Repiblik Ayiti
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Prensipal espès maren Ayiti yo: gwo karakteristik ekolojik ak byolojik yo ak enterè yo pou lapèch atizanal

Prensipal espès maren Ayiti yo: gwo karakteristik ekolojik ak byolojik yo ak enterè yo pou lapèch atizanal

Rezime — Sikilè FAO sou lapèch ak akwakilti nimewo 1253, FAO ak Enstiti rechèch pou devlopman (IRD) pibliye an 2022. Li fè lis òganis maren ki enterese lapèch nan zòn ekonomik eksklizif Ayiti, epi li dekri byoloji yo, kote yo viv ak valè komèsyal yo pou lapèch atizanal.
Dekouve Enpotan
Deskripsyon Konple

Philippe Vendeville (IRD), Wilson Celestin (Inivèsite Leta Ayiti), Henri Vallès (Inivèsite West Indies) ak Samson Jean Marie (Inivèsite Bretay Oksidantal) ekri etid sa a nan kad ekspètiz syantifik kolektif IRD sou lapèch atizanal ann Ayiti. Se Ministè Agrikilti, Resous Natirèl ak Devlopman Riral (MARNDR) ki te mande l e ki te finanse l ansanm ak Bank Entameriken pou Devlopman, e travay la te kòmanse an 2018. Etid la fè yon lis espès apati sa ki ekri sou Ayiti ak baz done entènasyonal sou divèsite byolojik (OBIS, GBIF), li mete espès yo nan dis gwoup selon kote yo viv ak jan yo konpòte yo, epi li fè kat pou montre nan ki pwofondè ak nan ki zòn espès ki gen plis valè komèsyal yo jwenn.

Lòt chapit yo pale sou karakteristik pwason resif koray yo (chanjman sèks, rasanbleman pou ponn, risk sigwatera, komès pwason dekorasyon), sou abita ki esansyèl pou resous lapèch yo tankou zèb anba lanmè, mangwòv ak resif, ak sou angajman Ayiti pou pwoteje espès ki an danje dapre Konvansyon sou divèsite byolojik. Rekòmandasyon yo mande pou gen obsèvatè sou bato lapèch, yon lis espès mete ajou ak non yo an kreyòl, eksplorasyon fon ki pi fon pase 50 m, yon resansman abita esansyèl yo, ak plis kolaborasyon ant MARNDR ak Ministè Anviwònman.

Teks Konple Dokiman an

Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.

NFIS/C1253 (Fr) FAO Circulaire sur les pêches et l’aquaculture ISSN 2070-7045 LES PRINCIPALES ESPÈCES MARINES D'HAÏTI LEURS GRANDS TRAITS ÉCOLOGIQUES, BIOLOGIQUES ET LEURS INTÉRÊTS POUR LA PÊCHE ARTISANALE Photographie de couverture: Retour de pêche au large de Belle-Anse, département du Sud-Est, Haïti, 2019. ©Bill Moïse; ©Samson Jean Marie. LES PRINCIPALES ESPÈCES MARINES D'HAÏTI LEURS GRANDS TRAITS ÉCOLOGIQUES, BIOLOGIQUES ET LEURS INTÉRÊTS POUR LA PÊCHE ARTISANALE par Philippe VENDEVILLE Institut de recherche pour le développement (IRD), Marseille Wilson CELESTIN Université d’État d’Haïti, Port-au-Prince Henri VALLÈS Université des West Indies, Bridgetown et Samson JEAN MARIE Université de Bretagne Occidentale, Plouzané Publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Institut de recherche pour le développement Rome, 2022 Citer comme suit: Vendeville, P., Celestin, W., Vallès, H. et Jean Marie, S. 2022. Les principales espèces marines d'Haïti - Leurs grands traits écologiques, biologiques et leurs intérêts pour la pêche artisanale. FAO, Circulaire sur les pêches et l’aquaculture no 1253. Rome, FAO and IRD. https://doi.org/10.4060/cc0012fr Les appellations employées dans ce produit d’information et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ou l’Institut de recherche pour le développement (IRD) aucune prise de position quant au statut juridique ou au stade de développement des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Le fait qu’une société ou qu’un produit manufacturé, breveté ou non, soit mentionné ne signifie pas que la FAO ou l’IRD approuvent ou recommandent ladite société ou ledit produit de préférence à d’autres sociétés ou produits analogues qui ne sont pas cités. Les opinions exprimées dans ce produit d’information sont celles du/des auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement les vues ou les politiques de la FAO ou de l’IRD. ISBN 978-92-5-136174-0 [FAO] © FAO et IRD, 2022 Certains droits réservés. Cette œuvre est mise à la disposition du public selon les termes de la Licence Creative Commons AttributionPas d’Utilisation Commerciale-Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 Organisations Intergouvernementales (CC BY-NC-SA 3.0 IGO; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo/legalcode.fr). Selon les termes de cette licence, cette œuvre peut être copiée, diffusée et adaptée à des fins non commerciales, sous réserve que la source soit mentionnée. Lorsque l’œuvre est utilisée, rien ne doit laisser entendre que la FAO cautionne tels ou tels organisation, produit ou service. L’utilisation du logo de la FAO n’est pas autorisée. 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Ce programme prévoit un plan de développement de la pêche et dans cette perspective le MARNDR a sollicité l'Institut de recherche pour le développement (IRD) pour réaliser une expertise sur le secteur de la pêche en Haïti. En réponse à cette demande, l'IRD a proposé de réaliser une Expertise scientifique collective (ESCI) sur la pêche artisanale d'Haïti1. Pluridisciplinaire, de grande portée thématique, l’expertise collective fournit des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques pour faire face aux enjeux de développement durable des pays des «Suds». Elle permet de produire une vision consolidée des enjeux et d’aboutir à des recommandations précises fondées sur les dernières évidences scientifiques. Elle est réalisée dans le pays en question, en étroite collaboration avec l’autorité commanditaire et les parties prenantes concernées. L'expertise collective sur la pêche artisanale financée par le MARNDR, en partenariat avec la Banque interaméricaine de développement (BID) a pu commencer en 2018. Elle a mobilisé un comité pluridisciplinaire d’experts scientifiques et professionnels, haïtiens et français, composé d’agronomes, halieutes, anthropologues, économistes, formateurs, géographes, gestionnaires de l’environnement, etc. Le document présenté répond plus particulièrement aux questions suivantes: Quelles sont les espèces d'intérêt pour la pêche présentes en Haïti? Quelles en sont les caractéristiques biologiques, écologiques, leur capacité à se renouveler, leur résilience face à l'intensité d'exploitation et aux changements environnementaux d'origine climatique ou anthropiques? Il a été réalisé dans le cadre de l'expertise «Pêche artisanale en Haïti» dont la synthèse est publiée dans la collection Expertise Scientifique Collective de l'IRD. 1 Pour en savoir plus sur les ESCI: https://www.ird.fr/expertise#60cc843986bc9 iv RÉSUMÉ Un inventaire des macroorganismes marins présents dans la zone économique exclusive (ZEE) d'Haïti et présentant un intérêt pour la pêche a été établi en privilégiant les espèces d'intérêt commercial. Il compte 1 935 espèces animales réparties en 15 groupes phylogénétiques et 246 espèces de macro-algues. Les espèces ont été rattachées à 10 peuplements selon leur habitat et leur comportement. Trente trois pour cent des 793 espèces de poissons appartiennent au peuplement de récifs coralliens. Le phylum des gastéropodes compte 447 espèces. Les principales informations sur la biologie des espèces ont été présentées (habitat, croissance, reproduction, etc.), leur intérêt commercial, les moyens de capture utilisés. Les particularités des poissons de récifs coralliens ont été présentées et discutées (hermaphrodisme séquentiel; agrégations de ponte; toxicité de type ciguatera, contribution au commerce de poissons d'ornement). Les habitats essentiels au renouvellement des ressources halieutiques ont été inventoriés en présentant la démarche par zones fonctionnelles d'intérêt halieutique qui doit s'intégrer à la gestion des ressources halieutiques. Les distributions bathymétriques et spatiales des espèces présentant le plus grand intérêt commercial et qui font l'objet de déclarations de captures aux instances régionales de gestion de la pêche, sont présentées. La biodiversité des eaux marines et saumâtres côtières d'Haïti a été évaluée à 2 584 espèces et 26 genres dont 2 305 et 24 genres pour la macrofaune. L'inventaire des espèces les plus menacées au niveau mondial et présentes en Haïti a été dressé; l'implication d'Haïti dans la préservation de la biodiversité a été succinctement présentée. v TABLE DES MATIÈRES Préparation de ce document.............................................................................................................................. iii Résumé ............................................................................................................................................................. iv Remerciements ............................................................................................................................................... xiv Abréviations, sigles et acronymes ................................................................................................................... xv Introduction ....................................................................................................................................................... 1 1 Contexte géographique ................................................................................................................................. 2 1.1 Topographie et bathymétrie ............................................................................................................................ 2 1.2 Océanographie, circulation ............................................................................................................................. 3 1.3 1.4 La dissémination des espèces.......................................................................................................................... 4 Géographie politique et juridique ................................................................................................................... 4 2 Méthodologie................................................................................................................................................ 5 2.1 Zone d'étude et zone d'inventaire.................................................................................................................... 5 2.2 2.3 Paramètres et informations répertoriées ......................................................................................................... 6 Biotopes et peuplements ............................................................................................................................... 12 2.4 La distribution spatiale .................................................................................................................................. 12 3 L'inventaire des espèces ............................................................................................................................. 13 3.1 3.2 L'inventaire des espèces dans la littérature sur Haïti et dans les bases de données internationales ......... 13 Le règne animal: distribution par biotopes, comportements et grands groupes faunistiques ................... 17 3.3 Les espèces végétales – les algues ................................................................................................................ 83 4 Focus sur les espèces reconnues d'intérêt pour la pêche, leurs distributions bathymétriques et spatiales .. 88 4.1 4.2 Les déclarations de captures ......................................................................................................................... 88 Les techniques de pêche utilisées ................................................................................................................. 89 4.3 Distributions bathymétriques et spatiales des principales espèces d'intérêt halieutique ........................... 92 5 Spécificités des espèces récifales ............................................................................................................. 117 5.1 5.2 La reproduction ............................................................................................................................................117 Les risques de ciguatera ..............................................................................................................................123 5.3 Le commerce des espèces marines ornementales......................................................................................128 6 Les habitats essentiels des ressources marines ......................................................................................... 130 6.1 Les zones fonctionnelles d'intérêt halieutique ...........................................................................................130 6.2 Les zones fonctionnelles halieutiques d'intérêt majeur en Haïti...........................................................137 7 La préservation de la biodiversité et la protection des espèces menacées ................................................ 146 7.1 La biodiversité marine .................................................................................................................................146 7.2 7.3 La protection des espèces menacées...........................................................................................................146 La Convention sur la diversité biologique (CDB) .....................................................................................149 Discussion...................................................................................................................................................... 157 Conclusion et recommandations .................................................................................................................... 160 Bibliographie ................................................................................................................................................. 162 ANNEXE I .................................................................................................................................................... 172 ANNEXE II ................................................................................................................................................... 220 ANNEXE III .................................................................................................................................................. 221 ANNEXE IV ................................................................................................................................................. 222 vi Figures 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. Délimitation de la zone 31 de la FAO suivie par la COPACO ...........................................................2 Topographie et bathymétrie de la région de l'Atlantique Centre Ouest ..............................................2 Circulation des eaux dans la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique ..............................................3 Géographie politique et juridique de la région des Caraïbes et du golfe du Mexique. Répartition des ZEE ...............................................................................................................................................5 Situation géographique d'Haïti. Bathymétrie; limites des ZEE des pays riverains (en noir), limites extérieures des eaux territoriales (en bleu) et de la zone contigüe (en rouge) d'Haïti. Ce rectangle constitue la zone d'étude. .....................................................................................................6 Principales subdivisions de l'habitat marin .........................................................................................7 Croissance théorique d'une crevette (P. subtilis), d'une sardine (S. brasiliensis), d'un vivaneau (L. synagris) d'un mérou (E. itajara) et d'un thon (T. albacares). L'âge et la taille de maturité sont indiqués (pointillés). ....................................................................................................................8 Relations entre paramètres démographiques et écologiques de poissons téléostéens de l'inventaire et leur vulnérabilité: (a) la taille maximale, (b) la taille à la première maturité, (c) le taux de croissance individuelle en longueur, (d) la longévité, (e) le taux intrinsèque de croissance de la population, (f) Le niveau trophique. .......................................................................11 Nombres d'espèces inventoriées par grands groupes faunistiques ....................................................15 Nombre d'espèces inventoriées dans OBIS par grands groupes faunistiques ...................................15 Nombre d'espèces d'algues d'intérêt halieutique inventoriées en Haïti .............................................16 Nombre d'espèces de poissons par peuplement des familles de poissons comptant le plus d'espèces recensées en Haïti. .............................................................................................................18 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 140 des 147 espèces du peuplement de poissons bentho-démersaux côtiers de la zone d'inventaire. .....................................22 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 32 des 34 espèces du peuplement de poissons pélagiques côtiers de la zone d'inventaire.. ................................................24 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 255 des 260 espèces du peuplement de poissons des récifs coralliens de la zone d'inventaire.. .............................................31 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 39 espèces du peuplement de poissons des herbiers, champs d'algues et fonds à éponges de la zone d'inventaire.. ...................34 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 117 espèces des 119 du peuplement de poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. ...... 41 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 18 espèces du peuplement de poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. ......................42 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 63 espèces des 65 du peuplement de poissons pélagiques néritiques de la zone d'inventaire. ............................................47 Déplacements de deux thonidés dans l'Atlantique. ...........................................................................50 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 32 espèces du peuplement de poissons épipélagiques océaniques de la zone d'inventaire. .........................................................50 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 48 espèces des 49 du peuplement de poissons mésopélagiques océaniques de la zone d'inventaire.. .................................51 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 29 espèces des 30 du peuplement de poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux de la zone d'inventaire. ................53 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 26 des 29 espèces de mammifères marins de la zone d'inventaire.. ....................................................................................55 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des six espèces de tortues marines de la zone d'inventaire. ........................................................................................................58 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 28 espèces de crevettes sur les 32 de la zone d'inventaire.............................................................................................................62 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 12 espèces de langoustes, cigales et langoustines de la zone d'inventaire. .................................................................................64 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 102 espèces des 121 espèces de crabes de la zone d'inventaire.. .....................................................................................................67 vii 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. 48. 49. 50. 51. 52. 53. 54. 55. 56. 57. 58. 59. 60. 61. 62. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 41 espèces de céphalopodes sur les 49 de la zone d'inventaire.......................................................................................................70 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 157 espèces de bivalves sur les 187 de la zone d'inventaire...........................................................................................................73 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 352 espèces de gastéropodes sur les 447 de la zone d'inventaire.. ...................................................................................................77 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 22 espèces d'oursins de la zone d'inventaire................................................................................................................................79 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 15 des 16 espèces d'holothuries de la zone d'inventaire. ................................................................................................80 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 125 des 137 espèces et genres d'éponges de la zone d'inventaire. ..........................................................................................82 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 67 des 82 espèces d'algues vertes (Chlorophytes) de la zone d'inventaire.. .................................................................................84 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 94 des 129 espèces d'algues rouges (Rhodophytes) de la zone d'inventaire...................................................................................86 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 31 des 38 espèces d'algues brunes (Ochrophytes) de la zone d'inventaire. ..................................................................................87 Captures en mer déclarées à la FAO en 2016 (en tonnes) par grandes catégories de produits. ........88 Répartition des captures de poissons de mer détaillées dans les déclarations à la FAO de la République dominicaine et de Cuba en 2016 (en tonnes). ................................................................89 Distributions bathymétriques des vivaneaux commerciaux signalés en Haïti. .................................92 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 18 espèces de vivaneaux de la zone d'inventaire. ......................................................................................................................93 Distributions bathymétriques des mérous et autres Serranidae commerciaux signalés en Haïti .......93 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 39 espèces de mérous de la zone d'inventaire. ...........................................................................................................................94 Distributions bathymétriques des carangues (Carangidae) commerciales signalées en Haïti. ..........94 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 26 espèces de carangues et autres Carangidae de la zone d'inventaire. ....................................................................................95 Distributions bathymétriques des Gorettes et autres Haemulidae commerciaux signalés en Haïti. ..................................................................................................................................................96 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 19 espèces de gorettes et Haemulidae de la zone d'inventaire. ..................................................................................................96 Distributions bathymétriques des perroquets (Scaridae) commerciaux signalés en Haïti. ................97 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 16 espèces de perroquets de la zone d'inventaire. ......................................................................................................................97 Distributions bathymétriques des acoupas et autres Sciaenidae commerciaux signalés en Haïti......... 98 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 14 espèces d'acoupas et autres Sciaenidae d'intérêt commercial de la zone d'inventaire. .......................................................98 Distributions bathymétriques des rougets signalés en Haïti. .............................................................99 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de quatre des cinq espèces de rougets d'intérêt commercial de la zone d'inventaire.........................................................................99 Distributions bathymétriques des blanches (Gerreidae) signalées en Haïti. .....................................99 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 11 espèces de blanches et autres Gerreidae de la zone d'inventaire. .........................................................................................100 Distributions bathymétriques des crossies (Centropomidae) signalés en Haïti. ..............................100 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des quatre espèces de crossies ou brochets de la zone d'inventaire. ................................................................................................100 Distributions bathymétriques des mulets signalés en Haïti. ............................................................101 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 7 des 10 espèces de mulets de la zone d'inventaire. ....................................................................................................................101 Distributions bathymétriques des sardines et harengules (Clupeidae) signalés en Haïti. ...............102 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de neuf des 10 espèces de sardines et harengules (Clupeidae) de la zone d'inventaire.. ...........................................................102 Distributions bathymétriques des anchois (Engraulidae) signalés en Haïti. ...................................102 viii 63. 64. 65. 66. 67. 68. 69. 70. 71. 72. 73. 74. 75. 76. 77. 78. 79. 80. 81. 82. 83. 84. 85. 86. 87. 88. 89. 90. 91. 92. 93. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 11 des 12 espèces d'anchois (Engraulidae) d'intérêt commercial signalées dans la zone d'inventaire. ........................................103 Distributions bathymétriques des raies signalées en Haïti. .............................................................103 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des neuf espèces de raies signalées de la zone d'inventaire. ....................................................................................................103 Distributions bathymétriques des requins signalés en Haïti. ...........................................................104 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 28 espèces de requins signalées de la zone d'inventaire. ....................................................................................................105 Distributions bathymétriques des autres poissons côtiers bentho-démersaux signalés en Haïti. ....106 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 66 des 68 espèces d'autres poissons côtiers bentho- démersaux de la zone d'inventaire.. .........................................................107 Distributions bathymétriques des autres poissons pélagiques côtiers signalés en Haïti. .................107 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 14 espèces d'autres poissons pélagiques côtiers de la zone d'inventaire.........................................................................107 Distributions bathymétriques des autres poissons de récifs coralliens signalés en Haïti. ...............108 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 130 des 132 espèces d'autres poissons de récifs coralliens d'intérêt commercial de la zone d'inventaire. ....................................109 Distributions bathymétriques des autres poissons d'herbiers signalés en Haïti. ..............................109 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 20 espèces d'autres poissons des herbiers de la zone d'inventaire. .................................................................................109 Distributions bathymétriques des autres poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus signalés en Haïti......................................................................................................................110 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 46 des 48 espèces d'autres poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. .........................111 Distributions bathymétriques des autres poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus signalés en Haïti......................................................................................................................112 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 13 espèces d'autres poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. .........................112 Distributions bathymétriques des autres poissons néritiques épipélagiques signalés en Haïti........113 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 26 des 28 espèces d'autres poissons néritiques épipélagiques de la zone d'inventaire...............................................................113 Distributions bathymétriques des poissons épipélagiques océaniques signalés en Haïti. ...............114 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des sept espèces de thons de la zone d'inventaire..............................................................................................................................114 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des cinq espèces de makaires de marlins et de l'espadon de la zone d'inventaire.. .........................................................................115 Distributions bathymétriques des poissons mésopélagiques océaniques signalés en Haïti.............115 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 15 espèces de poissons mésopélagiques océaniques de la zone d'inventaire. .......................................................................115 Distributions bathymétriques des poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux signalés en Haïti. ................................................................................................................................................116 Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 17 des 18 espèces de poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux de la zone d'inventaire. ......................................116 Lieux d'agrégations de reproduction du mérou rayé Epinephelus striatus répertoriés depuis 1884 dans les Caraïbes (cercles noirs) et zones de résidence de l'espèce établies à partir des données de Fishbase (rectangles gris). ............................................................................................120 Situations d'agrégations de reproduction de plusieurs espèces au Belize: (1) Epinephelus striatus; (2) Mycteroperca bonaci, M. venenosa, M. tigris; (3) Lutjanus jocu; (4) L. cyanopterus; (5) Lachnolaimus maximus, Lactophrys trigonus, L. triqueter. ................................120 Lieux d'agrégations de reproduction du mérou couronné Epinephelus guttatus, répertoriés depuis 1884 dans les Caraïbes (cercles noirs) et zones de résidence de l'espèce établies à partir des données de Fishbase (rectangles gris). ......................................................................................121 Lieux d'agrégations de reproduction du vivaneau sorbe, Lutjanus analis, répertoriés depuis 1884 dans les Caraïbes (cercles noirs) et zones de résidence de l'espèce établies à partir des données de Fishbase (rectangles gris). ............................................................................................121 Nombre d'espèces par fréquence de signalement de cas de ciguatera selon les peuplements .........124 ix Nombre d'espèces par fréquence de signalement de cas de ciguatera selon les familles de poissons ...........................................................................................................................................124 95. Distribution du nombre d'individus importés aux États-Unis d’Amérique en 2004-2005, par famille des principales espèces de poissons marins. .......................................................................128 96. Nombre de poissons marins exportés sur le marché aquariophile des États-Unis d’Amérique à partir d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes entre 2000 et 2011 ......................129 97. Nombre d'invertébrés marins exportés sur le marché aquariophile des États-Unis d’Amérique à partir d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes entre 2008 et 2011 ...................129 98. Relations entre différents habitats de nourriceries et leur connectivité pour les espèces effectuant des migrations ontogéniques. .........................................................................................131 99. Démarches permettant d'aboutir à l'identification des Zones Fonctionnelles Halieutiques d'Importance puis de Zones Fonctionnelles Prioritaires et éventuellement des Zones de Conservation Halieutique ................................................................................................................136 100. Les 10 sites de mise en AMPs: Fort-Liberté (1); Caracol (2); Baie d'Acul (3); GonaïvesGrande saline (4); Arcadins (5); La Gonâve Nord (6); La Gonâve Sud (7); banc de Rochelois (8); Baradères - Cayemites (9) et Île-à-Vaches -Aquin (10). ..........................................................138 101. Site de Caracol où figurent ses zones de mangroves, d'herbiers et de récifs coralliens. .................138 102. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de huit espèces constituant les herbiers et de la fougère des mangroves de la zone d'inventaire.....................................................138 103. Différentes espèces de palétuviers et leurs étages d'occupation......................................................139 104. Cartographie des occurrences de quatre des six espèces constituant les mangroves de la zone d'inventaire sur l'ensemble de la zone d'étude. ................................................................................140 105. Localisation des principales mangroves d'Haïti; les numérotations (en blanc, de 1 à 10) renvoient aux sites énoncés au tableau 35. ......................................................................................141 106. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 82 des 84 espèces et un genre de coraux durs de la zone d'inventaire...................................................................................145 107. Évolution du nombre de nouvelles espèces signalées dans les eaux marines et saumâtres côtières d'Haïti entre 1800 et 2020 de sept grands groupes taxonomiques. ....................................148 108. Nombre annuel d'enregistrements d'occurrences signalées en Haïti dans la base OBIS entre 1866 et 2018. ...................................................................................................................................157 109. Nombre de signalements datés d'espèces par grandes divisions phylogéniques observés dans la zone d'inventaire. .........................................................................................................................158 110. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 15 des 16 espèces d'isopodes signalées dans la zone d'inventaire. ...............................................................................220 111. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 7 des 9 espèces de stomatopodes de la zone d'inventaire. .............................................................................................220 112. Affiche de campagne de prévention contre les risques de ciguatera diffusée en Guadeloupe. .......221 113. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 10 des 11 taxons de crinoïdes de l'inventaire...................................................................................................................232 114. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 27 des 28 espèces d'étoiles de mer de l'inventaire. .....................................................................................................................232 115. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 24 des 25 taxons d'ophiures de l'inventaire. .................................................................................................................................232 116. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences 11 des 12 taxons de coraux mous (noirs) de l'inventaire. ............................................................................................................232 117. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 18 des 19 taxons d'anémones de l'inventaire...............................................................................................................233 118. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 53 des 62 taxons de gorgones de l'inventaire...................................................................................................................233 119. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 13 des 16 taxons de méduses de l'inventaire. .................................................................................................................................233 120. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 5 des 6 taxons de bryozoaires de l'inventaire...............................................................................................................233 121. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 12 des 15 espèces de tuniciers de l'inventaire....................................................................................................................234 94. x 122. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 16 des 26 taxons d'annélides de l'inventaire. .................................................................................................................................234 123. Cartographie des occurrences de 5 des 11 taxons de cyanophycées de l'inventaire sur l'ensemble de la zone d'étude. .........................................................................................................234 Photographies 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. 48. 49. Eucinostomus havana ...................................................................................................21 Albula vulpes ................................................................................................................21 Calamus penna .............................................................................................................21 Bothus robinsi ...............................................................................................................21 Symphurus plagusia......................................................................................................21 Sardinella brasiliensis ..................................................................................................23 Hemiramphus balao .....................................................................................................23 Haemulon plumierii. .....................................................................................................27 Lutjanus synagris..........................................................................................................27 Holocentrus rufus .........................................................................................................27 Myripristis jacobus .......................................................................................................27 Priacanthus arenatus....................................................................................................27 Chaetodon ocellatus .....................................................................................................27 Chaetodon sedentarius .................................................................................................27 Chilomecterus antillarum .............................................................................................27 Diodon hystrix ..............................................................................................................27 Acanthostracion quadricornis ......................................................................................27 Lutjanus purpureus.......................................................................................................37 Anisotremus surinamensis ............................................................................................37 Cynoscion jamaicensis .................................................................................................37 Synodus foetens ............................................................................................................37 Trachinocephalus myops ..............................................................................................37 Fistularia tabacaria......................................................................................................37 Trichiurus lepturus .......................................................................................................41 Etropus crossotus .........................................................................................................41 Cyclopsetta fimbriata ...................................................................................................41 Ophichthus ophis ..........................................................................................................41 Hypanus americanus ....................................................................................................41 Mustelus canis ..............................................................................................................41 Gymnothorax ocellatus .................................................................................................42 Selar crumenophthalmus ..............................................................................................45 Elagatis bipinnulata .....................................................................................................45 Caranx crysos ...............................................................................................................45 Caranx hippos ..............................................................................................................45 Seriola rivoliana ...........................................................................................................45 Selene setapinnis ..........................................................................................................45 Chloroscombrus chrysurus ...........................................................................................46 Auxis rochei rochei .......................................................................................................46 Scomberomorus cavalla ...............................................................................................46 Acanthocybium solandri ...............................................................................................46 Sphyraena guachancho ................................................................................................46 Peprilus paru ...............................................................................................................46 Listao, Katsuwonus pelamis .........................................................................................49 Albacore, Thunnus albacares .......................................................................................49 Thon à nageoires noires, Thunnus atlanticus ...............................................................49 Le germon, Thunnus alalunga ......................................................................................49 Le marlin bleu, Makaira nigricans ...............................................................................49 Tortue caouane juvénile en plongée au large des Açores en 1978 ...............................56 Tortue caouane juvénile au large des Açores en 1978, parasitée par des anatifes........56 xi De gauche à droite et de haut en bas: Tortue luth accostant sur la plage; tortues luth sur le lieu de ponte; tortue luth en ponte et l'auteur; nid et œufs; tortue luth regagnant la mer après le ponte; jeunes tortues luth (5 à 7 cm) gagnant la mer après l'éclosion. Photos prises en Guyane en 1981 .................................................................................57 51. Penaeus schmitti. ..........................................................................................................61 52. Penaeus subtilis ............................................................................................................61 53. Panulirus laevicauda ....................................................................................................64 54. Scyllarides aequinoctialis .............................................................................................64 55. Achelous spinimanus ....................................................................................................66 56. Hepatus pudibundus .....................................................................................................66 57. Doryteuthis (Doryteuthis) pleii .....................................................................................69 50. xii Tableaux Proportions des espèces commercialisables de chaque grand groupe faunistique et végétal et leurs catégories de valorisation exprimées en pourcentage. Les valeurs absentes équivalent à des valeurs nulles ..............................................................................................................................17 2. Principales familles de poissons bentho- démersaux côtiers (estuaires, lagune, mangroves, rivage). Le peuplement compte 147 espèces dont 101 espèces commercialisables. .........................19 3. Principales familles de poissons pélagiques côtiers (d'estuaires, de lagunes, de mangroves et de rivage). Le peuplement compte 34 espèces toutes commercialisables. ........................................23 4. Principales familles de poissons de récifs coralliens. Le peuplement compte 260 espèces dont 199 commercialisables. .....................................................................................................................25 5. Principales familles de poissons des herbiers, champs d'algues et fonds à éponges. Ce peuplement compte 39 espèces dont 26 commercialisables..............................................................33 6. Principales familles de poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus. Ce peuplement compte 119 espèces dont 95 commercialisables............................................................35 7. Principales familles de poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus. Ce peuplement compte 18 espèces dont 13 commercialisables..............................................................42 8. Principales familles de poissons pélagiques néritiques. Ce peuplement compte 65 espèces dont 58 commerciales................................................................................................................................44 9. Principales familles de poissons épipélagiques océaniques. Ce peuplement compte 32 espèces, toutes commerciales. .........................................................................................................................48 10. Nombre d'occurrences des espèces de Scombridae, Istiophoridae et Xiphidae signalées dans la zone d'étude dans les bases OBIS, GBIF, VertNet le 24/06/2021 et fréquence d'occurrence de chaque espèce dans l'ensemble de la famille. ...............................................................................48 11. Principales familles de poissons mésopélagiques océaniques. Ce peuplement compte 49 espèces dont 15 sont signalées comme commerciales. .....................................................................51 12. Principales familles de poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux. Ce peuplement compte 30 espèces dont 19 sont signalées comme commerciales. ....................................................52 13. Les 29 espèces de mammifères marins signalées dans la ZEE d'Haïti dont une espèce a été éradiquée (†)......................................................................................................................................54 14. Les six espèces de tortues marines signalées dans la ZEE d'Haïti. ...................................................56 15. Principales familles de crustacés qui comptent 253 espèces dont 55 sont signalées comme commerciales.....................................................................................................................................59 16. Principales familles de céphalopodes qui comptent 49 espèces dont 29 sont signalées comme commerciales.....................................................................................................................................68 17. Principales familles de bivalves qui comptent 187 espèces dont 47 sont signalées comme commerciales.....................................................................................................................................71 18. Principales familles de gastéropodes qui comptent 447 espèces dont 43 sont signalées comme commerciales.....................................................................................................................................74 19. Principales familles d'échinodermes, oursins et holothuries, qui comptent 38 espèces dont huit sont signalées d'intérêt commercial. ..................................................................................................78 20. Principales familles de porifères Demospongiae, Calcarea et Homoscleromorpha (éponges) qui comptent 131 espèces et cinq genres dans la zone. .....................................................................81 21. Principales familles d'algues vertes (Chlorophytes) qui comptent 82 espèces dans la zone. ............83 22. Principales familles d'algues rouges (Rhodophytes) qui comptent 129 espèces dans la zone d'inventaire. .......................................................................................................................................85 23. Principales familles d'algues brunes (Ochrophytes) qui comptent 38 espèces dans la zone d'inventaire. .......................................................................................................................................86 24. Fréquences (%) des techniques de pêche ciblant les poissons par groupes d'espèces (Cf texte). ...........................................................................................................................................................90 25. Fréquences des techniques de pêche ciblant les invertébrés par groupes d'espèces exprimées en pourcentage (Cf texte §4.2.1); nr = non renseigné. ......................................................................91 26. Espèces hermaphrodites recensées dans l'inventaire des poissons téléostéens d'Haïti. Chez toutes ces espèces il s'agit de protogynie; lorsqu'il a pu être renseigné le type est monandrique (m) ou diandrique (d), sinon séquentiel (séq); le type (hs) correspond à des hermaphrodites synchrones. La taille de changement de sexe est indiquée. .............................................................118 1. xiii 27. Espèces de poissons de l'inventaire établi, formant des agrégations en période de reproduction. Type: agrégation résidente (AR); agrégation transterritoriale (AT); agrégation non confirmée (?). Les peuplements (Pplt) sont ceux identifiés dans l'inventaire des poisons ...............................119 28. Inventaire des espèces ciguatogènes signalées par Fishbase et par Bagnis en 1978 (Bagnis, 1981). ..............................................................................................................................................125 29. Liste des espèces sujettes à des agrégations de reproduction transterritoriales dans la zone d'étude.. ...........................................................................................................................................132 30. Espèces de poissons utilisant les frayères résidentes, caractéristiques, localisation et effectifs des agrégations de ponte ................................................................................................................133 31. Distribution entre cinq habitats de nourriceries d'espèces d'intérêt halieutique recensées aux Antilles françaises et présentes en Haïti .........................................................................................134 32. Les huit espèces constitutives des herbiers signalées en Haïti. .......................................................137 33. Les cinq espèces de palétuviers signalées en Haïti. ........................................................................140 34. Évolution des surfaces de 5 mangroves de la côte nord d'Haïti entre 1978 et 1989 . .....................140 35. Surfaces et états des principales Mangroves d'Haïti ......................................................................140 36. liste des 85 espèces et 1 genre de coraux durs signalés en Haïti et limites de leurs distributions bathymétriques. ...............................................................................................................................142 37. Surfaces et états des récifs coralliens des 10 sites d'AMP; les N° correspondent aux n° de sites adoptés précédemment (figure 105) ................................................................................................145 38. Nombres d'espèces animales et végétales des eaux marines et saumâtres côtières signalées en Haïti depuis 1800. ...........................................................................................................................147 39. Inventaire des espèces menacées inscrites sur la liste rouge de l'IUCN et leurs statuts en janvier 2020. ................................................................................................................................................150 xiv REMERCIEMENTS L'étude présentée dans ce document n'aurait pu être réalisée sans l'engagement et le soutien du Ministère de l'agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR) qui a initié l'Expertise scientifique collective sur la pêche artisanale en Haïti, avec l'appui financier de la Banque interaméricaine de développement (BID). Sans l'aide efficace de notre collègue de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), Tarek Hattab, cet exposé n'aurait pas pu bénéficier de l'apport de restitutions sous forme cartographique des occurrences des différentes espèces et de leurs peuplements; Bernard de Mérona, collègue de l'IRD, en autorisant l'usage des clichés réalisés sur les échantillons ramenés de la campagne GREEN réalisée en Guyane en avril 1999, a permis d'illustrer la biodiversité marine; Jacques Dietrich par sa relecture critique et par ses avis, suggestions et ses conseils, a apporté tout au long de la rédaction de cette contribution à l'expertise une aide précieuse; tous nos collègues du collège d'experts, en particulier son Président, Gilbert David ainsi que l'équipe de la Mission Expertise et Consultance de l' Institut de recherche pour le développement (IRD), qui par leurs lectures et relectures attentives, leurs conseils et leurs critiques constructives, ont contribué à la finalisation de ce document; les pêcheurs et les communautés de pêcheurs d'Haïti, pour leur collaboration efficace et chaleureuse dans les enquêtes et les entretiens avec notre équipe et enfin Monica Barone, pour son travail d'édition réalisé en étroite collaboration avec les auteurs, qu'ils en soient tous chaleureusement remerciés ici. xv ABRÉVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES AFS AMP ARS BID CICTA CITES CMS COPACO CRFM DCP DL FAO GBIF GEBCO IDA Ifremer IUCN IRD LM LT MARNDR NMFS NOAA NSF OBIS ONG UWI WoRMS ZEE ZFHI ZIC American Fisheries Society Aire marine protégée Agences régionales de santé Banque interaméricaine de développement Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage Commission des pêches pour l'Atlantique Centre-Ouest Caribbean Regional Fishery Mechanism Dispositif de concentration de poissons Dose létale Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture Global Biodiversity Information Facility General Bathymetric Chart of the Oceans Association internationale de développement Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer Union internationale pour la conservation de la nature Institut de recherche pour le développement Longueur du manteau (ou ML en anglais) Longueur totale (ou TL en anglais) Ministère de l'agriculture des ressources naturelles et du développement rural National Marine Fisheries Service National Oceanic and Atmospheric Administration Fondation nationale pour la science Système d’information biogéographique océanique Organisation non gouvernementale Université des West Indies Registre mondial des espèces marines [World Register of Marine Species] Zone économique exclusive Zone fonctionnelle d'intérêt halieutique d'importance Zone intertropicale de convergence des alizés 1 INTRODUCTION Les informations sur les espèces capturées par la pêche artisanale en Haïti ou susceptibles de l’être sont peu abondantes dans la littérature. Si la pêche en Haïti a donné lieu à une littérature abondante, les différents rapports et articles traitent principalement du « système pêche»: la population de pêcheurs et son organisation; les moyens de production (embarcations, types d’engins de pêche); la filière commerciale de la pêche (Damais et al., 2007; Macias, Wilner et Pérez-Nievas; 2014; MARNDR, 2010; CRFM, 2010; Mateo et Haughton, 2003; Valles et Wilner, 2009; Breuil, 1999). La composition spécifique des captures de la pêche et plus généralement celle de la biodiversité marine d'Haïti reste peu documentée, or ces informations sont nécessaires à l'élaboration d'un plan de réforme de la pêche incluant sa réorganisation et sa restructuration, sa réglementation, son accompagnement par un suivi quantitatif et qualitatif des captures et par l'évaluation des populations des principales espèces exploitées, son aménagement [par exemple, mises en place de l’ aire marine protégées (AMP)] de fermetures saisonnières de la pêche, de régulation des engins de capture, de protection des espèces menacées), son intégration dans les organisations régionales des pêches par une participation aux groupes de travail et par une contribution aux données de captures et d'effort de pêche. Un premier inventaire de la faune marine avait été établi en 2005 par des scientifiques de République dominicaine. Il totalisait 1 057 espèces, sans critère d'intérêt pour la pêche, dressé par phylum, subphylum, classe et ordre, sans toutefois prendre en compte les mammifères marins ni les tortues marines et sans fournir une liste détaillée des espèces (Herrera-Moreno et Betancourt-Fernández, 2005). Les principales espèces marines signalées en Haïti seront inventoriées en s’appuyant sur les articles scientifiques, sur les documents sur la pêche en Haïti, et sur les informations fournies par les ORGP (Organisations régionales de gestion de la pêche) comme les documents édités par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l'Atlantique Centre- Ouest (Cervigón et al., 1993; FAO, 1978, 2002a, 2002b, 2002c) croisées avec celles des bases de données internationales de Fishbase (Froese et Pauly, 2019) pour les poissons et celles de Sealifebase (Palomares et Pauly, 2019) pour les autres organismes marins. Ces informations seront complétées par les données géo référencées d’occurrences des grandes bases de données internationales du Système d’information biogéographique océanique (OBIS) (2019), du Global Biodiversity Information Facility GBIF (2019) ou de VertNet (2019), une base de données collaborative sur les vertébrés créée sous l'impulsion de la Fondation nationale pour la science (NSF). Ces trois dernières sources ont été utilisées en complément des deux premières, l’inventaire se voulant couvrir en priorité les espèces présentant un intérêt pour la pêche et/ou celles nécessitant des dispositions réglementaires particulières visant à leur protection conformément aux conventions internationales et non de décrire la biodiversité marine dans son intégralité. La taxonomie est vérifiée et actualisée à partir de la base de données du World Register of marine species (WORMS) (Worms Editorial Board, 2019). Un simple inventaire des espèces ne répondrait pas à l'attente des décideurs en charge de la réforme de la pêche; cette étude devait apporter des informations sur leur biologie et leur écologie. Ainsi le milieu marin exploité par la pêche artisanale haïtienne héberge plusieurs biotopes abritant de nombreuses espèces qui diffèrent par leurs peuplements. Aux trois écosystèmes majeurs qui caractérisent les milieux insulaires de la mer des Caraïbes (Augier, 2010): mangroves, récifs coralliens et herbiers qui occupent la partie haute du plateau, s'ajoutent les écosystèmes benthiques et démersaux de bas de plateau- talus continental, les écosystèmes pélagiques côtiers, néritiques et hauturiers, les espèces mésopélagiques et les espèces bathypélagiques et bathyales. Les espèces ichtyques seront répertoriées selon ces écosystèmes. L'inventaire faunistique s'accompagnera d'informations sur l'espèce: son biotope (substrat, sonde), son régime alimentaire et la composition de ses aliments et de ses proies; précisera son niveau trophique; sa reproduction, notamment les cas d’hermaphrodisme, les périodes de ponte lorsqu’elles sont connues ou peuvent être transposables d'autres pays à la zone d’Haïti car les variations sont sensibles entre les différentes parties de la grande zone Caraïbes- golfe du Mexique- Floride-nord-Amérique du Sud, la fécondité. L'inventaire fournira des indications sur la taille des espèces (i.e. taille commune, taille maximale, taille à la première maturité). Les données sur la vitesse de croissance des individus ou des populations seront collectées ainsi que des paramètres rendant compte de la résilience des espèces face aux risques de forte réduction, voire de disparition de leur population. La vulnérabilité est un indicateur synthétique élaboré à partir des premiers constats d’érosion de la biodiversité (Cheung, Pitcher et Pauly, 2005). Ce paramètre basé sur une échelle de 0 à 100 est estimé à partir de caractéristiques du trait de vie et de l’écologie des espèces. Il prend en compte la taille maximale des 2 espèces, leur taille de maturité, le taux de croissance individuel, la fécondité mais également des paramètres de population comme la mortalité naturelle et le taux de croissance de la population. 1 Contexte géographique Le milieu marin d'Haïti doit être remis dans son contexte régional. L'échelle qui parait la plus appropriée à appréhender ses relations avec l'environnement est une région correspondant globalement à la zone 31 de la FAO dont la Commission des Pêches pour l'Atlantique Centre-Ouest (COPACO) assure le suivi des pêcheries: la région de l'océan Atlantique délimitée par la côte des Amériques à l'ouest et par le méridien de 40°ouest à l'est et au sud par le parallèle de 5°nord et au nord par le parallèle de 35°nord (figure 1). 1.1 Topographie et bathymétrie La région est particulièrement accidentée, comprenant de nombreuses émergences formant des îles et îlets: l'arc antillais à l'est et les grandes Antilles au sud et sud-est de la Floride, formées des îles de Cuba, d'Hispaniola (Haïti, République dominicaine), les Îles Caïmanes, de Jamaïque et de Porto Rico. Le relief sous-marin est limité à l'est par la dorsale médio Atlantique, une cordillère sous-marine qui culmine à 2 350 m au-dessus du plancher océanique et qui dans cette zone s'infléchit vers le sud-ouest (figure 2). Figure 1. Délimitation de la zone 31 de la FAO suivie par la COPACO Source: (FAO, 2002a). Figure 2. Topographie et bathymétrie de la région de l'Atlantique Centre Ouest Source: (FAO, 2002a). 3 Dans sa partie nord-est, on trouve les plaines abyssales de Nares, la plus profonde, et d'Hatteras, où émergent les Bermudes. Au nord-ouest, délimité par la Floride à l'est, s'étend le golfe du Mexique avec un large plateau continental dans sa partie est, au large de la Floride, au nord et à l'est de la Baie de Campeche, à la limite du détroit de Yucatan qui sépare l'isthme Centre-Américain et l'île de Cuba. La partie centrale et occidentale est constituée de plusieurs bassins entourés de fosses ou de crêtes: le bassin de Yucatan et la fosse des Caïmans; le bassin de Colombie séparé par la crête de Beata du bassin du Venezuela, lui-même séparé par la crête Aves du bassin de Grenade. La mer des Caraïbes constitue une grande mer marginale de l'Atlantique, deux fois plus étendue que la mer Méditerranée, et ouverte sur l'océan par le détroit de Floride, les passages du Vent (Windward passage) d'une profondeur de 1 540 m, celui de Mona, profond de 400 à 500 m et ceux d'Anegada et de Jungfern, profonds de 1 910 m et de 1 815 m. La mer des Caraïbes est reliée au golfe du Mexique par le détroit de Yucatan d'une profondeur de 2 040 m. 1.2 Océanographie, circulation La mer des Caraïbes est une mer semi-fermée. Les échanges avec l'océan Atlantique sont conditionnés par les seuils2 présents dans l'arc antillais qui empêchent les eaux profondes de pénétrer. Ainsi les eaux profondes de l'Antarctique, les eaux les plus denses des océans mondiaux, restent au fond des plaines abyssales de Nares et d'Hatteras. Sur ses 1 200 premiers mètres de profondeur, la mer des Caraïbes est fortement stratifiée; elle est peu stratifiée entre 1 200 et 2 000 m et homogène en-dessous de 2 000 m. Des eaux profondes d'Atlantique-Nord pénètrent par le bassin des Îles Vierges britanniques et le passage du Vent. La couche d'eau superficielle pénètre essentiellement dans la mer des Caraïbes par le courant des Guyanes à travers divers détroits entre les îles et va se partager en une branche nord, le courant nord-équatorial et une branche sud, le courant des Caraïbes (figure 3). Figure 3. Circulation des eaux dans la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique. Source : Pinot, 1969 (Encyclopaedia Universalis, 2020) 2 Les seuils sont des formations topographiques où les fonds remontent rapidement vers la surface, constituant des obstacles à la circulation des eaux en profondeur. 4 Le courant des Caraïbes va traverser les Caraïbes, passer par le détroit de Yucatan puis passer par le détroit de Floride pour rejoindre le courant nord-équatorial à l'ouest de la mer des Sargasses pour alimenter le Gulf Stream. Le courant des Guyanes est alimenté par les apports de l'Amazone et de l'Orénoque et à son départ par le courant nord-Brésil qui subit au cours des oscillations nord-sud de la zone intertropicale de convergence des alizés (ZIC) une rétroflexion qui va générer des gyres qui vont se répercuter dans la mer des Caraïbes, favorisés par la géomorphologie des fonds. Plusieurs de ces gyres ont été identifiés dans Les Caraïbes et le golfe du Mexique, les principaux sont: les tourbillons panaméen, haïtien, cubain, de Campeche, texan et floridien. Le gyre texan concentre des eaux surchauffées en été (29°C), c'est un tourbillon cyclonique. Mais, en dehors de ces gyres majeurs il existe de nombreux tourbillons de petites tailles de durées de vies variables dans toutes les Caraïbes. 1.3 La dissémination des espèces La Fao s'est intéressée à la dissémination des espèces et constatait que sur les 1 172 espèces répertoriées dans son guide (FAO, 2002a, 2002b, 2002c), 23 pour cent étaient endémiques de territoires restreints. Il n'y a donc pas de connectivité généralisée sur l'ensemble de la région Caraïbes-golfe du Mexique. Certaines espèces sont localisées sur des espaces réduits et par là-même leurs populations sont plus vulnérables à leurs survies. La région de la Floride a la plus forte biodiversité spécifique. Les scientifiques ont tenté de comprendre l'interconnexion des territoires par la partition en écorégions, sans atteindre les objectifs attendus. Il est clair que la circulation des eaux joue un rôle essentiel dans la dispersion et la dissémination des œufs et larves. Les gyres et tourbillons réduisent l'aire de répartition. Les passages où la circulation est contrainte dans la largeur (détroit) et en profondeur (seuils), contribuent à créer des frontières à la dissémination; c'est notamment le cas du passage de Mona entre Porto Rico et l'île d'Hispaniola. On peut toutefois penser que dans le cas d'Haïti, la partie nord sera plus influencée par les communautés de Floride alors que la partie sud sera plus influencée par celles des bassins colombien et vénézuélien. 1.4 Géographie politique et juridique La région des Caraïbes et du golfe du Mexique est une mosaïque d'États souverains ou de régions rattachées à des pays souverains. On y compte 42 unités juridictionnelles mises en place après la signature de la convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer de Montego Bay (1982) qui a permis la mise en place des zone économique exclusives (ZEE) (figure 4). Cela implique que les diverses entités souveraines harmonisent leurs actions dans leur environnement commun. La Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes ou Convention de Carthagène signée en 1983, est une initiative favorisant la coopération régionale dans cette partie du monde. La mise en place des ZEE se fait par des accords bilatéraux ou multilatéraux et dans les Caraïbes plusieurs cas de délimitation des ZEE sont encore en litige. Les ZEE d'Haïti, de Cuba, de Jamaïque et de l'enclave des États-Unis d’Amérique de l'île de Nasave en font partie. L'île de la Navase est située au Sud-ouest d'Haïti, à 50 km au large d'Anse-d'Ainault. C'est un îlot inhabité de 5,2 km² de surface, annexé par les États-Unis d’Amérique en 1857 dans le cadre du Guano Act, un an après son adoption. Le Guano Act autorisait tout citoyen américain à réclamer, au nom des États-Unis d’Amérique, toute île inhabitée et non revendiquée susceptible de contenir du guano. L’île de la Navase Phosphate Company de Baltimore a extrait environ 1 000 000 tonnes d'engrais et a abandonné l'exploitation en 1898. En 1917 les américains y ont érigé un phare. En 1997 l'îlot a été confié à la gestion du ministère de l'intérieur qui a chargé ensuite le National Marine Fisheries Service (NMFS) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) d'organiser des campagnes scientifiques dès 1998 (Grace, Bahnick et Jones, 2000). En 1999, l'île de la Navase a alors été déclarée Réserve Nationale de la Faune Sauvage, incluant une bande maritime de 12 milles autour de l'île (Miller, 2003). Actuellement l'îlot est sous administration américaine mais reste revendiqué par Haïti qui le considère comme faisant partie de son territoire et conteste les limites de la ZEE; Cuba et La Jamaïque soutiennent la revendication de l'État haïtien. Le litige porte sur le tracé des frontières des ZEE d'Haïti, de Cuba, de Jamaïque et des États-Unis d’Amérique (Fournier, 2012). Dans la pratique une petite flottille de pêche haïtienne implantée dans le département de la Grande Anse pratique épisodiquement une pêche autour de l'îlot. 5 2 Méthodologie 2.1 Zone d'étude et zone d'inventaire Haïti dispose d'un littoral de 1 977 km (FAO, 2005)3 et d'une ZEE de 103 818 km² (Flanders Marine Institute, 2018)4 dont 5 857 km² de plateau continental (FAO, 2005). Les fonds de la ZEE sont compris entre 0 et 4 440 m avec une profondeur médiane de 2 726 m (GEBCO Compilation Group, 2014). La zone des eaux territoriales qui s'étend à 12 milles nautiques5 de la ligne de base droite (la laisse de basse mer, dans le cas d'Haïti), couvre 26 283 km², soit 25 pour cent de la surface de la ZEE. Sa profondeur est comprise entre 0 et 4 293 m d'après les données du General Bathymetric Chart of the Oceans (GEBCO), avec pour profondeur médiane 831 m (figure 5). Il est à noter que la grande majorité de la flottille de pêche haïtienne a un rayon d'action réduit et opère essentiellement dans les eaux territoriales; seules quelques embarcations motorisées qui se rendent aux abords de l'île de la Navase vont au-delà de cette limite. La zone contigüe, zone où s'exercent les législations douanières et dans certains cas policières (par exemple, lutte contre le narcotrafic et la traite d'êtres humains), s'étend de la limite des eaux territoriales à 24 milles nautiques de la ligne de base droite; sa surface est de 18 944 km². La zone d'inventaire se focalisera sur la ZEE d'Haïti et de celle de l'enclave de la Navase où les espèces marines se rencontrent également en Haïti. Les restitutions cartographiques des distributions spatiales des espèces seront étendues au rectangle où s'inscrivent les ZEE de Cuba, des Îles Caïmanes, de La Jamaïque, de l'enclave États-Unis d’Amérique de l’île de la Navase, d'Haïti et de la République dominicaine, soit la zone comprise entre 14,0833° et 25,2246° de latitude Nord et 65,8219° et de 86,9397° de longitude Ouest, qui correspondra à notre zone d'étude. Les limites de ces ZEE et la limite des eaux territoriales d'Haïti seront toujours matérialisées. Figure 4. Géographie politique et juridique de la région des Caraïbes et du golfe du Mexique. Répartition des ZEE Source: FAO (2002a). 3 Selon les sources, les valeurs peuvent différer: la longueur du littoral serait de 1 771 km (source: CIA World Factbook: https://www.cia.gov/library/publications/the‐world‐factbook/) 4 Surface ne comprenant pas la partie rattachée à l'île de la Navase sous souveraineté des États-Unis dont la ZEE actuelle est de 13 934 km². L'institut marin flamand Vlaams Instituut voor de Zee (VLIZ) fait internationalement autorité en matière de limites des zones de droit maritime. Selon la FAO la superficie de la ZEE d'Haïti serait de 86 398 km² (FAO, 2005), de 123 525 km² selon Sea around US (http://www.seaaroundus.org/data/#/eez/332?chart=catch-chart&dimension=taxon&measure=tonnage&limit=10 ) et de 126 760 km² selon le site Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_%C3%A9conomique_exclusive 5 12 milles nautiques = 22,224 km 6 2.2 Paramètres et informations répertoriées L'inventaire des espèces marines exploitées ou valorisables d'Haïti s'est restreint aux macroorganismes du règne animal et du règne végétal. Seules les espèces présentes dans les ZEE d'Haïti et de l’île de la Navase ont été inscrites à cet inventaire. 2.2.1 L'identification des espèces L'identification taxonomique: le Phylum, le nom scientifique (genre, espèce, nom de l'auteur et année de sa première description) et la famille sont vérifiés dans la base internationale Registre mondial des espèces marines (WoRMS) (WoRMS Editorial Board, 2019); lorsqu'il s'agit d'un synonyme, le nom scientifique accepté (valide) de la base WoRMS est adopté. L'identifiant de l'espèce (n° ID) est également collecté; ce paramètre est utilisé dans les programmes faisant appel aux principales bases de données écologiques. Le nom vernaculaire en français ou le cas échéant en anglais et lorsque l'information n'était disponible dans aucune de ces deux langues, laissé en «blanc»; le nom vernaculaire en créole haïtien: repris des tableaux des documents et articles sur Haïti (Wilner, 2004; Favrelière, 2008; Morain, 2016; Vallès, 2018) ou le nom vernaculaire français en usage en Haïti selon la FAO et fourni dans Fishbase le cas échéant. Un travail de référencement des noms en créole est en cours actuellement, mais en l'état actuel, l'information concerne une minorité des espèces recensées. Pour une même espèce plusieurs noms vernaculaires peuvent être utilisés dans une langue donnée et inversement un même nom vernaculaire peut désigner plusieurs espèces. Dans la majorité des cas le nom vernaculaire français adopté par la FAO ou celui utilisé en Martinique ou en Guadeloupe sera retenu; en anglais ce sera celui de la FAO ou celui de l’American Fisheries Society (AFS). Figure 5. Situation géographique d'Haïti. Limites des ZEE des pays riverains (en noir), limites extérieures des eaux territoriales (en bleu) et de la zone contigüe (en rouge) d'Haïti (Flanders Marine Institute, 2018). Ce rectangle constitue la zone d'étude. Bathymétrie : GEBCO Compilation Group (2014). 7 2.2.2 Les données et informations sur l'écologie de l'espèce Des données sur l'habitat, qui incluent le type d'eau (eau marine et saumâtre pour les espèces euryhalines ou sténohalines, eau douce pour des espèces anadromes ou catadromes). On distinguera les espèces benthiques, en étroite relation avec le fond, les espèces démersales vivant à proximité du fond; les espèces pélagiques vivant en pleine eau. Chez ces dernières on distinguera les espèces épipélagiques occupant les 200 premiers mètres sous la surface; les espèces mésopélagiques de la couche d'eau située entre 200 et 1 000 m sous la surface et enfin les espèces bathypélagiques dans la couche d'eau située entre 1 000 et 4 000 m sous la surface (figure 6). On distinguera également différents domaines: le domaine littoral ou côtier sous l'influence directe des eaux continentales avec ses sous-domaines de la zone supratidale, de la zone intertidale et de la zone subtidale; pour les espèces benthiques et démersales, le plateau continental qui s'étend de la côte à l'isobathe des 200 m et le talus continental entre les isobathes de 200 m et de 4 000 m; pour les espèces pélagiques, le domaine néritique correspondant à la couche d'eau au-dessus du plateau continental et le domaine océanique situé au large du domaine néritique. Chez les espèces benthiques et démersales, le substrat constituant le fond joue un rôle essentiel dans leur distribution spatiale: vase, sable, gravier, débris coquilliers, roches, coraux, fonds à éponges, à oursins, à anémones, etc.; les fonds à herbiers, les champs d'algues ou chez les espèces démersales ou pélagiques, les objets flottants inertes ou constitués d'algues (par exemple, certaines sargasses). Le régime alimentaire: les informations sur le régime alimentaire, sur la nature des proies ainsi que sur la nature des prédateurs de l'espèce seront collectées ainsi que la valeur estimée de son niveau trophique. Ce dernier paramètre permet de situer l'espèce dans la chaîne alimentaire; les producteurs primaires ont le niveau trophique le plus bas, les consommateurs (herbivores, carnivores et les décomposeurs) les niveaux plus élevés (par exemple le niveau trophique des Scaridae ou perroquets, herbivores, est de 2,0; celui des thons, prédateurs supérieurs, est de 4,5 et celui du grand requin marteau est de 4,9). Figure 6. Principales subdivisions de l'habitat marin Source: FAO (2002b) 8 2.2.3 Les données démographiques et écologiques Ces données sont essentielles dans les évaluations des dynamiques des populations. Elles concernent des données générales telles que la taille maximale, la taille de première maturité (taille minimale à laquelle 50 pour cent de la population de l'espèce est mature6), la longévité. Quand les informations existent, les paramètres de croissance ont été collectés. Lors des évaluations de populations exploitées, le modèle le plus utilisé pour décrire la croissance individuelle en longueur est celui de Von Bertalanffy (Laurec et Le Guen, 1981; Cadima, 2002): Lt = L∞.[1-e^(-K.(t-t_0))] où Lt est la longueur à l'âge t, L∞ la longueur asymptotique (longueur maximale théorique), K le coefficient de croissance exprimé en an-1 et t_0 l'âge théorique où la longueur est nulle. Des exemples de croissances théoriques sont donnés sur des espèces de tailles, croissances et longévités très différentes (figure 7) D'autres modèles ont été développés prenant en compte des variations saisonnières de croissance ou chez les crustacés, le phénomène de mues. Les paramètres de l'équation de Von Bertalanffy sont estimés sur une gamme de tailles donnée et en toute rigueur ne s'appliquent que dans l'intervalle de longueurs correspondant. La relation entre le poids individuel et la longueur est modélisée sous la forme: Wt =a.〖L_t〗^b où Wt est le poids individuel à l'âge t, Lt est la longueur individuelle à l'âge t et 𝑎 et 𝑏 sont deux constantes. Ces deux constantes propres à chaque espèce, ont été également collectées. À noter que la combinaison des deux équations précédentes fournit un modèle de croissance pondérale individuelle. La longévité est également un paramètre important dans le profil démographique d'une espèce mais il est rarement renseigné. Il est possible d'en obtenir une approximation à partir de la taille maximale observée et du modèle de croissance de l'espèce. Figure 7. Croissance théorique d'une crevette (P. subtilis), d'une sardine (S. brasiliensis), d'un vivaneau (L. synagris) d'un mérou (E. itajara) et d'un thon (T. albacares). L'âge et la taille de maturité sont indiqués (pointillés). Modèles de croissance 200 180 160 Longueur (cm) 140 Penaeus subtilis (LT) 120 Sardinella brasiliensis (LT) 100 Lutjanus synagris (LF) 80 Epinephelus itajara (LT) 60 Thunnus albacares (LF) 40 20 0 0 5 10 15 âge (années) 20 25 30 6 Chez certaines espèces les tailles de maturité peuvent différer selon les sexes: cas des espèces présentant un dimorphisme sexuel par la taille (par exemple, les crevettes pénéides chez lesquelles les femelles grandissent plus vite que les mâles) ou cas des espèces présentant un hermaphrodisme séquentiel, cas fréquents chez les poissons de récifs coralliens (Cf. § 3.2.1.3. et § 5.1.1). 9 Des données sur la dynamique des populations sont répertoriées. Elles sont rarement renseignées car les estimations de ces paramètres nécessitent une quantité importante de données et leur coût d'acquisition est très élevé. Le paramètre qui rend compte de la capacité d'une population d'une espèce donnée à se reconstituer est le «taux intrinsèque de croissance», noté 𝑟 et exprimé en an-1: 1 𝑑𝑁 . 𝑁 𝑑𝑡 où 𝑁 est le nombre d'individus de la population et 𝑡 le temps. 𝑟= Une attention a été portée sur la reproduction, son mode et ses saisons. Nous verrons que pour une espèce donnée les périodes de reproduction diffèrent énormément d'une région à l'autre y compris au sein de la zone mer des Caraïbes- golfe du Mexique. Enfin, Enfin, la fécondité absolue, un paramètre essentiel, sera prise en compte7. 2.2.4 Les données sur la toxicité et la dangerosité des espèces pour l'homme On distinguera la dangerosité de l'espèce selon qu’il s’agisse de risques de morsure (par exemple, attaque de requin) de risques d'intoxications par piqûre venimeuse ou de chair vénéneuse inhérentes à l'espèce qui métabolise ses substances toxiques et la toxicité acquise par les espèces, notamment celles responsables de la ciguatera (Cf. § 5.2). 2.2.5 Les informations sur les usages et le potentiel commercial L'intérêt commercial de l'espèce est notifié en plusieurs degrés: espèce hautement commerciale, commerciale, d'intérêt commercial potentiel, commerciale mineure, vivrière, sans intérêt; et selon leur usage: appât, aquaculture, marché de l'aquariophilie, pêche sportive. Chez certaines espèces des informations sur des usages particuliers seront collectées (par exemple, médecine traditionnelle, fourrage, etc.). Certaines espèces apparaitront comme ne présentant aucun intérêt commercial, pour autant elles peuvent contribuer à la biodiversité de certains milieux comme les récifs coralliens, contribuant ainsi à l'attractivité de ces milieux et à leur valorisation (tourisme écologique, spot de plongée sous-marine) ou non recensées comme d'intérêt pour l'autoconsommation (sans pêche ciblée) mais consommables et le plus probablement consommées. 2.2.6 Les techniques de capture Lorsque l'information est disponible, les techniques de pêche utilisées pour la capture des espèces seront inventoriées. Il s'agira de techniques utilisées dans le monde, revêtant un caractère général, certaines pouvant ne pas s'appliquer au cas précis d'Haïti (par exemple, le chalutage de fond). 2.2.7 Les indicateurs sur la résilience des populations Un des objectifs de cet inventaire est de fournir des éléments d'information sur la fragilité des populations des organismes marins aux diverses pressions d'origine anthropique (par exemple, la pêche, réduction ou disparition d'habitats essentiels) ou naturelles (par exemple, cyclones, séismes, changement climatique). Deux types de paramètres sont répertoriés: le statut de l'espèce vis-à-vis du risque d'extinction et la vulnérabilité de l'espèce. Le statut de l'espèce est répertorié selon son classement dans les listes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dans les annexes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et dans les annexes de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) (Cf. § 7.2). 7 Nombre d'ovocytes murs immédiatement avant la ponte. Pour une espèce qui n'a qu'une ponte annuelle, la fécondité absolue est également la fécondité annuelle. 10 Il sera fait souvent référence au statut de l'espèce dans la liste rouge de l'IUCN par la suite. Les différents statuts sont: • EX: extinct (disparition au niveau mondial) • EW: extinct in the wild (disparition à l'état sauvage) • CR: critically endangered (en danger critique) • EN: endangered (en danger) • VU: vulnerable (vulnérable) • NT: near threatened (quasi menacé) • LC: least concern (Préoccupation mineure) La vulnérabilité est un paramètre intrinsèque à l'espèce transcrivant sa situation vis-à-vis du risque d'extinction. Il a été élaboré sur la base des observations faites sur les espèces victimes d'extinction dans le monde. Il est communément admis qu'une espèce de grande taille présente davantage de risque d'extinction par la pêche qu'une espèce de petite taille, de même qu'une espèce à faible fécondité ou qu'une espèce à croissance lente ou qu'une espèce tributaire d'un biotope fragile. Mais un seul paramètre contribuant à augmenter le risque d'extinction (Vs résilience) ne suffit pas à rendre compte de ce risque et ne permet pas des comparaisons entre différentes espèces. La vulnérabilité est construite par un système expert prenant en compte des paramètres propres au trait de vie et à l'écologie de l'espèce (Cheung, Pitcher et Pauly, 2005). Pour simplifier la vulnérabilité est une fonction de la forme: 𝑉 = 𝑓(𝐿𝑚𝑎𝑥 , 𝑇𝑚 , 𝑇𝑚𝑎𝑥 , 𝐾, 𝑀, 𝐹é𝑐, 𝐶𝑠) où 𝐿𝑚𝑎𝑥 est la taille maximale, 𝑇𝑚 l'âge de première maturité, 𝑇𝑚𝑎𝑥 la longévité, 𝐾 le taux de croissance de l'équation de Von Bertalanffy, 𝑀 le coefficient de mortalité naturelle, 𝐹é𝑐 la fécondité annuelle, 𝐶𝑠 un paramètre de comportement spatial et territorial de l'espèce selon que son périmètre de déplacement est étendu ou restreint, selon que son comportement est agrégatif pour s'alimenter ou bien que son comportement agrégatif s'exprime au moment de la reproduction. La vulnérabilité varie de 0 à 1 et est exprimée en pourcentage. Une espèce sera d'autant plus vulnérable à l'extinction que sa vulnérabilité se rapprochera de 100 pour cent. En résumé les espèces peuvent être classées en sept classes selon leur vulnérabilité: • Vulnérabilité basse: moins de 24 pour cent (espèces de tailles réduites à croissance individuelle rapide, à fécondité élevée et au taux de croissance intrinsèque de la population élevé, souvent avec un régime alimentaire constitué de plancton ou herbivore, cas des anchois et des sardines). • Vulnérabilité basse à modérée: de 25 à 34 pour cent. • Vulnérabilité modérée: de34 à 45 pour cent. • Vulnérabilité modérée à haute: de 46 à 54 pour cent. • Vulnérabilité haute: de 55 à 65 pour cent. • Vulnérabilité haute à très haute: de 66 à 75 pour cent (prédateurs supérieurs, par exemple, certaines murènes, le mérou géant, le thon rouge). • Vulnérabilité très haute: supérieure ou égale à 76 pour cent (par exemple, certains requins comme le requin citron, le requin bouledogue ou le requin baleine dont les vulnérabilités dépassent 85 pour cent). Quelques exemples de relations entre des paramètres démographiques et écologiques permettent de mieux appréhender ce paramètre de vulnérabilité (figure 8). 11 Figure 8. Relations entre paramètres démographiques et écologiques de poissons téléostéens de l'inventaire et leur vulnérabilité: (a) la taille maximale, (b) la taille à la première maturité, (c) le taux de croissance individuelle en longueur, (d) la longévité, (e) le taux intrinsèque de croissance de la population, (f) Le niveau trophique. 