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La culture de café à Sainte-Suzanne, Haïti : une analyse de ses valeurs socioéconomiques: texte intégral

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RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870 La culture de café à Sainte-Suzanne, Haïti: une analyse de ses valeurs socioéconomiques Israël Milius1 Résumé Cet article présente une analyse socioéconomiques de la caféiculture au niveau de trois sections communales (Sarazin, Foulon, Côtellette) dans la municipalité de Sainte-Suzanne en vue de proposer des pistes permettant une meilleure production de la culture de café. L’approche méthodologique utilisée consistait à réaliser trois enquêtes de terrain : la première, une enquête exploratoire pour recueillir des informations relatives à la zone d’étude. La deuxième, pour tester et pour ajuster le questionnaire qui nous servira de guide dans la prochaine étape. Et, la troisième et dernière enquête pour la réalisation de la collecte de données formelles ou approfondies. On a prelevé une échantillon systématique de quarante-Cinq (45) Caféiculteurs à raison de quinze (15) par section communale. Globalement, les résultats de l’étude confirment que les les sections communales étudiées : Sarazin, Foulon, Côtellette génèrent respectivement des valeurs ajoutées à l’hectare de 62 791,83 gourdes (675.18 $ ÉU) ; 98 272,84 gourdes (1 056.69 $ ÉU) et 76 357.99 gourdes (821.05 $ ÉU) et des rémunérations brutes du travail familial de 3 533.59 gourdes ou 37,99 $ ÉU 7 340,92 gourdes ou 78,93 $ ÉU et 6 544.29 gourdes ou 70.36 $ ÉU. Les indicateurs de performances agrosocioéconomiques de la culture de café dans la région comme valeur ajoutee brute (VAB) valorisation du travail (VAB/h-j total) et la rémunération brute du travail familial (RBTF) meritent d’être mieux prise en compte pour un développement integré et durable. Mots-clés : Agriculture ; Caféiculture ; Économie ; Société ; Sainte-Suzanne. 1. Introduction La denrée de café est un produit de base importante dans l’économie mondiale, bien qu’il soit très difficile de constituer des statistiques sur la production annuelle mondiale, par le fait que les saisons varient d’un pays à l’autre, jusqu’à 2008, le café fait vivre plus de 25 millions de personnes à travers le monde (GRET/FARM, 2008). Sa production mondiale en 2021 était estimée à 170 millions de sacs de 60 kilos. L’Amérique du Sud produit environ 48,8 % de la récolte mondiale, l’Asie et l’Océanie 28,8 %, l’Amérique centrale et le Mexique 11,3 % et l’Afrique 11,1 %, au cours de l’année caféière 2020-2021 (ICO, 2021). La consommation du café est très fort à travers le monde, en 2019, près de 3,3 milions de personne consomme le café, soit 136,6 millions de sacs du fait qu’il est une boisson psychoactive (ICO, 2021). En 1788, Haïti contrôlait la moitié de la production mondiale de café, mais la Révolution haïtienne a bouleversé la filière, la plupart des grands propriétaires fuyant à Cuba, Porto Rico et en Jamaïque (MAURO, 2020, p.23). Les machines ont commencé a rouillé, pendant la succession de conflits militaires durant et après l’indépendance, et les compétences nécessaires à la production de café ont été perdues pendant des générations. Le Brésil a pris le 1 Master en Economie et Courriel:miliusisrael@yahoo.fr Gestion Collectivités Territoriales, professeur Université Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 1 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870
