(2025-08) Towards a Haitian-Led Roadmap for Stability and Peace with Regional and International Support — Permanent Council, 20 August 2025
Summary — The August 2025 Permanent Council version of the OAS roadmap for Haiti. It opens by stating that full implementation depends entirely on the political, financial and logistical support of international partners, and that some of the institutional, technical and operational capacity required to execute it is not yet in place. Its framing is that Haiti embodies the worst governance and security crisis in the Americas, with armed gangs established across essential territory, undermining state authority and exposing the population to violence, forced displacement and severe deficits in access to basic services.
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VERS UNE FEUILLE DE ROUTE
DIRIGÉE PAR HAÏTI POUR LA
STABILITÉ ET LA PAIX
1
Août 2025
AVEC UN SOUTIEN RÉGIONAL ET
INTERNATIONAL
1. Avis relatif à la mise en œuvre : La mise en œuvre intégrale de la présente feuille de route dépend entièrement du soutien politique,
financier et logistique des partenaires internationaux. Certaines des capacités institutionnelles, techniques et opérationnelles
nécessaires à son exécution doivent être développées d’urgence. Tous les chiffres, échéanciers et projections de financement sont
présentés à titre indicatif et pourront être affinés à mesure que des propositions de projet sont étoffées et validées avec les acteurs
concernés.
2
SIGLES ET ACRONYMES
AGD
APN
BAFE
BAFOS
BDC
BID
BINUH
BLTS
CARICOM
CC
CEP
CEPALC
CFI
CICR
CIDH
CONALD
CONATEL
CPT
DCPJ
DGPC
DPS
EAH
FAES
GPE
IICA
MEB
MENFP
MJSP
MMAS
MOE
MPME
MTPTC
OCHA
OEA
OIM
ONI
ONU
ONU Femmes
OPS
OSC
PAM
PHEF
PNH
POLIFRONT
UCREF
UNICEF
UNODC
Administration générale des douanes
Autorité portuaire nationale
Bureau des affaires financières et économiques
Bureau d’administration du fonds spécial
Banque de développement des Caraïbes
Banque interaméricaine de développement
Bureau intégré des Nations Unies en Haïti
Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants
Communauté des Caraïbes
Conseil consultatif
Conseil électoral provisoire
Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes
Centre pour la facilitation de l’investissement
Comité international de la Croix-Rouge
Commission interaméricaine des droits de l’homme
Commission nationale de lutte contre la drogue
Conseil national des télécommunications
Conseil présidentiel de transition
Direction centrale de la Police judiciaire
Direction générale de la protection civile
Département de la protection sociale
Eau, assainissement et hygiène
Fonds d’assistance économique et sociale
Groupe des personnalités éminentes
Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture
Mission d’évaluation des besoins
Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle
Ministère de la Justice et de la Sécurité publique
Mission multinationale d’appui à la sécurité
Mission d’observation électorale
Micro, petites et moyennes entreprises
Ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications
Bureau de la coordination des affaires humanitaires
Organisation des États Américains
Organisation internationale pour les migrations
Office national de l’identification
Organisation des Nations Unies
Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
Organisation panaméricaine de la Santé
Organisation de la société civile
Programme alimentaire mondial
Fonds pour les urgences de santé publique
Police nationale haïtienne
Police aux frontières
Unité centrale de renseignement financier
Fonds des Nations Unies pour l’enfance
Office des Nations Unies contre la drogue et le crime
3
INTRODUCTION
De nos jours, Haïti incarne la pire crise de gouvernance et de sécurité sur le continent américain. Les
gangs armés se sont implantés sur certains territoires essentiels ; ils sapent l’autorité de l’État et
exposent la population aux violences, à une escalade de l’insécurité, à des déplacements forcés et à des
déficits graves dans l’accès aux services de base. Malgré la gravité et l’échelle de la crise, Haïti n’a pas
encore obtenu l’attention, le soutien et les ressources internationales durables correspondant à
l’urgence de la situation.
En reconnaissance de ce besoin urgent, l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains
(OEA) à Antigua-et-Barbuda a adopté une résolution 2 qui appelle à trouver des solutions concrètes afin
de résoudre la grave crise sécuritaire et institutionnelle en Haïti et d’articuler plus efficacement la
coopération internationale et régionale. La résolution, adoptée le 27 juin 2025, appelle également le
Secrétaire général de l’OEA à élaborer, dans un délai de quarante-cinq (45) jours et en consultation avec
les autorités haïtiennes, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti et la Mission multinationale d’appui
à la sécurité (MMAS), un plan d’action consolidé détaillant le soutien de l’Organisation dans les domaines
de la sécurité multidimensionnelle, de l’aide humanitaire, de la construction de consensus politiques et
de la tenue d’élections libres et équitables.
L’OEA reconnaît que cette proposition de Feuille de Route pour guider la réponse doit être perçue
comme étant propre et dirigée par les Haïtiens eux-mêmes, solidement insérée dans une architecture
internationale coordonnée où les Nations Unies maintiennent leur mandat en matière de paix et de
sécurité, et l'OEA agit en tant que facilitateur, l'entité qui convoque et fournit un soutien civil et
technique spécifique dans le cadre de ses propres mandats.
2. Résolution AG/doc.5882/25 rev.1 de l’Assemblée générale de l’OEA (27 juin 2025)
INTRODUCTION
Ce document représente une contribution en vue de l’élaboration d’un plan d’action exhaustif visant à
prendre en charge tant les besoins urgents que les priorités à long terme d’Haïti. Cette feuille de route
entend constituer un outil pour guider les efforts des autorités haïtiennes au service de la stabilité
politique et du développement économique. Elle est conçue comme un cadre flexible, dynamique et
adaptable, qui évoluera en fonction des conditions sur le terrain, et vise à associer la gestion de la crise à
la réforme structurelle. Elle propose une intervention dirigée par les autorités haïtiennes tout en faisant
en sorte que le soutien régional et mondial soit bien coordonné et aligné sur les priorités nationales en
tenant compte que la sécurité est la priorité fondamentale qui doit être abordée immédiatement et avec
un sens de l'urgence, afin de créer les conditions nécessaires au progrès.
4
Pour ce faire, le Secrétariat général de l’OEA propose cette feuille de route en tant que cadre politique et
opérationnel permettant d’identifier des solutions concrètes en consultation avec les autorités
haïtiennes et de fixer un cap stratégique commun aux principaux partenaires multilatéraux et régionaux,
conformément aux priorités haïtiennes. Compte tenu de la complexité de la crise, il est évident qu'aucun
acteur ne peut résoudre ces défis seul, et aucun donateur ne peut assumer l'ensemble de la charge
financière. Ce n'est que par des efforts collaboratifs et une responsabilité partagée que le chemin de
Haïti vers la stabilité et la récupération pourra se concrétiser. Cette approche vise à maximiser les
complémentarités, Cette approche vise à maximiser les complémentarités, à tirer parti des
enseignements des initiatives précédentes et à garantir que les ressources soient utilisées là où elles
produisent des effets mesurables. Ces éléments sont essentiels pour créer des retombées positives,
éviter les doubles emplois et faire le trait d’union entre la stabilisation immédiate et les impératifs à long
terme comme la reconstruction des institutions et la reprise économique.
Cette feuille de route, plutôt que de remplacer les initiatives existantes, entend consolider les priorités
et initiatives haïtiennes, consciente que des travaux sont en cours sur différents fronts afin de remédier
aux nombreuses dimensions de la crise. On compte notamment :
Les efforts de facilitation politique du Groupe de personnalités éminentes (GPE) de la CARICOM,
La Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya,
Les mandats et actions de l’ONU et de ses agences spécialisées,
Les initiatives d’autres institutions interaméricaines, dont le Secrétariat général de l’OEA, la Banque
interaméricaine de développement (BID), à travers le Plan de relance et de développement à moyen
terme en cours d'élaboration, et la Note d'engagement pays de la BID pour 2025-2026, approuvée en
décembre 2024, l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), l’Institut interaméricain de
coopération pour l’agriculture (IICA), l’Organisation interaméricaine de défense (OID), entre autres.
L’apport des organisations et partenaires régionaux, des institutions financières internationales, des
bailleurs bilatéraux, des fondations et autres acteurs centraux.
En reconnaissant ces efforts et en agissant en conséquence, la feuille de route vise à servir de lien et de
catalyseur, en favorisant une plus grande cohérence et synergie et en générant un effet mesurable en
faveur du redressement et de la stabilité à long terme d'Haïti.
BINUH –
Système/agences
onusiennes
Système
interaméricain
(BID, OPS, IICA)
Bailleurs
Soutien de
coordination
de l’OEA
CARICOM
(Groupe des
personnalités
éminentes)
Institutions
d’appui
Société
civile et
universités
Diaspora
haïtienne
INTRODUCTION
Dirigés par
les autorités
haïtiennes
5
1. DIAGNOSTIC ET JUSTIFICATION
Haïti en chiffres
Les gangs armés contrôlent environ 90 % de Port-au-Prince, une situation qui alimente d’importantes
violences. En 2024, les violences des gangs armés avaient tué plus de 5 600 personnes. Haïti représente
quelque 1,3 million de personnes déplacées dans le monde, soit 1 % des 122,1 millions de personnes dans
cette situation dans le monde malgré sa population réduite, ce qui démontre la gravité de la crise. Haïti
est devenu le pays comportant le plus grand nombre de déplacés internes par habitant au monde en
raison des violences liées aux éléments criminels ; 25 % des personnes déplacées sont des enfants (OIM,
2025). 3
Les violences sexuelles et sexistes sont utilisées de manière systématique comme outil d’intimidation
(ONU Femmes, 2025) 4 . Par ailleurs, près de 4,7 millions de personnes sont en situation d’insécurité
alimentaire aiguë (PAM, 2025) 5, plus de 60 % de la population n’a pas accès à de l’eau propre. Seulement
30 % a accès à des services de santé de base et moins de 25 % des installations de santé sont
opérationnelles dans les zones critiques. Environ 2 millions d’enfants sont déscolarisés et 300
6
établissements scolaires ont été détruits (UNICEF, 2025) . Le chômage dépasse 40 %, l’inflation est
supérieure à 25 % et la pauvreté se creuse : près de 40 % de la population haïtienne vit avec moins de
7
2,15 dollars par jour (Banque mondiale, 2025).
Les gangs armés contrôlent
90%
3 personnes sur 10 ont un accès fiable aux
services de santé essentiels
de Port-au-Prince
25%
+5,600 personnes
tuées dans le cadre
des violences
généralisées
1.3 million
Moins de
de personnes déplacées
US$2,15 par jour
pour 40 % de la
population
des installations de
santé sont
opérationnelles
dans les zones
critiques
40%
60% accès à de l’eau propre
de la population n’a pas
2 millions
d’enfants ne peuvent pas
aller à l’école
300
établissements scolaires
ont été détruits
Less than
L’inflation
dépasse
25%
4.7 millions
de personnes en situation
d’insécurité alimentaire
aiguë
3.Suivi de la mobilité en Haïti par l’OIM Haiti - Mobility Tracking:Monthly update on the displacement situation in
spontaneous sites (June 2025) - Haiti | ReliefWeb (en anglais uniquement)
4. ONU Femmes, analyse de 2025 sur les violences sexistes en Haïti
5. PAM (Programme alimentaire mondial), Évaluation 2025 de l’état de la sécurité alimentaire
6. UNICEF, Statistiques 2025 de l’éducation
7. Banque mondiale, Aperçu économique et données sur l’inflation 2025
DIAGNOSTIC ET JUSTIFICATION
Le chômage
dépasse
6
Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, Haïti est en proie à une crise des droits de la
personne en constante dégradation marquée par des violences extrêmes, l’érosion des capacités
institutionnelles et la prolifération de bandes criminelles armées qui ont commis de graves violations des
droits de la personne, dont des violences sexuelles, des assassinats, des enlèvements et des attaques
contre des civils. Les conséquences humanitaires sont graves : déplacements massifs, accès défaillant
à la nourriture, à la santé et à l’éducation, insécurité croissante, notamment pour les femmes et les
enfants. La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), lors de sa 193e session (2025), a
insisté sur l’érosion de l’état de droit, l’impunité généralisée et le besoin urgent d’assurer la protection
des droits dans un contexte de déplacement interne et de migration. Ce climat d'impunité aggrave
encore davantage la situation des populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants, et
sape les efforts visant à instaurer la paix et le développement durable.
Faute d’institutions fonctionnelles, Haïti reste empêtré dans un cycle de fragilité, avec des risques
croissants, à la fois pour le pays et la région au sens large. Les retombées de cette situation, dont les
migrations irrégulières, l’insécurité et l’activité criminelle transnationale, soulignent le besoin urgent d’un
renouveau coordonné et cohérent de l’activité internationale.
La création du Conseil présidentiel de transition (CPT), un organe de neuf membres facilité par le GPE de
la CARICOM et créé pour guider le pays à travers une période de transition qui le mènera à des élections,
représente une avancée fragile mais significative en vue de sortir de l’impasse politique. Cependant, la
fin imminente du mandat du CPT, fixée au 7 février 2026, Haïti pourrait se trouver dans un vide politique,
une crise potentielle qui, associée aux importants défis en matière de sécurité, pourrait saper encore
davantage les progrès dans d’autres domaines et enliser les efforts nationaux et internationaux au
bénéfice de la stabilité et du développement.
Pour que la transition haïtienne soit une réussite, elle doit assurer la participation réelle d’un vaste
éventail d’acteurs.
La résolution 2699 du Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement de la MMAS dirigée par le
Kenya et financée par des contributions volontaires des États Membres. Toutefois, la riposte actuelle à
la crise sécuritaire en Haïti reste inadaptée. Bien que les effectifs de la MMAS tentent activement
d’endiguer la violence sur le terrain, la Mission est confrontée à des contraintes structurelles et
financières considérables. En effet, elle ne dispose pas d’un statut juridique international, ce qui limite sa
capacité à gérer directement des fonds ou à exécuter des opérations logistiques. Les contributions
volontaires sont inférieures au coût annuel estimé. Selon António Guterres, Secrétaire général de l’ONU,
le Fonds fiduciaire dispose de 110,8 millions de dollars de contributions volontaires, dont 48 millions n’ont
pas été affectés. Les ressources nécessaires sont bien plus importantes. Le déploiement est également
en deçà des objectifs fixés. Sur 2 500 soldats prévus, seuls 40 % sont actuellement déployés, si bien que
la capacité opérationnelle de la mission est bien inférieure aux niveaux indispensables en vue d’assurer
une stabilisation concrète.
DIAGNOSTIC ET JUSTIFICATION
Les limites des efforts actuels en vue de résoudre la crise
7
En février 2025, le Secrétaire général de l’ONU a proposé la création d’un bureau de soutien chargé de
fournir une aide logistique et de coordination à la MMAS. Ce modèle de soutien hybride renforcerait les
structures en place de la MMAS sans pour autant les remplacer. Cette proposition remédierait à
certaines lacunes criantes dans l’infrastructure international de soutien à Haïti. L’absence d’institutions
internationales en Haïti disposant d’un mandat logistique a retardé considérablement le déploiement de
la MMAS, semé l’incertitude dans les pays qui y ont contribué et retardé davantage le décaissement des
ressources promises. Le Conseil de sécurité de l’ONU examinera la proposition du Secrétaire général au
cours des prochains mois.
DIAGNOSTIC ET JUSTIFICATION
Dans l’intervalle, les institutions nationales se heurtent à des limites structurelles ; l’accès humanitaire
est de plus en plus limité, ce qui remet en cause la capacité à prendre en charge des besoins urgents
dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de la protection et
du logement. À la mi-2025, seulement 9 % des besoins de financement humanitaire d’Haïti étaient
couverts. Cela limite la capacité à répondre aux besoins urgents en matière de sécurité alimentaire, de
santé, d'eau, d'assainissement, de protection et d'hébergement.
8
2. PRINCIPES DIRECTEURS ET
APPROCHE GÉNÉRALE DE LA FEUILLE
DE ROUTE
L’approche stratégique de la feuille de route est fondée sur six principes directeurs :
Une action dirigée et contrôlée par Haïti :
Toutes les mesures doivent s’appuyer sur les priorités définies par Haïti et être
menées en concertation avec les institutions nationales, la société civile et les
autorités locales pour assurer la légitimité, la confiance des citoyens et la durabilité.
La feuille de route doit refléter un engagement du continent à soutenir Haïti grâce à
une action coordonnée entre l’OEA, la CARICOM, les institutions interaméricaines,
l’ONU et la communauté internationale tout entière. Elle doit harmoniser les efforts,
éviter les doubles emplois et veiller à ce que la coopération internationale reste
alignée sur les priorités et les besoins des Haïtiens. Cette coordination permettra
une complémentarité avec les opérations de l'ONU en Haïti, les initiatives de la
8
CARICOM et d'autres cadres établis, afin d'éviter la fragmentation des efforts.
Une action séquencée et intégrée :
En vertu de la feuille de route, la sécurité est la priorité fondamentale en vue de créer
les conditions nécessaires au progrès dans l’ensemble des secteurs. Ce dernier doit
avancer par phases et de manière interconnectée. Dans la mesure du possible, les
mesures d'urgence et les actions structurelles doivent être mises en œuvre
simultanément afin de garantir que la stabilisation immédiate contribue à la
résilience à long terme.
Un accent sur les populations locales :
Les interventions doivent refléter les réalités locales en Haïti et privilégier les
populations vulnérables tout en renforçant les institutions locales et la participation
des communautés. La participation des femmes et des jeunes au processus mené
par Haïti sera prise en compte.
8. Y compris les cadres de coordination tels que le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNDSDCF) ou
l'Évaluation rapide de l'impact de la crise (RCIA), menée conjointement par la BID, la Banque mondiale, l'Union européenne et l'ONU en 2024.
PRINCIPES DIRECTEURS ET APPROCHE GÉNÉRALE DE LA FEUILLE DE ROUTE
Soutien multilatéral et coordination efficace :
97
Une action fondée sur les droits et responsable :
Tous les efforts doivent protéger les droits de la personne, la transparence et l’état
de droit en assurant une mise en œuvre responsable et des institutions résilientes.
Le cas échéant, les initiatives intégreront des mesures de justice transitionnelle, de
réconciliation et de redevabilité, conformément aux normes internationales, y
compris la résolution 68/165 de l'Assemblée générale des Nations unies (« Droit à la
vérité »).
Redevabilité :
PRINCIPES DIRECTEURS ET APPROCHE GÉNÉRALE DE LA FEUILLE DE ROUTE
Pour une mise en œuvre efficace, la feuille de route s’accompagnera de mécanismes
de surveillance et de redevabilité volontaristes avec des repères univoques, un suivi
indépendant et une circulation transparente de l’information afin de garder une trace
des avancées réalisées, de respecter les normes et de garantir à la fois une
utilisation efficace des ressources et l’atteinte des objectifs fixés. Un outil de suivi
sera développé pour faciliter la reddition de comptes. Le Secrétaire général de l'OEA
fera des présentations périodiques aux États membres de l'OEA afin d'assurer une
supervision collective.
10
3. JUSTIFICATION POUR LA
PROPOSITION DE FEUILLE DE ROUTE
Pour remédier à la crise en Haïti, et en reconnaissance de l’urgence de la situation du pays et du besoin
impérieux d’une action coordonnée, lors de l’Assemblée générale de l’OEA à Antigua-et-Barbuda, les
États membres de l’OEA ont souligné « la nécessité de renforcer, par l'intermédiaire de l'OEA, le soutien
de la région des Amériques au rétablissement de la sécurité, de la stabilité, de la gouvernance et de
l'ordre constitutionnel en Haïti, dans le plein respect de la Charte de l'Organisation et des mandats
existants ». En soulignant ce point, les États membres de l'OEA ont cherché à garantir la clarté des rôles
institutionnels et à éviter tout chevauchement avec les mandats d'autres organisations internationales,
en particulier les Nations unies, qui conservent le leadership politique en matière de maintien de la paix
et de la sécurité.
Ainsi, cette feuille de route privilégie l’appropriation par les Haïtiens et adopte une approche qui trouve
l’équilibre entre les besoins urgents et les réformes à long terme en mobilisant les avantages
comparatifs de l’OEA, de la CARICOM, de l’ONU, des agences du système interaméricain et des autres
partenaires, dans un cadre de gouvernance unifié et avec le soutien politique des pays de la région.
La présente feuille de route propose de structurer un mécanisme de coordination pour le soutien fourni
à Haïti par la communauté internationale, ancré dans les mandats de l’OEA. Ce mécanisme identifiera et
intégrera les diagnostics existants, les évaluations de référence et les plans opérationnels déjà élaborés
par les institutions haïtiennes, l'ONU et d'autres acteurs, garantissant ainsi que les nouvelles
interventions soient fondées sur des preuves et sur les besoins réels.
L’intervention collective sera bâtie autour de cinq piliers stratégiques :
Stabilisation de la sécurité
Consensus politique
Légitimité électorale
Réponse humanitaire
Développement durable
Pilier 1 :
Stabilisation de la
sécurité et
rétablissement de
la paix
Pilier 5 :
Développeme
nt durable et
progrès
économique
Pilier 2 :
Consensus
politique et
appui à la
gouvernance
PILIERS
D'ACTION
Pilier 4 :
Réponse
humanitaire
Pilier 3 :
Processus
électoraux et
légitimité
institutionnelle
JUSTIFICATION POUR LA PROPOSITION DE FEUILLE DE ROUTE
Ainsi, il faut appuyer les efforts d’Haïti en assurant une coordination stratégique, une facilitation
politique, un soutien logistique civil et une articulation entre les bailleurs de fonds internationaux, sous la
direction des institutions haïtiennes et en partenariat avec les acteurs régionaux et internationaux. Tout
cela en reconnaissant que la sécurité est la priorité fondamentale qui doit être abordée immédiatement
et avec un sentiment d'urgence, afin de créer les conditions nécessaires pour progresser dans tous les
autres piliers.
11
Priorisation du Respect des Droits de l'Homme
JUSTIFICATION POUR LA PROPOSITION DE FEUILLE DE ROUTE
Haïti fait également face à une crise des droits de l'homme, illustrée par la violence généralisée des
gangs armés, qui a entraîné de nombreuses morts, blessures et déplacements massifs. De plus, des
abus généralisés des droits de l'homme sont enregistrés en lien avec l'activité des bandes, notamment la
violence sexuelle, les déplacements forcés et le recrutement d'enfants. C'est pourquoi la protection des
droits de l'homme revêt une importance fondamentale. À cet égard, bien que cela ne constitue pas un
pilier thématique, les droits de l'homme seront un axe transversal dans les cinq piliers stratégiques,
garantissant que chaque action, intervention et politique soit fondée sur les normes internationales des
droits de l'homme et orientée vers le rétablissement du plein exercice de ces droits.
12
4. PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE
DE ROUTE
Mesures préparatoires (0-3 mois)
L’OEA est l’une des quelques organisations internationales à encore disposer d’une
présente en Haïti. Bien qu’elle ait une structure opérationnelle à la fois dans le pays et
au Siège, ce qui permet des interventions rapides, il est essentiel de renforcer ses
capacités institutionnelles pour soutenir plus efficacement les institutions haïtiennes
et faciliter la coordination de la coopération internationale et régionale.
Lors d’une phase initiale, un examen des besoins existants en matière d’infrastructure
et sur le plan fonctionnel en vue de soutenir la mise en œuvre de la feuille de route
proposée sera effectué dans le but de créer une structure de soutien adaptée. Dans le
cadre de cette stratégie, le bureau de l’OEA en Haïti, dans le respect de la Charte de
l’Organisation et des mandats existants, sera reconnu comme plateforme centrale de
soutien politique et logistique en vue de créer, à terme, des infrastructures de soutien
permanentes en Haïti ou une mission spéciale, conformément à l’accord noué par les
principaux acteurs concernés.