400 R² = 0.6654 n = 676 300 200 100 Taille de maturité (cm) Longueur maximale (cm) 250 (a) 500 (b) 200 n = 169 150 R² = 0.4319 100 50 0 0 0 20 40 60 80 0 100 20 Vulnérabilité (%) 3.5 3 2.5 2 1.5 1 R² = 0.5563 0.5 0 80 100 (d) 50 n = 98 40 30 R² = 0.4572 20 10 0 0 20 40 60 80 100 0 20 1.4 5 (e) n = 47 60 80 100 (f) n = 674 4.5 1 0.8 0.6 R² = 0.5673 0.4 Niveau trophique 1.2 40 Vulnérabilité (%) Vulnérabilité (%) Taux intrinséque de croissance r de la population (an-1) 60 60 (c) n = 185 Longévité (année) Taux de croissance en longueur (an-1) 4 40 Vulnérabilité (%) 4 R² = 0.1382 3.5 3 2.5 2 0.2 1.5 0 0 20 40 60 Vulnérabilité (%) 80 100 0 20 40 60 Vulnérabilité (%) 80 100 12 2.3 Biotopes et peuplements Le peuplement est constitué d'un ensemble d'espèces coexistant dans un même habitat. Dans un souci de clarté, les espèces inventoriées ont été affectées à 10 peuplements tenant compte des habitats (Cf § 2.2.2) et des comportements (par exemple, pélagique, benthique, démersal, etc.): • Pélagique: qui vit et se nourrit dans la colonne d'eau entre 0 et 200 m, et ne se nourrit pas d'organismes benthiques. • Démersal: qui vit et se nourrit sur ou à proximité du fond, entre 0 et 200 m. • Benthopélagique: qui vit et/ou se nourrit à proximité du fond aussi bien que dans la colonne d'eau entre 0 et 200 m. • Récifal: qui vit et se nourrit dans les récifs coralliens ou à proximité, entre 0 et 200 m. • Bathypélagique: qui vit et se nourrit dans la colonne d'eau en-dessous de 200 m, et ne se nourrit pas d'organismes benthiques. • Bathydémersal: qui vit et se nourrit sur ou à proximité du fond en-dessous de 200 m. Dans la mesure où les informations sur l'écologie de l'espèce le permettaient, à chaque espèce est affecté un peuplement correspondant à un habitat et à un comportement. Dans de nombreux cas, l'espèce peut occuper plusieurs habitats ou changer de comportement (par exemple, selon le stade dans le cycle vital, selon les rythmes nycthéméraux ou saisonniers), alors le peuplement correspondant à l'habitat prépondérant lui sera affecté. Dans certains cas, les informations disponibles ne permettront pas de rattacher l'espèce à un peuplement (cas fréquent chez les invertébrés). Compte tenu des biotopes et des comportements de la macrofaune marine en Haïti, 10 peuplements ont été définis: p1: peuplement bentho-démersal côtier (estuaires, lagunes, mangroves et rivage des fonds jusqu'à 10 m, parfois plus). p2: peuplement pélagique côtier (estuaires, lagunes, mangroves et rivage au-dessus des fonds de 10 m, parfois plus). p3: Peuplement des récifs coralliens. p4: Peuplement des herbiers, des champs d'algues, des fonds à éponges. p5: Peuplement démersal de bas de plateau et de haut de talus. p6: Peuplement benthique de bas de plateau et de haut de talus. p7: Peuplement pélagique néritique épipélagique. p8: Peuplement épipélagique océanique. p9: Peuplement mésopélagique océanique. p10: Peuplement bathypélagique bathyal et abyssal. Auquel s'ajoute: ppa: Peuplement parasitaire dont l'habitat dépendra de l'espèce hôte. 2.4 La distribution spatiale La distribution géographique des différents peuplements et grands groupes phylogéniques sera restituée sous forme de cartes où figureront les positions des observations des espèces signalées dans les grandes bases de données internationales sur la biodiversité (OBIS, GBIF, VerNet). Le fond de carte est réalisé à partir des données bathymétriques de GEBCO (GEBCO Compilation Group, 2014), des données sur les limites des régions maritimes (Flanders Marine Institute, 2018), des données sur les limites des terres émergées du package «rworldmap» du logiciel R (South, 2011). 13 Certains signalements n'ont pas été géo référencés mais signalés par un lieu (pays, province, département, commune), ils sont alors positionnés au centre géographique du lieu, parfois à l'intérieur des terres. Dans le cas d'espèces amphibiotiques (eaux marines, eaux saumâtres, eaux continentales), certains signalements sont positionnés à l'intérieur des terres (lacs, cours d'eau). Afin de ne pas s'éloigner du sujet de cette étude portant sur les espèces des eaux marines et saumâtres, les points situés à l'intérieur des terres ont été masqués, seuls ceux correspondant à des points de débarquement, proches de la côte ont été conservés (c'est ainsi que fréquemment le site de Port-au-Prince figure dans les lieux d'occurrence). Enfin, ces bases de données font l'objet de mises à jour en continu. Il importait donc que les consultations de ces bases à des fins de restitutions cartographiques soient réalisées dans un laps de temps le plus réduit possible pour permettre des comparaisons pertinentes. La date de consultation des bases de données au cours de l'exécution des programmes de cartographie sera indiquée. 3 L'inventaire des espèces 3.1 L'inventaire des espèces dans la littérature sur Haïti et dans les bases de données internationales 3.1.1 La faune marine Dans quelques rapports, des informations détaillées sur la composition des captures sont apportées: une synthèse sur la pêche dans le département du Sud-Est (Favrelière, 2008), fournit les noms vernaculaires en français et en créole haïtien et les familles de 27 appellations commerciales de poissons, quatre de crustacés, deux de mollusques, deux de céphalopodes, deux d'échinodermes et une d'algues, ces dénominations recouvrent souvent plusieurs espèces comme les mérous, les sardines, les vivaneaux ou les perroquets; une étude sur l'environnement marin de la Cité Soleil (Morain, 2016) présente 22 des principales espèces débarquées par les pêcheurs de cette localité proche de Port-au-Prince en y indiquant les noms vernaculaires en français et en créole haïtien ainsi que les noms scientifiques d'espèce ou de genre, elle compte 14 appellations de poissons, trois de coquillages et cinq de crustacés. Quelques articles scientifiques fournissent des informations plus détaillées sur les espèces présentes en Haïti. Une étude des populations de poissons sur deux récifs coralliens de l'île de La Gonâve a été réalisée à partir de captures au casier et par observation visuelle (Ferry et Kohler, 1987). La description reste néanmoins succincte, s'arrêtant au niveau taxonomique de la famille (19 taxons) ou du genre (23 taxons). Les études les plus abondantes et détaillées ont été réalisées par des campagnes scientifiques d'observation par plongée, par pêche expérimentale au casier, à la ligne ou à la palangre régulièrement organisées à l’île de la Navase et ont permis d'établir un inventaire détaillé des espèces présentes autour de l'îlot (Miller et Gerstner, 2002; Miller, Mc Clellan et Bégin, 2003; Karnauskas et al., 2011; Grace, Bahnick et Jones, 2000; Miller, 2003; Miller et al., 2005; Piniak et al., 2006; Miller et al., 2007; Miller et al., 2008). Les campagnes du navire Oregon II en 1997 et 1998 (Grace, Bahnick et Jones, 2000) et celle du navire Coral Reef II en 2002 (Miller, 2003) ont fourni les inventaires les plus complets sur la faune et la flore marine dans cette région avec 79 espèces de poissons pour les premières et 146 pour l'autre. L'apport des études dans la réserve de l'île de la Navase est significatif mais les observations qui y sont faites concernent essentiellement les écosystèmes coralliens et les fonds durs, elles ont été réalisées en observation directe, en plongée ou au moyen de caméras digitales, à des profondeurs ne dépassant pas 35 m, ou par capture à la palangre de fond à des profondeurs comprises entre 220 et 275 m; elles ne reflètent donc pas l'ensemble des écosystèmes marins de la ZEE haïtienne. Quelques études ont fourni des inventaires détaillés des espèces, soit à partir de données de débarquement de la pêche artisanale (Wilner, 2004; Vallès, 2018), soit dans le cadre d'études de sites particuliers (Bouchon et al., 2006, Bouchon-Navaro et al., 2006; Louis et al., 2006; ReefCheck, 2013; Kramer et al., 2016). Enfin, des études très complètes ont été réalisées sur l'ensemble d'Hispaniola par des équipes dominicaines, distinguant les observations réalisées en République dominicaine et en Haïti (Herrera- Moreno et BetancourtFernández, 2002, 2003, 2004, 2005; Alvarado, 2011; Herrera-Moreno, 2014). 14 Une étude prospective visant à estimer les captures réelles, réalisée par le «Fisheries Centre Research» de l'université de Colombie Britannique (Ramdeen et al., 2012a, 2012b) doit également être mentionnée dans ce tour d'horizon. Elle se veut corriger les déclarations des captures de la pêche maritime aux instances internationales, dont la FAO. L'estimation des volumes de captures qui en résulte s'appuie sur des estimations par interpolations linéaires du nombre de pêcheurs, des captures par unité d'effort (kg/ pêcheur/ an), de la consommation en poisson, à partir d'un nombre limité de valeurs de référence. La composition des captures par espèces a été estimée à partir de deux études, l'une sur la pêche côtière à Lully et l'autre sur les captures en pélagiques sous dispositif de concentration de poissons (DCP). Compte tenu du faible nombre de valeurs et d'études qui ont servi de base aux estimations de volume de capture sur la période de 1950 à 2010 et des hypothèses fortes sur lesquelles elles s'appuient, ces estimations doivent être considérées avec la plus grande circonspection. Dans l'ensemble de la littérature consultée l'identification des espèces est soit complète (nom scientifique du genre et de l'espèce) soit s'est arrêtée au nom de genre, soit s'est arrêtée au nom de la famille ou au phylum (MdE, 2016, 2019). À l'issue de ce premier examen dans la littérature, 262 noms d'espèces de poissons téléostéens ont été recensés; quatre noms d'espèces et un nom de genre de raies et cinq noms d'espèces de requins. Face aux lacunes constatées par la recherche bibliographique sur les espèces de macroorganismes marins présents dans les ZEE d'Haïti et de l’île de la Navase, il a fallu faire appel aux bases de données internationales. Il s'agit des données de la FAO (FAO, 1978; Cervigón et al., 1993; FAO, 2002a, FAO, 2002b, FAO, 2002c), de Fishbase (Froese et Pauly, 2019) et Sealifebase (Palomares et Pauly, 2019) qui fournissent des informations sur l'habitat, la distribution géographique, la biologie et l'écologie des espèces, leur usage commercial et parfois les moyens de capture utilisés; des bases mondiales de données d'occurrences créées dans le cadre du suivi de la biodiversité: OBIS (OBIS, 2019), GBIF (GBIF, 2019) et VertNet (VertNet, 2019). L'inventaire qui a été dressé recense les espèces qui ont donné lieu à un signalement dans la ZEE d'Haïti ou de L’île de la Navase. Il appelle quelques remarques: • Il ne concerne pas exclusivement les espèces signalées d'intérêt commercial dans Fishbase, Sealifebase ou par la FAO (pêche, aquariophilie, pêche sportive et récréative, aquaculture). • Des espèces signalées par le passé sont susceptibles de ne plus être présentes actuellement du fait de l'érosion de la biodiversité. • Il ne fournit pas d'informations quantitatives sur les abondances des différentes espèces. • Les occurrences ne sont pas systématiquement géo référencées, elles peuvent être rattachées à un pays (i.e. une ZEE) ou un lieu (par exemple, proximité d'une commune) sans coordonnées géographiques. Cet inventaire n’a pas la prétention d’être exhaustif. Les espèces ayant un intérêt comme ressource vivrière ou comme produit de la pêche commercialisable pour l’alimentation, l’aquariophilie privée ou publique ou la pêche sportive ont été retenues en priorité. Il est apparu opportun, dans la perspective d’élaboration de réglementations contraignantes imposées par les conventions internationales, d’y incorporer deux groupes qui ne figuraient pas dans le document de Favrelière: les mammifères marins (cétacés et pinnipèdes) et les tortues marines (superfamille des Chelonioidea). Le groupe des poissons osseux compte le plus grand nombre d’espèces avec 756 espèces (figure 9), dont 475 explicitement signalées dans la ZEE haïtienne dans Fishbase, 262 signalées dans la zone d'inventaire dans la base OBIS et 580 dans la base GBIF. Le nombre d’espèces de poissons (raies et requins inclus) inventoriées est de 793 espèces dont 592 présentent un intérêt commercial reconnu. Cet effectif total est supérieur à celui des 528 espèces répertoriées en Haïti par Fishbase et très supérieur à celui fourni par OBIS qui n'en comptait que 281 en 2018 (figure 10) mais qui ne recense que les espèces ayant donné lieu à des signalements. Les observations enregistrées auprès d’OBIS et de GBIF visant à faire un inventaire de la biodiversité, indépendamment d’un intérêt commercial ou vivrier est tributaire des institutions ou des scientifiques en capacité de faire des signalements détaillés, il est sensiblement différent de celui qui a été réalisé dans l'étude des espèces d'intérêt pour la pêche. 15 Après les poissons, les gastéropodes représentent le groupe le plus important avec 447 espèces, puis les crustacés avec 248 espèces suivi de près par les bivalves avec 187 espèces; les céphalopodes ne comptent que 49 espèces. Chez les poissons osseux, les familles présentant un intérêt pour la pêche les mieux représentées en nombres d’espèces sont les Serranidae, les Carangidae, les Haemulidae, les Lutjanidae et les Labridae. Les familles des Gobiidae et des Labrissomidae comptent également de nombreuses espèces mais celles-ci ne présentent pas d'intérêt commercial hormis pour certaines d'entre elles, le commerce d'aquariophilie. Cet inventaire de la faune marine d'Haïti compte 1 9358 espèces auxquelles s'ajoutent les 86 espèces de coraux durs (Cf § 6.2.3 et l'inventaire détaillé, annexe I). Il a servi de base pour faire un bilan sur la biodiversité de la faune marine qui s'établirait à 2 305 espèces, 24 genres et deux familles (Cf § 7.1 et annexe IV). Un des premiers inventaires de la faune marine d'Haïti9, sinon le premier, a été réalisé sur l'île d'Hispaniola en 2005, en distinguant chacun des deux pays, Haïti et la République dominicaine; il comptait 1 057 espèces (HerreraMoreno et Betancourt-Fernández, 2005). Figure 9. Nombres d'espèces inventoriées par grands groupes faunistiques Figure 10. Nombre d'espèces inventoriées dans OBIS par grands groupes faunistiques (le 2/07/2018) 8 Sur les 1 935 taxons pris en compte (figure 9), l'identification s'est arrêtée au genre pour 6 d'entre eux et à la famille pour l'un. 9 L'inventaire de 2005 ne prenait en compte ni les mammifères marins ni les tortues marines et ne fournissait pas de liste détaillée des espèces. 16 3.1.2 La flore marine Les algues depuis des temps reculés étaient utilisées en Asie pour l'alimentation humaine et animale ou pour des applications diverses (par exemple, médecine traditionnelle, cosmétique, etc.). Ces dernières décennies leur valorisation a été étendue au reste du monde. Leur intérêt commercial incontestable a justifié d'étendre cet inventaire des macroorganismes marins aux trois grands groupes d'algues valorisables: les algues vertes ou Chlorophytes, les algues brunes ou Phaeophytes et les algues rouges ou Rhodophytes (Cervigón et al., 1993). L'identification des espèces par leurs noms scientifiques a suivi les mêmes règles que l'inventaire faunistique, mais en complément de la base WoRMS, l'inventaire des algues a fait appel à la base mondiale AlgaeBase (Guiry et Guiry, 2019) spécifique à ce phylum et de fait actualisée dans certains cas à une fréquence plus élevée. Dans la littérature sur Haïti, les algues sont les parents pauvres des inventaires, elles sont rarement mentionnées. Elles le sont par le terme générique «algues» (Favrelière, 2008) ou au niveau du genre à l’île de la Navase, tris à quatre (Grace et al., 2000, Miller et Gerstner, 2002), puis 16 (Piniak et al., 2006). Plus récemment une étude sur le potentiel en mariculture de la région des trois baies au nord d'Haïti, mentionne quatre espèces d'algues rouges (Miller, 2018). L'inventaire de notre étude s'est appuyé essentiellement sur les bases de données internationales de la biodiversité OBIS et GBIF. Les espèces d'algues rouges sont les plus nombreuses, puis les algues vertes et enfin les algues brunes (figure 11). 3.1.3 Les espèces commerciales Les 2 181 espèces que compte cet inventaire de la faune et de la flore marine, au premier abord, ne présentent pas toutes un grand intérêt commercial (Cf. § 2.2.5), d'autant que les sources d'information sur cette question sont inégalement renseignées. Ces informations ne sont pas systématiquement renseignées dans Fishbase, elles le sont très partiellement dans Sealifebase (invertébrés et flore); les informations de la FAO sont factuelles reflétant les déclarations des pays aux périodes de leurs publications (FAO, 1978; Cervigón et al., 1993; FAO, 2002a, 2002b, 2002c) et depuis 2002 les consommations et les productions ont subi des modifications, sans compter l'impact des déclarations incomplètes de la part de certains pays aux périodes couvertes par ces inventaires mondiaux ou régionaux. Il en résulte un panorama largement en-deçà du potentiel valorisable des ressources que représentent les espèces répertoriées (tableau 1). Figure 11. Nombre d'espèces d'algues d'intérêt halieutique inventoriées en Haïti 17 3.2 Sans intérêt Commerciale mineure Commerciale potentielle Commerciale Hautement commerciale Appât Commerce aquariophile Pêche sportive, récréative Aquaculture Total commercial Total commercial hors ornement Poissons téléostéens Requins Raies Tortues marines Cétacés Crevettes Homards, langoustes, cigales Crabes Autres crustacés Céphalopodes Gastéropodes Bivalves Oursins Holothuries Éponges Algues vertes Algues rouges Algues brunes Total inventaire Vivrière alimentaire Tableau 1. Proportions des espèces commercialisables de chaque grand groupe faunistique et végétal et leurs catégories de valorisation exprimées en pourcentage. Les valeurs absentes équivalent à des valeurs nulles 6% 7% 8% 11% 11 - 24% 21% 67% 8% 1% 17% 13% 57% 22% 83% 100% 56% - 4% 4% 17% 33% 6% 11% 7% 3% - 35% 4% 11% 17 13% - 15% 54% 22% - 2% 3% - 74% 100% 100% 100% 100% 66% 67% 59% 100% 89% 100% 100% 56% 67% 1% 2% 4% 14% 5% 2% 5% 2% 1% 12%4% 5% 18% 1% 10% 12% 1% 11% 2% 16% 8% 18% 5% 38% 9% 14% 15% 14% 1% 2% 1% 2% 3% 1% 13% 6% -2% 13% 1% 19% 3% 59% 10% 25% 5% 44% 0% 10% 15% 15% 38% 18% 3% 59% 10% 25% 5% 44% 0% 10% 15% 15% 33% Le règne animal: distribution par biotopes, comportements et grands groupes faunistiques L'inventaire sera présenté par grands groupes systématiques et dans certains cas en distinguant des groupes faunistiques rattachés à des appellations de produits commerciaux différenciés (par exemple, langoustes, crevettes chez les crustacés, poulpes, calmars chez les céphalopodes). Lorsque les informations le permettent, les espèces ou familles seront rattachées à un des peuplements précédemment définis. Une cartographie de chacun de ces peuplements ou de ces groupes systématiques a été dressée à partir des données géo référencées d'occurrence des espèces enregistrées dans les bases de données OBIS et GBIF ainsi que, pour les vertébrés, VertNet. Le nombre d'occurrences enregistrées dans la ZEE d'Haïti sensu stricto s'étant révélé faible, la zone cartographiée a été étendue aux ZEE voisines (Cuba, République dominicaine, Jamaïque et Îles Caïmanes) afin de mieux appréhender les facteurs géographiques qui déterminent les distributions spatiales. Le nombre d'occurrences indiqué dans la légende s'applique à cette zone d'étude (Cf. § 2.1). La limite des eaux territoriales d'Haïti a été matérialisée car elle représente également la limite du rayon d'action de la majorité des embarcations haïtiennes exerçant la pêche. 3.2.1 Les poissons L'inventaire des poissons recouvre les poisons osseux ou téléostéens ou ostéichtyens et les poissons cartilagineux ou sélaciens ou chondrichtyens ou élasmobranches (raies, requins). Il sera présenté par peuplements tels qu'ils ont été définis plus haut. Le classement d’une espèce dans un groupe déterminé est parfois arbitraire, une espèce pouvant partager plusieurs biotopes soit au cours des stades successifs de son développement, soit pour un même stade en fonction du rythme circadien ou en lien avec sa reproduction, soit qu’il s’agisse d'une espèce migratrice. Le peuplement retenu correspondra à l'habitat le plus longuement fréquenté. Afin de disposer d’un panorama de la diversité spécifique dans les eaux marines d’Haïti et leur répartition, les espèces de poissons d’intérêt halieutique ont été regroupées par biotope et comportement (figure 12). • La famille des Serranidae compte le plus d'espèces qui sont majoritairement rattachées au milieu des récifs coralliens et à un moindre degré au peuplement démersal de bas de plateau et de haut de talus. 18 • • • Les familles des Gobiidae et des Labrissomidae, au faible intérêt commercial direct en dehors du commerce de poissons d'ornements, contribuent fortement à la biodiversité des récifs coralliens. La famille des Carangidae s'ancre en majorité dans le peuplement des pélagiques néritiques. Haemulidae, Labridae, Lutjanidae, Pomacentridae et Scaridae sont des composantes importantes des récifs coralliens tout en étant des poissons prisés par les consommateurs. Figure 12. Nombre d'espèces de poissons par peuplement des familles de poissons comptant le plus d'espèces recensées en Haïti. 19 3.2.1.1 Le peuplement de poissons bentho-démersaux côtiers (d'estuaires, de lagunes, de mangroves et de rivage) Il s’agit d’espèces benthopélagiques et démersales et d'espèces amphidromes soit diadromes, soit catadromes. Les Mugilidae, Gerreidae et Gobiidae sont les familles les plus représentées avec 42 espèces sur les 147 que compte ce peuplement (tableau 2). Tableau 2. Principales familles de poissons bentho- démersaux côtiers (estuaires, lagune, mangroves, rivage). Le peuplement compte 147 espèces dont 101 espèces commercialisables. Nom français (FAO) Sole Banane Anguille américaine Athérine Rombou Carangue quatre Brochet de mer, crossie Blennie Cichlidé, Tilapia Langues Carpe Pétote Pastenague Dormeur Guinée machète, Tarpon Portugaise Blanche Nom créole banane Zangi piskèt bwochè pwason ré mile Wodo, labou, fjol, pave Clingfish (En) Gobie Blennie Mulet Rouget Poisson chauve-souris Serpenton Marionnette Rombou, Cardeau Guppy, Molly Barbure Demoiselle Pastenague chupare Poisson-scie Tambour Turbot de sable Hamlet et savon Sar salème Requin-marteau tiburo Syngnathe, Hippocampe Poisson lézard Compère Raie pwason re Famille (n esp comm/n esp) Achiridae (2/2) Albulidae (1/1) Anguillidae (1/1) Blenniidae (5/5) Bothidae (3/3) Carangidae (1/1) Centropomidae (4/4) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine (m) littoral néritique océanique 0-20 0-84 0-464 0-50 0-110 0-36 0-28 Chaenopsidae (1/4) Cichlidae (4/4) Cynoglossidae (5/6) Cyprinidae (1/1) Cyprinodontidae (2/2) Dactyloscopidae (0/3) Dasyatidae (2/2) Eleotridae (7/7) Elopidae (1/1) 0-32 0-20 0-183 0-29 0-2 0-31 1-10 0-10 0-50 Ephippidae (1/1) Gerreidae (10/11) 2-40 0-70 Gobiesocidae (0/8) Gobiidae (9/23) Labrisomidae (0/2) Microdesmidae (0/2) Moringuidae (0/1) Mugilidae (10/10) Mullidae (1/1) Ogcocephalidae (0/1) Ophichthidae (1/2) Ophidiidae (2/2) Opistognathidae (2/2) Paralichthyidae (3/3) Poeciliidae (7/7) Polynemidae (2/2) Pomacentridae (1/1) Potamotrygonidae (1/1) Pristidae (1/1) Sciaenidae (1/1) Scophthalmidae (1/1) Serranidae (0/2) Sparidae (2/2) Sphyrnidae (1/1) 0-8 0-82 0-30 3-82 1-30 0-125 20-60 0-70 0-186 0-75 0-44 0-183 0-3 0-55 0-3 1-25 0-88 1-50 1-110 0-15 1-87 0-80 Syngnathidae (1/6) 0-72 Synodontidae (0/1) Tetraodontidae (3/4) Urotrigonidae (1/1) 0-120 0-48 1-160 20 Les Gerreidae (photo 1) se rencontrent dans les eaux peu profondes, en estuaire et pour la plupart de ces onze espèces, aux abords des mangroves et dans les lagunes. Leur régime est davantage orienté sur le macrobenthos (vers polychètes, crustacés, mollusques), leur niveau trophique est de 2,20 à 3,50: leurs principaux prédateurs sont les barracudas, les mérous et le tarpon. Leur vulnérabilité est faible à moyenne, de 15 à 36 pour cent. Une espèce de Carangidae fréquente ce biotope: le Pompaneau guatie, Trachinotus goodei, ou Carangue quatre de Martinique et de Guadeloupe. De taille moyenne (50 cm au maximum pour à peine 600 g), l'espèce se rencontre dans les eaux peu profondes des plages de sable, se nourrissant de crustacés, de vers polychètes, de mollusques, de poissons mais aussi d’insectes. Son niveau trophique est de 4,3 et sa vulnérabilité de 32 pour cent. Ces espèces de rivage comptent comme prédateur la Guinée machète, parfois appelée tarpon, Elops saurus, un Elopidae dont la taille peut atteindre 1 m pour 10 kg, prisé par la pêche sportive. Il est omnivore se nourrissant d’insectes, de stomatopodes (squilles), de crabes, de crevettes, de calmars et de poissons; son niveau trophique est de 3,5 et sa vulnérabilité de 35 pour cent. Font également partie de ce groupe quatre espèces de brochet de la famille des Centropomidae. Centropomus undecimalis est l'espèce la plus grande, sa taille atteint 1,40 m pour 24,3 kg. Ces prédateurs se nourrissent de zoobenthos, de crustacés benthiques, de poissons démersaux et de petits pélagiques comme les Engraulidae et les Clupeidae, leur niveau trophique est élevé, entre 4,0 et 4,2. Leur vulnérabilité de 27 à 55 pour cent. La banane, Albula vulpes, (photo 2) est la seule espèce d'Albulidae signalée sur Haïti et dans la région. C'est une espèce commune, de couleur argentée, de forme allongée, d'une longueur maximum de 104 cm et d'un poids pouvant atteindre 10 kg, elle se rencontre de la côte aux fonds de 84 m souvent en banc. Elle est capturée à l'épervier, à la seine ou au filet maillant. C'est une espèce d'intérêt commercial pour un marché local mais elle a été signalée dans des cas de ciguatera. Elle se nourrit sur le fond de zoobenthos, de vers, de crevettes et de petits poissons mais également de céphalopodes; son niveau trophique est de 3,73 et sa vulnérabilité de 43 pour cent. L'espèce est considérée comme quasi-menacée (statut NT de la liste rouge de l'IUCN). Les Sparidae sont représentés par deux espèces d'intérêt commercial: le Daubenet bélier, Calamus penna, (photo 3) et le Sar salème, Lagodon rhomboides. Contrairement aux autres espèces de cette famille, inféodées aux récifs coralliens, ces deux Sparidae se rencontrent jusqu'à 87 m de profondeur sur des fonds meubles (sable, vase) et sur des roches, occasionnellement sur des herbiers. Leur taille maximale est de 40 à 46 cm. Leur régime alimentaire est constitué de zoobenthos, d'éponges et de zooplancton. Leur niveau trophique est de 4,4 et leur vulnérabilité de 26 et 34 pour cent. Les rombous, ou soles, des Bothidae, sont représentés par trois espèces: le rombou tacheté, Bothus maculiferus, le rombou ocellé, B. ocellatus, et le rombou noir, B. robinsi,(photo 4). Ce sont des espèces de haute valeur marchande, prisées des consommateurs et recherchées par les restaurateurs. Leur taille maximale est située entre 18 et 25 cm. Elles se rencontrent dans les 40 premiers mètres de profondeur mais deux d'entre elles peuvent se rencontrer jusqu'à 100 à 110 m. Leur niveau trophique est entre 3,7 et 3,8. Leur vulnérabilité est de 31 à 35 pour cent. Les Cynoglossidae, autres poissons plats, de forme plus allongée, sont présents par six espèces dont cinq d'intérêt commercial. Elles se rencontrent sur des fonds meubles (sable, vase) de la côte à 183 m de profondeur pour l'espèce la plus profonde, Symphurus plagiusa (photo 5). Leur régime est constitué de copépodes, d'amphipodes, de vers et de crustacés benthiques; leur niveau trophique est entre 3,1 et 3,6. Leur vulnérabilité est faible à moyenne de 10 à 32 pour cent. 21 Photo 1. Eucinostomus havana © de Mérona B. (IRD) Photo 2. Albula vulpes © de Mérona B. (IRD) Photo 3. Calamus penna © de Mérona B. (IRD) Photo 4. Bothus robinsi © de Mérona B. (IRD) Photo 5. Symphurus plagusia © de Mérona B. (IRD) Les hippocampes, Syngnathidae, comptent six espèces dans ce peuplement. Ils se rencontrent de la côte jusqu'aux fonds de 72 m. Leur régime est constitué de zooplancton, de vers et crustacé benthiques. Leur niveau trophique est de 3,2 à 3,3. Leur reproduction présente la particularité que l'incubation des œufs se fait dans une poche ventrale du mâle. Leur vulnérabilité est de 10 à 22 pour cent. Ces espèces sont victimes de la surpêche et de la dégradation de leurs habitats. Bien qu'une seule espèce de ces six soit indiquée d'intérêt commercial, ces espèces sont connues pour être prisées sur les marchés asiatiques. La CITES agit pour faire interdire le commerce de toutes les espèces d'hippocampes et l'IUCN lui a emboité le pas lors de son congrès en 2020 à Marseille. Parmi les espèces de ce peuplement, figurent 15 espèces amphidromes appartenant à cinq familles; • L'anguille Anguilla rostrata est rattachée à ce peuplement bien qu'elle puisse se rencontrer jusqu'à 484 m de profondeur. Les adultes vivent en eau douce ou en eau saumâtre dans les estuaires. C'est une espèce nocturne au régime varié, se nourrissant de crustacés benthiques, de mollusques bivalves, de gastéropodes, de vers, de poissons et d'insectes. Son niveau trophique est de 3,83. L'espèce est catadrome: les anguilles matures migrent en automne vers les eaux marines et gagnent la mer des Sargasses où elles frayent en fin d'hiver- début de printemps. Les reproducteurs meurent peu longtemps après; l'anguille n'a qu'une seule reproduction tout le long de sa vie. Les œufs donnent naissance à des larves leptocéphales qui se déplacent passivement par les courants. Lorsqu'elles arrivent sur le plateau continental, elles se métamorphosent en anguilles juvéniles ou civelles et migrent vers les eaux intérieures. Lors de leur migration, les civelles font l'objet d'une pêche importante du fait de leur haute valeur marchande notamment sur le marché européen (Espagne) et asiatique. Sa Vulnérabilité est très élevée, 83 pour cent; l'espèce figure dans la liste rouge de l'IUCN avec le statut d'espèce en danger (EN). • Les Cichlidae comptent deux espèces de tilapias, Oreochromis mossambicus et O. niloticus, et deux espèces de cichlidés, Nandopsis haitiensis et N. tetracanthus. Ces espèces diadromes se rencontrent surtout en eau- douce mais peuvent également se rencontrer dans les marais côtiers saumâtres et les lagunes. Les tilapias sont les plus grands, d'une taille maximale de 50 à 60 cm et un poids maximal de 3,3 à 4,3 kg. Ils présentent un intérêt pour la pêche et l'aquaculture. Majoritairement herbivores, leur 22 niveau trophique est faible, se situant entre 2,0 et 2,2. Les cichlidés sont de plus petite taille, entre 21,5 et 24 cm de longueur maximale. Leur régime alimentaire constitué d'algues mais aussi de crustacés et de mollusques benthiques, d'insectes et de poissons leur confère un niveau trophique plus élevé, situé entre 2,9 et 3,7. Ils présentent un intérêt pour le commerce de poissons d'aquarium d'eau-douce. • Les Poeciliidae comptent sept espèces diadromes. Ce sont les guppies et les mollies, très répandus en aquariophilie d'eau douce. Ces poissons de petites tailles, de 6 à 10 cm de longueur maximale, se rencontrent parfois dans les estuaires et dans les chenaux côtiers. Leur régime est constitué de détritus, de vers, d'insectes et de crustacés benthiques et leur niveau trophique est compris entre 2,9 et 3,2. L'espèce Gambusia dominicensis est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN comme en danger (EN). • Les trois dernières espèces diadromes sont la carpe commune, Cyprinus carpio, un Cyprinidae, et les Pétotes, Cyprinodon bondi, et C. variegatus, deux Cyprinodontidae. La carpe peut se rencontrer en eaux saumâtres dans les estuaires; sa taille maximale est de 120 cm pour un poids de 40 kg. Elle présente un intérêt pour la pêche, l'aquaculture et le commerce aquariophile. Les pétotes sont de petite taille, 10 cm au maximum, et présentent un intérêt pour le commerce aquariophile ou comme appât. Outre ces espèces d'intérêt commercial, se rencontrent des vives et des gobies (Blenniidae, Gobiesocidae, Gobiidae) de peu d'intérêt pour la pêche comme produit alimentaire mais pour certaines présentant un réel intérêt pour le commerce aquariophile. L'espèce Coryphopterus thrix, Gobiidae, est inscrite comme vulnérable (VU) dans la liste rouge de l'IUCN. Enfin six espèces d'élasmobranches font partie de ce peuplement: cinq espèces batoïdes et un requin. Dans ce biotope se rencontrent cinq espèces de raies dont deux pastenagues de la famille des Dasyatidae, la pastenague chupare de la famille des Potamotrygonidae, la raie ronde, de la famille des Urotrigonidae et le poisson-scie, de la famille des Pristidae. Les raies et les pastenagues sont des espèces benthiques se nourrissant de crustacés benthiques, de bivalves et de poissons démersaux. Leur niveau trophique est de 3,6 à 3,8. Ce sont des espèces ovovivipares. Un de leurs prédateurs est le requin bouledogue (Carcharhinus leucas). La vulnérabilité des Dasyatidae est de 67 à 68 pour cent, mais celle de la pastenague chupare est très élevée, de 90 pour cent. La raie ronde, Urobatis jamaicensis, de la famille des Urotrigonidae, est une raie de taille modeste, d’une envergure maximale de 76 cm, elle se rencontre sur les fonds des plages sableuses jusqu'à une profondeur de 25 m. Elle se nourrit de vers, de bivalves, de crevettes et de petits poissons. Son niveau trophique est de 3,6. C’est une proie du mérou rayé. Elle est ovovivipare. Sa vulnérabilité est faible à modérée, de 31 pour cent. Son aiguillon caudal peut infliger de graves blessures. Figure 13. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 140 des 147 espèces du peuplement de poissons bentho-démersaux côtiers de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 80 286 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. La présence du poisson-scie a été signalée entre l'Île-de-la-Tortue et Port-de-Paix dans la base OBIS; le signalement n'est pas daté. Cette espèce a été décimée par les pêches au filet maillant dans la plupart des régions où elle était présente. Encore fréquente en Guyane au début des années 1980s, elle y a complétement 23 disparu. Elle reste présente en Floride et en Louisiane grâce à une interdiction stricte des captures et la mise en place d'aires marines protégées. L'espèce est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN comme en danger critique. Elle se rencontre près des côtes, en estuaire, sur des fonds meubles. Sa taille maximale est de 150 cm pour un poids de 11 kg. Son régime est constitué de macro-algues, de crustacés, de céphalopodes et de poissons. Son niveau trophique est de 3,9 et sa vulnérabilité est de 50 pour cent. L'espèce est le plus probablement absente aujourd'hui en Haïti. Le requin marteau tiburo, Sphyrna tiburo, se rencontre de la côte jusqu'à 80 m et dans les estuaires, sur des fonds de sable ou de vase. Il est également fréquent sur les récifs coralliens. C'est le plus côtier et le plus petit des quatre requins marteau présents dans la zone, les 3 autres espèces sont pélagiques océaniques. Sa taille maximale est de 150 cm pour un poids de 10,8 kg. Il se nourrit de macro-algues, de crustacés, de céphalopodes et de poissons. Son niveau trophique est de 3,9 et sa vulnérabilité de 50 pour cent. Il est vivipare avec 6 à 9 petits par portée. Les jeunes mesurent de 35 à 40 cm à la naissance. La distribution spatiale montre un adossement marqué de ce peuplement au trait de côte (figure 13). 3.2.1.2 Le peuplement de poissons pélagiques côtiers (d'estuaires, de lagunes, de mangroves et de rivage) Les Anchois et les sardines regroupent plus de la moitié des espèces de ce peuplement (tableau 3). Tableau 3. Principales familles de poissons pélagiques côtiers (d'estuaires, de lagunes, de mangroves et de rivage). Le peuplement compte 34 espèces toutes commercialisables. Nom français (FAO) Nom créole Athérine Orphie, Aiguillette Sardine, Harengule, Alose Anchois Balaou Tarpon poisson-papier dentu jofi, balaou sadin, haran Famille (n esp comm/n esp) Atherinidae (2/2) Atherinopsidae (1/1) Belonidae (4/4) Clupeidae (8/8) janchwa Engraulidae (12/12) balaou Hemiramphidae (5/5) grand-écaille, Gran kal Megalopidae (1/1) Pristigasteridae (1/1) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-30 0-5 0-5 0-60 0-70 0-5 0-30 0-40 Les anchois, Engraulidae, se nourrissent essentiellement de zooplancton et de phytoplancton, leur niveau trophique se situe entre 2,1 et 3,4. Leur vulnérabilité est de 13 à 44 pour cent. Le régime alimentaire des Clupeidae est composé de zooplancton, d’invertébrés, de crustacés benthiques et de jeunes poissons et leur niveau trophique est de 3,1 à 4,5. Leur vulnérabilité est de 10 à 24 pour cent. Les principaux prédateurs de ces espèces sont les oiseaux (sternes et anous) mais également les orphies, le thazard, des vivaneaux et des mérous qui pénètrent dans ce milieu pour s’y nourrir. Les marlins et les daurades coryphènes sont des prédateurs de la sardinelle du Brésil, Sardinella brasiliensis (photo 6), Clupeidae dont la distribution s’étend plus au large. L'harengule camomille, Harengula humeralis, est signalée vénéneuse au Venezuela (Cervigón et al., 1993). Photo 6. Sardinella brasiliensis © de Mérona B. (IRD Photo 7. Hemiramphus balao © de Mérona B. (IRD 24 L'alose à museau court, Clupanodon thrissa, a été signalée pour la ciguatera. L'anchois Anchoa choerostoma figure comme «en danger» (EN) sur la liste rouge de l'IUCN. Le Balaou, Hemiramphus balao, (photo 7) est un Hemiramphidae; de taille modeste (maximum de 40 cm) son régime est constitué de plancton, d'invertébrés et de petits poissons; son niveau trophique est de 3,9. Sa vulnérabilité est de 18 pour cent. Quatre autres espèces d'Hemiramphidae appartiennent à ce peuplement dont H. brasiliensis et H. unifasciatus qui ont des régimes plus herbivores et leurs niveaux trophiques respectifs sont de 2,0 et 2,3. La vulnérabilité des Hemiramphidae est de 15 à 32 pour cent. Les Atherinidae constituent la « pisquette »; ce sont des poissons de 7 à 10 cm de long, leur régime est constitué de plantes (algues) et de zoobenthos en particulier de vers polychètes et de crevettes. Leur niveau trophique est de 3,0 à 3,5. Ces espèces se rencontrent en grands bancs au bord des plages. Leur vulnérabilité est de 27 pour cent. Ils sont capturés par des seines de plage de très petit maillage (inférieur à 10 mm). Les deux dernières familles regroupent des prédateurs: des orphies et le tarpon. Les orphies, de la famille des Belonidae, comptent dans ce groupe quatre espèces. Elles se rencontrent très près du rivage, sur des fonds de moins de 3 m. L’orphie Ablennes hians peut atteindre une longueur de 140 cm. Elles se nourrissent principalement de Clupeidae et d’Engraulidae, leur niveau trophique est de 4,5. Leur vulnérabilité est de 38 à 58 pour cent. Leurs prédateurs sont les oiseaux marins (sternes et anous) et les barracudas. Le tarpon d’Atlantique ou grand-écaille, Megalops atlanticus, se rencontre de la côte jusqu’aux fonds de 30 m. C'est une espèce euryhaline, tolérant des eaux douces et des eaux de salinités supérieures à 45‰. L'espèce est également tolérante aux eaux pauvres en oxygène, dotée d'une vessie natatoire très vascularisée qui fonctionne comme un organe respiratoire, c'est une des rares espèces de poissons à venir respirer en surface. Ce poisson prisé de la pêche sportive peut atteindre une longueur de 2,50 m pour un poids de 161 kg et sa longévité est estimée supérieure à 50 ans. Il se nourrit de sardines, d’anchois, de mulets et de crustacés benthiques; son niveau trophique est élevé, de 4,5. La ponte a lieu en mer de juin à août dans le golfe du Mexique, d’avril à mai en Colombie. Sa fécondité est estimée à 12 millions d’œufs, les larves leptocéphales gagnent la côte puis se développent en eaux saumâtres. Les jeunes se développent en lagune ou dans des marais côtiers peu profonds et migrent en mer à la taille de 40 cm. Sa vulnérabilité est très élevée, de 76 pour cent. L’espèce est inscrite sur la liste rouge de l’IUCN comme vulnérable. De rares cas de ciguatera ont été signalés avec cette espèce. La distribution spatiale des occurrences des espèces de ce peuplement est beaucoup plus dispersée que celle des espèces du peuplement précédent (figure 14). Figure 14. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 32 des 34 espèces du peuplement de poissons pélagiques côtiers de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 13 105 occurrences, OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. 25 3.2.1.3 Le peuplement des poissons des récifs coralliens Ce groupe réunit le plus grand nombre d'espèces: 260 réparties dans 45 familles (tableau 4). Toutes ces espèces ne présentent pas un intérêt commercial alimentaire. Sur les 45 familles inventoriées dans ce groupe, 10 d’entre elles sont typiquement coralliennes et rassemblent la moitié des espèces: les mérous (Serranidae), les blennies (Labrisomidae), les chauffets (Pomacentridae), les cardinaux (Apogonidae), les gorettes (Haemulidae), les labres (Labridae), les perroquets (Scaridae), les vivaneaux (Lutjanidae), les marignons (Holocentridae) et les poissons-papillons (Chaetodontidae). Mises à part les Labrisomidae, les Apogonidae et les Chaetodontidae dont certaines espèces alimentent le marché des poissons d'ornement, les espèces des sept autres familles présentent un intérêt commercial très important. D'autres espèces emblématiques des milieux coralliens figurent dans ce peuplement. Elles se caractérisent par leurs colorations vives comme les demoiselles (Pomacanthidae), les beauclaires (Priacanthidae), les coffres (Ostraciidae) et les gobies (Gobiidae) qui comptent ici 20 espèces mais des espèces de la même famille participent à deux autres peuplements. Tableau 4. Principales familles de poissons de récifs coralliens. Le peuplement compte 260 espèces dont 199 commercialisables. Nom français (FAO) Nom créole Chirurgien Sijen, Soujen Antennaire Cardinaux Trompette Baliste Aiguille Blennie Rombou lune Brotules Requin Vive Poisson papillon Poisson crapaud Trompèt bousse jofi sôl reken Grimpeur Porc-épines Gobie Gorette crocro gueule rouge, palriot, caco gris, kwoko Marignon Calicagère Labre Blennie Vivaneau kadino bata lake, kaptenn vivano , kola, ajante, sad Bourse Murène Serpentine Brotule Marionnette Coffre Demoiselle Chauffet, castagnole Beauclaire Perroquet Évêque Rascasse (Lionfish) Mérou Daubenet Hippocampe Compère jwif, lougawou pawoket, boutou, potpot pirampi, grandyèl, nèg fenfen, vièj djol pave Famille (n esp comm/n esp) Acanthuridae (5/5) Anomalopidae (1/1) Antennariidae (2/3) Apogonidae (2/13) Aulostomidae (1/1) Balistidae (5/5) Belonidae (2/2) Blenniidae (1/1) Bothidae (1/1) Bythitidae (2/8) Carcharhinidae (3/3) Chaenopsidae (4/13) Chaetodontidae (6/6) Chlopsidae (0/2) Cirrhitidae (1/1) Diodontidae (4/4) Gobiesocidae (0/1) Gobiidae (16/20) Grammatidae (3/3) Haemulidae (13/13) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-100 25-200 0-73 0-262 2-50 0-275 0-13 0-70 0-120 0-55 0-92 0-109 0-250 0-160 1-46 0-200 8-20 0-130 1-180 0-110 Holocentridae (5/8) Kyphosidae (2/2) Labridae (13/13) Labrisomidae (6/18) Lutjanidae (10/10) Microdesmidae (0/1) Monacanthidae (5/5) Muraenidae (2/2) Ophichthidae (1/1) Ophidiidae (1/1) Opistognathidae (1/1) Ostraciidae (5/5) Pempheridae (1/1) Pomacanthidae (5/5) Pomacentridae (12/14) Priacanthidae (2/2) Scaridae (13/13) Sciaenidae (3/3) Scorpaenidae (2/3) Serranidae (26/31) 0-550 0-40 0-275 0-70 0-400 0-30 0-150 0-230 0-9 3-15 2-50 0-80 2-30 1-170 0-152 3-300 0-110 2-230 0-185 0-402 Sparidae (6/6) Symphysanodontidae (0/1) Syngnathidae (2/4) Tetraodontidae (1/1) Tripterygiidae (3/3) 0-200 101-476 0-375 1-85 0-25 26 Les mérous sont des espèces de tailles diverses; leur taille maximale est comprise entre 13 et 15 cm chez les hamlets du genre Hypoplectrus; elle peut atteindre 2,50 m chez le mérou géant, Epinephelus itajara, pour un poids maximum de 455 kg. Ce sont des espèces le plus souvent territoriales, solitaires, elles se cachent le jour dans des anfractuosités et chassent la nuit à l’exception du mérou rayé, Epinephelus striatus, diurne et qui peut se rassembler parfois en bancs importants en période de reproduction. Le régime des mérous se compose de poissons, d’invertébrés benthiques (crevettes, crabes), de vers polychètes, de céphalopodes, voire de jeunes tortues marines chez le mérou géant. Leur niveau trophique s’échelonne de 3,2 à 4,5. Les mérous sont hermaphrodites et la protogynie10 y est fréquente (Heemstra et Randall, 1993b), ainsi chez la badèche tigre, Mycteroperca tigris, tous les individus de moins de 37 cm sont femelles et tous ceux de plus de 45 cm sont mâles; chez le mérou rouge, Epinephelus morio, dont la longévité est estimée à 25 ans, les femelles se transforment en mâles entre 7 et 14 ans; chez le coné ouatalibi, Cephalopholis fulva, dont la longueur maximale observée est de 41 cm, les femelles se transforment en mâles à partir de 20 cm. Les espèces protogynes comme le sont la plupart des Serranidae, se sont révélées être plus vulnérables à la surpêche car le sexe ratio peut rapidement être déséquilibré, les mâles plus âgés et plus grands étant plus vulnérables à certains engins de pêche (Harris et Collins, 2000; Huntsman et Schaaf, 1994). Bien que solitaires, certaines espèces de mérous se rassemblent en période de ponte (C. fulva, M. bonaci, etc.) constituant des agrégations pouvant compter jusqu'à 50 000 à 100 000 individus chez le mérou rayé, E. striatus. Ce comportement confère à la population de l'espèce une grande vulnérabilité faisant alors l'objet de pêches ciblées lors des périodes de reproduction, ce qui devra être pris en compte dans les mesures de gestion de la pêche à des fins de durabilité (Sadovy de Mitcheson, 2016; Coleman et al., 2000). Les hamlets, du genre Hypoplectrus, au nombre de neuf espèces, sont des hermaphrodites synchrones (Barlow, 1975); chacun des deux sexes pouvant s'exprimer. En outre, chez ces espèces des cas d'hybridation ont pu être observés en milieu naturel (Domeier, 1994). Ces espèces sont sensibles aux conditions environnementales, ainsi une étude menée à Porto Rico a montré que la population d'hamlet queue jaune, Hypoplectrus chlorurus, a vu sa population augmenter de plus de 30 pour cent entre 2000 et 2017 en raison d'une augmentation de la turbidité des eaux côtières, condition préférentielle à cette espèce (Hench et al., 2017). Les populations de mérous sont fragiles, leur vulnérabilité est estimée entre 11 pour cent chez les espèces les plus résistantes et 70 pour cent chez les espèces les plus vulnérables. Six espèces sont inscrites sur la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN en 2020. Le mérou rayé, E. striatus, est considéré comme en danger critique; Le mérou géant, E. itajara, le mérou rouge, E. morio, et la badèche gueule jaune, M. interstitialis, comme vulnérables; la badèche Bonaci, M. bonaci, et la badèche de roche, M. venenosa, comme quasi-menacées. Des cas de ciguatera impliquant 11 espèces de Serranidae de ce peuplement sur les 31 qui y sont répertoriées, ont été signalés et quatre espèces sont considérées comme présentant des risques élevés. Le mérou rouge, E. morio, présente un autre risque d'intoxication: il est signalé comme pouvant ingérer le dinoflagellé Karenia brevis produisant des brévétoxines qui sont des neurotoxines pouvant en théorie affecter le consommateur en concentrations élevées mais qui, en pratique, affectent surtout les poissons. La famille des Haemulidae regroupe 12 espèces de gorettes du genre Haemulon et le lippu rondeau du genre Anisotremus. Ce sont des espèces de tailles moyennes, leurs tailles maximales allant de 23 à 79 cm pour un poids maximum de 7,1 kg. Elles sont le plus souvent en bancs, sur des fonds de moins de 60 m à l’exception de la gorette rayée, H. striatum, plus profonde qui peut se rencontrer sur les fonds de 100 m. La plupart de ces espèces sont nocturnes se nourrissant de zoobenthos, d'échinodermes, de vers polychètes, de bivalves, de crabes, de crustacés benthiques et de petits poissons. Les sexes sont séparés avec monogamie. La période de ponte dure de 2 à 6 mois autour de juin dans la région des Caraïbes et du golfe du Mexique. La gorette margate, H. album, fait exception, sa ponte a lieu toute l’année dans les eaux cubaines. Les œufs sont pélagiques. Les juvéniles se développent dans les herbiers de Thalassia testudinum. Leur niveau trophique est compris entre 2,2 et 4,4. Leur vulnérabilité est faible à moyenne, s’échelonnant de 27 à 45 pour cent à l’exception de la gorette blanche ou croco, H. plumierii, (photo 8) où elle est de 62 pour cent. Sur les 13 espèces d'Haemulidae, sept pourraient présenter des risques de ciguatera. 10 Chez une espèce protogyne, les gonades femelles sont les premières à être fonctionnelles, les gonades mâles le seront plus tard. 27 Photo 8. Haemulon plumierii © Vendeville P./IfremerIRD) Photo 9. Lutjanus synagris © de Mérona B. (IRD) Photo 10. Holocentrus rufus © de Mérona B. (IRD) Photo 11. Myripristis jacobus © de Mérona B. (IRD) Photo 12. Priacanthus arenatus © de Mérona B. (IRD) Photo 13. Chaetodon ocellatus © de Mérona B. (IRD) Photo 14. Chaetodon sedentarius © de Mérona B. (IRD) Photo 15. Chilomecterus antillarum © de Mérona B. (IRD) Photo 16. Diodon hystrix © de Mérona B. (IRD) Photo 17. Acanthostracion quadricornis © de Mérona B. (IRD) 28 Les vivaneaux, Lutjanidae, sont des espèces inféodées aux fonds durs. Parmi elles, une dizaine d’espèces ont été identifiées comme ayant une relation plus étroite avec les milieux coralliens. Les vivaneaux se rencontrent jusqu’à 400 m de profondeur, souvent en fortes concentrations notamment en période de reproduction à l’exception du vivaneau chien, Lutjanus jocu, solitaire et territorial. Leurs tailles maximales s’échelonnent de 16 à 160 cm pour un poids maximal de 57 kg. Ils sont pour la plupart nocturnes, leur régime est composé de vers polychètes, de tuniciers, d’invertébrés, de mollusques divers dont les gastéropodes, de crabes, de crevettes, de céphalopodes, de poissons; leur niveau trophique est de 3,1 à 4,4. Leurs principaux prédateurs sont les murènes, les barracudas, les carangues, les mérous et les thazards. La vulnérabilité de leurs populations s’échelonne de 32 à 68 pour cent. Le vivaneau ambigu, L. ambiguus, a longtemps été considéré comme une espèce à part entière; les spécimens capturés étaient rares et localisés au sud de la Floride et plus tard à Cuba (Allen, 1985; Cervigón et al., 1993). Une étude tend à montrer qu'il s'agirait d'un hybride sauvage du vivaneau rayé, L. synagris, et du vivaneau queue jaune, Ocyurus chrysurus (Loftus, 1992). Une a utre étude a montré que l'hybride de ces deux espèces de vivaneau obtenu en laboratoire présentait les mêmes caractéristiques que L. ambiguus (Domeier et Clarke, 1992) Trois de ces 10 espèces figurent sur la liste rouge de l’IUCN en 2020: la population de vivaneau cubéra, L. cyanopterus, est considérée comme vulnérable et les populations du vivaneau sorbe, L. analis, et du vivaneau gazou, L. synagris (photo 9), comme quasi menacées. Neuf des 10 espèces présentent des risques de Ciguatera avec pour cinq d’entre elles, un risque plus élevé. Les labres, Labridae, sont des espèces inféodées au milieu corallien, 13 espèces sont signalées en Haïti et inféodées aux fonds coralliens, deux autres espèces sont rattachées aux herbiers, toutes présentent un intérêt commercial. Elles se rencontrent entre 7 et 120 m de profondeur à l'exception du labre à bandes vertes, Halichoeres bathyphilus, qui peut être rencontré jusqu'à 275 m de profondeur. Lorsque les labres partagent d’autres milieux, il s’agit essentiellement d’herbiers ou de fonds sableux. Ce sont des espèces de tailles moyennes, avec des tailles maximums de 13 à 91 cm pour un poids maximum de 11 kg. Leur régime se compose de zoobenthos, de méduses, d’étoiles de mer, de tuniciers, de détritus, de larves d’invertébrés, d’oursins, d’ophiures, de petits bivalves, de gastéropodes, de crabes, de crustacés benthiques et de petits poissons; leur niveau trophique se situe entre 3,3 et 4,2. La majorité de ces espèces sont hermaphrodites protogynes (Warner et Robertson, 1978). La ponte a lieu de jour, toute l’année. Leur vulnérabilité se situe pour la plupart entre 20 et 48 pour cent. Le labre capitaine, Lachnolaimus maximus, présente une vulnérabilité forte à très forte, de 67 pour cent; c’est la seule des 13 espèces figurant sur la liste rouge de l’IUCN, sa population étant considérée comme vulnérable. Trois espèces présentent des risques de ciguatera, dont deux pour des cas fréquents. Leurs principaux prédateurs sont la trompette, Aulostomus maculatus, les mérous, les vivaneaux, les carangues et les thazards. La famille des perroquets, Scaridae, compte 13 espèces dans ce groupe. On les rencontre jusqu’à 110 m de profondeur. Leur taille maximale va de 28 à 120 cm pour un poids maximal de 20 kg. Ces espèces sont herbivores, elles se nourrissent de phytoplancton, de plantes, d’algues et de coraux morts. Elles jouent un rôle important dans le maintien de la santé des coraux en procédant à leur nettoyage des algues qui réduisent leur accès à la lumière. Leur niveau trophique est de 2,0. Leurs principaux prédateurs sont les carangues, les vivaneaux, les mérous. Toutes ces espèces présentent un hermaphrodisme protogyne prenant parfois la forme de protogynie diandrique11, avec des mâles primaires issus des stades juvéniles et des mâles secondaires issus de la transformation de femelle en mâle (Robertson et Warner, 1978), comme chez le perroquet rayé, Scarus iseri. Chez plusieurs espèces l’hermaphrodisme séquentiel a pour conséquence la constitution de groupes permanents formés d’un seul mâle entouré par un harem de jeunes femelles. La vulnérabilité de ces espèces est faible à modérée, 12 à 43 pour cent. Le perroquet arc-en-ciel, Scarus guacamaia, est inscrit comme quasi menacé par l’IUCN. La majorité de ces espèces présentent des risques de ciguatera (9/13), mais ces risques sont moins élevés que chez les vivaneaux ou chez les mérous. La famille des marignons et des cardinaux, Holocentridae (photo 10 et photo 11), est une famille caractéristique des milieux coralliens. Elle réunit huit espèces qui sont sur les fonds de 0 à 550 m. Leur taille maximale varie de 15 à 61 cm. Ce sont des espèces nocturnes agrégatives qui se cachent le jour dans les anfractuosités des récifs coralliens et qui vont se nourrir la nuit sur les fonds sableux, les herbiers ou sur les fonds rocheux plus profonds. Leur régime est constitué de zoobenthos, d'oursins, de zoanthaires, de mollusques dont les 11 Chez certains individus les gonades mâles sont les premières à être fonctionnelles (mâles primaires) alors que chez la majorité des individus, les gonades femelles s'expriment d'abord, puis les gonades mâles s'expriment (mâles secondaires). 29 gastéropodes, de crustacés benthiques dont les crabes et les crevettes, de juvéniles de poissons. Leur niveau trophique varie de 3,1 à 3,6. Leurs principaux prédateurs sont la trompette, Aulostomus maculatus, les vivaneaux, les mérous, les oiseaux marins, les daurades coryphènes. Ces espèces présentent une vulnérabilité faible à modérée, de 12 à 35 pour cent. Seules trois espèces présentent des risques modérés de ciguatera. La famille des Sparidae est représentée par six espèces: les rondeaux, les sars et les daubenets. De tailles moyennes, leur taille maximale varie de 30 à 76 cm pour un poids maximal de 10,6 kg. On les rencontre sur des fonds de 0 à 85 m et jusqu’à 200 m pour le plus profond, le daubenet trembleur, Calamus bajonado. Ces espèces présentent un intérêt pour la pêche à usage alimentaire. À noter que l’espèce, Sparus aurata, signalée par Morain en Haïti (2016), est en Atlantique- Est et en Méditerranée, mais absente en Atlantique- Ouest. Ces espèces fréquentent également des fonds de sable, de roches et des herbiers. Leur régime est varié: phytoplancton, zoobenthos, plantes, oursins, étoiles de mer, mollusques dont les bivalves, les invertébrés benthiques comme les crabes et les bernard-l’hermite. Leur niveau trophique se situe entre 2,9 et 4,4. Les sexes sont séparés. La période de ponte du rondeau brème, Archosargus rhomboidalis, est signalée avoir lieu en mars en Haïti. Leur vulnérabilité est faible à haute, entre 26 et 56 pour cent. Aucune de ces espèces ne figure dans la liste rouge de l’IUCN. Des cinq espèces, quatre présentent des risques de ciguatera. La famille des Pomacentridae est représentée par 14 espèces de chauffets, demoiselles, castagnoles et du sergent. Ce sont des poissons de tailles modestes, de 10 à 25 cm de taille maximum. On les trouve de la côte jusqu’à 152 m de profondeur. Elles se nourrissent d’algues, de plantes, de cnidaires, de méduses, d'anémones, de zooplancton, de vers polychètes, d’invertébrés, parfois de copépodes et autres petits crustacés, de larves de poissons. Souvent à côté des poissons chirurgiens, elles nettoient les coraux. Leur niveau trophique est de 2,00 à 3,82. Leurs prédateurs sont des mérous, le cobia, des vivaneaux, des thazards et des carangues. Leur vulnérabilité se situe entre 21 et 37 pour cent. Les beauclaires, famille des Priacanthidae (photo 12), sont également d’un intérêt commercial pour l’alimentation. D’un rouge vif, les deux espèces identifiées dans le milieu corallien d'Haïti sont de taille moyenne, leur taille maximale est de 50 cm. On les rencontre sur des fonds de 3 et 300 m. Nocturnes, ils se nourrissent de zooplancton, de vers polychètes, de pieuvres, de crustacés benthiques et de petits poissons. Leur niveau trophique est de 3,6 à 4 ,0. Parmi leurs prédateurs on compte les oiseaux de mer (sternes, anous), les daurades coryphènes, les mérous, les thons, les sérioles et les requins de récif. Les cas de ciguatera existent mais sont rares. La vulnérabilité de ces espèces est faible à modérée, de 25 et 30 pour cent. Les chirurgiens, famille des Acanthuridae, qui ne compte ici que cinq espèces, sont propres aux milieux coralliens. On les rencontre sur les fonds de 2 à 100 m, ce sont des poissons de tailles modestes, au maximum de 40 cm. Leur régime herbivore constitué essentiellement d’algues et de plantes leur confère un niveau trophique bas, de 2,0 à 3,4. Ce sont des espèces diurnes qui se déplacent en groupes de cinq à six individus. Leur vulnérabilité est de 23 à 59 pour cent. Les deux épines situées de part et d’autre de leur pédoncule caudal peuvent occasionner des blessures très douloureuses. Trois de ces espèces présentent des risques modérés de ciguatera et le chirurgien bleu, Paracanthurus hepatus, est venimeux. Chez les balistes ou bourses, famille des Balistidae, espèces des milieux coralliens, cinq espèces sont présentes. Les balistes se rencontrent sur les fonds de 0 à 275 m. Leurs tailles maximales vont de 25 à 60 cm. Le baliste noir, Melichthys niger, se nourrit de végétaux (algues calcaires, phytoplancton), de zooplancton, de petits invertébrés, de petits poissons. Son niveau trophique est de 2,4. Les autres espèces consomment des oursins, des méduses, des éponges, des vers polychètes, des crustacés benthiques, des invertébrés benthiques (gastéropodes) et des larves de poissons; leurs niveaux trophiques sont plus élevés (3,5 à 4,1). Leurs prédateurs sont les makaires, les daurades coryphènes, les thons, les vivaneaux et les mérous. Leurs vulnérabilités sont faibles à modérées, de 28 à 49 pour cent. Le baliste commun, Balistes capriscus, figure comme espèce vulnérable (VU) et le baliste royal, Balistes vetula, comme espèce quasi menacée (NT) sur la liste rouge de l’IUCN. Cette dernière espèce comporte des risques élevés de ciguatera et bien que sa chair soit excellente, des intoxications sont souvent signalées, imputées également à des toxines produites dans le foie. 30 Certaines espèces d’un intérêt mineur ou nul pour la pêche vouée à l’alimentation présentent un intérêt pour le commerce de poissons d'ornement. Parmi celles-ci, signalées en Haïti, figurent les cardinaux12, de la famille des Apogonidae dont 13 espèces font partie de ce peuplement. Ce sont des poissons de petites tailles, de 4,3 à 13 cm maximum, leur régime est constitué de zooplancton, d'algues et d'invertébrés, leur niveau trophique est de 3,4 à 3,6 et leur vulnérabilité est faible: de 10 à 14 pour cent. Les poissons papillons, Chaetodontidae (photo 13 et photo 14), sont également des espèces recherchées pour le commerce de poissons ornementaux. Six espèces font partie de ce peuplement. Ce sont des poissons de petites tailles (maximum de 10 et 20 cm) vivant de la côte jusqu'à 55 m de profondeur à l'exception d'une espèce qui peut être rencontrée sur les fonds de 60 à 250 m. Leurs régimes consistent en des proies de petites tailles: œufs de poissons, vers polychètes, zoobenthos, petits invertébrés marins, amphipodes. Leur niveau trophique est compris entre 2,9 et 3,9 et leur vulnérabilité entre 10 et 15 pour cent. Chaetodon sedentarius a donné lieu à de rares signalements de ciguatera. Les poissons porcs-épines ou porcs épics, Diodontidae, sont également des produits du commerce aquariophile. Ces poissons à l'instar des Tetraodontidae ont la particularité de se gonfler d'eau lorsqu'ils sont en danger, permettant d'augmenter leur volume et de se hérisser d'épines comme chez Chilomecterus antillarum (photo 15) appelé poisson-lampe car il faisait l'objet de naturalisation pour confectionner des luminaires ou le diodon porc-épic, Diodon hystrix (photo 16). Leur taille maximale varie de 35 à 91 cm. Ces espèces se rencontrent sur les fonds durs de roches ou de coraux, entre 1 et 200 m. Leur régime est constitué de zoobenthos, de crevettes, d'oursins, de bivalves, de vers et d'autres invertébrés benthiques. Leur niveau trophique est compris entre 3,6 et 3,9 et leur vulnérabilité de 16 à 48 pour cent. Bien que ces espèces soient rarement consommées, l'une d'entre elles, Diodon holocanthus a occasionnellement été signalée dans des cas de ciguatera. Les bourses de la famille des Monacanthidae, font également partie de cette catégorie avec cinq espèces dont quatre sont prisées en aquariophilie publique. Leurs tailles maximales sont de 19 à 110 cm pour un poids maximal de 2,7 kg. Elles sont sur les fonds de 0 à 150 m. Leurs régimes se composent d’éponges, d’hydrozoaires, de gorgones, d’algues, de coraux, d’anémones et de tuniciers, mais l'espèce Aluterus monoceros consomme également du zoobenthos et des crustacés benthiques et de jeunes poissons. Leur niveau trophique s’établit entre 2,6 et 3,8. Leurs prédateurs sont les thons et les daurades coryphènes. De rares cas de ciguatera ont été signalés avec la bourse écriture, Aluterus scriptus et la bourse pintade, Cantherhines pullus. Leurs vulnérabilités sont modérées à très hautes, 25 à 69 pour cent. Les poissons-coffres, Ostraciidae, sont des espèces coralliennes prisées dans le commerce aquariophile (photo 17). On en compte cinq espèces en Haïti qui sont toutes rattachées à ce peuplement. Leur taille maximale varie de 47 à 55 cm. Ils se rencontrent sur des fonds de 0 à 80 m. Leur régime composé d’éponges, de tuniciers, d’anémones, de vers, de petits mollusques, de crustacés dont des crevettes leur confère un bas niveau trophique, compris entre 2,0 et 3,3. Ce sont des espèces résistantes avec une vulnérabilité faible à moyenne de 25 à 32 pour cent. Ces cinq espèces qui pourtant ne sont pas dédiées à l’alimentation ont fait l’objet de signalements occasionnels pour la ciguatera. Deux familles occupent une place importante dans ce peuplement par le nombre d'espèces qu'elles regroupent mais ne présentent aucun intérêt commercial hormis le secteur aquariophile: les blennies, Labrissomidae, et les gobies, Gobiidae, avec respectivement 17 et 19 espèces présentes dans ce milieu. Ce sont des poissons de petites tailles: de 2,2 à 23 cm maximum chez les blennies et de 2 à 6 cm chez les gobies. Ces espèces se rencontrent sur des fonds durs de roches ou de coraux, parfois sur des fonds de sable ou de débris coquilliers, mais toujours dans des eaux claires, les blennies entre 0 et 50 m et les gobies entre 0 et 130 m. Leur régime consiste en zoobenthos, vers polychètes, copépodes, amphipodes, parfois des oursins et chez les gobies des algues. Le niveau trophique des blennies est de 3,1 à 3,8, celui des gobies de 2,0 à 3,5. Leurs vulnérabilités sont faibles: de 10 à 12 pour cent chez les blennies et de 10 à 13 pour cent chez les gobies. Chez les gobies, cinq espèces figurent comme vulnérables (VU) sur la liste rouge de l'IUCN (Coryphopterus eidolon, C. hyalinus, C. lipernes, C. personatus et Elacatinus prochilos) et l'espèce Elacatinus atronasus, comme en danger (EN). 12 Traduction de «cardinalfish», à ne pas confondre avec les Holocentridae: cardinaux ou marignons. 31 Les rascasses, Scorpaenidae, présentent un intérêt pour le commerce aquariophile mais sont également consommées. Ce peuplement compte trois espèces dont le laffe volant ou lionfish, Pterois volitans, une espèce invasive originaire de la zone Indopacifique qui s’est répandue dans tout le golfe du Mexique et les Caraïbes au milieu des années 80s, provenant probablement d'aquariums. Les trois espèces se rencontrent entre 0 et 185 m de profondeur. Leurs longueurs maximales sont comprises entre 12 à 45 cm, elles se nourrissent de zoobenthos, de crabes, de crevettes, de céphalopodes et de petits poissons et leur niveau trophique se situe entre 3,6 et 4,4. Leurs vulnérabilités sont faibles à hautes de 28 à 57 pour cent. Ces espèces possèdent des épines pectorales vénéneuses qui paralysent leurs proies, ce qui a valu au lionfish une extension rapide et spectaculaire de sa distribution. Les prédateurs de la «rascasse noire» ou «vingt-quatre heures », Scorpaena plumieri, sont les vivaneaux et les raies pastenagues. S. plumieri est signalée comme pouvant être à l’origine de ciguatera, ses épines sont venimeuses. Enfin, quatre espèces d'hippocampes figurent dans ce peuplement. Ce sont des espèces prisées en aquariophilie. L'hippocampe à queue tigrée, Hippocampus comes, figure comme espèce vulnérable (VU) sur la liste rouge des espèces menacées de l'IUCN et l'hippocampe long nez, H. reidi, comme espèce quasi menacée (NT). Ces deux espèces sont inscrites à l'annexe II de la CITES qui souhaite accentuer les restrictions sur le commerce de tous les hippocampes. Pour cet organisme, toutes les espèces d'hippocampe doivent être interdites à la vente (CITES, 2019a). Les hippocampes sont également très recherchés pour leur utilisation en médecine traditionnelle chinoise ce qui a contribué à fragiliser leurs populations; ils sont alors commercialisés sous forme séchée (Lourie et al., 2004)13. Ces quatre espèces se rencontrent entre 0 et 55 m de profondeur à l'exception de Cosmocampus elucens signalée jusqu'à la profondeur de 375 m. Leur taille maximale est comprise entre 15,0 et 18,7 cm. Leur régime est constitué de zooplancton, de crustacés benthiques (crabes, crevettes) et leur niveau trophique est compris entre 3,3 et 3,4. Leur vulnérabilité est comprise entre 10 et 12 pour cent. Chez les hippocampes, la femelle dépose ses œufs dans une poche ventrale située sous la queue du mâle qui les garde à incuber pendant 20 à 21 jours. L'antennaire ou laffe, Antennarius multiocellatus est le poisson crapaud le plus commun des Antilles. On le rencontre de la côte aux fonds de 66 m sur les fonds coralliens mais également sur les fonds à éponges. De petite taille, 20 cm au maximum, il est peu consommé mais présente un intérêt pour le commerce d’aquariophilie. C’est une espèce prédatrice de poissons qui consomme également des crabes et des stomatopodes. Son niveau trophique est élevé, de 4,3. Sa vulnérabilité est faible, de 10 pour cent. Figure 15. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 255 des 260 espèces du peuplement de poissons des récifs coralliens de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 1 408 328 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. 13 Cet ouvrage est également un guide de détermination des hippocampes auquel on pourra se référer. 32 En marge de ces dernières espèces prisées pour le commerce d’aquariophilie qui sera développé ultérieurement (Cf. § 5.3), quatre espèces appartenant à deux familles différentes doivent être signalées. Le rombou lune, Bothus lunatus, de la famille des Bothidae, la sole la plus commune rencontrée dans et autour des récifs coralliens, sur des fonds de moins de 20 m. De taille modeste, au maximum 46 cm, elle présente un intérêt alimentaire et pour le commerce d’aquariophilie. Elle se nourrit de crustacés benthiques, de mollusques dont des octopodes et de petits poissons. Son niveau trophique est estimé à 4,5. Sa vulnérabilité est élevée, de 55 pour cent. Les trois autres espèces sont des Sciaenidae: l’évêque étoilé, Equetus punctatus, l'évêque couronné, Equetus lanceolatus, et le dragonnet, Pareques acuminatus. Les espèces de cette famille se rencontrent communément sur des fonds meubles, plutôt vaseux; ces trois espèces y font exception. Avec leurs livrées brunes à bandes blanches tranchées, elles se distinguent des autres Sciaenidae aux couleurs uniformes et ternes. De tailles modestes (maximum de 25 à 27 cm) elles présentent un intérêt pour l’alimentation et l’aquariophilie. Elles se nourrissent de zoobenthos et d’invertébrés. Leurs niveaux trophiques sont de 3,4 à 3,6 et Leurs vulnérabilités de 20 à 23 pour cent. Pour clore le panorama de cette communauté corallienne d’une riche diversité spécifique, trois familles réunissent les espèces prédatrices attachées à ce biotope. La trompette, Aulostomus maculatus, de la famille des Aulostomidae, qui a été mentionnée comme prédateur à plusieurs reprises. De forme allongée, sa taille peut atteindre 100 cm. Elle se nourrit de zooplancton, des stades jeunes de poissons, de poissons adultes comme les anchois, les rougets, les gorettes, les marignons, etc. Son niveau trophique est de 4,3. Ses prédateurs sont les vivaneaux et les mérous de grandes tailles. Cette espèce n’a pas donné lieu à des signalements de cas de ciguatera. Sa vulnérabilité est moyenne à haute, 50 pour cent. Ensuite viennent 2 espèces de la famille des Belonidae: l’aiguille voyeuse, Tylosurus acus acus, et l’aiguille crocodile, Tylosurus crocodilus crocodilus. La première se rencontre sur des fonds de 25 à 80 m, la seconde jusqu’à des profondeurs de 457 m. Leur taille maximale est de 150 cm pour un poids de 6,4 kg. Leur régime est constitué de crevettes et principalement de poissons: anchois, harengules, mulets et ainsi que d’aiguilles. Leur niveau trophique est de 4,4 à 4,5. Les thons sont leurs principaux prédateurs identifiés. Ces deux espèces présentent un danger pour leurs morsures. Seule l’aiguille crocodile est signalée comme présentant un risque de ciguatera. Enfin trois espèces de requins de la famille des Carcharhinidae sont inféodées aux récifs coralliens: le requin nez noir, Carcharhinus acronotus; le requin de récif, Carcharhinus perezii et le requin citron, Negaprion brevirostris. Ce sont des requins côtiers qui se rencontrent sur des fonds de 0 à 92 m. Le requin de récif et le requin citron sont considérés comme dangereux. Leurs tailles maximales sont de 200 à 340 cm pour des poids maximaux de 19 à 184 kg. Outre l’usage alimentaire, ces espèces présentent un intérêt commercial pour la pêche sportive. Leur régime est constitué principalement de poissons osseux mais aussi de crustacés benthiques, de mollusques et d’oiseaux. Ce sont des espèces vivipares avec une fécondité absolue de 4 à 6 chez le requin nez noir, de 4 à 17 chez le requin citron. Leurs niveaux trophiques se situent entre 4,3 et 4,5. La vulnérabilité de ces espèces est élevée à très élevée, de 70 à 87 pour cent. Les trois espèces sont inscrites sur la liste rouge de l’IUCN sous le statut d‘espèces quasi menacées. La distribution spatiale de ce peuplement montre des agglomérations à proximité des côtes ou peu distantes des côtes et des sites de récifs coralliens. Les points les plus au large correspondant à des espèces à plus large distribution s'étendant au-delà de la limite du talus, ayant colonisé des sites de récifs fossiles. La cartographie des principales espèces de ce peuplement (figure 15) se juxtapose à celle des espèces de coraux construits (Cf. § 6.2.3). 3.2.1.4 Peuplement des herbiers, champs d'algues et fonds à éponges Ce groupe compte 11 familles dont certaines sont également des composantes importantes des communautés coralliennes (tableau 5). Contrairement aux espèces de ces familles abordées précédemment qui peuvent fréquenter alternativement le milieu corallien et les herbiers, celles-ci se rencontrent plus rarement dans les récifs coralliens. Ainsi trouve-t-on trois espèces de perroquets, Scaridae, de petites à moyennes tailles, leurs longueurs maximales étant comprises entre 13 à 30 cm. Elles sont sur des fonds de 0 à 80 m. Leur régime se compose d’algues et de plantes telles que Thalassia testudinum (Cf. § 6.2.1). Leurs niveaux trophiques sont bas, de 2,0. Comme cela a été déjà indiqué, l’hermaphrodisme protogyne est fréquent chez ces espèces (Robertson et Warner, 1978), c’est le cas du perroquet à lévare bleu, Cryptotomus roseus, la plus petite des trois espèces, chez qui les femelles se transforment en mâles à partir de 5,75 cm; chez le perroquet aile-noire, Sparisoma radians, on observe des mâles primaires en minorité chez les individus les plus petits et des mâles secondaires, 33 plus grands et plus actifs dans la reproduction tandis que chez le perroquet émeraude, Nicholsina usta, les sexes sont séparés. Tableau 5. Principales familles de poissons des herbiers, champs d'algues et fonds à éponges. Ce peuplement compte 39 espèces dont 26 commercialisables. Nom français (FAO) Nom créole Antennaire Baliste Labre bata lake Bourse Serpentine Perroquet Mamselle Vingt-quatre heures Varech Hippocampe Compère pawoket, boutou, potpot Famille (n esp comm/n esp) Antennariidae (1/1) Apogonidae (0/1) Balistidae (1/1) Blenniidae (1/1) Callionymidae (1/1) Chaenopsidae (1/1) Chlopsidae (1/1) Dactyloscopidae (1/1) Labridae (5/5) Labrisomidae (3/8) Monacanthidae (1/2) Mullidae (1/1) Ophichthidae (1/2) Scaridae (2/3) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-5 0-15 5-70 0-35 1-91 0-11 2-450 1-27 1-110 0-24 1-90 0-110 0-150 0-80 Sciaenidae (2/2) Scorpaenidae -0/1) Serranidae (1/2) Syngnathidae (2/4) Tetraodontidae (1/1) 1-35 1-30 0-165 0-73 2-70 La vulnérabilité de ces trois Scaridae est très basse, entre 12 et 27 pour cent. Seul le perroquet aile-noire, Sparisoma radians, présente des risques de ciguatera. Les labres, Labridae, sont représentés par cinq espèces; de tailles modestes, la taille maximale de quatre d'entre elles est comprise entre 9,4 à 20 cm; elles se rencontrent entre 1 et 54 m de profondeur, la taille de la dernière espèce, Xyrichtys novacula, atteint 38 cm et elle est signalée jusqu'à 110 m de profondeur. Leur régime est plus varié comprenant du zooplancton et du zoobenthos. Leur niveau trophique est compris entre 3,2 et 3,7. Comme la plupart des Labridae, elles sont hermaphrodites protogynes (Warner et Robertson, 1978). Ces espèces présentent une vulnérabilité basse à modérée, de 16 à 36 pour cent. Appartenant à une autre de ces familles, le baliste, Canthidermis sufflamen se rencontre sur les fonds de 5 à 60 m; d’une longueur maximale de 65 cm pour 6 kg, il se nourrit de méduses, de cnidaires, d’oursins, de gastéropodes, d’invertébrés benthiques dont des crabes. Son niveau trophique est de 3,5. Ses principaux prédateurs sont les carangues, les thons et les makaires. Sa vulnérabilité est de 50 pour cent. La famille des Serranidae compte deux espèces. Seul le varech, Alphestes afer présente un intérêt pour la pêche. Il est diurne, sa taille maximale est de 33 cm et il se rencontre entre 2 et 35 m de profondeur. C'est un hermaphrodite séquentiel, sa protogynie reste à confirmer (Sadovy de Mitcheson et Liu, 2008). Il se nourrit d'invertébrés benthiques et de poissons; son niveau trophique est de 3,6. Sa vulnérabilité est de 33 pour cent. Les blennies, Labrissomidae, sont représentées par huit espèces dont trois font l'objet de commerce aquariophile. Ce sont des poissons de petites tailles (2,3 à 8,2 cm), des fonds de 0 à 24 m, se nourrissant de zoobenthos (vers, crustacés benthiques). Leur niveau trophique se situe entre 3,1 et 3,7 et leur vulnérabilité est de 10 pour cent. Le rouget barbé tacheté, Pseudupeneus maculatus, de la famille des Mullidae appartient à ce groupe. Sa taille maximale est de 30 cm, il se rencontre jusqu’à 90 m de profondeur. Il se nourrit de vers polychètes, de petits invertébrés et de crustacés benthiques. Son niveau trophique est de 3,7. Ses prédateurs sont les oiseaux de mer, la trompette, des carangues, des vivaneaux, des mérous et le requin de récif. Sa vulnérabilité est modérée, de 35 pour cent. De rares cas de ciguatera ont été signalés. Deux espèces de Sciaenidae figurent dans ce peuplement: la mamselle bleue, Corvula batabana, et la mamselle caimuire, Corvula sanctaeluciae. De tailles modestes, communes à 20 cm et au maximum de 26 cm, elles se rencontrent sur les fonds sableux à herbiers entre 3 et 35 m. Leur régime est constitué de zoobenthos, de crevettes, d'amphipodes et d'isopodes, leur niveau trophique est de 3,4 à 3,6, leur vulnérabilité de 21 à 22 pour cent. 34 Quatre espèces d'hippocampes, Syngnathidae, se rencontrent dans ce milieu jusqu'à une profondeur de 73 m. Leurs captures sont destinées au commerce aquariophile. Leur régime est constitué de zooplancton dont les crustacés planctoniques, de zoobenthos, en particulier de crevettes. Leur niveau trophique est de 3,3 à 3,5. La vulnérabilité de l'hippocampe rayé, Hippocampus erectus, est de 31 pour cent, celle de Syngnathus pelagicus, de 17 pour cent. L'hippocampe rayé est inscrit sur la liste rouge de l'IUCN sous le statut de vulnérable (VU), il figure avec l'hippocampe moucheté, H. guttulatus, à l'annexe II de la CITES. L'antennaire des Sargasses, Histrio histrio, est un Antennariidae benthopélagique. Il se rencontre souvent sous des objets flottants ou des sargasses, à proximité des récifs coralliens. C'est un carnivore qui se nourrit de crustacés benthiques, de poissons et de zooplancton. Son niveau trophique est de 3,93. Sa vulnérabilité est faible, de 10 pour cent. Il est consommé mais également commercialisé comme poisson d'ornement. Deux espèces présentant des risques pour le consommateur doivent être signalées: • La rascasse Poisson scorpion à tentacules ou Plumed scorpionfish (En), Scorpaena grandicornis, est le seul Scorpaenidae présent dans ce peuplement. L'espèce possède des épines venimeuses dont les piqûres sont extrêmement douloureuses mais non létales. Elle se rencontre dans les fonds de 1 à 30 m. Sa taille maximale est de 30 cm. Son régime est constitué de crustacés benthiques et de poissons, c'est une proie des requins. Son niveau trophique est de 3,7. Sa vulnérabilité est de 41 pour cent. • Le compère collier, Sphoeroides spengleri, est le seul Tetraodontidae rattaché à ce peuplement. Sa chair est toxique, en particulier les viscères, contenant de la Tétrodotoxine (TTX), une neurotoxine puissante, amine perhydroquinozoline dont la dose létale (DL) est de 10 µg/kg (Hommel et al., 1992), il est appelé aussi le poison du fugu en référence au plat traditionnel japonais. Le décès survient entre 6 et 24h après l'ingestion, suite à la paralysie de la musculature respiratoire. Le tétrodon entre dans la préparation du plat haïtien « Zombi coffre ». Il se rencontre entre 2 et 70 m de profondeur. Sa taille maximale est de 30 cm. Il se nourrit d'oursins, de crustacés benthiques, de mollusques et d'autres invertébrés benthiques; son niveau trophique est de 3,3. Sa vulnérabilité est de 25 pour cent. La distribution spatiale de ce peuplement est plus diffuse que celles des peuplements précédents (figure 16). Figure 16. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 39 espèces du peuplement de poissons des herbiers, champs d'algues et fonds à éponges de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 57 152 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. 3.2.1.5 Peuplement des poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus Les espèces démersales sont des espèces nageuses, vivant au-dessus du fond, très mobiles, elles dépendent des ressources fixées au fonds d’où elles tirent leur nourriture. Dans ce groupe ont été inventoriées 119 espèces de poissons appartenant à 42 familles dont 95 espèces signalées d'intérêt commercial (tableau 6). 