(2023-12) Bulletin de l'ICAE - 1er trimestre 2023-2024
Resume — L'Indicateur Conjoncturel d'Activité Économique (ICAE) global d'Haïti a diminué de 3,8% au premier trimestre de l'exercice fiscal 2023-2024 (octobre-décembre 2023) par rapport à l'année précédente. Cette baisse est due à des contractions dans les trois grands secteurs économiques : primaire, secondaire et tertiaire. Le rapport souligne des tendances négatives dans l'agriculture, les activités extractives, la fabrication, la construction, et l'électricité et l'eau.
Constats Cles
- L'ICAE global a enregistré une contraction de 3,8% au 1er trimestre de l'exercice fiscal 2023-2024, atteignant 124,2, en raison de baisses dans les trois grands secteurs économiques.
- Le secteur primaire a connu une régression de 6,4%, principalement due à une baisse de 6,4% dans l'agriculture (liée au déficit pluviométrique et à l'insécurité) et un recul de 8,4% dans les activités extractives.
- Le secteur secondaire a diminué de 4,6%, avec des contractions significatives dans l'électricité et l'eau (-14,9%), la construction (-6,0%) et la fabrication (-3,9%).
- Le secteur tertiaire a enregistré une réduction de 3,1%, avec les seules institutions financières affichant une croissance positive (2,7%), tandis que d'autres sous-secteurs comme le commerce (-3,7%) et les hôtels/restaurants (-6,6%) ont décliné.
- L'insécurité et le déficit pluviométrique sont identifiés comme des facteurs négatifs clés impactant les secteurs agricole et des transports/communications.
Description Complete
Ce bulletin trimestriel de l'Institut Haïtien de Statistique et d'Informatique (IHSI) présente l'Indicateur Conjoncturel d'Activité Économique (ICAE) pour le premier trimestre de l'exercice fiscal 2023-2024 (octobre-décembre 2023), basé sur 2007-2008. L'ICAE global a enregistré une contraction annuelle de 3,8%, atteignant 124,2 contre 129,1 au premier trimestre de l'exercice fiscal précédent. Cette baisse globale est le résultat de diminutions combinées dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Le secteur primaire a régressé de 6,4% en raison de la carence de pluie et de l'insécurité affectant l'agriculture, ainsi que du déclin continu des activités extractives. Le secteur secondaire a diminué de 4,6%, avec des baisses significatives dans l'électricité et l'eau (-14,9%), la construction (-6,0%) et la fabrication (-3,9%). Le secteur tertiaire a également connu une baisse de 3,1%, seules les institutions financières affichant une croissance positive (2,7%), tandis que le commerce, les hôtels/restaurants, les transports/communications et les services non marchands ont tous diminué, souvent exacerbés par la crise sécuritaire ambiante.