Renforcer la sécurité alimentaire par l'agriculture durable, le développement de l'économie locale et une alimentation saine (EFOSE), Haïti : rapport de conception du projet: texte intégral
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Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Rapport principal et annexes
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Carte de la zone du projet
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Sigles et acronymes
Français
Anglais
ACDED
Action pour le Développement Durable
ACDED
Action for Sustainable Development
Agence Française de Développement
French Development Agency
Associations d’Irrigants
Water Users Associations
Alliance pour la Solidarité
Alliance for Solidarity
AVEC
Association Villageoise d’Épargne et de Crédit
VSLA
Village Savings and Credit Association
Bureaux Agricoles Communaux
Communal Agricultural Offices
Bureau de Crédit Agricole
Credit Agricole Office
Banque Interaméricaine de Développement
Inter-American Development Bank
BINUH
Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti
BINUH
United Nations Integrated Office Haiti
BNEE
CATIE
Bureau National des Études Environnementales
Centro Agronomico Tropical de Investigacion Y
Ensenanza
BNEE
CATIE
National Bureau for Environmental Studies
Tropical Agronomy Center for Studies and
Teaching
Champ École Paysan
Farmer Field School
CIAT
Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire CIAT
Interministerial Committee for Spatial Planning
CNSA
Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire
National Food Security Coordination
CNULCD
Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la UNCCD
Désertification
United Nations Convention to Combat
Desertification
Comité de Pilotage du Projet
Project Steering Committee
COSOP
Programme d’opportunités Stratégiques de pays
COSOP
Country Strategic opportunities programme
CROSE
Coordination Régionale des Organisations du SudEst
CROSE
Regional Coordination of South-East
Organizations
CPRCM
CUDES
Coopérative Populaire Ressource Marigot
Confédération des Usagers pour le Développement
CPRCM
CUDES
Cooperative Populaire Resource Marigot
Confederation of Users for the Development of
the South Est
Direction Départementale Agricole
Departmental Agricultural Directorate
Diagnostic Territorial Participatif
Participatory Territorial Diagnosis
EFOSE
Projet d’amélioration de la sécurité alimentaire par
l’agriculture durable, le développement de
l’économie locale et des régimes alimentaires sains
EFOSE
Enhancing Food Security Through Sustainable
Agriculture, Local Economy Development and
Healthy Diets
EIES
Études d’Impact Environnemental et Social
ESIA
Environmental and Social Impact Assessment
ENSSAN
Enquête nationale de suivi de la sécurité alimentaire ENSSAN
et nutritionnelle
National Food and Nutrition Security Survey
Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et FAO
l’Alimentation
Food and Agriculture Organization of the United
Nations
FACN
Fédération des Associations Caféières Natives
FACN
Federation of Native Coffee Associations
Facilité de financement par remittances
Financing Facility for Remittances
FIDA
Fond International pour le Développement Agricole
IFAD
International Fund for Agricultural Development
FIPS
Proposition préliminaire pour une mise en œuvre
plus rapide du projet
FIPS
Preliminary Proposal for Faster Implementation
of Project
FNUP
Fond des Nations Unies pour la Population
UNFPA
United Nations Population Fund
FONKOZE
Fondasyon Kole Zepòl
FONKOZE Kole Zepòl Foundation
GALS
Système d’apprentissage par l’action sur le genre
GALS
Gender Action Learning System
Fonds vert pour le climat
Green Climate Fund
Gouvernement de la République d’Haïti
Republic of Haïti Government
Gourde Haïtienne
Haitian Gourde
IHSI
Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique
IHSI
Haitian Institute of Statistics and Informatics
Indice d’inégalité de genre
Gender Inequality Index
INAF
Institutions de Microfinance
Instituto National Agro Forestal
INAF
Microfinance institutions
National Agroforestry Institute
INPV
Indice composite de privation et de vulnérabilité
INPV
Composite index of deprivation and vulnerability
CNSA
Classification de la phase de sécurité alimentaire
intégrée
Classification intégrée de la phase de sécurité
alimentaire
IPSAS
Normes comptables internationales pour le secteur
public
IPSAS
International Public Sector Accounting Standards
MARNDR
Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles MARNDR
et du Développement Rural
Ministère de l'agriculture, des ressources
naturelles et du développement rural
MAST
Ministère des Affaires Sociales et du Travail
Ministry of Social Affairs and Labor
MCFDF
Ministère à la Condition Féminine et aux Droits de la MCFDF
Femme
Ministry of the Status of Women and Women’s
Rights
Ministère de l’Économie et des Finances
Ministry of Economy and Finance
MFEF
Mécanisme de Financement pour les Envois de
Fonds
Financing Facility for Remittances
MENFP
Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation MENFP
Professionnelle
Ministry of National Education and Vacational
Training
Mécanismes de gestion des plaintes
Grievance Redress Mechanisms
MICT
Ministère de l’intérieur et des Collectivités
Territoriales
MICT
Ministry of Interior and Territorial Communities
MUSO
Mutuelle de Solidarité
MUSO
Mutual Solidarity Societies
OCHA
Organisation des Nations Unies pour la Coordination UNCHA
des Actions Humanitaires
United Nations Organization for the Coordination
of Humanitarian Action
Objectifs de Développement Durable
Sustainable Development Goals
Organisation non gouvernementale
Non-governmental organization
Plan d'Action pour l’Environnement
Environmental Action Plan
Programme Alimentaire Mondiale
World Food Programme
Programme Nationale d’action de lutte contre la
Désertification
National Action Plan to Combat Desertification
PARDH
Plan d’action pour le Relèvement et Développement PARDH
d’Haïti
Action Plan for the Recovery and Development
of Haiti
Politique de Développement Agricole
Agricultural Development Project
PEPS
Premier Entré, Premier Sorti
FIFO
First In, First Out
PGES
Plan de Gestion Environnementale et Sociale
ESMP
Environmental and Social Management Plan
PIED
Petits États Insulaires en Développement
SIDS
Small Island Development States
PEPP
Plan d’Engagement des Parties Prenantes
PEPP
Stakeholders Engagement Plan
PESEC
Procédures d’Évaluation Sociale, Environnementale SECAP
et Climatique
Social Environmental and Climate Assessment
Procedures
Pays a Faible Revenu
Low-income country
Produit Intérieur Brut
Gross domestic product
PICV
Projet d’intensification des Cultures Vivrières
PICV
Food Crops Intensification Project
PITAG
Projet d’Innovation Technologique en Agriculture et
Agroforesterie
PITAG
Technical Innovation in Agriculture and
Agroforestry Project
Premier Ministre
Prime Minister
Plan National d’Adaptation
National Adaptation Plan
PNCC
PNCS
Politique Nationale de Lutte contre les Changements
PNCC
climatiques
PNCS
Programme Nationale de Cantine Scolaire
National Policy for the fights against Climate
Change
National Program for School Feeding
PNEFH
Politique Nationale d’Égalité Femmes Hommes
PNEFH
National Gender Equality Policy
PNGRD
Plan National des Gestion des Risque et Désastre
PNGRD
National Risk and Disaster Management Plan
PNIA
Plan National d’Investissement Agricole
PNIA
National Agricultural Investment Plan
PNIA
Plan National d’investissement Agricole
PNIA
National Agricultural Investment Plan
PNPPS
Politique Nationale de Protection et de Promotion
Sociales
PNPPS
National Policy for Social Protection and
Promotion
PNUD
Programme des Nations Unies pour le
Développement
UNDP
United Nations Development Programme
Projet de Réhabilitation des Petits Périmètres
Irrigués
Small Scale Irrigation Rehabilitation Project
MAST
Protection et Promotion Sociale
PREPOC
PROSAN
Plan Relance Économique Post COVID
PREPOC
Programme Nationale pour la Sécurité Alimentaire et PROSAN
Nutritionnelle
Post-Covid Response Plan
National Program for Food and Nutritional
Security
PSDH
Plan Stratégique de Développement d’Haïti
Haiti’s Strategic Development Plan
PSNSSANH
Politique et Stratégie Nationales de Souveraineté et PSNSSANH National Policy and Strategy for Food
sécurité alimentaire et de Nutrition en Haïti
Sovereignty, Food Security and Nutrition in Haiti
PTBA
Programme de Travail et Budget Annuel
AWPB
Annual work plan and budget
Plan d'investissement Triennal
Three-Year Investment Plan
Suivi et Évaluation
Monitoring and evaluation
RACI
responsable, comptable, consulté et informé
RACI
Responsible, accountable, consulted and
informed
SIMAST
Système d’information du ministère des Affaires
Sociales et du Travail
SIMAST
Information System of the Ministry of Social
Affairs and Labor
SNAT
Schéma National d’Aménagement du Territoire
SNAT
National Spatial Planning Scheme
SPCGC
Stratégie et Plan de Communication et de Gestion de CKMSP
Connaissance
Communication and Knowledge Management
Strategy and Plan
Système de Suivi et Évaluation
Monitoring and Evaluation System
Transparency International
Transparency International
TIPA
TIPA emballage compostable
TIPA
TIPA compostable packaging
Unité de Gestion du Projet
Project Management Unit
UNCT
Équipe de Pays des Nations Unies
UNCT
United Nations Country Team
UNSDCF
Cadre de Coopération des Nations Unies pour le
Développement Durable
UNSDCF
United Nations Cooperation Framework for
Sustainable Development
Dollar des États-Unis
American dollar
Unité Technique d’Exécution
Technical Implementation Unit
UTES
Unités Techniques Environnementales Sectorielles
UTES
Sectoral Environmental Technical Units
Zones Clés de la Biodiversité
Key biodiversity areas
PSDH
Social Protection and Promotion
Conformément aux engagements de trasversalisation du FIDA, le projet a été validé comme:
☑ Be gender transformative ☐ Be youth sensitive ☑ Be nutrition sensitive ☐ Prioritize persons with disabilities ☐ Prioritize
indigenous peoples ☑ Include climate finance ☑ Build adaptive capacity
Résumé
Socio-political and economic context. In recent years, Haiti has faced an increasingly unstable socio-political situation and fragile
institutions, exacerbating economic stagnation and poverty. The acute and almost permanent socio-political crisis started intensifying in
2019 with the " Peyi Lòk " movement and suffered a sharp increase since 2021, after the assassination of President Jovenel Moïse.
Following the expiry of the mandates of elected Members of Parliament, and in the absence of new general elections, the executive is
ruling by decree. In April 2024, following resignation of Prime Minister Ariel Henry’s and his government, a council of 7 members is
governing with objectives to enforce security and organize elections. Preparations are ongoing to deploy the multistate security mission
headed by Kenya. The political and security crisis, reinforced by institutional fragility, contribute to the persistence of poverty and
exclusion of most of the population.