35 On y trouve huit espèces de vivaneaux, Lutjanidae. Si une dizaine d’espèces de cette famille sont nettement inféodées aux récifs coralliens, les autres se rencontrent sur des fonds rocheux ou sableux. Les espèces de plus petites tailles atteignent un maximum de 50 cm tandis que les plus grandes peuvent atteindre 1,0 m de long. Elles se rencontrent sur des fonds de 12 à 650 m. Toutes présentent un intérêt pour la pêche commerciale à vocation alimentaire. Leur niveau trophique est élevé, de 3,9 à 4,5. Elles se nourrissent selon leur taille de tuniciers, d’invertébrés benthiques, de crustacés benthiques comme les crabes et les crevettes, de céphalopodes et de poissons. Les espèces de plus grandes tailles, inféodées aux fonds rocheux ou à des récifs coralliens fossiles, sont sédentaires et territoriales. Celles qui vivent sur les fonds sableux se rencontrent plus souvent en bancs. Les sexes sont séparés. Leur vulnérabilité est modérée à haute, entre 28 et 62 pour cent. Tableau 6. Principales familles de poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus. Ce peuplement compte 119 espèces dont 95 commercialisables. Nom français (FAO) Laffe cinq doigts Argentine Ariomme Crapaud tacheté Rombou Brotule Requin bouledogue Langue fil noir Poule de mer, hirondelle Pastenague Sagre Poisson trompette Gobie Grondeur, Croupia Labre rouge Baudroie, lotte Vivaneau Vive Bourse More têtard Rouget Aigle de mer Chauve-souris de mer Serpenton Brotule Donzelle Limande Chien de mer Gobie Poisson chèvre Raie blanc-nez Verrue, Acoupa Rascasse Mérou, serran, coné etc. Pagre rouge Aiguillat Poisson lézard, Anoli Hoplostète argenté Emissole Poisson sabre Grondin Nom créole reken crocro vivano balbaren pwason ré Ré grandyèl Kwokwo reken Famille (n esp comm/n esp) Acropomatidae (0/1) Antennariidae (0/1) Argentinidae (1/2) Ariommatidae (2/2) Batrachoididae (1/1) Bothidae (1/1) Bythitidae (1/1) Carcharhinidae (2/2) Cynoglossidae (1/1) Dactylopteridae (1/1) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 183-658 0-219 92-458 0-640 1-200 73-550 64-210 0-280 6-263 1-100 Dasyatidae (2/2) Etmopteridae (2/2) Fistulariidae (1/1) Gobiidae (1/2) Haemulidae (6/6) Labridae (1/1) Lophiidae (1/1) Lutjanidae (8/8) Malacanthidae (2/2) Monacanthidae (3/3) Moridae (1/1) Mullidae (3/3) Myliobatidae (1/1) Ogcocephalidae (3/5) Ophichthidae (2/3) Ophidiidae (2/4) Opistognathidae (2/2) Paralichthyidae (6/6) Pentanchidae (2/2) Percophidae (0/2) Polymixiidae (2/2) Rajidae (1/1) Sciaenidae (7/9) Scorpaenidae (2/5) Serranidae (11/17) 0-150 70-800 1-200 8-240 0-120 18-275 230-800 12-650 10-244 0-900 30-1 000 0-135 1-91 0-1 300 0-1 743 1-935 0-91 0-549 150-700 82-724 50-800 0-330 0-110 1-5490-610 Sparidae Squalidae (1/1) Synodontidae (6/7) Trachichthyidae (1/1) Triakidae (1/1) Trichiuridae (2/2) Triglidae (1/2) 0-250 60-710 0-430 100-1 300 0-800 0-589 7-230 36 Le vivaneau rouge, Lutjanus purpureus, (photo 18) est l’une des espèces les plus grandes. Sa longueur maximale est de 100 cm et son poids peut atteindre 22,8 kg. Cette espèce a une large distribution, des côtes nord de l’Amérique du sud aux côtes atlantiques de l’Amérique centrale à la frontière du Mexique et sur toutes les Caraïbes. Elle est souvent confondue avec le vivaneau Campèche dont la distribution s’étend des côtes ouest du golfe de Mexique à la Floride. Chez le vivaneau rouge, la période de ponte a lieu toute l’année, chez d’autres espèces elle court sur quelques mois. Autre espèce de grande taille (maximum de 100 cm), le vivaneau royal, Etelis oculatus, a une aire de distribution encore plus large, comprenant toutes les côtes du golfe du Mexique, les Caraïbes, les côtes atlantiques d’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du sud. Le vivaneau Campèche, Lutjanus campechanus, est également de grande taille (maximum de 100 cm); son aire de distribution se situe plus au nord et bien que souvent confondue avec L. purpureus, l'espèce a été signalée en Haïti (Wilner, 2004); avec le vivaneau vermillon, Rhomboplites aurorubens, ces deux espèces sont inscrites sur la liste rouge de l’IUCN sous le statut d'espèce vulnérable (VU). Les risques de ciguatera touchent cinq espèces dont le vivaneau noir, Apsilus dentatus, pour lequel des signalements fréquents ont été recensés. Chez les Haemulidae, six espèces sont présentes dans ce peuplement alors que 13 sont rattachées aux milieux coralliens. Elles se rencontrent sur des fonds de roches et de sable entre 0 et 120 m. Leurs tailles maximales sont de 20 à 76 cm. D’un niveau trophique moyen situé entre 3,5 et 4,0; leur régime se compose d’oursins, de mollusques, de crustacés benthiques et de petits poissons. Leur vulnérabilité est faible à élevée, 23 à 56 pour cent. Le lippu croupia, Anisotremus surinamensis (photo 19) et la gorette grise, Haemulon bonariense, ont donné lieu occasionnellement à des signalements de ciguatera. Appartiennent à cette communauté 17 espèces de Serranidae regroupant des mérous, des serrans, des conés et des savons. Y figurent quatre espèces de mérous: mérou Aile-jaune, Hyporthodus flavolimbatus; le mérou brouillard, H. mystacinus; le mérou Varsovie (ou polonais), H. nigritus et le mérou neige, H. niveatus. Ce sont des mérous de grandes tailles, leurs tailles maximales respectives sont de 1,15, 1,60, 2,35 et 1,22 m et de poids maximaux respectifs de 20, 107, 198 et 30 kg. Ce sont des espèces plus profondes de la zone intermédiaire entre le plateau et le talus continental, des fonds de 10 à 525 m. Ces quatre espèces sont encore mal connues. Solitaires elles sont parfois capturées sur le plateau continental. Leurs niveaux trophiques sont respectivement de 3,8, 4,6, 4,0 et 4,04. Leur régime carnivore est constitué de crabes, de crevettes, de langoustes, de céphalopodes et de poissons. Ces espèces présentent une haute à très haute vulnérabilité, respectivement de 58, 85, 68, et 64 pour cent. Le mérou de Varsovie figure sur la liste rouge de l’IUCN, sous le statut d'espèce en danger critique (CR), stade qui précède celui de l’extinction; les mérous aile-jaune et neige figurent également sur la liste rouge de l'IUCN, comme espèces vulnérables (VU). Ces espèces n'ont pas été signalées pour des cas de ciguatera. Les serrans, les conés et les savons sont de tailles plus modestes, de 11,5 à 35 cm maximum. Les serrans regroupent des espèces des genres Serranus et Diplectrum. Ce sont des poissons dont les chairs sont très appréciées, leur prix est plutôt élevé. Les savons, du genre Rypticus, doivent leur nom au mucus qu'ils secrètent à la surface de leur corps en cas de stress et qui prend l'aspect d'une mousse savonneuse qui contient une protéine toxique pour se protéger des prédateurs. Les trois espèces ne sont pas toxiques pour l'homme et leur chair est également prisée. Leur niveau trophique est de 3,7 à 4,1 et leur vulnérabilité de 22 à 34 pour cent. La famille des Labridae, autre famille dominante des milieux coralliens, est représentée par une espèce: le labre rouge, Decodon puellaris, espèce de taille modeste, maximum de 30 cm. Elle présente un intérêt pour le commerce d’aquariophilie. Elle se rencontre sur des fonds rocheux entre 18 et 275 m. les sexes sont séparés. Son niveau trophique est de 3,6. Sa vulnérabilité est faible à modérée, de 35 pour cent. Le Sparidae Pagrus pagrus a été signalé dans la zone d'inventaire (Vallès, 2018) mais selon la FAO, Fishbase, OBIS et GBIF, son aire de répartition s'étend le long des côtes de Floride, du golfe du Mexique, d'Amérique centrale et du nord de l'Amérique du Sud. L'espèce est signalée par OBIS et GBIF au nord-ouest de Cuba. Font également partie de ce groupe, trois espèces de rougets, Mullidae. Leur taille maximale est de 27 à 40 cm. Elles se rencontrent sur des fonds sableux entre 0 et 135 m. Leurs régimes se composent essentiellement d’invertébrés benthiques et leur niveau trophique est de 3,2 à 3,9. Leur vulnérabilité est faible à moyenne, de 27 à 33 pour cent. Leur chair est fine et appréciée. De rares cas de ciguatera ont été signalés avec le capucin jaune, Mulloidichthys martinicus. Bien que la famille des Sciaenidae n’ait pas été signalée dans les rapports et articles précisant les captures de la pêche en Haïti, la présence d’espèces de cette famille dans les eaux haïtiennes est signalée tant sur le site de 37 Fishbase que sur ceux d’OBIS et de GBIF et neuf espèces figurent dans ce peuplement. Elles se rencontrent sur des fonds meubles et préférentiellement vaseux sinon sableux de la côte à 110 m de profondeur. Leur régime est varié, composé de zooplancton, de zoobenthos, de crevettes, de crabes, de vers, de petits poissons. Leurs niveaux trophiques se situent entre 3,1 et 4,1 et leurs vulnérabilités entre 13 et 34 pour cent. Parmi ces espèces, l'acoupa mongolare, Cynoscion jamaicensis, (photo 20) a une taille maximale de 50 cm; les tailles maximales des tambours brésilien, Micropogonias undulatus, et rayé, M. furnieri, sont de 55 et 67 cm; les ombrines rayée Umbrina broussonnetii, et pétope, U. coroides, de 25 et 35 cm de tailles maximales. Ces espèces sont prisées par les consommateurs et sans cas de ciguatera signalés. Les Monacanthidae, dont la forme rappelle celle des balistes, comptent dans ce peuplement trois espèces, toutes commerciales. Elles se rencontrent sur des fonds de vase, sable ou gravier entre 0 et 900 m. Leur taille maximale est de 18 à 61 cm. Leur régime constitué d'algues, de plantes, de zoobenthos leur confère un niveau trophique modéré, de 2 à 2,9. Leur vulnérabilité se situe entre 27 et 55%. Les Malacanthidae, sont représentés par deux espèces: la vive, Malacanthus plumieri, et le tile-œil-doré, Caulolatilus chrysops, leurs tailles maximales respectives sont de 70 cm et 60 cm. Elles se rencontrent sur les fonds de sable ou de graviers, entre 10 et 244 m, mais également à proximité de récifs coralliens et parfois dans des herbiers. Elles se nourrissent de vers, de stomatopodes, d'oursins, d'étoiles de mer, de poissons. Leurs niveaux trophiques respectifs sont de 3,7 et 3,6. Parmi leurs prédateurs figurent les vivaneaux. Leur vulnérabilité est élevée, de 63 et 51%. Leurs piqûres sont douloureuses en raison de leur venin. Photo 18. Lutjanus purpureus © de Mérona B. (IRD) Photo 19. Anisotremus surinamensis © de Mérona B. (IRD) Photo 20. Cynoscion jamaicensis © de Mérona B. (IRD) Photo 21 Synodus foetens © de Mérona B. (IRD) Photo 22 Trachinocephalus myops © de Mérona B. (IRD) Photo 23 Fistularia tabacaria © de Mérona B. (IRD) 38 Les rascasses, Scorpaenidae, comptent cinq espèces dont deux sont signalées d'intérêt commercial. Elles se rencontrent sur des fonds de vase, sable, graviers et roches entre 0 et 549 m. Leur taille maximale se situe entre 6,4 et 46 cm. Leur régime alimentaire est constitué de crustacés, d'autres invertébrés benthiques et de poissons. Leur niveau trophique est compris entre 3,3 et 3,8. Leur vulnérabilité est comprise entre 18 et 59 pour cent. La rascasse longnez, Pontinus castor, l'espèce la plus grande et d'intérêt commercial est dotée d'épines venimeuses dangereuses pour l'homme. Les poissons lézard ou anolis, Synodontidae, sont représentés par sept espèces dont six présentent un intérêt commercial sur le marché local dont l'anoli des plages, Synodus foetens (photo 21), et l'anoli-serpent, Trachinocephalus myops (photo 22), l'espèce la plus profonde. Ils se rencontrent sur les fonds sableux ou vaseux, de la côte jusqu'aux fonds de 430 m. Leur taille maximale est de 25 à 48 cm. Ils se nourrissent de zoobenthos dont les crustacés benthiques comme les crabes et les crevettes, de céphalopodes et de poissons. Leur niveau trophique se situe entre 4,2 et 4,7 et leur vulnérabilité de 18 à 47 pour cent. Le poisson-trompette, Fistularia tabacaria (photo 23), de la famille des Fistulariidae se rencontre entre1 et 200 m de profondeur, sur des fonds durs de roches, coraux et également dans les herbiers. La longueur maximale de ce poisson très effilé est de 2 m pour un poids d'à peine 300 g. Il se nourrit de zoobenthos, de bivalves, de crustacés benthiques, de crabes et de poissons. Son niveau trophique est de 3,7 et sa vulnérabilité de 31 pour cent. Deux espèces de poissons-sabre, Trichiuridae, sont rattachées à ce peuplement. Ce sont des espèces benthopélagiques qui se rencontrent de la côte aux fonds de 589 m. De forme très allongée, leur taille maximale est comprise entre 2,00 et 2,34 m. Le poids maximal du poisson sabre commun, Trichiurus lepturus (photo 24) atteint 5 kg. Leur régime est constitué de zooplancton, de zoobenthos comme les crevettes, les langoustes, les crabes et de céphalopodes. Leur niveau trophique est de 4,4 à 4,5 et leur vulnérabilité de 37 à 65 pour cent. Les poissons plats, perpeires, cardines, limandes, de la famille des Paralichthyidae, au nombre de cinq espèces toutes d'intérêt commercial, font partie de ce peuplement. Ces espèces se rencontrent sur des fonds meubles de vase ou de sable, entre 0 et 549 m. Leur taille maximale est comprise entre 20 et 41 cm. Leur régime est constitué de zooplancton, de zoobenthos benthique, de céphalopodes et de petits poissons. Leur niveau trophique est compris entre 3,27 et 3,6. Leur vulnérabilité se situe entre 10 et 35 pour cent. Le perpeire frange, Etropus crossotus (photo 25), est une espèce de bas de plateau qui vit sur des fonds meubles (vase, sable) entre 0 et 110 m. Son niveau trophique est de 3,5 et sa vulnérabilité de 10 pour cent. Le perpeire à queue tachetée, Cyclopsetta fimbriata (photo 26) a une taille maximale de 33 cm, son régime alimentaire consiste en crustacés benthiques et en poissons, son niveau trophique est de 3,6 et sa vulnérabilité est de 27 pour cent. Ces espèces se rencontrent de 18 à 230 m, sur des fonds de sables ou de graviers. Quinze espèces de bas de plateau et de talus continental se répartissent entre sept familles: • Les argentines, Argentinidae, comptent deux espèces dont l'une est commerciale. Elles se rencontrent sur des fonds meubles (vase, sable) entre 92 et 458 m. De petites taille, 11,3 et 14,6 cm au maximum. Leur régime est constitué de crustacés benthiques et leur niveau trophique est de 3 à 3,3. Leur vulnérabilité est de 23 à 27 pour cent. Elles sont pêchées au chalut de fond. • Les ariommes, Ariommatidae, comptent deux espèces commerciales, l'ariomme grise, Ariomma bondi, et l'ariomme pintade, A. regulus. Elles se rencontrent de 0 (le plus souvent au-delà de 50 m) à 640 m de profondeur. Leurs tailles maximales sont de 30 et 25 cm. Leur régime est constitué principalement de zoobenthos. Leurs niveaux trophiques sont de 3,5 et 3,4 et leurs vulnérabilités de 18 et 15 pour cent. Elles sont pêchées au chalut de fond. • Les brotules, Ophidiidae, comptent quatre espèces dont deux sont commerciales. Elles se rencontrent sur les fonds meubles (vase, sable), entre 1 (le plus souvent plus profond) et 635 m. Leurs tailles maximales sont comprises entre 12,6 et 100 cm (27,3 et 100 cm pour les deux espèces commerciales). Chez la plus grande des espèces, la brotule barbée, Brotula barbata, le poids atteint 8,5 kg. Elles se nourrissent principalement de crustacés benthiques: leur niveau trophique est compris entre 3,5 et 3,9 et leur vulnérabilité entre 16 et 52 pour cent. Ces espèces dites profondes sont des « poissons de chalut» et ne sont pas accessibles aux techniques de pêche artisanale. • Les poissons chèvre, Polymixiidae, comptent deux espèces commerciales. Elles se rencontrent sur les fonds meubles (vase, sable) entre 50 et 800 m. Leur taille maximale est de 25 à 48 cm. Leur régime est constitué de crustacés benthiques, de céphalopodes et de poissons et leur niveau trophique est de 39 4,01 à 4,2. Leur vulnérabilité se situe entre 37 et 42 pour cent. Le poisson chèvre robuste, Polymixia lowei, l'espèce la plus grande se pêche au chalut de fond mais également à la ligne à main et à la palangre de fond. • La dernière famille est celle des Trachichthyidae, représentée par une seule espèce commerciale, l'hoplostète argenté, Hoplostethus mediterraneus. Il se rencontre sur les fonds de vase entre 100 et 1 300 m. Sa longueur maximale est de 58 cm. Son régime est constitué de zooplancton, d'invertébrés et de crustacés benthiques. Son niveau trophique est de 3,49 et sa vulnérabilité est de 65 pour cent. • Seule de la famille des Lophiidae, la baudroie14, Lophiodes monodi, mérite d'être évoquée car c'est une espèce commerciale très prisée. Elle se rencontre sur les fonds meubles (vase, sable) de 230 à 800 m. Sa longueur maximale est de 52 cm pour un poids de 1,8 kg. C'est une espèce piscivore, son niveau trophique est de 4,5 et sa vulnérabilité de 49 pour cent. Elle est pêchée au chalut de fond. • Trois espèces de poissons anguilliformes de la famille des Ophichthidae font partie de ce peuplement: le serpent de mer, Ophichthus cruentifer, le serpenton chevrette, O. gomesii, et le serpenton tacheté, O. ophis (photo 27). La première espèce se rencontre sur les fonds de 36 à 1 743 m, les deux autres entre 0 et 457 m et sont les seules à présenter un intérêt pour la pêche vivrière et les appâts. Leurs tailles maximales sont respectivement de 47, 91 et 210 cm. Leurs niveaux trophiques sont de 3,4, 4,0 et 4,5 et leurs vulnérabilités de 29, 42 et 75 pour cent. Les autres espèces de ce groupe sont des sélaciens. L'aigle de mer, Aetobatus narinari, est une raie de la famille des Myliobatidae qui vit au-dessus du fond. Elle nage près de la surface ou près du fond souvent en bancs entre 1 et 80 m de profondeur, occasionnellement aux alentours des récifs coralliens. Elle peut mesurer jusqu'à 3,30 m d'envergure pour un poids approchant les 100 kg. Omnivore elle se nourrit de mollusques bivalves et gastéropodes, de crevettes, de crabes, d'octopodes et de petits poissons; son niveau trophique est de 4,2. La femelle est fécondée par accouplement et la reproduction est ovovivipare, la mère pouvant garder jusqu'à quatre embryons, la fécondité absolue moyenne est de 1 à 2. Cette espèce présente une vulnérabilité très élevée, 75 pour cent. Elle figure sur la liste rouge de l'IUCN sous le statut de quasi menacée (NT). Deux espèces de raies pastenagues de la famille des Dasyatidae, se rattachent à ce peuplement: la pastenague américaine, Hypanus americanus (ex Dasyatis americana) (photo 28) et la pastenague longnez, Hypanus guttatus. Leur envergure maximale est de 2,0 m, et leur poids maximal de 135 kg. Elles se rencontrent sur des fonds de sable ou de roches entre 0 et 150 m, visitant parfois les herbiers. Elles se nourrissent d'invertébrés benthiques comme des vers polychètes, des bivalves, des crustacés mais aussi de petits poissons osseux. Leurs niveaux trophiques sont de 2,6 et 3,5. Les mérous sont leurs principaux prédateurs. Elles sont ovovivipares avec des portées de 2 à 4 jeunes. Leurs grandes tailles et leurs faibles fécondités leur confèrent une très grande vulnérabilité: 77 pour cent pour la pastenague américaine et 90 pour cent pour la pastenague longnez. De rares cas de ciguatera ont été signalés chez la pastenague américaine. Les deux espèces possèdent un aiguillon dentelé pouvant infliger de graves blessures. Ces espèces sont pêchées au chalut de fond mais aussi au trémail, à la palangre de fond et au harpon. La raie blanc-nez, Raja eglanteria, de la famille des Rajidae a été signalée dans la zone d'inventaire (Vallès, 2018) bien que selon la FAO, Fishbase et les bases OBIS et GBIF, son aire de distribution s'étendrait des côtes nord du golfe du Mexique, de Floride et jusqu'à celles du sud de la Nouvelle Écosse (Canada). Font partie de ce groupe, deux espèces de la famille des Pentanchidae: le chien de mer des Antilles, Galeus antillensis, et le chien de mer rayé, G. springeri15. Ce sont des requins de fond qui fréquentent les fonds de 150 à 824 m de la marge du plateau continental et de la pente du talus continental. Leur taille maximale est de 46 et 53 cm. Ce sont des espèces ovipares. Elles se nourrissent d'invertébrés et de petits poissons; leur niveau trophique est de 4,0. Leur vulnérabilité est modérée à élevée, de 53 et 41 pour cent. Ces espèces sont d'un faible intérêt commercial. Se rattache à ce groupe l'émissole douce, Mustelus canis (photo 29) de la famille des Triakidae. Elle se rencontre souvent en bancs de la côte aux fonds de 800 m. Pouvant atteindre 1,50 m de long pour 12,2 kg, c'est une espèce pêchée pour l'alimentation. Elle est vivipare, les femelles portant de 2 à 4 jeunes. Elle se nourrit près du fond de gros crustacés comme des crabes et des crevettes mais également des langoustes et 14 La baudroie est également appelée lotte. 15 Ces deux espèces étaient rattachées à la famille des Scyliorhinidae par le passé (FAO, 2002a) 40 des cigales. Son niveau trophique est de 3,6. Ses principaux prédateurs sont les requins (Carcharhinidae et Lamnidae). D'une grande vulnérabilité, 87 pour cent, cette espèce est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN sous le statut d'espèce quasi menacée (NT). L'aiguillat, Squalus cubensis, de la famille des Squalidae est un requin de fond qui appartient également à ce peuplement. Sa taille ne dépasse pas 1,10 m, Il occupe les fonds de 60 à 400 m. Il se nourrit au fond de crustacés benthiques et de poissons et son niveau trophique est de 4,2. Ovovivipares, les femelles portent jusqu'à 10 jeunes. Cette espèce présente une grande vulnérabilité, de 71 pour cent. Il présente un intérêt commercial pour sa chair mais surtout pour son foie qui contient du squalène, un triterpène aux applications multiples. Les Sagres, Etmopterus hillianus et E. robinsi, de la famille des Etmopteridae, sont des requins de fond, présents entre 70 et 800 m, d'une taille maximale de 50 et 31 cm. Leur niveau trophique est de 4,0 à 4,4 et leur vulnérabilité est faible à modéré, de 23 à 43. Comme l'espèce précédente, ils sont recherchés pour leur chair mais surtout pour l'huile de leur foie riche en squalène. Figure enfin dans ce groupe un grand prédateur: le requin bouledogue, Carcharhinus leucas, de la famille des Carcharhinidae. Sa taille peut atteindre 6,60 m pour un poids de 316 kg. Il se rencontre sur des fonds de 1 à 152 m, très mobile, il peut se déplacer sur plus de 180 km en 24 heures. Il se nourrit de crustacés (crevettes, crabes, langoustes), de céphalopodes, de toutes sortes de poissons y compris des raies et des requins, de tortues marines et de mammifères marins, son niveau trophique est de 4,3. Il est considéré comme dangereux pour l'homme. Il est vivipare, les femelles portant jusqu'à 13 jeunes. Sa longévité est estimée à 32 années et sa vulnérabilité est très élevée, de 88 pour cent. L'espèce est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN sous le statut d'espèce quasi menacée. Ce peuplement constitué d'un nombre important d'espèces se répartit du littoral jusqu'aux accores, les occurrences sont moins nombreuses au regard du nombre d'espèces, du fait de la nécessité de disposer de techniques de capture plus onéreuses que pour les espèces moins profondes (figure 17). 41 Photo 24. Trichiurus lepturus © de Mérona B. (IRD) Photo 25. Etropus crossotus © de Mérona B. (IRD) Photo 26. Cyclopsetta fimbriata © de Mérona B. (IRD) Photo 27. Ophichthus ophis © de Mérona B. (IRD) Photo 28. Hypanus americanus © de Mérona B. (IRD) Photo 29. Mustelus canis © de Mérona B. (IRD) Figure 17. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 117 espèces des 119 du peuplement de poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 47 250 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021). 42 3.2.1.6 Peuplement des poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus Les espèces benthiques sont des organismes vivant fixés au substrat du fond ou qui en sont très tributaires, s’éloignant peu du substrat. Il s'agira ici essentiellement de poissons anguilliformes (ableau 7). Tableau 7. Principales familles de poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus. Ce peuplement compte 18 espèces dont 13 commercialisables. Nom français (FAO) Nom créole Éperlan du large Congre Morénésoce coungré Murène angi kong Famille (n esp comm/n esp) Chlorophthalmidae (1/1) Congridae (2/4) Muraenesocidae (1/1) Muraenidae (9/12) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 50-1 000 0-732 2-100 0-800 Figure 18. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 18 espèces du peuplement de poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 9 103 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. Photo 30. Gymnothorax ocellatus © de Mérona B. (IRD) 43 La famille des murènes, Muraenidae, prédomine dans ce peuplement. Elle n'y compte pas moins de 12 espèces dont neuf sont signalées comme commercialisables. Celles-ci se rencontrent sur des fonds rocheux, parfois aussi dans des récifs coralliens moins profonds (Cf. § 3.2.1.3). Ces espèces de l'ordre des Anguilliformes ont un corps très allongé, ce sont des espèces solitaires vivant terrées dans des anfractuosités de roches, parfois de récifs coralliens. La murène verte, Gymnothorax funebris, est la plus grande de ces 12 espèces, sa taille pouvant atteindre 2,50 m et un poids de 29 kg. Elle vit sur des fonds de 0 à 81 m; c'est une carnivore se nourrissant de crustacés et de poissons; son niveau trophique est de 4,0 et sa vulnérabilité très haute, de 84 pour cent. Elle est dangereuse pour ses morsures. La murène tachetée, Gymnothorax moringa, de grande taille également puisqu'elle atteint 2,00 m de long pour un poids de 2,5 kg. Elle est sur des fonds de 0 à 200 m. C'est une carnivore qui se nourrit de crustacés benthiques mais surtout de poissons (vivaneaux, gorettes, rascasses, etc.), son niveau trophique est de 4,5; sa vulnérabilité est très haute, de 84 pour cent. Elle présente des risques pour la population en raison de ses morsures mais également elle a fait l'objet de fréquents signalements pour la ciguatera. Les murènes ocellées, Gymnothorax ocellatus, se rassemblent en groupes importants quand elles sont sur des fonds meubles (vase, sable) de 1 à 160 m (photo 30). D'une taille maximale de 90 cm, son régime est composé de poissons et de crustacés benthiques, son niveau trophique est de 4,1 et sa vulnérabilité de 57 pour cent. Les murènes ont un niveau trophique élevé de prédateurs carnivores, entre 3,6 et 4,5. Leur vulnérabilité est comprise entre 24 et 84 pour cent. Elles sont capturées au casier, à la palangre, à la palangre de fond et au chalut de fond. Le congre dentu, Conger triporiceps, de la famille des Congridae, est une espèce d'une taille moyenne de 80 cm et maximale de 100 cm qui vit sur des fonds rocheux entre 3 et 164 m et qui se nourrit d'invertébrés benthiques et de poissons. Son niveau trophique est de 4,0. Sa vulnérabilité est élevée, 57 pour cent. Avec le congre des Baléares, Ariosoma balearicum, ce sont les seules des 4 espèces de ce peuplement à être considérées pouvoir présenter un intérêt pour la pêche. L'éperlan du large, Chlorophthalmus agassizi, de la famille des Chlorophthalmidae, a été rattaché à ce peuplement. Cette espèce rencontrée entre 20 et 1 000 m de profondeur, d'une taille maximale de 40 cm, est signalée d'intérêt commercial. C'est une espèce de bycatch de pêcheries chalutières profondes. La répartition spatiale des occurrences des espèces de ce peuplement et leur faible nombre rend compte des difficultés techniques à opérer à de telles profondeurs sur des fonds accidentés (figure 18). 3.2.1.7 Peuplement de poissons épipélagiques néritiques Parmi ces espèces de pleine eau, au-dessus du plateau continental, la famille des Carangues, Carangidae, est la plus représentée avec 25 espèces (tableau 8). Leurs distributions peuvent s'étendre au-delà du plateau continental (zone néritique) puisqu'elles sont observées jusqu'au-dessus des fonds de 400 m et comme d'autres espèces de ce peuplement peuvent contribuer aux captures sous DCP (Vallès, 2015). Ces espèces ont un réel intérêt pour l'alimentation, elles sont commercialisées en frais, salées ou séchées. Cette famille réunit des poissons aux formes variées: des espèces fusiformes comme les comètes et le coulisou, Selar crumenophthalmus (photo 31); des espèces comprimées latéralement et moyennement hautes comme les carangues, Caranx spp. et les sérioles, Seriola spp.; des espèces très comprimées latéralement et très hautes comme les mussos, Selene spp. Les comètes réunissent trois espèces: la comète maquereau, Decapterus macarellus, la comète quiaquia, D. punctatus, de taille modeste, de 46 et 36 cm au maximum et la comète saumon, Elagatis bipinnulata (photo 32), de grande taille, jusqu'à 1,80 m pour 46 kg. Ces espèces se nourrissent de zooplancton, d'invertébrés, d'amphipodes et de copépodes, d'œufs et larves de poissons, de crevettes, de céphalopodes, de petits poisons. Leurs niveaux trophiques se situent entre 4,0 et 4,4. Les comètes maquereau et saumon ont fait l'objet de signalements de ciguatera mais leur toxicité reste à confirmer. 44 Tableau 8. Principales familles de poissons pélagiques néritiques. Ce peuplement compte 65 espèces dont 58 commerciales. Nom français (FAO) Nom créole Carangue, Sériole, etc. Requin bordé Allache Coryphène Rémora grêle Exocet Requin nourrice karang, kouléhou reken sadin dorad Croupia Cobia Thazard, Bonitou, Auxide Barracuda, Bécune Requin marteau Stromate lune Compère Trachyptère ventru Sabre fleuret tchara, waou bekin, mèlan reken Famille (n esp comm/n esp) Carangidae (23/25) Carcharhinidae (1/1) Clupeidae (2/2) Coryphaenidae (1/1) Echeneidae (0/1) Exocoetidae (12/14) Ginglymostomatidae (1/1) Hemiramphidae (0/1) Lobotidae (1/1) Rachycentridae (1/1) Scombridae (6/6) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-380 0-100 0-364 0-85 0-5 0-20 0-130 Sphyraenidae (3/3) Sphyrnidae (3/3) Stromateidae (1/1) Tetraodontidae (2/2) Trachipteridae (0/1) Trichiuridae 0-110 0-1000 0-136 0-180 0-1 800 200-850 0-1 0-70 0-50 0-200 Les carangues regroupent six espèces du genre Caranx (photo 33 et photo 34) et Carangoides bartholomaei, la carangue grasse. Ce sont des poissons d'une taille maximale de 69 à 124 cm et des poids maximaux de 5,1 à 32 kg. Elles se rencontrent au-dessus des fonds de 0 à 380 m. Leur période de ponte a lieu entre mars et août à Cuba; elle s'étend le plus souvent sur trois mois dans la région. Elles se nourrissent surtout de poissons osseux mais également de crabes, de crevettes, de langoustes et d’autres invertébrés benthiques, de céphalopodes voire de méduses et de plantes. Leur niveau trophique est élevé, de 3,6 à 4,5. Leur vulnérabilité est modérée à élevée, de 34 à 60 pour cent. Les six espèces ont fréquemment ou occasionnellement été signalées pour la ciguatera. Les sérioles comptent trois espèces du genre Seriola. Leur distribution s'étend des fonds de 1 m à ceux de 360 m. Leurs tailles maximales sont comprises entre 78 et 190 cm, la sériole couronnée, S. dumerili, peut atteindre le poids de 80,6 kg. Leurs régimes alimentaires sont similaires à ceux des carangues et leur niveau trophique est de 4,5. Leur vulnérabilité est comparable à celle des carangues, de 42 à 74 pour cent. La sériole limon, Seriola rivoliana, (photo 35) a fait l'objet de signalements fréquents de ciguatera. Les prédateurs des carangues et sérioles sont les oiseaux (anous et sternes), les coryphènes, les thons, les thazards, les makaires, les barracudas, les mérous et les dauphins. Les Mussos comptent trois espèces du genre Selene: S. browni, S. setapinnis (photo 36) et S. vomer. Ce sont des poissons de plus petites tailles, de 29 à 60 cm qui se rencontrent au-dessus des fonds de 0 à 110 m. Ils se nourrissent de vers, de crabes et de crevettes. Leurs niveaux trophiques se situent entre 3,7 et 4,3. Leur vulnérabilité est faible à modérée, de 24 à 31 pour cent. Les signalements de ciguatera causés par ses trois espèces sont considérés comme douteux, restant à confirmer. Parmi les autres Carangidae, figurent le cordonnier fil, Alectis ciliaris, de forme apparentée à celle des Caranx, sa taille peut atteindre 1,50 m pour un poids de 22,9 kg; la carangue grasse, Carangoides bartholomaei, de forme rappelant celle des carangues, dont la longueur peut atteindre 1,0 m pour un poids de 14 kg; le sapater, Chloroscombrus chrysurus, (photo 37) de forme aplatie latéralement, sa taille maximale est de 65 cm pour un faible poids maximal de 32 g. 45 Les autres Carangidae sont le poisson pilote, Naucrates ductor, d'une taille maximale de 70 cm; les pompaneaux sole, Trachinotus carolinus, plume, T. falcatus, et la palomine, T. ovatus, de tailles maximales respectives de 64, 149 et 70 cm pour des poids de 3,8, 36,0 et 2,8 kg. Les Carangidae sont capturés par des filets maillants, des casiers, des palangres, des lignes à main, des seines, des seines de plage et des chaluts. À ce groupe appartiennent six espèces de Scombridae: le bonitou, Auxis rochei rochei (photo 38); l'auxide, Auxis thazard thazard; le thazard barré, Scomberomorus cavalla (photo 39); le thazard franc, S. regalis; le wahoo, Acanthocybium solandri (photo 40) et la bonite à dos rayé, Sarda sarda. Ce sont des espèces plutôt côtières; le wahoo se rencontre au-dessus des fonds de moins de 20 m, l'aire de distribution des autres espèces s'étend plus au large, jusqu'aux fonds de 200 m. Les tailles maximales du bonitou et de l'auxide sont de 50 et 65 cm. Les quatre autres espèces sont plus grandes: 1,02 à 2,50 m. Ce sont des prédateurs qui se nourrissent de crevettes pénéides, de calmars, mais surtout de nombreuses espèces de poissons osseux, des sardines aux jeunes thons en passant par les carangues. Leurs niveaux trophiques sont élevés, de 4,3 à 4,5. Leurs vulnérabilités sont faibles à élevées, de 27 à 63 pour cent. Les signalements de ciguatera concernent trois espèces sur les cinq, ils sont plus fréquents chez le thazard barré. Les barracudas et bécunes, famille des Sphyraenidae, appartiennent également à ce groupe par trois espèces. La bécune chandelle, Sphyraena picudilla, la plus petite de ces espèces, ne dépasse pas 61 cm, la bécune guachanche, S. guachancho (photo 41), et le barracuda, S. barracuda, atteignent 2,0 m pour 39.6 kg. Ce sont des espèces bathypélagiques qui se rencontrent de la côte aux fonds de 100 m. Leur régime est constitué de calmars, de crevettes mais principalement de poissons osseux d’espèces très diverses. Leur niveau trophique est élevé, de 4,4 à 4,5. Le barracuda est un prédateur de la bécune chandelle. La daurade coryphène, les makaires, les thons et les espadons sont des prédateurs des Sphyraenidae. Les barracudas ont été signalés fréquemment pour des cas de ciguatera aux Îles Vierges britanniques et à Porto Rico, la bécune chandelle, aux Îles Vierges britanniques. Leurs vulnérabilités sont élevées à très élevées, de 48 à 79 pour cent. La daurade coryphène, Coryphaena hippurus, de la famille des Coryphaenidae se rencontre de 0 à 85 m sous la surface. Sa taille peut atteindre 2,10 m pour un poids de 40 kg. Elle se nourrit de céphalopodes et de divers poissons osseux. Son niveau trophique est de 4,4. Ses prédateurs sont des oiseaux marins, les thons, les makaires, les espadons, la daurade coryphène (cannibalisme), des dauphins, des requins (Carcharhinidae et Sphyrnidae). Sa vulnérabilité est moyenne, 40 pour cent. Sa toxicité par ciguatera n’est pas avérée. Photo 31. Selar crumenophthalmus © de Mérona B. (IRD) Photo 32. Elagatis bipinnulata © Vallès H. (UWI) Photo 33. Caranx crysos © de Mérona B. (IRD) Photo 34. Caranx hippos © de Mérona B. (IRD) Photo 35. Seriola rivoliana © Vallès H. (UWI) Photo 36. Selene setapinnis © de Mérona B. (IRD) 46 Le cobia, Rachycentron canadum, de la famille des Rachycentridae, se rencontre de la côte jusqu'au large, audessus des fonds de 1 200 m. Sa taille peut atteindre 2,0 m pour un poids de 68 kg. Il se nourrit d’organismes benthiques ou démersaux dont des mollusques bivalves, des crabes et de poissons démersaux ou de petits pélagiques. Son niveau trophique est de 4,0. A la saison chaude, les individus se rassemblent pour la ponte. Sa fécondité absolue est de 2 à 5 millions. Dans le golfe du Mexique la saison de ponte a lieu d’avril à octobre. Sa vulnérabilité est moyenne, de 44 pour cent. Le croupia, Lobotes surinamensis, de la famille des Lobotidae se rencontre de la côte aux fonds de 70 m. Sa taille atteint 1,10 m pour 19 kg. Son régime est constitué de crustacés benthiques (crabes, crevettes), de poissons démersaux et de petits pélagiques. Son niveau trophique est de 4,0. Sa vulnérabilité est moyenne, de 35 pour cent. Le stromate lune, Peprilus paru (photo 42), Stromateidae, est une espèce benthopélagique qui se rencontre en bancs au-dessus des fonds de 0 à 136 m. Sa taille maximale est de 30 cm. Son régime se compose de zooplancton (méduses, hydraires), de zoobenthos (vers, crustacés benthiques) et de poissons. Son niveau trophique est de 4,5 et sa vulnérabilité est de 17 pour cent. L’allache, Sardinella aurita, se rattache à ce groupe car bien que côtière la distribution de ce Clupeidae s’étend au large, au-dessus des fonds de 350 m. Sa taille maximale est de 30 cm. Elle se nourrit de phyto et zooplancton, d’œufs et larves de poissons, de plantes. Son niveau trophique est de 3,4. La période de ponte a lieu de septembre à février dans le golfe du Mexique. Sa vulnérabilité est modérée, de 36 pour cent. Ses prédateurs sont les oiseaux marins, les wahoos, les carangues, les daurades coryphènes et les espadons. Les exocets ou poissons volants, famille des Exocoetidae, comptent 14 espèces. L'exocet rayé, Cheilopogon exsiliens, et l'exocet hollandais, Cypselurus comatus, ont une aire de distribution qui s'étend au large, dans les eaux océaniques, les autres espèces sont au-dessus des fonds de moins de 100 m, parfois à proximité des côtes. Leur taille maximale se situe entre 20 et 35 cm, leur niveau trophique entre 3,0 et 4,0; elles se nourrissent de zooplancton, de phytoplancton, d'invertébrés, de crustacés planctoniques, de copépodes. Leur vulnérabilité est comprise entre 10 et 21 pour cent. Photo 37. Chloroscombrus chrysurus © de Mérona B. (IRD) Photo 38. Auxis rochei rochei © Vallès H. (UWI) Photo 39. Scomberomorus cavalla © de Mérona B. (IRD) Photo 40. Acanthocybium solandri © Vallès H. (UWI) Photo 41. Sphyraena guachancho © de Mérona B. (IRD) Photo 42. Peprilus paru © de Mérona B. (IRD) 47 Le requin bordé, Carcharhinus limbatus, est un Carcharhinidae qui peut s’approcher des baies envasées, des mangroves comme se trouver plus au large, au-dessus des tombants des récifs coralliens et jusqu’aux fonds de 100 m. Il mesure jusqu’à 2,75 m pour un poids de 123 kg. Son régime est constitué de poissons et de crustacés benthiques. Son niveau trophique est de 4,4. Il est vivipare, avec des portées de 2 à 10 jeunes. La gestation dure de 10 à 12 mois. Sa longévité est estimée à 20 ans. Sa vulnérabilité est élevée, de 55 pour cent. L'espèce figure sur la liste rouge de l’IUCN comme quasi menacée. Cette espèce a été signalée dans quelques attaques et à ce titre est considérée comme dangereuse. Le requin nourrice, Ginglymostoma cirratum, un Ginglymostomatidae, est lui aussi considéré comme dangereux pour l’homme. Il se rencontre de la côte aux fonds de 130 m, souvent au-dessus de bancs de sable peu profonds ou aux abords de récifs coralliens; des jeunes individus se rencontrent autour des racines de palétuviers. Sa taille atteint 4,30 m pour 110 kg. Solitaire et nocturne, son régime est constitué d’invertébrés, de crabes, de crevettes, de langoustes, de gastéropodes (lambi), de poissons divers (pisquette, chirurgiens, bourses etc.). Son niveau trophique est de 4,2. Il est ovovivipare, avec 21 à 28 jeunes par portée. Sa vulnérabilité est très élevée, de 81 pour cent. Les requins marteaux, famille des Sphyrnidae, sont représentés par trois espèces: le grand requin marteau, Sphyrna mokarran, d'une taille maximale de 6,10 m pour un poids de 450 kg, se rencontre sur les fonds de 1 à 300 m; le requin marteau commun, Sphyrna zygaena, avec une taille maximale de 5,0 m pour un poids de 400 kg, se rencontre de la côte aux fonds de 200 m; le requin marteau halicorne, Sphyrna lewini, d'une taille maximale de 4,40 m pour un poids de 152 kg se rencontre de la côte jusqu’au-dessus des fonds de 1 000 m. Ces espèces sont vivipares, la gestation dure de 9 à 11 mois et les femelles portent de 12 à 42 jeunes. Leurs régimes sont constitués de crabes, de crevettes, de langoustes, de calmars et de poissons. Leurs niveaux trophiques sont respectivement de 4,3, 4,9 et 4,1. La longévité du requin marteau halicorne est estimée à 35 ans. Leurs vulnérabilités sont très élevées, de 81 à 86 pour cent. Les 3 espèces figurent sur la liste rouge de l’IUCN: le grand requin et le requin marteau halicorne comme en danger, le requin marteau commun comme vulnérable. Les trois figurent dans l’annexe II de la Cites et le grand requin et le requin marteau halicorne dans l’annexe II de la CMS; à ce titre elles font l’objet de restrictions en matière de commercialisation. La cartographie des occurrences dans la zone, montre une forte concentration d'occurrences au nord-ouest d'Haïti, dans le passage du Vent; ailleurs les occurrences sont en grande majorité au-delà des eaux territoriales (figure 19). Figure 19. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 63 espèces des 65 du peuplement de poissons pélagiques néritiques de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 67 242 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. 48 3.2.1.8 Peuplement des poissons épipélagiques océaniques Ce peuplement compte 32 espèces réparties dans 10 familles, toutes d'intérêt commercial (tableau 9). Dans ce groupe sont rassemblées sept espèces de thons, Scombridae, cinq espèces de voiliers et makaires, Istiophoridae, et l'espadon, un Xiphiidae (tableau 10). Ces espèces sont toutes très mobiles, aux aires de distribution à l’échelle des bassins océaniques et aux déplacements pour la plupart transocéaniques (figure 20). Elles font l'objet d'un suivi dans le cadre de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) qui a édité un manuel en ligne sur ces espèces (ICCAT, 2016). Les sept espèces de Scombridae sont: la thonine commune, Euthynnus alletteratus; le listao, Katsuwonus pelamis (photo 43); l’albacore ou thon jaune, Thunnus albacares (photo 44); le thon à nageoires noires, T. atlanticus (photo 45); le thon obèse, T. obesus; le thon rouge du nord, T. thynnus, et le germon16 ou thon blanc, T. alalunga (photo 46), bien que cette espèce signalée dans Fishbase en République dominicaine ne le soit pas en Haïti, elle est signalée en Haïti depuis 1992 dans la base OBIS. Tableau 9. Principales familles de poissons épipélagiques océaniques. Ce peuplement compte 32 espèces, toutes commerciales. Nom français (FAO) Nom créole Renard Requin Coryphène dauphin Rémora Makaire, voilier Taupe bleue Poisson lune Requin baleine Thon Espadon reken reken dorad mèbalou, marlen reken reken ton Famille (n esp comm/n esp) Alopiidae (1/1) Carcharhinidae (7/7) Coryphaenidae (1/1) Echeneidae (7/7) Istiophoridae (5/5) Lamnidae (1/1) Molidae (1/1) Rhincodontidae (1/1) Scombridae (7/7) Xiphiidae (1/1) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-1 600 0-1 600 0-400 0-200 0-200 0-750 0-480 0-7000-1 500 0-2 878 Tableau 10. Nombre d'occurrences des espèces de Scombridae, Istiophoridae et Xiphidae signalées dans la zone d'étude dans les bases OBIS, GBIF, VertNet le 24/06/2021 et fréquence d'occurrence de chaque espèce dans l'ensemble de la famille. Nom vernaculaire Nom scientifique occurrences Scombridae 14 128 Thonine Euthynnus 758 alletteratus Listao Katsuwonus pelamis 346 % 100% 5% Nom vernaculaire Nom scientifique Istiophoridae Voilier de l'Atlantique Istiophorus albicans 2% Espadon voilier Germon Thunnus alalunga Albacore Thunnus albacares Thon à nageoires noires Thunnus atlanticus 2 252 4 889 1 465 16% 35% 10% Makaire blanc Makaire bleu Makaire bécune Thon obèse Thon rouge du Nord 4 028 390 29% 3% Espadon Thunnus obesus Thunnus thynnus Istiophorus platypterus Kajikia albida Makaira nigricans Tetrapturus pfluegeri Xiphiidae Xiphias gladius occurrences 2 612 798 % 100% 31% 628 24% 612 548 26 23% 21% 1% 20 188 20 188 100% 100% Ces espèces vivent en bancs, elles sont souvent agrégées sous des objets flottants. La thonine est l’espèce la plus côtière qui se rencontre dès le domaine néritique. Les tailles maximales varient de 1,2 m pour la thonine et le listao à 2,5 m pour le thon obèse pour 210 kg et 4,58 m pour le thon rouge pour 684 kg. Leurs régimes sont variés, composés d’amphipodes, de céphalopodes, de crustacés benthiques, de poissons osseux type anchois, sardines, orphies, carangues, etc., ainsi que de thons. Leurs niveaux trophiques se situent entre 4,3 et 4,5 selon les espèces. Chez l’albacore, le thon obèse et le listao, la reproduction a lieu toute l’année. Chez les autres espèces la période de ponte varie selon leur localisation. Leurs vulnérabilités sont moyennes (listao) à très élevées (thon rouge), variant de 38 à 82 pour cent. Quatre espèces sont inscrites sur la liste rouge de l’IUCN: le germon et l’albacore, quasi menacées; le thon obèse, vulnérable et le thon rouge du nord, en danger. Des cas de ciguatera ont été signalés impliquant le listao et la thonine. Les makaires et les voiliers figurent au nombre de cinq espèces. Le makaire blanc de l’Atlantique, Kajikia albida, est l’espèce la plus côtière, on le rencontre jusqu’au-dessus des fonds de 150 m, mais il peut également avoir des déplacements transocéaniques (figure 20d). Les autres espèces sont nettement océaniques. Le makaire bleu ou marlin bleu, Makaira nigricans (photo 47), est l’espèce la plus grande, sa longueur totale peut atteindre 5,0 m pour un poids de 636 kg. Les principales proies des makaires sont des poissons osseux 16 Albacore en langue anglaise, à ne pas confondre avec l'albacore ou thon jaune, Thunnus albacares, en langue française. 49 (sardines, carangues, daurades coryphènes, mérous, etc.), mais aussi des crabes et des céphalopodes. Leurs niveaux trophiques se situent entre 4,4 et 4,5. Leurs vulnérabilités sont moyennes à élevées, de 41 à 65 pour cent. Le makaire blanc de l’Atlantique et le marlin bleu sont inscrits sur la liste rouge de l’IUCN comme espèces vulnérables. Ces espèces ne présentent pas de risque de ciguatera. L’espadon, Xiphias gladius, bien que l’espèce ne soit pas signalée en Haïti dans la base de Fishbase, figure dans la base d’OBIS depuis 2005 et ses signalements sont également nombreux dans les bases VertNet et GBIF. On le rencontre de la côte à des zones au large, au-dessus des fonds de 2 800 m. Il peut atteindre 4,55 m de long pour un poids de 650 kg. L’espadon migrerait vers les eaux tempérées et froides en été pour revenir en automne vers les eaux chaudes (figure 20f). La ponte a lieu au printemps au sud de la mer des Sargasses. Les espadons se nourrissent de calmars, d’octopodes, de crustacés benthiques, mais surtout de poissons. C'est un prédateur opportuniste qui recherche sa nourriture sur une large gamme de profondeur. Son niveau trophique est de 4,5. Sa longévité est estimée à 19 ans. La vulnérabilité de cette espèce est très élevée, de 72 pour cent. Ces espèces sont capturées à la ligne, à la long-line, à la traine, au harpon et à la seine. La coryphène dauphin, Coryphaena equiselis, est une espèce de Coryphaenidae plus petite que la daurade coryphène, mesurant au maximum 127 cm pour un poids de 15 kg. Elle se rencontre plus au large, jusqu’audessus des fonds de 400 m. Elle se nourrit de calmars et de petits poissons. Son niveau trophique est de 4,4. En Floride, la période de ponte a lieu de décembre à mars. Sa vulnérabilité est faible à moyenne, 35 pour cent. Elle n’a pas été signalée dans des cas de ciguatera. La môle ou poisson lune, Mola mola, de la famille des Molidae, vit entre la surface et 480 m de profondeur. Il peut atteindre la taille de 3,68 m pour un poids de 2 300 kg. Son régime est constitué de zooplancton, de necton (céphalopodes, poissons) et de zoobenthos comme les étoiles de mer. Sa longévité est de plusieurs dizaines d'années. Son niveau trophique est de 3,7. Sa vulnérabilité est de 67 pour cent. Cette espèce est inscrite dans la liste rouge de l'IUCN comme vulnérable. Photo 43. Listao, Katsuwonus pelamis © Vallès H. (UWI) Photo 44. Albacore, Thunnus albacares © Vallès H. (UWI) Photo 45. Thon à nageoires noires, Thunnus atlanticus © Vallès H. (UWI) Photo 46. Le germon, Thunnus alalunga © Vallès H. (UWI) Photo 47. Le marlin bleu, Makaira nigricans © Vallès H. (UWI) 50 Figure 20. Déplacements de deux thonidés dans l'Atlantique: (a) le thon albacore, source: (IEO, 2006a) et (b) le thon obèse, source: (IEO, 2006b); (c) aire de distribution du thon à nageoires noires, source: (Mathieu, Pau et Reynal, 2013, 2013); déplacements (d) du makaire blanc, source: (Hooligan, 2013), (e) du voilier, source: (Arocha et Ortiz, 2006) et (f) de l'espadon, source: (Abid et Idrissi, 2006). Figure 21. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 32 espèces du peuplement de poissons épipélagiques océaniques de la zone d'inventaire. Scombridae, Istiophoridae et Xiphiidae totalisent 83 pour cent des occurrences. Bathymétrie: GEBCO; 45 037 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021). 51 3.2.1.9 Peuplement des poissons mésopélagiques océaniques Ce peuplement réunit les espèces pélagiques occupant la couche d'eau située entre 200 m sous la surface et 1 000 m. Au-delà il s'agira de bathypélagiques jusqu'à 4 000 m puis d'abyssopélagiques jusqu'à 6 000 m puis d'hadalpélagiques au-delà des 6 000 m de profondeur. Il compte 14 familles réunissant 49 espèces dont seulement 15 sont signalées comme commerciales (tableau 11). Tableau 11. Principales familles de poissons mésopélagiques océaniques. Ce peuplement compte 49 espèces dont 15 sont signalées comme commerciales. Nom français (FAO) Castagnole Grandgousier pélican Escolier Poisson lune Poissons lanterne Haches Dragon Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Bathyclupeidae (0/1) Bramidae (1/1) Bregmacerotidae (0/1) Eurypharyngidae (1/1) Gempylidae (5/6) Gibberichthyidae (1/1) Lampridae (1/1) Melamphaidae (2/2) Melanocetidae (0/1) Myctophidae (0/16) Neoscopelidae (2/2) Nomeidae (1/3) Sternoptychidae (1/3) Stomiidae (0/10) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 505-677 0-800 50-2 735 500-7 625 0-1 200 320-1 100 0-500 50-3 000 100-6 370 0-8 000 250-1 180 0-1 000 100-2 056 0—5 000 Les escoliers, Gempylidae, réunissent six espèces dont cinq sont considérées comme commerciales. Ce sont des poissons benthopélagiques allongés, pourvus de mâchoires dentées. Leur taille maximum varie de 25 cm à 3,0 m; L'escolier rayé, Diplospinus multistriatus, et l'escolier reptile, Nealotus tripes, sont les plus petites espèces, de 25 et 33 cm; les tailles maximales respectives de l'escolier serpent, Gempylus serpens, de l'escolier noir, Lepidocybium flavobrunneum et de l'escolier longnez, Nesiarchus nasutus, sont de 1,0, 2,0 et 1,30 m; la taille maximale du rouvet, Ruvettus pretiosus, est de 3,0 m pour un poids de 63,5 kg. Ces espèces se rencontrent de la côte au large pour l'escolier serpent, au-dessus des fonds de 1 646 m. Leur régime est constitué de zooplancton dont les crustacés planctoniques, les copépodes, les ostracodes, les euphausiacés, les calmars, de crustacés benthiques et de poissons. Leur niveau trophique est situé entre 3,5 et 4,4. Leur vulnérabilité est basse, 26 et 33 pour cent, chez les deux escoliers de petites tailles, elle est élevée, de 61 à 85 pour cent, chez les espèces les plus grandes. La chair du rouvet, très chargée en huile, a des effets purgatifs. Figure 22. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 48 espèces des 49 du peuplement de poissons mésopélagiques océaniques de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 11 143 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. 52 La castagnole caribéenne, Brama caribbea, de la famille des Bramidae, vit en théorie entre 0 et 800 m, ce qui dans le cas d'Haïti n'infère pas un éloignement des côtes, compte tenu de la bathymétrie de la zone territoriale (Cf. § 2.1). Sa chair est excellente mais les individus sont de petites tailles, au maximum de 25 cm. Son régime est constitué de poissons de petite taille et de calmars et son niveau trophique est de 3,8. Sa vulnérabilité est de 32 pour cent. Ce poisson est capturé par des long-lines et des palangres de fond. Le Grandgousier pélican, Eurypharynx pelecanoides, de la famille des Eurypharyngidae, se distingue par une gueule démesurée et une longue caudale effilée. Il vit entre 500 et 7 625 m sous la surface. Sa longueur peut atteindre 1,0 m pour un poids estimé17 à 1,15 kg. Son régime consiste en céphalopodes, en poissons et en zooplancton et son niveau trophique est de 4,11. Sa vulnérabilité est de 54 pour cent. Le poisson-lune ou Opa, Lampris guttatus, de la famille des Lampridae, diffère du poisson-lune évoqué dans le paragraphe précèdent, il se rencontre jusqu'à 500 m sous la surface. Sa taille peut atteindre 2,0 m pour un poids de 270 kg. Son régime est constitué de céphalopodes, de crustacés et de jeunes poissons; son niveau trophique est de 4,2 et sa vulnérabilité de 60 pour cent. Sa chair est réputée d'excellente qualité. Il est pêché par des long-lines. Les autres espèces sont de petites tailles ou sans intérêt commercial avéré. Il est à noter que 40 pour cent des espèces de ce peuplement présentent un comportement nyctoépipélagique: les individus sont en profondeur de jour et remonte à proximité de la surface la nuit, c'est le cas de tous les Myctophidae chez lesquels ce comportement affecte surtout les stades juvéniles. Chez le dérivant des physalies, Nomeus gronovii, les juvéniles sont dans les 30 m sous la surface et les adultes entre 200 et 1 000 m sous la surface. La distribution spatiale des occurrences des poissons mésopélagiques océaniques montre une concentration au nord-ouest d'Haïti au niveau du passage du Vent qui sépare Haïti de Cuba, elle est probablement due à une présence importante de la flotte de pêche thonière états-unienne et des efforts de recherche qui y sont associés (figure 22). Des détails des distributions spatiales des occurrences des thons et poissons à rostre sont fournies plus loin (§ 4.3.22). 3.2.1.10 Peuplement des poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux Ce peuplement regroupe les espèces de poissons les plus profonds de cet inventaire. Trois familles regroupent 73 pour cent des espèces reconnues comme commerciales de ce peuplement (tableau 12). Tableau 12. Principales familles de poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux. Ce peuplement compte 30 espèces dont 19 sont signalées comme commerciales. Nom français (FAO) Nom créole Ogre Gonostome reken Grenadier Rombou, limande Roussette boa Famille (n esp comm/n esp) Anoplogastridae (1/1) Chaunacidae (0/1) Diceratiidae (1/1) Gonostomatidae (1/1) Halosauridae (3/3) Howellidae (0/1) Ipnopidae (0/2) Macrouridae (7/10) Nettastomatidae (0/1) Ophidiidae (4/4) Paralepididae (0/1) Paralichthyidae (1/1) Phosichthyidae (0/1) Rondeletiidae (0/2) Scyliorhinidae (1/1) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 2-4 992 220-1 060 0-1 500 25-4 470 440-2 560 100-1 829 800-3 477 100-2 380 326-2 858 1 0005 055 0-2 000 180-1 830 20-5 000 ?-3 003 329-676 Les grenadiers, Macrouridae, au nombre de 10 espèces dont sept sont commerciales, ont une taille maximale de 25 à 111 cm. Ils se rencontrent entre 100 et 2 380 m sous la surface. Ils se nourrissent de zooplancton, de zoobenthos (crustacés benthiques) et de poissons; Leur niveau trophique est de 3,0 à 4,5 et leur vulnérabilité est de 41 à 71 pour cent. Ils sont capturés par des chaluts de fond. Les Ophidiidae, sous l'appellation générale d'abadèche, sont représentés par quatre espèces, toutes considérées comme commerciales, de taille maximale de 24 à 30 cm. Leur niveau trophique est de 3,5 à 3,6; leur 17 Poids estimé à partir de l'équation taille-poids de l'espèce fournie par Fishbase 53 vulnérabilité est de 28 à 33 pour cent. Ces espèces sont pêchées au chalut de fond et leurs populations se révèlent particulièrement vulnérables à la surexploitation par la pêche chalutière. La famille des Halausauridae compte trois espèces dans ce peuplement, toutes d'intérêt commercial. Ce sont des poissons de taille moyenne, entre 55 et 60 cm de longueur maximale. Ils se rencontrent dans les eaux entre 440 et 2 560 m sous la surface. Leur niveau trophique est de 3,3 à 3,51. Leur vulnérabilité est de 32 à 35 pour cent. Ces espèces qui remontent vers la surface sont capturées au chalut de fond et à la seine. Les autres espèces sont d'intérêt secondaire; souvent des espèces de bycatch de la pêche chalutière visant des ressources de crustacés profonds. Les quatre dernières espèces commerciales de ce peuplement appartiennent à quatre familles: • L'ogre, Anoplogaster cornuta, de la famille des Anoplogastridae est de petite taille, 18 cm au maximum, qui se trouve le plus souvent entre 500 et 2 000 m sous la surface chez les adultes et entre la surface et 5 000 m chez les jeunes. C'est un carnivore, son régime est constitué de crustacés et de céphalopodes chez les jeunes et de poissons chez les adultes. C'est une proie des thons et des marlins. • L'espèce, Bufoceratias thele, est un Diceratiidae qui a l'aspect d'une lotte. De petite taille, 16,2 cm au maximum, il se rencontre jusqu'à 1 500 m sous la surface. • Le gonostome à grandes dents, Sigmops elongatus, est un Gonostomatidae. Sa taille maximale est de 27,5 cm. Cette espèce connaît des migrations verticales nycthémérales, de nuit elle sera entre 100 et 800 m sous la surface et de jour elle sera entre 1 250 et 1 500 m sous la surface, voire jusqu'à 4 470 m. • Le rombou à deux tâches, Citharichthys dinoceros, de la famille des Paralichthyidae, est un poisson plat d'une taille maximale de 15 cm. C'est l'espèce la plus profonde de la famille, elle se rencontre sur les fonds de 180 à1 830 m. • La roussette boa, Scyliorhinus boa, est un petit requin profond de la famille des Scyliorhinidae, d'une longueur maximale de 54 cm. Elle a été rencontrée sur les fonds de 329 à 676 m. Son régime carnivore est constitué de crustacés benthiques, de céphalopodes et de poissons. Son niveau trophique est de 3,9 et sa vulnérabilité modérée à haute, de 49 pour cent. Comme les autres espèces de cette famille, la pêche de cette espèce est intéressante pour la chair et pour l'huile extraite de son foie. Ces quatre espèces sont capturées comme bycatch des pêches au chalut de fond. La dernière espèce peut faire l'objet de pêche ciblée à la palangre de fond. Figure 23. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 29 espèces des 30 du peuplement de poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 6 745 occurrences : OBIS, GBIF, VertNet du 24/06/2021. 54 Les occurrences des poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux sont particulièrement peu nombreuses, ces signalements provenant essentiellement de campagnes scientifiques mettant en œuvre des moyens techniques appropriés, spécifiques et onéreux pour l'étude des espèces de grands fonds (figure 23). 3.2.2 Les mammifères marins Ce groupe comprend 29 espèces réparties dans sept familles qui sont signalées dans la base de Sealifebase et par la FAO (tableau 13). Parmi ces espèces, seules cinq sont signalées dans la base OBIS, les autres étant signalées dans les ZEE voisines. L’objet du recensement de ces espèces est d’attirer l’attention sur ces espèces qui sont nombreuses à susciter l’attention au niveau international pour leur fragilité: six figurent sur la liste rouge de l’IUCN, toutes figurent dans l’annexe I ou II de la CITES et 17 dans l’annexe I ou II de la CMS, mais bien que leur commerce soit interdit ou exceptionnel, elles sont mentionnées comme d'intérêt commercial. On s’attardera sur les cinq espèces communes aux deux bases de données, les autres espèces seront rapidement évoquées dans l’optique de leur conservation. Tableau 13. Les 29 espèces de mammifères marins signalées dans la ZEE d'Haïti dont une espèce a été éradiquée (†). Nom français (FAO) Baleine, Rorqual Dauphin, Globicéphale, Orque, Épaulard Cachalot Cachalot Baleine Lamentin des Caraïbes Phoque moine des Caraïbes Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Balaenopteridae (6/6) Delphinidae (15/15) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-4 000 0-8 000 Kogiidae (2/2) Physeteridae (1/1) Ziphiidae (3/3) Trichechidae (1/1) Phocidae (1/1) 0-1 989 0-3 200 0-8 000 0-13 † La baleine à bosse: Megaptera novaeangliae fait partie des Balaenopteridae, elle est signalée dans la ZEE d’Haïti et dans toutes celles des îles de la région (des Bahamas à Grenade). Cette espèce se reproduit dans les eaux tropicales et migre vers les régions polaires ou subpolaires. D’importants rassemblements de baleines à bosse sont observés entre janvier et mars au nord-est de la République dominicaine, dans la baie de Samana, donnant lieu à une activité touristique. En Haïti l’espèce a été signalée à proximité de l’île de la Tortue. Le régime de l’espèce est constitué de crustacés planctoniques et de poissons et son niveau trophique est de 4,3. Sa vulnérabilité est de 56 pour cent. L’espèce fait l’objet de préoccupations mineures pour l’IUCN, en revanche elle figure à l’annexe I de la CITES et à l’annexe I de la CMS. Les autres espèces de cette famille signalées dans Sealifebase mais non dans la base OBIS sont: la baleine noire, Balaenoptera borealis; la baleine bleue, B. musculus; le rorqual commun, B. physalus; le petit rorqual, B. acutorostrata et le rorqual de Bryde, B. edeni. Les populations de baleine noire, de baleine bleue et de rorqual commun sont considérées comme en danger par l’IUCN. Ces six espèces sont à l’annexe I de la CITES, leur commerce international est interdit. L’épaulard ou orque: l’espèce Orcinus orca fait partie des Delphinidae ; elle a été signalée en Haïti et dans toute la région mais à une plus faible fréquence que la baleine à bosse. En Haïti, elle a été signalée au large d’Anse d’Hainault et au sud de Belle Anse. Les zones de concentrations de cette espèce se trouvent dans les régions tempérées et subpolaires, les individus croisés dans la région appartiennent à des populations nomades chez lesquelles les individus sont le plus souvent solitaires. L’IUCN n’a pas statué sur cette espèce par manque de données mais elle est inscrite dans l’annexe II de la CITES; son commerce international est très réglementé. Elle est également inscrite à l’annexe II de la CMS, donc ses captures sont réglementées. C’est un super prédateur, il se nourrit de mammifères marins (dauphins, globicéphales, etc.), de grands poissons osseux (espadons, makaires, thons, etc.), de raies (raies manta, aigles de mer, etc.), de requins, de calmars, de tortues de mer. Son niveau trophique est de 4,6, la valeur la plus élevée de l’ensemble des espèces signalées dans cet inventaire. Sa vulnérabilité est de 66 pour cent. Le dauphin tacheté: Stenella attenuata est un Delphinidae, il a été signalé au sud de Port-Salut. Cette espèce est plus fréquente au large de la Floride, dans le golfe du Mexique et aux Antilles. D’une taille maximale de 2,80 m, il vit en groupes plus ou moins importants, parfois se réduisant à la mère et son petit. Il se nourrit de poissons, de calmars, de mollusques et de crustacés planctoniques. Son niveau trophique est de 4,5. Sa vulnérabilité est de 84 pour cent. Il figure aux annexes II de la CITES et de la CMS. 55 Le dauphin tacheté de l’Atlantique: Stenella frontalis est aussi un Delphinidae, il a été signalé au sud de PortSalut. L’espèce a été signalée au large de la côte nord de Cuba, elle est signalée à Porto Rico et aux Îles Vierges britanniques mais sa présence est plus fréquente au large de la Floride. Ce dauphin reste plutôt au-dessus du plateau continental. Sa taille maximale est de 2,3 m. Il se nourrit de céphalopodes (calmars, poulpes et pieuvres), de poissons, en particulier de petits Carangidae. Son niveau trophique est de 4,5. Sa vulnérabilité est de 67 pour cent. Il n’est pas évalué par l’IUCN par manque de données et figure à l’annexe II de la CITES. Les autres espèces de Delphinidae non signalées par OBIS sont: Le dauphin commun, Delphinus delphis; le dauphin de Riso, Grampus griseus; le dauphin de Fraser, Lagenodelphis hosei; le dauphin clymène, Stenella clymene; le dauphin rayé, S. coeruleoalba; le dauphin longirostre, S. longirostris; le dauphin à bec étroit, Steno bredanensis; le grand souffleur, Tursiops truncatus; l’orque pygmée, Feresa attenuata; la fausse orque, Pseudorca crassidens; le globicéphale tropical, Globicephala macrorhynchus; le péponocéphale, Peponocephala electra. Le cachalot: Physeter macrocephalus est la seule espèce de la famille des Physeteridae signalée dans la zone. Les signalements de cette espèce océanique sont fréquents dans toute la grande région, de la Floride au Venezuela en passant par l’arc antillais. En Haïti, il a été signalé au sud des départements du Sud et du Sudest, entre la côte et 100 à 150 km au large, également au large, à l’ouest du département d’Artibonite. Parfois très proches de la côte, moins de 10 km de la côte. C’est le plus imposant des mammifères marins à dents, avec une longueur maximale de 24 m et un poids maximal de 57 t (la baleine bleue peut atteindre 33 m de long et 160 t mais ne possède pas de dents). Il se nourrit de nombreuses espèces de toutes tailles, de calmars, de poisons comme l’espadon mais aussi de poissons démersaux. Il peut plonger jusqu’à plus de 2 000 m de profondeur. Son niveau trophique est de 4,5. Sa vulnérabilité est de 64 pour cent. L’espèce est considérée comme vulnérable par l’IUCN et figure sur sa liste rouge. Elle figure à l’annexe I de la CITES et son commerce international est interdit. Elle figure aux annexes I et II de la CMS. La présence de cette espèce comme celle de la baleine à bosse, peuvent-être des composantes attractives pour une activité de tourisme écologique. Pour compléter l’exposé de ce groupe, trois espèces de Ziphiidae doivent être mentionnées: la baleine à bec de Blainvile, Mesoplodon densirostris; la baleine à bec de Gervais, M. europaeus, et la baleine à bec de Cuvier, Ziphius cavirostris. Il y a lieu de signaler également le lamentin des Caraïbes, Trichechus manatus, signalé dans la base OBIS à Cuba, aux Îles Turques-et-Caïques et à Porto Rico, classé comme espèce vulnérable par l’IUCN, figurant à l’annexe I de la CITES et aux annexes I et II de la CMS. Figure 24. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 26 des 29 espèces de mammifères marins de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 62 106 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 23/06/2021. 56 Enfin, doit être mentionné le phoque moine des Caraïbes, Monachus tropicalis, c'est la seule espèce de cet inventaire reconnue comme éteinte ou exterminée (EX) par l'IUCN, statut reconnu en 1994 mais l'espèce semble avoir disparu dès 1952. Peu d'informations sont disponibles sur son régime alimentaire et sa biologie. À noter que la FAO a publié un document sur tous les mammifères marins du monde, facilitant leur détermination (Jefferson, Learherwood et Webber, 1993). La cartographie des occurrences des mammifères marins de la zone permet de visualiser les spots de concentration comme celui de la baie de Samana au nord-est de la République dominicaine. En Haïti, les occurrences les plus nombreuses se situent au sud-ouest (figure 24). À noter quelques points à l'intérieur, correspondant à la présence de lamentins. 3.2.3 Les tortues marines Cinq espèces de tortues marines sont signalées dans la zone par la FAO et Sealifebase, une sixième est enregistrée dans la base OBIS (tableau 14). Ce sont toutes des espèces migratrices et toutes des espèces menacées à des degrés divers, elles figurent toutes sur la liste rouge de l’IUCN ainsi que dans les annexes I de la CITES et dans les annexes I et II de la CMS mais bien que leur commerce soit interdit ou exceptionnel, elles sont mentionnées comme d'intérêt commercial. Tableau 14. Les six espèces de tortues marines signalées dans la ZEE d'Haïti. Nom français (FAO) Tortue caouane, verte, caret, de Kemp Tortue luth Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Cheloniidae (5/5) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-2 100 Dermochelyidae (1/1) 0-1 250 Les tortues à écailles, famille des Cheloniidae, sont au nombre de cinq espèces: La tortue caouane, Caretta caretta; La tortue verte, Chelonia mydas; La tortue Caret, Eretmochelys imbricata; La tortue de Kemp, Lepidochelys kempii; la tortue olivâtre, L. olivacea. La dernière espèce qui a une carapace faite de cuir épais, est la tortue luth, Dermochelys coriacea, une Dermochelyidae. La tortue caouane (photo 48 et photo 49) est une espèce classée par l’IUCN comme vulnérable. Elle peut mesurer jusqu’à 125 cm de long et peser jusqu’à 140 kg. Au large, elle se trouve dans les eaux à fort gradient thermique et de chlorophylle, à thermocline peu profonde, de 50 m. Elle pénètre dans les eaux chaudes côtières, parfois dans les estuaires, à proximité des plages de ponte. Elle se nourrit de méduses, de divers invertébrés, de mollusques bivalves et gastéropodes, de crabes, de crevettes, d’algues (sargasses) et de poissons. Son niveau trophique est de 3,9. L’âge de maturité sexuelle est estimé être atteint entre 12 et 30 ans (74 cm de long) en Floride. Le cycle de reproduction est de 2 à 3 ans. La ponte a lieu au printemps et à l’été, à Cuba d’avril à juillet. Au cours de cette période, la femelle va pondre à intervalle de deux semaines, de 90 à 110 œufs déposés dans des nids creusés sur la plage. Sa vulnérabilité est de 71 pour cent. La synthèse réalisée par The U.S. Fish and Wildlife Service fournira des données détaillées sur la biologie de cette espèce (Dodd, 1988). Photo 48. Tortue caouane juvénile en plongée au large des Açores en 1978: (© P. Vendeville) Photo 49. Tortue caouane juvénile au large des Açores en 1978, parasitée par des anatifes: (© P. Vendeville) La tortue verte est classée par l’IUCN comme espèce en danger. Elle peut mesurer 105 cm de longueur de carapace et peser 140 kg. Les adultes sont herbivores se nourrissant d’algues benthiques (Caulerpa spp., 57 Gracilaria spp., Sargassum spp., etc) et de Thalassia testudinum, parfois de méduses, de coraux, d’éponges ou de vers, de mollusques gastéropodes et bivalves. Les stades jeunes sont carnivores et deviennent herbivores lorsqu’ils atteignent une taille et une force suffisantes pour échapper à leurs prédateurs. Son niveau trophique est de 2,1. L’âge de maturité est estimé se situer entre 12 et 25 ans (68 cm de long) au Costa Rica et entre 18 et 27 ans en Floride. En moyenne, le cycle de reproduction est de 2 ans il peut ne durer qu’une année ou bien s’étendre jusqu’à quatre ans, selon leur degré d’alimentation. À Cuba, la ponte a lieu entre avril et octobre. Les pontes sont espacées de deux semaines. La femelle dépose dans un nid sur la plage entre 20 et 250 œufs par ponte. La vulnérabilité de cette espèce est de 79 pour cent. La tortue caret est considérée par l’IUCN comme en danger critique. Elle peut mesurer jusqu’à 90 cm de longueur de carapace et peser jusqu’à 120 kg. C’est une espèce carnivore, elle se nourrit d’éponges, de méduses, de mollusques bivalves et gastéropodes, de calmars, de langoustes et d'autres crustacés, parfois de coraux et d’algues. Son niveau trophique est de 3,2. Lorsqu’elle est proche des côtes, elle se rencontre sur les fonds durs de roches ou de récifs coralliens où elle se nourrit d’éponges. Les périodes de reproduction sont espacées de 2 à 3 ans. La maturité sexuelle surviendrait après 10 ans et plus probablement 20 ans (72 cm de long). La période de ponte a lieu d’avril à août à Cuba et d’avril à octobre en République dominicaine. Le nombre de pontes par saison est en moyenne de 2,3. Entre 60 et 220 œufs sont déposés par ponte dans le nid sur la plage. L’incubation dure de 47 à 75 jours. Sa vulnérabilité est de 48 pour cent. La tortue de Kemp est également considérée par l’IUCN comme en danger critique. La longueur maximale de carapace observée est de 75 cm et le poids maximum de 48 kg. Elle se rencontre dans les eaux côtières sur les fonds sableux ou vaseux riches en crustacés. C’est une espèce carnivore qui se nourrit de mollusques bivalves et gastéropodes, d’oursins, de crustacés (crabes, crevettes, etc.) et de poissons. Son niveau trophique est de 3,5. Dans le golfe du Mexique sa maturité sexuelle est estimée être atteinte à la taille de 60 cm de longueur de carapace, soit à l'âge de 10 ans. La saison de reproduction a lieu d’avril à juillet. Les femelles pondent d’une à trois fois par saison de ponte. Elles déposent dans un nid creusé sur la plage en moyenne 102 œufs par ponte. L’incubation dure de 45 à 58 jours. Sa vulnérabilité est de 34 pour cent. Photo 50. De gauche à droite et de haut en bas: Tortue luth accostant sur la plage; tortues luth sur le lieu de ponte; tortue luth en ponte et l'auteur; nid et œufs; tortue luth regagnant la mer après le ponte; jeunes tortues luth (5 à 7 cm) gagnant la mer après l'éclosion. Photos prises en Guyane en 1981: (© P. Vendeville) 58 La tortue olivâtre est considérée comme vulnérable par l'IUCN. Sa carapace mesure jusqu'à 76 cm pour un poids de 43.4 kg. Elle se rencontre dans les eaux côtières de faible profondeur et peut parfois rester sur le sable des plages; au large elles forment souvent des groupes. Son alimentation est variée, constituée d'éponges, de tuniciers, de plantes, de bivalves, de gastéropodes, de crustacés benthiques, d'œufs et de larves de poissons, de céphalopodes. Son niveau trophique est de 3,38. La maturité survient à une taille de 49 à 62 cm. Le cycle de reproduction est presqu'annuel et la ponte se produit tous les 14 à 28 jours, se répétant deux à huit fois par saison. En moyenne 109 œufs sont pondus par ponte et l'incubation dure de 45 à 65 jours. Sa vulnérabilité est de 50 pour cent. La tortue luth (photo 50) est considérée par l’IUCN comme vulnérable. C’est la plus grande des tortues marines, sa carapace peut atteindre 2,57 m et son poids maximal est de 950 kg (RITMO, 2019). Elle vit le plus souvent en pleine mer pouvant plonger jusqu’à 1 230 m de profondeur. Elle reste habituellement dans la couche supérieure d’eau de 200 m. Les adultes se nourrissent de zooplancton, d’éponges, de méduses, de tuniciers, de crustacés, de calmars, de jeunes poissons. Son niveau trophique est de 4,2. En Atlantique NordOuest, la maturité sexuelle serait atteinte à l’âge de 16 ans, sa carapace mesure alors 121 cm. Le cycle de ponte est de 2 à 3 ans. La période de ponte a lieu de mars à juillet en Atlantique. La femelle pond quatre à cinq fois par saison de ponte, déposant à chaque fois entre 60 et 125 œufs. L’incubation dure entre 50 et 78 jours. Sa vulnérabilité est de 85 pour cent. Les tortues marines ont longtemps été exploitées pour leur chair très appréciée et leur carapace commercialisée entière ou fournissant des produits dérivés; les œufs étaient ramassés pour être consommés, la croyance populaire leur attribuant des effets aphrodisiaques. Les prédateurs des tortues marines en mer rassemblent les prédateurs océaniques comme les requins (Lamnidae et Carcharhinidae), les thons, les orques; les prédateurs néritiques comme les Carangidae, les mérous, les thazards, les vivaneaux, les barracudas; les prédateurs terrestres, actifs sur les adultes lors de la ponte et sur les jeunes à l’éclosion, sont les oiseaux de mer et de rivage, des mammifères terrestres domestiques comme les chiens ou sauvages mais aussi les reptiles comme les iguanes et les serpents. Les anatifes qui se fixent sur la carapace des tortues (photo 49) représentent un danger pour elles car l'augmentation de leur volume qui en résulte nécessite de leur part de plus grands efforts lors des plongées pour se nourrir et à terme les épuiser et les affamer. Enfin, les rejets de plastiques, notamment les sacs plastiques, présentent des dangers car ils sont facilement ingérés par les tortues. La protection des tortues passe par une réglementation de la pêche à proximité des plages de ponte et en période de ponte: interdiction de pêche; réduction des temps de calée des filets pour réduire les risques de noyade des tortues; utilisation d'engins de pêche plus sélectifs. Figure 25. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des six espèces de tortues marines de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 6 242 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 25/06/2021. 59 La synthèse sur les tortues marines du monde, publiée par la FAO fournira des indications complémentaires sur la biologie des espèces et facilitera leur détermination (Márquez, 1990). La distribution spatiale à partir des occurrences enregistrées dans trois bases de données internationales montre une concentration au nord-ouest, dans le passage du Vent. Des enregistrements réguliers au nord de Cuba et à l'est de la zone d'étude suggèrent un artefact dû par exemple à des signalements par carrés de 1°x1° et non à des positionnements géo référencés (figure 25). 3.2.4 Les crustacés Sur les 253 espèces signalées dans la zone d'Haïti (tableau 15), moins du quart présenteraient un intérêt pour la pêche et la consommation humaine selon les informations fournies par Sealifebase et la FAO (op. cit), les autres intervenant dans les relations trophiques comme cela a pu être indiqué dans les paragraphes précédents (copépodes, amphipodes, isopodes, stomatopodes, etc.). Ce paragraphe se focalisera sur les espèces d'intérêt commercial dont 96 pour cent appartiennent à l'ordre des décapodes (crevettes, langoustes, cigales, langoustines, crabes, anomoures). Cet ordre compte 183 espèces dans la zone d'inventaire, ce qui est peu en comparaison des 1 056 espèces recensées aux Petites Antilles (Poupin, 2018)18. Tableau 15. Principales familles de crustacés qui comptent 253 espèces dont 55 sont signalées comme commerciales. Nom français (FAO) Nom créole Amphipodes Copépodes Isopodes Isopode Isopode Isopode Isopode géant Isopode Isopode Stomatopodes Stomatopode, squille Stomatopode, squille Stomatopode, squille Cirripèdes Anatife commun Crevettes Crevette nettoyeuse Crevette impériale Gamba de Bartlett Crevette fantome Crevette nettoyeuse Bouquet Crevette pénéide chévrèt, kribich Crevette danseuse Sergeste atlantique Salicoque Crevette nettoyeuse (crevette) Langoustes, cigales, langoustines Langoustine Langoustes oma (langoustine) Cigales Famille (n esp comm/n esp) 5 familles (0/8) 14 familles (0/36) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine parasite littoral néritique océanique (pa) 0-20 0-4 206 Aegidae (0/1) Anthuridae (0/1) Bopyridae (0/6) Cirolanidae (1/3) Cymothoidae (0/4) Sphaeromatidae (0/1) 0-93 (pa) 0-95 1-73 (pa) 1-2 300 (pa) 0-127 Bathysquillidae (0/1) Gonodactylidae (0/4) Squillidae (0/4) 604-1 519 0-76 0-824 Lepadidae (1/1) 0-75 Alpheidae (0/4) Aristeidae (5/5) Benthesicymidae (0/1) Callichiridae (0/1) Lysmatidae (1/1) Palaemonidae (6/6) Penaeidae (7/8) Rhynchocinetidae (0/1) Sergestidae (0/1) Solenoceridae (1/2) Stenopodidae (1/1) Stylodactylidae (0/1) 0-122 50-5 060 600-5 777 0-91 5-15 0-73 0-828 0-5 0-2 500 165-1 850 1-200 155-530 Nephropidae (3/3) Palinuridae (3/3) Polychelidae (0/2) Scyllaridae (2/4) 293-1 300 0-90 200-5 124 0-457 18 L'ouvrage est illustré de nombreuses photos et fournit des informations sur les distributions bathymétriques. En complément, plus de 3 000 photos sont également accessibles en ligne à l'adresse: http://crustiesfroverseas.free.fr/lesser-antilles.php . 60 Nom français (FAO) Crabes Migraine pointillée Migraine Tourteau poïnclos Crabe bombé antillais (crabe) (crabe) Crabe araignée Crabe cagneux Tombourou matoutou Grapse, Anglette Homole (crabe) (crabe) Crabe caillou Crabe royal des Caraïbes Crabe mantou Nom créole krab matoutou krab krab krab (crabe) (crabe) Crabe plat des oursins (crabe) Plagusie déprimée Crabe porcelaine crabe Crabe des palétuviers (crabe) (crabe) Anomoures Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite 3.2.4.1 sirik Famille (n esp comm/n esp) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine parasite littoral néritique océanique (pa) Aethridae (1/1) Calappidae (4/4) Cancridae (1/1) Carpiliidae (0/1) Domeciidae (0/1) Dromiidae (1/4) Epialtidae (1/8) Eriphiidae (0/1) Gecarcinidae (1/3) Grapsidae (2/6) Homolidae (0/1) Inachidae (0/3) Leucosiidae (0/4) Menippidae (1/2) Mithracidae (1/15) 0-160 0-421 0-575 1-50 0-40 0-360 0-225 0-5 0-2 0-5 10-682 1-690 0-915 0-60 0-179 Ocypodidae (1/8) Oziidae (0/1) Panopeidae (0/8) Parthenopidae (0/4) Percnidae (1/1) Pilumnidae (0/5) Pinnotheridae (0/2) Plagusiidae (0/1) Porcellanidae (0/7) Portunidae (8/12) Sesarmidae (0/5) Varunidae (0/1) Xanthidae (0/11) -4-1 Albuneidae (0/1) Chirostylidae (0/3) Diogenidae (0/7) Hippidae (0/1) Munidopsidae (1/1) Paguridae (0/4) Pylochelidae (0/1) 0-8 161-2 412 0-318 0- ? ?- 1 281 0-389 0-80 0-622 0-20 0-52 0-73 0-149 0-550 0-2 0-5 0-311 Amphipodes, copépodes et isopodes Ces groupes réunissent 61 espèces dont seulement une seule espèce, un isopode, est d'intérêt commercial. Ces espèces ont été répertoriées dans cet inventaire car elles reviennent souvent dans les proies de poissons et d'autres vertébrés marins signalés dans la zone. Des campagnes scientifiques s'intéressant à ces organismes se sont déroulées dans la ZEE d'Haïti, notamment des campagnes soviétiques en 197019; cet inventaire pourra contribuer à compléter les inventaires sur la biodiversité marine du pays (Cf §7.1, annexe I, annexe IV). L'isopode géant, Bathynomus giganteus, de la famille des Cirolanidae, dont la longueur totale peut atteindre 50 cm vit sur les fonds de 310 à 2 300 m. L'intérêt s'est porté sur cette espèce qui était capturée comme bycatch des pêcheries de crabes profonds au casier. Son régime est constitué de zooplancton (copépodes), de vers, de crevettes, d'isopodes et de céphalopodes et son niveau trophique est de 3,4. Le nombre restreint d'occurrences de copépodes dans la région fait état d'un investissement en recherche sur la biodiversité défaillant. Il en est de même des isopodes chez lesquels les occurrences sur la zone d'inventaires sont très rares (annexe II - figure 110). 19 En 1970, les ZEE n'étaient pas encore mises en place et dans ce cas il faut lire «la future ZEE d'Haïti». 61 3.2.4.2 L'anatife L'anatife commun, Lepas (Anatifa) anatifera, de la famille des Lepadidae, est un organisme pélagique qui se fixe sur des objets flottant ou sur les coques de bateaux. Son aire de distribution s'étend de la côte aux fonds de 75 m, ce qui reste théorique compte tenu de son comportement envahissant et de son mode de colonisation. Son régime alimentaire est constitué de plantes, de détritus, d'invertébrés planctoniques et son niveau trophique est de 2,58. Un de ses principaux prédateurs est la coryphène. 3.2.4.3 Les stomatopodes (squilles) Ce groupe comprend neuf espèces réparties entre trois familles. Aucune n'est signalée comme commerciale mais dans certains pays, notamment en Asie, ces espèces sont considérées comme des mets délicieux et sont pêchées et commercialisées. Sinon, elles sont capturées comme bycatch de pêcheries chalutières crevettières au chalut de fond. Les informations sur ces espèces fournies par Sealifebase sont réduites (noms scientifiques et vernaculaires, gamme bathymétrique), aucune information sur les tailles n'est fournie. Les documents de la FAO (op. cit.) ne présentent que deux espèces, de grande taille (tailles maximales de 18,5 cm et 30 cm) qui ne sont pas signalées dans la zone d'inventaire. Un inventaire sur l'île d'Hispaniola a permis de compléter et de consolider l'inventaire (Herrera- Moreno et Betancourt-Fernández, 2003). Les signalements d'occurrences de stomatopodes dans la zone d'étude sont rares; en Haïti, seul un signalement au nord de l'île de la Tortue figure sur la carte de distribution spatiale (annexe II, figure 111). 3.2.4.4 Les crevettes La taxonomie des crevettes a connu au cours des quarante dernières années de profondes modifications; la détermination de leurs noms scientifiques pourra s'appuyer sur des ouvrages de référence (Holthuis, 1980, FAO, 1978, Cervigón et al., 1993, FAO, 2002a) et la base de données de référence mondiale en matière taxonomique WoRMS qui prend en charge les synonymes et les dénominations passées. La plupart des crevettes sont capturées au chalut de fond mais dans certaines conditions (fonds trop accidentés pour pouvoir être chalutés, faibles capacités financières pour acquérir des moyens de production onéreux) et pour certaines espèces, elles sont capturées par des trémails, des casiers, des éperviers, des carrelets, des haveneaux, des seines de plage20. Chez les crevettes, 32 espèces sont signalées dans la ZEE d'Haïti dont 20 sont signalées comme commerciales: sept espèces de Penaeidae dont six espèces du plateau s'étendant parfois au haut de talus et une bathyale, cinq espèces d'Aristeidae bathyales, cinq espèces de Palaemonidae toutes amphihalines, une espèce de Solenoceridae bathyale, deux espèces (une Lysmatidae et une Stenopodidae) commercialisées comme espèces ornementales. Photo 51. Penaeus schmitti © de Mérona B. (IRD) Photo 52. Penaeus subtilis © de Mérona B. (IRD) 20 Pour plus d'informations, voir: VENDEVILLE, P. 1990. Tropical Shrimp fisheries types of fishing gears used and their selectivity. FAO Fisheries Technical Paper, 261, 75 pp. https://www.documentation.ird.fr/hor/fdi:31399 62 Chez les Penaeidae, cinq espèces sont du genre Penaeus: • La crevette ligubam du sud, P. schmitti (photo 51), est la plus côtière, elle se rencontre sur des fonds vaseux, sablo-vaseux ou sableux entre 0 et 50 m de profondeur. La taille maximale des femelles est de 235 mm, celle des mâles, de 175 mm. Les juvéniles se rencontrent dans les estuaires. Diurne, elle se nourrit de détritus, d’algues, de plantes, de vers, de mollusques et de petits crustacés. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. • La crevette café, P. subtilis (photo 52), est une espèce benthique qui se rencontre sur des fonds vaseux, sablo-vaseux ou des fonds de coquilles mortes, entre 1 et 90 m de profondeur. Comme chez tous les Penaeidae, cette espèce présente un dimorphisme sexuel par la taille; les femelles sont plus grandes, maximum de 205 mm; les mâles, plus petits, atteignent une taille maximale de 152 mm. L’espèce est diurne, son régime est omnivore, constitué de détritus, de petits organismes vivants ou de cadavres de poissons ou d’autres organismes. Sa croissance est rapide. Sa reproduction a lieu toute l’année, les œufs sont benthiques, les larves planctoniques. Sa vulnérabilité est faible, de 10 pour cent. • La crevette ligubam du nord, P. setiferus, vit sur le même milieu mais s'étendant plus au large sur le plateau, jusqu'aux fonds de 119 m. Sa taille maximale est de 175 mm chez les mâles, de 200 mm chez les femelles. Elle a le même régime détritivore, omnivore et son niveau trophique est de 2,88. Sa vulnérabilité est de 11 pour cent. • La crevette royale grise, P. aztecus, et la crevette rodché du nord, P. duorarum, sont signalées au nord dans la région des trois baies (Miller, 2018) mais ne sont pas signalées en Haïti dans Sealifebase, ni dans les documents FAO (op. cit), ni dans OBIS, ni dans GBIF. Ces deux espèces sont abondantes en Floride et dans le golfe du Mexique. Leurs tailles maximales sont de 195 mm chez les mâles et 236 mm chez les femelles de P. aztecus et de 269 mm chez les mâles et 280 mm chez les femelles de P. duorarum. Leurs aires de distribution s'étendent de la côte jusqu'aux fonds de 200 m pour la première et jusqu'aux fonds de 330 m pour la seconde. Leurs niveaux trophiques respectifs sont de 2,93 et 2,98 et leurs vulnérabilités sont de 10 et 13 pour cent. • La crevette rose du large, Parapenaeus longirostris, est plus profonde, elle se rencontre sur les fonds de sable ou de vase de 20 à 828 m. La taille maximale des femelles est de 186 mm, celle des mâles de 160 mm. Son régime est constitué de détritus, d’algues, de plantes, de vers, de mollusques et de petits crustacés. C'est une proie des pieuvres et des poulpes, des carangues, des rougets, des daurades, des vivaneaux. Son niveau trophique est de 3,68. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. Figure 26. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 28 espèces de crevettes sur les 32 de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 9 009 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021. 63 Les Aristeidae sont des crevettes profondes bathyales et abyssales. La crevette impériale, Aristaeopsis edwardsiana, se rencontre sur des fonds vaseux de 274 à 1 850 m, le plus souvent entre 400 et 900 m. Les femelles mesurent jusqu’à 334 mm longueur totale (LT), les mâles, 193 mm LT. Omnivore, elle se nourrit de céphalopodes (calmars et octopodes), de crevettes, d’échinodermes, de vers, de poissons; son niveau trophique est de 3,95. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. La crevette Gambon rouge, Aristaeomorpha foliacea, se rencontre dès les fonds de 60 m et jusqu'à 1 300 m. La taille maximale est de 170 mm chez les mâles et 225 mm chez les femelles. La crevette pourprée, Aristeus antillensis, se rencontre sur le talus entre 324 m et 1 144 m de profondeur. La taille maximale est de 112 mm chez les mâles et 193 mm chez les femelles. Les deux dernières espèces, Cerataspis monstrosus et Hepomadus tener, sont plus profondes: la première entre 495 et 5 060 m, la seconde entre 600 et 3 780 m. Peu d'informations sur ces espèces ont pu être recueillies. La salicoque royale rouge, Pleoticus robustus, de la famille des Solenoceridae est une crevette profonde des fonds vaseux et sableux entre 180 et 1 850 m de profondeur. La taille maximale des femelles est de 225 mm, celle des mâles de 180 mm. Elle se nourrit de petits organismes benthiques. Sa vulnérabilité est de 29 pour cent. La crevette menthe, Lysmata ankeri, de la famille des Lysmatidae, est une crevette nettoyeuse des fonds coralliens et des fonds à éponges tubulaires, entre 5 et 15 m de profondeur. Sa taille peut dépasser les 50 mm. C'est une espèce qui intéresse le marché des espèces ornementales destinées aux aquariums publics et des aquariophiles privés. La grande crevette nettoyeuse, Stenopus hispidus, une Stenopodidae, qui peut se rencontrer jusqu'à une profondeur de 200 m, mais qui généralement se trouve dans les 40 premiers mètres dans les coraux ou les éponges. C'est la plus grande crevette nettoyeuse, elle mesure de 4 à 9 cm. Elle se nourrit des parasites des poissons. Elle est vendue entre 19 et 30 € l'unité sur le marché aquariophile français. La distribution spatiale des crevettes fait état de quelques occurrences dans la ZEE d'Haïti sensu stricto. Sur la zone d'étude, les occurrences plus nombreuses sont observées sur des zones où un large plateau continental permet une pêche chalutière crevettière comme au sud-ouest, au large du Honduras et du Nicaragua; au nord, autour de la Floride (figure 26). 3.2.4.5 Les langoustes, cigales et langoustines Ce groupe réunit 12 espèces dont huit sont signalées comme d'intérêt commercial et de haute valeur. Ces espèces sont capturées surtout au casier ou au chalut de fond, parfois à la main en plongée ou au harpon. Un document de la FAO consacré aux homards et langoustes facilitera la détermination de ces espèces (Holthuis, 1991). Les langoustes, Palinuridae, comptent trois espèces, toutes commerciales. • La langouste blanche, Panulirus argus, se rencontre sur les fonds rocheux, les récifs et les herbiers pouvant lui offrir une protection, de la côte à 90 m de profondeur. Sa taille commune est de 200 mm LT, elle peut atteindre 450 mm. C’est une espèce migratrice et grégaire. Les femelles migrent vers des fonds plus profonds pour pondre; la migration se fait à la file indienne à raison d’au moins 50 individus par groupe. Son régime alimentaire est constitué d’algues, de plantes, d’éponges, de mollusques bivalves et gastéropodes, de crabes. Son niveau trophique est de 3,4. Sa vulnérabilité est de 35 pour cent. • La langouste brésilienne, Panulirus guttatus, est une espèce plus côtière qui se rencontre de la côte aux fonds de 20 m surtout dans les récifs coralliens, sinon dans les zones rocheuses côtières ou dans les herbiers. Sa taille commune est de 150 mm LT et sa taille maximum de 200 mm LT. L’espèce est nocturne, se nourrissant de détritus, de plantes et de déchets animaux. Son niveau trophique est estimé entre 2,2 et 2,8. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. • La langouste indienne, Panulirus laevicauda (photo 53), se rencontre sur les fonds rocheux ou coralliens côtiers, jusqu’à 50 m de profondeur. Commune à la taille de 200 mm LT, sa taille maximale est de 310 mm LT. Son régime est plutôt carnivore, se nourrissant d’organismes lents ou blessés, facilement capturables. Sa vulnérabilité est de 21 pour cent. 64 Les cigales, Scyllaridae, sont représentées par quatre espèces en Haïti, deux d'entre elles présentent un intérêt pour la commercialisation et l’exportation. • La cigale savate, Parribacus antarcticus, de longueur totale maximale de 200 mm, se rencontre sur des fonds rocheux ou coralliens parsemés de sable, de la côte aux fonds de 20 m. Nocturne, c’est une espèce omnivore opportuniste. Son niveau trophique se situe entre 2,2 et 2,8. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. • La cigale Marie-carogne, Scyllarides aequinoctialis (photo 54), est plus grande, sa taille atteint 300 mm LT. Elle se rencontre sur des fonds sableux, de la côte jusqu’à 180 m de profondeur. Elle se nourrit de débris de plantes et d’animaux morts. Son niveau trophique est de 2,2. Sa vulnérabilité est de 20 pour cent. • L'espèce Bathyarctus faxoni, est signalée sur les fonds de 229 à 457 m. Les données sur sa taille et sur son écologie sont rares. • La petite cigale de mer, Scyllarus chacei, se rencontre sur les fonds de graviers et sables grossiers entre 11 et 329 m. Les informations sur cette espèce, sur sa taille et sur son écologie sont rares. Les langoustines, Nephropidae, sont des espèces plus profondes. • La langoustine arganelle, Acanthacaris caeca, peut atteindre 400 mm de longueur totale, sa taille commune est de 250 mm. Elle se rencontre sur des fonds meubles entre 4 et 974 m, mais le plus souvent entre 550 et 830 m. Sa vulnérabilité est de 30 pour cent. • La langoustine bicolore, Nephropsis rosea, est une espèce plus petite, d’une taille commune de 130 mm LT. Elle se rencontre sur les fonds de 420 à 1 260 m, le plus souvent entre 500 et 800 m. • La langoustine Nephropsis neglecta, de plus petite taille, 75 mm au maximum, est signalée sur des fonds de 654 à 1 300 m. Son intérêt commercial est mineur. Photo 53. Panulirus laevicauda © de Mérona B. (IRD) Photo 54. Scyllarides aequinoctialis © de Mérona B. (IRD) Figure 27. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 12 espèces de langoustes, cigales et langoustines de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 2 155 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021. 65 Deux autres espèces de cette famille sont signalées en République dominicaine mais non en Haïti: la langoustine de Floride, Nephropsis aculeata, et la langoustine épineuse, Nephropsis agassizii, de 120 à 140 mm de longueur totale maximale. Ces espèces sont potentiellement présentes. Pouvant être assimilées aux langoustines, deux espèces de la famille des Polychelidae font partie de ce groupe: Stereomastis sculpta et Willemoesia leptodactyla. Ce sont des espèces profondes qui se rencontrent sur les fonds de 200 à 5 124 m. Elles ne présenteraient pas d'intérêt commercial. Étonnement seules trois occurrences géo référencées des espèces de ce groupe ont été signalée dans la ZEE d'Haïti. Il s'agit de la cigale Marie-carogne, Scyllarides aequinoctialis, signalée au niveau des Gonaïves et au sud ouest et de Stereomastis sculpta, une espèce profonde sans intérêt commercial, signalée au sud de la ZEE. Dans la région, les occurrences sont en majorité sur le plateau continental (figure 27). 3.2.4.6 Les crabes Les espèces de crabes répertoriées dans la région se répartissent en 28 familles et 121 espèces dont 23 sont signalées d'intérêt commercial. Certaines espèces sont capturées au chalut mais la plupart à la main, au casier, par des pièges ou à la seine de plage. Les Portunidae, la famille la plus riche en nombre d'espèces, en comptent 12 et huit d'entre elles signalées comme commerciales feraient l’objet de pêche commerciale. Chez ces espèces le mâle est plus grand que la femelle. Parmi les plus communs, le crabe bleu, Callinectes sapidus, d’une largeur maximale de 227 mm, se rencontre dans les mangroves, sur les plages, dans les estuaires et sur les fonds à algues ou à débris coquillers jusqu’à 90 m de profondeur. Son régime est varié: détritus, méduses, vers, mollusques bivalves et gastéropodes, poissons et l'espèce est sujette au cannibalisme. Son niveau trophique est de 3,4. Sa vulnérabilité est de 13 pour cent. Également commun, le «crabe gris», C. ornatus, d’une largeur maximale de 130 mm, se rencontre le long de la côte à 75 m de profondeur, sur des fonds de sable ou de vase. Il présente une large tolérance aux salinités (de 0 à 50‰). Son régime est constitué de détritus, d’échinodermes, de cnidaires, de vers, de mollusques, de crustacés benthiques et de poissons. Son niveau trophique est de 3,6. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. Le crabe chancre, C. bocourti, est également très répandu. D’une largeur maximale de 160 mm, il se rencontre dans les eaux saumâtres et en mer sur des fonds de sables ou de roches jusqu’à 40 m de profondeur. Son régime est comparable à celui de l’espèce précédente et son niveau trophique est de 3,5. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. Les autres espèces sont le crabe lénée, C. danae, présent dans les estuaires et de la côte aux fonds de 75 m, avec une largeur maximale de carapace de 139 mm; le crabe liré, C. exasperatus, présent dans les estuaires et de la côte aux fonds de 75 m, avec une largeur maximale de carapace de 129 mm; le crabe marbré, C. marginatus, présent dans les estuaires et le long de la côte aux fonds de 421 m, avec une largeur maximale de carapace de 142 mm; le crabe tacheté, Achelous spinimanus (photo 55), présent entre la côte et les fonds de 393 m avec une largeur de carapace maximale de 92 mm; le crabe cyrique, Arenaeus cribrarius, benthopélagique, se rencontre à proximité des plages, entre la côte et les fonds de 68 m, avec une largeur maximale de carapace de 141 mm. Les migraines flamboyantes, Calappa flammea, jaune, C. galloides, ocellée, C. ocellata, et bouclée, Cyclozodion angustum, de la famille des Calappidae, sont aussi des espèces commerciales. Leurs largeurs de carapace maximales sont de 4,5 à 14 cm. C. ocellata se rencontre de la côte aux fonds de 80 m, C. galloides, jusqu'aux fonds de 220 m, C. flammea, jusqu'à 262 m et C. angustum, sur les fonds de 15 à 421 m (Felder et al., 2009). Le niveau trophique de C. flammea est de 4,57. La migraine pointillée (photo 56), Hepatus pudibundus, longtemps rattachée à la famille des Calappidae, appartient à la famille des Aethridae. C'est une espèce commerciale prisée. Elle vit de la côte aux fonds de 160 m. Fréquemment capturée par les pêcheries chalutières crevettières, elle contribue à leur bycatch. D'une largeur maximale de carapace de 82 mm, elle se nourrit d'algues, de plantes, de vers polychètes, d'invertébrés benthiques. Son niveau trophique est de 3,22. Sa vulnérabilité n'a pas été estimée. 66 Photo 55. Achelous spinimanus © de Mérona B. (IRD) Photo 56. Hepatus pudibundus, vue dorsale et ventrale, d'une femelle (en haut) et d'un mâle (en bas) © de Mérona B. (IRD) Les Ocypodidae, comptent huit espèces dont six sous l'appellation de violonistes. Ce sont des crabes des mangroves et des vasières qui, bien qu'ils ne soient pas signalés comme d'intérêt commercial contribuent à l'alimentation locale. Le crabe mantou, Ucides cordatus, appartenant à cette famille fait exception. Il est signalé comme espèce d'intérêt commercial. C'est un crabe de mangroves qui vit dans des terriers jusqu’à 70 cm de profondeur. Sa largeur maximale est de 100 mm, il se nourrit de détritus, de feuilles et de racines de palétuviers (Avicennia germinans et Rhizophora mangle) et de débris organiques. Son niveau trophique est de 2,0. Le crabe royal des Caraïbes, Maguimithrax spinosissimus21 de la famille des Mithracidae est un crabe de profondeur qui se trouverait sur les fonds durs de graviers et de débris coquillers entre 0 et 179 m22 de profondeur mais qui selon d’autres sources serait plus côtier, sur des fonds coralliens de 0 à 40 m. Sa largeur maximale est de 140 mm. Parmi les autres espèces commerciales figurent: le tourteau poïnclos, Cancer irroratus, Cancridae qui se rencontre de la côte aux fonds de 575 m; le crabe spongieux, Dromia erythropus, un Dromidae, entre la côte et les fonds de 360 m; l'araignée de mer, Stenocionops spinosissimus, un Epialtidae, de largeur de carapace maximale de 140 mm qui est capturé sur les fonds de 35 à 225 m; le tombourou matoutou, Cardisoma guanhumi, un Gecarcinidae côtiers d'une largeur de carapace maximale de 150 mm, vivant sur les fonds de 0 à 2 m; deux espèces de la famille des Grapsidae, le grapse ensanglanté, Goniopsis cruentata, et l'anglette commune, Grapsus grapsus, espèces côtières vivant sur les fonds de 0 à 2 m pour la première et 0 à 5 m pour la seconde, de largeurs de carapace maximales respectives de 56 et 87 mm; enfin le crabe caillou noir, Menippe mercenaria, est un Menippidae d'une largeur de carapace maximale de 130 mm, qui se rencontre de la côte aux fonds de 60 m. 21 La nomenclature de cette espèce et de cette famille a été révisée (Cf. Worms: http://www.marinespecies.org/). Dans la base Sealifebase l’espèce est répertoriée sous le nom de Mithrax spinosissimus et la famille encore sous le nom de Majidae. 22 Selon https://www.sealifebase.ca/summary/Mithrax-spinosissimus.html 67 Sur les 121 espèces de crabes inventoriées seules 23 sont signalées comme d'intérêt commercial. Cette évaluation semble être largement sous-estimée car comme il a été indiqué dans le cas des crabes violonistes, de nombreuses espèces qui ne donnent pas lieu à des pêches officiellement ciblées contribuent à l'alimentation locale dans les communautés de pêcheurs, notamment les espèces de rivage qui entrent dans la préparation de soupes ou d'autres plats traditionnels. La cartographie des occurrences de 102 espèces parmi les 121 signalées, a été établie à partir des bases OBIS et GBIF. Celles-ci sont dans leur majorité accolées à la côte (figure 28). 3.2.4.7 Les anomoures Ce groupe rassemble les espèces communément dénommées Bernard-l'hermite, les faux crabes et les galathées. 16 espèces appartenant à sept familles ont été signalées dans la zone d'inventaire dont une seule, la galathée Munidopsis longimanus, Squat lobster (En), de la famille des Munidopsidae, est signalée comme d'intérêt pour la pêche. Elle se rencontre jusqu'à 1 281 m. C'est une espèce de bycatch des pêcheries crevettières chalutières profondes. Peu d'informations sont fournies par Sealifebase. Figure 28. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 102 espèces des 121 espèces de crabes de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 10 185 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021. 68 3.2.5 3.2.5.1 Les mollusques Les céphalopodes Dans la région ont été recensés 32 espèces de céphalopodes décapodes (calmars, encornets, seiches et spirules) et 17 espèces de de céphalopodes octopodes (pieuvres et poulpes) (tableau 16). L'une des particularités générales à tous les céphalopodes réside dans le fait que les reproducteurs, mâles et femelles, ne survivent pas à la reproduction et meurent très vite après le frai. La taille des céphalopodes est le plus souvent mesurée en longueur du manteau (LM). Les informations sont extraites des documents FAO (op. cit.) et de la base mondiale Sealifebase. Cette base est moins renseignée que Fishbase (réservée aux poissons), ainsi la vulnérabilité a été estimée à 50 pour cent des espèces et le niveau trophique pour les deux tiers. Chez les Loliginidae, deux espèces ont été signalées dans la zone d'inventaire, toutes deux présentent un intérêt commercial. Le calmar ris, Sepioteuthis sepioidea, a une taille maximale de 20 cm de longueur de manteau. C’est une espèce benthique et démersale qui vit sur des herbiers et des récifs coralliens entre 0 et 20 m. Il se nourrit de crevettes et de petits poissons. Son niveau trophique est de 3,8. Sa vulnérabilité est de 10 pour cent. Le calmar à gros yeux, Doryteuthis (Amerigo) ocula, plus petit, d'une longueur maximale de manteau de 13 cm, est démersal et se rencontre entre 250 et 360 m de profondeur. Il se nourrit de crustacés, de céphalopodes et de petits poissons. Sa vulnérabilité serait de 10 pour cent. Le calmar flèche, Doryteuthis (Doryteuthis) pleii (photo 57), est un autre Loliginidae, qui n'est pas signalé en Haïti dans Sealifebase ni dans les bases OBIS et GBIF, mais qui est signalé par la FAO (FAO, 2002a). Bien que l'espèce n'ait pas été intégrée à cet inventaire, sa présence est hautement probable. Plus grand que les deux espèces précédentes, sa taille maximale est de 35 cm. Il présente un réel intérêt commercial. Il se rencontre jusqu'à 366 m de profondeur. Le jour il est proche du fond, la nuit il migre dans la colonne d'eau, proche de la surface. Son niveau trophique est de 4,3. Sa vulnérabilité est de 25 pour cent. Tableau 16. Principales familles de céphalopodes qui comptent 49 espèces dont 29 sont signalées comme commerciales. Nom français (FAO) Nom créole Décapodes Encornet cachalot Encornet bras courts Chirocalmar Calmar pectiné sicilienne Encornet-outre Discoloutène rond Encornet étoile Loutène de Joubin Calmar calama Encornet-poulpe Encornet calama Cornet crochu, encornet baleine Encornet boubou Sépiole Spirule Chipiloua commun Octopodes Poulpe gelée géant Argonaute Poulpe pélagique Poulpe, Pieuvre chat wouj Discopoulpe d'Agassiz Poulpe manteau violet Poulpe vitreux Famille (n esp comm/n esp) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique Ancistrocheiridae (0/1) Brachioteuthidae (0/2) Chiroteuthidae (0/2) Chtenopterygidae (0/1) 1-700 0-3 000 200-1 500 200-1 000 Cranchiidae (0/5) Cycloteuthidae (0/1) Enoploteuthidae (1/1) Joubiniteuthidae (0/1) Loliginidae (2/2) Octopoteuthidae (1/2) Ommastrephidae (4/4) Onychoteuthidae (1/3) 0-2 000 1-700 0-2 000 1-3 500 0-360 200-2 000 0-1 500 0-1 080 Pyroteuthidae (1/2) Sepiolidae (1/3) Spirulidae (0/1) Thysanoteuthidae (1/1) 1-800 14-2 622 100-1 750 0-2 604 Alloposidae (0/1) Argonautidae (1/2) Bolitaenidae (0/2) Octopodidae (7/9) Opisthoteuthidae (0/1) Tremoctopodidae (0/1) Vitreledonellidae (0/1) 0-6 787 0-1 280 100-4 000 0-1 200 100-1 935 0-250 0-1 000 69 Photo 57. Doryteuthis (Doryteuthis) pleii © de Mérona B. (IRD) Le Chipiloua commun, Thysanoteuthis rhombus, de la famille des Thysanoteuthidae, est une espèce plus grande: la longueur maximale de son manteau est de 1 m pour un poids maximal de 30 kg. Il se rencontre de la côte aux fonds de 2 604 m et est sujet à des migrations nycthémérales dans la colonne d'eau. Son régime est constitué de zoobenthos (octopodes, crustacés benthiques, stomatopodes), de necton (céphalopodes, calmars, seiches et poissons). Son niveau trophique est de 4,49 et sa vulnérabilité est élevée, de 60 pour cent. Les encornets de la famille des Ommastrephidae sont présents avec quatre espèces dont la plus commune est l’encornet rouge, Illex coindetii. C’est une espèce pélagique qui se rencontre au-dessus des fonds de 0 à 1 000 m, le plus souvent entre 100 et 600 m. La longueur maximale de son manteau est de 32 cm. L’espèce se nourrit en surface mais aussi au fond, d’œufs et de larves de poissons et de crustacés, de crevettes, de céphalopodes, de poissons. Son niveau trophique est de 3,9. Sa vulnérabilité est de 21 pour cent. Les trois autres espèces: encornet volant, Ommastrephes bartramii, oiseau, Ornithoteuthis antillarum, et dos orange, Sthenoteuthis pteropus, se rencontrent jusqu’aux fonds de 1 500 m. Leurs niveaux trophiques sont compris entre 4,1 et 4,4. L'encornet boubou, Pterygioteuthis giardi, de la famille des Pyroteuthidae, est une espèce de petite taille: 4 cm LM, pélagique elle se rencontre de la côte aux fonds de 600 m. Comme beaucoup de décapodes, elle se rapproche de la surface la nuit. Son régime est constitué de crustacés planctoniques, de copépodes, d'ostracodes et de cnidaires. Son niveau trophique est de 3,36 et sa vulnérabilité de 10 pour cent. Les cornets crochus, de la famille des Onychoteuthidae, sont présents par deux espèces. Le cornet crochu, Onychoteuthis banksii, qui atteint la taille de 37 cm LM et se rencontre de la côte aux fonds de 800 m; le cornet crochu des Caraïbes, Onykia carriboea, plus petit, jusqu'à 10 cm LM, qui se rencontre de 1 à 200 m de profondeur. Leurs régimes sont constitués de zooplancton, de copépodes, de cnidaires, de céphalopodes, de poissons, leurs niveaux trophiques sont de 3,8, et 3,6. Leur vulnérabilité est de 20 pour cent. L'encornet poulpe dana, Taningia danae, de la famille des Octopoteuthidae, est le plus grand des céphalopodes décapodes signalés dans la zone d'inventaire. C'est une espèce pélagique océanique qui se rencontre à 385395 m sous la surface. Sa taille atteint 1,70 m LM pour un poids de 64,4 kg. Il se nourrit de crustacés planctoniques et de poissons, son niveau trophique est de 4,07. C'est la proie des pélagiques océaniques (thons, espadons, barracudas, etc.), de requins Carcharhinidae pélagiques et de cétacés (dauphins, orques, cachalots). Sa vulnérabilité est très élevée, de 90 pour cent. L'encornet-poulpe de Ruppell, Octopoteuthis sicula, appartenant à la même famille est également signalé dans la zone. Sa taille est plus petite, 20 cm LM. Sa distribution spatiale est moins étendue. Bien que l'intérêt pour la pêche n'ait pas été renseigné chez de nombreuses espèces, quelques-unes méritent d'être évoquées. Les chirocalmars, Chiroteuthidae, comptent deux espèces. Ce sont des espèces profondes des fonds de 200 à 1 500 m, leur taille est de 20 à 25 cm LM. Ils se nourrissent de zoobenthos, de céphalopodes et de poissons, leur niveau trophique est de 3,8 à 4,0. Le calmar pectiné sicilien, Chtenopteryx sicula, de la famille des Chtenopterygidae, est également une espèce des eaux profondes, de 200 à 1 000 m. Ces calmars évoluent en pleine eau et remontent près de la surface la nuit. Leur taille ne dépasse pas 10 cm LM. Leur régime consiste en zooplancton, en cnidaires et mollusques et leur niveau trophique est de 4,0. Les encornets-outre, de la famille des Cranchiidae, rassemblent cinq espèces dont les tailles maximales vont de 11 à 42 cm LM. Ils se rencontrent de la côte aux fonds de 2 000 m. Leur régime consiste en crustacés planctoniques, invertébrés et poissons, leur niveau trophique est de 3,6 à 4,5. Les seiches sont représentées par trois espèces de sépioles de la famille des Sepiolidae. Leurs tailles maximales sont entre 2,5 et 5 cm LM. Elles se rencontrent au-dessus des fonds de 18 à 2 622 m. Leur régime est constitué de zoobenthos dont les crevettes et leur niveau trophique est de 3,6. Leur vulnérabilité est de 10 pour cent. 70 Les Octopodidae comptent sept espèces de poulpes et une pieuvre. La pieuvre commune, Octopus vulgaris, se rencontre aussi bien sur des fonds meubles sableux ou vaseux que sur des fonds durs de roches ou de graviers ou des récifs coralliens et sur des herbiers de la côte jusqu’à 200 m de profondeur. Sa longueur totale maximale est de 120 cm pour un poids de 10 kg. Elle se nourrit de zooplancton, de mollusques bivalves et gastéropodes, d’oursins, de calmars, de crustacés benthiques (crabes, crevettes), de poissons; son niveau trophique est de 3,74. Les sexes sont séparés mais comme chez les six autres espèces de cette famille, les reproducteurs mâles et femelles meurent peu de temps après la reproduction. Sa vulnérabilité est très élevée, de 78 pour cent. Dans cette famille quatre espèces de poulpes sont exploitées: les poulpes ris, Octopus briareus, bourdon, O. filosus, dana, Pteroctopus schmidti, et licorne, Scaeurgus unicirrhus. La taille maximale du poulpe ris est de 100 cm de longueur totale pour un poids de 1,5 kg; les tailles maximales des autres espèces sont comprises entre 5,7 et 9 cm de longueur de manteau. Ce sont des espèces benthiques. Le poulpe ris est plus côtier, il se rencontre de la côte aux fonds de 20 m, les autres se rencontrent plus au large jusqu'à des fonds de 200, 400 et 1 200 m dans le cas du poulpe dana. La vulnérabilité du poulpe ris est élevée, de 60 pour cent, celle des autres espèces serait de 10 pour cent. L'argonaute papier, Argonauta argo, et l'argonaute mineur, A. hians, de la famille des Argonautidae sont des espèces pélagiques contrairement aux octopodes précédents. La première espèce d'une taille maximale de 12 cm LM; se rencontre de la côte aux fonds de 200 m, son intérêt commercial est signalé. Son régime alimentaire comprend des méduses et des hydrozoaires, son niveau trophique est de 4,5 et sa vulnérabilité de 10 pour cent. La seconde espèce d'une taille maximale de 4 cm LM se rencontre de la côte aux fonds de 1 280 m. Son régime consiste en crustacés et invertébrés planctoniques, en méduses, en hydrozoaires, en céphalopodes et en poissons. Son niveau trophique est de 3,9. Sont également pélagiques deux espèces de poulpes de la famille des Bolitaenidae: le poulpe pélagique pygmée, Bolitaena pygmaea et le poulpe pélagique translucide, Japetella diaphana. Leurs tailles maximales respectives sont de 6 cm LM et de 12 cm en longueur totale. Le premier se rencontre au-dessus des fonds de 100 à 1 400 m, le second sur des fonds de 200 à 4 000 m. Leurs régimes sont similaires à ceux des espèces précédentes et leurs niveaux trophiques sont respectivement de 3,7, et 3,6. Le calmar géant, Architeuthis dux, n'a pas été signalé dans la zone proche d'Haïti. Il est néanmoins signalé à l'est de la Floride et dans le golfe du Mexique. Les espèces les plus grandes dans la ZEE haïtienne sont donc l'encornet poulpe dana, Taningia danae, avec un poids pouvant atteindre 64,4 kg et le Chipiloua commun, Thysanoteuthis rhombus, pour un poids maximal de 30 kg. La cartographie des occurrences fait état de signalements au nord de Cuba, d'Haïti et de la République dominicaine dénotant avec seulement 1 636 enregistrements, une carence de signalements pour ce groupe faunistique (figure 29). Figure 29. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 41 espèces de céphalopodes sur les 49 de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 1 636 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021. 71 3.2.5.2 Les bivalves Les 187 espèces signalées dans la zone appartiennent à 41 familles différentes, seulement 47 espèces sont signalées d'intérêt commercial, mais la plupart d'entre elles sont consommées localement en soupes et bouillons, d’autres sont utilisées comme appât (tableau 17). Les informations sur les espèces sont souvent incomplètes dans Sealifebase, en particulier sur le niveau trophique (9 valeurs/187 espèces), la vulnérabilité (17 valeurs /187espèces), les noms scientifiques et les noms de la famille d'appartenance ne sont pas toujours actualisés et a fortiori leurs usages sont rarement renseignés. Les bivalves sont des espèces filtreuses qui se nourrissent de plancton; leur niveau trophique est de 2,0. La plupart des bivalves sont gonochoriques (à sexes séparés), quelques-unes dont des peignes (Pectinidae) sont hermaphrodites protandres, pendant la première partie de leur vie les organes mâles sont fonctionnels, les organes femelles prennent le relai ensuite. Elles vivent en majorité sur des fonds de sable ou de vase; les jambonneaux, famille des Pinnidae, sont dans les herbiers que peuvent occuper également des peignes, famille des Pectinidae. Les deux espèces les plus profondes sont Propeamussium dalli, une Propeamussiidae et Basterotia quadrata, une Basterotiidae, la première d'une taille maximale de 75 mm se rencontre entre 106 et 1 472 m, la seconde qui se rencontre de la côte aux fonds de 1 170 m, est une espèce de petite taille (moins de 20 mm). La distribution bathymétrique de plus des deux tiers de ces bivalves ne dépasse pas les fonds de 100 m. Tableau 17. Principales familles de bivalves qui comptent 187 espèces dont 47 sont signalées comme commerciales. Nom français (FAO) Nom créole Arche Bucarde jaune Donace, Flion Lime Lucine Mactre ailée Huître-marteau des Caraïbes Modiole tulipe Huitre des palétuviers Peigne Aile d’ange Jambonneau Lucine zwuit Sanguinolaire ridée Huître perlière Tagal corpulent Couteau antillais Huître épineuse Telline Vénus, Tivelle paloud Famille (n esp comm/n esp) Anatinellidae (0/1) Anomiidae (0/1) Arcidae (6/14) Basterotiidae (0/1) Cardiidae (4/11) Carditidae (0/1) Chamidae (0/5) Corbulidae (0/5) Crassatellidae (0/2) Cuspidariidae (0/1) Donacidae (3/6) Dreissenidae (0/2) Gastrochaenidae (0/1) Glycymerididae (0/2) Hiatellidae (0/1) Isognomonidae (1/3) Limidae (1/3) Lucinidae (1/13) Mactridae (1/2) Malleidae (0/1) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-134 0-128 0-200 0-1 170 0-366 Mytilidae (1/6) Noetiidae (0/1) Nuculanidae (0/1) Ostreidae (2/6) Pectinidae (4/8) Pholadidae (1/3) Pinnidae (4/4) Propeamussiidae (0/1) Psammobiidae (2/4) Pteriidae (2/3) Semelidae (0/3) Solecurtidae (1/2) Solenidae (1/1) Spondylidae (1/2) Tellinidae (4/26) Teredinidae (0/10) Thyasiridae (0/1) Trapezidae (0/1) Ungulinidae (0/3) Veneridae (7/24) Verticordiidae (0/1) 0-109 0-128 0-274 0-200 0-366 0-49 0-256 106-1 472 0-9 0-150 0-75 0-24 0-525 0-101 0-110 50-225 0-55 0-55 6-80 0-110 0-800 0-101 0-277 0-202 0-100 1-550 0-140 0-180 0-59 2-417 0-229 0-215 76-510 72 Les Arcidae comptent six espèces d'intérêt pour la pêche: l'arche ovale, Lunarca ovalis; l'arche auriculée, Anadara notabilis; l'arche incongrue, A. brasiliana; l'arche zèbre, Arca zebra; l'arche crochue, A. imbricata, et l'arche granuleuse, Tegillarca granosa. La première espèce se rencontre de la côte aux fonds de 68 m, les deux suivantes jusqu'à 75 m, la quatrième jusqu'à 140 m, la cinquième jusqu'à 64 m et la dernière jusqu'à 20 m. La vulnérabilité de l'arche ovale est estimée à 38 pour cent, celle de l'arche granuleuse, à 10 pour cent. Chez les Cardiidae, quatre espèces sont signalées comme commerciales: la bucarde géante de l'Atlantique, Dinocardium robustum, se rencontre de la côte jusqu'à 30 m de profondeur, son diamètre maximal est de 119 mm; la bucarde jaune, Dallocardia muricata, d'un diamètre maximal de 70 mm, se rencontre jusqu'à 84 m; la bucarde fraisine, Americardia media, plus petite, d'un diamètre maximal de 35 mm est plus profonde, jusqu'à 185 m; Fulvia laevigata, d'un diamètre maximal de 70 mm, se rencontre de la côte à 75 m, sa distribution géographique se situerait majoritairement en Indonésie. Trois espèces de Donacidae sont d'intérêt commercial: la flion des Caraïbes, Donax denticulatus, la flion ridée, D. striatus, et le donace géanté, Iphigenia brasiliensis; les deux premières espèces, de tailles réduites (25 mm) sont sur des fonds peu profonds, respectivement de moins de 1 m et de moins de 2 m, la troisième, de plus grande taille (65 mm) se rencontre jusqu'à 20 m. La lime rêche ou coquille Saint-Jacques flamme ou pétoncle flamme, Ctenoides scaber, est un Limidae de 75 mm, qui se rencontre de la côte jusqu'aux fonds de 227 m. La lucine tigrée américaine, Codakia orbicularis, est une Lucinidae de 85 mm qui se trouve jusqu'à 93 m de profondeur. La mactre ailée, Mactrellona alata, est une Mactridae de 100 mm qui se rencontre de 10 à 30 m. La modiole tulipe, Modiolus americanus, est une Mytilidae de 110 mm, elle se fixe au substrat par un byssus entre 1 et 11 m de fond. Elle est consommée bouillie, marinée ou grillée. L’huître creuse des Caraïbes, Crassostrea rhizophorae, est une huître de mangrove de la famille des Ostreidae, d'une taille maximale de 120 mm, elle est fixée sur les racines des palétuviers, Rizophora mangle, mais elle peut être rencontrée jusqu'à 50 m de profondeur. Cette espèce a subi une surexploitation dans de nombreuses régions ; en outre, elle est particulièrement sensible aux contaminations d’origine organique. Elle est consommée crue, frite, grillée ou bouillie et éventuellement conditionnée en boite. De la même famille, l'huître creuse américaine, C. virginica, est plus grande, jusqu'à 300 mm, elle se rencontre fixée sur des fonds durs, de roche ou de coquilles morte de la côte aux fonds de 79 m; contrairement à C. rhizophorae dont la distribution s'étend de Cuba aux côtes nord de l'Amérique du sud, la distribution de cette espèce s'étend dans une zone plus nord, de la Floride à l'ouest du golfe du Mexique; ses populations ont été fortement diminuées par une surexploitation et par la contamination par des pollutions organiques. Une troisième espèce d'huître, l'huître africaine de mangrove, C. tulipa, a été signalée dans la région des trois baies, au nord d'Haïti (Miller, 2018) mais n'est signalée dans la zone par aucune des bases de données (FAO; Sealifebase; OBIS; GBIF); sa taille maximale est de 140 mm, elle se rencontre dans les mangroves de palétuviers, Rizophora mangle. Chez les Pectinidae, quatre espèces de peignes ont un intérêt commercial: le peigne de Laurent, Euvola laurenti, se rencontre entre 7 et 40 m; le peigne zigzag, Euvola ziczac, se rencontre entre 1 et 151 m; la coquille, Nodipecten nodosus, entre la côte et 185 m; le peigne calicot, Argopecten gibbus, est le plus profond, entre la côte et 366 m. Leurs tailles maximales se situent entre 60 et 150 mm. Ces quatre espèces présentent un grand intérêt commercial, faisant partie de ces espèces commercialisées sous l’appellation coquille Saint-Jacques. La longévité du peigne calicot est de 18 à 24 mois; sa reproduction et son recrutement ont lieu toute l’année. L'aile d'ange, Cyrtopleura costata, est une Pholadidae, d'une taille maximale de 180 mm qui vit enfouie dans le sable ou la vase de la zone intertidale aux fonds de 49 m. Chez les Pinnidae, les quatre espèces: le jambonneau raide, Atrina rigida; le jambonneau demi-lisse, A. seminuda; le jambonneau dents de scie, A. serrata, et le jambonneau ambre, Pinna carnea, présentent un intérêt pour la pêche. Ce sont les espèces les plus grandes de ce groupe, leurs tailles maximales se situent entre 243 et 300 mm. Ces espèces se rencontrent de la côte aux fonds de 27 m, 256 m, 11 m et 51 m respectivement. La sanguinolaire ridée, Asaphis deflorata, est une Psammobiidae qui se trouve dans les deux premiers mètres. Elle se nourrit de plantes, de détritus et de plancton. Le faux haricot, Heterodonax bimaculatus, est rattaché à la même famille, il vit sur le littoral à moins de 1 m de profondeur, sa taille maximale est de 16 mm. L’huître perlière de l’Atlantique, Pinctada imbricata, de la famille des Pteriidae, présente un grand intérêt commercial. Initialement exploitée pour alimenter l’industrie perlière, cette espèce est commercialisée à présent pour la consommation humaine. Elle se rencontre dans la zone intertidale et de la côte jusqu’à 23 m de profondeur, sa taille maximale est de 76 mm, fixée sur des roches ou d’autres substrats solides. Sa longévité a été estimée à 8 années en Inde. De la même famille, l'huître perlière ailée, Pteria penguin, dont la zone de 73 distribution principale se situe en Indopacifique et en mer Rouge, mais signalée en Haïti dans GBIF, a une taille maximale de 300 mm et se rencontre de la côte aux fonds de 35 m; son niveau trophique est estimé à 2,0 et sa vulnérabilité a été évaluée à 20 pour cent. L'huître plate, Isognomon alatus, une Isognomonidae de taille maximale de 72 mm, se rencontre dans les marais à mangroves, elle est assimilée à une huître. Le tagal corpulent, Tagelus plebeius, est un Solecurtidae d'une taille maximale de 119 mm et se rencontre sur les fonds de moins de 24 m, il se nourrit de plantes et de détritus et filtre le plancton, son niveau trophique est estimé à 2,0. Le couteau antillais, Solena obliqua23, est un Solenidae d'une taille maximale de 96 mm, il vit dans la zone intertidale et subtidale, enfoui dans le sable; il est consommé bouilli, grillé ou frit. Le spondyle américain ou huître épineuse de l'Atlantique, Spondylus americanus, est un Spondylidae. D'une taille maximale de 140 mm, il se rencontre jusqu'à 140 m de profondeur. Il est consommé cru. Les Tellinidae sont représentées par 26 espèces dont quatre sont signalées d'intérêt pour la pêche: la telline fauste, Arcopagia fausta, qui se rencontre de la côte jusqu'à 30 m, dont la taille maximale est de 98 mm; la telline lisse; Tellina laevigata, qui se rencontre jusqu'à 15 m, dont la taille maximale est de 88 mm; la telline coucher de soleil, Tellina radiata, qui se rencontre jusqu'aux fonds de 100 m, dont la taille maximale est de 105 mm et enfin la telline mouchetée, Tellinella listeri, d'une taille maximale de 90 mm qui se rencontre jusqu'aux fonds de 100 m. Les Veneridae regroupent 24 espèces dont sept d'intérêt commercial: la venus quadrillée, Chione cancellata, qui se trouve à 2 m de profondeur, d'une taille maximale de 45 mm; la venus calicot, Macrocallista maculata, qui se rencontre de la côte aux fonds de 10 m, de taille maximale de 80 mm; la venus princesse, Periglypta listeri, d'une taille maximale de 100 mm qui se rencontre de la côte aux fonds de 84 m; la praire éclair, Pitar fulminatus, qui se rencontre jusqu'aux fonds de 100 m, de taille maximale de 48 mm; la tivèle trigone, Tivela mactroides, qui est sur les fonds de moins de 2 m, de taille maximale de 34 mm et deux autres espèces de la même famille, Hysteroconcha dione, une espèce de 50 mm présente sur les fonds de moins de 8 m et Lirophora paphia, de 35 mm qui se rencontre jusqu'à 101 m. Figure 30. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 157 espèces de bivalves sur les 187 de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 22 444 occurrences: OBIS, GBIF du 20/06/2021. 23 Dans les documents de la FAO et Sealifebase Solen obliquus 74 Les mollusques bivalves sont capturés à la main, en plongée ou à l'aide d'une pelle ou d'un râteau; certaines espèces sont capturées au chalut de fond, à la drague ou à la seine de plage. Comme chez les crabes, les sources d'information semblent largement sous-estimer le nombre d'espèces sinon commercialisables, du moins fréquemment consommées. Les occurrences enregistrées dans les bases OBIS et GBIF sont proches ou sur la ligne de côte. Dans leur majorité elles se concentrent au nord, dans le sud de la Floride. En Haïti elles se répartissent entre la côte nord et la partie sud du pays (figure 30). 3.2.5.3 Les gastéropodes Les espèces de mollusques gastéropodes répertoriées dans la région appartiennent à 99 familles et sont au nombre de 447 (tableau 18). Seules 43 sont signalées d'un intérêt commercial, soit une espèce sur 10, et le lambi en est le produit phare. Elles ont leur importance dans la chaîne trophique étant des proies de crabes, de langoustes, de pieuvres et de poulpes, de nombreuses espèces de poissons osseux (balistes, carangues, mérous, gorettes, labres, vivaneaux, etc.), d’élasmobranches (requins, pastenagues, aigles de mer, etc.), de tortues marines, de dauphins. Ces espèces se rencontrent de la côte jusqu’au-delà du talus sur des fonds de 4 791 m; cependant les deux tiers de ces espèces ne dépassent pas les 100 m de profondeur et certaines sont très côtières, confinées aux 10 premiers mètres voire sont amphibiotiques et sont présentes en eaux douces et saumâtres. Les informations sur ces 447 espèces sont souvent fragmentaires notamment dans la base Sealifebase, ainsi le régime est renseigné pour seulement 47 pour cent d'entre elles, il serait constitué en majorité de détritus, de plantes, de zoobenthos, de bivalves (moules, huitres); de même le niveau trophique est estimé pour 24 d'entre elles, soit 5 pour cent de l'ensemble, il se situerait entre 2,0 et 4,33; la vulnérabilité n'est renseignée que pour 11 d'entre elles, soit 2 pour cent de l'ensemble, et uniformément évaluée à 10 pour cent; le nom vernaculaire est souvent absent; enfin dans de nombreux cas le nom scientifique n'est pas actualisé; la règle adoptée tout au long de cette étude d'adopter le nom scientifique accepté dans la base taxonomique WoRMS a été appliquée. Tableau 18. Principales familles de gastéropodes qui comptent 447 espèces dont 43 sont signalées comme commerciales. Nom français (FAO) pied de pélican crépidule plate Casque Cérithe Triton Mitrelle Cône Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Acteonidae (0/1) Anabathridae (0/1) Ancillariidae (0/1) Aplustridae (0/1) Aporrhaidae (0/1) Architectonicidae (0/3) Areneidae (0/3) Assimineidae (0/1) Batillariidae (0/1) Bellolividae (0/1) Borsoniidae (0/1) Buccinidae (0/1) Bullidae (0/2) Bursidae (0/1) Caecidae (0/5) Calliostomatidae (0/2) Calyptraeidae (0/1) Cancellariidae (0/1) Capulidae (0/1) Cassidae (3/8) Cavoliniidae (0/2) Cerithiidae (1/9) Cerithiopsidae (0/1) Charoniidae (1/2) Clionidae (0/1) Cochliopidae (0/1) Colubrariidae (0/1) Columbellidae (0/16) Conidae (2/24) Costellariidae (0/7) Profondeur 14-18 0-15 0-5 6-8 0-366 0-183 0-4 0-0 1-13 183-653 183-2 633 0-81 0-256 0-115 1-1 053 0-27 0-178 2-574 0-465 0-4 791 0-91 0-104 1-384 0-600 0-? 0-805 0-653 0-780 Côtier Plateau Talus littoral Abysses Domaine Domaine néritique océanique 75 Nom français (FAO) Nom créole Cylichna Triton Fasciolaire Fissurelle Mélongène Rocher, murex Natice de Turton Nérite Olive Patelle Strombe Tonne Chancre, turbinelle Turban lambi Famille (n esp comm/n esp) Profondeur Cylichnidae (0/5) Cymatiidae (4/12) Cypraeidae (0/6) Cystiscidae (0/4) Drilliidae (0/2) Ellobiidae (0/9) Eoacmaeidae (0/1) Epitoniidae (0/16) Eratoidae (0/1) Eulimidae (0/6) Fasciolariidae (4/10) Fissurellidae (3/21) Haminoeidae (0/2) Harpidae (1/3) Hipponicidae (0/2) Hydrobiidae (0/1) Laubierinidae (0/1) Litiopidae (0/3) Littorinidae (1/15) Lottiidae (0/2) Mangeliidae (0/9) Marginellidae (0/16) Melongenidae (1/1) Mitridae (0/2) Modulidae (0/2) Muricidae (5/29) Nassariidae (0/9) Naticidae (0/9) Neritidae (1/10) Neritiliidae (0/1) Olividae (1/16) Ovulidae (0/4) Patellidae (0/2) Pectinodontidae (0/1) Personidae (0/1) Phasianellidae (0/6) Phenacolepadidae (0/3) Pisaniidae (0/6) Plakobranchidae (0/1) Planaxidae (0/4) Pleurobranchidae (0/1) Pleurotomariidae (0/4) Potamididae (0/2) Pseudomelatomidae (0/6) Pyramidellidae (0/11) Raphitomidae (0/1) Rhizoridae (0/1) Rissoidae (0/3) Rissoinidae (0/2) Skeneidae (0/1) Strombidae (6/6) Tegulidae (1/5) Terebridae (0/2) Tonnidae (1/3) Tornatinidae (0/3) Tornidae (0/1) Triphoridae (0/2) Triviidae (0/4) Trochidae (0/1) Truncatellidae (0/2) Turbinellidae (2/2) Turbinidae (4/10) Turridae (0/2) Turritellidae (0/4) Vermetidae (0/2) Vitrinellidae (0/3) Volutidae (1/3) Xenophoridae (0/2) Zebinidae (0/3) 0-3 012 0-150 0-1 472 0-168 0-128 0-2 0-60 0-805 2-120 0-260 0-200 0-796 0-34 0-370 0-780 0-2 0-805 0-9 0-3 0-465 0-154 0-44 0-82 0-105 0-538 0-110 0-175 0-200 0-0 0-300 0-128 413-1 066 0-300 0-214 0-55 0-91 0-15 0-48 0-50 0-853 0-2 0-42 5-718 0-46 33-713 0-101 0-106 45-805 0-183 0-90 0-75 0-2 359 0-128 0-23 0-101 0-525 0-24 0-0 0-81 0-300 15-274 0-200 0-5 0-137 0-380 0-823 0-51 Côtier Plateau Talus littoral Abysses Domaine Domaine néritique océanique 76 Le strombe rosé ou lambi, Aliger gigas24, famille des Strombidae, est une espèce de très haute valeur commerciale. Il se rencontre sur des fonds à algues, de coraux, de sable et coraux ou des herbiers, entre 2 et 73 m de profondeur, généralement à moins de 30 m, sa taille maximale est de 300 mm. Son régime est constitué de plantes et de détritus. Son niveau trophique est estimé entre 2,0 et 2,19. Lors de la ponte les œufs sont déposés sur des sables calcaires issus de la dégradation de coraux; la ponte a lieu de juillet à novembre au Venezuela. L’exploitation de cette espèce s’est développée dans les années 70 et très rapidement a augmenté de façon exponentielle. Sa situation face aux risques d’extinction n’a pas été évaluée par l’IUCN mais cette espèce est inscrite dans l’annexe II de la CITES et à ce titre son commerce international n’est autorisé qu’à partir des pays où sa population n’est pas menacée25. C'est une des rares espèces donnant lieu à des déclarations de captures auprès de la FAO par Haïti. Cinq autres Strombidae sont exploités: le strombe laiteux, Macrostrombus costatus26, d'une taille maximale de 321 mm, se rencontre sur les fonds de 2 à 55 m; le strombe queue-de-coq, Aliger gallus27, d'une taille maximale de 195 mm, se rencontre de la côte au fonds de 82 m; le strombe aile-de-faucon ou strombe grenouille, Lobatus raninus, plus petit, jusqu'à 121 mm, se rencontre sur les fonds de moins de 55 m; la conque batailleuse, Strombus alatus, la plus petite, au maximum de 112 mm, et la plus profonde, jusqu'aux fonds de 183 m; le strombe combattant, S. pugilis, d'une taille maximale de 130 mm, se rencontre sur les fonds de moins de 55 m. Chez les Cassidae, trois espèces d'intérêt commercial sont signalées: le casque flamme, Cassis flammea, d'une taille maximale de 154 mm est sur les fonds de 1 à 12 m; le casque royal, C. tuberosa, d'une taille maximale de 301 mm, est sur les fonds de moins de 27 m et le casque impérial, C. madagascariensis, d'une taille maximale de 350 mm, est sur des fonds de 3 à 183 m. Leurs niveaux trophiques sont de 3,0 à 3,07. Sur les neuf espèces de Cerithiidae, seul le cérithe fascié, Rhinoclavis fasciata, est signalé comme d'intérêt commercial. C'est une espèce commune de la région Indopacifique, d'aspect fusiforme, sa hauteur maximale est de 95 mm. Il se rencontre sur les fonds de moins de 18 m. Le Triton de l'Atlantique, Charonia variegata, appartient à la famille des Charoniidae, il atteint la taille de 374 mm. Il vit sur les fonds de 1 à 384 m. Le cône royal, Conus regius, et le cône souris, Conus mus, sont les seules des 25 espèces de la famille des Conidae de la zone à être signalées d'intérêt commercial. Leurs tailles maximales sont respectivement de 75 et 44 mm. Le cône royal se rencontre de la côte jusqu'aux fonds de 95 m enfoui dans le sable, sous des rochers ou sous des coraux, le cône souris, jusqu'aux fonds de 18 m, sur des roches ou des coraux. Les Cymatiidae comptent 12 espèces dans la zone, dont quatre sont signalées d'intérêt commercial: le triton anguleux, Cymatium femorale, d'une taille maximale de 212 mm, sur les fonds de 1 à 150 m; le triton aquatile, Monoplex aquatilis, d'une taille maximale de 120 mm, sur les fonds de moins de 60 m; le triton de Naples ou triton velu, M. parthenopeus, d'une taille maximale de 180 mm, sur les fonds de moins de 75 m; le triton poilu, M. pilearis, d'une taille maximale de 140 mm, sur les fonds de moins de 50 m. Sur les 10 espèces de la famille des Fasciolariidae, quatre sont signalées d'intérêt commercial: la Fasciolaire tulipe, Fasciolaria tulipa, d'une taille maximale de 250 mm, son régime alimentaire est varié, son niveau trophique est estimé supérieur à 2,8; le fuseau marron, Leucozonia nassa, de taille maximale de 68 mm, est sur les fonds de moins de 70 m; le fuseau zébré, Polygona infundibulum, de taille maximale de 80 mm, est sur les fonds de 2 à 55 m; le pleuroploque géant ou conque de cheval, Triplofusus giganteus, de taille maximale de 609 mm, se rencontre de la côte aux fonds de 200 m. Chez les 21 espèces de Fissurellidae, trois espèces sont signalées d'intérêt commercial: les fissurelles de Lister, Diodora listeri; de Barbade, Fissurella barbadensis, et rayonnante, F. nimbosa. Elles ont la forme de chapeau chinois. La première se rencontre de la côte aux fonds de 500 m, les deux autres dans les huit premiers mètres. Leurs tailles maximales respectives sont de 45, 41 et 50 mm, leur régime est constitué de plantes et de détritus et leur niveau trophique est estimé entre 2,0 et 2,19. 24 Anciennement Lobatus gigas. La taxonomie a été révisée le 01/04/2020. 25 L'évaluation du stock de strombes haïtien revêt donc un caractère prioritaire. 26 Anciennement Lobatus costatus. La taxonomie a été révisée le 01/04/2020. 27 Anciennement Lobatus gallus. La taxonomie a été révisée le 01/04/2020. 77 La harpe majeure, Harpa major, appartient à la famille des Harpidae dont trois espèces sont présentes dans la zone, sa taille maximale est de 100 mm, elle vit sur des fonds sableux, à faibles profondeurs, jusqu'à 64 m de profondeur, à proximité des coraux. Sa vulnérabilité est faible, de 10 pour cent. La littorine couronnée, Tectarius coronatus, est la seule des 15 espèces de la famille des Littorinidae présentes dans la zone à être signalée d'intérêt commercial, parfois consommée, sa coquille est vendue comme objet décoratif. Sa taille maximale est de 40 mm. Elle vit dans des eaux peu profondes sur le littoral, parfois audessus du niveau le plus élevé de la haute mer, sa vulnérabilité est faible, de 10 pour cent. Parmi les 29 espèces de Muricidae, cinq d'entre elles présentent un intérêt commercial: le rocher antillais, Chicoreus brevifrons; le pourpre d'Atlantique, Nucella lapillus; le rocher pomme, Phyllonotus pomum; le pourpre haemastoma, Stramonita haemastoma et le murex à bec courbé, Vokesimurex recurvirostris. Ces espèces se rencontrent respectivement de la côte aux fonds de 83, 40, 200, 538 et 140 m. Leur niveau trophique est estimé être supérieur à 2,8. Les autres espèces signalées d'intérêt commercial sont la mélongène des Caraïbes, Melongena melongena, une Melongenidae; la nérite dent saignant, Nerita peloronta, une Neritidae; l'olive réticulée, Americoliva reticularis, une Olividae; la tonne cannelée, Tonna galea, une Tonnidae; le troque des Antilles, Cittarium pica, un Tegulidae; le chanque antillais, Turbinella angulata, et la turbinelle des Caraïbes, Vasum muricatum, des Turbinellidae; les turbans incisé, Lithopoma caelatum, imbriqué, Lithopoma tectum, canaliculé, Turbo canaliculatus, et marron, T. castanea, des Turbinidae; la volute musique, Voluta musica, une Volutidae. Les occurrences enregistrées dans OBIS et GBIF dans les ZEE d'Haïti, de la République dominicaine, de Cuba, de la Jamaïque et des Îles Caïmanes montrent des concentrations collées à la ligne de côte (figure 31). Figure 31. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 352 espèces de gastéropodes sur les 447 de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 38 714 occurrences28: OBIS, GBIF du 23/06/2021. 28 Les points des occurrences géo référencées les plus intérieurs dans les terres (espèces amphibiotiques et/ou ubiquistes, points géo référencés approximatifs géo localisés au barycentre du pays, de la province ou du département) ont été masqués. 78 3.2.6 Les échinodermes Le phylum des échinodermes sera abordé dans cet inventaire au travers des oursins, classe des Echinoidea, et des concombres de mer, classe des Holothuroidea qui aura bénéficié des apports de deux études (HerreraMoreno et Betancourt-Fernández, 2004; Alvarado, 2011) (tableau 19). Les étoiles de mer, les crinoïdes et les ophiures ne seront pas abordées ici (Cf annexe IV). Les oursins et les holothuries qui appartiennent au même embranchement des échinodermes diffèrent morphologiquement; les premiers, globalement circulaires sont organisés selon une symétrie radiale tandis que les seconds de forme allongée, sont organisés selon une symétrie axiale; ils diffèrent également par leurs usages, les oursins, consommés le plus souvent crus, occupent un marché local ou national; les concombres de mer sont destinés à l'exportation, en priorité vers l'Asie, occupant un marché de niche. Ces deux groupes (classes) seront présentés séparément. Tableau 19. Principales familles d'échinodermes, oursins et holothuries, qui comptent 38 espèces dont huit sont signalées d'intérêt commercial. Nom français (FAO) Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique Aspidodiadematidae (0/1) Brissidae (0/3) Cidaridae (0/1) Clypeasteridae (0/3) Diadematoidae (0/1) Echinometridae (0/2) Echinoneidae (0/1) Echinothuriidae (0/1) Mellitidae (0/1) Phormosomatidae (0/1) Pourtalesiidae (0/1) Saleniidae (0/2) Toxopneustidae (1/4) 720-3 000 Holothuriidae (6/9) Molpadiidae (0/1) Phyllophoridae (0/2) Psychropotidae (0/1) Stichopodidae (1/2) Synaptidae (0/1) 0-73 90-720 0-9 215-4 700 0-65 0-24 Oursins Oursin-diadème Oursin perforant vert Oursin Oursin galette Oursin blanc Holothuries (ou bèches ou concombres de mer) Holothurie, bêche Holothurie 3.2.6.1 0-641 0-50 0-805 0-400 0-45 0-570 0-60 250-3 000 0-777 Les oursins Les oursins répertoriés dans la zone comptent 13 familles et 22 espèces dont une seule espèce est signalée comme d'intérêt commercial. L'inventaire ne s'est pas restreint à la seule espèce commerciale, les oursins constituant les proies de nombreuses espèces de la faune marine. Ces espèces se rencontrent du littoral au bas du talus continental, sur des fonds sableux, des récifs coralliens ou des fonds rocheux. Les distributions bathymétriques des espèces Salenocidaris varispina, de la famille des Saleniidae et Plesiodiadema antillarum, de la famille Aspidodiadematidae, s'étendent jusqu'aux fonds de 3 000 m, dès 250 m chez la première, dès 750 m chez la seconde. Celle de Lytechinus euerces, de la famille Toxopneustidae, s'étend des fonds de 55 m jusqu'aux fonds de 777 m. Les autres espèces se rencontrent dès le littoral. Les distributions bathymétriques des espèces de la famille des Brissidae, les oursins de sable gris, Brissus unicolor, de sable rouge, Meoma ventricosa, et l'espèce Brissopsis atlantica, s'étendent jusqu'à la limite du plateau continental ou au-delà, respectivement jusqu'à 240, 200 et 641 m. L'aire de distribution du petit oursin (Little egg urchin (En)), Echinoneus cyclostomus, un Echinoneidae, s'étend de la côte jusqu'aux fonds de 570 m; celle de l’oursindiadème, Diadema antillarum, un Diadematoidae, s'étend jusqu’aux fonds de 400 m; celle du Dollar des sables à rosace, Clypeaster rosaceus, Clypeasteridae, s'étend jusqu'aux fonds de 285 m alors que celle de Clypeaster luetkeni, de la même famille s'étend jusqu'à 805 m. Les autres espèces, avec une réserve sur trois espèces29, sont sur les fonds côtiers (entre le littoral et les fonds de 60 m). 29 Chez trois espèces, aucune information sur la distribution bathymétrique n'était disponible: Hygrosoma petersii, un Echinothuriidae; l'oursin galette, Phormosoma placenta, un Phormosomatidae; Salenocidaris profundi, un Saleniidae. 79 L’oursin blanc, Tripneustes ventricosus, de la famille des Toxopneustidae, est comestible et apprécié, c'est la seule espèce qui représente un réel intérêt commercial; il se rencontre dans des herbiers, de la zone intertidale aux fonds de 55 m. Les oursins sont herbivores, et jouent un rôle sur le bon état des coraux. Leur niveau trophique est de 2,0. Les pontes sont fréquentes. Les œufs sont conservés au niveau du péristome ou du périprocte selon les espèces. Les larves pluteus sont planctoniques et dérivent pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant de couler et d’adhérer au substrat et de se métamorphoser en petits oursins. La distribution spatiale des occurrences des espèces d'oursins rend compte de la partition entre espèces côtières et espèces profondes (figure 32). 3.2.6.2 Les holothuries L’inventaire des holothuries présentes dans la ZEE d’Haïti ne s’est pas fait sans difficultés en raison de sa taxonomie en évolution; ainsi les noms des espèces rencontrées diffèrent entre la base Sealifebase et la base WoRMS. La synthèse réalisée pour la FAO (Purcell, Samyn et Conand, 2012) ainsi que les inventaires sur l'île d'Hispaniola (Herrera-Moreno et Betancourt-Fernández, 2004; Alvarado, 2011) ont permis de compléter les informations des deux sources précédentes. Au total 16 espèces de concombres de mer ont été identifiées sur la zone d'inventaire. Les noms vernaculaires en français sont parfois absents des bases de données, ici on adoptera la traduction de leurs noms vernaculaires en langue anglaise quand ils sont renseignés, sinon le nom scientifique seul. La famille des Holothuriidae compte neuf espèces dans la zone d'étude dont six signalées d'intérêt commercial: • La bêche de mer, Actinopyga agassizii, se rencontre de la côte aux fonds de 54 m. Elle mesure jusqu'à 35 cm. • L’holothurie bouse d’âne, Holothuria (Halodeima) mexicana, vit sur la zone subtidale et jusqu’à 20 m de profondeur à proximité des mangroves ou sur des fonds de sables vaseux ou de sable et d'herbiers. Sa longueur maximale est de 50 cm. • Le concombre de mer de sable (Sand sea-cucumber), Holothuria (Thymiosycia) arenicola, se trouve de la côte aux fonds de 30 m et mesure jusqu'à 30 cm. • L’holothurie queue de tigre, Holothuria (Thymiosycia) thomasi, est la plus grande des trois espèces, sa longueur pouvant atteindre 2,0 m (Pawson et Caycedo, 1980). Elle vit sur des récifs coralliens entre 3 et 30 m de profondeur. Figure 32. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 22 espèces d'oursins de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 5 300 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021 80 • L'holothurie de Floride, Holothuria (Halodeima) floridana, se rencontre dans les marais à mangroves et sur le bord des plages jusqu'à 2 m de profondeur. Elle peut atteindre 51 cm de long. • La bêche de mer japonaise, Apostichopus japonicus, originaire d'Asie (Chine, Japon), peut se rencontrer jusqu'à 200 m de profondeur mais le plus souvent entre 20 et 30 m. L'espèce atteint 30 cm de longueur et est exploitée en aquaculture. L'espèce a été signalée une fois en Haïti (Wilner, 2004); sa présence si elle est confirmée, pourrait provenir d'essais d'aquaculture. Les trois autres Holothuriidae sont: • L’holothurie roche brune, Holothuria (Selenkothuria) glaberrima, qui se rencontre des plages aux fonds de 42 m. Les tailles observées en Colombie sont comprises entre 5,7 et 24,2 cm (Ortiz Gomez, 2011). • Holothuria (Halodeima) grisea, se rencontre sur les fonds de moins de 5 m. • Holothuria (Theelothuria) princeps, est signalée de la côte aux fonds de 73 m. Dans la famille des Stichopodidae: • • Le concombre pépites de chocolat (Chocolate chip-cucumber, en Colombie), Isostichopus badionotus, est signalé comme d'intérêt commercial; il se rencontre entre 0,5 et 19 m de profondeur; sa longueur maximale est de 45 cm. Le concombre de mer à poil (Furry sea-cucumber), Astichopus multifidus, se rencontre entre 1 et 37 m. Il mesure jusqu'à 50 cm. Le concombre de mer perlé, Euapta lappa, de la famille des Synaptidae, est une espèce côtière d'une taille maximale de 1,0 m qui se rencontre du littoral aux fonds de 24 m. Il n'est pas signalé comme d'intérêt commercial. Deux espèces de la famille des Phyllophoridae, Stolus cognatus et Thyone comata ont été signalées dans la zone d'inventaire. Ce sont des espèces côtières de petites tailles, respectivement de 10 et 2,2 cm maximum. La première est bien connue à Cuba et se rencontre de la côte jusqu'à 38 m de profondeur. La seconde, mise en évidence à Madagascar se rencontre entre 8 et 32 m (Cherbonnier, 1988). Les deux dernières espèces signalées dans la zone sont plus profondes: Molpadia oolitica, de la famille des Molpadiidae, se rencontre sur les fonds de 90 à 720 m; Benthodytes typica, de la famille des Psychropotidae, est une espèce bathyale- abyssale qui est localisée sur les fonds de 215 à 4 700 m. Figure 33. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 15 des 16 espèces d'holothuries de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 1 773 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021. 81 Bien que les espèces figurent sur la liste de l’IUCN comme de préoccupations mineures ou non-évaluées, ces ressources apparaissent comme fragiles. Leurs populations sont vulnérables, c’est pourquoi la capture de toutes les espèces d’holothurie est interdite en Colombie et au Panama et leur pêche est très encadrée à Ste-Lucie où une période de pêche de l’ordre d’un mois a été instituée. Les occurrences enregistrées sur les bases OBIS et GBIF sont rares (1 773 dans toute la zone) en particulier celles dans la ZEE Haïtienne où on en compte cinq (figure 33). 3.2.7 Les spongiaires – les éponges Les porifères sont des organismes métazoaires d’organisation simple, des colonies de cellules, sans formation tissulaire; les spongiaires ou éponges en constituent l’essentiel. Les éponges sont présentes en eaux douces, saumâtres et marines jusqu’à des profondeurs d’au moins 5 000 m. Les porifères sont divisés en quatre classes : les Calcarea, constituées de spicules calcaires ; les Demospongiae, constituées de spicules de silice et de fibres de protéine spongieuse, la classe englobe 90 pour cent des espèces d’éponges ; les Hexactinellida sont des éponges siliceuses, sans formations protéiniques spongieuses, elles participent à la construction des récifs; les Homoscleromorpha sont proches des Demospongiae, elles rassemblent peu d’espèces, certaines calcaires d’autres siliceuses. Les 137 espèces de porifères réparties en 41 familles qui ont été intégrées à cet inventaire font partie de la classe des Demospongiae, à l’exception de trois espèces de la famille des Plakinidae qui font partie de la classe des Homoscleromorpha et de deux espèces d’éponges calcaires appartenant à la famille des Leucettidae ; ce sont de vraies éponges (tableau 20). Tableau 20. Principales familles de porifères Demospongiae, Calcarea et Homoscleromorpha (éponges) qui comptent 131 espèces et cinq genres dans la zone. Nom français (FAO) Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Profondeur Agelasidae (0/10) Ancorinidae (0/3) Aplysinidae (0/10) Axinellidae (0/2) Biemnidae (0/3) Callyspongiidae (0/8) Chalinidae (0/5) Chondrillidae (0/2) Chondrosiidae (0/2) Chondropsidae (0/1) Clionaidae (0/8) Crambeidae (0/1) Desmacididae (0/1) Dictyodendrillidae (0/1) Dictyonellidae (0/2) Dysideidae (0/4) Geodiidae (0/4) Halichondriidae (0/1) Halisarcidae (0/1) Heteroxyidae (0/2) Hymedesmiidae (0/1) Iotrochotidae (0/2) Irciniidae (0/3) Microcionidae (0/7) Mycalidae (0/3) Niphatidae (0/6) Petrosiidae (0/8) Phloeodictyidae (0/2) Placospongiidae (0/1) Raspailiidae (0/2) Scopalinidae (0/3) Spirastrellidae (0/3) Spongiidae (0/6) Suberitidae (0/3) Tedaniidae (0/2) Tethyidae (0/1) Tetillidae (0/3) Theneidae (0/1) Thorectidae (0/4) 2-100 0-100 0-60 0-35 1-67 2-70 1-23 1-20 2-76 Leucettidae (0/2) 1-220 Plakinidae ((0/3) 9-11 Demospongiae Éponge-calice Éponge pas-touche Éponge-cerveau rouge Dictyonelle Éponge de Neptune Éponge-balle noire Éponge-vase rose Baril de rhum Éponge à volcan brune Éponge de Zea Éponge encroutante Éponge de velours Éponge-balle orange Calcarea Éponge calcaire Homoscleromorpha 1-70 2-58 0-75 2-20 1-17 0-90 2-15 18-83 1-36 0-91 1-100 0-35 2-61 0-100 0-100 2-25 2-30 0-15 0-73 1-70 0-37 1-20 0-100 ?-1 795 3-20 Côtier littoral Plateau Talus Abysses Domaine néritique Domaine océanique 82 Ces espèces présentent un intérêt pour la pêche, la mariculture et l’écosystème : elles ont été utilisées par l’homme depuis des siècles pour leurs propriétés absorbantes (hygiène, etc.) mais elles présentent un intérêt pour des applications industrielles (par exemple, utilisation de la spongine) et comme espèces de laboratoire pour l’étude de processus de régénération cellulaire (processus qui permet également de les cultiver) et autres processus fondamentaux dans la recherche médicale et pharmaceutique mais elles participent également à l’équilibre des écosystèmes coralliens notamment comme organismes filtreurs, elles contribuent à l’amélioration de la qualité des eaux, elles constituent également des habitats pour de nombreuses espèces de poissons et d’invertébrés des récifs, les éponges tubulaires en sont un bon exemple et plusieurs espèces d’éponges entretiennent des relations commensales avec des poissons, des crustacés ou d’autres organismes marins. L’inventaire a été établi à partir de Sealifebase, d’OBIS et GBIF ; aucun des trois documents de la FAO ne les prennent en compte (Cervigón et al., 1993 ; FAO, 1978, 2002a, 2002b, 2002c). Les informations sont peu fournies, en particulier celles sur l’intérêt commercial de ces organismes sont absentes. L’étude a bénéficié de l’apport d’un inventaire détaillé réalisé en 2015 sur le Parc des trois Baies (Kramer et al., 2016). Ces espèces vivent en eaux peu profondes, toutes à des profondeurs de moins de 100 m à l’exception de Thenea fenestrata, de la famille des Theneidae, qui se rencontre jusqu’à une profondeur de 1 795 m, probablement beaucoup plus30. Les trois quarts des espèces inventoriées vivent sur des fonds de moins de 50 m. Leur régime est constitué de plantes ou d’algues, de détritus et de plancton. Leur niveau trophique se situe entre 2,0 et 2,19. Quelques exemple des relations de symbiose ou de commensalisme peuvent être extraits des espèces répertoriées, illustrant le rôle que jouent les éponges dans l’écosystème des récifs coralliens : Aiolochroia crassa, une Aplysinidae, vit en association avec des langoustines ; Amphimedon compressa et Niphates digitalis ; deux Niphatidae, vivent en commensalisme avec des amphipodes ; Neopetrosia subtriangularis, une Petrosiidae, est commensale avec des crevettes Alpheidae ; Callyspongia (Cladochalina) vaginalis, une Callyspongiidae, et Niphates digitalis, une Niphatidae, vivent en symbiose avec l’éponge grise (présente à Porto Rico et en Jamaïque, mais non signalée en Haïti) ; Cinachyrella kuekenthali, une Tetillidae, vit en symbiose avec une algue. Les occurrences géo référencées signalées dans les bases OBIS et GBIF sont éparses, collées à la côte ou sur le plateau, elles sont pratiquement absentes de la ZEE d’Haïti (figure 34). Figure 34. Cartographie sur l’ensemble de la zone d’étude des occurrences de 125 des 137 espèces et genres d’éponges de la zone d’inventaire. Bathymétrie : GEBCO ; 34 851 occurrences : OBIS, GBIF du 24/06/2021. 30 Les collections du National Museum of Natural History de Washington (Simthsonian Institution) fait état d'un spécimen collecté en mars 1891 à 2 418 m de profondeur et d'un autre collecté en octobre 1969 à 2 736 m de profondeur. 83 3.3 Les espèces végétales – les algues Les algues marines sont largement utilisées à travers le monde. Dès le IVème siècle elles sont utilisées dans l'alimentation au Japon, un peu plus tard en Chine puis dans une large partie de l'Asie et bien plus tard, au XXe siècle dans le reste du monde (McHugh, 2003). De nouvelles applications ont été développées pour leurs propriétés non seulement dans l'industrie alimentaire mais dans d'autres secteurs (cosmétologique, pharmaceutique, etc.). La demande mondiale a explosé et la culture de l'algue s'est alors développée: la production de l'aquaculture des plantes aquatiques, constituée très majoritairement par les algues est passée de 13,5 M t en1995 à un peu plus de 30 M t en 2016 (FAO, 2018). Cet inventaire ne pouvait donc pas faire abstraction des ressources en algues. Comme dans le cas de la faune marine, l'inventaire sera restreint aux macro-algues; les micro-algues bien que leurs productions et leurs applications se développent rapidement, ne seront pas abordées dans ce paragraphe (Cf annexe IV). Les algues d'intérêt commercial se composent de trois groupes correspondant aux Phylums qui diffèrent par leurs pigmentations: les algues vertes, Chlorophyta; les algues rouges, Rhodophyta; les algues brunes, Ochrophyta. D'un point de vue taxonomique, les algues vertes et les algues rouges sont rattachées au règne Plantae, tandis que les algues brunes sont rattachées au règne Chromista. L'inventaire a été dressé en s'appuyant sur l'un des trois ouvrages de la FAO (Cervigón et al., 1993) mais les informations y sont parcellaires (absence de nom vernaculaire, absence de distribution bathymétrique, etc.), Sealifebase aux informations lacunaires et les bases OBIS et GBIF avec leurs occurrences signalées et factuelles; la taxonomie s'est appuyée sur la base WoRMS, référence internationale, et sur la base mondiale «AlgaeBase», actualisée par des taxonomistes fréquemment (Guiry et Guiry, 2019)31. 3.3.1 Les algues vertes Bon nombre de ces algues présentent un intérêt commercial alimentaire (ou vivrier); certaines de ces espèces présentent également un intérêt commercial pour leurs produits transformés à usage industriel. Au total, 82 espèces ont été signalées dans la zone d'inventaire, dont seulement huit signalées comme espèces d'intérêt commercial (tableau 21). Toutes ces espèces sont benthiques sessiles et côtières, elles occupent pour un bon tiers les fonds de moins de 20 m, un autre tiers les fonds de 0 à 50 m et pour le dernier tiers des fonds de 0 à 110 m32. Tableau 21. Principales familles d'algues vertes (Chlorophytes) qui comptent 82 espèces dans la zone. Nom français (FAO) Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Anadyomenaceae (0/4) Boodleaceae (0/1) Bryopsidaceae (0/2) Caulerpaceae (4/10) Cladophoraceae (0/19) Codiaceae (0/4) Dasycladaceae (0/4) Dichotomosiphonaceae (0/3) Halimedaceae (0/8) Polyphysaceae (0/1) Siphonocladaceae (0/4) Udoteaceae (0/9) Ulvaceae (4/7) Ulvellaceae (0/2) Valoniaceae (0/4) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-90 0-10 0-1 0-110 0-50 0-54 0-30 0-106 0-3 0-45 0-46 0-108 0-108 31 https://www.algaebase.org 32 Les données disponibles sur les distributions bathymétriques des espèces ne concernent que 35 d'entre elles sur un total de 69. 84 Le cas d'associations interspécifiques chez ces algues est fréquent: Anadyomene stellata, une Anadyomenaceae, se développe en association avec la mangrove Rhizophora mangle, et Ulva flexuosa, une Ulvaceae, en association plus étroite, comme épiphyte de cette même mangrove; Caulerpa mexicana, une Caulerpaceae, en association avec C. racemosa, une espèce de la même famille; Chaetomorpha aerea, une Cladophoraceae, en association avec des sargasses; Ulva lactuca, une Ulvaceae, est une épiphyte d'autres algues dont les sargasses. Chez les Caulerpaceae, plusieurs espèces sont connues pour, en plus de leur usage alimentaire, avoir des propriétés antifongiques et pour abaisser la pression artérielle: Caulerpa chemnitzia; Caulerpa cupressoides; Caulerpa racemosa, également source de caulerpine, substance anesthésique et de caulerpicine aux effets toxiques; Caulerpa sertularioides, également source de sitostérol, de caulerpine et de caulerpicine et d'acide palmitique. Halimeda opuntia, une Halimedaceae, jusqu'alors peu utilisée alors qu'elle est source de régulateurs de croissance: auxine, gibbérelline et cytokinine, et qu'elle présente des propriétés antibactériennes et antifongiques. Chez les Ulvaceae, Ulva clathrata est utilisée pour la consommation humaine, en médecine pour ses propriétés antibactériennes et car elle contient des vitamines A et B1; les laitues de mer Ulva flexuosa, Ulva lactuca, Ulva fenestrata, sont riche en vitamines E, A et B1; toutes ces algues sont utilisées en alimentation humaine et animale et éventuellement en engrais. Ulva prolifera, est une Ulvaceae au développement rapide; elle a été à l'origine en 2008 dans la région de Qingdao (Chine), d'un des plus grands blooms jamais observés qui s'étendait sur 600 km². Les distributions spatiales des occurrences géo référencées signalées dans les bases OBIS et GBIF sont en Haïti et dans toute la zone d'étude accolées aux lignes de côte (figure 35). Figure 35. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 67 des 82 espèces d'algues vertes (Chlorophytes) de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 8 722 occurrences: OBIS, GBIF du 19/06/2021. 85 3.3.2 Les algues rouges Les algues rouges avec 129 espèces sont le groupe le plus important, il rassemble également le plus d'espèces d'intérêt commercial, au nombre de 19 (tableau 22). Ces espèces sont toutes benthiques et sessiles, elles sont généralement peu profondes, au maximum jusqu'à 82 m, en moyenne jusqu'à 24 m. La plupart sont des épiphytes, se fixant sur des racines de palétuvier comme Caloglossa leprieurii, une Delesseriaceae, sur les Avicenia; sur d'autres algues comme Melobesia membranacea, une Hapalidiaceae, sur des algues vertes ou Jania rubens, une Corallinaceae, sur des algues brunes. Certaines espèces se développeront dans des zones abritées et calmes comme Bostrychia moritziana, une Rhodomelaceae, ou au contraire dans des eaux agitées, battues par des vagues fortes, comme Gelidium serrulatum, une Gelidiaceae. Leur premier usage est alimentaire, mais elles présentent un intérêt industriel pour l'extraction de deux hydrocolloïdes: l'agar et le carraghénane. Le premier est un gélifiant qui est utilisé dans la fabrication de milieux de culture en microbiologie et également dans l'industrie alimentaire comme additif, le E 406, le second est un épaississant, le E 407 des additifs alimentaires. Certaines espèces présentent des propriétés médicinales ou pharmaceutiques. Hypnea musciformis, une Cystocloniaceae, est utilisée comme relaxant musculaire et comme agglutine sanguine; Amphiroa fragilissima, une Lithophyllaceae, est utilisée en médecine traditionnelle; Digenea simplex, une Rhodomelaceae, est utilisée comme vermifuge contre l'ascaris ou le tænia et également comme laxatif. Tableau 22. Principales familles d'algues rouges (Rhodophytes) qui comptent 129 espèces dans la zone d'inventaire. Nom français (FAO) Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Ahnfeltiaceae (0/1) Callithamniaceae (0/1) Ceramiaceae (1/9) Champiaceae (0/2) Corallinaceae (0/8) Cystocloniaceae (1/4) Dasyaceae (0/3) Delesseriaceae (0/3) Galaxauraceae (0/5) Gelidiaceae (1/2) Gelidiellaceae (1/1) Gigartinaceae (1/2) Gracilariaceae (4/18) Halymeniaceae (1/6) Hapalidiaceae (0/1) Hydrolithaceae (0/2) Liagoraceae (0/4) Lithophyllaceae (0/7) Lomentariaceae (0/1) Mastoporaceae (0/1) Mesophyllaceae (0/1) Peyssonneliaceae (0/2) Phyllophoraceae (1/1) Pterocladiaceae (1/3) Rhizophyllidaceae (0/1) Rhodomelaceae (4/24) Scinaiaceae (0/1) Solieriaceae (3/4) Spongitaceae (0/2) Spyridiaceae (0/3) Stylonemataceae (0/3) Wrangeliaceae (0/2) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-12 0-40 0-15 0-35 0-82 0-20 0-22 0-45 0-47 0-10 10-? 0-42 0-67 0-20 0-60 1-30 0-10 0-35 0-74 0-15 0-36 0-30 0-8 0-? 0-40 86 Figure 36. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 94 des 129 espèces d'algues rouges (Rhodophytes) de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 8 430 occurrences: OBIS, GBIF du 19/06/2021 Des Gracilariaceae, du genre Gracilaria ont été utilisées en Asie, en polyculture, associées avec des tilapias et des poissons-lait; au Brésil Gracilaria a été associée aux crevettes d'élevage en cage en mer pour réduire l'impact de la crevetticulture sur l'environnement, donnant de bons résultats sur la production de crevettes comme sur celle d'algues. À noter que quatre espèces d'algues rouges ont été signalées dans le parc des trois Baies (Miller, 2018), parmi elles, l'espèce Gracilaria terete n'a pas été inventoriée dans la base AlgaeBase ni dans celle de WoRMS et n'a pas été retenue dans l'inventaire33. La distribution des algues rouges est accolée à la ligne de côte. Plusieurs occurrences sont sur les côtes nord et sud d'Haïti (figure 36). 3.3.3 Les algues brunes Chez les algues brunes, les espèces signalées comme présentant un intérêt commercial sont moins nombreuses, six espèces sur les 38 inventoriées dans la zone d'inventaire (tableau 23), elles font partie de la famille des Sargassaceae, des genres Sargassum et Turbinaria. La plupart des algues brunes sont benthiques sessiles mais dans la famille des Sargasses, Sargassaceae, 10 espèces du genre Sargassum sur les 12 sont signalées comme pélagiques ou benthopélagiques, les deux espèces du genre Turbinaria, sont en revanche benthiques sessiles. Tableau 23. Principales familles d'algues brunes (Ochrophytes) qui comptent 38 espèces dans la zone d'inventaire. Nom français (FAO) Nom créole Famille (n esp comm/n esp) Acinetosporaceae (0/1) Chordariaceae (0/1) Dictyotaceae (2/18) Sargassaceae (3/14) Neoralfsiaceae (0/1) Scytosiphonaceae (1/2) Sphacelariaceae (0/1) Profondeur Côtier Plateau Talus Abysses Domaine Domaine littoral néritique océanique 0-260 0-33 0-26 0-3 33 L'espèce est probablement en cours de détermination. Le terme terete pourrait ne pas être un nom d'espèce mais un qualificatif de la morphologie de l'espèce. Ce terme utilisé par les anglo-saxons désigne des parties de végétaux dont la section transversale est circulaire, ne présentant donc pas de faces supérieures et inférieures comme c'est le cas de nombreuses feuilles d'arbres. 87 Chez les espèces benthiques sessiles, seules les aires de distribution des Dictyotaceae s'étendent au-delà des fonds de 100 m et pour la plus profonde jusqu'à 260 m. Lobophora variegata, une Dictyotaceae, s'accroche à des racines de mangroves, aux récifs coralliens au niveau des tombants, aux roches jusqu'à 120 m de profondeur, elle a été rencontrée dans une grotte sous-marine à Belize. Dictyota bartayresiana, une autre Dictyotaceae qui se rencontre jusqu'à 108 m, synthétise des dictyols, molécules organiques appartenant aux diterpènes, qui les empêchent d'être ingérées par les poissons de récifs. Le principal usage des algues brunes est alimentaire mais certaines sont utilisées pour l'extraction d'alginate, un hydrocolloïde qui sert de gélifiant. C'est le cas des sargasses des genres Sargassum et Turbinaria. La Scytosiphonaceae, Hydroclathrus clathratus, est riche en iode, en protéines, en vitamines et contient des acides folique et folinique, des régulateurs de croissance et de l'acide alginique; elle est utilisée dans l'alimentation humaine et animale Les algues brunes sont utilisées dans l'alimentation animale et comme engrais et comme complément alimentaire en aquaculture. La distribution des occurrences des algues brunes est concentrée le long des lignes de côtes; les points au large, en particulier au nord-est correspondent à des espèces pélagiques, en particulier, aux sargasses (figure 37). Figure 37. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 31 des 38 espèces d'algues brunes (Ochrophytes) de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 4 809 occurrences: OBIS, GBIF du 19/06/2021. 88 4 Focus sur les espèces reconnues d'intérêt pour la pêche, leurs distributions bathymétriques et spatiales 4.1 Les déclarations de captures Les captures déclarées à la FAO par Haïti, la République dominicaine, Cuba et la Jamaïque ont été consultées sur les bases de données FishstatJ (FAO, 2021) en se restreignant aux captures en mer dans la zone d'Atlantique Centre Ouest (zone FAO 31) afin d'identifier les grands groupes de poissons commerciaux contribuant le plus aux débarquements. En 2016, celles d'Haïti et de la Jamaïque sont peu détaillées tandis que celles de la République Dominicaine et de Cuba le sont davantage (figure 38). Les captures de poissons de mer déclarées par Cuba et par la République dominicaine pouvaient servir de base à la définition de grands groupes d'espèces d'intérêt pour la pêche dans la région et pouvant faire l'objet de déclarations de captures aux ORGP (figure 39). De grandes différences existent entre les compositions des débarquements des deux pays mais il est possible d'extraire des grands groupes d'espèces d'intérêt halieutique indépendamment de leur appartenance à l'un ou l'autre des peuplements identifiés précédemment. Dans chaque groupe un examen des distributions bathymétriques de chaque espèce a été opéré à partir des informations de l'inventaire dressé précédemment ainsi qu'une cartographie de leurs occurrences. Les espèces signalées comme d'un intérêt commercial uniquement sur le marché des espèces ornementales y seront signalées d'un astérisque accolé à la fin de leur nom scientifique. Figure 38. Captures en mer déclarées à la FAO en 2016 (en tonnes) par grandes catégories de produits. CRUSTACÉS; 550 Madrépores; 10 bêches de mer; 20 MOLLUSQUES GASTÉROPODES ET BIVALVES; 200 POISSONS DE MER RENSEIGNÉS; 0 CRUSTACÉS; 1708 MOLLUSQUES GASTÉROPODES ET BIVALVES; 1714 DIVERS POISSONS MARINS; 4742 POISSONS DE MER RENSEIGNÉS; 5401 DIVERS POISSONS MARINS; 15130 HAÏTI RÉPUBLIQUE DOMINICAINE CRUSTACÉS; 350 CÉPHALOPODES ;0 CRUSTACÉS; 5916 DIVERS POISSONS MARINS; 5400 MOLLUSQUES GASTÉROPODES ET BIVALVES; 3750 POISSONS DE MER RENSEIGNÉS; 8343 CUBA CÉPHALOPODES; 46 DIVERS POISSONS MARINS; 12000 SPONGIAIRES; 34 MOLLUSQUES GASTÉROPODES ET BIVALVES; 774 JAMAÏQUE POISSONS DE MER RENSEIGNÉS; 0 89 4.2 Les techniques de pêche utilisées Si les informations sur les techniques et engins de pêche sont fournies par la littérature sur les pêches d'Haïti, celles-ci ne permettent pas toujours de les relier aux espèces ciblées. Les bases de données Fishbase et Sealifebase sont exsangues de ces informations. Les informations sur les techniques de pêche sont toutes extraites des travaux de la FAO (Cervigón et al., 1993; FAO, 1978, 2002a, 2002b, 2002c). Les informations collectées sur les techniques de pêche ont une portée générale à l'échelle de la grande région suivie par la COPACO (zone 31), elles ne sont pas toutes transposables aux pêches d'Haïti et seules des enquêtes auprès des pêcheurs permettront d'en avoir une représentation précise. 4.2.1 Techniques de pêches ciblant les poissons Les techniques de pêche répertoriées sont au nombre de 23, certaines sont inclusives (par exemple, le filet maillant et le filet calé ou le filet dérivant). L'usage est exprimé en pourcentage d'espèces capturées avec la technique de pêche donnée, par exemple chez les vivaneaux, pour 44 pour cent des espèces pour lesquelles la technique de pêche a été renseignée, la technique de pêche est le filet maillant; pour 63 pour cent le casier; pour 88 pour cent la ligne à main; etc. Plusieurs techniques de pêche peuvent être utilisées pour une même espèce (tableau 24). Le chalut de fond, le chalut à perche et la drague sont indiqués mais leur usage est exclu dans le cas d'Haïti car inutilisables en raison de la présence des récifs coralliens et du relief accidenté des fonds. Les techniques de pêche les plus utilisées sont la seine de plage, puis la seine, le filet maillant et le casier, suivies par la palangre. 4.2.2 Techniques de pêche ciblant les invertébrés marins 26 techniques de pêche aux invertébrés ont été dénombrées (tableau 25) dont trois ne sont pas applicables à Haïti pour les raisons invoquées précédemment (§ 4.2.1): le chalut de fond, le chalut à perche et la drague. Les techniques de pêche ciblant les crevettes sont les plus nombreuses, une douzaine en excluant les trois techniques mentionnées précédemment34. Pour les autres groupes d'invertébrés la collecte à la main est la technique de pêche la plus utilisée. Figure 39. Répartition des captures de poissons de mer détaillées dans les déclarations à la FAO de la République dominicaine et de Cuba en 2016 (en tonnes). 34 Voir également: VENDEVILLE, P. 1990. Tropical Shrimp fisheries types of fishing gears used and their selectivity. FAO Fisheries Technical Paper, 261, 75 pp. https://www.documentation.ird.fr/hor/fdi:31399 90 PERROQUETS ACOUPAS ROUGETS BLANCHES CROSSIES 6 6 83 67 6 72 67 39 54 62 85 77 8 31 - 27 7 20 53 27 7 7 27 53 60 67 20 2040 20 40 40 89 89 89 100 89 78 22 75 75 - 11 11 89 100 44 9 45 73 9 7 29 7 21 7 36 7 29 7 46 43 7 29 14 86 14 57 43 71 25 7 14 29 54 18 57 11 7 7 57 100 100 100 - 7 2 2 2 16 14 5 9 5 7 5 7 27 48 2 16 2 MÉSOPELAGIQUES OCÉANIQUES BATHYPELAGIQUES BATHYAUX ET ABYSSAUX REQUINS GORETTES 61 4 26 70 9 70 4 4 4 70 57 48 ÉPIPELAGIQUES OCÉANIQUES RAIES CARANGUES 4 67 81 22 7 4 22 37 DÉMERSAUX BAS DE PLATEAU TALUS BENTHIQUES BAS DE PLATEAU TALUS AUTRES PÉLAGIQUES NÉRITIQUES AUTRES PÉLAGIQUES CÔTIERS MÉROUS 41 24 59 29 53 88 12 29 29 41 HERBIERS ANCHOIS VIVANEAUX Filet maillant Filet calé (fond) Filet dérivant Trémail Casier, nasse Palangre Palangre de fond Long-line Traîne Ligne à main Hameçon Canne Épervier Harpon, fusil Filet petit maillage Salabarde, lampe Piège à lampe Seine Seine de plage Chalut de fond Chalut à perche Épuisette Drague AUTRES RÉCIFAUX SARDINES 100 20 20 10 80 50 80 - ENGIN DE PÊCHE AUTRES CÔTIERS DÉMERSAUX MULETS Tableau 24. Fréquences (%) des techniques de pêche ciblant les poissons par groupes d'espèces (Cf texte). 11 11 69 31 5 1 2 29 1 4 9 1 2 4 19 18 35 24 6 41 6 12 35 2 18 20 9 7 5 11 30 80 6 18 29 6 29 71 41 6 12 12 41 6 3 3 19 78 75 69 181 6 6 6 75 19 17 57 26 4 35 4 13 35 22 9 39 35 22 22 14 90 91 CRABES PIEUVRES POULPES CALMARS ENCORNETS GASTÉROPODES BIVALVES Filet maillant Trémail Casier, nasse Ligne à main Hameçon Trottine Turlutte (Jigs, jigging) Épervier Harpon, fusil Piège, filet-lampe Seine Seine de plage Chalut de fond Chalut à perche Chalut à l'étalage Verveux, capéchade Carrelet Haveneau Épuisette Petit filet À la main (plongée ou à pied) Pelle, râteau Pots Pièges Drague Pêche artisanale (nr) HOMARDS LANGOUSTES CIGALES DE MER Engin de pêche CREVETTES Tableau 25. Fréquences des techniques de pêche ciblant les invertébrés par groupes d'espèces exprimées en pourcentage (Cf texte §4.2.1); nr = non renseigné. 0 6 6 19 25 13 88 19 13 19 25 19 13 13 - 13 50 50 13 50 13 50 - 38 6 6 19 6 81 6 44 25 25 6 6 13 75 50 75 100 25 20 40 40 40 - 3 12 97 3 3 - 10 17 100 55 12 12 - 92 4.3 Distributions bathymétriques et spatiales des principales espèces d'intérêt halieutique La distribution bathymétrique est illustrée sur une échelle d'un pas de 50 m en indiquant en bleu clair la gamme bathymétrique des fonds inférieurs à 50 m, gamme de sonde correspondant globalement à la zone exploitée actuellement par la pêche artisanale; en bleu foncé la gamme de sonde comprise entre 50 et 150 m qui correspond à une zone d'extension possible de l'activité de la pêche artisanale et enfin en En bleu plus soutenu les sondes de plus de 150 m jusqu'à 750 m et jusqu'à 1 500 m et au-delà pour les espèces les plus profondes; cette dernière zone est inaccessible à la pêche artisanale ou accessible dans le cas de la pêche aux pélagiques océaniques, dédiée à la pêche sur DCP. 4.3.1 Les vivaneaux Chez les vivaneaux qui contribuent substantiellement aux débarquements en République dominicaine comme à Cuba, seules trois espèces: le vivaneau dentchien, Lutjanus apodus, le vivaneau cubéra, L. cyanopterus, et le vivaneau chien, L. jocu; présentent des distributions bathymétriques comprises entièrement dans les 100 premiers mètres de profondeur (figure 40). Les distributions bathymétriques des 14 autres espèces (L. ambiguus n'étant pas pris en compte faute d'informations sur cette espèce ou hybride rare) s'étendent plus profondément que l'isobathe des 100 m et chez la plupart au-delà des fonds de 150 m. La distribution spatiale des occurrences des vivaneaux (figure 41) ne rend pas compte de l'extension plus au large de ces espèces, hormis quelques points au nord-ouest et au centre-nord de Cuba, au sud de la Jamaïque et au nord de la République dominicaine. En Haïti, les occurrences sont à proximité de l’île de la Navase. La plupart des occurrences sont accolées à la côte ou aux récifs coralliens (Cf § 6.2.3). 4.3.2 Les mérous et autres Serranidae Chez les mérous dont les débarquements étaient conséquents en République dominicaine en 2016, 39 espèces présentent un intérêt commercial en Haïti, selon les sources consultées et en y associant les autres Serranidae comme les hamlets et les serrans. Parmi ces espèces 13 seraient dédiées uniquement au commerce des poissons ornementaux. Sept espèces ont leurs distributions bathymétriques situées dans les 50 premiers mètres de profondeur, celles de 20 autres espèces s'étendent au-delà des 50 m mais en-deçà ou jusqu'à 150 m et chez 12 d'entre elles, s'étendent au-delà de l'isobathe des 150 m (figure 42). De même, la distribution spatiale des occurrences ne reflète pas l'extension attendue des distributions vers le large à part de rares points à l'est de la Jamaïque et au sud-ouest d'Haïti mais qui en fait correspond à l'île de la Navase (figure 43). 4.3.3 Les Carangues Les carangues et autres Carangidae comptent 26 espèces d'intérêt commercial et appartiennent en grande majorité au peuplement pélagique néritique. Leurs distributions bathymétriques s'étendent en majorité au- delà de la sonde des 50 m (figure 44). Les occurrences restent pour autant localisées à proximité de la côte ou des récifs coralliens (figure 45). Figure 40. Distributions bathymétriques des vivaneaux commerciaux signalés en Haïti. 93 Figure 41. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 18 espèces de vivaneaux de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 108 781 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 25/06/2021. Figure 42. Distributions bathymétriques des mérous et autres Serranidae commerciaux signalés en Haïti 94 Figure 43. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 39 espèces de mérous de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 85 833 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 23/06/2021. Figure 44. Distributions bathymétriques des carangues (Carangidae) commerciales signalées en Haïti. 95 Figure 45. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 26 espèces de carangues et autres Carangidae de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 40 130 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 21/06/2021. 4.3.4 Les gorettes et autres Haemulidae Chez les gorettes et autres Haemulidae, seules six espèces ont leur distribution qui s'étend au-delà des 50 m, chez une seule elle s'étend au-delà de 100 m et chez aucune, au-delà des 150 m (figure 46). Les trois quarts de ces espèces se rattachent au peuplement de récifs coralliens et la distribution des occurrences en témoigne (figure 47). 4.3.5 Les perroquets (Scaridae) Chez les perroquets, quatre des 16 espèces sont destinées uniquement au marché des espèces ornementales. 13 espèces sont inféodées aux récifs coralliens et les trois autres aux herbiers. Les distributions bathymétriques de 12 espèces sur les 16, sont contenues dans les 50 premiers mètres, aucune ne s'étend au-delà de 106 m (figure 48). Leur distribution spatiale (figure 49) est fidèle à celle des récifs coralliens. 4.3.6 Les acoupas et autres Sciaenidae Chez les acoupas et autres Sciaenidae (mamselle, tambour, ombrines, etc.) neuf espèces sur les 14 espèces d'intérêt commercial ont leurs distributions benthiques en-deçà de la sonde des 50 m et toutes en-deçà des 150 m, au maximum jusqu'à 113 m (figure 50). Leur distribution spatiale est accolée à la côte (figure 51). 4.3.7 Les rougets (Mullidae) Chez les cinq espèces de rougets, seule la distribution bathymétrique du capucin jaune, Mulloidichthys martinicus, est en-deçà de 50 m, les distributions benthiques des quatre autres s'étendent entre 50 et 100 m (figure 52). Les occurrences enregistrées dans les bases OBIS, GBIF et VertNet sont proches de la côte (figure 53). 4.3.8 Les blanches (Gerreidae) Les blanches et autres Gerreidae sont cantonnées à la côte sur des fonds de moins de 50 m à l'exception de la blanche gros yaya, Diapterus rhombus, et de la blanche espagnole, Eucinostomus gula, dont les distributions s'étendent au-delà de 50 m (figure 54). La cartographie rend compte d'occurrences accolées à la côte (figure 55). 4.3.9 Les crossies (Centropomidae) Les distributions bathymétriques des quatre crossies ou brochets, Centropomidae (figure 56) sont toutes dans des fonds de moins de 50 m. Ce sont des espèces typiquement côtières (figure 57). 96 Figure 46. Distributions bathymétriques des Gorettes et autres Haemulidae commerciaux signalés en Haïti. Figure 47. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 19 espèces de gorettes et Haemulidae de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 149 383 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 23/06/2021. 97 Figure 48. Distributions bathymétriques des perroquets (Scaridae) commerciaux signalés en Haïti. Figure 49. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 16 espèces de perroquets de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 242 298 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 23/06/2021. 98 Figure 50. Distributions bathymétriques des acoupas et autres Sciaenidae commerciaux signalés en Haïti. Figure 51. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 14 espèces d'acoupas et autres Sciaenidae d'intérêt commercial de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 7 728 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. 99 Figure 52. Distributions bathymétriques des rougets signalés en Haïti. Figure 53. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de quatre des cinq espèces de rougets d'intérêt commercial de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 19 661 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 25/06/2021. Figure 54. Distributions bathymétriques des blanches (Gerreidae) signalées en Haïti. 100 Figure 55. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 11 espèces de blanches et autres Gerreidae de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 6 752 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 21/06/2021. Figure 56. Distributions bathymétriques des crossies (Centropomidae) signalés en Haïti. Figure 57. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des quatre espèces de crossies ou brochets de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 1 178 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 21/06/2021. 101 4.3.10 Les mulets (Mugilidae) Les distributions bathymétriques de neuf des dix espèces de mulet sont dans des fonds de moins de 50 m et proches de la côte, seul le mulet hospe, Mugil hospes, dont l'aire de distribution s'étend de la côte jusqu'aux fonds de 125 m fait exception (figure 58). Ce sont des espèces typiquement côtières et certaines peuvent remonter en amont des cours d'eau35 (figure 59). 4.3.11 Les sardines et harengules (Clupeidae) Les distributions bathymétriques de sept des 10 espèces de sardines et autres Clupeidae d'intérêt commercial se cantonnent dans les 50 premiers mètres de profondeur. Deux espèces, le hareng d'Atlantique, Clupea harengus, et l'allache, Sardinella aurita, s'étendent bien au-delà de 150 m. Celle de la sardinelle du Brésil, Sardinella brasiliensis, s'étend jusqu'aux fonds de 60 m (figure 60). Ces espèces sont côtières et leurs occurrences sont accolées à la ligne de côte (figure 61). 4.3.12 Les anchois (Engraulidae) Les anchois sont côtiers et sont cantonnés dans les 70 premiers mètres sous la surface dont neuf espèces entre 0 et 50 m (figure 62). Leurs occurrences sont accolées à la ligne de côte (figure 63). Figure 58. Distributions bathymétriques des mulets signalés en Haïti. Figure 59. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 7 des 10 espèces de mulets de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 777 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 23/06/2021. 35 Les points correspondants à des occurrences les plus en amont des cours d'eaux, les plus éloignés de la côte ou des embouchures ont été supprimés manuellement. 102 Figure 60. Distributions bathymétriques des sardines et harengules (Clupeidae) signalés en Haïti. Figure 61. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de neuf des 10 espèces de sardines et harengules (Clupeidae) de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 3 595 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 25/06/2021. Figure 62. Distributions bathymétriques des anchois (Engraulidae) signalés en Haïti. 103 Figure 63. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 11 des 12 espèces d'anchois (Engraulidae) d'intérêt commercial signalées dans la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 1 646 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. Figure 64. Distributions bathymétriques des raies signalées en Haïti. Figure 65. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des neuf espèces de raies signalées de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 4 012 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 25/06/2021. 104 4.3.13 Les raies La distribution bathymétrique des raies s'étend pour trois d'entre-elles en-deçà de la sonde des 50 m. L'aire de distribution de la pastenague longnez, Hypanus americanus, s'étend jusqu'à 53 m; celle de l'aigle de mer léopard, Aetobatus narinari, jusqu'à 80 m; celle du poisson scie, Pristis pectinata, espèce probablement disparue dans les eaux haïtiennes, jusqu'à 88 m; celle de la raie ronde, Urobatis jamaicensis, jusqu'à 160 m et celle de la raie blanc-nez, Raja eglanteria, la plus profonde, jusqu'à 330 m (figure 64). Les trois autres espèces sont dans les 40 premiers mètres. À noter que la raie Dasyatis hastata est considérée par certains auteurs comme synonyme de Bathytoshia centroura, la raie des iles, et les informations sur sa distribution bathymétrique sous son appellation D. hastata n'étaient pas disponibles. Les occurrences des raies sont accolées à la ligne de côte, ou quand elles sont plus au large, elles restent sur le plateau continental ou sur des hauts fonds (figure 65). 4.3.14 Les requins Chez la majorité des requins les distributions bathymétriques s'étendent bien au-delà des 150 m et seules six d'entre elles sont dans les eaux de moins de 100 m de profondeur (figure 66). Ce groupe d'espèces réunissant des espèces démersales et pélagiques présente des distributions bathymétriques variées; chez 19 espèces, elles s'étendent au-delà des 150 m et la roussette boa, Scyliorhinus boa, ne se rencontre qu'à partir de 329 m. La distribution de ces espèces aux comportements divers, s'en trouve plus dispersée (figure 67); une concentration située au nord-ouest d'Haïti à mi-distance de Cuba, au niveau du Passage du Vent, correspond à des espèces de requins pélagiques océaniques; cette zone de concentration se retrouve également chez les poissons osseux pélagiques océaniques et en particuliers les thons, les marlins et l'espadon. Le Passage du Vent, comme le détroit de Yucatan et le passage de Mona sont des zones où se concentrent des flottilles de pêche thonière chez lesquelles les requins participent au bycatch. Figure 66. Distributions bathymétriques des requins signalés en Haïti. 