(2016-2024) Plan estratejik CSCCA 2016-2024 ak plan operasyonèl 2016-2021
Rezime — Plan estratejik enstitisyonèl CSCCA pou 2016-2024, ansanm ak plan operasyonèl li pou 2016-2021. Li prezante vizyon, priyorite ak òganizasyon jiridiksyon finansye a pou devlope kapasite li pou kontwole finans piblik ak kontansye administratif, epi li se dokiman referans modènizasyon enstitisyon an sou peryòd la.
Dekouve Enpotan
- Sa a se plan estratejik enstitisyonèl pwòp CSCCA pou 2016-2024, ak yon plan operasyonèl pou 2016-2021.
- Li prezante vizyon ak priyorite estratejik Kou a pou de manda li yo : kontwòl finans piblik ak kontansye administratif.
- Li prezante oryantasyon enstitisyon an ak etap operasyonèl pou devlope kapasite li.
- Se yon kontèks pou rapò fondamantal CSCCA yo ak yon referans pou kesyon kapasite enstitisyonèl sektè piblik la.
Deskripsyon Konple
Sa a se plan estratejik enstitisyonèl pwòp Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) pou 2016-2024, ansanm ak plan operasyonèl li pou 2016-2021. Li prezante Kou a, vizyon li ak priyorite estratejik li pou ranfòse de manda fondamantal li yo : kontwòl finans piblik ak jijman kontansye administratif. Dokiman an prezante oryantasyon enstitisyon an ak etap operasyonèl li prevwa pou devlope kapasite li sou peryòd la. Li itil kòm kontèks pou li rapò odit ak bidjetè fondamantal CSCCA yo, an montre kijan enstitisyon an te defini pwòp ajanda devlopman li, epi kòm referans pou kesyon kapasite enstitisyonèl sektè piblik la. Sib ak detay òganizasyonèl presi yo ta dwe site dirèkteman nan plan an.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Cour supérieure des comptes
et du Contentieux administratif
PLAN STRATÉGIQUE
2016-2024
PLAN OPÉRATIONNEL
2016-2021
''CHANGER LA COUR, DIRE LE DROIT,
CONTRÔLER LA GESTION PUBLIQUE''
Version finale / 25 juillet 2016
1
SOMMAIRE
LISTE DES ACRONYMES ................................................................................................................................. 3
AVANT-PROPOS ............................................................................................................................................ 4
MOT DU CONSEIL .......................................................................................................................................... 5
RÉSUMÉ EXÉCUTIF ........................................................................................................................................ 7
I.
PRÉSENTATION DE LA COUR ................................................................................................................. 8
II.
LES PROBLÈMES ET ENJEUX .................................................................................................................. 8
III.
LES NOUVELLES ORIENTATIONS DE LA COUR ....................................................................................... 9
1.
La vision............................................................................................................................................. 9
2.
Les missions ...................................................................................................................................... 9
3.
Les valeurs ......................................................................................................................................... 9
IV. LE PLAN STRATÉGIQUE 2016-2024 ............................................................................................. 10
1.
2.
La stratégie ...................................................................................................................................... 10
a.
Centrée sur le rétablissement des fondamentaux...................................................................... 10
b.
Globale ........................................................................................................................................ 10
c.
Graduelle et réaliste.................................................................................................................... 10
d.
Institutionnalisée et participative ............................................................................................... 10
Les objectifs stratégiques................................................................................................................ 11
Objectif 1 : Piloter le changement et se doter de l'assise institutionnelle et administrative
nécessaire au bon exercice du mandat dual....................................................................................... 11
Objectif 2 : Assumer la mutation vers le contrôle a posteriori et la certification des comptes tout en
développant la compétence d'évaluation des politiques publiques .................................................. 12
Objectif 3 : Établir et fonctionnaliser l'ordre des juridictions administratives ................................... 13
3.
Le phasage du plan stratégique ...................................................................................................... 15
4.
Les facteurs de réussite du plan stratégique .................................................................................. 16
V.
LE PLAN OPÉRATIONNEL 2016-2021 .................................................................................................. 17
ANNEXES ..................................................................................................................................................... 31
ANNEXE 1 : RÉCAPITULATIF DES OBJECTIFS, RÉSULTATS ET PRINCIPALES ACTIVITÉS ................................ 32
ANNEXE 2 : ORGANIGRAMME ACTUEL DE LA COUR .................................................................................. 37
ANNEXE 3 : MATRICE DE GAPS DE CAPACITÉS............................................................................................ 39
2
LISTE DES ACRONYMES
AC
AISCCUF
BID
CNMP
CSCCA
DAC
DC
DCG
DRH
IGF
INTOSAI
MEF
NTIC
PEFA
PTF
RH
SYSDEP
TAF
TDR
ULCC
Administration centrale
Association des Institutions supérieures de contrôle ayant en commun l'usage du français
Banque interaméricaine de développement
Commission nationale des marchés publics
Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif
Direction de l'apurement des comptes
Direction du contrôle
Direction des comptes généraux
Direction des ressources humaines
Inspection générale des finances
International Organization of Supreme Audit Institutions
Ministère de l'économie et des finances
Nouvelles technologies de l'information et e la communication
Public Expenditure and Financial Accountability
Partenaires techniques et financiers
Ressources humaines
Système de dépense
Tribunal administratif et financier
Termes de références
Unité de lutte contre la corruption
3
AVANT-PROPOS
Le présent rapport, réalisé sur demande du Conseil de la CSCCA et appuyé par la Banque Interaméricaine de
Développement (BID), a pour objet d'appuyer la CSCCA dans la formulation d'un plan stratégique sur 8 ans visant à
mettre en conformité l'institution avec les standards internationaux applicables aux institutions supérieures de
contrôle des finances publiques ainsi qu'aux juridictions administratives supérieures. Le plan stratégique
s'accompagne d'un plan opérationnel définissant les contours des projets contribuant à la réalisation des objectifs
stratégiques sur les court, moyen et long termes. Le plan stratégique se réfère à la période 2016-2024, tandis que le
plan opérationnel couvre une période plus circonscrite, de 2016 à 2021.
La mission, initiée le 10 mars 2016 pour une durée de 60 jours, se composait de MM. Bernard JOLLY (consultant
international, chef de mission) et Claude V. REGIS (consultant national).
L'exercice de préparation de ces deux plans s’est beaucoup capitalisé sur les acquis du diagnostic institutionnel mené
durant l'été 2015 avec le concours du PNUD, qui a identifié les principaux obstacles d'ordre institutionnel et
organisationnel obérant la pleine efficience de la CSCCA et proposé des orientations de réforme. Des informations
spécifiques complémentaires se sont révélées nécessaires pour parfaire la compréhension de la situation et mieux
orienter les propositions. Ainsi, les deux premières semaines ont été consacrées à des rencontres individuelles,
d’une part avec les Conseillers pour mieux saisir leur vision du futur de l’Institution à différentes échéances, et
d’autre part avec les Directeurs d’unités pour apprécier leurs attentes. Au fil de son déroulement qui s’est fait en
deux phases, dont l’une consistant à formuler le draft du plan stratégique et du plan opérationnel, l’autre à finaliser
ces deux plans, la mission a rencontré les principales institutions haïtiennes du système d’intégrité, en quête de
coordination avec la CSCCA, ainsi que les PTF concernés afin de mieux cerner leurs priorités d'appui durant la
période de référence et de garantir que la programmation nationale souveraine soit conçue de façon à mobiliser plus
efficacement les assistances extérieures. La mission s’est déroulée nominalement tant du point de vue du calendrier
des rencontres que de la production des différents rapports dans les délais convenus.
La mission souhaite ici réitérer ses remerciements à l'ensemble de ces interlocuteurs, aux PTF et notamment aux
directeurs et membres du Conseil de la Cour pour le temps qu'ils ont bien voulu lui consacrer et la qualité des
informations communiquées.
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MOT DU CONSEIL
La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) est une des institutions, piliers de l’État
de droit et de bonne gouvernance. Parmi ses principales attributions, la Cour exerce deux types de contrôle :
- Un contrôle juridictionnel : elle règle et apure les comptes soumis à sa juridiction
- Un contrôle et une évaluation de la gestion : elle procède à l’examen des comptes et de la gestion de l’État,
des collectivités locales, des établissements publics, des entreprises publiques et toutes entités, au capital
desquels l’État participe directement ou indirectement.
De par ses attributions et ses spécificités, son renforcement et la modernisation de ses moyens d’intervention ne
peuvent qu’être favorable à la consolidation de l’état de droit dans le domaine financier, c'est-à-dire le bon usage des
fonds et des valeurs gérés par les services de l’État.
Depuis quelques années, elle souhaite enrichir sa mission par des approches relevant davantage de l’évaluation des
politiques publiques. Il s’agit donc de dépasser les démarches d’appréciation de la régularité des actions de
l’organisme contrôlé, au-delà de son rôle institutionnel qui vise à rendre compte de l’utilisation de l’argent public, la
Cour Supérieure des Comptes cherche donc à contribuer davantage à l’amélioration de la performance des
organismes publics et au développement de l’évaluation des effets des actions mises en œuvre. Mais Il manquait à
la CSCCA cet outil indispensable qu’est un plan stratégique accoudé à son plan opérationnel, pour lui apporter la
visibilité, la cohérence et la synergie de ses actions au cours des prochaines années, tout en permettant à ses
partenaires tant du gouvernement, de la société civile que des partenaires techniques et financiers d’avoir une
lisibilité sur ses démarches et de pouvoir ainsi s’y imbriquer positivement.
C’est dans cette perspective que la Cour Supérieure des Comptes s’est engagée dans un processus de réformes en
élaborant ces plan stratégique et opérationnel pour réaliser sa vision jusqu’en 2024, qui se veut le visage d’une Cour
manifestant pleinement les valeurs cardinales telles que l'indépendance, l'intégrité, et le professionnalisme. Une
CSCCA qui s’affirme définitivement comme une institution indépendante et qui assume intégralement son double
mandat, jouissant de la pleine confiance de la société de par son professionnalisme et contribuant de par son action,
à l'affermissement de l'État de droit et à l'amélioration de la gestion des fonds publics avec l’objectif de passer
progressivement du contrôle de la simple légalité et régularité des dépenses publiques au contrôle d’opportunité et
d’efficacité; mais le chemin à parcourir vers la Cour souhaitée par tous reste encore long.
Ce document vient combler une lacune importante et constitue donc un outil qui va se révéler indispensable au
cours des prochaines années à l’amélioration des faiblesses encore nombreuses dans le fonctionnement de
l’Institution, malgré les efforts incessants des dernières années, pour ancrer l’institution aux valeurs cardinales
d’indépendance et de professionnalisme consacrées par la constitutions de 1987, assurer pleinement et de façon
équilibrée sa double mission de juridiction administrative et de garante de l’amélioration de la gestion publique. Il
entend faire de la CSCCA le fer de lance de la promotion d’une administration publique intègre, efficace et
transparente, et de la responsabilisation des acteurs de la gestion publique.
Le Plan stratégique qui s’étend de 2016 à 2024, coïncide avec le restant de mandat en cours de ce Conseil. Il traduit
dans ses deux sections stratégiques et opérationnelles l’ambition du Conseil, capable de se remettre en question et de
faire montre de créativité, pour dégager ce qu’il faudra mettre en œuvre au cours des huit prochaines années afin de
concrétiser la vision et les valeurs définies dans notre déclaration de mission. Outre le rééquilibrage des deux
missions administratives et financières, le pari majeur sera d’assurer équitablement et en parfaite harmonie, son rôle
d’assistance tant qu’auprès du pouvoir exécutif que du pouvoir législatif en toute indépendance.
La stratégie 2016-2024 s’articule autour de trois objectifs majeurs: Assurer sereinement la transition vers le
changement et doter la Cour de l'assise institutionnelle et administrative nécessaire au bon exercice du mandat dual ;
Assumer la mutation vers le contrôle a posteriori et la certification des comptes tout en développant la compétence
d'évaluation des politiques publiques ; Établir et fonctionnaliser l'ordre des juridictions administratives. Ces objectifs
concernent l’ensemble de la Cour et ils constitueront le référentiel pour la rédaction des plans sectoriels des unités,
utiles au pilotage et de l’évaluation des services fournis.
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Le chantier est de taille. La réussite de ce plan ambitieux exigera de notre part, effort soutenu, intensité, constance et
persévérance. Cette réussite demandera aussi de prioriser la valorisation du capital humain par la formation intensive
de l'ensemble des agents, la motivation, l’engagement, ainsi consolider pour progresser. Elle exigera également
l’appui discerné de l’Exécutif et du Parlement pour harmoniser les politiques communes, étoffer et rendre adéquat le
cadre légal financier et administratif régissant le domaine du contrôle externe et du contentieux administratif. Elle
prendra également de travailler sur une base coordonnée avec les autres institutions de contrôle du système national.
Enfin, la Cour devra, par la même occasion, renforcer ses missions d'information, de sensibilisation et de formation
de l’opinion publique.
Le Conseil veut voir dans ce plan stratégique le point de départ pour assumer intégralement l’ensemble des missions
qui lui sont dévolues de manière optimale, en vue de remplir pleinement ses attributions fondamentales d’institution
publique de contrôle et de distribution de la justice administrative dans un Etat démocratique.