Pour prendre en charge un rôle élargi en Haïti, le Secrétariat général de l’OEA aura
besoin d’équipes techniques et politiques dédiées chargées des tâches suivantes :
Dialogue et facilitation politiques : Soutenir et faciliter le dialogue, les
consultations et la médiation politiques multipartites avec les autorités
haïtiennes.
Consultation et coordination avec les organisations internationales pour
contribuer à la mise en œuvre de la feuille de route à l’avenir.
Cartographie des efforts internationaux : Recueillir et réunir des informations sur
les initiatives, programmes et projets des différentes organisations
internationales, banques régionales et bailleurs bilatéraux.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Étant donné la complexité de la coordination entre les différents partenaires et
niveaux de soutien international et régional, il est important de mobiliser le leadership
politique des pays dans la région et le GPE de la CARICOM, avec le soutien technique
d’une organisation internationale en vue de mettre en œuvre les mesures définies dans
la feuille de route.
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Mobilisation des ressources : Mobiliser les financements nécessaires conformément aux
priorités haïtiennes et organiser une conférence internationale des bailleurs de fonds avec la
Banque interaméricaine de développement. Cette mobilisation se fera en cohérence avec les
cadres existants afin d'éviter les doubles emplois et s'appuiera sur les enseignements tirés de
l'expérience et des initiatives antérieures de mobilisation des ressources et intégrera les
programmes en cours pertinents.
Renforcement des capacités opérationnelles : Élargir les capacités opérationnelles de l’OEA
en mobilisant les partenariats et en recherchant des synergies.
Responsabilité et information : Renforcer la circulation de l’information, le suivi orienté vers
les résultats et les mécanismes d’évaluation.
Administration : Assurer une exécution administrative et financière opportune.
Cette phase préparatoire est plus qu’une étape administrative ; elle joue un rôle fondamental.
La feuille de route est structurée autour de cinq piliers interconnectés :
1ère étape
Stabilisation de la sécurité et
rétablissement de la paix
2ème étape
Réponse humanitaire
3ème étape
Développement durable et
progrès économique
Parallèlement, des travaux
seront menés sur :
Consensus politique et appui à
la gouvernance
Processus électoraux et
légitimité institutionnelle
Pilier 1 :Stabilisation de la sécurité et rétablissement de la paix
Ce pilier définit la contribution de la communauté internationale à une réponse globale
et interconnectée à la crise multidimensionnelle en Haïti, en mettant particulièrement
l’accent sur la stabilisation de la situation sécuritaire actuelle comme condition
préalable à l’accès humanitaire et au rétablissement des institutions étatiques
fondamentales.
Le Pilier Sécurité constitue la priorité absolue pour parvenir à la stabilisation et à la
paix. Il n’est toutefois pas envisagé isolément, mais comme un levier stratégique au
service d’objectifs plus larges sur les plans politique, électoral et du développement.
Le rétablissement du contrôle territorial et de l’ordre public, y compris la sécurisation
des corridors stratégiques, est essentiel pour faciliter l’assistance humanitaire,
restaurer la légitimité de l’État et reconstruire l’État de droit.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
(véase el anexo 1)
14
La présente feuille de route reconnaît que le rétablissement de la sécurité en Haïti requiert
davantage qu’un appui opérationnel à la Police nationale d’Haïti (PNH). Il exige le renforcement
d’un système national de sécurité cohérent intégrant les institutions judiciaires, la gestion des
frontières, les agences de protection civile et la gouvernance locale, sous direction nationale
haïtienne.
Le Pilier Sécurité adopte donc une approche en deux phases, alignée sur les initiatives en cours
menées par les organisations internationales et les partenaires bilatéraux :
Réponse d’urgence à court terme : axée sur la sécurisation des actifs stratégiques, des
infrastructures critiques et sur la reconquête des territoires contrôlés par les gangs afin
d’établir une stabilité immédiate. Elle met également l’accent sur les mécanismes destinés à
freiner l’afflux d’armes à feu et de munitions dans le pays.
Durabilité à moyen et long terme : centrée sur la reconstruction de systèmes de sécurité et
de justice réactifs et responsables, grâce au renforcement institutionnel, à la
professionnalisation de la police et à la réforme des cadres juridiques et opérationnels.
La phase de réponse d’urgence
La phase de réponse d’urgence met l’accent sur la tâche prioritaire consistant à sécuriser les
principaux corridors de communication et installations stratégiques du pays, y compris les
commissariats et les infrastructures judiciaires, afin qu’ils puissent servir de points d’appui pour
les déploiements de la PNH, notamment dans les zones à haut risque des départements de
l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite.
Conformément à la Résolution 2699 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la mission MSS est
l’entité chef de file chargée de cette phase.
Dans ce cadre, l’OEA, à travers le programme SECURE-Haïti, est en position de soutenir et de
compléter les actions placées sous la direction de la MSS.
Son rôle est de fournir un soutien logistique et opérationnel permettant la mise en œuvre du
mandat de la MMAS, notamment par le renforcement des services et de la logistique, la
réhabilitation d’infrastructures, l’équipement des unités mobiles et la mise en place de systèmes
de gestion des ressources et des actifs, ainsi que l’intégration d’outils numériques sécurisés
pour la coordination et la surveillance en temps réel, afin de faciliter l’accès humanitaire, les
opérations électorales et d’autres initiatives liées à l’État de droit.
La feuille de route souligne que les mécanismes chargés de diriger et de mettre en œuvre cette
phase d’urgence relèvent exclusivement de la MSS, l’OEA n’intervenant qu’à titre strictement de
soutien.
Par conséquent, toutes les estimations financières relatives à cette phase doivent émaner de la
MSS et des partenaires internationaux ; l’OEA ne produira pas de projections indépendantes.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Son rôle consiste à fournir un soutien opérationnel à la PNH, planifier et conduire des opérations
conjointes de sécurité pour lutter contre les gangs, améliorer les conditions sécuritaires et
assurer la protection des infrastructures critiques et des points de transit, notamment les
aéroports, ports, écoles, hôpitaux et carrefours stratégiques.
15
Phase de reconstruction des institutions de sécurité et de justice
Le Pilier Sécurité passera à un processus dirigé au niveau national, visant à reconstruire les
institutions chargées de faire respecter la loi, de la justice et de la gestion des frontières.
Cette seconde phase met l’accent sur la stabilisation à long terme, à travers la réforme
institutionnelle, la professionnalisation de la PNH, l’expansion de la police de proximité, la réforme
des systèmes judiciaire et juridictionnel, ainsi que le démantèlement des économies criminelles
transnationales qui financent la violence et minent l’autorité de l’État.
Les mandats et les capacités techniques de l’OEA la placent comme un acteur clé de cette phase,
en coordination étroite avec les partenaires internationaux et les missions axées sur la sécurité.
Par le biais du programme SECURE-Haïti, l’OEA/SMS mobilise ses unités spécialisées —
Département de la sécurité publique (DSP), Département contre la criminalité transnationale
organisée (DDOT), Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) et Commission
interaméricaine pour le contrôle de l’abus des drogues (CICAD) — pour déployer une stratégie
intégrale contre la criminalité organisée et renforcer l’architecture de sécurité publique d’Haïti.
Résumé des actions prioritaires nécessaires :
1.Évaluer la situation de base des infrastructures de sécurité en Haïti ;
2.Renforcer l’institutionnalité de la PNH (chaîne de commandement, recrutement, formation et
déploiement d’urgence) ;
3.Prioriser et sécuriser les territoires stratégiques et les infrastructures critiques, en
remplaçant progressivement les troupes internationales par les forces de la PNH ;
4.Mettre en place un mécanisme de supervision avec le système judiciaire.
L’OEA est en mesure d’établir des estimations financières pour la mise en œuvre de cette phase
(voir Annexe 1).
Le Pilier Sécurité place la paix au centre du redressement national, en érigeant la sécurité
comme un droit humain et comme condition préalable au renouveau démocratique et social.
Il encourage un dialogue inclusif et non violent avec les communautés touchées, pour
comprendre les causes de l’insécurité, favoriser des voies de réintégration et créer des espaces
civiques de confiance et de désescalade des conflits, complétés par la résolution conjointe des
problèmes entre autorités et acteurs locaux.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Cet effort bénéficie également du partenariat stratégique avec la Junte interaméricaine de
défense (JID), conformément au Mandat 11 de la Résolution AG/doc.5882/25 rev.1, qui intègre
l’expertise en matière de défense dans des cadres de coordination dirigés par des civils.
16
Objectifs stratégiques
Sécuriser les actifs stratégiques et les infrastructures essentielles en proposant un soutien
logistique et opérationnel permettant de faciliter le déploiement de la PNH et de la MMAS
dans les zones à haut risque dans le cadre des opérations de sécurité menées par l'ONU et
dans le respect des mandats de l'OEA.
Reconstruire des systèmes de sécurité et de justice réactifs et responsables grâce à un
processus durable, contrôlé par le pays, qui aboutira au rétablissement des institutions
haïtiennes dans le domaine de la sécurité.
Soutenir les capacités logistiques et opérationnelles des opérations conjointes MMAS-PNH
dans les zones à haut risque ciblées.
Accroître le déploiement de personnel qualifié.
Créer des systèmes logistiques et de suivi sécurisés.
Créer des infrastructures de soutien tactique et de logistique.
Renforcer les capacités de surveillance et de contrôle maritimes.
Renforcer la sécurité aux frontières en tant qu'élément prioritaire de la stabilisation nationale
Asseoir une présence institutionnelle grâce au rétablissement/à la modernisation des
infrastructures de sécurité et à des systèmes numériques sécurisés.
Effectuer une évaluation de référence du système haïtien de sécurité nationale afin de
déterminer les priorités institutionnelles, les lacunes opérationnelles et les besoins en
matière d’accès humanitaire.
Reconstruire la PNH en privilégiant le recrutement, la formation et la dotation en matériel des
nouveaux agents.
Reconstruire les forces de l’ordre pour assurer une meilleure gestion de la sécurité aux
frontières.
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le trafic illicite d’armes à feu
et de drogue.
Faciliter la coopération dans la lutte contre les réseaux criminels transfrontières et le trafic
d’armes à feu par le biais de plateformes de dialogue soutenues et d’évaluations conjointes
des risques.
Démanteler le financement de la criminalité organisée en appuyant les procédures judiciaires
et d'enquête menées par Haïti.
Renforcer l’état de droit et les capacités de l’appareil judiciaire.
Garantir des conditions de travail minimales pour le pouvoir judiciaire, y compris un
environnement sûr et l'infrastructure et l'équipement de base pour le fonctionnement des
institutions judiciaires, entre autres.
Favoriser la police communautaire et la cohésion sociale.
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces derniers.
Renforcer la riposte nationale à la traite des personnes.
Veiller à la durabilité des projets et à leur appropriation par le pays.
Intégrer les perspectives des femmes dans la réforme et la modernisation des institutions de
sécurité.
Développer des campagnes de communication stratégiques pour contrer la désinformation
en coordination avec les autorités haïtiennes.
Coopérer avec l'UNODC et le BINUH pour dispenser une formation spécialisée en matière
d'enquête, de traitement des preuves et de lutte contre la traite des personnes.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Domaines d’action
17
Pilier 2 : Consensus politique et appui à la gouvernance (voir annexe 2)
Après l'assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, un vide de pouvoir s'est
créé, sans parlement en fonction ni autorités élues capables d'exercer des contrôles
et des contrepoids. Les pressions issues des divisions politiques et des
manifestations massives ont entravé la capacité de l'État à répondre à la violence
perpétrée par les gangs, entraînant une violence généralisée et une grave disruption
humanitaire. En réponse à cette situation, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé la
Mission de Soutien à la Sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, à assister la Police
Nationale d'Haïti (PNH). Face à une instabilité politique croissante, le Premier
ministre Ariel Henry a accepté de démissionner une fois qu'un Conseil de Transition
serait établi. Afin de faciliter le dialogue entre les acteurs haïtiens, la CARICOM a
déployé le Groupe des personnalités éminentes (GPE), qui a proposé un cadre pour un
gouvernement de transition.
Les efforts déployés par le GPE de la CARICOM et le BINUH pour maintenir un
dialogue politique dirigé par les Haïtiens eux-mêmes demeurent essentiels. Les
contributions de l'GPE de la CARICOM ont été indispensables pour maintenir en vie le
processus politique, jeter des ponts entre les groupes fracturés et maintenir
l'attention régionale et internationale sur la transition en Haïti. Pour sa part, le BINUH
a contribué à faciliter les efforts déployés par divers groupes politiques et sociaux
haïtiens, ainsi que par les chefs d'entreprise, pour résoudre la crise politique, tandis
que l'OEA a maintenu son attention dans le pays, en participant à des processus de
médiation diplomatique et politique, en exerçant ses bons offices et en promouvant
des actions d'intervention en faveur d'Haïti.
Le leadership du GPE de la CARICOM reste fondamental pour assurer la continuité de
la transition vers une solution de gouvernance plus permanente, alignée sur les
besoins et les aspirations d'Haïti. Le BINUH continuera d'accompagner ces efforts,
tout comme l'OEA, qui apportera son soutien sous la direction de la CARICOM.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Pendant la crise et jusqu'à aujourd'hui, le GPE est intervenu pour offrir un soutien en
vue de stabiliser le pays et fournir un cadre de gouvernance temporaire. Un élément
clé de ce soutien a été la création du Conseil présidentiel de transition (CPT), une
solution à court terme conçue pour combler le vide de leadership et faciliter la
récupération du pays. Cependant son mandat devrait expirer en février 2026, ce qui
soulève d'importantes préoccupations concernant la durabilité du cadre politique
d'Haïti et la continuité de ses structures de gouvernance. L'expiration imminente du
mandat du CPT met en évidence l'urgence de trouver une solution claire et à long
terme qui puisse restaurer l'ordre constitutionnel et garantir la légitimité des
autorités du pays. En l'absence d'un plan pour organiser des élections ou établir un
nouveau système politique, le risque d'une instabilité accrue et de problèmes de
gouvernance demeure élevé, menaçant la capacité d'Haïti à progresser de manière
significative dans ses efforts de récupération.
18
En plus de ce défi immédiat, les crises politiques récurrentes en Haïti sont alimentées par un
ensemble de facteurs, dont un déséquilibre des pouvoirs exécutifs, l’absence d’une surveillance
parlementaire réelle, la faiblesse de la gouvernance locale, une indépendance limitée du pouvoir
judiciaire et un cadre constitutionnel présentant des défaillances structurelles de longue date. Il
est essentiel de remédier à ces problèmes en vue de mener les actions de gouvernance prévues
par cette feuille de route. Il faut un dialogue ouvert, inclusif et dirigé par le pays pour un nouveau
contrat social et une architecture institutionnelle plus efficace, tout en veillant à ce que chaque
étape soit contrôlée par les Haïtiens
Le projet de nouvelle constitution qui est déjà en circulation et débattu, de même que d’autres
priorités comme la sécurité, propose un point de départ pour un dialogue national large et
participatif dont le but n’est pas de répartir les pouvoirs, mais plutôt de forger une vision politique
partagée.
Objectif stratégique
Ce pilier cherchera à faciliter la transition d’Haïti vers une gouvernance stable, inclusive et
responsable ; il pose les jalons du processus qui mettra en place et en œuvre une nouvelle
constitution et opérera un renouveau démocratique au-delà de la date butoir du 7 février 2026. Il
est divisé en sept étapes majeures :
1.Création d’une mission de haut niveau
2.Dialogue exploratoire
3.Définition des règles et du programme
4.Dialogues publics
5.Validation et mise en œuvre
6.Examen du nouveau projet de constitution
7.Campagnes de sensibilisation à la nouvelle constitution
Les dialogues nationaux mettront l’accent sur les questions de sécurité et la mise en œuvre du
texte de la nouvelle constitution.
Afin de soutenir les travaux antérieurs de la CARICOM et du BINUH, et en coordination avec ces
institutions, l’OEA, propose son expertise institutionnelle en tant que secrétariat technique du
dialogue constitutionnel. Ainsi, L’OEA assurera la continuité institutionnelle, la documentation, la
clarté méthodologique et une coordination transparente. L’Organisation contribuera à la tenue
d’un dialogue national ancré dans une participation inclusive, une bonne représentation
géographique et des délibérations structurées. Comme indiquée précédemment, ce procé sera
coordonnée avec le CPT, le GPE de la CARICOM, l’ONU, les universités, la société civile et la
diaspora haïtiennes afin d’assurer des délibérations pluralistes et souveraines.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Ces étapes définissent un échéancier exhaustif et concret pour le rétablissement de la
gouvernance démocratique.
19
Pilier 3 : Processus électoraux et légitimité institutionnelle (voir annexe 3)
Objectif stratégique
Ce pilier est fondamental pour la stabilité et la durabilité en Haïti grâce à la
reconstruction d’une trajectoire démocratique crédible et digne de confiance.
L’objectif central est de veiller à ce que les dirigeants haïtiens soient, à l’avenir, choisis
véritablement par la population dans le cadre d’élections transparentes, inclusives,
libres et équitables avec des observateurs internationaux. Une priorité sera la clarté
concernant la séquence et la portée des élections, compte tenu des décisions
constitutionnelles et de l’élection des autorités. En outre, il demeure essentiel de
soutenir l’Office national de l’identification (ONI) haïtien pour protéger le droit des
citoyens à l’identité, au vote et à la participation politique, fondamental pour la
stabilisation et la légitimité démocratique.
Une attention particulière sera accordée à la garantie d'une participation politique
inclusive des femmes, des jeunes, des personnes handicapées et des groupes
historiquement marginalisés, grâce à des mesures institutionnelles et de
sensibilisation spécifiques.
Statuer sur la question constitutionnelle.
Réformer le cadre juridique électoral.
Renforcer les capacités de l'Autorité électorale et du Conseil électoral provisoire (CEP).
Fixer des élections.
Inscrire les partis politiques.
Assurer l’inscription sur les listes électorales et leur intégrité.
Renforcer la capacité de l’ONI à assurer des services d’état civil accessibles et sécurisés.
Réglementer la désignation des candidats.
Doter le personnel électoral d’une éducation et formation civiques solides.
Gérer la logistique et la technologie en toute sécurité.
Accréditer les agents des partis et les observateurs nationaux.
Déployer une mission internationale d’observation électorale.
Mener les élections.
Gérer le dépouillement préliminaire et officiel.
Régler les différends consécutifs aux élections.
Assurer la proclamation officielle des résultats (rapide, ancrée dans le droit, communiquée
clairement).
Mettre en œuvre des programmes spécifiques visant à éliminer les obstacles qui empêchent
la participation des femmes et des groupes marginalisés, notamment des mesures
d'accessibilité, de renforcement des capacités et des incitations pour que les partis
politiques adoptent des listes de candidats inclusives.
Dans le cadre de ce pilier, il serait important de soutenir l'observation nationale avec des
observateurs nationaux issus d'organisations de la société civile- en particulier des groupes de
défense des droits de l’homme- et des médias qui agissent en tant que gardiens du processus
électoral. Leur rôle est essentiel pour garantir la transparence, la responsabilité et l'appropriation.
De même, par l'intermédiaire du BINUH, les Nations Unies ont soutenu la création du Conseil
électoral provisoire et ont appuyé un plan pour la tenue d'élections. En outre, le PNUD a
également apporté un soutien important aux préparatifs électoraux.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Domaines d’action
20
Pour sa part, l’OEA peut appuyer le processus électoral en composant une équipe d’analyse des
risques chargée de suivre et de remédier aux principaux facteurs susceptibles de nuire à
l’intégrité et à la faisabilité des élections. L’équipe pourrait identifier les menaces potentielles
liées à la sécurité, à la logistique, aux tensions politiques, à la préparation des institutions et aux
dynamiques sociales, et formuler des recommandations rapides pour aider les autorités
nationales à prendre des décisions.
Actuellement, l’OEA peut commencer à concevoir le plan de déploiement d’une mission
d’observation électorale limitée (mission d’experts) afin d’être prête quand la date des élections
sera fixée. L’Organisation prévoit une mission d’experts composée de 20 membres, avec un
groupe restreint de cinq spécialistes de l’organisation d’élections, des technologies, de la justice
et des violences électorales. Elle serait épaulée par du personnel supplémentaire, dont quatre
responsables de la sécurité. La taille et la portée de la mission dépendra des conditions de
sécurité et des réalités opérationnelles sur le terrain.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Le plan de travail de la mission est composé de quatre phases :
1.Une mission d’évaluation des besoins (MEB) afin d’évaluer les conditions sur le terrain et de
définir les différents éléments de la mission d’observation électorale (MOE) proposée.
2.Des visites techniques préliminaires mensuelles en amont du scrutin afin d’évaluer la
progression vers les élections et de déterminer en continu les conditions en Haïti.
3.Une visite préliminaire du chef de mission dans les quatre à six semaines précédant les
élections afin de dialoguer avec toutes les parties prenantes.
4.Le déploiement de la mission d’experts.
21
Pilier 4 : Réponse humanitaire (voir annexe 4)
La réponse humanitaire en Haïti est ancrée dans le droit international humanitaire et
adopte une démarche fondée sur les droits et centrée sur la population qui reconnaît le
caractère prolongé de la crise, marquée par une insécurité chronique, des
déplacements massifs et des vulnérabilités multidimensionnelles. Ce pilier se traduira
par une aide vitale, l'intervention humanitaire continue et soutenue, mais il s’agira aussi
de poser les jalons d’une reprise à long terme en renforçant la résilience locale, en
favorisant la cohésion sociale et en protégeant la dignité humaine.
Les nouvelles initiatives au titre de ce pilier seront étroitement coordonnées avec les
efforts de développement et de stabilisation en cours pour favoriser la
complémentarité et éviter les doubles emplois ainsi que les interventions isolées.
Cette démarche s’alignera également sur des initiatives en cours comme « Besoins
humanitaires et Plan de réponse 2025 » (ONU) et l’Appel urgence santé (OPS) et les
programmes nationaux du PAM.
En outre, la réponse humanitaire intégrera une « approche de prestation intégrée »
afin de maximiser l'efficacité et d'éviter les effets négatifs d'une aide fragmentée. Dans
la mesure du possible, les produits agricoles locaux seront utilisés dans les
programmes humanitaires tels que l'alimentation scolaire, le soutien aux mères
allaitantes et l'approvisionnement alimentaire institutionnel, à la fois pour répondre
aux besoins nutritionnels et pour renforcer l'économie nationale. Les projets
communautaires de sécurité alimentaire qui ont été couronnés de succès, tels que le
modèle de réduction de la vulnérabilité de La Gonave, seront étendus à d'autres zones
critiques.
Atténuer les risques en matière de protection et œuvrer à la cohésion sociale pour toutes les
personnes touchées par la crise.
Coordonner et mettre en place une aide d’urgence multisectorielle (nourriture, santé,
logement, eau, protection sociale, éducation).
Renforcer la résilience communautaire grâce à la préparation aux urgences et à des mesures
anticipées.
Domaines d’action
Eau, assainissement et hygiène (EAH) : Approvisionnement d’urgence, sécurité de l’eau,
réfection des systèmes hydriques, kits d’hygiène dans les zones à risque.
Sécurité alimentaire et nutrition : Rations d’urgence, dépistage nutritionnel, programmes
alimentaires ciblés en privilégiant l'achat de produits auprès des producteurs locaux afin de
stimuler l'économie agricole haïtienne.