105 4.3.15 Les autres poissons côtiers bentho-démersaux Sur les 68 espèces démersales côtières d'intérêt commercial et n'appartenant pas aux groupes précédemment abordés, 13 sont destinées au seul marché d'espèces ornementales. La grande majorité de ces espèces ont des distributions bathymétriques en-deçà de la sonde des 100 m et près des trois quarts ont leurs aires de distributions dans les 50 premiers mètres de profondeur (figure 68). L'anguille, Anguilla rostrata, qui se déplace jusqu'à la mer des Sargasses est l'espèce dont la distribution bathymétrique est la plus au large et explique les points d'occurrences les plus au large au nord-est de la zone d'étude, à proximité de la mer des Sargasses, dans les eaux de surface des plaines abyssales de Nares et d'Hatteras (figure 69). 4.3.16 Les autres poissons pélagiques côtiers Les distributions bathymétriques des 14 espèces constituant ce groupe sont toutes en-deçà de la sonde des 40 m (figure 70). Leurs occurrences sont soit à la côte, soit au-dessus du plateau continental (figure 71). 4.3.17 Les autres poissons de récifs coralliens Le nombre d'espèces de récifs coralliens d'intérêt commercial autres que celles précédemment présentées est de 132 et parmi celles-ci 59 sont dédiées uniquement au marché d'espèces ornementales. Les distributions bathymétriques sont en grande majorité en-deçà des fonds de 150 m (figure 72). Seulement 18 espèces d'entre elles dépassent cette profondeur, soulignant que des récifs coralliens peuvent se trouver à des profondeurs importantes. C'est ce que montre également la distribution spatiale des occurrences de ces 68 espèces, en particulier des occurrences sur les bords de la fosse de Yucatan, du bassin Colombien et de la fosse de Porto Rico au niveau du passage de Mona (figure 73). 4.3.18 Les autres poissons d'herbiers, champs d'algues et fonds à éponges Le peuplement des herbiers compte 20 espèces d'intérêt commercial autres que celles présentées plus haut. Parmi celles-ci, 11 sont destinées au seul marché des poissons d'ornement. Mise à part la distribution bathymétrique de l'anguille des herbiers (seagrass eel), Chilorhinus suensonii, qui s'étend jusqu'aux fonds de 450 m, celles de toutes les autres espèces restent en-deçà des 150 m (figure 74). Les occurrences des 20 espèces sur la ZEE d'Haïti sont clairsemées (figure 75). 4.3.19 Les autres poissons démersaux de bas de plateau et haut de talus Parmi les 48 espèces d'intérêt commercial de ce peuplement autres que celles présentées plus haut, sept sont dédiées uniquement au marché d'espèces ornementales. La distribution de la grande majorité de ces espèces s'étend au-delà de la sonde des 150 m (figure 76). Les occurrences dans la ZEE d'Haïti sont rares (figure 77). Figure 67. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 28 espèces de requins signalées de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 12 550 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 25/06/2021. 106 Figure 68. Distributions bathymétriques des autres poissons côtiers bentho-démersaux signalés en Haïti. 107 Figure 69. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 66 des 68 espèces d'autres poissons côtiers bentho- démersaux de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 52 605 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 28/06/2021. Figure 70. Distributions bathymétriques des autres poissons pélagiques côtiers signalés en Haïti. Figure 71. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 14 espèces d'autres poissons pélagiques côtiers de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 8 531 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. 108 Figure 72. Distributions bathymétriques des autres poissons de récifs coralliens signalés en Haïti (en raison du grand nombre d'espèces, la figure est présentée en deux volets et les gammes de sonde ont été réduites entre 0 et 350 m sur le graphique). 109 Figure 73. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 130 des 132 espèces d'autres poissons de récifs coralliens d'intérêt commercial de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 815 628 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 20/06/2021. Figure 74. Distributions bathymétriques des autres poissons d'herbiers signalés en Haïti. Figure 75. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 20 espèces d'autres poissons des herbiers de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 26 662 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021). 110 Figure 76. Distributions bathymétriques des autres poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus signalés en Haïti. 111 Figure 77. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 46 des 48 espèces d'autres poissons démersaux de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 18 572 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. 4.3.20 Les autres poissons benthiques de bas de plateau et haut de talus Les distributions bathymétriques de ces 13 espèces se partagent pour moitié en-deçà de la sonde des 100 m et pour moitié au-delà de la sonde des 150 m (figure 78). Les occurrences sont rares dans la ZEE d'Haïti (figure 79). 4.3.21 Les autres poissons néritiques épipélagiques Chez ces espèces, 14 se rencontrent dans les 50 premiers mètres sous la surface ou moins, six peuvent se rencontrer à plus de 150 m sous la surface, mais à moins de 200 m à l'exception du poisson sabre fleuret, Benthodesmus tenuis, qui se rencontre entre 200 et 850 m (figure 80). La plus forte concentration des occurrences aux abords d'Haïti se situe dans le passage du Vent qui sépare l'île d'Hispaniola de celle de Cuba (figure 81). 4.3.22 Les poissons épipélagiques océaniques Chez les poissons pélagiques océaniques, les distributions bathymétriques s'étendent toutes au-delà des 50 m sauf celle du rémora blanc, Echeneis neucratoides, et celle du thon à nageoires noires, Thunnus atlanticus (figure 82). Les 22 espèces de ce groupe sont toutes rattachées au peuplement huit détaillé plus haut avec sa distribution spatiale (figure 21). La cartographie des sept espèces de thons (figure 83) et celle des makaires et de l'espadon (figure 84) rendent compte de fortes concentrations au niveau du passage du Vent comme au niveau des détroits de Yucatan et de Floride, ainsi qu'au niveau du passage de Mona, zones exploitées par les flottilles de pêche thonière états-uniennes. 4.3.23 Les poissons mésopélagiques océaniques Les distributions bathymétriques de toutes ces espèces s'étendent bien au-delà des fonds de 200 m. Pour apporter une information la plus complète possible, l'échelle bathymétrique a été étendue jusqu'aux sondes de 1 500 m (figure 85), mais la distribution bathymétrique de trois espèces s'étend bien au-delà: 7 625 m pour l'espèce la plus profonde, Eurypharynx pelecanoides. Bien que les occurrences soient peu nombreuses, leur cartographie montre également une concentration au niveau du passage du Vent (figure 86). 4.3.24 Les poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux Les distributions bathymétriques de la plupart de ces espèces s'étendent au-delà de 1 500 m, en moyenne 2 700 m et chez l'espèce la plus profonde jusqu'à 5 055 m (figure 87). Les occurrences sont peu nombreuses sur la ZEE d'Haïti, elles se situent au large de la limite des eaux territoriales (figure 88). 112 Figure 78. Distributions bathymétriques des autres poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus signalés en Haïti. Figure 79. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 13 espèces d'autres poissons benthiques de bas de plateau et de haut de talus de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 7 588 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. 113 Figure 80. Distributions bathymétriques des autres poissons néritiques épipélagiques signalés en Haïti. Figure 81. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 26 des 28 espèces d'autres poissons néritiques épipélagiques de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 22 653 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. 114 Figure 82. Distributions bathymétriques des poissons épipélagiques océaniques signalés en Haïti. Figure 83. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des sept espèces de thons de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; occurrences: 14 122 dans OBIS, GBIF et VertNet du 29/06/2021. 115 Figure 84. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des cinq espèces de makaires de marlins et de l'espadon de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; occurrences: 22 546 dans OBIS, GBIF et VertNet du 29/06/2021; les occurrences de l'espadon en représente l'essentiel: 20 188. Figure 85. Distributions bathymétriques des poissons mésopélagiques océaniques signalés en Haïti. Figure 86. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 15 espèces de poissons mésopélagiques océaniques de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 1 942 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 19/06/2021. 116 Figure 87. Distributions bathymétriques des poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux signalés en Haïti. Figure 88. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 17 des 18 espèces de poissons bathypélagiques, bathyaux et abyssaux de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 3 722 occurrences: OBIS, GBIF, VertNet du 20/06/2021. 117 5 Spécificités des espèces récifales 5.1 La reproduction Les espèces du peuplement des récifs coralliens et de celui des herbiers qui lui est étroitement associé, ont montré trois traits particuliers de leur système de reproduction: l'hermaphrodisme, les organisations sociales liées à la reproduction et le comportement agrégatif à la période de reproduction. Ces particularités ont été mentionnées dans la présentation de quelques espèces (Cf. § 3.2.1.3 et § 3.2.1.4). L'objectif de cet exposé est de présenter une vision à l'échelle de ces deux peuplements afin de sensibiliser les gestionnaires des pêches aux mesures particulières qu'il conviendrait de prendre en termes de réglementation des pêches et en terme d'aménagement. 5.1.1 L'hermaphrodisme L'hermaphrodisme n'est pas rare chez les poissons téléostéens, c'est l'expression des deux fonctions reproductives mâles et femelles chez chaque individu d'une même espèce. Chez les espèces gonochoriques, le dimorphisme s'exprime dès les premiers stades de la vie et les individus seront prédéterminés mâles ou femelles dès la naissance. Chez les hermaphrodites, les organes des deux sexes sont présents et peuvent s'exprimer soit simultanément (hermaphrodisme simultané ou synchrone), ou de manière séquentielle, les gonades de chacun des deux sexes s'exprimant les unes après les autres après maturation au cours du cycle vital (hermaphrodisme séquentiel). Les espèces hermaphrodites séquentielles sont protogynes lorsque les gonades femelles s'expriment les premières, elles sont protandres lorsque les gonades mâles sont fonctionnelles les premières. Les espèces protogynes, sont monandriques lorsque tous les mâles sont, suite à la maturation des gonades, issus de femelles; ils sont diandriques lorsque certains individus ont des gonades mâles fonctionnelles dès leur première maturité et que d'autres sont issus de femelles, il y aura alors des mâles primaires et des mâles secondaires; généralement les mâles primaires seront plus féconds que les mâles secondaires36. De même des espèces protandres seront soit monogyniques lorsque toutes les femelles sont issues de mâles après maturation de leurs gonades ou digyniques lorsque coexistent des femelles de première génération, non issues de mâles, et des femelles issues de mâles. Enfin chez certaines espèces protogynes, des femelles peuvent ne pas changer de sexe, il s'agira alors de femelles primaires, les autres étant des femelles hermaphrodites; les femelles primaires seront généralement plus fécondes que les femelles hermaphrodites. Pour être complet sur les phénomènes d'hermaphrodisme, il faut évoquer le cas d'hermaphrodisme exceptionnel ou anormal, qui provient de perturbations chimiques ou hormonales chez des espèces de poissons où coexistent les tissus gonadiques mâles et femelles mais chez lesquelles d'ordinaire un seul sexe est exprimé: des cas ont été observés chez des Clupeidae et des Bothidae; ainsi que les cas d'androgynie, lorsqu'un individu d'une espèce revêt les apparences (couleurs, taille, etc.) d'une femelle et que ses organes sexuels fonctionnels sont mâles, ou à l'inverse qu'un individu revête les apparences d'un mâle lorsque ses organes sexuels fonctionnels sont femelles. Dans la littérature, la question de l'hermaphrodisme a été abordée sous l'angle de la phylogénèse (Sadovy de Mitcheson et Liu, 2008), sous l'angle d'études de certaines familles de téléostéens (Robertson et Warner, 1978; Warner et Robertson, 1978; Barlow, 1975). Lors de ce travail d'inventaire sur Haïti, il est apparu que les espèces présentant des cas d'hermaphrodisme étaient le plus souvent rattachées aux peuplements de récifs coralliens et des herbiers, ces deux peuplements étant étroitement imbriqués. Les espèces hermaphrodites représentent 21 pour cent des espèces du peuplement des récifs coralliens et 10 pour cent des espèces du peuplement d'herbiers, champs d'algues et fonds à éponges (tableau 26). L'hermaphrodisme séquentiel d'espèces exploitées est à prendre en compte dans la gestion des pêches. Leurs populations sont plus vulnérables à la pêche que les populations gonochoriques, car leur potentiel reproducteur se voit plus fortement réduit (Huntsman et Schaaf, 1994); une sélectivité inappropriée des engins de pêche peut aggraver l'effet de la mortalité sur l'équilibre du sexe- ratio. On doit signaler un cas d'hermaphrodisme protandre chez le crossie blanc, Centropomus undecimalis, une espèce du peuplement des poissons démersaux côtiers. 36 Cette prévalence généralement constatée, n'est pas systématique. Il en est de même pour les femelles. 118 Tableau 26. Espèces hermaphrodites recensées dans l'inventaire des poissons téléostéens d'Haïti. Chez toutes ces espèces il s'agit de protogynie; lorsqu'il a pu être renseigné le type est monandrique (m) ou diandrique (d), sinon séquentiel (séq); le type (hs) correspond à des hermaphrodites synchrones. La taille de changement de sexe est indiquée. Famille Récifs coralliens Cirrhitidae Gobiidae Nom scientifique Amblycirrhitus pinos Coryphopterus eidolon Coryphopterus personatus Lythrypnus spilus Priolepis hipoliti Tigrigobius multifasciatus Labridae Bodianus rufus Clepticus parrae Halichoeres bivittatus Halichoeres garnoti Halichoeres maculipinna Halichoeres pictus Lachnolaimus maximus Thalassoma bifasciatum Pomacanthidae Holacanthus tricolor Scaridae Scarus coelestinus Scarus coeruleus Scarus guacamaia Scarus iseri Scarus taeniopterus Scarus vetula Sparisoma atomarium Sparisoma aurofrenatum Sparisoma chrysopterum Sparisoma rubripinne Sparisoma viride Serranidae Cephalopholis cruentata Cephalopholis fulva Dermatolepis inermis Epinephelus adscensionis Epinephelus guttatus Epinephelus itajara Epinephelus morio Epinephelus striatus Hypoplectrus aberrans Hypoplectrus chlorurus Hypoplectrus gemma Hypoplectrus gummigutta Hypoplectrus guttavarius Hypoplectrus indigo Hypoplectrus nigricans Hypoplectrus puella Hypoplectrus unicolor Mycteroperca bonaci Mycteroperca interstitialis Mycteroperca tigris Serranus flaviventris Serranus tabacarius Serranus tigrinus Serranus tortugarum Herbiers, champs d'algues et fonds à éponges Labridae Halichoeres poeyi Xyrichtys martinicensis Xyrichtys novacula Scaridae Cryptotomus roseus Serranidae Alphestes afer Nom vernaculaire L max (cm) Grimpeur des Caraïbes Gobie pâle Gobie nageur masqué Bluegold goby (En) Rusty goby (En) Gobie momie Pourceau espagnol Donzelle créole Slippery dick (En) Girelle à tête jaune Clown wrasse (En) Painted wrasse (En) Labre capitaine Girelle tête bleue Demoiselle beauté Perroquet noir Perroquet bleu Perroquet arc-en-ciel Perroquet rayé Perroquet princesse Perroquet périco Perroquet à tâche verte Perroquet tacheté, Perroquet vert Perroquet basto Perroquet feu Coné essaim(Mérou), coné ouatalibi Mérou marbré Grand gueule Mérou couronné Mérou géant Mérou rouge mérou rayé Hamlet Hamlet queue jaune Hamlet bleu Hamlet doré Hamlet timide Hamlet indigo Hamlet noir Hamlet marbré Hamlet unicolore Badèche bonaci Badèche gueule jaune Badèche tigre Twinspot bass (En) Serran tabac Serran tigré Serran craie 9,5 6,0 4,0 2,5 4,0 5,0 50,0 30,0 35,0 30,0 18,0 13,0 91,0 25,0 35,0 77,0 120,0 120,0 35,0 35,0 61,0 25,0 28,0 46,0 18,0 64,0 42,6 41,0 91,0 62,0 76,0 250,0 125,0 122,0 13,0 13,0 13,0 13,2 13,0 15,0 15,2 15,2 13,0 150,0 84,0 101,0 8,0 22,0 29,0 8,0 Blackear wrasse (En) Rason rose Donzelle lame Perroquet à lèvre bleue Varech 20,0 15,0 38,0 13,0 13,0 L commune (cm) 28,0 22,0 35,0 30,0 50,0 35,0 70,0 18,0 22,0 32,0 20,0 25,0 30,0 38,,0 20,0 25,0 50,0 35,0 40,0 150,0 50,0 70,0 40,0 40,0 16,0 type L ♀ >> ♂ hs hs m m m d m d d m d 2,0 17,28 15,78 30,2 7,3 10,9 7,9 30,0 à 40,0 8,3 d 9,6 m m m ? m 25,2 5,5 17,5 séq séq 20,0 à 23,0 20,0 séq 28,0 à 38,0 séq d hs hs hs hs hs hs hs hs hs m séq m hs hs hs hs 75,5 30,0 à 80,0 25,0 82,5 à 125,0 37,0 à 45,0 d 8,3 m séq 5,75 20,0 119 5.1.2 Les agrégations en période de reproduction L'agrégation en période de reproduction, «Fish Spawning Aggregation» (FSA), est une concentration répétée d'animaux marins conspécifiques37, rassemblés dans le but de frayer, qui est prévisible dans le temps et dans l'espace. La densité (le nombre d'individus participant à l'agrégation de reproduction) est d'au moins quatre fois supérieure à celle de rassemblements en dehors de la période de ponte (par exemple, bancs). L'agrégation de reproduction se traduit par une source ponctuelle de masse de progéniture (Domeier, 2012). Ce phénomène ne se restreint pas aux seules communautés de poissons des récifs coralliens, ni aux seuls poissons, par exemple des concentrations de crabes de terre ou de crabes bleus, surviennent en période de ponte, ainsi les Crabes zombi, Gecarcinus ruricola, donnent lieu à de spectaculaires invasions tous les ans au sud-est de Cuba, lors de leur migration pour pondre en mer dans la baie des Cochons au mois de mai; il en est de même en Floride où les crabes bleus, Callinectes sapidus, envahissent les rues chaque année au mois d'août; mais chez les poissons, la plupart des espèces formant des agrégations appartiennent au peuplement des récifs coralliens. On distingue des agrégations résidentes (AR), lorsqu'elles s'alimentent d'individus à proximité de la zone d'agrégation, celle-ci se situant le plus souvent sur le territoire où vivent ces espèces; le phénomène se produisant en quelques heures et la ponte survenant à des heures particulières, étant également rapide; le phénomène pouvant se répéter pendant une saison ou tout au long de l'année et par opposition, les agrégations transterritoriales (AT), alimentées sur une vaste zone, plus large que les territoires où vivent les individus de l'espèce; le phénomène a alors lieu en-dehors des territoires où vit l'espèce et le processus d'agrégation nécessite plusieurs jours, voire plusieurs semaines, l'agrégation constituée persistant pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines; ce type d'agrégation de reproduction se produit à une période donnée de l'année. La base de données internationale SCRFA38 fournit des informations sur les agrégations de poissons lors de la reproduction. Sur les 39 espèces de l'inventaire des poissons identifiées comme connaissant les processus d'agrégation pour la reproduction, 74 pour cent sont rattachées aux peuplements 3 et 4 (tableau 27) et les seuls Serranidae et Lutjanidae en représentent 38 pour cent. Les principaux cas d'agrégation de reproducteurs seront présentés. Tableau 27. Espèces de poissons de l'inventaire établi, formant des agrégations en période de reproduction. Type: agrégation résidente (AR); agrégation transterritoriale (AT); agrégation non confirmée (?). Les peuplements (Pplt) sont ceux identifiés dans l'inventaire des poisons Adapté de Sadovy de Mitcheson et Colin, (2012). Famille, nom scientifique Nom vernaculaire Acanthuridae Acanthurus bahianus Acanthurus coeruleus Balistidae Balistes vetula Canthidermis sufflamen Carangidae Carangoides bartholomaei Caranx hippos Caranx latus Caranx ruber Decapterus macarellus Trachinotus falcatus Labridae Clepticus parrae Halichoeres bivittatus Lachnolaimus maximus Thalassoma bifasciatum Lutjanidae Lutjanus analis Lutjanus apodus Lutjanus cyanopterus Lutjanus griseus Lutjanus jocu Lutjanus synagris Ocyurus chrysurus Type Pplt Chirurgien marron Chirurgien bayolle AR AR p3 p3 baliste royal Ocean triggerfish (En) AR AR p3 p4 Carangue grasse Carangue crevalle Carangue mayole Carangue comade comète maquereau Pompaneau plume ? ? ? ? ? ? p7 p7 p7 p7 p7 p7 Donzelle créole Slippery dick (En) Labre capitaine Bluehead wrasse (En) AR AR AR AR p3 p3 p3 p3 Sorbe Vivaneau dent chien Vivaneau cubéra Carde gris Vivaneau chien Vivaneau gazou Colas AT AT AT AT AT AT ? p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 Famille, nom scientifique Nom vernaculaire Megalopidae Megalops atlanticus Mugilidae Mugil cephalus Mullidae Pseudupeneus maculatus Pomacentridae Abudefduf saxatilis Chromis multilineata Scaridae Scarus iseri Sparisoma rubripinne Sparisoma viride Scombridae Acanthocybium solandri Serranidae Epinephelus adscensionis Epinephelus guttatus Epinephelus itajara Epinephelus striatus Mycteroperca bonaci Mycteroperca tigris Mycteroperca venenosa Paranthias furcifer Sphyraenidae Sphyraena barracuda 37 Se dit de deux ou plusieurs organismes appartenant à la même espèce. 38 Science and Conservation of Fish Aggregations: https://www.scrfa.org/ Type Pplt Tarpon ? p2 Mulet cabot ? p1 rouget barbet tacheté AT ? p4 Castagnole Sergent cromis p3 p3 Perroquet rayé Perroquet basto Perroquet feu AR AR ? p3 p3 p3 Thazard ? p7 Grand gueule mérou couronné Mérou géant mérou rayé Badèche bonaci Badèche tigre Badèche de roche Badèche créole AT AT AT AT AT AT AT ? p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 Barracuda ? p7 120 Figure 89. Lieux d'agrégations de reproduction du mérou rayé Epinephelus striatus répertoriés depuis 1884 dans les Caraïbes (cercles noirs) et zones de résidence de l'espèce établies à partir des données de Fishbase (rectangles gris), source: (Kobara et al., 2013). Figure 90. Situations d'agrégations de reproduction de plusieurs espèces au Belize: (1) Epinephelus striatus; (2) Mycteroperca bonaci, M. venenosa, M. tigris; (3) Lutjanus jocu; (4) L. cyanopterus; (5) Lachnolaimus maximus, Lactophrys trigonus, L. triqueter, source: (Kobara et al., 2013). Le mérou rayé, Epinephelus striatus, est la première espèce qui ait donné lieu à des observations scientifiques sur ses importantes et spectaculaires agrégations de reproducteurs (Sadovy de Mitcheson, Heppel et Colin, 2012). L'espèce est protogyne séquentielle, chez laquelle les femelles peuvent se transformer en mâles à des tailles assez grandes (entre 30 et 80 cm). Sa ponte n'a jamais été observée en-dehors des agrégations. Elle se reproduit au large, les premiers cas observés aux Bahamas faisaient état de concentrations de 30 000 à 100 000 individus. Les agrégations se produisent à des périodes données, entre décembre et mars, entre une heure avant et 20 minutes après le coucher du soleil, les sites sont des récifs situés au large. Les individus migrent vers les lieux d'agrégation sur des distances de leurs territoires de résidence pouvant atteindre 220 km (figure 89). Les sites d'agrégation de frai se trouvent sur les flancs de récifs au large, à la limite des accores (figure 90). Les individus adoptent le même schéma de migration vers les lieux d'agrégation, d'une année sur l'autre. Faute de réglementations appropriées et 50 ans de surpêche, l'espèce est considérée par l'IUCN dans un état critique. Les stocks se maintiennent, permettant le maintien d'une pêche, uniquement dans les pays qui ont mis en place une réglementation (îles Turques-et-Caïques, Îles Caïmanes, les Bahamas). Il a été constaté une diminution importante des sites d'agrégation de ponte. Les mesures à prendre sont: (i) empêcher la surpêche sur les lieux d'agrégation, la mesure la plus efficace étant la fermeture de la zone à la pêche; (ii) protéger les stades subadultes, par l'instauration de taille minimale de capture; (iii) protéger les zones d'agrégation où la population de mérous rayés est fragilisée en instaurant une zone refuge (no-take zone); (iv) renforcer les fermetures saisonnières à la pêche; (v) mettre en place des stratégies d'aménagement régionales pour prendre en compte les migrations à des fins de reproduction à moyennes échelles et transnationales; (vi) harmoniser les politiques des pêches au niveau régional (transnational) sur l'usage de la ressource en mérous rayés (par exemple, pêche vs tourisme écologique et subaquatique considéré comme 20 fois plus lucratif que la pêche). Dans la zone d'étude, les agrégations de frai du mérou couronné, Epinephelus guttatus, espèce protogyne, ont été observées à Porto Rico, aux Îles Vierges britanniques et en Jamaïque (Nemeth, 2012) (figure 91). Les agrégations sont formées de plusieurs groupes constitués de mâles et des trois à cinq femelles de son harem. La ponte a lieu de 1 à 2 m au-dessus d'un récif corallien proche des tombants. La fécondité des femelles de 41 cm est de 1 500 000 œufs, soit 15 fois plus élevée que celle des femelles de 31 cm (cas de femelles primaires, Cf. 5.1.1). Les agrégations peuvent rassembler de 100 à plus de 80 000 individus. Aux Îles Vierges britanniques, les mérous arrivent sur les lieux d'agrégation après la mi-décembre et se dispersent en fin février. Les lieux de ponte sont situés entre 5 et 33 km des territoires de résidence. La pêche sur agrégation du mérou couronné a causé le déclin ou l'effondrement de plusieurs stocks dans les Caraïbes. 121 Figure 91. Lieux d'agrégations de reproduction du mérou couronné Epinephelus guttatus, répertoriés depuis 1884 dans les Caraïbes (cercles noirs) et zones de résidence de l'espèce établies à partir des données de Fishbase (rectangles gris). Figure 92. Lieux d'agrégations de reproduction du vivaneau sorbe, Lutjanus analis, répertoriés depuis 1884 dans les Caraïbes (cercles noirs) et zones de résidence de l'espèce établies à partir des données de Fishbase (rectangles gris). Source: (Kobara et al., 2013). Source: (Kobara et al., 2013) En l'absence de réglementation de la pêche sur les agrégations de reproduction, le volume des débarquements de cette espèce a diminué de 65 pour cent à Porto Rico et de 95 pour cent aux Bermudes durant les années 1980s. Il a été observé que dans ces agrégations les mâles mordaient aux hameçons plus facilement que les femelles ce qui a accentué le déséquilibre du sex-ratio dans la population résiduelle, accentuant l'effet négatif des pêches sur espèces hermaphrodites séquentielles. Les mesures de réglementation par fermetures saisonnières ont permis des améliorations des populations de mérous couronnés et parfois le retour des phénomènes d'agrégation à la reproduction qui avaient disparu. Les mérous géants, Epinephelus itajara, forment des agrégations de frai au-dessus de récifs coralliens. Après une incubation de 2 jours des œufs pélagiques, les larves pélagiques sont transportées du large vers le littoral et les zones de mangroves qui jouent le rôle de nourricerie pour une période de 35 à 80 jours (Ferreira et al., 2012). Les juvéniles adoptent ensuite la lisière des mangroves pendant cinq à six ans avant de gagner les habitats des adultes dans les récifs plus au large ou dans les herbiers. La taille de première maturité des mâles est de 115,5 cm, soit des individus de cinq à six ans, celle des femelles est de 122,5 cm, soit de six ans. Les agrégations sont constituées de 100 individus, parfois un peu plus; le lieu et la période sont constants et les reproducteurs se retrouvent d'une année sur l'autre, à la même période, sur les mêmes lieux. La phase lunaire semble jouer un rôle sur le déclenchement de la ponte. La période d'agrégation de ponte s'étend d'août à décembre dans le golfe du Mexique et de juillet à août dans le nord-est des Caraïbes. Le déclin des populations de mérous géants peut être attribué à la détérioration de leurs habitats, en particulier les mangroves, et à la surpêche. L'espèce est classée comme vulnérable par l'IUCN. De nombreuses agrégations ont disparu. Une interdiction de la pêche au mérou géant a permis de constater quelques signes d'amélioration de la population dans cette zone, mais dans l'ensemble de la zone, la détérioration des mangroves ralentit les effets des fermetures qui à elles seules ne suffisent pas à permettre une rapide amélioration de l'ensemble des populations. Le vivaneau Sorbe, Lutjanus analis, se reproduit au cours d'importantes agrégations au large des zones de résidence et toujours aux mêmes endroits d'une année sur l'autre, sur les pentes de récifs du large (figure 90 et figure 92). Les agrégations durent plusieurs semaines, au cours de plusieurs mois. Elles ont été signalées se dérouler entre avril et septembre, à la pleine lune où au 3ème quartier. La part des captures réalisées sur les agrégations avait été estimée à 50 pour cent des captures annuelles totales (Sadovy de Mitcheson, Colin et Sakaue, 2012). Les populations de cette espèce ont fait l'objet de peu de mesures de réglementation et quand celles-ci existaient, elles n'étaient pas respectées. Néanmoins à Cuba et en Floride, il a pu être constaté un report de l'effort de pêche en saison de reproduction vers les périodes d'absence de reproduction. 122 Dans une zone mise en réserve (no-take), une augmentation du nombre d'individus participant aux agrégations de ponte a été constatée. L'espèce est évaluée comme quasi menacée par l'IUCN. Le vivaneau cubéra, Lutjanus cyanopterus, le plus grand des vivaneaux d'Atlantique-Centre-Ouest, se reproduit en agrégations de plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers d'individus, toujours dans les mêmes lieux, sur les pentes de récifs du large ou au-dessus de zones sableuses en bordure du plateau et toujours aux mêmes périodes, entre avril et juillet, les agrégations se forment autour de la pleine lune et la ponte a lieu au coucher du soleil. Le vivaneau cubéra se reproduit dans les mêmes endroits et aux mêmes périodes que le vivaneau chien, Lutjanus jocu, et le carde gris, L. griseus. Le requin baleine, Rhincodon typus, est connu pour consommer les produits de la ponte de ces vivaneaux. Dans la région, à l'exception du Belize qui a mis en place des zones protégées, réservées à l'écotourisme pour l'observation des requins- baleines. Le vivaneau cubéra ne fait pas l'objet de réglementations particulières. L'espèce est évaluée comme vulnérable par l'IUCN. Chez la girelle à tête bleue, Thalassoma bifasciatum, un Labridae, les œufs sont pélagiques et le stade larvaire qui dure une cinquantaine de jours est pélagique, permettant une large diffusion des individus. Les lieux d'accouplement et de ponte sont proches du lieu de résidence et sont atteints en quelques minutes. Les courants ascendants et descendants sur les bords du récif sont utilisés par les femelles notamment pour aller libérer les œufs pélagiques à la surface. Il semble que les lieux d'accouplement soient choisis par les femelles et que celles-ci fassent l'objet d'un apprentissage social car il a été observé que ces lieux d'accouplement se transmettaient sur plusieurs générations (Warner, 2012). Chez les poissons perroquets, Scaridae, comme le perroquet rayé, Scarus iseri, les agrégations ont lieu en fin d'après-midi au sommet des récifs et la reproduction a lieu pendant environ une heure, débutant une heure et demie avant le coucher du soleil. Les mêmes sites d'agrégation de frai ont pu être observés à plusieurs années d'intervalles (Colin, 2012a). Dans la plupart des cas les perroquets pondent à marée haute. Ces espèces ne présentent pas d'intérêt commercial important, sinon pour le commerce de poissons d'ornement et n'ont pas donné lieu à la mise en place de réglementations particulières; pourtant leur rôle dans l'équilibre des récifs est important, car ces herbivores contribuent à y limiter la prolifération d'algues. Les Carangidae vivent en bancs. Il est le plus souvent difficile de parler d'agrégations de reproduction selon la définition admise, les rassemblements en période de reproduction étant de tailles comparables à ceux des bancs en-dehors de la période de reproduction. Des agrégations de ponte ont été mentionnées chez le pompaneau plume, Trachinotus falcatus, à Belize en avril et août sous forme d'un rassemblement de 300 individus constitué de sous-groupes de cinq à neuf poissons ainsi que chez la carangue grasse, Carangoides bartholomaei, observé une fois en avril à Belize et chez la carangue mayole, Caranx latus, en avril, juillet et août (Colin, 2012b). Des agrégations de ponte ont été observées à Porto Rico chez les poissons chirurgiens, Acanthuridae: le chirurgien marron, Acanthurus bahianus, et le chirurgien bayolle, A. coeruleus. Sur 12 années consécutives, les sites étaient exactement identiques. Les agrégations se produisent aux périodes les plus froides de l'année, de décembre à mars et il a pu être observé des agrégations de 40 jours, hors saison, entre avril et novembre (Colin et Clavijo, 2012). Pendant la saison de reproduction, l'agrégation et la ponte se produisaient à toutes les phases lunaires. Le chirurgien bayolle a une périodicité d'agrégation de reproduction en hiver austral clairement calée sur les phases lunaires, entre la pleine lune et la nouvelle lune. Les agrégations peuvent rassembler jusqu'à 20 000 individus sur une zone de 500 à 600 mètres de rayon. La localisation des sites de reproduction le long des bords des récifs, devrait être possible en organisant les recherches en fin d'après-midi en février, la pleine période de reproduction. Comme les Labridae, les Acanthuridae sont des herbivores et participent au bon état des récifs en les débarrassant des algues. La gestion des espèces formant des agrégations de frai passe par la localisation des lieux où elles se forment, souvent stables d'une année sur l'autre, afin de concevoir des mesures de protection comme des fermetures saisonnières ou des réserves localisées. 123 5.2 Les risques de ciguatera La ciguatera est une intoxication alimentaire, ichtyosarcotoxisme, provoquée par l’ingestion de chair de poisson contaminée par un dinoflagellé benthique, Gambierdiscus toxicus, qui se développe sur les récifs coralliens morts. Ce dinoflagellé synthétise des ciguatoxines, il se développe au milieu d’autres algues et sera ingéré par des poissons brouteurs qui accumulent alors les toxines. L'accumulation des toxines se produit le long de la chaîne trophique, contaminant les maillons successifs qui acquièrent leur toxicité sans affecter les qualités organoleptiques des poissons contaminés, rendant impossible leur détection. Chez les espèces prédatrices , des niveaux trophiques supérieurs et connues pour entrainer la ciguatera, les individus les plus grands présenteront les risques les plus importants. Le développement de la ciguatera est étroitement lié à l'état des récifs coralliens, les algues toxiques se développant sur des coraux morts ou en voie d'extinction. Le réchauffement et l'acidification des eaux des océans, les tempêtes et les cyclones sont autant de facteurs contribuant à la mortalité des coraux et donc à la propagation de la ciguatera (Gingold, Strickland et Hess, 2014). La ciguatera provoque des démangeaisons, d'où son autre appellation de «gratte». Les symptômes sont le plus souvent digestifs et apparaissent entre 30 minutes et 48 heures après le repas, plus rarement au-delà de 24 heures. Ce sont des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées, un prurit de la paume des mains et de la plante des pieds qui peut parfois être généralisé. Les autres symptômes possibles sont des troubles de la coordination et de l'équilibre, hallucinations, céphalées, vertiges, engourdissements, fourmillements surtout au niveau des extrémités et du visage. Le patient peut se plaindre de sensations de brûlure ou de décharges électriques au contact d'objets froids; il peut présenter une bradycardie, une hypotension ainsi que des douleurs musculaires, articulaires et une fièvre. Les symptômes gastro-intestinaux disparaissent généralement entre un et quatre jours (Hossen et al., 2013). Cette pathologie peut être grave mais elle est rarement mortelle (Bagnis, 1981). Sur le plan épidémiologique, le «Center for Disease Control and Prevention», estime que le nombre de cas de ciguatera annuel dans le monde se situe entre 10 000 et 50 000 mais en prenant en compte les cas non déclarés, la fourchette de 50 000 à 500 000 est avancée (Friedman et al., 2017; Hossen et al., 2013). Il existe plusieurs observatoires régionaux dédiés à la ciguatera. Les cas sont signalés également sur les réseaux de surveillance sanitaire: dans les Caraïbes la CARPHA (Caribbean Public Health Agency) et aux Antilles françaises, les Agences régionales de santé (ARS). Pour prévenir les intoxications, des campagnes de sensibilisation sont organisées par les structures de santé comme en Guadeloupe par voie d'affiches (Cf annexe III). Les études épidémiologiques de la ciguatera en Haïti sont rares. En 1978, Bagnis a réalisé une enquête dans plusieurs îles des Caraïbes: Cuba, la Jamaïque, Haïti, Porto Rico, les Îles Vierges britanniques et les Antilles françaises (Bagnis, 1981). L'auteur a dressé une liste des principales espèces ayant été signalées comme responsables de cas de ciguatera. Plus tard, le cas de six soldats US en poste en Haïti, victimes de ciguatera qui a pu être imputée à la sériole couronnée, Seriola dumerili, a fait l'objet d'une étude approfondie (Poli et al., 1997; Reverte et al., 2014). 5.2.1 Récapitulatif sur les espèces à ciguatera signalées en Haïti: La base de données Fishbase fait mention de la ciguatera en s'appuyant sur les cas déclarés. Pour une espèce sont indiqués le lieu (pays), la fréquence et les références bibliographiques correspondantes. Les fréquences sont: fréquente, occasionnelle, rare et non-établie (cas douteux). Les espèces ciguatogènes de l'inventaire établi plus haut se retrouvent en très grand nombre dans le peuplement : trois des espèces inféodées aux récifs coralliens et ensuite dans le groupe sept des pélagiques néritiques qui compte des espèces prédatrices des poissons coralliens (figure 93). Six familles rassemblent plus de 50 pour cent des espèces ciguatogènes: les Carangidae, les Lutjanidae, les Serranidae, les Scaridae, les Haemulidae et les Monacanthidae (figure 94). La liste des espèces signalées comme présentant des risques de ciguatera issue de l'inventaire établi dans cette étude et leurs niveaux de risque tels qu'ils sont renseignés dans Fishbase a été comparée à la liste établie par Bagnis à la suite de son enquête en 1978 dans le cas d'Haïti (tableau 28). 124 Figure 93. Nombre d'espèces par fréquence de signalement de cas de ciguatera selon les peuplements Figure 94. Nombre d'espèces par fréquence de signalement de cas de ciguatera selon les familles de poissons 125 Tableau 28. Inventaire des espèces ciguatogènes signalées par Fishbase et par Bagnis en 1978 (Bagnis, 1981). Risques de ciguatera dans Fishbase: douteux (o), rare (+), occasionnel (++), fréquent (+++); En Haïti en 1978: Espèce absente (-), sans cas signalé (.), toxicité exceptionnelle, limitée dans le temps (+), toxicité locale d'individus de grande taille (++), toxicité partout des individus de grande taille (+++). Famille et espèce ACANTHURIDAE Acanthurus bahianus Acanthurus chirurgus Acanthurus coeruleus ALBULIDAE Albula vulpes ANTENNARIIDAE Histrio histrio BALISTIDAE Balistes capriscus Balistes vetula Canthidermis maculata BELONIDAE Tylosurus crocodilus crocodilus CARANGIDAE Alectis ciliaris Caranx bartholomaei Caranx crysos Caranx hippos Caranx latus Caranx lugubris Caranx ruber Decapterus macarellus Elagatis bipinnulata Selar crumenophthalmus Selene setapinnis Selene vomer Seriola dumerili Seriola rivoliana Trachinotus goodei Fishbase + + + Haïti 1978 o - o - o +++ o . . - ++ . Famille et espèce MALACANTHIDAE Malacanthus plumieri MEGALOPIDAE Megalops atlanticus MONACANTHIDAE Aluterus monoceros Aluterus schoepfii Aluterus scriptus Cantherhines pullus Monacanthus ciliatus Stephanolepis hispidus Stephanolepis setifer MULLIDAE Mulloidichthys martinicus o +++ ++ +++ +++ +++ +++ o o o o o o +++ o . +++ ++ +++ ++ . ++ ++ - Pseudupeneus maculatus MURAENIDAE Gymnothorax moringa OGCOCEPHALIDAE Ogcocephalus vespertilio OPHICHTHIDAE Ophichthus ophis OSTRACIIDAE Acanthostracion polygonius Acanthostracion quadricornis Lactophrys bicaudalis Lactophrys trigonus Lactophrys triqueter POMACANTHIDAE Holacanthus ciliaris Holacanthus tricolor + . . Fishbase Haïti 1978 o - o - o o + + + o o - + . + - +++ ++ o - o - ++ ++ ++ o ++ - + + - 126 Famille et espèce CHAETODONTIDAE Chaetodon capistratus Chaetodon sedentarius CLUPEIDAE Opisthonema oglinum CORYPHAENIDAE Coryphaena hippurus DASYATIDAE Hypanus americanus DIODONTIDAE Diodon holocanthus EPHIPPIDAE Chaetodipterus faber GERREIDAE Gerres cinereus HAEMULIDAE Anisotremus surinamensis Anisotremus virginicus Haemulon album Haemulon aurolineatum Haemulon bonariense Haemulon flavolineatum Haemulon melanurum Haemulon plumieri Haemulon sciurus HEMIRAMPHIDAE Hemiramphus brasiliensis Hyporhamphus unifasciatus HOLOCENTRIDAE Holocentrus adscensionis Holocentrus rufus Sargocentron coruscum Fishbase Haïti 1978 Famille et espèce Pomacanthus arcuatus Pomacanthus paru PRIACANTHIDAE Heteropriacanthus cruentatus Priacanthus arenatus SCARIDAE Scarus coeruleus Scarus guacamaia Scarus iseri o + - o - o - + - ++ - + - o - o ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ - o 0 - Scarus taeniopterus Scarus vetula Sparisoma aurofrenatum Sparisoma chrysopterum Sparisoma radians Sparisoma rubripinne Sparisoma viride SCIAENIDAE Equetus lanceolatus SCOMBRIDAE Acanthocybium solandri Euthynnus alletteratus Katsuwonus pelamis Sarda sarda Scomberomorus cavalla Scomberomorus regalis SCORPAENIDAE Scorpaena plumieri SERRANIDAE ++ ++ + - Alphestes afer Cephalopholis cruentata Cephalopholis fulva Epinephelus adscensionis Fishbase + o Haïti 1978 - o o - + o + . + . + + + + + + + . o - o ++ o ++ +++ +++ + ++ ++ o - + o + +++ + . . 127 Famille et espèce LABRIDAE Bodianus rufus Halichoeres radiatus Lachnolaimus maximus LUTJANIDAE Apsilus dentatus Lutjanus analis Lutjanus apodus Lutjanus buccanella Lutjanus cyanopterus Lutjanus griseus Lutjanus jocu Lutjanus mahogoni Lutjanus purpureus Lutjanus synagris Lutjanus vivanus Ocyurus chrysurus Pristipomoides aquilonaris Fishbase Haïti 1978 +++ + +++ . ++ + +++ +++ o +++ +++ +++ o + +++ + + . ++ ++ . ++ . . - Famille et espèce Epinephelus guttatus Epinephelus morio Epinephelus striatus Hypoplectrus puella Mycteroperca bonaci Mycteroperca tigris Mycteroperca venenosa Rypticus saponaceus SPARIDAE Calamus bajonado Calamus calamus Calamus penna Calamus pennatula SPHYRAENIDAE Sphyraena barracuda Sphyraena picudilla Fishbase ++ +++ + + +++ o +++ o Haïti 1978 + . ++ ++ ++ - o ++ + + - +++ o +++ . 128 5.3 Le commerce des espèces marines ornementales Le commerce international des espèces aquatiques d'ornement est mal connu, peu encadré, peu régulé. Les travaux sur ce sujet sont rares alors que ce commerce connaît une expansion depuis ces 30 dernières années et que le nombre d'aquariums particuliers et publics ne cesse d'augmenter. L'aquariophilie se scinde en deux mondes : celui de l'eau douce et celui de l'eau de mer. Chez ce dernier, le nombre d'aquariums privés et publics était évalué à 2 millions en 2012 (Rhyne et al., 2012). Le nombre de poissons d'ornement échangés dans le monde était évalué à plus de 2 milliards dans les années 2000s (Monticini, 2010). Dans les années 1990s les poissons de mer représentaient 20 pour cent des poissons d'ornement échangés (Dufour, 1998). Les plus grands importateurs sont les États-Unis, puis la Grande Bretagne, l'Allemagne, la France puis l'Italie; la Chine et le Japon sont également de gros importateurs. Des études récentes du marché de l'aquariophilie d'eau de mer montrent que la majorité des espèces mises sur le marché proviennent des écosystèmes de récifs coralliens (Rhyne et al., 2012, 2017; Monticini, 2010). Le commerce des espèces ornementales concerne les poissons de récifs coralliens et d'herbiers (Cf. §3.2.1.3 et §3.2.1.4), mais également les invertébrés: crustacés, gastéropodes, oursins, étoiles de mer, concombres de mer et les coraux vivants. Cette activité n'est donc pas sans conséquences sur l'équilibre des écosystèmes sujets à cette extraction. Les travaux récents se sont focalisés sur le plus gros marché mondial, celui des États-Unis d’Amérique. Entre mai 2004 et mai 2005 selon les déclarations douanières, 11 003 181 poissons de mer ont été importés aux États-Unis d’Amérique et parmi les 15 familles contribuant le plus à ce commerce (figure 95), mise à part la famille des Pseudochromidae, toutes les autres sont présentes en Haïti et sont rattachées aux peuplements des récifs coralliens et des herbiers. L'étude poursuivie après 2005 a permis de mieux identifier les circuits d'approvisionnement du marché des espèces ornementales marines aux États-Unis d’Amérique (Rhyne et al., 2017). Il en ressort que le principal pays d'exportation de poissons de récifs sur les États-Unis d’Amérique en provenance d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes39 est Haïti (figure 96) et il en est de même pour les invertébrés sur la période 2008- 2011 (figure 97). Figure 95. Distribution du nombre d'individus importés aux États-Unis d’Amérique en 2004-2005, par famille des principales espèces de poissons marins. Source: Rhyne et al. (2012). 39 Voir le site sur les flux d'importations et exportations du commerce des organismes marins: https://www.aquariumtradedata.org/ 129 Les études sur la pêche en Haïti sont peu prolixes sur la filière d'exportation d'espèces ornementales, cependant l'une d'elle mentionne qu'un exportateur de poissons d'aquariums produirait 1 500 000 unités par an (Damais et al., 2007), une autre relève que la filière exportatrice d'espèces ornementales est marginale, considérée comme un sous-secteur de la filière de la pêche et peu réglementée; sept sociétés seraient impliquées dans cette activité et localisées à Fort-Liberté, Cap-Haïtien et Dame Marie ; elles produiraient 800 000 unités par an et les auteurs préconisaient une gestion de cette pêche de poissons d'ornement (Mateo et Haughton, 2003). Breuil citant des sources du MARNDR situe l'émergence de la filière de poissons ornementaux en 1995-96 et avance le chiffre de 817 000 individus exportés en 1998. Ces ordres de grandeurs de production sont en cohérence avec les chiffres avancés dans les études du marché américain et en provenance d'Haïti, compte tenu d'une forte probabilité de sous déclaration d'importation. Ces chiffres de plusieurs centaines de milliers d'individus capturés pour ce marché peuvent apparaître importants et doivent être remis en perspective: la taille des individus destinés au marché des espèces ornementales est petite (entre 1 et 5 cm pour la catégorie S, entre 2,25 et 10 cm pour la catégorie M et entre 5 et 14 cm pour la catégorie L selon les espèces40). En se basant sur 74 espèces signalées pour avoir un intérêt commercial sur ce marché et appartenant à 14 des familles fournissant le plus d'espèces et d'individus sur le marché international, le poids des exportations d'Haïti serait compris entre 87 et 164 kg annuel entre 2000 et 2011 dans l'hypothèse basse où tous les poissons auraient appartenu à la catégorie S et entre 2 t et 4 t dans l'hypothèse haute de poissons uniquement de catégorie L. S'agissant du nombre d'individus, il peut être comparé aux nombres de poissons recrutés; par exemple en Guyane française, avec seulement 370 km de côte, le recrutement annuel dans la pêcherie de vivaneau rouge (Lutjanus purpureus) s'établissait entre 106 et 4.106 individus entre 1986 et 2006, soit quatre à 16 fois plus que le nombre d'individus exportés en 2008 par Haïti qui était le plus élevé, sachant que dans l'exemple de la pêcherie guyanaise, le recrutement ne concerne qu'une espèce et des individus plus grands (20 cm) donc plus âgés (Vendeville, Rosé et Viera, 2008). Mais tous les individus capturés ne survivent pas jusqu'à leur arrivée dans les aquariums ni au lieu de destination à l'export, les estimations de la mortalité sont très variables, de 2 pour cent à 73 pour cent (Stevens et al., 2017); pour une mortalité totale post capture de 30 pour cent, elle se décomposerait en 15 pour cent de mortalité immédiatement après capture, 10 pour cent lors des différentes étapes du transport et 5 pour cent sur le lieu de stockage. De bonnes pratiques permettraient de réduire cette mortalité à 5 pour cent (Monticini, 2010). En première analyse, le prélèvement à destination du marché des espèces ornementales apparaît comme mineur en comparaison de celui de la pêche traditionnelle. Toutefois, l'absence d'évaluations de l'état des populations de la plupart des espèces ciblées pour ce marché ne permet pas d'être aussi catégorique sur son faible impact, les populations de certaines de ces espèces sont évaluées comme menacées à divers degrés, par exemple celles de mérou rayé, Epinephelus striatus, et de mérou de Varsovie, Hyporthodus nigritus, sont évaluées en état critique et celles de plusieurs autres espèces menacées à divers degrés et non protégées par la CITES (Cf § 7); l'effet sur ces espèces est difficilement appréhendables. Figure 96. Nombre de poissons marins exportés sur le marché aquariophile des États-Unis d’Amérique à partir d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes entre 2000 et 2011 Figure 97. Nombre d'invertébrés marins exportés sur le marché aquariophile des États-Unis d’Amérique à partir d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes entre 2008 et 2011 40 Sur les sites de vente aux particuliers, les produits sont classés selon les classe XS (very small), S (small), M (medium), L (Large) et XL (very large). 130 De plus, 60 pour cent des espèces signalées d'intérêt pour le marché aquariophile, sont signalées également d'intérêt pour la consommation humaine; pour celles-ci, les captures destinées au marché d'espèces ornementales s'ajoutent aux captures de la pêche traditionnelle. Par ailleurs, cette activité peut avoir des effets négatifs: la dégradation des coraux durs par prélèvements; l'accroissement des risques d'introduction d'espèces invasive (par exemple, Pterois volitans dans les Caraïbes) et de risques sanitaires, notamment par l'apport d'agents pathogènes dans l'eau des poissons (par exemple, Vibrio cholerae, Salmonella spp.) (Hignette, 2003). 6 Les habitats essentiels des ressources marines 6.1 Les zones fonctionnelles d'intérêt halieutique Les organismes marins occupent plusieurs habitats successifs au cours de leur cycle vital, comme cela l'a été mentionné à plusieurs reprises chez les poissons à partir de cas spécifiques (Cf. § 3.2.1 et § 5.1.2). Certains de ces différents habitats sont apparus essentiels au renouvellement des populations aquatiques, conduisant les scientifiques à formuler le concept de «zones fonctionnelles halieutiques» pour les espèces d'intérêt halieutique (Delage et Le Pape, 2016; Regimbart, Guitton et Le Pape; 2018). Une zone fonctionnelle halieutique est définie comme un espace en mer (jusqu'à la limite de la dessalure des eaux) au sein duquel se déroule une phase du cycle de vie d'une ressource halieutique; les phases du cycle vital étant la naissance (ponte), la vie larvaire, les phases de croissance, d'alimentation et de maturation (phase juvénile avant maturité et phase adulte), le processus de reproduction et les migrations entre ces stades. Sous l'impulsion de l'Agence Française pour la Biodiversité, un inventaire des zones fonctionnelles halieutiques a été entrepris sur le territoire français. L'inventaire réalisé aux Antilles françaises (Astrou et al., 2018) réalisé dans des conditions très différentes de celles de la France continentale, est par de nombreux aspects transférable à la situation d'Haïti et l'exposé sur ces zones fonctionnelles halieutiques et leurs enjeux s'appuiera sur cette étude. Ces zones fonctionnelles se déclinent en: - Zone de ponte (frayère): de la fécondation à l'éclosion; - Zone de dispersion larvaire: de l'éclosion à la dernière métamorphose; - Zone de nourricerie; de la dernière métamorphose à la première maturation; - Zone de reproduction (frayère): de la maturation à l'émission de gamètes; - Zone(s) de croissance adulte: de l'émission de gamètes à la maturation suivante; - Zone de migration: trajets entre deux zones fonctionnelles. ▪ Une frayère est une zone où les individus reproducteurs se regroupent pour émettre leurs gamètes. La zone de ponte est la zone où sont émis les ovocytes fécondés. Du fait de l’étroite relation entre ces deux types de zones pour une très forte proportion d’espèces d’intérêt halieutique, celles-ci sont regroupées sous le terme de frayère comprenant la zone sur laquelle a lieu l’action de reproduction et celle où les embryons sont émis. Cette zone doit réunir des conditions physiques (granulométrie du fond, vitesse de courant, température) et chimiques, particulièrement la salinité; elle est généralement associée à des conditions de fortes productivités (estuaires, upwellings). ▪ Une zone de nourricerie se définit comme une aire géographique au sein de laquelle les juvéniles d’une même espèce se regroupent afin d’optimiser leur croissance jusqu’à la première maturation sexuelle. Cette zone est sélectionnée par les organismes en fonction de leurs besoins: disponibilité en nourriture, présence de refuge, conditions physico-chimiques ou encore compétition avec d’autres espèces pour les ressources (Delage et Le Pape, 2016). Ces zones réunissent des conditions physiques et chimiques adaptées aux besoins physiologiques de l'espèce; des ressources trophiques abondantes et adaptées à l'espèce; une protection contre les prédateurs et enfin une connectivité inter-habitats permettant une colonisation par les larves et une migration vers les territoires des adultes. ▪ Une zone ou voie de migration est pour une espèce non sédentaire, la zone où s'effectue le transport entre les différentes zones fonctionnelles occupées aux différents stades de vie; une ou plusieurs phases de migration doivent avoir lieu: soit par dérive passive pour les œufs et les larves; soit par nage active, pour gagner les territoires des adultes à partir des nourriceries ou pour se reproduire (Cf. § 5.1.2), ce sont là des 131 migrations ontogéniques, ou enfin pour s'alimenter (par exemple, des espèces des récifs coralliens s'alimentant sur des herbiers, § 3.2.1.3 et § 3.2.1.4). Dans les Caraïbes, les juvéniles de poissons s’établissent préférentiellement dans les petits fonds (0-5 m). Durant cette phase de recrutement, les juvéniles arrivent en masse et sont susceptibles de se sédentariser sur différents types d’habitats tels que les mangroves, les herbiers de Magnoliophytes marins, les communautés coralliennes et les fonds durs peu profonds, artificiels ou naturels ainsi que les fonds sédimentaires. Ces milieux et leurs connectivités avec les autres zones fonctionnelles halieutiques seront donc essentiels (figure 98). 6.1.1 Les frayères Les processus de reproduction accompagnés d'agrégation ont été évoqués précédemment, en distinguant les agrégations transterritoriales et les agrégations résidentes (§ 5.1.2). Un inventaire des espèces donnant lieu à ces agrégations avait pu être présenté (tableau 37). Un inventaire d'agrégations transterritoriales des sites connus et dans la zone d'étude ou à proximité peut-être dressé en se référant à plusieurs études (Nemeth, 2009; Kobara et al., 2013) et à la base de données internationale sur la conservation des agrégations de poissons (SCRFA, 2020)41 (tableau 29). L'inventaire des espèces de poissons utilisant des frayères résidentes établi aux Antilles française (Astrou et al., 2018) est transposable en Haïti où ces espèces sont communes (tableau 30). Figure 98. Relations entre différents habitats de nourriceries et leur connectivité pour les espèces effectuant des migrations ontogéniques. Source: Astrou et al. (2018). 41 https://www.scrfa.org/database/index.php 132 Tableau 29. Liste des espèces sujettes à des agrégations de reproduction transterritoriales dans la zone d'étude. Les localisations sont celles dont l'existence a été scientifiquement confirmée. Les phases lunaires lorsqu'elles sont renseignées sont la pleine lune (PL), le 1er quartier (Q1), le 3ème quartier (Q3), la nouvelle lune (NL). La distance parcourue sépare le lieu de résidence de l'espèce de son lieu de reproduction. Famille Espèce Localisation Serranidae Epinephelus striatus Bermudes Belize Îles Caïmanes Mexique St- Thomas (Îles Vierges britanniques) Bermudes Porto Rico St-Thomas (Îles Vierges britanniques) Ste-Croix (Îles Vierges britanniques) Mexique Antilles néerlandaises E. guttatus E. adscensionis E. itajara E. morio Mycteroperca bonaci M. venenosa M. tigris Lutjanidae Carangidae M. interstitialis Lutjanus analis L. jocu L. synagris L. cyanopterus L. campechanus L. apodus Ocyurus chrysurus Carangoides bartholomaei Caranx ruber C. lugubris C. latus Ephippidae Scombridae Labridae Haemulidae C. hippos Seriola dumerili Trachinotus falcatus Decapterus macarellus Chaetodipterus faber Scomberomorus cavalla Lachnolaimus maximus Haemulon album Bermudes Belize Bahamas Belize Porto Rico St- Thomas (Îles Vierges britanniques) Îles Caïmanes Porto Rico St-Thomas (Îles Vierges britanniques) Îles Turques-et-Caïques Période Phase lunaire Déc-jan PL ou Q1 Jan-fév PL ou Q3 Déc à fev PL Jan à mars PL Q3 Effectif des agrégations (n) 150 000 3 000 5 200 1 000 2 000 Distance parcourue (km) 100- 250 20 Mai à août PL Jan-fév PL Déc-à fév- PL 3 000 80 000 5- 20 18 6- 32 Déc à fév- PL 3 000 2- 16 Fév-mars PL Déc à fév PL 10 000 Mai à août PL Déc-à mars Q3 Jan Q3 Jan- fév- marsavr Q1 Déc à mai Q3 Fév à mai PL Q3 Jan- fév Q1 Jan à avr PL PL 140 900 900 250 > 5 000 100- 200 Déc à mars PL Bahamas Belize Cuba Ste- Croix (Îles Vierges britanniques) Belize Cuba Belize Avril Mars à juin PL Avr à août PL Mars à mai Belize Belize Fév- mars PL Fév à oct Îles Caïmanes Belize Îles Caïmanes Îles Caïmanes Belize Belize Belize Belize Îles Caïmanes Jan- fév Fév à oct Q3 Jan- fév Jan- fév PL Fév à oct PL Q3 Fév à oct PL Q3 Fév à oct PL Fév à oct Q3 Jan- fév Belize Belize Avr- mai PL Q3 Fév à juin PL Avr à juin PL Q3 Avril à sept Q1 PL Mars à oct PL Q3 1 000 10 000 500 > 12 133 Famille Espèce Localisation Balistidae Canthidermis sufflamen Xanthichthys ringens Balistes vetula Calamus bajonado Lactophrys trigonus Lactophrys triqueter Belize Belize Période Phase lunaire Avr à juin PL Q3 Mars à août PL Q3 Belize Belize Belize Déc- jan PL Q3 Fév- mars PL Q3 Jan-à mars PL Q3 Sparidae Ostraciidae Effectif des agrégations (n) Distance parcourue (km) Tableau 30. Espèces de poissons utilisant les frayères résidentes, caractéristiques, localisation et effectifs des agrégations de ponte (Nemeth, 2009) Familles Espèce Acanthuridae Acanthurus bahianus Carangidae Gerreidae Labridae Scaridae Habitat d'agrégation de ponte Localisation Récif frangeant côtier ou de Porto Rico milieu de plateau, pente externe de récif ou bordure de plateau A. coeruleus Récif frangeant côtier ou de Porto Rico milieu de plateau, pente Belize externe de récif ou bordure Bahamas de plateau Carangoides Pente externe de récif ou Belize bartholomaei bordure de plateau Caranx latus Pente externe de récif ou Îles Caïmanes bordure de plateau C. lugubris Pente externe de récif ou Îles Caïmanes bordure de plateau C. ruber Pente externe de récif ou Îles Caïmanes bordure de plateau Decapterus macarellus Pente externe de récif ou Îles Caïmanes bordure de plateau Trachinotus falcatus Pente externe de récif ou Belize bordure de plateau Gerres cinereus Embouchure de chenal ou Îles Turques-etchenal de récif frangeant Caïques Clepticus parrae Pente externe de récif ou Porto Rico bordure de plateau Thalassoma bifasciatum Pente récifale de lagon peu Panama profond ou arrière récif, pâté Îles Vierges corallien ou épave, sommet britanniques, Étatsdes récifs frangeant ou récif Unis d’Amérique exposé du large Bahamas Scarus iseri Récif frangeant côtier ou de Porto Rico milieu de plateau, pente Jamaïque externe de récif ou bordure de plateau Sparisoma rubripinne Fond sableux, récif frangeant St John (Îles Vierges côtier ou de milieu de plateau britanniques, ÉtatsUnis d’Amérique) St Thomas (Îles Vierges britanniques, ÉtatsUnis d’Amérique) Bermudes Effectif agrégé Distance du site de (n) résidence (km= 20 000 0,9 – 1,0 500 100 000 ≈300 200-400 80-100 100 200 100 < 1,5 134 6.1.2 Les nourriceries Dans les Caraïbes, les nourriceries se partagent entre trois types de milieux: Les herbiers, les mangroves et les récifs coralliens. L'étude réalisée aux Antilles françaises recouvre des espèces communes avec Haïti et se réfère aux mêmes types de milieu. Les herbiers proches des mangroves seront distingués de ceux proches des récifs. Les bordures de mangroves, sous les influences des eaux continentales au niveau des estuaires ou sous l'influence directe des eaux océaniques, constituent des milieux particuliers où les conditions physicochimiques et hydrologiques sont très différentes des mangroves proprement dites. Selon les espèces, les juvéniles se distribueront dans l'un ou plusieurs de ces cinq types d'habitats (tableau 31). Tableau 31. Distribution entre cinq habitats de nourriceries d'espèces d'intérêt halieutique recensées aux Antilles françaises et présentes en Haïti (Astrou et al., 2018). Famille Nom scientifique Acanthuridae Acanthurus bahianus Acanthurus chirurgus Acanthurus coeruleus Platybelone argalus argalus Strongylura timucu Tylosurus crocodilus crocodilus Caranx latus Caranx ruber Chloroscombrus chrysurus Oligoplites saurus Selene vomer Trachinotus falcatus Centropomus undecimalis Harengula clupeola Harengula humeralis Opisthonema oglinum Conger triporiceps Chaetodipterus faber Gerres cinereus Haemulon aurolineatum Haemulon bonariense Haemulon chrysargyreum Haemulon flavolineatum Haemulon parra Haemulon plumierii Haemulon sciurus Hemiramphus balao Hemiramphus brasiliensis Hyporhamphus unifasciatus Holocentrus adscensionis Holocentrus rufus Myripristis jacobus Bodianus rufus Clepticus parrae Lachnolaimus maximus Lutjanus analis Lutjanus apodus Lutjanus griseus Lutjanus jocu Lutjanus mahogoni Belonidae Carangidae Centropomidae Clupeidae Congridae Ephippidae Gerreidae Haemulidae Hemiramphidae Holocentridae Labridae Lutjanidae Herbiers proches de mangroves Herbiers proches de récifs mangroves Bordures de Récifs mangroves coralliens 135 Famille Monacanthidae Mugilidae Mullidae Muraenidae Ostraciidae Pomacanthidae Pomacentridae Priacanthidae Scaridae Scombridae Scorpaenidae Serranidae Sparidae Sphyraenidae Synodontidae Tetraodontidae Triglidae Nom scientifique Lutjanus synagris Ocyurus chrysurus Rhomboplites aurorubens Cantherhines macrocerus Cantherhines pullus Mugil curema Mulloidichthys martinicus Pseudupeneus maculatus Gymnothorax funebris Gymnothorax miliaris Gymnothorax moringa Gymnothorax vicinus Acanthostracion polygonius Acanthostracion quadricornis Lactophrys trigonus Lactophrys triqueter Holacanthus tricolor Pomacanthus paru Abudefduf saxatilis Heteropriacanthus cruentatus Scarus iseri Scarus taeniopterus Scarus vetula Sparisoma aurofrenatum Sparisoma chrysopterum Sparisoma rubripinne Sparisoma viride Scomberomorus regalis Scorpaena plumieri Cephalopholis cruentata Cephalopholis fulva Epinephelus striatus Mycteroperca interstitialis Mycteroperca tigris Paranthias furcifer Archosargus rhomboidalis Calamus calamus Sphyraena barracuda Sphyraena picudilla Synodus intermedius Sphoeroides testudineus Prionotus punctatus Herbiers proches de mangroves Herbiers proches de récifs mangroves Bordures de Récifs mangroves coralliens 136 6.1.3 La gestion des Zones Fonctionnelles d'Intérêt Halieutiques Une fois les zone fonctionnelle d'intérêt halieutique d'importance (ZFHI) identifiées, il sera possible de les hiérarchiser selon l'importance de leur rôle dans le cycle vital des espèces d'intérêt halieutique et dans le renouvellement de leurs populations (figure 99). Figure 99. Démarches permettant d'aboutir à l'identification des Zones Fonctionnelles Halieutiques d'Importance puis de Zones Fonctionnelles Prioritaires et éventuellement des Zones de Conservation Halieutique Source: Regimbart, Guitton et Le Pape (2018). 137 6.2 Les zones fonctionnelles halieutiques d'intérêt majeur en Haïti 6.2.1 Les herbiers En Haïti, huit espèces végétales participant aux herbiers marins ont été signalées (tableau 32). Habituellement, quand les conditions sont réunies (substrat, richesse en matières organiques) la colonisation se fait par Halodule wrightii et Syringodium filiforme, Thalassia testudinum venant s'établir après. Les herbiers constitués sont multispécifiques où prédominent Thalassia testudinum. L'herbe à canard, Ruppia maritima, est une plante marine et d'eaux saumâtres, elle se rencontre dans la zone subtidale entre 1 et 3 m de profondeur. Le remplacement de Thalassia testudinum par d'autres espèces traduit un déséquilibre du milieu et sa dégradation. Bien qu'elles ne soient pas rattachées aux herbiers, deux espèces peuvent être signalées car elles jouent également un rôle de refuge contre les prédateurs pour les juvéniles et de fourrage pour les espèces herbivores: le potamot pectiné, Stuckenia pectinata , qui est une plante ubiquiste, présente en eau-douce et en eaux saumâtres et la fougère des mangroves, Acrostichum aureum, qui se rencontre dans les lagunes et les marais d'eaux saumâtres, à proximité des mangroves, ce n'est pas une Magnoliopsida comme les espèces précédentes, mais une Polypodiopsida. Qu'en est-il des herbiers marins en Haïti? Les informations sur ces herbiers, leurs compositions et leurs localisations sont rares mais quatre études peuvent être signalées. La première réalisée au nord de la baie de Port-au-Prince, rend compte d'un bon état des herbiers de cette région, peu impactés par les dépôts sédimentaires et constitués en majorité de Thalassia testudinum et de Syringodium filiforme (Louis et al., 2006); la seconde réalisée dans la région de Port-Salut, fait état de la présence de Halodule beaudettei avec les espèces précédentes (ReefCheck, 2013); la troisième réalisée dans le Parc des trois Baies signale la présence de la grande naïade, Najas marina, de l'herbe à canard, Ruppia maritima, et de la fougère des mangroves, Acrostichum aureum (Kramer et al., 2016); enfin l'étude préalable à une proposition d'instauration d'AMPs formulée par FoProBiM et ReefFix (Wiener, 2013), permet de mesurer la situation des herbiers en Haïti et avance des estimations de leurs surfaces. Sur les 10 sites proposés (figure 100), seul celui de Caracol (les trois Baies) comprend une vaste zone d'herbiers totalisant 7 140 ha (figure 101), soit, rapportée à la surface de 799 588 ha de l'ensemble des 10 sites, moins d’un pour cent. Sauf omissions de zones d'herbiers proches des autres sites, 90 pour cent des sites sont dénués de Zones Fonctionnelles Halieutiques en herbiers. Mais une diminution des surfaces des herbiers est rapportée (MdE, 2016, 2019). En l'absence de données quantitatives sur l'ensemble du littoral haïtien, il est difficile de poser un diagnostic à l'échelle du pays. Les huit espèces constituant les herbiers et les deux espèces d'eaux saumâtres sont signalées dans les bases de données sur la biodiversité (Cf annexe I) mais peu d'occurrences sont géo référencées si bien que les principaux points de la cartographie des herbiers sont situés autour de la Floride, à Porto Rico et quelques-uns en République dominicaine (figure 102). Tableau 32. Les huit espèces constitutives des herbiers signalées en Haïti. Famille Nom scientifique Nom vernaculaire Cymodoceaceae Halodule beaudettei (Hartog) Hartog, 1964 Halodule wrightii Ascherson, 1868 Syringodium filiforme Kützing, 1860 Halophila decipiens Ostenfeld, 1902 Halophila engelmannii Ascherson, 1875 Najas marina L. Thalassia testudinum K.D.Koenig, 1805 Ruppia maritima Herbe à lamentins 0 15 Shoal-grass (En) Herbe à lamentins 0 0 0 0 15 25 30 14,4 0 0 1 3 10 3 Hydrocharitaceae Ruppiaceae Engelmann's sea grass (En) Grande Naïade Herbe à tortues Herbe à canards, Ruppie maritime Prof. Min. Prof. Max. (m) (m) 138 Figure 100. Les 10 sites de mise en AMPs proposés par FoProBiM et ReefFix: Fort-Liberté (1); Caracol (2); Baie d'Acul (3); Gonaïves- Grande saline (4); Arcadins (5); La Gonâve Nord (6); La Gonâve Sud (7); banc de Rochelois (8); Baradères - Cayemites (9) et Île-à-Vaches -Aquin (10). Source: (Wiener, 2013). Figure 101. Site de Caracol où figurent ses zones de mangroves, d'herbiers et de récifs coralliens. Source: (Wiener, 2013). Figure 102. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de huit espèces constituant les herbiers et de la fougère des mangroves de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 3 487 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021). 139 6.2.2 Les mangroves La mangrove est un écosystème de marais à l'interface entre les eaux continentales (fleuves, rivières, ruissellement des eaux pluviales) et les eaux marines. Elles sont occupées par des espèces arbustives, les palétuviers, occupant le front de mer et formant en arrière une forêt. En Haïti, six espèces sont présentes: le palétuvier rouge, Rhizophora mangle; le palétuvier noir, Avicennia germinans; le palétuvier blanc, Laguncularia racemosa; la mangrove à boutons, Conocarpus erectus et les palétuviers gris, Avicennia schaueriana, A. marina (tableau 33), ces deux dernières espèces étant moins fréquentes. Les espèces se répartissent selon plusieurs étages successifs (figure 103): en front de mer, directement en contact avec les eaux marines et soumises aux marées, les palétuviers rouges caractérisés par leurs importants systèmes de racines aériennes composés de pneumatophores; à l'arrière une forêt bassin, inondée également à chaque marée mais qui n'est pas en prise directe avec la houle et les eaux océaniques, à prédominance de palétuviers noirs, et parfois des palétuviers gris, Avicennia schaueriana, signalé à Fort- Liberté (Kramer et al., 2016); plus influencée par les eaux continentales, par les cours d'eaux et par les ruissellements, l'étage des palétuviers blancs; enfin au plus profond, l'étage des mangroves à boutons avec parfois des palétuviers gris, Avicenia marina signalé sur l'île de la Tortue (GBIF, 2019). Les occurrences géo référencées signalées dans les bases de données sur la biodiversité bien que peu nombreuses, rendent compte des quatre espèces les plus importantes de mangroves du pays (figure 104). Les études sur l'évolution des surfaces en mangroves d'Haïti et de leur état sont rares. Un travail a tenté de retracer l'évolution des surfaces en mangroves du nord d'Haïti, entre la Baie d'Acul et Fort-Liberté à la fin du XXe siècle (Aubé, 1999). L'auteure a comparé les surfaces de cinq mangroves estimées par l’Association internationale de développement (IDA) entre 1978 et 1989 concluant que la diminution moyenne entre ces cinq zones de mangroves était de 42 pour cent, chiffre qui peut induire en erreur car globalement sur l'ensemble des cinq zones de mangroves d'inégales importances, la diminution est de 27 pour cent (tableau 34), ce qui reste une diminution importante. En 2016 et en 2019, dans les 5e et 6e rapports nationaux sur la biodiversité, une surface totale en mangroves en Haïti de 14 243 ha est avancée dont 3 990 ha dans la zone de Caracol, valeur proche de celle avancée par l'IDA en 1989 pour Caracol (MdE, 2016, 2019). En 2013 une étude de FoProBiM (Wiener, 2014) évalue la surface totale des principales mangroves d'Haïti à 20 517 ha (tableau 35 et figure 105). Il est à noter que la surface en mangroves de Caracol s'établit à 5 260 ha, une valeur supérieure aux 4 994 ha estimés par l'IDA en 1978 et aux 3 883 de 1989, ce qui tendrait à montrer qu'après une destruction importante (-22%) entre 1978 et 1989, une reconstruction s'est opérée entre 1989 et 2013 (+35%). Ces chiffres devront être confirmés par des analyses complémentaires et un suivi régulier. Figure 103. Différentes espèces de palétuviers et leurs étages d'occupation. Source: Impact Mer (2009). 140 Tableau 33. Les cinq espèces de palétuviers signalées en Haïti. Famille Acanthaceae Combretaceae Rhizophoraceae Nom scientifique Avicennia germinans (L.) L. Avicennia schaueriana Stapf & Leechman ex Moldenke Avicennia marina (Forssk.) Vierh. Conocarpus erectus Linnaeus, 1753 Laguncularia racemosa (L.) C.F. Gaertn. Rhizophora mangle L. Nom vernaculaire palétuvier noir palétuvier gris palétuvier gris mangrove à boutons palétuvier blanc palétuvier rouge Tableau 34. Évolution des surfaces de 5 mangroves de la côte nord d'Haïti entre 1978 et 1989 (Aubé, 1999). Mangrove Rivière Salée Haut du Cap Petite Anse Bord de mer Caracol TOTAL Surface (ha) 1978 1989 nr 97 287 511 168 4 994 5 960 88 258 124 3 883 4 553 Diminution 69 % 50 % 26 % 22 % 27 % Tableau 35. Surfaces et états des principales Mangroves d'Haïti évalués par FoProBiM en 2013 (Wiener, 2014, 2013). N° sur la carte* 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Mangrove Gonaives‐ Grande Saline Caracol Île à Vaches - Aquin Baradères - Cayemites Baie de l'Acul La Gonave nord La Gonave sud Arcadins Fort- Liberté- Lagons aux Bœufs Rochelois** TOTAL Surface (ha) 8 160 5 260 2 309 2 050 879 565 520 475 299 0 20 517 État Mauvais Bon Moyen Moyen Bon Bon Bon Mauvais Moyen - * Cf figure 105. ** Il s'agit d'un banc immergé. Figure 104. Cartographie des occurrences de quatre des six espèces constituant les mangroves de la zone d'inventaire sur l'ensemble de la zone d'étude. Bathymétrie: GEBCO; 1 967 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021. 141 Selon les évaluations de FoProBiM de 2013, 42 pour cent des surfaces en mangroves sont en mauvais état, 23 pour cent en état moyen et 35 pour cent en bon état. Les facteurs anthropiques pouvant affecter les mangroves sont nombreux: la coupe des bois (chauffage, charbon, étayage, construction d'embarcations et de bâtiments), la pêche, les aménagements hydrauliques et leurs effets sur les berges, le drainage et les canaux des mangroves, la décharge de déchets, la pollution aux hydrocarbures, l'exposition aux herbicides, la transformation en surfaces agricoles, résidentielles ou urbaines. Les principaux facteurs naturels perturbateurs sont les cyclones, les ouragans, les orages, les inondations, les sécheresses, l'érosion, les décharges sédimentaires. L'impact de la dégradation des mangroves, par l'augmentation de rejets sédimentaires vers le large, du relargage d'eaux douces ont également des effets sur l'état des herbiers et sur la survie des coraux. Les mangroves sont propriétés de l'État haïtien et sont protégées par l'article 97 de la loi sur les pêches du 27 novembre 1978 (interdiction de coupe). Cette législation s'est vue renforcée par l'arrêté Ministériel du 10 juillet 2013 interdisant l'exploitation des mangroves et prévoyant leur «restauration systématique». dans les cinq ans suivant l'arrêté (Martelly, 2013). 6.2.3 Les récifs coralliens Les coraux durs ou construits sont des cnidaires, hexacoralliaires de l'ordre des Scleratina. Au total, 84 espèces et un genre ont été signalés dans les ZEE d'Haïti et de l'île de la Navase (Tableau 36 et figure 106). L’écosystème corallien héberge un tiers des espèces de poissons de l'inventaire établi dans cette étude, au stade adulte et chez de nombreuses espèces d'intérêt halieutique, également au stade juvénile comme les gorettes (Haemulidae). Ce milieu fournit aux poissons des abris efficaces pour se protéger des prédateurs et des aliments (algues, éponges, invertébrés benthiques). Les études réalisées autour de l'île de la Navase (Vermeij, 2003) et dans le parc des trois Baies (Kramer et al., 2016) ont abondamment contribué à l'inventaire des coraux durs. De nombreux documents font état de la dégradation rapide des coraux en Haïti, cependant les données de la littérature ne permettent pas d'en mesurer objectivement et quantitativement l'ampleur et la rapidité. Le MDE, dans son 5ème rapport sur la diversité biologique avance une estimation de la surface totale occupée par les coraux en Haïti de 400 km² (MdE, 2016), ce qui représenterait 7 pour cent de la surface du plateau continental; d'autres sources avancent une couverture de 15 pour cent du plateau continental. Les projets d'instauration d'AMPs de FoProBiM et ReefFix, couvrent un total de 30 409 ha (tableau 37), soit 76 pour cent de la surface des récifs coralliens d'Haïti, sur la base d'une surface totale de 400 km². Figure 105. Localisation des principales mangroves d'Haïti dont les surfaces ont été évaluées par FoProBiM. Les numérotations (en blanc, de 1 à 10) renvoient aux sites énoncés au tableau 35. Source: Wiener (2014); 142 Tableau 36. Liste des 85 espèces et un genre de coraux durs signalés en Haïti et limites de leurs distributions bathymétriques. Famille Nom scientifique Nom vernaculaire Acroporidae Acropora cervicornis (Lamarck, 1816) Acropora muricata (Linnaeus, 1758) Acropora palmata (Lamarck, 1816) Acropora prolifera (Lamarck, 1816) Agaricia agaricites (Linnaeus, 1758) Agaricia fragilis Dana, 1848 Agaricia humilis Verrill, 1902 Agaricia lamarcki Milne Edwards & Haime, 1851 Agaricia tenuifolia Dana, 1846 Agaricia undata (Ellis & Solander, 1786) Helioseris cucullata (Ellis & Solander, 1786) Leptoseris cailleti (Duchassaing & Michelotti, 1864) Stephanocoenia intersepta (Esper, 1795) Caryophyllia (Caryophyllia) ambrosia Alcock, 1898 Caryophyllia (Caryophyllia) ambrosia caribbeana Cairns, 1979 Caryophyllia (Caryophyllia) antillarum Pourtalès, 1874 Cladocora arbuscula (Le Sueur, 1820) Dasmosmilia variegata (Pourtalès, 1871) Paracyathus pulchellus (Philippi, 1842) Phyllangia americana Milne Edwards & Haime, 1849 Polycyathus mayae Cairns, 2000 Rhizosmilia maculata (Pourtalès, 1874) Stephanocyathus (Odontocyathus) coronatus (Pourtalès, 1867) Stephanocyathus (Stephanocyathus) diadema (Moseley, 1876) Stephanocyathus (Stephanocyathus) laevifundus Cairns, 1977 Tethocyathus recurvatus (Pourtalès, 1878) Trochocyathus (Trochocyathus) rawsonii Deltocyathus agassizi Pourtalès, 1867 Deltocyathus italicus (Michelotti, 1838) Corail Corne de Cerf Corail branchu Corail Corne d'Élan Corne de cerf diffuse Corail laitue Agarice fragile Agarice Agarice de Lamarck Thin leaf lettuce coral (En) Scroll coral (En) Corail laitue rayon de soleil Corail laitue en dentelle Corail étoile rougissant Agariciidae Astrocoeniidae Caryophylliidae Deltocyathidae Corail arbuscule Corail coupe papilleuse Phyllange américaine Corail Corne de Cerf Prof. Inf. (m) Prof. Sup. (m) 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 311 183 150 0 110 17 0 127 1 543 795 300 320 55 494 200 50 30 30 30 2 000 102 70 80 2 000 80 80 40 100 3018 1 646 730 37 421 250 53 309 1 153 1 250 2 553 1 158 569 700 1 115 2 634 143 Famille Nom scientifique Nom vernaculaire Dendrophylliidae Cladopsammia spp. Lacaze-Duthiers, 1897 Enallopsammia rostrata (Pourtalès, 1878) Tubastraea coccinea Lesson, 1830 Corail ramifié profond Tubastrée orange Faviidae Flabellidae Fungiacyathidae Meandrinidae Colpophyllia breviserialis Milne Edwards & Haime, 1849 Colpophyllia natans (Houttuyn, 1772) Diploria labyrinthiformis (Linnaeus, 1758) Favia fragum (Esper, 1795) Isophyllia rigida (Dana, 1846) Isophyllia sinuosa (Ellis & Solander, 1786) Manicina areolata (Linnaeus, 1758) Mussa angulosa (Pallas, 1766) Mycetophyllia aliciae Wells, 1973 Mycetophyllia danaana Milne Edwards & Haime, 1849 Mycetophyllia ferox Wells, 1973 Mycetophyllia lamarckiana Milne Edwards & Haime, 1849 Mycetophyllia reesi Wells, 1973 Pseudodiploria clivosa (Ellis & Solander, 1786) Pseudodiploria strigosa (Dana, 1846) Scolymia cubensis (Milne Edwards & Haime, 1848) Scolymia lacera (Pallas, 1766) Solenastrea bournoni Milne Edwards & Haime, 1849a Solenastrea hyades (Dana, 1846)a Javania cailleti (Duchassaing & Michelotti, 1864) Fungiacyathus (Bathyactis) marenzelleri (Vaughan, 1906) Dendrogyra cylindrus (Ehrenberg, 1834) Dichocoenia stokesii (Milne Edwards & Haime, 1849) Eusmilia fastigiata (Pallas, 1766) Meandrina jacksoni Weil & Pinzón, 2011 Meandrina mammosa Dana, 1846b Meandrina meandrites (Linnaeus, 1758) Corail-cerveau géant Corail cerveau de Neptune Corail balle de golf Corail étoile rugueux Corail cactus sinueux Corail rose Corail fleur épineux Corail cactus rugueux Corail cactus à crêtes basses Corail cactus rugueux Corail cactus ride Corail cactus à bulbes Corail cerveau bosselé Corail cerveau symétrique Corail cœur d'artichaut Corail champignon de l'Atlantique Smooth star coral (En) Corail étoile noueux Prof. Inf. (m) Prof. Sup. (m) 202 2 165 1 37 0 0 0 0 0 0 0 0 55 45 30 35 35 65 55 73 0 0 0 0 0 0 3 1 1 30 183 40 58 40 41 47 80 80 35 30 2 165 6 328 Corail Cierge Corail étoile elliptique Corail fleur doux Corail méandreux 0 0 0 0 2 000 72 60 75 Corail méandreux 0 75 144 Prof. Inf. (m) Prof. Sup. (m) Famille Nom scientifique Nom vernaculaire Merulinidae Favites abdita (Ellis & Solander, 1786) ** Orbicella annularis (Ellis & Solander, 1786) Orbicella faveolata (Ellis & Solander, 1786) Orbicella franksi (Gregory, 1895) Montastraea cavernosa (Linnaeus, 1767) Madrepora carolina (Pourtalès, 1871) Madrepora oculata Linnaeus, 1758 Oculina diffusa Lamarck, 1816 Oculina valenciennesi Milne Edwards & Haime, 1850 Madracis auretenra Locke, Weil & Coates, 2007 Madracis carmabi Vermeij, Diekmann & Bak, 2003 Madracis decactis (Lyman, 1859) Madracis formosa Wells, 1973 Madracis myriaster (Milne Edwards & Haime, 1850) Madracis pharensis (Heller, 1868) Madracis senaria Wells, 1973 Porites astreoides Lamarck, 1816 Porites branneri Rathbun, 1888 Porites divaricata Le Sueur, 1820 Porites furcata Lamarck, 1816 Porites nodifera Klunzinger, 1879 Porites porites (Pallas, 1766) Astrangia solitaria (Le Sueur, 1818) Siderastrea siderea (Ellis & Solander, 1786) Siderastrea stellata Verrill, 1868 Stenocyathus vermiformis (Pourtalès, 1868) Grand Corail étoilé Corail étoilé lobé Corail étoile massif Corail étoile en bloc Grand Corail étoile Pourtalès fan coral (En) Corail en zigzag Oculine diffuse Ivory tree coral (En) Madrace jaune 0 0 2 2 0 53 15 0 1 47 2 000 40 50 2 000 1 003 2 700 40 20 Madrace à dix rayons Madrace profond Madrace jaune Madrace étoile Corail crayon jaune Porite étoile Porite mauve Porite digitée Porite digitée Corail dôme poreux Porite digitée Petit corail starlette Corail starlette massif 0 15 20 98 95 1 220 0 1 0 0 0 0 0 0 70 30 47 50 5 50 51 2 000 Worm coral (En) 30 1 229 Montastraeidae Oculinidae Pocilloporidae Poritidae Rhizangiidae Siderastreidae Stenocyathidae a: Scleractinia incertae sedis; b: taxon inquirendum 145 Les récifs coralliens se dégradent sous l'effet des actions anthropiques: extraction de matériaux de construction (moellons, chaux), pollution par les effluents domestiques, urbains et industriels, la surpêche de poissons herbivores comme les Scaridae qui maintiennent un équilibre entre algues et coraux, le réchauffement des eaux marines et leur acidification liés au changement climatique peuvent être inscrits comme des effets des actions anthropiques néfastes aux populations coralliennes. Des causes naturelles participent à leur dégradation comme les inondations et les cyclones qui provoquent des décharges de sédiments dans les eaux côtières, la diminution brutale et de grande ampleur des populations de l'oursin Diadème des Antilles, Diaderma antillarum, un herbivore qui nettoie les récifs coralliens, a causé dans les années 1997-1998 des dommages importants aux récifs des Caraïbes. Un inventaire actualisé des récifs coralliens, de leurs localisations, de leurs tailles, de leurs superficies et de leur état est indispensable à la mise en œuvre d'une gestion adaptée de cet écosystème indispensable à la durabilité des ressources halieutiques du pays. Tableau 37. Surfaces et états des récifs coralliens des 10 sites d'AMP proposés par FoProBiM et ReefFix (Wiener, 2013); les N° correspondent aux n° de sites adoptés précédemment (Figure 105) N° sur la carte* 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Site Gonaives‐ Grande Saline Caracol Île à Vaches - Aquin Baradères - Cayemites Baie de l'Acul La Gonave nord La Gonave sud Arcadins Fort- Liberté- Lagons aux Bœufs Rochelois TOTAL Surface (ha) 34 900 5 520 7 285 2 322 845 2 880 4 700 203 5 720 30 409 État Mauvais Excellent Bon Moyen Moyen Bon Bon Bon Moyen Bon Figure 106. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 82 des 84 espèces et un genre de coraux durs de la zone d'inventaire. Bathymétrie: GEBCO; 95 590 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021). 146 7 La préservation de la biodiversité et la protection des espèces menacées 7.1 La biodiversité marine S'entend par biodiversité marine dans cette étude la biodiversité des milieux d'eaux marines et d'eaux saumâtres côtières. L'inventaire réalisé dans cette étude avec celui constituant les zones fonctionnelles halieutiques essentielles, avec ses 2 283 espèces animales et végétales, s'est imposé comme un socle consistant pour dresser un état de la connaissance de la biodiversité marine en Haïti. L'objectif de ce prolongement de l'étude réalisée n'est pas de présenter dans le détail les espèces comme dans le cas de l'inventaire des espèces d'intérêt pour la pêche, mais de faire un bilan global sur cette biodiversité potentielle mais en grande partie non archivée, donc encore partiellement prise en compte en Haïti et de reconstituer dans le temps l'évolution de l'acquisition de sa connaissance. Pour parvenir à cet objectif ont été utilisées les données de la littérature consultée dans l'élaboration de l'inventaire des espèces d'intérêt pour la pêche artisanale, notamment celles de la FAO (Cervigón et al., 1993; FAO, 1978, 2002a, 2002b, 2002c), des bases de données internationales de Fishbase (Froese et Pauly, 2019), de Sealifebase (Palomares et Pauly, 2019), d'OBIS (OBIS, 2019) et de GBIF (GBIF, 2019). Les différents embranchements susceptibles d'avoir des espèces marines ou d'eaux saumâtres ont fait l'objet d'un examen de tous leurs signalements. Les espèces hors du précédent inventaire sont listées en annexe IV. La biodiversité signalée dans les eaux marines et saumâtres côtières selon cette étude, s'élève à 2 584 espèces animales et végétales auxquelles s'ajoutent 26 genres et deux familles dont les déterminations sont incomplètes (tableau 38). Parmi ces espèces, on compte également trois sous espèces et trois variétés non cumulées avec le nombre d'espèces. Parmi ces espèces, 12 ne sont pas répertoriées dans WoRMS, ITIS et Catalogue of Life. Le règne animal seul, compte 2 305 espèces, 24 genres et deux familles. Pour chaque espèce, la date la plus ancienne de son signalement a été retenue. Dans de nombreux cas, aucune date n'était renseignée rendant impossible d'évaluer à quelle année l'espèce a été signalée pour la première fois en Haïti. Il est ainsi possible d'apprécier la vitesse de la progression de la connaissance de la biodiversité marine en considérant l'évolution du nombre de nouvelles espèces signalées par grands embranchements taxonomiques (figure 107). Le nombre de nouvelles espèces de plantes marines et macro-algues a atteint un plateau à partir de 1940. Dans les autres embranchements, l'acquisition de nouvelles espèces progresse encore après 2000. Le cas des mollusques qui montre un plateau à partir de 2010 doit être relativisé, car c'est l'embranchement qui compte le plus d'espèces signalées sans date, plus de la moitié. Chez les cnidaires, la progression était lente jusqu'en 1980, date à partir de laquelle la connaissance s'est accélérée et 72 pour cent de nouvelles espèces sont signalées dans les 40 années qui ont suivi. Ce phénomène est encore plus accentué chez les porifères où 96 pour cent de nouvelles espèces sont signalées après 2000, soit en moins de 20 ans. 7.2 La protection des espèces menacées Trois principaux dispositifs internationaux réunissant des États, des instituts de recherche, des universités et des Organisation non gouvernementales (ONG) signataires de conventions internationales ont en charge l'identification des espèces menacées et le degré de leur exposition au risque d'extinction ainsi que la régulation de leur commerce: 7.2.1 L’Union internationale pour la conservation de la nature L'Union internationale pour la protection de la nature (IUPN) est créée en octobre 1948 à la suite de la 1ère conférence internationale sur la protection de la nature au Palais de Fontainebleau organisée sous l'égide de l'ONU, de l'UNESCO et du gouvernement français, elle prend le nom d'Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles (IUCN) en 1956. Cette organisation nongouvernementale réunit des États, des institutions gouvernementales, des ONG, des experts42. Elle fait autorité sur le suivi de l’état des espèces face à leur extinction. 