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RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Le présent plan stratégique et opérationnel s'inscrit dans la continuité du diagnostic institutionnel mené durant le
second semestre 2015. Il exprime la démarche stratégique et tactique envisagée par la Cour pour réaliser sa vision
2024 qui postule que la CSCCA se sera à cette date pleinement affirmée comme institution indépendante assumant
intégralement son double mandat, jouissant de la confiance de la société de par son professionnalisme et contribuant
par son action, aux plans central et local, à l'affermissement de l'État de droit et à l'amélioration de la gestion des
fonds publics. Il fixe également les valeurs cardinales que la Cour devra alors manifester, parmi lesquelles
l'indépendance, l'intégrité, le professionnalisme et la redevabilité.
Le plan stratégique s'étend sur la période 2016-2024 et correspond au mandat de l'actuel Conseil qui entend par ce
moyen être l'architecte de la mutation de la Cour vers l'affirmation des standards Intosai. Le plan opérationnel
s'étend sur la période 2016 - 2021 et a vocation à réaliser les objectifs de court et moyen termes du plan stratégique.
Le plan stratégique promeut une approche graduelle prenant en considération les capacités actuelles d'absorption de
la Cour ainsi que les contraintes externes tels les délais pour mener à bien les nécessaires révisions constitutionnelles
et législatives ainsi que le phasage avec les réformes des finances publiques, de la justice et de la décentralisation.
La stratégie de court terme (2016 - 2019) visera l'établissement des fondamentaux institutionnels de la Cour via
notamment la clarification du mandat, la révision subséquente de l'organigramme central et le redéploiement
progressif des effectifs du siège, le renforcement des capacités des services administratifs centraux critiques pour le
bon fonctionnement général de l'institution (auditorat, greffe, archives, DRH), l'incarnation dans l'organigramme de
la Cour de la fonction de juridiction administrative, la modernisation du droit processuel administratif et financier et
l'établissement pilote d'un TAF. Le cadre institutionnel ci-dessus sera formalisé dans le règlement intérieur de la
Cour qui constituera le fondement juridique intérimaire, en l'attente des réformes législatives.
La stratégie de moyen terme (2019 - 2021) visera à ''donner vie'' à l'organisation structurelle révisée via la réalisation
d'une série d'expériences pilotes permettant de tester la pertinence des nouvelles organisation et procédures :
expériences pilotes d'apurement juridictionnel des comptes, de production des rapports et avis essentiels, de revues
annuelles de dépenses publiques, qui bénéficieront du concours d'assistances techniques coachant les personnels
concernés dans la perspective d'un fonctionnement autonome en 2021.Cette approche expérimentale sera également
décentralisée au niveau du TAF de l'Ouest et étendue à 2 départements additionnels (Nord et Sud)
La stratégie de long terme (2021-2024) capitalisera sur les enseignements des expériences pour ajuster les
procédures, définir l'encadrement juridique final et généraliser l'implantation des TAF, contribuant ainsi à donner à
la CSCCA la physionomie définitive exprimée dans la vision.
La stratégie mettra également l'accent, à chaque phase du processus, sur 2 facteurs critiques pour la réussite de la
réforme: la participation et le capital humain.
Le premier devrait être adressé par la systématisation des tables de concertations générales ou techniques qui
serviront de cadre de dialogue entre la CSCCA et les pouvoirs publics concernés (Parlement, ministères des
finances, de la planification et de la justice, Cour de Cassation), permettant de prendre en considération les attentes
des partenaires et contribuant à harmoniser le plan stratégique avec les autres politiques sectorielles dans un esprit de
bonne gouvernance.
La valorisation du capital humain sera assurée par la formation intensive de l'ensemble des agents, ciblant en un
premier temps la mise à niveau des personnels redéployés (programme prioritaire de formation 2016-2020) puis
débouchant en 2021 sur une véritable politique de perfectionnement assurant l'adéquation permanente formationemploi des effectifs de la Cour.
Le budget du plan opérationnel 2016 - 2021 s'élève à 8,3 millions USD, dont 2M.USD seront pris en charge par le
budget nationale et 6,3 M.USD devraient bénéficier de concours internationaux.
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I.
PRÉSENTATION DE LA COUR
La Cour des comptes, antérieurement chambre des comptes, est l'une des institutions les plus anciennes de la
République d'Haïti, créée en 1823 et investie dès 1824 de la fonction de contrôle a priori de la dépense publique. Sa
compétence fut ultérieurement étendue à l'apurement des comptes des comptables publics, au contrôle de gestion
publique, à la certification des comptes de l'État et à l'évaluation des politiques publiques. Son mandat fut élargi au
contentieux administratif par un décret de 1983 et la nouvelle Cour des comptes et du contentieux administratif fut
érigée en institution indépendante par la Constitution de 1987. Elle est actuellement principalement régie par un
décret du 23 novembre 2005 et accessoirement par le décret de 1983.
La Cour s'assimile à une juridiction administrative à compétence générale (lorsqu'elle connait du contentieux
administratif) ou spéciale (lorsqu'elle apure les comptes) et présente pour originalité de voir ses formations de
jugement composées de conseillers, magistrats non professionnels, investis de la qualité de juge administratif ou des
comptes durant leur mandat de 10 ans. Elle s'assimile également à une structure d'expertise financière équidistante
du Gouvernement et du Parlement, assistant ce dernier dans le contrôle de l'exécution des lois de finances par la
production de rapports éclairant l'adoption de la loi de règlement: rapports de vérification sur la loi de règlement et
états financiers/comptes généraux de l’administration centrale.
Ses effectifs sont actuellement de 830 fonctionnaires (y inclus les conseillers), 39 consultants et 41 contractuels,
répartis au plan central en 5 directions, 3 coordinations, 7 services et 3 unités ainsi qu'en 9 bureaux départementaux.
Son budget annuel pour l'exercice 2015-2016 est de l'ordre de 809, 874,332 gourdes.
II.
LES PROBLÈMES ET ENJEUX
Les trois décennies passées furent caractérisées par l'effacement de la Cour qui n'a pu ou voulu exercer ses
compétences statutaires, à l'exception du contrôle a priori qui n'est plus aujourd'hui au cœur de son mandat.
L'apurement systématique des comptes n'a pas été opéré, hormis le cas particulier de l'examen des comptes de
candidats à des mandats électifs, le contrôle de gestion fut inexistant, la production de jugements administratifs
dérisoire, alimentant ainsi parmi la population le sentiment d'impunité de l'administration. La gestion approximative
des Conseils précédents, le clientélisme des recrutements à l'origine de l'hypertrophie actuelle des effectifs, l'absence
complète de mises en débet alors même que l'État est perçu comme perméable à la corruption, ont progressivement
terni l'image de l'institution. Le dernier rapport d'évaluation PEFA, publié en 2011, classe l'institution en D+, du fait
des retards dans la présentation au Parlement des rapports de vérification de la loi de règlement et de l'absence de
suivi par les pouvoirs publics de ses recommandations.
Une avancée significative est toutefois intervenue avec la désignation en août 2013, selon une procédure
transparente et compétitive, d'un nouveau Conseil, traduisant la volonté politique au plus haut niveau de revitaliser
cette institution en privilégiant le mérite dans la désignation de ses membres. Plusieurs réalisations encourageantes
ont depuis lors été observées, qui attestent de la détermination du Conseil de remettre l'institution sur les rails, dont ,
le traitement jugé satisfaisant de quelque 1,000 dossiers de jugement des comptes de candidats aux élections de 2015
ainsi que le lancement de certaines activités préparatoires à la réforme de l'institution, incluant les avant-projets de
règlement intérieur et de code d'éthique de la CSCCA ainsi que l’effort significatif de réduction des effectifs.
Le problème essentiel de la nouvelle équipe est de gérer la double mutation qu'impose d'une part le basculement du
contrôle a priori vers le contrôle a posteriori opéré par le décret de 2005 et, d'autre part, le rééquilibrage de son
mandat au profit de la fonction de juridiction administrative non véritablement exercée jusqu'alors, l'exercice effectif
de ces 2 missions étant un prérequis absolu à l'amélioration de la gestion publique et à l'affermissement de l'État de
droit en Haïti. L'autre enjeu important est la déconcentration effective de la Cour en parallèle avec la réalisation de
la politique de décentralisation qui dotera le pays du maillage juridictionnel garantissant la soumission des
collectivités territoriales à la règle de droit administrative et budgétaire.
Les carences essentielles, identifiées par un diagnostic indépendant de la Cour mené durant le 2ème semestre 2015
ont trait à l'exercice déséquilibré du mandat dual, l'inadaptation de l'encadrement juridique et procédural,
8
l'incohérence de l'organigramme central, l'insuffisante capacité des effectifs d'appui et substantifs, l'insuffisante
formalisation des procédures de travail, l'inadéquation de l'organisation locale de la Cour avec le nouveau schéma de
décentralisation, dont résultent de facto une ineffectivité du contrôle financier et l'effacement de la fonction de
juridiction administrative. Un récapitulatif des différentiels de capacité figuré en annexe 3.
III.
LES NOUVELLES ORIENTATIONS DE LA COUR
1. La vision
En 2024, La Cour s'est affirmée comme institution indépendante équidistante du Parlement et du Gouvernement,
assume intégralement son double mandat, jouit de la confiance de la société de par son professionnalisme et
contribue par son action, aux plans central et local, à l'affermissement de l'État de droit et à l'amélioration de la
gestion des fonds publics.
2. Les missions
Juger les comptes publics, évaluer les politiques et assister le Parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de
finances en vue de contribuer à un meilleur usage des fonds publics.
Contrôler la légalité des actes administratifs, adjudiquer les litiges intéressant l'administration et fournir une
expertise juridique aux pouvoirs publics en vue de contribuer à une meilleure soumission de l'État au droit.
3. Les valeurs
Indépendance: réaliser les audits ou rendre les jugements sans crainte et en toute objectivité, s'acquitter de
manière impartiale de ses obligations;
Intégrité : se conformer aux règles d'éthique établies par les normes internationales, incluant l'impartialité,
l'équité et la sincérité dans les relations avec les organismes contrôlés;
Professionnalisme: respecter les délais, se conformer aux standards internationaux d'audit et de
contentieux, promouvoir le mérite;
Redevabilité: agir en transparence et s'assujettir à un contrôle externe régulier;
Partenariat: s'affirmer comme vecteur essentiel de promotion de la bonne gouvernance, s'harmoniser avec
les politiques de gouvernance, susciter les synergies avec les partenaires de la Cour.
9
IV.
LE PLAN STRATÉGIQUE 2016-2024
1. La stratégie
La stratégie d’action sous-tendant le plan stratégique peut être résumée comme suit :
a. Centrée sur le rétablissement des fondamentaux
La stratégie retenue, concernant le mandat financier, est d'impulser la mutation du contrôle a priori vers le contrôle a
posteriori en se concentrant sur les fonctions critiques de jugement des comptes des comptables, de certification des
comptes de l'État et des collectivité territoriales, de contrôle du bon usage des fonds publics, qui sont les attributions
inhérentes à toute institution supérieure de contrôle. L'exercice efficient de ce mandat financier recentré permettra à
la Cour de jouer pleinement le rôle qui lui est dévolue par le dispositif national d'intégrité, aux côtés des organes de
contrôle interne (IGF, réseau des comptables publics, contrôleurs financiers) et externe (Parlement, ULCC, CNMP).
La stratégie retenue, concernant le mandat administratif, se concentrera sur la question fondamentale d'implantation
du double degré de juridiction via la création et fonctionnalisation des tribunaux administratifs et financiers, qui
constitue un prérequis pour l'affermissement de l'État de droit en Haïti.
b. Globale
Le programme adresse l’ensemble des facteurs contribuant à l'efficience de la CSCCA selon une approche mettant
en cohérence les révisions institutionnelles lourdes (mandat, encadrement juridique, droit processuel) et les
aménagements organisationnels (restructuration du siège, structuration des TAF, redéploiement des effectifs,
révision des procédures, informatisation des services) avec un focus particulier placé sur le facteur humain via le
renforcement des capacités et la formation.
Les différentes composantes du plan stratégique et opérationnel ont par ailleurs été conçues de façon à se renforcer
mutuellement en cours d’exécution.
c. Graduelle et réaliste
La réforme d'ensemble de la Cour, tendant à la réalisation de la vision 2024, impose des ajustements profonds de
l'encadrement légal et institutionnel de l'institution, un changement complet des mentalités et une adaptation des
personnels, qui ne peuvent effectivement s'opérer que dans les moyen et long termes. Elle est également tributaire de
la réalisation des réformes connexes évoquées plus haut ainsi que des délais nécessités par les indispensables
réformes constitutionnelles, législatives et réglementaires.