contrôle du marché mondial du café, malgré de brefs retours comme en 1850, où le café était un des produits forts d’exportation d’Haïti. À l’époque, 80 % de la main-d’œuvre était impliqué dans l’agriculture haïtienne. La compétitivité du secteur caféier en Haïti est en baisse depuis plusieurs années en raison d’une combinaison de facteurs externes et internes (CADET,1994). Fort de cette inadéquation entre la demande croissante du marché international du café d’Haïti et la baisse vertigineuse de la production, le café joue toujours un rôle particulier à la fois économique, socioculturel et environnemental pour la population haïtienne. Dans cet article on cherche à comprendre et à expliquer l’importance socioéconomique de la caféiculture pour les producteurs des trois sections communales étudiées (Sarazin, Foulon, Côtellette) de la commune de Sainte-Suzanne. Et aussi regarder sous un angle sans trop elargit la performance agronomique des différentes exploitations caféières prise en coompte dans l’étude. Ce travail tentera de répondre à un questionnement : Quelle est la place du café dans l’économie et le social des exploitants ? 2. Matériels et Méthode 2.1. Région de l’étude Sainte-Suzanne telle qu’elle est présentée sur la figure 1 est une commune du département du nord-est. Elle est située à 10,5 km environ de Trou-du-Nord (arrondissement du département du Nord-Est). Elle compte 25 492 habitants et une densité de 199 habitants/km2 selon le dernier recensement de (2015) de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI, 2015). La superficie de Sainte-Suzanne est estimée à 127,91 kilomètres carrés et se loge sur les coordonnées géographiques : 19o 35’ N et 72o 05’ O (IHSI, 2015). La commune se divise en six sections communales : 1e section Foulon 2e section Bois-Blanc, 3e section Côtelette, 4e section Sarazin, 5e section Mocaneuf et 6e section Fond-Bleu (IRATAM, 2011). Selon la classification de l’Institut de Recherche en Aménagement du Territoire (IRATAM), la température moyenne oscille entre 25 °C et 28 °C, avec un maximum de 31 °C et un minimum de 22 °C. L’humidité de l’air présente une valeur moyenne annuelle supérieure à 80 % (LAURENCE, 2011). Sur l’année, la pluviométrie est estimée à 2 000 mm, avec des pluies abondantes et régulières entre octobre et décembre alors que les mois de juin à aout sont les plus secs (PIERRE, 2019) Figure 1 : Sainte-Suzanne et ses sections communales, Haïti Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 2 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870 Source : Mapcarta (http://mapcarta.com/19780972/Map)
La zone de Sainte-Suzanne est estimée à 95 % rurale et la grande majorité de sa population tire ses revenus de l’agriculture et de l’élevage IRATAM, (2012). Les systèmes de cultures sont généralement des cultures associées notamment : manioc-patate-pois inconnu, pois Congo-haricot tout comme banane-igname-haricot et on trouve aussi manioc-patateharicot-maïs (ROGER, 2014). 2.2. Approche méthodologique utilisée Cette etude realisee en 2010 est basee sur une methode quantitative. Elle nous a permis de preparer une enquete,avec des verbatim directes,discuter avec les participants de l’etude sur la superficie des parcelles cafieres, l’age de la plantation, quantite recolte, le lieu de vemte, cout unitaire du goblet et/ ou marmite, mode de tenure des terres. Pour pouvoir réaliser l’enquête formelle, on a utilisé un échantillonnage aléatoire stratifié de 45 planteurs de café évoluant dans ces trois sections communales (Foulon, Sarazin et Côtelette ; soit 15 par section). On a prélevé ce nombre parmi les 180 producteurs de café recensé par les responsables de la coopérative « KOPERATIV PLANTÈ KAFE SENT SIZANN » (KPKS) dans les trois sections communales étudiées, ce qui représente 25 % de la population ciblée. Nous avons visité les 45 producteurs individuellement, certains ont été rencontrés dans leur maison d’autre à travers les rues. L’enquête a été mener de façon simple et rapide, c’est-à-dire des questions à réponse directe et on a aprofité également de noter d’autres informations qui Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 3 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870
