3 • 3° m v v t e 3 • lO°lCE1/3Oan. 4.3 o & w 6"a/i. g4J ÷ 4 = 9°/CE2/4~an, 5•2" 8 • NSP $ • 8"/Cîql/5°an. 6 • 7"/cH2/6°sn. iî = æ .P' thhi l°o 6 • NSP NSP 275 PASS£R N" I GUESTIOeS ET FILTRES I E®ES I A pttl? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 pi plti? NON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 METI¢3D]STE/ADVENT%STE/TENDIN DE J./PROTESTANT. . . . . . . . . . . . . . Z VAUOOUiSANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 I ~'-°~' I- ...................... I PAS DE RELIGION. . . . . . . . . . . . . . . . . AUTRE (PREC[SER) 4 5 L'ENQUETEE EST RES%OENTE I~2011 119 Kot,rffl i« ; Si r~len I~ze ~ k i k kekRy¢~ I ~ J k o t e CAPITALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 c~ I b ~ t y e w v te. ONAIIOE VILLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 VILLE/SOUK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S Elke ~ at)l[ye VtV ~ klp~tlL la, ~ y o n srar~ v~|~ nan CAMPAGNE ........................ yon tt vil OSl~ Indeyb? ETRANGER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S 120 KOunye i ~ m~en t i re111fl p o z l o u kSk k e k l y o n s o u k o t e EAU DU ROBINET OU l b i t * e v î v t æ . ROeINET DANS LE LOGEMENT/COUR. . . . . . . . . . . . . . 11 1122 Ki k o t e ~ k l rmn k l y L i j w e n n d l o pou t ~ 6 ? FONTAINE PUBLIQUE . . . . . . . . . . . . 12 EAU DE PUITS PUITS DANS LE çOGEMENT/COUR..21 «122 PUITS PUBLIC . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 EAU DE SURFACE SIXJECE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 RI•IERE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 MARE/LAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CANAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . EAU DE PLUIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41- VENDEUR O'EAU . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 CAMION CITERNE. . . . . . . . . . . . . . . . . 61 --L1Z2 EAU EN BOUTEILLE . . . . . . . . . . . . . . . 71 AUTRE 81 (PREC]SER) 121 K(x/)ytn tan yo~B¢un pr~ pou a i e c h i c h e d t o • e p l I t~Jnon t8kay LI? I MINUTES. . . . . . . . . . . . . . . . Lltl SUR PLACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 996 122 KJ k o t e woun n~n k l y Il fS bezuen yo? W.OE. W.C. PERSONNEL. . . . . . . . . . . . . . . 11 W.C. COLLECTIF . . . . . . . . . . . . . . . 12 kAFR$14ES AME¼&GEES PERSONNELLES. . . . . . . . . . . . . . . . . 21 COLLECTIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 LATRINES PLEIN A I R / S O U f R E S PERSONNELLES. . . . . . . . . . . . . . . . . 31 COLLECT IVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 PAS DE TOILETTES/NATURE/RAJE...61 AUTRE 51 (PREC%SER) kouran? ELECTRICITE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 radyo? RAOIO. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 teLevizyon? TELEVISIO~ . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 friji~? REFRIGERATEUE . . . . . . . . . . . . . . I 2 241 .,--n~,. k,~« I PECES.................... 125 E s k e ~ kapa~ e s p t i k e • e k k i = a t e r y o p l a n c h e k a y PLANCHER NATUREL il fëtT TERRE/SABLE/PIERRES. . . . . . . . . . 11 PLANCHES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 ?LANCflER ç | ~ | BOIS CIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 BETON/KAÇON~ERIE . . . . . . . . . . . . . 32 ~4OSAIOeE/CERAM[QUE . . . . . . . . . . . 33 AUTRE 61 (PREC%SER) yo~bek~? BICYCLETTE . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 yon ætosikLit? 1(08YLETTE/HOTOCYCLETTE . . . . . 1 2 yonmichin? VO%TURE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 y o n chMIL, yon i J l J E T CHEVAL/MULE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 3 276 SECTIGId 2. REPRQDUCT]OU pASSER N" I QU~ST'CMS ET F]LTRES I ~E, I ' ~o,i-,-,.-~~,.-- Eske o~ f è p i t | t dejl? i ~, .............................,~ RON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~206 zo21 ~E, v~ ~-p** ~ v_ -~~ v o ~p, ~ ,p i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I N~ ............................. 2 ~204 203 I Kcebe p l a î t glson OU fA k ~ v i v J v l k OU? FILS A LA NAISOU. . . . . . . . . . . I Epi koi~l:~ p i t { t f l ou fA kæp v i v I v l k ou? FILLES A LA 1 4 A [ ~ . . . . . . . . . SI ~ M ( E ) INSCRIRE :001 . 204 EIke ~J gen p t t l t ~lso~ ou f~ o$inon p J t l t f l ou f~ k| OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 v l v e n t ~ j o u • kl I ~ p vJv i v J k ou kounye a? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~206 205 Kon~t/~lnpitit Buono~ fR yo kl v l v a n m l n kl p i p v ~ v iv&k ou? FILS AILLEURS . . . . . . . . . . . . . . Epi konbe nan p i t l t f l ou fR yo ki v i v l n m ki ~ vlv FILLES AILLEURS . . . . . . . . . . . . evRk ou? SI NJCU~(E) INSCRIRE ~00 ~. 206 EIke ou gen p i t i t Oa$o~ ou f~ osînon p i t l t f i OU l e kî f a t tO~ v l v a ~ l m t l Ri I o u r l k6k t&n •prê? OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 SI MON, INSISTER: O~lml~ p i t i t gaso~ OU rê o s l r ~ ~ p J t i t NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ;208 fA OU f k pat reLe ost r~¢t t ~ y Sly Ai t e v ( v l n m e n kî v~n | ~~¢ît'~ æprè kek #dRain osirlon 4prE kèk ~ou? 207 Korebe rien p i t l t Rison ou f ê yo. ou konte ki mo, r l ? Epl konbe nan p i t f t r i ou f 6 yo. ou konte k l mour17 SI AUCUN(E) INSCRIRE IOO'. FAIRE LA SC~4i4E OES REPCI¢SES A 203, 205, ET 207~ ET TOTAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ]MSOR|RE LE TOTAL. SI AUCUN(E) INSCRIRE I O 0 ' . 209 VERIFIER 208: Mv~ln v i e sèten mlden byen konprann sa ou dî i : o~ te f~ p I t i t penda~ tout vî ou? E l k l i l lB ¢4J dJ? Oul~ NON INSISTER ET C(~~RIGER NECESSA]" Q, 2 0 1 - 2 0 ~ 5 S [ REv FUiS PASSER A O,210 v 210 Elke ¢~J konn i n l l n t k l k f~a epî ou fê foskou¢h, i v b t r ~ n QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 o81t~41 tie~ounhen f l t tou flourl? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 »212 Konbe fwa OU t e a i l s • n i • p i : 211 * OU fA =vbtman provoke? AVORTEMENT PROVOQUE. . . . . . . . I 1 J - ~J f6 f0skOuch? FAUSSE-COUCHE. . . . . . . . . . . . . . - ou f6 tlmoun tou mourl? MORT-NE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SI AUCUN(E) INSCRIRE * 0 0 ' , B21Z VERIF]ER 208: t~4E OU PLUSIEURS NAISSANCES v NAISSANCE Ç--I .2oJ 277 213 Kounye I , W Il rlr~ N|e Ivik ou Iou pitlt o~ r i yo, l i f t Il yo v l v m o l i n o n yo I I ~ r l , rv~o k b m n s e s k p r l l l y e pltlt o~ f 4 - a ? (lliC|(IE A 214 LE ~ DE TOUTES LES Mk(SSAMCES. INSCRIRE LES JtJ4£SUX ET TRIPLER SUR DES LIGNES SEPAREES) 214 215 I 216 217 218 219 220 221 222 SI V I V A I T : SI VIVANT: SI L'ENFANT A SI OECEOE(E): MOINS DE 1S ANS: RI j a n p r e s y e Li (IK~) (NON) Man k i Eske Ki L*j Eske (MOI4) [ î l a i t t t e genyœe pitit ou fl e fit, 6ekel s e yon e p i rmn k i (NON) 6p (ROM) t e ap v i v mvEk A i k l moun (NON) L i Li I ~ r f T reLe (dezylm Li f i t tt ri tw~e ( 1 ~ ) ¥Iv Renyen ~ y e ou? ip viv? pitit,.,.) p o u kont os Ir*~ fit touJ c~J? f ~ ri f e t e ! Li e e ( r , ~ ~ l y o n ci fit (i? SI "1ANW,[NS]STER: Li fit Emson? INSISTER: konbe m ~ (NCI¢) iltlfi887 k i d i t Lt f a t ? ]NSCRIRE SI 1 5 " : PASSER t e OImyen i l I l L ' A G I EN A LA NAISSANCE aouri? ANMEES SUIVA;4TE INSCRIRE EN JOURS REV~IUES SI MOINS O*UNNO]S, OU: Nen Ai EN MOIS $1 NOIIS lezoe tî fit? DE 2 ANS, ~J EN ANNEES* I PERE. . . . . . . . . . . 1 AGE EN OUI . . . . . . . 1 JOURS... 1 I 1 I (NOq) ANKEES (PASSER A qAIS.SUIV. )< NON. . . . . . . 2 AUTRE PARENT...2 ~JELQU~UN A U T . . 3 PASSER A NAIS- SANCE SUZVANTE) lOIS....Z ANNEES..3 OE PERE. . . . . . . . . . . I O; AGE EN OUI . . . . . . . 1 JOU41S...1 ANNEES (PASSER A ] AUTRE PARENT...E NAIS,SUIV. ) ( NOIE.., .Z (NCN) GUELQUtUN A U T . . ] NON. . . . . . . 2 PASSER A NAIS" ANNEES..~ SANCE SUIVANTE) PERE. . . . . . . . . . . 1 O: AGE EN OUI . . . . . . . 1] JOURS... 1 ANWEES (PASSER A AUTRE PARENT...2 ~lAI S.SUIV. ) ( PLOIE....2 TU) QUELOU'UN A U T . . 3 NON. . . . . . . 2 PASSER A NAIS" ANNEES. , 3 SANCE SUIVANTE) PERE. . . . . . . . . . . 1 AGE EN OUI . . . . . . . 1] JOJR S . . . 1 ANNEES (PASSER A AUTRE PARENT...2 Nk]S.SUIV.), loIS....2 r--- QUELOU*UN S U T . , 3 N~N . . . . . . . 2 PASSER A WA~E- ANWEES..3 SANCE SUIVANTE) PERE. . . . . . . . . . . 1 0 AGE EN OUI . . . . . . . 1- JOURS... 1 ANNEES (PASSER A AUTRE PARENT...2 IA[S.SUIV. )<" r40] S , , _ 2 QUEL G4Jq,Eq AUT, .3 NON. . . . . . . 2 PASSER A NAIS" ANNEES..3 SANCE SUIVANTE) PERE. . . . . . . . . . . 1 0 AGE EN OUI . . . . . . . 1 JC/JRS . . . 1 ANNEES (PASSER A AUTRE PARENT...2 IAIS.SUIV. ) , - MOIS....2 (D) QUELQU'UN A U T . . ] NO(¢. . . . . . . 2 PASSER A NA]S" ANNEES. ,3 SANCE SUIVANTE) PERE. . . . . . . . . . . 1 --m ] AGE EN ANNEES OUI . . . . . . . I (PASSER A AUTRE PARENT...2 JOU~S...T IAIS.SUIV. ) < W)[S....2 (a) OUELSULUN A U T . . 3 t~4 ....... ççA$SE~ A~4AtS- ~WEES..3 SANCE SUIVANTE) _L~ PERE. . . . . . . . . . . 1 ,j AGE EN OUI . . . . . . . 1 JOURS... 1 ANNEES (PASSER A AUTRE PARENT...2 ~AIS.SUIV.)( I~)l S . . . , 2 EU) (~JELOU'UN A U T . . ] NOM. . . . . . . 2 (PASSER A NAIS" ANNEES..3 SANCE SUIVANTE) 278 214 215 216 217 J 218 219 220 221 222 SI VIVANT: SI V[VANT: SI L'ENFANT A SI DEC4EDE(E): MOINS PE 15 /diS: ,6 (NGq) (Næ) Nan kl N i Eske Ki t a j Esko (NON) [ i La) I l t e 9 e ~ t n Ni j l n p r ~ N * FAt, kske se yon epl nan kl (N(lq) sp (NCm) t e æp v i v Ivek Ak k î a o u n (101) LA I l m~Jrl? p l t i t ou fA • L~ fSt Il ri L ~ (101) viv qNmy~ LA ou? ap v i v ? reLe (Cbzy4~lm ~ kont OSillon fit toujou? t| fete pItlt Il...?) LI osinon yc~ r i d~ny* f , * SI æl ANæ,INSISTES: Il f~t g~son? INSISTES: f a t ~lT Norme nue ( N ~ ) IrB$il? kl d i t I l f i t ? INSCI]RE SI 1S+: PANSES te Sl4nye~ Ai t f LIAGE EN A LA NAISSA&;EE mourl? ANGEE$ SUIVANTE INSCRIRE EN JOURS SEVGI*UES SI HOINA D*L4~ HOIS OU: NI~ ki EN NOIR RI NOINS sezon LA f a t ? DE 2 ANS. OU EN &NNEES* !23 C~ARER 20~ AVEC LE NOkiSSE DE NAISSANCES ENSEGISTSEES DANS LE TABLEAU CE'DESSUS ET NOTER: LES NONBSES I ~ LES NOMBRES Ç ~ S~NT LES NENES ~ SONT DIFFESENTS• • {VESlFIER ET CORRIGES) VER]F]ER: pOUR EHAG(JE NAISSANCE: LIANNEE DE NAISSANCE EST ENREGISTREE PGUR CHAOU~ ENFANT VIVANT: L'AGE ACTUEL EST ENREGISTRE P(XJR CHAQUE ENFANT DECEDE: L'AGE AU DECES EST ENREGISTRE POUR LIAGE AU DEEES 12 HO[S: VER]FIER POUR DETERRINES LE NOMBRE EXACT DE æ i S 22N Vl[RIFIES 217 ET INSCRIRE LE NONARE DE NAISSANCES DEPUIS JANV1ER 1989 I I S ' I L N'Y EN A PAS, INSCRIRE ' 0 ' . I I 279 PASSER Il" I QUESTIONS ET FILTRES C®ES I A I 0u[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 225 a Eske ou I ~ s e n t ko4Jrtye a? i NON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z7 I PAS~OJRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ~231 226 | Konbe ~ ou getlyen d~oi =J ansenT? VER]FIER 226: Si GRIXSESSE SI GRCGSES$E EGALE OU INFEE[EURE A 91qOLS f~ ~1 I ,230 SUPERIEURE A 9 MOIS OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I I 228 I Eske ou ~ "pî~isyon" i,~'"~~iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii'$~ ~,ss COeRIGES 225 EU *PAS SURE' PUIS PASSER A Q.Z3] 230 LA ou v i n ansent Jan, " #ske OU te v(e ~ e t r l t L t sa a - Aske ou t e v i e anset~t pi t e , osinon A CE NOHENT-LA. . . . . . . . . . . . . . . . . . PLUS TARD. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Z| I " Aske ou pat v i e pou ou te snsent? NE VOULAIT PAS. . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 / ~---.33 I Z31 Eske ou gen rAg/peryòd ou ko~nye a? i oel NO~i. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 I ~233 JA/~IS EU DE REGLES. . . . . . . . . . . . . ~--~ EN NENOPAUSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ I r2~ 232 Depî konbe jou vkg la k ~ n s e ? JOURS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . =27d* I 233 Depi kor~e t i n ou t e get~ règ ou pou dënye lu=? JOURS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 t l l SEI~INES . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 NOIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 EN MENOPAUSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . 99& AVANT LA DERNIERE ~AISSANCE...995 JAMAIS EU DE REGLES. . . . . . . . . . . 996 J¢~ I b t rêg L i , eske g i n yon L~ f f yo gen p r i s cha~s pou NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z~ yo tombe =n~ent Pale t b t ? NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ~301 I Z35 Ant p r ~ y e jou r6g i l I ~ r t t sou r i yo jo~k r i v e p r i e PENDANT SES REGLES. . . . . . . . . . . . . . 1 jeu Lbt r~g f a . kl t~ r i yo gen p r i s c h l n s pou yo tonbe JUSTE APRES LA FIN DE =nsent pa=e I b t ? SES REGLES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AU NILIEU DU CYCLE. . . . . . . . . . . . . . 3 JUSTE AVANT LE DEBUT DE SES REGLES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 AUTRE 5 (PRECXEER) SEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 280 S~CTIC(4 3 : CONTRACEPTION l | Kovnye 8. ~ t e renmen p i l e i ~ ou sou p l l n t n - TOUt i ~ o4Jnon e e t b d yon f l ~ l 8 k yon p i o n kapab s k v l p0~ y o tirer I I ~~vem ye f 6 p l t l t , os~no~ pou e v l t e I I ~ ~ k s . Ki m~eyen o 4 1 n o n k l m e t b d ~ k o n n t l m d e p e t e ? EN~EIICLEIII LE ~ ~ E 1 OMIS 302 F O ~ ~ N~THOOE N~MTJCIIII~| P ' l ,îil~ NAN]ERE ~~~~IRTA~EE. PUIS CCIITI/dJER LA COLQ~NE EH LIIk~4T LE klCM ET LA OESClIIPTtou DE CHAQUE 14ETItouE ISSU MENTtONNEE SP~IITANENENT. ENQERCLEA LE C~OE 2 S] LA N E T T E EST RECOI~NUE, ET LE ~ E 3 RI ~ RECQIRNUE, PQIS l ~ CHACIUE NETI~OE AYANT LE CCOE I OU 2 ENCERCLE DAlIR ~Oæ, POSER 303"306 AVANT OE PASSER A LA NETNOOE I;JIVANTE. 302 E i k e o u t l n d e p l l l e d 4 J 30:3 E s k e o u s e v l I k 30~ E s k l o u k o l ~ kl kotl ou (RTI4COE...) dejl2 J (14ET~E....) d4jl? ~ i r e p o u OU j k e n n (NETItouE . . . . . . . )? LIRE LA DESCRIPT]OM DE CHAQU~ ~THOOE. 01 PILULE (C,~ENN) FI yo k i p a b ~1/~PONTANE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . I QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 J 01[ p t ~ yon o r e n n chek j c ~ , OUI/OESCRI PT IOll . . . . . . . . . . . . . ......................... 2 ~ .ou ............... z .ou . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E I 02 OlU/STERILET ( F I L N 4 ~ ) Se d o k t 4 QUI/Pd~314TANE. . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUt . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 0~l o ~ i r ~ n m i s k i I ~ t e OU /DESCR PT oe ftLll~ennanlatris r i yo. i ~ ......................... 3~ NON. . . . . . . . . . . . . . . 2 KO~ ........................ 2 ! v O0]J INJECTIONS ( P I K I ) O o k t e , MIS CIJ 1/SFOI4TAME . . . . . . . . . . . . . . . . ~ OUI . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . b4y f t yo y041 p+ki pou yo p~ Oel/DESCRIPTIOII . . . . . . . . . . . . . Z I,~~ent pendan ptizyî~ n~a Nl)~~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3~ NON. . . . . . . . . . . . . . . 2 ~0~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 r IV , i 104 [14PLNRTSIN(XqPLA;~T {WEIO0 SENî(AM) I QUI/SF~NTANE. . . . . . . . . . . . . . . . O~ 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . 1 CUL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . + -~ Y« ~~,d~î ponyRt e~ch f+ y o po~ I yo w e t e s e n k RI b ~ t ~ pou yo ~4! .õ~.«,ES:RIP.o. ............. i ~~t p~~cLtn p L I z y E L i n e . ! - V 05 II~JS~E / C~EL EE/ COI4PNI I~E/D I APHRAGI~ OeI/~TAME ................ ~ OUI . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Ià~I(MoJS/JELEITARLET/OYAFRAG) FI y o OUl/DE]~,CRI Pi I ON. . . . . . . . . . . . . Z k ~ Ire rRn ~ti yo mous, M4~tQ. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ N~44. . . . . . . . . . . . . . . ~ N~ll ........................ 2 jlll, t~lRt os~no~ d y s f r e 9 ~ - v ~ e yo r i ~ a y . IV t i 06• ~ Ilte (1~I) kl~bt ~ G I S ~ yo k i ~ ysp f 6 bagmy OU]/,ç~ONTANE . . . . . . . . . . . . . . . . GUI/DESCR IPT ION . . . . . . . . . . . . . 1 + Eske ~J s ê v t ak yon klpbt ~ji? QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ........................ 2 OUI . . . . . . . . . . . . . . . I NON. . . . . . . . . . . . . . . Z 07J STER]LISATION Fn FEMININE (LIGATI yo k a f ~ b r i opermsyon Feu OUI/SP~TANE . . . . . . . . . . . . . . . . DU[/OESCRI PT [0~ . . . . . . . . . . . . . 1 2 E s k e OU t e f b opRIpU" syo~ pou ou p i gen E l k e ~+J k o n ~ k( k o t e y o n m u n R~peb fR oper8eyon pou t f YOl~ f6 pit~t I~~kb. [ b t p i t l t ~r.kb? p4 f ~ p J t l t ar~kb d i t o u ? OU| . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | OUI . . . . . . . . . . . . . . . 1 ' V ' NON. . . . . . . . . . . . . . . 2 MOU. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 , STERIL[SAT[(X~ MASCULINE OU)/$PONTANE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske ~ r i ou/me8ye ESke ou konnen k i k o t e y ~ (VAZEKIONI) OUI/DESCRZPTIC44 . . . . . . . . . . . . . 2 ou f # oper8syo~ pou i~ k q N b fR o p e r l l y O n pou IJ G~so¢I yo k~~xl~ fR operasyon pou ......................... 31 r~ou p~ f ~ p t t t t m~kb p t f k p t t t t ~ b dltou? y o p a f 6 p e t i t ~~~kb. ! d î te+J? OUI . . . . . . . . . . . . . . . NON. . . . . . . . . . . . . . . 1 2 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 O9• R(RITE Y T H ~ , C~TIMEMCE PERIQOLGUE TA~M) F ~ OUI/SP(~TANE . . . . . . . . . . . . . . . . y o I k 9aSO~ yo OUI/DESCRIPTIOU. . . . . . . . . . . . . 1 2 OUI . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske ou ka~~en k î k o t e yon i o u n k ~ jwenn + m f ~ s y ~ si Il ktR)Rb I V ( t e fA bil~Sy k~k Jou Noe . . . . . . . . . . . . . . . 2 vtq, S~Vl s k I t b d r a t e t l n n La? r~ H I , tE r i • g4m p l i s chans pou il w~sent. OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Noe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 V i i IO RETRAZT (VOYE OEYO) GaSO¢I yo OUI/SPGITANE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 iiiim lu iii L*ll:]lEI :iUlll]~HlillqKBEVdfl I ~ ~ IOI k ~ f& st~n~yon ~l yo ~ e t e OUi . . . . . . . . . . . . . . . 1 m~.md,l~,,~m]m,]m,,m~~.~~.wm~m~ OUI/DESCRI PT [Q~11. . . . . . . . . . . . . 2 kb y o I l v l l n y o v o y e . v L ~1 Eske ~J (aride p~ke i o u Lbt m - Oel/SFONrA~E . . . . . . . . . . . . . . . . I I Ili~lll~dh II 611tlilHr~illl~JH~l~lUUtHæ ~1~ t b d f l yo i k g~so~ y o kapab s # v i pou e r | t e guosEs. ~ i il ~ i INIII]Kt H OU, , +m Lin+ m ~ p m m m , w , .,,,~'~~ P,,,I,'Pm~'~ . . . . . . . . . . . . . . . (PRECISER) iii i ifllm ®, ............... ~ ++++..~.,+p~.....++,+,-~,+,,++---~ (PRECIS~R) MOU ............... 2 i AU MOINS UN ~ 1 u {A UTIL[,TÆ) Il ,'. PASSER A 308 281 PASSER '" I ~,,,=$ E, FIL,R. I COOES I A I pi i~lent dri ~i~ IvRe ou ~ r ~ l n t ? I I .o. ........................... ~ E]J-.3~~I ,o, ,, .. + ,, o.,= = R, .. ~ + i , I' «~.~m'l CORIII~R 505-505 (ET 302 SI NECE$SA;RE) || lll,~ll~llBllPaHilllPa[~lll,lll~lll+,ll+Jl,l~,,l~~~~ | m _ ~ | | "l~/l~U~«llll | Ko~Y~I a+ m ~ n t s r l r m l n r~Le a v + k o u l ~ p r U l y l f ~ ou l~~vl eR yOtl 1~41GI11yO/lin~'l ~ S~v1 l k yon æ t ~ l pOU C~J I R.R,O.+S ...........~1 Im't84~lt. Koelb~ p i t i t vivmn ou te genyen LA s i l ? SI AUCUkl, INSCRIRE '001 , 309 VER]FIER 225: PAS EMCE%NTE v ~ ENCEINTE [~ OU PAS SURE L353 310 I VERIFIER 303: 511 | I FEMI4E M(3(d STERILISEE K~e [~ v FEW4E STERIL]SEE l , ~ske OU fR k l c h b y o s î ~ OU I A v i lR Y ~ ~ t ~ I I r31~ I pou Ou Fa onsent? OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I I ............................. Z I ~331 ] 312 Ak kl ~ t ~ ~ sèvi? PILULE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01 | OIU/STERILET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 02 [ NaECTI(IqS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 IMPLANTS/N(]RPLANT. . . . . . . . . . . . . . 04 V,OJSSE/GELEE/COIPR I ME/O I APRR...05 C0(¢D(]4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 312A ENCERCLER ' 0 7 ' POUR LA STERILISATiO(¢ FEMIRINE STERILISAT[OId FENIN[NE . . . . . . . . . 07 ~ 3 2 5 I $TERIL]SATION MASCULINE. . . . . . . . 08 | CALEMDRI ER/RY t I~IEIOG I gO . . . . . . . . 09 TEMPERATURE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 NJCUS/BI LL ING . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 COiITINE#CE PERIOD./RETE TANN...12 RETRAIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 AUTRE 14 {~ECISER) •13 Eske ou s~vî ak yC~ LÒt metbd pandan uap sAvt i k I (IETHODE CITEE EN 312) pou ou pa ansent? OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 N(m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-~.315 I 316 Ak k i ( b t met/xl ou s l v i ? PILULE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01 0 tU/$TER( LET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07. I MJECTI (X~S. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 IMPLANTS/NORPLANT. . . . . . . . . . . . . . 04 M(3USSE/GELEE/COHPRJHE/O I APHR...05 COtADOM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 STERILISAT[ON MASCULINE. . . . . . . . 08 CALENDR1( R/RY TflNE/OG I MO. . . . . . . . 09 TE~ERATURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 NUCUS/BI LL IMG. . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 CONTINENCE PERICO./RETE TANN...12 RETRAIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 AUTRE 14 CPREC[SER) E316 Ri ~ y e n ki p ~ ~ t ou kaLkiLe j c u ou pe dNe are n4n kontek seksyAL? CALENDRIER/RYTNNE/OG%MO. . . . . . . . . TEMPERATURE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 318 MUCUS/RILLING . . . . . . . . . . . . . . . . . . . AUTRE 4 I ~PREçlSER) NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B 1 Il N'EST PAS UTILISATR[CE DE LA COMTIRENCE 317 PER[ODIQUE/RETE TANH: C~RIGER 314, 313, 312 ET 311 S] HECESSA]RE ET SU[VRE LES INSTRU¢TIO~IS DE PASSAGE 282 PASSER MI QUESTIONS ET FILTRES C~ES A 318 VER,F,E, 31E ET 314 RE~AT[OI4 DES ACGEMTSGE PLANZF] CATION FAN[L SALE. . . . . . . 01 UTILISE [?M ETk~] UNE OE MET--EsUTIL'SE OEUX ~ RECOHI~AT ] UN D 'ANIS/PARENTS..02 EFFETS SECONOA]RES D'AUTRES r i METNONES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 v v COWq(~E. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Or. P O ~ J l i C4J p I t o l t v l I k Pou~{sl ou p l t o sAvi l k ACCESS]BI L [ TE/D ] SPOII]$1L ]TE....OS MON DE LA METY~DE D@NNEE (NCNGE$ METN~ES OGIdMEES COUT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 EN 312) pese ou skvl I k EN 312 ET 314) pGse ou DES[R DmUNE METHOOE y~n LbE l t b d pLanln? skvi i L yon Lbt m t ~ d PERMANENTE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07 pt~inT MASI/PAR TE~Jq RE PREFERE. . . . . . . . 08 DES]R O°UNE METMEOE PE.US EFFICACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 09 AUTRE 10 (PREC]SER) NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 VERIFIER 312 ET 31A: UTILISE LA UTILISE UNE PILULE /dJTRE N E T T E ~OEBNE F--] z325 UTILISE SEULEMENT UNE METHCOE TRAD[T]ONNELLE [--7 L330 320 Premye fwa ou k ~ e s l v l I k grenn pLanîn Lin kske ou I Quz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 te aLe k ~ s i ~ t e yc~ doktA mlirm~ yon mis? 321 Odmye f ~ ou a(e ¢ h ~ h o g r ~ pL~in, Bske ou konsîLte I B(}M. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ious . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1 yon doktB osinon yon OelS? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 322 Eske ou kapab bera wîJ I~et (Pake) g r ~ l n pLanîn ~ p sBvi I M%NIGYNOM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01~.~ k~a~ye a? LOFEMENAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 02 MICROGYNO~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 OVRETTE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 04 326 AUTRE 05 (PREC[SER) I BOITE NON WSNTREE. . . . . . . . . . . . . . 96 2lE** kouhye &? J*°r*rnLnnvî I'M 0' ......................O I LOFEMENAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MJCROGYNON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OVRETTE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 02 03 04 AUTRE 05 (PREC%EER) NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 324 Kor/oe kbb ou achte yo~ b~mt (pãke) grenn pianin? PRIX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NQTER LE PRIX/CYCLE (EN GCURDES) GRATUIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 996 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 998 SECTEUR MEDICAL RUELLE 325 VEE[FIER 312: floeITAL D~ETAT. . . . . . . . . . . . . . 11 CENTRE DE SANTE {CAL/EGL)...12 ELLE/IL ~ UTILISE UNE E~ D%SPENSA[EE. . . . . . . . . . . . . . . . . lE EST STERILISE(E) AUTRE METEONE CLINIQUE OE PF. . . . . . . . . . . . . . 14 SECTEUR I~ED[OAL PRIVE HOPITAL/CLIN%QUE. . . . . . . . . . . . 21 I I CENTRE DE 5ANTE (CAL/C$L)...22 ¥ V DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Si kote ou te [ î kote oe j ~ m n CLINIGGJE DE PF. . . . . . . . . . . . . . 24 r i |JBBtl a? (METHOeE) sa a? CABINET MEDECIM PRIVE . . . . . . . 25 PHARHACJE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 SECTEUR ~DICAL MIXTE HOe%TAL MIXTE. . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE DE EANTE (CAL/CSL)...32 (M(]4 DE UENOROIT) DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 34 PHARMACIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . ]5 NO~ [N~TITUT]ONNEL MED%CAL CLIN](~JE HOB[LE. . . . . . . . . . . . . 61----i AGENT DE SANTE/PRONOTEUR....4E~328 EAGE-FEHME/METROllE AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . . . . 4 AUTRE PRIVE MON HEOlCAL | BOUTIQU(/~IARCHE. . . . . . . . . . . . . 61 I MARCHAND AMBULANT. . . . . . . . . . . 62 C(~GNA]SSANCE/PARENT(E)S.....!~328 AUTRE 96 NBP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 283 PASSER N° QLIESTIC~S ET FILTRES I i cœ. I A æ 326 Ronpe tan ou pr~ Ri m =oti takay ou pou ou r i v e kote I 327 m Eske i l RI lîO|MS DE 2 HEI,IItES, INSCRIRE LA REF~4+PAEEN MINUTER. AUTRENEMT+ INSCRIRE EN HEURES. SI I JClJ~ OU+ • 24 NEORES flsît o$inon t| pe f a s i i pou o~ r i v e k o t e se a? I I HEURES . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . FkC]LE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 9998 1 I I DIFFICILE ....................... 2 328 m VERIFIER 312: I m ELLE/IL ~ EST S T E R I L I S E ( E ) L I ~ U T I L I S E UNE AUTRE NETHC~E I ~330 v ~ 3291 _ ki leMa e p i n ~ n k l t~ ~ t e f ê Llgitl a? 330 I | D e p i kor¢~e n ~ e ~ i p s & v i ¢ k (METHODE) s a n o u p e r . t e 7 MOIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 331 I | S i MOINS DE 1 140lSs INSCRIRE » 0 0 ' . E,k..t~l .ap sNvi ko~ye • te ha ou ~*obL.? | 8 ANS OU PLUS . . . . . . . . . . . . . . . . . . oel ............................. Iii 96 1 | I I NON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~338 CONNAISSANCE/PARENTE. . . . . . . . . . . . 2 CONJOINT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 ]]8 PERSONNE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 33] Man | o u k a p v l n i y o , ~sKe o u g e n I î d e p o u o u s E v i e k : (XII . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 r]]5 yonœetbd p L a n i n p o u o u p o f S p l t i t youn SO~ Lbt [ .ON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 m ~Inon ~ ou ~ ~ t ? NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ~]39 334 Ki rezon ou mete devin kJ f ~ o u p e g e n L i d e s # v i ak yon VEUT DES ENFANTS. . . . . . . . . . . . . . . 01-- wetbd pLanln? MANG@E D'[NFORMAT[O(¢. . . . . . . . . . . 02 PARTENAIRE DESAPPROUVE . . . . . . . . . 03 CQUT FRQP ELEVE . . . . . . . . . . . . . . . . 04 EFFETS SECOt4DA]RES . . . . . . . . . . . . . 05 PROBLEMES DE SANTE . . . . . . . . . . . . . 06 DIFFICZLE A OBTENIR . . . . . . . . . . . . O• RELIGION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 08 OPPOSEEA LA P L A N I F . F A M I L I A L E . 0 9 t339 FATALISTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~0 AUTRES PERSONNES DESAPPROUî/ENT.11 RAPPORTS SEX. PEU F N E Q U E N F S . . . . 1 2 DIFFICULTE A TOMBER E N C E I N T E . . . 1 3 MENOPAUSE/R EU H ~ S T E R E C T O N I E . . . 1 4 PAS C ~ E .................... 15 NON NARIEE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 AUTRE 17 (PRECISER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 335 | Eske ou gen Ride s&vi Ik yonmt~d pLanin r~ndouz ~a | QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 | k ~ v l n i La VO? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 2 RSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 I 336 JOU u i p g e n p o u o u s E v i aN y o n ~ e t Ò d ptanin, aN k i ætbd PILULE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01 ~~zp p i t o s ê v î ? DIU/STERILET ................... OZ INJECTIO¢~S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . O~ INPLANT$/XORPLANT. . . . . . . . . . . . . . 04 MOIJSSE/GELEE/CCMPRIME/DIAPHR...05 CoHoOM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 S T E R I L I S A T I O ~ FEMININE . . . . . . . . . OF S T E R I L I S A T ] O R NASCULINE . . . . . . . . 