Rural development policy and strategy. This structural crisis has caused many delays in the country's efforts to achieve the
Sustainable Development Goals (SDGs). However, the Haitian Government (GoH) has adopted several strategic and policy documents
aimed at promoting rural development, improving nutrition and fostering the reduction of social inequalities. The EFOSE project aligns
with and contribute to their implementation. These documents include: the Politique d'Égalité Femmes Hommes[1]; the Plan Stratégique
de Développement d'Haïti (PSDH)[2] , which provides strategic orientations; the Politique et Stratégie Nationales de Souveraineté et
Sécurité Alimentaires et de Nutrition en Haïti (PSNSSANH)[3], particularly its pillars 2.1 agricultural production, processing and
marketing; 2.2 access to basic food products; and 2.3 services required for health and nutritional security; and the Plan National
d'Investissement Agricole (PNIA)[4] notably its strategic axes related to infrastructures, watershed development and improvement of
agricultural services.
Poverty and food insecurity. With an estimated average gross per capita income of $1,247.89 (World Bank, 2023) Haiti has the highest
level of poverty in the Latin American region. Most of its poorest and most marginalized people live in rural areas, and it is estimated that
75% of this population lives in poverty, with 27% living in extreme poverty. In 2023, over 4.7 million people were food insecure, and
chronic malnutrition affected 22.7% of the population[5], who suffer from poorly diversified diets and inadequate food intakes.
Gender. Haiti has a gender inequality index of 0.635, ranking 163rd out of 191 countries. The country has a Ministry for Women's Affairs
and Women's Rights (MCFDF) and adopted a gender equality policy in 2014 (covering the period 2014-2034). In practice, however, the
policy is struggling to be applied. Women's representation in institutions remains lower than that of men, and according to UNDP data,
less than 30% of women achieve secondary education[6]. Female-headed households often derive their main source of income from retail
trade, and many women work in the informal sector. They are also exposed to growing insecurity, particularly when travelling to markets,
and to gender-based violence.
Climate. Due to its geographical position and tropical climate, Haiti, particularly its Southeast region, suffers the full impact of various
climatic hazards. According to a 2023 World Bank report[7], over 96% of Haitians are exposed to the risk of natural disasters and extreme
weather events. Between 2000 and 2019, Haiti ranked third most at-risk country for climatic hazards, after Puerto Rico and Myanmar[i].
Threats specific to the project area can be classified into seven categories: (i) tropical cycl
ones; (ii) erosion and marine submersion; (iii)
temperature change and extreme heat waves; (iv) rainfall variations and drought periods; (v) erosion and landslides; (vi) wildfires; and (vii)
earthquakes.
Vulnerability and fragility. Households are thus exposed to high economic, social (conflict, criminality, fragile institutions, food
insecurity), climatic and environmental risks (earthquakes, erosion & landslides) with very limited coping capacity or the necessary access
to local services and infrastructures. Rural households are particularly vulnerable to these multiple shocks, given their dependence on
high-risk agricultural production without appropriate infrastructure, their isolation (very poor access to roads and dangerous mobility), lack
of income opportunities and limited access to finance, insurance and financial services. All these problems have a greater impact on
women, who are under-represented in decision-making, suffer violence and face additional unpaid work and discrimination.
Project Rationale. Rural areas in the Southeast are made of several agro-ecological zones with the potential to promote a diversity of
production. Data from the Système d'Information du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (SIMAST) show that non-vulnerable
rural households rely on a greater diversity of income sources. Despite this difficult context, a number of projects based on local
structures and partnerships have demonstrated the possibility of lifting households out of extreme poverty including women-led
households with tailored activities increasing income, resilience and empowerment notable. Initiatives have proven to be effective in
increasing agricultural incomes (e.g. in the project PITAG with farmers' field school) and in developing local value chains (school feeding
programme, coffee-cocoa niche chains). Strengthening the capacities of local services and infrastructures, as well as activities promoting
social inclusion, while enabling households to increase and diversify their agricultural production and income opportunities, shall ultimately
reduce households’ vulnerability and provide better economic and social inclusion for women, young people and the most vulnerable
households. Concerning the risks related to governance weaknesses and insecurity, the project plans for decentralized management,
with the active participation of local private and governmental stakeholders. Two specific assessments have been carried out on the
country's general fragility and particularly on climate risks, with adequately integrated mitigation measures in the project's activities (see
annexes for further details).
IFAD has a clear added value to bring to this transformation. The Fund has extensive experience of investing in smallholder production,
promoting access to water and improving resilience in fragile contexts, including in Haiti. IFAD focuses on vulnerable groups and has
growing experience in gender-transformative approaches applicable to fragile contexts. The Fund can leverage its local partnerships with
the World Food Programme (WFP), the Food and Agriculture Organization (FAO), the International Labour Organization (ILO), the United
Nations Development Programme (UNDP) and other UN organizations to complement its expertise. IFAD also manages the Financing
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Nations Development Programme (UNDP) and other UN organizations to complement its expertise. IFAD also manages the Financing
Facility for Remittances (FFR), which promotes the mobilization of remittances and diaspora investment for development. The latter will
support the project, in a country where remittances account for 20% of GDP.
Goal and development objectives. The goal of the project is to contribute to the reduction of poverty and food and nutrition insecurity in
the Southeast of Haiti. The project's development objective is to increase and diversify household incomes and local production of
nutritious food in ways that are resilient to climatic and economic shocks.
Project target area. The project targets sixteen communal sections in the communes of Jacmel (Montagne La Voute, Lavaneau, La
Montagne, Bas cap Rouge); Cayes-Jacmel (Ravine Normande, Gaillard, Haut Cap rouge); Marigot (Corail Soult, Grande Rivière Fesle,
Macary, Fond Jean Noel, Savane du Bois); et Belle-Anse (Baie d’Orange, Mabriole, Calumette, Corail Lamothe) in the Southeast
department.
Target groups and focus. EFOSE will reach around 21 664 households or approximately 97 488 people belonging to the four categories
identified by the SIMAST: “Most vulnerable people”; “; Vulnerable people”; “Less-vulnerable people” and “Non-vulnerable people”. The
project has identified different sets of activities and targeting methods to ensure benefits for the different target groups, including
interventions to support and sustain resilient food production systems, income-generating and diversification activities along the value
chains, and the extension of the graduation programme. The project will pay particular attention to women, who shall account for at least
42% of the beneficiaries. They will be especially involved in production activities aiming at ensuring food security and generating income;
benefit from investments in water infrastructure; and will be key players in socio economic empowerment activities. Young people will
represent at least 15% of the beneficiaries, with dedicated opportunities for business development and job creation. Local businesses and
cooperatives will be supported to provide services and add value along value chains.
Components and activities. To achieve its goal and objectives, the project's activities are structured into two complementary and
interdependent components: Component 1: Strengthening the resilience of territories, their governance, environment and infrastructure;
and Component 2: Economic inclusion and improved food security through investments in diversified and resilient local food systems.
Figure 1: Overall structure of the project
Component 1: Strengthening the resilience of territories, their governance, environment and infrastructure. Interventions under this
component will aim to: (i) refine diagnosis and participatory planning capacities and tools, to provide a comprehensive mapping of local
actors, including women and youth organisations, and strengthen coherence and efficiency during implementation; (ii) strengthen
governance of food systems and local capacities, including producers' associations and decentralized agricultural services, as well as
empowering women and youth in governance and decision-making ; (iii) strengthening access to water and the resilience of
infrastructures and ecosystems to face climate change.
Sub-component 1.1: The expected outcomes are: inclusive governance, empowered beneficiaries and partnerships build for local food
systems, building on the following expected outputs : (i) an updated diagnosis, including a prioritization of actions to be implemented;
social diagnosis and spatialized plan facilitating the targeting of different types of activities, according to the potentialities and risks of
areas and households enabling localized targeting; the clear specification of project partners, as well as an implementation schedule
informing all project components; (ii) targeted studies and a dynamic, functional coordination structure, ensuring stakeholder participation,
coordinated actions and partnership by thematic area (including government agencies, beneficiary representation, private sector,
potential diaspora actor identified); (iii) greater empowerment of local organizations and institutions, with an increased role for women and
young people in the decision-making processes; and changes in social behaviours towards greater equality and inclusion.
Sub-component 1.2: The expected outputs are: (i) 1,970 households have sustainable access to water, thanks to the collection and
storage of 1,050 m3 of rainwater; (ii) 874.7 hectares of irrigated land rehabilitated (reduced to 323 ha should the financing gap not be
covered); (iii) soils restored on 1,000 hectares of micro-watersheds, reducing erosion and damage to infrastructure; and 10 km of small
green roads promoted and rehabilitated;
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green roads promoted and rehabilitated;
Component 2: Economic inclusion and food security, through investments in diversified and resilient local food systems. This component
provides technical and financial support to small-scale producers, their associations and cooperatives, as well as to the private sector, in
order to improve their Food Security and Nutrition, add value in value chains, diversify sources of income and promote the economic
integration of the most vulnerable, by increasing their productive and non-productive assets. Training will also be provided on nutrition,
gender, hygiene, environment, and socio-economic empowerment, through a graduation programme and financial education. This
component will seek to mobilize finance from the private sector and local rural financing institutions, but also from the remittances
gathered from the diaspora.
Sub-component 2.1. The main expected outputs are: (i) an agricultural office built, and an agricultural farm rehabilitated and transformed
into a technological innovation centre, to promote resilient and conservationist agriculture in the project target area; ii) 3,600 ha of
developed land, increasing the agricultural income of 14,999 households through diversified, high-performance and resilient production
systems, including support to crop diversification; 3,500 families supported to set or develop home gardens; 2,000 head of small livestock
(sheep, goats) provided; 300 beehives with 5 colonies of bees provided; and 1,000 tool kits distributed to facilitate production. For
perennial crops, such as coffee and cocoa, yields are expected to increase by more than 250% per hectare. In terms of the environment
(adaptation to climate change and mitigation co-benefits), the effects will be significant, notably through the promotion of species adapted
to local conditions and climate change, agroecological practices for soil conservation and crop diversification, such as agroforestry, a
guarantee of biodiversity, water conservation and stabilization of farmland (which will be part of the project's overall watershed approach).
In addition, the project aims to increase food security and the diversification of diets as well as to improve hygiene practices.
Sub-component 2.2. The main outputs under this sub-component include: (i) 60 business plans for 2,500 USD, implemented by microenterprise organizations or small groups providing services to the supply chain supported under subcomponent 2.1 (bio-inputs,
nurserymen, artisanal forgers, agricultural equipment, etc.); (ii) 60 micro-enterprise business plans for 2,500 USD for post-harvest
activities; (iii) at least 15 women-organisation supported with solar kits and storage structures (notably fridges for drying and processing
fish, corn, fruit, nuts, spices to improve their production capacities and incomes); (iv) 480 women and young women supported through the
graduation programme (coaching, cash transfers for acquisition of productive assets, health assistance, financial education) for their
social economic empowerment; (v) 21 business plans for producers’ cooperatives and enterprise for construction/ rehabilitation of centres
for storing, processing packaging of the major value chains supported (i.e. those for staple food required for the school feeding program,
existing ones for coffee-cocoa requiring rehabilitation) to diversify sources of income along the value chains; (vi) 4,395 households
benefiting directly from the business plans and 10 organisations committed to gender transformative changes, through the implementation
of a specific gender transformative programme (“cerrando brechas”).