Logements et camps : Logements d’urgence, soutien aux familles d’accueil, réparations,
sortie des zones à risque.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Objectifs stratégiques
22
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Services de santé : Soutien opérationnel aux centres de santé, accès aux soins primaires et
d'urgence, cliniques itinérantes, surveillance épidémiologique, accès aux soins primaires,
services maternels et reproductifs, vaccination, accès aux diagnostics, médicaments et
fournitures de base,aide à la santé mentale, riposte au choléra.
Éducation en situation d’urgence : Espaces d’apprentissage temporaires, kits de rentrée,
appui aux enseignants, services psychosociaux.
Personnes en situation de vulnérabilité : femmes, personnes âgées, personnes en situation
de handicap, personnes vivant avec le VIH ou dans les zones contrôlées par les gangs,
déplacés internes, migrants revenus au pays, communautés frappées par le choléra,
personnes ayant besoin d’un suivi mental et psychosocial.
Besoins spécialisés en matière de protection : Gestion des cas de violences sexistes,
protection des enfants, aide juridique, regroupement familial, suivi de la protection.
23
Pilier 5 : Développement durable et progrès économique
9 10
(voir annexe 5)
L’objectif de ce pilier est de contribuer à la stabilisation et à la récupération d’Haïti en
rétablissant les services de base, en favorisant la revitalisation économique, en
stimulant le développement rural, en créant des emplois et en renforçant les
capacités institutionnelles, avec un accent particulier sur les populations vulnérables
et le renforcement de la résilience face aux chocs.
Il s’agit de développer la résilience économique d’Haïti grâce à une croissance
durable, à la réduction de la pauvreté et à une capacité accrue à gérer les risques liés
au climat et aux catastrophes. Le Secrétariat général de l’OEA, en collaboration avec
le groupe Banque interaméricaine de développement (BID), l’IICA, l’OPS, la Banque de
développement des Caraïbes (BDC), la Commission économique pour l’Amérique
latine et les Caraïbes (CEPALC) et d’autres partenaires de développement, peut
appuyer cette démarche, en coordination avec les autorités haïtiennes.
Une attention particulière sera accordée à l'agriculture, au développement rural et à
la sécurité alimentaire en tant que moteurs essentiels de la stabilité économique, de
la paix et de la résilience. S'appuyant sur le travail continu de l'IICA en Haïti, cela
comprend la formation technique des petits agriculteurs, les programmes de santé
animale, la fourniture de semences et d'outils, ainsi que les mesures d'adaptation au
changement climatique. Des initiatives telles que le projet soutenu par le Fonds vert
pour le climat, qui vise à renforcer la résilience du secteur agricole en élargissant
l'accès à l'irrigation, au reboisement et à la remise en état des terres, seront
intégrées. Le potentiel d'exportation des principales chaînes de valeur agricoles sera
exploré, parallèlement au renforcement des marchés intérieurs.
Cette approche s’appuie sur l’articulation entre action humanitaire, développement et
recherche de paix tout en s’adaptant à la diversité territoriale propre à Haïti et à la
fragilité structurelle du contexte. Les mesures à court terme devraient constituer le
fondement d’une croissance et d’un développement durables à long terme.
Stimuler le développement économique, la création d’emploi, le développement rural et la
connectivité pour une croissance rapide, inclusive et soutenue à l’avenir.
Rétablir et élargir l’accès aux services de base.
Gérer l’action pour le climat et les risques de catastrophe.
Améliorer les capacités institutionnelles et l’état de droit.
Domaines d’action :
Création et maintien de l’emploi : Favoriser la création et le maintien de l’emploi afin de
réduire le risque de recrutement par les gangs et d’œuvrer au développement du marché du
travail haïtien.
9. Ce pilier fera l’objet de consultations et d’une validation supplémentaires avec la Banque interaméricaine de développement et d’autres
partenaires.
10. Des consultations supplémentaires sur ce pilier auront lieu avec la Banque mondiale pour assurer un alignement sur le cadre de partenariat
pays avec Haïti pour les exercices 2025-2029.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Objectifs stratégiques
Développement du capital humain : Investir dans des programmes d’éducation, de santé et de
formation professionnelle de qualité afin d’améliorer la productivité de la population active, de
la doter en compétence et d’améliorer l’indice de capital humain au bénéfice de la
compétitivité d’Haïti.
Inclusion et résilience des jeunes : Favoriser l’inclusion et la résilience des jeunes grâce à des
possibilités d’éducation, d’emploi et de participation civique ancrées dans la communauté.
Améliorer le climat des affaires : soutenir les micro, petites et moyennes entreprises (MPME)
et attirer les investissements en harmonisant les procédures d’immatriculation des
entreprises, améliorer l’application des contrats, remédier au déficit d’énergie, et développer
des infrastructures fiables comme les routes, l’adduction de l’eau et les installations
numériques, indispensables en vue d’attirer des investissements intérieurs et extérieurs qui
créent de l’emploi.
Connectivité économique : Renforcer la connectivité économique nationale et internationale
pour faciliter les échanges commerciaux, l’investissement et la croissance du secteur privé.
Développer l'agriculture et l'industrie manufacturière : Soutenir la production agricole grâce à
des pratiques résilientes au climat, au développement de chaînes de valeur et à un meilleur
accès aux marchés (avec le soutien de l'IICA), ainsi que stimuler la production manufacturière
afin de renforcer l'approvisionnement alimentaire, promouvoir la diversification et élargir la
participation aux marchés internationaux.
Passer l’agriculture et les industries manufacturières à l’échelle supérieure : Soutenir le
passage de l’agriculture (avec le soutien de l’IICA) et de la production manufacturière à
l’échelle supérieure pour améliorer la disponibilité des denrées alimentaires, favoriser la
diversification et développer la participation aux marchés internationaux.
Promouvoir l’agriculture et le développement rural : Investir dans une agriculture résiliente
face au climat, améliorer les infrastructures dans les zones rurales, fournir aux agriculteurs
un accès au crédit et aux ressources pour renforcer la sécurité alimentaire, créer de l’emploi
et réduire la pauvreté dans un secteur important de l’économie haïtienne.
Reprise et résilience économiques : Faciliter la reprise et la reprise et résilience
économiques grâce à des investissements ciblés dans des infrastructures essentielles, les
moyens de subsistance, la revitalisation du secteur privé et les écosystèmes économiques
locaux.
Sécurité alimentaire : Mettre en place des mesures visant à réduire le risque d’insécurité
alimentaire, avec un accent sur les populations les plus à risque. Assurer la complémentarité
avec les travaux au titre du pilier humanitaire.
Sécurité de l'approvisionnement en eau : Développer la gestion intégrée des ressources
hydriques et le programme de gestion des eaux usées afin d’y inclure des considérations de
gouvernance hydrique, notamment dans la région frontalière avec la République dominicaine,
en complémentarité avec pilier n° 4 (EAH).
Préparation aux catastrophes et résilience climatique : Étant donné la vulnérabilité d’Haïti
face aux catastrophes naturelles, il est indispensable d’investir dans des mécanismes de
préparation aux catastrophes solides et des infrastructures résilientes face au climat afin de
protéger les avancées économiques enregistrées et de prévenir les crises humanitaires à
l’avenir.
Systèmes de protection sociale : Proposer un soutien continu au système de protection
sociale afin de protéger les moyens de subsistance et de renforcer la résilience des ménages.
Services de santé : Appuyer le rétablissement et le renforcement des services de santé pour
assurer la couverture sanitaire universelle, fondée sur les principes des soins de santé
primaires, notamment l'accès équitable à des services de santé de qualité, la remise en état
des infrastructures sanitaires essentielles et le renforcement du personnel de santé.
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
24
25
PILIERS D’ACTION DE LA FEUILLE DE ROUTE
Capacités institutionnelles : Renforcer les capacités institutionnelles et la connectivité des
principales institutions publiques grâce à la transformation numérique.
Solutions technologiques : Mettre en place des catalyseurs technologiques et des capacités
permettant d’améliorer l’efficacité, la transparence et la responsabilité des principaux
systèmes de gestion du secteur public.
Cybersécurité : Renforcer les capacités en matière de cybersécurité afin de protéger les
infrastructures publiques et de veiller à la résilience des outils de gouvernance numérique.
Connectivité économique : Renforcer la connectivité économique nationale et internationale
pour faciliter les échanges commerciaux, l’investissement et la croissance du secteur privé.
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5. STRUCTURE DE GOUVERNANCE
INITIALE PROPOSÉE
a) Mécanisme du groupe de coordination (MGC):
Il est proposé de mettre en place un mécanisme de groupe de coordination chargé d'évaluer
régulièrement les progrès réalisés en Haïti et de faciliter la mise en œuvre de la réponse. Ce groupe sera
initialement composé de représentants du gouvernement haïtien, des Nations unies, de la CARICOM et
de l'OEA, afin de fournir une orientation stratégique et une supervision politique dans la mise en œuvre
de la feuille de route. Au fur et à mesure de l'évolution de la feuille de route, la composition du groupe
pourra être élargie pour y inclure d'autres acteurs pertinents, notamment d'autres institutions et/ou
États membres de l'OEA.
b) Représentant spécial de l'OEA:
Afin de soutenir les efforts de l'OEA et de la communauté internationale liés à la feuille de route, le
secrétaire général de l'OEA pourra nommer un représentant spécial de haut niveau pour Haïti. Cette
personne sera chargée de coordonner avec les fonctionnaires haïtiens la mise en œuvre de la feuille de
route, de coordonner avec les donateurs et les partenaires, et de diriger les efforts visant à faire
progresser la réponse à Haïti. Compte tenu du caractère prioritaire de cette initiative, le représentant
spécial rendra compte directement au secrétaire général de l'OEA et sera assisté par une équipe de
coordination, qui aidera également le groupe de travail interdépartemental de l'OEA sur Haïti (voir cidessous).
Une plateforme informelle et consultative composée des principaux partenaires internationaux afin de
coordonner le soutien, de partager des informations et d'harmoniser les actions internationales et
régionales, dans le but de répondre efficacement aux défis changeants d'Haïti. Ce groupe peut orienter
la mobilisation des ressources pour la feuille de route, ainsi que partager les mises à jour et les
enseignements tirés, en veillant à ce que les efforts restent alignés et réactifs aux défis émergents en
Haïti.
d) Groupe interdépartemental de l'OEA sur Haïti :
Il facilite la collaboration entre les départements et les unités de l'OEA, en coordonnant et en guidant les
efforts de l'OEA pour soutenir la mise en œuvre de la Feuille de route pour le relèvement et la
stabilisation d'Haïti.
e) Autres espaces interinstitutionnels, selon l'accord des parties prenantes:
Divers espaces techniques interinstitutionnels pourraient être créés ou utilisés pour faciliter la
coordination, la mobilisation des ressources et l'échange de connaissances entre les acteurs clés. Ces
espaces serviront de plateformes dynamiques pour des discussions thématiques et des actions
collaboratives, axées sur les piliers de la feuille de route ou sur d'autres domaines critiques émergents à
mesure que le contexte évolue en Haïti.
Rôle de l'OEA :
En tant que principal forum de dialogue politique et de coopération dans les Amériques, et
conformément à la vision des États membres pour l'OEA établie dans le document AG/doc.5882/25
rev.1 (27 juin 2025), l'OEA jouera un rôle de convocation rassembleur pour suivre les progrès
réalisés en Haïti, comme le propose le document de la feuille de route.
STRUCTURE DE GOUVERNANCE INITIALE PROPOSÉE
c) Groupe des amis d'Haïti:
27
6. CADRE OPÉRATIONNEL
6.1 Estimation des fonds nécessaires :
La mise en œuvre des mesures décrites dans les cinq piliers devrait nécessiter un budget total d'environ
2,6035 milliards de dollars américains. Cette estimation budgétaire ne représente pas le besoin financier
total pour la mise en œuvre de chaque pilier, mais reflète les projections actuelles basées sur des activités
définies de manière préliminaire et sur les informations disponibles. Plusieurs éléments doivent encore
faire l'objet d'une quantification plus précise en coordination avec les autorités nationales, les partenaires
internationaux et les parties prenantes concernées. Des activités supplémentaires pourront être ajoutées
en fonction des besoins émergents et des processus de planification conjointe, et les ajustements
financiers correspondants seront effectués.
En ce qui concerne le financement estimé pour le pilier Sécurité , ce montant tient compte du soutien
apporté par l'OEA au renforcement des capacités et à la logistique via son programme SECURE-Haïti,
ainsi que du budget annuel de la MSS-OE et des projections sur les besoins globaux en matière de
sécurité à court terme en Haïti, ce qui impliquerait de disposer d'environ 2,500 effectifs pour une force
de sécurité multinationale destinée à neutraliser les gangs. Ceci s'appliquerait chaque année aux défis
de la première année, puis aux années suivantes. Il faut noter que ces chiffres donnent la priorité à deux
défis importants pour l'année à venir: neutraliser les gangs et établir un cadre révisé et renforcé de
l'ONU qui intègre une large participation internationale, y compris celle de l'OEA. Il convient également
de noter que les points de décision clés du nouveau modèle restent à déterminer, ce chiffre est donc
susceptible d'être révisé.
En ce qui concerne le pilier humanitaire, les chiffres sont basés sur les données rapportées dans le Plan
des besoins et de la réponse humanitaire en Haïti 2025 des Nations unies.
En ce qui concerne le financement estimé pour le pilier du développement durable, la BID a prévu pour
2023-2024 des approbations brutes pour le pays d'un montant total de 256,1 millions de dollars
américains. Une nouvelle allocation de ressources concessionnelles est en cours de préparation pour
être discutée et approuvée par le Conseil.
Processus électoraux et
légitimité institutionnelle
USD 104.1 millions de dollars
Développement durable et
progrès économique
USD 256.1 millions de dollars
Consensus politique et
appui à la gouvernance
Réponse humanitaire
USD 908.2 millions de dollars
Stabilisation de la sécurité et
rétablissement de la paix
USD 1.336 milliers de milliards
de dollars
De plus, il est entendu qu'un seul bailleur de fonds ne sera pas tenu d'assumer l'entière responsabilité
financière de cette réponse intégrale. La feuille de route est conçue pour identifier les besoins et les coûts
associés, étant entendu que ceux-ci seront partagés de manière collaborative entre tous les partenaires en
mesure d'apporter un soutien financier et technique à Haïti.
CADRE OPÉRATIONNEL
USD 5.1 millions de dollars
28
6.2 Calendrier
Mesures
préliminaires
Pilier 1 : Stabilisation de la sécurité et
rétablissement de la paix
(Approche d’intervention d’urgence)
Pilier 1 : Stabilisation de la sécurité et rétablissement de la paix
(Stratégie de durabilité)
Pilier 2 : Consensus politique et appui à la gouvernance
Pilier 3 : Processus électoraux et légitimité
institutionnelle
Pilier 4 : Réponse humanitaire
Pilier 5 : Développement durable et progrès économique
Q3/2025
Q4/2025
Q1/2026
Q2/2026
Q3/2026
Q4/2026
Q1/2027
Q2/2027
Q3/2027
Q4/2027
Q1/2028
Q2/2028
6.3 Surveillance, évaluation, suivi
CADRE OPÉRATIONNEL
La conception du système de surveillance, évaluation et responsabilité sera achevée lorsque les définitions
opérationnelles et les activités au titre de chaque pilier thématique auront été définies. Ainsi, tous les
indicateurs, repères de performance et mécanismes d’examen seront bien alignés sur les objectifs,
échéanciers et contextes territoriaux de mise en œuvre. Un cadre exhaustif de suivi et évaluation, qui
comprendra des indicateurs quantitatifs et qualitatifs, des cycles de rapport et des mécanismes de
rétroalimentation sur les enseignements à tirer, sera détaillé dans la version finale de la feuille de route
proposée.
29
28
ANNEXES
Annexe 1:
Pilier 1 : Stabilisation de la sécurité et rétablissement de la paix – Aperçu opérationnel
Annexe 2:
Pilier 2 : Consensus politique et soutien à la gouvernance – Aperçu opérationnel
Annexe 3:
Pilier 3 : Procédure électorale et légitimité institutionnelle – Aperçu opérationnel
Annexe 4:
Pilier 4 : Aide humanitaire – Aperçu opérationnel
Annexe 5:
Pilier 5 : Développement durable et progrès économique – Aperçu opérationnel
Annexe 6:
Initiatives en place du Secrétariat général de l’OEA en soutien à Haïti
Annexe 7:
Mandats en place de l’OEA
Annexe 8:
Structures existantes en soutien à Haïti
Annexe 9:
Activités existantes de la Banque interaméricaine de développement (BID) en Haïti
Annexe 10:
Activités existantes de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) en Haïti
Annexe 11:
Activités existantes de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) en Haïti
Annexe 12:
ANNEXES
Activités existantes de l’ONU en Haïti
*Elle sera complétée une fois les informations de l’ONU reçues.
Annexe 1 :
Pilier 1 : Stabilisation de la sécurité et rétablissement de la paix – Aperçu opérationnel
Intervention d’urgence
Pilier
Domaines d’action
Objectifs à court terme
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Soutenir les capacités
logistiques et
Fournir les ressources et
opérationnelles des
infrastructures nécessaires aux
opérations conjointes MMAS- opérations conjointes MMAS-PNH
PNH dans les zones à haut
dans les zones à haut risque ciblées
risque ciblées
Faciliter la présence de la MMAS et de la
PNH dans les corridors stratégiques grâce à
un soutien opérationnel et logistique
intégral
Les opérations de la PNH assurent un
contrôle durable sur les principaux
corridors de sécurité sans soutien
extérieur
Identifier, classer et consigner les
informations sur les armes et les
munitions dans les arsenaux de l’État
Améliorer la capacité à classer et consigner
les informations sur les armes et les
munitions dans les arsenaux de l’État
Les arsenaux de la PNH sont
systématiquement documentés et suivis
pour améliorer le contrôle et la gestion
des risques
Principaux acteurs
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH),
Capacités limitées et
Mission multinationale manque de coordination
d’appui à la sécurité
entre les acteurs
(MMAS)
Mettre en place un système de
Renforcer les capacités de contrôle des
contrôle des inventaires afin de garder inventaires afin de garder une trace des
une trace des arsenaux de la PNH
arsenaux de la PNH
Pilier 1 :
Stabilisation de la
sécurité et
rétablissement de
la paix
Intervention
d’urgence
Probabilité
(faible/moyenne/élevée)
Élevé
Mesure d’atténuation
Créer des comités de coordination
pour veiller à l’alignement avec les
autorités nationales
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH)
La résistance des unités
internes retarde le
processus de classement et
de consignation ; Les
Moyen
difficultés d’accès aux
emplacements physiques
entravent le classement
Travailler étroitement avec la
direction de la PNH pour assurer
l’accès et désigner des points de
contact ; fournir des modèles de
consignation
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH)
La résistance des unités
internes retarde le
processus de classement et
de consignation ; Les
Élevé
difficultés d’accès aux
emplacements physiques
entravent l’installation du
système
Travailler étroitement avec la
direction de la PNH pour assurer
l’accès et désigner des points de
contact ; fournir des modèles de
consignation ; travailler avec d’autres
organes pour mettre en place un
accès sécurisé aux emplacements
Créer des systèmes
logistiques et de suivi
sécurisés.
Les arsenaux de la PNH sont
systématiquement documentés et suivis
pour améliorer le contrôle et la gestion
des risques
Risque principal
Les infrastructures logistiques et les
Créer des infrastructures de
Fournir des infrastructures de soutien Contribuer à la capacité à fournir un soutien opérations de terrain de la PNH sont
soutien tactique et de
tactique et de logistique à la PNH
logistique aux opérations de terrain
déployées dans l’ensemble des régions
logistique.
prioritaires
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH),
Capacités limitées et
Mission multinationale manque de coordination
d’appui à la sécurité
entre les acteurs
(MMAS)
Élevé
Créer des comités de coordination
pour veiller à l’alignement avec les
autorités nationales
Débloquer des ressources pour
l’amélioration des infrastructures de
sécurité dans les zones à risque
Les infrastructures de sécurité et les
opérations de terrain de la PNH sont
déployées dans l’ensemble des régions
prioritaires
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH),
Accès aux zones à risque
Mission multinationale
limité
d’appui à la sécurité
(MMAS)
Moyen
Créer des comités de coordination
pour veiller à l’alignement avec les
autorités nationales
Fournir un soutien technique et
Améliorer les infrastructures
matériel afin d’améliorer les
opérationnelles et les installations de
installations de stockage des arsenaux
stockage
de l’État
Assurer un accès adéquat de la PNH aux
stocks tout en réduisant l’utilisation non
autorisée ou le détournement des
arsenaux nationaux.
Des retards des procédures
OEA, Police nationale d’achat public ou des
haïtienne (PNH),
restrictions sur les
Mission multinationale importations empêchent
Moyen
d’appui à la sécurité
une prestation en temps
(MMAS)
utile du soutien technique
et matériel.
Prévoir les achats publics bien en
avance, maintenir une
communication régulière avec les
autorités nationales concernant les
procédures de douane et
d’importation, envisager d’autres
options locales si possible
Rénover les commissariats, les bases
opérationnelles et les autres
installations de sécurité
Fournir un indicateur en temps quasiréel permettant de détecter toute
Asseoir une présence
fuite des informations des autorités
institutionnelle grâce au
policières
rétablissement des
infrastructures de sécurité et
Développer des infrastructures cloud
à des systèmes numériques
sécurisées et des outils numériques
sécurisés.
mobiles pour appuyer le
commandement, la surveillance, la
coordination inter-agences et la
gestion des preuves en temps réel, y
compris des plateformes publiques
d’information et des technologies
alimentées par l’IA comme les drones
et les caméras-piétons
Réduction de l’exposition de .gouv.ht et de
l’identité numérique, des informations et
des données sensibles de la police
Amélioration de l’indicateur en temps
quasi-réel permettant de détecter toute
fuite des informations des autorités
policières
Consolider une plateforme numérique
sécurisée et interopérable qui intègre les
organes de sécurité publique, pour une
Renforcer l’écosystème numérique de
coordination efficace permettant de réduire sécurité et de justice qui favorise le
les délais d’intervention opérationnelle et
renforcement institutionnel et la
d’assurer la traçabilité ainsi que la
réduction durable de la criminalité.
transparence au sein de l’administration
publique.
Dispenser une formation exhaustive
aux agents et au personnel
Créer un réseau de responsables publics
informatique sur l’utilisation des outils spécialisés en informatique qui reçoit des
numériques, la protection des
formations continues et forme les acteurs
données et la cybersécurité pour
locaux à l’utilisation et à la protection des
assurer des opérations durables et
systèmes d’information de l’État
sécurisées
Renforcer les systèmes d’information
pour des services publics efficaces et
fiables, renforcer la résilience face aux
menaces à la cybersécurité.
Fuite d’informations
Moyen
Créer un canal de communication
sécurisé et mettre en place un point
de contact digne de confiance
CONATEL, ministère
de la Justice et de la
Sécurité publique,
police, parquet,
société civile
Absence de continuité des
projets des institutions
participantes en raison de
l’instabilité de l’État
Moyen
Créer des politiques publiques qui
engendrent une évolution au sein des
administrations publiques et assurent
des financements soutenus.
CONATEL, ministère
de l’Intérieur et des
Collectivités
territoriales, police,
ministère de la Justice
et de la Sécurité
publique
Difficulté à assurer le
maintien du capital humain
Moyen
spécialisé au sein de
l'administration
Mettre en place une politique
transversale de formation numérique
au sein de l’administration
comprenant un plan de rétention du
talent.