08 CALENDRIER/RYTHME/OGIMO. . . . . . . . 09 TEMPERATURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J ~ W~C~S/BILçING. . . . . . . . . . . . . . . . . . ~1 CONTINENCE PERIODIGUE . . . . . . . . . . 12 339 RETRAIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 AUTRE 14 PAS SURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 11 284 PASSES N* QUESTIONS ET FILTRES CODES A 337 K| k o t t o u k l p e b Jv,e n n (HETk~OE CITEE A ] 3 6 ) T SECTEUR NEOICAL PUBLIC HOPlTAL D'ETAT . . . . . . . . . . . . . . 11- CENTRE DE SJLqTE ( C A L / G E L ) . . . 1 2 DISPENSAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . 13 CLINJGUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECTELNt ~OIC#.L PIIIVS H~PI TAL/CL IN [ ~ . . . . . . . . . . . . 21 CEIITRE DE SANTE ( C A L / G E L ) . . , 2 2 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 CLIN[QUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24, ~.341 CAJIINET HEOECIN PRIVE . . . . . . . 25 (MON GE UEMOROIT) PKARNLACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E6 SECTEUIt NJEO[CAL MIXTE Roel TAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE GE BANTE ( C A L / G E L ) . . . 3 2 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 34 pHAJINAC] E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ]5 NON INSTITUTIONNEL NIEDICAL CL ] N IGGJE HOe [ LE . . . . . . . . . . . . . AI~ AGENT DE SANTE/PROMOTEUR. ,*.GE SAGE- FEMME/14ATROeE AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . . . . A3 343 TRADI T ] ONNEL PRIVE SAGE- FEMME/MATRONE SANS BOITE . . . . . . . . . . . . . . . 51 GUERI SSEURIMEDECI N - FEU [ LLE / OUGAN/k~U4BO. . . . . . . . . . . . . . 5 AUTRE PRIVE NON ~JED[CJ~L NOeT1QUE/MARCNE. . . . . . . . . . . . . 61---~341 MARCHAND A/4BULAMT. . . . . . . . . . . G;,2"--I CONMA/ SSANCE/PARENT ( E ) E • • • • , 6 3 AUTRE 96 (PREC[SER) 343 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3M 1 VER[FIER 312 ET 31G: U T I L I S E CALENORIER/TE~ERATURE/ N~CU$, LA CONTINENCE P E R I O D ] ~ E , LE RETRAIT, OU LINE AUTRE NETHOOE IRADITIONNELLE v r~ ç UTILISE UNE METH~E M(IOERNE ~ iI I L343 339 EIklou ko~nen y o n k o t e yonmoun kspeb jwerlnyor~metbd pLmnin? (Xll . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 :343 SECTEUR M,EDICAL F~)NLlC 340 K~ k o t e ? NOPI TAL DmETAT. . . . . . . . . . . . . . 11 CENTRE GE EANTE ( C A L / C S L ) . . . T E D l SPENSA[RE . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECTEUR MEOICAL PRIVE HOPI TAL/CL IN %gtdE. . . . . . . . . . . . 21 CENTRE DE SABTE ( C A L / C E E ) , . . 2 2 DISPENSAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . 23 CLINIGUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 26 CABINET MEDEClN PRIVE . . . . . . . 25 PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 SECTEUR NEOICAL MIXTE HOP[ TAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . 31 (MGqGE L'ENDROIT) CENTRE DE SANTE ( C A L / C O L ) . , . 3 2 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLINI~GJE DE PF . . . . . . . . . . . . . . ~4 PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 NON INSTITUTIONNEL MEO[CAE CL INZBOE MCBI LE . . . . . . . . . . . . . 41- AGENT DE $ANTE/PRONOTEUR....42 SAGE- FEîqGE/AIATRONE AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . . . . /,3 ~343 TRADITIONNEL PRIVE SAGE- FEHNE/MATRONE SANS BOITE . . . . . . . . . . . . . . . 51 GUERl ESEUR/NEOECI N- FEUILLE/ OUGAN/NN4BO. . . . . . . . . . . . . . 52 AUTRE PRIVE NON ~ D I C A L BOUT113JE/MARCHE. . . . . . . . . . . . . 61 MARCHAND ~ L A M T . . . . . . . . . . . 62 C ~ N A J SSANCE/PABENT ( E ) S . . . . . t 3 I AUTRE 71 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . » 9 343 AUTI~ST, INSCRIRE ES HEURES. S ! 1 JOUR OU~ • 2/* HEURES NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9998 342 i Eske tE f u i t oSi~ r i pe F I s i t pou o u r i v e k o t e I l a? | FACILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I I DXFF]CILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I 285 T2 PASSER N• gUESTIOeS ET FILTRES CODES A 343 XII~M ki sot [Oeil I« imke ou te tlnde Bi|non 0~ te ri OUI N~q y~msmj sou pLIn|n r~n: r~yo? RADIO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 Tetewzyon? TELEV[$I(~ ............... 1 2 joun*l~ JQURIdAUX. . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 I~nkat? AFFICHES . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 LegIiz~ A L : E G L ] RE . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 tek~L? A L :ECOLE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 ]44 E s k e moun dwe mks4~pte o a l n o n pa ikselPEe p m i y o b o y e n f b - ACCEPTABLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I imyon sou pLInin, n~l rmdyo oslrmn ~ tlLevllyon? PAS ACCEPTABLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 I ~i .--.*,~o,-...-.~,.-'.'--~_«_~«~.-~ ~~«o i ~, ............................. i 346 Xt k o t e ou ~ t i s i p e m m seyIms sa a? SECTEUR MEDICAL PUBLIC I~OPITAL D ' E T A T . . . . . . . . . . . . . . 11 CENTRE DE SAMTE ( C A L / C R L ) . . , I Z DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 1~ CLINIQUE OE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECTEUR MEDICAL PRIVE HQP[TAL/CL[N]qUE ............ Zl CENTRE OE SANTE ( C A L / C S L ) . . . E Z DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 CLINIGKJE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24 SECTEUR NEDIŒEAL MIXTE (k~l DE L ' E N D R O I T ) HOeITAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE DE ;TANTE ( C A L / C S L ) . . . 3 2 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . ]3 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . NON I N S T I T U T I O N N E L MEDICAL CLINIOUE ~ ] L E ............. 41 POSTE DE RASSEMBLEMENT/ DOMICILE DE L'AGENT DE EANTE/PRONOTEUQ. . . . . . . 42 AUTRE 96 (PBECISER) NEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 34T Kî)k r i p e n s e E t M ' ~ p b a y ElmOun t e t e , s a j w e y o n u b t s o u I PLUS DE CHANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ch~ pou tonbe ~enE, PO*J ~ ife~~, I~ y o n ~ I MOINE DE CHANCES . . . . . . . . . . . . . . . ap b a y p l t i t r i t e t e , e s k e Lî 2 gen plis chens, m c h l n B t o s i r ~ f l s a p a gcm o k e n n e n - p b t e n s pou I l tord~= e n s e n t T AUCUNE D[FEERE#CE . . . . . . . . . . . . . . . 3 ÇA DEPENB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 NEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ~W*9 i Eske y~ I ~ OU E I l O b o y p l t i t ou tete, se te pou evite GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l OU EOnbe a n s ~ t ? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~401 I ! 350 | E s k e k o u n y e a W*llp b o y y o n t h n o u n t e t e pou pa to¢lbe I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I IlINI IwIt ? I I HD~I. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 13 286 SECTI~N/,~k. 8~O~AIEIHM[ET ALLA[TEREMT IMICJtlRE LE liO4, LE M* DE L[~liE ET L*ETAT DE ItMV[E D~ C ~ 1~4lSSAîlCJ[ DEPUIS JAMVIEE lç(l~ D U I LE TAS(EAU, ~R LES 9LI[STIOIIS A P ~ ~ T~TES CES ikEl$/JUEoES* CI~4~ENCEII PAR 1.14OEENIER[ ~ I S ~ ~ . ( E I | L Y A llLtq~ N TI~~IS IIAJIIAMC~|. ÙTILJGEZ UN ~IE|TJ~WIAIRE EIîPPLEæMTAJRE). KOUf~îe I , ~en tl rer~ poll o u k&k k e l l s y ~ sou sante thl~ o~ te fb l~dan s*mk (Inl ki lot ~~ilSl I l Yo? "P P "I ¥O111 SECTION 2: N" DE L]C4~E I GE LA G. EI&: IIIIIWI I(QN DERNIERE M A I E ~ N(X4 IIVNET"DEEUIERE RAIES. ~ A V " --AV~T" ~ ~ I E ~ _ _ _ _ M[I E 1I_.. 1 GELOe Q. 214 ET O. 218 v,.,ç ,,0,,,0 ri,.,, ç oE~*Eç~ ~,v,,, ç *ECE. v m v v l m m l v V / V ~ LkOUVlnlnl~t (llO~), E l k e ~ A OE NGNENT-LA...* . . . . . . . 1 A CE N~ÆIIT'LA . . . . . . . . . . . 1 A CE N~ÆNT-LA. . . . . . . . . . . 1 te vIellrl~t Il la I, Elkeou (PASGEE A &0S)~ (PASSER A 4 ~ ) < (PASSER A II0~)< ] t e v i e t l n n p ~ t l olir~on ou p l i vIellenp+tlt enkbT PLUS TARD. . . . . . . . . . . . . . . . ~ PLUS tARD . . . . . . . . . . . . . . . . 2 PLUS T A R D . . . . , . . . . . . . . . . . f ~ VO~LAI1 pi.US. . . . . . . . . . ] ME V~JLAIT PLUS. . . . . . . . . . ~1 I ~ ~~J~.AII PLU| . . . . . . . . . . (PASGER A &OS)'( (PASSER A 405)'( / (PASGEi & &i)~)'( / /*04 KOnbe t i n OU t e v i l tic'm? [ ~ [ ' ~ ~mS .............. I III lOis .............. 1 [ ~ I MOIS . . . . . . . . . . . . . . 1 ANNEES. . . . . . . . . . . . 2 ~ ANMEES. . . . . . . . . . . . E ~ &NNEES. . . . . . . . . . . . MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99~B MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 998 IIEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40S LE ou t e a m ~ n t (MG4), &ske ou FflOPESSIOI~VEL 0E ~ T E )ROFESSI~IIEL DE SAî4TE ~IOFESSICIIGEL GE ~ T E te M4 y ~ ~ I~ ri kor~i(te NEOECIM. . . . . . . . . . . . . . . . . Il NEDECIM. . . . . . . . . . . . . . . . . A [4EDEC[M. . . . . . . . . . . . . . . . . A ou pou iMoeîm sa s? [NFIIIHIEII(E) . . . . . . . . . . . . Il IMF IRM[ER{E) . . . . . . . . . . . . III | IMF[~IERIE) ............ AUXILIAIRE . . . . . . . . . . . . . . C AUXILIAIRE . . . . . . . . . . . . . . C AUXILIAIRE . . . . . . . . . . . . . . C ki014 I N S T I T U T . î4F,DICAL INSTIlUT. NEDI CAL INSTITUT, MEDI CAL AGEI~T DE ~î~drE . . . . . . . . . . D AC4EMTO f S~å4TE. . . . . . . . . . D AGENT DE ~JWVE. . . . . . . . . . D SAGE- FE~E/KATR~E SAGE"F E ~ / ~ T I I O e E EAGE- FENI~/kATROVE AVEC BOIIE . . . . . . . . . . . . E AVEC iOITE . . . . . . . . . . . . E AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . E T~ADI TIONN[L PRIVE rltAD/T IONMEL PRIVE rliAD I T I CEIMEL PEIVE SI CUl: KI ImEn ou t e wi? SAGE- FENNE/NATIIONE SAGE- FENNE/NATR~E SAGE- FEî4~E/14ATIK)W~[ L b t mo~h? $A[¢S BOITE . . . . . . . . . . . . F SAMS BOITE . . . . . . . . . . . . F SAliS IIOI TE . . . . . . . . . . . . F GUEIII SSEU~/N~DECIII * GUER1SSEUR/M~DECI M" GUER ZSGELI~ IilIEOE C [ M+ FEUI LL[/OUGAM/MN4~Q* * .Iå FEUI LLE/QUGAMiNAM~O...G F EU I L L E 101JGN4/14~4~O. , . 0 ENCERCLEII TOUTES AUTRE ~TRE N ~JTRE N LES PEIISGIENEE~ E . {PRECIGER) (PEEC] GER) (~GEC[GER) PERDRE .................. I PERSONNE. . . . . . . . . . . . . . . . . . ] ~R~NE .................. I (PASSER A "~~)< (P~ISSEæ 4 4 ~ ) < [Ikl yo te be ou yon kat I~ I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 0UI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I IINOSSA se s? I ~ ...................... 2 Moe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~ ...................... E MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 + ,Eme- -ou- ,t e. . v k+o mol t t e ~ . ~ I~Q II I? st* 1 - MOIS . . . . . . . . . . . . . . . m MOIS . . . . . . . . . . . . . . . M lOIS ............... FTI ML°. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 14SP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . " MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . " + KOI1DI+ , + t . . ' , kol~l' LtR ~ [ ~ [--~ pou 8~osEs I i i l ? MIRE, DE VISITES*.. MBRE. DE V I S I T E S . . . MliRE. Dl[ VISITES... MIP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 UEP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9(I 141~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 A09 LA c~ t e IIr441nt (K4~'4) Eskll !+0 tebe ouy~plkl r~n brm pP~ QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 tlb,M~ • p l l trl~o41 t l t l l r + O S , kl VIl dl oeIKll II~ r E d L i ? MOU. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . +i~ NON . . . . . . . . • ............ 21 MGIi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 (PASSER A /+11)< "'1 (PASSEE A /+11)< 8J (PASSER A +11)( IISP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~J NSp. . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . &lO Konbe f~41 ou t . p r l m ç i k i .. --RE ................ ~ NOMBRE ................ [~ --RE ................ ~'~ IIP~o . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' MAIS~ MAl S ~ 4 /+11 KI k o t e ou t e llk~U~he (MCI4) pROPRE MA[ SCIE. . . . . . . . . . 01 PIIOeGE MAI SON . . . . . . . . . . 01 ~TRE ~l~ ........... 02 AUTRE ~JLI SQll . . . . . . . . . . . 02 AUTRE MA I SOI~ . . . . . . . . . . . 02 ~ C T E ~ ~ D J ~ L PUBLIC SECTEUR MEDI~AL PUELIC SECTEUR NEO[CAL M L ] C ~ J T Æ D+EYAT. . . . . . . . . II ~ J T A L D'ETAT . . . . . . . . . 11 N ( ~ I TAL D *ETA)". . . . . . . . . Il CENTRE SAMTE (CAL/CSL).IE CENTRE SAMTE (CAL/¢SL).12 CENTRE SAMT[ (CAL/CSL).12 O[~EMSAIRE . . . . . . . . . . . . 15 DI SPEMSAIGE. . . . . . . . . . . . 13 D [ $PENSk;,]RE. . . . . . . . . . . . 13 MtERM]IE .............. 15 ~TERN[TE . . . . . . . . . . . . . . 15 MATEIIN]TE . . . . . . . . . . . . . . 15 IECTEUm ItEOI£AL PRIVE SECTEUR HEDICAL PRIVE GECTE~ MEO[CAL PI(IV1[ MGPI TAL/CL [ M[QUE. . . . . . . 21 ~ITAL/CL]NI~ . . . . . . . 21 K(]PI TAL/CL I II ]IIUE . . . . . . . 21 CENTRE SN4TE (CAL/CSL).22 CEillli[ ~MTE (CAL/C$L).22 CENTRE SAMTE (CAL/CSL).22 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . 23 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . 23 0 [ SPEMSAIfie . . . . . . . . . . . . ~TEII#I TE . . . . . . . . . . . . . . Z7 ~TERM[TE . . . . . . . . . . . . . . E7 ~TEIIIII TE . . . . . . . . . . . . . . 27 I~CT£Lm N(0[CAL MIXTE SECTEUR ~ 0 1 ~ L MIliTE SECIEUR NF.OICAL MIXTE ~ [ T A L IIIXTE . . . . . . . . . . 31 ~ I T A L N[XTE . . . . . . . . . . ]1 ~ [ T A L MIXTE . . . . . . . . . . ]1 CENTIIE SAM1[ (CAL/CEL).32 CENTRE SANTE (CALICE(.).32 CEIIIEE SAMTE ( ~ / C ~ ) . 3 2 0 [SPEMSAIRE . . . . . . . . . . . . :13 DZSPENSA]IIE. . . . . . . . . . . . $3 DI~MSA[IIE ............ 33 ILETEIINI TE. . . . . . . . . . . . . . ~6 MATERHITE. . . . . . . . . . . . . . 36 ~TEEN ZTE . . . . . . . . . . . . . . AUTIIE 96 ~UTRE AUTRE çG (PRECISER) (PIIECI GER) ( PItECI fd[ll ) 14 287 DERM]EIE MAISSAMC,E AVAMT'DERIt [ERE ~ [ S S . AV. AVAMT-OFJtilEnE S A I S S . I MON MOq MS4 SlZ KI ~ kl te ek~he ou I l PiOFESSI(~41tEL OE SANTI~ PlIOFESSIO~GEL DE SANTE PROFESAIONM~L ~ INITE (l~M) tlp fit? NEDECI lE. . . . . . . . . . . . . . . . . A N£DECllt . . . . . . . . . . . . . . . . . A 14EOECIN. . . . . . . . . . . . . . . . . A IItFIRMIER(E) . . . . . . . . . . . . I IltF IRMIER(E) . . . . . . . . . . . . I IIIF,RMIER(E, . . . . . . . . . . . . S [| Lbt m~nlr+kb? A~J~(ILI A IRE . . . . . . . . . . . . . . ¢ AUXILIALRE . . . . . . . . . . . . . . C AUXILIAIRE . . . . . . . . . . . . . . C NGll INSTITUT. N~D[CJU. INSTITUT. NESI CAL lIX]( ]MST(TUT. NF.DIrAI. AC~ItT OS SAMTE. . . . . . . . . . S AGEIIT DE ~AIITE . . . . . . . . . . D AGENT DE SANTE. . . . . . . . . . D SAGE- EEI41~~/14ATBOISE SAGE" FEMME/KATRGNE SAGE- FEII4E/NATRCmE AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . E AVEC BO[TE . . . . . . . . . . . . E AVEC ~ I T E . . . . . . . . . . . . E TRAD[ T I~I~MEL PRIWE TRADI T l C4411EL PRIVE rRADI TIORMEL P I I I ~ SAGE" FEl~lt~/Iq~+TR~4~~[ SAGE- EEI4N~/MATIIOIIE SANS SOITE . . . . . . . . . . . . F SAItS BOITE . . . . . . . . . . . . F SANS I O [ T E . . . . . . . . . . . . F IItSISTER U LS GESAS AUTRE PSIVE NON IîlF+D[P.AL AUTRE PRIVE 14<]1114EO]CAL æTIIE P ~ I V E NG~ MEP[CAL I ~ PERSi~INE ET EItCSRCLER COIIMAI SSAMCE/PAIIEIt TS +• . .S CONMAI SSAMCE/PAREItT S . . . . G CCIilIA [ SSAMOE/pA&ElET S * * * .G T~UTSS LES PERICilIIES CITESS. AUTRE N AUTRE H WTAE N (PRECIGER) (PRECISER) (PRECIGEI) PEIBOIIItE . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] PER~NE .................. I )Rit IKI~NE . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 413 | Elke (1(~14) t e f i t e~ ~If m~ A TERME. . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 A TERMI~. . . . . . . . . . . . . . . . . . I A TESIS~. . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 vLI di ~ ~t Li te I flt La+ ~ i r ~ n il fit a n v l m tE P#E~TUREWENT . . . . . . . . . . . . 2 PREKATUREMEItT. . . . . . . . . . . . 2 PRENATU~ENENT. . . . . . . . . . . . 2 vie dt tt~~ bo~47 It~~• . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP 8 8 , . . . E _ . + Ou . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . O u ...................... +( ...................... I , . p c,,? I a ...................... 2 n ,,~ ...................... 2 ,,ira . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 l'q3il? TRES GROS. . . . . . . . . . . . . . . . 1 TRES GROS. . . . . . . . . . . . . . . . , TRES GROS. . . . . . . . . . . . . . . . 1 4,5 LE (Il(IN) f i t , I s k ~ ri t e MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 p i giN) p e l l e t l l ~ n~~al? PLUS GROS PLUS G~O50UE PLUS G~tOS LA MOTENNE. . . . . . . . . . . . . . 2 LA MOYENNE. . . . . . . . . . . . . . 2 EA æYEltllE . . . . . . . . . . . . . . 2 pl ti0b g ~ o , p 4 tï~) p i E 1 ? æYElt .................... ~ NOYEN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 MOYEN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 p i p i t J p l i e ti~toun n b ~ l ? PLUS PETIT QUE PLUS PETIT OU~ PLUS PETIT LA MOYENItE. . . . . . . . . . . . . . /+ LA MOYENNE. . . . . . . . . . . . . . 4 LA MOYEItliE . . . . . . . . . . . . . . 4 plgl inptL? TRES PETIT . . . . . . . . . . . . . . . 5 TRES PETIT . . . . . . . . . . . . . . . $ TRES PETIT . . . . . . . . . . . . . . . 5 It,3P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 It,3P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S IKMcO~E: 4,6 E e k e yO t e pl'e~ ~Z (MQM) 14) QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 LI f i t ? . . . . . . . .(PASSER . . . . . . . . . . . .A. . /,111) < ' ~2] OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .c~' ~tJI ~ .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ~' 2 (PASSER A 418) < ~ (PASrdEs A 418) 417 ri t e peze? KILOS.....2 ~ . r Ç ~ LIVRES....1 ~ ~ LIVRES....1 ~ . ~ 11& I , v r . - St+ onces LIVRES..+., I~~.1--~ KILOS.....2 ~ . ~ ItlLOS.....2 ~ Ç--T~-~ SI IISP " a ~ . ¢ l l « ~, ç ~ Il if# "Stras" • 995 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . 99<)98 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . 99~1ç)8 I ItSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9ç991~ 418 | Mou v i e p i r e s o u m k ~ h a t ~ OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' I ( I K I I ) . SO~ y o n m m ~Im~ e p r e o u fin ak~ht {0) « s k e o ~ il llOd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z tl<3t . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~ ...................... 2 oLe km* d o k t î ) pou i a n t e 1=4 Ipri mk~hmn se s? +.,P E.k* ,+~ ou t..+,+.î .p,+. (MS.) m( ..................... h l .............................................................. +"~"I~~ ''"m"'~"' SiT)ET { P A S S a i t A ~+~, ).( l++Ft, N,] Nth, ~.++md+iili++P+(F,i++tmLdt+h ~i 420 I Eske ou te ~ cil ou Irez + (PASSER A 422 ...................... ~ ~jl!~[l,lFh++'t;ph Il < Si +igM[g+l[ ++" m'immm"mmm'++m'm'mm'im'mmm"~]~:"++~lJH m l l ~ , l~Jlm,m;jm + mJllql~iil+ilm mEH .+mldhflhdltmHtil+}tilILtili~ill++iP++llq m+ti++Jt+i+ltt out ..................... ll~lltm~i I~HI ...................................... I mi ....~ ..................... + I I + (14014) f i t i l e p l L+ ou ,,,m',,++ ,p «h .~, ,, +" , flllHilfl+tll~tq Hm,+,m~mmmmmm, ,;,,+iFdiHm++m;+HEll]Uh;+ptE,h+hlg14011. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2] I y J r l l l r l l e n [ lil~~)T HUflq t+]N l+tll+l+i"++»,+,~,tEEdlLLll+~pl;~id+"+fld~Etid+Hp~ + E t ] lin ...................... ~~ ,l~lJ~+t,,l+[ ,,+,'? +;i+:]t[+]+t~t,,,t+t,l~Jli~,;it+iH+ Im~W~m,tm,m++, m,lLm,l++~+~m+ , . q ~ PASSER A 42/+ < {PASSER A 42++)< / U ,Zl I P,,,~- cm+.., o+ ~+, ++ r+, ou ipre (MON) flkt? . , , ............... r - ~ .,E ............... ~ NO]$ . . . . . . . . . . . . . . . I MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I d;ti,~pi ti+~i[,:!]~,J]lthl~l nl~l~ml~lfl~l ~l ~m!tjl!!~ 98 ItEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 i+i:=+ PAS ~GEIItTE ENCEINTE ...... [] I iilflt ]Jhq~qql~aJ!llmi i~imii;~mElii nnm,mqmmm,++mmm~nmnnl+mJ++m;+[m+m~n~~l~t~tii i H El:ll mmm]llUlUiMiNIm~FJl,t ~~~mBUllîm ....... Ig~flM Hæiif~1I~J41l~lll~W ~ i i f l ~p flHH ¥ OE I Eske ou r e k i x l l l l e 9en k O n t l l k I u ", i 6m.,J,.mmmmm,,mm.mmm«mmm,~~dl~ kontak leke~l oee (BON) f 6 t ? 1(015 . . . . . . . . . . . . . . . 14015. . . . . . . . . . . . . . . 14015. . . . . . . . . . . . . . . IISP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Se 15 288 J EANe ou b o y (11014) t i r e ? GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 (PASSER A & 2 7 ) ~ (PANSER A 63/i)< ] (pASSER A 4341< ] ...................... 2 U~ ...................... 2 a ...................... 2 426 PO~ê~l l e OU b o t I ~ y (NOM) t e t e ? NERE IqALADE/FAINLE...,OI-- NERE MALADE/FAIBLE....O1- NEIIE ANLADE/FA I IILE . . . * 0 1 - ENFANT MAkANE/FAI|LE..02 E•FANT II~LANE/FAISLE.+02 ENFANT MAL~~E/FAIILE . .02 ENFANT DECEDE. . . . . . . . . 03 ENFANT DEEF.OE. . . . . . . . . 03 ENFANT DECEGE. . . . . . . . . 03 PIIOBLEME DE SEIM/ PROllLEMI~ DE SEIN/ PII+01LEI4E 0E S E I N / DE IOdT DE SEIN . . . . . . 04 DE EaJT DE S E l # . . . . . . 04 DE I~LIT DE SEEM . . . . . . 04 LAIT INSUFFISANT. . . . . . 05 LAIT INSUFFISANT. . . . . . 05 LAIT 1MWTFISANT . . . . . . 05 LAIT N+EST PAS I K ] I . . . . I D 6 LAiT N'EST PAS N O N , . , + 0 6 LAIT NIEST PAl I O 1 4 . . . . 0 6 TRAVAILLE. . . . . . . . . . . . . OT TRAVAZLLE . . . . . . . . . . . . . 07 TIAVAILLE. . . . . . . . . . . . . 0T INFANT A REFUSE. . . . . . . 08 ENFANT A R E T ~ . . . . . . . 011 ENFANT A REFUSE. . . . . . . 011 AUTRE 09-- AUTRE 09- AUTRE Oç'- (PRECISER) (PRECISER) (P4tECI SElf) (PASSER A/-t.36)4 (PASSER A 4~)a (PASSER A 416)«~~-- 16 289 DESSISSE N A ] S $ / ~ I ~ AVADT -DERNIERE NAI SS. AV. AVANT-~EIIOilERE NAISE. | I NOM I MOIS............... FF-'] JUSOU'A SON DECES . . . . . . (PASSES A 437) • 96~ I JUSQUnA SON DECES ...... (PASSES A ç 3 7 ) • Mo,............... m I 435 PooNI s i ou iI~qnirln boy ( 0 ) NERf NALADE/FA[BLE . . . . . . 01 iq~RE MALADE/FAIBLE . . . . . . 01 SERE MALADE/FAIBLE . . . . . . 01 teto? ENFANT NALADE/EAIBLE,,,,02 ENFANT N A L A D E / F A l i L E . . . . 0 2 ENFANT NALADE/FAISLE....02 ENFANT DECEDE . . . . . . . . . . . 03 ENFANT DEGEDE . . . . . . . . . . . 03 ENFANT DECEDE . . . . . . . . . . . O] PROeLENE DE SEIN/ PSOILENE DE SEIN/ PROeLERE DE S E I N / DE i~UT DE SEIN . . . . . . . . 04 DE i l ~ T DE SElS . . . . . . . . 04 DE lilOJT DE SEIN . . . . . . . . 04 LAIT ISSUFFZSANT . . . . . . . . 05 LAIT INSUFFISANT . . . . . . . . 05 LAIT INSUFFISANT . . . . . . . . 05 LAIT S'EST PAS ~ . . . . . . 06 LAIT N~EST PAS ~ . . . . . . 0 6 LAIT R~EST PAS ~ . . . . . . TRAVAILLE . . . . . . . . . . . . . . . O~ TSAVAILLE . . . . . . . . . . . . . . . 07 TRAVAILLE . . . . . . . . . . . . . . . 07 ENFANT A REFUSE . . . . . . . . . O~ ENFANT A REEUGE . . . . . . . . . 08 ENFANT A REFUSE . . . . . . . . . 08 AGE OU SEVRAGE . . . . . . . . . . 09 AGE DU SEVRAGE . . . . . . . . . . 09 AGE OU SEVRAD£. . . . . . . . . . 09 TOM~EE ENCEINTE . . . . . . . . . 10 TONSEE ERCE I#TE . . . . . . . . . 10 TCMBEE ENCEINTE . . . . . . . . . 10 A COMI4ENCE A UTILIGES A OQIt~NCE A UTILISER A C4:NMENCE A UT[L|SIER LA CONTRACEPTION . . . . . . . 11 LA CONTRACEPTION . . . . . . . 11 LA CONTNACEPTION. . . . . . . 11 • ~IIRE T2 A~JTSE 12 ~IJTSE 12 (PREE]SER) (PSEClsER) (PREC[SER) Y vR,T C~~ OE«OEç ..NF ç~, OEESOE (PASSER A 438) (PASSER A 4 3 8 ) Eske ou k.,y (EIOM) d ( o osir~rt OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ou he Il M o ~ i r ~ n manie t b t ~,~ (ki . t*,,..-.. ~ ................... ...~~ No, ................... ...21 PASSER A A4 • ~ (PASSER A 441)< (PASSIEA A 4 ~ 1 ) ¢ ] 4)41 RI Lai ( I t O I ) t e g~nyen, (~ ou k ~ u r ~ * be i l ~ j e osinon [ I k i d 81 yo r e g î L y i ~ n g : m LAt ~ b~at o~tno~ Lb( ki AGi. EN MOIS . . . . . . . . . J ] AGE EN KO[S . . . . . . . . . I I ] AGE EN æ l S . . . . . . . . . [ [ I pe r a t m ~ ~ l n ? JA/4A [ S DONNE . . . . . . . . . . . . . JAMAIS OONNE ............. JAtlA I S OONNE . . . . . . . . . . . . . ÇO m AGE EN MOIS ......... I I ] AGE EN MOIS ......... I I I AGE EN MOIS . . . . . . . . . I I ] dLo? JAMAIS DONNE . . . . . . . . . . . . . 96 JN4AIS DONNE . . . . . . . . . . . . . 9~ JN4AI S D~NE . . . . . . . . . . . . . AGE EN MOiS . . . . . . . . . ~Ç-~I AGE EN ROIS ......... [11 Aç~E EN SOIS ......... ] ] ] Lbt I i ki¢l? JAMAIS DONNE . . . . . . . . . . . . . 96 JAMAIS DOE¢NE............. ç~ JAîqLAI S DONNE . . . . . . . . . . . . . 96 AGE EN 14015. . . . . . . . . J I I AGE EN MOIS . . . . . . . . . I I I AGE EN k~]S . . . . . . . . . I I I Lad~uyi ~llino~ g~o manje pou t Imoun? JAMAIS DONNE . . . . . . . . . . . . . 96 JAMAIS OONNE . . . . . . . . . . . . . JAMAIS DONNE . . . . . . . . . . . . . 9~ Aç~ EN MOIS . . . . . . . . . I ] 1 AGE EN MOIS . . . . . . . . . I i i AGE EN ROiS . . . . . . . . . I I I ~WO im~nje oslno~ m~nje farmi l in je? JAMAIS DONME. . . . . . . . . . . . . 96 JAMAIS DONNE . . . . . . . . . . . . . 96 JN4.AI S DONNE. . . . . . . . . . . . . ç~ SE MOINS OE 1 MOIS, INSCRIRE ' 0 0 ' . (PASSES A 44%) (PASSER A 4 4 1 ) .it,,. ,, , ~ F~lI~ i~a~E,li~~,~~l~l~ln*El*l~l~,ltllnEE,~'~B UH v~~ç:, L~~,,~~_ , r dtU,[,,LI,~,~,ll,I,I]hlJlkhtll~,t;llIIJJ[,~J,i;l~ll~lltd I [~ DECEDE E ~ v (PASSER A ~J~l) ¥ /*40 EsSe ( N ~ I ) b~4 yo~ bagay m m j, , . ,,m ,. I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 RSE ...................... 8 AIETQUfl#ER A 40.3 POUR LA NAISSANCE SUIVANTE; OU, S ' I L S'Y A PLUS DE NAISSANCE, PASSER A LA PEEMIERE CO(.Olt#E DE 44.2 17 290 SECTIQN &IL VACCINATION ET SANTE 442 ~ T E ° LE 1(04 I[1 LE N* DE LIGSE 01[ C ~ NAISSANCE DEPUIS JANVIER l ç ~ 9 DAME LE TABLEAU* m PQ~DE LES gUE|TIOUS A PROPQ~ DE 1OUTEE CES NAIDEANCES. CON~ENCERPAR LA DERNIERS NAISSANCE. (li*SL Y A PLU~ DE TROIS NAISSANCES[ UTILISEZ UN QUESTIOeNA[SE SUPPLESENTAIAE). ~,OIR SECTION 2: I M" DE LIOl~ oE~,.., SELOe G. 216 NO4 III DERHI ERE NA[ S SR+MPJ! I AV~T'DERMIERE III ~[SS. I Il AV* AVN(T'DEIIM]|RE D I S E . ET Q. ;~18 VIVANT [ ~ DECEDE[ ~ VIVANT [ ~ DECEDE[ ~ V,VANT ~î~ DECEDE[~ ] 443 I E l k e o ~ g e n k i t vmksen k O t l OUI, V~E . . . . . . . . . . . . . . . . 11 OUZ, VUE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OU], Y,JE . . . . . . . . . . . . . . . . |1 yo l i k l vIAIW~ (MON) pE"MI? (PASSER A 4 4 5 ) « / (PASSER A ~ 5 ) < ] (PASSER A /1~+5)« I /*4*/* I SI oe]: E l k e ~ V a k s m s e • sitv~4ptê? Eske ou p e t J ~ n l S I ~ yo~ k l l t vANaen po~ (liON)? kapab ï& k l t OUI, MON VUE. . . . . . . . . . . . (PASSER A ~w~'r)< PAR DE CARTE. . . . . . . . . . . . OU] . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSER A ~ F I +1 ,.,.1 21 ) I ] OUI, M ~ VUE . . . . . . . . . . . . (PASSER A ~ 7 ) < PAS DE ~ R I E . . . . . . . . . . . . (PASSE QUI . . . . . . . . . . .R. . .A. . .~. .7. .1 < 21 3 1 I I OUi, ~ VUE. . . . . . . . . . . . (PASSER A 6&7)< PAS OS CARTE. . . . . . . . . . . . OUI . .(.P.A.S8.1[.R. . . . . . .A. . . . . . ~lF)~ . 2I ~S ( I /~&S 1)COPIER LES DATES JGUR f401S A;~4EE J~R mis ANNEE J~ ~lS ~E DE VACCINAT ]GRIS PCLk~ CHAGLîE VACCIN A PARTIR iCG =c=lllllll .c«lllllli '«lllllll DE LA CARTE. POLIO D o II : llillll :2)IMSCRISE ' ~ 4 ' POLIO 1 Pl + 1 1 1 'I"I 'I I p' DA~S LA COEGIEI+E POLIO 2 *JGLI~', SI LA "1111111 P21111111 CAJ~TE IælQUE G~J'~ E POLIO 3 P, I I I I I I I P~ 1 1 1 1 1 1 1 p~ 11111 VACCl MAT %oe A ETE FAITE, M#.IS LA DATE N'A PAS ETE REP(~~TEE. DTPER I DTPER E : illllll D, I I 1 1 1 1 1 D~IIIIIII °' I ] I ' " 'I l l l 0' DTPER 3 "lllllll "1111111 0' [111111 ROLJCEOLS RouIIIIIII Roui(III11 .®1111111 OEANIEAI VITAMINE A °'+«1111111 D'VAIIlllll AVAHT-DERN[ERE VITAMINE A A~'VAI I I I I I I ,:::A11tl]Ll A*'+'lllllll m Eske (NON) p r ~ L6t v a k s ~ k l OUI .................... (i QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 o e k l SO~l k i t V llk Sen S ll u? (INSISTER SUR LE TYPE DE | (INSISTER SUR LE TYPE DEl OUI . . . . . . . . . . .~. . . . . . . (INSISTER 11 LE. . TYPE DE ] I VACCIN ST ]MSCRIRE ~661 VACCIN ET INSCRIRE ' 6 6 ' VACCIN ET INACEISE * 6 6 t ENREGISTRER 'OUI I SEULEI4ENT SI LIEN~JETEE MERTI(Y~N£ LE(SI DANS LA COLONNE COORE$" P(INOAMT AU JOUR EN 44E)< DANS LA COLONNE C(~~RES" PONDANT AU JOUR EN 44E)« J DANS LA COLQkM[ COIIRES" ~AMT AU JOUa EK 4&SIc VACCIN(S) DU IEG, POLIO 0 " 3 , OTPEll 1"3, RQUCA[OLE, ET/GU VJTANJNE A (DEUX DO~ES), PUIS PASSER A ~ 9 . NOII. . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP i~i;iii i'il;;< '~~ R NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASTd[R A &491< I + , , . k . + , . . + _ + + _ + ..................... , + ..................... , + ..................... _ Il p4 trNxl kek ma(Idl? lION. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 (PASEER A 649)<-~ (PAESER A 4 4 9 ) < ~ (PASSER A /,4,9)< NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . +.8j NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .,~J HSp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 448 SllVOUpLR, dE iw4m s i (N~IE) p r l ~ yonn r)an v l k s l m se yo: - V a k s ~ IICG k o n t æ ( a d l t i b / I - OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ( k l t o z , sE v i e d i yon p i k i rum ..................... 