RED Component: Response to Emergency and Disasters. This component proposes a lump sum estimate for the Response for
Emergency and Disaster (RED) mechanism. This component is designed to be easily mobilized to support the project's target households
in recovering from major natural disasters and crises that significantly affect their living e
nvironment and livelihoods. It is conceived as an
initial response to mobilize resources to support a rapid recovery and rehabilitation process of targeted communities. If additional are
deemed to be necessary or if project objectives are at risk, the GoH may request a reallocation of funds in accordance to IFAD
procedures. This component may be activated in case of occurrence of an event causing major impacts on the lives and livelihoods of the
target groups.
SECAP. The EFOSE project risk level has been assessed as "moderate" from an environmental and social point of view and offers
opportunities for risk management through an appropriate implementation strategy. The project's main environmental issues focus on
biodiversity degradation (standard 1), resource efficiency and chemical contamination of soil and water (standard 2). EFOSE's risk level is
classified as "high" in the climate risk category, due to Haiti's high exposure to the consequences of extreme climatic events, particularly
in its Southeast region. The project implements an integrated risk management approach by incorporating climate resilience into all its
activities, with the aim of improving resilience in the social, financial and environmental spheres. Adaptation measures include
strengthening infrastructure with an integrated water management approach, including nature-based solutions; improving early warning
systems and climate management skills; diversifying and adapting crops and agricultural practices; diversifying income streams; and
developing crop insurance programs. As stated above, an emergency response component (component 4) is planned to deal with
climate-related disasters.
Total cost. The total cost of the Project including unforeseen events amounts to US$ 31,87 million over a period of seven (7) years. The
base cost amounts to US$29.14 million. Unforeseen costs were estimated at US$2.73 million or 9% of the base cost, including US$2.07
million in financial contingencies and US$ 0.66 million in physical contingencies. The cost of investments and recurring costs of the project
amount respectively to US$ 27.01 million or 84.8% of the base cost and US$ 4.85 million or 15.2% of the total cost. Import Duties and
Taxes (DTI) correspond to 0.2% of the Project cost, or a total amount of US$ 0.57 million.
Financing of the EFOSE project will be provided by IFAD, the beneficiaries and the government of the Republic of Haiti. The main
source of financing for the Project will come from IFAD12 allocations (2022-2024) for an amount of US$23.67 million. The Government
will contribute US$1 million including Import Duties and Taxes (DTI), Internal Own Resources (RPI) as well as contributions in cash or in
kind (such as office rental costs). The beneficiaries' contribution is estimated at US$2.63 million and will be in kind mostly. The total
Project cost estimate includes a financing gap - at the level of US$4.61 million. This financing gap is linked to a proportion of the hydroagricultural infrastructure (subcomponent 1.2), the corresponding restoration/protection areas (same subcomponent), the implementation
of technological packages within irrigated areas under the financing gap (subcomponent 2.1) and the development of traceability system
for selected export value chains (subcomponent 2.2). In spite of this financing gap, the project was designed to meet the objectives,
scope and impact envisioned in the theory of change, directly benefiting over 18,000 households shall the financing gap not be covered.
Following the multi-phased approach, a second phase would enable to build on results of the MTR and of the new IFAD cycle funding
opportunities to expand activities identified under the financing gap.
Financial and economic analysis: The analysis shows that the project is an economically viable investment for the society. In the
baseline scenario (excluding climate change mitigation co-benefits), the Net Present Value (NPV) of the incremental net benefit stream
(economic NPV), discounted at 6% (economic discount rate), is US$ 38.31 million, with an economic Internal Rate of Return (economic
IRR) of 19%. Under the Low Carbon Price (LCP) scenario (including climate change mitigation co-benefits, valued at a low economic
carbon price), the economic internal rate of return is 22% and the net value added is approximately US$ 46.67 million. In the High Carbon
Price (HCP) scenario (including the co-benefits of climate change mitigation, evaluated at a high economic carbon price), the economic
3/41
Price (HCP) scenario (including the co-benefits of climate change mitigation, evaluated at a high economic carbon price), the economic
internal rate of return is 25% and the net value added is around US$ 55.03 million. The economic performance of the Project has been
tested using a sensitivity analysis based on the potential change in costs and benefits at which the Project is no longer viable. The
maximum levels of benefit reductions are 20%, 23% and 26% in the baseline, LCP and HCP scenarios, respectively. The maximum levels
of cost increases are 24%, 30% and 35% in the baseline, LCP and HCP scenarios, respectively.
1. Contexte
A. Contexte national et justification de l'intervention du FIDA
a. Contexte national
4/41
1.
Socio-political and economic fragility. In recent years, Haiti has faced an unstable socio-political situation and fragile institutions,
with limited growth and a high inflation rate (4.9%) exacerbating economic stagnation and poverty. The acute and almost permanent
socio-political crisis intensified in 2019 with the “Peyi Lòk“ movement and in 2021 following the assassination of President Jovenel
Moïse. Following the expiry of the mandates of the majority of elected members of the parliament, and in the absence of elections to
replace them, the executive is ruling by decree, considerably reducing its legitimacy and fuelling uncertainty. Since 2020, armed
gangs have caused thousands of displacements, death, increase in sexual violence, and internal and external migrations. In April
2024, following resignation of Prime Minister Ariel Henry’s and his government, a council of 7 members is governing with objectives
to enforce security and organize elections. Preparations are ongoing to deploy the multistate security mission headed by Kenya.
2.
Poverty, vulnerability and food insecurity. With an estimated average gross per capita income of just $1,247.89 (World Bank,
2023), Haiti has the highest level of poverty in the Latin America and Caribbean region. Most of the poorest and most marginalised
people live in rural areas. It is estimated that 75% of people in rural areas live in poverty and 27% in extreme poverty. In 2023, more
than 4.7 million people was food insecure, and chronic malnutrition was affecting 22.7% of the population. A 2023 survey by the
Information System of the Ministry of Social Affairs and Labour (SIMAST) found that, in the project area, 41.4 % of households fall
within the most vulnerable categories, and only 18 % are not vulnerable.
3.
Migration significantly shapes Haiti’s socio-economy[8]. In Haiti, remittances from the diaspora represented 20% of GDP,
equivalent to 4.5 times the aid received summed with the Foreign Direct Investments (FDI). 20% of the households would benefit
from these remittances. The latter reduces the probability of a household to fall in poverty by 17 points and tend to facilitate
agricultural investments[9]. The quest for better opportunities leads to a brain drain and a loss of the youth labour force, affecting the
labour market and agriculture in rural areas, and underscores the need for strategies that encompass economic, social, and
environmental resilience and development.
4.
Economic sectors and Agriculture: Agriculture, textiles, and remittances are economic mainstays. Over 45% of the rural
population is engaged in farming, but generates only 18.8% of the Gross Domestic Product (GDP) (World Bank, 2019). Haiti’s main
staple food crops are plantains, rice, maize, wheat flour, tubers, beans, peas, and sorghum. Despite its agricultural potential, Haiti
imports many products of low quality; meanwhile, local production cannot meet urban demand due to poor road infrastructure,
insecurity and limited post-harvest infrastructure to store and process local food. Domestic production meets 58% of demand for
maize and 22% for rice. Wheat flour and edible oils are imported. Only 1% of increasing crop imports are covered by decreasing
exports, showing both the reduction in local crop production, increasing consumption and re-focusing on local production. On the
other hand, animal production has been following better population growth thanks to development of improved paravet extension
services as well as improved local market within diary value chains. However, further development is constrained by limited feed,
fodder and pasture[10] .
5.
Agriculture, value chains and poverty. Agriculture struggles due to poor infrastructure, vulnerability to natural disasters, low
productivity and insufficient value addition due to poor post-harvest infrastructure. Most farmers do not have enough land for
commercial surplus and need to sell their workforce or farm in slopping degraded land (the last census of 2009 showed that one
million active farms occupied 1,85 million ha so an average of 1.3 ha per household meanwhile urban growth affects most fertile
valleys and coastal areas). Agriculture appears therefore unattractive to youth, and consequently farming population is ageing. Value
chains are dominated by many informal actors lacking infrastructure: i) women traders (Madan Sara) who are essential to the
movement of products but face severe security risks on the roads, ii) small processing centres that cannot meet quality standards, iii)
local informal markets and iv) street food vendors. On the other hand, a limited number of more prominent importers and exporters
tend to dominate pricing, including through dumping methods. A few export crops are supported by more structured value chains and
infrastructure, but staple crops lack post-harvest infrastructures[11] .
6.
Agricultural Policy. Haiti has several sets of policies regarding sustainable development and agriculture. The Haiti’s Strategic
Development Plan (PSDH) promotes: (i) wealth and job creation and (ii) social inclusion and opportunities for youth, women and
agricultural producers. Haiti also has an explicit national policy and strategy for food sovereignty, Food Security and Nutrition (FSN),
in particular through its Pillar 2.1, “agricultural production, processing and marketing” “Pillar 2.2, “access to basic food products”, and
Pillar 2.3, “services required for health and nutritional security. The national agricultural investment plan prioritizes: (i) the
development of infrastructure and watershed management; (ii) the development of crop production and support for the capitalisation
of vulnerable households in small livestock, and (iii) the improvement of agricultural services.
7.
Stakeholder dynamics in the project area. The Southeast department, through its departmental capital Jacmel, has a vibrant
organizational fabric, with physical presence of several ministries (Agriculture, Health, Transport and Public Works, Economy and
Finance, Status of Women, Environment, National Education, Tourism and Culture) and benefits from more decentralised presence
of the Ministry of Agriculture, Natural Resources and Rural Development (MARNDR) with the Bureaux Agricoles Communaux (BAC).
Various sectoral committees aim at facilitating coordination on various thematic areas that rely to agriculture, health and education.
Civil society organisations and the Protection Directorate, which is responsible for managing, preventing, and mitigating natural
disaster risks, also participate in these regional consultation forums. In addition, the department has a rich social fabric engaged in
endogenous local development: this includes a large number of organisations and associations representing different categories of
farmers and households as well as federations such as the FANM DECIDE (women organisations network) and the Regional
Coordination of Southeast Organizations (CROSE) which will be a core service provider. Many financial NGOs and almost all
communities have mutual solidarity societies and Village Savings and Credit Associations (AVEC). In addition, several private value
chain actors intervene in the targeted areas in collaboration with producer organizations (see annex 14). For instance, AYITIKA and
Café Lux work with over 10 associations of coffee and cocoa producers. The team also found input dealers as well as various
specialized companies working in the production of modern hives and accessories and the sale of other beekeeping equipment.
Challenges differ among the different organisations but can include: a) a strong dependence on external cooperation, b) a lack of
strategic vision of departmental development and c) a lack of cohesion between different organisations and levels.
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b. Aspects particuliers relatifs aux thématiques prioritaires à transversaliser
8.