OEA, CONATEL
Pilier
Domaines d’action
Veiller à la durabilité des
projets et à leur
appropriation par le pays.
Objectifs à court terme
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Intégrer la PNH dans la conception,
l’acquisition et la gestion des systèmes
d’infrastructure et de logistique
restaurés
La PNH prend progressivement à sa charge la
gestion des systèmes d’infrastructure et de
La PNH dirige les opérations avec un
logistique restaurés dans le cadre de
soutien externe minimal.
protocoles de transition univoques
Identifier les priorités institutionnelles,
les lacunes opérationnelles et les
besoins en matière d’accès
humanitaire.
Un indicateur validé en matière de sécurité
nationale guide la planification et
l’affectation des ressources entre les acteurs
de la sécurité
humanitaire.
Élaborer un plan d’action pour combler les
Effectuer une évaluation de référence validée
Évaluer l’état des arsenaux des
principales lacunes identifiées dans les
en matière de sécurité nationale et formuler
principaux acteurs non étatiques, y
capacités opérationnelles de la PNH qui
des recommandations d’améliorations dans
compris les sociétés de sécurité privées
contribuent à l’usage illégal des armes à
l’ensemble des secteurs de la sécurité
feu et des munitions par les gangs
Intervention
d’urgence
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH),
ministère de la Justice
et de la Sécurité
publique
Risque principal
Capacités limitées et
manque de coordination
entre les acteurs.
Probabilité
(faible/moyenne/élevée)
Créer des comités de coordination
pour veiller à l’alignement avec les
autorités nationales
Les processus ne peuvent
être évalués en raison de
l’impossibilité d’accéder à
Moyen
certains emplacements (par
exemple, dépôts)
Créer des comités de coordination
pour veiller à l’alignement avec les
autorités nationales
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH),
ministère de la Justice
et de la Sécurité
publique, autorités
locales
Les processus ne peuvent
être évalués en raison de
l’impossibilité d’accéder à
Moyen
certains emplacements (par
exemple, dépôts)
L’évaluation de base devrait
s’effectuer une fois que les autres
mesures d’urgence sont en place et
que certains territoires sont mieux
contrôlés
OEA, Police nationale
haïtienne (PNH),
ministère de la Justice
et de la Sécurité
publique, autorités
locales
Les sociétés de sécurité
privées ne fournissent pas
l’accès aux informations
Dialogue entre le ministère de la
Défense et les sociétés de sécurité
privées à cet effet ; Déterminer si
certains cadres pourraient être utilisés
pour rendre l’accès obligatoire
Moyen
Développer du matériel éducatif sur les
Élaborer une stratégie de formation de
risques spécifiques au contexte (radio,
formateurs et de renforcement des
dépliants, réseaux sociaux, affiches) en créole
capacités communautaires pour l’EORE.
et en français.
Intégrer l’Éducation sur les
Risques liés aux Engins
Explosifs (EORE) dans les
efforts de réponse d’urgence
en Haïti afin de réduire les
blessures et les décès, en
particulier parmi les
populations vulnérables.
Identifier, analyser et prioriser les
risques locaux liés aux engins explosifs
(EO), évaluer les capacités et
vulnérabilités des communautés
affectées et déterminer les options
Offrir des séances communautaires par le
pour mettre en œuvre l’EORE.
biais de partenaires locaux de confiance,
leaders communautaires, écoles et canaux
humanitaires.s.
Direction de la
Protection Civile (DPC),
Police Nationale d’Haïti
(PNH), ONG locales et
internationales,
agences de l’ONU.
Coordination avec des acteurs nationaux et
internationaux.
Mesure d’atténuation
Moyen
OEA, Police nationale
La planification et les interventions en
haïtienne (PNH),
matière de sécurité se fondent
ministère de la Justice
constamment sur les données nationales et et de la Sécurité
les évaluations à jour
publique, autorités
locales
Effectuer une évaluation de
référence du système haïtien
Élaborer un plan d’action pour combler les
de sécurité nationale afin de
Effectuer une évaluation de référence validée
Renforcer la capacité de la PNH à
principales lacunes identifiées dans les
déterminer les priorités
en matière de sécurité nationale et formuler
institutionnelles, les lacunes prévenir et à remédier au trafic d’armes des recommandations d’améliorations dans capacités opérationnelles de la PNH qui
contribuent à l’usage illégal des armes à
opérationnelles et les besoins à feu
l’ensemble des secteurs de la sécurité
feu et des munitions par les gangs
en matière d’accès
Pilier 1 :
Stabilisation de la
sécurité et
rétablissement de
la paix
Principaux acteurs
Restrictions de sécurité et
d’accès ; manque de
données vérifiées sur les
incidents liés aux engins
explosifs ; défis de
coordination.
Moyen
Travailler avec des acteurs locaux de
confiance, leaders communautaires et
ONG disposant d’un accès et d’une
acceptation dans les zones à risque ;
utiliser les rapports du cluster
protection, santé et urgences pour
trianguler les zones présentant des
blessures dues à des explosions ou à
des explosions inexpliquées ; établir
ou soutenir des canaux sûrs et
anonymes (lignes directes, points
focaux locaux) permettant aux
membres de la communauté de
signaler la présence ou les incidents
liés aux engins explosifs ; collaborer
avec des acteurs déjà actifs dans les
zones cibles afin de tirer parti des
réseaux et outils de diffusion existants
(p. ex., plateformes de messagerie
partagée, formateurs ToT).
Aperçu opérationnel
Pilier 1 : Stabilisation de la sécurité et rétablissement de la paix
Stratégie de sécurité durable
Pilier
Objectifs à court terme
Reconstruire la PNH en
privilégiant le recrutement,
la formation et la dotation
en matériel des nouveaux
agents
Pilier 1 : Stabilisation
de la sécurité et
rétablissement de la
paix
Stratégie de sécurité
durable
Reconstruire les forces de
l’ordre pour assurer une
meilleure gestion de la
sécurité aux frontières
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Principaux acteurs
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Mesure d’atténuation
Élaborer des plans de recrutement et de rétention, des programmes de formation et des
protocoles d’accueil développés et validés par les autorités haïtiennes
Les nouvelles recrues de la PNH sont formées, équipées et déployées dans Reconstruire la PNH en privilégiant le recrutement, la formation et la
les zones ciblées avec des taux de rétention et d’inclusion accrus.
dotation en matériel des nouveaux agents.
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), autorités Capacités limitées et manque de coordination entre les
locales
acteurs
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Favoriser les mesures qui assurent la surveillance des stocks d’armes à feu et de
munitions des acteurs non étatiques comme les sociétés de sécurité privées
Renforcer les capacités de gestion des stocks et de réduction des
détournements des arsenaux de l’État et non étatiques
La PNH a renforcé ses capacités de gestion des stocks et de réduction
des détournements des arsenaux de l’État et non étatiques
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction
Les sociétés de sécurité privées refusent de coopérer
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère
de la Défense
Moyen
Dialogue entre tous les acteurs concernés ;
Déterminer si certains cadres pourraient être utilisés
pour rendre l’accès obligatoire
Marquer les armes à feu des acteurs étatiques et non étatiques
Élaborer des protocoles et des procédures opérationnelles normalisées
pour marquer les armes à feu des acteurs étatiques et non étatiques
La PNH a renforcé ses capacités de gestion des stocks et de réduction
des détournements des arsenaux de l’État et non étatiques
Police nationale haïtienne (PNH), ministère de la
Justice et de la Sécurité publique, Direction
Dialogue institutionnel limité ou résistance de certains
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère acteurs au marquage de leurs armes à feu
de la Défense
Moyen
Mener des séances de sensibilisation sur les
avantages du marquage, fournir une assistance
technique et concrète au processus de marquage
Appuyer la destruction des armes à feu et munitions obsolètes et/ou saisies (qui ne
peuvent être orientées vers un usage officiel)
Élaborer des protocoles et des procédures opérationnelles normalisées
pour la destruction des armes à feu et munitions obsolètes et/ou saisies
La PNH a renforcé ses capacités de gestion des stocks et de réduction
des détournements des arsenaux de l’État et non étatiques
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction Retards dans l’obtention de l’autorisation légale ou la
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère coordination logistique du processus de destruction
de la Défense
Moyen
Mener une coordination en amont avec les autorités
de la justice et de la sécurité, définir des protocoles
de destructions clairs et un soutien
technique/logistique
Fournir un soutien technique et matériel afin d’aider la PNH et les autorités judiciaires à
améliorer les conditions de sécurité des zones de stockage de la PNH et des armes à feu
et munitions saisies
Élaborer des protocoles et des procédures opérationnelles normalisées
pour la gestion des stocks et la réduction des détournements des
arsenaux de l’État et non étatiques
La PNH a renforcé ses capacités de gestion des stocks et de réduction
des détournements des arsenaux de l’État et non étatiques
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Retards d’exécution en raison des contraintes
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction
d’infrastructure ou du manque de coordination entre les
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère
institutions
de la Défense, parquet
Moyen
Mener des évaluations conjointes in situ avec les
autorités concernées, formuler des
recommandations techniques, coordonner les
responsabilités par le biais d’accords formels
Fournir des logiciels et du matériel sous licence pour le Service de port d’armes à feu
(SAF) de la Division centrale de la Police administrative (DCPA)
Élaborer des protocoles et des procédures opérationnelles normalisées
pour gérer les services liés aux permis
La PNH a renforcé ses capacités de gestion des stocks et de réduction
des détournements des arsenaux de l’État et non étatiques
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction Capacités institutionnelles d’utilisation des logiciels
centrale de la Police judiciaire (DCPJ),
limitées
Administration générale des douanes (AGD)
Moyen
Assurer une coordination en amont avec les
départements juridique et informatique, dispenser
des formations et fournir des manuels d’utilisation
Identifier et évaluer les pratiques de sécurité et les connaissances aux points d’entrée
aériens, terrestres et maritimes grâce à une évaluation de référence
Élaborer des formations sur mesure
OEA, autorité de l’aviation civile, sécurité
Reconstruire les forces de l’ordre pour assurer une meilleure gestion de aéroportuaire, autorités maritimes et garde
la sécurité aux frontières
côtière, Police aux frontières, immigration,
autorité douanière
Manque de coordination entre les organes concernés ;
manque de personnel adapté identifié en vue des
formations
Élevé
Inclure une représentation de tous les organes dans
l’ensemble des formations et des évaluations ;
Communiquer des profils clairs aux autorités avant la
formation
Évaluer les systèmes, outils et procédures actuels en matière de sécurité et d’émission des
Élaborer des formations sur mesure
documents grâce à des missions d’évaluation technique
OEA, organes chargés des contrôles aux
Reconstruire les forces de l’ordre pour assurer une meilleure gestion de frontières, de la sécurité, de l’émission, du
la sécurité aux frontières
contrôle et de la vérification des documents,
registres de l’état civil
Faibles capacités techniques ou ressources limitées pour
mettre en œuvre les recommandations ; Problèmes de
coordination entre les organes concernés.
Identifier les pratiques actuelles de gestion des risques aux frontières dans tous les
domaines (aérien, terrestre, maritime) grâce à une évaluation de référence exhaustive
Identifier et analyser les cadres actuels de coopération régionale et les pratiques de
partage de données à l’aide d’une analyse des lacunes
Installer du matériel afin d’améliorer la surveillance aux ports et aux postes-frontières
OEA, organes chargés de la sécurité des
Reconstruire les forces de l’ordre pour assurer une meilleure gestion de frontières, forces de l’ordre ayant des
Absence de soutien de la direction à l’incorporation des
la sécurité aux frontières
pratiques. Déficit d’installations de formation
responsabilités de gestion des risques et de
ciblage
Identifier et désigner des points de contact nationaux pour le partage
Renforcement des capacités grâce à des procédures opérationnelles
OEA, organes de surveillance des frontières et de
Manque d’intérêt des pays voisins et des organisations
d’information et la coordination transfrontalières ; organiser des ateliers normalisées et à des protocoles en matière de surveillance, de
renseignement des pays voisins, organisations
régionales
communs sur les interventions coordonnées aux frontières avec les points détection des armes à feu et d’interception en milieu portuaire et aux
régionales/internationales
de contact nationaux
postes-frontières.
Moyen
Mener des réunions en amont avec les parties
prenantes pour assurer leur adhésion.
Moyen
Communiquer auprès des pays voisins qui partagent
des défis aux frontières avec Haïti et organiser des
réunions de mise en relation
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Roulement important du personnel ou suivi institutionnel
de la Justice et de la Sécurité publique,
limité
Administration générale des douanes (AGD)
Moyen
Développer la formation des formateurs, assurer une
coordination avec la direction des organes pour
conserver le personnel formé
OEA, Police nationale haïtienne (PNH),
Administration générale des douanes (AGD),
ministère des Affaires étrangères
Moyen
Inclure des mesures de renforcement de la confiance
et dialoguer avec les autorités, à la fois au niveau
technique et politique
Élaborer une formation sur mesure pour les agents en première ligne
Former et fournir des services de mentorat aux organes chargés de la
Les forces de l’ordre (PNH, notamment POLIFRONT, garde côtière et
protection des frontières en matière de surveillance, de détection des
douanes) ont renforcé leur capacité à intercepter les armes à feu et les
armes à feu et d’interception en milieu portuaire et aux postes-frontières munitions qui passent par les postes-frontières
Les forces de l’ordre (PNH, notamment POLIFRONT, garde côtière et
Mettre en place des ateliers binationaux regroupant le personnel aux frontières haïtien et Élaborer des protocoles et des stratégies communs pour améliorer la lutte
douanes) ont renforcé leur capacité à intercepter les armes à feu et les
dominicain pour renforcer les stratégies contre les armes à feu et les munitions
contre les armes à feu et les munitions
munitions qui passent par les postes-frontières
Moyen
Mener une évaluation précoce des besoins de
capacités afin d’adapter les informations à la
disponibilité des ressources ; inclure une
représentation de tous les organes dans l’ensemble
des formations et évaluations.
Des tensions politiques ou institutionnelles limitent la
participation à la coordination transfrontalière
Pilier
Objectifs à court terme
Renforcer les capacités des
forces de l’ordre afin de
lutter contre le trafic illicite
d’armes à feu et de drogue
Pilier 1 : Stabilisation
de la sécurité et
rétablissement de la
paix
Stratégie de sécurité
durable
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Principaux acteurs
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Mesure d’atténuation
Mener des opérations ciblées dirigées par le renseignement pour intercepter les armes à
feu et la drogue
Institutionnaliser des activités policières dirigées par le renseignement
pour lutter contre le trafic d’armes à feu et de drogue
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le
trafic illicite d’armes à feu et de drogue
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Brigade
de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS)
Capacités institutionnelles limitées en vue de mener de
manière durable des opérations dirigées par le
renseignement
Mettre en place une formation technique à l’intention des forces de l’ordre sur le
renseignement dans le domaine de la lutte antidrogue
Renforcer les capacités nationales de formation continue sur le
renseignement policier dans le domaine de la lutte antidrogue
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le
trafic illicite d’armes à feu et de drogue
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Brigade
de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS)
Les participants aux formations n’ont pas le profil
Moyen
souhaité ; Fort roulement du personnel formé ;
Institutionnalisation limitée des programmes de formation
Indiquer clairement aux homologues les profils
souhaités et mener une vérification préalable ;
Intégrer des modules de formation dans les
programmes permanents des centres de formation
et encourager les programmes de formation des
formateurs
Identifier les acteurs concernés et mener une évaluation technique des besoins en
matière de capacités de formation et d’équipement
Concevoir des supports de formation et des orientations sur mesure
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le
trafic illicite d’armes à feu et de drogue
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Brigade
de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS),
POLIFRONT, organes chargés des frontières et
des douanes
Manque d’installations/de matériel adéquat ; risques
accrus associés à la formation pratique ; impossibilité
d’organiser des formations en personne
Moyen
Prendre en compte l’évaluation de sécurité dans la
planification, définir le budget pour l’équipement
nécessaire, concevoir des formations pouvant être
adaptées aux conditions
Renforcer la collaboration inter-agences et les plateformes de partage du renseignement
Élaborer des mécanismes permanents pour les échanges d’information
inter-agences et internationaux
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le
trafic illicite d’armes à feu et de drogue
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Brigade
de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS),
Administration générale des douanes (AGD),
Autorité portuaire nationale (APN)
Coordination inter-agences fragmentée ; déficit de
confiance entre les institutions
Moyen
Créer des groupes de travail mixtes ; Organiser des
ateliers pour promouvoir la collaboration et la
confiance
Mettre en place une formation technique à l’intention des forces de l’ordre sur les
drogues de synthèse et les nouvelles substances psychoactives.
Renforcer les capacités nationales de formation continue sur les drogues
de synthèse et les nouvelles substances psychoactives.
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le
trafic illicite d’armes à feu et de drogue
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Garde
côtière haïtienne, Administration générale des
douanes (AGD), Autorité portuaire nationale
(APN)
Les participants aux formations n’ont pas le profil
Moyen
souhaité ; Fort roulement du personnel formé ;
Institutionnalisation limitée des programmes de formation
Indiquer clairement aux homologues les profils
souhaités et mener une vérification préalable ;
Intégrer des modules de formation dans les
programmes permanents des centres de formation
et encourager les programmes de formation des
formateurs
Appuyer les efforts opérationnels pour l’interception des précurseurs placés sous contrôle Inclure des mécanismes de surveillance et de coordination techniques
et prévenir les détournements
dans les opérations d’interception de routine
Renforcer les capacités des forces de l’ordre afin de lutter contre le
trafic illicite d’armes à feu et de drogue
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Garde
côtière haïtienne, Administration générale des
douanes (AGD), Autorité portuaire nationale
(APN)
Manque de coordination entre les forces de l’ordre lors
des opérations de contrôle des précurseurs
Moyen
Mettre en place des protocoles de coordination et
des mécanismes d’enquête communs aux différents
organes
Mener un séminaire de haut niveau pour renforcer les stratégies intégrées contre le trafic Renforcer les capacités de traçage et d’enquête sur les armes à feu
d’armes à feu et de drogue
récupérées
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction La coordination insuffisante entre les organes concernés
Former, soutenir et guider les effectifs de la PNH pour la mise en œuvre
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), Brigade de ou les déficits de capacités spécialisées retardent le
du protocole
lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS),
fonctionnement effectif du groupe de travail
parquet
Moyen
Définir des mandats et des méthodes de travail clairs
pour chaque institution, fournir des orientations
opérationnelles et faciliter des réunions conjointes
régulières
Déployer un groupe de travail pour tracer un échantillon d’armes à feu et produire des
rapports de renseignement
Élaborer un protocole de récupération d’armes à feu pour la PNH
La PNH a renforcé sa capacité à détecter, identifier, tracer et enquêter
sur le trafic d’armes à feu et la criminalité connexe
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction
Déficit de partage d’informations entre les organes ou de
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), Brigade de
capacités analytiques
lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS),
parquet
Moyen
Élaborer des protocoles de partage de l’information
et proposer un soutien technique pour la
préparation des rapports et l’analyse
Déployer une opération transfrontalière menée par le renseignement afin de perturber
les filières de trafic d’armes à feu
Produire des renseignements et des rapports connexes comportant des
conclusions sur les actions de traçage et d’enquête pénale
La PNH a renforcé sa capacité à détecter, identifier, tracer et enquêter
sur le trafic d’armes à feu et la criminalité connexe
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Coordination limitée ou insuffisance des renseignements
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction
exploitables
centrale de la Police judiciaire (DCPJ)
Moyen
Assurer une analyse préalable du renseignement
transmise à toutes les unités ou institutions
concernées, désigner des rôles opérationnels et des
canaux de communication clairs
Élaborer un protocole de récupération d’armes à feu pour la PNH, et former le personnel
de la PNH à sa mise en œuvre
Renforcer les capacités de traçage et d’enquête sur les armes à feu
récupérées
La PNH a renforcé sa capacité à détecter, identifier, tracer et enquêter
sur le trafic d’armes à feu et la criminalité connexe
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Manque d’adhésion institutionnelle ou de participation
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction
aux formations
centrale de la Police judiciaire (DCPJ)
Moyen
Communiquer auprès de la direction de la PNH pour
élaborer les protocoles, veiller à ce que la formation
soit obligatoire
Soutenir et guider les effectifs de la PNH pour la mise en œuvre du protocole
Renforcer les capacités de traçage et d’enquête sur les armes à feu
récupérées
La PNH a renforcé sa capacité à détecter, identifier, tracer et enquêter
sur le trafic d’armes à feu et la criminalité connexe
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Direction Manque d’adhésion institutionnelle ou roulement
centrale de la Police judiciaire (DCPJ)
institutionnel fort
Moyen
Mener des séances de mentorat alignées sur les
opérations de terrain, maintenir la communication
avec les points de contact
Mener un séminaire de haut niveau pour renforcer les stratégies intégrées contre le trafic Renforcer les capacités de traçage et d’enquête sur les armes à feu
d’armes à feu et de drogue
récupérées
La PNH a renforcé sa capacité à détecter, identifier, tracer et enquêter
sur le trafic d’armes à feu et la criminalité connexe
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Direction
Participation limitée des hauts responsables ou des
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), Brigade de
autorités
lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS)
Moyen
Assurer une coordination bien en avance avec les
autorités ; aligner le contenu des séminaires sur les
priorités nationales et veiller à ce que les invitations
bénéficient de l’aval du niveau politique
Réaliser des évaluations des menaces et des risques liés aux engins explosifs.
Aligner le travail sur les risques liés aux engins explosifs avec les
initiatives de consolidation de la paix, de reconstruction et de
développement.
La violence généralisée des gangs et le contrôle territorial
peuvent restreindre l’accès aux communautés touchées,
en particulier dans les zones urbaines critiques.
Moyen
Travailler avec des acteurs locaux de confiance (par
exemple, leaders communautaires, ONG, groupes
religieux) ayant accès et acceptation dans les zones à
haut risque pour offrir une éducation sur les risques
liés aux engins explosifs de manière indirecte
Absence d’un organisme national centralisé ou faible
alignement interinstitutionnel dans le travail sur les
risques liés aux engins explosifs.
Moyen
Si aucune structure nationale n’existe, désigner une
agence chef de file ou un rôle temporaire de
coordination pour gérer les données, la planification
et la communication liées aux engins explosifs.
Absence d’un organisme national centralisé ou faible
alignement interinstitutionnel dans le travail sur les
risques liés aux engins explosifs.
Moyen
Si aucune structure nationale n’existe, désigner une
agence chef de file ou un rôle temporaire de
coordination pour gérer les données, la planification
et la communication liées aux engins explosifs.
Plaider pour la capacité internationale ou régionale de déminage afin de
répondre aux menaces confirmées liées aux engins explosifs.
Fournir une éducation urgente sur les risques liés aux engins explosifs aux communautés
Aborder et réduire le risque à haut risque par le biais de médias locaux, d’équipes mobiles et de supports imprimés en Former un groupe de formateurs communautaires capables de dispenser
que représentent les engins créole haïtien.
une éducation continue sur les risques dans les zones difficiles d’accès.
explosifs.
Mettre en place des systèmes d’alerte communautaires et anonymes concernant les
engins explosifs (par exemple, lignes téléphoniques, points focaux locaux).
Intégrer l’éducation sur les risques liés aux engins explosifs dans les
programmes d’éducation, de santé et de protection.
Soutenir la formation et l’équipement des unités nationales d’élimination Intégrer l’éducation sur les risques liés aux engins explosifs dans les
d’explosifs (par exemple, PNH).
programmes d’éducation, de santé et de protection.
