(2024-09) Situation des droits de l'homme en Haïti - Rapport intérimaire du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme (A/HRC/57/41) (Version préliminaire révisée)
Resume — Rapport intérimaire du HCDH au Conseil des droits de l'homme documentant la violence des gangs en Haïti de fin février à juillet 2024, y compris meurtres, enlèvements, violences sexuelles, attaques de groupes d'autodéfense, déplacements et effondrement des services de base.
Constats Cles
- Le HCDH a documenté au moins 2 652 personnes tuées et 1 280 blessées par la violence des gangs et au moins 893 enlèvements entre le 1er janvier et le 30 juin 2024, plus de 91 pour cent des tués et blessés se trouvant dans le département de l'Ouest. Les gangs unis sous la coalition Viv Ansanm ont attaqué au moins 22 institutions publiques, 16 commissariats et deux prisons, libérant plus de 4 600 détenus. Le nombre de survivantes de violences basées sur le genre est passé de 250 à 1 543 entre février et mars 2024, la violence sexuelle représentant 75 pour cent des crimes signalés. Les déplacements ont atteint 580 000 personnes en juin 2024, dont 52 pour cent d'enfants, tandis que 1,6 million de personnes faisaient face à une insécurité alimentaire aiguë de niveau urgence.
Description Complete
Soumis en application de la résolution 55/24 du Conseil des droits de l'homme, ce rapport intérimaire du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme couvre la période du 29 février au 1er juillet 2024. Il décrit comment la plupart des gangs rivaux de la capitale ont rejoint la coalition Viv Ansanm fin février 2024 et mené des attaques coordonnées contre les institutions de l'État, dont l'aéroport international, l'Autorité portuaire nationale, au moins 22 institutions publiques et 16 commissariats, ainsi que deux prisons d'où plus de 4 600 détenus se sont évadés. Le HCDH a documenté au moins 2 652 personnes tuées et 1 280 blessées par la violence des gangs et au moins 893 enlèvements entre le 1er janvier et le 30 juin 2024, un quintuplement des survivantes de violences basées sur le genre, un recrutement croissant d'enfants et 287 personnes tuées dans le cadre du phénomène d'autodéfense Bwa Kale. Le rapport examine les conséquences humanitaires, dont 580 000 personnes déplacées, 1,6 million de personnes en insécurité alimentaire d'urgence et un système de santé au bord de l'effondrement, ainsi que la mise en œuvre des recommandations antérieures, le déploiement de la Mission multinationale d'appui à la sécurité et les mesures contre le trafic d'armes et l'impunité.
Notes
UN document A/HRC/57/41; ayitistats wave B; HR mandate-holder report; dedupe vs OHCHR holdings