Nutrition. The population suffers from very high levels of food and nutritional insecurity. According to the Integration Food Security
Phase Classification (IPC) 10% of the population in the Southeast was in an emergency situation (Phase 4) and 30% in a crisis
situation (Phase 3) in 2023 [12] . At national level, 14% were at phase 4 and 31% at phase 3. Haitians are affected by the low
availability of food, particularly in rural areas affected by severe weather events. This low availability is also due to the insecurity
affecting the movement of goods, poverty and the lack of production and transformation capacities. Inhabitants have precarious
means of subsistence, and insufficient access to health services. An USAID survey in the South and Grande Anse, that are close to
project target areas, showed that most households depend on food purchases and are highly susceptible to price fluctuations. Diets
are mainly cereal based and lack diversity, contributing to macro and micro-nutrient deficiencies (iron, iodine, folate, vitamin A, and
zinc)[13] .To respond to shocks, households decrease the number, portion and quality of meals. Consequently, malnutrition remains a
serious issue in the country which translates into high rates of stunting, which affects 21.5% of children under 5 in the Southeast
(SMART 2023 nutrition survey). This rate is higher in Belle-Anse and Marigot (30.3% and 29.8%). Global acute malnutrition (wasting
in children) is estimated at 5.1% (moderate) for the Southeast, with again higher rates in Marigot and Belle-Anse (7.2% and 7.5%)
and Vallée de Jacmel (6.7%). In the department, 39,4% of women (35-64 years old) are also affected by anaemia (EMMUS VI,
2017). In addition, in 2020, only 43% of the rural population benefited from water access. In mountainous regions, including areas
such as Cayes Jacmel, Marigot and Belle-Anse, water infrastructure is often insufficient or absent. The positioning of reservoirs
downstream of small mountain communities further complicates water distribution.
9.
Gender. Haiti has a gender inequality index of 0.635, ranking 163rd out of 191 countries (UNDP, 2019). The country has a Ministry
for Women’s Affairs and Women’s Rights (MCFDF) and adopted a gender equality policy in 2014 (covering the 2014-2034 period). In
practice, however, the policy is struggling to be applied. Women’s representation in institutions remains low, and according to UNDP
data, less than 30% of women achieve secondary education. Female-headed households often derive their main source of income
from retail trade, and many women work in the informal sector. According to the EMMUS VI survey (2016-2017), 49,8 % of women do
not own any land property in the Southeast region, and for those who do, only 33% of them have their name on the title. The same
survey points out that only 13,3% of the women in the region own a bank account and that 29% use their phone for financial
transactions. Women in Haiti and in the project’s area are also exposed to growing insecurity, particularly when travelling to markets
as trade and distribution of products is mainly done by women called “Madan Sara” who transport products with ill adapted trucks
leading to mortal accidents and exposing them to increasing gender-based violence. The distribution of household tasks and
responsibility for children falls mainly on women, making it more difficult for them to enter the formal job market and reducing their
chances of participating in household decision-making[14] . Many women also have to cope with single parenthood, which has an
impact on household income and nutrition, with budget constraints leading to less dietary diversity.
10. Youth. According to the Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI, 2015) around 56% of the Haitian population is under
the age of 25. Among this large share of young population, a third of children in Haiti do not attend school, putting them at risk of
remaining trapped in poverty. In addition, young people in Haiti often face barriers to accessing employment and training, limiting
their opportunities to develop their skills and gain employment. In rural areas, especially in the capital, young men are trapped in
criminal activities and young children prevented to go to schools due to the insecurity it triggers. The participation of young people in
the country’s development is hampered by several challenges, including: i) pronounced social inequalities and limited access to the
labour market; ii) the lack of technical and financial capacities and resources among young people and their organizations in terms of
sustainable development; iii) the low involvement of young people in decision-making processes linked to public policies; iv) the
absence of socio-professional integration schemes; v) a national education system heavily dependent on external resources and little
focused on the development needs of the country and the domestic market. In 2020, youth unemployment in Haiti was estimated at
30%[15]. This figure rises to 60% in rural areas and is even higher among women. Rural youth often make the choice to migrate
(e.g. to the Dominican Republic, the USA, the Caribbean or to South America) to find job opportunities.
11. Climate and environment. Due to its geographical position and tropical climate, Haiti, particularly its Southeast region, suffers the
full impact of various climatic hazards. According to a 2023 World Bank report[16], over 96% of Haitians are exposed to the risk of
natural disasters and extreme weather events. Between 2000 and 2019, Haiti was ranked the third most at-risk country for climatic
hazards, after the territory of Puerto Rico and Myanmar. Threats specific to the project area can be classified into seven categories:
(i) tropical cyclones; (ii) erosion and marine submersion; (iii) temperature change and extreme heat waves; (iv) rainfall variations and
drought periods; (v) erosion and landslides; (vi) wildfires; and (vii) earthquakes. Historical data show a trend towards rising
temperatures and increased variability in precipitation since the 1980s. The World Bank projections for 2019-2039 predict a
temperature increase of 0.7°C to 1°C compared with 1995-2014, and up to 4.7°C in some regions by 2090-2100. A 9% decrease in
rainfall is also anticipated for 2040-2060, posing major challenges for Haiti’s already fragile agriculture. The increased frequency and
intensity of tropical cyclones, as well as prolonged drought events, have already had a considerable impact on infrastructure,
livelihoods and food security. In addition, such climate challenge take place in fragile and degraded ecosystems which are little
resilient to shocks. Indeed, two third of agricultural lands are in slops between 20 to 40 % and such land are most fragile to erosion
aggravated by rains, winds and drought and 12,000 ha per year are thereby eroded. 85% of watershed are heavily degraded,
provoking flooding and affecting downstream production infrastructure (such as clogging of irrigation canals or erosion of agricultural
tracks). Most forests have disappeared meanwhile 80%of energy needs of the country still come from local resources (firewood and
charcoal 71%). [17]
12. The project Intends to build resilience to climate change and adaptation measures have been identified, based on the Nationally
Determined Contribution (NDC), local consultations and IFAD tools. These measures include strengthening infrastructure to
withstand climate shocks, improving early warning systems, diversifying crops and agricultural practices to better withstand climatic
variations, and developing crop insurance programs. A non-budgeted
emergency response component for recovery from climaterelated disasters is also planned, underlining the need for an integrated approach to address both long-term development issues and
responses to climate-related emergencies.
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13. Interactions between mainstreaming themes: the issues identified on nutrition, gender, youth and climate are closely connected:
indeed, gender gap and adverse social norms have direct impact on nutrition. Climate change has serious impact on production,
livelihoods and therefore both availability and stability of food security.
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c. Justification de l'intervention du FIDA
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14. In 2023, almost half of the Haitian population was food insecure and living in poverty[19. In the project area, 41.4 % of
households fell within the most vulnerable categories and only 18 % are not vulnerable (SIMAST).
15. This high vulnerability and poverty level are mainly due to: i) low agricultural production and productivity, due to limited extension
services and poorly adapted and risky farming practices that depend on imported expansive and unreliable inputs, small, degraded
and unproductive land, and high level of exposure to climate and environmental risks. In addition, many farmers have to sell their
work force to get income and therefore may lack labour for their own farms; ii) high post-harvest loss, iii) limited value addition
and diversification of income opportunities (poor access to markets, limited post-harvest infrastructures and roads, weak
capacities of cooperatives to aggregate quality production and link it to market, few income generating activities; iv) limited
investment capacities of target group with poor access to financial services; v) low financial literacy, and limited understanding
and command of the role of fund transfers from the diaspora in financing development actions within communities.
16. In addition, target group have poorly diversified diets and inadequate food intakes , particularly in terms of fresh produce and
animal products, due to both poverty issues but also underdeveloped processing and food conservation mechanisms. Over half of the
area’s households lack access to clean water that is necessary for preparing healthy meals and avoiding diseases. For example, in
the project area, some households are forced to travel an average of two hours to reach the nearest water collection point during
periods of drought.
17. Weak rural institutions, limited social inclusion, insufficient and vulnerable infrastructure and degraded ecosystems do not
provide an environment that can help empower households to anticipate, mitigate and manage mutually reinforcing shocks[20]
including frequent climate shocks and ecosystem degradation, increasing prices, violence and conflict. Indeed, most households
are living in areas with very limited road access, degraded ecosystems and insufficient and inadequate productive infrastructure
which fail to mitigate the impact of climate change (i.e. degraded watershed and irrigation infrastructure) or are very sensitive to it
(limited road network often destroyed and inaccessible during rainy season). The MARNDR does not have decentralized
infrastructure to host and organize extension services locally. Households have little capacities to participate in and influence local
services and do not also much benefit from public-private partnership due to risky environment for private sector, high transaction
costs and limited capacities of target group to engage as viable business partner along weak cooperative and rural institutions; In
addition, women are under-represented in decision-making, suffer violence, and face additional unpaid work and discrimination,
including in employment. Such gender gaps and lack of agency further contribute to higher vulnerability and malnutrition issues.
18. IFAD has an extensive experience of investing in activities that can address these various challenges, including supporting
smallholder production, access to water and resilience in fragile contexts, notably in Haiti. The Fund focuses on vulnerable groups,
and has growing experience in gender-transformative approaches applicable to fragile contexts. IFAD can leverage its partnership
with WFP, FAO, OIT, UNDP and other UN organizations to complement its expertise. The Fund is hosting the FFR, which is closely
supporting the design of the project to capitalize on remittances, which account for 20% of Haiti's GDP.
B. Enseignements tirés
19. Project Management Insights in fragile context:
Strategic partnerships at local and national level: Decentralized structures and use of digital social media tool enhance project
efficiency by reducing conflicts and ensuring activity continuity even in challenging conditions, as demonstrated in projects like
PURRACO. In addition, quality partnerships with local service providers is a must.
Still, central engagement and institutional continuity remains crucial for addressing overarching issues. For instance, in the
case of the I-BE project in Haiti, the active participation of the UTE's institutional team has made it possible to deal with the drain
of specific personnel from the project. Similarly, when possible, the incorporation of staff who are already in the government
institutions makes it possible, on the one hand, to share the costs and, on the other hand, to capitalize on the learning of IFAD
process (OPEN, ICP, etc.).
Budget: Expanding project time tend to also increase operating costs. In fragile contexts, budgeting must consider the heightened
costs due to instability, with IFAD observing a 69% increase in per-beneficiary costs in such environments (PMD note on fragility).
20. Flexibility and IFAD close support is required, notably in early years of the project implementation. Experience from portfolio
interventions, such as I-BE, show start up delays as procurement of staff is time consuming and lengthy initial capacity building is
needed. It underlines the importance of accounting for initial capacity-building, seek to anticipate recruitment and terms of reference
and plan for longer project durations. Furthermore, to get IFAD projects out of problem project situation, the team had established
monthly meeting and monitoring of project, systematic training process from country team and seeking technical advisory from
technical divisions. Finally, flexibility is required to adapt to unforeseen or exceptional situations.
21. Procurement. Efficient project and procurement management requires clear guidelines and processes, including a comprehensive
procurement guide aligned with IFAD procedures. Early identification of high-risk activities and market assessments prevents
procurement failures. Developing a Project Procurement Strategy for Development (PPSD) streamlines procurement channels and
opportunities. Utilizing existing government procurement units with donor experience, like IFAD, is preferred as these already have
adequate experience and capacity. Similarly, leveraging established public entities and coordinating with local stakeholders
enhances project effectiveness on the ground.