Police Nationale d’Haïti (PNH), Direction de la
Protection Civile (DPC), CICR et Croix-Rouge
haïtienne (CRH), agences de l’ONU, ONG
internationales et nationales.
Moyen
Fournir une assistance technique et des services de
mentorat pour créer des procédures opérationnelles
normalisées
Pilier
Objectifs à court terme
Renforcer l’état de droit et
les capacités de l’appareil
judiciaire
Favoriser la police
communautaire et la
cohésion sociale
Principaux acteurs
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Mesure d’atténuation
Mettre en place des modules de formation spécialisée sur la criminalité
Renforcer la capacité des forces de l’ordre à enquêter sur les finances
financière à l’intention des procureurs, policiers et experts de la CRF, avec
de la criminalité organisée
un accent sur les procédures de recouvrement des actifs.
Coordination étroite avec les homologues.
Coordination avec le bureau pays de l’OEA
Renforcer les capacités d’enquête financière et de recouvrement des
actifs
Renforcer la capacité des forces de l’ordre à enquêter sur les finances
de la criminalité organisée
OEA, Bureau d’administration du fonds spécial
(BAFOS), Administration générale des douanes, Mise en œuvre opérationnelle des processus et
ministère de la Justice et de la Sécurité publique, procédures élaborés
parquet, ARIN-CARIB
Élaboration collaborative de procédures et processus
avec les homologues
Mener une évaluation des besoins techniques de la CRF et du BAFOS pour élaborer des
plans de renforcement des capacités sur mesure
Appuyer la CRF et le BAFOS à l’aide d’une assistance technique visant à
renforcer leur capacité de traçage des actifs illicites
Renforcer la capacité des forces de l’ordre à enquêter sur les finances
de la criminalité organisée
OEA, Unité centrale de renseignement financier
(UCREF), Bureau d’administration du fonds
spécial (BAFOS), Comité de lutte contre le
blanchiment de capitaux
Élaboration de cadres LBC/FT et de stratégies de conformité avec les recommandations
du GAFI
Appuyer le cadre juridique et opérationnel de LBC/FT aligné sur les
recommandations du GAFI
Renforcer la capacité des forces de l’ordre à enquêter sur les finances
de la criminalité organisée
OEA, Unité centrale de renseignement financier
(UCREF), ministère de la Justice et de la Sécurité Les cadres et amendements proposés n’obtiennent pas
publique, parquet, Comité de lutte contre le
l’aval des autorités
blanchiment de capitaux
Moyen
Contribuer à la rédaction et à la recherche de consensus sur des réformes
Mener une évaluation diagnostique des cadres juridiques existants qui régissent les forces
juridiques visant à moderniser les opérations policières et judiciaires dans Renforcer l’état de droit et les capacités de l’appareil judiciaire
de l’ordre en identifiant les domaines de modernisation prioritaires.
le respect des normes démocratiques et des droits de la personne.
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction Capacités limitées et manque de coordination entre les
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère acteurs
de la Défense
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Élaborer et mettre en pratique des programmes de formation et d’appui
Entamer des consultations initiales avec les acteurs judiciaires pour évaluer les besoins en
afin de renforcer l’indépendance et les capacités techniques des
matière d’indépendance opérationnelle et de protection institutionnelle.
procureurs et des juges, notamment dans les affaires pénales complexes.
Renforcer l’état de droit et les capacités de l’appareil judiciaire
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction Capacités limitées et manque de coordination entre les
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère acteurs
de la Défense
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Évaluer les systèmes actuels de gestion des dossiers criminalistiques et judiciaires pour
déterminer les lacunes en matière de matériel et de logiciels.
Acheter et installer du matériel criminalistique et des logiciels de gestion
des dossiers dans les juridictions prioritaires afin de réduire
l’engorgement de la justice et d’améliorer la qualité des poursuites.
Renforcer l’état de droit et les capacités de l’appareil judiciaire
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
de la Justice et de la Sécurité publique, Direction Capacités limitées et manque de coordination entre les
centrale de la Police judiciaire (DCPJ), ministère acteurs
de la Défense
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Mener des consultations avec les communautés haïtiennes et la PNH pour définir les
priorités et les spécificités culturelles d’un programme de police communautaire.
Mettre en place des programmes de formation en matière de police
communautaire dans tout le pays, qui comprennent des pratiques liées
Favoriser la police communautaire et la cohésion sociale
aux droits de la personne, à la désescalade des conflits et à la construction
de la confiance.
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Capacités limitées et manque de coordination entre les
de la Justice et de la Sécurité publique, autorités
acteurs
locales
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Identifier et communiquer avec les femmes, les jeunes et les dirigeants religieux afin de
préparer le premier cycle de forums de sécurité locale.
Faciliter les forums récurrents sur la sécurité en tant que plateformes de
dialogue local, d’édification de la confiance et de résolution collaborative
de problèmes entre les forces de sécurité et les communautés.
Favoriser la police communautaire et la cohésion sociale
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Capacités limitées et manque de coordination entre les
de la Justice et de la Sécurité publique, autorités
acteurs
locales
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Cartographier les dynamiques existantes de violences communautaires et identifier des
partenaires potentiels au sein de la société civile en vue de mener des initiatives
d’interruption des violences.
Mettre en place des initiatives pilotes d’interruption des violences dans
les quartiers à risque avec des médiateurs locaux et du personnel chargé
du dialogue.
Favoriser la police communautaire et la cohésion sociale
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), ministère
Capacités limitées et manque de coordination entre les
de la Justice et de la Sécurité publique, autorités
acteurs
locales
Moyen
Tenir régulièrement des réunions de coordination et
des groupes de travail mixtes
Lutter contre le financement Contribuer aux enquêtes financières et au recouvrement des actifs illicites grâce à des
de la criminalité organisée. séances de formation
Stratégie de sécurité
durable
Objectifs à long terme
OEA, Police nationale haïtienne (PNH), Unité
centrale de renseignement financier (UCREF),
Bureau des affaires financières et économiques Les participants aux formations n’ont pas le profil souhaité
(BAFE), Brigade de lutte contre le trafic de
et/ou ne reçoivent pas l’aval de leur institution Retards
Faible
stupéfiants (BLTS), Banque centrale d’Haïti,
dans la désignation des participants. Disponibilité des
ministère de la Justice et de la Sécurité publique, installations de formation.
parquet, Bureau d’administration du fonds
spécial (BAFOS), juges d’instruction
Contribuer au démantèlement des gangs grâce à des séances de formation aux enquêtes
sur la criminalité financière
Pilier 1 : Stabilisation
de la sécurité et
rétablissement de la
paix
Objectifs à moyen terme
Faible
Informations indisponibles ou de piètre qualité pour les
analyses. Les analyses de renseignement financier de
Moyen
l’UCREF ne bénéficient pas d’un statut prioritaire aux yeux
du parquet
Coordination étroite avec l’UCREF.
Réunions de liaison et techniques avec le parquet
Coordination avec les homologues et les partenaires
stratégiques comme le GAFI Caraïbes.
Élaborer les recommandations du rapport
d’évaluation mutuelle du GAFI Caraïbes.
Pilier
Objectifs à court terme
Mettre en place des plans afin de recruter les jeunes à risque dans des programmes de
formation aux compétences de vie
Objectifs à moyen terme
Favoriser la participation soutenue des jeunes à risque à des programmes Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
de formation aux compétences de vie
derniers
Faciliter le dialogue entre l’équipe de soutien psychosocial et les dirigeants de l’État et des Les membres des communautés cherchent à obtenir un soutien
communautés locales pour cultiver la confiance grâce à des interventions de prévention
psychosocial et/ou sont renvoyés vers des services proposés par des
de la violence et de la criminalité
mécanismes de l’État ou de leur communauté
Sensibiliser le secteur privé à l’insertion des jeunes sur le marché du travail
Favoriser la participation des jeunes à risque, y compris ceux impliqués dans des activités
liées aux gangs, aux stratégies de réinsertion en milieu éducatif
Objectifs à long terme
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Augmenter le taux de recrutement de jeunes à risque et/ou ayant
participé à des gangs criminels par le secteur privé
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Augmenter le taux de scolarisation des de jeunes à risque et/ou ayant
participé à des gangs criminels
Mener des ateliers de formation à la prévention des violences et à l’assistance aux
victimes à l’intention de différents acteurs du secteur public et des communautés
Les participants appliquent les connaissances et les compétences acquises Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
pendant leur formation
derniers
Élaborer des campagnes de prévention des gangs
Les communautés sont sensibilisées à la prévention des gangs
Pilier 1 : Stabilisation
de la sécurité et
rétablissement de la Prévenir les violences des
paix
gangs et le recrutement des
jeunes par ces derniers
Espaces publics d’intervention sélectionnés pour amélioration en partenariat avec l’État et
Stratégie de sécurité
Lancer l’amélioration des espaces publics
la société civile
durable
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Créer un groupe de travail et des comités de parties prenantes locales concernant la
criminalité liée à la drogue
Mobiliser et mettre en place des groupes de travail et des comités de
parties prenantes locales
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Identifier les sources de recrutement dans la criminalité liée à la drogue grâce au groupe
de travail
Développer l’analyse des schémas récurrents, des tactiques et des
stratégies de recrutement par voie numérique
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Développer des études visant à analyser les schémas de recrutement des jeunes dans les
gangs, y compris par le biais des réseaux sociaux
Mener des études visant à analyser les schémas de recrutement des
jeunes dans les gangs, y compris par le biais des réseaux sociaux
Principaux acteurs
Risque principal
Jeunes à risque ou impliqués dans des violences
de gangs au niveau communautaire
École de musique Sainte Trinité, Fondation
Youth Beyond Resilience, Fondation Fokal,
ministère de la Culture et/ou de l’Éducation,
Risques de sécurité liés aux acteurs et aux emplacements
ministère de la Justice et de la Sécurité publique,
autorités locales
Personnel de soutien psychosocial
Risques de sécurité pour les parties prenantes, les
Ministère de la Justice et de la Sécurité publique
participants et le personnel de l’OEA
Autorités locales
Dirigeants communautaires
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Élevé
Négocier, avec les principaux acteurs de la sécurité,
des mesures de sécurité strictes sur place, y compris
pour le transport des participants, des parties
prenantes et du personnel de l’OEA
Élevé
Négocier, avec les principaux acteurs de la sécurité,
des mesures de sécurité strictes sur place, y compris
pour le transport des participants, des parties
prenantes et du personnel de l’OEA
Police nationale haïtienne, Institut du bien-être Les partenaires du secteur privé ne proposent pas de
social et des recherches, ministère de la Justice possibilités aux jeunes à risque ou ayant un passé criminel
Élevé
et de la Sécurité publique, Commission nationale Les jeunes ayant un passé criminel se heurtent à des
de lutte contre la drogue (CONALD) pour les
préjugés au sein du système scolaire
infractions liées à la drogue, universités, secteur
privé
Négocier, avec les principaux acteurs de la sécurité,
des mesures de sécurité strictes sur place, y compris
pour le transport des participants, des parties
prenantes et du personnel de l’OEA
Élevé
Négocier, avec les principaux acteurs de la sécurité,
des mesures de sécurité strictes sur place, y compris
pour le transport des participants, des parties
prenantes et du personnel de l’OEA
Risques de sécurité liés aux acteurs et aux emplacements
Élevé
Négocier, avec les principaux acteurs de la sécurité,
des mesures de sécurité strictes sur place, y compris
pour le transport des participants, des parties
prenantes et du personnel de l’OEA
Déficit de volonté politique et climat peu propice
Faible
Fournir des formations, de l’assistance et des outils
techniques pour mettre en place une coordination
multisectorielle
Déficit de participation du secteur privé, manque
d’information des acteurs institutionnels concernés
Moyen
Utiliser des sources secondaires pour identifier des
motifs de comparaison entre les pays
Consultants locaux, autorités locales,
Risques de sécurité liés aux acteurs et aux emplacements
établissements scolaires et universitaires locaux,
médias locaux
OEA, Commission nationale de lutte contre la
drogue (CONALD), BAC, BLTS, MJSP, parquet,
PNH
OEA, Commission nationale de lutte contre la
drogue (CONALD), BAC, BLTS, MJSP, parquet,
PNH, secteur privé (réseaux sociaux), dirigeants
locaux et confessionnels
Campagne de sensibilisation pour les candidats du
secteur privé, recherche et développement de
possibilités d’apprentissage
Élevé
Consultants locaux et internationaux, Portail des Risques de sécurité liés aux acteurs et aux emplacements
Amériques de l’OEA, autorités locales
Consultants locaux, autorités locales, ONG
locales, programme LAMIKA, EVA Studio
Mesure d’atténuation
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Instituts de recherche, universités
Déficit de données
Moyen
Mener des études, des entretiens et des groupes de
réflexion sur le terrain
Identifier les lacunes législatives afin de poursuivre efficacement les groupes criminels qui
Appuyer l’examen et l’élaboration de la législation
recrutent des jeunes sur le marché de la drogue
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
OEA, législatures, acteurs judiciaires, CONALD
Absence de volonté politique ou d’intérêt à l’idée de
remédier les lacunes existants en vue de poursuivre
efficacement les groupes criminels qui recrutent des
jeunes sur le marché de la drogue
Moyen
Communiquer avec les forums ou réseaux
parlementaires régionaux
Mobiliser la communauté pour identifier les principaux besoins des initiatives de
prévention des violences des gangs (interruption des violences, gestion des conflits,
maîtrise de soi, sports, ciné-débats, etc.)
La communauté participe aux interventions identifiées, dirigées par les
locaux
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Dirigeants communautaires, organisations de la
Les communautés ne participent pas aux interventions
société civile, État
Faible
Bâtir des partenariats avec les organisations de la
société civile et les dirigeants communautaires
Élaborer un système de gestion des dossiers afin de coordonner un soutien individualisé
aux jeunes délinquants
Élaboration d’un outil de gestion des dossiers
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Dirigeants communautaires, organisations de la
société civile, État
Moyen
Créer un logiciel sécurisé
Contribuer au développement du leadership des jeunes en facilitant la création d’un
comité chargé de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de prévention des
violences des gangs
Comités de jeunes organisés, plan d’action élaboré
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Ministère de la Justice et de la Sécurité
publique, Groupe Croissance, Fondation Youth
Risques de sécurité pour les participants et le personnel
Beyond Resilience, comités locaux de prévention de l’OEA
des violences existants
Élevé
Négocier des mesures de sécurité strictes,
notamment pendant les réunions des comités
Sensibiliser les enfants aux activités suspectes en ligne en leur apprenant à utiliser les
supports numériques et en menant des interventions ciblées
Les enfants agissent et signalent les activités suspectes en ligne
Prévenir les violences des gangs et le recrutement des jeunes par ces
derniers
Dirigeants communautaires, organisations de la
Niveau d’alphabétisation médiatique très faible
société civile, État
Élevé
Élaborer des supports pédagogiques sur les
fondamentaux de l’alphabétisation médiatique
Élaborer des formations visant à renforcer les capacités institutionnelles de prévention du Dispenser des formations visant à renforcer les capacités institutionnelles
recrutement des jeunes dans les gangs
de prévention du recrutement des jeunes dans les gangs
Accès limité au matériel technologique, sécurité de
l’information
Pilier
Objectifs à court terme
Évaluer les cadres en matière de traite des personnes
Élaborer/mettre à jour au moins 3 cadres
Élaborer du contenu et des outils sur l’identification des victimes et la coopération
transfrontalière
Mener des formations multisectorielles et régionales pour la détection
des victimes et leur renvoi vers des services de prise en charge et de
protection
Cartographier le matériel à acheter pour améliorer la détection des victimes
Faciliter des rencontres bilatérales avec les autorités de l’État afin de mieux détecter les
victimes
Pilier 1 : Stabilisation
de la sécurité et
rétablissement de la Renforcer la riposte
paix
nationale à la traite des
personnes
Stratégie de sécurité
durable
Objectifs à moyen terme
Élaborer des protocoles et des procédures opérationnelles normalisées, construire ou
rénover les bureaux et autres infrastructures nécessaires à la prestation de services aux
survivants à la traite des personnes
Encourager la signature d’accords avec les ONG ou les organes administratifs, le
recrutement de personnel, l’élaboration, la conception et l’impression de supports
d’apprentissage, l’achat de trousses de premiers soins et d’autres ressources favorables à
la réinsertion des victimes
Acheter le matériel nécessaire au travail de détection des victimes
Objectifs à long terme
Renforcer la riposte nationale à la traite des personnes
Principaux acteurs
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Ministère de l’Intérieur ou de la Justice, autorité Déficit de volonté politique ou d’intérêt à l’idée
Moyen
nationale chargée de la traite des personnes,
d’examiner les lois en place ou d’en élaborer de nouvelles
législateurs, universités, OSC
Sélectionner les participants aux formations
Fournir des ressources financières et humaines aux
instances chargées de l’élaboration et de la
promotion des mises à jour ou des nouveaux cadres
Renforcer la riposte nationale à la traite des personnes
Immigration, contrôles aux frontières,
prestataires et ONG
Les acteurs ne sont pas intéressés par la formation
Faible
Le projet signera des accords et mettra en place des
partenariats avec les organes compétents et d’autres
acteurs afin de garantir la participation et la
compréhension de l’importance de la formation.
Renforcer la riposte nationale à la traite des personnes
Autorité nationale chargée de la traite des
personnes, ONG
Déficit d’organisations qui fournissent des services aux
victimes de traite des personnes ou d’autres types de
violence, et d’infrastructures adéquates
Moyen
S’il n’existe aucune ONG ou organisation
internationale à même de fournir ces services,
soutenir les organes publics existants susceptibles de
venir en aide aux victimes de traite des personnes et
d’autres formes de violence
Renforcer la riposte nationale à la traite des personnes
État et ONG, psychologues, travailleurs sociaux,
personnel d’urgence, éducateurs
Déficit de professionnels qualifiés et de programmes
Moyen
Former le personnel et apporter un soutien continu
grâce à des services de mentorat à distance et des
consultations avec des professionnels d’autres pays.
Renforcer le programme de prise en charge des
victimes de la traite
Renforcer la riposte nationale à la traite des personnes
Système de sécurité et de justice, autorités aux
frontières et responsables de l’immigration,
prestataires
Les acteurs ne sont pas intéressés par la formation
Faible
Le projet signera des accords et mettra en place des
partenariats avec les organes compétents et d’autres
acteurs afin de garantir la participation et la
compréhension de l’importance de la formation.
Améliorer la coordination de la détection des victimes de traite des
personnes par l’État
Les procédures opérationnelles normalisées et autres cadres sont adoptés
et disponibles pour application ; les espaces pour la prestation de services
sont construits ou rénovés.
Le personnel des ONG est formé à l’application des protocoles et des
procédures opérationnelles normalisées.
Le personnel est recruté et formé ; il propose des services aux victimes
La procédure d’identification des victimes de traite des personnes est
utilisée
Élaborer une procédure d’identification des victimes de la traite des personnes
Élaborer, traduire et imprimer des supports d'apprentissage afin de renforcé la capacité
des parties prenantes à prévenir, instruire et poursuivre les auteurs de traite
Mesure d’atténuation
Dispenser les formations
Annexe 2 :
Pilier 2 : Consensus politique et soutien à la gouvernance – Aperçu opérationnel
Pilier
Étapes
majeures
Objectifs à court terme
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Les membres de la mission de haut
niveau sont identifiés et nommés par le
N/A
N/A
Secrétaire général et approuvés par les
autorités haïtiennes
Composer la mission multidisciplinaire
de haut niveau responsable de la
conception du cadre de dialogue, de la
Création
cartographie des parties prenantes
d’une mission
(acteurs politiques, société civile,
de haut niveau
secteur privé, institutions religieuses,
N/A
N/A
diaspora, influences de sécurité) et de
la définition des protocoles de
participation, des dispositions de
confidentialité, des méthodologies de
négociation et des mécanismes de
mise en œuvre des actions convenues.
Consultations bilatérales discrètes avec les principaux
acteurs afin d’évaluer leurs intérêts, d’identifier les
N/A
contraintes et d’explorer les domaines de consensus
potentiels
Dialogue
exploratoire
Lancement du dialogue exploratoire.
Pilier 2 :
Consensus
politique et
soutien à la
gouvernance
Affiner l’architecture du dialogue, dont le format
(nombre de tables rondes, etc.), la durée, les
mécanismes de validation et les stratégies visant à
assurer une représentation large.
N/A
Principaux acteurs
OEA
Définir le programme technique centré
sur les questions fondamentales
Définition des Créer un cadre de sécurité électorale
règles et du
programme
Évaluer les besoins financiers et en
matière d’infrastructures
Créer des mécanismes de suivi
efficaces
Exécution des réformes
constitutionnelles fondamentales
Probabilité
(faible/moyenne/élevée)
Mesure d’atténuation
Des attentes divergentes entre
les principaux acteurs
concernant la composition ou
la portée de la mission de haut Moyen
niveau pourrait entraîner des
retards ou nuire à sa légitimité
perçue
Mener des consultations précoces et
informelles avec les acteurs concernés
pour développer une entente mutuelle
et un alignement concernant les
objectifs et la structure de la mission
Les principaux acteurs sont
peu enclins à participer aux
consultations en raison de la
méfiance ou de sensibilités
politiques.
Faire intervenir des intermédiaires
respectés pour nouer le contact,
cultiver progressivement la confiance
et assurer la confidentialité pour
encourager un dialogue ouvert.
Moyen
L’absence de consensus sur la
Membres de la mission de
structure ou les objectifs du
haut niveau, Secrétariat
Élevé
dialogue peut ralentir ou enliser
technique de l’OEA, Groupe
le processus.
des personnalités éminentes
de la CARICOM, société
civile
Nombre de tables rondes déterminé ; méthodologie de
travail et règlement de la mission de haut niveau
N/A
adoptés ; parties prenantes pour les tables rondes
identifiés
Élaborer des règlements internes
Risque principal
Tout exclusion perçue de
certains acteurs pertinents
pourrait nuire au processus et
engendrer des résistances.
Moyen
Adopter une démarche flexible,
déterminée par le contexte et
soucieuse des dynamiques locales afin
de permettre au format et à la portée du
dialogue d’évoluer grâce à des
consultations et des retours itératifs.
Assurer des consultations larges pour
la cartographie des parties prenantes,
et adopter des critères transparents qui
reflètent la diversité de la société
haïtienne tout en restant adaptable aux
acteurs émergents ou aux évolutions
du paysage politique
Convenir d’un règlement pour les réunions dans le
cadre du dialogue.
Définir les rôles et les responsabilités en matière de
modération du dialogue.
Créer par consensus un calendrier des réunions du
dialogue.
Réaffirmer les protocoles de confidentialité et les
engagements des participants.
Élaborer une feuille de route et créer un groupe de
travail pour la réforme constitutionnelle.
Élaborer un cadre de sécurité électorale.
Achever le rapport d’évaluation des besoins financiers
et en matière d’infrastructures
Élaborer un cadre régissant un mécanisme de suivi
dédié.
Plan hiérarchisé détaillant les réformes
institutionnelles fondamentales
Achever un échéancier consolidé pour l’atteinte des
objectifs convenus
N/A
CPT, OEA, Primature et
principaux ministères
(Justice, Intérieur, Finance,
etc.), représentants et
experts haïtiens de la société
civile (experts
constitutionnels et
électoraux, défenseurs des
droits de la personne,
CARICOM, ONU)
Tout désaccord entre les
principaux acteurs ou manque
d’exécution des engagements
pourrait retarder l’élaboration
et l’adoption des mécanismes
de dialogue, des cadres
Élevé
institutionnels et des priorités
de réforme, ce qui nuirait à la
confiance envers le processus
et en affaiblirait la mise en
œuvre.