42 En Haïti, la Fondation pour la Protection de la Biodiversité Marine (FoProBiM) est membre de l'IUCN 147 Tableau 38. Nombres d'espèces animales et végétales des eaux marines et saumâtres côtières signalées en Haïti depuis 1800. Règne Phylum Subphylum Animalia Chordata Vertebrata Division Super-Classe Phylum ou Super-Classe Gnathostomata Pisces Tetrapoda Agnatha Arthropoda Tunicata Crustacea Mollusca Echinodermata Echinozoa Crinozoa Asterozoa Porifera Cnidaria Bryozoa Annelida Nematoda Platyhelminthe s Némertes Total Animalia Plantae Tracheophyta Chromist a Chlorophyta Rhodophyta Ochrophyta Foraminifera Bacteria Cyanobacteria Total biodiversité signalée Classe Actinopterygii Elasmobranchii Mammalia Reptilia Aves Myxini Ascidiacea Malacostraca Ostracoda Cephalopoda Bivalvia Gastropoda Polyplacophora Scaphopoda Echinoidea Holothuroidea Crinoidea Asteroidea Ophiuroidea Demospongiae Calcarea Homoscleromorpha Anthozoa Hydrozoa Cubozoa Magnoliopsida Polypodiopsida Espèces 756 37 29 7 64 1 15 256 1 49 187 447 11 4 21 15 11 26 23 126 2 3 168 13 1 5 25 1 1 2 305 14 1 79 128 43 4 10 2 584 Genres Familles 1 2 3 1 13 1 1 1 1 1 24 1 2 1 1 26 2 148 Figure 107. Évolution du nombre de nouvelles espèces signalées dans les eaux marines et saumâtres côtières d'Haïti entre 1800 et 2020 de sept grands groupes taxonomiques. 149 Les espèces figurant dans la liste rouge de l’IUCN sont classées selon différents statuts (IUCN, 2021): - LC: Least Concerned (préoccupation mineure) NT: Near threatened (quasi menacée) VU: Vulnerable (vulnerable) EN: Endangered (en danger) CR: Critically endangered (en danger critique) EW: Extinct in the world (extinction dans le monde sauvage) EX: Extinct (disparition du monde - éradication) Seront indiquées ici les espèces qui sont les plus menacées: NT, VU, EN, CR; voire éteintes: EW, EX. 7.2.2 La Convention sur le Commerce international des espèces menacées d’extinction ou convention de Washington Les pays signataires de la convention s’engagent à appliquer des mesures d’interdiction ou de de restriction du commerce international sur certaines espèces inscrites dans les annexes I, II et III de la convention, dans le but de les préserver de l’extinction (CITES, 2019b). - Annexe I: espèces les plus menacées d’extinction dont le commerce est interdit - Annexe II: espèces pas encore menacées d’extinction dont le commerce est fortement régulé. - Annexe III: espèces nécessitant une protection à la demande d’un pays qui applique une régulation de son commerce Haïti ne fait pas partie des pays signataires de la convention. 7.2.3 Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage C’est un traité établi en 1979 dans le cadre du Programme des Nations Unies pour l’Environnement permettant de mettre en place des mesures coordonnées visant à la conservation d’espèces migratrices. Bien qu’Haïti ne fasse pas partie des pays signataires de cette convention, les espèces inscrites aux annexes de cette convention seront signalées pour souligner leur situation vis-à-vis de la menace d’extinction (CMS, 2020). - Annexe I: Espèces migratrices menacées. Interdiction de leurs prélèvements (captures) - Annexe II: Espèces migratrices pouvant être conservées grâce à un accord formel. 7.2.4 Récapitulatif des espèces signalées en Haïti et identifiées comme menacées Les espèces inscrites sur la liste rouge de l'IUCN aux statuts les plus préoccupants sont présentées dans le tableau suivant ainsi que celles dont le statut est moins préoccupant (LC) ou dont le statut n'est pas évalué faute de données manquantes mais qui sont néanmoins inscrites dans une annexe de la CITES ou de la CMS (a I, a II, ou a I et II) (tableau 39). 7.3 La Convention sur la diversité biologique (CDB) En juin 1992, à l'issue du sommet de Rio (Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement) la République d'Haïti signait la Convention sur la diversité biologique (CDB) qu'elle ratifiait quatre ans plus tard, en septembre 1996, affirmant sa volonté d'agir pour la protection de la biodiversité. Le Ministère de l'environnement de la République d'Haïti, dans le cadre des objectifs d'Aichi adoptés à la suite de la Conférence Mondiale sur la Biodiversité de Nagoya en octobre 2010 (COP 10), publie régulièrement des rapports sur la situation de la biodiversité, les résultats obtenus suite aux prises de mesures pour la préserver, l'améliorer, la restaurer et présente les nouvelles actions mises en œuvre (MdE, 2016, 2019). 150 Tableau 39. Inventaire des espèces menacées inscrites sur la liste rouge de l'IUCN et leurs statuts en janvier 202043. NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES CMS Disparition (EX) Mammifères En danger critique (CR) Monachus tropicalis Phocidae Phoque moine des Caraïbes Poissons osseux Cyprinus carpio Cyprinidae Carpe commune Poissons osseux Epinephelus striatus Serranidae Mérou rayé Raies Pristis pectinata Pristidae Poisson-scie Tortues marines Eretmochelys imbricata Cheloniidae Tortue Caret aI a I et II Tortues marines Lepidochelys kempii Cheloniidae Tortue de Kemp aI a I et II Coraux durs Acropora cervicornis Acroporidae Corail Corne de Cerf a II Coraux durs Acropora muricata Acroporidae Corail Corne d'Élan a II Coraux durs Acropora palmata Acroporidae Corail Corne d'Élan a II Poissons osseux Anguilla rostrata Anguillidae Anguille d'Amérique Poissons osseux Anchoa choerostoma Engraulidae Anchois des Bermudes Poissons osseux Elacatinus atronasus Gobiidae Exuma goby (En) Poissons osseux Gambusia dominicensis Poeciliidae Gambusie dominicaine Poissons osseux Thunnus thynnus Scombridae Thon rouge du Nord Requins Isurus oxyrinchus Lamnidae Taupe bleu Requins Rhincodon typus Rhincodontidae Requin baleine a II a II Requins Sphyrna lewini Sphyrnidae Requin marteau halicorne a II a II Requins Sphyrna mokarran Sphyrnidae Grand requin-marteau a II a II Mammifères Balaenoptera borealis Balaenopteridae Baleine noire aI a I et II Mammifères Balaenoptera musculus Balaenopteridae Baleine bleue aI aI Tortues marines Chelonia mydas Cheloniidae Tortue verte aI a I et II Holothuries Apostichopus japonicus Holothuriidae Bêche-de-mer japonaise Coraux durs Orbicella annularis Merulinidae Corail étoilé lobé a II Coraux durs Orbicella faveolata Merulinidae Corail étoile massif a II aI En danger (EN) 43 Le statut des espèces change d'un année sur l'autre; leur état peut s'être aggravé ou amélioré. a II 151 NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES CMS Poissons osseux Balistes capriscus Balistidae Baliste Poissons osseux Coryphopterus eidolon Gobiidae Gobie pâle Poissons osseux Coryphopterus hyalinus Gobiidae Gobie de verre Poissons osseux Coryphopterus lipernes Gobiidae Gobie nez bleu Poissons osseux Coryphopterus personatus Gobiidae Gobie nageur masqué Poissons osseux Coryphopterus thrix Gobiidae Gobie Bartail Poissons osseux Elacatinus prochilos Gobiidae Gobie nettoyeur à larges bandes Poissons osseux Kajikia albida Istiophoridae Makaire blanc de l'Atlantique Poissons osseux Makaira nigricans Istiophoridae Makaire bleu, Marlin bleu Poissons osseux Lachnolaimus maximus Labridae Labre capitaine Poissons osseux Lutjanus campechanus Lutjanidae Vivaneau campèche Poissons osseux Lutjanus cyanopterus Lutjanidae Vivaneau cubéra Poissons osseux Rhomboplites aurorubens Lutjanidae Vivaneau ti-yeux Poissons osseux Megalops atlanticus Megalopidae Tarpon Poissons osseux Mola mola Molidae Mole, Poisson-lune Poissons osseux Thunnus obesus Scombridae Thon obèse Poissons osseux Epinephelus itajara Serranidae Mérou géant Poissons osseux Epinephelus morio Serranidae Mérou rouge Poissons osseux Hyporthodus flavolimbatus Serranidae Mérou aile jaune Poissons osseux Hyporthodus niveatus Serranidae Mérou neige Poissons osseux Mycteroperca interstitialis Serranidae Badèche gueule jaune Poissons osseux Hippocampus comes Syngnathidae hippocampe à queue tigrée a II Poissons osseux Hippocampus erectus Syngnathidae Hippocampe rayé a II Requins Alopias superciliosus Alopiidae Renard gros yeux a II a II Requins Carcharhinus brevipinna Carcharhinidae Requin tisserand Requins Carcharhinus falciformis Carcharhinidae Requin soyeux a II a II Requins Carcharhinus longimanus Carcharhinidae Requin océanique a II Requins Sphyrna zygaena Sphyrnidae Requin marteau commun a II Vulnérable (VU) 152 NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES CMS Mammifères Balaenoptera physalus Balaenopteridae Mammifères Physeter macrocephalus Physeteridae Rorqual commun aI a I et II Cachalot aI a I et II Mammifères Trichechus manatus Trichechidae Lamentin des Caraïbes aI a I et II Tortues marines Caretta caretta Cheloniidae Tortue caouane aI a I et II Tortues marines Lepidochelys olivacea Cheloniidae Tortue olivâtre aI a I et II Tortues marines Dermochelys coriacea Dermochelyidae Tortue Luth aI a I et II Gastéropodes Conus hieroglyphus Conidae Cône hiéroglyphe Coraux durs Agaricia lamarcki Agariciidae Agarice de Lamarck a II Coraux durs Mycetophyllia ferox Faviidae Corail cactus rugueux a II Coraux durs Dendrogyra cylindrus Meandrinidae Corail Cierge a II Coraux durs Dichocoenia stokesii Meandrinidae Corail étoile elliptique a II Coraux durs Orbicella franksi Merulinidae Corail étoile en bloc a II Poissons osseux Albula vulpes Albulidae Banane Poissons osseux Balistes vetula Balistidae baliste royal Poissons osseux Oreochromis mossambicus Cichlidae Tilapia du Mozambique Poissons osseux Lutjanus analis Lutjanidae Vivaneau sorbe Poissons osseux Lutjanus synagris Lutjanidae Vivaneau gazou Poissons osseux Scarus guacamaia Scaridae Perroquet arc-en-ciel Poissons osseux Thunnus alalunga Scombridae Germon Poissons osseux Thunnus albacares Scombridae Albacore Poissons osseux Hyporthodus nigritus Serranidae Mérou varsovie (polonais) Poissons osseux Mycteroperca bonaci Serranidae Badèche bonaci Poissons osseux Mycteroperca venenosa Serranidae Badèche de roche Poissons osseux Hippocampus reidi Syngnathidae Hippocampe long nez Raies Aetobatus narinari Myliobatidae Aigle de mer léopard Requins Carcharhinus acronotus Carcharhinidae Requin nez noir Vulnérable (VU) (suite) Quasi menacée (NT) a II 153 NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES CMS Quasi menacée (NT) (suite) Requins Carcharhinus leucas Carcharhinidae Requin bouledogue Requins Carcharhinus limbatus Carcharhinidae Requin pointes-noires Requins Carcharhinus perezi Carcharhinidae Requin de récif Requins Galeocerdo cuvier Carcharhinidae Requin tigre commun Requins Negaprion brevirostris Carcharhinidae Requin citron Requins Prionace glauca Carcharhinidae Peau bleue Requins Ginglymostoma cirratum Ginglymostomatidae Requin nourrice Requins Mustelus canis Triakidae Emissole douce Mammifères Pseudorca crassidens Delphinidae Fausse orque Gastéropodes Conus cardinalis Conidae Cône cardinal Coraux durs Agaricia tenuifolia Agariciidae Thin leaf lettuce coral (En) a II Coraux durs Favites abdita Merulinidae Grand Corail étoile a II Coraux durs Porites branneri Poritidae Porite mauve a II a II Préoccupation mineure (LC) Mammifères Balaenoptera acutorostrata Balaenopteridae Petit rorqual aI Mammifères Megaptera novaeangliae Balaenopteridae Baleine à bosse aI aI Mammifères Delphinus delphis Delphinidae Dauphin commun a II a I et II Mammifères Feresa attenuata Delphinidae Orque pygmée a II Mammifères Globicephala macrorhynchus Delphinidae Globicéphale tropical a II Mammifères Grampus griseus Delphinidae Dauphin de Riso a II a II Mammifères Lagenodelphis hosei Delphinidae Dauphin de Fraser a II a II Mammifères Peponocephala electra Delphinidae péponocéphale a II Mammifères Stenella attenuata Delphinidae Dauphin tacheté a II a II Mammifères Stenella clymene Delphinidae Dauphin clymène a II a II Mammifères Stenella coeruleoalba Delphinidae Dauphin rayé a II a II Mammifères Stenella frontalis Delphinidae Dauphin tacheté de l'Atlantique a II Mammifères Stenella longirostris Delphinidae Dauphin longirostre a II Mammifères Steno bredanensis Delphinidae dauphin à bec étroit a II a II 154 NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES CMS Préoccupation mineure (LC) (suite) Mammifères Tursiops truncatus Delphinidae Grand souffleur a II a II Mammifères Ziphius cavirostris Ziphiidae baleine à bec de Cuvier a II aI Coraux durs Agaricia agaricites Agariciidae Corail laitue a II Coraux durs Agaricia humilis Agariciidae Agarice a II Coraux durs Leptoseris cailleti Agariciidae Corail laitue en dentelle a II Coraux durs Stephanocoenia intersepta Astrocoeniidae Corail étoile rougissant a II Coraux durs Cladocora arbuscula Caryophylliidae Corail arbuscule a II Coraux durs Colpophyllia natans Faviidae Corail cerveau géant a II Coraux durs Diploria labyrinthiformis Faviidae Corail cerveau de Neptune a II Coraux durs Favia fragum Faviidae Corail balle de golf a II Coraux durs Isophyllia rigida Faviidae Corail étoile rugueux a II Coraux durs Isophyllia sinuosa Faviidae Corail cactus sinueux a II Coraux durs Manicina areolata Faviidae Corail rose a II Coraux durs Mussa angulosa Faviidae Corail fleur épineux a II Coraux durs Mycetophyllia aliciae Faviidae Corail cactus rugueux a II Coraux durs Mycetophyllia lamarckana Faviidae Corail cactus ride a II Coraux durs Pseudodiploria clivosa Faviidae Corail cerveau bosselé a II Coraux durs Pseudodiploria strigosa Faviidae Corail cerveau symétrique a II Coraux durs Scolymia cubensis Faviidae Corail cœur d'artichaut a II Coraux durs Scolymia lacera Faviidae Corail champignon de l'Atlantique a II Coraux durs Solenastrea bournoni Faviidae Smooth star coral (En) a II Coraux durs Solenastrea hyades Faviidae Knobby star coral (En) a II Coraux durs Eusmilia fastigiata Meandrinidae Corail fleur doux a II Coraux durs Meandrina jacksoni Meandrinidae Corail méandreux a II Coraux durs Meandrina meandrites Meandrinidae Corail méandreux a II Coraux durs Montastraea cavernosa Montastraeidae Grand Corail étoile a II Coraux durs Solenastrea bournoni Mussidae Corail étoile lisse a II Coraux durs Solenastrea hyades Mussidae Corail étoile noueux a II 155 NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES CMS Préoccupation mineure (LC) (suite) Coraux durs Oculina diffusa Oculinidae Oculine diffuse a II Coraux durs Madracis auretenra Pocilloporidae Madrace jaune a II Coraux durs Madracis decactis Pocilloporidae Madrace à dix rayons a II Coraux durs Madracis formosa Pocilloporidae Madrace profond a II Coraux durs Madracis pharensis Pocilloporidae Madrace étoile a II Coraux durs Madracis senaria Pocilloporidae Corail crayon jaune a II Coraux durs Porites astreoides Poritidae Porite étoile a II Coraux durs Porites divaricata Poritidae Porite digitée a II Coraux durs Porites furcata Poritidae Porite digitée a II Coraux durs Porites nodifera Poritidae Corail dôme poreux a II Coraux durs Porites porites Poritidae Porite digitée a II Coraux durs Siderastrea radians Siderastreidae Petit corail starlette a II Coraux durs Siderastrea siderea Siderastreidae Corail starlette massif a II Non évaluée ou données manquantes Poissons osseux Hippocampus guttulatus Syngnathidae Hippocampe moucheté a II Mammifères Balaenoptera edeni Balaenopteridae Rorqual de Bryde aI a II Mammifères Orcinus orca Delphinidae Épaulard a II a II Mammifères Kogia breviceps Kogiidae Cachalot nain a II Mammifères Kogia sima Kogiidae Cachalot nain a II Mammifères Mesoplodon densirostris Ziphiidae baleine à bec de Blainville a II Mammifères Mesoplodon europaeus Ziphiidae baleine à bec de Gervais a II Gastéropodes Aliger gigas Strombidae Strombe rosé a II Coraux durs Acropora prolifera Acroporidae Corne de cerf diffuse a II Coraux durs Agaricia fragilis Agariciidae Agarice fragile a II Coraux durs Agaricia undata Agariciidae Scroll coral (En) a II Coraux durs Caryophyllia (Caryophyllia) ambrosia Caryophylliidae a II Coraux durs Caryophyllia (Caryophyllia) ambrosia caribbeana Caryophylliidae a II Coraux durs Caryophyllia (Caryophyllia) antillarum Caryophylliidae a II 156 NOM SCIENTIFIQUE FAMILLE NOM VERNACULAIRE CITES Non évaluée ou données manquantes (suite) Coraux durs Dasmosmilia variegata Caryophylliidae Coraux durs Paracyathus pulchellus Caryophylliidae Corail coupe papilleuse a II a II Coraux durs Phyllangia americana Caryophylliidae Phyllange américaine a II Coraux durs Polycyathus mayae Caryophylliidae a II Coraux durs Rhizosmilia maculata Caryophylliidae a II Coraux durs Stephanocyathus (Odontocyathus) coronatus Caryophylliidae a II Coraux durs Stephanocyathus (Stephanocyathus) diadema Caryophylliidae a II Coraux durs Stephanocyathus (Stephanocyathus) laevifundus Caryophylliidae a II Coraux durs Tethocyathus recurvatus Caryophylliidae a II Coraux durs Trochocyathus (Trochocyathus) rawsonii Caryophylliidae a II Coraux durs Deltocyathus agassizi Deltocyathidae a II Coraux durs Deltocyathus italicus Deltocyathidae a II Coraux durs Enallopsammia rostrata Dendrophylliidae Corail ramifié profond a II Coraux durs Tubastraea coccinea Dendrophylliidae Cauliflower En) a II Coraux durs Mycetophyllia reesi Faviidae Corail cactus à bulbes a II Coraux durs Javania cailleti Flabellidae Coraux durs Fungiacyathus (Bathyactis) marenzelleri Fungiacyathidae Coraux durs Madrepora carolina Oculinidae Pourtalès fan coral (En) a II Coraux durs Madrepora oculata Oculinidae Corail en zigzag a II Coraux durs Oculina valenciennesi Oculinidae Ivory tree coral (En) a II Coraux durs Madracis carmabi Pocilloporidae Coraux durs Madracis myriaster Pocilloporidae Madrace jaune a II Coraux durs Astrangia solitaria Rhizangiidae Corail nain a II Coraux durs Siderastrea stellata Siderastreidae Coraux durs Stenocyathus vermiformis Stenocyathidae a II a II a II a II Worm coral (En) a II CMS 157 Discussion L'inventaire des espèces marines signalées dans la ZEE d'Haïti dans la littérature et dans les bases de données internationales a montré qu'une grande diversité spécifique pouvait exister. Les indicateurs de surexploitation sont fragmentaires, approximatifs (diminution des rendements, diminution des tailles de captures) et conduisent à relativiser ce constat en attendant de le voir étayé par des données et des analyses robustes. Très peu d'études se sont intéressées à décrire la composition spécifique détaillée des captures de la pêche en Haïti. La contribution d'Haïti à l'inventaire de la biodiversité mondiale dans les bases de données internationales sur la biodiversité marine est faible: par exemple dans la base OBIS, qui en mai 2019 comptait 56 444 797 occurrences répertoriées, seulement 6 592 concernaient celles dans la ZEE d'Haïti, soit 0,012 pour cent, dont 51 pour cent sur les poissons osseux. La contribution d'Haïti à l'alimentation des bases de données a été variable dans le temps (figure 108). Après une forte contribution en 1957 due aux très nombreux signalements de foraminifères sous forme fossile44, il a fallu attendre la fin des années 1980s pour que les signalements d'occurrences reprennent, ils se sont interrompus après 2005. L'examen des signalements dans les bases OBIS et GBIF de 1900 à nos jours montrent que selon les grands groupes phylogénétiques, ceux-ci se sont fait par séquences (figure 109). Le nombre de signalements de poissons est significatif à partir de 1927 mais sur la période, la majorité des signalements sont faits entre 1992 et 2004. De 2010 à 2018, les signalements de vertébrés ont concerné pour l'essentiel des oiseaux marins et de rivage. Les signalements de plantes et algues ont lieu entre 1925 et 1927 puis en 1941; ceux des crustacés en 1970. L'absence de régularité dans ces signalements opérés par à-coups selon les différentes grandes divisions systématiques constitue un obstacle à l'utilisation des données des bases OBIS et GBIF pour estimer des indices de diversité dans le but d'évaluer la dynamique de la biodiversité dans la zone d'inventaire (érosion ou statu quo ou amélioration). Les bases de données OBIS et GBIF permettent de centraliser et de capitaliser des informations sur la biodiversité en Haïti tout en les rendant accessibles au plus grand nombre. Il serait souhaitable que lorsque les protocoles d'échantillonnage le permettent, les données géo référencées collectées soient versées dans l'une ou/et l'autre de ces deux bases de données comme pourraient l'être par exemple les données issues des récentes études sur des zones particulières (Bouchon et al., 2006; Bouchon-Navaro et al., 2006; Louis et al., 2006; ReefCheck, 2013; Kramer et al., 2016). Figure 108. Nombre annuel d'enregistrements d'occurrences signalées en Haïti dans la base OBIS entre 1866 et 2018. Source : OBIS (Consulté le 21/05/2019). 44 Ces signalements ont été fournis par les équipes scientifiques opérant dans le cadre du programme international Pangaea d'étude paléoclimatique. Les signalements concerne des formes fossiles et bien que certaines d'entre-elles existent encore sous forme vivante, s'agissant de fossiles, elles n'ont pas été prises en compte dans cet inventaire. 158 Plus généralement, les études sur la biodiversité des écosystèmes coralliens de l'Atlantique sont sousreprésentées dans les revues scientifiques. Entre 1969 et 2017, elles représentaient un quart des articles dans la revue Marine Biodiversity, l'essentiel des études étant consacrées à la région Indopacifique (Hoeksema, Reimer et Vonk, 2017) et seulement huit études sur les 51 en Atlantique, concernent les Grandes Antilles. Cela dénote un faible investissement de la recherche sur les écosystèmes coralliens dans la région. L'examen des distributions bathymétriques des espèces d'intérêt pour la pêche dans le contexte de la pêche artisanale en Haïti et la recherche d'optimisation de ses pratiques ont permis: - De confirmer l'opportunité que représente le développement de la pêche des poissons pélagiques océaniques sous DCP. Mais on constate que sur les 48 DCP en activité répertoriés en 2007, 43 étaient situés dans la moitié sud du pays et seulement cinq dans la partie nord du pays dont un seul dans le département du nord et aucun dans celui du nord-ouest (Damais et al., 2007), ce qui apparaît comme paradoxal au vu des distributions spatiales des occurrences de thons, makaires, marlins et espadons chez lesquels le spot le plus important se situe au large du département du nord-ouest, au niveau du passage du Vent. - De montrer que si les espèces les plus côtières semblaient être exploitées sur toutes leurs aires de distribution, des espèces d'intérêt majeur pour la pêche telles que les vivaneaux, les mérous et les carangues pourraient voir leurs aires d'exploitation étendues plus au large ou vers des fonds plus profonds, contribuant à améliorer la productivité de la pêche artisanale (Ferry et Kohler, 1987). Les échanges avec les communautés de pêcheurs en juillet 2019 ont permis d'apprendre que des initiatives individuelles de pêche à la palangre sur des fonds plus profonds (100 m) avaient permis de capturer des poissons plus grands (notamment des cardinaux et des vivaneaux). - La cartographie des occurrences montre que celles-ci se cristallisent sur et autour des récifs coralliens à l'exception des pélagiques océaniques, des raies et des requins. L'inventaire des espèces susceptibles de contribuer au développement de l'activité de la pêche au-delà des espèces signalées comme valorisables dans l'alimentation (commerce intérieur et commerce d'exportation) ou dans le commerce de poissons et invertébrés marins d'ornement, a été étendu à des espèces non signalées comme d'intérêt commercial mais qui participent à la consommation locale sans donner lieu à des pêches ciblées (crabes, gastéropodes, bivalves) ou bien aux espèces présentant un fort potentiel dans des applications industrielles (spongiaires et algues) ou enfin des espèces fréquentes dans le régime des poissons commerciaux (par exemple, copépodes). Figure 109. Nombre de signalements datés d'espèces par grandes divisions phylogéniques observés dans la zone d'inventaire. Source: OBIS et GBIF consultées entre le 25/06/2020 et le 18/08/2020 159 L'inventaire réalisé lors de cette étude rend compte de la biodiversité marine potentielle en Haïti où les peuplements de récifs coralliens jouent un rôle primordial ; or, ces milieux ont connu une forte régression de leur biodiversité comme l'ont montré plusieurs études (Roberts et al., 2002; Paddack et al., 2009; Miloslavich et al., 2010), donnant lieu parfois à des diagnostics sévères (Saffache, 2006). Les écosystèmes de mangroves et de récifs coralliens ont été fortement impactés par l'activité humaine (déboisement pour la production de bois de chauffe ou de charbon; prélèvement de coraux pour la production de chaux à usage de la construction). L'élaboration de l'inventaire des espèces d'intérêt pour la pêche a été au centre de cette étude et a permis d'établir un autre inventaire, celui de la biodiversité des eaux marines et saumâtres côtières d'Haïti. Ces inventaires devront être actualisés dans l'optique de disposer d'un état des lieux de la biodiversité existante en Haïti. En effet, certaines espèces figurant dans ces inventaires peuvent avoir disparu aujourd'hui comme le phoque moine des Caraïbes45, officiellement éteint sur toute la planète depuis 1952; d'autres espèces peuvent s'être raréfiées comme le crocodile américain aujourd'hui cantonné dans le lac saumâtre d'Azuéi, proche de la frontière avec la République dominicaine ou le poisson-scie qui n'est observé que lors d'épisodes de forts cyclones (W. Célestin, comm. Pers.), ces individus provenant probablement de Floride où l'espèce est protégée. À l'avenir, il s'agira de disposer de la meilleure évaluation qualitative des ressources halieutiques exploitables et de la biodiversité marine qui est un indicateur essentiel dans le cas de pêcheries multispécifiques. Des campagnes par observateurs embarqués devront être organisées régulièrement sur tout le littoral haïtien en s'appuyant sur les cadres des organisations professionnelles et du Ministère en partenariat étroit avec les universités d'Haïti et de la grande région ainsi que des musées d'histoire naturelle. Le référentiel sur les espèces capturées ou observées dans la ZEE (annexe I et annexe IV) devra être actualisé. Il précisera les noms d'espèces vernaculaires en créole haïtien, en français lorsqu'ils existent, en anglais, le cas échéant, et impérativement les noms scientifiques, genre et espèces, conformément à la taxonomie reconnue et aux règles en vigueur dans ce domaine, en se référant au fichier central de la base de données WoRMS ou celui d'ITIS46. Ce fichier facilitera l'élaboration de données de captures annuelles détaillées ou agrégées à transmettre aux ORGP et à la FAO ce qui permettrait à Haïti une plus grande implication et une meilleure intégration dans les groupes de travail régionaux d'évaluations des pêcheries et de bénéficier d'un meilleur appui de la communauté scientifique régionale dans le domaine de la gestion des pêches. La détermination des espèces pourrait constituer un obstacle à la réalisation d'un tel fichier. De nombreuses références fournies dans ce document aideront à le surmonter. Une aide complémentaire pourra être trouvée dans les documents de synthèse de la série FAO Fisheries Synopsis concernant des familles ou des groupes d'espèces dont certains ont déjà été mentionnés (§ 3.2). Ces documents fournissent une aide à la détermination et des données complémentaires sur la biologie des espèces dont certaines sont présentes en Haïti: les vivaneaux, (Allen, 1985); les mérous, (Heemstra et Randall, 1993); les thonidés, (Collette et Nauen, 1983); les clupéiformes, (Whitehead, 1985; Whitehead, Nelson et Wongratana, 1988); les ophidiiformes, (Nielse et al., 1999); les Gempylidae et Trichiuridae, (Nakamura et Parin, 1993); les céphalopodes, (Jereb et Roper, 2005, 2010). Les noms scientifiques de certaines espèces dans certains de ces documents déjà anciens pourront avoir été modifiés depuis et nécessiteront une mise à jour à partir de WoRMS. 45 Cette espèce n'a pas été formellement signalée en Haïti mais l'a été en République dominicaine. Il est probable qu'elle ait disparu avant 1800 et les premières expéditions de scientifiques naturalistes. 46 ITIS: Integrated Taxonomic Information System, site Nord américain: https://www.itis.gov/ 160 Conclusion et recommandations La présente contribution à l'expertise collégiale sur la pêche artisanale a pour objet de fournir des informations d'ordre qualitatif sur les potentiels halieutiques d'Haïti. Les données de captures débarquées ont été utilisées dans le seul but de définir des groupes d'espèces commerciales reconnus. Les informations fournies sous forme cartographique portent sur des occurrences et à ce titre ne peuvent pas être interprétées comme des informations sur les abondances des espèces. En effet, les bases de données recouvrent une large période (1950-202147) et certaines espèces peuvent avoir disparu depuis la date de leur signalement; le signalement d'une espèce est tributaire de la disponibilité d'individus ou groupes d'individus à y contribuer (Institutions, Universités, ONG, etc.): une occurrence enregistrée est le produit de la rencontre d'une espèce et d'une personne capable d'en déterminer le nom scientifique, de relever sa position géographique et de transmettre ces informations aux organismes gestionnaires des bases de données. C'est ainsi que de nombreux signalements dans la ZEE haïtienne sont localisés autour de l'île de la Navase qui a fait l'objet de nombreuses campagnes scientifiques (Miller et Gerstner, 2002; Miller, Mc Clellan et Bégin, 2003; Karnauskas et al., 2011). Les espèces ciblées par la pêche sportive ou/et les poissons pélagiques océaniques sont nettement plus souvent signalées que les espèces plus communes des eaux côtières. Par exemple, les cinq espèces les plus signalées dans la ZEE d'Haïti, sensu stricto, dans la base OBIS ont été l'espadon, Xiphias gladius (1 141 occurrences), la coryphène, Coryphaena hippurus (359 occurrences), le thon obèse, Thunnus obesus (332 occurrences), l'Albacore, Thunnus albacares (280 occurrences) et l'escolier noir, Lepidocybium flavobrunneum (249): Les espèces des récifs coralliens bénéficient apparemment de signalements fréquents, probablement en relation avec des suivis scientifiques et l'implication de structures de tourisme subaquatique sensibles aux questions de biodiversité marine. L'inventaire réalisé dans cette étude ne peut être considéré comme exhaustif, la dynamique d'acquisition de connaissance de la biodiversité marine montre qu'elle est toujours active mais se fait par à-coups selon les grandes divisions taxonomiques, en lien probablement avec des programmes nationaux ou internationaux de durées limitées. Les espèces fourrages ou qui jouent un rôle important dans la chaîne trophique (par exemple, les Copépodes dans l'inventaire principal) ont pu être étendues aux vers marins, à d'autres cnidaires que les coraux (gorgones, anémones, méduses), à d'autres échinodermes que les oursins et les concombres de mer (étoiles de mer, crinoïdes, ophiures), aux micro-algues qui constituent le phytoplancton (Cf annexe IV). Poursuivre l'inventaire des espèces marines et en maintenir le suivi suppose de renforcer les connaissances des techniciens et des cadres scientifiques ou/et des services publics, en matière de détermination des espèces et de taxonomie, sans pour autant former des «Taxonomistes» spécialistes. Il s'agira de développer des partenariats. Un accent devra être mis sur le géo référencement des espèces déterminées et autant que possible, après validation, sur leur communication aux bases de données internationales sur la biodiversité pour rendre ces données accessibles au plus grand nombre. Cela implique que s'établisse un partenariat étroit et pérenne entre les autorités en charge de l'accompagnement de la filière de la pêche et de l'aquaculture ainsi que de l'environnement et les universités d'Haïti mais aussi des universités, des musées et des organismes scientifiques de la région Caraïbes et de l'étranger. Un observatoire de la biodiversité permettrait à terme de disposer d'informations sur la situation de la biodiversité marine en Haïti et sur son évolution, archivée et accessible au plus grand nombre. La réalisation de cet inventaire a permis de constater que de nombreuses opérations de recherche ont été réalisées dans la ZEE haïtienne, sans avoir donné lieu à une restitution des résultats à Haïti. Les nouvelles autorisations d'effectuer des opérations de recherche ou de pêche dans la ZEE haïtienne pourraient être conditionnées par une restitution obligatoire des résultats sous une forme ou une autre. Les données de distributions bathymétriques des espèces, indiquent que la prospection de fonds au-delà de l'isobathe des 50 m mériterait d'être mise en œuvre par des pêches à la ligne à main de fond (Cf. les lignes à main vénézuéliennes utilisées pour la pêche au vivaneau rouge ou les lignes de fond à pédalier en Indopacifique) ou à la palangre de fond, au casier, au trémail (à titre prospectif pour ce dernier, car son utilisation généralisée pourrait se révéler destructrice), à la ligne de traîne. L'hermaphrodisme séquentiel et les agrégations de ponte sont très répandus chez les poissons des récifs coralliens; ces particularités peuvent, en l'absence de mesures de régulation ad hoc, accentuer les effets d'une 47 Voir antérieure, jusqu'à 1800 dans le cas de GBIF. 161 surpêche. Ces particularités devront être prises en compte dans les futurs plans de gestion et d'aménagement des pêches. La pêche et la collecte destinée au commerce des espèces marines d'ornement où Haïti est le 1er exportateur de la région Amérique centrale- Caraïbes - Amérique du Sud vers les États-Unis d’Amérique, doivent être suivies et encadrées au même titre que les autres secteurs de la pêche. Ces activités peuvent se révéler néfastes lorsqu'il s'agit d'espèces menacées et en particulier s'il s'agit d'espèces ciblées également par la pêche traditionnelle. Les techniques de capture et de collecte de ces activités sont mal connues en Haïti, certaines peuvent être destructrices et nécessiter des réglementations strictes (pêche à l'arsenic ou autres poisons, aux explosifs). Les zones fonctionnelles halieutiques d'intérêt majeur: herbiers, mangroves, coraux, sont encore trop mal connues. Un recensement de ces biotopes, de leur état, de leurs connectivités, est indispensable. Il comprendrait également les zones d'agrégation de ponte (espèces, positions, nombres d'individus par agrégation, périodes). Des mesures de protection, à l'instar de celles prises pour la mangrove devraient être mises en place (par exemple, la régulation ou l’interdiction de la seine de plage sur les zones d'herbiers). Enfin, il apparait clairement que le MARNDR et le MDE poursuivent des objectifs communs ou y sont tous deux parties prenantes. Parmi les objectifs d'Aichi, issus de la Conférence de Nagoya, quatre d'entre eux en sont l'expression: l'objectif B6 concerne la gestion durable des stocks aquatiques; l'objectif B10 engage à réduire la pression anthropique sur les écosystèmes fragilisés par le réchauffement climatique et l'acidification des océans, notamment les récifs coralliens; l'objectif C11 marin vise à mettre en AMP 10 pour cent de la surface de la ZEE d'ici la fin 2020; l'objectif E19, vise à rassembler les connaissances sur la biodiversité sur des bases scientifiques. Ce constat conduit à recommander de favoriser la synergie entre les deux ministères et lorsque la situation s'y prête, de mutualiser leurs moyens. Enfin, la sensibilisation des communautés de pêcheurs et de la population aux écosystèmes marins, à leur fonctionnement, à leur fragilité devrait être développée. L'élaboration d'un petit manuel pédagogique et de vulgarisation48 s'appuyant sur de nombreuses photos et illustrations permettrait une meilleure compréhension des réglementations mises ou à mettre en place et par voie de conséquence leur meilleure acceptation et leur respect. 48 Cela peut faire appel également à d'autres formes de médias (par exemple, reportages télévisuels, émissions radiophoniques). 162 Bibliographie Abid, A. et Idrissi, M. 2006. 2.1.9 Description de l’espadon (SWO). In ICCAT, éd. Manuel de l’ICCAT Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique 2006-2016 - Publications ICCAT [en ligne]. Mise à jour 2016., p. 191‑208. ICCAT. 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Sont indiqués ensuite l'identifiant numérique (AlphiaID) de l'espèce dans la base mondiale de taxonomie WoRMS49(dans le cas où le nom de l'espèce n'est pas répertorié dans la base WoRMS, le code est absent); le code alpha-3 (Alph3), un code alphabétique à trois lettres propre à chacun des 12 871 taxons de la liste ASFIS des espèces retenues en fonction de leur intérêt pour la pêche et l'aquaculture pour les besoins des statistiques des pêches de la FAO. Dans le cas où l'espèce ou l'un de ses synonymes connus ne figure pas dans la liste ASFIS alors le code du genre de l'espèce ou celui du genre d'un de ses synonymes est adopté et figure en italique, lorsque celui-ci fait défaut, le code de la famille est adopté, enfin si la famille ne figure pas dans la liste ASFIS, le code du niveau taxonomique immédiatement supérieur de la liste ASFIS est adopté et figure en italique (par exemple, SQY pour Squillidae, MZZ pour poissons osseux, DPX pour une espèce de poisson osseux perciforme démersale, etc.). Un astérisque à droite du nom scientifique indique que l'espèce bien que non signalée dans la ZEE haïtienne, sa présence est hautement probable au regard des signalements dans les zones de proximité immédiate. Les quatre colonnes suivantes font référence au signalement de l'espèce dans les ZEE d'Haïti et de l'enclave des États-Unis d’Amérique et de l'île de la Navase dans les bases de données consultées:FB-SLB: Fishbase ou Sealifebase ou un article scientifique contribuant à la connaissance de la biodiversité dans la zone d'inventaire; FAO: au moins un des 3 ouvrages cités; OBIS: base OBIS; GBIF: base GBIF50). La colonne «FB-SLB» est particulière: - si Haïti ou l’île de la Navase sont signalés dans l'onglet «Occurrence» de l'espèce dans Fishbase ou Sealifebase et si au moins l'une des occurrences est datée, alors l'année la plus ancienne est indiquée ; - si Haïti figure dans la liste fournie dans l'onglet «pays» et si une référence y est rattachée (cas le plus fréquent), alors l'année de cette référence sera indiquée en italique ; - si Haïti ou l’île de la Navase figure dans les occurrences sans date et/ou si Haïti figure dans la liste des pays mais qu'aucune référence bibliographique n'est rattachée, sa présence est codée par «1» ; -si l'espèce est absente dans la zone d'inventaire des onglets «pays» et «occurrences», son absence est codée par «0» ; - si l'espèce est répertoriée mais aucune information n'est donnée sur sa localisation (les onglets «pays» et «occurrence» sont alors désactivés), elle est codée par «.» ; et - si l'espèce n'est pas répertoriée dans la base, elle est codée par un vide. Dans les quatre derniers cas, si l'espèce a été signalée en Haïti dans l'un des documents dont les références ont été citées et dont la liste figure ci-après; l'année de référence suivie parfois d'une lettre sera alors indiquée en italique et soulignée. Dans le cas des colonnes OBIS et GBIF, si l'espèce a été signalée et qu'une date de signalement a été renseignée, l'année de la date la plus ancienne est inscrite, si aucune date de signalement n'a été donnée, le code «1» est inscrit; s'il n'y a aucun signalement sur les ZEE d'Haïti et de l’île de la Navase, le code est «0»; enfin si l'espèce n'est pas répertoriée dans la base, le code est un vide. La dernière colonne renseigne sur le peuplement auquel a pu être rattaché l'organisme; dans certain cas où les informations ont été trop parcellaires, il n'a pas été possible de déterminer à quel peuplement se rattachait l'espèce et le code est absent (vide). Cette liste indiquant les noms scientifiques en conformité avec la taxonomie de WoRMS en vigueur peut contribuer à établir des référentiels de données sur les activités halieutiques et sur la biodiversité marine. 49 Cet identifiant est utile dans la recherche d'espèces sur des bases de données internationales sur la biodiversité et leur utilisation par programmation (par exemple, cartographie). 50 L'occurrence d'une espèce dans les bases OBIS ou GBIF n'implique pas qu'elle soit géo référencée. 173 2002: HERRERA- MORENO, A. & BETANCOURT- FERNÁNDEZ, L. 2002. Anémonas (Anthozoa: Actiniaria, Corallimorpharia, Ceriantharia y Zoanthidea) conocidas para la Hispaniola. Ciencia y Sociedad, 27, 433-452. 200351: HERRERA- MORENO, A. & BETANCOURT- FERNÁNDEZ, L. 2003. Especies de estomatópodos (crutácea: malacostraca: stomatopoda) conocidas para la Hispaniola. Ciencia y Sociedad, 28, 271-278. 2004a: WILNER, R. 2004. Baseline Study of the Fishing Industry on the West Coast oh Haïti. 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Limonade, Haïti: ANAP, BID. 51 Cette publication indique l'année et l'auteur des premières signalisations des espèces en Haïti qui sont antérieures à 2003. 174 famille Poissons osseux Acanthuridae Achiridae Acropomatidae Albulidae Anguillidae Anomalopidae Anoplogastridae Antennariidae Apogonidae Argentinidae Ariommatidae Atherinidae Atherinopsidae Aulostomidae Balistidae Bathyclupeidae Batrachoididae Belonidae Nom scientifique Acanthurus bahianus Castelnau, 1855 Acanthurus chirurgus (Bloch, 1787) Acanthurus coeruleus Bloch & Schneider, 1801 Paracanthurus hepatus (Linnaeus, 1766) Zebrasoma velifer (Bloch, 1795) Achirus lineatus (Linnaeus, 1758) Trinectes inscriptus (Gosse, 1851) Neoscombrops atlanticus Mochizuki & Sano, 1984 Albula vulpes (Linnaeus, 1758) Anguilla rostrata (Lesueur, 1817) Kryptophanaron alfredi Silvester & Fowler, 1926 Anoplogaster cornuta (Valenciennes, 1833) Antennarius multiocellatus (Valenciennes, 1837) Antennarius pauciradiatus Schultz, 1957 Antennarius striatus (Shaw, 1794) Antennatus bermudensis (Schultz, 1957) Histrio histrio (Linnaeus, 1758) Apogon binotatus (Poey, 1867) Apogon gouldi Smith-Vaniz, 1977 Apogon lachneri Böhlke, 1959 Apogon maculatus (Poey, 1860) Apogon mosavi Dale, 1977 Apogon phenax Böhlke & Randall, 1968 Apogon planifrons Longley & Hildebrand, 1940 Apogon quadrisquamatus Longley, 1934 Apogon townsendi (Breder, 1927) Astrapogon puncticulatus (Poey, 1867) Astrapogon stellatus (Cope, 1867) Phaeoptyx conklini (Silvester, 1915) Phaeoptyx pigmentaria (Poey, 1860) Phaeoptyx xenus (Böhlke & Randall, 1968) Argentina georgei Cohen & Atsaides, 1969 Glossanodon pygmaeus Cohen, 1958 Ariomma bondi Fowler, 1930 Ariomma regulus (Poey, 1868) Atherinomorus stipes (Müller & Troschel, 1848) Hypoatherina harringtonensis (Goode, 1877) Melanorhinus microps (Poey, 1860) Aulostomus maculatus Valenciennes, 1841 Balistes capriscus Gmelin, 1789 Balistes vetula Linnaeus, 1758 Canthidermis maculata (Bloch, 1786) Canthidermis sufflamen (Mitchill, 1815) Melichthys niger (Bloch, 1786) Xanthichthys ringens (Linnaeus, 1758) Bathyclupea argentea Goode & Bean, 1896 Thalassophryne maculosa Günther, 1861 Ablennes hians (Valenciennes, 1846) Platybelone argalus argalus (Lesueur, 1821) Strongylura marina (Walbaum, 1792) Strongylura timucu (Walbaum, 1792) Tylosurus acus acus (Lacepède, 1803) nom vernaculaire français LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS Chirurgien marron Chirurgien docteur Chirurgien bayolle Chirurgien bleu Chirurgien à voile, Fam Fol Sole Sole réticulée Banane Anguille d'Amérique Atlantic flashlight fish (En) Ogre Antennaire longue lignes Dwarf frogfish (En) Laffe 5 doigts Island frogfish (En) Antennaire des Sargasses Apogon deux barres Deepwater cardinalfish (En) Apogon à étoile blanche Cardinal flamboyant Dwarf cardinalfish (En) Apogon mimétique Apogon pâle Apogon à ailes jaunes Cardinal à ceintures Apogon des herbiers Conchfish (En) Freckled Cardinalfish En) Apogon sombre Sponge cardinalfish (En) Blackbelly Argentine (En) Pygmy Argentine (En) Ariomme grise Ariomme pintade Athérine tête-dure Athérine des récifs Querimana Silverside (En) Trompette Baliste (cabri, commun, gris) Baliste royal Baliste rude Baliste océanique Baliste noir Baliste des Sargasses Deepsea herring (En) Crapaud tacheté Orphie plate Orphie carénée Aiguillette verte Aiguillette timucu Aiguille voyeuse nom créole Haïtien Sijen, soujen, lakay a konnen Sijen, soujen, lakay a konnen Banane Zangi Piskèt Piskèt Tronpèt Bous mandeng Bousse Gratelle Triggerfishes, Bousse Jòfi, zòfi Jòfi, zòfi AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 159578 159580 159581 219676 712902 279493 276000 276854 212256 158562 281234 126393 272539 272541 158790 712500 126533 272982 273014 273028 159589 273049 273069 273072 273078 273108 279773 279774 282226 282227 282228 272895 158719 159592 159594 272038 277722 281546 278080 154721 127397 127398 127399 219881 159486 159596 282954 159246 293709 159256 275987 236459 AQB AQH AQO NUH ZEV ULI FLX ACR BOF ELA KYA AGW XPX XPX AWL XPX HIH QLX QLX QLX QLX QLX QLX QLX QLX QLX APO APO FXC APO APO ARG JXX IMB DRK SIL SIL AVX MZZ TRG BLV CNT CZT MEN TRI BLG BTM BAF PTA NFA SGR AND 0 1978 1897 1895 2013 1950 0 1978 1978 1978 1999 1999 1999 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1999 0 0 1884 0 0 1999 1999 1905 1936 1936 1895 0 1857 1857 0 1857 1927 0 1970 1999 1999 1857 1970 1884 1959 2011 1999 1896 0 1959 0 1999 1959 1897 1 1959 1927 1970 0 0 0 0 1930 1927 1999 1905 1865 1897 1927 1999 1999 1994 1963 0 1943 1896 2019 1857 1930 p3 p3 p3 p3 p3 p1 p1 p5 p1 p1 p3 p10 p3 p3 p5 p3 p4 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p4 p3 p3 p3 p3 p5 p5 p5 p5 p2 p2 p2 p3 p3 p3 p3 p4 p3 p3 p9 p5 p2 p2 p2 p2 p3 1978 1927 1997 0 1987 1999 1950 1987 0 0 0 1997 1896 1986 0 1997 0 1997 1897 1997 1997 1997 0 0 0 1978 1978 1946 1997 1997 1905 1978 1897 0 1997 1978 1997 0 1990 1978 1896 0 1950 1978 2002 2002 0 2002 1978 0 1978 1978 2002 2002 2002 1978 1978 1978 2002 2002 1978 2002 1978 1978 0 1978 1978 1999 1999 1999 1999 0 0 1999 1999 0 1 1 0 0 0 0 1999 1999 0 1999 1999 1999 1999 1999 0 0 0 1969 0 0 1999 175 famille Poissons osseux (suite) Belonidae (suite) Blenniidae Bothidae Bramidae Bregmacerotidae Bythitidae Callionymidae Carangidae Nom scientifique Tylosurus crocodilus crocodilus (Péron & Lesueur, 1821) Entomacrodus nigricans Gill, 1859 Hypleurochilus aequipinnis (Günther, 1861) Hypleurochilus springeri Randall, 1966 Ophioblennius atlanticus (Valenciennes, 1836) Ophioblennius macclurei (Silvester, 1915) Parablennius marmoreus (Poey, 1876) Scartella cristata (Linnaeus, 1758) Bothus lunatus (Linnaeus, 1758) Bothus maculiferus (Poey, 1860) Bothus ocellatus (Agassiz, 1831) Bothus robinsi Topp & Hoff, 1972 Monolene megalepis Woods, 1961 Brama caribbea Mead, 1972 Bregmaceros atlanticus Goode & Bean, 1886 Alionematichthys minyomma (Sedor & Cohen, 1987) Calamopteryx goslinei Böhlke & Cohen, 1966 Calamopteryx robinsorum Cohen, 1973 Ogilbia suarezae Møller, Schwarzhans & Nielsen, 2005 Ogilbichthys haitiensis Møller, Schwarzhans & Nielsen, 2004 Ogilbia jeffwilliamsi Møller, Schwarzhans & Nielsen, 2005 Ogilbichthys kakuki Møller, Schwarzhans & Nielsen, 2004 Ogilbichthys longimanus Møller, Schwarzhans & Nielsen, 2004 Ogilbichthys microphthalmus Møller, Schwarzhans & Nielsen, 2004 Callionymus bairdi Jordan, 1888 Alectis ciliaris (Bloch, 1787) Carangoides bartholomaei (Cuvier, 1833) Caranx crysos (Mitchill, 1815) Caranx hippos (Linnaeus, 1766) Caranx latus Agassiz, 1831 Caranx lugubris Poey, 1860 Caranx ruber (Bloch, 1793) Caranx sexfasciatus Quoy & Gaimard, 1825 Chloroscombrus chrysurus (Linnaeus, 1766) Decapterus macarellus (Cuvier, 1833) Decapterus punctatus (Cuvier, 1829) Elagatis bipinnulata (Quoy & Gaimard, 1825) Naucrates ductor (Linnaeus, 1758) Oligoplites saurus (Bloch & Schneider, 1801) Selar crumenophthalmus (Bloch, 1793) Selene brownii (Cuvier, 1816) Selene setapinnis (Mitchill, 1815) Selene vomer (Linnaeus, 1758) Seriola dumerili (Risso, 1810) Seriola rivoliana Valenciennes, 1833 Seriola zonata (Mitchill, 1815) Trachinotus carolinus (Linnaeus, 1766) Trachinotus falcatus (Linnaeus, 1758) Trachinotus goodei Jordan & Evermann, 1896 Trachinotus ovatus (Linnaeus, 1758) Uraspis secunda (Poey, 1860) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Aiguille crocodile, Blennie perlée Blennie d'huître Blennie à taches oranges Blennie Atlantique Blennie à lèvres rouges Blennie marbrée Blennie chevelue Rombou lune Rombou tacheté Rombou ocellé Rombou noir Spottedfin deepwater flounder (En) Castagnole caribéenne Antenna codlet (En) Small-eye brotula (En) Longarm brotula (En) Teacher brotula (En) Shy brotula (En) Coralbrotula William's coralbrotula (En) Kakuki’s brotula (En) Longarmed brotula (En) Smalleyed brotula (En) Dragonet de corail Cordonnier fil Carangue grasse Carangue coubali Carangue crevalle Carangue mayole Carangue noire Carangue comade Carangue vorace Sapater Comète maquereau, pilote Comète quiaquia Comète saumon Poisson pilote Sauteur cuir Selar coulisou, Coulouhou Musso lune Musso Atlantique Musso panache Sériole couronnée Sériole limon Sériole guaimeque Pompaneau sole Pompaneau plume Carangue quatre Palomine Carangue coton Sòl, kasav Jacks, Karang jòn Jurel Camard Makròk, Karang gwo je, Metegal Jacks, Ti Masèl, Karang nwa Karang piskèt, Mètegal Koulewou A lwil palaso Nikola Kolero, Couléhou Lim, Lin (Carangue) Karang gwo tèt Jacks Pilot AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 223867 277249 276311 276318 126769 273125 159609 126782 274187 274188 159275 159277 275920 273147 126431 475073 280019 280021 281857 281861 281849 281862 281863 281864 159626 159629 159630 126802 126803 126804 126805 302432 218404 159483 126807 126808 126809 126811 159645 159646 273284 159647 159649 126816 126818 159650 159652 367285 159654 126819 159658 BTS BLE HYQ BLE OFT BLE BLE LLR OTL BWM OUO LEF LEF BRA BMA MZZ CXI MZZ MZZ MZZ MZZ MZZ MZZ MZZ DGB LIJ NBR RUB CVJ NXL NXU CXR CXS BUA MSD WEC RRU NAU OLI BIS LNW MOA LNM AMB YTL RLZ POM TNF PPL POP USE 1978 1905 1997 1997 2006a 1999 1905 1997 1896 0 1997 0 0 0 0 2008 1997 1970 2005 1963 0 1963 2004 1963 1997 1950 1950 1906 1950 1978 1978 1950 1950 1927 1978 1927 1978 1978 1927 1978 2002 1949 1978 1978 1978 1978 0 1927 1978 1935 2004a 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1999 1999 0 0 0 1999 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1999 1 0 1 0 1 0 1 1999 1 0 1 1 1 1999 1999 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 2002 1978 1978 1978 1978 1978 2002 1978 1978 1 1999 1 0 0 1927 0 1 0 1 0 1965 0 0 0 0 0 0 1927 1905 0 0 1927 1970 1905 0 1896 0 1962 0 0 1959 1962 0 1999 1970 0 0 1999 0 0 0 1999 1950 1857 1906 1950 1857 1999 1933 1950 1857 1995 1927 1946 0 1 1995 1857 1950 1950 2011 1965 0 1857 1857 1865 1935 0 p3 p1 p1 p1 p1 p3 p4 p1 p3 p1 p1 p1 p5 p9 p9 p3 p3 p5 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p4 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p1 p7 p7 1978 2002 2002 2002 2002 176 famille Poissons osseux (suite) Centropomidae Chaenopsidae Chaetodontidae Chaunacidae Chlopsidae Chlorophthalmidae Cichlidae Cirrhitidae Clupeidae Congridae Nom scientifique Centropomus ensiferus Poey, 1860 Centropomus parallelus Poey, 1860 Centropomus pectinatus Poey, 1860 Centropomus undecimalis (Bloch, 1792) Acanthemblemaria aspera (Longley, 1927) Acanthemblemaria harpeza Williams, 2002 Acanthemblemaria maria Böhlke, 1961 Acanthemblemaria spinosa Metzelaar, 1919 Chaenopsis limbaughi Robins & Randall, 1965 Chaenopsis ocellata Poey, 1865 Coralliozetus cardonae Evermann & Marsh, 1899 Emblemaria pandionis Evermann & Marsh, 1900 Emblemaria vitta Williams, 2002 Emblemariopsis bahamensis Stephens, 1961 Emblemariopsis leptocirris Stephens, 1970 Emblemariopsis occidentalis Stephens, 1970 Emblemariopsis signifer (Ginsburg, 1942) Hemiemblemaria simulus Longley & Hildebrand, 1940 Lucayablennius zingaro (Böhlke, 1957) Stathmonotus gymnodermis Springer, 1955 Stathmonotus hemphillii Bean, 1885 Stathmonotus stahli (Evermann & Marsh, 1899) Chaetodon capistratus Linnaeus, 1758 Chaetodon ocellatus Bloch, 1787 Chaetodon sedentarius Poey, 1860 Chaetodon striatus Linnaeus, 1758 Prognathodes aculeatus (Poey, 1860) Prognathodes guyanensis (Durand, 1960) Chaunax suttkusi Caruso, 1989 Chilorhinus suensonii Lütken, 1852 Kaupichthys hyoproroides (Strömman, 1896) Kaupichthys nuchalis Böhlke, 1967 Chlorophthalmus agassizi Bonaparte, 1840 Nandopsis haitiensis (Tee-Van, 1935) Nandopsis tetracanthus (Valenciennes, 1831) Oreochromis mossambicus (Peters, 1852) Oreochromis niloticus (Linnaeus, 1758) Amblycirrhitus pinos (Mowbray, 1927) Clupanodon thrissa (Linnaeus, 1758) Clupea harengus Linnaeus, 1758 Harengula clupeola (Cuvier, 1829) Harengula humeralis (Cuvier, 1829) Harengula jaguana Poey, 1865 Jenkinsia lamprotaenia (Gosse, 1851) Jenkinsia majua Whitehead, 1963 Opisthonema oglinum (Lesueur, 1818) Sardinella aurita Valenciennes, 1847 Sardinella brasiliensis (Steindachner, 1879) Ariosoma balearicum (Delaroche, 1809) Conger triporiceps Kanazawa, 1958 Heteroconger longissimus Günther, 1870 Paraconger caudilimbatus (Poey, 1867) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Brochet Crossie chucumite Crossie constantin Crossie blanc Blennie à tête rugueuse Thorny-bush blenny (En) Blennie secrétaire Blennie-tube naine Blennie-serpentine des sables Bluethroat Pikeblenny (En) Twinhorn Blenny (En) Blennie-tube Ribbon blenny (En) Blackhead blenny (En) Fine-cirrus blenny (En) Redspine blenny (En) Flagfin blenny (En) Blennie-labre Blennie Zingaro Naked Blenny (En) Blackbelly Blenny (En) Eelgrass Blenny (En) Marguerite, Papillon à quatre yeux Poisson-papillon ocellé Poisson papillon sédentaire Demoiselle, Papillon rayé Papillon à bec des Caraïbes Poisson-papillon français Pink frogmouth (En) Seagrass eel (En) False moray (En) Collared eel (En) Eperlan du large Ciclidé haïtien Cichlidé de Cuba Tilapia du Mozambique Tilapia du Nil Grimpeur des Caraïbes Alose à museau court Hareng atlantique Harengule écailleux Cailleu Harengule jagane Shadine pisquette Little-eye Herring (En) Chardin fil Allache Sardinelle du Brésil Congre des Baléares Congre dentu Congre jardinier Congre de plage Bochèt Delakè gri Delakè rouj Demwazèl ke pwen nwa, dimwazèl Demwazèl ke jòn Kat Demwazèl gri rèl nwa Kat Kat Odo Haran, Sadin Haran, Sadin Haran, Sadin Haran, Sadin Haran, Sadin Haran, Sadin Haran, Sadin Haran, Sadin Sadin dore (Sardine) Sadin kaye (Sardine) Zangi nwa AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 280060 280064 280065 280068 279443 279453 279457 254883 280105 280107 280395 280653 280656 280658 280661 280662 593554 281022 281410 282870 282871 282874 159661 159662 234107 159663 273369 273375 126540 280152 158576 275432 126336 281631 281632 218777 293639 277569 280223 126417 277549 367197 277551 281198 281199 158695 126422 300551 126283 271749 126288 158569 EPN EPP EPS SNO NBP DPX DPX NBI DPX DPX DPX DPX DPX EBB DPX DPX DPX HBI LUZ DPX DPX DPX HTP IHX IHX HTS BUS BUS MZZ XAX ACK XAX CVW CIX CIX TLM TLN YZX DAS HER HCC HCU HCG CJL CLP THA SAA BSR ARB COQ ACL ACT 1978 1978 1978 1898 1993 1999 1999 1996 1999 1987 1999 1997 . 1997 1997 . 2016 2016 1997 1999 1996 0 1935 1997 1950 1898 1997 1993 0 0 1999 1997 0 1927 1950 1956 1988 1997 1897 0 1985 1950 1950 1985 1985 1985 1985 1985 0 1997 1997 0 1978 1978 1978 1978 0 0 0 1 0 1999 1999 0 1999 1999 1999 1999 1945 1857 1927 1857 1927 1999 1 1927 1999 1999 1999 1999 1999 0 0 1999 0 0 0 1999 1927 1927 1857 1859 1962 1857 1999 0 1963 1970 1959 1959 1963 1912 1928 1956 1989 1970 1897 1953 1857 1857 1950 1927 0 1936 0 0 1927 1999 1 1927 p1 p1 p1 p1 p3 p1 p3 p3 p1 p4 p3 p3 p1 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p1 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p10 p4 p3 p3 p6 p1 p1 p1 p1 p3 p2 p7 p2 p2 p2 p2 p2 p2 p7 p2 p6 p6 p6 p6 0 0 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 0 1978 2002 1978 1978 2002 1978 1978 1978 0 1978 0 0 0 1999 0 0 0 1 0 1 1999 0 0 0 1999 1999 0 1979 0 1979 0 1999 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 177 famille Poissons osseux (suite) Coryphaenidae Cynoglossidae Cyprinidae Cyprinodontidae Dactylopteridae Dactyloscopidae Diceratiidae Diodontidae Echeneidae Eleotridae Elopidae Engraulidae Ephippidae Nom scientifique Coryphaena equiselis Linnaeus, 1758 Coryphaena hippurus Linnaeus, 1758 Symphurus arawak Robins & Randall, 1965 Symphurus caribbeanus Munroe, 1991 Symphurus diomedeanus (Goode & Bean, 1885) Symphurus elongatus (Günther, 1868) Symphurus plagiusa (Linnaeus, 1766) Symphurus plagusia (Bloch & Schneider, 1801) Symphurus tessellatus (Quoy & Gaimard, 1824) Cyprinus carpio Linnaeus, 1758 Cyprinodon bondi Myers, 1935 Cyprinodon variegatus Lacepède, 1803 Dactylopterus volitans (Linnaeus, 1758) Dactyloscopus crossotus Starks, 1913 Gillellus greyae Kanazawa, 1952 Gillellus uranidea Böhlke, 1968 Platygillellus rubrocinctus (Longley, 1934) Bufoceratias thele (Uwate, 1979) Chilomycterus antennatus (Cuvier, 1816) Chilomycterus antillarum Jordan & Rutter, 1897 Diodon holocanthus Linnaeus, 1758 Diodon hystrix Linnaeus, 1758 Echeneis naucrates Linnaeus, 1758 Echeneis neucratoides Zuiew, 1789 Phtheirichthys lineatus (Menzies, 1791) Remora albescens (Temminck & Schlegel, 1850) Remora australis (Bennett, 1840) Remora brachyptera (Lowe, 1839) Remora osteochir (Cuvier, 1829) Remora remora (Linnaeus, 1758) Dormitator maculatus (Bloch, 1792) Eleotris amblyopsis (Cope, 1871) Eleotris perniger (Cope, 1871) Eleotris pisonis (Gmelin, 1789) Eleotris vittata Duméril, 1861 Erotelis smaragdus (Valenciennes, 1837) Gobiomorus dormitor Lacepède, 1800 Elops saurus Linnaeus, 1766 Anchoa cayorum (Fowler, 1906) Anchoa choerostoma (Goode, 1874) Anchoa colonensis Hildebrand, 1943 Anchoa cubana (Poey, 1868) Anchoa filifera (Fowler, 1915) Anchoa hepsetus (Linnaeus, 1758) Anchoa lamprotaenia Hildebrand, 1943 Anchoa lyolepis (Evermann & Marsh, 1900) Anchoa parva (Meek & Hildebrand, 1923) Anchovia clupeoides (Swainson, 1839) Anchoviella perfasciata (Poey, 1860) Cetengraulis edentulus (Cuvier, 1829) Chaetodipterus faber (Broussonet, 1782) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Coryphène dauphin Coryphène, Dorad Caribbean Tonguefish (En) Caribbean Tonguefish (En) Langue fil noir Langue allongée Langue joue noire langue joue cendre Duskycheek tonguefish (En) Carpe commune Cyprinodont Pétote Poule de mer, hirondelle Bigeye stargazer (En) Arrow stargazer (En) Warteye stargazer (En) Saddle stargazer (En) Poisson-lampe Porc-épic réticulé, Boubou Petit porc-épic Diodon porc-épic Pilote-requin Rémora blanc Rémora grêle Rémora des mantas Rémora des baleines Rémora des espadons Rémora des marlins Rémora Dormeur Pitit dormè Dormé Gobie Bigmouth sleeper fish (En) Emerald Sleeper (En) Dormeur Banane, Guinée machète Anchois de banc Anchois des Bermudes Anchois à bande étroite Anchois cubain Anchois fil Anchois rayé Anchois caraïbe Anchois longnez Anchois mignon Anchois hachude Anchois cubain Anchois queue jaune Portuguaise, Carangue à slime Dorad (Dorade coryphène) Poul lanmè Foufou, Boumba, Ame (Won) Puffers Foufou, Boumba, Ame (Long) Mile Anchwa, janchwa Magrit AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 126845 126846 274232 274238 159358 274241 159363 274269 274276 154582 276020 159285 127232 276397 280843 280850 282275 280005 275239 275240 127402 127403 126848 159678 126849 302877 126850 126851 126852 126853 159700 277793 277803 277805 277809 280710 280896 157875 275508 275510 275511 275513 275518 158698 275522 275524 275530 279607 158701 280091 159703 CFW DOL TOX TOX TOX TOX YFP YFS YFJ FCP DIA YCK DYL DAO MZZ MZZ MZZ GRO DIO DIO DHO DIY EHN ECN HTL RRL REM REY REZ REO DMM FGB FGB FGB EOV EOS GBD LAD ANX EAC ENP EAU EAF ENP EAL EAY ANX AHU EVK AVA HRF 1978 1965 1998 1991 1997 1897 1978 1950 1991 1988 1927 1997 1894 1997 1997 1967 1997 0 1897 1997 1900 1893 1997 0 1999 0 0 0 0 1965 1898 0 0 1898 0 1997 1901 1978 1988 0 1988 1988 1988 1950 1988 1927 1986 1988 1950 1949 1949 1978 1978 2002 2002 1978 1972 1965 0 0 0 1978 1978 2002 1 1982 1982 0 1972 1972 1959 1953 0 1897 1950 1979 1927 2019 1927 1953 1894 0 0 1967 0 2011 1897 0 1900 1893 1857 1933 1999 0 0 0 2011 1965 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affinis (Günther, 1866) Hirundichthys rondeletii (Valenciennes, 1847) Hirundichthys speculiger (Valenciennes, 1847) Parexocoetus brachypterus (Richardson, 1846) Parexocoetus hillianus (Gosse, 1851) Prognichthys occidentalis Parin, 1999 Fistularia tabacaria Linnaeus, 1758 Diplospinus multistriatus Maul, 1948 Gempylus serpens Cuvier, 1829 Lepidocybium flavobrunneum (Smith, 1843) Nealotus tripes Johnson, 1865 Nesiarchus nasutus Johnson, 1862 Ruvettus pretiosus Cocco, 1833 Diapterus auratus Ranzani, 1842 Diapterus rhombeus (Cuvier, 1829) Eucinostomus argenteus Baird & Girard, 1855 Eucinostomus gula (Quoy & Gaimard, 1824) Eucinostomus harengulus Goode & Bean, 1879 Eucinostomus havana (Nichols, 1912) Eucinostomus jonesii (Günther, 1879) Eucinostomus melanopterus (Bleeker, 1863) Eugerres plumieri (Cuvier, 1830) Gerres cinereus (Walbaum, 1792) Ulaema lefroyi (Goode, 1874) Gibberichthys pumilus Parr, 1933 Acyrtus artius Briggs, 1955 Acyrtus rubiginosus (Poey, 1868) Arcos macrophthalmus (Günther, 1861) Arcos nudus (Linnaeus, 1758) Gobiesox lucayanus Briggs, 1963 Gobiesox punctulatus (Poey, 1876) Tomicodon cryptus Williams & Tyler, 2003 Tomicodon fasciatus (Peters, 1859) Tomicodon reitzae Briggs, 2001 Awaous banana (Valenciennes, 1837) Bathygobius antilliensis Tornabene, Baldwin & Pezold, 2010 Bathygobius soporator (Valenciennes, 1837) Bollmannia boqueronensis Evermann & Marsh, 1899 Chriolepis fisheri Herre, 1942 Coryphopterus dicrus Böhlke & Robins, 1960 Coryphopterus eidolon Böhlke & Robins, 1960 Coryphopterus glaucofraenum Gill, 1863 Coryphopterus hyalinus Böhlke & Robins, 1962 nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Grandgousier pélican Codène Exocet rayé Exocet tacheté Exocet méditerranéen Exocet atlantique Exocet hollandais Exocet bouledogue Poisson volant Exocet hirondelle Exocet aile noire Exocet miroir Exocet voilier Exocet voilier Bluntnose Flyingfish (En) Poisson trompette Escolier rayé Escolier serpent Escolier noir Escolier reptile Escolier long-nez Rouvet Blanche cabuche Blanche Blanche argentée Blanche espagnole Tidewater mojarra (En) Blanche gros yeux Slender mojarra (En) Friture argentée Blanche rayée Blanche cendré Blanche Zié Takté, Sar de Floride Gibberfish (En) Papillate clingfish (En) Red clingfish (En) Padded Clingfish (En) Colle-roche Bahama Skilletfish (En) Stippled clingfish (En) Cryptic clingfish En) Barred clingfish (En) Eitz’s clingfish (En) Banane, Jolpot Gobie lézard des Antilles) Rillfin goby (En) White-eye goby (En) Translucent goby (En) Gobie colon Gobie pâle, Gobie décoloré Gobie à brides Gobie de verre Wodo labou Wodo fjol pave Diapav Diapav Diapav Diapav Diapav Diapav Diapav Diapav AphiaID Alph3 FB-SLB 127165 217862 126381 159261 126382 272157 278731 126384 126385 159265 126386 126387 159265 272173 277926 159440 126861 126862 126863 126864 126865 126867 159726 276415 159732 159733 276420 276421 276422 276423 280743 276954 322267 277835 279505 279507 279683 1020567 275670 275678 282991 282993 283000 277417 712858 277638 279927 280169 276425 276426 159736 276429 SEX EFZ FLY ECF ECE EVZ YPX FLY EXV FFV HDR YPX PXB FLY FLY FUT DLT GES LEC NLT NEN OIL DUT DUX EDX EDX EDX EDX EDX MFF GDJ GEN GDJ MZZ AYR JMX JMX JMX JMX JMX JMX JMX JMX FGX GPA BJO BLQ HFS GPA GPA GPA GPA 0 1978 1978 1978 0 1965 1978 1978 1895 1978 0 0 1963 0 1965 1997 1993 1981 1993 1993 1993 1993 1986 1950 1978 1949 1950 1978 0 1978 1978 1898 1 0 0 1997 0 0 0 1997 1999 0 1999 1936 0 1949 1997 2004 1997 1996 1997 1999 FAO OBIS GBIF Pplt 1978 1978 1978 0 1978 1978 1978 1978 1978 0 2002 1978 0 0 0 0 1 1922 0 1999 0 0 0 0 0 1969 1963 0 2000 1933 1922 0 1934 1895 1933 1934 1959 1955 1933 1930 1930 0 1954 0 0 0 0 1865 1950 1927 1953 1865 1865 1927 1927 1980 1898 2002 1970 0 1953 1 1857 1999 0 1999 1930 1999 1927 p9 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p5 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p9 p3 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p5 p1 p3 p3 p1 p3 2002 0 1978 1978 2002 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lyricus (Girard, 1858) Ginsburgellus novemlineatus (Fowler, 1950) Gnatholepis thompsoni Jordan, 1904 Gobioides broussonnetii Lacepède, 1800 Gobionellus oceanicus (Pallas, 1770) Lophogobius cyprinoides (Pallas, 1770) Lythrypnus crocodilus (Beebe & Tee-Van, 1928) Lythrypnus elasson Böhlke & Robins, 1960 Lythrypnus nesiotes Böhlke & Robins, 1960 Lythrypnus spilus Böhlke & Robins, 1960 Microgobius carri Fowler, 1945 Microgobius microlepis Longley & Hildebrand, 1940 Microgobius signatus Poey, 1876 Nes longus (Nichols, 1914) Priolepis hipoliti (Metzelaar, 1922) Risor ruber (Rosén, 1911) Sicydium plumieri (Bloch, 1786) Tigrigobius macrodon (Beebe & Tee-Van, 1928) Tigrigobius multifasciatus (Steindachner, 1876) Varicus bucca Robins & Böhlke, 1961 Sigmops elongatus (Günther, 1878) Gramma loreto Poey, 1868 Gramma melacara Böhlke & Randall, 1963 Lipogramma anabantoides Böhlke, 1960 Anisotremus surinamensis (Bloch, 1791) Anisotremus virginicus (Linnaeus, 1758) Conodon nobilis (Linnaeus, 1758) Haemulon album Cuvier, 1830 Haemulon aurolineatum Cuvier, 1830 Haemulon bonariense Cuvier, 1830 Haemulon boschmae Cuvier, 1830 Haemulon carbonarium Poey, 1860 Haemulon chrysargyreum Günther, 1859 Haemulon flavolineatum (Desmarest, 1823) Haemulon macrostomum Günther, 1859 Haemulon melanurum (Linnaeus, 1758) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Gobie nez bleu Gobie nageur masqué Gobie Bartail Gobie de mangrove Blackbar Goby (En) Gobie morse Emerald goby (En) Exuma goby (En) Gobie nez-de-requin Gobie nettoyeur Yellowline goby (En) Gobie néon Gobie néon Gobie nettoyeur à larges bandes Sponge goby (En) Lyre goby (En) Gobie à neuf lignes Gobie grain d'or Gobie violet Highfin Goby (En) Gobie à crêtes de l'Atlantique Gobie crocodile Dwarf Goby (En) Island goby (En) Bluegold goby (En) Gobie de séminole Gobie bannière Signal goby (En) Gobie à points orange Gobie rouille Tusked goby (En) Loche, Titiri Tiger Goby (En) Gobie momie Puffed-cheek goby (En) Gonostome a grandes dents Gramma royal Gramma impérial Dusky basslet (En) Lippu croupia Lippu rondeau Cagna rayée Crocro Gorette tomtate Gorette grise Gorette ruí Gueule rouge Gorette tibouche Gorette jaune, Crocro gueule-rouge Gorette caco Gorette mèche Sad griz, Palriot Crunts Crunts Crocro dyòl rouj AphiaID Alph3 FB-SLB 276431 276432 276434 159750 276483 276488 276491 280597 280601 280604 280605 280606 280616 280619 276437 276439 159743 280855 277493 280887 159753 281396 281456 281458 281465 281471 159781 275717 275719 281732 276769 282620 282779 1016103 993102 283135 221512 280932 280933 281366 279623 279625 280386 275721 158807 275722 275723 275724 275725 275727 275728 275730 GPA GPA GPA GPA TFT GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA EVM EVR GIV GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA GPA NSN GPA RSB IXC GPA GPA GPA GSL GML PRC PRC HNU HNR BRG HLU HLL HLO HWX HLC HWX HLV HLS HLH 1997 1994 1999 1986 0 0 0 0 1997 0 1997 2013 2006 2016 1999 1997 1997 1997 1997 1997 1950 1950 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striatum (Linnaeus, 1758) Haemulon vittatum (Poey, 1860) Pomadasys corvinaeformis (Steindachner, 1868) Pomadasys crocro (Cuvier, 1830) Aldrovandia affinis (Günther, 1877) Aldrovandia gracilis Goode & Bean, 1896 Halosaurus ovenii Johnson, 1864 Chriodorus atherinoides Goode & Bean, 1882 Euleptorhamphus velox Poey, 1868 Hemiramphus balao Lesueur, 1821 Hemiramphus brasiliensis (Linnaeus, 1758) Hyporhamphus unifasciatus (Ranzani, 1841) Oxyporhamphus micropterus micropterus (Valenciennes, 1847) Holocentrus adscensionis (Osbeck, 1765) Holocentrus rufus (Walbaum, 1792) Myripristis jacobus Cuvier, 1829 Neoniphon marianus (Cuvier, 1829) Ostichthys trachypoma (Günther, 1859) Plectrypops retrospinis (Guichenot, 1853) Sargocentron coruscum (Poey, 1860) Sargocentron vexillarium (Poey, 1860) Howella brodiei Ogilby, 1899 Bathypterois phenax Parr, 1928 Ipnops murrayi Günther, 1878 Istiophorus albicans (Latreille, 1804) Istiophorus platypterus (Shaw, 1792) Kajikia albida (Poey, 1860) Makaira nigricans Lacepède, 1802 Tetrapturus pfluegeri Robins & de Sylva, 1963 Kyphosus incisor (Cuvier, 1831) Kyphosus sectatrix (Linnaeus, 1758) Bodianus pulchellus (Poey, 1860) Bodianus rufus (Linnaeus, 1758) Clepticus parrae (Bloch & Schneider, 1801) Decodon puellaris (Poey, 1860) Doratonotus megalepis Günther, 1862 Halichoeres bathyphilus (Beebe & Tee-Van, 1932) Halichoeres bivittatus (Bloch, 1791) Halichoeres caudalis (Poey, 1860) Halichoeres cyanocephalus (Bloch, 1791) Halichoeres garnoti (Valenciennes, 1839) Halichoeres maculipinna (Müller & Troschel, 1848) Halichoeres pictus (Poey, 1860) Halichoeres poeyi (Steindachner, 1867) Halichoeres radiatus (Linnaeus, 1758) Lachnolaimus maximus (Walbaum, 1792) Thalassoma bifasciatum (Bloch, 1791) Xyrichtys martinicensis Valenciennes, 1840 Xyrichtys novacula (Linnaeus, 1758) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Gorette marchand Gorette blanche, Croco Gorette catire Gorette rayée Boga Grondeur gris Grondeur crocro Halosaure Halosaur (En) Hardhead (En) Demi-bec volant Demi-bec balaou, Balaou bleu Demi-bec brésilien, Ballyhoo Demi-bec blanc, Chandelle Demi-bec à aile longue Marignon coq, Cardinal marignon soldat, kadino Marignon mombin, Frère Jacques Soleil Poisson écureuil Cardinal pourpre Soleil, Marignan rayé Poisson écureuil sombre Pelagic basslet (En) Poisson tripode Grideye fish (En) Voilier de l'Atlantique Bécasse de mer, espadon voilier Makaire blanc de l'Atlantique Makaire bleu, Marlin bleu, Makaire bécune Calicagère jaune Calicagère blanche Pourceau dos noir Pourceau espagnol Donzelle créole Labre rouge Dwarf Wrasse (En) labre à bandes vertes Labre à deux bandes Painted Wrasse (En) Yellowcheek Wrasse (En) Girelle à tête jaune Girelle clown Labre arc-en-ciel Girelle oreilles noires Donzelle arc-en-ciel Labre capitaine Girelle à tête bleue Razon rose Donzelle lame, Razon nacré Krokro Crunts Krit Sadin Balaou Balawou Kadino pikan Kadino, kadina gwo je nwa Kadino Kadino Kadino Kadino Kadino resif Kadino Vwalye Pwason grigri Jirèl Kapitén AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 275731 158808 275733 275739 1021254 273504 273505 126637 157880 126641 280164 159276 159278 159279 159281 293698 159378 276189 159385 276205 159399 277960 272207 159401 126994 126345 158866 126949 158812 712906 126950 126954 126955 303486 273540 273541 280214 276747 280576 158814 158815 158816 275760 275764 275772 275788 275790 275793 158822 159786 273602 126971 HLP HLI HHI HWX HWX BGX PKR JGX JBC NHU HCE EXQ BHA BAL HHU HAX HOO HCZ MJA HCZ HCZ HCZ HCZ HCZ HWB VDX VDX SAI SFA WHM BUM SPF KYI KYS BDY BDR USP WRA DRE WRA WRA WRA WRA WRA WRA WRA JKI WRA LCX TMF WRA XYN 1978 1937 1978 1950 1997 1978 1978 0 0 1963 0 1965 1965 1939 1949 0 1896 1978 1978 1949 1961 1997 1997 1997 0 0 0 1985 0 1985 1985 1985 1978 1978 1978 1907 1949 1997 0 0 1949 1950 1997 1950 1997 1997 1997 1950 1950 1991 1939 1978 1978 1978 1978 1978 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 1965 1965 1965 0 1999 1999 0 1999 1999 0 1999 1999 1999 0 0 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1836) Gobioclinus guppyi (Norman, 1922) Gobioclinus haitiensis (Beebe & Tee-Van, 1928) Labrisomus albigenys Beebe & Tee-Van, 1928 Labrisomus haitiensis Beebe & Tee-Van, 1928 Labrisomus nuchipinnis (Quoy & Gaimard, 1824) Malacoctenus aurolineatus Smith, 1957 Malacoctenus boehlkei Springer, 1959 Malacoctenus delalandii (Valenciennes, 1836) Malacoctenus erdmani Smith, 1957 Malacoctenus gilli (Steindachner, 1867) Malacoctenus macropus (Poey, 1868) Malacoctenus triangulatus Springer, 1959 Malacoctenus versicolor (Poey, 1876) Paraclinus barbatus Springer, 1955 Paraclinus fasciatus (Steindachner, 1876) Paraclinus nigripinnis (Steindachner, 1867) Starksia atlantica Longley, 1934 Starksia culebrae (Evermann & Marsh, 1899) Starksia fasciata (Longley, 1934) Starksia lepicoelia Böhlke & Springer, 1961 Starksia leucovitta Williams & Mounts, 2003 Starksia nanodes Böhlke & Springer, 1961 Starksia ocellata (Steindachner, 1876) Starksia smithvanizi Williams & Mounts, 2003 Lampris guttatus (Brünnich, 1788) Lobotes surinamensis (Bloch, 1790) Lophiodes monodi (Le Danois, 1971) Apsilus dentatus Guichenot, 1853 Etelis oculatus (Valenciennes, 1828) Lutjanus ambiguus (Poey, 1860) Lutjanus analis (Cuvier, 1828) Lutjanus apodus (Walbaum, 1792) Lutjanus buccanella (Cuvier, 1828) Lutjanus campechanus (Poey, 1860) Lutjanus cyanopterus (Cuvier, 1828) Lutjanus griseus (Linnaeus, 1758) Lutjanus jocu (Bloch & Schneider, 1801) Lutjanus mahogoni (Cuvier, 1828) Lutjanus purpureus (Poey, 1866) Lutjanus synagris (Linnaeus, 1758) Lutjanus vivanus (Cuvier, 1828) Ocyurus chrysurus (Bloch, 1791) Pristipomoides aquilonaris (Goode & Bean, 1896) Pristipomoides macrophthalmus (Müller & Troschel, 1848) Rhomboplites aurorubens (Cuvier, 1829) Coelorinchus caribbaeus (Goode & Bean, 1885) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Razon vert Whitecheek blenny (En) Blennie à joues ocellées Blennie joufflue Palehead blenny (En) Mimic blenny (En) Longfin blenny En) Whitecheek blenny (En) Longfin blenny (En) Blennie chevelue Blennie H Diamond blenny (En) Brazilian blenny (En) Imitator blenny (En) Blennie ocellée Blennie rose Blennie à selles Blennie versicolore Goatee blenny (En) Banded blenny (En) Blennie trois-yeux à joues blanches Smooth-eye blenny (En) Culebra blenny (En) Blackbar blenny (En) Blackcheek Blenny (En) Whitesaddle blenny (En) Dwarf blenny (En) Checkered blenny En) Blennie demi-bandes Poisson lune; opa Croupia roche Club bait anglerfish (En) Vivaneau noir Vivaneau royal, Brème Vivaneau ambigu Sorbe Vivaneau dentchien, Parque Vivaneau oreille noire, Boucanelle Vivaneau campèche Vivaneau cubéra Carde gris Vivaneau chien Sarde Vivaneau rouge Vivaneau gazou Vivaneau soie Vivaneau queue jaune, Colas, Colas vorace Colas gros yeux Vivaneau ti-yeux Blackfin Grenadier (En) Domèz Sad, Vivano Sad, Vivano Sad, Vivano Sorbe Sad, Vivano Zorey nwa Sad roz Sad, Vivano Vivanno gri, Sad, Ajante Snappers Ajante Vivanno rouj (V. garance) Sad, Vivano Sad, Vivano Kola, Vivanno jòn (V. Jaune) Sad, Vivano Sad, Vivano Ronn AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 273608 1016071 993097 993098 993099 993100 1016102 281247 281255 281260 281491 281492 281494 281496 281498 281500 281503 281504 282017 282021 282031 276361 276364 276366 276374 276376 276379 159670 276385 126522 126973 278531 277617 159789 276522 159792 159793 159794 159795 159796 159797 159798 159799 276547 159800 159801 159803 159805 276555 159807 280261 WRA DPX DPX DPX DPX DPX DPX DPX DPX KVA DPX DPX DPX DPX DPX DPX DPX MRV DPX DPX DPX SKT DPX DPX DPX DPX DPX DPX DPX LAG LOB ANF ASX EEO SNA LJN LJP LJU SNR LJY LJI LJJ LJM SNC SNL LTJ SNY PQI UPZ RPU CQI 1999 1998 1997 1997 1997 1997 1997 1998 1997 1896 1997 2006 1997 1997 1997 1997 1997 1896 0 1997 1997 1997 1996 1999 1999 1999 1997 1993 1999 1978 1978 1961 1985 1969 1950 1985 1897 1985 2004 1985 1950 1985 1985 1985 1905 1985 1885 1985 1985 1949 1990 2002 1 0 0 0 0 1999 1 1927 1953 1953 0 1953 1927 0 0 1857 1953 0 1953 1953 1927 1953 1953 1896 2000 0 1927 1999 1927 1999 1959 1999 1999 1927 1999 0 1927 0 2011 0 1950 1927 1857 1857 0 0 1927 1927 1950 1945 1859 1930 1885 1857 1965 1927 1963 p4 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p4 p3 p3 p3 p4 p4 p4 p4 p3 p3 p3 p4 p4 p3 p3 p1 p3 p1 p3 p3 p4 p9 p7 p5 p5 p5 p3 p3 p3 p5 p5 p3 p3 p3 p3 p5 p3 p3 p3 p5 p5 p5 p10 1978 1978 2002 1978 1978 1978 1978 1978 0 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1999 0 0 0 0 1999 0 0 1999 1999 1999 0 1999 0 1 1 0 1 1 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 1 1 0 1 0 182 famille Poissons osseux (suite) Macrouridae (suite) Malacanthidae Megalopidae Melamphaidae Melanocetidae Microdesmidae Molidae Monacanthidae Moringuidae Moridae Mugilidae Mullidae Muraenesocidae Muraenidae Nom scientifique Coelorinchus occa (Goode & Bean, 1885) Coryphaenoides rudis Günther, 1878 Gadomus dispar (Vaillant, 1888) Hymenocephalus billsam Marshall & Iwamoto, 1973 Hymenocephalus italicus Giglioli, 1884 Malacocephalus laevis (Lowe, 1843) Malacocephalus occidentalis Goode & Bean, 1885 Nezumia aequalis (Günther, 1878) Ventrifossa macropogon Marshall, 1973 Caulolatilus chrysops (Valenciennes, 1833) Malacanthus plumieri (Bloch, 1786) Megalops atlanticus Valenciennes, 1847 Melamphaes pumilus Ebeling, 1962 Scopeloberyx opisthopterus (Parr, 1933) Melanocetus murrayi Günther, 1887 Cerdale floridana Longley, 1934 Ptereleotris helenae (Randall, 1968) Ptereleotris calliura (Jordan & Gilbert, 1882) Mola mola (Linnaeus, 1758) Aluterus monoceros (Linnaeus, 1758) Aluterus schoepfii (Walbaum, 1792) Aluterus scriptus (Osbeck, 1765) Cantherhines macrocerus (Hollard, 1853) Cantherhines pullus (Ranzani, 1842) Cantherhines sandwichiensis (Quoy & Gaimard, 1824) Monacanthus ciliatus (Mitchill, 1818) Monacanthus tuckeri Bean, 1906 Stephanolepis hispidus (Linnaeus, 1766) Stephanolepis setifer (Bennett, 1831) Moringua edwardsi (Bennett, 1831) Salilota australis (Günther, 1878) Crenimugil heterocheilos (Bleeker, 1855) Dajaus monticola (Bancroft, 1834) Joturus pichardi Poey, 1860 Mugil cephalus Linnaeus, 1758 Mugil curema Valenciennes, 1836 Mugil curvidens Valenciennes, 1836 Mugil hospes Jordan & Culver, 1895 Mugil incilis Hancock, 1830 Mugil liza Valenciennes, 1836 Mugil trichodon Poey, 1875 Mulloidichthys martinicus (Cuvier, 1829) Mullus auratus Jordan & Gilbert, 1882 Pseudupeneus maculatus (Bloch, 1793) Upeneus parvus Poey, 1852 Upeneus sundaicus (Bleeker, 1855) Cynoponticus savanna (Bancroft, 1831) Anarchias similis (Lea, 1913) Channomuraena vittata (Richardson, 1845) Echidna catenata (Bloch, 1795) Enchelycore carychroa Böhlke & Böhlke, 1976 nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Swordsnout grenadier (En) Bighead grenadier (En) longbeard grenadier (En) (grenadier) Grenadier barbu Grenadier barbu Grenadier scie Grenadier lisse Longbeard grenadier (En) Tile œil doré Matajuel blanc, Vive tropicale Tarpon Bigscale (En) Baudroie abyssale Pugjaw wormfish (En) Poisson-fléchette planant Blue dartfish (En) Mole, poisson-lune Bourse loulou, Bourse licorne Bourse orange Bourse écriture, Bourse graffiti Bourse cabri Bourse pintade Bourse pitaire Bourse émeri, Bourse à frange Bourse élancée Bourse brune, Bourse tête plate Bourse fil, Bourse pygmée Anguille-spaghetti More têtard Mulet boxeur Mulet de fleuve Mulet bobo Mulet cabot Mulet blanc Mulet mignon Mulet hospe Mulet parassi Mulet lébranche Mulet éventail Capucin jaune, barbaray rouge Rouget-barbet doré Rouget barbet tacheté, barbaray Rouget-souris mignon Ochrebanded goatfish (En) Morénésoce coungré Pygmy Moray (En) Murène anneau Murène enchainée Murène cloutée Grand-ecaille, Gran kal Filefishes Bousse antèn Souris jaune Barbaren Barbaren zéb Barbaren Barbaren Kong Kong Kong Kong AphiaID Alph3 FB-SLB 280323 272350 126470 272372 158961 272392 158741 126473 158747 159403 277261 126430 159330 127275 126557 280084 277123 277120 127405 127407 159490 159491 276250 159493 220057 159497 159499 127409 159500 158578 282654 275314 1042835 281205 126983 159416 273649 273653 273654 273655 273660 277991 159418 159421 159422 273673 271798 158581 217466 278676 271805 CKO CVY RTX RTX HYS MLL MLO NZA VEM CKZ MWP TAR MZZ MZZ MXN DFD JBX JBX MOX ALM AWI ALN FLF FLF CWH FFX FFX FIK FFX AMM SAO MHE AJW MUA MUF MGU MGS MGS MGI MUB MMW YMZ MUX UDU UPP UPU IKX MUI AMH AMD MUI 0 1990 0 2014 1990 1990 1990 1990 0 1997 1978 1978 0 0 0 1997 1997 2016 1997 0 1978 1997 1997 1950 1897 1911 1997 1950 1978 0 1903 0 1978 2003 1978 1898 1978 1978 1898 1978 1978 1978 1978 1935 1978 1957 1950 0 1978 1997 0 FAO 2002 1978 1978 2002 1978 2002 2002 1978 1978 2002 2002 1978 1978 2002 1978 1978 1978 1978 2002 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 0 1978 2002 2002 OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1999 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1999 0 1 1999 0 1 1 0 0 1999 0 0 0 0 0 1999 0 1999 0 0 1 0 0 0 1967 1963 0 1963 0 0 0 0 1963 1963 0 1933 1927 1970 1970 1970 1953 0 0 0 1959 1927 1927 0 1927 1897 1911 1999 1930 1927 1903 1903 1865 1912 0 1980 1898 0 0 1898 2018 1953 1927 0 1927 0 1947 1946 1970 0 1953 1959 p10 p10 p10 p10 p10 p10 p10 p10 p10 p5 p5 p2 p9 p9 p9 p3 p1 p1 p8 p3 p5 p3 p3 p3 p3 p4 p4 p5 p5 p1 p5 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p5 p5 p4 p5 p1 p6 p3 p6 p6 p6 183 famille Poissons osseux (suite) Muraenidae (suite) Myctophidae Neoscopelidae Nettastomatidae Nomeidae Ogcocephalidae Ophichthidae Ophidiidae Nom scientifique Enchelycore nigricans (Bonnaterre, 1788) Gymnothorax conspersus Poey, 1867 Gymnothorax funebris Ranzani, 1839 Gymnothorax maderensis (Johnson, 1862) Gymnothorax miliaris (Kaup, 1856) Gymnothorax moringa (Cuvier, 1829) Gymnothorax ocellatus Agassiz, 1831 Gymnothorax vicinus (Castelnau, 1855) Monopenchelys acuta (Parr, 1930) Uropterygius macularius (Lesueur, 1825) Centrobranchus nigroocellatus (Günther, 1873) Ceratoscopelus warmingii (Lütken, 1892) Diaphus adenomus Gilbert, 1905 Diaphus brachycephalus Tåning, 1928 Diaphus dumerilii (Bleeker, 1856) Diaphus garmani Gilbert, 1906 Diaphus rafinesquii (Cocco, 1838) Diaphus splendidus (Brauer, 1904) Hygophum macrochir (Günther, 1864) Lampadena anomala Parr, 1928 Lepidophanes guentheri (Goode & Bean, 1896) Myctophum affine (Lütken, 1892) Myctophum nitidulum Garman, 1899 Myctophum obtusirostre Tåning, 1928 Myctophum selenops Tåning, 1928 Nannobrachium lineatum (Tåning, 1928) Neoscopelus macrolepidotus Johnson, 1863 Neoscopelus microchir Matsubara, 1943 Venefica procera (Goode & Bean, 1883) Cubiceps pauciradiatus Günther, 1872 Nomeus gronovii (Gmelin, 1789) Psenes cyanophrys Valenciennes, 1833 Dibranchus atlanticus Peters, 1876 Halieutichthys aculeatus (Mitchill, 1818) Ogcocephalus declivirostris Bradbury, 1980 Ogcocephalus nasutus (Cuvier, 1829) Ogcocephalus radiatus (Mitchill, 1818) Ogcocephalus vespertilio (Linnaeus, 1758) Ahlia egmontis (Jordan, 1884) Echiophis punctifer (Kaup, 1859) Myrichthys breviceps (Richardson, 1848) Myrichthys ocellatus (Lesueur, 1825) Myrophis platyrhynchus Breder, 1927 Ophichthus cruentifer (Goode & Bean, 1896) Ophichthus gomesii (Castelnau, 1855) Ophichthus ophis (Linnaeus, 1758) Bathyonus laticeps (Günther, 1878) Brotula barbata (Bloch & Schneider, 1801) Dicrolene kanazawai Grey, 1958 Holcomycteronus squamosus (Roule, 1916) Lepophidium brevibarbe (Cuvier, 1829) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Murène noire, Murène vipère Saddled moray (En) Murène verte Murène de Madère Murène dorée Murène tachetée Murène ocellée Murène jaune Redface moray (En) Marbled moray (En) Roundnose lanternfish (En) Warming’s lanternfish (En) Gilbert's large lantern fish (En) Short-headed lantern fish (En) Lantern fish (En) Garman’s lanternfish (En) White-spoted lantern fish (En) Horned lanternfish (En) Largefin lanternfish (En) Anomalous lanternfish (En) Günther’s lanternfish (En) Lanterne métallique Metallic lanternfish (En) Bluntsnout lanternfish (En) Wisner's lantern fish (En)) Lanternfish (En) Large-scaled lantern fish (En) Shortfin neoscopelid (En) Short-snout sorcerer (En) Bigeye cigarfish (En) Dérivant des physalies Freckled driftfish (En) Atlantic batfish (En) Poisson chauve-souris Slantbrow batfish (En) Poisson chauve-souris unicorne Polka-dot batfish (En) Batfish (En) Serpentine clef Serpenton tiyeux Serpentine dorée Serpentine ocellée Broadnose worm eel (En) Serpent de mer Serpenton chevrette Serpenton tacheté Brotula barbé Brotule barbiche Kong Kong Kong vèt Kong Kong Kong morel, Kong gri Kong Kong Kong Kong AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 271808 158582 158583 126299 271852 158584 271865 126302 277933 277951 126584 126586 126587 126589 126590 158888 126596 158893 158895 126606 126621 158902 126626 158904 126628 158912 126634 126635 158593 159424 126991 159427 126558 159190 275907 275908 275913 159195 158595 158610 158637 275486 158642 158644 271955 126315 126666 159067 275896 126671 275619 DLI AXZ AMI AGD AXZ AGG AMW AMT MMA MUI DBH NCV LXX DPY DPU DQA DPF DQC LXX LXX JHC OWS MCU OWQ MMY LYL NSM LAX XAX UBU NMG PSC DBA HLA MZZ MZZ MZZ MZZ AOE AOU OWX OWX OWX OWX OOG OQK OBP BRD OPH OPH LPW 1978 1997 1978 0 1978 1896 1978 1978 0 0 0 1999 0 0 1999 1999 1963 1981 0 0 0 0 1999 1999 0 0 0 0 0 0 1997 0 0 1900 0 1997 0 0 1999 0 0 1997 0 0 1950 1978 0 1999 0 0 1949 1978 2002 1978 2002 1978 1978 1978 1978 2002 2002 1999 0 0 0 1999 1972 0 0 1999 0 0 1999 1 0 1999 1956 0 0 0 0 0 0 1999 1999 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1953 0 1981 0 1959 1896 1946 1953 1999 1959 1963 1999 0 1962 1999 1956 1963 1962 1962 2011 1962 1956 1999 1999 1962 1963 1963 2011 1970 1962 1884 1962 1963 1900 1933 1927 1963 2011 1927 0 1929 0 1959 1927 1950 0 1970 0 1970 1970 1949 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p3 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p10 p9 p9 p9 p5 p5 p5 p5 P1 p5 p4 p1 p3 p4 p1 p5 p5 p5 p10 p5 p10 p10 p5 1978 1978 2002 0 0 1999 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 184 famille Poissons osseux (suite) Ophidiidae (suite) Opistognathidae Ostraciidae Paralepididae Paralichthyidae Pempheridae Percophidae Phosichthyidae Poeciliidae Polymixiidae Polynemidae Pomacanthidae Pomacentridae Nom scientifique Neobythites marginatus Goode & Bean, 1886 Neobythites unicolor Nielsen & Retzer, 1994 Ophidion holbrookii Putnam, 1874 Otophidium dormitator Böhlke & Robins, 1959 Petrotyx sanguineus (Meek & Hildebrand, 1928) Porogadus miles Goode & Bean, 1885 Opistognathus aurifrons (Jordan & Thompson, 1905) Opistognathus lonchurus Jordan & Gilbert, 1882 Opistognathus macrognathus Poey, 1860 Opistognathus maxillosus Poey, 1860 Opistognathus whitehursti (Longley, 1927) Acanthostracion polygonius Poey, 1876 Acanthostracion quadricornis (Linnaeus, 1758) Lactophrys bicaudalis (Linnaeus, 1758) Lactophrys trigonus (Linnaeus, 1758) Lactophrys triqueter (Linnaeus, 1758) Lestidiops affinis (Ege, 1930) Citharichthys arenaceus Evermann & Marsh, 1900 Citharichthys dinoceros Goode & Bean, 1886 Citharichthys sordidus (Girard, 1854) Citharichthys spilopterus Günther, 1862 Cyclopsetta fimbriata (Goode & Bean, 1885) Etropus crossotus Jordan & Gilbert, 1882 Etropus rimosus Goode & Bean, 1885 Paralichthys dentatus (Linnaeus, 1766) Syacium gunteri Ginsburg, 1933 Syacium micrurum Ranzani, 1842 Pempheris schomburgkii Müller & Troschel, 1848 Bembrops gobioides (Goode, 1880) Bembrops macromma Ginsburg, 1955 Vinciguerria nimbaria (Jordan & Williams, 1895) Gambusia affinis (Baird & Girard, 1853) Gambusia dominicensis Regan, 1913 Gambusia puncticulata Poey, 1854 Limia rivasi Franz & Burgess, 1983 Limia vittata (Guichenot, 1853) Poecilia reticulata Peters, 1859 Poecilia sphenops Valenciennes, 1846 Polymixia lowei Günther, 1859 Polymixia nobilis Lowe, 1836 Polydactylus oligodon (Günther, 1860) Polydactylus virginicus (Linnaeus, 1758) Centropyge argi Woods & Kanazawa, 1951 Holacanthus ciliaris (Linnaeus, 1758) Holacanthus tricolor (Bloch, 1795) Pomacanthus arcuatus (Linnaeus, 1758) Pomacanthus paru (Bloch, 1787) Abudefduf saxatilis (Linnaeus, 1758) Abudefduf taurus (Müller & Troschel, 1848) Chromis cyanea (Poey, 1860) Chromis enchrysura Jordan & Gilbert, 1882 nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Stripefin brotula (En) Spotted brotula (En) Brotule de banc Sleeper cusk (En) Redfin brotula (En) Abadèche mince Marionnette tête d'or Moustache jawfish (En) Marionnette ponctuée Mottled jawfish (En) Dusky Jawfish (En) Coffre polygone Coffre taureau Coffre zinga Coffre à cornes Coffre baquette Barracudina (En) Rombou des sables Rombou à deux tâches Cardine de Californie Rombou de plage Perpeire à queue tachetée Perpeire frange Limande grise Cardeau d'été Fausse limande de banc Fausse limande Hachette cuivrée Goby flathead (En) Oceanic lightfish (En) Gambusie Dominican gambusia (En) Caribbean gambusia (En) Rivas's limia (En) Cuban Limia (En) Guppy Molly Poisson chèvre Poisson chèvre robuste Barbure à petites écailles Barbure argenté Poisson-ange nain à tête jaune Demoiselle royale Demoiselle beauté Demoiselle blanche Demoiselle chiririte Castagnole Sergent-major de nuit Chromis bleu Yellowtail chromis (En) Cowfishes Kòf Kòf Kòf Cowfishes Angelfishes AphiaID Alph3 FB-SLB 276624 276645 272824 275632 282225 158775 276442 276462 276463 276465 276480 158919 158920 275874 158931 158932 126353 275685 275686 275694 159166 158795 158799 158802 158826 275839 158877 277068 159843 276579 127303 159325 276132 276140 281356 281357 154400 275351 158923 127163 276596 159854 278827 276012 276017 159287 276025 159288 273701 273718 273722 OPH OPH OVK OPH OPH OPH OIU DPX DPX DPX DPX NCY NCQ KBC LFT LFQ LDA IYE FLX