(2001-05) Programme à long terme d'appui à Haïti : rapport du Secrétaire général (E/2001/67)
Resume — Rapport du Secrétaire général à l'ECOSOC sur Haïti couvrant les élections contestées de 2000, le retour au pouvoir du Président Aristide, la récession économique, l'appui institutionnel de la MICAH et l'avancement du BCP, de l'UNDAF et de la stratégie de lutte contre la pauvreté.
Constats Cles
- Les élections de mai 2000 ont connu une participation d'environ 60 %, la plus forte depuis 1990, mais un calcul défectueux des sièges sénatoriaux, non corrigé malgré les objections de l'OEA, a compromis le processus ; Fanmi Lavalas a remporté 18 des 19 sièges sénatoriaux contestés et 72 des 83 sièges de députés, et Aristide a gagné la présidentielle boycottée de novembre avec officiellement 92 % des voix. L'année 2000 a été marquée par la récession, un déficit budgétaire de 1 950 millions de gourdes financé par la Banque centrale, plus de deux fois et demie le niveau convenu avec le FMI, et une inflation passée d'environ 10 % à plus de 18 %. Le blocage politique a empêché la ratification de nouveaux prêts internationaux et la Banque mondiale a réduit sa présence permanente à un officier de liaison basé en République dominicaine. La MICAH a néanmoins fourni un appui technique aux secteurs police, justice et droits de l'homme, et la préparation du BCP, de l'UNDAF et du DSRP intérimaire a progressé comme socle d'un programme d'appui à long terme.
Description Complete
Ce rapport du Secrétaire général sur le programme à long terme d'appui à Haïti passe en revue l'évolution nationale et les activités des Nations Unies en 2000 et au début de 2001. Il retrace les élections législatives, municipales et locales de mai et juillet 2000, marquées par un calcul contesté des sièges sénatoriaux que la mission d'observation de l'OEA a qualifié de grave erreur, le boycottage par l'opposition de l'élection présidentielle de novembre 2000 remportée par Jean-Bertrand Aristide avec officiellement 92 % des voix, et le blocage polarisé entre le nouveau pouvoir et la Convergence démocratique, malgré les médiations répétées de l'OEA. Sur le plan économique, l'année 2000 a présenté des traits de récession : croissance du PIB d'environ 2,2 %, déficit budgétaire de 1 950 millions de gourdes financé par la Banque centrale, inflation passée d'environ 10 % à plus de 18 %, investissements étrangers quasi inexistants et présence réduite de la Banque mondiale. Le rapport détaille les résultats des piliers police, justice et droits de l'homme de la MICAH et la proposition de programme de transition post-MICAH du PNUD, le rôle de coordination du coordonnateur résident, les activités des agences et l'avancement du bilan commun de pays, de l'UNDAF 2002-2006 et du document intérimaire de stratégie de lutte contre la pauvreté, en notant que l'impasse politique limitait la coopération au développement.
Notes
UN document E/2001/67; Secretary-General report on the long-term programme of support for Haiti; ayitistats wave B