Nòt sou Politik Monetè
Rezime — Nòt sa a analize devlopman ekonomik resan yo an Ayiti, avèk yon konsantre sou politik monetè a. Li prezante kad politik monetè a, objektif li yo, ak pèspektiv ekonomik kout tèm yo.
Dekouve Enpotan
- Politik monetè a te vize prezève pouvwa acha lajan nasyonal la epi konsolide estabilite makwoekonomik la.
- Enfliyasyon an ralanti nan tèm anyèl ak mansyèl.
- To echanj la te fè eksperyans yon ti depresyasyon.
- Sistèm bankè a te rete relativman stab, avèk yon ogmantasyon nan kredi pou sektè prive a.
- Revni gouvènman an te byen mache, sa ki te mennen nan yon sipli bidjetè.
Deskripsyon Konple
Dokiman sa a analize devlopman resan yo nan ekonomi ayisyèn nan, avèk yon konsantre sou politik monetè a. Li prezante kad politik monetè a ki konekte diferan sektè ekonomi an ak esfè monetè a. Objektif la se enfòme piblik la sou direksyon politik monetè a, rapòte sou desizyon resan otorite yo te pran, epi prezante pèspektiv kout tèm pou ekonomi nasyonal la. Nòt la kouvri premye semès egzèsis fiskal 2011-2012 la.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 1
Banque de la République d’Haïti
Note sur la Politique Monétaire
Juin 2012
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 2
Avant-propos
Ce document analyse les récents développements observés dans l’économie haïtienne en mettant l’accent sur l’une
des principales composantes de la politique économique : la politique monétaire. Il présente le cadre de politique
monétaire qui permet de faire le lien entre les différents secteurs de l’économie et la sphère monétaire. Son objectif
est de renseigner le public sur l’orientation de la politique monétaire, de rendre compte des dernières décisions
prises par les autorités et de dégager les perspectives à court terme pour l’économie nationale.
www.brh.net
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 3
Sommaire
I. VUE D’ENSEMBLE ...............….………………………………………… ……………………………………………. 4
II. LES DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU TROISIÈ ME TRIMESTRE 2012....…….… .…….............. 4
III. L’ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE SOUS-JACENT À LA PO LITIQUE MONÉTAIRE....................................6
IV. PERSPECTIVES.............………………………………………………………… …………………… ….……….….. 11
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 4
I. VUE D’ENSEMBLE
Au cours du troisième trimestre de l’exercice fiscal 2012, les autorités monétaires ont profité du ralentissement du
rythme de progression de l’inflation pour maintenir la politique de détente des taux d’intérêt, toujours dans
l’optique de stimuler le crédit bancaire et l’investissement. Ainsi, les taux d’intérêt sur les bons BRH sont demeurés
inchangés pour les bons de différentes maturités. La politique de stabilisation des bons s’est poursuivie, mais
l’encours est passé de 5.7 milliards de gourdes à 6.3 milliards de gourdes de mars à juin 2012. Dans le but de lisser
les fluctuations indésirables du taux de change, la BRH est intervenue sur le marché des changes pour un montant
de 25 millions de dollars ÉU de ventes nettes. Cette politique monétaire expansionniste a été soutenue par un
environnement économique favorable tant sur le plan international que national.
En effet, au niveau de la conjoncture internationale, la reprise lente de l’économie américaine et la stagnation de
l’activité économique en Zone Euro conjuguées à l’affaiblissement de la demande mondiale ont continué d’atténuer
les tensions sur les prix mondiaux. Ce qui a favorisé l’évolution à la baisse du rythme de croissance des prix à la
consommation observée en Haïti, notamment en glissement annuel. Au niveau des finances publiques, les
opérations financières de l’État, incluant la remise de dette de 268 millions de dollars du FMI, se sont soldées par
des excédents qui ont permis à la BRH d’obtenir un remboursement de 1 milliard de gourdes. Cette bonne posture
des finances publiques a facilité une relative stabilisation des indicateurs monétaires. La base monétaire au sens
large a connu une hausse de 7% au troisième trimestre 2012, tandis que la base monétaire (excluant les dépôts
en devises) a maintenu sa tendance à la baisse avec une variation de -2,89% entre la fin du mois de mars et le
12 juin 2012. La progression de la monnaie en circulation a toutefois été contenue à 1,94% en dépit de la
dépréciation récente du taux de change.