Encourager une participation inclusive
dès le début grâce à des rôles bien
définis, des procédures transparentes
et des mécanismes de construction
des consensus.
Maintenir des structures de
communication et de responsabilités
cohérentes, y compris un cadre de suivi
dédié, afin de renforcer l’adhésion des
parties prenantes et d’assurer des
progrès rapides sur les objectifs
convenus.
Pilier
Étapes
majeures
Objectifs à court terme
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Principaux acteurs
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevée)
Mesure d’atténuation
Sceller un consensus entre les principaux acteurs
grâce à des mécanismes de dialogue inclusifs.
Organiser des séances plénières publiques pour valider
les résultats et renforcer la transparence
Renforcer la confiance de la population grâce à une
communication ouverte et un attachement visible aux
objectifs convenus.
Élaborer des accords opérationnels, dont des feuilles
de route, des indicateurs de référence et des
responsabilités.
Dialogues
publics
N/A
Préparer une synthèse des projets d’accord pour
diffusion publique.
N/A
Élaborer un plan de dialogue avec la population.
Dresser la transcription et la synthèse des séances
plénières publiques et obtenir les retours de la
population.
Achever et souscrire publiquement aux accords.
Tout déficit de confiance de la
population ou toute
CPT, gouvernement de
communication maladroite sur
transition (Primature et
le processus de dialogue et
principaux ministères), CEP ses résultats pourrait nuire à la
Élevé
et/ou futur organe de gestion participation, contribuer à la
des élections, ONU, OEA,
propagation d’informations
CARICOM
erronées ou au rejet des
accords par certains segments
de la population.
Élaborer et mettre en œuvre un plan de
dialogue et de communication
volontaristes avec la population qui
garantit un accès inclusif à
l’information, communique
régulièrement des informations
exactes et définit des mécanismes de
lutte contre les informations erronées
Mettre en place une campagne de communication
soutenue.
Créer des mécanismes de lutte en temps réel contre
les informations erronées.
Adoption formelle des accords relatifs au
dialogue.
Créer une unité de surveillance
opérationnelle ayant un mandat défini et
des ressources adéquates.
Éclaircir les futurs arrangements de
gouvernance grâce à des rapports
impliquant le CPT
Pilier 2 :
Consensus
politique et
soutien à la Validation et
gouvernance mise en
œuvre
Documenter et mettre en œuvre les
protocoles de passation de pouvoir à la
prochaine structure de gouvernance.
N/A
N/A
Définir des rôles, des responsabilités et
des échéanciers clairs pour l’unité de
suivi et les organes chargés de
l’information.
CPT, gouvernement de
transition (Primature et
principaux ministères), CEP
et/ou futur organe de gestion
des élections, ONU, OEA,
CARICOM
Tout retard de coordination ou
toute exécution défaillante des
mécanismes de suivi et
d’information risque de saper
Élevé
la confiance des parties
prenantes et de nuire à la
continuité des mesures
convenues.
Le texte de la nouvelle constitution est
adopté par les principaux acteurs.
CPT
Nouvelles autorités.
Tout désaccord entre les
principaux acteurs concernant
le contenu du projet de
Élevé
constitution pourrait enliser la
procédure d’examen et
d’adoption.
Faciliter des débats techniques
structurés et des consultations
informelles pour résoudre les
différends tout en favorisant la
transparence et le soutien des experts
afin d’orienter les révisions et de
cultiver le consensus.
Élaborer des documents expliquant le
processus de réforme constitutionnelle.
Organiser des dialogues inclusifs pour
aider les citoyens, y compris les groupes
minoritaires, à comprendre le processus
de réforme, de la rédaction de la
constitution à la participation au
référendum
Élaborer et diffuser des supports de
campagne promotionnelle.
CPT
Nouvelles autorités.
Médias
Citoyens
Si le processus de réforme
constitutionnelle est méconnu
du public ou fait l’objet
d’informations erronées, un
Moyen
désengagement ou une
résistance risque de se
manifester à l’étape du
référendum.
Élaborer des supports clairs et
accessibles, mettre en œuvre une
stratégie de communication ciblée
Publier les accords de consensus
nationaux signés à travers les canaux
officiels.
Publier une déclaration commune de
soutien international aux accords.
Livrer le premier rapport d’étape de l’unité
de suivi.
Obtenir des engagements précoces
des principaux acteurs et veiller à ce
que les rapports d’étape, les accords
souscrits et les documents de
procédure soient communiqués de
manière transparente et opportune afin
de contribuer à la continuité et de
cultiver la confiance de la population.
Le CPT publie régulièrement des
informations sur la progression de la
mise en œuvre.
Produire le rapport d’étape final du CPT
qui définit un plan de gouvernance clair
pour la fin de son mandat.
Examiner et mettre à jour la dernière version de la
constitution.
Examen du
nouveau
projet de
constitution
N/A
Campagne de
sensibilisation
N/A
à la nouvelle
constitution
Assurer un suivi des progrès liés à la nouvelle
constitution.
N/A
Annexe 3 :
Pilier 3 : Procédure électorale et légitimité institutionnelle – Aperçu opérationnel
Pilier
Objectifs à court terme
Objectifs à moyen terme
Fixer des élections (portée, date,
fonctions à pourvoir)
Expliciter l’échéancier
constitutionnel
Améliorer les systèmes de
technologie électorale et les
processus opérationnels
connexes
Principaux acteurs
Mener les élections
Proclamation officielle des
Inscrire les citoyens et leur délivrer
résultats (rapide, ancrée dans le
des cartes d’électeur
droit, communiquée clairement)
Formation du personnel électoral
Renforcement du CEP
Objectifs à long terme
CPT, CEP, ONU, OSC, OEA,
CARICOM
Différends politiques, manque de consensus sur le
projet de constitution et/ou le chronogramme des
processus constitutionnels.
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Élevé
Procédure de recrutement transparence.
Ingérence dans les opérations du CEP.
Gérer le dépouillement préliminaire
et officiel
Assurer la communication des
résultats
Faible confiance de la population.
Protection juridique de l’indépendance.
Élevé
Capacités limitées.
Régler les différends consécutifs
aux élections
Absence de garanties de procédure univoques.
Pilier 3 : Procédure
électorale et légitimité
institutionnelle
Désignation des candidats
Mise en place de cadres juridiques
électoraux (décrets à jour alignés
sur les recommandations de
Accréditer les agents des partis et
l’OEA/de la Commission de
les observateurs nationaux
Venise)
Déploiement de missions
internationales d’observation
électorale.
Assistance technique afin de renforcer les
capacités institutionnelles.
Élevé
Partis politiques inscrits et
présents aux élections.
Les candidats nommés participent
aux élections
Les agents des partis et les
observateurs nationaux observent
la procédure électorale.
Une mission internationale
d’observation électorale est
déployée
Retards dans la rédaction ou l’adoption des textes
juridiques.
CPT, CEP, OEA, Commission de
Venise, ONU, partis politiques, OSC, Résistance des acteurs politiques.
CARICOM, missions diplomatiques
Incertitude juridique ayant des retombées sur la
confiance.
Vastes consultations pour bâtir un consensus
politique.
Élevé
Alignement sur les recommandations de la
Commission de Venise pour accroître la
légitimité.
Planification précoce avec des responsabilités
claires.
Retards dans l’approvisionnement et la logistique.
Exécution des opérations
planifiées
Achèvement du plan électoral
CPT, CEP, ONU
Ressources humaines et financières insuffisantes.
Élevé
Création de mécanismes de coordination.
Mobilisation opportune des ressources
Capacités limitées en raison des conditions de
sécurité.
Éducation civique solide
Formation des juges et du personnel électoral.
Stratégies de communication visant à
promouvoir la transparence et la confiance.
Faible coordination interinstitutionnelle.
Planification opérationnelle
(calendrier électorale, logistique,
ressources)
Soutien technique durable.
Communication stratégique pour cultiver la
confiance de la population.
CEP, ONU, justice, experts
régionaux
Confiance limitée de la population envers les
mécanismes de règlement des différends.
Inscription des partis politiques.
Dialogue continu avec les principaux acteurs
pour favoriser le consensus.
Planification d’urgence
Manque de capacités institutionnelles.
Renforcer le système de justice
électorale
Mesures d’atténuation
Dialogue politique inclusif soutenu par des
facilitateurs dignes de confiance.
Retards ou retours en arrière en raison de
l’instabilité.
Encadrement des opérations des
bureaux de vote
Gérer les fiches de dépouillement
Risque principal
Augmenter la participation
éclairée et active des citoyens au
processus électoral
Renforcer la culture démocratique
et la confiance envers les
institutions grâce à un dialogue
citoyen durable
CEP, ONU, OSC, partis politiques
Faible confiance envers les messages citoyens en
raison de la méfiance généralisée à l’égard des
autorités et des institutions.
Soutien technique.
Dialoguer avec des dirigeants locaux dignes de
confiance et des organisations
communautaires.
Élevé
Concurrence entre informations officielles et
erronées.
Élaborer des supports inclusifs sur le plan
culturel.
Assurer la transparence et la cohérence de la
communication officielle.
Utiliser différents canaux de communication.
Ressources humaines et financières insuffisantes.
Renforcer la capacité de l’ONI à
assurer des services d’état civil
accessibles et sécurisés.
Inscription sur les listes
électorales et intégrité des listes
Listes électorales achevées en vue
ONI, CEP, OEA, experts régionaux
de mener les élections
Obtenir des fonds supplémentaires pour le
fonctionnement de l’ONI.
Impossibilité de fonctionner dans certaines zones en
raison des conditions de sécurité.
Élevé
Les déplacements de population créent des
difficultés pour l’inscription des électeurs sur les
listes électorales et la distribution de documents
d’identité sur l’ensemble du territoire national.
Dialoguer avec les OSC.
Envisager des mécanismes pour faire voter les
populations déplacées.
Annexe 4 :
Pilier 4 : Aide humanitaire – Aperçu opérationnel
Pilier
Pilier 4 : Aide
humanitaire
Domaines d’action
Objectifs à court terme
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Principaux acteurs
Organes de l’ONU (FAO, OIM,
Renforcer et formaliser la réduction
UNDRR, UNICEF, OCHA, FNUAP,
des risques et les capacités
PAM, OPS), CICR, PHEF, ONG
d’intervention d’urgence.
internationales
Logements et camps
Assurer l’accès l’aide vitale
(nourriture, eau, santé, logement)
dans les zones prioritaires.
EAH
Mettre en place des couloirs
Remettre en état de
Bâtir des systèmes de santé et de
humanitaires dans les zones à haut fonctionnement les infrastructures
protection sociale résilients.
risque.
de santé et EAH.
Services de santé
Rétablir les services de santé et de Fournir un appui durable à la
protection essentiels.
nutrition et à la protection.
EAH
Sécurité alimentaire et
nutrition
Logements et camps
Services de santé
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevé
e)
Mesure d’atténuation
L’insécurité entrave l’accès
Élevé
humanitaire.
Assurer une coordination avec la
MMAS pour sécuriser des couloirs
humanitaires.
Organisations de la société civile
locale, autorités locales
Financements insuffisants
Élevé
pour des services durables.
Mettre en place des mécanismes de
financement communs ; ancrer les
objectifs humanitaires dans les plans
nationaux.
Autorités nationales de santé,
groupements humanitaires
Catastrophes naturelles
(ouragans, etc.).
Moyen
Positionner en avance des fournitures
dans les zones en proie aux
catastrophes ; mettre en place des
systèmes d’alerte précoce.
Mener des évaluations rapides des
Ancrer les mécanismes de
Mettre en place des unités mobiles
besoins dans les zones
coordination à tous les niveaux
de santé et de protection.
concernées.
nationaux et locaux.
Dirigeants communautaires,
organisations confessionnelles
Méfiance des
communautés.
Moyen
Recourir à des intermédiaires de
confiance et intégrer des canaux pour
obtenir les retours des communautés.
EAH
Sécurité alimentaire et
nutrition
Logements et camps
Mettre en place les fournitures
d’aide fondamentales en avance
pour un déploiement rapide.
Élargir l’aide monétaire à objectifs
multiples.
Intégrer les interventions
humanitaires dans les stratégies
nationales de développement.
Institutions nationales et autorités
locales
Le roulement politique
entrave la continuité.
Moyen
Renforcer les cadres de
responsabilisation ; institutionnaliser
la coordination interministérielle.
Services de santé
Sécurité alimentaire et
nutrition
Logements et camps
Rétablir des itinéraires d’accès
sécurisé pour les acteurs
humanitaires.
Renforcer la collecte de données
pour des interventions ciblées.
Élaborer des pôles logistiques
permanents pour les urgences
nationales.
Direction générale de la protection
civile (DGPC), Croix-Rouge
Goulets d’étranglement
opérationnels dans le
domaine de la logistique.
Moyen
Assurer une coordination avec les
groupements logistiques et les
chaînes d’approvisionnement mises
en place à l’avance.
Renforcer les systèmes locaux
d’intervention humanitaire.
Favoriser la préparation des
communautés aux catastrophes.
Annexe 5 :
Pilier 5 : Développement durable et progrès économique – Aperçu opérationnel
Pilier
Domaines d’action
Développement du capital
humain
Promouvoir l’agriculture et
le développement rural
Sécurité alimentaire
Inclusion et résilience des
jeunes
Améliorer le climat des
affaires
Connectivité économique
Pilier 5 :
Développement
durable et progrès
Améliorer le climat des
économique
affaires
Objectifs à court terme
Rétablir et élargir l’accès à la
santé, à l’eau et à l’électricité
Objectifs à moyen terme
Objectifs à long terme
Reconstruire les infrastructures de
Accès universel, résilient sur le plan BID, OPS, OEA, ministères de la
santé et développer les systèmes
climatique aux services essentiels Santé et des Travaux publics
d’eau/assainissement
Mettre en place une aide
Développer les chaînes de valeur
alimentaire d’urgence et un appui agricoles et les axes routiers
aux intrants pour les agriculteurs ruraux
Sécurité alimentaire et économie
rurale solide
Lancer des programmes d’emploi Développer une population active Une population active nationale
temporaire et des projets
compétente grâce à l’éducation et inclusive, à laquelle participent les
d’inclusion de la jeunesse
à la formation professionnelle
jeunes
Soutenir les MPME à l’aide de
services de conseil et d’accès au
crédit
Rouvrir les routes et les
infrastructures portuaires ;
renouer les principaux liens
logistiques
Fournir des financements
temporaires et des dons pour
relancer les entreprise locales
Principaux acteurs
Harmoniser l’immatriculation des
Un secteur privé dynamique et
entreprises et soutenir
formalisé
l’investissement privé
Risque principal
Probabilité
(faible/moyenne/élevée
)
Mesure d’atténuation
Insécurité, faiblesses des
infrastructures
Élevé
Recourir à des modèles de prestation
décentralisée et sécuriser des zones
pour leur mise en œuvre
BID, IICA, ministère de l’Agriculture
Variabilité climatique,
déficits logistiques
Moyen
Renforcer les systèmes d’alerte
précoce et investir dans le stockage/la
logistique
BID, MENFP, IICA, OEA
Faible accès à l’éducation,
violences dans les zones
urbaines
Élevé
Cibler les zones sûres, les centres de
formation mobiles, les mentors
locaux
BID, CFI, ministère du Commerce,
OEA
Goulets d’étranglement
administratifs, insécurité
juridique
Moyen
Appuyer les guichets uniques et la
simplification du cadre juridique
Moyen
Concevoir de manière résiliente,
cofinancer avec les bailleurs
multilatéraux
Mettre en place des couloirs de
transport et une connectivité
économique
Connectivité économique nationale BID, MTPTC, Administration
et internationale intégrée
générale des douanes, OEA
Sabotage des
infrastructures, déficits de
financement
Stimuler le développement du
secteur privé dans les secteurs
stratégiques.
Une économie haïtienne diversifiée BID, CFI, OEA, plateformes du
et résiliente
secteur privé
Volatilité des marchés,
Élevé
hésitation des investisseurs
Mécanismes de partage des risques et
outils de finance mixte
Élargir les services centrés sur les
mères, les enfants et les
personnes en situation de
handicap
Accès équitable et universel à la
santé
Déficit de personnel, faible
résilience du système de
santé
Formation des professionnels de
santé et plans d’incitation
Services de santé
Appuyer le rétablissement des
services de santé et du matériel
médical
Préparation aux
catastrophes et résilience
climatique
Élaborer des plans de préparation Investir dans la résilience du
Cadre national de développement
aux catastrophes et des systèmes logement, des axes routiers et des
résilient face aux catastrophes
d’alerte précoce
infrastructures essentielles
BID, CDB, organe chargé de la
protection civile, OEA
Risques naturels récurrents,
Élevé
défis de coordination
Inclure systématiquement la
préparation aux risques de
catastrophe dans la planification des
infrastructures et les cycles
budgétaires
Solutions technologiques
Renforcer les systèmes
numériques pour les services
publics et les dossiers
Intégrer des protocoles de
Systèmes d’administration
cybersécurité et de protection des numérique transparents et
données
responsables
BID, ministère des Finances, OEA,
CEPALC
Menaces à la cybersécurité,
Moyen
contraintes de capacités
Cadres de cybersécurité et
campagnes pour l’alphabétisation
numérique
Systèmes de protection
sociale
Renforcer les systèmes de
transferts monétaires et les
registres sociaux
Élargir la portée de la protection
sociale nationale
BID, FAES, OEA, ministère des
Affaires sociales
Erreurs de ciblage, espace
budgétaire limité
Systèmes de ciblage numériques et
politique sociale adaptative
Des ménages résilients et une
pauvreté réduite
BID, OPS, ministère haïtien de la
Santé
Élevé
Moyen
Annexe 6:
Initiatives actuelles de la SG/OEA en soutien d' Haïti
Nom du projet/Programme/Initiative
Unité d'Excution de l' OEA
Date de début – Fin
Etat
Budget
Source de financement
Impact(en balles)
1.45 organisations communautaires ont reçu 2,4 millions USD pour des projets d'inclusion sociale.
1
2
Renforcer la Colaboration et le dialogue entre
les institutions gouvernementales et les
organizations communitaires pour soutenir
les zones marginalisées de l' Ouest d'Haïti:
Acrôitre la Cohésion sociale et le combat de la
violence des gangs en Haïti.
Renforcement de la collaboration et du
dialogue entre les institutions
gouvernementales et les organisations
communautaires pour soutenir les zones
marginalisées du Département de l'Ouest
d'Haïti. Renforcement de la capacité haïtienne
à lutter contre la corruption et les crimes
économique
Etats Unis/INL (Phase 1 –
2.Programme de formation des formateurs qui a réorienté 77 agents de police vers un service axé sur la
terminée )
DAR/OEA Haïti(soutien a la
SSM)
DAR/OEA Haití (Soutien a la
SSM)
Jan 2024 – Déc 2025
Jan 2024 – Sep 2025
En exécution
En exécution
$11,330,000.00
$2,100,000.00
citoyenneté.
Ministère des Affaires
étrangères, du Commerce
3.Rénovation de 28 commissariats pour la prise en charge des cas de violence sexuelle et basée sur le genre.
et du Développement
(MAECD), Gouvernement 4.Réseau de Sécurité Citoyenne de 200 membres qui renforce la collaboration entre les forces de l'ordre et les
du Canada (En cours)
1) UNODC
2) Gouvernement de
l'Italie
communautés.
1. Transformation du Bureau des Affaires Financières et Économiques (BAFE) en principale unité de recherche
financière d'Haïti, y compris la fourniture d'équipements essentiels et des améliorations de l'infrastructure pour
moderniser sa capacité opérationnelle.
2.Amélioration des cadres juridiques pour lutter contre le blanchiment d'argent et les crimes économiques,
soutenue par une assistance technique spécialisée.
3.Programmes de formation spécialisée en alphabétisation numérique, enquêtes financières et renseignement
stratégique, pour renforcer les capacités institutionnelles et individuelles.
4. Lancement de la Force Operationelle anti-Corruption d'Haïti et adoption d'un changement stratégique vers le
traitement international des affaires, alignant les efforts de recherche sur les pratiques mondiales d'application
de la loi.
5. Réintégration et alignement opérationnel international avec les normes mondiales dans la lutte contre la
corruption et les crimes financiers.
6. Renforcement de la coopération internationale et des mécanismes d'échange d'informations
interinstitutionnelles pour améliorer la coordination et l'échange de renseignement transfrontalier.
1. Professionnalisation de la Police Nationale d'Haïti (PNH): Renforcement de la capacité opérationnelle de la
PNH par la formation technique, le développement du leadership, l'intégration de groupes sous-représentés et
la modernisation des infrastructures, technologies et des processus.
2.Soutien à l'État de Droit et au système judiciaire : Amélioration des cadres juridiques et institutionnels,
soutien aux réformes judiciaires et fiscales, renforcement des mécanismes de responsabilité policière et
promotion de l'intégration de la technologie dans les processus policiers et judiciaires.
3
Programme SECURE-Haïti : Consolidation des
efforts pour une réponse intégrée et unifiée
visant à renforcer la stabilité en Haïti.
3.Sécurité Frontalière et Menaces Transnationales : Fourniture à la PNH d'outils avancés, de formation et de
SSM
Déc 2024
En exécution
A déterminer
A déterminer
coopération transfrontalière pour lutter contre le trafic d'armes et autres crimes transnationaux, en
coordination avec les pays voisins et les organisations multilatérales.
4.Police Communautaire : Renforcement de la confiance entre les forces de l'ordre et les communautés grâce à
des stratégies adaptées à la réalité locale, à la formation en intervention de crise et à des modèles collaboratifs
de résolution de problèmes.
5.Coordination Internationale et Interne : Renforcement de la capacité de l'OEA à soutenir les efforts de
sécurité, en s'alignant avec l'ONU, la MMAS et d'autres partenaires, en renforçant l'échange d'informations, en
fournissant un soutien logistique et des conseils, et en mettant en place des systèmes solides de suivi et
d'évaluation des projets.
1. Fournir une infrastructure sécurisée et conçue spécifiquement pour les opérations d'entraînement tactique
spécialisé.
Ministère des Affaires
étrangères, du Commerce 2.Offrir un programme d'études conçu et dispensé par des experts internationaux en opérations tactiques.
et du Développement 3.Se concentrer sur la violence liée aux gangs, les opérations urbaines et les normes de professionnalisme
(MAECD), Gouvernement policier.
du Canada
4.Fonctionner selon un modèle de "Formation des Formateurs" pour assurer la durabilité et l'appropriation
4
Amélioration des capacités d'apprentissage et
de formation de la Police Nationale d'Haïti
pour lutter contre la violence des gangs –
Construction d'un Centre d'Entraînement
Tactique de la Police (Morne Casse)
5
Assurance du commerce maritime et terrestre
ainsi que du fret commercial en Amérique
Latine et dans les Caraïbes.
SSM-CICTE
Mar 2024 – Sep 2026
En exécution
CAD 4 million
PARCLC Canadá
informations et établir des relations : participation à une réunion binationale avec Haïti et la République
6
Elle Protège Haïti
SSM-CICTE
Août 2025
A mettre en œuvre
N/A
PARCLC Canadá
Dominicaine, et réalisation d'une évaluation technique virtuelle avec les fonctionnaires frontaliers haïtiens.
Impact attendu : Développer et renforcer les capacités techniques, inspirer l'intérêt pour les carrières en
cybersécurité et, à long terme, augmenter la diversité au sein de l'industrie.