2 NOII. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 NOM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I r a k i R i t e yon ~ k ? NAP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MS+. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 " V l k l l Irl NO(~t I I ( I d l O¢tyo, Il I:U] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . .......I r t e d l kEk 61(~~t yo l i r e MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ..................... 2 NON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E I:oJch I l ? NAP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 N$P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 SI C U l : î ( « l b e f,va? IK~YSSE DE F O i S . . . . . . . . I ( IîON6RE DE FOiS. . . . . . . . I l NOI411RE OS FQIR . . . . . . . . I l "Yon plki k o n t Lllkm~uj+IlSllrlw~- OUZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OL)| . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pyon? ..................... 2 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NO# . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 N~ ..................... 18 291 DERNIERE NAISIAICR ~ AVANT-OERNIEAE NAISS. AV. AVANT-DEiSI|IE IIAISE. NON ~49 ,».T~ OE.*E ~I.,~ OEOEOE ,,., ... |MFNdT V[¥~MT? v PASSER A 4Sl) {PASSER A 451) (PASSEE A 4S~) ¥ ¥ ¥ 450 EETUIddEE A ~ PleUR LA NAISSANCJESUIVANTE; QU, S ' I L N'Y A PLUS DE NAISSANCE, PASSES A 488. 451 VITRINE A: (PASSER A 454) v I~ P(~E , , PASSER A 4S4) NON POSE CtTEE PASSER A ASA) yvU~ CITEE GU 0 645 452 [Ik* (0) t e Fcmn V i t H I n A GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ; OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 -- --k' .o, ,.. l. * ..................... 2] . ..................... 2] FvJ NaATRER LA ~LULE (PASSER A 454)( NSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J (PASSER A 45/*) ~ ilSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~iiii~i]i]ii;i]]]]]]]l " KOnbe l u I l pren v i t æ i n A? I N~qaREDE FOIS . . . . . . . . si ~6RE DE FOIS . . . . . . . . si NG~ERE DE FOIS . . . . . . . . [] Eskt ( 0 ) te ~ LaFytv y ~ L# OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 « _ _ . Lai paMle 2 _yo?_ , ° I .RSP...................... . . . 82 I .NSP...................... . . . 2 I .NSP...................... Il . . . 82 y o n I î koq- QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 oel ..................... 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ,. ua. . { E ~mdan r i "fo? ., 2, . , sehwr, --. n .o, . . lion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSER A 459)( ;] 2 ..................... A,~',, 2~] NO~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ ..................... ;] 2 Hsp(PASSER A 459)< IISP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP(PASSER A. E14111 * ( - kl- - I-l {- - II o u11 yo? ~ ..................... 21OUI . . . . . . . . . . . . . . ..................... ..................... I2 14(Y4 GUI. . . . . . . . . . . . . . ..................... I2 NSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il 457 Konbe j o i J , l x l m La r . , e s . d e o i ka«be j o u L ~ touse? {1/ ~ ~ I SI æLNS D E 1 JQUm, JOURS. . . . . . . . . . . . . . III J(]LIRS . . . . . . . . . . . . . . III dus .............. I I I I {Id$CR[ AE 'OQ'. I I Lk G O ) te BeLmd mk tous te, A8ke s~Jf { I t e pî ,vA epi kout pale jan I l konn I b i t y e ye? ..................... 1 1~'..................... GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ ..................... ] 1 2 GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 N{~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 çoE ? ~ ~ çUFSE (PASSER "OUI" DANS 454 aU 455 AUTRE "GUI" DA~S 454 OU 455 LIf~¥ te/t~ La? ~ ..................... 2 ~ ..................... 2 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 {PASSER A 462)« {PASSER A 462)< " I ''''°'''''''''': .................. 5 " ..................... 51" ..................... NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .-,. 5 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . #SP(PAssER J KG sa yu te ho Lt poJ {afy#v COIqPR[ME OU S I R E . . . . . . . . A COMPRIMEOU SlRQP . . . . . . . . A CCiMPRINE OU SIROP. . . . . . . . A i l a / t o u s La? INJECTI~/PIOCRE . . . . . . . . . D INJECTION/PIçaJRE . . . . . . . . . 0 I [NJEçT]~IPIUE ......... E KI l b { i:Wlay? REIA[DE FEUILLE . . . . . . . . . . . C INSCRIRE TOUT CE oe[ EST CITE AUTREREîq~DEF E U I L L .E. .~. . . . . . . . OC AUTREREMEOFEE U I L L .E. .~. . . . . . . . DC AUTRE D (PREC[KE) OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 lUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 '~z I yon E'k'°"t'"~'k*~~*v*'i"*n Lm? tret~ pm~ {sFy~v i i / t o u s ~ ...................... 21 .~ ...................... 2] Il PASSER A 664)( PASSER A 464 • (PASSER A ~4~)( 49 292 DERMIERE l i ~ l l ~ AVAMT"DEIIN IERE M A [ I S . AV. AVANT-DEIIMIERE IIAIIII, M~~ Ml4 MO4 ~43 K! k o t e o u t e I L e m n d e y o n IECTEUII MEO[CAL ~ 4 1 C SECTEU~ 14EDICAL PUIL[C MCTEUII II[D[CAL I q J I L I C m u n 4orm~y o e ( n o n o u t e a i e ~ITAL D'ETAT . . . . . . . . . . A )K)# I TAL 0'ETAT . . . . . . . . . . A II~P ( TAL 0 +ETAI[. . . . . . . . . . A ~tretlin? CENIRE ~dO~TE + [ C J ~ . / C I t . ) . . I CENTRE SANTE { C A L / C S L ) . . i l OENTRE tkNTE ( C I J . / O E ) . . I DlSPI[NSAIRE. * * . . . . . . . . . . C 0 [$PENSAIRE . . . . . . . . . . . . . C D [ IPI[NIUt] RE . . . . . . . . . . . . . C &ECT[UII MEOICAL PRIVE SECTEU~ NEDIC.AL PRIVE SECTE+il NEBiCA4 PXtivE IIOP[ TAL/CL IMIqUE . . . . . . . . D ItOPJ TAL/CL [MIOUE . . . . . . . . 0 N ~ I T A L / C L [H[mJE . . . . . . . . D L b t mmm? CENTRE S~MTE (CAL/CSL).*E CENTRE SAMTE TCAL/CSL)..E OEHTRE IANTE ( ¢ A L / C I ~ ) , . E D | I;P~MSA J ÆE. . . . . . . . . . . . . F O1 SPEMSA|RIî . . . . . . . . . . . . . F D J IklEis/IJÆE . . . . . . . ***...F l l r i l ~ l [ R E 1OUT CE ~ l [ E5T CITE CJUILMET MEDECIN PRIVE***G CABINET 14EDECLM P R I V E . . . G CIJI]MET NEDECIM P I I [ V E . , . G IMF IRM[ER{E )JlILO([L . . . . . . N ]Nf ]RMIER(E)I~IJXZL . . . . . . N ] NF 1Rîq[ E R ( | )/AkE[I t. . . . . . . M PlUSRî~~ I E . . . . . . . . . . . . . . . I PHARMAC[ E . . . . . . . . . . . . . . . I pMAIUIAC [ E . . . . . . . . . . . . . . . [ ~d[CTELII NEDICAL NIXTE LECTEUR Iq~DI~AL NIXTE SI[CTEUII MEDI~J~L NIXTE MOPI TAL MIXTE . . . . . . . . . . . J Y~P I TAL MIXTE . . . . . . . . . . . J IK]P I TAL NIî(TE . . . . . . . . . . . J CENTRE SAMTE ( C A L / C S L ) . . [ CENTRE SAMTE (CAL/CSL).*K CI[NTRE IAMTE ( C A L / C I L ) . . [ BISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . L BISPEM~[RE . . . . . . . . . . . . . (, DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . t. PNARî~ACI E . . . . . . . . . . . . . . . N pHAR~CZE . . . . . . . . . . . . . . . N PNAJU4A¢I E . . . . . . . . . . . . . . . N ]NST] I U T . N[0iCAL I N S T I T U T , fIEl [ CAL INSTJTUT. ilEO I CAL CLIMLOUE M G I [ L E . . . . . * . * . I I CL IN]G~J( 14~4[ LE . . . . . . . . . M CL ] N I OLIE MOIllLE . . . . . . . . . M AGEMT DE S A M T E , . . . . * . . . . O I~dENT DE SANTE . . . . . . . . . . 0 /~dENT OE $~UI|E . . . . . . . . . . Q SJ~aE" FEH~E/î~kTRONE SAGE- FEîlllE/MATROME IAGE - FENNE/KATIIOiIE AVEC liOI TE . . . . . . . . . . . . P AVEC E~)I TE . . . . . . . . . . . . P AVEC ilO LTE . . . . . . . . . . . . P IRADIT LOIINEE PRIVE TRAI)[ T 1ONNEL PRIVE rRADI T IWINEE PRIVE SAGE" FEMlle/NATR(X~IE SAGE- FE)IIE/NATRG~E SArdE- FEYd~~E/~T ItQI~E SAMS 6OZIE . . . . . . . . . . . . O SANS 6OITE . . . . . . . . . . . . 0 SAMS ~X)] T E . . . . . . . . . . . . O OUERI SSEU~/MEOECI M- OUERISS£U¢/NEOECIM" GUERI SSEUR/MEDEC[ N" FEU I LLE/OUGAN/~AIqEO. * .R FEUI LLE/(3UGAM/N~MEO.. ,R FEUILt.[/GUG~/tïk~~Q...R AUTRE PNJVE MON ~DICAL I,UTRE PRIVE ~ æDICAL ~UTRE PJIJVE MCIMNEDJ~.4L iilOJ T I OJ4[/MAR CHI[ . . . . . . . . . S BOUTIQUE/MARCHE . . . . . . . . . S ilOUT IG~/MARCHE . . . . . . . . . S IEA~CHANO F348ULAIdT . . . . . . . T MARCHAMD N4BULANT . . . . . . . T MANCKAæ Aîq~ULANT . . . . . . . T CGtlMAI SSANCE/PAREMTS.. * .U CC41NAI SSAMCE/PA~ENTS... ,U C~~~&A Z S ~ANCE / PR,RE N T S • . , ,U AUTRE V AUTRE V æTRE V (PREClsER) (PRECISER) (PRECI SlER) Mlm 6 ~ kl lot pllH Il yo. QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I CUl . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I ~lllke bo~tol~ t e t e v e sou f i E 1 14011. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~ ...................... 2 ~ ...................... 2 { M a l ) IM~VlIn. 4kD~ a l ) r l i l "fO NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 i l l y o IotJ t ~ t kb L~7 &65 Man 6 ~ kl sot Plie L( y o , QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 E I k e (NGN) t e 94m d y a r l ~ QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 111~ k l s o t p l l e La y o ? la ...................... 2, ~ ...................... 21 141044 ...................... ; (PASSER A / * 8 4 ) ( 8J NSP (PASSER A 484)< 8J (PASSER A &E4)< - NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l 4&7 E l k l (MO~) t e lien d y a r ' l narl (~JI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 24 4 d t l m k l l o t N l l I l y o ? ~ ...................... 2 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z 11014. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 IISP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' ~h'ere)? SI 14OIM$ DE 1 JOUR, ~4q E l k l potlpolJ • t e 01~~ s l l l QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ( QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . tldl~T NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 14° ...................... E IOSP. . . . . . . . . . . , .......... E NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | (PASSER A 47"5) (PASSER A +73) VOIR &25/429 : OUI Noe n+ mm mlm ~IERNIER EMF/îlT ENC~~~E . m ;,;m;~m~dm mmmm,lmm,H~~m ALLAITE? ? (PASSER A 47~1 + MIJ,IIII:,hlII/LLL, JLIImflL v 471 L4 { M ~ l l ) t e g l m d y l r e I% 4î~lk41 ~U] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 o u t e k m t l n y e b~ r i t « t e ..................... 21 +nHELp+p++p+ ,m++~i!ïiim ...................................................... +++++,!, E ++ +H:t :lllflflmH+fl~+m++E+llll ...... III t InK~+.l I r N I n ? (PASSER A 4T~)< / Httmttm..:re:N:.: + ] + Ht+tttmq:lll 4?2 l s k . o~ t e b * t i t . t e p , C r i DIIU(~4EN .... . TE . . . . . :)1 I ~m~ll~~lll~,I#1 ~I]]+1~,,, EEEmmmm, ~ t t ~,m~ m ' ~ j mmmmmmmmm,j j ~ ' ',~'~lJ'l m~ .............. " ollr~ll ~J Il bell t t t e m ............. , ............ ~FHIPIHlUI~~b[L::Hmfl ]fl ~ mHIIIIml &ææFTF I'NMP/FyFMIClI? • ~~~~~~'Lm,~m:s'm'h.flhlllm:l:]~L~~[ElilillmlllmU --..--- i loti • dit(mE I / t k b ? 4"/3 ~L I im*i (Apll L~lt Im ~ ) ,k a n t i t e Eske t lokul dt e o u NBIE. ... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . NIP IE MENE NSP . ... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . . 8I MEII[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . T te k~nn bill ~ ImVan r i t e +=tUS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E PLUS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z #tUS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z d y l r e • p i p ( i l o ~ l n o q p~ ~INS .................... 3 MOINS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 MOlliS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] pi(l? NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 4?4 Eske '¢o t e ~ e [ I y o n b a g l y pou ~UI ...................... 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . T QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 *rit. Cire? ~ ....... ,p.I+$ER . . . . . . .A. . .,.7. .ó.). < i~ M(~4. .(.p. .A. ., . .ç.~. ., . .A. . . .&. .7.,.) , I~ NQN. . . . . . . (,A,$j[Æ . . . . . . . .A. . .4.' .&. .) + i~ MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . KI 141 y o t e [oaLI p ~ trlltl • ~ ~ , s oE . , . . A ~ . A L .C,E,+ OE S . . . A ~ A L .C,., 0, . U ~....A 4ymre aT SENUM C~A[ PREPARE SERUq OaAL PREPARE SERUM OEAL PREPARE A LA MAIS~I4 . . . . . . . . . . . . II A LA NAISC4~. . . . . . . . . . . . i A LA î~k]$ON . . . . . . . . . . . . | CI[]PFItIME I~l SIROP . . . . . . . . C | COMPRIME i ~ SIROP . . . . . . . . C } CORMINE DJ S I I ~ P . . . . . . . . C L b ( b19ay't INJECTION/PIOURE. . . . . . . . . B / IMJECTIQN/PI4;~JRE . . . . . . . . . 0 I III•ECIll]41PIOUItE . . . . . . . . . O (L.V.) INTRAVE[N[USE....,[ ( I , V , ) IMTkAVELNEUSE,..+.E C I . V . ) INTRA~q[III[UE4E,**..E ItENEDE-FEUILLE . . . . . . . . . . . F RENEDE" FEUXLLE . . . . . . . . . . . F RBklEDE- FEU [ LLE . . . . . . . . . . . F [MICRIEE T~IJT CE QUI EST CITE AUTRE G AUTRE G AUTRE G (P«EClsER) ~ " ~ " ZO 293 OERNIESE NAINIANOE AVANT'DERNIENE ILAISS. ~ V* A V A H T - D E N l l E H MAI.I A" I I NCM Qui...................... NQI4 '11 QU'...................... '11 QUI...................... 1I .:ï :'~h~:" "~"~*~°~'*~1 (PASSER A A;tS) « (PASSER A $781 • (PASSERA 478) • 4~"~ Ki kote oe te Ilndt koelly SECTEUR MED[CAL P~JILIC SECTEU~ I ~ D I ~ L P~NIL]C SECTEUR NEDICAL PURA.IC a e l h o ~ o~ t e c h i c h e t r t t l t n T NOPI TAL D *ETAT . . . . . . . . . . A NOP[TAL OnETAT . . . . . . . . . . A HOPl TAL 0 'ETAT . . . . . . . . . . A OENTRE SANTE ( ~ A L / C $ L ) . . N CENTRE SANTE (CAL/CSL)..E CENTRE ~ T E (CALIClL)..I O ISPENSA ISE . . . . . . . . . . . . . C DiSPENSAiRE . . . . . . . . . . . . . C DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . C SECTEUR NEDZCAL P R [ ~ SECTEU~ H~D]CAL PRIVE • CTEUR N[O[CAL PMIq~ L b ( mo~nT K4:P[ TAL/CL [ N[ GL~ . . . . . . . . D HOP~TAL/CL[NIGUR. . . . . . . . 0 i4~PI TAL/CL ] N INUE . . . . . . . . D CENTRE SANTE (CAL/CSL),.E CENTRE ~LNTE (CAL/CEL)..E CENTRE SANTE (CALICSL).*E R [ SPENSA[RE . . . . . . . . . . . . . F O]SPENSA[RE . . . . . . . . . . . . . F DISPENSAISE . . . . . . . . . . . . . F C.kEINET M~EOECINP R I V [ . . . G CABINET MEOEC[N P R [ V E . . . G CAM[SET MEDECli P I t l V E , , . G INSCRIRE TOUT OE QUI EST CITE INFIRMIER(E)/AUXIL . . . . . . N [NFIRNIER(E)/AUR[L . . . . . . H INF[RI4]EE(E)/AUR(L . . . . . . N PSARMACiE . . . . . . . . . . . . . . . ] PHARI~CIE . . . . . . . . . . . . . . . ] PHARMACIE. . . . . . . . . . . . . . . [ SECTEUR MEOlCAL MIXTE SECTEUR SEO[CAL NIXTE ~ECTEUR IED]CAL MIXTE H(~ ITAL MIXTE . . . . . . . . . . . J HOP[TAL MIXTE . . . . . . . . . . . J I ~ P l TAL MIXTE . . . . . . . . . . . J CENTRE SANTE (CAL/CP*L),.X CENTRE SANTE ( C A L / C S L ) . . X CENTRE SANTE (CAL/CSL)..K 0 [$PENSAI RE. . . . . . . . . . . . . L DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . L DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . L PHARMACIE. . . . . . . . . . . . . . . M PNARMAEIE . . . . . . . . . . . . . . . M PNARMACIE. . . . . . . . . . . . . . . M K(3N INSTITUT. NEO]CAL INSTITUT. MED[~AL INSTITUT. 14EDI CAL EL I N]G4JE M(~ I LE . . . . . . . . . N CLINIQUE )lOI]LE . . . . . . . . . N CL ] N]GUE ROBI LE . . . . . . . . . R ASENT OE ~ANTE. . . . . . . . . . O AGENT OE ~ANTE . . . . . . . . . . O AGENT DE SANTE. . . . . . . . . . 0 SAGE" FEMME/MATRONE SAG~'FEI4ME/HATR~IIE SAGE" FEMMEIMATRQUE AVEC BOl TE . . . . . . . . . . . . P AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . P AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . P TRADI T I OId~IEL PRIVE TRAOITION#EL PRIVE TRAU[ T [QUNEL PRIVE SAGIE- FEHSE/I~TRQIIE SAGE*FEMi4E/HATEC4dE RASE- FENNE/MATRGSE SANS BOITE . . . . . . . . . . . . CI SANS BOITE . . . . . . . . . . . . Q SANS BOITE . . . . . . . . . . . . N G4J(ERI SSEUR/MEDEC[ N- GUERISSEUR/NEDEC]N" GURRI SSEUit/MEI)EC I N - FEU[ L L E/OUGAN/MA/~IO...R FEUILLE/OUGAN/14N48O...R FEU[ L L E / ~ ~ , N d / i M J i O . . . E MJIR£ PRIVE NOe SEOICAL AUTRE PRIVE Noe I~DICAL AUTEE PRIVE ~ NEDICAL NOJT [ QUE/MARCHE. . . . . . . . . $ BOUTIqUE/MARCSE . . . . . . . . . S EOJT IgUEI~MtCSE . . . . . . . . . S NARCNAND AM41ULANT . . . . . . . T MARCHANDAMBULANT. . . . . . . T MANCl~UiO N41U~ANT . . . . . . . T CONR,A I SSANCE/ PAREMTS . . , ,U CONNAISSANCE/PARENTS,...U r.~~MA I SSANCE/PAIMENTN . . . . U UJTRE V AUTRE V 141JTItE V (PRECiSER) r2 i::[4 [,~d:l VOIR A'.P5: OUI« SACNET OU[, SACHET OUI, SACHET NON, SACHET DE SERUN NC41, SACHET DE SERUM NON, SACNET DE SERUN IL4CNET DE SEEUH ORAL CITE DE SERUM O~AL Q~AL CITE DE SERLIMORAL (~AL CITE DE SELLERI~AL ~tAL CllE PAS CITE [~ PAS CITE [~ PAS CITE , ? (PASSER A AEOI (PASSER A g l ~ ) (PASSER A / A tO) &79 I L i (NCM) t e ~ dyere a, Aske OU] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I LI t e ~ ya~ l i k i d ki p r e ~ 4 r e e k y o n s 4 v ~ ~ o r s l po~ d y s r e e? ~ ...................... 2 NOtA. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSER A AO1)< (PASSER A ~,01)< la~ (PASSER A ~ N t ) < NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ,,8o I P ~ korauR j e u (NOM) t e ( I k l d k i p r e p e r e I k sache s e r r a JOURS. . . . . . . . . . . . . . . [ ~ JCU~S . . . . . . . . . . . . . . . JOURS. . . . . . . . . . . . . . . ~~1 I oræ( (æ? RE MOINS DE 1 J C U R , NOTER * 0 0 ' , RSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . QUI, SERUM 96 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 QUI, SERUN NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . gl OUI, SER(J( K<~d, SERUI4 MAISON CITE NON, SERIJI4 NAISO~ CITE NON« SSRUN MAISON C[T| MAISON PAS MAISON PAS ~ MAISCa PAS [~ CITE CITE CITE (PAS(ER A 4831 (PASSER A 4811 (PASSER A 4831 ILi (NGq) t e ~ c~ere l, iske OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ~t te prête ( c h e y ou, yo~ I L l k l d ch s i k , s t [ epî dLo pou I)411 bu4T (PASSER A 48';1< NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • (PASSER A 48/*)< NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . / 8j (PASSER A / J ~ ) « NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | ] ( ~,.NE~ « i'(R'''~'R~~a'~ 'cE,' R,~., N IBOT.,0~, ~us ............... ~ NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 ~Qu.s............... I ~ - - E ............... m l NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . çq ] I N l ~ I Z mue k l l o t M i e I l yo, OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ( OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I i s k e ONCE) t e e n t i n e I o p I t a l ~(4~ql sl~te? NG~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSER A 487)< °NSP.. .. . .. .. .. . .. .. . .. .. ... .. .. . .. .. ... .. . . . . . . 2 i K(~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSERA teST)< NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~ liON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSER A 487)< NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~1 2 " I:~'«(:'-,':~,'::,,::«;' --REOE,O*, ...... ~ --EOE TO,,...... ~ - - E O E ' O " ...... ~ 1 I 21 294 DERMIERE U i l i R l ¢ ! AVANT-DERN] E~lE MA[SS. AV. AVAMT-DEHIEilE I ~ I U , taON MI4 MaN Pouklu LI t e m t l m e LopitIt? ~IOEMT ................. A ACCIDENT . . . . . . . . . . . . . . . . . A • C:CIOEMT. . . . . . . . . . . . . . . . . A OlNtRHEE/VN~T MEM MEM/ D]AIIRH~E/VAIIT IIEM N2N/ DINtRN~2/V/~tT 14EN bl2MI VAUT L ] I / L A ~OJ~l . . . . . . I VANT L l l / L A W[:Uq.] . . . . . . l VN4T L i I / I , A WGULI . . . . . . l NALAR IA/PALUO I ~qE . . . . . . . . C NALAR [ A/PALUD I S~IE. . . . . . . . C I~I,L N I ] A/PALUD I SNE . . . . . . . . C IGUGEOLE/~]Oe ....... D ICLIC.£~4.E/ IJUL4î~a] OId. . . . . . . O ItOJ~[OL E/L4LUIIîPI o e . . . . . . . O Nlîll I N G I TE . . . . . . . . . . . . . . . . lE NEMIMG[TE. . . . . . . . . . . . . . . . E MEI4] MG[TE . . . . . . . . . . . . . . . . | TYP~IOE ................. F TYP~O[DE . . . . . . . . . . . . . . . . . F TYPæ[OE . . . . . . . . . . . . . . . . . F TIÆ~ICULOSE/CHO FRET/ TUIIEIC1JLOSE/ Ci+O FRET/ TUIE RCU4.OSE/CI40 FLET/ NALN~ I E T [ r J W / T B I NALAD]E T I KAY/TB/ NA~IE T 1KAY/TII/ )E~L~ I E TOUSE. . . . . . . . . . G KALAD ] E TOUSE. . . . . . . . . . G I~tJ.4~ ] E TGUI~ . . . . . . . . . . G I MFECTIOlIS REiP ItlLAT. / INFECTIONS 2ESPIRAT./ INFECT]GU$ I I | I I * | I t A T . / I M i ¢ I I ] I I E TGUT CE SU] EST CITE T U / F t E I 4 t E / G l ] PPE/ T~U~/F IEVRE/GR]FPE/ TOLr~IFiEVPJlilPPEI /û4GINE . . . . . . . . . . . . . . . . . N Aî~IME . . . . . . . . . . . . . . . . . N ANG]IE . . . . . . . . . . . . . . . . . N E27 NdOS/IqAC Hkl[ I F J . . . . . . . ] TETANOS/NACHUE IED . . . . . . . [ TE1A/(~~INACiI~E REJI. . . . . . . ] JUTIE J AUTRE J /dJTRE J (PREC I liEh ) (PRECISER) (PIECIIER) E 489 4GU El+ke o~ k ~ t l I l ~ k l I m l e ~ y~q'~ photo41 n a n s l ~ h e k ( r I L I se~î~n o r • l y ~ l u E s k e o u ko~n NA y o n l i c h e kmpeb j u 4 f l n I~ mmm j ~ ? r i t e ~r~•re? Ik n • Inwn? GUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MGt~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 I 1 1 +(91 MOIIIRER LE ~CNET MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-'-'~+$01 h91 Elhke mJ cSejI p r I l ~ l r l m l l t ~ ~ o r l L rdm l i c h e Fou t h t Fa o u (]JZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I F~ee OU t e g i n ~ s r e ~ l r ~ ~ pou y o n Lht i n o ~ ? NOId. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2"--"~';ç~jl Iï~IITEER LE SACNE? | ~92 B~~~l fkll OU p r l ~ r l ii~i llk~~ orll Il, elk I TOUT LE SACHET EN UME FOIE . . . . . . I I me I l mi¥i I k t o u t l l C h l • yo~ mil fvm ~ I n ~ n I k y0~ I viii Lldann? PARTIE DU SACHET. . . . . . . . . . . . . . . . 2---*494* 693 Ak kJ v • L h d t o Ou t e 141vl ck~/~~e fms ou t e p r ~ r l IIMbll 11GUTE]LLE OE COLA . . . . . . . . . . . . 01 i oral La? 2110UTEJLLES DE COLA . . . . . . . . . . . 02 I 3 IIGUTEILLES DE COI.A . . . . . . . . . . . 03 SELOM IMSTItUCTJOtll DU SACMET...04 AUTRE 05 M S P . . ~ ç 6 &ç~ Dtl~yl f w l mJ t e p r q ~ e r l æetîm o r s i il, I l k e ou t e b l y A CHAGUE SELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . I--~ I l chl~k f u i ~ tan ~ dto. pi dr(, tout tm Oltt~ PLUS SC/JVEMT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ _ _ ~ 2 96 p6 f ~1~? ~K)] N I t~~UVEMT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 495 E I k I Ou k o n n l n y ( ~ h o t e y o n l o u n h o e J v h n n miche met~m OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I I o r l L La? MO~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 :~ap SECTEUR NED]CAL F(JllL]C 496 E/ l o t i yo~ llmah h l p l b JMenn l l c h e im~m oral LI? 1t(X91TAL D«Eï'AT., , . . . . . . . . . . . . A CENTRE DE SANTE (r.AL/CSL). , . . | IMI]ITER: PI ~ L b t k o t e Md(h? D] SPEMSALRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . C SECTELk~ 14EDICAL PRIVE ]MsrvlllRE T(X)S LES LIEUX CITES ,oet TAL/CU,mU~ ........... ..o CEMTRE DE SAidTE ( C A L / C S L ) . . . . E D ISPEMSAZRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . F GAilMET NEDECIM PRIVE . . . . . . . . G IMF [RMZER(E)/AUXlL]A] RE . . . . . . H PHARMACI E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] SECTEUR NED]CAL NIXTE HOPl TAL NIXTE . . . . . . . . . . . . . . . . J CENTRE DE SAMTE ( C J k L / C S L ) . . . . K D]SPEN$A[RE . . . . . . . . . . . . . . . . . . L pHARI4ACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . N MON ~MSTITUTI~4iNEL 14EOlCAL CLINIOUE ~ ] L E . . . . . . . . . . . . . . N AGENT DE SAJTE . . . . . . . . . . . . . . . 0 SAGE" FEHHE/MATRGKE AVEC I O ] T E . . . . . . . . . . . . . . . . P UTRE PRIVE NOII 14EOlCAL BOUTI qtJE/MARC#E . . . . . . . . . . . . . . ~1 MARCHAND AîqDULANT. . . . . . . . . . . . R COIII4AI SSANCE/P/dlEMT ( E )S . . . . . . E UTRE T (PRECZUR) 497 | Hon n v 4 h l s o t ~4se i l •, kshe ~ raide o~lnan au ri yon GUi MOM m l l e J l<xJ l i c h e mm~ll o r l L i l ? I - rl~ raclyo7 RADIO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 2 - ft~ tiLIvl/yon? TELEVIS]C44 . . . . . . . . . . . . . . . . . t 2 • + yo41 f ~ * v 4 l y c ~ m tllIM~tl? FOItHATIO(4 SAM[TA]IE . . . . . . . . 1 Z - ~ bOUCh l J l h m l l N(l~k'l fa/Iii•j? ACh[ilT RANTE/~hATROeE. . . . . . . . 1 2 ZZ 29» SECT]C4~ ~ . CAUSE DE DECES DES ENFANTS MES ET DECEOES DANS LES S DERNIENE$ AMi~EES VIEE[FIEII 21;~ ET 218: UN OU PLUSIEURS ENFNITS ~ AUCUN ENFANT DECEDE OECEDEE pAiff4l LES NAISSANCES ~r ~ pARMI LES NAISSA#CES ~ (PASSER A 6 0 1 ) U * d [ î l U [ S DEPUIS JANV.1989 | SURVENUS DEPUIS JANV,1989 v ~ 501 IM$1~I[IE DAME LE TABLEAU LE M" DE L[G/dE ET LE NCI4 DE CNAQUE ENFANT ME DEPUIS JANVIER 1989 ET DEC~.D~î PAR LA SUITE. IN~~~| LES QUESTIONS AU SUJET DE Ci~kCUM DE CES ENFANTE, EN Ca44ENÇAMT pAR LA DERNZERE NAISSANCE. ( S : I L Y A PLUS INC TROIS ENFAqTS DECEDES, UTILISER UR AUTRE OUEST]OMNAIRE.) It~ t & r e r ~ ~ poze ~ kèk ktkœeyon i ~ i l kJ t e p4s4 ~k ~ s ~ / s l y (NOM) t e s e n t i ~ v l n Il D~~t'l. I ~ kml~ se y ~ n b~q~y k î d l p~~ P I L e SOU p i t i t ~~J t e 114nyan mpI k l ~ r ~ I~ort y| f&t, ~ ma ~~p d l m~en y o m t ~ ~lL ~ ~ y o meze s w ~ kkk p ~ o g r m t a u n t e pou ~ v l t e Lbz t i r e | u n ~ o ~ r t . SEL011 Q. 214 DERNIERE NAISSANCE D E O E D E E AVANT-DERMIERE AVANT AVANT'DERMIERE NAISSANCE DECEDEE NAISSANCE DECJ~E DE LA SECTION 2 DEN'DEG.21«L [C~IE Ç ~ DEN'DEo.216LIGNE~ N'D | EDE. ' I ' L] C/~[ ~ - - ~ 503 E l k t (lION) e o Q r l a p t e ycr* I k s l - QUI CK~TE . . . . . . . . . . . . . . 01-- QUI CHUIE . . . . . . . . . . . . . . 01-- QUI CHUTE. . . . . . . . . . . . . . 01* den? ...02 02 ~E. . . . . . . . . . . . . QUI kJQyAIDE. . . . . . . . . . . . . 02 OUI ACCID. CIRCULATIOn.03 OUI ACCIO. CIRCULATIOe.O~ QUI ACCiO. CIRCULATIOe.O~ I QUI DRULU~E . . . . . . . . . . . . 04 OUI I~ULURE . . . . . . . . . . . . 04 QUI HULULE . . . . . . . . . . . . G6 SI C U l : OUI INTOXICATION CUl INIOXiCATION GUI INTO~ ICAT ]OId ENFOI S~NEMENT/ . . . . . . 0 5 EN~OIS(~MNEMENT/ . . . . . . 0~ E I ~ [ S~ME~ENT/ . . . . . . OS KI klLIte ~ksld4n? ~ 06-- CUl AUTRE 06- OUI AUTRE ~6- (PREC]SER) (PREC[SER) (PRECISER) (PASSER A O, 5OE, ,r- (PASSER A q . 502, (PASSER A Q* $02, I N I SSAI4CE SUIVANTE SUIVANTE NAISSANCE SU KVAMTE SINO~ pASSER A Q . 6 0 1 ) S]KON pASSER A Q . 6 0 1 ) S[NGd PASSER A Q.M)I) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07 ~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07 50S Lîl (1~11) | t |11~ I t i ~ ~ k i t o u y 4 SECTEURMEOICAL PUGLIC SECTEUR klEDICAL PUBLIC SECTEUR NEDICAL P~J~L[C i l I , SAki O~ r i c h 4 ¢ h e t r e t ~ m r N(~ITAL D*ETAT . . . . . . . . . . A NGPlTAL D*ETAT . . . . . . . . . . A N ( ~ I T A L OaETAT . . . . . . . . . . A ~ir~~ OU t t merld~ y o n CENTRE SANTE ( C A L / C S L ) . . B CENTRE SANTE ( C A L / C S L ) , , B CENTRE SN4TE { C A L / C S L ) . . | k ~ DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . C DISP~NSA(RE . . . . . . . . . . . . . C DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . C ;ECTEUM NEDiCAL PRIVE SECTEU~ î~DJCAL PRIVE SECTELt MEOICAL PRIVE Y~PITAL/CLINIQUE . . . . . . . . D HOP[TAL/CLINIQUE . . . . . . . . O K~~I TAL/CL ;NIOUE . . . . . . . . D SI OUI: [ I k O t l N t l ile?/ CENTSE SANTE (CAL/CSL)..E CENTRE SANTE ( C A L I C S L ) , . E CENTRE SANTE (CAL/CSL),.E K t m ~ n o~ t e ~ 7 OlSPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . F OISPENSAERE . . . . . . . . . . . . . F DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . F CABINET WEOECIN p R I V E * . . G CABJNETMEDECIN P R I V E . . . G CABINET î4EDEC]M P R I V E . . . G ZNFIRNIER(E)/AUN[L . . . . . . H INFIRMIER(E)/AUXIL . . . . . . H I NFIRî4(ER(E)/MJXIL . . . . . . R PH/UtMACIE . . . . . . . . . . . . . . . ] PNARMAC]E . . . . . . . . . . . . . . . I PMAR~C I E . . . . . . . . . . . . . . . I ;ECTEUR M~DICAL MIXTE SECTEUR MEDICAL MIXTE SECTEUR MED]CAL MIXTE ENREGISTRER TOUTES LES REpONS HOPITAL MIXTE . . . . . . . . . . . J ~ITAL MIXTE . . . . . . . . . . . J k ~ [ TAL MIXTE . . . . . . . . . . . J C[TEES CENTRE SANTE ( C A L / C S L ) , , K CENIRE SANTE ( C A L / C S L ) . . K CENTRE LAMTE ( C A L / C S L ) . . K DJ |FER|AIRE . . . . . . . . . . . . . L OISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . L O ISPENSA]RE . . . . . . . . . . . . . L P)L4E4AC [ E . . . . . . . . . . . . . . . M PKARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . N pHARMACI E . . . . . . . . . . . . . . . M INSTITUT. ~JED1CAL INSTITUT. MED[CAL N(2~ I N S T I T U T . NF*O[CAL CLIN IGU[ MOBILE . . . . . . . . . N CLINIOUE MO61LE . . . . . . . . . N CL INIgUE N ~ I L E . . . . . . . . . I~ AC~NT OE SANTE . . . . . . . . . . 0 AGENT DE SANTE . . . . . . . . . . 0 AGENT DE $A/GTE. . . . . . . . . . 0 SAGE- FEI41~/K/~T RG~E SACdE-FEMME/KATR(~ME SAGE" FEI44E/K4T RONE AVEC PO[TE . . . . . . . . . . . . P AVEC 80[TE . . . . . . . . . . . . P AVEC | O I T E . . . . . . . . . . . . P TRAD[ T [0MNEL PRIVE rRADITIQMNEL PRIVE TRADI T]OMNEL PRIVE S A ~ " FEI~ME/kiAIRONE SAGE'FEW4E/14ATROIIE SAGE- f EI414£/î4ATROil~ SAIS EOIIE . . . . . . . . . . . . 