II. LES DÉCISIONS DE POLITIQUE MONÉTAIRE AU TROISIÈME TRIMESTRE 2012
Les taux d’intérêt sur les bons BRH ont été gardés à leur niveau du 19 janvier 2011, soit 1 % pour les bons à 7
jours, 2 % pour les bons à 28 jours et 3 % pour les bons à 91 jours. De même, le taux de mise en pension a été
maintenu à 7 %. Les autorités monétaires ont stérilisé une portion relativement faible des liquidités excédentaires
pour encourager les banques à donner plus de crédit en gourdes au cours du trimestre sous étude. Ainsi, l’encours
des bons BRH est passé de 5.7 milliards de gourdes au 28 mars 2012 à 6.5 milliards au 25 avril 2012 pour s’établir
6.3 milliards de gourdes au 20 juin 2012. Pour ce qui concerne les coefficients des réserves obligatoires,
la BRH a
modifié le mode de constitution des réserves obligatoires sur les dépôts en monnaies étrangères. La part
constituée en devises est ainsi passée de 80% à 90% au 16 avril pour être désormais fixée à 100% à partir du
16 mai. Des interventions d’orientation correspondant à des ventes nettes de l’ordre 25 millions de dollars EU.
ont aidé à contenir les pressions qui s’exercent sur le taux de change depuis le début du trimestre.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 5
Source: BRH Source: BRH
Résultats :
Les prix ont poursuivi leur décélération, ce qui a ramené l’inflation au-dessous de la cible du programme. La
base monétaire hors dépôt dollars et la monnaie en circulation ont été bien contenues et restent en dessous des
seuils préétablis. En dépit des interventions nettes à la vente sur le marché des changes, la dépréciation de la
monnaie locale s’est accélérée au cours du trimestre sans que cela ait eu un impact majeur sur l’inflation.
Quant aux créances sur le secteur public, elles ont évolué en deçà des cibles fixées, ce qui indique que le
recours au financement de la BRH a été évité conformément aux engagements pris par les autorités haïtiennes
dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC).
Par ailleurs, les reprises partielles des liquidités excédentaires ont contribué à renforcer la surliquidité
structurelle des banques en augmentant les ressources pour l’octroi du crédit en gourdes. De fait, on a observé
une hausse du crédit en gourdes de 8,29% (22 435,61 MG) contre une hausse de 0,79% pour le crédit en
dollars (599,85 millions de dollars ÉU) selon les données provisoires. Les données indiquent également une
accélération progressive de la croissance du crédit en gourdes en relation avec le relâchement des conditions
monétaires, puisque celui-ci avait augmenté de 7,47% et de 7,34% durant les 1
er
et 2
ème
trimestre
respectivement, périodes durant lesquelles les taux d’intérêt et l’encours des bons ont atteint leur plus bas
niveau.
Le troisième trimestre a été particulièrement marqué par le fait que les banques sont revenues
systématiquement avec les liquidités excédentaires provenant des demandes de bons non satisfaites. Compte
tenu des faibles taux d’intérêt servis sur les placements à l’étranger et de la situation confortable de la BRH au
niveau des réserves en devises, les banques ont vraisemblablement préféré s’orienter vers le crédit en gourdes
et les bons BRH plutôt que d’aller à la recherche de rendements immédiats sur des transactions plus risquées
pour leur portefeuille d’actifs.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 6
III. L’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE SOUS-JACENT A LA POLITIQUE MONETAIRE
La politique monétaire au troisième trimestre 2012 a été conduite dans un contexte
international caractérisé par une reprise modérée de l’activité économique aux États-Unis et
une tendance baissière de l’inflation chez nos principaux partenaires commerciaux. En effet,
la rigidité à la baisse du chômage atteste de la fragilité de la reprise de l’économie
américaine dont le taux de croissance au premier trimestre a été revu à la baisse à 1.9 %
contre une première estimation de 2.2 %. L’économie américaine a certainement pâti de la
stagnation économique en Zone Euro et de l’atonie de la demande économique mondiale,
alors que l’amélioration de l’offre a favorisé la baisse des prix des produits de base sur le
marché international. Il en a résulté un recul de l’inflation qui est passée entre mars et mai
2012, de 2.65 % à 1.70 % aux États-Unis et de 4.94 % à 3.54 % en République
Dominicaine.