IYO IYP FLX UCO FLX FLS YAG YAM PRC JIX JIX VII GSF DIA DIA DIA DIA PFL OZS MZZ PXV QTC QTG ANW ANW ANW ANW ANW ABU DJJ DSF DSF 0 1961 0 1999 0 0 1997 2004 1997 0 1999 1997 1901 1897 1950 1895 0 0 0 0 1927 1997 1997 1 0 1997 1949 1997 0 0 0 0 1921 0 1989 0 0 0 1965 0 1986 1950 1985 1978 1896 1949 1978 1950 1978 1997 1997 FAO 0 2002 1978 1978 1978 1978 2002 2002 2002 2002 2002 0 0 0 1 2002 0 0 1978 2002 1978 1978 1978 1978 1978 1978 OBIS GBIF Pplt 1 1 0 0 0 0 1999 0 0 0 1999 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1999 1999 1970 1970 1999 0 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cruentatus (Lacepède, 1801) Priacanthus arenatus Cuvier, 1829 Chirocentrodon bleekerianus (Poey, 1867) Rachycentron canadum (Linnaeus, 1766) Rondeletia bicolor Goode & Bean, 1895 Cryptotomus roseus Cope, 1871 Nicholsina usta usta (Valenciennes, 1840) Scarus coelestinus Valenciennes, 1840 Scarus coeruleus (Edwards, 1771) Scarus guacamaia Cuvier, 1829 Scarus iseri (Bloch, 1789) Scarus taeniopterus Lesson, 1829 Scarus vetula Bloch & Schneider, 1801 Sparisoma atomarium (Poey, 1861) Sparisoma aurofrenatum (Valenciennes, 1840) Sparisoma axillare (Steindachner, 1878) Sparisoma chrysopterum (Bloch & Schneider, 1801) Sparisoma frondosum (Agassiz, 1831) Sparisoma radians (Valenciennes, 1840) Sparisoma rubripinne (Valenciennes, 1840) Sparisoma viride (Bonnaterre, 1788) Bairdiella ronchus (Cuvier, 1830) Corvula batabana (Poey, 1860) Corvula sanctaeluciae Jordan, 1890 Cynoscion jamaicensis (Vaillant & Bocourt, 1883) Equetus lanceolatus (Linnaeus, 1758) Equetus punctatus (Bloch & Schneider, 1801) Larimus breviceps Cuvier, 1830 Micropogonias furnieri (Desmarest, 1823) Micropogonias undulatus (Linnaeus, 1766) Odontoscion dentex (Cuvier, 1830) Pareques acuminatus (Bloch & Schneider, 1801) Pogonias cromis (Linnaeus, 1766) Stellifer colonensis Meek & Hildebrand, 1925 Umbrina broussonnetii Cuvier, 1830 Umbrina coroides Cuvier, 1830 Acanthocybium solandri (Cuvier, 1832) Auxis rochei rochei (Risso, 1810) Auxis thazard thazard (Lacepède, 1800) Euthynnus alletteratus (Rafinesque, 1810) Katsuwonus pelamis (Linnaeus, 1758) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Olive chromis (En) Castagnole brune Chaffet queue jaune Demoiselle brune Demoiselle noire Brazilian damsel (En) Beau grégoire Damselfish (En) Demoiselle bicolore Demoiselle trois points Demoiselle cacao) Beauclaire de roche, Soleil caye Beauclaire soleil Poisson-papier dentu Cobia Perroquet à lèvre bleue Perroquet éméraude Perroquet noir Perroquet bleu Perroquet arc-en-ciel Perroquet rayé Perroquet princesse Perroquet périco Perroquet à tâche verte Perroquet tacheté Perroquet basto Perroquet vert Redtail parrotfish (En) Perroquet aile-noire Perroquet basto Perroquet feu Mamselle rouio Mamselle bleue Mamselle caimuire Acoupa mongolare Évêque couronné Évêque étoilé, Monsieur l'abbé Verrue titête Tambour rayé Tambour brésilien Verrue de roche dragonnet, curé, évêque Grand tambour Colon stardrum (En) Ombrine rayée Ombrine pétope Thazard, Wahoo Bonitou Auxide Thonine commune Listao, Bonite Pwason jwif, Soley, Sol Pwason jwif, lougawou, Soley, Sol Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Parrotfishes Pawokè, Vant sal Pawòkèt roz, boutou, potpot Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawokè, Vant sal Pawòkèt labou, resif, bas, boutou, Pawòkèt ble, boutou, potpot Pawokè, Vant sal Tchara, wawou Bonit reye Taza Ton AphiaID Alph3 FB-SLB 273731 273743 281571 276659 276666 276669 159291 276676 276677 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Scorpaena brasiliensis Cuvier, 1829 Scorpaena elachys Eschmeyer, 1965 Scorpaena grandicornis Cuvier, 1829 Scorpaena inermis Cuvier, 1829 Scorpaena plumieri Bloch, 1789 Scorpaenodes caribbaeus Meek & Hildebrand, 1928 Alphestes afer (Bloch, 1793) Baldwinella aureorubens (Longley, 1935) Bullisichthys caribbaeus Rivas, 1971 Cephalopholis argus Schneider, 1801 Cephalopholis cruentata (Lacepède, 1802) Cephalopholis fulva (Linnaeus, 1758) Dermatolepis inermis (Valenciennes, 1833) Diplectrum bivittatum (Valenciennes, 1828) Diplectrum formosum (Linnaeus, 1766) Diplectrum radiale (Quoy & Gaimard, 1824) Epinephelus adscensionis (Osbeck, 1765) Epinephelus guttatus (Linnaeus, 1758) Epinephelus itajara (Lichtenstein, 1822) Epinephelus morio (Valenciennes, 1828) Epinephelus striatus (Bloch, 1792) Gonioplectrus hispanus (Cuvier, 1828) Hypoplectrus aberrans Poey, 1868 Hypoplectrus chlorurus (Cuvier, 1828) Hypoplectrus gummigutta (Poey, 1851) Hypoplectrus guttavarius (Poey, 1852) Hypoplectrus indigo (Poey, 1851) Hypoplectrus liberte Victor & Marks, 2018 Hypoplectrus maculiferus Poey, 1871 Hypoplectrus nigricans (Poey, 1852) Hypoplectrus puella (Cuvier, 1828) Hypoplectrus unicolor (Walbaum, 1792) Hyporthodus flavolimbatus (Poey, 1865) Hyporthodus mystacinus (Poey, 1852) Hyporthodus nigritus (Holbrook, 1855) Hyporthodus niveatus (Valenciennes, 1828) Liopropoma rubre Poey, 1861 Mycteroperca bonaci (Poey, 1860) Mycteroperca interstitialis (Poey, 1860) Mycteroperca tigris (Valenciennes, 1833) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Bonite à dos rayé Thazard barré Thazard franc Germon Albacore Thon à nageoires noires Thon obèse Thon rouge du Nord Turbot de sable Rascasse longnez Laffe volant, Poisson lion Coral scorpionfish (En) Rascasse brésilienne Dwarf scorpionfish (En) Poisson scorpion à tentacules Rascasse champignon Vingt-quatre heures Petite rascasse de récif Varech Coné dorée Pugnose bass (En) Vieille la prude Vieille de roche, Coné essain Coné ouatalibi, Tanche Mérou marbré Serran fil Serran de sable Serran des lagunes Grand gueule noir Grand gueule rouge Mérou géant Mérou rouge Mérou rayé, Vieille franche Pavillon espagnol Hamlet Hamlet queue jaune Hamlet doré Hamlet timide Hamlet indigo Striped hamlet (En) Hamlet bicolore Hamlet noir Hamlet marbré Hamlet unicolore Mérou aile jaune Mérou brouillard, mérou huit raies Mérou varsovie (polonais) Mérou neige Peppermint basslet (En) Badèche bonaci Badèche gueule jaune Badèche tigre Taza Kejon Bonit-Ton Bonit Zizirit Preval, fenk vini, minista Vennkatrè Zizirit Zizirit Zizirit Zizirit Zizirit Zizirit Neg Neg Neg Neg Fenfen, nèg, vyèj Groupers Neg Neg Neg Neg Fenfen Grandyol Neg Vieille rouge Nég, Nagul, Tienne Neg Neg Neg Golden hamlet Neg Indigo hamlet Mero rayado Neg Black hamlet Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Croupers Croupers AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 127021 159340 273819 127026 127027 159343 127028 127029 158907 274682 159559 274697 159562 274707 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Serranus baldwini (Evermann & Marsh, 1899) Serranus flaviventris (Cuvier, 1829) Serranus maytagi Robins & Starck, 1961 Serranus phoebe Poey, 1851 Serranus tabacarius (Cuvier, 1829) Serranus tigrinus (Bloch, 1790) Serranus tortugarum Longley, 1935 Archosargus rhomboidalis (Linnaeus, 1758) Calamus bajonado (Bloch & Schneider, 1801) Calamus calamus (Valenciennes, 1830) Calamus penna (Valenciennes, 1830) Calamus pennatula Guichenot, 1868 Calamus proridens Jordan & Gilbert, 1884 Diplodus caudimacula (Poey, 1860) Lagodon rhomboides (Linnaeus, 1766) Pagrus pagrus (Linnaeus, 1758) Sphyraena barracuda (Edwards, 1771) Sphyraena guachancho Cuvier, 1829 Sphyraena picudilla Poey, 1860 Argyropelecus aculeatus Valenciennes, 1850 Polyipnus asteroides Schultz, 1938 Polyipnus laternatus Garman, 1899 Astronesthes cyaneus (Brauer, 1902) Astronesthes richardsoni (Poey, 1852) Bathophilus digitatus (Welsh, 1923) Chauliodus sloani Bloch & Schneider, 1801 Eustomias brevibarbatus Parr, 1927 Eustomias longibarba Parr, 1927 Grammatostomias flagellibarba Holt & Byrne, 1910 Idiacanthus fasciola Peters, 1877 Leptostomias gladiator (Zugmayer, 1911) Stomias affinis Günther, 1887 Peprilus paru (Linnaeus, 1758) Symphysanodon berryi Anderson, 1970 Amphelikturus dendriticus (Barbour, 1905) Bryx dunckeri (Metzelaar, 1919) Bryx randalli (Herald, 1965) Cosmocampus brachycephalus (Poey, 1868) Cosmocampus elucens (Poey, 1868) Hippocampus comes Cantor, 1849 * nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Badèche de roche Badèche créole Reef-bass (En) Freckled soapfish (En) Large-spotted soapfish (En) Savon tacheté Plain soapfish (En) Poisson savon, savon Savon tacheté Pygmy sea bass Blackear bass (En) Serran lanterne Serran de mangrove Palid bass (En) Serran tatler Serran tabac Serran tigré Serran craie Rondeau brème Daubenet trembleur Daubenet loto Daubenet bélier Daubenet plume Daubenet titête Sar argenté Sar salème Pagre rouge Barracuda Bécune guachanche Bécune chandelle, Picudilla Hache d'argent à épines Dix-bardes à épines courtes Spiny hatchetfish (En) Dragon-saumon de Richardson Scaleless Black Dragonfish (En) Chauliode de sloane Pez dragón pelado (Sp) Idiacanthe ruban Scaleless dragonfish (En) Scaly dragonfish (En) Stromate lune Slope Bass (En) Hippocampe Pugnose Pipefish (En) Ocellated pipefish (En) Crested pipefish (En) Syngnathe annelé Hippocampe à queue tigrée Croupers Creole-fish Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Neg Harlequin serranid Neg Valèt Diapav Djol pave Diapav Diapav Diapav Odo Valèt Kwokwo Bekin Guaguanche AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 273885 282084 278293 275958 275959 712600 275962 275963 275964 282762 273891 273893 273896 273900 273903 273908 273909 273910 159239 159241 159242 159245 275972 275973 305181 159249 127063 345843 159814 273984 127306 158839 274986 275012 158843 127330 127338 158852 127344 127353 127354 127355 158736 159827 159831 316266 159444 276235 278058 278059 275191 MKV TIF EDG BSX BSX BSX BSX RYC QZZ RLP RNB BAS BAS BAS BAS BAS BAS BAS AVB CBD CMV CFE PRG CFO DIG LGO RPG GBA YRU YRP SEE HAF HAF RQX IDD BTU CDN RQX EUO GMF IDF RQX QZY ERP ERP VUX VUX VUX VUX VUX HWF 1950 1993 1997 0 1999 2012 1950 1978 1997 2016 1997 1997 1 0 1997 1950 1950 1997 1950 1978 1911 1978 1949 0 1978 1 2018a 1978 1950 1950 1981 0 1965 1 0 1990 0 1963 0 0 0 1990 1990 1949 0 2006 1999 1999 0 0 0 1978 1978 1 1 1999 0 0 0 0 1999 1999 0 0 1999 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1999 1999 0 0 1 1950 1953 1959 1927 1927 1970 1945 1857 1953 0 0 1959 1950 1965 0 1950 1959 1999 1946 1946 1911 0 1 0 0 1950 0 1943 1950 1950 1970 1963 0 1922 0 0 1962 1963 1990 1963 1970 0 2011 1857 1965 0 1927 1999 1953 1927 0 p3 p3 p3 p5 p3 p3 p1 p5 p5 p4 p5 p5 p3 p5 p5 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p4 p3 p3 p3 p1 p5 p7 p7 p7 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p7 p3 p1 p1 p1 p1 p3 p3 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 0 0 1978 1978 1978 1978 0 188 famille Poissons osseux (suite) Syngnathidae (suite) Synodontidae Tetraodontidae Trachichthyidae Trichiuridae Triglidae Tripterygiidae Xiphiidae Élasmobranches - Raies Dasyatidae Myliobatidae Potamotrygonidae Pristidae Rajidae Urotrigonidae Elasmobranches - Requins Alopiidae Carcharhinidae Nom scientifique nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Hippocampus erectus Perry, 1810 Hippocampus guttulatus Cuvier, 1829 * Hippocampus reidi Ginsburg, 1933 Micrognathus crinitus (Jenyns, 1842) Microphis brachyurus brachyurus (Bleeker, 1854) Microphis brachyurus lineatus (Kaup, 1856) Syngnathus floridae (Jordan & Gilbert, 1882) Syngnathus pelagicus Linnaeus, 1758 Saurida suspicio Breder, 1927 Synodus bondi Fowler, 1939 Synodus foetens (Linnaeus, 1766) Synodus intermedius (Spix & Agassiz, 1829) Synodus poeyi Jordan, 1887 Synodus saurus (Linnaeus, 1758) Synodus synodus (Linnaeus, 1758) Trachinocephalus myops (Forster, 1801) Canthigaster rostrata (Bloch, 1786) Colomesus psittacus (Bloch & Schneider, 1801) Lagocephalus laevigatus (Linnaeus, 1766) Lagocephalus lagocephalus (Linnaeus, 1758) Sphoeroides greeleyi Gilbert, 1900 Sphoeroides nephelus (Goode & Bean, 1882) Sphoeroides spengleri (Bloch, 1785) Sphoeroides testudineus (Linnaeus, 1758) Hoplostethus mediterraneus Cuvier, 1829 Zu cristatus (Bonelli, 1819) Benthodesmus tenuis (Günther, 1877) Evoxymetopon taeniatus Gill, 1863 Trichiurus lepturus Linnaeus, 1758 Bellator egretta (Goode & Bean, 1896) Prionotus punctatus (Bloch, 1793) Enneanectes altivelis Rosenblatt, 1960 Enneanectes boehlkei Rosenblatt, 1960 Enneanectes jordani (Evermann & Marsh, 1899) Xiphias gladius Linnaeus, 1758 Hippocampe rayé Hippocampe moucheté Hippocampe long nez Banded pipefish (En Syngnathe à queue courte Opossum pipefish (En) Dusky pipefish (En) Siphonostome, Vipère de mer Suspicious lizardfish (En) Sharpnose lizardfish (En) Anoli des plages Anoli de sable Anoli Poey Anoli saury, Poisson-lézard rayé Anali commun Anoli serpent Tétrodon nain Compère à bandes Compère lisse Compère lièvre Compère vert Compère foutre Compère collier Compère corotuche Hoplostète argenté Trachyptère ventru Sabre fleuret Poisson sabre canal Poisson sabre commun Streamer searobin (En) Grondin poule Lofty triplefin (En) Blennie trois-nageoires à bandes Redeye triplefin (En) Espadon Dasyatis hastata (DeKay, 1842) Hypanus americanus (Hildebrand & Schroeder, 1928) Hypanus guttatus (Bloch & Schneider, 1801) Hypanus say (Lesueur, 1817) Aetobatus narinari (Euphrasen, 1790) Styracura schmardae (Werner, 1904) Pristis pectinata Latham, 1794 Raja eglanteria Bosc, 1800 Urobatis jamaicensis (Cuvier, 1816) Pastenague américaine Pastenague long-nez Bluntnose stingray (En) Aigle de mer léopard Pastenague chupare Poisson-scie Raie blanc nez Raie ronde Alopias superciliosus Lowe, 1841 Carcharhinus acronotus (Poey, 1860) Carcharhinus brevipinna (Müller & Henle, 1839) Carcharhinus falciformis (Müller & Henle, 1839) Carcharhinus leucas (Müller & Henle, 1839) Carcharhinus limbatus (Müller & Henle, 1839) Renard gros yeux Requin nez noir Requin tisserand Requin soyeux Requin bouledogue Requin pointes noires AphiaID Alph3 FB-SLB 159445 154776 159446 278317 223864 159449 159450 367332 272119 1014889 158758 158759 158760 126372 126373 158884 127411 280367 158933 127414 275276 275280 158935 158936 126404 126529 159834 159836 127089 276272 276288 280677 280679 280681 127094 HIC HIC HIC VUX QBV VUX SWY SWY SZX LIX LIX LIX LIX SDR DYZ LIX PUX KOP LFL LGH PUA PUA QBY FDT HPR ZUC BWN CUT LHT SRA PQT EAV VVX VVX SWO 1999 0 1950 1997 1997 1927 2006 1927 1997 2013 1950 1896 1997 2016 1997 1997 1897 0 1897 0 2016 1978 1900 1978 0 1981 0 1993 1993 0 1950 0 1999 0 0 Re Re, santi pise 271435 1042856 271434 1042865 217426 1297575 105848 158556 283086 STT RDH RDU JDY MAE DHH RPP JFE RUJ Reken Reken, Vach Reken, Vach Reken Reken 105835 158508 105788 105789 105792 105793 BTH CCN CCB FAL CCE CCL Pwason mabouya Espadon Re FAO OBIS GBIF Pplt 1978 0 1 0 1999 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1999 0 1999 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1999 0 1992 0 1982 1922 1959 1943 1927 0 1927 0 1946 1927 1896 1963 0 1999 1927 1897 0 1897 2011 0 1927 1900 1927 1963 2011 1963 0 1936 1965 1950 1959 1999 1927 0 p4 p4 p3 p3 p1 p4 p1 p4 p1 p5 p5 p5 p5 p5 p5 p5 p3 p1 p7 p7 p1 p1 p4 p1 P5 p7 p7 p5 p5 p5 p5 p3 p3 p3 p8 1950 1978 1978 1997 1978 1978 0 2018a 1949 1978 1978 2002 1978 1978 0 0 2002 0 0 0 1 1 0 1 0 1 1950 0 0 0 1 0 0 1857 p1 p5 p5 p1 p5 p1 p1 p5 p1 0 1984 0 1984 1984 1897 0 1978 1978 1978 1978 1978 1997 1 0 1972 1 0 0 0 0 1972 0 1897 p8 p3 p8 p8 p5 p7 2002 2002 2002 2002 0 2002 2002 2002 0 1978 2002 2002 1978 1978 1978 0 0 1978 2002 0 189 famille Nom scientifique Elasmobranches - Requins (suite) Carcharhinidae (suite) Carcharhinus longimanus (Poey, 1861) Carcharhinus perezii (Poey, 1876) Carcharhinus signatus (Poey, 1868) Galeocerdo cuvier (Péron & Lesueur, 1822) Negaprion brevirostris (Poey, 1868) Prionace glauca (Linnaeus, 1758) Rhizoprionodon porosus (Poey, 1861) Rhizoprionodon terraenovae (Richardson, 1836) Etmopteridae Etmopterus hillianus (Poey, 1861) Etmopterus robinsi Schofield & Burgess, 1997 Ginglymostomatidae Ginglymostoma cirratum (Bonnaterre, 1788) Lamnidae Isurus oxyrinchus Rafinesque, 1810 Rhincodontidae Rhincodon typus Smith, 1828 Pentanchidae Galeus antillensis Springer, 1979 Galeus springeri Konstantinou & Cozzi, 1998 Scyliorhinidae Scyliorhinus boa Goode & Bean, 1896 Sphyrnidae Sphyrna lewini (Griffith & Smith, 1834) Sphyrna mokarran (Rüppell, 1837) Sphyrna tiburo (Linnaeus, 1758) Sphyrna zygaena (Linnaeus, 1758) Squalidae Squalus cubensis Howell Rivero, 1936 Triakidae Mustelus canis (Mitchill, 1815) Mammifères Balaenopteridae Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804 Balaenoptera borealis Lesson, 1828 Balaenoptera edeni Anderson, 1878 Balaenoptera musculus (Linnaeus, 1758) Balaenoptera physalus (Linnaeus, 1758) Megaptera novaeangliae (Borowski, 1781) Delphinidae Delphinus delphis Linnaeus, 1758 Feresa attenuata Gray, 1874 Globicephala macrorhynchus Gray, 1846 Grampus griseus (G. Cuvier, 1812) Lagenodelphis hosei Fraser, 1956 Orcinus orca (Linnaeus, 1758) Peponocephala electra (Gray, 1846) Pseudorca crassidens (Owen, 1846) Stenella attenuata (Gray, 1846) Stenella clymene (Gray, 1850) Stenella coeruleoalba (Meyen, 1833) Stenella frontalis (Cuvier, 1829) Stenella longirostris (Gray, 1828) Steno bredanensis (G. Cuvier in Lesson, 1828) Tursiops truncatus (Montagu, 1821) Kogiidae Kogia breviceps (de Blainville, 1838) Kogiidae (suite) Kogia sima (Owen, 1866) Phocidae Monachus tropicalis Gray, 1850 Physeteridae Physeter macrocephalus Linnaeus, 1758 Trichechidae Trichechus manatus Linnaeus, 1758 Ziphiidae Mesoplodon densirostris (de Blainville, 1817) Mesoplodon europaeus (Gervais, 1855) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Requin océanique Requin de récif Requin de nuit Requin tigre commun Requin citron Peau bleue Requin aiguille antillais Requin à nez pointu Sagre antillais West Indian lanternshark (En) Requin nourrice Taupe bleu Requin baleine Chien de mer des Antilles Chien de mer rayé Roussette boa Requin marteau halicorne Grand requin-marteau Requin-marteau tiburo Requin marteau commun Aiguillat cubain Emissole douce Petit rorqual Baleine noire Rorqual de Bryde Baleine bleue Rorqual commun Baleine à bosse Dauphin commun Orque pygmée Globicéphale tropical Dauphin de Riso Dauphin de Fraser Epaulard Peponocephale Fausse orque Dauphin tacheté Dauphin clymène Dauphin rayé Dauphin tacheté de l'Atlantique Dauphin longirostre Dauphin à bec étroit Grand souffleur Cachalot nain Cachalot nain Phoque moine des Caraïbes Cachalot Lamentin des Caraïbes Baleine à bec de Blainville Baleine à bec de Gervais Reken, Vach Reken Reken, Vach Reken, Vach Reken Reken, Vach Reken, Vach Reken squales Rekin Pantoufouye AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 105794 271324 105798 105799 105800 105801 271328 158510 158522 271641 105846 105839 105847 271354 271367 271369 105816 105817 158517 105819 158524 158518 OCS CCV CCS TIG NGB BSH RHR RHT ETN SHX GNC SMA RHN GAA GAU SYA SPL SPK SPJ SPZ QUC CTI 1984 1984 0 1917 1984 1984 1984 1 0 1963 1895 1984 1937 1965 1965 1984 1984 1984 0 1984 1984 1984 1978 1978 1978 1978 2002 1978 1978 0 0 0 1978 1978 1978 2002 0 2002 1978 2002 1978 0 1978 1978 1955 1997 0 1997 0 1995 0 0 1 1 0 1998 1 1 1 0 1972 1 0 0 1 0 1972 0 0 1917 0 0 1 1 0 1963 1895 0 0 0 0 1972 0 0 1 0 0 p8 p3 p8 p8 p3 p8 p8 p5 p5 p5 p7 p8 p8 p5 p5 p10 p7 p7 p1 p7 p5 p5 137087 137088 242603 137090 137091 137092 137094 137095 137096 137098 137099 137102 137103 137104 137105 137106 137107 137108 137109 137110 137111 137113 159025 255020 137119 159509 137122 137123 MIW SIW BRW BLW FIW HUW DCO KPW SHW DRR FRD KIW MEW FAW DPN DCL DST DSA DSI RTD DBO PYW DWW SKC SPW WIM BBW BGW 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1998 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 1993 2002 1993 1993 0 0 0 0 0 1913 0 0 0 0 0 1866 0 0 1995 0 0 1995 0 0 0 0 0 0 1913 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1940 0 0 0 0 0 0 0 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p1 p7 p1 p7 p7 190 famille Mammifères (suite) Ziphiidae (suite) Tortues marines Cheloniidae Dermochelyidae Crustacés Crustacés - Amphipodes Aoridae Hadziidae Leucothoidae Maeridae Talitridae Crustacés - Anatifes Lepadidae Crustacés - Copépodes Aetideidae Ameiridae Bomolochidae Calanidae Caligidae Candaciidae Clausocalanidae Euchaetidae Heterorhabdidae Lernanthropidae Paracalanidae Nom scientifique Ziphius cavirostris Cuvier, 1823 Caretta caretta (Linnaeus, 1758) Chelonia mydas (Linnaeus, 1758) Eretmochelys imbricata (Linnaeus, 1766) Lepidochelys kempii Garman, 1880 Lepidochelys olivacea (Eschscholtz, 1829) Dermochelys coriacea (Vandelli, 1761) Grandidierella megnae (Giles, 1890) Metaniphargus (Guadzia) crenatus Stock, 1985 Metaniphargus (Caribdzia) haitianus Stock, 1985 Metaniphargus (Caribdzia) longipes Stock, 1977 Zombiweckelia parvipalpus Stock, 1985 Anamixis hanseni Stebbing, 1897 Quadrivisio lutzi (Shoemaker, 1933) Platorchestia platensis (Krøyer, 1845) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES VÉRTÉBRÉS (suite) Baleine à bec de Cuvier Tortue caouane Tortue verte Tortue Caret Tortue de Kemp Tortue olivâtre Tortue Luth LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS Amphipode Amphipode Amphipode Amphipode Tòti Karèt, Tòti Tòti Tòti Tòti Kawann AphiaID Alph3 FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 137127 BCW 1993 1993 0 0 p7 137205 137206 137207 137208 220293 137209 TTL TUG TTH LKY LKV DKK 1990 1990 1990 0 1990 1990 1990 1990 1990 0 1990 1990 1997 2007 2007 1995 0 1993 0 1959 1959 0 0 0 p7 p11 p11 p11 p11 p11 488814 876175 876164 876166 490545 510221 535464 103217 AQM AQM AQM AQM AQM AQM AQM AQM 0 0 p4 1981 0 0 0 0 1933 1979 1978 1979 1978 0 1978 1979 2008 0 0 p1 0 0 1970 1960 0 1982 1 1 0 0 0 0 1928 p7 p7 p1 0 0 0 0 0 0 0 1960 1928 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 Lepas (Anatifa) anatifera Linnaeus, 1758 Anatif commun 733346 ESF Chirundina streetsii Giesbrecht, 1895 Undeuchaeta plumosa (Lubbock, 1856) * Antillesia cardisomae Humes, 1958 Cancrincola longiseta Humes, 1957 Acantholochus divaricatus (Cressey & Cressey, 1980) Mesocalanus tenuicornis (Dana, 1849) Nannocalanus minor (Claus, 1863) * Neocalanus robustior (Giesbrecht, 1888) * Undinula vulgaris (Dana, 1849) * Caligus atromaculatus Wilson C.B., 1913 Euryphorus brachypterus (Gerstaecker, 1853) Candacia bispinosa (Claus, 1863) * Candacia simplex (Giesbrecht, 1889) * Clausocalanus arcuicornis (Dana, 1849) * Clausocalanus furcatus (Brady, 1883) Clausocalanus mastigophorus (Claus, 1863) Clausocalanus paululus Farran, 1926 Euchaeta marina (Prestandrea, 1833) Disseta palumbii Giesbrecht, 1889 Lernanthropus amplitergum Pearse, 1951 Calocalanus latus Shmeleva, 1968 Calocalanus longisetosus Shmeleva, 1965 Calocalanus neptunus Shmeleva, 1965 Calocalanus pavo (Dana, 1852) Calocalanus pavoninus Farran, 1936 Calocalanus plumulosus (Claus, 1863) Calocalanus styliremis Giesbrecht, 1888 Delibus nudus (Sewell, 1929) Ischnocalanus gracilis (Tanaka, 1956) Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode 104294 104343 348864 349795 356555 104468 104469 104472 104473 349565 135819 220915 220914 104502 104503 104506 104508 104552 345779 352970 104658 104660 104664 104669 104670 211848 104673 363905 104678 JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP 0 0 0 0 1991 . 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1970 1970 1970 1970 0 1965 1970 1970 1970 1970 1970 1970 1970 1 0 1970 1970 1970 1970 1970 1970 1970 1970 1970 p4 p1 p1 p1 p7 p7 p7 p7 p3 p7 p7 p7 p7 p7 p7 p7 191 famille Nom scientifique nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Crustacés (suite) Crustacés – Copépodes (suite) Paracalanidae (suite) Mecynocera clausi Thompson I.C., 1888 Paracalanus aculeatus Giesbrecht, 1888 Paracalanus parvus parvus (Claus, 1863) Pennellidae Lernaeolophus sultanus (Milne Edwards, 1840) Pseudocycnidae Cybicola buccatus (Wilson C.B., 1922) Scolecitrichidae Amallothrix tenuiserrata (Giesbrecht, 1893) Scolecithrix danae (Lubbock, 1856) Crustacés - Isopodes Aegidae Rocinela signata Schioedte & Meinert, 1879 Anthuridae Haliophasma poorei Kensley, 1980 Bopyridae Bopyrella corneti Markham Bopyridae Bopyrella harmopleon Bowman, 1956 Bopyrione synalphei Bourdon & Markham, 1980 Eophrixus subcaudalis (Hay, 1917) Synsynella choprai (Pearse, 1932) Synsynella deformans Hay, 1917 Cirolanidae Bathynomus giganteus A. Milne-Edwards, 1879 Booralana tricarinata Camp & Heard, 1988 Eurydice personata Kensley, 1987 Cymothoidae Aegathoa oculata (Say, 1818) Cymothoa oestrum (Linnaeus, 1758) Glossobius hemiramphi Williams & Bunkley-Williams, 1985 Mothocya bermudensis Bruce, 1986 Sphaeromatidae Paracerceis caudata (Say, 1818) Crustacés - Stomatopodes Bathysquillidae Bathysquilla microps (Manning, 1961) Gonodactylidae Gonodactylellus spinosus (Bigelow, 1893) * Neogonodactylus curacaoensis (Schmitt, 1924) Neogonodactylus oerstedii (Hansen, 1895) Neogonodactylus spinulosus (Schmitt, 1924) Squillidae Cloridopsis dubia (H. Milne Edwards, 1837) Fennerosquilla heptacantha (Chace, 1939) Gibbesia prasinolineata (Dana, 1852) Squilla intermedia Bigelow, 1893 Crustacés - Crevettes Alpheidae Alpheus armillatus H. Milne Edwards, 1837 [in H. Milne Edwards, 1834-1840] Alpheus bahamensis Rankin, 1898 Alpheus floridanus Kingsley, 1878 Alpheus immaculatus Knowlton & Keller, 1983 Aristeidae Aristaeomorpha foliacea (Risso, 1827 in [Risso, 1826-1827]) Aristaeopsis edwardsiana (Johnson, 1868) Aristeus antillensis A. Milne-Edwards & Bouvier, 1909 Cerataspis monstrosus Gray, 1828 Aristeidae (suite) Hepomadus tener Smith, 1884 Benthesicymidae Benthoecetes bartletti (Smith, 1882) Callichiridae Glypturus acanthochirus Stimpson, 1866 Lysmatidae Lysmata ankeri Rhyne & Lin, 2006 Palaemonidae Ancylomenes pedersoni (Chace, 1958) Cuapetes americanus (Kingsley, 1878) Macrobrachium acanthurus (Wiegmann, 1836) AphiaID Alph3 FB-SLB Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode Copépode 104616 104681 745865 135996 571976 356949 104821 JPP JPP JPP JPP JPP JPP JPP Isopode 256479 255470 258423 259347 255228 263448 263449 259252 259338 256613 258695 118888 256807 256814 261817 ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH ISH 136116 408915 408942 408949 408952 409227 409249 409252 409351 SVX SVX SVX SVX SVX OII SQY SQY SQY 0 0 2003 0 2003 2003 2003 421730 421731 240707 514897 158326 240796 158327 589796 107084 107087 421822 515360 514493 514508 421685 DCP DCP DCP DCP ARS SSH ANJ ARI ARI DCP CZP DCP PAL PAL HUK 0 Giant isopod (En) Squille, Mantis shrimp (En) Squille, Mantis shrimp (En) Squille, Mantis shrimp (En) (Squille) Squille de lagune (Squille) Squille, Mantis shrimp (En) Squille, Mantis shrimp (En) Banded snapping shrimp (En) Snapping shrimp (En) Sand snapping shrimp (En) Gambon rouge Crevette impériale Crevette pourprée Gamba prawns (En) Shrimps (En) Gamba de Bartlett Ghost shrimp (En) Crevette menthe Crevette nettoyeuse de Pederson American grass shrimp (En) Bouquet cannelle Ekrevis FAO OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 0 0 0 1970 1970 1970 0 0 1970 1970 0 0 0 1970 1 0 0 p7 p7 p7 pa pa p7 p7 0 1925 1 pa 1963 0 1960 1961 0 0 1988 1930 1930 1930 1 1984 1941 1925 0 1961 1963 1 1960 1961 1961 2014 1988 1930 1930 1930 1 1 1941 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1937 1959 1937 0 0 1963 1953 0 p10 0 0 0 1 1 1925 1981 1963 1963 1963 1970 1970 1970 1930 2003 0 1925 1937 p4 p4 p6 0 0 1989 0 2003 0 0 2002 0 0 0 0 0 2006b 0 0 0 2002 0 1970 0 1970 1970 1970 0 0 0 0 0 pa pa pa pa pa p1 p6 p1 pa pa pa pa p6 p1 p6 p1 P1 p6 p1 p6 p6 p10 p10 p10 p10 p10 p1 p1 p1 p1 p1 192 famille Crustacés (suite) Crustacés - Crevettes (suite) Palaemonidae (suite) Nom scientifique Macrobrachium carcinus (Linnaeus, 1758) Macrobrachium heterochirus (Wiegmann, 1836) Periclimenaeus wilsoni (Hay, 1917) Penaeidae Metapenaeopsis smithi (Schmitt, 1924) Parapenaeus longirostris (Lucas, 1846) Penaeus aztecus Ives, 1891 * Penaeus duorarum Burkenroad, 1939 * Penaeus schmitti Burkenroad, 1936 Penaeus setiferus (Linnaeus, 1767) Penaeus subtilis (Pérez Farfante, 1967) Rimapenaeus similis (Smith, 1885) Rhynchocinetidae Cinetorhynchus rigens (Gordon, 1936) Sergestidae Sergestes atlanticus H. Milne Edwards, 1830 Solenoceridae Hadropenaeus affinis (Bouvier, 1906) Pleoticus robustus (Smith, 1885) Stenopodidae Stenopus hispidus (Olivier, 1811) Stylodactylidae Stylodactylus rectirostris A. Milne-Edwards, 1883 Crustacés - Homards, Langoustes Nephropidae Acanthacaris caeca A. Milne-Edwards, 1881 Nephropsis neglecta Holthuis, 1974 Nephropsis rosea Spence Bate, 1888 Palinuridae Panulirus argus (Latreille, 1804) Panulirus guttatus (Latreille, 1804) Panulirus laevicauda (Latreille, 1817) Polychelidae Stereomastis sculpta (Smith, 1880) * Willemoesia leptodactyla (Thomson, 1873) Scyllaridae Bathyarctus faxoni (Bouvier, 1917) Parribacus antarcticus (Lund, 1793) Scyllarides aequinoctialis (Lund, 1793) Scyllarus chacei Holthuis, 1960 Crustacés - Crabes Aethridae Hepatus pudibundus (Herbst, 1785) Calappidae Calappa flammea (Herbst, 1794) Calappa galloides Stimpson, 1859 Calappa ocellata Holthuis, 1958 Cyclozodion angustum (A. Milne-Edwards, 1880) Cancridae Cancer irroratus Say, 1817 * Carpiliidae Carpilius corallinus (Herbst, 1783) Domeciidae Domecia hispida Eydoux & Souleyet, 1842 Dromiidae Dromia erythropus (Edwards in Catesby, 1771) Hypoconcha arcuata Stimpson, 1859 Hypoconcha parasitica (Linnaeus, 1763) Moreiradromia antillensis (Stimpson, 1859) Epialtidae Acanthonyx petiverii H. Milne Edwards, 1834 Chorinus heros (Herbst, 1790) Epialtus bituberculatus H. Milne Edwards, 1834 Herbstia parvifrons Randall, 1840 Macrocoeloma subparallelum (Stimpson, 1860) Macrocoeloma trispinosum (Latreille, 1825) Stenocionops furcatus (Olivier, 1791) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Bouquet pintade Bouquet cascade Clear sponge shrimp (En) Shrimp (En) Crevette rose du large Tritri crevette royale grise Tritri Crevette rodché du nord Tritri Crevette ligubam du sud Tritri Crevette ligubam du nord Tritri Crevette café Tritri Crevette gambri jaune Tritri Crevette danseuse rouge atlantique Salicoque royale rouge Grande crevette nettoyeuse Chevrèt, Kribich Langoustine arganelle (Langoustine), Ruby lobsterette (En) Langoustine bicolore Langouste blanche Roma, Woma Langouste brésilienne Woma Langouste indienne Woma Blind lobsters (En) (Cigales), Slipper lobster (En) Cigale savate Cigale marie-carogne Petite cigale de mer Migraine pointillée Migraine flamboyante Migraine jaune Migraine ocellée Migraine bouclée Tourteau poïnclos Crabe moro, crabe bombé antillais Crabe Crabe spongieux Granulate shellback crab (En) Rough shellback crab (En) Antilles sponge crab (En) Jacknife spider crab (En) Shorthorn decorator crab (En) Variegate spider crab (En) Crevice spider crab (En) Crabe Decorator crab (En) Furcate spider crab (En) Mè Oma AphiaID Alph3 FB-SLB 246169 587257 421703 377524 107109 395176 246391 582132 762818 762829 377580 107577 107127 240804 158338 210370 421676 MBK HHQ PAL PEZ DPS ABS APS PNT PST PNU TMY DCP SHS SOZ RRS TPD DCP 0 0 0 0 2016 2018b 2018b 1995 0 2012 0 0 0 0 1977 2013 293250 382865 382867 382891 382896 382899 107700 107702 382935 210364 382909 382969 NTK NFN NFI SLC NLG NUL SJT LOX LOS RRN YLA YLX 1991 1991 1991 1991 1991 1991 0 2011 2011 1991 1991 0 344730 158052 241042 421918 421921 158057 422051 209146 241022 421891 421892 421894 421940 422005 421941 441545 442100 421982 421998 HUY KPF CRA KPO KAT CRK CRA CRA DRH CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA 2005 0 0 0 0 0 FAO 0 0 2002 0 1978 2002 0 1978 2001 1978 1978 1978 1978 1978 1993 0 1993 1993 0 1993 2005 2005 2005 0 0 OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1970 1963 0 0 1958 1937 1930 1922 0 0 0 1944 1930 1946 1925 1 1935 1970 1963 0 1970 p1 p1 p6 p6 p6 p6 p6 p1 p6 p6 p6 p3 p9 p6 p10 p3 p6 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1946 0 0 0 0 1 0 1859 1961 p6 p10 p10 p6 p3 p3 p10 p10 p6 p3 p3 p6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1858 1 1 1945 1961 1 1930 1 1 0 0 1937 1937 1 1937 1 1927 1927 1859 p1 p5 p5 p6 p6 p6 p1 p3 p1 0 0 0 0 p6 p6 p4 p1 p6 193 famille Crustacés (suite) Crustacés - Crabes (suite) Epialtidae (suite) Eriphiidae Gecarcinidae Grapsidae Homolidae Inachidae Leucosiidae Menippidae Mithracidae (Majidae nv) Ocypodidae Oziidae Panopeidae Nom scientifique nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Stenocionops spinosissimus (Saussure, 1857) Tenspine spider crab (En) Eriphia gonagra (Fabricius, 1781) Crabe cagneux Cardisoma guanhumi Latreille in Latreille, Le Peletier, Serville & Guérin, 1828 Tombourou matoutou Gecarcinus lateralis (Guérin, 1832) Blackback land crab (En) Gecarcinus ruricola (Linnaeus, 1758) Purple land crab (En), Crabe zombi Geograpsus lividus (H. Milne Edwards, 1837) Variegate shore crab (En) Goniopsis cruentata (Latreille, 1803) Grapse ensanglanté Grapsus grapsus (Linnaeus, 1758) Anglette commune Pachygrapsus gracilis (de Saussure, 1857) Dark shore crab (En) Pachygrapsus transversus (Gibbes, 1850) Anglette africaine, Crabe marbré Planes minutus (Linnaeus, 1758) Crabe de Christophe Colomb Homola barbata (Fabricius, 1793) Homole Anisonotus curvirostris A. Milne-Edwards, 1879 [in A. Milne-Edwards, 1873-1880] Crabe Anomalothir furcillatus (Stimpson, 1871) Stenorhynchus seticornis (Herbst, 1788) Crabe flèche, Crabe Tour Eiffel Iliacantha liodactylus Rathbun, 1898 Crabe Iliacantha subglobosa Stimpson, 1871 Longfinger purse crab (En) Persephona mediterranea (Herbst, 1794) Mottled purse crab (En) Persephona punctata (Linnaeus, 1758) Purse crab (En) Menippe mercenaria (Say, 1818) Crabe caillou noir Menippe nodifrons Stimpson, 1859 Crabe caillou guinéen Amphithrax aculeatus (Herbst, 1790) Crabe-araignée chevelu Amphithrax hemphilli (Rathbun, 1892) Amphithrax pilosus (Rathbun, 1892) crabe-araignée poilu Amphithrax tuberculatus (Stimpson, 1860) Non trouvé dans Sealife Maguimithrax spinosissimus (Lamarck, 1818) Crabe royal des Caraïbes Mithraculus coryphe (Herbst, 1801) Nodose clinging crab (En) Mithraculus forceps A. Milne-Edwards, 1875 [in A. Milne-Edwards, 1873-1880] Crabe-araignée rouge hérissé Mithraculus sculptus (Lamarck, 1818) Crabe-araignée vert émeraude Mithrax hispidus (Herbst, 1790) Coral clinging crab (En) Mithrax pleuracanthus Stimpson, 1871 Shaggy clinging crab 'En) Nemausa acuticornis (Stimpson, 1871) Sharphorn clinging crab (En) Nonala holderi (Stimpson, 1871) Omalacantha bicornuta (Latreille, 1825) Speck-claw decorator crab (En) Pitho aculeata (Gibbes, 1850) Massive urn crab (En) Thoe puella Stimpson, 1860 Scarlet mime crab (En) Leptuca pugilator (Bosc, 1802) Crabe violoniste Leptuca thayeri (Rathbun, 1900) Crabe violoniste des mangroves Minuca burgersi (Holthuis, 1967) Crabe violoniste des salines Minuca mordax (Smith, 1870) Crabe violoniste Minuca pugnax (Smith, 1870) Crabe violoniste des marais Minuca rapax (Smith, 1870) Crabe violoniste des vasières Ocypode quadrata (Fabricius, 1787) Crabe fantôme atlantique Ucides cordatus (Linnaeus, 1763) Crabe mantou Ozius verreauxii de Saussure, 1853 Crabe caillou perfore Eucratopsis crassimanus (Dana, 1851) Heavyhand rubble crab (En) Eurypanopeus abbreviatus (Stimpson, 1860) Lobate mud crab (En) Eurypanopeus transversus (Stimpson, 1860) Eurytium limosum (Say, 1818) Broadback mud crab (En) Panopeus americanus de Saussure, 1857 Narrowback mud crab (En) AphiaID Alph3 422000 422068 422183 422184 422185 241196 422187 422188 241200 107457 107462 107262 441856 421949 421957 421930 421932 158443 441258 422070 241128 1258708 1258715 1258717 1258716 987079 421987 421988 421990 158429 454040 421996 878751 878753 422015 442143 955239 1264329 955259 955267 955270 955271 158432 422170 440522 443940 422075 443964 422077 422084 CRA CRA KDG CRA CRA CRA CRA GSQ CRA YGT CRA OAT CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA MXI CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA UCC CRA CRA CRA CRA CRA CRA FB-SLB 2002 FAO OBIS GBIF Pplt 1993 0 0 0 1998 0 0 0 1998 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1889 1865 1929 1858 1 1858 1858 1 1878 1 0 1965 1988 0 1933 1969 0 1 0 1865 1878 1937 0 1 1933 1865 1927 1865 1865 1 1933 1 1927 1927 1937 1858 1937 1912 1918 1 1917 1858 1930 1937 0 1 1 1930 0 p6 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p2 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p1 p1 p1 p1 p6 p1 p6 ?? p6 p6 p1 p6 p6 p6 p1 p6 p6 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 2002 2008 2008 0 0 2005 2005 2005 2005 2012 2008 0 2006b 0 1993 0 0 0 0 0 0 0 0 0 . 0 0 2005 0 . 0 0 0 0 2003 2005 2008 2005 1978 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p6 p1 p1 p1 p1 194 famille Crustacés (suite) Crustacés - Crabes (suite) Panopeidae (suite) Parthenopidae Percnidae Pilumnidae Pinnotheridae Plagusiidae Porcellanidae Portunidae Sesarmidae Varunidae Xanthidae Nom scientifique nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Panopeus herbstii H. Milne Edwards, 1834 Panopeus occidentalis de Saussure, 1857 Panopeus rugosus A. Milne-Edwards, 1880 [in A. Milne-Edwards, 1873-1880] Heterocrypta lapidea Rathbun, 1901 Mesorhoea sexspinosa Stimpson, 1871 Spinolambrus fraterculus (Stimpson, 1871) Spinolambrus pourtalesii (Stimpson, 1871) Percnon gibbesi (H. Milne Edwards, 1853) Actumnus setifer (De Haan, 1835 [in De Haan, 1833-1850]) * Pilumnus dasypodus Kingsley, 1879 Pilumnus holosericus Rathbun, 1898 Pilumnus reticulatus Stimpson, 1860 Pilumnus spinosissimus Rathbun, 1898 Dissodactylus primitivus Bouvier, 1917 Parapinnixa hendersoni Rathbun, 1918 Plagusia depressa (Fabricius, 1775) Megalobrachium poeyi (Guérin-Méneville, 1855) Pachycheles pilosus (H. Milne Edwards, 1837) Pachycheles serratus (Benedict, 1901) Petrolisthes elongatus (H. Milne Edwards, 1837) Petrolisthes politus (Gray, 1831) Petrolisthes quadratus Benedict, 1901 Petrolisthes tonsorius Haig, 1960 Achelous ordwayi Stimpson, 1860 Achelous spinicarpus Stimpson, 1871 Achelous spinimanus (Latreille, 1819) Arenaeus cribrarius (Lamarck, 1818) Callinectes bocourti A. Milne-Edwards, 1879 [in A. Milne-Edwards, 1873-1880] Callinectes danae Smith, 1869 Callinectes exasperatus (Gerstaecker, 1856) Callinectes marginatus (A. Milne-Edwards, 1861) Callinectes ornatus Ordway, 1863 Callinectes sapidus Rathbun, 1896 Cronius ruber (Lamarck, 1818) Portunus sayi (Gibbes, 1850) Aratus pisonii (H. Milne Edwards, 1837) Armases angustipes (Dana, 1852) Armases angustum (Smith, 1870) Armases ricordi (H. Milne Edwards, 1853) Armases roberti (H. Milne Edwards, 1853) Cyclograpsus integer H. Milne Edwards, 1837 Actaea acantha (H. Milne Edwards, 1834) Actaea bifrons Rathbun, 1898 Banareia palmeri (Rathbun, 1894) Cataleptodius floridanus (Gibbes, 1850) Microcassiope taboguillensis (Rathbun, 1907) Micropanope sculptipes Stimpson, 1871 Paractaea sulcata (Stimpson, 1860) Paraliomera longimana (A. Milne-Edwards, 1865) Platyactaea setigera (H. Milne Edwards, 1834) Ratha longimanus (H. Milne Edwards, 1834) Oyster mud crab (En) Furrowed mud crab (En) Granulose mud crab (En) Sixspine elbow crab (En) Rough elbow crab (En) Pourtales' long-armed crab (En) Crabe plat des oursins Short-haired crab (En) shortspine hairy crab (En) Roseate hairy crab (En) Longspine hairy crab (En) Crabe-pois des spatangues Plagusie déprimée Hairyclaw porcelain crab (En) Pilose porcelain crab (En) Porcelain crab (En) New Zealand porcelain crab (En) Redback porcelain crab (En) Porcelain crab (En) Porcelain crab (En) Redhair swimming crab (En) Longspine swimming crab (En) Crabe tacheté Crabe cyrique Crabe chancre Crabe lénée Crabe liré Crabe marbré Crabe grise Crabe bleu Crabe rouge Crabe des sargasses Crabe des palétuviers Humic marsh crab (En) Globose shore crab (En) Spinose rubble crab (En) Areolate rubble crab (En) Hoary rubble crab (En) Spoonfinger rubble crab (En) Sculptured mud crab (En) Longarm coral crab (En) Bristled rubble crab 'En) Sirik AphiaID Alph3 FB-SLB 158436 422086 422087 442284 422025 442338 442342 107458 210170 422095 422099 442562 422106 422153 422158 107459 421864 421869 425864 396708 421877 421878 431835 451838 557889 456069 158046 394860 107378 422037 241106 158053 107379 241109 1061759 422190 444481 444482 422194 444487 209414 422122 422123 422125 241142 444299 422137 444054 422141 422142 881760 CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA UIS CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA SWM SWM CRS RSQ KLB CRZ KLE KLG KLO CRB KNR CRS CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA CRA 0 2005 FAO 2005 2005 2005 2005 2006b 0 2005 2005 2005 2006 . 0 . 2005 2005 2005 2002 2002 2002 2002 1973 2002 2002 2005 0 0 0 0 0 2005 2012 1978 1978 1978 1978 1978 1978 1978 OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1943 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1 1933 1937 0 0 0 1930 1858 1937 1937 1937 1 1937 1937 1937 1859 1970 1 1865 0 1942 1860 1857 1860 1865 0 1 1 1 1928 1889 1912 1937 1927 1937 1927 1871 1937 p1 p1 p1 p1 p6 p6 p6 p1 p6 p1 p1 p1 p1 p4 p1 0 0 0 0 0 0 p1 p6 p6 p6 p6 p1 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p1 p1 p1 p1? p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p6 1937 1865 1 1 p6 p6 195 famille Crustacés (suite) Crustacés - Anomoures Xanthidae (suite) Albuneidae Chirostylidae Diogenidae Hippidae Munidopsidae Paguridae Pylochelidae Mollusques Céphalopodes décapodes Ancistrocheiridae Brachioteuthidae Chiroteuthidae Chtenopterygidae Cranchiidae Cycloteuthidae Enoploteuthidae Joubiniteuthidae Loliginidae Octopoteuthidae Ommastrephidae Onychoteuthidae Onychoteuthidae (suite) Pyroteuthidae Sepiolidae Nom scientifique nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) AphiaID Alph3 CRA NUQ LOX LOX LOX NUQ NUQ NUQ NUQ NUQ NUQ NUQ NUQ LOX CZM CZM CZM CZM CZM NKL BQP BQR KTV SQU YXS ZBL SQU ZEI ICR WMG CYC SQU SQU OJL UHS OKS NID SQM OFJ OKA OFE YHB UHY UWV TID YRM HHP MQI Williamstimpsonia denticulatus (White, 1848) Lepidopa richmondi Benedict, 1903 Gastroptychus spinifer (A. Milne Edwards, 1880) Uroptychus janiceae Baba & Wicksten, 2017 Uroptychus nitidus (A. Milne Edwards, 1880) Calcinus tibicen (Herbst, 1791) Clibanarius antillensis Stimpson, 1859 Dardanus insignis (de Saussure, 1857) Dardanus venosus (H. Milne Edwards, 1848) Paguristes grayi Benedict, 1901 Paguristes puncticeps Benedict, 1901 Petrochirus diogenes (Linnaeus, 1758) Hippa testudinaria (Herbst, 1791) Munidopsis longimanus (A. Milne Edwards, 1880) Nematopaguroides karukera Lemaitre, Felder & Poupin, 2017 Pagurus brevidactylus (Stimpson, 1859) Pagurus provenzanoi Forest & de Saint Laurent, 1968 Xylopagurus rectus A. Milne-Edwards, 1880 Bathycheles cubensis (Ortiz & Gómez, 1986) Denticulate rubble crab (En) Mole crab (En) Bernard-l'hermite à yeux rouges Bernard-l'hermite Bernard-l'hermite Bernard l'hermite 742108 421882 392034 952999 148418 367457 367492 367585 367596 368232 368275 368346 246314 392555 1023071 366662 366753 366944 411825 Ancistrocheirus lesueurii (d'Orbigny [in Férussac & d'Orbigny], 1842) Brachioteuthis picta Chun, 1910 Brachioteuthis riisei (Steenstrup, 1882) Chiroteuthis veranii (Férussac, 1834) Grimalditeuthis bonplandi (Vérany, 1839) Chtenopteryx sicula (Vérany, 1851) Bathothauma lyromma Chun, 1906 Cranchia scabra Leach, 1817 Egea inermis Joubin, 1933 Liocranchia reinhardti (Steenstrup, 1856) Sandalops melancholicus Chun, 1906 Discoteuthis discus Young & Roper, 1969 Enoploteuthis anapsis Roper, 1964 Joubiniteuthis portieri (Joubin, 1916) Doryteuthis (Amerigo) ocula (Cohen, 1976) Sepioteuthis sepioidea (Blainville, 1823) Octopoteuthis sicula Rüppell, 1844 Taningia danae Joubin, 1931 Illex coindetii (Vérany, 1839) Ommastrephes bartramii (Lesueur, 1821) Ornithoteuthis antillarum Adam, 1957 Sthenoteuthis pteropus (Steenstrup, 1855) Onychoteuthis banksii (Leach, 1817) Onykia carriboea Lesueur, 1821 Walvisteuthis virilis Nesis & Nikitina, 1986 Pterygioteuthis giardi H. Fischer, 1896 Pyroteuthis margaritifera (Rüppell, 1844) Heteroteuthis (Heteroteuthis) dispar (Rüppell, 1844) Semirossia equalis (Voss, 1950) Encornet cachalot Encornet bras courts orné Encornet bras courts commun Chirocalmar de Vérany Chirocalmar de Grimaldi Calmar pectiné sicilienne Encornet-outre lyre Encornet-outre rude Encornet-outre désarmé Encornet-outre de Reinhardt Encornet-outre mélancolie Discoloutène rond Encornet etoile Loutène de Joubin Calmar à gros yeux Calmar ris Encornet-poulpe de Ruppell Encornet poulpe dana Encornet rouge Encornet volant Encornet oiseau Encornet dos orange Cornet crochu Cornet crochu de Caraïbes Encornet baleine Encornet boubou Encornet-bijoutier Sépiole différente Sépiole cracheuse 138747 341795 138852 139125 238742 181377 139422 181386 342293 341818 342386 342234 342295 879785 410352 342241 181379 140609 140621 181382 225573 140623 140649 140650 342418 141097 157031 877780 342232 Bernard-l'hermite à pattes orange Bernard-l'hermite Red brocade hermit crab (En) Bernard-l'hermite à yeux étoilés Bernard-l'hermite Pagure à points blancs Bernard-l'hermite géant des lambis Sand crab (En) Squat lobster (En) FB-SLB FAO 1970 0 1962 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1922 0 0 1979 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1922 0 1969 1979 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2006 0 0 0 1978 1978 1978 1978 1978 1978 GBIF 1937 1930 1988 1931 1877 1859 1 1 1929 1937 0 1863 1 1963 1 0 1970 0 1963 0 0 0 2010 2010 1984 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 0 2010 0 1984 2010 2010 1998 1984 1984 1984 1984 2010 2010 1984 2010 2005 2005 OBIS Pplt p1 p10 p6 p10 p1 p1 p6 p6 p1 p3 p6 p1 p10 p1 p6 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p9 p6 p3 p10 p9 p7 p9 p9 p9 p9 p8 p9 p9 p9 p9 p6 196 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Céphalopodes décapodes (suite) Sepiolidae (suite) Semirossia tenera (Verrill, 1880) Spirulidae Spirula spirula (Linnaeus, 1758) Thysanoteuthidae Thysanoteuthis rhombus Troschel, 1857 Céphalopodes octopodes Alloposidae Haliphron atlanticus Steenstrup, 1861 Argonautidae Argonauta argo Linnaeus, 1758 Argonautidae (suite) Argonauta hians Lightfoot, 1786 Bolitaenidae Bolitaena pygmaea (A. E. Verrill, 1884) Amphitretidae Japetella diaphana Hoyle, 1885 Octopodidae Callistoctopus macropus (Risso, 1826) Macrotritopus defilippi (Vérany, 1851) Octopus briareus Robson, 1929 Octopus hummelincki Adam, 1936 Octopus occidentalis Steenstrup in Hoyle, 1886 Octopus vulgaris Cuvier, 1797 Pteroctopus schmidti (Joubin, 1933) Scaeurgus unicirrhus (Delle Chiaje [in Férussac & d'Orbigny], 1841) Tetracheledone spinicirrhus Voss, 1955 Opisthoteuthidae Opisthoteuthis agassizii Verrill, 1883 Tremoctopodidae Tremoctopus violaceus delle Chiaje, 1830 Vitreledonellidae Vitreledonella richardi Joubin, 1918 Mollusques bivalves Anatinellidae Anatina anatina (Spengler, 1802) Anomiidae Anomia simplex d'Orbigny, 1853 Arcidae Anadara brasiliana (Lamarck, 1819) Anadara chemnitzii (Philippi, 1851) Anadara notabilis (Röding, 1798) Anadara secticostata (Reeve, 1844) Arca imbricata Bruguière, 1789 Arca reticulata Gmelin, 1791 * Arca zebra Swainson, 1833 Barbatia amygdalumtostum (Röding, 1798) * Barbatia barbata (Linnaeus, 1758) Barbatia candida (Helbling, 1779) Barbatia domingensis (Lamarck, 1819) Fugleria tenera (C. B. Adams, 1845) Lunarca ovalis (Bruguière, 1789) Tegillarca granosa (Linnaeus, 1758) * Basterotiidae Basterotia quadrata (Hinds, 1843) Cardiidae Acrosterigma magnum (Linnaeus, 1758) Americardia media (Linnaeus, 1758) Dallocardia muricata (Linnaeus, 1758) Dinocardium robustum (Lightfoot, 1786) Fulvia laevigata (Linnaeus, 1758) Laevicardium serratum (Linnaeus, 1758) Laevicardium sybariticum (Dall, 1886) Papyridea aspersa (G. B. Sowerby I, 1833) Papyridea semisulcata (Gray, 1825) Trachycardium isocardia (Linnaeus, 1758) Trigoniocardia antillarum (d'Orbigny, 1853) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) AphiaID Alph3 FB-SLB Sépiole calamarette Spirule Chipiloua commun 157036 141548 141680 IRE RKS YUR Poulpe gelée gèant Argonaute papier Argonaute mineur Poulpe pélagique pygmée Poulpe pélagique translucide Poulpe tacheté Poulpe à longs bras Poulpe ris Poulpe bourdon Pieuvre Poulpe commun, pieuvre Poulpe dana Poulpe licorne Poulpe cornu Discopoulpe de Agassiz Poulpe manteau violet Poulpe vitreux 341781 138803 215276 410340 138849 534558 534126 341954 341972 342007 140605 420654 140607 342400 140652 141694 141962 420849 156737 504322 504337 420712 504356 215252 215250 420713 504394 138793 504386 582484 420720 420721 504471 420830 381240 420847 381280 156843 605734 381803 381769 381290 381297 519472 381545 Smooth duckclam (En) Common jingle (En) Arche incongrue Triangular ark (En) Arche auriculée Arche crochue Arche zèbre Arche bicolore Arche barbue White-beard ark (En) White miniature ark (En) Arche ovale Arche granuleuse Square sportella (En) Bucarde fraisine Bucarde jaune Bucarde géante de l'Atlantique Frilled papercockle (En) West Indian prickly cockle (En) Chatwouj, chaltrou OBIS GBIF Pplt 2005 2005 1984 0 0 0 0 1800 0 p10 p9 p9 CEP GGQ GJH CEP CEP OCN OQD OTQ OQH OCT OCC DTS UGU TLQ UZS TUV CEP 2014 1984 2014 2014 2014 1984 1984 1984 1984 0 1984 1984 1984 2014 2014 2014 2014 0 0 0 0 1922 0 0 1983 0 1937 1930 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1922 1929 0 1 0 1937 1930 0 0 0 0 0 0 p9 p8 p9 p9 p9 p3 p1 p3 p3 p6 p1 p10 p6 p9 p10 p8 p8 MWQ NLX FCR FCE NDL BLS RKM ARK RQZ BQU BQB BJX ARK ARK ARK ARK CLX COZ MDQ TIX DKR FVX KZX KZX COZ KFX TIQ KFX 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 2001 0 2009 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1851 1 1986 1975 1 2019 1927 1925 1 1 1 1925 1 1986 1 1 1 1975 1975 1 1975 1953 1992 1992 1 1 1986 0 0 FAO 1978 2002 1978 2002 2002 1978 2002 2002 2002 2002 1978 0 2002 0 0 0 0 0 0 p4 p4 p3 p3 p3 p6 p6 p6 p1 p1 p1 p10 p6 p6 p3 p1 p6 p6 p1 p6 197 famille Mollusques (suite) Mollusques bivalves (suite) Carditidae Chamidae Corbulidae Crassatellidae Cuspidariidae Donacidae Dreissenidae Gastrochaenidae Glycymerididae Hiatellidae Isognomonidae Limidae Lucinidae Mactridae Malleidae Mytilidae Nom scientifique Carditamera gracilis (Shuttleworth, 1856) Arcinella arcinella (Linnaeus, 1767) Chama congregata Conrad, 1833 Chama macerophylla Gmelin, 1791 Chama sarda Reeve, 1847 Pseudochama cristella (Lamarck, 1819) Caryocorbula chittyana (C. B. Adams, 1852) Caryocorbula contracta (Say, 1822) Caryocorbula swiftiana (C. B. Adams, 1852) Juliacorbula aequivalvis (Philippi, 1836) Varicorbula philippii (E. A. Smith, 1885) Crassinella lunulata (Conrad, 1834) Crassinella martinicensis (d'Orbigny, 1853) Cardiomya cleryana (d'Orbigny, 1842) ~ Donax assimilis Hanley, 1845 Donax denticulatus Linnaeus, 1758 Donax purpurascens (Gmelin, 1791) Donax striatus Linnaeus, 1767 Donax variabilis Say, 1822 Iphigenia brasiliensis (Lamarck, 1818) Mytilopsis leucophaeata (Conrad, 1831) Mytilopsis sallei (Récluz, 1849) Gastrochaena ovata G. B. Sowerby I, 1834 Glycymeris undata (Linnaeus, 1758) Tucetona pectinata (Gmelin, 1791) Hiatella arctica (Linnaeus, 1767) Isognomon alatus (Gmelin, 1791) Isognomon bicolor (C. B. Adams, 1845) Isognomon radiatus (Anton, 1838) Ctenoides mitis (Lamarck, 1807) Ctenoides scaber (Born, 1778) Lima lima (Linnaeus, 1758) Anodontia alba Link, 1807 Callucina keenae (Chavan, 1971) Clathrolucina costata (d'Orbigny, 1845) Codakia orbicularis (Linnaeus, 1758) Ctena orbiculata (Montagu, 1808) Divalinga quadrisulcata (d'Orbigny, 1845) Divaricella dentata (Wood, 1815) Lucina adansoni d'Orbigny, 1840 Lucina pensylvanica (Linnaeus, 1758) Lucinisca muricata (Spengler, 1798) Parvilucina pectinella (C. B. Adams, 1852) Phacoides pectinatus (Gmelin, 1791) Pleurolucina leucocyma (Dall, 1886) Mactrellona alata (Spengler, 1802) Mactrotoma fragilis (Gmelin, 1791) Malleus candeanus (d'Orbigny, 1853) Brachidontes exustus (Linnaeus, 1758) Brachidontes modiolus (Linnaeus, 1767) Gregariella coralliophaga (Gmelin, 1791) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) West Indian cardita Corrugate jewelbox (En) Leafy jewelbox (En) Cherry jewelbox (En) Radial-ridged corbula (En) Lunate crassinella Martinique crassinella (En) Flion des Caraïbes Purplish semele (En) Flion ridée Variable coquina (En) Donace géanté Dark false mussel (En) Santo Domingo false mussel (En) Ovate gastrochaenid (En) Wavy bittersweet (En) Arctic hiatella (En) Huître plate Bicolor purse-oyster (En) Radial purse-oyster (En) Lime rêche Lime écailleuse Buttercup lucine (En) Costate lucine (En) Lucine tigrée américaine Cross-hatched lucine (En) Dentate lucine (En) Pennsylvania lucine (En) Spinose lucine (En) Little-comb lucine (En) Mactre ailée Fragile surfclam (En) Huître-marteau des Caraïbes Scorched mussel (En) Yellow mussel (En) Coral-eating mussel 'En) AphiaID Alph3 FB-SLB 504860 504764 420814 397039 420819 504796 420976 420977 820357 420980 420983 420843 420844 408446 494694 420902 494721 494732 156776 420905 156887 397147 420984 420730 420731 140103 420736 420737 397087 420744 420747 140233 493932 420785 747384 420787 420788 464137 464142 464187 420791 420792 464249 420800 420801 505717 420850 420738 397026 420696 420699 COZ CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX DON DXD DON DNT DON IFB YIH YSQ CLX GCD ARK ZHA IMA IMX IMX CLX KTX IML EWX EWX EWX KKO KLX EWX EWX EWX EWQ EWX EWX EWX EWX WMC MWQ CLX MSX MSX MSX 0 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 FAO 0 2002 0 2002 2002 2002 OBIS GBIF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1975 1974 1975 1 1 1986 1986 1 1 1 1 1986 1 1950 1 1 1969 1 1 1 1937 1 1 1 1926 1 1927 1 1975 1 1944 1 1 1944 1927 1992 1992 1 1971 1 1986 1 1 1 1 0 1929 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Pplt p6 p3 p6 p1 p6 p1 p1 p6 p6 p6 p3 p6 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p3 p1 p6 p4 p1 p1 p6 p6 p6 p3 p3 p4 p4 p6 p6 p6 p1 p6 p1 p1 p1 p6 p6 p3 p6 p3 198 famille Mollusques (suite) Mollusques bivalves (suite) Mytilidae (suite) Noetiidae Nuculanidae Ostreidae Pectinidae Pholadidae Pinnidae Propeamussiidae Psammobiidae Pteriidae Semelidae Solecurtidae Solenidae Spondylidae Tellinidae Nom scientifique Lioberus castanea (Say, 1822) Modiolus americanus (Leach, 1815) Musculus lateralis (Say, 1822) Arcopsis adamsi (Dall, 1886) Saccella acuta (Conrad, 1831) Crassostrea rhizophorae (Guilding, 1828) Crassostrea tulipa (Lamarck, 1819) * Crassostrea virginica (Gmelin, 1791) Dendostrea frons (Linnaeus, 1758) Ostrea equestris Say, 1834 Ostrea stentina Payraudeau, 1826 Aequipecten exasperatus (Sowerby II, 1842) Argopecten gibbus (Linnaeus, 1758) Argopecten nucleus (Born, 1778) Caribachlamys ornata (Lamarck, 1819) Euvola laurenti (Gmelin, 1791) Euvola ziczac (Linnaeus, 1758) Leptopecten bavayi (Dautzenberg, 1900) Nodipecten nodosus (Linnaeus, 1758) Cyrtopleura costata (Linnaeus, 1758) Martesia cuneiformis (Say, 1822) Martesia striata (Say, 1822) Atrina rigida (Lightfoot, 1786) Atrina seminuda (Lamarck, 1819) Atrina serrata (G. B. Sowerby I, 1825) Pinna carnea Gmelin, 1791 Propeamussium dalli (E. A. Smith, 1885) Asaphis deflorata (Linnaeus, 1758) Heterodonax bimaculatus (Linnaeus, 1758) Psammotella cruenta (Lightfoot, 1786) Sanguinolaria sanguinolenta (Gmelin, 1791) Pinctada imbricata Röding, 1798 Pteria colymbus (Röding, 1798) Pteria penguin (Röding, 1798) * Abra aequalis (Say, 1822) Cumingia lamellosa G. B. Sowerby I, 1833 Semele proficua (Pulteney, 1799) Tagelus divisus (Spengler, 1794) Tagelus plebeius (Lightfoot, 1786) Solena obliqua (Spengler, 1794) Spondylus americanus Hermann, 1781 Spondylus tenuis Schreibers, 1793 Ameritella janeiroensis (Jaeckel, 1927) Ameritella sybaritica (Dall, 1881) Ameritella versicolor (De Kay, 1843) Arcopagia fausta (Pulteney, 1799) Eurytellina angulosa (Gmelin, 1791) Eurytellina lineata (W. Turton, 1819) Eurytellina nitens (C. B. Adams, 1845) Eurytellina punicea (Born, 1778) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Modiole tulipe Lateral mussel (En) Cancellate ark (En) Pointed nutclam (En) Huître creuse des Caraïbes Huître africaine de mangroves Huître creuse américaine Frond oyster (En) Crested oyster (En) Huître naine Mossy scallop (En) Peigne calicot Nucleus scallop (En) Ornate scallop (En) Peigne de Laurent Peigne zigzag Bavay's scallop (En) Coquille Aîle d’ange Wedge piddock (En) Martésie striée Jambonneau raide Jambonneau demi-lisse Jambonneau dents de scie Jambonneau ambre Sanguinolaire ridée Faux haricot Atlantic sanguin (En) Huître perlière de l’Atlantique Atlantic wing-oyster (En) Huître perlière ailée Atlantic abra (En) Contracted semele (En) Atlantic semele (En) Purplish tagelus (En) Tagal corpulent Couteau antillais Huître épineuse de l'Atlantique Huître épineuse Sybaritic tellin (En) Many-colored tellin (En) Telline fasute AphiaID Alph3 FB-SLB 1261741 420705 420707 420724 866898 420777 506706 140657 420779 156924 489077 420758 394271 394268 393707 746587 394073 394314 225252 156840 397138 216465 420739 420740 420741 420742 391457 213509 420907 420908 420909 207901 420735 208448 293683 507257 420915 156999 157001 512089 420772 506972 878511 878517 849119 420864 420868 420869 420870 420871 MSX DJI MSX CLX CLX OYM OYC OYA DDO OYX OYX SCX SCC SCX SCX SCX SCX SCX YRD YPK FJX MJX TQY TQY TQY IDX CLX FWX CLX UNU UJX IKI TXX TXX CLX CLX XML GHX GHX SOI DYM DZX TWL TWL TWL TWL TWL TWL TWL TWL 0 2002 0 0 0 2002 2018b 0 0 0 0 2002 0 0 0 2002 0 2006 2002 0 0 2002 2002 0 2006b 0 2002 0 0 2002 2006b 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 FAO 2002 2002 0 2002 2002 2002 0 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1970 0 1975 0 0 0 1970 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1927 1 0 0 1 1974 1 1 1 1953 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1963 1948 1 1976 2000 1 1974 1974 1986 1 1927 1986 1 1929 1974 0 1 1986 1 1944 1 1 1 1986 p1 p3 p6 p6 p6 p1 p6 p6 p6 p8 p4 p4 p6 p1 p4 p1 p6 p1 p1 p1 p4 p4 p1 p4 p10 p1 p1 p1 p1 p1 p6 p1 p6 p1 p6 p4 p1 p3 p3 p6 p4 p1 p1 p6 p1 199 famille Mollusques (suite) Mollusques bivalves (suite) Tellinidae (suite) Teredinidae Thyasiridae Trapezidae Ungulinidae Veneridae Nom scientifique Heteromacoma irus (Hanley, 1845) * Laciolina laevigata (Linnaeus, 1758) Leporimetis ephippium (Spengler, 1798) Macoma cerina C. B. Adams, 1845 Macoploma tenta (Say, 1838) Merisca cristallina (Spengler, 1798) Oudardia sandix (Boss, 1968) Psammotreta brevifrons (Say, 1834) Serratina aequistriata (Say, 1824) Serratina martinicensis (d'Orbigny, 1853) Strigilla carnaria (Linnaeus, 1758) Strigilla mirabilis (Philippi, 1841) Strigilla pisiformis (Linnaeus, 1758) Strigilla producta Tryon, 1870 Strigilla pseudocarnaria Boss, 1969 Tampaella mera (Say, 1838) Tellina radiata Linnaeus, 1758 Tellinella listeri (Röding, 1798) Bankia fimbriatula Moll & Roch, 1931 Bankia gouldi (Bartsch, 1908) Lyrodus massa (Lamy, 1923) Lyrodus pedicellatus (Quatrefages, 1849) Nototeredo knoxi (Bartsch, 1917) Teredo clappi Bartsch, 1923 Teredo fulleri Clapp, 1924 Teredo furcifera Martens, 1894 Teredo portoricensis Clapp, 1924 Teredo somersi Clapp, 1924 Thyasira granulosa (Monterosato, 1874) Coralliophaga coralliophaga (Gmelin, 1791) Diplodonta notata Dall & Simpson, 1901 Diplodonta punctata (Say, 1822) Phlyctiderma semiasperum (Philippi, 1836) Anomalocardia cuneimeris (Conrad, 1846) Anomalocardia flexuosa (Linnaeus, 1767) Anomalocardia puella (Pfeiffer in Philippi, 1846) Callpita eucymata (Dall, 1890) Chione cancellata (Linnaeus, 1767) Chioneryx pygmaea (Lamarck, 1818) Choristodon robustus (G. B. Sowerby I, 1834) Dosinia concentrica (Born, 1778) Globivenus rigida (Dillwyn, 1817) Globivenus rugatina (Heilprin, 1887) Gouldia cerina (C. B. Adams, 1845) Hysteroconcha dione (Linnaeus, 1758) Hysteroconcha lupanaria (Lesson, 1831) Lamelliconcha circinata (Born, 1778) Leukoma granulata (Gmelin, 1791) Lirophora paphia (Linnaeus, 1767) Megapitaria maculata (Linnaeus, 1758) Parastarte triquetra (Conrad, 1846) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Telline lisse Telline lacuneuse Waxy macoma (En) Elongate macoma (En) Crystal tellin (En) Short macoma (En) Striate tellin (En) Martinique tellin (En) White strigilla (En) Pea strigilla (En) Pure tellin (En) Telline coucher de soleil Telline mouchetée Fimbriate shipworm (En) Cupped shipworm (En) Taret siamois Foliaceous shipworm (En) Yellow-margin shipworm (En) Deep-cleft shipworm (En) Puerto Rico shipworm (En) Granulose cleftclam (En) Coral clam (En) Marked diplodon (En) Atlantic diplodon (En) Pointed clam (En) Pointed venus (En) Glory-of-the-seas venus (En) Vénus quadrillée Pygmy-venus (En) Atlantic petricolid (En) West Indian dosinia (En) Rigid venus (En) Queen venus (En) Waxy gouldclam (En) Beaded venus (En) Vénus calicot Brown gemclam (En) AphiaID Alph3 FB-SLB FAO 714923 420872 724897 420877 879984 420886 878537 606748 877243 877258 420893 420895 420896 533459 141583 878344 420900 420901 141599 156749 397095 141600 420994 397192 527827 397193 527831 420995 141664 208484 420806 420808 420810 507441 215265 507442 507497 397040 420961 420970 507553 420937 420938 420939 507709 507708 545943 507743 420943 420944 420946 TWL TWL TWL OVX TWL TWL TWL TWL TWL TWL TWL TWL TWL CLX CLX TWL TWL TWL CLX CLX CLX YRK CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX CLX EWX EWX VEX NKB VEX CLV KNN VEX CLV DSZ VEX CLV CLV IUX IUX VEX FDX VEX VEX CLV 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 2009 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 2002 2002 OBIS GBIF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1986 1986 1 1986 1 1986 1 1980 1927 1922 1922 1922 1922 1922 1922 1922 1922 1922 1922 0 1 1986 1 1 1 1953 1 1 1986 1 1 1992 1 1 1 1 1992 1986 1 1975 1 1 Pplt p1 p1 p1 p3 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p6 p6 p1 p1 p4 p1 p3 p1 p6 p4 p1 p1 p6 p4 p4 p3 p1 p4 p6 p4 p1 p1 p1 p6 p4 p1 200 famille Mollusques (suite) Mollusques bivalves (suite) Veneridae (suite) Verticordiidae Mollusques gastéropodes Acteonidae Anabathridae Ancillariidae Aplustridae Aporrhaidae Architectonicidae Areneidae Assimineidae Batillariidae Bellolividae Borsoniidae Buccinidae Bullidae Bursidae Caecidae Calliostomatidae Calyptraeidae Cancellariidae Capulidae Cassidae Cavoliniidae Cerithiidae Nom scientifique Periglypta listeri (J.E. Gray, 1838) Petricola lapicida (Gmelin, 1791) Pitar albidus (Gmelin, 1791) Pitar fulminatus (Menke, 1828) Tivela fulminata (Bory de Saint-Vincent, 1827) Tivela mactroides (Born, 1778) Haliris fischeriana (Dall, 1881) Acteon exiguus Mörch, 1875 Amphithalamus vallei Aguayo & Jaume, 1947 Ancilla lineolata (A. Adams, 1853) Micromelo undatus (Bruguière, 1792) Aporrhais pespelecani (Linnaeus, 1758) * Heliacus bisulcatus (d'Orbigny, 1842) Heliacus cylindricus (Gmelin, 1791) Heliacus infundibuliformis (Gmelin, 1791) Arene cruentata (Megerle von Mühlfeld, 1824) Arene tricarinata (Stearns, 1872) Arene venustula Aguayo & Rehder, 1936 Assiminea succinea (Pfeiffer, 1840) Lampanella minima (Gmelin, 1791) Jaspidella jaspidea (Gmelin, 1791) Bathytoma viabrunnea (Dall, 1889) Manaria fusiformis (Clench & Aguayo, 1941) Bulla occidentalis A. Adams, 1850 Bulla striata Bruguière, 1792 Bursa cubaniana (d'Orbigny, 1841) Caecum floridanum Stimpson, 1851 Caecum regulare Carpenter, 1858 Caecum textile de Folin, 1867 Caecum tortile Dall, 1892 Meioceras cornucopiae Carpenter, 1859 Calliostoma aurora Dall, 1888 Calliostoma jujubinum (Gmelin, 1791) Crepidula plana Say, 1822 Tritonoharpa lanceolata (Menke, 1828) Ariadnaria borealis (Broderip & G. B. Sowerby I, 1829) * Casmaria kalosmodix (Melvill, 1883) ** Cassis flammea (Linnaeus, 1758) Cassis madagascariensis Lamarck, 1822 Cassis tuberosa (Linnaeus, 1758) Cypraecassis testiculus (Linnaeus, 1758) Galeodea echinophora (Linnaeus, 1758) Oocorys verrillii (Dall, 1889) Semicassis granulata (Born, 1778) Diacavolinia longirostris (Blainville, 1821) Diacria trispinosa (Blainville, 1821) Bittiolum varium (Pfeiffer, 1840) Cerithium atratum (Born, 1778) Cerithium eburneum Bruguière, 1792 Cerithium guinaicum Philippi, 1849 nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Venus princesse Boring petricola (En) Praire éclair Tivèle trigone Del Valle's tiny shell (En) Miniature melo (En) Pied de pélican Beaded sundial (En) Channeled sundial (En) Star cyclostreme (En) Gem cyclostreme (En) Graceful cyclostreme (En) Atlantic assiminea (En) West Indian false cerith (En) Jasper dwarf olive (En) Striate bubble (En) Common Atlantic bubble (En) Granulate frog shell (En) Florida caecum (En) Gastropode Textile caecum (En) Twisted caecum (En) Minute sea snail (En) Mottled topsnail (En) Crépidule plate Arrow dwarf triton (En) Boreal hairysnail (En) Casque flamme Casque impérial Casque royal Reticulate cowrie-helmet (En) Casque échinophore Casque cannelé Shelled pteropod (En) Three-spine cavoline (En) Grass cerith (En) Dark cerith (En) Ivory cerith (En) Guinea cerith (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 420947 216533 420948 420952 507947 420964 405225 EGI PIX IUX ITI TVW TVW CLX 0 0 0 0 532278 419574 208355 140121 138760 224351 224358 214971 419471 419474 419476 160168 446438 420102 420246 491092 420521 138940 477024 419588 419593 419598 532252 419600 532283 419419 160230 420198 714762 731712 419777 419778 224977 224277 139023 533236 419784 405962 139045 160174 224572 419521 224773 GAS GAS GAS GAS OHQ GAS TSH TSH GSH GAS GAS GAS MUE GAS GAS GAS GAS GAS VAX GAS GAS GAS GAS GAS GAS TSH KWX GAS GAS KSX KSF KSD KST KSX XIX XIX FMG GAS GAS GAS GAS GAS GAS 2002 0 FAO 2002 0 0 GBIF Pplt 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1992 1992 1 1986 0 p6 p3 p6 p4 p1 p1 p6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1988 1988 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 2002 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 OBIS 2002 2002 2002 1976 0 1976 1989 0 0 1976 0 0 0 0 1976 0 1 1 1 1 1 1927 1927 1 1 1 1 1 1 1 1988 1988 1975 1 1 1 1 2003 1 1 1 1 1 1 1937 1 1927 1 1929 1927 1 1978 1976 1937 1937 1 1934 1976 1 p4 p1 p6 p1 p6 p3 p3 p3 p1 p1 p4 p6 p10 p4 p4 p6 p3 p1 p4 p6 p3 p10 p4 p4 p6 p6 p4 p4 p4 p4 p6 p6 p8 p10 p4 p4 p4 p4 201 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Cerithiidae (suite) Cerithium litteratum (Born, 1778) Cerithium lutosum Menke, 1828 Cerithium muscarum Say, 1832 Cerithium vulgatum Bruguière, 1792 * Rhinoclavis fasciata (Bruguière, 1792) * Cerithiopsidae Seila adamsii (H. C. Lea, 1845) Charoniidae Charonia tritonis (Linnaeus, 1758) * Charonia variegata (Lamarck, 1816) Clionidae Clione limacina (Phipps, 1774) * Cochliopidae Pyrgophorus coronatus (L. Pfeiffer, 1840) Colubrariidae Colubraria obscura (Reeve, 1844) * Columbellidae Aesopus obesus (Hinds, 1844) Anachis catenata (G. B. Sowerby, 1844) Columbellidae (suite) Astyris lunata (Say, 1826) Columbella mercatoria (Linnaeus, 1758) Conella ovuloides (C. B. Adams, 1850) Costoanachis sparsa (Reeve, 1859) Falsuszafrona pulchella (Blainville, 1829) Mazatlania cosentini (Philippi, 1836) Mitrella nycteis (Duclos, 1846) Mitrella ocellata (Gmelin, 1791) Nassarina glypta (Bush, 1885) Nitidella nitida (Lamarck, 1822) Parvanachis obesa (C. B. Adams, 1845) Rhombinella laevigata (Linnaeus, 1758) Steironepion moniliferum (G. B. Sowerby I, 1844) Suturoglypta pretrii (Duclos, 1846) Conidae Conasprella centurio (Born, 1778) Conasprella delessertii (Récluz, 1843) Conasprella jaspidea (Gmelin, 1791) Conasprella mindana (Hwass in Bruguière, 1792) Conasprella pealii (Green, 1830) Conasprella puncticulata (Hwass in Bruguière, 1792) Conasprella verrucosa (Hwass in Bruguière, 1792) Conus abbreviatus Reeve, 1843 * Conus byssinus (Röding, 1798) Conus cardinalis Hwass in Bruguière, 1792 Conus cedonulli Linnaeus, 1767 Conus daucus Hwass in Bruguière, 1792 Conus dominicanus Hwass in Bruguière, 1792 Conus geographus Linnaeus, 1758 * Conus granulatus Linnaeus, 1758 Conus hieroglyphus Duclos, 1833 Conus inscriptus Reeve, 1843 * Conus magellanicus Hwass in Bruguière, 1792 Conus monachus Linnaeus, 1758 Conus mus Hwass in Bruguière, 1792 Conus patae Abbott, 1971 Conus pulcher [Lightfoot], 1786 * Conus regius Gmelin, 1791 nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Stocky cerith En) Dwarf Atlantic cerith (En) Fly-specked cerith (En) Mediterranean cerithe (En) Cérithe fascié Adams miniature cerith (En) Triton émaillé Triton de l'Atlantique Common clione (En) Obscure dwarf triton (En) Chain dove-shell (En) Mitrelle lunée West Indian dovesnail (En) Dove snails (En) Sparse dovesnail (En) Beautiful dovesnail (En) False auger (En) White-spot dovesnail (En) Engraved dovesnail (En) Glossy dove-shell (En) Fat dovesnail (En) Smooth dovesnail (En) Dove snails (En) Cone Sozon's cone (En) Jasper cone (En) Bermuda cone (En) Abbreviated cone (En) Cône cardinal Carrot cone (En) Antilles cone (En) Geographer cone (En) Cone hiéroglyphe Engraved cone (En) Cône souris Sunrise cone (En) Butterfly cone (En) Cône royale AphiaID Alph3 FB-SLB 216687 419522 419523 139066 215117 160051 141102 181006 533632 397179 225043 409951 511378 160102 208599 419991 419998 420017 511710 878481 139202 420004 420006 160440 420008 420011 420014 835892 835976 836687 836701 1350018 836771 1349984 426286 430458 426444 430327 420208 430330 215499 420211 428151 215573 428197 215542 420216 420217 224308 420220 GAS GAS GAS KHV RVF GAS KRN KVX GAS GAS GAS GAS GAS BEX GAS BEX BEX BEX BEX GAS BEX GAS BEX BEX BEX GAS GAS XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX XUX KUM XUX XUX KUJ 2026b 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2009 0 0 2006b 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2009 0 0 . 0 0 0 0 FAO 2002 OBIS GBIF Pplt 1976 0 0 0 0 0 0 1989 0 0 0 0 1917 1927 1 1 1 1 1 1858 1937 1933 1 0 1 1 1976 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1976 1 1 1961 0 1953 1974 0 1 1918 1 1 1 1 1900 1 1 1 1 1 1 1 1800 1 1 1 p4 p4 p1 p1 p3 p4 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 1976 p3 p7 p1 p1 p6 p3 p3 p6 p1 p1 p1 p6 p4 p6 p1 p6 p1 p6 p6 p1 p6 p6 p1 p3 p6 p3 p6 p3 p3 p3 p6 p1 p3 p1 p3 202 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Conidae (suite) Conus villepinii P. Fischer & Bernardi, 1857 Costellariidae Atlantilux exigua (C. B. Adams, 1845) Atlantilux puella (Reeve, 1845) Mitromica williamsae Rosenberg & R. Salisbury, 2003 Vexillum albocinctum (C. B. Adams, 1845) Vexillum consanguineum (Reeve, 1845) Vexillum cubanum Aguayo & Rehder, 1936 Vexillum interruptum (Anton, 1838) * Cylichnidae Acteocina canaliculata (Say, 1826) Cylichna alba (T. Brown, 1827) * Cylichna verrillii Dall, 1889 Cylichnella bidentata (d'Orbigny, 1841) Scaphander nobilis Verrill, 1884 Cymatiidae Cymatium femorale (Linnaeus, 1758) Gutturnium muricinum (Röding, 1798) Linatella caudata (Gmelin, 1791) Monoplex aquatilis (Reeve, 1844) Monoplex gemmatus (Reeve, 1844) * Monoplex nicobaricus (Röding, 1798) Monoplex parthenopeus (Salis Marschlins, 1793) Monoplex pilearis (Linnaeus, 1758)* Monoplex vespaceus (Lamarck, 1822) Monoplex wiegmanni (Anton, 1838) Ranularia cynocephala (Lamarck, 1816) Turritriton labiosus (W. Wood, 1828) Cypraeidae Luria cinerea (Gmelin, 1791) Macrocypraea cervinetta (Kiener, 1844) Macrocypraea cervus (Linnaeus, 1771) Macrocypraea zebra (Linnaeus, 1758) Naria acicularis (Gmelin, 1791) Naria spurca (Linnaeus, 1758) Cystiscidae Gibberula catenata (Montagu, 1803) Gibberula lavalleeana (d'Orbigny, 1842) Persicula frumentum (Sowerby I, 1832) Persicula obesa (Redfield, 1846) Drilliidae Clathrodrillia solida (C. B. Adams, 1850) Fenimorea janetae Bartsch, 1934 Ellobiidae Blauneria heteroclita (Montagu, 1808) Ellobium dominicense (Férussac, 1821) Melampus bidentatus Say, 1822 Melampus bullaoides (Montagu, 1808) Melampus coffea (Linnaeus, 1758) Melampus flavus (Gmelin, 1791) Melampus monile (Bruguière, 1789) Pedipes mirabilis (Megerle von Mühlfeld, 1816) Tralia ovula (Bruguière, 1789) Eoacmaeidae Eoacmaea pustulata (Helbling, 1779) Epitoniidae Cycloscala echinaticosta (d'Orbigny, 1842) Epitonium albidum (d'Orbigny, 1842) Epitonium apiculatum (Dall, 1889) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) White-spot miter En) Sulcate miter (En) Cylichna blanc Two-tooth barrel-bubble (En) Triton anguleux Triton bosselé Ringed triton (En) Triton aquatile Jeweled triton (En) Triton de Naple, Triton velu Triton poilu Dwarf hairy triton (En) Doghead triton (En) Lip triton (En) Deer cowry (En) Atlantic deer cowrie (En) Measled cowrie (En) Atlantic yellow cowrie (En) Cowries (En) Princess marginella (En) Snowflake marginella (En) Solid drillia (En) Janet's turrid (En) Left-hand melampus (En) Common marsh snail (En) Coffee melampus (En) Caribbean melampus (En) Miraculous pedipes (En) Egg melampus (EN) Spotted limpet (En) Wide-coiled wentletrap (En) Semismooth wentletrap (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 420226 866426 957170 395918 596885 567321 754382 758836 160065 139474 420537 420538 139489 225025 220950 141114 476516 476521 476529 476531 476533 476538 476540 476546 476594 390557 578043 419722 419723 1075023 1075013 420128 420130 533266 533271 433229 420307 420634 420636 160368 420639 420640 764416 420641 420644 420646 458655 419797 419803 419804 XUX GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS YJF YMM KMU YMJ GAS YMN KMR YUJ GAS GAS GAS MUE ZAX ZAX ZAX ZAX ZAX ZAX GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS LPZ GAS GAS GAS 0 0 0 2009 0 0 0 2010 0 0 0 2005 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2009 2009 0 2009 0 0 0 2009 0 0 0 2009 0 FAO OBIS GBIF Pplt 1988 0 0 1988 1 1 p6 p4 p4 p1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 1976 0 0 1976 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1900 1 1 1 1 1976 1 1858 1976 1 1 1 1917 1960 1982 1976 1976 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1929 1 1 1927 1 1 1 0 0 1976 0 0 1863 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 p6 p1 p2 p10 p6 p6 p0 p4 p4 p6 p4 p6 p4 p1 p4 p3 p10 p3 p4 p4 p6 p6 p6 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p4 p6 p6 p6 203 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Epitoniidae (suite) Epitonium candeanum (d'Orbigny, 1842) Epitonium foliaceicosta (d'Orbigny, 1842) Epitonium hexagonum (G. B. Sowerby II, 1844) Epitonium multistriatum (Say, 1826) Epitonium novangliae (Couthouy, 1838) Epitonium occidentale (Nyst, 1871) Epitonium tiburonense Clench & R. D. Turner, 1952 Epitonium unifasciatum (Sowerby II, 1844) Gyroscala commutata (Monterosato, 1877) Janthina janthina (Linnaeus, 1758) Opalia crenata (Linnaeus, 1758) Opalia hotessieriana (d'Orbigny, 1842) Opalia pumilio (Mörch, 1875) Eratoidae Hespererato maugeriae (J.E. Gray, 1832) Eulimidae Eulima bifasciata d'Orbigny, 1841 Eulima fulvocincta C. B. Adams, 1850 Hemiliostraca auricincta (Abbott, 1958) Melanella eburnea (Megerle von Mühlfeld, 1824) Niso aeglees Bush, 1885 Vitreobalcis nutans (Megerle von Mühlfeld, 1824) Fasciolariidae Aristofusus excavatus (G. B. Sowerby II, 1880) Fasciolaria tulipa (Linnaeus, 1758) Hemipolygona carinifera (Lamarck, 1816) Hemipolygona mcgintyi (Pilsbry, 1939) Leucozonia leucozonalis (Lamarck, 1822) Leucozonia nassa (Gmelin, 1791) Leucozonia ocellata (Gmelin, 1791) Polygona infundibulum (Gmelin, 1791) Teralatirus roboreus (Reeve, 1845) Triplofusus giganteus (Kiener, 1840) Fissurellidae Diodora arcuata (G. B. Sowerby II, 1862) Diodora cayenensis (Lamarck, 1822) Diodora dysoni (Reeve, 1850) Diodora listeri (d'Orbigny, 1847) Diodora minuta (Lamarck, 1822) Diodora sayi (Dall, 1889) Diodora viridula (Lamarck, 1822) Fissurella angusta (Gmelin, 1791) Fissurella barbadensis (Gmelin, 1791) Fissurella barbouri Pérez Farfante, 1943 Fissurella clenchi Pérez Farfante, 1943 Fissurella fascicularis Lamarck, 1822 Fissurella nimbosa (Linnaeus, 1758) Fissurella nodosa (Born, 1778) Fissurella nubecula (Linnaeus, 1758) * Hemimarginula pumila (A. Adams, 1852) Hemitoma octoradiata (Gmelin, 1791) Lucapina sowerbii (Sowerby I, 1835) Lucapina suffusa (Reeve, 1850) Lucapinella limatula (Reeve, 1850) Montfortia emarginata (Blainville, 1825) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Many-ribbed wentletrap (En) Lamellose wentletrap (En) Common purple sea snail (En) Pitted wentletrap (En) Dwarf wentletrap (En) Green erato Two-band eulima (En) Gold-stripe eulima (En) Brown-line niso (En) Apricot Spindle (En) Fasciolaire tulipe McGinty's latirus (En) Fuseau marron White-spot latirus (En) Fuseau zébré Pleuroploque géant Arcuate keyhole limpet (En) Cayenne keyhole limpet (En) Dyson's keyhole limpet (En) Fissurelle de Lister Dwarf keyhole limpet (En) Say's keyhole limpet (En) Green keyhole limpet (En) Narrow keyhole limpet (En) Fissurelle de Barbade Wobbly keyhole limpet (En) Fissurelle rayonnante Fissurelle nuageuse Pygmy emarginula (En) Sowerby's fleshy limpet (En) File fleshy limpet (En) Emarginate emarginula (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 419806 419808 523875 160295 160297 419813 524203 419817 524634 140155 139750 419824 224843 419744 419836 419837 566069 537003 419851 533601 1318056 420024 489043 420041 420043 420044 420045 420047 746841 420051 419337 160265 419339 419343 419345 419347 419349 419354 419355 224275 731983 419356 729935 419357 139970 585729 419360 419366 419367 419368 585820 GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS UXS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS FST GAS GAS UAX LZN BEX JSI GAS FKX DFX DFX DFX DDL DFX DFX DFX FSX FSB FSX FSX FSX FSM FSX FSU GAS LPZ GAS GAS GAS GAS OBIS GBIF Pplt 2009 2009 0 0 p6 p6 0 2009 2009 2009 2009 2009 0 2009 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 0 2009 0 2002 0 0 0 0 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1927 1 1 1979 1858 1 1976 1927 1 1 1 1 1927 1 1 1 1 1976 1 1 1976 1 1 1 1 1976 1 0 1 1 0 2002 2009 0 0 2009 0 2009 0 0 FAO 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 0 2002 2002 2002 0 1976 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 1976 0 0 1976 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 p3 p6 p6 p1 p3 p7 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p6 p4 p6 p4 p3 p1 p1 p6 p1 p3 p1 p4 p6 p4 p1 p4 p3 p6 p6 p3 p1 p1 p3 p1 p4 p6 p3 p4 p6 p4 p3 p6 204 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Haminoeidae Haminoea elegans (Gray, 1825) Haminoea navicula (da Costa, 1778) * Harpidae Harpa major Röding, 1798 * Morum dennisoni (Reeve, 1842) Morum oniscus (Linnaeus, 1767) Hipponicidae Cheilea equestris (Linnaeus, 1758) Hipponix antiquatus (Linnaeus, 1767) Hydrobiidae Pyrgophorus parvulus (Guilding, 1828) Laubierinidae Pisanianura grimaldii (Dautzenberg, 1899) Litiopidae Alaba incerta (d'Orbigny, 1841) Litiopa basistriata Dall Litiopa melanostoma Rang, 1829 Littorinidae Cenchritis muricatus (Linnaeus, 1758) Echinolittorina angustior (Mörch, 1876) Echinolittorina dilatata (d'Orbigny, 1842) Echinolittorina jamaicensis (C. B. Adams, 1850) Echinolittorina lineolata (d'Orbigny, 1840) Echinolittorina meleagris (Potiez & Michaud, 1838) Echinolittorina tuberculata (Menke, 1828) Echinolittorina ziczac (Gmelin, 1791) Littoraria angulifera (Lamarck, 1822) Littoraria flava (P. P. King, 1832) Littoraria nebulosa (Lamarck, 1822) Littoraria scabra (Linnaeus, 1758) * Littoraria tessellata (Philippi, 1847) Tectarius antonii (Philippi, 1846) Tectarius coronatus Valenciennes, 1832 Lottiidae Lottia antillarum G. B. Sowerby I, 1834 Lottia leucopleura (Gmelin, 1791) Mangeliidae Agathotoma candidissima (C. B. Adams, 1845) Brachycythara biconica (C. B. Adams, 1850) Cryoturris quadrilineata (C. B. Adams, 1850) Glyphoturris quadrata (Reeve, 1845) Glyphoturris rugirima (Dall, 1889) Ithycythara auberiana (d'Orbigny, 1847) Ithycythara psila (Bush, 1885) Pyrgocythara filosa Rehder, 1943 Vitricythara metria (Dall, 1903) Marginellidae Granulina ovuliformis (d'Orbigny, 1842) Marginellopsis serrei Bavay, 1911 Prunum apicinum (Menke, 1828) Prunum carneum (Storer, 1837) Prunum guttatum (Dillwyn, 1817) Prunum labrosum (Redfield, 1870) Prunum marginatum (Born, 1778) Prunum pellucidum (Pfeiffer, 1840) Prunum pruinosum (Hinds, 1844) Prunum prunum (Gmelin, 1791) Prunum rostratum (Redfield, 1870) Prunum storeria (Couthouy, 1837) Volvarina angustata (G. B. Sowerby II, 1846) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Elegant glassy-bubble (En) Limace Petit-bateau Harpe majeure Dennison morum (En) Atlantic morum (En) False cup-and-saucer (En) White hoofsnail (En) Varicose cerith (En) Sargassum snail (En) Beaded periwinkle (En) Slender periwinkle (En) Pricklywinkle (En) Lineolate periwinkle (En) White-spot periwinkle (En) Common prickly winkle (En) Mangrove periwinkle (En) Cloudy periwinkle (En) Scabra periwinkle (En) Littorine couronnée Southern limpet (En) Black-rib limpet (En) White-frosted mangelia (En) Biconic mangelia (En) Square glyph-turrid (En) Filose mangelia Teardrop marginella (En) Common Atlantic marginella (En) Orange marginella (En) White-spot marginella (En) Plum marginella (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 140071 140075 208166 403719 403731 212110 212117 533366 140782 419526 GAS GAS HBM JJX CON LPZ GAS GAS GAS GAS 0 0 0 0 0 0 0 2009 140258 419557 419558 446856 449199 446863 419560 419563 419564 419565 446914 419567 208939 419568 419569 446936 456586 419325 409957 420326 420332 420335 420336 420339 420344 420356 420366 532891 550138 420149 420152 420156 473965 473968 473974 420163 473978 420165 473986 537152 BEX GSH PER PER PER PER PER PER PER PER PER PER LRZ GAS PER EKQ KJX KJX GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS 0 0 0 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 FAO OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 1976 0 0 0 1988 0 1 1 1 1 1927 1 1 0 1988 1 1 1 1865 1928 1 1927 1975 1927 1865 1917 1927 1 1 1929 1929 1865 1 1 1976 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 p4 1929 1970 0 0 1970 1927 0 1917 1927 0 0 1929 1929 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p6 p6 p4 p3 p3 p1 p4 p4 p3 p3 p4 p4 p3 p3 p4 p1 p1 p4 p1 p3 p1 p3 p6 p6 p1 p6 p6 p6 p6 p1 p1 p3 p3 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p6 p1 p1 205 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Marginellidae (suite) Volvarina avena (Kiener, 1834) Volvarina beyerleana (Bernardi, 1853) Volvarina rubella (C. B. Adams, 1845) Melongenidae Melongena melongena (Linnaeus, 1758) Mitridae Neotiara nodulosa (Gmelin, 1791) Probata barbadensis (Gmelin, 1791) Modulidae Modulus modulus (Linnaeus, 1758) Trochomodulus carchedonius (Lamarck, 1822) Muricidae Chicoreus brevifrons (Lamarck, 1822) Chicoreus florifer (Reeve, 1846) Claremontiella nodulosa (C. B. Adams, 1845) Coralliophila caribaea Abbott, 1958 Coralliophila erosa (Röding, 1798) Coralliophila galea (Dillwyn, 1823) Eupleura tampaensis (Conrad, 1846) Hexaplex duplex (Röding, 1798) Hexaplex fulvescens (G. B. Sowerby II, 1834) Murexsul oxytatus (M. Smith, 1938) Muricopsis caribbaea (Bartsch & Rehder, 1939) Muricopsis rosea (Reeve, 1846) Muricopsis rutila (Reeve, 1846) Nucella lapillus (Linnaeus, 1758) Phyllonotus pomum (Gmelin, 1791) Plicopurpura patula (Linnaeus, 1758) Siratus articulatus (Reeve, 1845) Siratus cailleti (Petit de la Saussaye, 1856) Siratus ciboney (Clench & Pérez Farfante, 1945) Siratus formosus (G. B. Sowerby II, 1841) Siratus kugleri (Clench & Pérez Farfante, 1945) Siratus perelegans (Vokes, 1965) Stramonita floridana (Conrad, 1837) Stramonita haemastoma (Linnaeus, 1767) Stramonita rustica (Lamarck, 1822) Thais undata Lamarck Vasula deltoidea (Lamarck, 1822) Vokesimurex cabritii (Bernardi, 1859) Vokesimurex recurvirostris (Broderip, 1833) Nassariidae Buccinanops monilifer (Kiener, 1834) Nassarius acutus (Say, 1822) Nassarius candei (d'Orbigny, 1847) Nassarius consensus (Ravenel, 1861) Nassarius fenistratus (Marrat, 1877) Phrontis alba (Say, 1826) Phrontis antillarum (d'Orbigny, 1847) Phrontis polygonata (Lamarck, 1822) Phrontis vibex (Say, 1822) Naticidae Natica turtoni E. A. Smith, 1890 Naticarius canrena (Linnaeus, 1758) Naticarius stercusmuscarum (Gmelin, 1791) Polinices hepaticus (Röding, 1798) Polinices lacteus (Guilding, 1834) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Orange-band marginella (En) Mélongène des Caraïbes Beaded miter (En) Barbados miter (En) Button snail (En) Angled modulus (En) Rocher antillais Flowery lace murex (En) Blackberry drupe (En) South seas coral shell (En) Helmet coralsnail (En) Tampa drill (En) Giant eastern murex (En) Hexagonal murex (En) Pink drupe (En) Pourpre de l'Atlantique Rocher pomme Caillet's murex (En) Antilles murex (En) Pourpre haemastoma Ovarque couronne Pourpre deltoide Murex à bec recourbé Collared buccinum (En) Striate nassa (En) White nassa (En) Antilles nassa (En) Black-spot nassa (En) Bruised nassa (En) Natice de Turton Tiger eye (En) Brown moonsnail (En) Milk moonsnail (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 420170 865685 474072 420062 1060369 1074824 419529 816991 558803 558810 1335417 419933 208126 419934 404195 596154 596160 407876 744161 744601 744593 140403 419944 396994 405261 405264 405267 405271 593236 405276 397115 140417 397116 GAS GAS GAS NGK VGX VGX TSH GAS KSB NCX JLX JLX RPN MUE MUE HZX HZX MUE JLX JLX JLX JLX FLO JLX MUE MUE MUE MUE MUE NCX IBX MUE JLX JLX IBX MUE MUE BEX NBX NBX NBX NBX NBX NBX NBX NBX NKT GAS NKS NDX NDX 0 0 0 2002 0 0 0 0 2002 0 0 0 0 0 0 714225 405198 405226 532467 160395 532265 420065 576764 877063 877064 877060 877061 224854 419760 720574 419762 224824 FAO 2002 2002 0 0 0 0 0 2002 2009 0 0 2009 0 0 2009 0 2002 2009 2002 2002 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 0 1981 0 0 0 0 OBIS GBIF Pplt 1976 0 1927 1 1 1900 1 1 1927 1929 1 1 1 1 1 1925 1 0 1 1 1 1 1 1 1858 1858 1858 1980 0 1900 1962 1 1 1858 1976 1 1976 0 1 1972 1 1 1 1 1 1 1 1928 0 1976 1 1 1976 p6 p1 1976 1976 1976 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1978 0 0 0 1976 p1 p3 p6 p4 p4 p6 p4 p4 p4 p3 p1 p1 p6 p4 p1 p4 p4 p3 p6 p6 p6 p6 p6 p3 p6 p4 p4 p6 p1 p6 p1 p6 p3 p6 p1 p1 p1 p3 p1 p3 206 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Naticidae (suite) Sinum maculatum (Say, 1831) Stigmaulax cancellatus (Hermann, 1781) Stigmaulax sulcatus (Born, 1778) Tectonatica pusilla (Say, 1822) Neritidae Clithon madecassinum (Morelet, 1860) Nerita fulgurans Gmelin, 1791 Nerita peloronta Linnaeus, 1758 Nerita tessellata Gmelin, 1791 Nerita versicolor Gmelin, 1791 Puperita pupa (Linnaeus, 1767) Smaragdia viridis (Linnaeus, 1758) Vitta clenchi (Russell, 1940) Vitta meleagris (Lamarck, 1822) Vitta virginea (Linnaeus, 1758) Neritiliidae Neritilia succinea (Récluz, 1841) Olividae Agaronia acuminata (Lamarck, 1811) Americoliva reticularis (Lamarck, 1811) Oliva bifasciata Kuster, 1878 Oliva fulgurator (Röding, 1798) Oliva jamaicensis Marrat, 1867 Oliva scripta Lamarck, 1811 Olivancillaria millepunctata (Duclos, 1840) Olivella diodocus (Marrat, 1871) Olivella mica (Duclos, 1835) Olivella micula (Marrat, 1871) Olivella minuta (Link, 1807) Olivella miriadina (Duclos, 1835) Olivella mutica (Say, 1822) Olivella nivea (Gmelin, 1791) Olivella rosolina (Duclos, 1835) Olivella verriauxii (Duclos, 1857) Ovulidae Cymbovula acicularis (Lamarck, 1810) Cyphoma gibbosum (Linnaeus, 1758) Cyphoma intermedium (G. B. Sowerby I, 1828) Cyphoma signatum Pilsbry & McGinty, 1939 Patellidae Patella caerulea Linnaeus, 1758 * Patella rustica Linnaeus, 1758 Pectinodontidae Pectinodonta arcuata Dall, 1882 Personidae Distorsio clathrata (Lamarck, 1816) Phasianellidae Echinolittorina punctata (Gmelin, 1791) * Eulithidium adamsi (Philippi, 1853) Eulithidium affine (C. B. Adams, 1850) Eulithidium bellum (M. Smith, 1937) Eulithidium tessellatum (Potiez & Michaud, 1838) Eulithidium thalassicola (R. Robertson, 1958) Phenacolepadidae Hyalopatina rushii (Dall, 1889) Plesiothyreus cytherae (Lesson, 1831) * Plesiothyreus hamillei (P. Fischer, 1857) Pisaniidae Bailya intricata (Dall, 1884) Engina turbinella (Kiener, 1836) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Brown baby ear (En) Grooved moonsnail (En) Miniature moonsnail (En) Antillean nerite (En) Nérite dent saignant Checkered nerite (En) Four-tooth nerite (En) Emerald nerite (En) Virgin nerite (En) Olive réticulée Minute dwarf olive (En) West Indian simnia (En) Flamingo tongue (En) Intermediate cyphoma (En) Monnaie Caraïbe sinuée Patelle de la Méditerranée Patelle ponctuée Stained pheasant (En) Shouldered pheasant (En) Turtlegrass pheasant (En) Hamille's limpet (En) Intricate phos (En) White-spot engina (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 419768 419770 419772 160063 873244 419503 419504 419505 419506 419513 140570 1355740 1362579 865834 419514 225436 815489 448086 448107 448112 420127 465622 448200 448224 448225 420111 448228 159949 420113 420116 UIX GAS NDX NDX NIX NIX NIX NIX NIX NIX NIX NIX GAS NIX NIX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX OXX GAS GAS GAS GAS LQC LQR GAS GAS GSH GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS 0 0 0 0 419725 432297 430876 419732 140677 140683 488974 419785 419484 419482 419483 419484 419486 419487 754642 1323144 419516 419961 234108 0 2002 0 0 2009 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 2009 FAO 2002 OBIS GBIF Pplt 0 0 1976 0 0 0 1976 1976 1976 0 1976 1976 0 1929 0 0 1976 0 0 1 1 1976 1 1 1975 1973 1934 1927 1981 1976 1976 1 1918 1 1 1937 1 1984 1974 1956 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1979 1911 1 1 1 1 1963 1 1 1980 1 1 1 1 1 1 1 1 1 p6 p6 p1 p6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2006b 0 2006b 0 0 0 2009 0 2009 2009 2009 2009 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1963 0 0 1980 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p4 p3 p3 p4 p1 p4 p1 p4 p4 p1 p6 p6 p1 p1 p1 p6 p1 p1 p3 p1 P3 p10 p6 p4 p4 p4 p4 p4 p1 p1 p4 p4 207 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Pisaniidae (suite) Gemophos auritulus (Link, 1807) Gemophos tinctus (Conrad, 1846) Monostiolum tessellatum (Reeve, 1844) Pisania pusio (Linnaeus, 1758) Plakobranchidae Elysia crispata Mörch, 1863 Planaxidae Angiola lineata (da Costa, 1778) Fossarus orbignyi P. Fischer, 1864 Planaxis nancyae Petuch, 2013 Supplanaxis nucleus (Bruguière, 1789) Pleurobranchidae Berthellina quadridens (Mörch, 1863) Pleurotomariidae Bayerotrochus midas (Bayer, 1965) Entemnotrochus adansonianus (Crosse & P. Fischer, 1861) Perotrochus lucaya Bayer, 1965 Perotrochus quoyanus (P. Fischer & Bernardi, 1856) Potamididae Cerithideopsis costata (da Costa, 1778) Cerithideopsis pliculosa (Menke, 1829) Pseudomelatomidae Crassispira sanibelensis Bartsch & Rehder, 1939 Hormospira maculosa (Sowerby I, 1834) * Pilsbryspira albocincta (C. B. Adams, 1845) Pilsbryspira leucocyma (Dall, 1884) Pilsbryspira nodata (C. B. Adams, 1850) Pilsbryspira zebroides (Weinkauff & Kobelt, 1876) Pyramidellidae Boonea bisuturalis (Say, 1822) Chrysallida dux (Dall & Bartsch, 1906) Fargoa bushiana (Bartsch, 1909) Longchaeus candidus (Mörch, 1875) Odostomia laevigata (d'Orbigny, 1841) Sayella fusca (C. B. Adams, 1839) Turbonilla abrupta Bush, 1899 Turbonilla exilis (C. B. Adams, 1850) Turbonilla puncta (C. B. Adams, 1850) Turbonilla pupoides (d'Orbigny, 1841) Turbonilla verkruezeni Clessin, 1902 *** Raphitomidae Daphnella lymneiformis (Kiener, 1840) Rhizoridae Volvulella paupercula (R. B. Watson, 1883) Rissoidae Alvania auberiana (d'Orbigny, 1842) Phosinella privati (de Folin, 1867) Zebinella striatocostata (d'Orbigny, 1842) Rissoinidae Rissoina krebsii Mörch, 1876 Zebinella decussata (Montagu, 1803) Skeneidae Lissospira valvata (Dall, 1927) Strombidae Aliger gallus (Linnaeus, 1758) Aliger gigas (Linnaeus, 1758) Lobatus raninus (Gmelin, 1791) Macrostrombus costatus (Gmelin, 1791) Strombus alatus Gmelin, 1791 Strombus pugilis Linnaeus, 1758 Tegulidae Cittarium pica (Linnaeus, 1758) Tegula excavata (Lamarck, 1822) Tegula fasciata (Born, 1778) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Gaudy cantharus (En) Tinted cantharus (En) Miniature trumpet triton (En) Lettuce slug (En) Dwarf Atlantic planaxis (En) Orbigny's fossarus (En) Black planaxis (En) Adanson's pleurotomaria (En) Costate hornsnail (En) Plicate hornsnail (En) White-knob drillia (En) Odostomie à double suture Smooth odostome (En) Fat turbonille (En) Absente de WoRMS, OBIS, GBIF Volute daphnelle (En) Spineless spindle-bubble (En) West Indian Alvania (En) Decussate risso Strombe queue-de-coq Strombe rosé Strombe aile de faucon Strombe laiteux Conque batailleuse Strombe combattant Troque des Antilles Green-base tegula (En) Silky tegula (En) Lambi AphiaID Alph3 FB-SLB 419968 419969 419976 419978 420572 224584 419532 730456 419533 420584 413447 413449 467988 467973 758590 758582 433430 434028 420407 420409 420411 434643 397024 739904 160330 420462 420457 160443 420477 533558 420495 420497 BEX GAS GAS BEX GAS BEX GAS GAS BEX GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS UGA COO RXR MBQ CON RXU KUI GFX GFX 420373 420551 419615 767542 731915 419629 731914 532983 419692 1429769 531851 1429775 419694 419695 419449 419458 419459 FAO OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 2006b 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 p3 p3 p3 p1 p3 p4 p4 0 2005 0 0 0 0 0 0 1976 0 1988 1988 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 1979 1 1976 2007 1984 1 1 1874 0 1988 1988 1 1969 1 1 1 1 1 1 1979 1 1 1988 1 1 1 1 2003 0 1 1 0 0 0 1888 1 1 p1 p6 p4 0 0 0 0 1 1 1 1960 1900 1900 1976 1 1900 1900 1976 1976 p1 p6 p6 p6 p4 p1 p4 p4 p4 p4 p3 p4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2009 0 0 1 0 0 0 2009 1 0 0 0 0 2002 2006b 2002 2006b 2002 2002 0 0 2002 2002 2002 2002 1996 1976 1976 1976 0 1976 1976 1976 1976 p4 p1 p6 p6 p6 p6 p1 p4 p1 p4 p1 p1 p6 p6 p1 p1 p6 p1 p6 208 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Tegulidae (suite) Tegula hotessieriana (d'Orbigny, 1842) Tegula lividomaculata (C. B. Adams, 1845) Terebridae Hastula hastata (Gmelin, 1791) Hastula cinerea (Born, 1778) Tonnidae Tonna galea (Linnaeus, 1758) Tonna pennata (Mörch, 1853) Tonna perdix (Linnaeus, 1758) Tornatinidae Acteocina candei (d'Orbigny, 1841) Acteocina liratispira (E. A. Smith, 1872) Acteocina recta (d'Orbigny, 1841) Tornidae Solariorbis semipunctus D. R. Moore, 1965 Triphoridae Cosmotriphora melanura (C. B. Adams, 1850) Iniforis turristhomae (Holten, 1802) Triviidae Niveria nix (Schilder, 1922) Niveria quadripunctata (J.E. Gray, 1827) Triviidae (suite) Niveria suffusa (J.E. Gray, 1827) Pusula pediculus (Linnaeus, 1758) Trochidae Pseudostomatella coccinea (A. Adams, 1850) Truncatellidae Truncatella pulchella Pfeiffer, 1839 Truncatella scalaris (Michaud, 1830) Turbinellidae Turbinella angulata (Lightfoot, 1786) Vasum muricatum (Born, 1778) Turbinidae Lithopoma americanum (Gmelin, 1791) Lithopoma brevispina (Lamarck, 1822) Lithopoma caelatum (Gmelin, 1791) Lithopoma phoebium (Röding, 1798) Lithopoma tectum (Lightfoot, 1786) Lithopoma tuber (Linnaeus, 1758) Lodderena ornata (Olsson & McGinty, 1958) Lodderena pulchella (Olsson & McGinty, 1958) Turbo canaliculatus Hermann, 1781 Turbo castanea Gmelin, 1791 Turridae Epideira candida (Laseron, 1954) Polystira albida (G. Perry, 1811) Turritellidae Turritella exoleta (Linnaeus, 1758) Turritella variegata (Linnaeus, 1758) Turritellinella tricarinata (Brocchi, 1814) * Vermicularia spirata (Philippi, 1836) Vermetidae Dendropoma corrodens (d'Orbigny, 1841) Petaloconchus varians (d'Orbigny, 1839) Vitrinellidae Parviturboides interruptus (C. B. Adams, 1850) Teinostoma goniogyrus Pilsbry & McGinty, 1945 Vitrinella helicoidea C. B. Adams, 1850 Volutidae Voluta musica Linnaeus, 1758 Voluta polypleura Crosse, 1876 Voluta virescens Lightfoot, 1786 Xenophoridae Onustus longleyi (Bartsch, 1931) Xenophora conchyliophora (Born, 1780) Zebinidae Schwartziella bryerea (Montagu, 1803) Schwartziella catesbyana (d'Orbigny, 1842) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Caribbean tegula (En) West Indian tegula (En) Shiny auger (En) Gray auger (En) Tonne cannelée Atlantic partridge tun (En) Tonne perdrix Channeled barrel-bubble (En) Straight barrel-bubble (En) White Atlantic triphora (En) St. Thomas triphora (En) Snowy trivia (En) Fourspot trivia (En) Pink trivia (En) Coffee bean trivia (En) Caribbean truncatella (En) Chanque antillais Turbinelle des Caraïbes American star snail (En) Turban incisé Longspine starsnail (En) Turban imbriqué Green star-shell (En) Turban canaliculé Turban marron White giant-turris (En) Tourelle orientale Variegate turretsnail (En) Turritelle commune West Indian wormsnail (En) Ringed wormsnail (En) Variable wormsnail (En) Helix vitrinella (En) Volute musique Green music volute (En) Shingled carriersnail (En) American carriersnail (En) Catesby's risso (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 419461 419462 420227 225109 141687 410165 208014 420532 532342 420536 419668 141714 419902 419745 419746 419747 419749 419455 419690 527382 420076 420079 413407 581680 413408 413409 419499 528078 224556 419492 528088 528089 1056341 420396 419542 430319 1381415 160074 419547 419554 419662 419676 419686 382406 382543 382547 468054 743840 419636 419637 GFX GFX JVX JVX TOQ GAS TPX GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS GAS UAX VSU TSH TSH LQK GAS IPT IPU GAS GAS UBN UOT GAS GAS GSH GSH UTO GAS GAS GAS GAS GAS GAS VLU GAS VLV GAS TSH TSH GAS 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2002 2009 0 0 0 0 0 0 2009 2009 2002 2002 2009 0 0 0 0 0 0 0 2009 2009 0 0 0 0 0 2006b 0 2009 FAO 2002 2002 2002 OBIS GBIF Pplt 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 1976 0 1976 0 0 0 0 0 1976 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1976 0 0 1 1 1 1984 1976 1979 1 1 1 1 0 1 1 1917 1917 1 1976 p1 p3 p6 p1 p10 p4 p3 p1 1 1 0 1979 1 1976 1 1976 1976 1 0 0 0 1937 0 1 0 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1900 1 1927 p6 p1 p3 p6 p6 p4 p4 p3 p1 p1 p1 p4 p4 p3 p1 p3 p4 p1 p1 p3 p6 p6 p4 p3 p6 p1 p6 p1 p4 p6 p4 p6 p1 p6 p6 p6 p4 p4 p4 209 famille Nom scientifique Mollusques (suite) Mollusques gastéropodes (suite) Zebinidae (suite) Zebina browniana (d'Orbigny, 1842) Échinodermes Oursins Aspidodiadematidae Plesiodiadema antillarum (A. Agassiz, 1880) Brissidae Brissopsis atlantica mediterranea Mortensen, 1913 Brissus unicolor (Leske, 1778) Meoma ventricosa ventricosa (Lamarck, 1816) Cidaridae Eucidaris tribuloides (Lamarck, 1816) Clypeasteridae Clypeaster luetkeni Mortensen, 1948 Clypeaster rosaceus (Linnaeus, 1758) Clypeaster subdepressus (Gray, 1825) Diadematoidae Diadema antillarum Philippi, 1845 Echinometridae Echinometra lucunter (Linnaeus, 1758) Echinometra viridis A. Agassiz, 1863 Echinoneidae Echinoneus cyclostomus Leske, 1778 Echinothuriidae Hygrosoma petersii (A. Agassiz, 1880) Mellitidae Leodia sexiesperforata (Leske, 1778) Phormosomatidae Phormosoma placenta Thomson, 1872 Pourtalesiidae Pourtalesia A. Agassiz, 1869 Saleniidae Salenocidaris profundi (Duncan, 1877) Salenocidaris varispina A. Agassiz, 1869 Toxopneustidae Lytechinus euerces H.L. Clark, 1912 Lytechinus variegatus (Lamarck, 1816) Lytechinus williamsi Chesher, 1968 Tripneustes ventricosus (Lamarck, 1816) Holothuries Holothuriidae Actinopyga agassizii (Selenka, 1867) Apostichopus japonicus (Selenka, 1867) Holothuria (Halodeima) floridana (Pourtalès, 1851) Holothuria (Halodeima) grisea Selenka, 1867 Holothuria (Halodeima) mexicana Ludwig, 1875 Holothuria (Selenkothuria) glaberrima Selenka, 1867 Holothuria (Theelothuria) princeps Selenka, 1867 Holothuria (Thymiosycia) arenicola Semper, 1868 Holothuria (Thymiosycia) thomasi Pawson & Caycedo, 1980 Molpadiidae Molpadia oolitica (Pourtalès, 1851) Phyllophoridae Stolus cognatus (Lampert, 1885) Thyone comata Cherbonnier, 1988 Psychropotidae Benthodytes typica Théel, 1882 Stichopodidae Astichopus multifidus (Sluiter, 1910) Isostichopus badionotus (Selenka, 1867) Synaptidae Euapta lappa (J. Müller, 1850) Porifères Desmospongia - Éponges Agelasidae Agelas cervicornis (Schmidt, 1870) Agelas citrina Gotera & Alcolado, 1987 Agelas clathrodes (Schmidt, 1870) Agelas conifera (Schmidt, 1870) Agelas dilatata Duchassaing & Michelotti, 1864 Agelas dispar Duchassaing & Michelotti, 1864 Agelas flabelliformis (Carter, 1883) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Smooth risso (En) Oursin de sable gris Oursin de sable rouge Oursin-lance Antillais Cake ursin (En) Dollar des sables à rosace Sand dollar (En) Oursin-diadème Oursin de récif Oursin perforant vert Petit oursin Keyhole sand dollar (En) Oursin galette Green sea urchin (En) Oursin blanc Bêche de mer Bêche-de-mer japonaise Holothuries de Floride Holothurie bouse d'âne Holothurie roche brune Concombre de mer de sable Holothurie queue de tigre Concombre de mer à poil concombre pépites de chocolat Concombre de mer perlé Éponge corne de cerf Éponge jaune Orange elephant ear sponge (En) Éponge corne d'élan Éponge oreille d'éléphant AphiaID Alph3 FB-SLB 419645 GAS 2009 124330 738053 124380 422804 396741 422496 367962 422499 124332 213380 422493 212461 124339 422502 124343 123408 226068 124364 422488 367850 422489 422490 URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX URX TWV 241768 241776 210900 241833 125180 241851 210890 210814 241876 124802 422531 210686 124765 241780 367868 124454 YYC WBX WBX WBX JCQ WBX WBX JCE WBX CUX CUX CUX CUX JPN HIZ CUX 164820 164822 164823 164824 164826 164827 164829 DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO 0 0 0 0 2011 0 2016 0 0 0 0 2016 0 0 0 0 0 2012 2004 2006c 0 0 2004b 0 0 0 . 