parfois nous semble necessaire en écoutant ou en observant. Les informations collectées auprès des producteurs sont d’ordres sociodémographiques et socioéconomiques telles que : le chef de la propriété, la superficie, la durée de la plantation, quantité de café récoltée, la quantité consommée et autres. Les données pour chaque section ont été classées, cumulées, traitées et analysées. Nous les présentons sous forme de tableau et les discuter en fonction des résultats et de nos objectifs. Nous avons classé les caféiculteurs en fonction de la quantité de terre exploitée. Ceux qui exploitent 0,1 hectare à 0,5 hectare sont des petits planteurs (PP), ceux qui exploitent 0,6 hectare à 1 hectare sont de moyens planteurs (MP) et ceux qui exploitent plus de 1 hectare sont considérés grands planteurs (GP). Il faut noter que la production agricole à Haïti se déroule sur de petites propriétés foncières et est destinée à la subsistance des producteurs ruraux et au marché intérieur du pays. 3. Résultats et discussion 3.1. Retour sur la culture de café à Sainte-Suzanne Les parcelles représentant le système caféier à Sainte-Suzanne présentent les caractéristiques suivantes et ont de superficies generealement allant de 0,12 à 2,5 ha avec une moyenne de surface de 0,60 ha. Ces parcelles sont normalement en propriétés, mais elles sont caractérisées par des jardins de cour, système « pré kay ». Les espaces vides des plantations ou des bordures sont comblés par la présence de culture d’igname, haricot, malanga, elles constituent un avantage pour la diversification du système caféier de la zone. Les principales variétés de café cultivées dans les sections communales demurent : l’arabica typica, le blue mountain, catura (Douglas, 2012). Alors qu’à Sainte-Suzanne la superficie moyenne des exploitations de café est estimée à 1,86 hectares, à Grande-Anse, d’après l’agronome MINVIEL (2008) plus de 80 % des producteurs de café exploitent des superficies équivalentes à 2 hectares et les 20 % qui rrestent exploitent des superficies supérieures à 4 ha. Ceci nous a permis de déduire que les planteurs de Sainte-Suzanne ne sont que de petits planteurs par rapport à ceux de la GrandeAnse. Il faut aussi relater que 80 % des interventions visant le remembrement de la caféiculture restent à Grande’Anse et au sud-est d’Haïti. Les caféiculteurs Suzanais gisent encore dans les techniques anciennes ne pouvant faire face aux attaques des pestes et les maladies saisonnières. Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 4 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870
La tradition locale d’entraide culturale est favorable aux travaux culturaux caféicoles. La structuration dense du tissu commercial, son dynamisme à la concurrence aux spéculateurs et exportateur est propice à la compétition, créant une émulation pour l’achat du café. La présence d’un groupe d’organisation administrative ou paraadministrative offre, par la collaboration de leurs cadres et de leurs objectifs, un ensemble synergique de compétences très diversifiées : KPKS, RECOCARNO, ODN, IRATAM, une tradition caféicole bien ancrée. L’évaluation des performances économiques de chacun des groupes de caféiculteurs rencontrés se base sur les indicateurs de création de richesse à l’unité de facteur de chacun des groupes étudiés. Ainsi, les indicateurs suivants ont été privilégiés lors de notre étude : la valeur ajoutee brute par hectare (VAB/ha, la valeur ajoutee brute par homme jour (VAH/h-j total) et la valorisation brute du travail familial (VBTF). 