Par ailleurs, la Fed a annoncé qu’elle prolongeait son action pour faire baisser les taux
d’intérêt à long terme et a indiqué qu’elle serait prête à prendre d’autres mesures pour
soutenir la croissance de l’économie américaine.
Sur le plan national, l’activité économique au troisième trimestre 2012 est marquée par
le repli continu du rythme
de croissance des prix intérieurs, la bonne tenue des finances publiques, la tendance à la baisse de la monnaie
en circulation, la dépréciation de la monnaie locale et la hausse des transferts sans contrepartie.
Le rythme de progression du taux de croissance de l’IPC a poursuivi sa décélération au
troisième trimestre de l’exercice fiscal 2012. En effet, l’inflation annuelle est passée de 5.4%
en avril à 5.2% en mai 2012. En rythme mensuel, la même tendance a été observée, le taux
de croissance de l’indice est passé de 0.7 % à 0.5 %. La tendance baissière de l’inflation au
troisième trimestre est imputable à l’augmentation de l’offre alimentaire sur le marché local,
à la chute des prix des produits céréaliers et pétroliers sur le marché international et à
l’évolution de l’inflation chez nos principaux partenaires commerciaux. Toutefois, l’inflation
sous jacente a évolué au dessus de l’inflation globale, ce qui voudrait dire que le mouvement
des prix intérieurs est lié à la faible progression des agrégats monétaires.
Au regard de la quatrième révision de la FEC et compte tenu des performances enregistrées durant les trois premiers
trimestres de 2012, l’objectif d’inflation pour l’exercice fiscal 2012 est tout à fait réalisable, qu’il s’agisse de
l’inflation de fin de période (6.8%) ou en moyenne annuelle (6.0%),.
_______________
Un environnement
économique inter-
national favorable à
la poursuite de la
politique expan-
sionniste.
_______________
Les prix intérieurs
ont poursuivi leur
décélération au
3
e
trimestre de
l’exercice.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 7
Source: http://www.indexmundi.com Source: USDA Market News
Source: US Energy Information Administration Source: IHSI/BRH
Les finances publiques, au cours du troisième trimestre 2012 (avril – mai 2012), affichent un
excédent du solde courant en base engagements de 1,803 millions de gourdes et du solde
global de 215 millions de gourdes. Dans l’ensemble, les résultats obtenus au niveau des
recettes fiscales sont moins bons par rapport à l’année dernière à la même période, tandis
que les dépenses d’investissement, quoiqu’en hausse, n’ont pas atteint le niveau souhaité
pour soutenir la croissance.
En effet, le cumul des recettes publiques pour les mois d’avril et de mai 2012 a atteint seulement 6,341
millions de gourdes, soit 2 % du PIB prévu dans le programme FEC. Ce montant représente une légère baisse
de 1.9 % par rapport à la même période l’année dernière. Cette baisse relative des recettes totales s’explique en
partie par la contre-performance observée au niveau des recettes douanières (0.2%) en dépit de la dépréciation
de la gourde et plus particulièrement par la baisse des autres ressources fiscales (95 %) et des recettes internes
de province au cours de la période. Par contre, les recettes internes par contre ont crû de 12 % par rapport la
même période de l’année précédente. Les recettes internes ont été tirées à la hausse par le comportement de
l’impôt sur le revenu où le montant cumulé au cours du mois d’avril et de mai 2012, soit 1,901 millions de
gourdes, dépasse de 30 % le total affiché pour le troisième trimestre de l’exercice précédent.