0 SANS BOITE . . . . . . . . . . . . 0 SANS BOZTE. . . . . . . . . . . . 0 GJERI SSEUR/NEDECIN, GUERISSEUR/MEDECIN" GUERl SSEUR/N~DEC l M" FEUILLE/OUGAN/KAMSO., ,R FEUILLE/OUGAN/MAMSO...R FEU ( L LE / Q i J 4 ~ / V J M l i O . . . R AUTRE F t l V E N ~ MEDIE.AL LUTRE PRIVE NQNMEDICAL iAUTRE PRIVE ~ MEOICAL ll~JT I G U E / M A R C H E , , , , . . * . . S |OUTIQUE/MARCNE . . . . . . . . . S ilGUT I QUE/K~RCHE . . . . . . . . . I; I~CKAî~ AMBULANT. . . . . . . T NARC~;AI~ N4NULANT . . . . . . . T ~L~RCNN4D A ~ L A N T . . . . . . . T ~J~N&~A[ SSANCE/PAREN T S. * , .U COMNAISSANCE/pARENTS,...U CQMNAI SSANCE/PARENTS....U AUTRE V AUTRE V ~UTRE V (PRECJ SER) (PRECISER) (PREC[SEN) NULLE PART . . . . . . . . . . . . . . . . V ~ULLE PART . . . . . . . . . . . . . . . . W IULLE pAItT . . . . . . . . . . . . . . . . W KI kott (BIg) ~ l ? A LA MAISON. . . . . . . . . . . . . . 1 A LA MAIS(~4 . . . . . . . . . . . . . . 1 A LA MAISGI . . . . . . . . . . . . . . I OANS ETARL. S A N I T A I E E . . . . 2 DANS ETASL. S A N I T A I R E . . , .2 O M S EIABL. S A N I T A ] I t E . . . . 2 U LE CHEMIN D'UR SUR LE CHEMIN O'U14 SUit kE CI¢EI4(M DoUM ETABL]S. S A N I T A I R E . . . . . 3 ETA6LI S. S A N I T A I R E , . . , .S ETAIIL I l . SAî4] TA]RE . . . . , 3 AUTRE 6 AUTRE 4 AUTRE & (PRECISER) (PRECISER) (PRECI SEIt) 1 ;40lE OU MOINS DE 1 KOIS OU MOINS DE I æ l S QU PLUS AC~E I MOIS PLUS AGE 1 IîOIS PLUS A ~ PASSER ? PASSER PASI~æ Ç-~ ~A Q.516 ~A Q . 5 ~ 6 [~ ~ hA (I.$16 V S~ ||~e (~) m~,~ri epce y o n I,k o u - I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ch~ d6flslL/t&t CJ~eJe? [ ~ ...................... 2 I MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ...................... NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 ...................... 2 23 296 I SELOe O . 214 B£RNIERE NAISEN~CE 0ECEDEE AVANT-DERNIERE AVANT NAISSANCE AVN~T-DESE(ERE BECEDEE I NAISSANCE OECEDEE k~4 O lION 509 | P~nd~n p r l ~ y e j ~ (lIM~4) teS) v i v OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I OU( . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ( OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 | ...................... 2 I Le, k l k e I l t x p t e t e o e t ~ tep ~6 oin ~tt~ tt MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . il k~~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 MIP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 I St0 I Man Jou a n v i n ( I o i ) i ~ r i *, OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I k s k e LI t e k ~ tete toujou? ~ ...................... uS~~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 ~ ...................... #SP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 iKXq . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 I 5~I ~ jau env~ (liGl) IIourl a, QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I k~ke L I t e k l ~ 4 ~ k r l y e Ito~jc~J? ~ ...................... Ni# ...................... 2 8 OU,...................... 2,iOU( ~ ...................... ...................... 2'1 M041. . . . . . . . . . . . . . . MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ,,~ i. SI l,u, , k s k e,..-+ LI t e ~ krtz~, o,..i s(- Ou, IK)II ....................... . . . . 2, Ou( k ~ i ...................... . . . . . ,1®,~ ...................... 2 . . . . . 1I 2 non ri tlp b o t Lb L i ? Ni,+ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ISP ...................... 8 SEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 51] L i (M(Xq) t e ~ ill(lld( k~ t~+P~'ll I~J[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I i l l + i i l k l L+ t e ~ k{; r i d ? i Qlise .... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 2 B ...................... 8 I °l NSE ...................... . . 2 ~l ...................... ~ ...................... 8'1 NSP . 6'1 2 s" I +"-- b r l t r i r i e'"' n f e k t"*" e o l l k+ n m ' t '+ LI I oui W)N ....................... 2'lOU' ~C44...................... . . 2'lOU' I K ~ ...................... . . '2 tap bey y~ vy~ todi? SEP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 MSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . O NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 EEIOU~SER A Q. S02 P(X~ L'ENFANT DECEDE SUIVANT; S ' I L N ' Y & PL~JS O~ENFAN? BECEDE, PASSER A 0 . 6 0 1 . §16 L î l (W]N) t e pire I m l ~ l k i t~~r/e OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 SI e , k s k e LI t e I~X40~J d i s se v L e d~ îkeke Li t e 9 e n d y a r e ? ~ ...................... 2 ~ ...................... 21 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ,?~~,: ?,,, ~ ~] (PASsE,A O , ~ , , . ~ (P..RAO.,,. NSE . . . . ..,, NSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . +' ...................... 11 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . JOURS . . . . . . . . . . . . 1 JOURS . . . . . . . . . . . . 1 .JOt~S . . . . . . . . . . . . 1 SI NOINS PE 1 J O U I , SBMIH[S ......... 2 SE~klN[S . . . . . . . . . 2 SEHAINES . . . . . . . . . 2 |MEG[STSEm CQ P(Xm OeJOUR". ~15 ............. 3 MOIS . . . . . . . . . . . . . 3 æ[S ............. 3 NP .................... 9Q8 IdSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 990 I NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9q6 SI6 L((I~N) t e 94m d y t r t I, ~ske TRE$ $OU~NT/SANS A R R E T . . I TRES ~UVENT/SANS A R R E T . , I TRES S(XNENT/SAMS PJtRET..1 f v e , t MI,ZRrlteml? SOJVE NT . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 SAUVENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 SOUVENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Il te poupou d(o dri, pLizlê DE TEI4PS EN TEk~S . . . . . . . . 3 0£ TEMPS EN TEMPS . . . . . . . . 3 DE TEMPS EN TEMPS . . . . . . . . 3 hke: OUI N(24 NSP OUI NO~ NSP QUI I k ~ NSP - 11 t e s v e f t ~ J t a n ? SOIF . . . . . . . . . . . . 1...2...8 SOIF . . . . . . . . . . . . 1...2...8 SOIF . . . . . . . . . . . . 1.,.2.,.6 S19 EGkI l j 0Sut wf i w ~p i p i ( a m ~ i e ( ks~o4u)v, a n PLUS DU TOUT., . ( . , . 2 . . . O PLUS OU TOUT., . 1 . . . 2 . . . 8 UR)NAIT HOINS/ UR[NAIT Iq~lHS/ U R ] I I A ] T MOINS/ ~1nc41 tf plt pipi dltou? PLUS DU T O U T . . . 1 . . . 2 . . . 8 $20 Eske t e o i n s ~ rtan ~xmJp<~u L î ? I o e l . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I 0UI ...................... 1 I ...................... NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 [ ~ ...................... 6 ISP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ] NO# . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 521 Il l, leke ri t~ tG~lse? ~ ...................... ~]2 ~ ...................... ;j2 N(3N. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~]2 (PASSER A Q . $ ~ ) a (PASSER A Q . 5 2 S ) • (PASSEra A Q . 5 ~ ) 4 ISP ...................... NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 522 Konbe t a n t o u s Lai f k SOU ( ~ 7 I JQURS . . . . . . . . . . . . 1 I J(XmS . . . . . . . . . . . . 1 JOURS . . . . . . . . . . . . 1 SI æ ] t t S DE 1 JOUR, SEN~IMES . . . . . . . . . 2 i: SEMAINES . . . . . . . . . 2 SEIqAINES . . . . . . . . . 2 ~ | EWOEGISTIER O0 Pt~Lî4 uJGUR". IOlS . . . . . . . . . . . . . 3 M01S . . . . . . . . . . . . . 3 ~lS ............. 3 / . .................... . . .................... . . .................... . Lk (k~¢lN) t ~ t~e I, Imke s ~ f OU( . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OU( . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 '° *'"+'+ MOI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSEE A q . S 2 S ) 4 ;J 2 ~ ...................... (PASSER A Q . $ 2 5 ) ~ 2 M01 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP (PASSES A Q , 5 2 5 ) 4 ;JI 2 N~ ...................... NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | ...................... 524 Pildil konbe tan eouf (i te III I hIo/kQut? JCIJIt S . . . . . . . . . . . . 1 JOIJRS . . . . . . . . . . . . 1 JUS ............ 1 I SI N O [ i S D( 1 ~(]UA« SENAISES . . . . . . . . . 2 SEl(AIMES . . . . . . . . . 2 SEMAINES . . . . . . . . . 2 EN~tEGI|TEEII O0 F O J I "eJOU~% æ[S ............. 3 MOIS . . . . . . . . . . . . . 3 NO[S 3 NSP . . . . 9ç/I I~ .................... ç~S i4SP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2~ 297 i SELON II. 214 DERMIEREK04MAl SSANCE DECF.DEE MOi ~A] AVANT S~CE -DERM[EREoEcEDEE ~ AVANTNA LSfdU4oE AVANT -OERM EAED(CFJP[E [ SZ5 l L 6 (14(314) t e g i n I m l l d i kl voye QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Il ~ t4k I , 4 1 k e ( I t e gen ...................... 2 MC41. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 14~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 (afy~~P (PASSER A Q . 5 2 8 ) ~ ~11 (PASSER A 0 . 5 2 8 ) . ~E 1 (PASSER A 0 . 5 ~ ) • O] I NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 526 I Slke Il te ~ LIfy~v Ik frîson QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Lmtrar~tod? N~ ...................... 2 ~ ...................... 2 I 11014. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 MP ...................... 8 MP~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 M~ ...................... 8 +louis . . . . . . . . . . . . I d~l ............ 1 JOU~I . . . . . . . . . . . . I +i+++ ~ ~ ~ $ ] MOINS DE 1 JCLît, SEMAIMES . . . . . . . . . 2 SSJ4AIMES . . . . . . . . . 2 SEî~+IMES . . . . . . . . . 2 Ek~EGI|TSER O0 ~ "JGUII". NOI$ ............. } 14011 . . . . . . . . . . . . . 3 14011 . . . . . . . . . . . . . 3 MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 998 MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99~ Ii L l 5 Z ' ' L ' (IIi(:14) ' , . l+ imke ri .''i t e gen k r î z ? k i t c + J y . ' OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NG~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 8 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NOl~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 [QUI ...................... 2 I MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 8 529 LS (MCN) t e ~ illLmdî kl touye OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Lf m, I s k e b o u t o n t e Lave s o u t o u t kb t ~ ? 14011. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 MON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 (PASSES A Q . ~ ~ ) æ (PASSER A 1~.~3/+) a (PASSI~R A Q . 5 ~ ) a NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 530 L 6 (W)I4) r i ~ b o u t o n Love , o ~ oeI ...................... 1 I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 k b I l . S s k e po i l t e d~kaLe tm~rton 1~ r i ~e p e t i t ~ ...................... NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 +NSP 8 + ...................... ...................... 2 i Ho. ...................... 8 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ,8 S3~ Kon~J t l l r l t o o u t o n y o ~ e t e SO~ kb (l? JOLMIS . . . . . . . . . . . . 1 [ i i JQU~S . . . . . . . . . . . . 1 I t t JOUqS . . . . . . . . . . . . 1 I I I $1 æ l M S DE 1 J(Xîa+ SF.14Al NES . . . . . . . . . :2 SEMAINES . . . . . . . . . î~ SEMAINES . . . . . . . . . 2 Ei~SGISTRSR 040 P(Xm mJOUR'+ NO]S . . . . . . . . . . . . . MOIS . . . . . . . . . . . . . 3 NOIS . . . . . . . . . . . . . 3 i" i fVl EE R V JRFE] E t O. 525 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . FI EVtE (~ C[TEE F I [ V S E D[JA CITE£ ~ PAS,$Ell ,A 0.534 998 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F IEVRE CITEE [~ F [EVRE DEJA C[TEE I~ PASSER -A Q.53C; 998 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F IEVRE NOM C]TEE F IEVlIE OEJA CITEE I--1 9Q8 PAS~S ~A G.53+ V ¥ 533 | S s k e (W3q) t e g4m L l f y S v æ r a OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 t6 bouton yo te (evt s~ kb Il ...................... 2 NO41. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 0 4 l h ~ l L l f y S v km v i r i l tmá~l~lt MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 I mpre? 534 I::= ~en (M~I4) m o u r l , 9en ssrar~yon? Ou...................... I °' ...................... tou ...................... k~Y4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 M~4 ...................... 2 MOU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z MS# . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . § NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 535 L 6 (M~I41 t e 9 I n o e L a d i k l t o u y e QIJI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I L( s . k i k i L i t e v i n l A 9 i r ~ l L ? IIQII . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PASSER A Q . 5 3 7 ) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ ~ | MOM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . +' (PASS£R A Q , 5 3 7 ) + ...................... MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 i NON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . +' (PAS.SER A 0 . 5 ] 7 ) 4 ...................... MSP . . . . . . . . . . . . . . . . . i 2 wnpt IT JOU~S . . . . . . . . . . . . 1 JOURS . . . . . . . . . . . . 1 JOURS . . . . . . . . . . . . 1 SlENA] MES . . . . . . . . . 2 $Eî4AIMES . . . . . . . . . 2 SEKAINES . . . . . . . . . 2 SI MOINS DE 1 JOU4+ SMItEGISTItER O0 P(XJII " J Q U I I ' . M(IIS . . . . . . . . . . . . . 3 æIS ............. 3 æIS ............. 3 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9ç~ MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 998 MS• . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SI7 Lîl (kK]N) t e 94in m m l l d i k i t o u y e OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I l 8, 6ski flgl t• *k p y e r i {PASrdER A q,539) a ~J (PASSES A g.539) • 8~ (PASSES A 9.539) J NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . "F '--+(-"'on fil1 L| a k pye I l o41~ jarre ' JC~4S . . . . . . . . . . . . 1 I JOU~S . . . . . . . 1 i JOUItS . . . . . . . . . . . . 1 n i SEI4A] MES . . . . . . . . . 2 SEMAINES . . . . . . . . . 2 SEMJL[NES . . . . . . . . . 2 ,, + - - , + - . " " . . . . . . .. . . . . . '. !. ' ' S ............. ' L" ............. ' u _ ENSEGISIRER ~ i~ "JCLIR % NSt% . . . . . 998 I #SP . . . . . . ~98 #SP*. . . . . . .796 m 5)9 S|TOUAi4ER A G. 502 ~ L'ENFANT DECEDE SUIVANT; S ' I L N*Y A PLUS O~EMFAMT OECEDE, PASSER A 0.64}1. 25 298 pASSER N• CKJESTIOIiS ET F]LTRES C®. I ' OUI, NAR]EE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 601 Eske ceJ mlrye, pLsse ~(~~wD¢'iWsp v i v l v 6 k yGrt ileS~'~ OUt, PLACIDE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2~ ;L.,~6 k~,nye a? GUI, V I VAV~K. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v ~-~09 Eoe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . & | 6~ ] Eske ou s e t l b n t i , ou r e n m n , ou f i y l ~ a e , ou N p e r e , ou dlv~4e, o l i n ~ l au v i f ? J CEL[DATAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . RIEId~N. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . FIANCEE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S[PAREE/D I VO~CEE. . . . . . . . . . . . . . . . VEUVE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 4 S I t 603[ .,"k''v"'k'~'~°"~ou''~--"k~''[ OU, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , I *~' ............................. æ L609 ~ l " " - - ~'~ "k *~ - - °"~° ~ - - * - --*" * - - ' l , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... . . . . . ~'l L~* KO~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1701 | -- i ~ z ~ e , sî~ts~ ~ iweh k o r ¢ r ~ , t s k e ou separe, ou I SEPAREE/O]VORŒEE£. . . . . . . . . . . . . . . . 1 ~ 606 I d l v ~ e , osînon ou v~f? I VEUVE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z , --bezwen s,ten- byen ko~pr.nn, , . k . ou p L . s . , wap, PLACEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' - - 607 I vivavî)k, ou r t m l J n osJr~~ ou fîyanse? J V]VAVEK. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 REN~N. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 609 FIA#CEE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 608 | Eskl »af| ou/mesye ou af) v i v r ~ n kay L| osir~~ Li rete i VIT AVEC ELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 i yc~ Lbt kote? i I HA8]TE AILLEURS . . . . . . . . . . . . . . . . . Z i ~l "~" * ~' *'~*,. - °* ' -"* ' ~- ,' ~ * ,'- , * ~ ' ' « ~ i ~''°"~~o~ o , ~. . . . . . ~o,, . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . ~'1 Z6 299 SECTION 7. PREFERENCES EN IkkTIERE DE FECONDITE PASSER R" g4JEST[ONS ET FILTRES CODES I N VOIR 312: Ml ELLE Ni LUI STER|LISE LUt OU ELLE STERILISE(E) i ~ I ~707 VOIR 601 ET 607: CCOE 1, 2 OU ) A R.601 OU 0.607 POSEE: NON A 0.601 ET 0.607 NON POSEE: ACTUELLEI<ENT ACTUELLEN£RT ~ EN EN UNION [~ UNION r~ ~?lk 703 VOIR 225: I ,VOIR ÜN (AUTRE) ENFANT. . . . . . . . 1 i PAS ENCEINTE QU PAS U E ENCEINTE PAS D'AUTRE/AUCUN. . . . . . . . . . . . . . 2"~1 DIT QU'ELLE NE PEUT PAS / TOMBER ENCEINTE. . . . . . . . . . . . ] 710 i v PAS DEC]DEE OU RSP. . . . . . . . . . . . . 8 Kounyl =, rm~m ~ k#k Kounye e, ~ ~ k~k keksyon sou tmwi t i o n klldp keksyol'l SOU [IVt~J ( t i n I viril I n ) . kap v t n i en). Eske ¢NJ te rer~en 9qm Apre p i t i t k{ n l n vent p t t l t osinon o~ p i r i ou l+ 6ske OS t l rlrtF~¢FI renmen 9en p i t i T ? gen yon tbt p i t J t osinon ou pa te renmen Rem Lbt? VOIR 225: NO]S ..................... 1 P.. ENCE,R,EQUP.R = ç .C,,E,E ç ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ..--P710 BI ENTOT/KA[ RTERART/DE SUITE....9ç4 KOrVbe t i n ou r i rerm411 t l ~ Apre p t t i t kî n a n v e n t c~ dlpi kounye • imvin (yon/ a f ê t , konbe t i n ou t8 DIT ~J'ELLE RE PEUT PAS Lbt) p i t t t f~t? rer~en t l r ~ ImVlm ou fê TOMGER ENCEINTE . . . . . . . . . . . . 995- yon tbt? AUTRE 996 (PRECtSER) RSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 998 705 "VOIR 218 ET 225: 1 706 A UN/DES ENFANT(S) V]VANT(E)OU ERCE]RTE? VOIR 225: PAS ENCEINEE OU PAS SURE QUI [~ v ENCEINTE ~Ç~ MON AGE DU PLUS JEUNE ANNEEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I ~710 I -*TtO NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 ~ Ri t | j OU te remlen timoun L~ p î t i t ki nan vant kl pi piE1 • 9enyen lllVln tan fkT, ki LaJ oe ta cx~ f# yon Lbt ttl¢un? rermen r i genyen envan ou fê yon tbt timoun? kc~nye a, si ~ ta gen pou ou f~ OU[ 1 I I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . sa lu~cb, êske ou k r l (ou Imnm) mari ou/mesye ou) ta pran °'1 -''''*"*~+*" 6lstzyon an pou f6 t i g a t i ? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 708 J Eske (ou merm/oeri ou/mesye ou) regrêt ou/Lî ( f ~ / t e f~) | QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 | GperllyGn po4J nou pe sert p i t 1 : a~kb? I I I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 »714 709 Poukîn ou regret? ERQUETEE VEUT UN AUTRE ENFANT...1 CONJOINT VEUT ON AUTRE E R F A N T . . . 2 J EFFETS SECONDA[RES. . . . . . . . . . . . . . 3~ - ~ 7 1 4 AUTRE RA]SO~ 6 (PREEISER) I 27 300 PASSER "" I i GUESTIONS ET FILTRES CCOES i A æ 710 ~ Eske ou krê I ~ r l ou/mesye Ou dakb o|inon po i k b i k APPROUVE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 e m r i kl e#v| ak yonmet~¢l p o u e v l t e y o fk DE~APPROUVIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I p I t l t dri? NSP............................. 8 I 711 I I Konbe fus ou pale mk war,/ae=ye ou sou z . f ' p t e n i n nan JAMAIS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I Lene ki sot pose m? UNE oe DEUX FOIS. . . . . . . . . . . . . . . . 2 I PLUS SOUVENT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] I 712 i Eske ou diskiTe æk mari o~aesye ou sou konbe p l t i t ou OUI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , I tre rchlmn 9enyen? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I pi p r i s o s l r ~ m pese ou? PLUS D'ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 i MOINS "~I " " - - ~ ~ - ' " ' 1 '- ....................8I O'ENFANTS. . . . . . . . . . . . . . . . . NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] 714 • I Lb yon timoun Fêk Fbt, kor~en tan ferm ak gason an dwe t~ ar~=n yo r e k ~ s e Ren kontak seksyIL? I MOIs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ~ I ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AUTRE 996 (PRE£1SER) ,,51 _,., ,-,----,~,,-- r.-- ,. --.~ .--L ~, ..Vr.o._,,~,...."° I ,As A''"0--......................... 2'1 "' i -~--' ~ " ~~ " ~ "'''~ - " ' ~ ' " °"°'° ~ °°''~ "--" i o - - - - .~. . . ........................................ . ,'i 717 '/OIR 218: A LIIDES ENFANT(S) 9 N*A PAS DIENFART V|VklIT(R) VIVANT NOMBRE .................... SI ou Te k a ~ r e t ~ J r ~ nan Si ou Te kapab¢hwazi t i n L~ ou p a t Ren p i t i t , ep~ eRzaktemn vaLS p i t i t s i ou t e kap~b ¢ h ~ z i egzak- pou ou tre genyen nan t ~ r a i l p î t i t pou oe t s t o u t r i 0~, konbe p î t i t R~my~~ r~n t e u t v i ou, konbe ou ta rer~ten Renyen? pitit ou ta rmwen 9enyen? AUTRE REPONSE 96 (PREC|SER) ERREGISTRER UN NONSREOU UNE AUTRE REPO~SE. Dspre ou aerm, kanbe tan sa vie dt k~be s~m osi~on kon- I~OIs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 bru |WrIQ kl ck¢e iiMlycwt i~lt lb yo~ timourl f a t mk [ Î t i ~ u n kî v i n d ~ y ê s Fit? ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AUTRE . . . . 996 (PREC[SER) 28 301 SECTION 8* CARACTERISTIQUESDU CONJOINTET ACTIVITE PROFESS]DIq[NELLEDE LA FEN4E PAIKS N QUESTIONSET FILTRES I CCOES I A I VOIR 605 CODE 'NOi' A Q.O05: 0.605 NON POSEE ~J 'OUI' A Q.605: N'A JAMAIS ETE EN UNIO~ Il EST OU A ETE EN UNION L~J 802 POSER LES QUESTIONSU / V LE MARI/PARTENAIREACTU(L OU LE PLUS RECENT E s k e d l m y e m a r i o + . ~ m s y e ¢NJ teL t e k D I o s i n o n t u t nan v=~J oel ...................... .... oo,1 I I III~( I | f tbe~ JZllyOn? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • iIflbettzasyon, prll~, s~~ osir~~ inlvSslte? PRIMAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 "1 +-''~'~+'-+'+'~'- I ................. SECONDAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . '; + SUPERI EL~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 4 8---,-~80S ~1 + + + + ~ H ++ i + ........................[] N$P. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 805 K| kiLJte t r s v l y {dl~ye) Imri ou/n~sye ou f i ( t l p fS) pi plis? I I I I VOIS 805: J 8O6 +I TRAVAILLE NE TRAVAILLE (TRAVAILLAIT) EE~ (TRAVA]LLAIT) PAS ~ DANS UAGR]CULTUR DAMS UAGR[CULTURE E4)7 Eske I r ~ ou/amsye ou t r l v l y / t a p t r e v l y s ~ t6 p i ri CHAMPPERSONNEL/FAMILIAL. . . . . . . . 1 OIIin~l Si iïe/tl{D t o e t l , osîno~l Si t r l v l y / t i p t r l V l y y¢~moso tê demietye =sinon êske Si CHAMP LOUE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z t r l v l y / t a p t r l v l y so4~ Si yon tbt mo~n? CHAMPDE MOXT[E. . . . . . . . . . . . . . . . . 3 CHAMPDE QiJELQU'UND«&UTRE. . . . . . 6 29 * Codes pour Q.804 NIVEAU ALPHABETISATloe PRIMAIRE SECONDAIRE SUPERiEUR 0 = * d'1 e n æchev~ O=-d'1 en ech. O=-d'1 an sch. I • 13"/12"lEnf11 I =6" I = I" année CLASSES TOUJOURS: I Enf2/CP1/l•en. 2=5" 2 = 2" snm~ 2 • 11"/CP2/2°an. 3=4" 3 = 3" année 3 • IO'/CEI/3"an. 4=3" 4 • 4Dan. otj + 4 • 9"ICE216"sn. 5=2" 8=NSP 5 • a'/CNl/$'sn. 6 = NItho 6 • 7"ICN216"ln. 7 • PhiLo 8 • NSP 8 = NSP 302 M I OUESTIOMS ET FILTRES CODES 808 I A~I t r l v • y ou fA n4n k l y |a, Esk• W~l) t r i V l y kotmyl i? I QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I B810 B I ROI4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I Kbm ou konnen, g i n f l r m k| t r • v a y t p I yo peye yo travsy La ok l a J l n o l l n 0 n Rk Lbt bagay. Gin tbE k| vann I k l g i n yon r i k ~ s (.sinon ki t r a v • y t k fa+ml yo (mslnon k| t r R v l y ban z l f A f K l | yo. Eske o~l fA yon ErlVAy koraa oslnon ou r i n e ~ t L i t kaLite Eravay? | I I 810 Kt sa ou fA. sa v i e di k l k • l i t e trav•y ou fA? 811 MIm t r l v a y wap f6 kounye a, èske ou t r l v l y pO~yO~ | I POUR UN MEMBRE DE LA FANILLE....1 I| souri r ~ farlmi OU, pou yon [bt moun o|Jn~fl OU t r l v a y poul pOLIR QUELQU+UN D+AUTRE. . . . . . . . . . 2 r at c~? A SON COMPTE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 I +~ - - * - ~Eske' +yo +be +ou t , j a n pou travay sm a? INSISTER: I +NOM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . ............................. . . 'l 2 813 E l k l OU fA tr8vey s i • L l k l y ou osînon deyA? AILLEURS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1 614 VOIR 21712181220: A ~ ENFANT NE DEPUIS OUI NO~ JANV. 1989 ET VIVANT A LA NA]SON LT-J V-1 / i~901 I v 815 Pandan b~o t«aVeyo Iske (MON) ebitye r e t e avkk ~ ° rete I HABITUELLENENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I ,901 av4d~ ou i~f~a osinon r i fmi J ~ r e t e avAk ou? QUELQUE FOIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 JAI4AI S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 I 816 Kiw~un k i abitye okipe NARI/PARTENAI RE. . . . . . . . . . . . . . . . . 01 (IK]4 DU PLUS JEUNE ENFANT A LA 14AISOM) ENFANT(S) PLUS AGE(S) . . . . . . . . . . . 02 pandan vap travay? AUTRES PARENTS. . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 VOISINS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 04 ANIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0S DONESTlOUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 GAROERIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07 JARDIN D * EMEANTS/HATERMELLE/ K I NDERGAJITEN. . . . . . . . . . . . . . . . . . 08 AUTRE .09 (PRECISER) 30 303 ~;[çTIO~ 9, RST/$11)A ET CONOOM Kounye a , nou bezuen kltk e n f ~ l a s y o n sou a k t i v l t e o~ genyen n a n z e f k s•ks pou r ~ J kapeb k o n p r a n n Çi ~ zefê ptanin, zaf~ f6 pitit sk z a f t i l l i n t e . I NOio.E+os I 9'01 ~.bOS ~ P~SEE 'BON' A Q,005: OU N«A JAMAIS ETE 'OU|' A 0.605 EN UNION I ç EST OU A ETE EN UN]Oe L I ~2 I [ske ~ te fk ~~y ~jm? Iou'............................. ' 1 N~ ............................. 2 B~7 +1-'-oo*.+-,+'~-*'.o*-*'1 - ~ o ~ + * ~ + .............~ 1 M~RE DE FOIS . . . . . . . . . . . . . Konbe t ~ sa g ~ y ~ tE ~ te f~ ~gay ~ dênye fwa? JOURS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I SERINES . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~lS ..................... 3 IMSCRIRE EN ' ~ I S ' SI 1 AN OU ~ I N S IMSCRIRE EN «ANNEE I SI PLUS DE 1 AN ARNEES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 ~1 *'*'~~*'-+~*'++*~+-'+'°'+ ~91y; yo r e l e m t ~ i s i yo w t ~ i v~ry~ t~? ........................ ++ +.- ...... N~ ............................. ~I 2 NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~t ~çl~ SYPHILIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A Ki ~ L ~ i ~ konnert? BLENNORRAGIE/EKOULNAN/ GRAN CRALE/OEHAUDE PISSE . . . . . . . i CHANCRE MOU/ABSE LEN . . . . . . . . . . . . C LYMPHCGRANULOMA VENERILtl . . . . . . . . D COMDYLONA/CRETE DE COG/VERRUE...E TR[CH~AS ..................... F CAND]OOSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES HERPES GEN]TAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . H KARAN O]SEAS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I SIDA/~R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J AUTRE K (PRECISER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L E 910 Nin 12 d~mye aua k l s o t pese La yo, #ske ou t e gen yonn | na*lltedi sa yo? I OUI . . . . . . . . ..................... MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . HSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I 2 ~ ' - - ~ ~917 3~ 304 PASSER N* QUE5TIGI;S ET FILTRES ~OES A SYPHILIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A 911 I(i e e l a d i ? DLEMRORRAGIE/EI(GULNAN/ GitAN CNALE/CIULUDE PISSE . . . . . . . S CHANCRE NOU/ABSE LEM . . . . . . . . . . . . C L YMPHOGRAEUL{]I4A VENERIUN . . . . . . . . D COMOYLOI~/CRETE DE OOQ/VERRUE...E TRICKt:I¢(~A$ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F CAAD[DOGE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G ENREGISTRER TOUTES LES REPI~SES HERPES GEN[TAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . • ifJU~O[SEAS .................... I sIDî~4H ......................... J AUTRE E (PRECISER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L 912 LE m i t e g e n (MALADIE DE Q . 9 1 1 ) k S k l Ou I l ~ yml CONSEIL/TUITENEET .............. , , konsEy ostr~41 ~J t e i i i cheche ~ Erltlmn+ au te I sïan ttt ou pouk~t ~ osin¢n ou pat fk mlyenT SOIGNE ELLE+I4EflE . . . . . . . . . . . . . . . . 2--[ RIEN FAIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3| e.91A 913 K t k o t e o u t e mw~de k ~ l y / o s î n o ~ ki kote ou te mie SECTEUR 14ED]CAL P U I L ] C chiche t retman? ROeITAL O~ETAT. . . . . . . . . . . . . . . A CENTRE DE SAMTE ( C A L / C S L I . . . . E DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . C CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . . D SECTEU¢~ NEDICAL PRIVE Yon L b t m o ~ ? HOelTAL/CLIM[QUE. . . . . . . . . . . . . E CENTRE DE SAMTE ( C A L / C S L ) . , . . F INSCRIRE TGUT CE QUI EST CITE D]SPEMSAISE . . . . . . . . . . . . . . . . . G CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . . N CA61NET REDECIN PRIVE . . . . . . . . 