(2025-03) Bulletin de l'ICAE - 2e trimestre 2024-2025
Resume — L'Indicateur Conjoncturel d'Activité Économique (ICAE) global a baissé de 2,7% au deuxième trimestre de l'exercice fiscal 2025 par rapport à l'année précédente, avec une chute cumulée de 2,6% d'octobre 2024 à mars 2025. Cette régression est due aux performances négatives enregistrées dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Seuls l'intermédiation financière et les services non marchands ont affiché une croissance positive.
Constats Cles
- L'ICAE global a baissé de 2,7% au 2e trimestre 2025 et de 2,6% en cumul (oct. 2024-mars 2025).
- Le secteur primaire a reculé de 5,7% en rythme annuel, tiré par l'agriculture (-5,6%) et les activités extractives (-6,4%).
- Le secteur secondaire a diminué de 4,9%, avec des contributions majeures de la construction (-6,5%) et de l'industrie manufacturière (-4,4%).
- Le secteur tertiaire a baissé de 1,2%, principalement en raison des mauvaises performances du commerce (-4,0%) et des restaurants/hôtels (-7,0%).
- L'intermédiation financière (4,7%) et les services non marchands (2,3%) ont été parmi les rares secteurs à afficher une croissance annuelle positive.
Description Complete
L'Indicateur Conjoncturel d'Activité Économique (ICAE) global a enregistré une contraction significative de 2,7% au deuxième trimestre de l'exercice fiscal 2025 (janvier-mars 2025) par rapport à la même période de l'année précédente, l'indice passant de 123,7 à 120,4. En cumul annuel, d'octobre 2024 à mars 2025, l'ICAE global a chuté de 2,6%. Cette baisse générale est principalement due aux performances négatives observées dans les trois grands secteurs de l'économie. Le secteur primaire a diminué de 5,7% en rythme annuel, principalement à cause de l'agriculture (-5,6%) et des activités extractives (-6,4%). Le secteur secondaire a reculé de 4,9%, avec des baisses dans les industries manufacturières (-4,4%), la construction (-6,5%) et l'électricité et l'eau (-5,8%). Le secteur tertiaire a également connu une baisse de 1,2%, largement imputable aux mauvaises performances du commerce (-4,0%), des restaurants et hôtels (-7,0%) et des transports (-4,2%).
Malgré le ralentissement général, certains secteurs ont montré de la résilience. L'intermédiation financière a enregistré une hausse annuelle de 4,7%, tirée par la production des banques commerciales. Les services non marchands ont également augmenté de 2,3% en glissement annuel, et les transports et communications ont connu une légère croissance de 0,3%, principalement grâce aux télécommunications. Le rapport souligne la morosité économique persistante qui affecte la plupart des branches d'activité, aggravée par des facteurs tels que la suspension des vols internationaux à l'aéroport de Port-au-Prince et les entraves à la libre circulation des personnes.