Le plan prend en considération ces contraintes par son approche graduelle, centrée en un premier temps (2016-2019)
sur la restructuration de la Cour, l'adoption d'un cadre juridique et processuel intérimaire adossé au règlement
intérieur de la Cour et la réalisation dans le moyen terme (2019-2021) d'expériences pilotes centrales et locales
permettant de tester les nouveaux instruments de contrôle financier et de contentieux administratifs. Cette phase
intérimaire débouchera sur l'adoption, anticipée du cadre normatif définitif de la Cour et de ses démembrements, qui
permettra alors d'affirmer progressivement (2021-2024) la Cour en pôle d'excellence, de déployer l'ensemble de ses
démembrements territoriaux et contribuer à la réalisation en 2024 de la vision.
d. Institutionnalisée et participative
La mise en œuvre du plan sera un processus complexe qui, pour être efficace, devra agir simultanément mais de
façon coordonnée et séquentielle sur les principaux facteurs déterminant l’efficience de la CSCCA. La réforme sera
10
aussi un processus technique devant mobiliser en temps voulu une expertise pluridisciplinaire, nationale et
internationale, relevant tout autant des finances publiques, de la science administrative, du droit public de
l’économie ainsi que des sciences du management. La mise en œuvre du plan devra également être coordonnée avec
les autres politiques publiques intervenant dans le secteur, dont la réforme des finances publiques, la réforme de la
décentralisation et la réforme de la Justice nécessitant l’aménagement d’un dialogue régulier avec les acteurs
concernés.
Cela impose une institutionnalisation de la gestion et la mutualisation du processus de réforme.
Le premier facteur sera adressé par la mise en place, auprès du Conseil, d'une ''Unité de gestion du plan stratégique
et opérationnel'', qui déchargera les conseillers des tâches de gestion, monitoring et rapportage quotidiens. Il est
également anticipé que cette structure aura vocation à servir de point d’ancrage aux éventuels projets internationaux
appuyant le programme. Cette Unité, dont la constitution sera initialement appuyée par les PTF sera
progressivement prise en charge par la CSCCA, contribuant ainsi à la pérennisation de la gestion de la réforme audelà de la période concernée par le plan opérationnel. La gouvernance interne de la réforme et notamment la
recherche d'une meilleure symbiose entre le Conseil et les directeurs sera par ailleurs améliorée par la mise en place
d'un ''comité des directeurs'', inspiré des Conseils d'Orientation Stratégique prévus par le décret de 2005 portant
Organisation de l'Administration centrale de l'Etat, l'organisation de rencontres régulières entre cette entité et le
Conseil, contribuant ainsi à une meilleure imprégnation du changement projeté.
Le second facteur sera adressé par la systématisation des tables de concertation qui serviront de cadres
institutionnels de dialogue et de coordination des agendas de réforme avec les pouvoirs publics concernés
(Parlement, Gouvernement, pouvoir judiciaire). Ces tables pourraient associer la société civile et le secteur privé,
contribuant ainsi à susciter un environnement de bonne gouvernance dans le déroulement de la réforme.
2. Les objectifs stratégiques
Objectif 1 : Piloter le changement et se doter de l'assise institutionnelle et
administrative nécessaire au bon exercice du mandat dual
Cet objectif à perspective horizontale vise à doter la cour d'un environnement institutionnel général stimulant pour le
développement des fonctions de juridiction administrative et de juridiction des comptes.
Le premier résultat soutient l'institutionnalisation et la bonne gouvernance de la réforme par la mise en place de
l'''Unité de gestion du plan stratégique'', de la ''table de concertation'' et du ''comité des directeurs'' évoqués plus haut
ainsi que de 2 entités critiques pour l'efficience et la transparence de l'activité de la Cour: (i) une ''unité de contrôle
interne'' directement rattachée au Conseil et ayant vocation à assurer l'évaluation permanente des grandes unités
fonctionnelles de la Cour ainsi que le contrôle de qualité des extrants tels les rapports produits et les jugements
rendus; (ii) une ''unité de communication interne et externe'' qui favorisera les flux informationnels internes et
contribuera à la dissémination du mandat et des réalisations parmi les partenaires externes de la Cour. Le résultat
apporte également une attention particulière au renforcement des capacités du Conseil à conduire le changement.
Le second résultat vise la modernisation du cadre institutionnel de la Cour via la clarification du mandat et la
restructuration du siège de la CSCCA le renforcement des capacités des services substantifs clés soutenant l'exercice
des fonctions financières et administratives. La clarification du mandat de la Cour tendra à pallier les contradictions
ou carences des textes actuels, source d'insécurité juridique ou de dispersion des efforts. Elle affirmera la
prééminence de la fonction de contrôle financier a posteriori au détriment des fonctions manifestement superflues ou
suscitant des risques de conflit d'intérêt La clarification du mandat de contentieux administratif précisera le champ
d'intervention de la justice administrative en distinguant les fonctions juridictionnelles (contrôle de légalité des
règlements et adjudication des litiges administratifs) et consultatives (conseil juridique des pouvoirs publics).
Compte tenu des délais anticipés des révisions constitutionnelles et des constructions législatives ou réglementaires
nécessaires pour établir le socle juridique final de la Cour, la clarification du mandat et la détermination de
l'encadrement juridique de la Cour s'opèreront en un premier temps via une révision du règlement intérieur de la
11
Cour qui, sans créer de droit nouveau, codifiera et interprétera les dispositions normatives actuelles. Cet
encadrement juridique intérimaire servira de soubassement aux expériences pilotes menées dans le cadre des
objectifs 2 et 3. La Cour mènera simultanément un plaidoyer auprès des pouvoirs publics en vue d'adopter son cadre
légal définitif et apportera son concours à la rédaction des avant-projets. Cette réforme d'ensemble de l'encadrement
juridique de la Cour devrait être éclairée d'une réflexion de haut niveau sur la justification du maintien du mandat
dual ainsi que sur l'érection éventuelle d'un véritable ordre souverain des juridictions administratives et financières.
La restructuration de la Cour visera à doter dans le court terme la Cour d'une organisation centrale appropriée à
l'exercice de son mandat clarifié. Il s'agit ici, sur base d'une analyse fonctionnelle en profondeur, de définir un
nouvel organigramme, de décrire l'ensemble des postes et de procéder sur cette base au redéploiement des effectifs
actuels ou, le cas échéant, à la mobilisation d'effectifs qualifiés extérieurs. La restructuration inclura la création du
poste de directeur exécutif qui déchargera le Conseil des responsabilités directes de management des services. Un
accent particulier sera enfin mis sur le renforcement des capacités des services substantifs suivants, retenus en raison
de leur impact sur le fonctionnement général de l'institution: le greffe, l'auditorat, les archives, la direction des
ressources humaines et les NTIC. Ce volet structurel se doublera d'une redéfinition de l'ensemble des procédures de
travail administratif ou substantif, qui seront formalisées juridiquement, explicitées par des modes opératoires.
Le troisième résultat visera à décentraliser la Cour par la création et la fonctionnalisation des tribunaux
départementaux reliés à la Cour par la voie de l'appel. L'enjeu est ici de transformer les actuels bureaux
départementaux en véritables juridictions dotant l'ordre du double degré de juridiction qui lui fait aujourd'hui défaut.
Ce qui impose en premier lieu la formalisation des compétences et du droit processuel des tribunaux administratifs
et financiers (TAF), la création et professionnalisation du corps de magistrats locaux prévu par le décret de
2005ainsi que l'établissement des 10 TAF. La systématisation des TAF nécessite toutefois d'être entreprise
graduellement, étant corrélée aux avancées des programmes de réforme des finances publiques et de
décentralisation. La décentralisation de la Cour va donc être initiée, en concertation avec le ministère des finances et
le ministère de l'intérieur, par une expérimentation dans le département de l'Ouest (2017-2018), ultérieurement
étendue aux départements du Sud et du Nord (2019-2020) et enfin généralisée à l'ensemble du territoire (20212024).Le principe de l'érection d'un véritable ordre des juridictions administratives et financières, composé de deux
degrés de juridiction et d'un niveau de cassation, devrait enfin faire l'objet d'une réflexion de haut niveau débouchant
le cas échéant sur une révision constitutionnelle.
Le quatrième résultat visera le renforcement des capacités des personnels centraux et locaux selon une approche en
deux temps. Une mise à niveau sur les court et moyen termes qui s'opèrera alors via un ''programme prioritaire de
perfectionnement'' sur 5 ans. La politique de formation à long terme reposera sur l'institutionnalisation de la fonction
formation via la création d'une unité formation dotée de son propre centre pédagogique, la mise en œuvre d'une
politique de gestion prévisionnelle de la formation et d'un plan glissant de perfectionnement permanent.
Objectif 2 : Assumer la mutation vers le contrôle a posteriori et la certification des
comptes tout en développant la compétence d'évaluation des politiques publiques
Cet objectif se concentre sur les capacités de la Cour à exercer les 3 fonctions clés de son mandat révisé: juger les
comptes centraux et locaux, certifier le budget de l'État et des collectivités territoriale, évaluer la gestion publique.
Sa stratégie repose sur l'habilitation de la Cour à assurer efficacement dans les court et moyen termes les 2 premières
fonctions, qui contribuent en grande part au bon exercice de la troisième.
Le premier résultat vise à doter la Cour de l'organisation interne appropriée à un jugement annuel de l'ensemble des
comptes des comptables centraux assujettis à l'obligation d'apurement. Il repose en premier lieu sur la restructuration
complète et l'équipement de la direction de l'apurement des comptes (DAC), incluant le rapatriement en son sein des
structures connexes établies spontanément au fil des ans dans l'organigramme de la Cour, conduisant ainsi à ériger
un véritable pôle intégré d'apurement des comptes, spécialisé par nature d'institutions à contrôler. La restructuration
s'accompagnera de la révision et informatisation des procédures, accompagnée d'une formation intensive des
personnels redéployés, qui s'opèrera via le programme prioritaire de formation évoqué dans l'objectif 1. Il n’est
anticipé que la DAC soit pleinement fonctionnelle mi-2018. L'introduction d'un apurement systématique des
comptes impose toutefois une approche graduelle, étant tributaire de l'installation effective des comptables centraux
du Trésor. Une table de concertation sectorielle associant le ministère de l'économie et des finances ainsi que le
ministère de la planification permettra de préciser le champ d'apurement, d'harmoniser les procédures respectives et
12
de planifier les agendas de déploiement des comptables à contrôler. Le processus d'apurement juridictionnel des
comptes des comptables publics va s'opérer suivant l'agenda prévu par le processus de décentralisation de la Cour
évoqué dans l'objectif 1: expérimentation d'apurement des comptes via le projet de TAF référentiel de l'Ouest
(comptables centraux et départementaux) puis, extension aux 2 TAF du Sud et du Nord et, enfin, généralisation à
l'ensemble des TAF.
Le second résultat vise à renforcer les capacités de la Cour à produire en temps voulu au Parlement le rapport de
vérification des comptes généraux de l'administration centrale ainsi que l'avis sur le projet de loi de finances,
aujourd'hui externalisés et jugés peu éclairant. La perspective d'une production endogène de ces documents,
critiques pour la crédibilité de la Cour et la signature financière de l'État, impose une restructuration de la direction
des Comptes généraux(DCG) qui devrait intervenir dès 2017. Elle impose également un dialogue tripartite entre la
Cour, le ministère des finances et la Parlement via une table de concertation visant à développer des modèles de
présentation des comptes facilitant le travail certificateur de la Cour puis du Parlement, spécialement dans le
contexte du passage progressif vers les budgets de programme. Elle nécessite enfin que les agents de la DCG soient
progressivement habilités à exercer cette fonction via la mise à disposition de guides méthodologiques appropriés au
format révisé de rapport, leur formation à l'examen des grands comptes ainsi que par leur travail en binôme, en un
premier temps, avec des consultants qualifiés assurant également leur coaching. Cette habilitation de la DCG
s'opérerait en 2018-2020 et déboucherait sur la pleine aptitude de la DCG à produire par elle-même des rapports
annuels et des avis satisfaisants à compter de 2021.
Le troisième résultat vise à doter la Cour de l'expertise voulue pour évaluer les politiques et la gestion publiques, au
travers notamment son rapport annuel sur la situation financière du pays et l'efficacité de la dépense publique,
aujourd'hui également externalisé. La stratégie, identique au résultat précédent, consiste à renforcer les capacités
internes de la Cour, notamment la direction du contrôle, à produire graduellement le document précité sans
assistance extérieure et à progressivement être à même de publier des audits sectoriels réguliers. La capacité de la
Cour à mener régulièrement des audits de gestion sera à terme renforcée par la mise en place auprès du Conseil
d'une technostructure, composée de quelques experts dédiés à cet exercice qui bénéficieront au départ d'un coaching
de 3 ans.
Objectif 3 : Établir et fonctionnaliser l'ordre des juridictions administratives
Le premier résultat établit les fondements juridiques du contentieux administratif sur base du mandat révisé de la
CSCCA (objectif 1). Il s'agira ici de formaliser graduellement les règles d'organisation de la justice administrative
ainsi que le droit processuel applicable aux contentieux objectif et subjectif. Ces règles seront en premier temps
établies par le règlement intérieur de la Cour puis progressivement érigées par des réformes constitutionnelles ou
législatives. Une attention particulière sera portée dans le moyen terme à la définition des voies d'exécution donnant
à la Cour les moyens de forcer l'administration à exécuter ses décisions. La Cour contribuera par ailleurs à la
modernisation du droit administratif, qui constitue la source de ses jugements et est actuellement lacunaire, par un
plaidoyer puis l'assistance aux pouvoirs publics dans la rédaction des textes complétant, mettant en cohérence et, le
cas échéant, codifiant le corpus normatif administratif. Une attention particulière sera par ailleurs portée à
l'affirmation de la compétence consultative de la Cour, qui est actuellement limitée aux questions financières. La
Cour engagera à cet effet un dialogue avec le Gouvernement en vue de définir le régime de la consultation dans
l'administration publique, qui pourrait intégrer un mécanisme d'avis conformes de la CSCCA pour les textes
essentiels de droit public qui contribuerait à l'amélioration de la qualité juridique des projets de textes
réglementaires. La Cour promouvra enfin une révision constitutionnelle visant à mettre fin à l'actuelle duplication de
compétences de contrôle de juridicité des actes réglementaires entre le Conseil Constitutionnel (contrôle de
constitutionnalité des règlements) et le CSCCA (contrôle de légalité des règlements).