22. Local Governance and Development. Community participation is essential for sustainable development to be addressing locally
perceived problems, as shown in PITAG and PURRACO projects. Innovative tools like the 3D participatory cartography of watershed
enables problems to be visualized, and locally relevant interventions to be identified, categorized and prioritized (through the
CROSE). Participatory approaches such as farmer field schools represents a space for community organization, where farmers talk
not only about problems linked to agricultural production, but also about other current issues and learn from each other (PITAG).
Strengthening associations and other types of networks are key for social inclusion, resilience and social behavioural changes.
Local associations in Haiti are generally very important, as they allow people, including the most marginalised, to voice their
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concerns and needs, and increase their chances of being heard, a lesson reinforced by the post-2010 earthquake in Haiti[21]
Similarly, such association and farmer organizations are playing a crucial role in value chains.
23. Gender. Strengthening women engagement, organizations and leadership is key for social behavioural changes that
address inequalities but also climate, environment and health concerns. In rural areas, water committees have been set up –
often led by women – to protect water sources. Women’s organisations have also been very active in conducting trainings for local
communities to plant climate-resilient crops in their own yards[22]. FAO's initiatives in the Southeast highlight the necessity of
involving spouses in women's socio-economic empowerment activities to overcome persistent gender stereotypes, such as the fact
that income generation is the responsibility of men and that decisions relating to household management fall to them.
24. Nutrition & Lakou gardens. The COVID-19 pandemic shifted consumption patterns towards home gardens (Lakou garden) and
local varieties, showcasing traditional agroforestry system’' resilience and economic benefits (PURRACO). Lakou gardens not only
provides food and non-food products all year round but provides also income opportunities by selling specific cash crops and
surplus[23] as some traditional vegetables found in these gardens are now highly valued by the markets.
25. Behavioural changes activities can play a key role to promote healthy diet habits and mitigate the risk of higher consumption of
sweets and processed foods that can goes with the acquisition of higher economic gains. This trend has been observed in another
other context (IFAD Productive Partnerships in Agriculture Project in Papua New Guinea) where incomes from crop value chains had
inadvertently promoted unhealth eating habits in a context where unhealthy processed food were widespread.
26. Approaching extreme vulnerability through inter-connected interventions. Programs by FONKOZE and FA’'s resilience
approach demonstrate successful strategies in improving the socio-economic status of vulnerable households through
comprehensive support mechanisms, emphasising the importance of decentralised approaches that strengthen households’ assets
and social inclusion, support income generation and access to finance in a climate resilient way. In addition, recent reports from IFAD
and World Bank on fragility further emphasized importance to strengthen local governance and social capital to ensure active
participation of local citizens and responsive services.
27. Agroecology, farm diversification and climate resilience. Agroecological practices that build on diversified farming systems and
agroforestry can double margin while restoring land and adapting to climate change as evidenced by FAO's work in Bainet (doubling
margin), initiatives like PITAG and farmers own endogenous adaptation efforts (coming back to lakou gardens, local system called
“band of food / bann manje", mixing long and short-term crops).
28. Holistic and integrated extension services. To support such integrated farming systems, farmers need a holistic technical
support to improve their capacity to adapt such systems to their context, labour and cash capacities. The systems put in
place by Agronomist & Veterinary Without Frontier (AVSF) and AYITIKA, has led to more efficient use of the family labour and cash,
through the use of the “producer’s notebook” and associated traceability tools Farmforce. This tool helps households identify
expenditures, including farm labour, during their annual balance sheets. Household discussion then help optimize the labour
available on the farm, potentially hence also contribution to improve labour sharing within households. In addition, organization of
fare-share and competitive prize can both help identify innovations, disseminate results and valorise local farmers. Finally, several
private actors provide integr
ated services along the value chains. For instance, AYITIKA and Café Luxe own processing centres for
coffee cocoa and provide technical advisory and input package to farmers as well as revolving fund for farmer organizations to
purchase products for their members.
29. Due to Haiti’s exposure to natural disasters, key recommendations from IOE evaluation of Small Irrigation Development Project
– Phase II (SIDPP-II) are related to complement irrigation interventions with implementation of an integrated watershed management
approach. This would be coupled with the protection of natural resources, and to the promotion of a value chain approach in
interventions to ensure gain in incomes [24] . Such recommendations are also part of a recent FAO assessment reporting that
watershed approach including sloping land restoration is essential to maintain fertility, enhance water retention, reduce landslide
risks, protect irrigation systems and develop lowlands. [25]
30. Importing and transporting inputs to landlocked areas is risky and costly which means that the project needs to invest in local
production of seeds, seedlings and inputs, which can also create employment opportunities for young people and the landless. These
approaches must give priority to local species and involve local people in the choice of plants to ensure sustainable eco-benefits (i.e.
fruit species, fodder, nutrition, fertility, etc.). These activities take time, and incentive mechanisms are needed during transition
periods (i.e. payment when trees have reached a minimum size in the PITAG project for instance).
31. Supply Chain and Marketing Innovations. WFP's efforts in organising local school canteen supplies and ILO's PROFIT project
evaluations on cocoa and breadfruit value chains [26] underscore the importance of strengthening local producer organisations and
infrastructure for post-harvest conservation and processing, contributing to economic development and market efficiency. In this
process, supporting the farmers for the conditioning of their products have been key to ensure the safety and quality of the products.
The price setting and definition of a percentage of acceptable loss has also been crucial to ensure on one hand that this would be
profitable for the producers’ organisations, and on the other hand that it would not disturb the local markets. With the right technical
support to reach certification systems, post-harvest infrastructure and partnership, private players such as AYITIKA have succeeded
in producing and exporting to the most competitive gourmet markets for cocoa and coffee (fair trade, organic and other niches).
32. Rural Finance and Diaspora Engagement. IFAD's FFR showcases effective strategies for enhancing the use of remittances in
fragile contexts, including Somalia and Mali, emphasising the need for financial education, link to financial institutions and
engagement with diaspora communities which are already linked to such areas. The 2023 evaluation of the ILO PROFIT project
shows that establishment and structuring of mutual solidarity societies (MUSOs) and related umbrella structures in a context of
practically non-existent access to credit and agricultural financing can make the farmers less worried and less dependent on
unsuitable and difficult credits.
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2. Description du projet
C. Objectifs du projet, zone géographique d'intervention et groupes cibles
33. The goal of the project is to contribute to the reduction of poverty, food insecurity and malnutrition in the Southeast. The project’s
development objective is to increase and diversify household incomes alongside local food systems while strengthening their
resilience to climatic and economic shocks. To achieve this, the project component 1 aims at empowering households and improving
their access to climate resilient infrastructure by strengthening local governance, rural institutions and invest in climate resilient
productive infrastructure to reduce vulnerability to climate change. Building on that, component 2 aims to i) improve availability and
consumption of nutritious food through adoption of sustainable and climate resilient farming practices ii) improve services and
employment opportunities along the value chains by investing in viable business plans and public-private partnerships to boost local
value chains, access national markets (traditional, school canteens) and other special international markets. In addition, the project
seeks to empower women by addressing important gender issues such as the low participation of women (and youth) in productive
activities, in decision-making processes, in organisations, unequal workloads at household level and prevailing gender-based
violence.
34. Project target area. The project targets sixteen communal sections in the communes of Jacmel (Montagne La Voute, Lavaneau, La
Montagne, Bas cap Rouge); Cayes-Jacmel (Ravine Normande, Gaillard, Haut Cap rouge), Marigot (Corail Soult, Grande Rivière
Fesle, Macary, Fond Jean Noel, Savane du Bois) et Belle-Anse (Baie d’Orange, Mabriole, Calumette, Corail Lamothe) in the
Southeast department. These communes cover an area estimated at 1,534.3 km2, with a total number of households estimated at
134,717 (SIMAST, 2022). This zone has been prioritized by the authorities of the MARNDR due to i) presence of acute food
insecurity (45% of the zone's population); ii) opportunities to develop partnership through the school feeding program; iii) the area's
agricultural and commercial potential and climate vulnerability with a wide variety of agroecological zones: mountains, plateaux,
humid and semi-humid plains, mountains, dry plains, irrigated plateaux and plains.
35. Geographical targeting of activities. To ensure the relevance of activities across all areas, the project employs a nuanced
geographic targeting approach, considering the region's diverse agroecological and socio-economic conditions. This involves zoning
systems to align interventions with local conditions, promoting specific crops and farming systems in areas best suited to their
growth, rehabilitating infrastructure critical to enhancing agricultural productivity and resilience and promoting export and commercial
crop where transport routes allow thanks to proximity of the zone to borders and seaport. Market garden crops will be promoted
mainly in high-altitude areas. Agroforestry systems, mainly those based on cocoa and coffee, will be developed for the most part in
humid mountains and plateaux at altitudes ranging from 300 m to 800 m. Food and cereal systems will be encouraged on irrigated
plains and in agroecological zones between 0 and 500 m. In arid and dry mountains and plains, and in areas with slopes of over
30%, support will also be provided for the development of wood forests for firewood production and timber-based agroforestry
systems. Livestock activities will be located in mountains, plateaux and wet plains and will target in priority the most vulnerable
women. Beekeeping activities will also target this group and the youth and be located in the jardin lakous and in agroforestry systems.
In parallel with these production actions, the restoration of certain critical points in the micro-watershed and the rehabilitation of
certain rural tracks and irrigation structures will contribute to strengthening agricultural productivity and the resilience of production
systems and local communities. Finally, Component 2 support to post-harvest infrastructures will consider marketing zone (including
urban or peri-urban areas of Jacmel), access to energy and water, and natural hazards.
36. Figure 2: representing overall geographical targeting of activities according to agro-ecological areas and watershed
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37. Socio-economic targeting. EFOSE will reach approximately 21 664 households (97 488 people) with specific targets for women,
youth, remittance receivers and different categories of vulnerability as defined and measured by the SIMAST (based on household
composition, health status, level of education, working conditions and perception of hunger, income and housing conditions).
The most vulnerable households (around 27% of the total number of beneficiaries) will be engaged in activities not requiring
significant initial assets: the graduation programme and activities such as the lakous gardens, small animal rearing, beekeeping,
agroforestry, infrastructures, support to micro businesses.
Medium to low-vulnerability households (68%) with some agricultural potential will be helped to invest in remunerative farming
systems and improve access to market.
Non-vulnerable households (6% of the total beneficiaries) will be involved in business development and production activities.
Women will represent at least 42% of beneficiaries while youth will represent at least 15% of them. They will be involved in
activities aiming at improving their food security and nutrition, increasing income and reducing labour (e.g. lakou gardens, beekeeping, animal husbandry, income-generating activities in processing or marketing, graduation programme, nutrition, hygiene
and financial education, access to drinking water through cisterns). Through gender transformative methods, the project will also
aim at instilling more equity in rural organisations with a higher representation of women and youth in decision making and income
generating activities.
Beneficiaries of remittances will be helped to make better use of this source of income to build up savings, access financial
services and invest.
