(2010-07) Rapport du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti (E/2010/102)
Resume — Sixième rapport du Groupe consultatif ad hoc de l'ECOSOC, fondé sur une visite de juin 2010 cinq mois après le séisme, sur le passage des secours à la reconstruction, les nouveaux mécanismes de coordination, le renforcement des capacités haïtiennes et le processus électoral.
Constats Cles
- Fin mai 2010, environ 1,6 million de personnes étaient déplacées sur 1 342 sites, principalement autour de Port-au-Prince, et le passage des secours humanitaires au redressement et à la reconstruction n'était pas encore engagé. La Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a tenu sa première réunion le 17 juin 2010 pendant la visite du Groupe, et l'équipe de pays des Nations Unies a présenté simultanément 12 projets conjoints d'un montant supérieur à 200 millions de dollars au Fonds pour la reconstruction d'Haïti, qui n'avait alors reçu que peu de promesses de dons. Le Groupe a recommandé qu'un pourcentage fixe de projets et de financements soit exécuté directement par les autorités haïtiennes avec un appui correspondant en renforcement des capacités, et que les organisations internationales renforcent leur présence hors de la capitale. Il a aussi appelé tous les acteurs à préserver le calendrier électoral, des élections libres et régulières étant jugées essentielles au redressement.
Description Complete
Ce sixième rapport du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti au Conseil économique et social présente les conclusions de la visite du Groupe en Haïti du 16 au 19 juin 2010, cinq mois après le séisme du 12 janvier. Il documente une crise de déplacement massive, avec environ 1,6 million de personnes déplacées réparties sur 1 342 sites fin mai 2010, principalement autour de Port-au-Prince, et avertit que la séquence secours-redressement-reconstruction n'était pas encore engagée. Le rapport examine la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti nouvellement créée, coprésidée par le Premier Ministre Bellerive et l'ancien Président américain Clinton, et le Fonds pour la reconstruction d'Haïti administré par la Banque mondiale, en appelant ces mécanismes à dépasser la validation de projets pour assurer une planification stratégique alignée sur les priorités nationales. Il souligne que le financement de la reconstruction offre une occasion historique de renforcer l'État haïtien, plaide pour la décentralisation et une présence internationale accrue dans les provinces, insiste pour que les ONG agissent dans le cadre du plan d'action gouvernemental et soutient la tenue des élections dans les délais prévus, condition de la stabilité politique et du redressement socioéconomique.
Notes
UN document E/2010/102; ECOSOC Ad Hoc Advisory Group report series; ayitistats wave B