(2010-11) Reconstruire la démocratie : rapport conjoint des observateurs électoraux indépendants des élections haïtiennes du 28 novembre 2010
Resume — Un rapport conjoint d'observateurs électoraux indépendants américains et haïtiens documente une privation massive du droit de vote, des allégations de fraude et l'exclusion de partis politiques lors des élections haïtiennes du 28 novembre 2010, et appuie les appels à leur annulation.
Constats Cles
- Les élections du 28 novembre 2010 n'ont été ni libres ni équitables : des centaines de milliers d'électeurs qualifiés ont été privés de leur vote par un processus d'inscription mal géré, des noms absents des listes électorales et des bureaux de vote ouverts en retard, fermés tôt ou jamais installés. Le CEP a exclu 15 partis politiques, dont Fanmi Lavalas, le parti le plus populaire d'Haïti, sans base légale, et les bailleurs internationaux ont néanmoins financé 22 millions de dollars, soit 76 pour cent du coût de l'élection. La participation, inférieure à 25 pour cent, a été historiquement faible, et près de 25 pour cent des votes ont été perdus, mis en quarantaine ou entachés d'irrégularités. Douze des dix-neuf candidats à la présidence ont réclamé l'annulation avant la fermeture des bureaux, et le rapport appuie l'annulation et la reprise de l'élection.
Description Complete
Ce rapport conjoint présente les observations directes d'une coalition d'organisations américaines et haïtiennes, dont l'IJDH, le Center for Economic and Policy Research, le Louisiana Justice Institute et des groupes de base haïtiens, qui ont observé les élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2010. Six équipes ont visité plus de quarante centres de vote dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, à Gros Morne dans l'Artibonite et dans la région de Jacmel. L'élection s'est tenue en pleine épidémie de choléra, avec plus d'un million de déplacés du séisme dans des camps, organisée par un Conseil électoral provisoire choisi par le président Préval qui avait exclu 15 partis politiques, dont Fanmi Lavalas, sans justification légale. Les observateurs ont documenté des électeurs introuvables sur les listes, des bureaux de vote ouverts en retard ou jamais installés, et des allégations de fraude, dont le bourrage d'urnes. La participation a été inférieure à 25 pour cent et près de 25 pour cent des votes exprimés ont été perdus, mis en quarantaine ou entachés d'irrégularités. Douze des dix-neuf candidats à la présidence ont réclamé l'annulation avant la fermeture des bureaux. Le rapport conclut que l'élection n'était ni libre ni équitable et appuie les appels à son annulation et à sa reprise.
Notes
Joint independent electoral observer report co-authored with IJDH and partners; ayitistats wave B