_______________
Les finances pub-
liques affichent un
excédent en dépit de
la baisse des recettes
au troisième
trimestre 2012.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 8
Quant aux dépenses totales, elles sont estimées à 6,125 millions de gourdes pour les mois d’avril et de mai
2012, soit 2 % du PIB, contre 6,144 millions de gourdes pour la même période de l’année précédente. Cette
légère baisse des dépenses publiques est due aux dépenses courantes qui ont chuté de 14 % puisque sur la
même période les dépenses d’investissement ont crû de 80 %. Le niveau des dépenses d’investissement pour
les mois d’avril et de mai 2012 est chiffré à 1,588 millions de gourdes soit une hausse respectivement de 6.0 %
et de 14.3 % par rapport au premier et au deuxième trimestre de l’année en cours.
Source : MEF Sources : MEF, BRH
Globalement, la gestion des finances publiques au troisième trimestre a donné des résultats mitigés avec un
ralentissement des dépenses courantes et des dépenses d’investissement moins importantes que prévu, financées à
partir des fonds locaux. En effet, le taux d’exécution des dépenses d’investissement cumulé à la fin du mois de mai
2012 en pourcentage du PIB est estimé à 2 % contre 6.4 % prévu dans le programme pour septembre 2012.
En ce
qui concerne la pression fiscale, elle est estimée à 8.21 % contre 13.5 % espéré pour la fin de l’exercice.
L’action menée par les autorités monétaire et fiscale au cours du trimestre a eu des effets importants sur l’évolution
des agrégats monétaires au troisième trimestre de l’exercice 2012. En effet,
Au 12 juin 2012, la base monétaire au
sens large se chiffrait à 96 399, 33 MG soit 7% de plus par rapport à son niveau du 31 mars 2012. Cette hausse
significative s’est réalisée après un 2
ème
trimestre où l’agrégat avait affiché une légère baisse de 0,48 %.
Toutefois, la base monétaire telle que mesurée dans le cadre de la FEC
1
maintenait sa tendance à la baisse avec
une variation de -2,89% entre la fin du mois de mars et le 12 juin.
1
FEC: Facilité Élargie de Crédit, il s’agit du programme de stabilisation macroéconomique signé avec le FMI et actuellement en
vigueur.
Cible
septembre
2012 : 13.5%
Recettes fiscales/ PIB projeté
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 9
La hausse de la base monétaire au sens large reflète particulièrement celle des réserves des banques à la BRH,
lesquelles ont augmenté de 8,75%. Il convient de noter que cette augmentation de la base monétaire au sens
large a eu lieu à un moment où la monnaie en circulation a diminué de 1,94%. Du côté de l’actif de la banque
centrale, l’évolution de la base monétaire au sens large puise sa source dans les hausses de 9,93% des avoirs
extérieurs nets et de 11,96% des créances sur le gouvernement central. Ces dernières augmentant
significativement après un repli de 19, 23% durant le 2
ème
trimestre.
La légère hausse des différents agrégats de monnaie reflète les progressions de 2,07% et 2,95% des dépôts à
vue en gourdes et en dollars respectivement, alors que la quasi monnaie demeurait relativement stable en
affichant une croissance de 0,80%. Au niveau des contreparties, les réserves nettes de change de la BRH ont
augmenté de 3,25% en avril, alors que les avoirs extérieurs nets des banques commerciales ont reculé de 7,03%
en raison notamment d’une hausse de 17,86% de leurs engagements extérieurs.
Au niveau des indicateurs de dollarisation, les risques se sont beaucoup atténués
notamment pour la dollarisation du crédit. Les données les plus récentes indiquent que
les dépôts en dollars représentant 57,71% des dépôts totaux (57,36% en moyenne durant
l’exercice) et les crédits en dollars totalisant 43,40% des crédits (44,14% en moyenne
durant l’exercice). Il conviendrait donc d’apporter une attention particulière à l’évolution
de ces indicateurs durant les prochains mois en vue d’évaluer l’impact des mesures de
dédollarisation de l’économie enclenchées depuis le 1
er
janvier 2012.
Compte tenu d’une moyenne de 1,55 observée pour le multiplicateur monétaire entre
avril 2011 et avril 2012, la masse monétaire au sens large devrait se fixer à environ 149,4
milliards de gourdes la fin du trimestre, soit une hausse de 6,53%.