3.2 L’importance socioéconomique du café 3.2.1 Valeur du produit brut (PB) du café à Sainte-Suzanne Le produit brut est la quantité de la production récoltée en valeur en fonction du prix sur le marché local. Il est calculé pour une année. Sur le tableau 1, on présente la valeur moyenne de la production à l’hectare de chacun selon le groupe d’agriculteur sur une année. Ainsi, les produits bruits à l’hectare des groupes de caféiculteurs sont respectivement 3859.08 gourdes (1543.63 $ ÉU) groupe 7 471.14 gourdes (2988.46 $ ÉU) 5 592,33 gourdes (2236.93 $ ÉU) D’après les résultats, nous pouvons dire que les producteurs de la section Foulon génère une plus grande production brute à l’hectare que les producteurs de Sarazin et de Côttelette. Cela explique par l’attention particulière accordée à chaque groupe dépendamment du choix et de l’expérience des caféiculteurs dans chaque section communale. Tableau 1 : Produit brut par hectare par section Section communale PB par section commuale Sarazin 34 060 57 885.41 (2315.16 $ ÉU) Foulon 43 037 112 067.03 (44826.81 $ ÉU) Côttelette 51 215 83 885.01 (33554. $ ÉU) Source : MILIUS (2010) Formules : PB=Prix unitaire X Quantités récoltées, PB/ha=Quantité Récoltée divisée par la superficie cultivée. Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 5 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870 3.2.2 Valeur sociale La rémunération brute du travail familial (RBTF) telle quelle est mentionée sur le tableau 2, se rapporte à la valeur du travail que chaque homme, jour familial apporte dans la richesse générée. En effet, nous présentons la remuneration brute du travail familial ainsi que les parametres de dispersion pour les trois sections telles Sarazin, Foulon, Cotelette) des cafeiculteurs concernees par l’etude. Nous constatons que les sections commnules Sarazin et Côttelette génèrent des rémunérations brutes inférieures par rapport à Foulon (Colonne du tableau 2). De même que Côttelette pour sa part génère une rémunération : 436.28 gourdes (147.51 $ ÉU) supérieure à Sarazin :235.57 gourdes 94.22 $ ÉU). Ceci nous permet de dire que Foulon et Côttelette rémunèrent mieux le travail familial par rapport à Sarazin. Tant disque Foulon possède une rémunération brute un peu plus intéressante que la section Côttelette. Tableau 2 : Rémuneration brute du travail familial Section communale Valeurs en Gourdes Valeurs en Dollars Sarazin 235. 57 gourdes 2.53 $ ÉU Foulon 489. 39 gourdes 5.26 $ ÉU Côttelette 436. 28 gourdes 4.69 $ ÉU Source : MILIUS (2010)
3.2.3 Valeur économique La valorisation de la terre (VAB/ha) est importante, car elle permet de voir la quantité de richesse générée par unité de surface. la valeur ajoutée brute « commerciale » par hectare [VAB/ ha] et la valeur ajoutée brute par homme jour [VAB/hj]. Ces deux indicateurs permettent de mesurer la richesse « commerciale » produite par unité de surface et par journée de travail investie dans le système de production : VAB/ha = S (produit cultivé vendu X prix de vente – charges intermédiaires cultures) / durée de la rotation þ (produit élevage vendu X prix de vente– charges intermédiaires élevage)) / SAU totale de l’exploitation agricole ; VAB/hj = (VAB/ha) / total de jours travaillés par hectare et par actif (RASSE et al. 2018, p 4.) Dans le tableau 3, nous présentons la valeur ajoutée brute moyenne à l’hectare pour les trois sections communales concernées. Ainsi les sections Sarazin, Foulon et Côttelette engendrent respectivement les valeurs ajoutées brutes à l’hectare suivantes : 62 791.83 gourdes avec un écart-type de : 4 927,18 gourdes pour Foulon : 6 551,52 gourdes avec un Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 6 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870 écart-type de : 6 347.77 gourdes, pour Côttelette : 5 090.53 gourdes, avec écart-type : 3 787. 