Évaluation Rapide du Secteur de la Pêche - Parc National des Trois Baies, Haïti
Resume — Ce rapport évalue le secteur de la pêche dans le Parc National des Trois Baies d'Haïti, documentant la surpêche sévère et la dégradation environnementale. Il fournit des recommandations pour la gestion durable des pêcheries et la conservation communautaire.
Constats Cles
- Les prises de poisson ont diminué dramatiquement au cours des décennies, la Banque Mondiale rapportant 48 000 tonnes annuellement (1991-1993) chutant à 6 000 tonnes selon la FAO en 1999.
- Tous les 161 pêcheurs interrogés ont cité la baisse des prises comme leur préoccupation majeure, indiquant une reconnaissance généralisée du problème.
- Haïti importe plus de 50% de sa nourriture incluant 20 000 tonnes de poisson annuellement, en faisant le pays le plus en insécurité alimentaire de l'hémisphère occidental.
- Le secteur des pêches opère sous une loi obsolète de 1978 sans gestion gouvernementale effective ou efforts de conservation.
- Environ 50 000 pêcheurs travaillent dans 400 communautés côtières utilisant des méthodes artisanales de subsistance avec des équipements de base et de petits bateaux en bois.
Description Complete
Cette évaluation complète examine le secteur de la pêche dans le Parc National des Trois Baies d'Haïti, révélant une situation critique de dégradation environnementale et de surpêche. Haïti a perdu la plupart de ses forêts, causant une érosion massive et une sédimentation qui endommagent les récifs coralliens et les habitats marins. Le pays fait face à une insécurité alimentaire sévère, important plus de 50% de sa nourriture incluant 20 000 tonnes de poisson annuellement.
L'étude documente qu'environ 50 000 pêcheurs opèrent dans 400 communautés de pêche le long de la côte de 1 770 km d'Haïti, utilisant des méthodes artisanales de subsistance avec des équipements de base et de petits bateaux en bois. Le Parc National des Trois Baies contient 12 associations de pêcheurs parmi les 140 organisations totales d'Haïti. Les prises de poisson ont diminué dramatiquement au cours des décennies, avec tous les 161 pêcheurs interrogés citant la baisse des prises comme leur préoccupation majeure.
L'évaluation identifie de multiples contraintes incluant le manque de soutien institutionnel, des lois de pêche obsolètes de 1978, des ressources gouvernementales insuffisantes, et des pratiques de pêche destructrices. Le Département des Pêches et de l'Aquaculture opère avec un personnel minimal et des ressources insuffisantes, résultant en aucune gestion effective ou conservation des ressources marines. Le rapport souligne que les pêcheurs reconnaissent les problèmes et soutiennent les efforts organisés pour inverser le déclin.
Les recommandations se concentrent sur le soutien institutionnel, le renforcement des associations de pêcheurs, la protection des habitats naturels, l'élimination des pratiques de pêche destructrices, le développement de l'aquaculture marine, et l'amélioration des chaînes de valeur. L'évaluation a été menée dans le cadre du Programme de Biodiversité Marine des Caraïbes de l'USAID, qui adresse les défis de durabilité à travers quatre paysages marins des Caraïbes.