En dépit de la solidité des fondamentaux, le cours de la gourde par rapport au dollar
s’est établi à 41.98 en juin contre 41.63 en avril 2012, soit un taux de dépréciation de
0.85 % sur 3 mois.
En considérant que
Cette évolution du taux de change serait donc essentiellement imputable aux effets de marge liés à la structure
oligopolistique du marché, à la contraction de l’offre provenant des ONG et des Ambassades et à la chute des
_______________
La gourde se
déprécie malgré la
décélération des
prix.
_______________
Les différents
indicateurs
monétaires
continuent d’évoluer
dans les limites
fixées par le
programme.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 10
transferts nets sans contrepartie
2
. En effet, de mars à mai 2012 les transferts nets sans contrepartie ont baissé de
plus 22%, passant de 106.1 millions dollars EU en mars à 82.4 millions dollars EU à mai 2012. Bien que les
effets de cette dépréciation n’aient pas été automatiquement répercutés au niveau des prix (compte tenu de la
répercussion du taux de change à l’inflation, le pass-through, toute augmentation du taux de change serait
susceptible de provoquer la hausse des prix intérieurs), la BRH reste attentive au comportement de la monnaie
en circulation dont l’évolution est généralement liée à la dépréciation de la gourde.
Source: BRH Source: BRH
En ce qui a trait aux réserves nettes de change, elles sont restées stables sur tout le trimestre, passant de 1.19
milliards de dollars au 31 mars 2012 à 1.18 milliards au 20 juin 2012. Cette évolution des réserves reflète en
particulier les interventions nettes de la BRH sur le marché des changes.
2
Les données sur les exportations nettes et les décaissements en faveur d’Haïti ne sont pas disponibles.
Note sur la Politique Monétaire – troisième trimestre 2012 11
IV. PERSPECTIVES
La politique monétaire de la Fed continuera de favoriser celle des autorités monétaires haïtiennes dans la mesure où
les placements aux États-Unis ne constituent pas pour le moment une bonne alternative pour les agents
économiques les plus dollarisés. Les politiques de stimulation du crédit seront maintenues dans le cadre d’une
politique visant la transmission des impulsions monétaires à travers des taux d’intérêt nominaux inférieurs à 3% et
des taux d’intérêt réels négatifs.
Sur le plan national, la ratification du premier ministre et la formation du nouveau gouvernement donnent un
bon signal aux opérateurs économiques et financiers sur la volonté de l’État de progresser dans le domaine des
réformes structurelles prévues dans le programme économique. Le rythme d’exécution des dépenses de
reconstruction va sans doute s’accélérer, entraînant au passage de bons résultats au niveau de certains
indicateurs (crédit bancaire, investissements, transferts privés sans contrepartie) qui eux-mêmes auront une
répercussion positive sur l’économie réelle.
Les simulations réalisées par la MAE indiquent, d’une part, que l’économie se trouve actuellement sur un
sentier de croissance avec deux trimestres consécutifs de hausse des principaux indicateurs conjoncturels, et
d’autre part que les circonstances actuelles sont favorables au maintien d’une inflation stable et à un chiffre.
Toutefois le rythme de croissance de l’inflation risque de progresser en raison des ajustements liés à la
dépréciation de la gourde, sans toutefois dépasser la projection de 6.0% inscrite dans le cadre de la 4
eme
révision de la Facilité Élargie de Crédit. Ainsi, les prévisions d’inflation pour les 3 mois à venir se chiffrent à
5.0%, 5.5% et 6.2% respectivement juin, juillet, août 2012.
Rien dans les fondamentaux de l’économie n’explique les développements récents du taux de change et avec
un volant de réserves brutes de l’ordre de 2 milliards de dollars E.U, il n’y a aucun risque majeur de dérapage
du taux de change.
S’agissant du PIB, les projections de la MAE indiquent un taux de croissance s’établissant dans la fourchette
4%-5% en tenant compte des tendances de fond de l’économie et en l’absence de chocs entre juin et septembre
2012.
Kijan pou site
Bank Repiblik Ayiti (BRH), 2012, Nòt sou Politik Monetè, https://www.brh.ht/wp-content/uploads/2018/08/note_polmon3t12.pdf