79 gourdes (Tableau, 3). Nous constatons que les sections de Sarazin et Cotelette engendrent les valeurs ajoutées brutes moyennes à l’hectare inférieur par rapport à Foulon. Cette différence de richesse observée au niveau des différentes sections est due par le fait que le Foulon utilise moins de consommation intermédiaire parrapport à Sarazin et Cotelette. De plus, les caféiculteurs de Sarazin et Cotelette n’ont pas utilisé les moyens nécessaires pour entretenir les parcelles. Dans le tableau 4 nous présentons la rémunération brute du travail familial. Tableau 3 : Valeur ajoutée brute moyenne à l’hectare et par groupe de caféier rencontré Coefficient Variation 1,17 Caféiculteurs VAB en gourdes VAB/ha en gourdes Écart-type Sarazin 1956.06 gdes 4186.12 gdes 4927.18gdes (21.03 ÉU$) (45,01 $ ÉU) (52,98 $ ÉU) 4539.63 gdes 6551.52 gdes 6347.77 gdes (70.44 $ ÉU) (68.25 $ ÉU) 3129.67 gdes 5 090.53 gdes 3787.79gdes (33.65 $ ÉU) (54.73 $ ÉU) (40.72 $ ÉU) Foulon Côttelette 0,96 0,74 Source : Milius (2010) FORMULE : VAB = Production brute (PB) — (moins) Consommation intermédiaire (CI) VAB/ha = Valeur ajoutée Brute/(divisée) par la superficie cultivée Écart Type = Racine carrée de la variance Coefficient de Variation= Écart-type/(divisé) la moyenne * 100 Tableau 4 : Rémunération brute du travail familial par groupe de caféier rencontré Groupe de caféier RBTF en gourdes Écart-type Coefficient de variation 3533.59 gdes 314 581 gdes (37,99 $ ÉU) 7340.92 gdes 7 213,90 gdes (78,93 $ ÉU) (74,56 $ ÉU) 6544.29 gdes 66 573 gdes (70,36 $ ÉU) (715,83 $ ÉU) 1,33 0,79 0,15 Source : MILIUS (2010) Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 7 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870 RBTF = Rémunération brute du travail familial
Écart-type = Racine carrée de la variance Coefficient de variation= Écart-type/Moyenne x 100 Les résultats du tableau 5 permettent de déduire que la caféiculture contribue faiblement à la performance socioéconomique des planteurs. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on tient compte de la valeur de la rémunération brute moyenne du travail familial pour Sarazin : 235,57 gourdes et qu’en moyenne les planteurs fournissent 3 jours de travail, ce qui donne en moyenne 78.52 gourdes le jour. Foulon : 489.39 gourdes, les planteurs fournissent en moyenne 4 jours, cela donne en moyenne 122 gourdes et Cotelette : 436.28 gourdes, les planteurs fournissent en moyenne 3 jours, cela donne en moyenne 145 gourdes. Notez bien, si les planteurs fournissaient leurs hommes - jours ailleurs avec un autre exploitant d’après les coutumes de la zone, on leur donnerait deux repas pour la journée et 125 gourdes comme salaire journalier. Dans le tableau 6, on présente une comparaison faite sur la production brute du café entre Sainte–Suzanne, Baptiste et Beaumont. Dans le tableau 7, on présente comparaison faite sur la superficie emblavée en café entre les trois zones étudiées. Tableau 5 : commercialisation café de KPKS comparée à l’ensemble du pays d’Haïti Période marmites livres Prix de vente/lbs Montant drainé en $ US par KPKS 2005 1789 2 236,26 1,26 2 817,68 Pourcentag KPKS 100 2006 2 157 2 696,25 1,46 3 936,53 139 2007 5 800 7 250 2,50 18 125 460 2008 5 227 6 533,75 2,50 16 334,38 90 2009 1 378 1 722,5 2,50 4 312,50 26 2010 5 681 7 101,25 2,50 17 753,12 412 Source : Administration KPKS et Permis