(2014-10) Rapport du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti (E/2014/95)
Resume — Rapport du groupe consultatif de l'ECOSOC notant la croissance de 4,3 pour cent d'Haïti en 2013 et des progrès sociaux au-delà du relèvement post-séisme, tout en avertissant que le report des élections et un désengagement des donateurs menacent la dynamique de développement.
Constats Cles
- Haïti est entré dans une nouvelle phase de développement avec une croissance de 4,3 pour cent en 2013 et une inflation ramenée de 6,5 à 4,5 pour cent, tandis que l'extrême pauvreté est passée de 31 à 24 pour cent depuis 2000 et que la scolarisation a atteint 88 pour cent. La mortalité maternelle était estimée à 157 pour 100 000 naissances vivantes et la fécondité est tombée de 6,3 enfants par femme en 1987 à 3,5 en 2012. Les inégalités ont néanmoins augmenté, avec un coefficient de Gini de 0,66 en 2012 contre 0,61 en 2001, un chômage officiel de 27 pour cent, 44,9 pour cent des travailleurs vivant avec moins de 1,25 dollar par jour et près de 90 000 déplacés encore dans des camps. La Police nationale comptait environ 11 000 agents, dont moins de 19 pour cent de femmes, contre un objectif de 15 000 pour 2016, et le Groupe a appelé à tenir les élections prévues par l'accord d'El Rancho.
Description Complete
Le dixième rapport du Groupe consultatif ad hoc de l'ECOSOC sur Haïti, fondé sur une visite à Washington en avril 2014 et une visite en Haïti en mai 2014, salue de réels progrès économiques et sociaux qui vont bien au-delà du relèvement post-séisme. La croissance a atteint 4,3 pour cent en 2013, l'inflation est passée de 6,5 à 4,5 pour cent, l'extrême pauvreté a chuté de 31 à 24 pour cent depuis 2000, la scolarisation est montée à 88 pour cent et la mortalité infantile a diminué de 44 pour cent depuis 1990. Le Groupe avertit néanmoins que les acquis restent fragiles: les inégalités de revenus ont augmenté, avec un coefficient de Gini de 0,66 en 2012, les deux tiers des actifs sont au chômage ou sous-employés, et près de 90 000 déplacés vivent encore dans des camps. Il souligne que les élections sénatoriales, municipales et locales longtemps différées doivent se tenir dans le cadre de l'accord d'El Rancho pour préserver la confiance des donateurs, examine la planification de la transition de la MINUSTAH et le principe Unis dans l'action, et appelle à des réformes de gouvernance et à la simplification des procédures des bailleurs.
Notes
UN document E/2014/95 (French version) via ReliefWeb; ayitistats wave B; ECOSOC Ad Hoc Advisory Group report series (full, per user)