Community organizations, decentralized government agencies (Bureaux Agricoles Communaux (BAC) and farms), infrastructure
management committees, producer organizations and impact enterprises and partnerships will be supported through dedicated
training in component 1.1 and benefit from co-finance to increase economic activities in 2.2.
38. Several targeting methods will be used depending on the activity:
Targeting criteria will be refined at the start of the project, combining SIMAST vulnerability criteria with additional vulnerability
criteria (access to land, exposure to risks, farm assets, others) defined by the project management unit. Communities will be
involved but the targeting strategy will ensure transparency and avoidance of elite capture.
Self-targeting: The project identified different types of interventions to match and align with the opportunities of different
agroecological zones and needs of different target groups, including those without land.
Direct targeting: project financing windows of component 2 will be associated with eligibility criteria combining capacity to
implement these activities (i.e. access to necessary farmland, interest, economic feasibility) with different poverty levels.
D. Composantes/résultats et activités
39. The project is organized around two complementary components that are expected to support the development of climate
resilient and nutritious food systems that improve food security and nutrition and generate incomes. (see Figure 3).
Component 1 provides the overall enabling environment for component 2 through two ways: i) sub-component 1.1 shall increase
empowerment and participation to decision making of households while strengthening coordination with partners, institutions and
women position, thereby providing ground for improved planning, implementation and sustainability of all activities; ii) on the other
hand, sub-component 2.2. will, improve access to drinking water and water for production purpose (through irrigation and
ecosystem improvement) which are core for component 2 to reduce risk to invest in resilient farming systems and nutrition.
Building on such improved environment and public-private partners engaged in 1.1, component 2 will facilitate adoption of climate
resilient and nutritious farming and nutrition practices. Sub-component 2.1 and sub-component 2.2 will improve access to finance,
markets’ infrastructure and value chain services for the production supported in 2.1, thereby contributing to increase employment,
food availability and diet diversity.
40. In addition, the project proposes a multi-phased approach to provide necessary flexibility to adjust to the current uncertainty to
rising Haiti insecurity and exposure to shocks (see figure 3). The project will prioritize activities for phase 1 and 2 based on updated
diagnostic carried out in inception phase in year 1, reviewing updated status of targeted households, productive infrastructure,
capacities of public-private partners and existing finance. First phase aims to implement project with prioritized activities and existing
finance, thereby potentially leaving out activities currently in financing gap such as more complex irrigation rehabilitation in
subcomponent 1.2, the provision of technological packages for the corresponding irrigation areas in subcomponent 2.1 or traceability
systems for export value chains development in component 2.2. Second phase will enable to build on results of the MTR and of the
new IFAD cycle funding opportunities to expand specific activities.
41. Figure 3: Phases and articulation of components
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42. Component 1: Governance, social inclusion and infrastructure improvement
43. Component 1 aims at improving the enabling environment for inclusive and resilient local food systems, through two sub-components
with 2 main outcomes: i) increased empowerment and participation to decision making of households and ii) improved access to
drinking and agricultural water and improved climate resilient lands.
44. Sub-component 1.1: Strengthening planning and governance of local food systems.
45. Sub-component 1.1 is organized around 2 sets of interventions aiming to produce the following outputsi) participatory action
plan for each watershed, including a prioritization of actions to be implemented, localized targeting, clear specification of project
partners and an implementation schedule informing all project components; ii) a dynamic and functional coordination structure
ensuring stakeholder participation and informing a functional and proactive project steering committee; iii) a mapping of capacity
needs of organisations, including those of women and youth and tailored capacity development activities, including training to
participation of women and young people in decision-making processes; campaigns for greater sensitivity to women’s rights and
reduction of violence’s towards women.
46. Implementation strategy. This sub-component is to be steered overall by the project's local coordination with support from
consultants.
47. 1.1.1: Strengthening local governance of food systems through public-platforms and studies
48. Objective: improve governance of local food systems through comprehensive, department-wide coordination, planning, and
monitoring mechanisms, strengthening of rural institutions and gender transformative activities that can empower people and
strengthen capacities of local services to respond to their needs through synergistic efforts and investments in local food systems.
49. Activity 1 : inception phase in the first year of the project. In articulation with the baseline assessment and initial stakeholder
engagement, the project will first support an update of the project planning to fine tune the multi-phased approach, which will foresee
the refining of interventions for each major watershed and target populations as well as the prioritization of value chain to be
supported. This will notably impact the proposed priority investments for phase 1 of the project. This will include (table2):
50. Table 2 Type of diagnostics to review phase 1 prioritized investments
Key types of diagnostic foreseen alongside and beyond baseline
assessment
Implication for activity selections for phase 1 and
2
Review and update on projects being implemented or planed in the areas to
ensure complementarity between investments and identify key members for the
platform
This may lead to drop some activities already financed
or target some areas & investments to achieve
synergies with other projects (i.e. WFP project on
school feeding program, FAO potential follow up on
yam value chains).
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Participatory mapping of climatic, social and economic constraints and
opportunities in the intervention zones to facilitate spatialized project
Identification of priority areas for watershed
management at sub-watershed level and prepare geographic targeting of
restoration as well as other key rural infrastructure
restoration, green infrastructure and agroforestry production interventions to
needs (roads; rehabilitation of irrigation), considering
reduce the area's vulnerability to erosion and climate change. This participatory
eventual updated status (potential further destructions
mapping will also offer the baseline data in terms of ecosystem, land use and
due to natural/economic event etc.)to prioritize
status of the areas’ infrastructure. Finally, this diagnostic will also adopt a circular
investments in productive infrastructure in 1.2
economy lense to identify synergies between farming systems, reviewing the
different sources of waste (i.e. current management of household organic waste, key gaps in post-harvest infrastructure to fine tune
animal manure, source of fertility for crops, source of feed, use of crop waste
levels of investments required and timing for planned
(husk etc.) in farming systems and identify opportunity and their potential re-use investments in 2.2
in other farming systems. Improved management of waste is also an important
element to reduce pollution source and reduce health hazards.
Confirmed list of priority value chain investments
Rapid stakeholder assessment and engagement along priority value chains options to be presented – discussed with households
(i.e. within the targeted value chains, cooperatives, NGOs, banks, private value for component 2.1 (notably confirmed feasibility to
chain actors etc.) to confirm feasibility and relevance of the proposed value chain engage in export crops such as cocoa/coffee and
investments in terms of markets & capacities of actors; in addition, the project
school feeding partnership)
will make inventory of post-harvest infrastructure. Such elements will be included
Confirmed list of priority partners for platforms in
as well in the participatory mapping exercise to better plan the project
component 1.
Identifying and engaging households within baseline survey and fine-tuning
the definitive targeting of households by supplementing the SIMAST data with
additional surveys. On the basis of these identifications, the project will consult
communities to select and prioritize activities of most interest and relevance to
the beneficiaries within proposed project offer.
Refine the different category of beneficiaries and
preferred investments will help refine planed outreach
for each major livelihoods’ investment and thereby
influence budget for phase 1 (i.e. refining beneficiary
targets for major household support packages planed
in component 2).
Knowledge base of international remittance recipients and diaspora
investment practices in the project target area. The study will make it possible
to (i) establish profiles of vulnerability, use of financial services and involvement
in the sectors and activities targeted by the project, as well as (ii) identify the
Refine categories of investments which may be
diasporas originating from the target territories and the organizations involved.
financed by diaspora, notably likely in phase 2.
The diaspora study will establish the investment practices and preferences of the
diaspora and a first level of dialogue with a view to aligning them with the
opportunities identified and supported by the project in the region.
51. Activity 2: Building on such complementary analysis, two types of platforms will be supported and initiated from step :
Department wide coordination efforts initiated by the Direction Départementale de l'Agriculture (DDA), the Direction
Départementale des Affaires Sociales (DDAS), actors involved in the Programme de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle
(PROSAN), the Programme Nationale de Cantine Scolaire (PNCS), as well as the various technical and financial partners, farmer
organizations, civil society and the private sector involved in supported value chains. Three sectoral committees already exist in
Agriculture, Health and Education. Civil society organisations and the Protection Directorate, which is responsible for managing,
preventing, and mitigating natural disaster risks, also participate in these regional consultation forums. Civil society is also part of
such committees through federations such as the FANM DESIDEE (women organisations network defining herself as a feminist
organisation) and the Regional Coordination of South-East Organizations (CROSE) which will be a key service provider. However,
they often still lack strategic vision and do not foster sufficient cohesion between organizations and thematic (i.e. nutrition and
climate resilient production requires both agricultural actors but also inputs from health sectoral committee and education).
Furthermore, to strengthen further project resilience, engagement of protection directorate will help identify priority infrastructure,
build on existing climate advisory and urgency system, and in the event of a major crisis, the project will be able to identify quickly
possible reallocation of funding (see box below).
Sectoral platforms to support coordinated efforts in targeted value chains: 1) Cocoa and coffee supported by the main players
Café Luxe and AYITIKA and the partner cooperatives, 2) Staple food and local procurement of school feeding program and food
aid. These platforms will be facilitated by the MARNDR, the Ministry of Commerce and industry (MCI) and associated technical
partners. They will engage farmer organizations, universities and private companies along the value chains.
52. Interventions include: i) Technical assistance: additional human resources and budget to facilitate organizations of regular meeting
and coordination activities among various entities; ii) Leverage ICT4D for improved Feedback and Analytical Tools, including
geospatial planning tools to facilitate coordination and inform and refine governance strategies ; iii) Studies and community
engagement that may be prioritized by such platforms ; iv) Expand membership to potential financing actors such as the private
sector, rural finance and the diaspora; v) The strengthening collaboration of beneficiary by engaging rural institutions that have
existing bases in the sub-communal sections. Feedback mechanisms will be used to ensure territorial anchoring and local services
(i.e. NGO mechanisms, Fanm Desidée, producer organizations).
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53. 1.1.2 Institutional strengthening and gender transformative actions
54. Objective and phasing: this activity will organize capacity development activities local institutions and organizations identified in
1.1.1 and involved in the project (infrastructure users' associations and communities, cooperatives and players in the sectors
supported, diaspora organizations, support NGOs, etc.) to ensure they can effectively represent beneficiaries and implement quality
services. It is crucial that such interventions are implemented from phase 1 to ensure quality implementation of activities and ensure
strong beneficiary engagement.
55. Planed interventions include: i) Recruitment of expertise to strengthen the capacities of institutions supporting project
implementation (MARNDR, BAC, NGOs, etc.); ii) Elaboration of participatory self-assessment of rural institutions capacities in
terms of governance, the role of women and young people, administration, leadership, technical capabilities, economic viability and
member services; such survey will enable to organizations to rank institutions against their viability and inclusion and will be done at
least at start up, mid-term and before completion as proposed in the project exit strategy; iii) Capacity-building plans to strengthen
leadership, governance and viability so that organizations can meet eligibility conditions for project activities (i.e. to benefit from
rehabilitation of infrastructure of 1.2, and economic business plans under component 2 will require viable, inclusive organizations) ; iv)
Potential support fund to facilitate the implementation of certain activities in connection with their institutional strengthening.