1 ]NFIRM%ER(E)/AUXILIA]RE . . . . . . J PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L SECTEUR I~EGICAL MIXTE HOPITAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . . L CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . . N DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . N CLIk[I~JE DE PF . . . . . . . . . . . . . . . 0 PHARV~ACIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P NON INSTITUTIONNEL NED[CAL CLIN[~4JE I(OeILE . . . . . . . . . . . . . . O AGENT DE SANTE . . . . . . . . . . . . . . . R TRADITIONNEL PRIVE SAGE-FEI414E/MATRONE. . . . . . . . . . . S GUERISSEUA/NEDECIN-FEUILLE/ OUGAN/MN4BO. . . . . . . . . . . . . . . T AUTRE PRIVE MON MED]CAL ROOTIr~E/I#ARCt;E . . . . . . . . . . . . . . U NARCHANO N4BULA/4T . . . . . . . . . . . . V CONMAI $$AMCE/PARENT ( E ) S . . . . . . W AUTRE X (PRECISERI 914 L* ~ t . gc. I"*LADIE GE Q.911) *=Le ~ t= pale = ~ . I ~l ............................. 1 I ak msye ~ (yo)? ~ ROM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I 915 LE o u t e 9en (MALADIE GE Q . 9 1 1 ) ~ s k e o~J t e f k V C ~ b a 9 a y OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , m p o u mJ p a t b a y m e s y l o u (VO) ~ a L a d t e? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 PARTEMAZRE DEJA INFECTE. . . . . . . . . 3/ +917 I 916 K| s e ~ t e fA? PAS DE RAPPORTS SEXIJELS . . . . . . . . . 1 U T I L I S E LE CORDON. . . . . . . . . . . . . . . 2 AUTRE 3 (PREC[SER) I 917 VOIE 0 . 9 0 8 ET 9 1 1 : 0.9110ECLARE l AVOIR LE S%DA ~-~ 936 0 . 9 0 8 SIDA Q . 9 0 8 SlOA ~ CITE CITE ~ 1919 9~e EIke ou konnen osJnon ~ Tande P a l e d e y o n maLadt k î I QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I rlLI SIDA/4R? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~927 919 Ki k o t e o u Rende POLI osin~r~ ~ s p r e n n p l i s ONgay s o u RADIO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A SIGA/4N? K+ R o t e o s i r ~ n k l ~ k i k o n n pa o u s ~ f ~ s v o n TELEVIEION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E J ~ J SIDA/4N? JOUmNAIJX/NAGASIIdES. . . . . . . . . . . . . . C AFFIEHES/POSTERS. . . . . . . . . . . . . . . . D F(~NATIONE SANITAIRES . . . . . . . . . . . E AGENTS GE SARTE . . . . . . . . . . . . . . . . . F DOCTEUR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G IMSCRIRE TOUT CE QUI EST CITE EGLISE/TEI4PLE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . R CUERISSEUR/CUGAN/14kMSO. . . . . . . . . . [ ECOLE/RROFESSEUR. . . . . . . . . . . . . . . . J LIEU DE TRAVAIL . . . . . . . . . . . . . . . . . K PARENTe/AMIS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L AUTRE M (PRECZSER) 32 305 PAUI~t N* G4J~STIONS ET FILTRES CODES A 920 OVe ou m~rm, k l J ~ yml llOUn t r a p e S[DAJ411? RAPP~TS S4~XU~LS . . . . . . . . . . . . . . . . A RAP. SEXUELS AVEC PROGTITUEES...li RAP. SEXUELS RCk~SEKUELS. . . . . . . . C RAP. SEX. AVEC PLUSIEOSS pARTENAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 Lbt J * . ? TRANSFUSION SANGUINE. . . . . . . . . . . . E ]NJECTION$ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F IMICIIIRE TOUt CE QUI ES1 CITE HI~RE A LtENFANT . . . . . . . . . . . . . . . . . G AUTRE H (PREC]SER) AUTRE I (PRECISER) 9~11 RSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ...o...J Elke ou k r ' yon f l m l kI glm S]OA/4H klq~Ib fA y ~ t hllo~Jn I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 k l ll4n SIOA/4H? MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 RSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 922 [ E , k , ou k r è y ~ - - sa v i e d i r i 9en u i k ~ k , P e r . t , , l i f t , eP' I l e n f , k t , I I I D A / 4 X • m m kb L|? OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1 2 M~° ............................. 8 92"5 | Dqure ou merm, i s k e ou g e n g w o chens, ou Oen chans, ou GRAMDeS CHANCES. . . . . . . . . . . . . . . . . 1--"1 IHm yon r i c h ~ osl~~n ou pe 9en chans d i t ~ pou ou CHANCES MOYENNES. . . . . . . . . . . . . . . . 2/ ~92&A 924 I t r i p e S[OA/4H? Poukisa? PETITES CHANCES. . . . . . . . . . . . . . . . . PAS DE CHANCES OU TOUT. . . . . . . . . . PARTENAIRE UN%GOE/REOULIER. . . . . . A ~ 3 | 4 I F[OELE AU PARTERA[RE . . . . . . . . . . . . S PARTEMA]RE FIOELE . . . . . . . . . . . . . . . C EV•1E ~kPPORTS O(:CA$1QNliEkS.....D EV;TE RAPPORTS HQMOSEXUELS. . . . . . E 9~ Eske ~ t b t rezon? EVITE LES JNJECT]O44S. . . . . . . . . . . . F N:A PAS DE RAPPORTS SEXUELS. . . . . G INSCIISE TOUT CE GUI EST CITE UTILISE LE CONDOI4. . . . . . . . . . . . . . . H AUTRE I (PREClSER) I 924R Po0~i(isl? A OEAUCOUP DE RAPPORTS. . . . . . . . . . A A PLUSIEURS PARTENAIRES. . . . . . . . . 8 A DES RAPPORTS OCCASIONNELS. . . . . C A DES RAPP(I~T$ KOMOSEEUELS. . . . . . D Eske 9en Lbt r e z ~ ? AR*UTIL[SE DES INJECTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . PAS LE COIdOON. . . . . . . . . E F INSCRIRE TOUT CE OUI EST CITE PARTENAIRE INFIDELE . . . . . . . . . . . . . G PARTENAIRE SE PROSTITUE . . . . . . . . . R AUTRE ] (PREC]SER) 925 I u t(~t OeP' °~ I ou I ~pl " ta~~e kont s .°Luwi d i o. . . ? t ' s k e . ° u f aj Y ~ e b4g'Y P ° u l SIDA/4H' ............................. 1 1 NON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ,927 926 I St sa ~ fè? I PARTENAIRE UNIQUE/REGULIER . . . . . . A FIOELE AUX PARTENAIRES. . . . . . . . . . I EVITE RAPPORTS OC£AS[ONNELS. . . . . C EVITE RAPPORTS H(XVDSEXUELS. . . . . . 0 Lbt bagayT EVITE LES JNJECTI~44S. . . . . . . . . . . . E N*A PAS DE RAPPORTS $[XU(LS . . . . . F INSCRIRE TOUT CE QU[ EST CITE UTILISE LE COIdOOM. . . . . . . . . . . . . . . G AUTRE R IPRECISER) 927 VOIR O.916, 924 ET 926 CONOOM CITE AU MOINS CG~D~4 JN4A;S CITE [~ 1 FOIS CO~¢E PR[VEHT[O~HST/SZDA ,932 I 928 VOIR O.312 ET 314 I Oe*UT[L[SI~ PAS LE COIIOGN COIg4E NETRODE CONTRACEPTIVE L~J Y UTILISE LE CONDOHCObV4E METNOOE CONTRACEPTIVE F ~ I~931 929 VOIR 0 3 0 2 NE CORNAIT PAS LE C O l ~ f~ CQN#A]T LE CGNDO14 CONNE _ OOI4qE NETRODE CONTRACEPTIVE LT--J 144[THODE COIITRACEPT%VE [ ~ - 930 J Gen a,l s c n kî l e t e k q ~ t ( p r e z ~ v l t i F ) I t y * I p Ft ~ l y yo l=a t r a p e ~ I n o n l~U yo p4 bay kêk I L I c l l . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I I I Eske ou t a n d e p e l e sou sa? Moe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 .955 11 306 PA6Sft 931 Eske ou s~vi oejs ak yon klq~t pou ou Fa tra~e ~ l h o o pou ou pa bay k6k I t a c l i takeu SIDA/4R? I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~933 932 J E 8 k e o u 8 E v i ek kapGt r i chak f . | .'~fGb194y J CHAQUERAPPORT. . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 04iflQtt k~k fmi sGImen? CERTAINE RAPPORTS. . . . . . . . . . . . . . . 2" ~ ~934 m I t.k. *~ k.,~,,, y.~ . E . y*~ . , , . k . ~ j.~ k,~*T I OU,RO~. . . .. .. .. . . . .. .. . . . . . . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . .. .. . . 21 I *D. SECTEUR NSD[CAL P-JILIC 934 Ki kote ou kupeb j N o n kq)bt fa pi f a s î t ? NOelTAL D«ETAT. . . . . . . . . . . . . . 11 CENTRE OE SANTE (CAL/CSL)...12 DISPENSAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . 13 C L I N I ~ DE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECTEUR MEOICAL PRIVE HURITAL/CLINIQAJS. . . . . . . . . . . . 21 CENTRE DE SANTE (CAL/CSL)...22 OISPENSAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . 23 CLZNIG~JE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 26 CABINET HEDEC]N PNIVE. . . . . . . ES ptAARMACiE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 SECTEUR MED[CAL MIXTE (ROI4 DE L'ENDROIT) ROPITAL MIXTE. . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE DE SAHTE (CAL/CSL)...]2 DISPENSAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLIMIQUIE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 34 PHARMACIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3$ N(~ INSTITUTIQliNEL MEDICAL CLINIQUE IdOg[LE. . . . . . . . . . . . . 4~ AGENT OE SANTE/PRONOTEUR....A2 SAGE-FEI44E/NATRONE AVEC BOITE. . . . . . . . . . . . . . . 43 AUTRE PRIVE NUR NEDICAL 6OUT[QUE/MARCHE. . . . . . . . . . . . . 61 MARCHANDAMBULANT. . . . . . . . . . . 6E COfINAISSANCE/PARENT(E)S. . . . . 63 AUTRE 96 (PREC(SER) NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 935 Eske ou kor~ t a n ~ p4Lt sou yon bagay yo r e l e "pantk'? J C~O~/CA~TE/PREEERVATIF ........ 1 I Si OU[: Se kîsa I l ye? A U T R E 2 (PRECISER) N~ .............................. 3 AUTRES PERSONNESPRESERTES A CE M~I4ENT ENFANTS ~ZNS DE lO A N S . . . . I E MARI/PARTENAIRE. . . . . . . . . . . . 1 2 AUTRES HOMMES. . . . . . . . . . . . . . 1 2 AUTRES FE~ES . . . . . . . . . . . . . . 1 2 ENREGISTRER L I HEURE PR . . . . . . . . . . . . . 2 34 307 SECTION A. TAILLE ET PQIDS ElaJ£TBICE: EN A02 (COLONNES 2 - 4 ) EVAIEGISTRER LE B I OS L I G I ~ DE CHAQUE ENFANT ME OEI~JIS JMIVIEB 1 ~ ET ENtE EN V I E . EN A03 ET A04 ENREGISTRES LE NOM ET LA DATE OE NAISSANCE DE L'EMGtZETEE ST DE CHAQUE ENFANT EN VIE+ NE DEPUIS JANVIER 1909, EN CCNN[MÇAMT PAR LE PLUS JEUNE. EN AB7 ET A09 ~ T B R LA TAILLE ET LE POIDS DE LJENGUETEE ET DES ENFANTS VIVANTS. MOTEB:-TOUTEB LES FSNHES ENQUETEES AVEC UNE MAIBSAMCE OU PLUS DEPUIS JANVIER 1989 DOIVIENT ETRE PESEES ET ~4EUEEO, ~ SI 1 ~ LEO ENFANTS E~ODT DECEDES. - S ~ I L Y A PLUS DE 3 ENFANTS VIVANTS MES DEPUIS JAIdVIER 1989, UTILISEZ UN QUESTIONNAIRE SIJI~I)LENBNTA ] RE. i W ENCAJETEE i L~ DERNIER ENFANT EN VIE 3 AVANT L~ "DTRN ENFANT I ER EN VIE •J AVJUIIT DERNIER "AVAUT" ENFANT EN VIE AB2 N° DE LIGliE DE D.214 DE LA SeCT[Oe 2 f-~ çA A03 (NOM) *NOM) (MON) PREHCI4 (DE G.214 POUR LES ENFANTS) A~ DATE DE ~ I S ~ N C E : JDUR . . . . . I I I JOUR ..... JOUR . . . . . -DE Q . I ~ ~ L'ENGUETE| -DE 0 , 2 1 7 P~Lm LES ENFANTS ET DE~NDER LE JOUIt DE ~ ] S ~ N C E MOIS . . . . . ANMEE. . . . Itl MOIS ..... ANMEE. . . . FK)[S . . . . . ANMEE. . . . CI~TBICE N OCG ~ i ClôT. ~ ..... 1 CI CAT. VUE. . . . . I C]CAT. ~ . . . . . 1 LE BRAS I PAS DE C l ô T . . , 2 PAS DE C [ C A T . . , 2 PAS BE C I C A T . . . ; ! ~DE~ PBE'T]B[AL OUI . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . 1 OUI . . . . . . . . . . . . 1 Noe . . . . . . . . . . . . 2 NOM. . . . . . . . . . . . 2 MON. . . . . . . . ..,,2 AB+AILLE*" *'* +*° I rrT~.D I rT~.D rrç].D ~-A.D COUCHE. . . . . . . . . 1 COUCHE. . . . . . . . . 1 COUCHE. . . . . . . . . I DEBOUT . . . . . . . . . 2 DEBOUT. . . . . . . . . 2 DEBOUT . . . . . . . . . 2 [õ]~ E] ~-A.D ~ I l l ] DATE DE PES~EE ET DE JOUR. . . . . ~ ] ] JOUR . . . . . JOUR . . . . . JOUR . . . . . NESURE MOZB. . . . . MOIS . . . . . MOIS . . . . . MOIS . . . . . AMMET. . . . ANNEE. . . . ANNEE. . . . AMNEE. . . . All ~SUREE . . . . . . . . 1 MESURE. . . . . . . . . 1 MESURE ......... I NESURE ......... 1 RESULTAT I~kLADE . . . . . . . . . ;~ NkLAOE . . . . . . . . . 2 ~F.IJOE . . . . . . . . . Z MALADE. . . . . . . . . 2 ABSENTE . . . . . . . . ] ABSEMT . . . . . . . . . 3 ABSENT ......... 3 ABSENT ......... ] ENFANT REFUSE..4 EMFANT REFUSE,.4 ENFANT REFU~AE..4 REFUSE. . . . . . . . . 4 NERE REFUSE...,5 MERS BEFUSE....5 WEBE REFUSE..o.S HAJdD] CAPE . . . . . . 6 HANDICAPE . . . . . . 6 HANDICAPS . . . . . . 6 HAk~ICAPE . . . . . . 6 AUTRE . . . . . . . . . . 7 AUTRE . . . . . . . . . . 7 AUTRE . . . . . . . . . . 7 AUTRE. . . . . . . . . . 7 (PRECISER) (PRECISER) (PREC[SER) (PREC]SER) A12 MON DE L ' (X~SRATEUa: NOM DE L'ASSISTANT*: A~ * Codes: N k r e : ç~; A u t r e s ma~~rQ« ~ ~¢~: ql; ~tre$ pecs~s; ç2. 3S 308 O B S E R V A T I O N S DE L ' E N O U E T R I C E (A r e m p l i r après l ' a c h ~ v e m e n t de l'interview) Commentaires sur l'enquétée: Commentaires sur des q u e s t i o n s particuliéres: Autres commentaires: O B S E R V A T I O N S DU CHEF ~ ' ~ Q U I P E Nom du chef d'équipe: Date: OBSERVATIONS DE LA C O N T R O L E U S E Nom de la contr61euse: Date: 36 309 310 INSTITUT RAITIEN DE L'ENFANCE ENOUETE MORTALITE. MORBIDITE HAITI ET U T I L I S A T I O N D E S S E R V I C E S Confldentiel OUESTIONNAIRE INDIVIDUEL NOMME IDENTIFICATION DEPARTEMENT D E P A R T E M E N T ....... COMMUN E CO.[~~~~ STRATE: Métropolitain- 1 Urbain= 2 ; Rural= 3 STEATE. . . . . . . . . . . . NUMERO DE SDE ................................. S D E ..... [ NUMERO DE GRAPPE .............................. G R A P P E ..... NUMERO DE STRUCTURE ........................... STRUCTURE... NUMERO DE MENAGE M E N A G E ........ NOM DE L'HOMME N ° LIGNE HOMME FEUILLE MENAGE VISITES DeENQUETEUR 1 2 3 VISITE FINALE DATE JOUR M O I S .... ANNEE... CODE NOM DE L ' E N Q U E T E U R ENQUETEUR RESULTAT* RESULTAT E PROCHAINE DATE ]]]]]]!!i!!!ii:ïiiiiiiliil,N O M B R E T O T A L [---] VISITE: HEURE .. !!!!!liiiltt!+iiiiiiiiiiiii,, DE VISITES 1_2 *CODES RESULTAT: 1 ENTIEREMENT REMPLI 5 PARTIELLEMENT REMPLI 2 PAS A L A M A I S O N 6 INCAPACITE, MALADE, FOU 3 DIFFERE 7 AUTRE 4 REFUSE (PRECISER) ]1 C O N T R O L E T E R R A I N I C O N T R O L E B U R E A U SAISI PAR NOM DATE 311 SECTION 1. CARACTERIST[OOESSOC]O-OENOGRAPHIQUESDES ENQUETES PASS4ER M" I GUESTIOeS ET FILTRES CODES I A I HEURES NINUTE~ ENREGISTRER L+HEUAE AN. . . . . . . . . . . . . 1 ~LU I:'N. . . . . . . . . . . . . 2 10Z q Nlln ki m~a • mm ki Lane ou fbt? NOJS. . . . . . . . . . . . . . . . +......~[~ NSP ROIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 ANNEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP ANNEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 103 •i Lai ou te genyon d ~ e f~ ou f e t e f i t Ou? COMPARER ET CO~R]GEN 103 ET/GU 104 SI INC~MPATliLES 'GE EN ANNEES REVOLUES. . . . . ~ m, 0 5 MSP AGE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 I SI L 'ENQUETE ME CORNAIT PAS SON AGEt I M OETERMINEN LE NJ NOYEN DU CALENDRIER HISTORIQUE AGE ES ANNEES NEVOLUE$. . . . . SI L ' E N - - T E ' NOIRS DE 15 ANS OU PLUS DE 59 ANS, TERMIREZ L*INTERV]EU ET EFFECTUEZLES CC~qRECTI~S APPROPNIEESOANS LE QUESTIONNAIREMEMAGE (AGi ET ELIG[NILITE) 106 I h k e ou t e a i e Lekbt o s l n o n ou te 8Le nan yon s l n t I ~i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , , I IL l i b e r i Zasy~41? I NOM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 110 zRsy¢m, nan tekbL prim6, nan se9or~ê, nan i n i v ê s i t e ? PRIMAIRE........................ 2 SECO~OAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 + i., +..~.+._..++.~~,.__,.+ i +.,,.,~ ................. ~i.,+ SUPERIEUR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 ,-I., +..Rla+,~ ou.o. +*T" I CL+sE ........................ []1 rENIFlER 107: SECONOAIRE I PRIMAIRE ~ OU SUPERIEUR J ~ Llll nan r i n g f r a n s e ssn puobLem, maLnmn, osin~~ oe pe kapab AVEC DIFFICULTE . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 "° I 6îtou't """°" +'"°'++ + +-' k"++- I PAS ":'+"* ...................... O~ IOU1 . . . . . . . . . . . . '1 3 110AI Eske ou kapab Li yon L i t o s i n o n y o n jour~L k i ekri nan FACILEMENT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I mm Lime kreyb| Slm p ~ l ê m , malman, o s i n ~ l ou I)41 AVEC DIFFICULTE . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 PAS DU TOUT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 "PAS DU T~JT" A VERIFIER 110 et 110A PEUT LIRE FACILEMENT OU AVEC DIFFICULTE EN FRANÇAIS Q.110 ET Q,110A I I I ,112 Ir L EN ~ CREOLE U O 111 m Eske ou a b i t y e Li yon j o u n a l osînon yon r i Lîv yon fua I OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .»...I | I chlk 8erdtennpo~pi piti? I I '" I E'" ~ ' b " " * ~ " * ~ ° v=" °"'k ' ~ ~ ~î I =I ............................. 'I pi p i t î ? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z * Codes pour Q.111 NIVEAU ALPHA8ET]SATION PRIMAIRE SECONDAIRE SUPERIEUR 0 = - d~1 I n ichev~ O='d'1 lin ls¢h, O=-d'1 I n 8ch. I • 13°112"IEnfll I =6 « I • I" innle CLASSES TOUJOURS= 1 EnfZ/CP111°an, 2=5 « 2 . 2 ° ~ 2 • 11°/CP2/2%n. 3=4 ° 3 • 3" 1~16e 3 = lO°/CE1/3°an. 4 = 3« 4 • 4oin. OU 4 • 9"/CE2/6°an. 5=Z o 8 • NSP 5 • 8"/oNl/5°an. 6 = R6tho 6 • 7°/CM2/6*an. 7 = PhiLo 8 = MSP 8 = RSP 312 M* G4JESTIO~S ET FILTRES CODES IPASSER A CATROLICKJE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I 114 Ki r * t i j y o n OUT METHOO[STE/ADVENTISTE/TEMOIN I DE J./PROTESTANT. . . . . . . . . . . . . . 2 VAUDOUISAN1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 PAS DE RELIGION. . . . . . . . . . . . . . . . . 4 AUTRE S (PREEISER) ,,,I,_.os__,._~,.o,,..,.,o.,.k.l~, w41p/tap travBy oBinon ou gen/te gen yon I k t l v i t e ki/te .............................. 1 I rlq~bte ou Lajlkn? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Ll19 116 Ki trævey ou p l i s f67 "'1 ~'*'''*°°*-~*~*'°~k'k*'°°''~" I ,_,,,E P-E'~ s,,_,E, ........................ 32 '1 118 I Eske ou travay tout jounen osinon pou k~k êdtJn? I TEMPSPLEIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1---7 TEMPS PkRTIEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~201 119 Kism w~ap Fe k«Jnye a? I CH(~4EUR/SANSEMPLOI. . . . . . . . . . . . . . ELEVE/ETUDIANT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I 2 RETRA]TE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 RENTIER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 AUTRE 5 (PREE[SER) 313 SECTION 2. SITUATION IMTRINONIALE/REPRODUCT|ON PASSER EI I gUESTI011S ET FILTRES I COOE$ I A 201 I Eske ~ Barye« p L a i e os|rvon vap v | v I v 6 k yon moun kounye I oel, OUI. MARIE PLACE .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 2I " - ~ =208 IT OUI, VI VAVEK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 L210 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 | l CELI8ATAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 Eske m setî~tl, rerl~, fiyanse, s e p l r e d|vbse o s i ~ RE~EM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 2~ ~ vlf? FIAMCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SEPARE/DIVONCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 i VEUF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 I ,o3 I Eske MINg v l v ak y ~ fi kounye aT I Ou' . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' ,207 I I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 L210 2~ I Eske w ~ v i v ak y ~ ri kounye aT I oel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I ~207 I I H~ ............................. I +1 +~+.k+''+ i ~* ............................. M ~ ............................. 2 i ~215 ~+ I -i s-k +e ~ s e p a +r e , d i v-b s e +~ v ~ f++.~. ? i -VEUF + o. .+. . .~. . . . . . . . . . ................... ............ »~0 2 207 N~en v i e s ê t e n m~en b y ~ ko~pra~, | PLACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 | Iske ~ fîy~e? ptase, wap v i v avèk yon F i , ~ re¢~n osi~ ou I V[VAVEK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . REMMEN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . FIANCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 3 4 » 210 ~- I ' .+- - + ', o+, + , . , , +.+'* '+. • ~.'., n + ' ' ". °+" I ~'' ++ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . HABITE AILLEURS . . . . . . . . . . . . . . . . . 't 2 ~210 +1 +~'''+ NOTER LE HUMERO DE LIGNE DU ~ESTIONNAIRE ~NAGE I M~ERODE L%GNE........... ~ 1 +'° I +~'+ '+ ' ° -o+-".+. + '++ ~+ + ++- + I "++++ 0 - ++ ......................... ~'1 211 ~ e4b~~ ou/~ske ~ 9~ t6t r i s ~ koteT I i +MON............................. ............................. 2' l =213 ~~l - , , , o o + , , ~ . + I -~0~+ ........... ~ 1 213 B ~ k i ~ a e ~ n k i L a ~ ou k ~ n s e v i v ak ~[S ....................... ~ - ~ (premye) ~ ~ ~ ou o l i n ~ ou genyen (premye) f i sa a? NSP m i s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 ANNEE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BSP ABNEE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 + l + ° *u +° + - - + ' - ° ° l + o - + + ........................~I+ ........................ & 314 PASSER N" I gUESTIONS ET FILTRES I CODES I A i *Eske - ' ,ou- *fb. *p i-t i ~t -d e-j i*? ' - - ~ , i o* NON............................. . . . . . . = 2 ~220 216 I Eske ou gen p i t i t gason ou f~ •sinon p t t l t fb ou fb kap I 0ul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I v l v I v l k ou kounye R? | N~4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~218 Kor,ime p i t î t gazon ou f~ kap viv av~k ou? FILS AVEC LUI . . . . . . . . . . . . . . Epi konbe p i t i t fb ou f t k l p viv avbk ou? FILLES AVEC LUI . . . . . . . . . . . . SE AUCUN{E), NOTER "00' 218 | Eske ou Nen p i t i t g n o n ou f~ •sinon p i t i t f | ou f6 ki | OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 | vivL'~ toujou • Ni paf) viv Ivbk ou Rounye a? I I I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z =Z20 219 Konbe p { t î t gason Ou fb ki vivan toujou • k| p4p v|v ~ m • v6k ou kounye a? FILS AILLEURS. . . . . . . . . . . . . . 220 I Eo¢¢~ p i t i t f i ou fA kJ vivan toujou • k l pap v{v mv~k ou kounye a? SI AUCUN(E), NOTER "00' Esk• tou O ou u vivanp i t ' t 9en men[ ki RaS°n mouri fou fb kbk ° s i tan&n ° naprb? p i t i tt fb ou f ' ki I FILLES AILLEURS. . . . . . . . . . . . ............................. 11 I RON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 =222 221 Konbe nan p i t î t 9a=on ou fb VO, ou konte ki mouri? Epi ko~be nan p î t i t Fb ou f6 yo, ou konte kî mouri? S1 AUCUN(E), NOTER "001 FAIRE LA SON4E DES REPONSES A 217, 219, ET 221, ET I TOTAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ I INSCRIRE LE TOTAL. SI AUCUN(E) INSCRIRE =00'. 223 VERIFIER 222: H~ bez~en s ê t e n ~ e n byen konprann: ou te gen an fou 1 p i t i t nan tout r i ou, Eske s e s=? INSISTER ET CORRIGER NON I 1 » Q. 215-222 SI NECESSAIRE V PUIS PASSER A Q.301 PASSER A Q.301 315 SECTION 3: CONTRACEPTION 011 oMely~ l , + t l r4m~en paie ivilk Ou ~ ptanin, la vle dl tour lllyoq ol~r~41 to~t æ t~d f w l ik 911011 kil~) l~t¥1 ?fo t l m ~ ~r~~n yo f l p J t i t o l l r m n ~ yo e v i t e 9~o$îll, Ki i n ~ y e n ollnon k l metb¢l ou konn tlm(k~ p i l e ? EMCIEItCLER LE CODE 1 PARS 302 ~ CkQkQUE METHOOE NEMTIONMEE D'UNE IqAM[ERE SPONTAî~EE. PLJIS O01~T]MUER LA COL~~qNE EN LISANT LE NON ET LA DESCR[PTIOe DE CNAG4JE NETRODE ~ NENTiONNEE SP(~qTANEMENT. EUCERCLER LE ~ E 2 SI LA NETIKIDE EST RECONNUE, ET LE ~ E 3 SI N(~ RECONNUE, PUIS, POLm CNA(iUE NETNCOE AYANT LE ~ E I OU 2 ERCERCL~ DANS 3021 POSER 303 AVANT DE PASSER A LA NETHODE SUJVAMTE. 302 Emke ou •aride p a l e de 303 E=ke ou =Avi mk (METIIOD|) d e j l ? (NETHODE) d e j i ? LIRE LA DESCRIPTION DE C~A~ ~ET~~E Eske nmdau~ o u / f • sa s d e j s skvt ak 01• PILULE (GRERM) FI yo k q ) e b p r a n yon g r e r ~ chak j o u . OUI/SPONTANE . . . . . . . . . . . . . . . . OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 grenn sa I ? OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 14oN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 #SP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 v DIU/STERILET (FIL~qAN) Doktî# yo, OUI/fdaq]4TAME . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske m ~ a r m o u / r i sa • d e j a JlvJ ak 0 • J fmmlSaj yo o s i r ~ ~ m î l yo mete yon OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 f i L a m m l n sa e? f|tlmn m m m a t r l l r i yo. I~1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NON. . . . . . . . . . . ................... / HSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 v 031 INJECT[OeS ( P I K I ) Ookt6, fanm- Oe(/SPOI4TAME . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske madam o u / f • us s d e j o e l v t lk læJ yO olJr!oN æ î l y(~ ~ l y f • l l l l yo OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 p l k t Sis •? yon p i k l pou yo p i arment pou Noe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p i i z y J mue, / NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . RSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 v 041 [MPLAî~TS/NORPLAMT (141ET• SENKAN) OUI/SPOMTAI~R. . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske mBdlmm o u / r i S& Il d e j l •ïlvî Ik Yo endbmî pony~t gbch fan~ yo pou (3U[IDESCAIPTIGtl . . . . . . . . . . . . . 2 Rlel;G¢J senk•R Sa l ? yo mete 5 t i beto~ po~ yo p i an- #0N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OUJ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 s~t ~ pLçzyk ~~~'m. | NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 v 05 NCUSS[/GELEE / C(3MPR] NE/D [ APHRACd4E (XJ;/SP~TANE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske madanm ~ u / f i sa a d e j a s l v i mk 0~J(NodS/JELE/IABLET/gYAFRAG) FJ yo kB- OUI/CHE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 mousljeteltabLkt/dilfræg n i? pal) aete nan pari yo llW~, jeLe, M(~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 tld)Lî~t o s i n o n clyafr~g •va~ yo fA ballay. / v OU[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . HSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 8 I~~ CONOGq (KAPOT) G=son yo mete kap~t OUIISP0~4TANE. . . . . . . . . . . . . . . . 1 OU] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 ~~1 yo I p l e b l O l y . OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 M(3~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3~ V 071 STERIL[SAT]Oiq FEMIM;ME Oel/$PQI~TANE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske n~danm ~ J / f i sa a fA o~erilyo¢l (L]GAT|) I(êk f i n i f+ opePlsyo~ pou OU[/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 FOU nou pe gen Lb• p l t i t ankh? yo pa gen p i t i t amkb, MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3] OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 / NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 v S T E R I L ] ~ T I ~ ~SCULINE ( V A 2 E K T ~ I ) OU[/S~T~R . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Eske ou fE y ~ operasyo~ pou ou pe Kêk ge•on f 6 o ~ e r l l y ~ ~ OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 f~ Lbt p i t i t Inkb? yo pe ~ pltît ~kb. NC4¢ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3- OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • RYTI4~E, • COIITINENCE PERICIDIGdJE OU]/SPC~4TANE (RETE TANN) KTk f a i m æk g u o ~ e v i t e ................ OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 OU] . . . . . . . . . . .................... NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 f l b e g l y kêk îou nan m ~ a, t f f î N(3I~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3- NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E Ilcm p L t l chan• p ou i l a n s e n t . 101 RETRAIT OU[/SPONTANE . . . . . . . . . . . . . . . . I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 (VOTE DEYO) Kêk g • • o n kllpeb f+ OUI/CITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ®tanayon epl yo ~ t e kb yo a n w n yo NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 voye. 1 Eske Lb•1muayen • os•non t b t wet~d f i yo o~ t l m d e p a l e sou OUI/SP(~TANE . . . . . . . . . . . . . . . . 1 o = | r ~ n gason yo k o e s k v i pou yo N{~d. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e v | t e 9L~osês? OU] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 (PRECI$ER) NO~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 OU| . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (PRECKSER) MO~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AU NOIHS UN eOUI« f~ {A UTILISE) Il ~ PASSER A 307 316 PASSER R" I m QUESTIONS ET FILTRES I' I 3o3 J Eske ou ~ osinon m non n e y e yon I ~ l y e n ~ o u / f i o~ i v 6 k r i • lJlVl O • î " evite timoun f~t? ou[ ........................... ~1 I I RON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (~ | ~310 "'..'*,i..::.,,i!]!~!ll!.ll.t!tl,.tI,,l,tt,,dllIjUlltfll.IfiWlll~nfltmdddllt,.tll]lmfl~ B 306 I l I l OU r ê o i J n ~ l I k k i ou sêvJ? ~~;~*~;i~'~~~;i~~~~~~iz;~~~ari~;~~~~i~;i~~~~~;~~~~pzi~~H"~~]H~~~m~z~~~z~"au"~tzæ| CQMRIGER 303-304 (ET ] 0 2 RECESSAIRE) .~m..~Pme~am~ua~ulu~~t..ml~~.m-~ ' . m ~ l 307 Kounye a, êske ou ~ o s i n o n madanm o u / r i sa • OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I J f~ kichby ostnon s ~ v l sk yon metbd po~ nou pa r ê I p i t i t? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2------~310 PILULE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01 308 Ak k î n ~ T ~ ou s~vi kounye a? DlU/STERILET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 02 INJECTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 IMPLARTS/NOBPLANT . . . . . . . . . . . . . . 04 NOUSSE/GELEE/CI]4PR[ME/DIAPRR.,.03 CONDON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 STER[LlSATXON FEMIN[RE . . . . . . . . . 07 STER[LISATION MASCULINE . . . . . . . . 