(2024-06) Bulletin de l'ICAE - 3e trimestre 2023-2024
Resume — L'Indicateur Conjoncturel d'Activité Économique (ICAE) d'Haïti a chuté de 3,5% en glissement annuel au troisième trimestre de l'exercice fiscal 2023-2024, atteignant 124,2. Cette baisse est due à la contraction généralisée des trois grands secteurs de l'économie, avec une régression cumulative de 3,8% d'octobre 2023 à juin 2024. Les secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont tous enregistré des baisses significatives.
Constats Cles
- L'ICAE global d'Haïti a diminué de 3,5% en glissement annuel au 3e trimestre 2024, avec une régression cumulative de 3,8% d'octobre 2023 à juin 2024.
- Le secteur primaire a connu une contraction annuelle de 5,1%, due aux baisses de l'agriculture et des activités extractives, aggravées par l'insécurité.
- Le secteur secondaire a enregistré une baisse annuelle de 6,0%, avec des croissances négatives dans la manufacture, la construction et l'électricité/eau.
- Le secteur tertiaire a reculé de 2,1% annuellement, avec de mauvaises performances dans le commerce, l'hôtellerie-restauration et les autres services, bien que les transports et télécommunications aient affiché une croissance positive.
- L'insécurité a fortement affecté l'industrie touristique, contribuant à une chute annuelle de 5,1% dans le secteur Hôtels et Restaurants.
Description Complete
L'Indicateur Conjoncturel d'Activité Économique (ICAE) d'Haïti a enregistré une baisse annuelle significative de 3,5% au troisième trimestre de l'exercice fiscal 2023-2024, s'établissant à 124,2 contre 128,6 l'année précédente. Cette régression est le résultat d'une diminution combinée dans les trois grands secteurs économiques : primaire, secondaire et tertiaire. En valeur cumulée d'octobre 2023 à juin 2024, l'ICAE-HAÏTI a régressé de 3,8%. Le secteur primaire a connu une chute annuelle de 5,1%, principalement due aux baisses de l'agriculture et des activités extractives, aggravées par les contraintes structurelles chroniques et l'insécurité.
Le secteur secondaire a également reculé de 6,0% en glissement annuel, avec des contractions dans les industries manufacturières, la construction et l'électricité/eau, en raison notamment de la diminution de la consommation de matériaux et des problèmes d'infrastructure. Le secteur tertiaire, malgré une légère croissance dans les transports et télécommunications, a affiché une baisse globale de 2,1% en glissement annuel, impacté par les mauvaises performances du commerce, de l'hôtellerie-restauration (affectée par l'insécurité) et des autres services marchands et non marchands. Les institutions financières ont montré une croissance cumulative modeste de 1,6% malgré une légère baisse annuelle.