Le second résultat vise à doter la Cour de l'expertise juridique qui lui fait actuellement défaut par une meilleure
incarnation dans son organigramme de la fonction de juridiction administrative. L'objectif est ici de structurer une
direction du droit public soutenant le travail juridictionnel des conseillers, subdivisée en ''pôles d'expertise''
correspondant aux branches du droit administratif haïtien (fonction publique, contrats administratifs, marchés
publics, responsabilité administrative etc.) dans lesquels seraient déployés les juristes actuels de la Cour ainsi que
des personnes ressources extérieures. L'érection de cette structure (2017) s'accompagnerait d'une formation intensive
de ces personnels via le programme prioritaire de formation prévu par l'objectif 1. L'objectif est de disposer de
13
ressources humaines pleinement fonctionnelles à l'horizon 2020, date anticipée de l'adoption du cadre juridique
définitif du contentieux administratif.
Le troisième résultat vise à renforcer les capacités des tribunaux administratifs et financiers à exercer les
nombreuses compétences de contrôle de légalité des actes des organes exécutifs et délibérants des collectivités
locale ainsi que d'adjudication des litiges administratifs locaux qui leur sont dévolus par le décret de 2005 et les 3
lois de décentralisation. L'établissement et le renforcement graduel des capacités des magistrats de ces juridictions
s'opèrera selon les mêmes modalités que celles évoquées dans l'objectif 2: expérimentation du contentieux
administratif via le projet de TAF référentiel de l'Ouest puis, extension aux 2 TAF du Sud et du Nord et, enfin,
généralisation à l'ensemble des TAF.
Le quatrième résultat complète l'établissement central et local des juridictions administratives par la mise en œuvre
d'une véritable politique d'accès à la justice administrative des administrés centraux et locaux qui en ignorent pour la
plupart l'existence. Cette politique sera fondée sur une large dissémination du mandat de la Cour, des droits des
administrés et des moyens de les exercer, qui prendra en considération la spécificité des besoins des personnes
vulnérables.
14
3. Le phasage du plan stratégique
2016
COURT TERME
2017
2018
2019
MOYEN TERME
2020
2021
2022
LONG TERME
2023
2024
1. Établir le cadre institutionnel intérimaire
Dispositif de gestion de la réforme
Cadre juridique intérimaire: règlement intérieur,
code d'éthique, statut des magistrats des TAF,
droit processuel
Instauration du directeur exécutif
Nouvel organigramme de la Cour
Redéploiement ou mobilisation des personnels
Renforcement des services substantifs d'appui
Implantation des NTIC
Programme prioritaire de mise à niveau des effectifs redéployés
2. Expérimenter le cadre institutionnel intérimaire
Programme pilote de jugement des comptes des comptables centraux
Programme pilote de jugement des comptes des gestionnaires de deniers publics
Programme pilote de production annuelle du rapport de vérification des comptes généraux
Programme pilote de production annuelle de l'avis sur les projets de lois de finances
Programme pilote de production du rapport annuel sur la situation financière du pays
Programme pilote d'audits annuels de gestion
Programme pilote de production du rapport annuel de la Cour
Expérimentation du TAF référentiel de l'Ouest
Étendre l'expérimentation à 2 TAF Sud et Nord
3. Établir le cadre institutionnel définitif
Évaluation des pilotes
Révision constitutionnelle, législative et
réglementaire
Procédures définitives
Organigramme central et local définitif
Équipement du nouveau palais de la Cour
Équipement de 7 TAF
Institutionnaliser la fonction formation
4. Affirmer la CSCCA en pôle d'excellence et tendre vers la réalisation des
objectifs de la vision 2024
Juger annuellement l'ensemble des comptes centraux et locaux
Produire sans assistance les rapports essentiels
Mener sans assistance des audits jugés référentiels
Assurer au plan central et local le contrôle de légalité et l'adjudication des litiges
administratifs
15
4. Les facteurs de réussite du plan stratégique
CRITÈRE D'APPRÉCIATION DE LA RÉUSSITE DU PLAN
En 2024, la Cour est perçue comme une institution indépendante et proactive, bénéficiant d'une expertise financière et juridique indiscutable, assumant pleinement son mandat dual et ayant
retrouvé la confiance des citoyens et des pouvoirs publics.
FACTEUR
FACTEURS DE RÉUSSITE DU PLAN
IMPACT
LEVIER DE REUSSITE
Appropriation et pilotage efficient du plan par
la CSCCA
Vision et réactivité du Conseil
Maîtrise des délais
Gestion participative du changement
Programmation fine des crédits budgétaires
Dispositif adéquat de gestion du plan
Restructuration et formation du personnel
Plein engagement du personnel CSCCA à tous les niveaux
Programmation budgétaire pluriannuelle
Harmonisation entre le Plan stratégique
CSCCA et les autres chantiers de réforme
Cohérence du Plan stratégique avec le programme de réforme des
finances publiques et de décentralisation
Compréhension réciproque des enjeux et agendas de réforme
Meilleure coordination des réformes aux plans central et local
Tables de concertation centrales et locales associant les parties
prenantes
Rapportage régulier des réalisations du plan stratégique
Consensus entre la Cour, le Parlement et le
Gouvernement sur les réformes légales et
réglementaires à entreprendre
Faciliter l'adoption des textes constitutionnels, législatifs et
réglementaires définissant le mandat définitif de la Cour
Éviter les malentendus entre l'institution et les 2 pouvoirs
Plaidoyer de la Cour en faveur des réformes
Assistance technique de la Cour dans le drafting des textes
Coordination des aides sur le plan stratégique
Harmonisation et alignement des PTF sur le programme national
Meilleure mobilisation des ressources, y compris ressources
nationales
Rencontres régulières avec les partenaires au développement
Rapportage régulier sur les réalisations des projets appuyés par le PTF
16
V.
LE PLAN OPÉRATIONNEL 2016-2021
Le plan opérationnel sert l'atteinte des résultats et produits de chaque objectif du plan stratégique en identifiant, séquençant et budgétant les sous-produits et
activités principales de chaque résultat stratégique. Il s'assimile à une architecture de projets autonomes s'inscrivant dans un tout hiérarchisé et conçus pour se
renforcer mutuellement. Ces projets serviront de support à la programmation budgétaire nationale de la Cour ainsi qu'à la mobilisation des assistances extérieures
en vue de combler les gaps de financement budgétaire. Le plan opérationnel pourrait faire l'objet d'une évaluation triennale en vue d'éventuels ajustements, qui
prendra en considération les indicateurs adossés à chaque sous-produit. Le budget du plan s'élève à 8,3 millions USD se répartissant comme suit:
Assistance technique
Équipement
Communication
Infrastructures
Formation
TOTAL
1,910,000
1,850,000
505,000
2,150,000
1,880,000
8,295,000
La Cour prendra en charge l'essentiel des coûts d'infrastructures (construction de 3 bâtiments de TAF, soit 1,4 M.USD, bâtiment provisoire pour les archives, soit
0,4 M.USD, bâtiment provisoire hébergeant les formations du programme prioritaire, soit 0,2 M.USD), les coûts liés au recrutement de personnels additionnels
(magistrats et greffiers des TAF, personnels des technostructures prévues par le plan, soit une masse salariale de 2 M.USD sur 5 ans - non factorisée dans le
budget ci-dessus). Il en résulte que les financements extérieurs recherchés s'élèvent à 6,29 M.USD sur une période de 5 ans.
17
OBJECTIF 1
PILOTER LE CHANGEMENT ET SE DOTER DE L'ASSISE INSTITUTIONNELLE ET ADMINISTRATIVE
NECESSAIRE AU BON EXERCICE DU MANDAT DUAL
RESULTAT 1.1
LE CADRE DE GESTION DE LA REFORME EST ETABLI
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
1.1.1 Incarnation et
gouvernance de la
réforme
Etablissement
de
l'Unité de gestion du
plan stratégique et
opérationnel
Table de concertation
nationale
Unité de contrôle
interne de la Cour
Unité
communication
interne et externe
de
Texte CSCCA fixant le mandat et
l'organisation de l'Unité
Établissement et staffing et de
l'Unité
Définition du plan de travail et des
procédures
Plaidoyer
TdR de la table
Rencontres périodiques
Mandat, missions, organigramme et
descriptions de postes
Procédures et outils de contrôle
Formation des personnels
Affectation des personnels
Équipement
Mandat, missions, organigramme et
descriptions de postes
Formulation du plan de
communication
Formation des personnels
Affectation des personnels
Équipement
Programmes pilotes de
communication interne et externe
Programme permanent de
communication interne et externe
Assistance technique et
personnel d'appui
Équipement
informatique,
bureautique et
ameublement
Assistance technique; cf.
ci-dessus
Frais de séminaires
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
-
CSCCA
300,000
CSCCA
PTF
PTF
30,000
-
10,000
30,000
Informatique,
bureautique et
ameublement
20,000
CSCCA
CSCCA
CSCCA
CSCCA
PTF
PTF
Assistance technique
Formations
Informatique, mobilier,
consommables, moyens
de production audiovisuelle
Sous-traitances
Production directe
Frais de diffusion
multimédia
Idem
L'unité est fonctionnelle et
considérée
comme
contribuant effectivement à
la gestion du plan et à la
coordination des aides du
plan
PTF
PTF
Assistance technique
Indicateur
50,000
50,000
CSCCA
PTF
200,000
PTF / CSCCA
250,000
CSCCA
La table est constituée, se
réunit régulièrement et
constitue une plateforme
efficace
d'harmonisation
des différentes réformes
L'Unité est fonctionnelle et
produit régulièrement des
rapports satisfaisants en
matière de contrôle de
qualité, d'audit interne ainsi
que d'évaluation de la
qualité des jugements de la
Cour
L'Unité est fonctionnelle et
exécute son programme de
communication interne et
externe
Le programme pilote de
communication interne a
affermi l'esprit d'entreprise
et l'adhésion du personnel à
la réforme
Le programme pilote de
communication externe a
amélioré la perception
générale du rôle de la Cour
et des enjeux et résultats de
la réforme
18
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
Formations
en
management
stratégique et gestion
du
changement
complexe
Voyages d'études et
jumelages
1.1.3 Dissémination du Site Internet de la
mandat
et
des CSCCA
réalisations de la Cour
1.1.2 Habilitation des
conseillers
et
des
directeurs à impulser
le changement
Rapport annuel de la
CSCCA
Programme de formation sur site (4
sessions d'1 semaine)
MT
18
19
20
LT
21
Financement
PTF
Cf. 1.4.1
-
1 voyage par conseiller et directeur
Conception du site
Mise à jour
Hébergement du site
Formatage du rapport
Publication annuelle
CT
17
PTF
Assistance technique
Frais d'hébergement
Assistance technique
Frais de reprographie
40,000
5,000
20,000
40,000
PTF
NTIC CSCCA
CSCCA
PTF
CSCCA
Indicateur
Les formations et voyages
prévus ont été réalisés
suivant le calendrier du
plan
prioritaire
de
formation
Deux jumelages au moins
ont été accordés avec 1 ISC
du Nord et 1 ISC du Sud
Le site de la Cour est
fonctionnel,
considéré
comme
informatif,
significativement visité et
régulièrement mis à jour
Le rapport est publié
annuellement à partir de
2017
RESULTAT 1.2
LE CADRE INSTITUTIONNEL DE LA COUR EST MODERNISE
Toilettage du règlement intérieur
1.2.2 Délégation par le
Conseil de la fonction
managériale
Règlement intérieur
clarifiant
provisoirement le
mandat et établissant
l'encadrement
juridique intérimaire
Contribution aux
révisions
constitutionnelles,
législatives et
réglementaires
Institutionnalisation
de la fonction de
Directeur exécutif
1.2.3 Restructuration
de la Cour
Nouveau
cadre
organisationnel
Analyse fonctionnelle
Nouvel organigramme, descriptions
des postes, nouveau cadre
organique des emplois
Analyse adéquation postes /
compétences
Stratégie de redéploiement
Redéploiement graduel des effectifs
1.2.1 Clarification du
mandat
et
de
l'encadrement
juridique général
1.2.4
Renforcement
des
capacités
des
services
appuyant
l'exercice du mandat
dual
Politique
pluriannuelle
de
redéploiement ou de
mobilisation
des
effectifs centraux
Renforcement
des
capacités du greffe
Assistance technique
10,000
PTF
Définition consensuelle des
orientations de réforme
Table de concertation
-
Contribution au drafting des projets
de textes
Description du poste
Affectation au poste
Assistance technique
30,000
Révision et simplification des
procédures / manuels de procédures
Système expert de rédaction des
jugements
Système sécurisé de gestion
intégrée et de suivi des dossiers
incorporé dans le réseau de la Cour
Dotation en équipement
-
Assistance technique
-
-
80,000
-
CSCCA
Le règlement intérieur
recèle
les
éléments
critiques de clarification du
mandat et de l'organisation
intérimaire de la Cour
La Cour a contribué au
drafting des projets de
révisions constitutionnelle,
législative et réglementaire
PTF
CSCCA
La fonction est instituée, le
poste est pourvu et
décharge le Conseil des