08 CONTINENCE PERIOD./RETE TANN.,,09 RETRAIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 ~314 AUTRE 11 (PRECISER) SECTEUR NED[CAL PUBLIC 309 VERIF]ER 308: HOPITAL D'ETAT . . . . . . . . . . . . . . 11- CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . 1 2 ELLE/IL [~ UTILISE UNE E~ DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 EST STERIL]SE(E) AUTRE METHODE CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 16 SECTEUR MEO%CAL PRIVE HOPITAL/CLINIQUE . . . . . . . . . . . . 21 I v v I CENTRE DE SANTE (CAL/CSL)...22 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 -~316 Ki k o t e t z s a t i a Kî k o t e ou jwenn CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24 f~T? (METHOOE) dênye fwa a? CABINET MEDECIN PRIVE . . . . . . . 25 PHARMACIE ................... 26 SECTEUR MED[CAL MIXTE HOe[TAL MZRTE. . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . 3 2 (NON DE L'ENDROIT) DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 34 PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 NON INSTITUTIONNEL MEOlCAL CLINIQUE MOBILE . . . . . . . . . . . . . 41 AGENT DE SANTE/PROMOTEUS....42 SAGE-FEMME/MATROME AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . . . . 43 AUTRE PRIVE NON MEDICAL SQUT[O4JE/NARCRE . . . . . . . . . . . . . 61 MARCHAND AMBULANT. . . . . . . . . . . 62 CONRA[SSARCE/PARENT(E)S . . . . . 63 AUTRE 96 (PRECISER) RSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 310 J Eske ou menm o$îrKm madanm o u / r i sa a gen Lide s~vî ak J (Xii . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I yon metbd pou r ~ u pe f ~ p î T i t ankb? J NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 ~31] r316 PILULE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01 ]11 Ak k i m e t ~ ou t a rervmn s ê v i ? DIU/STERI LET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 02 INJECTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . O] I MPLARTS/HORPLA•T . . . . . . . . . . . . . . 04 MOUSSE/GELEE/CONPR I ME/D [ APHR...05 COND~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 STERI L I SAT %ON FEMININE . . . . . . . . . 07 STERI L ZSAT ]ON MASCULINE . . . . . . . . 08 COMT[NENCE PER]OD./RETE TANN...09 i RETRAIT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I--~314 / 10 AUTRE 11 (PREC%SER) PAS SUR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 317 MASSEE R* IMîEST]OHS ET FILTRES A SECTEUR MEOICAL P'LJLIC 312 [I kote Ou klp4ib Jtd«v't {METI'K~E CITEE A 3 1 1 ) ? K4~ITAL D ETAT . . . . . . . . . . . . . . 11- CENTRE DE SANIE ( C A L / C R L ) . . . 1 2 01SPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 16 SECIEUR NED[CAL PRIVE NOPiTAL/CL[N[QAJE . . . . . . . . . . . . E~ CENTRE DE f~U4TE ( C A L / C S L ) . . , 2 2 -,316 OIS,PEMSAIRE ................ 23 CLINIOUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24 CABINET MEDECIN PRIVE . . . . . . . 23 (MG4DE LIEMOROIT) PNARMAC(E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 SECTEUR NEDICAL MIXTE NOe]TAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . 31 OENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) , . . 3 2 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . ]] CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 34 PHARI~CIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 NON INSTITUTIONNEL I~DLCAL CLINIQt.~ MOIIILE . . . . . . . . . . . . . 41 AGENT DE 3ANTEIPROMOTEUR....&2 SAGE'FEMI4E/MAIROflE AVEC B O I I E . . . . . . . . . . . . . . . &3 TRADITIONNEL PRIVE SAGE+FEMI4E/~TRC41E SANS BOITE . . . . . . . . . . . . . . . 51 GUERISSEUR/K~EDECIN*FEUILLE/ OUGAN/~W4BO . . . . . . . . . . . . . . 52 AUTRE PRIVE ~ I~EDICAL BQUTIgUE/HARCHE . . . . . . . . . . . . . 61 14ARCHANON41~LANT . . . . . . . . . . . 62 CONNAlSSANCE/PARENT(E)S.....63 AUTRE 96 (PREC[$ER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96- VEUT DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . 01 313 Pouki si ou plis 1=4 v i e ekvl HA y a ~ m t b d planJn? MAKQUE D~INFONMATXOe . . . . . . . . . . . 02 PARTENAIRE DESAPPROIJVE . . . . . . . . . 03 COUT TROP ELEVE . . . . . . . . . . . . . . . . 04 EFFETS SECO(4OA[RES . . . . . . . . . . . . . 03 PROIJLEME$ DE SA;dTE . . . . . . . . . . . . . 06 O ] F F I C I L E A OBTENIR . . . . . . . . . . . . 07 RELIGION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 08 OPPOSE A LA P L A N I F . F N 4 [ L [ A L E . 0 9 FATALISTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 AUTRES PERSANES OESAPPROUVENT.11 RAPPORTS SEX. PEU F R E ~ J E N T S , . , . I E FEW4E A DES 01FFICULIES A TOI48ER ENCEINTE . . . . . . . . . . . 13 FEMME MENOPAUSE/STER[LE . . . . . . . . l& PAS COIg4~)E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 NE PEUT PAS/PLUS AVOIR D«ENFANTS/STERILE . . . . . . . . . . . 16 AUTRE 17 (PRE¢ISER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 314 Eoke Ou E o n n e n y o n k o t e y o n m~Jn kapab J ~ y041 æ t î ~ J OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 pLanin? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E ~316 SECTEUR MEDICAL PUBLIC 315 KI kote? HOel TAL O'ETAT . . . . . . . . . . . . . . 11 CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . 1 2 OISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 C L [ N [ I ~ E DE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECTEU~ MEDICAL PRIVE HOP I T A L / C L iN [g4JE . . . . . . . . . . . . 21 CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . , . 2 2 O [ SPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . Z] CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24 CABINET MEDECIN PRIVE . . . . . . . 25 PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 SECTEUR MEDICAL MIXTE (MON DE LIENORO[T) #OPI TAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . ]1 CENTRE DE SAUTE ( C A L / C S L ) . . . $ 2 0 ] SPENSAI RE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 34 PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 NO~ INSTITUTIONNEL MED[CAL CL IN IG4JE HOOILE . . . . . . . . . . . . . 41 AGENT OE SANTE/PROMOTEUM, . . . 4 2 SAGE" FEHNE/îqAI~ RO~E AVEC 80[TE . . . . . . . . . . . . . . . 63 TRAD I T IOMNEL PRIVE SAGE" F EMME/MATRONE SANS DO]TE . . . . . . . . . . . . . . . 31 GUERI$SEUR/MEDECIN-FEUILLEI OUGAN/I~ .............. 52 AUTRE PRIVE NON M~OICAL BOUT [ WJE/MARCHE . . . . . . . . . . . . . 61 MARCHAND AMBULANT . . . . . . . . . . . 62 CONNAI $~/tNCE/PARENT ( E ) E . . . . . 6 ~ AUTRE 96 {PRECISER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 318 a PASSER N* CkîESTIOI4S ET ~ILTRES A 316 Iii1 i l k i s o t p i l e i , l l k e ou tu t i n d e o l l l l a n OU t e LI aJI N~M ygn mllj sou pt~ln mm: ~10 .................... I 2 televiz~? TELEVISI~ ............... 1 2 Jounal? JG,IRMAUX. . . . . . . . . . . . . . . . . I +o~kat? AFFICHES . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 IPOtiz? A t.'EGLiSE . . . . . . . . . . . . . . . 1 tekbL? A L *ECO¢-E. . . . . . . . . . . . . . . . 1 317 EIke ~ ~e ~s~te ~lngn ~ aks~te ~ ~ ~y ~fb" ACCEPT~LE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 i ~ ~inon ri ætiv~~ sou pLanin nan r~o ~lr~n PAS ACOEPT~LE . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 teL~lzyan? N~ ............................. 8 316 N~n l u t ki sol: pllse II, 6skll mJ p l l t l s l p l ~ y~l 81yllll OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I J Imfmym os+m m o t l v l J y o n s o u pI4Jn+rt? I 319 : Ki kote ou p a t l s t p e m m seyans sa a? SECtEtJR MEDICAL PUBLIC HOPlTAL D*ETAT . . . . . . . . . . . . . . 11 CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . 1 2 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 C L I N I ~ E DE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECTEUR ~ D [ ~ L PRIVE HOPlTAL/CL]N]QUE. . . . . . . . . . . . 21 CENTRE DE SAîWE ( ~ L / C S L ) , . . 2 2 OISPEM~IRE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 + CL]MIO(JE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24 (MONDE L+ENDROIT) SECIEUR MED[CAL MIXTE K{]PITAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . 3 2 D]SPEMSA]RE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLIM]~JE OE PF . . . . . . . . . . . . . . X(3~ [NST[TUTZONXEL MEO[CAL CLIMIGCJE 14(38iLE. . . . . . . . . . . . . 41 POSTE DE RASSEIqLENENT/ DOMICILE RE L*AC,ENT DE SANTE/PROMOTEUR. . . . . . . 4 2 AUTRE 96 (PRECIS[R) 319 SECTION 6: PREFERENCEREN NATJERE DE FECONOITE PASSER N. QUEST]GVS ET FILTRER lA 401 VERIFIER 215 ET COCHERLA CASE: AVOIR UU (AUTRES) ENFART(S) . . . . . 1 I NIA PAS D'ENFANTS PAS D'AUTRE/AUOJ~ . . . . . . . . . . . . . . . 2-- Eske ou t a rerme~ 9en yon p i t i t osfnon ou p i t l r ~ Imnpitît? DIT g~E SA FEE91E NE PEUT | PAR TONBER ENCEINTE . . . . . . . . . 6~] 403 A OES ENFANTS ~1 DIT OU*IL RE PEUT PAS/PLUS Eske ou t e r e m ~ ~ gen yon I b t p l t î t / t b t pîtit o l i n o ~ ou AVOIR D'ENFANT . . . . . . . . 4 pe t l rermen Ren y on t b t / L b t p t t î t ? PAS BEC]DE OU RSP . . . . . . . . . . . . . . . 402 Konbe t a n ou ta r e n = l n t l m n depi kounye a, e n v l n yon (tbt) pittt fêt? NOIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I I ANMEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 OE BIENTOT/NA]RTENART . . . . . . . . . . . . 994 SA FENI~ OU LUI RE PEUT PLUS AVOZR DIENFARTS . . . . . . . . . 995 AUTRE 996 (PRECISER) REP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 998 'NON~ A 0.201 ET 0 . 2 0 7 NON POSEE AETUELLENENT NON EN UNION II I 60/* | Eeke ou k r ê madan~ / R i s i • dakb o s i n o n pe dakb ak | APPROUVE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I f a i m I k ~B6on kJ lêvJ | k yo~ IIletbd pou e v J t e yon p i t î t f~t? I DESAPPROUVE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 I n~~ tarte k i s o t p a r e i ? UNE OU DEUX FOIS . . . . . . . . . . . . . . . . 2 PLUS SOUVENT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] A06 I E . k . ou d i s k , t e . k mldenm / f i se . sou konbe p l t , t ou J ~JI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I t e r e r ~ ~ genyen? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AD7 I Eskeoukre~/fi pi p t î s o s t n o n ~ se a v l e r ~ e n m v a L è p i t , t pitlt pare ou? avèk j oui .ENE NOIBRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PLUS D'ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 I ROIDE D'ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 B 408 | I L~ yon t i m o u n f ê k f l t . konbe t a n f&nm n an ak gason en ROIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I I dwe t a r ~ anvan yo rekbnmnse gen k o n t a k seksy~L? I ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AUTRE 996 (PRECISER) ~1 H -- - ~ ""~~-'-~'~k"~'''-~'''' =- - o~-~ I'~~"°"0-. ......................... I A,o i ~A ~ - .~,P , . ~ , P- -.R 'V~ ou " ~ ~R~ ~ 0 'V °"°°° ' ' ° ' ou E ~ -O'RD'~- - - ~ ' I OESAPPRO~E ......................... ~'1 411 VERIFIER 215 ET cOCHER LA CASE: N~A PAS D'ENFANTS Si ou t e kapab ch~ezî v8Lë p i t l t pou ou te genyen r~n NO~4BRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ç ~ t o u t v î ou, Roche p l t i t ou t a renmen g~nyen? A DES ENFANTS [~~ Si OU t e kapeb reto~a~~n nan t a n Lè ou ONt 9en p i t i t epi e i ma kepeb chMazl v l L ï p i t l t pou ou ta geny~n nan t o u t r i OU, konbe p i t i t ou r i renmen 9enyen? AUTRE REPONSE 96 (PRECIEER) ENREGISTRER UN SEUL MONBRE OU AUTRE REPO~SE. /,12 DIl~Dre OU menm, [~ O~ f i n f ê yon t i m o u n konbe tan sa vLe ~ I d i konbe ~ a o s i n o n konbe tarte ou dwe Tann anvan ou f è NOIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I yon Lbt timoun? ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AUTRE 996 (PREEISER) 10 320 SECT[OII S. HST/SlDA ET CONDON [ o u n y e a, nou bezwen k~lk enf~~llsyon sou a k t l v | t e mJ genyM1 ~an z a f l s t k s pou n~J kepab konpr~nn pi 502 J Eske ou t e f~ I~gæyoe de]æ? J OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . N~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 2 I ~512 01 ,o- , - oo,.,.~-- ~--,,-,-.,o I -o,,o,~ ............. ~ 1 NON8SE DE FO[S . . . . . . . . . . . . . 505 g o r g e t a n sa Senyer) ~.p~ Ou ~:e f;~ b4q;ay pou Jr)JR$ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | dîmye f~a? SEMAI MES. . . . . . . . . . . . . . . . . 2 SOLS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 INSCRIRE EN 'MOIS I SI I AN OU MOINS INSCRIRE EN «ANNEE* SI PLUS DE 1 AN ANNEES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 ~~1 N ~*oD--*--O*. ~, ''S* I'OE ........................ m l VOIR 0 . 5 0 5 : A EU DES RAPPG~TS SEXUELS DANS LES S*A PAS EU DE RAPPOftTS SEXUELS DANS LES 12 Il I ~512 12 DERNIERS MOIS DERNIERS MOIS begæy? NOMBRE DE PERSONNES. . . . . . . . s00 1 - _ 2 - ~ rki, o n,~,r- , , ~ , oo - - ~ I °'. ............................. 211 °1 "~'"~**~-' * -° -' ~ * '~ ~''°* ~ '' '~' ' * * I °*- ............................. I "1 '" ' ~"- ' °~°~'*°~°* ~*" *" *~° ~~~"~ *" I ~'- ............................. I fl I~say, yo r e t e eaL~di sa yo maladi venery~.~ N~¢ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2~ tOU? NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 ~517 SYPHILIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A 513 Ki msLedi ? BLENNORRAGIE/EKOULI~AN/ GREN C~ALE/CHAUOE PISSE . . . . . . . i CHANDREI~GU/ABSE LEN . . . . . . . . . . . . C LYI4PHOGRANULOHA VENERIUN . . . . . . . . D CONDYLOI4A/CRETE DE COQ/VERRUE...E TR|CH(Iq(~A$ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F CASDIDOSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G ESREGISTRER TOUTES LES REPO~SES HERPES GES[TAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . N KARAN DISEAS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l $IDA\4N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J AUTRE K (PRECISER) NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L 11 321 pASSER 515 MIn 1;~m~lki lot pile Lly~, AskeOUtegenyounnen I EUOI~p ........................ ~~~~~1|2_._( mtldl sæ yo? ........................ .............................. ;51B SYPHILIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A-- 516 Ki liaitmd1? 8LENNC~qRAGIE/EKOULMAN/ GREN CHALEICNAUDE PISSE . . . . . . . I CHAJ~CRE MC~J/A8SE LES . . . . . . . . . . . . C LYi~°H~~»RANULOMAVENESIIJN . . . . . . . . D CONDYLC(qA/CRETE DE C(XI/VERROE...E TRICHOI~~IAS..................... F ~518 CAND]DOSE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G Ei4REGISTRER TOUTES LES REPONGE$ NERPES GERITAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . H KARAN DISEAS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I SIDA\4N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . d AUTRE K (PRECISER) KSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~-- VOIR 0 . 5 O Z : I 517 Q , 5 0 2 NON PO~EE ~ CODE 'NON~ A ~ . 5 0 2 OU CODE ~ O J l ' : L1-J N ' A J/u~IAIS EU DE RAPPORTS ( ~ L A DEJA EU DES R A P P O R T S | SEXUELS 1,5Z6 I V 518 I~lm 12 i ~ k i SOt p l s e t e Vo, ë s k e OU t e g l m y o n ekou- | OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 519 I i ~ n rmn p a t 1 Ou? N~ 12 mMI k i s o t ~ s e I l yo, ~sRe o u t e gen y o n p i e I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8 1 I I r~~ F~tî ou? NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E 8 VOIR 0 . 5 1 5 , 518 e t 519: AU MOINS 1 *OU[, AUCUN 'OUI' ~] J,s26 [ 521 LA ol4 t e g e n y l m (MALADIE DE O.516/ECOULEMENT I C~SEIL/TRAITEMENT . . . . . . . . . . . . . . 1 J ONETRAL/ULCERE GE#ITAL)r A l k e c~l t e ~ yorl J~Jn kon" sAy os~rPon ou t i r c h i c h e t r e t m a n o s i ~ o n o u t e s u e n t ê t OU p o u k o n t o u o s t n o n o u p a t f ~ anyen? 522 RI ~ OU t e llnCkp k o ¢ l s l y o s l n o n Ri k o t e ou r a t SECIEUR N[OICAL PUBLIC chiche tretmen? HO#ITAL D'ETAT . . . . . . . . . . . . . . . A CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) . . . . E DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . C GEIM]OUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . . D SECTEUR NEDICAL PRXVE ~ o h I b t mo~r,T ~O~llkç/CkI~I~~E . . . . . . . . . . . . . E CENTRE DE SANTE ( C A L / C S L ) , . . . F INSCRIRE TOUT CE QUI EST CITE DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . G CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . . N CABINET MEOECIN PRIVE . . . . . . . . Z INFIRHIER(E)/AUXILIAIRE ...... J PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . K SECTEUR NEDICAL MIXTE HOPITAL MIXTE . . . . . . . . . . . . . . . . L CENTRE DE 5ANTE ( C A L / C S L ) . . . . N DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . N CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . . 0 PHARMACIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P RC~ INSTITUTIONNEL NEDICAL CLINIQUE N0 BILE . . . . . . . . . . . . . . Q AGENT DE SANTE. . . . . . . . . . . . . . . R TRADITIONNEL PRIVE SAGE" FENHE/MATRONE. . . . . . . . . . . $ GUERISSEUR/MEDECIN'FEU[LLE/ OUGAR/MAM80. . . . . . . . . . . . . . . T AUTRE PRIVE NON M~D%CAL BOUTIQUE/MARCHE . . . . . . . . . . . . . . U MARCHAND AM6ULAMT. . . . . . . . . . . . V COt4NAISSANCE/PAREMT(E)S . . . . . . U AUTAE (PRECISER) 523 LA 0~1 t e genyen (MALADIE DE Q.516/ECOULEMENT I OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 t~ETRAL/ULCERE GENITAL], 6 s k e ou t e ~ L e s o u sa a k patr~ ou? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 524 LS o u t e o e n y ~ (f~LADIE DE 0.516/ECOULEMENT I QUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 UIETRAL/ULCERE GENITAI.), 6 8 k e Ou t e fî~ yoe J ~ g l y pou ou I .- ............................. 29 p a t b l y p a t l ~ OU ( y o ) I ~ [ l ~ l J i ? PARTENAIRE DE.~A INFECTEE . . . . . . . . 3] 1526 12 322 PAHEa N" ~STIONS ET flLTEES CC~ES A UTILISE LE COIIDOII. . . . . . . . . . . . . . . Z +1 +''' I "°~-+-+ AUTRE (PREC%SER) .........I 5 VOIR Q.513 ET 516: 0 . 5 1 7 DECLA~E I AVOIR SIDA (~ =~5 | Q.513 SlOA CITE ~1 1,528 527 Eske ou Ronn rende [o411 de yo~ mltldl yo reIe EIDA/AH? OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 | Noe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Z ~S~6 528 KI k o t e Ou t = r ~ i l p e t e o a l n o n ou ~ o r l n n p l i s {~~l~y sOU RADIO. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A SIDA/4NT ~1 k o t e c 4 i n o ~ k l ~ o ~ ~ k l k o ~ n b l o u ~ f ~ s y o n TELEVlSlON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il Sou S[DA/4H? JOLIRNAUX/MAGAS] MES. . . . . . . . . . . . . . C AFF ICNES/POSTERS . . . . . . . . . . . . . . . . O FORM,AT I C44S SANITAIRES. . . . . . . . . . . E AGENTS DE SANTE. . . . . . . . . . . . . . . . . F OOCTEUR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G INSCRIRE TOUT CE QUI EST CITE EGL ISE/TEîq#LE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . H GUERI SSEUR/QU~N/MAlaO. . . . . . . . . . I ECOLE/PROFESSEUR. . . . . . . . . . . . . . . . J LIEU DE TRAVAIL. . . . . . . . . . . . . . . . . K PARENTS/ANIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L AUTRE N (PRECISER) 529 Diprl ou oenm, k l j l l ~ yc~ I ~ t r a p e SIOA/++H? RAPPORTS SEXUELS. . . . . . . . . . . . . . . . A RAP. SEXUELS AVEC PRO$TITUEE$..,B RAP. SEXUELS H(W~OSEXUEL$. . . . . . . . E RAP. SEX. AVEC PLUSIEURS PARTENAIRES. . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 Lbt jln? TRANSFUSION SANGUINE. . . . . . . . . . . . E INJECTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F INSCRIRE TOUT CE QUI EST CITE NERE A L+EMFANT. . . . . . . . . . . . . . . . . G AUTRE N (PRECISER) AUTRE I (PRECISER) NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J 530 Eske ou k r è yon f ~ m kl 9 ~ SIDA/4H k l p e b l e yon t l m o ~ | OUI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I kJ IIImSlDA/+H? I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E I 531 E l k e Ou krR y¢~ ~ u n k o e p a r + t en = = n t e ep+ LI I n f e k t e | sa v i e dî LI g e n m l k ~ ~ b SIDA/4H I n l n k b LIT j OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .OR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 2 8 | I 532 D l ~ r e OU i~er~, I S k l OU Ren 9wo c h P 4 , Ou RIm c h i c , ou I GRANDES CHANCES. . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I g4¢~yoe ri charte o s l r ~ l Ou pas Rem c h ~ d l t o u pou ou CHANCES MOYENNES. . . . . . . . . . . . . . . . 27 .553A t r ~ o e SIDA/4H? PETITES CHANCES. . . . . . . . . . . . . . . . . 5 PAS DE CHANCES DU TOUT. . . . . . . . . . 4 533 Poukise? PARTENA%REUN[~JE/REC4JLIER . . . . . . A ~ FIDELE AUX PARTENAIRES. . . . . . . . . . E EV%TE RAPPORTS OCCAEIONMEL$...+.C EV[TE PROST%TUEES............... D EVITE RAPPORTS HG~OSEXUELS. . . . . . E $3~. Eske oen t~t r e z ~ ? EVITE LES %NJECTIG~S. . . . . . . . . . . . F N~A PAS DE RAPPORTS SEXUELE.....G INSCRIRE TOUr CE OUI EST C%TE UTILISE LE CONO014. . . . . . . . . . . . . . . H AUTRE I (PRECISER) | 533A Poukisa? A BEAUCOUP DE RAPPORTS. . . . . . . . . . A A PLUSIEURS PARTENAIRES. . . . . . . . . E A DES RAPPORTS OCCJ~SIOI4MELS.....C A DES RAPPORTS HOMO~XUELE . . . . . . D A DES ]NJECT%ONS. . . . . . . . . . . . . . . . E Eske gee~ Lbt rezon? N~UTILISE PAS LE COIIDON. . . . . . . . . F PARTENAIRE INF%DELE. . . . . . . . . . . . . G INSCRIRE TOUT CE QUI EST C%TE PARIENAIRE SE PROSTITUE . . . . . . . . . H AUTRE I {PRECISER) 534 Depi ou tir'4~ ,011141lOU SIOA/4H, Eske ou f+ yon b i g l y pou| OUI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I p w o t e j e t e r ou k ~ t I L l l d l sa a? I I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~536 535 J Ki n ou fE? PARTENAIRE UNIQUE/REGULIER . . . . . . A FIOELE AUX PARTENAIRES. . . . . . . . . . E EVITE RAPPORTS OCCA$XOMNELS.....C EVITE PROSTITUEES. . . . . . . . . . . . . . . 0 EVITE RAPPORTS HONO$EXUELS. . . . . . E Lbt blgay? EVITE LES INJECTIONS . . . . . . . . . . . . F N'A PAS DE RAPPORTS SEXOELS.....G INSCRIRE TOUT CE QUI E$T CITE UTILISE LE CONDON. . . . . . . . . . . . . . . H AUTRE I (PRECISER) 13 323 PASSER N" G(JESTIONS ET FILTRES COOE$ I A VOIt Q.525, 533 ET 535 JN~AIS CITE ~-~ 1 v CQIIG~4CSTE A U ~ I ~ S 1 FOIS CO~IE PflEVE#T[ONKST/SIDA [~ I ~541 VOIR Q.SO8 M'UTILISE PAS LE CORDQM UTILISE LE CONDCI4 CON4E J CCIIq4E METHODE CONTRACEPTIVE METHODE CONTRAC£PT[VE ~ r~O v 538 ~I| Q,302 NE COeNA[T PAS LE CC41OON CANNAIT LE CO~0ON COl~~ I CCN4E NETNODE CONTRACEPTIVE NETHG(E COldTRACEPT]VE [ ~ .539A v 539 rem 91mon kl I m t e k l ~ b t ( p r t z E v l t J f ) Iii y * l p f | b i S i y p~J yo pe t r i p e olirmml ~ yo pe bey k ~ æ L ~ l | . J CUl . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . j 1 IU Eske ~ tande peLe ~ la? IK~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ,~ I Il -'~°~~ I O.502 NON POSEE CODE 'NON' A 0.502 OU CQOE 'OUI*: N'A JAMAIS EU DE RAPPG~TS I I L5/,2 A DEJA EU DES RAPPONTS ~v SEXUELS J NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 *562 541 I [ S k i mJ S l v i lE k l ~ t | l char fwa u'AU fA b I s s y I CHAQUERAPPOrt . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1--"1 I o61noq kSk fw41 |ILIM~T J CERTAINS RAPP(~TS . . . . . . . . . . . . . . . 2/ I-S&3 562 I E , k . O~ konnen y , k o t . yg~ ~ k l f ~ b j~er~ klhob,? J OUI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 I I I NON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 ~544 SECTEUR ~DICAL PUBLIC 543 KI kote ou kap4V~ j w m n kaq~t La pi f u i t ? Ha#ITAL O'ETAT . . . . . . . . . . . . . . Il CENTRE DE SANTE (CAL/CSL)...12 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 14 SECIEUR MEDICAL PRIVE H(~)]TAL/CLJNIQUE . . . . . . . . . . . . 21 CENTRE DE SANTE (CAL/CSL)...22 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . 23 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . 24 CABINET MEDECIN PRIVE . . . . . . . 25 PSARKAC[E. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 SECTEUR MED]CAL MIXTE (NOM DE LIENDROIT) HOPITAL M%XTE. . . . . . . . . . . . . . . 31 CENTRE GE SANTE {CAL/CSL),.,32 DISPENSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 CLINIQUE DE PF . . . . . . . . . . . . . . pHARMACIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 NON ]NETITUTIO(¢NEL MEDICAL CLINXOUE k~361LE. . . . . . . . . . . . . 41 AGENT DE SANTE/PROklOTEUR....62 SAGE-FElelE/HATROME AVEC BOITE . . . . . . . . . . . . . . . 43 AUTRE PRIVE NON KEDICAL ~OU~I~EIIq~RC~E . . . . . . . . . . . . . 61 KARCHANO AMBULANT. . . . . . . . . . . 62 CONNAlSSANCE/PARENT(E)S....,63 i AUTRE 96 i (PRECISER) !NSP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 544 E l k l N kor~l tlrlde M i l I O U y O f i b l l g l y yo r e l e "pantê"? I CONDOM/CAPOTE/PRESERVATIF. . . . . . . . 1 SI QUI: Se k l s l I l ye? J AUTRE 2 (PRECISER) NO~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 OUI NON 545 AUTRESPERSOMNES PRESE#TES A CE K~4ENT ENFANTS MOINS DE 10 ANS....1 2 FEI4Pî~/PARTENAIRE. . . . . . . . . . . 1 2 AUTRES XQI~ES . . . . . . . . . . . . . . 1 2 AUTRES FEleiES . . . . . . . . . . . . . . 1 2 HEURES MINUTES $46 ENREGISTRER L'HEURE N4 . . . . . . . . . . . . . 1 ............. 2 14 324 OBSERVATIONS DE L'ENQUETEUR (A remplir après l'achèvement de l'interview) Commentaires sur l'enquatè: Commentaires sur des questions particulières: Autres commentaires: OBSERVATIONS DE LA CONTROLEUSE Nom de la contrõleuse: Date: 15 325 326 INSTITUT HAITIEN DE L'ENFANCE ENQUETE MORTALITE, MORBIDITE HAITI ET UTILISATION DES SERVICES QUESTIONNAIRE COMMUNAUTAIRE IDENTIFICATION QUARTIER/LOCALITE/VILLE DEPARTEMENT N • DEPARTEMENT COMMUNE N • COMMUNE NUMERO DE SDE OU SEGMENT N • SDE OU SEG. NUMERO DE GRAPPE N ° GRAPPE TYPE DE LOCALITE/STRATE METRO ~ AUTRES URBAINES ~ RURAL POLI TAINE 1 L [ > Nom de la ville: > Nom du quartier: > [>Nom de la localit6: NOMBRE D'HABITANTS DE LA VILLE/LOCALITE JOUR MOIS DATE DE DEBUT DE VISITE A LA GRAPPE FT~~ JOUR MOIS DATE DE FIN DE VISITE A LA GRAPPE NOM DE L'ENQUETEUR ENQUETES HOMMES: FONCTIONS/TITRES*: ENQUETES HOMMES: FONCTIONS/TITRES*: T *CODES: 1 CHEF SECTION/AUXILIARE | 5 RESPONSABLE EDUCATION 2 NOTABLES | 6 RESPONSABLE RELIGIEUX 3 PERSONNEL MEDICAL | 7 AUTRE 4 PERSONNEL PARAMEDICAL (PreGiser) 327 SECTI~ 1. CARACTERISTIGUESGENERALES PASSER NOTER LE TYPE DHtAi]TAT DENSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 DISPERSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 AUTRE 3 (PREC1SIER) 103 ~ KI v i l ki pi pre I (Moe L o c l L i t e / q ~ l r t l e r ) I (NOM DU CENTREURBAIN) I i ,+ . +,.-o+ , ,+-,,- + + r v < ....+ 0++1 +~+++E+-sE+E0+++LE ......................... 0cio . LE . I++2 ak ? ............... [ - ~ +1 *-k+--*+-*. 106 I (NOe Locaiite) INSCRIRE n97m PDUR 97 KM ET PLUS. Ki m~tytn t r l r ~ ~ ~ abîtye pran pou l i t (Nom Centre Urbain)') ? I ++ NSP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J AUTO(~UE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 A I TAXI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . N CNdlOB/CANIOBETTE. . . . . . . . . . . . . . . C (Nom Centre Urbain) BATEAU. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . D PIROGUE/BAC. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E AUCUN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F ENREGISTRER SEULEMENTLES DEUX PRINCIPAUX MOYENSDE I TRANSPORT 10? I Ki k m t i t e dartre ~rodwî pî ptîs? I (Nom L ~ m l i t e ) I 108 Nam i l HZOn osinon mm k î nwa gen rate oenje nan JANVIER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A FEVR%ER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S ? NARS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C (Nom I o c m l i t e ) AVR[L . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . U NJ~| . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E JUIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F JUILLET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G AOUT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . H SEPTEMBRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ( OCTOBRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J MNOVEMBRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . K DECENSRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L EAU DANS LE ROBINET Ni kote eoun ROBINET DANS LE LOGENENT/COUR. . . . . . . . . . . . . . 11 jwenn d l o pou ROBINET PUBLIC . . . . . . . . . . . . . . . 12 (Nom L ~ a L i t 6 / v i I L e / q u a r t i e r ) EAU DE PUITS PUITS DANS LE LOGEMENT/COUR. . . . . . . . . . . . . . 21 PU)TS PUSLIE/FUaAGE. . . . . . . . . . 22 EAU DE SURFACE SDURCE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 RIVlERE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 RARE/LAC. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3] CANAL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~6 EAU DE PLUIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 VENDEURO'EAU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 EAU EN BOUTEILLE. . . . . . . . . . . . . . . . 61 AUTRE 71 (PRECI,TdER) 328 PASSER N° g4JESTIOSH ET FILTRES CODES A TlO KI k o t e ~ u j o r I T e ~ CHASSE D+EkU CHASSE DIEAU PERSOIINELLE . . . . . 11 nain CHASSE DIEAU EN COPtqUN. . . . . . . 