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(2024-09) Quatre façons dont les États-Unis peuvent aider à faire progresser Haïti

(2024-09) Quatre façons dont les États-Unis peuvent aider à faire progresser Haïti

United States Institute of Peace (USIP) 2024 11 pages
Resume — Écrit autour de la visite du secrétaire d'État Blinken en septembre 2024, la première d'un secrétaire d'État américain en près d'une décennie, cet article de Georges Fauriol dresse le bilan des jalons post-avril 2024 (gouvernement de transition, déploiement de la MSS) et fixe un agenda américain de 90 jours : soutenir la mission de sécurité, agir sur la relance économique via le renouvellement de HOPE/HELP et l'opérationnalisation du Global Fragility Act, mobiliser la diaspora et unifier une stratégie américaine désagrégée.
Constats Cles
Description Complete
Cette analyse de septembre 2024 évalue les progrès depuis l'accord politique d'avril 2024 négocié par la CARICOM, qui fixe à février 2026 la transition vers un gouvernement élu : une structure transitionnelle menée par le Conseil présidentiel de transition et le PM Garry Conille est en place, et la MSS dirigée par le Kenya est active. Fauriol souligne le dynamisme de Conille malgré les tensions au sein du CPT, et un problème de perception autour de la MSS, qui n'est pas une opération de maintien de la paix onusienne mais une mission d'appui à une Police nationale exsangue, dont le contingent kényan complet de 1 000 hommes restera de toute façon insuffisant. La disponibilité de la société civile est jugée sous-estimée : le Comité de pilotage de la Conférence nationale et le Groupe d'assistance à la transition (GAT) sont les premiers pas vers les jalons de février 2026, révision constitutionnelle, refondation du pacte sociétal et réforme judiciaire. L'agenda américain de 90 jours comprend quatre volets. Un, tenir le cap sécuritaire : les États-Unis, principal collecteur de fonds, doivent pousser les autres, surtout dans l'hémisphère, à contribuer, et appuyer la MSS au-delà du financement (formation, logistique, services médicaux). Deux, la relance économique : renouveler les préférences commerciales HOPE/HELP expirant en septembre 2025, qui ont représenté plus de 80 pour cent des exportations haïtiennes et dont la disparition serait catastrophique, et opérationnaliser l'approche décennale et localisée du Global Fragility Act, y compris l'appui aux universités haïtiennes. Trois, mobiliser une diaspora dépourvue de voix unifiée. Quatre, unifier et clarifier la stratégie américaine à travers les relations caribéennes, latino-américaines, européennes et multilatérales, dont la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement ; le défi n'est pas l'absence de stratégie mais son caractère désagrégé.
Sujets
GouvernanceSécuritéÉconomieCommerce
Geographie
NationalDépartement de l'OuestDépartement du Nord
Periode Couverte
2024 — 2026
Mots-cles
U.S. policy, Antony Blinken, Transition Presidential Council, Garry Conille, MSS mission, HOPE/HELP acts, Global Fragility Act, economic recovery, diaspora mobilization, National Conference, donor diplomacy, apparel exports, series:usip-haiti-analysis
Entites
USIP, Georges Fauriol, Antony Blinken, Garry Conille, Transition Presidential Council, Ariel Henry, CARICOM, Kenya, Multinational Security Support mission, Haitian National Police, U.N. Security Council, Comité de Pilotage, Groupe d'Assistance à la Transition, HOPE/HELP, Global Fragility Act, World Bank, Inter-American Development Bank, Cap-Haïtien, Canada, France, European Union, Japan, South Korea
Notes
Recovered from Wayback Machine (USIP 2025 publisher takedown); web article printed to PDF