d’exportation du MCI — Direction du commerce extérieur (2010) Tableau 6 : Comparaison faite sur la production brute du café entre Sainte–Suzanne, Baptiste et Beaumont Baptiste 20 288 (218,15 $ ÉU) Sainte-Suzanne 8554.09 (91,97 $ ÉU) Beaumont 76670.06 (824,40 $ ÉU) Source : MINVIEL Jean Joseph, IVE Chanlatte et Israël MILIUS (2010) Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 8 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870 Tableau 7 : Comparaison faite sur la superficie emblavée en café entre Sainte–Suzanne, Baptiste et Beaumont Zone Superficie Baptiste 2,50 Sainte-Suzanne 1,86 Beaumont 3 Sources : Minviel Jean Joseph, Ive Chanlatte et Enquête de l’auteur (2010)
D’après la KPKS (2011), une chute brutale dans la production de café dans la région se fait remaquer entre 2005 et 2010, près de 1 730 livres de différence entre les années 2007 et 2008. Ceci a été expliqué comme une conséquence de la catastrophe naturelle (cyclone) produite en 2008. Les plantations ont été fortement touchées. On comprend que le caféier étant une plante ombrophile, une fois les arbres de couvertures sont émondés ou abattus, la production est sujjet à subir des pertes enormes. 4. Conclusion Il s’agit d’un article au cours duquel nous venons d’analyser les performances agrosocioéconomiques de la caféiculture à Sainte-Suzanne. Au sein duquel, on a analysé les exploitations caféières des zones étudiées (Sarazin, Foulon et Cêttelette). Une comparaison nette et claire a été déduite au sein des groupes de caféiculteurs de la zone. Cet article quoique l’élucidation minutieuse portée sur la filière caféière dans la commune de Sainte-Suzanne particulièrement au niveau des sections (Foulon, Sarazin et Cotellette) n’a pas cerné la performance économique de tous les composants des parcelles emblavées en café. Puisque les jardins de café sont généralement associés à d’autres cultures comme mirliton, l’igname et le bananier. Il serait miuex que d’autres auteurs effectuent des recherches plus approfondies pour analyser d’autres facteurs connexes influenssant le rendement des cafeiers, les sources de revenus contribuant aux entretients des parcelles cafeieres,les autes cultures associees aux cafeiers. On a pu constater que les plantations sont très anciennes. Les tailles sanitaires, tailles d’entretiens et tailles, régénérations constituent une nécessité en attendant que les nouvelles plantations soient mises en place. Il faut, en quelque sorte, des séances de sensibilisation pouvant réduire les abattages anarchiques des arbres de couvertures dans les plantations, ce qui risque d’éliminer l’ombre et que les vérités cultivées tolèrent grandement l’ombre et généralement elles sont ombrophiles. Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 9 RELACult – Revista Latino-Americana de Estudos em Cultura e Sociedade Revista Latinoamericana de Estudios en Cultura y Sociedad | Latin American Journal of Studies in Culture and Society V. 08, nº 02, mai.-ago., 2022, artigo nº 2125 | claec.org/relacult | e-ISSN: 2525-7870
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Kilti kafe Sent sizann, Ayiti: analiz valè sosyal ak ekonomik li Rezime Atik sa prezante yon analiz sosyal ak ekonomik kafe o nivo twa seksyon kominal (Zarazen, Foulon, Kotlèt) nan minisipalite Sent Sizann nan lide pou pwopoze pis ki kapab mennen yon mèyè pwodiksyon kafe. Apwoch metodoloji nou te itilize se te twa ankèt teren. Premye faz la se te yon ankèt eksploratwa pou n’ te rekeyi enfò ki konsène zòn etid la.Dezyèm faz la se pou ‘n te ajiste kesyonè ki ta pra sèvi nou gi pou pwochèn etap la.Twazyem e dènyè etap pou te reyalize kolèk done fòmèl oubyen apwofondi a.Nou te prelve yon echantiyon