(2012-07) Rapport de la mission du Conseil de securite en Haiti, 13-16 fevrier 2012 (S/2012/534)
Resume — Rapport de la troisieme visite du Conseil de securite en Haiti depuis 2004, examinant la securite, les tensions executif-legislatif sous le President Martelly, l'etat de droit, le relevement post-seisme, le cholera et la reduction de la MINUSTAH.
Constats Cles
- Le Conseil a juge la securite globalement stable mais fragile, avec une Police nationale de 10 106 agents (dont 760 femmes) et un recrutement trop lent pour atteindre l'objectif de 16 000 agents du plan de developpement 2012-2016. La situation politique etait marquee par des dysfonctionnements de l'executif et un blocage executif-legislatif; le Premier Ministre a demissionne le 24 fevrier 2012, peu apres la visite. Le nombre de deplaces avait baisse de 119 000 personnes (19 pour cent) depuis juin 2011, mais environ 515 000 residents de camps restaient dans 707 sites, et le cholera avait cause 7 018 deces et 524 861 cas cumules au 8 janvier 2012. La mission a souligne la surpopulation carcerale extreme, la detention preventive excessive et la colere du public face au cholera et aux allegations d'exploitation sexuelle visant la MINUSTAH.
Description Complete
Une mission du Conseil de securite dirigee par la Representante permanente des Etats-Unis, Susan E. Rice, s'est rendue en Haiti du 13 au 16 fevrier 2012, la troisieme visite du Conseil depuis la creation de la MINUSTAH en 2004. La mission a rencontre le President Michel Martelly, le Premier Ministre Garry Conille, des parlementaires et la societe civile, et s'est rendue a Port-au-Prince, Miragoane, Leogane, Cap-Haitien et au site industriel de Caracol. Elle a juge la situation securitaire stable mais fragile et la situation politique preoccupante, marquee par des dysfonctionnements au sein de l'executif et de profondes divisions avec le Parlement; le Premier Ministre a demissionne le 24 fevrier 2012. La Police nationale d'Haiti comptait 10 106 agents, loin de l'objectif de 16 000, et les institutions de l'etat de droit, les tribunaux et les prisons presentaient de graves faiblesses. Quelque 515 000 personnes restaient dans 707 sites de deplacement, et le cholera avait atteint 524 861 cas cumules et 7 018 deces en janvier 2012. Le rapport fait etat de critiques generalisees contre la MINUSTAH concernant le cholera et des allegations d'abus sexuels, et appuie la reduction ordonnee de la Mission parallelement au renforcement des institutions haitiennes.
Notes
UN document S/2012/534; ayitistats wave B; Security Council mission report