tâches managériales
La nouvelle structure de la
Cour reflète son mandat
révisé
PTF
Elle dispose fin 2019 de
l'ensemble des effectifs
requis par son nouveau
cadre organique
CSCCA
Les
procédures
sont
rationalisées et le travail du
greffe informatisé
Assistance technique
80,000
PTF
Informatique,
40,000
PTF
Le
greffe
assure
efficacement et dans les
délais de traitement des
dossiers et la préparation
des jugements
19
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
Digitalisation des archives
Formation des agents
Renforcement
capacités
l'Auditorat
Restructuration
archives
des
de
Formation des auditeurs
des
Aménagement, équipement et
sécurisation du centre d'archives de
la rue des Casernes
Plan et nomenclature d'archivage
Base de données archives et
formation usagers
Réhabilitation et numérisation des
archives
Intégration de la base de données
archives dans le réseau de la Cour
Formation des agents
Établissement d'un
centre de
reprographie
Renforcement
des
capacités de la DRH
Aménagement et équipement du
centre
Restructuration de la DRH
Manuel de politiques et procédures
de GRH incluant les mécanismes
d'évaluation des agents
Conception et implantation d'un
système intégré de gestion
administrative et financière des RH
Conception et implantation d'une
gestion prévisionnelle des effectifs
et des emplois
Equipement
Extension de l'Intranet aux 10 TAF
Formation des agents centraux et
locaux à l'usage de l'Intranet
Formation des agents du service
NTIC à assurer la maintenance de
l'Intranet
bureautique et
ameublement
Consommables
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
Indicateur
10,000
-
CSCCA
PTF
-
PTF
CSCCA
Les formations du plan
prioritaires ont été réalisées
PTF
Les
infrastructures
temporaires ont été édifiées
et équipées en 2017
6 containers 40'
Equipement
informatique,
bureautique et de
classement
400,000
Assistance technique
40,000
Personnel de l'Unité
-
CSCCA
Cf. projet NTIC cidessous
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
Matériel reprographique
à haut débit
Mobilier
-
CSCCA
-
PTF
60,000
PTF
La Cour n'externalise
plus sa production
documentaire
PTF
Le nouvel organigramme
de la DRH centralise en son
sein toutes les prérogatives
de GRH
PTF
10,000
Assistance technique
80,000
Informatique,
bureautique et
ameublement
Assistance technique
Equipement
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
20,000
L'ensemble des archives
ont
été
réhabilitées,
classées et numérisées en
2018
La base de donnés archives
est intégrée dans le réseau
de la Cour en 2019
La gestion modernisée des
RH garantit la maitrise et la
motivation des effectifs
conformément au statut de
la Fonction publique
La carrière au sein de la
Cour privilégie le mérite
40,000
110,000
-
PTF
-
PTF
20
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
Indicateur
RESULTAT 1.3
LA COUR EST GRADUELLEMENT DECENTRALISEE
1.3.1
Conceptualisation du
processus
de
décentralisation de la
Cour
1.3.2 Définition du
cadre
institutionnel
intérimaire
de
décentralisation
1.3.3 Expérience pilote
avec 3 TAF (Ouest,
Nord, Sud)
Mutualisation
l'approche
décentralisation
de Table de concertation sectorielle
de
(CSCCA - ministère des finances ministère de l'Intérieur - ministère du
Plan)
des Cahier des charges du processus de
décentralisation de la Cour
Formalisation
responsabilités
réciproques
Cadre organisationnel Définition dans le règlement
et procédural
intérieur de la Cour des
compétences, organigramme, postes
types, droit processuel des TAF
Professionnalisation
Création par le règlement intérieur
de
la
fonction
d'un corps polyvalent de magistrats
juridictionnelle locale
financiers et administratifs
Renforcement
des Organigramme et postes de la
capacités
de
la
nouvelle structure
direction CSCCA en Guides de monitoring
charge des TAF
Équipement
Expérience
Table de concertation locale TAF référentielle du TAF
unités déconcentrées ministère des
Ouest
finances - ministère de l'Intérieur collectivités
Définition du cahier des charges de
l'expérience référentielle
Guides de procédures de contrôle
financier et de contentieux
administratif
Équipement du TAF Ouest
Affectation et formation des
magistrats du TAF Ouest
Sensibilisation des justiciables sur
l'existence du TAF Ouest
Expérience pilote de Table de concertation locale TAF 2 TAF Nord et Sud
unités déconcentrées ministère des
finances - ministère de l'Intérieur -
-
Assistance technique
Assistance technique
(appui aux produits
1.3.2 à 1.3.4)
-
10,000
Assistance technique
(Cf. 1.3.2)
-
-
La table est constituée, se
réunit régulièrement et
constitue une plateforme
efficace de programmation
et d'accompagnement de la
fonctionnalisation des TAF
Le règlement intérieur
recèle
les
éléments
critiques de clarification du
mandat,
d'organisation
intérimaire
des
TAF,
incluant le statut des
magistrats
PTF
60,000
Programme de
communication (Cf.
1.1.1)
-
PTF
100,000
Moyens roulants et de
communication pour
assurer le monitoring
-
Informatique,
bureautique,
ameublement et 1
véhicule
-
CSCCA
CSCCA
Une structure unifiée assure
un
accompagnement
efficient du travail des TAF
L'expérience référentielle
est harmonisée avec les
partenaires locaux de la
Cour
Le
TAF
Ouest
est
fonctionnel
et
exerce
effectivement
ses
attributions administratives
et juridictionnelles
90,000
PTF
-
-
CSCCA
L'expérience pilote est
harmonisée
avec
les
partenaires locaux de la
21
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
collectivités
Définition du cahier des charges de
l'expérience pilote
Guides de procédures de contrôle
financier et de contentieux
administratif
Construction du TAF du Sud
Nouveaux locaux pour le TAF Nord
Équipement des 2 TAF
Raccordement au réseau CSCCA
Affectation et formation des
magistrats, auditeurs, greffiers et
archivistes des TAF Nord et Sud
Sensibilisation des justiciables sur
l'existence des TAF Nord et Sud
Déroulement de l'expérience pilote
1.3.4 Définition du
cadre
institutionnel
définitif
de
décentralisation
Adoption du cadre Séminaire national d'évaluation de
organisationnel
et
l'expérience pilote et de
juridique définitif des
détermination du cadre définitif
TAF
Drafting des textes du cadre définitif
Adoption de l'organigramme et des
procédures type des TAF
Établissement
et Construction des TAF d'Artibonite et
renforcement
des
du Nord-Ouest
capacités des 7 autres Équipement de 7 TAF
TAF
Raccordement au réseau CSCCA
Affectation et formation des
magistrats, auditeurs, greffiers et
archivistes des 7 TAF
Sensibilisation des justiciables sur
l'existence des 7 TAF
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
Indicateur
Cour
Assistance technique
(Cf. 1.3.2)
-
Les TAF Nord et Sud sont
fonctionnels et exercent
effectivement
leurs
attributions administratives
et juridictionnelles
Coût de construction
800,000
CSCCA
Informatique,
bureautique,
ameublement et 2
véhicules
Cf. 1.2.4
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
180,000
PTF
-
PTF
PTF
-
PTF
-
CSCCA
10,000
CSCCA
PTF
Programme de
communication (Cf.
1.1.1)
Frais de séminaire
Assistance technique
(Cf. 1.3.2)
Assistance technique
(Cf. 1.3.2)
Coût de construction
Informatique,
bureautique,
ameublement et 7
Véhicules
Cf. 1.2.4
Programme prioritaire
de formation (Cf.1.4.1)
Programme de
communication (Cf.
1.1.1)
-
PTF
-
PTF
800,000
CSCCA
560,000
PTF
-
PTF
PTF
-
PTF
Le séminaire national a
suscité un consensus sur le
cadre
juridique
et
organisationnel définitif
Le projet de dispositif
juridique final est soumis
aux pouvoirs publics
Les
10
TAF
sont
fonctionnels en 2021 et
exercent
effectivement
leurs
attributions
administratives
et
juridictionnelles
22
RESULTAT 1.4
LES EFFECTIFS CENTRAUX ET LOCAUX SONT REGULIEREMENT FORMES
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
1.4.1 Remise à niveau
des effectifs sur les
court et moyen termes
1.4.2
Institutionnalisation de la Fonction
formation
Programme
prioritaire
de
formation
et
de
perfectionnement des
agents centraux et
locaux
Identification des besoins prioritaires
Formulation d'un programme
quinquennal
Déroulement du programme
Évaluation de l'impact du
programme; orientations d'un
programme à long terme
Assistance technique
CT
16
CT
16
16
16
Calendrier
Calendrier
CT
CT
CT
16
30,000
PTF
Frais de formations
Assistance technique cidessus
1, 500,000
-
PTF
PTF
Dotation
de
la Fond documentaire
bibliothèque centrale Abonnements
Acquisition de matériels
didactiques
50,000
PTF
Dotation de fonds Idem
documentaires
succincts pour les
TAF
Création d'une Unité Organigramme, postes et procédures
de
formation
de travail de l'Unité et du centre de
permanente et d'un du
formation interne de la CSCCA
centre de formation Base de données de gestion
au sein de la DRH
prévisionnelle de la formation
Plan pluriannuel glissant de
perfectionnement
Équipement du centre de formation
interne de la CSCCA
Formation des formateurs
Conception de curricula
Idem
50,000
PTF
Assistance technique
50,000
Equipement didactique
300,000
Frais de formation
Frais de rédaction de
précis
Total Objectif 1
50,000
80,000
PTF
Le programme prioritaire
de formation a permis
d'adresser les besoins les
plus urgents des unités
L'ensemble des personnels
ont
bénéficié
des
formations
substantives
prévues par le programme
prioritaire
La bibliothèque centrale est
fonctionnelle
et
régulièrement visitée
Idem
L'Unité est fonctionnelle en
2020 et apte à formuler,
dérouler et évaluer le
programme de formation et
de
perfectionnement
permanent
des
fonctionnaires
6, 925,000
23
OBJECTIF 2
ASSUMER LA MUTATION VERS LE CONTROLE A POSTERIORI ET LA CERTIFICATION DES COMPTES
TOUT EN DEVELOPPANT LA COMPETENCE D'EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES
RESULTAT 2.1
L'APUREMENT JURIDICTIONNEL DES COMPTES CENTRAUX ET LOCAUX EST SYSTEMATISE
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
2.1.1
Détermination
concertée du processus
d'apurement
2.1.2
Renforcement
des capacités de la
DAC à assurer sa
fonction de soutien à
l'apurement
juridictionnel
de Table de concertation sectorielle
(CSCCA - ministère des finances ministère de l'Intérieur - ministère du
Plan)
Cahier des charges de l'implantation
graduelle du jugement des comptes
centraux et locaux
Mise en cohérence et Analyse fonctionnelle des entités
centralisation
du
contribuant à l'apurement des
dispositif
comptes
d'apurement
Organigramme révisé de la DAC,
description de postes,
Dotation en outils Révision et simplification des
appropriés
procédures et modes opératoires
d'apurement
d'apurement des comptes des
comptables publics centraux et
locaux
Dotation en outils informatisés
d'analyse et de gestion, incluant
connexion multiposte de la DAC au
Sysdep et autres outils
Mutualisation avec l'IGF des
informations ainsi que des méthodes
et outils de contrôles
Équipement
Mutualisation
l'approche
d'apurement
Allocation et équipement de locaux
additionnels pour les vérificateurs
Adéquation
quantitative et
qualitative des
personnels
2.1.3
Renforcement
des
capacités
du
Conseil à apurer les
Redéploiement des effectifs sur les
nouveaux postes de la DAC
Formation intensive des personnels
redéployés
Identification
du Étude de faisabilité sur l'alternative
dispositif
de création d'un TAF spécial ou la
juridictionnel le plus
mise en place au sein du Conseil
-
-
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
CSCCA
Indicateur
La table est constituée, se
réunit régulièrement et
constitue une plateforme
efficace de programmation
et d'accompagnement du
processus d'apurement
La
DAC
restructurée
intègre les unités connexes
contribuant à l'apurement et
est progressivement en
mesure d’apurer l’ensemble
des comptes ;
La DAC dispose des outils
l’habilitant au jugement des
comptes des comptables et
gestionnaires de deniers
publics
Assistance technique
80,000
PTF
Informatique,
bureautique et
ameublement
Location sur 3 ans
Ameublement
50,000
PTF
100,000
50,000
CSCCA
Les équipes disposent
de
bureaux
pour
préparer leurs rapports
-
-
CSCCA
Programme prioritaire
de perfectionnement
-
PTF
Assistance technique du
2.1.2
-
La DAC dispose fin 2018
de l'ensemble des effectifs
requis par son nouveau
cadre
organique,
lui
conférant les compétences
voulues dans ses domaines
d'attribution
Le mécanisme ad hoc est
fonctionnel en 2018 et
garantit aux gestionnaires
PTF
24
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
comptes
des
gestionnaires
de
deniers
publics
centraux et locaux
2.1.4
Renforcement
des
capacités
d'apurement
juridictionnel par les
TAF des comptes des
comptables centraux
et locaux
approprié
Établissement
dispositif retenu
d'un dispositif ad hoc
du Formulation du droit processuel
applicable par le dispositif
Manuel de procédures
Formation des personnels concernés
de la DAC
Campagne d'information des
gestionnaires de deniers publics
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
de deniers publics le
bénéfice du double degré
de juridiction
Programme prioritaire
de perfectionnement
Programme de
communication (Cf.