2012 2018b 0 0 2006b 2006b 2016 2016 2006 FAO OBIS GBIF Pplt 0 1 p4 1970 1970 0 0 1937 0 1867 0 1937 1937 1933 1934 1970 0 1970 1970 1970 1878 1970 1988 1988 1988 1878 1970 1 1 1937 0 1928 0 1937 1937 1842 1934 1970 0 1970 1970 1970 1970 1970 1 0 1989 p10 p6 p6 p4 p4 P6 p4 P6 p4 0 0 0 0 1988 1937 0 0 1988 0 0 1937 0 0 0 0 0 0 0 1857 2010 1865 1955 0 0 1970 0 0 1878 0 0 1 p4 p4 p1 p4 p4 p10 p6 p4 p1 p6 p1 2010 2010 0 2010 0 0 2010 2010 0 1 0 0 0 p3 p3 p1 p10 p6 p4 P3 p4 p10 p4 p4 p4 p3 210 famille Nom scientifique Porifères Desmospongia Éponges (suite) Agelasidae (suite) Agelas schmidtii Wilson, 1902 Agelas tubulata Lehnert & van Soest, 1996 Agelas wiedenmayeri Alcolado, 1984 Ancorinidae Asteropus simplex (Carter, 1879) Stelletta sp. Schmidt, 1862 Stelletta kallitetilla (Laubenfels, 1936) Aplysinidae Aiolochroia crassa (Hyatt, 1875) Aplysina archeri (Higgin, 1875) Aplysina cauliformis (Carter, 1882) Aplysina fistularis (Pallas, 1766) Aplysina fulva (Pallas, 1766) Aplysina insularis (Duchassaing & Michelotti, 1864) Aplysina lacunosa (Lamarck, 1814) Verongula gigantea (Hyatt, 1875) Verongula reiswigi Alcolado, 1984 Verongula rigida (Esper, 1794) Axinellidae Phakellia ventilabrum (Linnaeus, 1767) Ptilocaulis walpersii (Duchassaing & Michelotti, 1864) Biemnidae Biemna caribea Pulitzer-Finali, 1986 Neofibularia mordens Hartman, 1967 Neofibularia nolitangere (Duchassaing & Michelotti, 1864) Callyspongiidae Callyspongia (Cladochalina) armigera (Duchassaing & Michelotti, 1864) Callyspongia (Callyspongia) fallax Duchassaing & Michelotti, 1864 Callyspongia (Callyspongia) pallida Hechtel, 1965 Callyspongia (Cladochalina) plicifera (Lamarck, 1814) Callyspongia (Callyspongia) strongylophora Hartman, 1955 Callyspongia (Cladochalina) tenerrima Duchassaing & Michelotti, 1864 Callyspongia (Cladochalina) vaginalis (Lamarck, 1814) Siphonochalina sp. Schmidt, 1868 Chalinidae Chalinula molitba (de Laubenfels, 1949) Haliclona (Soestella) caerulea (Hechtel, 1965) Haliclona pigmentifera (Dendy, 1905) Haliclona (Reniera) ruetzleri de Weerdt, 2000 Haliclona (Reniera) tubifera (George & Wilson, 1919) Chondrosiidae Chondrilla caribensis Rützler, Duran & Piantoni, 2007 Chondrilla nucula Schmidt, 1862 Chondrosia collectrix (Schmidt, 1870) Chondrosia reniformis Nardo, 1847 Chondropsidae Batzella rubra (Alcolado, 1984) Clionaidae Cliona aprica Pang, 1973 Cliona caribbaea Carter, 1882 Cliona delitrix Pang, 1973 Cliona laticavicola Pang, 1973 Cliona peponaca Pang, 1973 Cliona tenuis Zea & Weil, 2003 Cliona varians (Duchassaing & Michelotti, 1864) Spheciospongia vesparium (Lamarck, 1815) Crambeidae Monanchora arbuscula (Duchassaing & Michelotti, 1864) Desmacididae Desmapsamma anchorata (Carter, 1882) Dictyodendrillidae Igernella notabilis (Duchassaing & Michelotti, 1864) Dictyonellidae Dictyonella funicularis (Rützler, 1981) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Common brown tube sponge (En) Éponge multicolore Stove-pipe sponge (En) Éponge-corde lavande Éponge-tube jaune Orange rope sponge (En) Yellow finger tube sponge (En) Convoluted barrel sponge (En) Netted barrel sponge (En) Amphiroa rigide Éponge-calice Axinelle rouge-orange Éponge pas-touche Éponge pas-touche Éponge-pieuvre mauve rose Éponge-tuyau rose Éponge-vase ramifiée Blue Caribbean sponge (En) Chicken liver sponge Éponge-cerveau Eponge cuir, Eponge rognon Red boring sponge (En) Brown variable sponge (En) Loggerhead sponge (En) Éponge-cerveau rouge Pink rope sponge (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 164842 164845 164846 169793 131994 169953 169632 169636 169642 169648 169649 169655 169656 169672 169674 169675 132511 165618 168252 168322 168323 166207 166185 166192 166223 166200 166230 166232 131827 166293 166641 166430 166623 166626 248192 134110 170373 134112 387434 170425 170432 170437 170455 170470 170478 170485 170566 169016 169121 164900 165675 DMO DMO DMO DMO WSX WSX DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO XAL XAL DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO ZHL ZHL ZHL ZHL DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO 2016 2016 2006b 1990 2016 2006b 2006b 2006b 2006b 2016 2016 2006b 2006b 2016 2006b 2006 2016 2006b 2016 0 2016 2006b 2016 2016 2006b 2016 2006b,c 0 2016 2016 2016 2006 0 2016 2016 2016 2006b,c 2006b 2016 2016 2016 2006b 2006b 2006b 2016 2016 2016 FAO OBIS GBIF 0 0 0 0 0 0 2010 0 2010 0 0 0 0 0 0 2010 1880 0 0 2010 0 0 2010 0 2020 0 0 2010 0 0 0 2010 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 0 0 1 1 0 2010 1 2010 1 0 1 0 0 0 2010 1880 0 0 0 0 0 2010 0 2010 0 0 1859 1 0 0 0 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2010 0 0 0 Pplt p6 p1 p4 p4 p3 p3 p3 p3 p3 p1 p4 p3 p3 211 famille Nom scientifique Porifères Desmospongia - Éponges (suite) Dictyonellidae (suite) Dictyonellidae sp. van Soest, Diaz & Pomponi, 1990 Dysideidae Dysidea dubia (Hyatt, 1877) Dysidea etheria Laubenfels, 1936 Dysidea janiae (Duchassaing & Michelotti, 1864) Pleraplysilla Topsent, 1905 Geodiidae Erylus formosus Sollas, 1886 Geodia gibberosa Lamarck, 1815 Geodia neptuni (Sollas, 1886) Geodia papyracea Hechtel, 1965 Halichondriidae Topsentia ophiraphidites (Laubenfels, 1934) Halisarcidae Halisarca caerulea Vacelet & Donadey, 1987 Heteroxyidae Myrmekioderma gyroderma (Alcolado, 1984) Myrmekioderma rea (Laubenfels, 1934) Hymedesmiidae Phorbas amaranthus Duchassaing & Michelotti, 1864 Iotrochotidae Iotrochota arenosa Rützler, Maldonado, Piantoni & Riesgo, 2007 Iotrochota birotulata (Higgin, 1877) Irciniidae Ircinia campana (Lamarck, 1814) Ircinia felix (Duchassaing & Michelotti, 1864) Ircinia strobilina (Lamarck, 1816) Microcionidae Clathria (Thalysias) curacaoensis Arndt, 1927 Clathria (Microciona) echinata (Alcolado, 1984) Clathria (Clathria) faviformis Lehnert & van Soest, 1996 Clathria (Thalysias) minuta (van Soest, 1984) Clathria (Thalysias) virgultosa (Esper, 1806) Echinochalina sp. Thiele, 1903 Pandaros acanthifolium Duchassaing & Michelotti, 1864 Mycalidae Mycale (Mycale) laevis (Carter, 1882) Mycale (Arenochalina) laxissima (Duchassaing & Michelotti, 1864) Mycale (Carmia) microsigmatosa Arndt, 1927 Niphatidae Amphimedon compressa Duchassaing & Michelotti, 1864 Amphimedon viridis Duchassaing & Michelotti, 1864 Cribrochalina vasculum (Lamarck, 1814) Niphates digitalis (Lamarck, 1814) Niphates erecta Duchassaing & Michelotti, 1864 Niphates recondita (Wiedenmayer, 1977) Petrosiidae Neopetrosia carbonaria (Lamarck, 1814) Neopetrosia proxima (Duchassaing & Michelotti, 1864) Neopetrosia rosariensis (Zea & Rützler, 1983) Neopetrosia subtriangularis (Duchassaing, 1850) Petrosia (Petrosia) pellasarca (Laubenfels, 1934) Petrosia (Petrosia) weinbergi van Soest, 1980 Xestospongia muta (Schmidt, 1870) Xestospongia testudinaria (Lamarck, 1815) Phloeodictyidae Oceanapia bartschi (Laubenfels, 1934) Siphonodictyon xamaycaense Pulitzer-Finali, 1986 Placospongiidae Placospherastra micraster Raspailiidae Didiscus oxeatus Hechtel, 1983 Ectyoplasia ferox (Duchassaing & Michelotti, 1864) Scopalinidae Scopalina ruetzleri (Wiedenmayer, 1977) Svenzea flava (Lehnert & van Soest, 1999) Svenzea zeai (Alvarez, van Soest & Rützler, 1998) nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Dictyonelle Heavenly blue sponge (En) Éponge de Neptune Star encrusting sponge (En) Convoluted orange sponge (En) Green finger sponge (En) Vase garlic sponge (En) Stinker sponge (En) Éponge-balle noire Orange icing sponge (En) Strawberry vase sponge (En) Éponge-corde rouge sang Green sponge (En) Éponge-bol brune Éponge-vase rose Lavender rope sponge (En) Éponge-flute marron Éponge-pierre Baril de rhum baril de rhum Éponge -volcans brune Orange lumpy encrusting sponge (En) Éponge de Zea AphiaID Alph3 131632 164936 164941 164951 131743 170070 170126 418825 170154 165956 166037 166019 166023 169306 240545 169379 165009 165020 165051 765193 167636 167522 167759 1424390 167806 167841 168638 168561 168590 166666 166701 166708 166775 166776 166786 166799 378581 385326 166814 166852 166867 166894 166902 166946 178377 1033361 168021 165702 DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO PFR DMO DMO 165716 165717 DMO DMO FB-SLB 2016 2016 2016 2016 0 0 2016 0 2006b 2016 0 2016 2016 2006b 2016 2016 2006b 2016 2016 2016 2016 2016 2016 2006b 2016 2016 2006b 2016 2006 2006b 2006b 2016 2006b 2016 2016 0 2016 0 2006b 0 2016 2016 2016 0 2006b 2016 2016 2002 FAO OBIS GBIF 1 0 0 0 1 1 0 0 0 0 2010 0 2010 0 0 2010 0 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 2010 0 0 2010 0 0 0 0 0 0 0 2010 2010 2010 0 0 0 1933 2010 0 2010 0 0 2010 0 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 2010 0 0 2010 0 0 0 0 0 1 0 1 2010 0 0 0 2010 2010 0 2010 2010 0 0 2010 0 2010 Pplt p3 p3 p4 p3 p3 p3 p4 p3 p3 p3 p3 212 famille Nom scientifique nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Porifères Desmospongia - Éponges (suite) Spirastrellidae Spirastrella coccinea (Duchassaing & Michelotti, 1864) Spirastrella hartmani Boury-Esnault, Klautau, Bézac, Wulff & Solé-Cava, 1999 Spirastrella mollis Verrill, 1907 Spongiidae Hippospongia gossypina (Duchassaing & Michelotti, 1864) Hyattella cavernosa (Pallas, 1766) Spongia (Spongia) cookii Hyatt, 1877 Spongia (Spongia) graminea Hyatt, 1877 Spongia (Spongia) obscura Hyatt, 1877 Spongia (Spongia) tubulifera Lamarck, 1814 Suberitidae Aaptos Gray, 1867 Aaptos pernucleata (Carter, 1870) Aaptos tuberculate Tedaniidae Tedania (Tedania) ignis (Duchassaing & Michelotti, 1864) Tedania (Tedania) klausi Wulff, 2006 Tethyidae Tectitethya crypta (de Laubenfels, 1949) Cinachyrella alloclada (Uliczka, 1929) Tetillidae Cinachyrella apion (Uliczka, 1929) Cinachyrella kuekenthali (Uliczka, 1929) Theneidae Thenea fenestrata (Schmidt, 1880) Thorectidae Hyrtios cavernosus (Vacelet, Vasseur & Lévi, 1976) Hyrtios violaceus (Duchassaing & Michelotti, 1864) Smenospongia aurea (Hyatt, 1875) Smenospongia conulosa Pulitzer-Finali, 1986 Porifères Calcarea - Éponges Leucettidae Leucetta floridana (Haeckel, 1872) Leucetta primigenia Haeckel, 1872 Porifères Homoscleromorpha- Éponges Plakinidae Plakinastrella onkodes Uliczka, 1929 Plakortis angulospiculatus (Carter, 1879) Plakortis halichondrioides (Wilson, 1902) Cnidaires Coraux durs (Scleractinia) Acroporidae Acropora cervicornis (Lamarck, 1816) Acropora muricata (Linnaeus, 1758) Acropora palmata (Lamarck, 1816) Acropora prolifera (Lamarck, 1816) Agariciidae Agaricia agaricites (Linnaeus, 1758) Agaricia fragilis Dana, 1848 Agaricia humilis Verrill, 1902 Agaricia lamarcki Milne Edwards & Haime, 1851 Agaricia tenuifolia Dana, 1846 Agaricia undata (Ellis & Solander, 1786) Helioseris cucullata (Ellis & Solander, 1786) Leptoseris cailleti (Duchassaing & Michelotti, 1864) Astrocoeniidae Stephanocoenia intersepta (Esper, 1795) Caryophylliidae Caryophyllia (Caryophyllia) ambrosia Alcock, 1898 Caryophyllia (Caryophyllia) ambrosia caribbeana Cairns, 1979 Caryophyllia (Caryophyllia) antillarum Pourtalès, 1874 Cladocora arbuscula (Le Sueur, 1820) Dasmosmilia variegata (Pourtalès, 1871) Paracyathus pulchellus (Philippi, 1842) AphiaID Alph3 FB-SLB 170705 170709 170712 165107 165122 165175 165189 165218 165244 132064 170741 2016 2016 0 0 0 Éponge-balle orange 169565 234206 170927 171291 171294 171308 170294 165346 165359 184445 165392 DMO DMO DMO SPO SPO QGX QGG QGX QGT DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO DMO ZTH DMO DMO DMO DMO 0 2016 2016 2016 2016 2016 2006b,c 2016 0 2006 2016 0 0 2016 2016 2016 0 Éponge calcaire éponge calcaire 174278 164760 PFR PFR Plakortis 169757 169759 169763 206989 207007 288227 288235 287911 287912 287914 287915 287916 287917 290083 288718 291119 135135 286726 286727 286778 135153 135163 Pink and red encrusting sponge (En) Éponge encroutante Éponge de velours Éponge-gant Grass sponge (En) Reef sponge (En) Fire sponge (En) éponge-balle orange Corail Corne de Cerf Corail branchu Corail Corne d'Élan Corne de cerf diffuse Corail laitue Agarice fragile Agarice Agarice de Lamarck Thin leaf lettuce coral (En) Scroll coral (En) Corail laitue rayon de soleil Corail laitue en dentelle Corail étoile rougissant Corail arbuscule Corail coupe papilleuse FAO OBIS GBIF 0 0 2010 0 0 0 0 0 0 0 0 2010 1859 1 1 1 0 0 0 0 0 0 2010 0 0 2010 0 0 0 0 2010 0 0 2010 0 0 2010 1878 0 0 0 2010 0 0 2010 2010 2010 0 PFR PFR PFR 2016 2006b,c 0 0 0 2010 0 0 2010 CSS KQM CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS 2000 0 2000 2000 2006b,c 2006b 2016 2006b 2006b 2013 2006b 2010 2006b,c 2010 1 0 2000 0 2012 1962 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1963 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1859 0 0 0 0 0 0 0 1 1963 0 1 0 0 0 Pplt p4 p3 p3 p1 p3 p3 p3 p10 p1 p6 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 213 famille Nom scientifique Cnidaires (suite) Coraux durs (Scleractinia) (suite) Caryophylliidae (suite) Phyllangia americana Milne Edwards & Haime, 1849 Polycyathus mayae Cairns, 2000 Rhizosmilia maculata (Pourtalès, 1874) Stephanocyathus (Odontocyathus) coronatus (Pourtalès, 1867) Stephanocyathus (Stephanocyathus) diadema (Moseley, 1876) Stephanocyathus (Stephanocyathus) laevifundus Cairns, 1977 Tethocyathus recurvatus (Pourtalès, 1878) Trochocyathus (Trochocyathus) rawsonii Pourtalès, 1874 Deltocyathidae Deltocyathus agassizi Pourtalès, 1867 Deltocyathus italicus (Michelotti, 1838) Dendrophylliidae Cladopsammia Lacaze-Duthiers, 1897 Enallopsammia rostrata (Pourtalès, 1878) Tubastraea coccinea Lesson, 1830 Faviidae Colpophyllia breviserialis Milne Edwards & Haime, 1849 Colpophyllia natans (Houttuyn, 1772) Diploria labyrinthiformis (Linnaeus, 1758) Favia fragum (Esper, 1795) Isophyllia rigida (Dana, 1846) Isophyllia sinuosa (Ellis & Solander, 1786) Manicina areolata (Linnaeus, 1758) Mussa angulosa (Pallas, 1766) Mycetophyllia aliciae Wells, 1973 Mycetophyllia danaana Milne Edwards & Haime, 1849 Mycetophyllia ferox Wells, 1973 Mycetophyllia lamarckiana Milne Edwards & Haime, 1849 Mycetophyllia reesi Wells, 1973 Pseudodiploria clivosa (Ellis & Solander, 1786) Pseudodiploria strigosa (Dana, 1846) Scolymia cubensis (Milne Edwards & Haime, 1848) incertae sedis Scolymia lacera (Pallas, 1766) Solenastrea bournoni Milne Edwards & Haime, 1849 incertae sedis Solenastrea hyades (Dana, 1846) Flabellidae Javania cailleti (Duchassaing & Michelotti, 1864) Fungiacyathidae Fungiacyathus (Bathyactis) marenzelleri (Vaughan, 1906) Meandrinidae Dendrogyra cylindrus (Ehrenberg, 1834) Dichocoenia stokesii (Milne Edwards & Haime, 1849) Eusmilia fastigiata (Pallas, 1766) Meandrina jacksoni Weil & Pinzón, 2011 Meandrina mammosa Dana, 1846 Meandrina meandrites (Linnaeus, 1758) Merulinidae Favites abdita (Ellis & Solander, 1786) * Orbicella annularis (Ellis & Solander, 1786) Orbicella faveolata (Ellis & Solander, 1786) Orbicella franksi (Gregory, 1895) Montastraeidae Montastraea cavernosa (Linnaeus, 1767) Oculinidae Madrepora carolina (Pourtalès, 1871) Madrepora oculata Linnaeus, 1758 Oculina diffusa Lamarck, 1816 Oculina valenciennesi Milne Edwards & Haime, 1850 nom vernaculaire français nom créole Haïtien LA FAUNE MARINE – LES INVÉRTÉBRÉS (suite) Phyllange américaine Cauliflower En) Corail ramifié profond Tubastrée orange Corail-cerveau géant Corail cerveau de Neptune Corail balle de golf Corail étoile rugueux Corail cactus sinueux Corail rose Corail fleur épineux Corail cactus rugueux Corail cactus à crêtes basses Corail cactus rugueux Corail cactus ride Corail cactus à bulbes Corail cerveau bosselé Corail cerveau symétrique Corail cœur d'artichaut Corail champignon de l'Atlantique Smooth star coral (En) Corail noueux Corail Cierge Corail étoilé elliptique Corail fleur doux Corail méandreux Corail méandreux Grand Corail étoile Corail étoilé lobé Corail étoile massif Corail étoile en bloc Grand Corail étoile Pourtalès fan coral (En) Corail en zigzag Oculine diffuse ivory tree coral (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 346430 286842 290974 286851 286852 286855 286865 286893 286789 135156 135109 135190 291251 289696 289697 289826 207432 287850 216134 290327 216135 290424 290425 290426 290427 290428 828326 718718 287852 287853 291054 291055 135198 135205 418865 289807 289939 742401 1383388 289232 207449 758260 758261 758262 287962 287092 135209 287097 287101 CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS FEY CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS MVI CSS CSS FAO OBIS GBIF Pplt 2016 0 0 2007 2007 2007 0 0 0 2012 2016 1 2016 2006b 2006b,c 2006b,c 2000 2000 2000 2000 2000 2000 2006b 2000 2000 2000 0 2006b,c 2000 2016 0 0 0 0 2006b 2000 2006b 2016 0 0 1970 1970 1970 1970 1988 1 1988 1970 0 0 1970 1970 1970 1970 1988 1 1988 1970 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 1970 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1970 0 0 0 0 0 2000 0 2006bc 2006b 2006b 2006b,c 0 1 0 2000 0 0 0 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(Ellis & Solander, 1786) Siderastrea stellata Verrill, 1868 Stenocyathidae Stenocyathus vermiformis (Pourtalès, 1868) Algues vertes Anadyomenaceae Boodleaceae Bryopsidaceae Caulerpaceae Characeae Cladophoraceae Anadyomene lacerata D.S.Littler & M.M.Littler, 1991 Anadyomene saldanhae A.B.Joly & E.C.Oliveira, 1969 Anadyomene stellata (Wulfen) C.Agardh, 1823 Microdictyon umbilicatum (Velley) Zanardini, 1862 Cladophoropsis membranacea (Hofman Bang ex C.Agardh) Børgesen, 1905 Bryopsis halliae W.R.Taylor, 1962 Bryopsis pennata J.V.Lamouroux, 1809 Caulerpa chemnitzia (Esper) J.V.Lamouroux, 1809 Caulerpa cupressoides (Vahl) C.Agardh, 1817 Caulerpa cupressoides var. lycopodium Weber Bosse, 1898 Caulerpa cupressoides var. mamillosa (Montagne) Weber-van Bosse, 1898 Caulerpa fastigiata Montagne, 1837 Caulerpa mexicana Sonder ex Kützing, 1849 Caulerpa microphysa (Weber Bosse) Feldmann, 1955 Caulerpa racemosa (Forsskål) J.Agardh, 1873 Caulerpa sertularioides (S.G.Gmelin) M.Howe, 1905 Caulerpa verticillata J.Agardh, 1847 Chara hornemannii J.Wallman, 1853 Chaetomorpha aerea (Dillwyn) Kützing, 1849 Chaetomorpha antennina (Bory) Kützing, 1847 Chaetomorpha brachygona Harvey, 1858 Chaetomorpha clavata Kützing, 1847 Chaetomorpha gracilis Kützing, 1845 Chaetomorpha linum (O.F.Müller) Kützing, 1845 Cladophora catenata Kützing, 1843 Cladophora crispula Vickers, 1905 Cladophora dalmatica Kützing, 1843 Cladophora fracta (O.F.Müller ex Vahl) Kützing, 1843 Cladophora fuliginosa Kützing, 1849 Cladophora glomerata (Linnaeus) Kützing, 1843 Madrace jaune Madrace à dix rayons Madrace profond Madrace jaune Madrace étoile Corail crayon jaune Porite étoile Porite mauve Porite digitée Porite digitée Corail dôme poreux Porite digitée Corail nain Petit corail starlette Corail starlette massif Worm coral (En) LA FLORE MARINE Papyrus print alga (En) Flattop seagrape (En) Toothed stolon (En) Mexican seaweed (En) Grape caulerpa (En) Green sea feather (En) Floating chaetomorpha (En) AphiaID Alph3 FB-SLB 430664 287106 287107 287108 287111 135212 287112 288889 288892 411268 288902 207224 207238 287125 207517 207516 430680 135208 CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS CSS 373222 145011 145012 145017 145875 373253 144456 700395 144467 381810 381807 211471 144468 211489 144472 144474 211483 623885 145020 145021 157103 214376 145024 145027 1313157 373235 145042 145046 660377 145048 SWG SWG UYH SWG SWG SWG SWG CAU KQC KQC KQC CAU CAU CAU KQR KQT CAU SWG KMW SWG SWG SWG SWG KMH SWG SWG SWG SWG SWG SWG FAO OBIS GBIF Pplt 2008 2010 2000 2000 2006b 2016 2000 2006b,c 2013 2000 2000 0 ,c 2012 2000 2000 2000 0 0 0 0 0 1970 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 1970 0 0 1 0 0 1942 1 1 1863 1 2018 0 1867 p3 p3 p3 p3 p3 0 2006b 0 0 0 0 0 0 0 1929 1981 1929 1981 1929 1929 1941 1929 1925 1 1 1929 1937 1981 1927 1926 1929 2019 1929 1929 1926 1929 1929 1927 1929 1929 1941 1929 1937 1917 0 0 2006b,c 0 0 0 2006b 2006c 2006b 0 0 0 0 0 0 0 0 1993 1993 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p3 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 215 famille Nom scientifique nom vernaculaire français LA FLORE MARINE (suite) Algues vertes (suite) Cladophoraceae (suite Cladophora glomerata var. crassior (C.Agardh) C.Hoek, 1963 Cladophora lehmanniana (Lindenberg) Kützing, 1843 Cladophora sericea (Hudson) Kützing, 1843 ) Cladophora socialis Kützing, 1849 Cladophora submarina P.Crouan & H.Crouan, 1865 Cladophora vagabunda P.Crouan & H.Crouan, 1865 Willeella brachyclados (Montagne) M.J.Wynne, 2016 Codiaceae Codium dichotomum S.F.Gray, 1821 Codium intertextum Collins & Hervey, 1917 Codium isthmocladum Vickers, 1905 Codium repens P.Crouan & H.Crouan, 1905 Dasycladaceae Batophora occidentalis (Harvey) S.Berger & Kaever ex M.J.Wynne, 1998 Batophora oerstedi J.Agardh, 1854 Dasycladus vermicularis (Scopoli) Krasser, 1898 Neomeris annulata Dickie, 1874 Dichotomosiphonaceae Avrainvillea digitata D.S.Littler & M.M.Littler, 1992 Dichotomosiphonaceae (suite) Avrainvillea levis M.A.Howe, 1905 Avrainvillea rawsonii (Dickie) M.A.Howe, 1907 Halimedaceae Halimeda discoidea Decaisne, 1842 Halimeda goreaui W.R.Taylor, 1962 Halimeda gracilis Harvey ex J.Agardh, 1887 Halimeda incrassata (J.Ellis) J.V.Lamouroux, 1816 Halimeda monile (J.Ellis & Solander) J.V.Lamouroux, 1816 Halimeda opuntia (Linnaeus) J.V.Lamouroux, 1816 Halimeda simulans M.A.Howe, 1907 Halimeda tuna (J.Ellis & Solander) J.V.Lamouroux, 1816 Polyphysaceae Acetabularia crenulata J.V.Lamouroux, 1816 Siphonocladaceae Chamaedoris peniculum (J.Ellis & Solander) Kuntze, 1898 Dictyosphaeria cavernosa (Forsskål) Børgesen, 1932 Dictyosphaeria ocellata (M.A.Howe) Olsen-Stojkovich, 1985 Ernodesmis verticillata (Kützing) Børgesen, 1912 Udoteaceae Penicillus capitatus Lamarck, 1813 Penicillus dumetosus (J.V.Lamouroux) Blainville, 1830 Penicillus pyriformis A.Gepp & E.S.Gepp, 1905 Rhipocephalus phoenix (J.Ellis & Solander) Kützing, 1843 Udotea cyathiformis Decaisne, 1842 Udotea dixonii D.S.Littler & Littler, 1990 Udotea dotyi D.S.Littler & M.M.Littler, 1990 Udotea fibrosa D.S.Littler & M.M.Littler, 1990 Udotea flabellum (J.Ellis & Solander) M.Howe, 1904 Ulvaceae Ulva clathrata (Roth) C.Agardh, 1811 Ulva fenestrata Postels & Ruprecht, 1840 Ulva flexuosa Wulfen, 1803 Ulva flexuosa subsp. paradoxa (C.Agardh) M.J.Wynne, 2005 Ulva lactuca Linnaeus, 1753 Ulva prolifera O.F.Müller, 1778 Ulva rigida C.Agardh, 1823 Ulvellaceae Ulvella scutata (Reinke) R.Nielsen, C.J.O'Kelly & B.Wysor, 2013 Ulvella udoteae (Borgesen) R.Nielsen, C.J.O'Kelly & B.Wysor, 2013 Valoniaceae Valonia aegagropila C.Agardh, 1823 Valonia macrophysa Kützing, 1843 Dead man's fingers (En) Caterpillar weed (En) Coralline alga (En) Prostrate sea cactus (En) Sea cactus Mermaid's wine glass (En) Algue à bulles Entéromorphe vert claire Laitue de mer Winding nori (En) Laitue de mer Branched string lettuce (En) Chicory sea lettuce (En) Green sea vesicles (En) Elongated sea pearls (En) nom créole Haïtien AphiaID Alph3 550739 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Haloplegma duperreyi Montagne, 1842 Champia parvula (C.Agardh) Harvey, 1853 Coelothrix irregularis (Harvey) Børgesen, 1920 Compsopogon Montagne, 1846 Corallina officinalis Linnaeus, 1758 Jania adhaerens J.V.Lamouroux, 1816 Jania capillacea Harvey, 1853 Jania cubensis Montagne ex Kützing, 1849 Jania pumila J.V.Lamouroux, 1816 Jania rosea (Lamarck) Decaisne, 1842 Jania rubens (Linnaeus) J.V.Lamouroux, 1816 Jania subulata (Ellis & Solander) Sonder, 1848 Hypnea cervicornis J.Agardh, 1851 Hypnea cornuta (Kützing) J.Agardh, 1851 Hypnea musciformis (Wulfen) J.V.Lamouroux, 1813 Hypnea spinella (C.Agardh) Kützing, 1847 Dasya corymbifera J.Agardh, 1841 Dasya haitiana S.Fredericq & J.N.Norris, 1986 Heterosiphonia crispella (C.Agardh) M.J.Wynne, 1985 Caloglossa leprieurii (Montagne) J.Agardh, 1876 Hypoglossum heterocystideum (J.Agardh) J.Agardh, 1898 Martensia pavonia (J.Agardh) J.Agardh, 1863 Dichotomaria marginata (J.Ellis & Solander) Lamarck, 1816 Dichotomaria obtusata (J.Ellis & Solander) Lamarck, 1816 Galaxaura rugosa (J.Ellis & Solander) J.V.Lamouroux, 1816 Tricleocarpa cylindrica (J.Ellis & Solander) Huisman & Borowitzka, 1990 Tricleocarpa fragilis (Linnaeus) Huisman & R.A.Townsend, 1993 Gelidium crinale (Hare ex Turner) Gaillon, 1828 Gelidiella acerosa (Forsskål) Feldmann & Hamel, 1934 Chondracanthus acicularis (Roth) Fredericq, 1993 Chondracanthus saundersii C.W.Schneider & C.E.Lane, 2005 Crassiphycus caudatus (J.Agardh) Gurgel, J.N.Norris & Fredericq, 2018 Crassiphycus corneus (J.Agardh) Gurgel, J.N.Norris & Fredericq, 2018 Crassiphycus crassissimus (P.Crouan & H.Crouan) Gurgel, J.N.Norris & Fredericq, 2018 Gracilaria blodgettii Harvey, 1853 Gracilaria cervicornis (Turner) J.Agardh, 1852 Gracilaria damicornis J.Agardh, 1852 Gracilaria debilis (Forsskål) Børgesen, 1932 AphiaID Alph3 FB-SLB Sailor's eyeball (En) 211680 211673 SWG SWG Fil de fer 144422 376535 144531 144538 371474 373059 372786 373060 371339 377237 214429 145804 145846 144002 145108 145123 145124 374121 145129 375194 145130 495068 220819 145630 145634 145635 144716 503584 144731 669440 371595 373895 376807 376874 145739 145744 145745 145580 145567 145623 362142 1327787 1327788 1340376 HFH SWR KNW SWR SWR KMQ SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR JNA SWR SWR SWR SWR JNR SWR SWR YNQ YNF YAH SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR GJC GJO GJA GHG GLS GLS GLS 211566 145694 372996 211564 GLS GLS GLS GLS Red panache (En) Barrel weed (En) Pacific coral moss (En) Fine coral moss Hooked weed (En) Menue paille marine nom créole Haïtien FAO OBIS GBIF Pplt 2006b,c 0 0 0 1929 1929 p1 p1 0 0 p1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1927 1903 1929 1929 1927 1926 1926 1927 1927 1998 1903 1926 1 1 1927 1929 1929 1929 1940 1929 1929 1929 1929 1925 1929 1929 1981 1927 1903 1998 1981 1926 1929 1914 1929 1906 1927 1927 1941 1941 1941 1925 1929 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 . 0 0 0 0 0 1993 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2006b 0 2006b 0 2004 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1993 1993 0 0 0 1993 0 0 0 0 0 0 1926 1927 1929 1925 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p4 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 217 famille Algues rouges (suite) Gracilariaceae (suite) Halymeniaceae Hapalidiaceae Hydrolithaceae Liagoraceae Lithophyllaceae Lomentariaceae Mastoporaceae Mesophyllaceae Peyssonneliaceae Phyllophoraceae Porolithaceae Pterocladiaceae Rhizophyllidaceae Rhodomelaceae Nom scientifique Gracilaria domingensis (Kützing) Sonder ex Dickie, 1874 Gracilaria foliifera (Forsskål) Børgesen, 1932 Gracilaria gracilis (Stackhouse) Steentoft, L.M.Irvine & Farnham, 1995 Gracilaria isabellana Gurgel, Fredericq & J.N.Norris, 2004 Gracilaria longissima (S.G.Gmelin) Steentoft, L.M.Irvine & Farnham, 1995 Gracilaria mammillaris (Montagne) M.Howe, 1918 Gracilaria ornata J.E. Areschoug, 1854 Gracilariopsis andersonii (Grunow) E.Y.Dawson, 1949 Gracilariopsis longissima (S.G.Gmelin) Steentoft, L.M.Irvine & Farnham, 1995 Gracilariopsis sjoestedtii (Kylin) E.Y.Dawson, 1949 Gracilariopsis tenuifrons (C.J.Bird & E.C.Oliveira) Fredericq & Hommersand, 1989 Cryptonemia crenulata (J.Agardh) J.Agardh, 1851 Cryptonemia seminervis (C.Agardh) J.Agardh, 1846 Grateloupia filicina (J.V.Lamouroux) C.Agardh, 1822 Grateloupia filiformis Kützing, 1849 Halymenia floresii (Clemente) C.Agardh, 1817 Halymenia pseudofloresii Collins & M.Howe, 1916 Melobesia membranacea (Esper) J.V.Lamouroux, 1812 Hydrolithon boergesenii (Foslie) Foslie, 1909 Hydrolithon farinosum (J.V.Lamouroux) Penrose & Y.M.Chamberlain, 1993 Ganonema farinosum (J.V.Lamouroux) K.C.Fan & Yung C.Wang, 1974 Liagora ceranoides J.V.Lamouroux, 1816 Titanophycus validus (Harvey) Huisman, G.W.Saunders & A.R.Sherwood, 2006 Trichogloeopsis pedicellata (Howe) I.A.Abbott & Doty, 1960 Amphiroa beauvoisii J.V.Lamouroux, 1816 Amphiroa fragilissima (Linnaeus) J.V.Lamouroux, 1816 Amphiroa hancockii W.R.Taylor, 1942 Amphiroa rigida J.V.Lamouroux, 1816 Amphiroa tribulus (J.Ellis & Solander) J.V.Lamouroux, 1816 Goniolithon decutescens (Heydrich) Foslie ex M.A.Howe, 1918 Titanoderma pustulatum (J.V.Lamouroux) Nägeli, 1858 Ceratodictyon planicaule (W.R.Taylor) M.J.Wynne, 2011 Pneophyllum fragile Kützing, 1843 Mesophyllum mesomorphum (Foslie) W.H.Adey, 1970 Peyssonnelia dubyi P.Crouan & H.Crouan, 1844 Peyssonnelia rubra (Greville) J.Agardh, 1851 Gymnogongrus tenuis J.Agardh, 1849 Porolithon antillarum (Foslie & M.Howe) Foslie & M.Howe, 1909 Pterocladiella bartlettii (W.R.Taylor) Santelices, 1998 Pterocladiella caerulescens (Kützing) Santelices & Hommersand, 1997 Pterocladiella capillacea (S.G.Gmelin) Santelices & Hommersand, 1997 Ochtodes secundiramea (Montagne) M.A.Howe, 1920 Acanthophora muscoides (Linnaeus) Bory de Saint-Vincent, 1828 Acanthophora spicifera (M.Vahl) Børgesen, 1910 Alsidium seaforthii (Turner) J.Agardh, 1841 Alsidium triquetrum (S.G.Gmelin) Trevisan, 1845 Amansia multifida J.V.Lamouroux, 1809 Bostrychia binderi Harvey, 1849 Bostrychia moritziana (Sonder ex Kützing) J.Agardh, 1863 Bostrychia radicans (Montagne) Montagne, 1842 Bostrychia tenella (J.V.Lamouroux) J.Agardh, 1863 nom vernaculaire français LA FLORE MARINE (suite) Graceful red weed (En) Gracilaire commune Slimy liagora (En) Flat twig alga (En) Crustose red alga (En) Spanish agar (En Purple spiny sea moss (En) Erect sea moss (En) nom créole Haïtien AphiaID Alph3 372998 145699 145700 377164 145703 372321 373004 373885 146960 498082 373009 145238 145241 145248 372981 371111 372990 145182 372893 145118 145749 145756 526681 145766 145097 145099 372911 145100 211627 372914 145216 624719 145206 213902 145278 145287 145659 372915 376241 374576 145599 372964 146357 211768 650758 654275 213668 211502 211500 157313 211501 GLS GLS GZG GLS GLS GLS GLS GLS GJW GLS GLS SWR SWR SWR GLS SWR SWR LIT SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR LIT SWR SWR YGJ SWR SWR GEL OKQ SWR SWR KHI SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR FB-SLB FAO OBIS GBIF Pplt 1993 0 0 0 0 1929 1941 1941 1927 1941 1941 1981 1 1941 1929 1 1981 1929 1929 1941 1929 1929 1929 1929 1929 1927 1929 1929 1981 1981 1928 1929 1928 1928 1941 1927 1941 1929 1998 1941 1929 1929 0 1929 1941 1941 1926 1925 1925 1941 1927 1941 1941 1929 1903 1903 p1 0 0 0 0 1993 1993 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1993 0 0 2006b 0 0 0 2006b 0 0 2006b 0 0 0 0 1993 2006b 0 0 0 2006b 0 0 1993 1993 1993 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 218 famille Algues rouges (suite) Rhodomelaceae (suite) Scinaiaceae Solieriaceae Spongitaceae Spyridiaceae Stylonemataceae Wrangeliaceae Algues brunes Acinetosporaceae Chordariaceae Dictyotaceae Nom scientifique Chondria atropurpurea Harvey, 1853 Chondria capillaris (Hudson) M.J.Wynne, 1991 Chondria littoralis Harvey, 1853 Chondria sedifolia Harvey, 1853 Digenea simplex (Wulfen) C.Agardh, 1822 Laurencia intricata J.V.Lamouroux, 1813 Laurencia microcladia Kützing, 1865 Laurencia obtusa (Hudson) J.V.Lamouroux, 1813 Leptosiphonia fibrata (C.Agardh) A.M.Savoie & G.W.Saunders, 2019 Lophosiphonia obscura (C.Agardh) Falkenberg, 1897 Melanothamnus ferulaceus (Suhr ex J.Agardh) Díaz-Tapia & Maggs, 2017 Palisada corallopsis (Montagne) Sentíes, Fujii & Díaz-Larrea, 2008 Palisada perforata (Bory) K.W.Nam, 2007 Polysiphonia havanensis Montagne, 1837 Yuzurua poiteaui (J.V.Lamouroux) Martin-Lescanne, 2010 Scinaia caribaea (W.R.Taylor) Huisman, 1985 Agardhiella subulata (C.Agardh) Kraft & M.J.Wynne, 1979 Eucheumatopsis isiformis (C.Agardh) Núñez-Resendiz, Dreckmann & Sentíes, 2019 Solieria filiformis (Kützing) P.W.Gabrielson, 1985 Wurdemannia miniata (Sprengel) Feldmann & Hamel, 1934 Neogoniolithon caribaeum (Foslie) W.H.Adey, 1970 Neogoniolithon fosliei (Heydrich) Setchell & L.R.Mason, 1943 Spyridia clavata Kützing, 1841 Spyridia filamentosa (Wulfen) Harvey, 1833 Spyridia hypnoides (Bory de Saint-Vincent) Papenfuss, 1968 Bangiopsis dumontioides (P.Crouan & H.Crouan) V.Krishnmurthy, 1957 Bangiopsis subsimplex (Montagne) F.Schmitz, 1896 Chroodactylon ornatum (C.Agardh) Basson, 1979 Tiffaniella gorgonea (Montagne) Doty & Meñez, 1960 Wrangelia bicuspidata Børgesen, 1916 Feldmannia mitchelliae (Harvey) H.-S.Kim, 2010 Cladosiphon occidentalis Kylin, 1940 Canistrocarpus cervicornis (Kützing) De Paula & De Clerck, 2006 Dictyopteris delicatula J.V.Lamouroux, 1809 Dictyopteris jolyana E.C.Oliveira & R.P.Furtado, 1978 Dictyopteris justii J.V.Lamouroux, 1809 Dictyopteris plagiogramma (Montagne) Vickers, 1905 Dictyota bartayresiana J.V.Lamouroux, 1809 Dictyota ciliolata Sonder ex Kützing, 1859 Dictyota dichotoma (Hudson) J.V.Lamouroux, 1809 Dictyota guineënsis (Kützing) P.Crouan & H.Crouan, 1878 Dictyota implexa (Desfontaines) J.V.Lamouroux, 1809 Dictyota mertensii (C.Martius) Kützing, 1859 Dictyota pulchella Hörnig & Schnetter, 1988 Lobophora variegata (J.V.Lamouroux) Womersley ex E.C.Oliveira, 1977 Padina boergesenii Allender & Kraft, 1983 Padina gymnospora (Kützing) Sonder, 1871 Padina sanctae-crucis Børgesen, 1914 Stypopodium zonale (J.V.Lamouroux) Papenfuss, 1940 nom vernaculaire français LA FLORE MARINE (suite) Plumet de Nérée Blunt laurenzia (En) Laurencia poivrée Agardh's red weed (En) Hairy Basket Weed (En) Forded sea tumbleweeds (En) Leathery lobeweeds (En) Funnelweed (En) Peacock's tail (En) Leafy flat-blade alga (En) nom créole Haïtien AphiaID Alph3 FB-SLB 373118 144795 373122 371059 144808 144823 144825 144827 1333554 146367 1359482 526638 495580 144643 526642 145741 145677 1356578 SWR SWR SWR SWR DGM LVB SWR LVB SWR SWR SWR SWR LVB SWR SWR SWR SWR UKI 232604 145684 145192 239328 371535 144706 144707 416964 494812 145685 144710 214147 OKF GEL SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR SWR 0 0 699648 144915 377141 145357 373185 373186 145359 145363 145365 145367 494913 145371 145376 373189 145381 145382 145384 373195 145392 SWB SWB SWB SWB SWB SWB YKL UYH SWB IYK SWB UCU SWB SWB SWB SWB SWB SWB UCU 2013 0 0 0 FAO 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1993 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2006b 2006b 0 0 2006b 0 1993 OBIS GBIF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1829 1929 1927 1929 1927 1926 1929 1929 1941 1929 1929 1929 1929 1929 1981 1941 1941 1929 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1929 1929 1929 1929 1929 1926 1929 1928 1929 1917 1941 1929 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 0 1981 1927 1927 1998 1929 1941 1929 1929 1981 1929 1941 1929 1929 1929 1941 1933 1925 1929 Pplt p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 p1 219 famille Nom scientifique nom vernaculaire français LA FLORE MARINE (suite) AphiaID Alph3 547680 494799 494800 157202 373201 211957 145560 373203 494914 494915 373207 494801 550889 373209 221475 495552 145861 145866 145904 SWB QWX QWX QWX QWX QWX QWX QWX QWX QWX QWX RGV QWX SWB QWX SWB YDL SWB SWB Engelmann's sea grass (En) Grande Naïade Herbe à tortue potamot pectiné Ruppie maritime 208923 208925 374715 145713 374722 416207 374720 588573 234031 APL APL APL APL APL APL APL APL APL 2013 0 2006b,c 0 0 Fougère des mangroves 235080 palétuvier noir palétuvier gris palétuvier gris mangrove à boutons palétuvier blanc palétuvier rouge 235037 235043 235040 418734 235050 235094 Algues brunes (suite) Dictyotaceae (suite) Sargassaceae Zonaria zonalis (Lamouroux) Howe Sargassum cymosum C.Agardh, 1820 Sargassum filipendula C.Agardh, 1824 Sargassum fluitans (Børgesen) Børgesen, 1914 Sargassum hystrix J.Agardh, 1847 Sargassum lendigerum (Linnaeus) C.Agardh, 1820 Sargassum natans (Linnaeus) Gaillon, 1828 Sargassum platycarpum Montagne, 1842 Sargassum polyceratium Montagne, 1837 Sargassum pteropleuron Grunow, 1868 Sargassum ramifolium Kützing, 1861 Sargassum vulgare C.Agardh, 1820 Sargassum vulgare var. foliosissimum (J.V.Lamouroux) C.Agardh, 1820 Turbinaria tricostata E.S.Barton, 1891 Turbinaria turbinata (Linnaeus) Kuntze, 1898 Neoralfsiaceae Neoralfsia expansa (J.Agardh) P.-E.Lim & H.Kawai ex Cormaci & G.Furnari, 2012 Scytosiphonaceae Hydroclathrus clathratus (C.Agardh) M.A.Howe, 1920 Rosenvingea intricata (J.Agardh) Børgesen, 1914 Sphacelariaceae Sphacelaria tribuloides Meneghini, 1840 Herbiers – classe des Magnolopsida Cymodoceaceae Halodule beaudettei (Hartog) Hartog, 1964 Cymodoceaceae Halodule wrightii Ascherson, 1868 Syringodium filiforme Kützing, 1860 Hydrocharitaceae Halophila decipiens Ostenfeld, 1902* Hydrocharitaceae (suite) Halophila engelmannii Ascherson, 1875* Najas marina L. Thalassia testudinum K.D.Koenig, 1805 Potamogetonaceae Stuckenia pectinata (L.) Börner, 1912 Ruppiaceae Ruppia maritima Linnaeus, 1753 Herbiers – classe des Polypodiopsida Pteridaceae Acrostichum aureum L. Mangroves Acanthaceae Avicennia germinans (L.) L. Avicennia schaueriana Stapf & Leechman ex Moldenke Avicennia marina (Forssk.) Vierh. Combretaceae Conocarpus erectus Linnaeus, 1753 Laguncularia racemosa (L.) C.F. Gaertn. Rhizophoraceae Rhizophora mangle L. Sargasso weed (En) Gulf weed (En) White-vein sargassum (En) Common sargassum (En) Hydroclathrus (En) Herbe à lamentins Shoal-grass (En) Herbe à lamentins nom créole Haïtien FB-SLB OBIS GBIF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1929 1927 1929 1941 1965 1927 1819 1927 1926 1929 1929 1929 1 1981 1903 1941 1963 0 1929 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1925 1925 1925 0 0 1920 1928 1920 1920 p4 p4 p4 p4 p4 p4 p1 p4 APL 2016 0 1892 p1 APL APL APL APL APL APL 0 2016 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1828 0 1 1927 1901 1829 p1 p1 p1 p1 p1 p1 0 0 0 2006b FAO 1 0 0 0 0 1 2006b 0 0 0 2006b 0 1 1 2006b,c Pplt p3 p1 p1 220 ANNEXE II Cartographie de groupes mineurs de crustacés Figure 110. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences des 15 des 16 espèces d'isopodes signalées dans la zone d'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 1 254 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021). Figure 111. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 7 des 9 espèces de stomatopodes de la zone d'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 303 occurrences: OBIS, GBIF du 25/06/2021). 221 ANNEXE III Affiche de campagne de prévention contre les risques de ciguatera diffusée par l'ARS de Guadeloupe Figure 112. Affiche de campagne de prévention contre les risques de ciguatera diffusée en Guadeloupe. 222 ANNEXE IV Ce complément à l'inventaire principal concerne des espèces qui ne présentent pas d'intérêt direct pour la pêche mais qui sont essentielles à l'équilibre et à la durabilité de l'écosystème marin, soit par leur rôle dans la chaîne trophique, soit en tant que prédateurs, soit en tant que proie, entrant dans le régime alimentaire de nombreuses espèces de l'inventaire; soit par leur rôle dans des associations de type symbiotique avec des espèces de l'inventaire (par exemple, les anémones et certains poissons ou crustacés); soit qu'elles participent à la structuration de certains biotopes (par exemple, les gorgones, anémones et le milieu des récifs coralliens); soit qu'elles fournissent des abris aux espèces, en particulier au stade juvénile (par exemple, les gorgones). L'inventaire complémentaire de la faune marine est organisé hiérarchiquement selon la taxonomie adoptée dans cette étude, celle de WoRMS et comprend: - des chordés vertébrés: reptiles, oiseaux et myxines; - des chordés non vertébrés: tuniciers; - des arthropodes, peracarides et ostracodes; - des mollusques: chitons et scaphopodes; - des échinodermes: crinoïdes, asteroides, et ophiures; - des cnidaires: anthozoaires réunissant corallimorphes, coraux mous (ou coraux noirs), anémones, gorgones et pennatules; méduses, hydrozoaires et cubozoaires; - des bryozoaires constituant un seul groupe correspondant au phylum; - des vers marins réunissant plusieurs groupes correspondant à différents phylums: les annélides constitués ici uniquement de vers polychètes; les nématodes; les némertes et les plathelminthes (ni les priapuliens, ni les sipunculiens n'ont été signalés dans la zone d'inventaire); et - des foraminifères qui interviennent dans le régime alimentaire de nombreuses espèces de l'inventaire principal, en particulier les espèces filtreuses, mais pas seulement (crustacés, céphalopodes, mollusques gastéropodes et bivalves). La grande majorité des signalements ont concerné des spécimens fossiles, des traceurs des masses d'eau; ainsi, de nombreuses espèces signalées dans la zone d'inventaire ont leur principale aire de distribution située en Antarctique ou à la périphérie (îles Kerguelen), la présence de ces fossiles indique des eaux polaires antarctiques denses issues de l'accumulation de ce type d'eau au fond des plaines abyssales de Nares et d'Hatteras qui auraient diffusé par le passage du Vent (Cf. §1.2). Seules trois espèces ont pu intégrer cet inventaire réservé au monde vivant et excluant les formes fossiles. L'inventaire des échinodermes a bénéficié des apports de deux inventaires réalisés sur l'île d'Hispaniola et dans la mer des Caraïbes (Herrera-Moreno et Betancourt-Fernández, 2004; Alvarado, 2011) et celui des anémones de l'inventaire réalisé sur l'île d'Hispaniola (Herrera- Moreno et Betancourt- Fernández, 2002). Il est à noter que plusieurs de ces espèces sont proposées sur le marché de l'aquariophilie (gorgones, coraux mous, anémones, etc.). L'inventaire complémentaire de la flore marine comprend des micro-algues: - une algue verte: le genre Chlamydomonas, algue verte unicellulaire, flagellée; - des diatomées, classe des Bacillariophyceae, qui compte quatre espèces; et - des cyanophycées ou algues bleues, classe des Cyanophyceae, qui comptent 10 taxons: 1 genre et 9 espèces. Ce dernier groupe regroupe des espèces ubiquistes qui se rencontrent en eau douce, saumâtre et marine. La taxonomie des algues connaît des révisions fréquentes, en particulier la position phylogénétique des diatomées est en discussion; rattachées dans WoRMS au phylum Ochrophyta (phylum des algues brunes) ou au phylum Bacillariophyta dans AlgaeBase. Le choix a été fait de retenir la taxonomie la plus récemment mise à jour. 223 Les espèces signalées dans la zone d'inventaire comptaient des espèces d'eau douce ou terrestres ainsi que des espèces sous forme de fossiles52; ces espèces n'ont pas été retenues, seules les espèces existantes aujourd'hui ont été retenues. Les micro-algues constituent le phytoplancton qui est un compartiment essentiel de la chaîne trophique de la faune marine. Il intervient dans le régime alimentaire de nombreuses espèces, des mammifères (par exemple, les baleines à fanons) aux poissons, mollusques filtreurs bivalves, gastéropodes, les échinodermes, les cnidaires, etc. Certaines espèces présentent un intérêt commercial dont les Chlamydomonas pour le biocarburant et la cyanophycée Oscillatoria princeps qui présente des propriétés antimicrobiennes et qui est riche en acides gras. Les distributions spatiales des signalements des micro-algues dans la zone d'inventaire comme dans la zone d'étude (figure 123) rendent compte d'une carence dans l'investissement scientifique sur la connaissance du phytoplancton, de sa productivité, dans la région. Rappelons que le zooplancton, compartiment également important de la chaîne trophique, est constitué de formes larvaires des espèces figurant dans l'inventaire de la faune marine et de son supplément. La liste des espèces est présentée sous une forme différente de l'inventaire principal (annexe I). Les taxons sont organisés selon leur classement taxonomique; phylum, classe, sous-classe et ordre déterminant les différents groupes faunistiques. Seules les formes existantes et marines ont été prises en compte. Les formes n'existant qu'à l'état fossile (fréquentes chez les foraminifères) ont été exclues de cet inventaire; il en a été de même des formes terrestres et d'eau douce, nombreuses dans certains phylums (par exemple, les vers parasites des vertébrés). La détermination des espèces signalées dans la zone d'inventaire n'a pas toujours été complète, en raison de la complexité de la taxonomie en évolution et d'une manière générale moins bien maîtrisée par les scientifiques pour les organismes de ces embranchements. Certaines déterminations s'arrêtent au niveau du genre; de la famille, de l'ordre, voire de la sous-classe, de la classe ou du phylum. Le code Alpha3 ne figure pas dans le tableau. Il sera aisé de l'attribuer en se référant à la liste utilisée par la FAO qui est accessible en ligne53. Les colonnes SLB (Sealifebase), OBIS et GBIF ont été renseignées suivant les mêmes règles que dans l'annexe I. Les profondeurs minimales (P.min) et maximales (P.max) exprimées en mètres de la distribution bathymétrique des espèces benthiques sont indiquées quand elles avaient un sens (par exemple, chez les oiseaux, cette information est inutile) et quand elles ont été renseignées; lorsqu'une seule information ponctuelle est disponible, la profondeur est indiquée entre parenthèses. Les peuplements (Pplt), tels que définis précédemment (Cf. § 2.3) ont été indiqués lorsque les informations sur l'espèce le permettaient; le cas échéant son comportement, si l'espèce est benthique (bent.) ou pélagique (pél.) ou quand l'information précise qu'il s'agit d'une espèce abyssale sans que la gamme de profondeurs soit renseignée (Ab.). Les occurrences dans la zone d'étude d'espèces de certains groupes importants ont été restituées sous forme cartographiques à la suite du tableau d'inventaire (figure 113 à figure 123). 52 Au cours d'opérations du BRGM ou du consortium PANGAEA hébergé par « Alfred Wegener Institute, Helmholtz Center for Polar and Marine Research (AWI)» et le «Center for Marine Environmental Sciences, University of Bremen (MARUM)» dont un des programmes vise à carractériser la dynamique climatique entre 18 000 ans avant notre ère et le présent à travers l'analyse de sédiments. 53 http://www.fao.org/fishery/collection/asfis/fr 224 Phylum/Classe Sous-classe Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES VERTÉBRÉS Nom vernaculaire AlphiaID SLB OBIS GBIF P. min P.max Crocodylia Crocodylidae Crocodylus acutus (Cuvier, 1807) Crocodile américain 422566 0 0 1 Anseriformes Anatidae Anas bahamensis Linnaeus, 1758 Anas platyrhynchos Linnaeus, 1758 Dendrocygna arborea (Linnaeus, 1758) Lophodytes cucullatus (Linnaeus, 1758) Charadrius semipalmatus Bonaparte, 1825 Charadrius vociferus Linnaeus, 1758 Charadrius wilsonia Ord, 1814 Haematopus palliatus Temminck, 1820 Pluvialis dominica (Müller, 1776) Pluvialis squatarola (Linnaeus, 1758) Anous stolidus (Linnaeus, 1758) Chlidonias niger (Linnaeus, 1758) Gelochelidon nilotica (Gmelin, 1789) Hydroprogne caspia (Pallas, 1770) Larus argentatus Pontoppidan, 1763 Larus atricilla Linnaeus, 1758 Larus delawarensis Ord, 1815 Larus fuscus Linnaeus, 1758 Larus marinus Linnaeus, 1758 Onychoprion anaethetus (Scopoli, 1786) Onychoprion fuscatus Linnaeus, 1766 Sterna dougallii Montagu, 1813 Sterna forsteri Nuttall, 1834 Sterna hirundo Linnaeus, 1758 Sterna maxima Boddaert, 1783 Sterna sandvicensis Latham, 1787 Sternula antillarum Lesson, 1847 Himantopus mexicanus (Müller, 1776) Actitis macularius Linnaeus, 1766 Arenaria interpres (Linnaeus, 1758) Calidris alba (Pallas, 1764) Calidris canutus (Linnaeus, 1758) Calidris fuscicollis (Vieillot, 1819) Calidris himantopus (Bonaparte, 1826) Calidris mauri (Cabanis, 1857) Calidris melanotos (Vieillot, 1819) Calidris minutilla (Vieillot, 1819) Calidris pusilla (Linnaeus, 1766) Limnodromus griseus (Gmelin, 1789) Numenius phaeopus (Linnaeus, 1758) Tringa flavipes (Gmelin, 1789) Tringa melanoleuca (Gmelin, 1789) Tringa semipalmatus (J. F. Gmelin, 1789) Ardea alba Linnaeus, 1758 Ardea herodias Linnaeus, 1758 Butorides striata (Linnaeus, 1758) Butorides virescens (Linnaeus, 1758) Egretta caerulea (Linnaeus, 1758) Egretta rufescens (Gmelin, 1789) Canard des Bahamas Canard colvert Dendrocygne des Antilles Harle couronné Pluvier semipalmé Pluvier kildir Pluvier de Wilson Huîtrier d'Amérique Pluvier bronzé Pluvier argenté Noddi brun Guifette noire Sterne hansel Sterne caspienne Goéland argenté Mouette atricille Goéland à bec cerclé Goéland brun Goéland marin Sterne bridée Sterne fuligineuse Sterne Dougallii Sterne de Forster Sterne pierregarin Sterne royale Sterne caugek Petite Sterne Échasse d'Amérique Chevalier grivelé Tournepierre à collier Bécasseau sanderling Bécasseau maubèche Bécasseau à croupion blanc Bécasseau à échasses Bécasseau d'Alaska Bécasseau à poitrine cendrée Bécasseau minuscule Bécasseau semipalmé Bécassin roux Courlis corlieu Petit Chevalier Grand Chevalier Chevalier semipalmé Grande Aigrette Grand Héron Héron strié Héron vert, Kayali Aigrette bleue Aigrette roussâtre 422573 148791 422568 159094 159126 159127 366844 159128 159136 159137 212629 137137 148798 567825 137138 159074 148797 137142 137146 567792 567827 137160 159057 137162 137163 137166 567797 159131 159081 147431 159084 147433 159050 159051 366588 159053 159054 159055 158955 159040 159030 158967 567466 159381 159382 212661 159112 159114 422580 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1995 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2009 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1927 2012 1917 2017 1917 1917 1917 2011 2011 1917 1995 2018 1920 1959 2009 1920 2005 2009 2009 2009 1966 2013 2016 1999 1917 1985 1917 1917 1891 1918 1918 2009 2018 2011 1917 2009 1917 1917 2009 2011 1917 1970 1927 1970 1927 1927 1959 1917 1987 Pplt Tetrapoda Reptilia Aves (oiseaux) Charadriiformes Charadriidae Laridae Recurvirostridae Scolopacidae Ciconiiformes Ardeidae 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p1 225 Phylum/Classe Sous-classe Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES VERTÉBRÉS Nom vernaculaire AlphiaID Ciconiiformes (suite) Ardeidae (suite) Egretta thula (Molina, 1782) Egretta tricolor (Müller, 1776) Nyctanassa violacea (Linnaeus, 1758) Platalea ajaja (Linnaeus, 1758) Plegadis falcinellus (Linnaeus, 1766) Pelecanus occidentalis Linnaeus, 1766 Sula leucogaster (Boddaert, 1783) Sula sula (Linnaeus, 1766) Phoenicopterus ruber Linnaeus, 1758 Podilymbus podiceps (Linnaeus, 1758) Rollandia rolland (Quoy & Gaimard, 1824) Tachybaptus dominicus (Linnaeus, 1766) Pterodroma hasitata (Kuhl, 1820) Puffinus lherminieri Lesson, 1839 Oceanodroma castro (Harcourt, 1851) LA FAUNE MARINE – LES VERTÉBRÉS AGNATHES Aigrette neigeuse Aigrette tricolore Bihoreau violacé Spatule rosée Ibis falcinelle Pélican brun Fou brun Fou à pieds rouges Flamant des Caraïbes Grèbe à bec bigarré Grèbe de Rolland Grèbe minime Pétrel diablotin Puffin d'Audubon Océanite de Castro 159116 159117 159121 422584 158977 343935 212597 212596 212708 159062 366614 366615 343975 212633 137191 Myxine 279289 SLB OBIS GBIF P. min P.max 1997 2007 0 0 0 0 0 0 0 1995 1970 0 0 0 0 0 1995 1995 1917 1917 1917 1987 1918 1915 0 0 1959 1917 1 1917 1939 1985 0 1963 0 1963 2010 0 0 0 0 2010 0 0 0 0 1937 0 0 1937 0 0 0 0 Pplt Tetrapoda (suite) Aves – oiseaux (suite) Threskiornithidae Pelecaniformes Pelecanidae Sulidae Phoenicopteriformes Podicipediformes Phoenicopteridae Podicipedidae Procellariidae Hydrobatidae Myxini Myxini Myxiniformes Myxinidae Eptatretus mendozai Hensley, 1985 LA FAUNE MARINE – LES TUNICIERS Ascidiacea Ascidiacea Aplousobranchia Didemnidae Trididemnum palmae Monniot F., 1984 Trididemnum solidum (Van Name, 1902) Clavelina picta (Verrill, 1900) Distaplia corolla Monniot F., 1974 Rhopalaea abdominalis (Sluiter, 1898) Ascidia interrupta Heller, 1878 Ascidia sydneiensis Stimpson, 1855 Phallusia nigra Savigny, 1816 Herdmania momus (Savigny, 1816) Botrylloides niger Herdman, 1886 Polyandrocarpa tumida Polycarpa spongiabilis Traustedt, 1883 Symplegma viride Herdman, 1886 LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS Phlebobranchia Stolidobranchia Arthropodes Crustacea / Malacostraca Crustacea Eumalacostraca Crustacea Crustacea / Ostracoda Crustacea Mollusques Mollusca/ Polyplacophora (Chitons) Polyplacophora Neoloricata Thermosbaenacea Clavelinidae Holozoidae Diazonidae Ascidiidae Pyuridae Styelidae Monodellidae Button tunicate (En) Reef tunicate (En) Gray sea squirt (En) Giant tunicate (En) Tethysbaena haitiensis Wagner, 1994 Tethysbaena juglandis Wagner, 1994 Saltipedis (Saltipedis) navassensis Hansknecht, Heard & Martin, 2001 251520 251537 250323 103606 251318 103706 215940 103725 103830 252289 251069 212501 2016 2016 2016 2016 0 2016 0 0 2016 2016 2016 2016 412769 412771 739724 Tanaidacea Parapseudidae Podocopida Cyprididae Strandesia longula Broodbakker, 1983 Ostracode 714339 Chitonida Callistoplacidae Ceratozona squalida (C. B. Adams, 1845) Ischnoplax pectinata (G. B. Sowerby II, 1840) Acanthopleura granulata (Gmelin, 1791) Chiton marmoratus Gmelin, 1791 Chiton squamosus Linnaeus, 1764 Chiton tuberculatus Linnaeus, 1758 Chiton viridis Spengler, 1797 Eastern surf chiton (En) 386149 386152 386270 386780 848071 152651 386788 Chitonidae 0 0 1987 West Indian fuzzy chiton (En) Marbled chiton (En) Squamous chiton (En) West Indian green chiton (En) Green chiton (En) 0 1937 0 0 0 0 1979 0 0 17 0 35 1 0 112 12 0 40 0 0 60 32 0 1 0 0 0 0 0 1 1 3 4 4 p1 1979 1979 2000 1984 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1888 0 1 1 1858 1979 1 1928 1927 p1 p1 226 Phylum/Classe Sous-classe Mollusques (suite) Mollusca/ Polyplacophora (Chitons) (suite) Polyplacophora (suite) Neoloricata (suite) Mollusca/ Scaphopoda (Scaphopodes) Scaphopoda Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS (suite) Chitonida (suite) Ischnochitonidae Mopaliidae Stenoplax limaciformis (G. B. Sowerby I, 1832) Stenoplax purpurascens (C. B. Adams, 1845) Plaxiphora aurata (Spalowsky, 1795) Tonicellidae Tonicella marmorea (O. Fabricius, 1780) Dentaliidae Antalis antillarum (d'Orbigny, 1847) Graptacme semistriata (W. Turton, 1819) Graptacme semistriolata (Guilding, 1834) Fustiaria stenoschiza (Pilsbry & Sharp, 1897) Dentaliida Fustiariidae Échinodermes Crinoïdes Crinoidea Étoiles de mer Asteroidea Articulata Comatulida Antedonidae Colobometridae Comatulidae Cyrtocrinida Isocrinida Rhizocrinidae Zenometridae Holopodidae Isselicrinidae Brisingida Forcipulatida Notomyotida Brisingidae Zoroasteridae Benthopectinidae Paxillosida Astropectinidae Luidiidae Pseudarchasteridae Spinulosida Valvatida Echinasteridae Goniasteridae Ophidiasteridae Oreasteridae Caymanostellidae Trichometra cubensis (Pourtalès, 1869) Analcidometra armata (Pourtalès, 1869) Comactinia echinoptera (Müller, 1840) Comactinia meridionalis meridionalis (L. Agassiz, 1865) Comissia venustus (AH Clark, 1909) Davidaster rubiginosus (Pourtalès, 1869) Democrinus conifer (AH Clark, 1909) Zenometra columnaris (Carpenter, 1881) Holopus rangii Orbigny, 1837 Endoxocrinus (Endoxocrinus) parrae parrae (Gervais in Guérin, 1835) Brisinga costata Verrill, 1884 Zoroaster fulgens Wyville Thomson, 1873 Benthopecten simplex (Perrier, 1881) Benthopecten simplex simplex (Perrier, 1881) Cheiraster (Christopheraster) blakei A.M. Clark, 1981 Astropecten antillensis Lütken, 1859 Persephonaster patagiatus (Sladen, 1889) Psilaster cassiope Sladen, 1889 Luidia senegalensis (Lamarck, 1816) Echinaster (Othilia) guyanensis A.M. Clark, 1987 Echinaster (Othilia) sentus (Say, 1825) Pseudarchaster gracilis (Sladen, 1889) Pseudarchaster gracilis gracilis (Sladen, 1889) Henricia downeyae A.M. Clark, 1987 Ceramaster grenadensis (Perrier, 1881) Ceramaster grenadensis grenadensis (Perrier, 1881) Litonotaster intermedius (Perrier, 1884) Nymphaster arenatus (Perrier, 1881) Peltaster placenta (Müller & Troschel, 1842) Pillsburiaster geographicus Halpern, 1970 Linckia guildingi Gray, 1840 Ophidiaster guildingi Gray, 1840 Tamaria halperni Downey, 1971 Oreaster reticulatus (Linnaeus, 1758) Caymanostella spinimarginata Belyaev, 1974 Nom vernaculaire Purplish slender chiton (En) Camouflaged spiny sea cradle(En) Mottled red chiton (En) Antillean tuskshell (En) Scratched tuskshell (En) Narrow-slit tuskshell (En) Swimming sea lily (En) Striped feather star (En) étoile de mer sénégalaise étoile-biscuit comet starfish (En) Étoile de Guilding cushioned star (En) AlphiaID SLB OBIS 848059 848074 817223 0 0 0 0 0 0 1984 1927 1 0 0 0 90 3 30 140151 0 0 1 2 91 1433335 344517 421012 344264 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 3 2 35 45 164 130 400 1970 0 1970 1970 1970 0 1970 1970 1970 0 1970 0 1970 1927 1970 1970 2014 1970 3 2 148 508 p3 p3 . 0 . 50 p1 124232 422445 246740 393549 246782 246784 124183 163758 422454 242117 178255 123826 123837 125198 178245 178646 123899 123909 178641 178750 178752 178133 178134 178756 124021 125211 178122 124048 124055 178132 178188 178193 178197 178210 177891 2016 0 . 0 1970 0 2011 2011 . 2011 2011 2011 0 2011 0 2011 0 2011 2011 0 GBIF P. min P.max 1970 1970 1970 1970 220 1970 1970 1 1 0 11 250 0 1800 0 0 0 18001 450 0 0 0 0 0 12 000 0 0 1970 1970 1970 1970 1970 1970 1878 70 1970 0 0 1 960 1970 1963 58 0 0 2 0 1970 1937 1937 0 0 0 0 0 0 (311) 1988 1930 0 1970 1970 Pplt 3000 1030 Ab. p10 703 46 113 13 p1 p1 p4 2500 3 050 3000 1 007 p10 298 323 p3 p6 p6 p4 69 p6 227 Phylum/Classe Sous-classe Échinodermes (suite) Étoiles de mer (suite) Asteroidea (suite) Ophiures Ophiuroidea Myophiuroidea Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS (suite) Valvatida (suite) Pterasteridae Calyptraster personatus (Perrier, 1885) Hymenaster rex Perrier, 1885 Pteraster abyssorum (Verrill, 1895) 178547 124139 178559 244939 242991 246078 243453 125122 1326974 243695 124887 124833 243892 244020 244162 244182 244148 243214 243573 1306698 1307747 245143 245515 245516 245142 243863 123554 123566 2011 2011 Ophiomyxidae Ophiopyrgidae Ophiosphalmidae Amphiodia riisei (Lütken, 1859) Amphiura stimpsonii Lütken, 1859 Ophiozonella marmorea (Lyman, 1883) Ophiactis ljungmani Marktanner-Turneretscher, 1887 Ophiactis savignyi (Müller & Troschel, 1842) Ophiolepis buitronae Pineda-Enriquez et al., 2018 Ophiolepis impressa Lütken, 1859 Ophiolepis paucispina (Say, 1825) Ophionereis reticulata (Say, 1825) Ophionereis squamulosa Koehler, 1914 Ophiopsila riisei Lütken, 1859 Ophiothrix (Ophiothrix) angulata (Say, 1825) Ophiothrix (Ophiothrix) oerstedii Lütken, 1856 Ophiothrix (Acanthophiothrix) suensoni Lütken, 1856 Astrophyton muricatum (Lamarck, 1816) Ophiocoma echinata (Lamarck, 1816) Ophiocomella pumila (Lütken, 1856) Ophiomastix wendtii (Müller & Troschel, 1842) Ophioderma appressum (Say, 1825) Ophioderma brevicaudum Lütken, 1856 Ophioderma brevispinum (Say, 1825) Ophioderma cinereum Müller & Troschel, 1842 Ophiomyxa flaccida (Say, 1825) Amphiophiura Matsumoto, 1915 Ophiomusium Lyman, 1869 Corallimorphidae Discosomidae Pseudocorynactis caribbeorum Den Hartog, 1980 Discosoma carlgreni (Watzl, 1922) 101017 289830 2006b 2006b 0 0 Ricordeidae Discosoma neglecta (Duchassaing & Michelotti, 1860) Rhodactis osculifera (Le Sueur, 1817) Ricordea florida Duchassaing & Michelotti, 1860 Corallimorphaire jongleur Forked-tentacle corallimorpharian (En) Coralimporphaire- ombrelle Coralimporphaire verruqueux Anémone corallimorphe de Floride 289834 456765 290995 2002 2002 2002 Corail noir Corail fil de fer Amphilepidida Amphiuridae Hemieuryalidae Ophiactidae Ophiolepididae Ophionereidoidea Ophiopsilidae Ophiotrichidae Euryalida Ophiacanthida Gorgonocephalidae Ophiocomidae Ophiodermatidae Ophiurida Cnidaires - Anthozoaires Corallimorphes Anthozoa Hexacorallia Coraux mous (noirs) Anthozoa Hexacorallia Corallimorpharia Antipatharia Antipathidae Zoantharia Cladopathidae Schizopathidae Parazoanthidae Sphenopidae Antipathes rhipidion Pax, 1916 Stichopathes luetkeni Brook, 1889 Heteropathes americana (Opresko, 2003) Bathypathes Brook, 1889 Bergia puertoricense (West, 1979) Parazoanthus swiftii (Duchassaing de Fonbressin & Michelotti, 1860) Umimayanthus parasiticus (Duchassaing de Fonbressin & Michelotti, 1860) Palythoa caribaeorum Duchassaing & Michelotti, 1860 Palythoa grandis (Verrill, 1900) Nom vernaculaire AlphiaID SLB OBIS GBIF P. min P.max 2011 19701 1970 2 150 0 19701 0 0 0 0 0 0 0 1877 2006 1 0 1870 0 1927 0 1937 1937 1937 1937 1936 1937 1936 1937 1937 1937 1927 1937 1870 0 18771 1988 0 1937 1937 1937 1937 1937 1937 1937 1937 1937 1937 1 1 1937 1937 0 1977 0 1977 Pplt 6 560 Ab. p10 1 986 p3 0 550 p3 0 1 1 1 1 0 0 0 2 0 10 1 0 1 1 0 0 24 37 221 40 366 540 31 479 500 24 368 27 180 18 223 173 320 p3 p4 p3 p4 p3 p3 p4 p4 p6 p4 p4 p3 p3 p4 p3 p3 p3 0 0 50 100 p3 0 0 0 0 0 0 5 5 0 30 30 160 p3 p3 p3 0 0 1 1 125 1 737 p3 p10 0 1933 0 1 1 2004 0 15 1 682 Zoanthaire-éponge doré 283919 0 1287835 2006b 723294 0 103304 853593 283872 2006b Zoanthaire-éponge grisâtre 847839 2006b 0 0 7.5 30 p3 Zoanthaire caraïbe 288456 288461 2002 2016 0 0 0 0 5 12 p3 p3 Ophiure de Savigny Brittlestar (En) Brittlestar (En) Ophiure des crevasses Brittlestar (En) Angular brittle star (En) Ophiure d’Oersted Ophiure des éponges Gorgonocéphale géant Black brittle star (En) Petites ophiure épineuse Red ophiocoma (En) Harlequin brittle star (En) Short spined ophioderma (En) ophiure à courts piquants Chocolate brittle star (En) Limy brittle star (En) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 228 Phylum/Classe Sous-classe Cnidaires - Anthozoaires (suite) Coraux mous (noirs) (suite) Anthozoa (suite) Hexacorallia (suite) Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS (suite) Nom vernaculaire AlphiaID SLB OBIS Zoantharia (suite) Zoanthidae Isaurus tuberculatus Gray, 1828 Anémone coloniale de Duchassaing Mat zoanthid (En) Anémone de mer tapis 101058 2006b 0 0 288840 288843 2006b 0 0 0 1 289496 1264073 888639 290277 742298 289355 2002 2016 2002 2016 2002 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1895 592948 283419 290216 100971 283507 289350 287166 283624 100775 283712 291135 0 2002 0 2016 2016 2016 2016 2002 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1895 1 2018 0 0 0 0 0 1 1895 1 289919 289534 125294 125295 125290 125325 125298 520722 286177 367982 708859 520685 290029 290032 2006b 2006b 290045 286273 267781 290922 290925 290927 125303 125305 2006b 2016 Zoanthus pulchellus (Duchassaing & Michelotti, 1860) Zoanthus sociatus (Ellis, 1768) Anémones Anthozoa Hexacorallia Actiniaria Aiptasiidae Actiniidae Bartholomea annulata (Le Sueur, 1817) Exaiptasia diaphana (Rapp, 1829) Laviactis lucida (Duchassaing de Fombressin & Michelotti, 1860) Lebrunia coralligens (Wilson, 1890) Lebrunia neglecta Duchassaing & Michelotti, 1860 Actinostella flosculifera (Le Sueur, 1817) Andvakiidae Boloceroididae Capneidae Cassiopeidae Hormathiidae Phelliidae Phymanthidae Stichodactylidae Bunodosoma granuliferum (Le Sueur, 1817) Condylactis gigantea (Weinland, 1860) Isoaulactinia stelloides (McMurrich, 1889) Telmatactis cricoides (Duchassaing, 1850) Bunodeopsis globulifera (Duchassaing, 1850) Actinoporus elegans Duchassaing, 1850 Cassiopea frondosa (Pallas, 1774) Calliactis tricolor (Le Sueur, 1817) Phellia Gosse, 1858 Phymanthus crucifer (Le Sueur, 1817) Stichodactyla helianthus (Ellis, 1768) Aliciidae Gorgones Anthozoa Octocorallia Alcyonacea Anthothelidae Briareidae Chrysogorgiidae Clavulariidae Coralliidae Ellisellidae Gorgoniidae Isididae Erythropodium caribaeorum (Duchassaing & Michelotti, 1860) Briareum asbestinum (Pallas, 1766) Chrysogorgia Duchassaing & Michelotti, 1864 Iridogorgia Verrill, 1883 Telestula Madsen, 1944 Corallium Cuvier, 1798 Ellisella Gray, 1858 Ellisella elongata (Pallas, 1766) Nicella obesa Deichmann, 1936 Antillogorgia acerosa (Pallas, 1766) Antillogorgia americana (Gmelin, 1791) Filigorgia sanguinolenta (Pallas, 1766) Gorgonia flabellum Linnaeus, 1758 Gorgonia mariae Bayer, 1961 Gorgonia ventalina Linnaeus, 1758 Leptogorgia rigida Verrill, 1864 Pseudopterogorgia Kükenthal, 1919 Pterogorgia anceps (Pallas, 1766) Pterogorgia citrina (Esper, 1792) Pterogorgia guadalupensis Duchassaing & Michelin, 1846 Acanella Gray, 1870 Isidella Gray, 1857 Anémone transparente Anémone à boutons Hidden anemone (En) Anémone à rameaux Anémone- carpette, anémone des sables Giant Caribbean anemone En) Club tipped anemone (En) Turtle grass anemone (En) Upside down (En) Anémone tricolore Beaded anemone (En) Caribbean sun anemone (En) Gorgone encroûtante. Corky seafinger (En) Long fouet de mer Purple sea plume (En) Slimy sea plume (En) Éventail de Venus Éventail de mer à grandes mailles Éventail de mer commun Gorgone en lambeaux Gorgone-fouet jaune Gorgone martinet 2016 2016 2006b 0 20 Pplt p3 p3 p3 2 2 25 30 6 20 p3 p1 p1 p3 p3 p3 0 1 10 2,5 p1 p1 p3 0 1 25 55 p3 p3 3 3 37 7 p3 p3 p3 0 16 p3 0 1927 1850 1 1 1 1 1 0 1988 1 1970 1859 1 0 1 0 0 0 0 0 1 1 0 5 4 30 p3 0 1 0 0 0 1 1 1 1 9 27 p3 p3 1 1 1 1 2016 . 2006b 2006b . 0 2006b GBIF P. min P.max 0 1988 0 2010 229 Phylum/Classe Sous-classe Cnidaires - Anthozoaires (suite) Gorgones (suite) Anthozoa (suite) Octocorallia (suite) Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS (suite) Alcyonacea (suite) Isididae (suite) Nephtheidae Nidaliidae Keratoisis grayi (Wright, 1869) Stereonephthya portoricensis (Hargitt, 1901) Chironephthya agassizii (Deichmann, 1936) Siphonogorgia caribaea (Deichmann, 1936) Eunicea asperula Milne Edwards & Haime, 1857 Eunicea calyculata (Ellis & Solander, 1786) Eunicea clavigera Bayer, 1961 Eunicea colombiana Eunicea flexuosa (Lamouroux, 1821) Eunicea fusca Duchassaing & Michelotti, 1860 Eunicea laciniata Duchassaing & Michelotti, 1860 Eunicea laxispica (Lamarck, 1815) Eunicea mammosa Lamouroux, 1816 Eunicea pallida Garcia Parrado & Alcolado, 1996 Eunicea succinea (Pallas, 1766) Plexauridae Plexauridae (suite) Primnoidae Pennatules Anthozoa Octocorallia Cnidaires - Hydrozoaires Méduses Hydrozoa Hydroidolina Eunicea tourneforti Milne Edwards & Haime, 1857 Muricea atlantica (Kükenthal, 1911) Muricea laxa Verrill, 1864 Muricea muricata (Pallas, 1766) Muricea pinnata Bayer, 1961 Muriceopsis bayeriana Sánchez, 2007 Muriceopsis flavida (Lamarck, 1815) Paramuricea Kölliker, 1865 Plexaura flavida (Lamarck, 1815) Plexaura homomalla (Esper, 1794) Plexaura kukenthali Moser, 1921 Plexaurella dichotoma (Esper, 1791) Plexaurella nutans (Duchassaing & Michelotti, 1860) Pseudoplexaura flagellosa (Houttuyn, 1772) Pseudoplexaura wagenaari (Stiasny, 1941) Pseudoplexaura porosa (Houttuyn, 1772) Scleracis guadalupensis (Duchassaing & Michelotti, 1860) Villogorgia nigrescens Duchassaing & Michelotti, 1860 Allogorgia acerosa Allogorgia elisabethae Allogorgia rigida Allotogorgia bipinatta Callogorgia americana Cairns & Bayer, 2002 Calyptrophora antilla Bayer, 2001 Candidella imbricata (Johnson, 1862) Pennatulacea Umbellulidae Umbellula Gray, 1870 Anthoathecata Milleporidae Millepora alcicornis Linnaeus, 1758 Millepora complanata Lamarck, 1816 Millepora squarrosa Lamarck, 1816 Pennaria disticha Goldfuss, 1820 Stylaster roseus (Pallas, 1766) Pennariidae Stylasteridae Nom vernaculaire Corail pastel Knobby candelabra (En) Warty sea rod (En) AlphiaID SLB OBIS GBIF P. min P.max Pplt 125376 418848 418845 955044 283234 283235 283238 . 1970 0 0 0 0 0 0 1970 1877 1877 1877 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Bent sea rod (En) Doughnut sea rod (En) 834203 283242 283250 283251 Swollen knob candelabrum(En) 283254 283256 Gorgone arborescente 283262 rugueuse knobby candelabra (En) 283263 Prickly sea whip (En) 287554 delicate spiny sea rod (En) 287567 spiny sea fan (En) 287569 longspine sea fan (En) 287570 517747 Gorgone Violacée 290417 125311 290792 black sea rod (En) 290797 290798 Slit-pore sea rod (En) 290812 giant split-pore sea rod (En) 290819 porous sea rod (En) 290880 290882 Dry sea feather (En) 290881 418854 286471 177832 287650 125406 0 2016 2016 2016 2016 0 2016 2016 2016 2006b 2016 2016 13 4 0 27 33 27 p3 p3 p3 1889 0 0 0 1970 0 0 1 4 3 27 27 19 p3 p3 1 5 1 6 p3 3 3 18 1 16 0 3 17 18 128 4 27 4 15 p3 p3 p5 p3 p3 p3 p3 1 15 p3 0 0 0 2010 0 1988 0 0 0 0 0 0 1970 1 1 0 0 1 0 0 0 2010 1877 1988 2 13 3 2 3 51 101 27 27 27 27 283 120 478 p3 p3 p3 p5 p5 p5 0 1970 1970 0 1970 1970 1 1 2006b,c 2006b,c 0 0 2016 2006b 0 1970 1859 2018 1 0 1970 0 0 1 0 0 55 45 25 29 73 p4 p3 p3 p1 p3 2016 2016 2016 2016 2016 2016 0 . 2006b 2016 0 2016 2016 2016 0 0 0 2016 2016 2016 2016 2016 . . 128499 Fire coral (En) bladed fire coral (En) Cristal fire coral (En) Feather hydroid (En) Corail-dentelle rose 210726 287421 287425 117802 285905 1970 1 0 0 230 Phylum/Classe Sous-classe Cnidaires – Hydrozoaires (suite) Méduses (suite) Hydrozoa (suite) Hydroidolina (suite) Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS (suite) Nom vernaculaire AlphiaID SLB OBIS Leptothecata Aequoreidae Campanulariidae Lafoeidae Plumulariidae Sertularellidae Thyroscyphidae Aequorée 0 0 0 0 0 2016 0 0 0 0 Physalie, Galère portugaise 117270 117372 284975 285201 285502 203893 292444 284994 135479 2006b 0 0 0 2016 Zygophylacidae Physaliidae Aequorea forskalea Péron & Lesueur, 1810 Clytia noliformis (McCrady, 1859) sensu Calder, 1991 Lafoea coalescens Allman, 1877 Nemertesia simplex (Allman, 1877) Sertularella diaphana (Allman, 1885) Thyroscyphus Allman, 1877 Thyroscyphus marginatus (Allman, 1877) Zygophylax convallaria (Allman, 1877) Physalia physalis (Linnaeus, 1758) Carybdeidae Tamoyidae Carybdea Péron & Lesueur, 1810 Tamoya haplonema F. Müller, 1859 Méduses-boîtes Box jelly (En) 135247 288081 0 0 Adeonidae Bugulidae Cupuladriidae Adeonellopsis subsulcata (Smitt, 1873) Bugula minima Waters, 1909 Cupuladria biporosa (Canu & Bassler, 1923) Discoporella umbellata (Defrance, 1823) Exechonella pumicosa Canu & Bassler, 1928 Metrarabdotos Canu, 1914 Bryozoaire Buisson blanc 852853 2006b 422275 2016 111345 471745 0 1027142 415631 Hermodice carunculata (Pallas, 1766) Eurythoe complanata (Pallas, 1766) Eunice articulata Ehlers, 1887 Eunice floridana (Pourtalès, 1867) Eunice fucata Ehlers, 1887 Leodice antennata Savigny in Lamarck, 1818 Marphysa sanguinea (Montagu, 1813) Paucibranchia miroi Molina-Acevedo, 2018 Anchinothria glutinatrix (Ehlers, 1887) Hesione picta Müller in Grube, 1858 Lopadorrhynchus uncinatus Fauvel, 1915 Nereis nigripes Ehlers, 1868 Nereis riisei Grube, 1857 Pseudonereis atopodon Chamberlin, 1919 Harmothoe benthophila Ehlers, 1913 Tomopteris planktonis Apstein, 1900 Laonome Malmgren, 1866 Bispira brunnea (Treadwell, 1917) Anamobaea orstedii Krøyer, 1856 Sabellastarte magnifica (Shaw, 1800) Pomatostegus kroyeri Mörch, 1863 Serpula cereolus Linnaeus, 1788 Spirobranchus giganteus (Pallas, 1766) Eupolymnia crassicornis (Schmarda, 1861) Terebellobranchia hiata (Treadwell, 1931) Thelepus haitiensis Treadwell, 1931 Ver de feu barbu, ver barbelé Ver de feu Ver polychète Ver polychète Ver polychète Ver polychète mouron, ver de roche, pistiche Ver polychète Ver polychète 129831 2006b,c 129829 2006b 0 327635 130056 0 327684 0 336660 0 1933 130075 0 1305453 736492 0 328339 0 130214 0 334191 329735 0 331403 174465 0 131566 0 129534 421069 2006b,c 0 326435 2006b,c 0 334717 2006b,c 0 335049 331821 209944 2006b 0 333396 2006b 0 994010 1927 340135 1927 Siphonophorae Cubuzoaires - Méduses - boîtes Cubozoa Bryozoaires Gymnolaemata Carybdeida Cheilostomatida Exechonellidae Metrarabdotosidae VERS MARINS Annélides Polychaeta Errantia Amphinomida Amphinomidae Eunicida Eunicidae Phyllodocida Sedentaria Sabellida Onuphidae Hesionidae Lopadorrhynchidae Nereididae Polynoidae Tomopteridae Sabellidae Serpulidae Terebellida Terebellidae T Nématodes Chromadorea Chromadoria Desmodorida Desmodoridae Acanthopharynx micans Eberth, 1863 Branching hydroid (En) Hydrozoaire séssile Ver polychète Ver polychète Ver polychète Ver polychète Ver polychète Ver polychète Ver polychète Sabelle sociale Sabelle fendue Sabelle magnifique Ver polychète Ver polychète Ver arbre de Noël Térébelle spaghetti Ver polychète Ver polychète 120956 0 0 GBIF P. min P.max Pplt 0 1921 1981 1 0 1 0 1981 1 0 0 25 63 5 200 40 256 683 306 p7 p4 p3 p3 p3 1 126 805 413 p3 p6 p8 0 85 p7 0 0 1 1 1914 1 15 18 15 . 45 ? 1473 . p1 1859 0 1 1 1 1933 1 1969 1878 1 1 1 1930 1930 1 1 1 0 0 0 2010 1 0 0 3 1 109 1 100 p3 p6 210 500 0 1 ? 501 60 65 p6 p10 p1 p1 . . p2 . . p7 (152) . p6 . . p7 p7 2 5 2 35 35 20 p1 p1 p1 0 3 35 40 p3 p1 1 1957 1 231 Phylum/Classe Sous-classe Ordre Famille Nom scientifique LA FAUNE MARINE – LES INVERTÉBRÉS (suite) VERS MARINS (suite) Nématodes (suite) Chromadorea (suite) Chromadoria (suite) Rhabditida Acuariidae Tetrameridae Acuariidae Railliet, Henry & Sisoff, 1912 Tetrameres Creplin, 1846 Némerte Nemertea Pilidiophora Heteronemertea Lineidae Cerebratulus lacteus (Leidy, 1851) Tricladida Geoplanidae Microplana Vejdovsky, 1889 879329 Rotaliida Candeinidae Globigerinidae Homotrematidae Rotaliidae Cymbaloporetta squammosa (d'Orbigny, 1839) Turborotalita humilis (Brady, 1884) Homotrema rubrum (Lamarck, 1816) Rotorbinella rosea (d'Orbigny in Guérin-Méneville, 1832) LA FLORE MARINE – Micro- Algues (Phytoplancton) 113134 113461 585257 557021 Chlamydomonadaceae Chlamydomonas Ehrenberg, 1833 Biddulphiaceae Eupodiscaceae Biddulphia fractosa Mann, 1925 Entogoniopsis tabellaria (T.Brightwell) J.Witkowski, P.A.Sims, N.I.Strelnikova & D.M.Williams, 2015 Stictodiscus jeremianus Schmidt in Schmidt et al., 1882 Tabularia parva (Kützing) Williams & Round, 1986 Plathelminthes Platyhelminthes Chromista- FORAMINIFÈRES Globothalamea Rotaliana Algues vertes Chlorophyceae Chromista- Diatomées Bacillariophyceae Chlamydomonadales Coscinodiscophycidae Biddulphiales Triceratiales Bacillariophyceae Fragilariophycidae Fragilariales Eubacteria - Algues bleues (procaryotes) ou cyanophycées Cyanophyceae Nostocophycidae Nostocales Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Cyanophyceae Oscillatoriophycidae Oscillatoriales Synechococcophycidae Synechococcales Triceratiaceae Fragilariaceae Calothrix C.Agardh ex Bornet & Flahault, 1886 Scytonematopsis crustacea (Thuret ex Bornet & Flahault) Koválik & Komárek 1988 Microcoleaceae Microcoleus lyngbyaceus Kützing ex Forti 1907 Symploca hydnoides Kützing ex Gomont 1892 Oscillatoriaceae Lyngbya confervoides C.Agardh ex Gomont, 1892 Lyngbya majuscula Harvey ex Gomont 1892 Oscillatoria princeps Vaucher ex Gomont 1892 Phormidiaceae Symplocastrum coccineum (Gomont) Anagnostidis, 2001 Leptolyngbyaceae Leptolyngbya crosbyana (Tilden) Anagnostidis & Komárek 1988 familia incertae sedis Schizothrix calcicola Gomont 1892 familia incertae sedis Schizothrix mexicana Gomont 1892 Nom vernaculaire AlphiaID SLB OBIS 22851 22942 Ver de ruban laiteuse, Lait némertien 147322 2006b 0 Brush weed (En) 01 2006b 1959 0 1 0 0 1 p3 1 1 1 980639 646659 1938 1 660756 178513 211665 660754 177516 619680 618948 608237 240536 p1 1 637523 1013059 146624 625763 Pplt 1 1 178583 Calothricaceae GBIF P. min P.max 1 1929 0 0 0 0 0 2006b 0 0 0 1929 1937 1929 1929 1903 0 1941 1941 1929 pél. . . p3 bent. . . 0 0 . . 2 2. p1 p3 . . . . bent. 232 Figure 113. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 10 des 11 taxons de crinoïdes de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 766 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021). Figure 115. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 27 des 28 espèces d'étoiles de mer de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 1 251 occurrences: OBIS, GBIF du 19/06/2021). Figure 114. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 24 des 25 taxons d'ophiures de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 4 435 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021). Figure 116. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences 11 des 12 taxons de coraux mous (noirs) de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 2 885 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021). 233 Figure 117. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 18 des 19 taxons d'anémones de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 2 404 occurrences: OBIS, GBIF du 19/06/2021). Figure 118. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 13 des 16 taxons de méduses de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 8 092 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021). Figure 119. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 53 des 62 taxons de gorgones de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 24 527 occurrences: OBIS, GBIF du 23/06/2021). Figure 120. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 5 des 6 taxons de bryozoaires de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 123 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021). 234 Figure 121. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 12 des 15 espèces de tuniciers de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 746 occurrences: OBIS, GBIF du 25/06/2021). Figure 122. Cartographie des occurrences de 5 des 11 taxons de cyanophycées de l'inventaire sur l'ensemble de la zone d'étude (Bathymétrie: GEBCO; 186 occurrences: OBIS, GBIF du 21/06/2021). Figure 123. Cartographie sur l'ensemble de la zone d'étude des occurrences de 16 des 26 taxons d'annélides de l'inventaire (Bathymétrie: GEBCO; 1 133 occurrences: OBIS, GBIF du 19/06/2021). ISBN 978-92-5-136174-0 9 789251 ISSN 2070-7045 361740 CC0012FR/1/06.22

Kijan pou site

Òganizasyon Nasyonzini pou Manje ak Agrikilti (FAO); Institut de recherche pour le développement (IRD), 2022, Prensipal espès maren Ayiti yo: gwo karakteristik ekolojik ak byolojik yo ak enterè yo pou lapèch atizanal, https://openknowledge.fao.org/bitstreams/f02f04f1-1ae5-41d9-96b5-2fe034b356bf/download

Moun oswa enstitisyon ki gen dwa yo
FAO|Institut de recherche pour le développement (IRD)