1. Collaboration avec la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) : La
SSM/SECURE-Haiti
1-Mar
En exécution
$3,800,000.00
locale
Aucun impact pour le moment. Le projet vient de compléter les activités suivantes destinées à collecter des
Commission de Venise a réalisé un examen juridique et technique de la législation clé d'Haïti et d'autres
documents liés aux élections, ce qui a abouti à l'adoption de trois avis juridiques sur les réformes suggérées du
cadre législatif électoral existant et proposé en Haïti : un avis provisoire (juin 2024) et un avis final (décembre
2024) sur les solutions constitutionnelles et législatives possibles pour organiser de futurs processus électoraux,
ainsi qu'un avis sur le projet de décret pour un référendum (juin 2025). DECO continuera à faciliter et soutenir
cet engagement.
7
Soutien aux activités liées à la préparation du
cadre constitutionnel et électoral pour la
tenue des futures élections en Haïti.
DECO
Jan 2025 – Déc 2025
En exécution
$305,306.00
É.-U. et la France (Le
Canada a soutenu en
2024)
2. Visites de coopération technique électorale aux organismes électoraux des États membres : Des responsables
haïtiens se sont rendus au Mexique et au Pérou, où ils ont rencontré des représentants de l'Institut national
électoral (INE) du Mexique et du Bureau national des processus électoraux (ONPE) du Pérou. Ces visites ont
permis aux responsables haïtiens d'observer des aspects clés des systèmes et des opérations électorales dans
ces deux pays, ont favorisé des opportunités de coopération horizontale et ont fourni des orientations
comparatives et des bonnes pratiques pour informer la préparation des prochaines élections en Haïti.
3. Conseils et soutien pour le développement d'une feuille de route électorale qui guidera les futures élections
en Haïti : DECO fournit des orientations techniques internes pour aider à définir les priorités et décrire les
étapes vers un processus électoral crédible et transparent, et continuera à évaluer les risques et les exigences
possibles pour la tenue des élections.
8
Soutien à l'Office National d'Identification
d'Haïti dans l'enregistrement, l'émission et la
distribution de la carte nationale d'identité.
Département de la Gestion
Publique Efficace /
Programme Universel
d'Identité Civile dans les
Amériques (PUICA)
Juin 2023 – Déc 2025
En exécution
$13,668,516.74
.
1. Depuis le début du déploiement des unités mobiles en juin 2024, les unités ont délivré 110 568 cartes et
Agence des États-Unis enregistré 71 577 personnes.
pour le Développement 2.Renforcement des capacités pour les opérateurs et techniciens de l'ONI à travers des programmes de
International (USAID) (juin formation spécialisés.
2023 – février 2025),
3. Plan stratégique quinquennal pour l'Office National d'Identification.
Japon
4.Campagnes de sensibilisation publique pour encourager l'enregistrement des citoyens.
5.Nouvelle unité de serveurs pour l'ONI complémentaire au serveur actuel en réparation.
9
10
11
Inclusion d'Haïti dans le Programme 12 du
Plan Stratégique 2023-2027
Ce programme est responsable de la prise en
charge opportune et de la réponse face aux
crises et situations d'urgence liées aux droits
de l'homme.
14 visites en Haïti depuis 1978
10 rapports pays depuis 1969 (le dernier en
2022).
CIDH
CIDH
CIDH
2023 – 2027
1978 – Actuellement
1969 – Actuellement
En exécution
En exécution
En exécution
Indéterminé
Indéterminé
Indéterminé
Fonds réguliers et
spécifiques
1. Visibilité institutionnelle accrue et priorisation de la situation des droits humains en Haïti dans le cadre de
l'agenda stratégique de la CIDH.
2. Réponse plus rapide face aux développements urgents en matière de droits humains, y compris les actes de
violence, les effondrements institutionnels ou les crises humanitaires.
3.Surveillance et documentation systématique de l'évolution des menaces aux droits humains, contribuant à
générer une prise de conscience a la communauté internationale sur la base de données probantes.
4. Amélioration de la coordination avec les autres organes de l'OEA, les agences de l'ONU et les organisations
régionales travaillant en réponse aux urgences et aux crises.
5. Augmentation de l'émission de mesures conservatoires et de déclarations publiques attirant l'attention sur
les violations et promouvant des actions de protection.
6. Renforcement de la collaboration avec les organisations de la société civile, en particulier celles qui travaillent
en première ligne, pour garantir des stratégies inclusives et adaptées aux besoins.
7. Potentiel de renforcement des capacités des institutions nationales, y compris le soutien aux mécanismes
nationaux de droits humains et aux organes de supervision indépendants.
8. Positionnement d'Haïti dans un cadre régional de solidarité, permettant des analyses comparatives, des
stratégies partagées et une coopération Sud-Sud pour la récupération institutionnelle et la protection des droits
humains.
Fonds réguliers et
spécifiques
1. Observation directe de la situation des droits humains, permettant à la Commission de recueillir des
informations de première main et vérifiées sur les violations et les défis institutionnels.
2.Renforcement du dialogue avec les organisations de la société civile, permettant aux acteurs locaux de
présenter directement leurs préoccupations et preuves devant un organisme international des droits humains.
3.Soutien aux transitions démocratiques et à la stabilité politique, en particulier pendant les périodes clés de
crise politique et les environnements post-coup d'État (par exemple, dans les décennies 1990 et 2000).
4.Élaboration de rapports et de recommandations spécifiques pour le pays, servant de documents de référence
pour l'incidence, la réforme légale et les efforts de responsabilité.
5.Encouragement des réformes légales et des pratiques, notamment après des réunions de haut niveau avec les
autorités haïtiennes ou la publication des résultats de la CIDH.
5.Documentation des schémas de violence et des faiblesses institutionnelles, pouvant contribuer à l'avenir à
des processus de justice transitionnelle ou à des cadres de réparation.
Fonds réguliers et
spécifiques
1. Documentation des violations des droits humains, création d' un registre public permanent et accessible.
2. Una base de données pour l'incidence et le contentieux, car les rapports fournissent des constatations
factuelles détaillées, des analyses juridiques et des recommandations que les organisations de la société civile
et les acteurs internationaux peuvent utiliser comme référence.
3. Évaluation comparative des progrès et des reculs, permettant de faire des comparaisons dans le temps entre
les rapports successifs et de suivre la mise en œuvre des recommandations de la CIDH par le gouvernement.
4.Des orientation pour les réformes législatives et institutionnelles, offrant des recommandations concrètes et
pratiques adaptées au contexte du pays et fondées sur les obligations internationales.
5.Outil pour la diplomatie internationale, permettant aux autres États membres de l'OEA, aux agences de l'ONU
et aux bailleurs de fonds d'interagir avec les autorités haïtiennes.
12
13
14
37 communiqués de presse sur Haïti depuis
2011
Résolutions de la CIDH (la dernière en 2021 sur
la protection des Haïtiens en mobilité).
59 audiences publiques tenues dans le cadre
de la Période de Sessions de la CIDH.
CIDH
CIDH
CIDH
2011 – Actuellement
2021 – Actuellement
1997 –Actuellement
En exécution
En exécution
En exécution
Indéterminé
Indéterminé
Indéterminé
Fonds réguliers et
spécifiques
Fonds réguliers et
spécifiques
Fonds réguliers et
spécifiques
1. Réponse rapide et visibilité : Les communiqués de presse permettent à la CIDH de réagir immédiatement face
à des événements urgents, assurant une visibilité opportune des préoccupations en matière de droits humains.
2. Mobiliser l'attention du public en sensibilisant la population générale, la société civile, les médias et la
communauté diplomatique.
3. Appel à des mesures urgentes : La Commission utilise fréquemment les communiqués pour exiger des actions
immédiates (par exemple, enquête, protection, aide humanitaire).
4. Soutien au travail de plaidoyer de la société civile : Les organisations locales de droits humains peuvent
utiliser les communiqués de presse de la CIDH pour amplifier leurs propres messages et renforcer leurs efforts
de plaidoyer.
1. Promotion de la solidarité interaméricaine : La résolution appelle explicitement les États membres de l'OEA à
adopter une approche de coopération pour l'accueil et la protection des personnes haïtiennes en situation de
mobilité, favorisant une responsabilité régionale collective.
2.La résolution offre des recommandations et des normes concrètes pour guider les États dans
l'accomplissement de leurs obligations en matière de droits humains envers les personnes haïtiennes, en
particulier dans le contexte de l'asile, de la migration et de la protection humanitaire.
3. Les gouvernements et les organes législatifs peuvent utiliser la résolution comme référence normative pour
aligner les lois et les politiques nationales avec les normes interaméricaines des droits humains.
4. La résolution appelle les États à éviter les expulsions et les déportations, en particulier les expulsions
collectives ou arbitraires, et à adopter à la place des mesures telles que la régularisation et le principe de nonrefoulement, renforçant ainsi le cadre de protection internationale.
5. Les Organization de la société civile , les organisations d'assistance juridique et les défenseurs des droits
humains peuvent s'appuyer sur la résolution pour défendre les droits des personnes migrantes haïtiennes et
exiger que les gouvernements respectent les normes que la résolution établit.
6. Prévention de la discrimination et de la xénophobie : La résolution appelle à mettre en œuvre des actions
contre le racisme et la xénophobie, encourageant les États à adopter des campagnes publiques et des cadres
juridiques qui évitent tout traitement discriminatoire à l'égard des personnes haïtiennes.
7. La résolution promeut des voies régulières de migration et des visas humanitaires, ce qui peut inspirer de
nouvelles pratiques étatiques ou renforcer celles déjà existantes.
1. Participation directe des victimes et de la société civile : Les audiences publiques offrent une plateforme
unique pour que les personnes et organisations haïtiennes présentent des témoignages, des preuves et des
préoccupations urgentes directement à la CIDH dans un cadre formel, public et protégé.
2.Visibilité des violations des droits humains: Les audiences amplifient la prise de conscience internationale des
problèmes de droits humains en Haïti en exposant ces préoccupations dans un forum régional, ce qui génère
souvent une couverture médiatique et accroît la pression sur les autorités.
3.Les audiences fournissent à la CIDH des informations de première main et actualisées qui aident la
Commission à évaluer la situation des droits humains sur le terrain et à orienter son travail de suivi et de
rapports.
4. Elles peuvent donner lieu à des communiqués de presse, des mesures conservatoires ou des visites de travail
ultérieures, en fonction des informations révélées et de la gravité des préoccupations soulevées.
5. La participation à un mécanisme régional des droits humains aide à légitimer et renforcer les organisations de
la société civile haïtienne, augmentant ainsi leur crédibilité et leur capacité de plaidoyer tant au niveau national
qu'international.
15
16
Approche stratégique des Caraïbes
(2017–2021 et 2023–2027).
CIDH
Rapport spécial sur la liberté d'expression en CIDH/Rapporteur spécial pour
Haïti.
la liberté d'expression.
2017 –
Présent/Coopération
2024 –
En exécution
En exécution
Indéterminé
Indéterminé
Fonds réguliers et
spécifiques
Fonds spécifiques
1. La 175e session de la CIDH s'est tenue en Haïti dans le cadre de son Programme d'Assistance et de
Collaboration avec les Caraïbes et l'Amérique centrale, prévu dans le Plan Stratégique 2017-2021 de la
Commission.
2. La CIDH a envisagé et analysé la possibilité de créer un Groupe d'Appui Technique (GAT).
4. Participation continue au Groupe de Travail sur Haïti.
5, Présentation intitulée "Crise en Haïti : Les femmes Défenseures dans la lutte pour les Droits des Femmes",
réalisée le 20 mars 2024 à la Faculté de Droit de l'American University, Washington College of Law.
6.Réunion bilatérale avec le Protecteur du Citoyen en 2023 ; formation sur les Principes de Paris en juin 2023 ;
et fourniture d'une coopération technique sur le rôle que peuvent jouer les Défenseurs du Peuple des Caraïbes
dans la promotion et la protection des droits humains, ainsi que pour déterminer des stratégies communes que
la CIDH pourrait adopter avec eux pour renforcer leur travail en droits humains.
6. Réunions bilatérales avec le Représentant de l'OEA en Haïti lors des périodes de sessions.
7.Participation d'acteurs étatiques et non étatiques au Cours International sur les Politiques Publiques en 2024.
8. Participation d'Haïti au Séminaire Annuel de la CARICOM.
1. Le rapport offre un compte rendu exhaustif de la quasi-totalité des violations de la liberté d'expression
survenues en Haïti entre 2018 et 2025. Il détaille des cas de journalistes tués délibérément; des attaques contre
les médias; des disparitions forcées et des enlèvements des déplacements internes et des exils forcés; ainsi que
des agressions contre des travailleurs de la presse couvrant les manifestations. Il identifie également les
victimes et évalue l'état des enquêtes, mettant en évidence des schémas persistants de violence et d'impunité.
2.Le rapport souligne le rôle essentiel du journalisme pour faire face à la crise multidimensionnelle en Haïti. Il
met en avant la capacité de la presse à rendre visibles les violations des droits humains et l'impunité
systémique, à promouvoir la responsabilité des acteurs nationaux et internationaux, à permettre un débat
public informé et la formulation de politiques publiques/actions multilatérales, ainsi qu'à préserver les
conditions nécessaires pour la tenue d'élections libres, justes et transparentes.
2. Le rapport est le premier document de la CIDH qui aborde directement et formule des recommandations aux
nouveaux organes nationaux et internationaux, y compris le Conseil Présidentiel de Transition et la MMAS. À
cet égard, il met également à jour le dernier rapport sur le pays de la Commission (qui couvrait jusqu'à la
seconde moitié de 2022).
1. 5,000 agriculteurs (45 % de femmes) bénéficiaires directs de techniques de production améliorées.
2.10 millions de dollars de revenu annuel potentiel provenant des exportations.
3.1,500 emplois ruraux créés (60 % pour les femmes et les jeunes).
17
Chaînes de valeur agricoles résilientes pour
une exportation durable dans le nord-est
d'Haïti (Du champ au marché)
Programme de l'Eau du
Département du
Développement Durable
(DDS/SEDI).
À définir (60 mois)
US$10,350,000
(US$8,100,000
Proposition – phase de
OEA/Partenaires +
planification
US$2,250,000
contrepartie)
4. 5 centres modernes de collecte équipés de chambres froides fonctionnant a l'énergie solaire.
Gouvernement des États- 5.15 coopératives de producteurs renforcées para une gouvernance démocratique.
Unis
6. 2,000 femmes à des postes de direction dans le secteur agricole; augmentation du nombre d'hectares sous
pratiques de gestion durable.
7.Pourcentage de réduction de l'utilisation des produits agrochimiques.
8. Sécurité alimentaire accrue et réduction de la migration des jeunes.
9. Intégration régionale renforcée grâce au commerce transfrontalier.
1. 10 Plans de Développement Municipal (PDM) élaborés et approuvés.
2. 2,117 Organisations communautaires ont reçu une formation pour le renforcement des capacités.
3. 10 Comités Consultatifs Citoyens établis.
4. 50,000 résidents directs et indirects bénéficiaires de projets communautaires.
18
Développement dirigé par la communauté
(DDC)
Programme de l'Eau du
Département du
Développement Durable
(DDS/SEDI).
Avr 2018 – Mar 2025
(7 años)
USD 13.7 millions
(PhaseI: 9.82M;
Phase II: 3.9M)
Completé
Agence des États-Unis 5. 6,500 enfants bénéficiaires de nouvelles installations ou services éducatifs EAH
pour le Développement 6. 56 institutions du secteur de l'eau ont reçu un renforcement organisationnel.
International (USAID) 7. 11 OBC formées aux systèmes d'irrigation durable.
8. 24 sites d'infrastructure EAH réhabilités (y compris des hôpitaux et des écoles).
9.Unité de Résilience Hydrique créée et renforcée à l'Université d'État de Limonade.
10.Plusieurs projets communautaires mis en œuvre (canaux de drainage, marchés, routes, parcs).
11.Participation citoyenne accrue dans la planification et la prise de décision du gouvernement local
1. Renforcer le dialogue bilatéral entre Haïti et la République Dominicaine sur les ressources en eau partagées.
2. Développer des solutions à long terme pour la gestion transfrontalière de l'eau sur l'île d'Hispaniola.
3. Favoriser la stabilité régionale et la croissance démocratique par la coopération en matière d'eau.
19
Programme de l'Eau du
Promouvoir le développement, la démocratie
Département du
et la paix grâce à la diplomatie de l'eau sur l'île
Développement Durable
Hispaniola
(DDS/SEDI).
À définir
Proposition – phase de
planification
$
150,000.00
Gouvernement des ÉtatsUnis
4.Prévenir les conflits liés à l'eau qui pourraient déstabiliser la région.
5.Soutenir le renforcement institutionnel dans les deux pays.
6.Promouvoir la transparence et la participation publique dans les décisions concernant les ressources en eau.
7. Aborder la vulnérabilité face au changement climatique et les défis de la sécurité hydrique.
8. Faciliter le dialogue diplomatique et la construction de consensus sur les questions liées à l'eau.
20
21
Promouvoir la Sécurité Hydrique sur l'île
d'Hispaniola : Favoriser la Planification
Durable et la Coopération Bilatérale dans le
Bassin du Fleuve Dajabón-Masacre.
Fonds pour les Petites Subventions (SGF).
Programme de l'Eau du
Département du
Développement Durable
(DDS/SEDI).
Programme de l'Eau du
Département du
Développement Durable
(DDS/SEDI).
À définir
Avr 2018 – Avr 2023
Proposition – phase de
$
conception
Completé
$
6,000,000.00
1. Promouvoir la sécurité hydrique avec un accent sur l'égalité des sexes et l'interculturalité dans le bassin du
fleuve Dajabón-Masacre.
2. Renforcer le cadre de coopération bilatérale entre Haïti et la République Dominicaine.
3. Développer une Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT) intégrée pour le bassin.
Alliance FME (Fonds
4. Créer un Programme d'Action Stratégique (PAS) pour la gestion durable des ressources en eau.
Mondial pour
5. Mettre en œuvre des solutions basées sur les écosystèmes et la gestion intégrée des ressources en eau
l'Environnement) et BID (GIRE) résilientes au climat, avec un focus communautaire.
(Banque Interaméricaine 6.Renforcer la capacité institutionnelle pour la gestion intégrée des ressources en eau et des risques
de Développement)
climatiques.
7.Développer des outils d'aide à la prise de décision et de gestion des connaissances pour les acteurs du bassin.
8.Réduire la vulnérabilité sociale et environnementale des communautés locales.
9.Aborder les impacts du changement climatique en construisant une résilience écosystémique.
10. Promouvoir des moyens de subsistance durables à travers des projets pilotes dans les micro-bassins.
9,000,000.00
1. Soutenir les initiatives communautaires pour lutter contre la déforestation.
2.Augmenter l'accès au crédit et aux actifs productifs pour des alternatives à la production de bois de chauffage
et de charbon.
3. Encourager l'investissement des agriculteurs dans des pratiques d'agroforesterie et de conservation des sols
Agence des États-Unis
à long terme.
pour le Développement
4. Plus de 20,000 personnes ont bénéficié de l'activité RGF.
International (USAID)
5. Plus de 350 emplois temporaires ont été créés.
6. 10 OSC locales ont reçu des subventions et amélioré leur capacité organisationnelle.
7.407 hectares de terrain sont sous des pratiques améliorées d'agroforesterie.
8. Environ 1,3 million d'arbres fruitiers et forestiers ont été produits et plantés.
22
Soutien financier et de formation pour
renforcer la capacité du Point Focal
Opérationnel du FEM du pays dans la
supervision des projets.
Programa de Agua del
Departamento de Desarrollo
Sostenible (DDS/SEDI)
Mai 2025 – Mar 2026
En exécution
$
32,000.00
Fonds Mondial pour
l'Environnement (FME)
1. Fournir un soutien financier et des formations pour renforcer la capacité du Ministre ou des Points Focaux
Opérationnels (PFO) pour une supervision efficace des projets, y compris des visites de terrain et des activités
de formation, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de Participation du Pays FME-8
Annexe 7 :
Mandats en place de l’OEA
Numéro
Résolution
Titre
1
AG/RES. 3039 (LV-O/25)
Appel à la mise en œuvre urgente de solutions concrètes pour résoudre
la grave crise institutionnelle et sécuritaire en Haïti
2
AG/RES. 3023 (LIV-O/24)
Efforts continus vers le rétablissement immédiat de la sécurité, le
renforcement de l'aide humanitaire, la promotion du développement
socio-économique et le soutien à la protection des droits de la
personne et de la démocratie en Haïti
3
AG/RES. 3007 (LIII-O/23)
Vers le rétablissement immédiat de la sécurité, le renforcement de
l’aide humanitaire et le soutien à la protection des droits de la personne
et de la démocratie en Haïti
4
AG/RES. 2982 (LII-O/22)
La situation sécuritaire en Haïti et la coopération continentale pour la
préservation de la démocratie et la lutte contre l’insécurité alimentaire
5
AG/DEC. 105 (LI-O/21)
La situation en Haïti
6
CP/RES. 1268 (2523/24)
En soutien à la demande d’Haïti pour une opération de maintien de la
paix des Nations Unies (adoptée par le Conseil permanent lors de sa
réunion ordinaire du 13 novembre 2024)
7
CP/RES. 1251 (2492/24)
Soutien à la transition démocratique en Haïti (adoptée par le Conseil
permanent lors de sa réunion ordinaire du 3 avril 2024)
CP/RES. 1237 (2469/23) rev. 1
Fournir une assistance intégrée à Haïti en matière d'aide humanitaire,
d'élections, de renforcement de la démocratie, de protection des droits
de la personne et de développement intégré en collaboration avec la
mission multinationale d'appui à la sécurité et le groupe de
personnalités éminentes de la CARICOM (adoptée par le Conseil
permanent lors de sa réunion extraordinaire du 17 novembre 2023)
9
CP/RES. 1214 (2414/23) rev. 2
Soutien renouvelé pour une assistance en matière de sécurité et
humanitaire, pour des élections inclusives, libres, justes et crédibles et
pour une transition démocratique en République d'Haïti (Adoptée par le
Conseil permanent lors de sa réunion extraordinaire du 10 février 2023)
10
CP/RES. 1168 (2315/21)
La situation en Haïti (adoptée par le Conseil permanent lors de sa
réunion ordinaire du 17 mars 2021 tenue au format virtuel)
8
Annexe 8 :
Structures existantes en soutien à Haïti
Organisation des États Américains (OEA)
Secrétariat général de l’OEA
Groupe de travail du Conseil
permanent de l’OEA sur Haïti
Groupe des amis d’Haïti au sein de
l’OEA
Bureau pays de l’OEA et Représentant
spécial en Haïti
Partenaires du système interaméricain
Structures existantes en
soutien à Haïti
Banque interaméricaine de
développement (BID)
Organisation panaméricaine de la
Santé (OPS)
Institut interaméricain de coopération
pour l’agriculture (IICA)
Partenaires régionaux et internationaux
Groupe des personnalités éminentes
de la CARICOM
Bureau intégré des Nations Unies en
Haïti (BINUH)
MMAS (Mission multinationale d’appui
à la sécurité)
FUPAD (Fondation panaméricaine
pour le développement)
Annexe 9 :
Activités existantes de la Banque interaméricaine de développement (BID) en Haïti
Projet
Nom
Montant approuvé
HA-L1103
Projet d’eau et d’assainissement à Port-au-Prince III
$65.000.000,00
HA-L1104
Transports et connectivité départementale
$207.099.250,87
HA-L1106
Gestion des déchets solides dans le nord d’Haïti
$33.503.000,00
HA-L1131
Renforcement de la gestion des affaires publiques en vue d’améliorer la prestation de
services
$55.000.000,00
HA-L1133
Projet d’appui au développement du secteur privé grâce à la promotion de
l’investissement
$17.500.000,00
HA-L1135
Projet pour l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène dans les zones
urbaines, périurbaines et rurales de la région haïtienne du Grand Nord
$125.000.000,00
HA-L1140
Amélioration de l’accès à l’électricité en Haïti
$36.500.000,00
HA-L1095
Programme pour le tourisme littoral durable
$11.970.974,96
HA-L1102
Plan de soutien au secteur de l’éducation en Haïti (SHESP)
$50.000.000,00
HA-L1143
Programme pour les infrastructures productives V
$65.000.000,00
HA-J0002
Programme de productivité et de connectivité rurales avec une approche territoriale
$60.000.000,00
HA-J0005
Programme de renforcement des filets de sécurité pour les populations vulnérables
$81.800.000,00
HA-J0006
Plan de soutien au secteur de l’éducation en Haïti 2.0
$15.000.000,00
HA-J0007
Lutte contre l’insécurité alimentaire et accroissement de la résilience grâce à des filets
de sécurité pour les populations vulnérables
$68.300.000,00
HA-J0009
Plan de soutien à la gouvernance de l’éducation en Haïti (SHEG)
$20.000.000,00
HA-J0010
Renforcer les fondements de la transformation numérique dans la gestion des affaires
publiques afin d’améliorer l’efficacité administrative
$16.000.000,00
HA-J0008
Programme communautaire pour renforcer la sécurité humaine en Haïti
$110.000.000,00
$1.037.673.225,83
Annexe 10 :
Activités existantes de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) en Haïti
Le personnel de l'OPS en Haïti comprend 137 collaborateurs œuvrant dans la préparation aux urgences
sanitaires et la réponse aux catastrophes ainsi qu’aux épidémies ; les systèmes et services de santé ; la
vaccination ; la promotion de la santé tout au long du parcours de vie ; les maladies non transmissibles et la
santé mentale ; la prévention et le contrôle des maladies transmissibles ; la gestion des approvisionnements
pharmaceutiques, les communications et la gestion des programmes.