1.1.1)
-
-
PTF
-
PTF
-
PTF
CSCCA
Expérience pilote de
2 TAF dans les
départements
du
Cf. 1.3.3
Nord et du Sud
-
-
PTF
CSCCA
Généralisation
l'implantation
TAF
-
-
PTF
CSCCA
Expérience de TAF
référentiel de l'Ouest
de
des
Indicateur
Les
gestionnaires
de
deniers
publics
sont
informés sur l'existence du
mécanisme
Le TAF référentiel Ouest
est fonctionnel et exerce
effectivement l'apurement
de l'ensemble des comptes
centraux et locaux
Les TAF pilote Nord et
Sud sont fonctionnels et
exercent
effectivement
l'apurement de l'ensemble
des comptes centraux et
locaux
Les
10
TAF
sont
fonctionnels en 2021 et
exercent
effectivement
l'apurement de l'ensemble
des comptes centraux et
locaux
RESULTAT 2.2
L'EXAMEN OU LA CERTIFICATION DES COMPTES CENTRAUX DE L'ETAT SONT REALISES EN TEMPS OPPORTUN ET DE FAÇON ENDOGENE
2.2.1 Reformatage du
rapport de vérification
des comptes centraux
en
fonction
des
attentes réciproques
de la Cour, du MEF et
du Parlement
Mutualisation
de Table de concertation CSCCA, l'approche
de
min. des finances - min. de la
certification
des
Planification - Parlement
comptes de l'État
Reformatage (i) du rapport MEF, (ii)
du rapport CSCCA de vérification
des comptes centraux
Reformatage de l'avis sur le projet de
loi de finances
2.2.2
Renforcement
des capacités de la
Direction des comptes
généraux à assurer la
maîtrise d'œuvre de la
production du rapport
de vérification des
comptes centraux et de
l'avis sur le projet de
loi de finances
Restructuration de la Ajustements au mandat de la DCG
DCG
Organigramme révisé, description de
postes
Création et renforcement des
capacités d'un ''comité du rapport et
de l'avis''
Équipement
Dotation en
appropriés
outils Guide d'analyse et de production du
de
rapport et de l'avis
-
-
CSCCA
La table est constituée se
réunit régulièrement et
trouve une entente sur le
format des rapports
Les rapports MEF et
CSCCA ont été reformatés
et répondent aux attentes
respectives de la CSCCA et
du Parlement
Assistance technique
80,000
PTF
Informatique,
bureautique et
ameublement
Assistance technique du
2.2.1
40,000
PTF
-
La DCG est restructurée,
dotée d'un Comité du
rapport et de l'avis sur le
projet de budget, associant
les expertises requises et
bénéficie des outils et
méthodologies nécessaires
à l'analyse et production
des rapports essentiels.
PTF
25
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
certification
des
comptes généraux
Adéquation
quantitative
et
qualitative
des
personnels
Production
progressivement
endogène du rapport
et de l'avis
Information
transparence
rapport et de l'avis
CT
17
MT
18
19
20
LT
21
Financement
Indicateur
Outils informatisés d'analyse
Redéploiement ou mobilisation des
effectifs
Formation des personnels redéployés
Expérience pilote sur 3 ans de
production
annuelle
des
2
documents, avec le coaching de
consultants
Production ultérieure annuelle des
rapports essentiels, sans assistance
extérieure
et Publication des rapports sur le site
du
Internet de la Cour
-
-
CSCCA
Programme prioritaire
de perfectionnement
Assistance technique
-
PTF
150,000
PTF
6 rapports et avis produits
dans les délais et jugés
satisfaisants
-
-
CSCCA
Idem
-
-
CSCCA
À partir de 2018, les
rapports
sont
publiés
régulièrement sur le site
Web CSCCA
CSCCA
La table est constituée, se
réunit régulièrement et
définit le format approprié
du rapport
RESULTAT 2.3
LE CONTROLE DE GESTION EST PROGRESSIVEMENT SYSTEMATISE
2.3.1 Reformatage du
rapport
sur
la
situation financière du
pays
2.3.2
Renforcement
des capacités de la
Direction du contrôle
à assurer la maîtrise
d'œuvre
de
la
production du rapport
sur
la
situation
financière du pays
Mutualisation
de Table de concertation CSCCA, l'approche
de
min. des finances - min. de la
production du rapport
Planification - Parlement
Reformatage du rapport
Restructuration de la Ajustements au mandat de la DC
Direction du contrôle Organigramme révisé, description de
postes
Création et renforcement des
capacités d'un ''comité du rapport''
associant les expertises requises
Équipement
Dotation en outils
appropriés
à
la
collecte des données
et à la production du
rapport
Adéquation
quantitative
et
qualitative
des
personnels
Production
progressivement
Guide
méthodologique
de
production du rapport;
Outils
informatisés
d'analyse,
incluant postes Sysdep
Redéploiement ou mobilisation des
effectifs
Formation intensive des personnels
redéployés
Expérience pilote sur 3 ans de
production annuelle du rapport, avec
-
-
Assistance technique
60,000
PTF
Informatique,
bureautique et
ameublement
40,000
PTF
Assistance technique (cf.
2.3.1)
-
PTF
Service NTIC de ka
CSCCA
-
-
CSCCA
-
CSCCA
Programme prioritaire
de perfectionnement
Assistance technique
-
PTF
120,000
PTF
Le rapport a été reformaté
et répondent aux attentes de
du Parlement
La DC est restructurée et
bénéficie des outils et
méthodologies nécessaires
à l'analyse et production
des rapports essentiels
Le Comité du rapport est
en place, associe les
titulaires
de
fonctions
idoines
et
travaille
régulièrement, suivant le
calendrier prévu ;
3 rapports annuels produits
dans les délais et jugés
26
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
endogène du rapport
2.3.3
Renforcement
des
capacités
de
production
d'audits
sectoriels de gestion
le coaching de consultants
Production ultérieure annuelle du
rapport, sans assistance extérieure
MT
18
19
20
LT
21
Financement
Indicateur
satisfaisants
-
CSCCA
-
CSCCA
-
Information
et Publication du rapport sur le site
transparence
du
Internet de la Cour
rapport et de l'avis
-
Institutionnalisation
Création
d'une
technostructure
de la fonction d'audit
auprès du Conseil en charge des
de gestion
audits de gestion
Formation des contrôleurs de gestion
Assistance technique
Dotation en outils Conception d'une guide de contrôle
appropriés
à
la
de gestion et dotation en outils
collecte des données
informatisés d'analyse
et à la réalisation des
audits
Production
Expérience pilote sur 3 ans de 2
progressivement
revues sectorielles/an avec le
endogène des audits
concours de consultants
de gestion
Réalisation endogène des contrôles
de gestion
CT
17
Programme prioritaire
de perfectionnement
Assistance technique cidessus
Assistance technique
60,000
PTF
-
PTF
-
PTF
Les rapports conçus sans
assistance extérieure sont
jugés satisfaisants
À partir de 2018, les
rapports
sont
publiés
régulièrement sur le site
Web CSCCA
La technostructure
bénéficie des outils,
méthodologies et
compétences nécessaires à
l'analyse et production de
revues sectorielles
Dès 2018, la fonction Audit
sectoriel de gestion est
opérationnelle
180,000
-
PTF
6 audits jugés satisfaisants
CSCCA
Idem
Total objectif 2
1, 010,000
27
OBJECTIF 3
ÉTABLIR ET FONCTIONNALISER L'ORDRE DES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES
RESULTAT 3.1
L'ENCADREMENT JURIDIQUE DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF EST COMPLET ET COHERENT
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
3.1.1 Détermination
participative du
processus de
modernisation du
secteur des
juridictions
administratives
3.1.2
Modernisation
du corpus normatif
administratif
Mutualisation
l'approche
de Table de concertation CSCCA, ministère des finances - ministère de
la Justice - ministère de l'Intérieur,
Parlement, Cour de Cassation
Cahier des charges de l'implantation
des juridictions administratives
Modernisation
et Recension du droit actuel et recueil
mise en cohérence du
des textes administratifs
droit
administratif
actuellement applicables
général ou spécial
Diagnostic du droit administratif et
proposition de réformes
Programme de réformes législatives
ou réglementaires dotant le pays d'un
cadre normatif complet et harmonisé
Clarification
des Clarification des compétences
compétences
juridictionnelles (i.e. contrôle de
administratives de la
légalité des actes administratifs
CSCCA et des TAF
harmonisée avec le Conseil
Constitutionnel)
Clarification de la compétence
consultative de la CSCCA
Formalisation
du Court terme: droit processuel
droit
processuel
intérimaire établi par le règlement
administratif
intérieur
Moyen terme: droit processuel
définitif établi par décret (incluant
régime des référés administratifs et
des voies d'exécution)
-
CT
16
CT
16
16
16
CT
16
-
Financement
CSCCA
Indicateur
La table est constituée, se
réunit régulièrement et
constitue une plateforme
efficace de mutualisation
des
approches
d'implantation
des
juridictions administratives
Les lacunes du droit
administratif
ont
été
identifiées
et
un
programme de réforme
législative
formulé
et
accompagné par le CSCCA
Assistance technique
100,000
PTF
Les projets de textes,
clarifiant les compétences,
ont été soumis
aux
pouvoirs publics, avec la
participation de la Cour
Les procédures applicables
aux recours en excès de
pouvoir et aux contentieux
de pleine juridiction sont
formalisées
dans
le
règlement intérieur
Les projets de textes
établissant
le
droit
processuel définitif ont été
soumis
aux
pouvoirs
publics
RESULTAT 3.2
LA FONCTION DE JURIDICTION ADMINISTRATIVE CENTRALE EST INCARNEE DANS L'ORGANIGRAMME DE LA COUR
3.2.1 Dotation d'une
expertise
juridique
permanente appuyant
la
fonction
juridictionnelle
et
consultative
du
Connaissance
Voyages d'études auprès de
d'administration
juridictions référentielles de droit
comparée des hautes
romano-germanique
juridictions
Organisation de jumelages
administratives
PTF
Frais de voyages
80,000
PTF
Les formations et voyages
prévus ont été réalisés
suivant le calendrier du
plan
prioritaire
de
formation
Deux jumelages au moins
ont été accordés avec 1
28
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
CT
16
CT
16
16
16
CT
16
Financement
Conseil et des TAF
Création
d'une Mission, organigramme et
Direction du droit et
description de postes
du
contentieux Redéploiement ou mobilisation des
administratifs
effectifs substantifs
Équipement
3.2.2 Imprégnation du
droit
administratif
parmi les Conseillers,
magistrats
et
directeurs
Formation sur place
Base de données législatives et
jurisprudentielles incorporée à terme
dans l'Intranet de la CSCCA
Droit constitutionnel, droit
administratif général, procédure
administrative
Assistance technique du
3.1.2
PTF
CSCCA
Informatique,
bureautique et
ameublement
Assistance technique
40,000
PTF
20,000
PTF
Programme prioritaire
de perfectionnement
-
PTF
Indicateur
juridiction du Nord et 1
juridiction du Sud
La direction est instituée et
recèle
l'ensemble
de
l'expertise
juridique
nécessaire à l'exercice du
mandat juridictionnel de la
Cour
En 2018, la direction
exécute pleinement sa
mission
RESULTAT 3.3
LE CONTENTIEUX ADMINISTRATIF LOCAL EST GRADUELLEMENT ASSURE PAR LES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS DEPARTEMENTAUX
3.3.1
Renforcement
des capacités des TAF
à
assurer
l'adjudication
au
premier degré des
litiges administratifs
Le TAF référentiel Ouest
est fonctionnel et assure le
contrôle de légalité et
l'adjudication des litiges
centraux et locaux
Les TAF pilote Nord et
Sud sont fonctionnels et
assurent le contrôle de
légalité et l'adjudication des
litiges de leur ressort
Expérience pilote de
TAF référentiel de
l'Ouest
-
-
PTF
Expérience pilote de
2 TAF dans les Cf. 1.3.3
départements
du
Nord et du Sud
-
-
PTF
Généralisation
l'implantation
TAF
-
-
PTF
Idem
Les pouvoirs publics et les
populations sont au fait du
rôle et des réalisations de la
Cour en matière de
contentieux administratif
de
des
RESULTAT 3.4
LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE EST CONNUE ET LES JUSTICIABLES SONT INFORMES SUR LEURS DROITS
3.4.1 Information sur
le rôle de la Cour et
des TAF
3.4.2 Amélioration de
l'accès à la justice
administrative
Politique coordonnée Campagnes de sensibilisation
d'information sur le
centrales et locales
rôle
juridictionnel Formatage puis publication du
administratif de la
rapport annuel de la formation
CSCCA
administrative de la Cour
Colloque annuel sur la juridiction
administrative
Habilitation
des Structure légère d'accueil et
justiciables
d'orientation des justiciables de la
CSCCA et des TAF Ouest, Nord et
Sud
Généralisation aux 10 TAF
Dissémination et vulgarisation des
CF.1.1.1
-
PTF
Assistance technique du
3.1.2
-
CSCCA
Frais de séminaires
60,000
PTF
Équipement
30,000
PTF
Assistance technique
40,000
PTF
Les
populations
et
administrations locales sont
informées sur leurs droits
et sur la manière de les
exercer
29
Calendrier
Produit
Sous-produit
Activités
Moyens
Budget (USD)
16
Habilitation
acteurs du
administratif
CT
16
CT
16
16
16
CT
16
Financement
procédures de justice administrative
(site Internet de la Cour et
fascicules)
Campagnes de vulgarisation locale
adressant les besoins spécifiques des
populations vulnérables
Frais de reproduction
Programme de
communication (Cf.