56. In addition, partnerships will be sought with local women organizations with strong existing anchorage in communities (e.g FANM
DESIDEE) so as to support gender transformative actions. For their implementation the following will be implemented:
Recruitment of a specific PMU staff for gender, social inclusion and nutrition that will be in charge of developing the gender,
nutrition and social inclusion strategy and of implementing nutrition and gender transformative actions, backstopping the local
organizations in charge of such activities.
Interested cooperatives (composed of both men and women) supported in sub- component 2.2 (business plan development) will
implement the gender transformative “cerrando brechas” methodology within their organisation. It will aim at bridging various
gender equity gaps. In each of the organisations taking part to this exercise, the first step will be to identify the existing gaps
between men and women. Once these gaps have been identified, the facilitators designated for each organization will organize
exchanges to propose a plan of concrete actions (leadership, use of time, use of income) to remedy them. Beforehand, the
facilitators will attend a two-day training course to familiarize them with the basic principles for applying the focus on gender
inequalities in rural organizations, master the principles of facilitation in participatory processes, learn about the methodology and
tools in the Methodology Training Manual, and carry out an exercise to apply the methodology (see details in the Project
Implementation Manual).
Campaign to be led by a local organisation with strong anchorage in communities will be organized to sensitize on gender gaps
and prevent violence against women.
Partnership with radio programs and/or relevant social media will be organized to enable beneficiaries, notably women and youth,
to share learnings and good practice examples from the projects, thereby providing a platform to further promote social
mobilization and awareness on crucial themes supported by the project, building on lessons learnt from FAO Dimitra Clubs[27]
Women’s organisations will be supported in income generating activities that will focus on the production and transformation of
nutritious food (see component 2.2 and PIM document
).
Mainstreaming gender across components and trainings: the different training curriculum of the project will be reviewed with a
gender lens and incorporate specific modules to raise awareness on gender equality issues such as equitable workloads and
share of responsibilities in farming systems, use of incomes, decision making. These sensitisation sessions will be coupled with
content on nutrition and hygiene.
57. Sub-component 1.2. Development of climate-resilient production infrastructure
58. Objective and outputs expected: This sub-component aims to build individual and collective cisterns, rehabilitate irrigation
infrastructure and increase climate resilience of 1,000 ha of upstream watershed to enhance resilience to climate risks, as well as
household access to drinking water that will improve hygiene among the communities and prevent them from contaminations
impacting health. It comprises two main outputs and activity streams:
59. 1.2.1 Construction of water cistern to enhance access to potable water:
60. This sub-component will support the construction & support to management of community and family cisterns for the collection,
storage and simple filtration of rainwater for domestic use and lakou gardens. This will improve the availability of and access to
drinking water for households, particularly the most vulnerable and those headed by women in remote and isolated areas with
increasingly difficult access to water due to climate change. Combined with tailored sensitisation around hygiene practices, this
access is essential to ensure adequate meals preparation and consumption habits. It will also help reduce the workload of women
and children.
61. Phasing, implementation modalities and outputs. This is proposed as priority intervention for phase 1 but overall scope/budget
may be slightly adjusted depending on updated diagnostic and beneficiary prioritization. There is extensive experience in building
community cisterns in Belle Anse, in particular as part of the project "Amélioration durable des moyens de subsistance et
renforcement de la résilience face aux aléas des communautés de la commune de Belle-Anse" in partnership with the organizations
Pain pour le Monde - Service protestant de développement & Diakonie Katastrophenhilfe. The following interventions are planed:
The construction of 30 community cisterns of 12 m3 each and 320 family cisterns (600 gallons each) for the benefit of 470 families
(direct beneficiaries), i.e. some 2,115 people, spread over the project's target area. It will enable 1,086 m3 of rainwater to be
collected and used at any time during the rainy season, water that would otherwise have run-off.
For each 12 m3 cistern a committee of 5 members, one representative per household using the cistern, will be supported and
trained to ensure management of the cistern. Each family cistern will be owned and managed by one household. If needed, long
term technical support can be provided by ACDED.
62. 1.2.2 Improving climate resilient access to water for productive purpose
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63. Objective: Improving climate resilience of production systems by investing in rehabilitating hydro-agricultural infrastructure
to increase the resilience of production systems and boost agricultural productivity and output while conducting soil restoration and
preservation in upstream watershed to strengthen water availability and increase resilience to climate related risks (i.e. erosion,
flooding). In addition, this component may invest in prioritized productive infrastructure such as rehabilitation of roads with naturebased solutions that strengthen their resilience to climate event and strengthen the watershed approach.
64. Activity 1: Resilient hydro-agricultural infrastructure
65. Selection of irrigation schemes: In consultation with the GoH, the project plans has selected eight Small Irrigated Perimeters (PPI)
totalling 875 ha and which require rehabilitation for the benefit of 3,409 small producers.
66. Selection and eligibility criteria included: 1) location in project and watershed area, 2) surface water stream with sufficient volume in
dried seasons to secure environmental flow after diverting water for irrigation purposes; 3) be used by a majority of smallholder
farmers, 4) no historical land conflict on the perimeter, 5) farmers must be willing and committed to participate in the operation
maintenance and management of the schemes.
67. For phase 1, financing is not sufficient for all project activities. Depending on results of inception phase, it is proposed that the
funding available at the time of formulation will enable the initial rehabilitation of around 320 hectares, prioritizing the simplest
irrigation systems located in the sub-watersheds concerned by the upstream development work. Interventions on other perimeters
can be carried out if additional funding is mobilized (i.e. Rehabilitation of Jean David PPI is complementary to, and to some extent
dependent on, the intake rehabilitation work to be carried out by the Dutch Red Cross in 2024; rehabilitation of Rodaille PPI is more
complex and require competitive procurement process.
68. Implementation strategy: The rehabilitation of seven PPIs (except for Rodaille) will be entrusted to the CROSE, which has extensive
experience in the construction and rehabilitation of PPIs and has already worked on some of the targeted perimeters in the past. Main
interventions include:
Finalization of selection of irrigated schemes in inception phase (year 1)
Phase 1 (aiming at covering 324.7 hectares);
Feasibility Studies (year 2). The Environmental and Climate Specialist of EFOSE, will collaborate with CROSE to carry
out the necessary climate and environmental studies as depicted in the SECAP, identify options for strengthening the
climate resilience of the infrastructure (with an emphasis on nature-based options) and integrate these risk mitigation
measures into the planning and execution of the works, as well as the operation, management and exploitation. The social
inclusion specialist / institution will support necessary social studies (including verification of possible land issues and
conflicts), consult with beneficiaries and management-user committees and develop sustainable management plans for
perimeter management committees (including capacity-building plans, identification of sustainability measures, shared
management, maintenance etc.).
Capacity building for irrigators' associations is planned and budgeted for in sub-component 1.1. In line with the
MARNDR policy, EFOSE will build the capacity of irrigators' associations to enable them to operate, maintain and manage
perimeters sustainably. In line with component 2, training will include capacity building in anticipation and management of
climatic risks and sustainable water management. Commitments of the beneficiaries (in kind and possible initial deposit)
will be essential to trigger execution.
Execution (year 3) As these are micro and small irrigation systems that do not require very complex works, the p
roject will
establish a "design-build" contract with CROSE, under which the Regional Coordination will carry out preliminary studies
with the participation of the Confédération des Usagers pour le Développement du Sud Est (CUDES) and users'
committees to specify the works to be carried out, quantify the materials required and the sources of supply, draw up
detailed schedules and ensure coordination of the execution of the works.
Operation (year 3-4): beneficiaries will be engaged in agronomic training within component 2.1 and become eligible to
farming grant depending on poverty levels.
Phase 2: Expand based on MTR results and additional financing, following same steps of phase 1 in other perimeters (aiming at
covering 550 hectares);
Exit strategy: irrigators association will be supported to develop exit strategy from the start to be sufficiently aware of
the need and modalities for operation & maintenance; Operation and maintenance will be backstopped during project time
alongside continuous development of irrigators associations and partnership with relevant government institution.
69. Activity 2: Watershed restoration, conservation agriculture and soil management
70. Purpose: This initiative will support the construction of anti-erosion structures on approximately 1,000 ha, significantly reducing soil
erosion, restoring arable land, and protecting downstream infrastructures. More specifically, the project will i) help
landowners/farmers in steeply sloping areas (>25%) to set up living ramps, i.e. hedgerows or contour grass strips on their land. In
areas where erosion has already led to the formation of gullies, stone walls will be combined with biological structures to treat them,
ii) support the rehabilitation of 10 km of small roads with a view to promoting green roads that are resilient to climatic shocks and
complemented by rows of trees and pasture grass and iii) promote techniques for trapping and collecting runoff and rainwater to
maintain pasture productivity and support pastoral activities in 2.1.
71. Phasing and Implementation strategy: at the moment, a financing gap exist for such interventions so the restoration activities will
be first implemented in watershed that have impacts on targeted irrigation infrastructure and targeted households livelihoods. The
rest will be prepared in phase 1 but likely achieved in phase 2 and when complementary financing are consolidated. The coordination
of these activities will be entrusted to CROSE and/or ACDED partners, depending on their presence in the concerned microwatersheds. The main activities to be implemented as part of this intervention include:
Based on the participatory watershed management plan developed in 1.1 and in complement with agro-ecological and
agroforestry practices promoted in component 2, organize surveys to identify the land to be restored and/or conserved, as well as
the plant species to be used; such survey will include engagement with farmers to check whether they are committed to such
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activities and have long term land tenure access. Disputed areas will be avoided.
Training of farmers and community or individual management/monitoring committees;
Support for setting up nurseries and preparing seedlings (which may also be the subject of business plans in subcomponent 2.2);
Implementation of work to set up structures;
Monitoring of green infrastructure maintenance/growth by management committees and financial incentives once green
infrastructure is established.
72. Component 2: Economic inclusion and food security and nutrition improved through investment in diversified and resilient
local food systems
73. Objective and results: Component 2 includes two inter-connected main sub-components: sub-component 2,1 will invest in local
production and nutrition training to increase production through adoption of climate resilient farming, and improved nutrition practices,
meanwhile sub-component2.2 will invest in value chain infrastructures and services for production systems supported in 2.1, thereby
increasing employment, food availability and nutrition diversity.
74. Phasing: the inception phase will finalize the selection of priority activities to be implemented with existing budget in phase 1:
So far, the design has proposed to bring in phase 2 the rehabilitation of more complex irrigation schemes and some of the agroprocessing & traceability support for cocoa-coffee in 2.2. as cocoa-coffee takes time to grow.
However, the level of investments in the different production systems (staple, horticulture, agroforestry, animal, bee keeping) may
also depend on the confirmed interest of targeted beneficiaries identified in baseline/community engagement as well as
consolidation of value chain partnership and markets being developed in 1.1 and consolidated in 2.2. Notably, the project design is
based on dynamic cocoa-coffee value chains still able to export and the commitment of WFP to source 100% of its school feeding
program locally by 2030. If cocoa-coffee exports are not feasible anymore, investments in cocoa-coffee value chain may be
downscaled within agroforestry systems in 2.1 and in terms of processing facilities in 2.2.