12 (Nom L ~ e t i t e / q u a r t i e r ) FOSSE/LATRINES abitye f ê bez~4fl yo? FOSSE SOMMAIRE FAMILLE . . . . . . . 21 FOSSE SEIdMAIRE C(WA~LINE. . . . . . . 22 FOSSE AMELIOSEE FAMILLE . . . . . . 23 FOSSE AMELIOREE CON#~~E . . . . . . 24 PAS DE TOILETTES/MATUOtE/RAJE,.,,31 AUTRE 41 (PRECISER) Ill E e k t Sefl k o u r a n I DUI............................. 1 I NO~............................. (Noe t o e a t i t « / q a a r t i e r ) 112 N i ~ k i e p o k / r + n k î sezen l a p l ~ torbe plis JANV]ER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A FEVRIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S r~n ~ f a n s 0? MARS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C (Nom t o c e L i t e / v i L L e ) AVRIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 MAI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E JUIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F JUILLET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G AOUT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . H SEPTEMBRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 OCTO6RE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J NNOVEMBRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . K DECEMBRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L 113 Ki k l L i t e trivay Imoun | AGRICULTURE/PECHE . . . . . . . . . . . . . . . 1 COMMERCE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 I nan f~ pi p l i s ? ARTISANAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ] (Nom L o c a L i t e / q u a r t i e r ) INDUSTRIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 SERVICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 AUTRE 6 (PREC]SER) ZONE MARECAGEUSE. . . . . . . . . . . . . . . . 2 ++I +--+ + OU + OELA +L+ I+E ......................... MONTAGNE. . . . . . . . . . . . . . . . . ILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 4 AUTRE 96 (PRECISER) 329 COMPLETER LE TABLEAU A PARTIR DE VOS OBSERVATIONS ET DES INFOrMATIOnS OBTENUES 115 116 117 DISTANCE CEN KN.) ENTRE LE LIEU MOYEN DE DEPLACEMEMT rEN#S MECESS).IRE POUR SE U*ENQUETE ET LA LOCAL[TE LA PLUS PROCHE LE PLUS UTILISE POJm tENDRE DANS LA LOCALITE POSSEDART LE SERVICE SE RENDRE DANS LA LA PLUS PROCHE POSSEDART LOCALETE LA PLUS LE SERVICE, PAR LE MOYEN SI LE SERVICE SE TROUVE SUR LE LIEU PROCHE POSSEDAMT )E DEPLACEMENT LE PLUS DIENC~JETE, INSCRIRE 198m, LE SERVICE JTILXSE INSCRIRE '97' ~ 97 KN ET PLUS. SI PLUS 90 MIN., IK3TER EN NOTER 'OO« ~ NOIRS DE I KILOMErRE. ~EURES, 24R. ~ 24ff.ET+ / 01ECOLE VEHICULE NOTEUR..1 DI~pRIIAAIRE BICYCLETTE . . . . . . . 2 I-----I-----I • S1 1981 DOS D'ANIMAL . . . . . 3 MINUTES . . . . . . 1 [ I l > O R PASSER CHARETTE . . . . . . . . . 4 K[LOMETRES A DE BATEAU . . . . . . . . . . . A PIED . . . . . . . . . . . AUTRE S 6 96 HEURES. . . . . . . 2 DZ (PRECZSER) VEHICULE MOTEUR..1 •JECO4_E SECONDAIRE BICYCLETTE . . . . . . . E DOS D'AH]MAL . . . . . 3 r ~ OU TECHNIQUE ~ T ~ • Sl '98' CHARETTE . . . . . . . . . 4 MINUTES . . . . . . 1 I I 1 , 0 3 1" CYCLE PASSER BATEAU . . . . . . . . . . . 5 KILOMETRES A 03 A PIED . . . . . . . . . . . 6 HEURES. . . . . . . 2 AUTRE 96 (PRECISER) VEHICULE MOTEUR..1 O•ECOLE SECOtiOA]RE B%CYCLETTE . . . . . . . 2 DOS D'ANIMAL . . . . . 3 OU TECRN]OAR > SI *98' CHARETTE . . . . . . . . . 4 MINUTES . . . . . . 1 1 1 [ » 0 4 2" CYCLE PASSER BATEAU . . . . . . . . . . . 5 KILOMETRES A 04 A PIED . . . . . . . . . . . 6 HEURES . . . . . . . AUTRE 96 (PRECISER) VEHICULE MOTEUR..1 •]MARCHE JOLMINAL]ER BICYCLETTE . . . . . . . 2 DOS D'ANIMAL . . . . . 3 • SI «98' CHARETTE . . . . . . . . . 4 MINUTES . . . . . . 1 [ 1 1 » 0 5 PASSER BATEAU . . . . . . . . . . . 5 KILOMETRES A 05 A PIED . . . . . . . . . . . 6 HEURES . . . . . . . 2 AUTRE 96 (PREC%SER) VENICULE HOTEUR..1 05 J~ARCHE BICYCLETTE . . . . . . . 2 05~HEBOQIMADAIRE DOS D~ANIMAL . . . . . • ~ ~ • SI '98' CHARETTE . . . . . . . . . 4 MINUTES . . . . . . 1 1 1 1 , 0 6 PASSER BATEAU . . . . . . . . . . . 5 KILOI4ETRES A 06 A PIED . . . . . . . . . . . 6 HEURES . . . . . . . 2 AUTRE 96 (PRECISER) VEHICULE HOTEUR..1 06J BOUT louE BICYCLETTE . . . . . . . 2 DOS D'ANIMAL . . . . . 3 • SI ' 9 8 ' CHARETTE . . . . . . . . . 4 MINUTES . . . . . . 1 1 1 ] ~ 0 7 PASSER BATEAU . . . . . . . . . . . 5 KILONETRES A 07 A PIED . . . . . . . . . . . 6 HEURES. . . . . . . 2 AUTRE 96 (PREEISER) VEHICULE MOTEUR..1 ~ 07 SERVICE BICYCLETTE . . . . . . . 2 oTmREGULIER DOS D'ANIMAL . . . . . 3 DE TRAMSPOaT • Sl '98 ~ CHARETTE . . . . . . . . . 4 MINUTES . . . . . . 1 EN C O I t ~ PASSER BATEAU . . . . . . . . . . . 5 0.201 KILOMETRES A Q.2Ol A PIED . . . . . . . . . . . 6 AUTRE 96 (PREŒEISER) m m m l m 5 330 Z03 l{i m u l y ~ + ~ I ~7 E ER ~ 6 Eskl 209 Eske ou kWl mm t rltmpb mUE (l~q 0U S~EVIOE) (lION OU SF.IVIOE) (î4Qq ki pf INJ æEV]OE) pre? ~plll?kttml~t k| sapIre y~ ablty~ pran [ar~~ tan ~fve2057 (~ DU ~ s4vfs sa yo . . . . k l pf p¢e a m u n I n~ak (Ilmso Ix~ aie n m IIERVI OE) tltl, ol i no~ SERVIOE) SERVICE) ki pi (îll~~l OU SERVZCIE ki pi ~ • 141 ko~inote • boy skvis k~ p+ pr« iT k5 b e y t~cu pLu~ln U[K~UETECIT LESER SERVIOES A PKOU]TSJ~rln:A filLyaiL? CITER LES k~Æ DES L *ENOUETE OISTANOE~ OU! ~ m OUI ~ NSP o, I VIN 1CU?,.ENOTEI~.. 1 MIE..1 ~ PLIBLI¢....I oel . . . . . 1 <=30 I(m. ] I HOPl TAL (IN$oeIl£ LE BICYCLETTE. . . . . . . 2 OU ~ i SO|NS PRENATALS.~ 2 8 SERUMORAL . . . . 1 2 8 NON LOCAL[TE/ KILONETRES O1~ O'AllZWIL.....3 HEUR.2 N]XT[....*2 NON. . . . . . 2 Q. 202:'98 J AI~QLICHEI4ENTS.,.1 2 8 C(X~<Iq. . . . . . . . . 1 E 8 VlLLE/OUMTIER) CIGARETTE. . . . . . . . . 6 SUIV! ENFANTS/ ANTIEIOTIOLÆ 1 2 8 ] ItSO111~ ' 9 7 ' BATEAU. . . . . . . . . . . SI + DE ~ NTM. PRZ~E.....8 NSP. . . . . . 8 PED[ATR[E.... *1 2 8 CHL(]I~QUIk(.,., 1 Z 8 S! LE S~IWIOE S~ TR~LM & NOTER EH HEURES. A PIED . . . . . . . . . . . VACC1MAT1O i $ . . . . 1 2 e U ~.E LIEU DnENOUETE. S i 'gB', PASSERA AUTRE 5 SI 26M. ET % DI STANCE[ ~ P A S S E SO[NS CI~ltATZFS.. 1 2 8 tllSCtll~ * M ' 6 O.Z02, (PRECISER) I~TER 2/* N. > 3 0 l:m. A02 i PUIS PASSERA O.Z05. I D[STN4OE~ 0UI MOM MSF OUI MOM MSP V~EHtCULE NOTELIL.1 HIM..1 ~LIC....1 OUI . . . . . 1 <=30 rJm.I I L CENTRE (IMSCIIZRIE LE O]CYC~ETTE. . . . . . . 2 OU ~ I l SOINS PRENATAL$.I 2 8 SEI~I¢ G~AL . . . . 1 2 8 SAîITE LOCA,LITE/ KILONETRES DOS D~ARIîML.....3 HEUL2 MIXTE.,...2 Q. 20Z~Qa ~ ACCOUCHEMENTS...1 2 8 C~IOGq. . . . . . . . . 1 2 8 V[LLE/~~,IART|ER) CIMIIETTE. . . . . . . . . 6 SUIVI ENFAMT$/ NiT[I]OTlOUE 1 2 8 [NSC1t[ RE iç~a BATEAU. . . . . . . . . . . 5 S I * DE 90 M[IL PRIVE.....8 RSP. . . . . . 8 PIEDIATR[E.....I 2 8 C#LO~aJINE.... 1 2 8 S! LE SERVICE ~ TROJ~ POEII ~ î O 4 ET PLUS. A PIED . . . . . . . . . . . 6 SOTEE EN HEURES. VACC[MATIOeS.... 1 2 a U LE LtG~ D'Ekî~UETE+ SI n ~ * + PASSERA AUTRE 5 Si 2+5 N. ET +, O[ STANOE~ P A S S E SOINS ¢IÆATI FS.. 1 2 6 ZNS~iRIE *90' A 0.202, O. (PRECZ£ER) MOTER Z+ N* FQ]S PASSER A O.ZOS. • +o=. ,m i Il DISTANCE0 OUI 14~ NS~ OUI ~ Iloe "1 ~EH[C~LE NOTEUIt..1 NIM..1 PUBLIC.... I OUI . . . . . I <z~ [i. • OISPEM" ([HSCRIRE LE BICYCLETTE. . . . . . . i SOINS PREMATAL$*I + : ~-~~...., ~ : SAIRE k~4 LOCAL[TE/ KIL(Y4ETRES ~~; D*Aît[MAL.....3 HELI.2 MIXTE.....2 14014. . . . . . 2 Q. ZOZ--ç~ ~ ACCGUCHEHENTS...1 2 ~ ......... 1 2 VILLE~IIER) C~~EI~E . . . . . . . . . 4 SU1¥| EIFMtT$1 N~T|&101 |OUE 1 Z llSCtlEE *97' BATEAU. . . . . . . . . . . 5 SI * ~ 4 [ ç ~ N I N o PlttW.....8 MSP. . . . . . 8 PEDZATRIE.. +.. 1 22 88 CHLCROQU|NE''"I Z ~ Sl LE ~RVIŒEE SE TROLI~ F O J g ~ I ~ E T PLUS. A PIED . . . . . . . . . . . & NOTER EN HEURES* VACCINATlORS....1 gJIt LE LIEU D=EI(~UETE» SI ~çe', PASSERA AUTRE 5 $1 24H. ET +, D[STAMOED > P A S ~ SOINS OJRATIFS.. 1 2 8 INSCRIRE ~ç6~ A O,20Z+ O. 2O5 (PRECZSER) NOTER 2& N. >30 I~. A04 I PUIS PASSEE A O.2G~. Eske ~ n kLinik mobîle ki æ i t y t ~ Mn ~J (llOq LOCAL]TE/VlLLE/ P~IILIC....1 0UI . . . . . 1 CLIN[mÆ QUARTIER) HOI]LE MIXTE..*..2 ...... 2 05 F~IV£.....8 Nf# . . . . . . 8 CUl PASSE! I(I kote ou Ju~~n I zo2 K o , ~ Z03[J ~ t r l n l ~ b m~n ,ii 20~ Kon~tin ]I(1~11 r~J p¢~n I~J 2OS~1 SEIN.) Elke 2O6 Il. 292 Eske (1104 DU SERVICE) Z09 E d e ou k ~ rvm ( m i OU IElilNIOE) (ICN ~l~ IERVloE) t kli~llt yo abltye W'm r i w ( l i ~ OU se m ~ I~J ( ~ l l DU b W s l v l s sa yo . . . . ~1 pi p l i e Imm kf pi pre? N u t kl heu ~k (iOq DU i i i rirl S~RV|OE) LIre, oelnon SERV[OE) SERVICE) ki pi {~(14 DU S~IVloE] kl pi pre • le k~tnote • b r f 14~fs C[TEI LES S~INIOES A p ~ e? k( pi p r l I? ki ~ y L l t l p(enin L *EIII~IETE rllsk~~ll~ Li f l l i t yeL? CITER LES MORSDES ou~m =e PII~UITS A L+ENgUETE OUI l O I iSPI QUI N { I NSP VEH[CULE NOTEUL.I îq1M..1 ( ZN$CIt[RE LE NON LQCAt,ITE/ V[ LLE/gUART [ EIIt) EILONETRIES IIC¢CLETTE . . . . . . . 2 D~; OINlIFktL.....3 HEUR.2 CI~tETTIE . . . . . . . . . & I~1 . ...... ®' .... 2 'I ISP . . . . . . 8 o.202-~e ('~" = 1 SOINS PR[NATALS.1 ACCIOUCH[MEIITS.* . 1 SUIVI EMFNIT$/ PEO[AT|IE.....1 z a SEUO.L....1 2 8 ANTIIIOT ZGUE 1 CHLOIIt08UZI~E.... 1 Z 11 2 2 [M$alZllE '971 ilATEJ~J. . . . . . . . . . . 5 I l + DI[ 9Q N | i . SI LE S~INIOE St TII~NE ~ 97 I~l ET PLUS. A PIED. . . . . . . . . . . ~ ~TEI I l ~~U~S. VAC¢IîlAT loeS * . . . 1 2 $ U LE LIEU D=EIIQIJETE, $1 ~M*, PAS~II A AUTIU[ 5 i | 2/+ N. ET +, SOINS UJRATIFS.. 1 lliJSCtllE *çl~= A 0 . 2 ~ , O. ~ (PI~C[SER-""""-"~~ K)TEII 24 M, PUIS PAS.ç~it A (I.206. Eske ~ i j l r d s,rite I~ ~1~ (NGq 0E LOCALITE/ AGENT DE VILLE/GUART[Eilt) SkqTE I I OEIL ~-->'ASSER MLZC....1 R[XTE.*...2 Ix/I tALS • 1 TS...I 2 2 8 8 SER~I ~ ~ ....1 ......... 1 ANTll[ OT[ OUE 1 2 Z 2 07 A0205 TS/ PIt I V I L . . . . 8 ..... 1 2 8 CHLIDt~OmJ[llE.... 1 2 NOli >PASSER $....1 Z 8 I D-,o, IFS..1 +,/ Eske S)~ i t r o n n ¢mmoq sajferm foem M n (N(:I4 0E LOCALZTE/ SAGE"MATROeNE]VILLE/QUARTIER)[~_ SOINS PRENATALS.I OU[ 2 8 SERUHl i r A I . . . . . 1 2 ACCO~HEî~NTS. . . 1 2 8 c~JeO(]M. . . . . . . . . 1 2 SU[V] ENFANTS/ ANTlg[OT [OUE 1 2 >08 OU[ >PASSER FF~I~ E A Q 206 PEDIATR[E..... 1 Z I CflLGflQQU|NE....1 2 V&CCJlIAT IOMS....1 • 8 NON [~}->PA5SER SOINS CURATIFS..1 A08 aUX ~ #SP[ VENl CU(.E I(OTEUL, I qZN..1 B]CYCLETTE. . . . . . . 2 SEItUN ORAL . . . . 1 2 .8 ] p~AIIffAC Il (XNSCtZtE LE ~.~ ......... , , o:. L(XAL [TE/ KILO~îTRES D(~ D ' A I [ ~ L . . . . . 3 4EUR.2 CHARETTE. . . . . . . . . 4 AIIT|flOT |OiÆ I 2 Z~O Vl LL[/=UMTI~|) CHLOIOaUImec... 1 2 XNS~IRE 197t IATE/~J. . . . . . . . . . . 5 SX + OE S[ LE SERV[CE SE TROtNE 97 î~q ET PLUS. A PIED. . . . . . . . . . . 4 ~X)TER Ei U LE L;EU D'Ek~JETE, [N$4~tllE '96' A 0 + ~ , PUIS PAS$EI A Q.205. SI '9~', PASSER A Q. 206 AUTRE (PIEçlSER) 5 SX 24 H æTER 2, I T N• OUESTIONS ET FILTRES CCOES 1" 2e 3e 210 [| p i 9VO I~~bLkm SERVICES DE SANTE INEXISTANTE . . . . . . . . . . . . 01 01 01 (Nam t o e i l | t e / r i Lt e ) SERVICES DE SMITE TROP ELOIGNE$ . . . . . . . . . . 02 02 02 genyen, tî~ y ~ mouh ~ L n d r l n , a p komenme ak sa k| p i r ¢ p o t a n yo. SERV. DE SANTE NIOFFRANT PAS sa k l v i n Impre? TQUS LES SERVICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 03 O] 03 CONSULTAT|ONS TROP CHERES. . . . . . . . . . . . . . . . 04 04 04 MAUVAIS ACCUEIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 05 05 05 NEO]CAMEMTS IK~ OISPONIO6LES . . . . . . . . . . . . . 06 06 06 NEO]CJURENTS TROP CHERS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07 07 07 AUTRE 94 (PR£CIS£R) AUTRE 94 (PRECiSER) AUTRE 94 (PREC[SER) AUCUN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PAS D *AUTRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 PAS D ~AUTRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 N$P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 211 Ospre o4J met~ kJsa k i t e dwe f i t p~J r i v e jwenn yo~ s o L i s y ~ mk p v o b L k sa yo? 333 OBSERVATIONS DU CHEF DIEOUIPE (A remplir apr&e ach&vement de l'interview) Nom du chef d'équipe: Date: 334 ANNEXE F TRADUCTION DES QUESTIONNAIRES ANNEXE F TRADUCTION DES QUESTIONNAIRES 1 QUESTIONNAIRE MENAGE Maintenant, nous voudrions des renseignements sur les personnes qui vivent habituellement dans votre ménage ou qui habitent chez vous actuellement. 2 S'il vous plaît, donnez-moi le nom des personnes qui vivent habituellement dans votre ménage et des invités qui ont passé la nuit dernière ici, en commençant par le chef de ménage. 3 Quel est le lien de parenté de (NOM) avec le chef de ménage? 4 (NOM) vit-il/elle habituellement dans ce ménage? 5 (NOM) a-t-il/elle dormi dans ce ménage la nuit dernière? 6 (NOM) est-il de sexe masculin ou féminin? 7 Quel âge a (NOM)? 8 (NOM) a-t-il/elle fréquenté l'école ou un centre d'alphabétisation? 9 Quel est le plus haut niveau d'études que (NOM) a atteint? Quelle est la dernière classe que (NOM) a achevée à ce niveau? 10 (NOM) va-t-il/elle encore à l'école? 11 Est-ce que la mère qui a mis (NOM) au monde est toujours en vie? 12 Est-ce que la mère qui a mis (NOM) au monde vit dans ce ménage? SI OUI : Quel est son nom? 13 Est-ce que le père qui a mis (NOM) au monde est toujours en vie? 14 Est-ce que le père qui a mis (NOM) au monde vit dans ce ménage? SI OUI : Quel est son nom? Juste pour être sûre que j'ai une liste complète : Y a-t-il d'autres personnes telles que des petits enfants ou des nourrissons que nous n'avons pas portés sur la liste? De plus, y a-t-il d'autres personnes qui ne sont peut-être pas membres de votre famille tels que des domestiques ou des amis qui vivent habituellement avec vous dans le même ménage? Seules les questions en créole ont été traduites. 337 Avez-vous des invités ou des visiteurs temporaires qui sont chez vous, ou d'autres personnes qui ont dormi ici la nuit dernière? 17 D ' o ù provient l'eau que boivent les membres de votre ménage? 18 Combien de temps faut-il pour aller là-bas, prendre de l'eau et revenir? 19 Quel genre de toilettes y-a-t-il dans votre ménage? 20 Dans votre ménage, avez-vous? L'électricité? Une radio? Une télévision? Un réfrigérateur? 21 Dans votre ménage, combien de pièces utilisez-vous pour dormir? 23 Y a-t-il quelqu'un de votre ménage qui possède : Une bicyclette? Une mobylette ou motocyclette? Une voiture? Un cheval, une mule? 338 QUESTIONNAIRE INDIVIDUEL FEMME SECTION 1 : CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DES ENQUETEES 102 Pour commencer, je voudrais vous poser quelques questions sur vous-même et votre ménage. La plus grande partie des 12 premières années de votre vie, avez-vous vécu dans la capitale, dans une grande ville, dans une ville, à la campagne ou à l'étranger? 103 Depuis combien de temps habitez-vous de façon continue à (NOM DU LIEU ACTUEL DE RESIDENCE)? 104 Juste avant de vous installer ici, avez-vous vécu dans la capitale, dans une grande ville, dans une ville, à la campagne ou à l'étranger? 105 En quel mois et quelle année êtes-vous née? 106 Quel âge aviez-vous à votre dernier anniversaire? 109 Avez-vous fréquenté l'école ou un centre d'alphabétisation? 110 Quel est le plus haut niveau d'études que vous avez atteint : alphabétisation, primaire, secondaire ou supérieur? 111 Quelle est la dernière (classe, année) que vous avez achevée à ce niveau? 113 Pouvez-vous lire et comprendre une lettre ou un journal en français facilement, avec difficulté ou pas du tout? 113A Pouvez-vous lire et comprendre une lettre ou un journal en créole facilement, avec difficulté ou pas du tout? 114 Avez-vous l'habitude de lire un joumal ou un magazine, au moins une fois par semaine? 115 Avez-vous l'habitude d'écouter la radio, au moins une fois par semaine? 116 Avez-vous l'habitude de regarder la télévision, au moins une fois par semaine? 117 Quelle est votre religion? 119 Maintenant je voudrais vous poser quelques questions sur l'endroit où vous vivez habituellement. Vivez-vous habituellement dans la capitale, dans une grande ville, dans une ville, à la campagne ou à l'étranger? 120 Maintenant, je voudrais vous poser quelques questions sur le ménage dans lequel vous vivez habituellement. D'où provient l'eau que boivent les membres de votre ménage? 339 121 Combien de temps faut-il pour aller là-bas, prendre de l'eau et revenir? 122 Quel genre de toilettes y a-t-il dans votre ménage? 123 Dans votre ménage, avez-vous? L'électricité? Une radio? Une télévision? Un réfrigérateur? 124 Dans votre ménage, combien de pièces utilisez-vous pour dormir? 125 Pouvez-vous décrire le plancher de votre logement? 126 Y a-t-il quelqu'un de votre ménage qui possède : Une bicyclette? Une mobylette ou motocyclette? Une voiture? Un cheval, une mule? SECTION 2 : REPRODUCTION 201 Maintenant, je voudrais vous poser des questions sur toutes les naissances que vous avez eues durant votre vie. Avez-vous déjà eu une naissance? 202 Avez-vous donné naissance à des fils ou des filles qui habitent actuellement avec vous? 203 Combien de vos fils habitent avec vous? Combien de vos filles habitent avec vous? 204 Avez-vous donné naissance à des fils ou des filles encore en vie et qui n'habitent pas actuellement avec vous? 205 Combien de vos fils sont en vie mais n'habitent pas avec vous? Combien de vos filles sont en vie mais n'habitent pas avec vous? 206 Avez-vous donné naissance à un fils ou une fille, né(e) vivant(e) mais déc~dé(e) par la suite? SI N O N , INSISTER : Aucun(e) fils ou fille qui a pleuré ou qui a donné un signe de vie mais qui n'a survécu que quelques heures ou quelques jours? 207 En tout, combien de vos fils sont décédés? En tout, combien de vos filles sont décédées? 340 209 Je voudrais être sllre d ' a v o i r bien compris : vous avez eu au T O T A L _ _ naissances durant votre vie. Est-ce bien exact? 210 Par ailleurs, avez-vous déjà eu certaines grossesses qui se sont terminées par une fausse-couche, un avortement, ou la naissance d'un mort-n~? 211 Combien avez-vous eu de grossesses qui se sont terminées par : -un avortement provoqué? -une fausse-couche? -un mort-n~? 213 Maintenant, je voudrais vous parler de vos naissances, qu'elles soient encore vivantes ou non, en commençant par la première naissance que vous avez eue. 214 Quel n o m a été donné à votre (premier, second...) enfant? 215 Quand (NOM) est n6(e) ~tait-il/elle seul(e) ou avait-il/elle un jumeau? 216 (NOM) est-ce un garçon ou une fille? 217 En quel mois et quelle année est né(e) (NOM)? INSISTER : Quelle est sa date de naissance? O U : En quelle saison est-il/elle né(e)? 218 (NOM) est-il/elle encore en vie? 219 Quelâge avait (NOM) à son dernier anniversaire? 220 (NOM) vit-il/elle avec vous? 221 Avec qui vit-il/elle? 222 Quel âge avait-il/elle quand il/elle est mort(e)? SI 1 AN, INSISTER : Quel âge avait (NOM), en mois? 225 Etes-vous enceinte en ce moment? 226 De combien de mois êtes-vous enceinte? 228 Etes-vous en "perdition"? 230 Au moment où vous êtes tombée enceinte, -vouliez-vous devenir enceinte à ce moment-là, 341 -vouliez-vous attendre plus tard, ou -vouliez-vous ne pas tomber enceinte? 231 Avez-vous vos règles en ce moment? 232 I1 y a combien de jours que vos règles ont commencé? 233 I1 y a combien de temps que vos demières règles ont commencé? 234 Entre le premier jour des règles d'une femme et le premier jour de ses règles suivantes, y a-t-il certains moments où elle a plus de chance de tomber enceinte que d'autres? 235 A quel moment du cycle menstmel une femme a le plus de chance de tomber enceinte? SECTION 3 : CONTRACEPTION 301 Maintenant, je voudrais vous parler de la planification familiale - les différents moyens ou méthodes qu'un couple peut utiliser pour retarder ou éviter une grossesse. De quels moyens ou méthodes avez- vous entendu parler? 302 Avez-vous déjà entendu parler de (METHODE)? PILULE Les femmes peuvent prendre une pilule tous les jours. DIU/STERILET Les femmes ont un stérilet que le médecin, la sage-femme ou l'infirmière leur place dans l'utérus. INJECTIONS Les femmes peuvent recevoir une injection par un médecin, l'infirmière ou la sage- femme pour éviter de tomber enceinte pendant plusieurs mois. IMPLANTS/NORPLANT Les femmes se font placer sous anesthésie locale dans l'avant-bras gauche 5 petits bâtonnets pour éviter de tomber enceinte pendant une longue période. MOUSSE/GELEE/COMPRIME/DIAPHRAGME Les femmes peuvent se mettre à l'intérieur de l'utérus de la mousse, de la gelée, des comprimés, un diaphragme avant d'avoir des rapports sexuels. CONDOM Les hommes peuvent se mettre un condom (une capote anglaise ou préservatif) pendant les rapports sexuels. STERILISATION FEMININE Les femmes peuvent subir une opération pour ne plus avoir d'enfants. STERILISATION MASCULINE Les hommes peuvent subir une opération pour ne plus avoir d'enfants. RYTHME, CONTINENCE PERIODIQUE Les couples peuvent éviter d'avoir des rapports sexuels certains jours du cycle pendant lesquels la femme est plus susceptible de tomber enceinte. 342 RETRAIT Les hommes peuvent faire attention et se retirer avant l'éjaculation. Avez-vous entendu parler d'autres moyens ou méthodes que les femmes ou les hommes peuvent utiliser pour éviter la grossesse? 303 Avez-vous déjà utilisé (METHODE)? 304 Savez-vous où l'on peut aller pour se procurer (METHODE)? 306 Avez-vous déjà utilisé ou essayé un moyen quelconque pour retarder ou éviter de tomber enceinte? 307 Qu'avez-vous fait ou utilisé? 308 Maintenant je voudrais vous parler du moment où, pour la première fois, vous avez fait quelque chose ou utilisé une méthode pour éviter de tomber enceinte. Combien d'enfants vivants aviez-vous à ce moment-là? 311 En ce moment, faites-vous quelque chose ou utilisez-vous une méthode pour éviter de tomber enceinte? 312 Quelle méthode utilisez-vous? 313 Utilisez-vous une méthode en combinaison avec (METHODE) pour éviter de tomber enceinte? 314 Quelle autre méthode utilisez-vous? 316 Comment déterminez-vous les jours où vous devez vous abstenir d'avoir des relations sexuelles? 318 VERIFIER 312 ET 314 UTILISE UNE METHODE : Quelle est la principale raison qui vous a décidé à utiliser (NOM DE LA METHODE DONNEE EN 312) plutôt qu'une autre? UTILISE DEUX METHODES : Quelle est la principale raison qui vous a décidé à utiliser (NOM DES METHODES DONNEES EN 312 ET EN 314) plutôt que d'autres? 320 Au moment où vous avez commencé à utiliser la pilule, pour la première fois, avez-vous consulté un médecin ou une sage-femme? 321 Au moment où vous vous êtes procuré des pilules la dernière fois, avez-vous consulté un médecin ou une sage-femme? 322 Puis-je voir la boîte de pilules que vous utilisez en ce moment? 323 Connaissez-vous le nom de la marque des pilules que vous utilisez en ce moment? 324 Combien vous coQte une boîte de pilules? 326 Combien de temps faut-il pour aller de chez vous à cet endroit? 343 327 Est-ce facile ou difficile de se rendre là-bas? 329 En quel mois et quelle année la stérilisation a-t-elle eu lieu? 330 Depuis combien de mois utilisez-vous (METHODE ACTUELLE) de façon continue? 331 Avez-vous des problèmes avec la méthode que vous utilisez actuellement? 332 A qui avez-vous demandé conseil pour ces problèmes? 333 Avez-vous l'intention d'utiliser, dans l'avenir, une méthode pour retarder une grossesse ou pour éviter de tomber enceinte? 334 Quelle est la principale raison pour laquelle vous n'avez pas l'intention d'utiliser une méthode? 335 Avez-vous l'intention d'utiliser une méthode dans les 12 prochains mois? 336 Quand vous utiliserez une méthode, quelle méthode préféreriez-vous utiliser? 337 Où pouvez-vous vous procurer (METHODE CITEE A 336)? 339 Connaissez-vous un endroit où on peut se procurer une méthode de planification familiale? 340 Où est-ce? 341 Combien de temps fant-il pour aller de chez vous à cet endroit? 342 Est-ce facile ou difficile de se rendre là-bas? 343 Durant le mois dernier, avez-vous entendu un message à propos du planning familial : à la radio? à la télévision? dans les journaux? sur des affiches? à l'rglise? à l'école? 344 Trouvez-vous acceptable ou pas acceptable que des informations à propos du planning familial soient données à la radio ou à la télévision? 345 Durant le mois dernier, avez-vous assist6 à une séance d'information ou de sensibilisation sur le planning familial? 346 Où avez-vous assisté à cette séance? 347 Certaines femmes pensent que r allaitement influence les chances de tomber enceinte. A votre avis, une femme a-t-elle plus de chances ou moins de chances de tomber enceinte quand elle allaite un enfant, ou est-ce que cela ne fait aucune diffrrence? 344 349 Avez-vous d6jà utilisé l'allaitement pour éviter une grossesse? 350 Est-ce que vous utilisez actuellement r allaitement pour éviter une grossesse? SECTION 4A : SANTE ET ALLAITEMENT 402 Maintenant, je voudrais vous poser quelques questions à propos de la santé des enfants que vous avez eus durant les cinq dernières ann6es. (Nous parlerons d'un enfant à la fois). 403 Au moment où vous êtes tombée enceinte de (NOM), vouliez-vous tomber enceinte à ce moment là, vouliez-vous attendre plus tard ou vouliez-vous ne plus avoir d'enfant? 404 Combien de temps auriez-vous voulu attendre? 405 Quand vous étiez enceinte de (NOM), avez-vous vu quelqu'un pour une consultation concernant cette grossesse? SI OUI, Qui avez-vous vu? Quelqu'un d'autre? 406 Vous a-t-on donné une carte prénatale pour cette grossesse? 407 De combien de mois étiez-vous enceinte quand vous avez vu quelqu'un pour la première fois pour une consultation concernant cette grossesse? 408 Combien de visites prénatales avez-vous faites pendant cette grossesse? 409 Quand vous étiez enceinte de (NOM) vous a-t-on fait une injection dans le bras pour éviter au bébé d'attraper le tétanos, c'est-à-dire les convulsions après la naissance? 410 Combien de fois avez-vous eu cette injection? 411 Où avez-vous accouché de (NOM)? 412 Qui vous a assistée pour l'accouchement de (NOM)? Quelqu'un d'autre? 413 (NOM) est-il/elle n6(e) à terme, c'est-à dire au bon moment, ou prématurément, c'est-à-dire trop tôt? 414 Avez-vous accouché de (NOM) par césarienne? 415 Quand (NOM) est né(e), était-il/elle : très gros(se), plus gros(se) que la moyenne, moyen(ne), plus petit(e) que la moyenne, ou très petit(e)? 345 416 (NOM) a-t-il/elle ~té pesé à la naissance? 417 Combien pesait-il/elle? 418 Etes-vous allé en consultation postnatale pour les suites de l'accouchement durant le mois et demi qui a suivi la naissance de (NOM)? 419 Vos règles sont-elles revenues depuis la naissance de (NOM)? 420 Vos règles sont-elles revenues entre la naissance de (NOM) et votre grossesse suivante? 421 Pendant combien de mois après la naissance de (NOM) n'avez-vous pas eu de règles? 423 Avez-vous repris les rapports sexuels depuis la naissance de (NOM)? 424 Pendant combien de mois après la naissance de (NOM) n'avez-vous pas eu de rapports sexuels? 425 Avez-vous allaité (NOM)? 426 Pourquoi n' avez-vous pas allaité (NOM)? 427 Combien de temps après sa naissance avez-vous mis (NOM) au sein pour la première fois? 427A Avez-vous donné le colostrum à (NOM), ou vous êtes-vous débarrassée du colostrum avant de commencer à allaiter? 429 Allaitez-vous encore (NOM)? 430 Combien de fois avez-vous allaité la nuit dernière entre le coucher et lever du soleil? 431 Combien de fois avez-vous allait~ hier, pendant les heures de jour? 432 A n'importe quel moment hier ou la nuit dernière avez-vous donné à (NOM) une des choses suivantes : Eau? Eau sucrée? Jus? Infusion? Lait en boîte pour bébé? Lait en boîte ou en poudre? Lait frais (d'animaux)? Gazeuses? Autres liquides? Bouillie? Aliment solide spécialement préparé pour l'enfant? Plat familial? 434 Pendant combien de mois avez-vous allaité (NOM)? 346 435 Pourquoi avez-vous arrêté d'allaiter (NOM)? 437 Avez-vous déjà donné à (NOM) de l'eau, ou quelque chose d'autre à boire ou à manger (autre que le lait maternel)? 438 Combien de mois avait (NOM) quand vous avez commencé à lui donner les choses suivantes de façon régulière? : Lait en b o r e ou lait autre que le lait maternel? Eau? Autres liquides? Bouillie ou aliment solide pour enfant? Aliment solide/plat familial? 440 (NOM) a-t-il/elle bu quelque chose au biberon, hier ou la nuit dernière? S E C T I O N 4B : V A C C I N A T I O N E T S A N T E 443 Avez-vous une carte o4 les vaccinations de (NOM) sont inscrites? SI OUI : Puis-je la voir, s'il vous plaR? 444 Avez-vous déjà eu une carte de vaccination pour (NOM)? 446 (NOM) a-t-il/elle reçu des vaccinations qui ne sont pas inscrites sur cette carte? 447 (NOM) a-t-il/elle jamais reçu de vaccination pour lui éviter d'attraper des maladies? 448 S'il vous plaît, dites-moi si (NOM) a reçu une des vaccinations suivantes : Une vaccination du BCG contre la tuberculose, c'est-à-dire une injection dans l'épaule gauche qui a laissé une cicatrice? Une vaccination contre la polio, c'est-à-dire des gouttes dans la bouche? SI OUI : Combien de fois? Une injection contre la rougeole? 452 (NOM) a-t-il reçu de la Vitamine A au cours des 12 derniers mois? 453 Combien de fois? 454 (NOM) a-t-il/elle eu de la fièvre à un moment quelconque dans les 2 demi&es semaines? 