1.1.1)
-
PTF
des Programme de mise à niveau en droit
procès
et procédure administratifs des
avocats centraux et locaux, accordé
avec le Barreau
Programme prioritaire
de perfectionnement
-
PTF
Total objectif 3
370,000
TOTAL GÉNÉRAL
8, 305,000
Indicateur
La formation des avocats
est intervenue
conformément au plan
prioritaire de formation
30
ANNEXES
31
ANNEXE 1 : RÉCAPITULATIF DES OBJECTIFS, RÉSULTATS ET PRINCIPALES ACTIVITÉS
32
OBJECTIF 1
PILOTER LE CHANGEMENT ET SE DOTER DE L'ASSISE INSTITUTIONNELLE ET ADMINISTRATIVE
NECESSAIRE AU BON EXERCICE DU MANDAT DUAL
LE CADRE DE GESTION DE LA REFORME
RESULTAT 1.2
LE CADRE INSTITUTIONNEL DE LA COUR
RESULTAT 1.3
LA COUR
EST ETABLI
EST MODERNISE
EST GRADUELLEMENT DECENTRALISEE
RESULTAT 1.1
1.1.1 Incarnation et gouvernance de la réforme
1.2.1 Clarification du mandat et de l'encadrement juridique général
Unité de gestion du plan stratégique et opérationnel
Table de concertation nationale CSC/CA - Min. finances - Min. Intérieur Min. Justice - Min. Planification
Unité de contrôle interne de la Cour
Unité de communication interne et externe
Règlement intérieur clarifiant provisoirement le mandat et établissant
l'encadrement juridique intérimaire
Plaidoyer en faveur des révisions constitutionnelles, législatives et
réglementaires
Contribution au drafting des projets de textes
1.1.2 Habilitation du Conseil et des directeurs à impulser le changement
1.2.2 Institutionnalisation de la fonction de Directeur exécutif, en
charge de la fonction managériale
Formations en management stratégique et gestion du changement complexe
Voyages d'études et jumelages
1.1.3 Dissémination du mandat et des réalisations de la Cour
Site Internet de la CSC/CA
Rapport annuel de la CSC/CA
Campagnes de sensibilisation nationale et locale
1.2.3 Restructuration de la Cour
Nouvel organigramme, description des postes et nouveau cadre
organique des emplois
Politique pluriannuelle de redéploiement ou de mobilisation des
effectifs centraux
Redéploiement graduel des effectifs
RESULTAT 1.4
LES EFFECTIFS CENTRAUX ET LOCAUX SONT
1.2.4 Renforcement des capacités des services appuyant l'exercice
du mandat dual
REGULIEREMENT FORMES
Renforcement des capacités des services centraux d'appui substantif
(Auditorat, Greffe, Archives)
Renforcement des capacités des services centraux d'appui administratif
(DRH, NTIC, Service technique)
1.4.1 Remise à niveau des effectifs sur les court et moyen termes
Identification des besoins prioritaires
Programme prioritaire de formation et de perfectionnement des
agents centraux et locaux
Dotation de la bibliothèque centrale / dotation de fonds
documentaires pour les TAF
1.4.2 Institutionnalisation de la Fonction formation
Unité de gestion prévisionnelle au sein de la DRH créée et
fonctionnalisée
Centre de formation établi dans le nouveau Palais de la Cour
Formation de formateurs
1.3.1 Conceptualisation du processus de décentralisation de
la Cour selon une approche participative
Table de concertation sectorielle CSC/CA - ministère des
finances - ministère de l'Intérieur - ministère du Plan
Cahier des charges du processus de décentralisation de la Cour
1.3.2 Définition du cadre institutionnel intérimaire de
décentralisation
Définition dans le règlement intérieur de la Cour des
compétences, organigramme, postes types, droit processuel des
TAF
Constitution d'un corps polyvalent de magistrats financiers et
administratifs
Renforcement des capacités de la direction en charge des TAF
1.3.3 Expérience pilote sur 3 ans avec 3 TAF (Ouest, Nord,
Sud)
Table de concertation locale TAF - ministère des finances ministère de l'Intérieur et définition du cahier des charges de
l'expérience pilote
Installation, dotation en effectifs et équipement des 3 TAF
Guides de procédures de contrôle financier et de contentieux
administratif
Formation intensive des magistrats administratifs et financiers
dans le cadre du programme prioritaire de formation
Campagnes de sensibilisation des acteurs locaux
Monitoring de l'expérience pilote par le Conseil et la DTAF
1.3.4 Définition
décentralisation
du
cadre
institutionnel
définitif
Évaluation participative de l'expérience pilote
Adoption du cadre organisationnel et juridique définitif des
TAF
33
Création d'un corps dual de magistrats TAF
Implantation, équipement et renforcement des capacités de 7
TAF additionnels
de
OBJECTIF 2
ASSUMER LA MUTATION VERS LE CONTROLE A POSTERIORI ET LA CERTIFICATION DES COMPTES
TOUT EN DEVELOPPANT LA COMPETENCE D'EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES
RESULTAT 2.1
L'APUREMENT JURIDICTIONNEL DES COMPTES CENTRAUX ET LOCAUX
RESULTAT 2.2
L'EXAMEN OU LA CERTIFICATION DES COMPTES CENTRAUX DE L'ETAT
EST SYSTEMATISE
SONT REALISES EN TEMPS OPPORTUN ET DE FAÇON ENDOGENE
2.1.1 Détermination concertée du processus d'apurement
Table de concertation CSC/CA et ministère des finances
Détermination du cahier des charges de l'implantation graduelle du jugement des
comptes centraux et locaux
2.1.2 Renforcement des capacités de la DAC à assurer sa fonction de soutien à
l'apurement juridictionnel
Révision des compétences, de l'organigramme et des postes de la DAC, redéploiement
des effectifs
Révision et simplification des procédures et modes opératoires d'apurement des
comptes des comptables publics centraux et locaux
Mutualisation avec l'IGF des informations ainsi que des méthodes et outils de
contrôles
Dotation en outils informatisés d'analyse et de gestion
Connexion multiposte de la DAC au Sysdep et autres outils en fonction
Formation intensive des personnels redéployés
2.2.1 Reformatage du rapport de vérification des comptes centraux en fonction des attentes réciproques de
la Cour, du MEF et du Parlement
Table de concertation CSC/CA, - min. des finances - min. de la Planification - Parlement : définition du format
et du contenu des produits attendus
Reformatage du rapport de vérification des comptes centraux et de l'avis sur le projet de loi de finances
2.2.2 Renforcement des capacités de la Direction des comptes généraux à assurer la maîtrise d'œuvre de la
production des documents ci-dessus
Restructuration, redéploiement des effectifs et équipement de la Direction des comptes généraux
Guide méthodologique de production du rapport et de l'avis
Outils informatisés d'analyse
Formation des personnels des services intervenant dans la préparation des documents ci-dessus
Expérience pilote sur 3 ans de production annuelle des 2 documents, avec le coaching de consultants
Production ultérieure annuelle des rapports essentiels, sans assistance extérieure
Publication des rapports sur le site Internet de la Cour
2.1.3 Renforcement des capacités du Conseil à apurer les comptes des
gestionnaires de deniers publics centraux et locaux
Implantation d'un mécanisme garantissant le double degré de juridiction pour le
jugement des comptes des gestionnaires de deniers publics
2.1.4 Renforcement des capacités d'apurement juridictionnel des comptes des
comptables centraux et locaux
Expérience pilote de TAF référentiel de l'Ouest
Expérience pilote de 2 TAF dans les départements du Nord et du Sud
Généralisation de l'expérience pilote
34
RESULTAT 2.3
LE CONTROLE DE GESTION EST PROGRESSIVEMENT SYSTEMATISE
2.3.1 Reformatage du rapport sur la situation financière du pays
Table de concertation CSC/CA, - min. des finances - min. de la Planification - Parlement : définition du
format et du contenu des produits attendus
Reformatage du rapport sur la situation financière du pays
2.3.2 Renforcement des capacités de la Direction du contrôle à assurer la maîtrise d'œuvre de la
production du rapport sur la situation financière du pays
Restructuration, redéploiement des effectifs et équipement de la Direction du Contrôle
Guide méthodologique de production du rapport; outils informatisés d'analyse
Création et renforcement des capacités d'un ''comité du rapport'' associant les expertises requises
Expérience pilote sur 3 ans de production annuelle du rapport, avec le coaching de consultants
Production ultérieure annuelle du rapport, sans assistance extérieure
Publication du rapport sur le site Internet de la Cour
2.3.3 Renforcement des capacités de production d'audits sectoriels de gestion
Création d'une technostructure en charge des audits de gestion
Conception d'une guide de contrôle de gestion et dotation en outils informatisés d'analyse
Formation des contrôleurs de gestion
Expérience pilote sur 3 ans de 3 revues sectorielles/an avec le concours de consultants
Réalisation endogène des contrôles de gestion
35
OBJECTIF 3
ÉTABLIR ET FONCTIONNALISER L'ORDRE DES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES
RESULTAT3.1
L'ENCADREMENT JURIDIQUE DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF
EST COMPLET ET COHERENT
RESULTAT 3.2
LA FONCTION DE JURIDICTION ADMINISTRATIVE CENTRALE EST INCARNEE
DANS L'ORGANIGRAMME DE LA COUR
3.1.1 Détermination participative du processus de modernisation du secteur des
juridictions administratives
3.2.1 Dotation d'une expertise juridique permanente appuyant la fonction
juridictionnelle et consultative du Conseil et des TAF
Table de concertation CSC/CA, - ministère des finances - ministère de la justice ministère de l'Intérieur, Parlement, Cour de Cassation
Détermination du cahier des charges de l'implantation des juridictions administratives
Création et fonctionnalisation d'une Direction du droit et du contentieux administratifs
3.1.2 Modernisation du corpus normatif administratif
Programme prioritaire de perfectionnement
Modernisation, mise en cohérence et codification éventuelle du droit administratif
général ou spécial
Clarification des compétences juridictionnelles ou non juridictionnelles de la Cour,
incluant le contrôle de légalité des règlements et la compétence consultative
Définition du droit processuel administratif, incluant le régime des voies d'exécution
RESULTAT 3.3
LE CONTENTIEUX ADMINISTRATIF LOCAL EST GRADUELLEMENT ASSURE PAR LES
TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS DEPARTEMENTAUX
3.3.1 Renforcement des capacités des TAF à assurer l'adjudication au premier degré des litiges
administratifs
Expérience pilote de TAF référentiel dans le département de l'Ouest
Expérience pilote de 2 TAF dans les départements du Nord et du Sud
Généralisation de l'expérience pilote
3.2.2 Imprégnation du droit administratif parmi les conseillers, magistrats et
directeurs
RESULTAT 3.4
LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE EST CONNUE
ET L'ACCES A LA JUSTICE ADMINISTRATIVE EST FACILITE
3.4.1 Information sur le rôle de la Cour et des TAF
Campagnes de sensibilisation centrales et locales
Publication du rapport annuel de la formation administrative de la CSC/CA et des TAF
Colloque annuel sur la juridiction administrative
3.4.2 Amélioration de l'accès à la justice administrative
Structure légère d'accueil et d'information des justiciables de la CSC/CA et des TAF
Dissémination et vulgarisation des procédures de justice administrative
Programme de mise à niveau en droit administratif des avocats centraux et locaux accordé avec le
Barreau
Campagnes de vulgarisation locale adressant les besoins spécifiques des populations vulnérables
36
ANNEXE 2 : ORGANIGRAMME ACTUEL DE LA COUR
37
CONSEIL
3 chambres de jugement
Bureau
Cabinet
Auditorat
Greffe
Secrétariat
Directeur général?
Direction
de
l'apurement
des comptes
Service
Inventaire
Direction
des
organismes
autonomes
Bureau
Organisation,
méthodes et
informatique
Direction
des
collectivités
territoriales
Coordination
des bureaux
départementx
Direction
des recettes
9
Bureaux
départementx
Direction
du contrôle
Direction
des
Comptes
généraux
Direction
des
Ressources
humaines
Direction
Technique
Direction
Administrative
S. Recettes
internes
S. Recettes
S. Assurances
Cellule
Etudes des
contrats
S. Transports
S. Recettes
externes
S.