sistematik de karant (45) plantè kafe a rezon de kenz (15) pa seksyon kominal.Globalman,rezilta yo konfime ke seksyon kominal yo kòm : Sarazen, Foulon, Kotlèt te jenere chak kòm valè ajoute pa èkta : 62 791,83 goud (675.18 $ ÉU) ; 98 272,84 goud ((1 056.69 $ ÉU),76 357.99 goud (821.05 $ ÉU) e pou reminerasyon brit travay fanmiy 3 533.59 goud (37,99 $ ÉU) 7 340,92 goud oubyen 78,93 $ ÉU et 6 544.29 goud ou 70.36 $ ÉU. Endikatè pèfòmans agwo sosyoekonomik kilti kafe nan rejyon an kòm valè ajoute brit (VAB),valorizasyon travay(VAB/hJ total e reminerasyon brit travay famiy merite pou pran an kont pou yon devòpman entegre. Mo Kle: Agrikilti; Kafeyikilti; Ekonomik; Sosyete; Sent-Sizann. Cafeicultura em Sainte-Suzanne, Haïti : uma análise dos seus valores socioeconómicos Resumo Este artigo apresenta uma análise socioeconômica da cafeicultura em três município de Sainte-Suzanne (Sarazin, Foulon, Côtellette) com o objetivo de propor formas de melhorar a produção de café. A abordagem metodológica utilizada consistiu na realização de três pesquisas de campo: a primeira, uma pesquisa exploratória para coletar informações sobre a área de estudo. A segunda, para testar e ajustar o questionário que servirá de guia na próxima etapa. A terceira e última pesquisa foi para coletar dados formais ou aprofundados. Uma amostra sistemática de quarenta e cinco (45) cafeicultores foi colhida, quinze (15) por seção comunitária. Em geral, os resultados do estudo confirmam que os municípios estudados: Sarazin, Foulon e Côtellette respectivamente geram valor agregado por hectare de 62.791,83 gourdes (US$ 675,18 US$); 98.272,84 gourdes (1.056,69 US$) e 76.357,99 gourdes (821,05 US$) e remuneração bruta da mão-de-obra familiar de 3.533,59 gourdes ou 37,99 US$ 7.340,92 gourdes ou 78,93 US$ e 6.544,29 gourdes ou 70,36 US$ respectivamente. Os indicadores de desempenho agro-socioeconômico do cultivo de café na região, tais como valor da terra (VAB), valor da mão-de-obra (VAB/dia total) e renda familiar bruta (GFI), merecem ser melhor considerados para o desenvolvimento integrado e sustentável. Palavras-chave : Agricultura; Cafeicultura; Economia; Sociedade; Sainte-Suzanne.
Coffee growing in Sainte-Suzanne, Haiti: an analysis of its socioeconomic values Abstract This article presents a socio-economic analysis of coffee growing in three communal sections (Sarazin, Foulon, Côtellette) in the municipality of Sainte-Suzanne with a view to proposing ways to improve coffee production. The methodological approach used consisted of conducting three field surveys: the first, an exploratory survey to collect information on the study area. The second, to test and adjust the questionnaire that will serve as a guide in the next step. The third and final survey was to collect formal or in-depth data. A systematic sample of forty-five (45) coffee farmers was taken, fifteen (15) per communal section. Overall, the results of the study confirm that the communal sections studied: Sarazin, Foulon, and Côtellette respectively generate added value per hectare of 62,791.83 gourdes (US$675. 18 US$); 98,272.84 gourdes (1,056.69 US$) and 76,357.99 gourdes (821.05 US$) and gross family labor compensation of 3,533.59 gourdes or 37.99 US$ 7,340.92 gourdes or 78.93 US$ and 6,544.29 gourdes or 70.36 US$ respectively. The agro-socioeconomic performance indicators of coffee cultivation in the region, such as land value (GVA), labor value (GVA/total day) and gross family income (GFI), deserve to be better considered for integrated and sustainable development. Keywords: Agriculture; Coffee growing; Economic; Society; Sainte-Suzanne. Histórico do artigo: Submetido em: 10/03/2021 – Aceito em: 31/07/2022 12