455 (NOM) a-t-il/elle souffert de la toux à un moment quelconque dans les 2 demières semaines? 456 (NOM) a-t-il/elle souffert de la toux dans les demières 24 heures? 347 457 Combien de jours (a dur6 la toux/depuis combien de jours dure la toux)? 458 Quand (NOM) était malade avec la toux, respirait-il/elle plus rapidement que d'habitude avec un souffle court et rapide? 460 Est-ce que quelque chose a été donné pour traiter la fièvre/toux? 461 Qu'est-ce qui a été donné pour traiter la fièvre/toux? Quelque chose d'autre? 462 Avez-vous demandé des conseils ou un traitement pour la fièvre/toux? 463 Où avez-vous demandé des conseils ou un traitement? A quelqu'un d'autre? 464 Au cours des 6 derniers mois, (NOM) a-t-il eu une éruption de boutons d'abord sur le visage puis sur tout le corps? 465 Au cours des 6 derniers mois, (NOM) a-t-il eu le "sarampion"? 466 (NOM) a-t-il/elle eu la diarrhée durant les deux demières semaines? 467 (NOM) a-t-il/elle eu la diarrhée durant les demières 24 heures? 468 Combien de jours (a duré la diarrhée/depuis combien de jours dure la diarrhée)? 469 Est-ce qu'il y avait-il du sang dans les selles? 471 Quand (NOM) avait la diarrhée, avez-vous changé le nombre d'allaitements/de tétées? 472 Avez-vous augmenté ou réduit le nombre de rations, ou avez-vous arrêté complètement? 473 (En dehors du lait maternel) lui avez-vous donné à boire la même quantité qu'avant la diarrhée, plus, ou moins? 474 Est-ce que quelque chose a été donné pour traiter la diarrhée? 475 Qu'est-ce qui a été donné pour traiter la diarrhée? Quelque chose d'autre? 476 Avez-vous demandé des conseils ou un traitement pour la diarrhée? 477 Où avez-vous demandé des conseils ou un traitement? A quelqu'un d'autre? 348 479 (NOM) a-t-il/elle reçu un liquide préparé à partir d'un sachet spécial de sérum oral contre la diarrhée quand il/elle avait la diarrhée? 480 Pendant combien de jours (NOM) a-t-il/elle reçu le liquide préparé à partir du sachet spécial de sérum oral? 482 (NOM) a-t-il/elle reçu un liquide préparé à la maison avec du sucre, du sel et de l'eau quand il/elle avait la diarrhée? 483 Pendant combien de jours (NOM) a-t-il/elle reçu le liquide préparé avec du sucre, du sel et de l'eau? 484 (NOM) a-t-il/elle été hospitalisé(e) pour une raison quelconque au cours des 12 derniers mois? 485 Combien de fois a-t-il/elle ét~ hospitalisé(e) au cours des 12 derniers mois? 486 Quelle(s) étai(en)t la/les raison(s) de son (ses) hospitalisation(s)? 489 Avez-vous déjà entendu parler d'un sachet spécial de sérum oral que l'on peut obtenir pour le traitement de la diarrhée? 490 Avez-vous déjà vu un sachet comme celui-là auparavant? 491 Avez-vous déjà préparé une solution avec un de ces sachets pour traiter la diarrhée pour vous-même ou quelqu'un d'autre? 492 La dernière fois que vous avez préparé le sachet spécial de poudre, avez-vous préparé tout le sachet en une fois, ou seulement une partie du sachet? 493 Quelle quantité d'eau avez-vous utilisé pour préparer le sachet spécial de poudre la dernière fois que vous l'avez fait? 494 La dernière fois que vous avez préparé le sachet spécial de sérum oral, l'avez-vous donné à l'occasion de chaque selle, plus souvent ou moins souvent? 495 Connaissez-vous un endroit ot't vous pouvez obtenir le sachet de sérum oral? 496 Où pouvez-vous obtenir le sachet de sérum oral? INSISTER : Nulle part ailleurs? 497 Au cours du mois dernier, avez-vous entendu ou lu un message à propos des sachets de sérum oral : à la radio? à la télévision? dans une formation sanitaire? de la part des agents de santé ou des matrones? 349 SECTION 5 : CAUSE DE DECES DES ENFANTS NES ET DECEDES DANS LES 5 DERNIERES ANNEES 501 Je voudrais vous poser quelques questions à propos de ce qui s'est passé et des symptômes que (NOM) a eu durant la période qui a précédé son décès. Je sais qu'il est pénible de parler des enfants que vous avez eu et qui sont décédés après leur naissance, mais ces informations sont très importantes pour permettre de mettre en place des programmes de santé et éviter ainsi le décès d'autres enfants. 503 Le décès de (NOM) s'est-il produit à la suite d'un accident? SI OUI : Quel genre d'accident? 504 Selon vous, quelle a été la cause de décès de (NOM)? 505 Pendant la maladie qui a conduit au décès de (NOM), avez-vous recherché un traitement ou des conseils? SI O U I : Où êtes-vous allé/Qui avez-vous vu? 506 Où s'est produit le décès de (NOM)? 508 (NOM) est-il/elle né(e) à la suite d'un accouchement difficile? 509 Pendant les premiers jours de sa vie, est-ce-que (NOM) tétait ou buvait normalement? 510 Pendant les jours qui ont précédé le décès, est-ce-que (NOM) pouvait toujours téter? 511 Pendant les jours qui ont précédé le décès, est-ce-que (NOM) pouvait toujours crier? 512 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle eu des convulsions ou des spasmes? 513 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle eu le corps raide? 514 Est-ce qu'après sa naissance (NOM) avait le cordon ombilical infecté ou qui dégageait une odeur désagréable? 516 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle eu des selles très molles ou liquides, c'est-à-dire a-t-il/elle eu la diarrhée? 517 Combien de temps la diarrhée a-t-elle duré? 518 Quand (NOM) avait la diarrhée avait-il/elle des selles liquides, très souvent, souvent ou de temps en temps? 350 519 Dans les jours précédant le décès, (NOM) : - avait-il soif tout le temps? - urinait-il moins souvent ou plus du tout? 520 Y avait-il du sang dans les selles? 521 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle souffert de la toux? 522 Combien de temps a duré la toux? 523 Quand (NOM) souffrait de la toux, avait-il une respiration difficile/rapide? 524 Combien de temps a duré la respiration difficile/rapide? 525 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle eu de la fièvre? 526 La fièvre était-elle accompagnée de frissons/tremblements? 527 Combien de temps a duré la fièvre? 528 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle eu des convulsions? 529 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) a-t-il/elle eu une éruption de boutons sur tout le corps? 530 Quand il/elle a eu des boutons, est-ce que (NOM) a pelé ou a eu la peau qui a craquelé? 531 Combien de temps a duré l'éruption? 533 (NOM) a-t-il/elle eu de la fièvre au moment de l'éruption de boutons ou juste après? 534 Pendant les deux semaines qui ont précédé le décès, est-ce que (NOM) a eu le "sarampion"? 535 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) ~tait-il très maigre? 536 Pendant combien de temps, (NOM) a-t-il/elle été très maigre? 537 Pendant la maladie qui a conduit au décès, (NOM) avait-il/elle le visage et les pieds ou les jambes enflés? 538 Pendant combien de temps (NOM) a-t-il/elle eu le visage et les pieds ou les jambes enflés? SECTION 6 : MARIAGE ET UNION 601 Etes-vous actuellement mariée, placée ou vivavek? 602 Etes-vous célibataire, renmen, fiancée, séparée,divorcée ou veuve? 351 603 Vivez-vous actuellement avec quelqu'un ou avez-vous un partenaire? 604 Vivez-vous actuellement avec quelqu'un ou avez-vous un partenaire? 605 Avez-vous déjà vécu avec quelqu'un ou avez-vous déjà eu un partenaire? 606 le voudrais être sûre d'avoir bien compris, êtes-vous séparée, divorcée ou veuve? 607 Je voudrais être sflre d'avoir bien compris, êtes-vous placée, vivavek, renmen ou fiancée? 608 Est-ce que votre mari/partenaire vit avec vous ou habite ailleurs? 609 Avez-vous ét~ mari6e ou avez-vous eu un partenaire une fois ou plus d'une fois? 610 En quel mois et quelle année avez-vous commencé : à vivre avec votre (premier) conjoint, ou à avoir votre (premier) partenaire? 611 Quel âge aviez-vous quand vous avez commencé à vivre avec lui (ou à avoir ce partenaire)? SECTION 7 : PREFERENCES EN MATIERE DE FECONDITE 703 VOIR 225 : PAS ENCEINTI~ OU PAS SURE : Maintenant, j'ai quelques questions au sujet de l'avenir. Voudriez-vous avoir (un/d'autres) enfant(s) ou préféreriez-vous ne pas avoir d'(autres) enfant(s)? ENCEINTE : Maintenant j'ai quelques questions au sujet de l'avenir. Après l'enfant que vous attendez, voudriez-vons avoir un autre enfant ou préféreriez-vous ne pas avoir d'autres enfants? 704 VOIR 225 : PAS ENCEINTI~ OU PAS SURE : Combien de temps voudriez-vous attendre à partir de maintenant avant la naissance d'(un/un autre) enfant? ENCEINTE : Combien de temps voudriez-vous attendre après la naissance de l'enfant que vous attendez et avant la naissance d'un autre enfant? 706 VOIR 225 : PAS ENCEINTE OU PAS SURE : Quel âge voudriez-vous que votre plus jeune enfant ait atteint quand votre prochain enfant na~ra? ENCEINTE : Quel âge voudriez-vous que l'enfant que vous attendez ait atteint quand votre prochain enfant nal2ra? 707 Dans votre situation actuelle, si vous aviez à le refaire, pensez-vous que (vous/votre mari/partenaire) prendriez la même décision d'être stérilisé(e)? 352 708 Regrettez-vous que (vous/votre mari/partenaire) (ayez/ait) eu l'opération pour ne (pas/plus) avoir d'enfant? 709 Pourquoi le regrettez-vous? 710 Pensez-vous que votre mari/partenaire approuve ou désapprouve les couples qui utilisent une méthode pour éviter d'avoir des enfants? 711 Combien de fois avez-vous parié de planning familial avec votre mari/partenaire au cours de l'année dernière? 712 Avez-vous déjà discuté avec votre mari/partenaire du nombre d'enfants que vous voudriez avoir? 713 Pensez-vous que votre mari/partenaire souhaite le même nombre d'enfants que vous, en veut davantage ou moins que vous? 714 Après la naissance d'un enfant, combien de temps un couple devrait-il attendre avant de reprendre les relations sexuelles? 715 Une mère devrait-elle attendre qu'elle ait complètement arrêté d'allaiter avant de reprendre les relations sexuelles ou cela n'a-t-il pas d'importance? 716 En général, est-ce vous approuvez ou désapprouvez les couples qui utilisent une méthode pour éviter la grossesse? 717 A UN/DES ENFANT(S) VIVANT(S) : Si vous pouviez recommencer à partir de l'époque où vous n'aviez pas d'enfants, et si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir? N ' A PAS D'ENFANT VIVANT : Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir? 718 D'après vous quel est le meilleur intervalle en mois ou en années entre la naissance d'un enfant et la naissance de l'enfant suivant? SECTION 8 : CARACTERISTIQUES DU CONJOINT, ETACTIVITE PROFESSIONNELLE DE LA FEMME 802 Est-ce que votre (dernier) mari/partenaire a fréquenté l'école ou un centre d'alphabétisation? 803 Quel est le plus haut niveau d'études qu'il a atteint : alphabétisation, primaire, secondaire ou supérieur? 804 Quelle est la dernière classe qu'il a achevée à ce niveau? 805 Quel est (était) le genre de travail principal de votre (dernier) mari/partenaire? 807 Est-ce que votre mari/partenaire travaille/t ravaillait principalement sur sa terre ou celle de sa famille, ou est-ce qu' il loue/louait la terre ou est-ce qu'il travaille/travaillait une parcelle et partage/partageait la récolte, ou est-ce qu'il travaille/travaillait sur la terre de quelqu'un d'autre? 353 808 En dehors du travail domestique, travaillez-vous actuellement? 809 Comme vous le savez, certaines femmes ont un travail pour lequel elles sont payées en argent ou en nature. D'autres vendent des choses, ont une petite affaire ou travaillent dans les champs ou dans l'affaire de la famille. Faites-vous actuellement un travail de ce genre ou un quelconque autre travail? 810 Quelle est votre occupation, c'est-à-dire quel genre de travail faites-vous? 811 Dans votre travail actuel, travaillez-vous pour un membre de votre famille, pour quelqu'un d'autre, ou êtes-vous à votre compte? 812 Touchez-vous de l'argent pour ce travail? INSISTER : Gagnez-vous de l'argent pour ce travail? 813 Faites-vous ce travail à la maison ou en dehors de chez vous? 815 Pendant que vous travaillez, avez-vous habituellement (NOM DU PLUS JEUNE ENFANT A LA MAISON) avec vous, l'avez-vous quelquefois avec vous ou jamais avec vous? 816 Qui s' occupe habituellement de (NOM DU PLUS JEUNE ENFANT A LA MAISON) pendant que vous travaillez? S E C T I O N 9 : MST/SIDA E T C O N D O M Maintenant, nous avons besoin de quelques renseignements sur votre activité sexuelle, afin de mieux comprendre la planification familiale, la fécondité et la santé. 902 Avez-vous déjà eu des rapports sexuels? 903 Combien de fois avez-vous eu des rapports sexuels durant les 4 demières semaines? 904 Combien de fois par mois avez-vous habituellement des rapports sexuels? 905 Combien de temps y a-t-il depuis que vous avez eu des rapports sexuels pour la dernière fois? 906 Quel âge aviez-vous la première fois que vous avez eu des rapports sexuels? 907 Savez-vous qu'il existe des maladies qui peuvent se transmettre au cours des relations sexuelles que l'on appelle également des maladies vénériennes? 908 Quelles maladies connaissez-vous? 910 Au cours de ces 12 derniers mois, avez-vous eu une de ces maladies? 911 Laquelle ou lesquelles? 354 912 Lorsque vous avez-eu (MALADIE DE Q.911) avez-vous demandé conseil ou un traitement, vous êtes-vous soignée vous-même ou n'avez-vous rien fait? 913 Où avez-vous demandé des conseils ou un traitement? A quelqu'un d'autre? 914 Lorsque vous avez eu (MALADIE DE Q.911) en avez-vous parlé à votre (vos) partenaire(s)? 915 Lorsque vous avez eu (MALADIE DE Q.911) avez-vous fait quelque chose pour éviter de le transmettre à votre (vos) partenaires? 916 Qu'avez-vous fait? 918 Connaissez-vous ou avez-vous entendu parler d'une maladie appelée SIDA/4H? 919 Où avez-vous le plus entendu parler ou le plus appris sur le SIDA/4H? Quelles sont vos principales sources d'information sur le SIDA/4H? 920 Selon vous, comment se transmet le SIDA/4H? Par d'autres moyens? 921 Pensez-vous qu'une femme qui a le SIDA/4H, puisse donner naissance à un enfant avec le SIDA/4H? 922 Pensez-vous qu'une personne qui semble en bonne santé puisse être infectée et avoir le virus qui cause le SIDA/4H? 923 Selon vous, avez-vous de grandes chances, des chances moyennes, de petites chances ou pas de chances du tout d'attraper le SIDA/4H? 924 Pourquoi? Y a-t-il d'autres raisons? 924A Pourquoi? Y a-t-il d'autres raisons? 925 Depuis que vous avez entendu parler du SIDA/4H, avez-vous fait quelque chose pour vous protéger contre cette maladie? 926 Qu'avez-vous fait? Quelque chose d'autre? 930 Certains hommes se mettent un condom (capote anglaise) pendant les rapports sexuels pour éviter d'attraper ou de transmettre des maladies. En avez-vous déjà entendu parler? 355 931 Avez-vous déjà utilisé un condom pour éviter d'attraper ou de transmettre des maladies, dont le SIDA/4H? 932 Utilisez-vous le condom au cours de chacun des rapports sexuels ou seulement au cours de certains rapports? 933 Connaissez-vous un endroit où on peut se procurer des condoms? 934 Où pouvez-vous vous procurer le plus facilement des condoms? 935 Avez-vous déjà entendu parler de "Pantè"? SI O U I : De quoi s'agit-il? QUESTIONNAIRE INDIVIDUEL HOMME SECTION l : CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DES ENQUETES 102 En quel mois et quelle année êtes-vous né? 103 Quel âge aviez-vous à votre dernier anniversaire? 106 Avez-vous fréquenté l'école ou un centre d'alphabétisation? 107 Quel est le plus haut niveau d'études que vous avez atteint : alphabétisation, primaire, secondaire ou supérieur? 108 Quelle est la dernière classe que vous avez achevée à ce niveau? 1 I0 Pouvez-vous lire et comprendre une lettre ou un journal en français, facilement, avec difficulté ou pas du tout? 110A Pouvez-vous lire et comprendre une lettre ou un joumal en créole, facilement, avec difficulté ou pas du tout? 111 Avez-vous l'habitude de lire un journal ou un magazine au moins une fois par semaine? 112 Avez-vous l'habitude d'écouter la radio, au moins fois par semaine? 113 Avez-vous l'habitude de regarder la télévision, au moins une fois par semaine? 114 Quelle est votre religion? 115 Avez-vous actuellement ou avez-vous eu pendant les 4 dernières semaines un travail ou une occupation qui vous rapporte/a rapporté de l'argent? 116 Quelle est votre travail principal? 356 117 Est-ce un travail permanent, temporaire ou saisonnier? 118 Travaillez-vous à temps plein ou à temps partiel? 119 Que faites-vous en ce moment? SECTION 2 : SITUATION MATRIMONIALE~REPRODUCTION 201 Etes-vous actuellement marié, placé ou vivavek? 202 Etes-vous célibataire, renmen, fiancé, séparé, divorcé on veuf?. 203 Vivez-vous actuellement avec un quelqu'un ou avez-vous une partenaire? 204 Vivez-vous actuellement avec un quelqu'un ou avez-vous une partenaire? 205 Avez-vous déjà vécu avec quelqu'un ou avez-vous déjà eu une partenaire? 206 Je voudrais être sûr d'avoir bien compris, êtes-vous séparé, divorcé ou veuf?. 207 Je voudrais être sûr d'avoir bien compris, êtes-vous placé, vivavek, renmen ou fiancé? 208 Est-ce que votre femme/partenaire vit avec vous ou habite ailleurs? 209 Avez-vous ~té marié ou avez-vous eu une partenaire une fois ou plus d ' u n e fois? 210 En dehors de votre femme/partenaire principale, avez- vous une femme d'à côté? 211 Combien avez-vous de femmes d'à côté? 212 En quel mois et quelle année avez-vous commencé : h vivre avec votre (première) femme, ou à avoir votre (première) partenaire? 214 Quel âge aviez-vous quand vous avez c o m m e n c é à vivre avec elle (ou à avoir cette partenaire)? 215 Maintenant, je voudrais vous poser des questions sur tous les enfants que vous avez eus durant votre vie. Avez-vous déjà eu une naissance? 216 Avez-vous des fils ou des filles qui vivent actuellement avec vous? 217 Combien de vos fils habitent avec vous? Combien de vos filles habitent avec vous? 218 Avez-vous des fils ou des filles encore en vie et qui n'habitent pas actuellement avec vous? 357 219 Combien de vos fils sont en vie mais n'habitent pas avec vous? Combien de vos filles sont en vie mais n'habitent pas avec vous? 220 Avez-vous eu des fils ou des filles qui sont né(e)s vivant(e)s mais qui sont décédé(e)s par la suite? 221 Combien de vos fils sont décédés? Combien de vos filles sont décédées? 223 Je voudrais être sûr d'avoir bien compris : vous avez eu au TOTAL enfants durant votre vie. Est-ce bien exact? SECTION 3 : CONTRACEPTION 301 Maintenant, je voudrais vous parler de la planification familiale - les différents moyens ou méthodes qu'un couple peut utiliser pour retarder ou éviter une grossesse. De quels moyens ou méthodes avez- vous entendu parler? 302 Avez-vous déjà entendu parler de (METHODE)? PILULE (GRENN) Les femmes peuvent prendre une pilule tous les jours. DIU/STERILET (FILAMAN) Les femmes ont un stérilet que le médecin, la sage-femme ou l'infirmière leur place dans l'utérus. INJECTIONS (PIKI) Les femmes peuvent recevoir une injection par un médecin, r infirmière ou la sage-femme pour éviter de tomber enceinte pendant plusieurs mois. IMPLANTS/NORPLANT (METOD SENKAN) Les femmes se font placer sous anesthésie locale dans l'avant-bras gauche 5 petits bâtonnets pour éviter de tomber enceinte pendant une longue période. MOUSSE/GELEE/COMPRIME/DIAPHRAGME (MOUS/JELE/TABLET/DYAFRAG) Les femmes peuvent se mettre à l'intérieur de l'utérus de la mousse, de la gelée, des comprimés, un diaphragme avant d'avoir des rapports sexuels. CONDOM (KAPOT) Les hommes peuvent se mettre un condom (une capote anglaise ou préservatif) pendant les rapports sexuels. STER1LISATION FEM1NINE (LIGATI) Les femmes peuvent subir une opération pour ne plus avoir d'enfants. STERILISATION MASCULINE (VAZEKTOMI) Les hommes peuvent subir une opération pour ne plus avoir d'enfants. RYTHME, CONTINENCE PERIODIQUE (RETE TANN) Les couples peuvent éviter d'avoir des rapports sexuels certains jours du cycle pendant lesquels la femme est plus susceptible de tomber enceinte. 358 RETRAIT (VOYE DEYO) Les hommes peuvent faire attention et se retirer avant l'6jaculation. Avez-vous entendu parler d'autres moyens ou méthodes que les femmes ou les hommes peuvent utiliser pour 6viter la grossesse? 303 Avez-vous déjà utilisé (METHODE)? 305 Avez-vous déjà, vous ou votre conjoint/partenaire, utilisé ou essay6 un moyen quelconque pour retarder ou éviter une naissance? 306 Qu'avez-vous fait ou utilisé? 307 En ce moment, vous ou votre conjoint/partenaire, faites-vous quelque chose ou utilisez-vous une méthode pour éviter une naissance? 308 Quelle méthode utilisez-vous actuellement? 309 Où a eu lieu la stérilisation? Où avez-vous obtenu (METHODE) la dernière fois? 310 Avez-vous, ou votre conjoint/partenaire, l'intention d'utiliser, dans l'avenir, une méthode pour retarder une grossesse ou pour éviter une naissance? 311 Quelle méthode pr6féredez-vous utiliser? 312 Où pouvez-vous vous procurer (METHODE CITEE A 311)? 313 Quelle est la principale raison pour laquelle vous n'avez pas l'intention d'utiliser une méthode? 314 Connaissez-vous un endroit où on peut se procurer une méthode de planification familiale? 315 Où est-ce? 316 Durant le mois dernier, avez-vous entendu un message à propos du planning familial : à la radio? à la télévision? dans les journaux? sur des affiches? à l'6glise? à l'6cole? 317 Trouvez-vous acceptable ou non que des informations à propos du planning familial soient données à la radio ou à la télévision? 318 Durant le mois dernier, avez-vous assisté à une s6ance d'information ou de sensibilisation sur le planning familial? 319 Oå avez-vous assist6 à cette séance? 359 SECTION 4 : PREFERENCES EN MATIERE DE FECONDITE 401 N ' A PAS D'ENFANTS Voudriez-vous avoir un enfant ou préféreriez-vous ne pas avoir d'enfants? A DES ENFANTS Voudriez-vous avoir un autre/d'autres enfant(s) ou préf&eriez-vous ne pas avoir un autre/d'autres enîant(s)? 402 Combien de temps voudriez-vous attendre à partir de maintenant, avant la naissance d'un (autre) enfant? 404 Pensez-vous que votre conjoint/partenaire approuve ou désapprouve les couples qui utilisent une méthode pour éviter d'avoir des enfants? 405 Combien de fois avez-vous parlé avec votre conjoint/partenaire de ce sujet au cours de l'année dernière? 406 Avez-vous déj à discuté avec votre conjoint/partenaire du nombre d'enfants que vous voudriez avoir? 407 Pensez-vous que votre conjoint/partenaire souhaite le même nombre d'enfants que vous, en veut davantage ou moins que vous? 408 Après la naissance d'un enfant, combien de temps un couple devrait-il attendre avant de reprendre les relations sexuelles? 409 Une mère devrait-elle attendre qu'elle ait complètement arrêté d'allaiter avant de reprendre les relations sexuelles ou cela n'a-t-il pas d'importance? 410 En général, est-ce vous approuvez ou désapprouvez les couples qui utilisent une méthode pour éviter la grossesse? 411 N ' A PAS D'ENFANTS : Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir durant toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir en tout? A DES ENFANTS : Si vous pouviez recommencer à partir de l'époque où vous n' aviez pas d'enfants et si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir durant toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir en tout? 412 D'après vous quel est le meilleur intervalle en mois ou en année entre la naissance d'un enfant et la naissance de l'enfant suivant? SECTION 5 : MST/SIDA ET CONDOM Maintenant,nous avons besoin de quelques renseignements sur votre activité sexuelle, afin de mieux comprendre la planification familiale, la fécondité et la santé. 502 Avez-vous déjà eu des rapports sexuels? 503 Combien de fois avez-vous eu des rapports sexuels durant les 4 dernières semaines? 360 504 Combien de fois par mois avez-vous habituellement des rapports sexuels? 505 Combien de temps y a-t-il depuis que vous avez eu des rapports sexuels pour la dernière fois? 506 Quel âge aviez-vous la première fois que vous avez eu des rapports sexuels? 508 Au cours des 12 derniers mois, avec combien de personnes avez-vous eu des rapports sexuels? 509 Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé d'avoir des rapports sexuels avec des partenaires occasionnelles? 510 Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé de donner ou de recevoir de l'argent en échange de rapports sexuels? 511 Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé d'avoir des rapports sexuels avec des prostituées? 512 Savez-vous qu'il existe des maladies qui peuvent se transmettre au cours des relations sexuelles que l'on appelle également des maladies vénériennes? 513 Quelles maladies connaissez-vous? 515 Au cours de ces 12 derniers mois, avez-vous eu une de ces maladies? 516 Laquelle ou lesquelles? 518 Au cours de ces 12 derniers mois, avez-vous eu un écoulement urétral? 519 Au cours de ces 12 derniers mois, avez-vous eu un ulcère génital? 521 Lorsque vous avez-eu (MALADIE DE Q.516/ECOULEMENT/ULCERE) avez-vous demandé conseil ou un traitement, vous êtes-vous soigné vous-même ou n'avez-vous rien fait? 522 Où avez-vous demandé des conseils ou un traitement? A quelqu'un d'autre? 523 Lorsque vous avez-eu (MALADIE DE Q.516ÆCOULEMENT/ULCERE), en avez-vous parlé b, votre (vos) partenaire(s)? 524 Lorsque vous avez-eu (MALADIE DE Q.516,'ECOULEMENT/'ULCERE), avez-vous fait quelque chose pour éviter de le transmettre à votre (vos) partenaire(s)? 525 Qu'avez-vous fait? 527 Connaissez-vous ou avez-vous entendu parler d'une maladie appelée SIDA/4H? 528 Où avez-vous le plus entendu parler ou le plus appris sur le SIDA/4H? Quelles sont vos principales sources d'information sur le SIDA/4H? 361 529 Selon vous, comment se transmet le SIDA/4H? Par d' autres moyens? 530 Pensez-vous qu'une femme qui a le SIDA/4H, puisse donner naissance à un enfant avec le SIDA/4H? 531 Pansez-vous qu'une personne qui semble en bonne santé puisse être infectée et avoir le virus qui cause le SIDÆ4H? 532 Selon vous, avez-vous de grandes chances, des chances moyennes, de petites chances ou pas de chances du tout d'attraper le SIDA/4H? 533 Pourquoi? Y a-t-il d' autres raisons? 533A Pourquoi? Y a-t-il d'autres raisons? 534 Depuis que vous avez entendu parler du SIDA/4H, avez-vous fait quelque chose pour vous protéger contre cette maladie? 535 Qu'avez-vous fait? Quelque chose d'autre? 539 Certains hommes se mettent un condom (capote anglaise) pendant les rapports sexuels pour éviter d'attraper ou de transmettre des maladies. En avez-vous déjà entendu parler? 540 Avez-vous déjà utilisé un condom pour éviter d'attraper ou de transmettre des maladies, dont le SIDA/4H? 541 Utilisez-vous le condom au cours de chacun des rapports sexuels ou seulement au cours de ce~ains rapports? 542 Connaissez-vous un endroit où on peut se procurer des condoms? 543 Où pouvez-vous vous procurer le plus facilement des condoms? 544 Avez-vous déjà entendu parler de "Pantè"? SI OUI : De quoi s'agit-il? 362 QUESTIONNAIRE COMMUNAUTAIRE SECTION 1 : CARACTERISTIQUES GENERALES 103 Quel est le centre urbain le plus proche de (NOM LOCALITE)? 104 Quelle est la principale voie d'accès entre (NOM LOCALITP.;)et (NOM CENTRE URBAIN)? 105 Quelle est la distance en kilomètres entre (NOM LOCALITE) et (NOM CENTRE URBAIN)? 106 Quels sont les moyens de transport en commun les plus utilisés pour se rendre à (NOM CENTRE URBAIN)? 107 Quelle est la principale production agricole de (NOM LOCALITE)? 108 En quels mois de l'année y-a-t-il rareté de produits alimentaires à (NOM LOCALITE)? 109 Quelle est la principale source d'eau que les habitants de (NOM LOCALITE/VILLE/QUARTIER) utilisent pour boire? 110 Quel genre de toilettes sont utilisées par la majorité des habitants de (NOM LOCALITE /VILLE/QUARTIER)? 111 Y-a-t-il l'électricité à (NOM LOCALITE/VILLE/QUARTIER)? 112 Durant quels mois de l'année tombe la saison pluvieuse à (NOM LOCALITE/VILLE)? 113 Quelle est l'activité principale des habitants de (NOM LOCALITE/VILLE)? SECTION 2 : SERVICES DE SANTE 201 Où se trouve (NOM DU SERVICE) le plus proche? Est-ce qu'une clinique mobile visite (NOM LOCALITE/VILLE/QUARTIER) A (NOM LOCALITE/VILLE/QUARTIER),y-a-t-il un agent de santé? A (NOM LOCALITE/VILLE/QUARTIER),y-a-t-il une matrone/sage-femme formée? 202 A combien de kilomètres se trouve (NOM DU SERVICE) le plus proche? 203 Quel est le moyen de déplacement le plus utilisé pour se rendre à (NOM DU SERVICE) le plus proche? 204 Combien de temps faut-il pour se rendre à (NOM DU SERVICE) le plus proche par le moyen de déplacement le plus utilisé? 363 205 (NOM DU SERVICE) le plus proche est-il/elle une institution Publique, Mixte ou Privée? 206 (NOM DU SERVICE) le plus proche assure-t-il des services de planning familial? 208 (NOM DU SERVICE) le plus proche assure-t-il : 209 Savez-vous si à (NOM DU SERVICE) le plus proche, on peut se procurer : 210 Quels sont, par ordre d'importance, vos principaux problèmes pour vous soigner? 211 Que suggérez-vous pour que ces problèmes mentionnés soient solutionnés? 364