Dépenses
S. Archives
S. Expertise
&
maintenance
S. Approvisionnement
Direction
Protocole et
relations
internationales
38
ANNEXE 3 : MATRICE DE GAPS DE CAPACITÉS
Présentation suivant typologie Intosai
39
CADRE LÉGAL &
INDÉPENDANCE
RESSOURCES
HUMAINES
Cadre légal actuel : la
loi du 4 novembre 1983
et le décret du 23
novembre
2005,
lacunaires
sur
de
nombreux aspects
Un nombre élevé
d’employés, 2 fois
supérieur aux besoins
de la Cour
Les
bases
de
l’indépendance de la
Cour existent, mais cette
indépendance est fragile
à
cause
de
la
désignation
d’un
directeur général par le
décret de 2005 ;
Par contre, la rotation
annuelle du bureau
fragilise
cette
indépendance
Inadéquation
des
personnels et non
implication
aux
processus internes
Pas de problème de
procédure
de
nomination puisque les
membres du Conseil de
la
Cour
sont
sélectionnés [par le
Senat, suite à une
procédure compétitive]
Inversement de la
pyramide
des
effectifs : Trop peu
d’experts et de cadres
techniques au profit
des petits personnels et
de
cadres
administratifs
Pas de problème de
destinataires
des
rapports
de
Cour,
puisque les rapports
sont
destinés
au
Parlement
Pas de plan
formation
et
perfectionnement
organisé
systématique
de
de
et
STANDARDS &
MÉTHODOLGIE
D’AUDIT
Aucune
existence
de
manuel d’audit accordant
les méthodes et les
approches de la Cour aux
standards
acceptés ;
travaux basés sur les règles
de comptabilité publique et
les normes comptables
généralement acceptées ;
problème d’approche non
unifiée des audits et des
missions d’apurement
Pas d’existence a fortiori
de manuels de procédure
pour les audits financières
ou de performance des
organisations suivant leur
nature,
comme
les
institutions financières, les
institutions à caractère
technologique,
les
institutions complexes à
multiples activités ou
opérant dans plusieurs
pays différents
Les procédures suivies lors
des sessions d’apurement
ou d’audit sont peu
systématisées et diffèrent
d’un auditeur à un autre,
du fait de l’absence de
manuels standards
Un contrôle concomitant
devait prendre le relai du
contrôle
à
priori
partiellement
délaissée ;
Contrôle
concomitant
difficile,
vu
l’indisponibilité en temps
réel des documents gardés
par le MEF pour ses
propres contrôles
GOUVERNANCE
Situation de blocage
institutionnel :
le
directeur général prévu
par le décret de 2005 ne
peut entrer en poste,
parce que nommé par
l’Exécutif ; Le Conseil
entend
détenir
cette
prérogative de désigner le
chef de l’administration
Manque de délégation : le
Conseil gère directement
de nombreux aspects de
la GRH et supervise
directement les processus
menant au jugement des
comptes des comptables
et des gestionnaires de
deniers publics
Absence d’instance de
contrôle de qualité des
audits menés et des
jugements effectués. La
DAC
transmet
directement ses rapports
d’audit à l’Auditorat pour
la mise en jugement
Absence généralisée de
moyens
informatique
pour
fluidifier
les
processus et comme
outils d’aide à la gestion ;
écarts à ce niveau très
conséquent
SUPPORT À
L’INSTITUTION
AMÉLIORATION
CONTINUE
Le budget alloué à la
Cour correspond dans
une certaine mesure à
l’effort que peut consentir
les finances publiques ; le
problème de sureffectif
empêche de rémunérer
correctement le personnel
substantif
spécialisé ;
manque de moyen pour la
formation et l’appui de
l’institution au MIS
Le recrutement abusif
sans
sélection
sur
parrainage a inversé la
pyramide
des
compétences ; en dépit du
personnel pléthorique, il
manque
de
cadres
professionnels valables
pour la conduite des
opérations d’apurement et
d’audit
La Cour n’a pas de
programme systématique
de
formation ;
le
recrutement aléatoire rend
difficile la mise sur pied de
programme standard de
formation. ; il n’existe pas
de
programme
de
valorisation
et
de
développement
du
personnel
Double
discours
de
l’exécutif pour renforcer
le pouvoir et les capacités
de Cour et pour l’affaiblir
en la portant à supporter
certains projets ; l’avis
préalable que donne la
Cour sur les projets de
contrat engageant l’État
en constitue un de ses
talons d’Achille
Les unités à caractère
technique
et
professionnel sont sous
équipés en matériels
informatiques. Le taux de
couverture ne dépasse pas
10% ; pas de réseau pour
inter-relier les postes et
pour les partages de
ressources indispensables
à ce niveau ;
Pas de mécanisme établi de
restitution et de partage des
connaissances
acquises
lors de participation à un
séminaire ; les rapports de
participation
à
un
séminaire ou à un stage ne
sont pas obligatoires ; pas
de dépôt de documents
reçus lors du stage dans
une bibliothèque ;
Pas de mécanismes de
partage et de dissémination
des nouvelles méthodes et
procédés retenus par la
hiérarchie ; peu de cas
connus d’introduction de
nouveaux procédés visant à
booster
les
unités
substantives
Il n’existe pas de système
d’évaluation annuelle des
performances
des
employés ; les possibilités
de
formation
sont
accordées au coup par
coup, sans de réels critères
prédéfinis ;
pas
de
programme de formation ni
de centre de formation
établi
RELATIONS AVEC
PARTENAIRES
EXTERNES
La Cour ne coordonne
pas suffisamment ses
activités
avec
les
Organes
gouvernementaux de
contrôle interne et
externe, du système
d’intégrité, tant sur le
plan des politiques, des
programmations et des
procédures
d’intervention
Les
opérations
financières de l’état
deviennent de plus en
plus informatisées et
opérationnalisés. Pas
de
compétence
disponible à la Cour
pour
éprouver
la
fidélité des systèmes
informatiques ; pas de
mécanismes
pour
commander des audits
externes en ce sens ;
Pas de politique de
communication définie
et établie ; pas d’unité
en charge de la mise en
œuvre
de
cette
communication ; voie
de communication du
Conseil par la presse, à
l’occasion d’un sujet
brulant qui
fait
l’actualité;
Les rares rapports
produits par la Cour
ont
connus
une
diffusions
très
restreinte du fait du
nombre de copies
physiques
en
circulation; pas de site
Web [en essai] pour la
diffusion des rapports
essentiels
d’intérêt
commun
RÉSULTATS
La Cour doit préparer
annuellement et rendre
public quatre rapports,
sur la situation financière
du pays, sur les comptes
généraux, l’avis sur le
projet de budget et enfin
sur ses activités, lesquels
ne sont pas préparés
systématiquement
Quand
certains
des
rapports dus par la Cour
sont préparés, ils le sont
avec retard ;
L’apurement
des
comptes et les audits ne
sont pas systématiques et
manquent parfois de
consistance
Les audits financiers sont
rares ; pas d’audit de
performance de gestion
conduit à ce jour ;
méthodes et compétences
n’existent pas au sein de
la Cour pour conduire de
tels audits ;
La Cour est perçue par le
public
et
les
gestionnaires de fonds
publics comme pas assez
proactive
et
trop
permissive ; d’où les
largesses que se donnent
les ordonnateurs et le
sentiment
d’impunité
généralisée dans le public
40
CADRE LÉGAL &
INDÉPENDANCE
RESSOURCES
HUMAINES
Dualité du mandat de la
Cour et de compétence
juridictionnelle :
contrôle financier et
contentieux
administratif ; difficulté
de concilier les 2
mandats et de les
équilibrer
Inefficacité
de
la
gestion du plan de
carrière des employés ;
pas de politiques, ni de
système,
ni
de
mécanisme de gestion
de la carrière des
employés ; la DRH n’a
pas autorité sur cette
activité ;
Les juridictions locales
ne sont pas en place ; la
Cour n’a pas suivi le
processus
de
décentralisation opéré
par les décrets de 2006,
fondé sur 3 niveaux de
décentralisation ;
la
Cour
n’est
juridictionnelle que sur
le plan central
Les salaires sont peu
compétitifs,
notamment pour les
personnels techniques
spécialisés.
Insatisfaction
et
difficulté de les retenir
STANDARDS &
MÉTHODOLGIE
D’AUDIT
Contrôle de l’exécution des
projets se fait uniquement
sur
des
documents
financiers ; pas de visite de
terrain pour corroborer les
rapports financiers et les
activités réalisées
Les régimes de contrôle en
place
privilégient
les
contrôle des dépenses et
négligent le contrôle des
recettes sujettes à coulage
de
toute
sorte
par
contrebande, arrangements
et négligences ; pas de
contrôle sur les caisses
centrales, particulières ou
placées à l’étranger
GOUVERNANCE
La Cour a une Unité
d’audit interne mais qui
est de faible capacité ; le
décret de 2005 prévoit
que le Parlement peut
commander annuellement
un audit externe de la
Cour, qui n’a jamais été
opéré ; la Cour ne prépare
pas et donc ne publie pas
son rapport annuel
Le Conseil de la Cour
joue le rôle d’organe
stratégique de la Cour,
notamment lorsqu’il tient
ses
réunions
hebdomadaires ; les avis
des
Consultants sont
sollicités
pour
des
problèmes ponctuels st
sectoriels
Pas
de
système
d’incitation
de
la
rémunération basé sur
le mérite
Absence
totale
de
manuels ou de guides de
standard de qualité ; il
n’existe pas de référentiel
interne pour la qualité
des audits et des rapports
dont
la
Cour
est
redevable
Manque d’espace de
travail ;
trop
peu
d’espace
pour
le
nombre d’employés
Une dernière évaluation
par des pairs a été
conduite en 2013-2014
par
MESICIC
(Mécanisme de Suivi de
la Mise en œuvre de la
Convention
Interaméricaine contre la
Corruption) OEA
SUPPORT À
L’INSTITUTION
AMÉLIORATION
CONTINUE
l’accès à l’Internet est
loin d’être généralisé ;
effort
récent
de
positionner des Wi-Fi
dans
les
différentes
sections du bâtiment ;
l’absence
de
poste
empêche
l’accès
à
l’Internet ; Système en
place de peu de capacité ;
Pas non plus de système
Intranet
Pas d’existence de centre
de documentation sur les
sujets qui intéressent le
métier et le domaine de la
Cour ; faible partage de
standard et des acquis
d’apprentissage
ou
d’expérience
Pas de direction ou d’unité
tournée vers la veille des
nouvelles connaissances et
savoir-faire
dans
les
domaines critiques pour
l’efficacité de la Cour ; des
jumelages avec d’autres
institutions sœurs de la
Caraïbe
et
de
la
Francophonie permettent
de capter les enjeux
essentiels ;
Pas de standards, objectifs,
résultats
prévus
ou
d’indicateurs
de
performance ;
pas de
définition des objectifs
assignés aux institutions
publiques, ni d’indicateurs
de performance retenus
Pas
de
système
d’archivage
de
la
documentation,
fruit
d’apurement ou d’audit ;
Espaces
inexistants ;
document pas classées ou
jeté prématurément ; pas
de système de numération
des archives, ni de mise
en réseau pour accès
immédiat
RELATIONS AVEC
PARTENAIRES
EXTERNES
Pas de mécanisme de
rétroaction entre la
Cour et le Parlement
pour lequel les rapports
sont dédiés ; pas de
conversion des attentes
du
Parlement,
d’ailleurs
non
formulées dans les
méthodes,
les
approches
et
les
produits de la Cour
La Cour n’effectue pas
d’audit de projets
gouvernementaux
financés
par
les
partenaires financiers
externes
[PTF] ;
apurement des comptes
des comptables et des
ordonnateurs et audit
parcellaire des seuls
dépenses et projets
financés à partir du
trésor public
La Cour ne projette pas
une
image
de
compétence
irréprochable ;
les
missions d’apurement
et d’audit ne sont pas
perçue comme étant
totalement
et
incontestablement
impartiales ; missions
d’apurement et d’audit
peu systématiques ;
Le public ne connait
pas réellement le rôle
et la mission de la
Cour, du fait d’un
déficit
de
communication en ce
sens ;
La
Cour
entretient de faible
rapport
avec
les
organisations de la
société civile
RÉSULTATS
La Cour apure surtout les
comptes
des
gestionnaires de deniers
publics et peu ceux de
comptables
publics,
notamment lors d’une
veille électorale ; l’audit
et
l’apurement
sont
sélectifs, parcellaires et
loin
d’être
systématiques ;
La Cour utilise une
grande partie de ses
moyens à faire du
contrôle a priori au
détriment du contrôle a
posteriori, pourtant au
cœur de sa mission ;
nécessité pour la Cour de
prendre le cap du tout
contrôle a posteriori
Les rapports émis sont
peu
conformes
aux
standards admis tant du
point de vue des attentes
des destinataires, du
format des rapports, de la
justesse des données, que
de la pertinence des
analyses
41
CADRE LÉGAL &
INDÉPENDANCE
RESSOURCES
HUMAINES
STANDARDS &
MÉTHODOLGIE
D’AUDIT
GOUVERNANCE
SUPPORT À
L’INSTITUTION
AMÉLIORATION
CONTINUE
RELATIONS AVEC
PARTENAIRES
EXTERNES
RÉSULTATS
Quasi
absence
d’ordinateurs pour des
travaux importants et
les postes à forte
contenance technique
comme l’audit, le
contrôle de comptes
42