Compte tenu de la situation sécuritaire actuelle et des accès limités, l’OPS a établi deux bureaux de terrain :
l’un dans le département du Nord à Cap-Haïtien, et l’autre dans la région sud, au département des Nippes à
Miragoâne, ce qui permet la poursuite des opérations sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, les
activités de l'OPS en Haïti englobent l'Équipe régionale de gestion des incidents, le Centre des opérations
d'urgence à Washington DC ainsi que la Réserve stratégique régionale établie au Panama.
Le Cluster Santé inter-agences d’Haïti est co-dirigé par l’OPS et le Ministère de la Santé Publique et de la
Population (MSPP). Parmi les 47 partenaires institutionnels du Cluster, seuls 12 rendent compte régulièrement
au Cluster et disposent de la capacité d’effectuer des interventions sanitaires.
Activités principales du Cluster Santé pour l'année 2025
Activités clés – Objectif stratégique 1 : Garantir la disponibilité et l’accès aux services de santé d’urgence et
vitaux.
Renforcer les capacités des institutions sanitaires et de leurs partenaires en matière de prestation de
soins d'urgence destinés aux groupes vulnérables, notamment les femmes enceintes, les enfants, les
personnes déplacées internes (PDI) ainsi que les victimes de violences.
Garantir l'approvisionnement en médicaments essentiels et en fournitures médicales nécessaires à la
prise en charge des besoins sanitaires urgents.
Activités clés – Objectif stratégique 2 : Maintenir et renforcer les mécanismes de surveillance des maladies
et de réponse aux épidémies
Assurer le maintien d’équipes d’intervention rapide déployées à l’échelle nationale, incluant des infirmiers
moto-laboratoires chargés de soutenir le prélèvement pour les maladies à potentiel épidémique, ainsi
que la surveillance communautaire.
Améliorer la qualité des rapports de données à l’échelle nationale.
Veiller à la mise en œuvre rapide des vaccinations et des interventions sanitaires dans les zones à haut
risque telles que les camps de personnes déplacées internes.
Activités clés – Objectif stratégique 3 : Assurer la sécurité des opérations critiques de la chaîne
d'approvisionnement
Garantir la disponibilité constante des stocks de médicaments et de fournitures médicales dans le pays, y
compris des réactifs destinés au centre national de transfusion ainsi qu’au laboratoire national de santé
publique.
Examiner des itinéraires et des modalités alternatives pour la livraison des fournitures médicales afin de
garantir la continuité de la prestation des services de santé.
Initiatives prioritaires de l'OPS nécessitant un soutien complémentaire
Les deux initiatives prioritaires suivantes revêtent une importance cruciale dans les circonstances actuelles,
nécessitant un renforcement ainsi qu’une extension de leur champ d’application :
La santé en première ligne : la prise en charge de la population déplacée d’Haïti
Comme le précise la feuille de route, Haïti est confrontée à une aggravation de la crise sécuritaire persistante
ayant entraîné le déplacement de plus de 1 300 000 personnes. En 2024, plus de 100 000 personnes résidaient
dans 95 sites improvisés répartis à travers la zone métropolitaine de Port-au-Prince. La violence a
considérablement fragilisé le système de santé, privant ainsi les communautés vulnérables, telles que les
personnes déplacées à l’intérieur du pays, d’un accès adéquat aux services essentiels. En réponse, l'OPS, en
collaboration avec les autorités sanitaires nationales et régionales, a joué un rôle essentiel dans la
restauration de l'accès aux soins pour les populations déplacées, en fournissant des services indispensables
par le biais de cliniques mobiles.
Les cliniques mobiles, dotées d’une équipe dévouée composée de médecins, infirmiers, sages-femmes et
psychologues relevant du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), assurent la prestation de
soins médicaux généraux, de services en santé sexuelle et reproductive ainsi que d’un soutien psychosocial
aux populations déplacées. Grâce au soutien financier de partenaires stratégiques, parmi lesquels le
Gouvernement des États-Unis, la Protection civile et l’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO),
le Canada ainsi que le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), l’engagement de l’OPS à fournir un appui
technique et logistique s’est avéré essentiel pour garantir l’accès continu à ces services vitaux.
L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), la Banque interaméricaine de développement (BID) et le
Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) ont récemment officialisé une collaboration visant à
renforcer l’appui apporté à Haïti. La BID finance le projet « Lutte contre l’insécurité alimentaire et promotion
de la résilience par un filet de sécurité destiné aux populations vulnérables » à hauteur d’une enveloppe
pouvant atteindre 4 millions de dollars américains. Dans ce cadre, et conformément à l’accord institutionnel
de longue date entre l’OPS et le Gouvernement haïtien, l’OPS agira en tant que partenaire technique pour la
fourniture de produits liés à la santé et la réalisation des activités afférentes, en collaboration étroite avec la
FAES et en s’appuyant sur la coopération stratégique entre la BID et l’OPS.
Centre Hospitalier Universitaire La Paix (CHU)
L’Hôpital Universitaire La Paix (HUP) s’est imposé comme un pilier essentiel dans la crise sécuritaire
persistante en Haïti, qui a plongé une grande partie du système de santé national dans le désarroi. En tant
que seul hôpital public de Port-au-Prince apte à prendre en charge un grand nombre de victimes, l’HUP s’est
imposé comme le dernier refuge pour de nombreuses personnes. Le soutien de l’OPS a été déterminant pour
assurer le bon fonctionnement de l’hôpital. Grâce au soutien financier de donateurs majeurs, notamment la
Protection civile et l’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) ainsi que le Fonds central
d’intervention d’urgence (CERF), l’OPS a fourni plusieurs tonnes de fournitures médicales et de médicaments,
ainsi que du carburant pour alimenter les générateurs de l’hôpital, garantissant ainsi une prise en charge
ininterrompue, tout en appuyant l’établissement dans la mise en œuvre de son plan pour les victimes en grand
nombre. Clé de la résilience du HUP durant la crise, une nouvelle salle d'urgence ambulatoire a été inaugurée
en 2022 dans le cadre de l'initiative « Hôpital Intelligent » de l'OPS. La capacité soutenue à relever les défis
liés aux effectifs du HUP et à répondre de manière adéquate à la crise nécessite un renforcement ainsi qu’une
extension de la portée de ces initiatives.
Domaines de travail
Montant (USD)
Riposte aux flambées et aux crises : Renforcement des capacités du pays pour une détection, évaluation et
riposte rapide aux urgences sanitaires, aux épidémies et aux pandémies provoquées par des pathogènes à fort
impact.
$
18,421,644
Urgences sanitaires : Renforcer les capacités du pays face à toutes les urgences et pour la gestion des risques
de catastrophe, la détection et la riposte rapides, et la prévention et le contrôle des épidémies et des
pandémies.
$
2,426,423
Systèmes de santé, services et cycle de vie : Renforcer les systèmes de santé centrés sur l’humain en
améliorant les réseaux de services intégrés, en assurant un accès universel à des services, médicaments et
technologies de qualité, en élargissant une main-d'œuvre compétente, en renforçant la gouvernance et les
financements publics et en mettant en place des protections contre les risques financiers associés à la santé.
$
8,993,105
Maladies non transmissibles, facteurs de risque, santé mentale, violences et blessures : Élargissement de
l’accès à des services de qualité face aux maladies non transmissibles, aux problèmes de santé mentale, aux
violences et aux blessures ; réduction de la malnutrition et des facteurs de risque ; renforcement des mesures
intersectorielles visant à promouvoir la santé mentale et prévenir les toxicomanies et les suicides
$
1,452,303
Maladies transmissibles : Renforcer les systèmes de santé et les réseaux de services intégrés afin de prévenir,
de détecter, de traiter et d’éradiquer les maladies transmissibles, y compris en remédiant aux facteurs de
risque grâce à des mesures intersectorielles.
$
5,977,824
Systèmes d’information, preuves scientifiques et recherche : Renforcer et mettre en place des systèmes
intégrés d’information sanitaire et améliorer les capacités de production, d’analyse et d’utilisation des preuves
scientifiques pour la prise de décisions à tous les niveaux.
$
29,562
Déterminants de la santé : Renforcer la promotion de la santé et le leadership du pays afin d’agir face aux
déterminants sociaux et environnementaux de la santé grâce à une action intersectorielle qui privilégie les
groupes en situation de vulnérabilité
$
284,524
Total
$
37,585,385
Annexe 11 :
Activités existantes de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) en
soutien à Haïti
I.
INTRODUCTION
La stratégie 2014-2018 pour la délégation en Haïti était fondée sur des constats qui, pour la plupart,
s’appliquent encore à la situation en 2020. Extrait : « Malgré les contraintes et le faible pourcentage des
ressources budgétaires de la République affecté au secteur agricole (2-3 %), ce dernier reste un secteur
stratégique doté d’un potentiel bien supérieur à ce que nous voyons. Il est urgent d'œuvrer à raviver
l’agriculture afin qu’elle soit plus compétitive, ce qui garantirait la sécurité alimentaire et nutritionnelle de
la population et réduirait la dépendance vis-à-vis des importations, ou générerait des excédents à
l’exportation dans des filières spécifiques (yams, mangues, cacao, etc.). »
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et de ses retombées sur les chaînes d’approvisionnement
d’équipement de santé et agroalimentaire, les activités ont été menées avec une attention particulière
portée au développement de la résilience du système agroalimentaire haïtien, à la fois du point de vue de
la sécurité alimentaire et de l’organisation des chaînes de valeur. Dans sa nouvelle stratégie 2020-2024, la
Représentation a opté pour une agriculture intensive tournée vers l’avenir, avec quatre (4) axes majeurs :
1. Amélioration de la gouvernance de l’agriculture (création d’une unité de suivi stratégique ; cadre
juridique)
2. Renforcement des capacités des producteurs agricoles (création d’une unité de technologie,
système de services de conseil)
3. Élargissement de l’accès aux marchés (création d’un label bio haïtien, revitalisation des marchés
ruraux)
4. Protection du capital naturel et du potentiel des terres productives.
II.
ACTIVITÉS MENÉES
2.1. Soutien à l’innovation (riposte à la COVID-19)
2.1.1. - Grâce à des levées de fonds, l’IICA a financé une activité de recherche sur une exploitation du CRDD
de Bas-Boën sous la surveillance du MARNDR et du FAMV concernant :
- L’introduction d’une charrue tirée par une moto et d’une débroussailleuse portable, en réponse
au déficit de main-d'œuvre agricole au moment du labour. Cette expérience novatrice était
appuyée par le département de l’Infrastructure agricole du ministère de l’Agriculture ;
- Évaluation du pourcentage de Brix dans 4 variétés locales de maïs et adaptation de la variété
sucrée UW7 de Trinité-et-Tobago.
2.1.2.- Sous la houlette d’Agriterra 1, IICA-Haïti a participé à la mise en œuvre d’un projet agrinumérique
financé par le FIDA 2, à travers :
1 Agriterra, une ONG néerlandaise
2 Le FIDA, Fonds international pour le développement agricole
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-
-
-
Formation, principalement au format virtuel, pour les membres des organisations de production
sur les thèmes suivants : introduction au marketing numérique (15 participants de 5 institutions)
et soutien à la promotion de leurs produits ; applications numériques de marketing (Moncash,
Facebook Marketplace, WhatsApp Business) pour 22 organisations ;
Élaboration, au cours de plusieurs réunions et ateliers, de l’application mobile AgriExt, en
collaboration avec le ministère de l’Agriculture (MARNDR), pour former à distance les agriculteurs
et lancer le système avec 70 participants du MARNDR, du secteur privé, des partenaires et des
organisations de producteurs. L’application aura pour objectif d’harmoniser et d’améliorer
l’interaction et l’échange d’information entre les agents d’extension et les agriculteurs, et de
faciliter l’accès à des informations prioritaires pour remédier aux problèmes des producteurs. Elle
sera gérée par le MARNDR et fera partie de son système d’extension grâce à une commission
spéciale créée à cet effet avec des outils fournis par l’IICA.
Ce projet a pour but d’atténuer de manière globale les effets de la COVID-19 et de la crise qui s’est
ensuivie en favorisant les solutions numériques qui permettent une meilleure gestion interne et
un accès accru aux marchés et à la finance.
2.2. Appui à la sécurité sanitaire des aliments
-
-
L’IICA a organisé un exposé présenté par le système chilien de sécurité sanitaire, à travers l’agence
ACHIPIA, à des responsables de l’unité de la protection de la santé du ministère de l’Agriculture.
La réunion a ouvert le débat sur le système de sécurité a mettre en place en Haïti en incluant
toutes les institutions concernées afin de renforcer la capacité des producteurs à produire de la
nourriture saine, ce qui rassure les clients et augmente le chiffre d’affaires ;
Publication d’affiches à l’intention des entreprises sur les thèmes suivants liés à la sécurité
sanitaire : Sécurité sanitaire en général ; Hygiène des vendeurs ; Aperçu et environnement
produit.
2.3. Soutien à la santé animale
Dans le cadre de l’activité spéciale liée aux flambées de peste porcine africaine détectées en République
dominicaine en 2021, un soutien a été fourni au ministère de l’Agriculture afin qu’il informe la population
au sujet de la maladie à travers quatre publications : 2 500 brochures en créole, 2 500 brochures en
français, 2 500 affiches en créole et 31 bannières sur la voie publique.
Thème de la campagne liée à la prévention : Protéger le cheptel porcin haïtien contre la contamination
et/ou la propagation de la peste porcine africaine. La stratégie de communication proposée au MARNDR
visait les acteurs suivants :
-
Éleveurs
Institutions de l’État (MSPP, MCI, MICT, MEF, etc.), douanes/immigration, autorités locales
Consommateurs, associations professionnelles, vétérinaires, facultés d’agronomie, etc.
Bouchers, restaurants/marchands
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2.4. Soutien à la lutte contre le changement climatique/Fonds vert pour le climat (FVC)
Dans le cadre du projet régional avec les fonds du Fonds vert pour le climat, IICA-Haïti a rendu possible :
- L’organisation de plusieurs réunions avec le ministère de l’Agriculture afin de créer un groupe de
travail sur le changement climatique au sein du ministère
- La participation de l’autorité nationale désignée à deux réunions régionales pour la révision du
document de contribution déterminée au niveau national afin de mettre en lumière les
engagements d’Haïti pour le développement d’une économie à faible intensité en carbone grâce
à une agriculture intelligente et biologique
- Un coup de projecteur sur les besoins de renforcement des capacités d’Haïti afin de lutter contre
les défis associés au changement climatique dans le secteur agricole
- L’identification d’idées de projets avec les partenaires et le MARNDR pour le FVC
- L’organisation d’une réunion de restitution de la COP27 avec le ministère de l’Agriculture afin de
créer un groupe de travail sur le changement climatique au sein du ministère
L’objectif principal de ce projet est de renforcer les fondements sur lesquels la région s’appuie afin de
privilégier les investissements dans la résilience, mais aussi d’améliorer les conditions de transmission des
informations sur les émissions de gaz à effet de serre sur des chaînes de valeur agricoles précises.
2.5. Appui au renforcement des capacités
-
-
L’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA), en partenariat avec le CATIE 3, a
obtenu une consultation avec le MARNDR pour le projet PITAG financé par la BID afin de renforcer
les capacités de groupes de fournisseurs de biens et services agricoles pour leur permettre de
fournir des conseils techniques adaptés aux exploitants qui bénéficient des incitations. Au total,
108 séances de formation sur différents thèmes (traction des animaux, reproduction du bétail,
gestion des biens et services agricoles par les entreprises, exploitation et entretien des pompes
de moteurs d’irrigation, etc.) ont été organisées pour environ 2 300 fournisseurs, pour un taux de
réalisation de 100 %. L’objectif du Programme pour l’innovation technologique dans l’agriculture
et l’agroforesterie (PITAG) était d’améliorer la productivité agricole des petits exploitants dans
certaines localités des départements suivants : Nord, Nord-Est, Artibonite, Sud et Grande-Anse.
Comme à l’accoutumée, IICA-Haïti facilite la participation des professionnels du MARNDR, des
universités et du secteur privé aux conférences et aux séances de formation en ligne et in situ sur
différents thèmes, dont : Codex Alimentarius ; Renseignement et biosécurité phytosanitaire ;
Évaluation des risques liés aux pesticides ; Chapitres du Code de l’OIE4 ; Recours aux technologies
numériques pour la prestation de services de conseil et le marketing des produits de l’agriculture
familiale ; Plans d’intervention d’urgence face à la peste porcine africaine.
2.6. Soutien à la sécurité alimentaire et nutritionnelle
3 CATIE, Centre agronomique tropical de recherche et d’enseignement
4 OIE : Office international des épizooties
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2.6.1. Avec des fonds du bureau des Affaires humanitaires de l’USAID, l’IICA a mis en œuvre les
Projets pour la réduction de la vulnérabilité alimentaire sur l’île de de la Gonâve (PREVAG et
PREVAG2) et facilité :
- La distribution à 12 000 familles, à travers des fournisseurs locaux, de 24 000 kits
alimentaires nourrissants contenant des aliments locaux : riz, cabillaud, hareng, farine de
blé enrichie, maïs, haricots noirs, sel iodé et huile
- L’organisation, en collaboration avec la direction de la Nutrition du ministère de la Santé
publique et de la Population (MSPP), d'une série de conférences sur la nutrition avec
environ 500 participants, dont des étudiants
- La distribution de 10,94 tonnes de sorgho, de pois d’Angole et d’autres pois à plus de
2 000 agriculteurs (dont 30 % de femmes)
- La distribution de 4 000 plants conformément aux choix des bénéficiaires (agrumes,
tamarin, cèdre, cannelier, corossolier), 4 000 boutures d’herbe à éléphant (pour les
éleveurs de chèvres) et 500 plants de mangrove
- La création de trois pépinières pour la production de 20 000 plants afin de mettre en place
des vergers et des plantations à but énergétique, dont une au niveau du bureau de
l’Agriculture du ministère de l’Agriculture
- L’organisation de séances de formation sur la dendroénergie, la gestion intégrée des
nuisibles et la gestion post-récolte pour 5 000 agriculteurs (dont 38 % de femmes) ;
- La publication de quatre documents pédagogiques sur les techniques de production de
jeunes arbres/la reforestation et la gestion des plantations à but énergétique, d’un guide
sur la production artisanale de semis, d’un guide sur la gestion intégrée des nuisibles et
d’un guide sur l’élevage caprin.
Ce projet avait pour but d’améliorer la disponibilité des céréales et des protéines, de renforcer la capacité
de résilience des bénéficiaires, d’alléger la charge sur les familles vulnérables grâce à une aide alimentaire
directe, et d’encourager la production rationnelle de charbon grâce à des formations sur la dendroénergie
ainsi que la création de pépinières dans les sections communales ciblées.
2.6.2. L’IICA a aidé le CNSA à participer à la COP27 et à organiser la séance de restitution au
MARNDR. Le coordinateur du CNSA a tiré la conclusion suivante au cours de la réunion :
« Les effets du changement climatique, des épisodes météorologiques extrêmes aux phénomènes à
évolution lente, se ressentent dans différents secteurs des économies et activités nationales, dont
l’agriculture et la production alimentaire ; s’y ajoutent d’autres défis comme la géopolitique, le coût du
financement et les chaînes d’approvisionnement. À une époque marquée par une insécurité alimentaire
accrue, il est important de déterminer ensemble comment répondre au besoin d’augmentation de la
productivité agricole, de passer à une agriculture résiliente, de réduire les pertes dans la chaîne de
production alimentaire, y compris grâce à des solutions liées à la chaîne du droit, et de faire en sorte que
les mesures pertinentes soient en place pour assurer une sécurité alimentaire durable et gérer toute crise
alimentaire qui se présenterait. »
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2.6.3. L’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) a fourni un soutien
financier au CNSA afin d’effectuer une analyse de classement au titre du Cadre intégré de
sécurité alimentaire (IPC) en Haïti en 2024.
2.6.4. Grâce à des financements de l’Association internationale de développement (IDA), une entité
du Groupe de la Banque mondiale, le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et
du Développement rural (MARNDR) a entamé le 20 août 2024 un dialogue de trente mois
avec le groupe IICA-GIRADEL en tant qu’opérateur d’incitations liées à la production animale
dans le cadre du projet Agriculture résiliente pour la sécurité alimentaire (PARSA). Ce projet
a pour but de remédier aux pertes des agriculteurs consécutives au séisme du 14 août 2021
et à l’ouragan Grace des 16 et 17 août 2021 dans le Grand-Sud et, dans une moindre mesure,
à la crise d’insécurité alimentaire qui frappe le département du Centre en raison de la
sécheresse, des difficultés d’accès aux moyens de production et d’autres facteurs.
L’objectif principal de cette activité est de contribuer à la repopulation animale dans les
32 communes touchées, avec un accent sur le genre.
2.6.5. Plaidoyer auprès des différents ministres de l’agriculture pour :
- Une nouvelle approche en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, fondée sur
les conclusions de la nouvelle stratégie de l’IICA en Haïti (implication des ministères
concernés par la sécurité alimentaire)
- La création d’une unité de suivi stratégique du secteur agricole
- La mise en place d’une unité de suivi technologique pour encourager les jeunes à entrer
dans le secteur, à y rester et pour accroître la productivité
- L’appui à un climat des affaires attrayant et à la protection du capital naturel.
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VERS UNE FEUILLE DE ROUTE
DIRIGÉE PAR HAÏTI POUR LA
STABILITÉ ET LA PAIX
AVEC UN SOUTIEN RÉGIONAL ET
INTERNATIONAL