75. Sub-component 2.1. Improvement of production assets, agricultural practices and families' food security and nutrition
status.
76. This sub-component will target the following outputs achieved along two main interventions: i) rehabilitation of agricultural
extension centre; ii) training farmers in sustainable farming practices and supporting them with innovative technical packages; iii)
nutrition training and support for jardin lakou to improve families' autonomy (targeting vulnerable women) in diversifying and securing
their food from nutritious local varieties, while improving their nutritional, cooking and hygiene practices.
77. 2.1.1 Investing in resilient, diversified and nutritious production.
78. Value chain selection and phasing: Selection and phasing of production investments will build on inception phase updated
diagnostic of economic and social assessment as well as initial value chain opportunities with the WFP for the school feeding
program, local market needs in fresh fruits and vegetables and dynamic cocoa-coffee value chains. Assuming such opportunities are
confirmed and households interested, the project intends to develop and promote the following agricultural production systems which
are adapted to different agroecological areas and target beneficiary: i) food crops are best suited to low-slope, humid and irrigated
plains and plateaux (cassava, cereals, banana-legume yams), with specific focus on staple food required by the school feeding
program ii) market gardens for very wet areas (cabbage, tomatoes, pepper) in view to strengthen availability of missing fresh fruits
and vegetable and meet local market demand iii) agroforestry in wet mountains and plateaux (coffee, cocoa, wood) with view to
support quality export cocoa and coffee value chains; iv) agropastoral systems well
adapted to households without access to
productive lands (beekeeping, sheep, goat) and can be in most areas, including mornes and drylands. In addition, agricultural
tools/equipment needed and adapted to the needs of small-scale producers and which may also aim to improve efficiency of
agricultural workers.
79. Expected results. 14,999 farmers benefit from training and agricultural package covering 3,600 ha, 2,000 head of small livestock
(sheep, goats), 300 beehives with 5 colonies of bees. For perennial crops such as coffee and cocoa, yields will increase by more
than 250% per hectare. On the environmental front, the promotion of agroforestry and agroecological diversified systems will support
biodiversity, water conservation and stabilization of agricultural land.
80. To achieve that, three main interventions have been identified:
81. Intervention 1: strengthen infrastructure and public-private partnerships for local research and extension services.
82. The government decentralized infrastructures are not useable and therefore cannot host extension workers nor organize trainings at
local level. Therefore, within scope of phase 1, the project aims to support the construction of premises that will welcome the BelleAnse BAC, repair work on the Marigot BAC, which will house the EFOSE Project Management Unit (PMU), and the rehabilitation of
the Macary agricultural farm to turn it into a training and innovation centre in support of agricultural development in the area.
The construction and rehabilitation work will be overseen by DDA/SE and entrusted to a local or national engineering firm through
a competitive process.
With regard to the Macary Agricultural Farm at the start of the project implementation phase, the project management unit, in
collaboration with the DDA, will issue a call for proposals for a business model and plan for the Macary farm's operation over a
period to be determined. The aim will be to transform the farm into an innovation centre that will serve for agricultural extension as
a testing ground for resilient agricultural varieties and practices, training and advisory support for small-scale producers during and
after the project, crop variety testing and selection, integrated biological control methods, biofertilizer production.
The selected model and business plan will be co-financed by the project and the private partner to the tune of 70% and 30%
respectively. The business plan will include the rehabilitation and development of the site, as well as the equipment required for its
operation. The partners will work to complete the rehabilitation work on the site within the first few years of the project's start-up, so
that the farm can be used to support and sustain the project's interventions.
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83. The Macary Farm will be the main innovation Centre. However, other sites will be used as training centers where demonstration plots
will be established in accordance with respective agro-ecological zones. Such sites include the Belle-Anse BAC (arid zone) and the
CROSE owned training centre in Marigot (irrigated plain). In addition, Farmer Field Schools (FFS) will be established within EFOSE
target zone to cover the entire project area.
84. Intervention 2: Participatory research and extension for targeted value chains
85. Building on improved extension infrastructure and public partnership, this intervention aims to identify relevant innovations, develop
curriculum and organize training of extension workers.
86. Phasing and Implementation strategy. This activity needs to be initiated from the inception phase and phase 1 to inform value
chain investments and trainings. The project team will coordinate this sub-component, potentially supported by a regional training
centre (CATIE, INAF) to facilitate engagement of various specialists associated with the project as well as private partners depending
on the themes. A call for innovation will be organized to identify relevant innovations and partners to support innovation process.
87. Curriculum development will be initiated from inception phase and beginning of phase 1 : In addition to relevant agronomic
and animal production knowledge for each farming systems supported in 2.1.2 (staple, agroforestry, horticulture, agropastoral,
beekeeping). The curriculum will include transversal module : i) climate change awareness and adaptive strategies including
promotion of integrated farming system, combining main crop with other associated crops to optimize plot and diversified
harvest throughout the year, locally adapted varieties including indigenous species, combination of short and long cycle varieties,
integrated fertility and pest management ; Wood production plots (charcoal production, timber) for steep slopes unsuitable for
agriculture and in dry agroecological areas.; ii) Integrated pest and disease management for both animals and crops, Indeed,
considering high prevalence of disease and risks related to misuse of both pesticides and antibiotic, the training will include
awareness on food safety and integrated management of such issues (see PIM and annex 5.9 on integrated pest management ii)
financial education and economic monitoring of agricultural income. This will include promotion of agricultural notebook which was
successfully experienced in the area to support improved household management of labour, expenditure and income iii) Post
harvest use of agricultural products: post-harvest practices to reduce losses and food safety issues, nutrition and health security,
market agri-business training in connection with sub-component 2.2.
88. Modalities of implementation: These training activities will be spread out over one year and adjusted to farming seasonality and
men and women occupation. The following cascading coordination and training mechanism have been proposed to reach the last
mile, based on existing delivery mechanisms of NGO and project experience (figure 3).
Training of trainers: Initial refresher training in Macary farm for around twenty managers and technicians directly involved in the
project (junior engineers and managers/agricultural technicians from the implementing organizations) to build foundational skills in
integrated farming system, climate consideration and socio-economic skills often lacking in extension staff. Regular training will
then be regularly organized along seasonal thematic areas.
Farmer field school: Agricultural technicians will facilitate the replication of these training courses within farmer field schools, fairs
and local events.
Community mobilizations: Community Resource persons (lead farmers, entrepreneurs) and cooperatives will be supported by
technicians and provide the direct interface between beneficiary and projects, facilitat
ing their participation to farmer field school
and trainings, providing coaching and local demonstrations and collecting data and feedback.
Mass communication: Finally, collaboration with radio and social media in component 1.1. will mobilize communities towards
resilient and farming practices providing for nutritional needs.
89. Intervention 3 co-financing investment in household agricultural production,
90. Scope of package: To facilitate implementation of activities, eligible households will benefit from technical and financial support to
households to acquire the inputs/services needed to apply proposed farming system activities. The packages will include access to
inputs (seeds, seedlings, biofertilizers, biopesticides, animals, bee-hives, agricultural equipment) which local production will be
supported in sub-component 2.2. In addition, adoption will be incentivized through improved access to market and post-harvest
infrastructures supported by the same sub-component.
91. Phasing and implementation modalities: the finalization of production package will need to build on results of curriculum
development, initial testing and training of lead farmers alongside initial set of farmer field schools and demonstrations and
reproduction of required inputs, seeds and seedlings by the lead farmers and agripreneurs supported as community resource
persons and/or agripreneurs. Furthermore, investment packages will need to be targeted to specific households meeting attribution
criteria (see targeting section in PIM). Therefore, it is expected that intervention 3 will be progressively implemented within phase 2.
Technical packages will be implemented directly by ACDED and CROSE for food crops, vegetables, cereals and agropastoral animal
production (goat, sheep, bee-hives), as well as for jardins lakou and agroforestry systems. For cocoa and coffee agroforestry
systems, partnerships will be sought with specialized companies which would be engaged in the value chain platforms and publicprivate partnership such as Café Luxe and AYITIKA. For staple food for school feeding program, partnership with WFP will be sought
to ensure alignment to quality requirements. It should also be noted that other local operators (cooperatives, companies) specialized
in the production and sale of quality inputs will also be involved in the execution of these packages. These will be contracted directly
by the implementing operators.
92. 2.1.2 Supporting food and nutritional security for the most vulnerable families.
93. Objectives and phasing: To address the specific needs of the most vulnerable groups in terms of malnutrition and food insecurity,
the project will provide technical assistance and seeds for the restoration and installation of lakous gardens, as well as small-scale
equipment to improve energy use or reduce women's workload for 3,500 families. This activity is considered a priority for phase 1 but
outreach may be modulated depending on initial diagnostic. Priority will be given to women heads of household and young people
from the "most vulnerable" (around 70% of the 3,500 families) and "semi-vulnerable" (30%) categories (as per the terms used by the
SIMAST). The activity will aim to diversify family production, in particular with neglected and under-utilized nutritious species, which
can be identified as part of the adaptive research activities implemented by the project (see sub-component 2.1). Technical
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assistance should eventually enable families to manage their gardens independently. The primary aim of production is to diversify
families' diets. Surpluses can also be sold to generate income. Among these families, those without access to drinking water will be
identified to benefit from community cisterns or family cisterns (see sub-component 1.3).
94. In addition to the lakous gardens, families will have access to various awareness-raising events on good hygiene and nutrition
practices (meal diversity, cooking and preparation). A total of 34 training sessions will be organized in the communal sections
prioritized for the lakous gardens. More entertaining sessions (also 34 in number), such as cooking workshops and nutrition quizzes,
will also be organized to deepen or apply this knowledge. The baseline of the Knowledge, Attitudes and Practices (KAP) nutrition
outcome indicator will also help in further tailoring these trainings.
95. It is also foreseen to integrate around 20% of the women following the graduation programme (see sub-component 2.2) to this
activity, once they have graduated and acquired a small plot of land.
96. In the Southeast, the WFP served meals to 40,000 students in 2023. Committed to achieving the government's goal of providing
school meals from local production by 2030, the agency plans to embark on a process of gradual transition from centralized
(international procurement) to decentralized (local) procurement for the Southeast. Within this framework, IFAD and WFP will
coordinate their efforts so that IFAD-supported producers can supply the schools served by WFP and its partners in the project's
communes (via specific production support in 2.1.2 and 2.2). The EFOSE project will also enable the replication in the Southeast of
training courses (tested in other departments by WFP and its partner) aimed at changing people's behaviour with regard to their
nutritional and hygiene habits. These workshops will be held in around ten schools, where pupils, parents, teachers and educational
staff will be able to reinforce their knowledge of meal preparation, health hygiene, nutrition but also on gender equality. This activity
will be implemented over a period of one to two years (with possible start-ups between year 2 and year 4) using creative educational
content (theatre, radio broadcasts, workshops, cooking workshops, games, mentoring) to sensitise in both gender and nutrition.
Schools will have to be targeted in conjunction with the WFP and local actors: DDAs, BACs, departmental directorates of the school
canteen program and DDEs.
97. Subcomponent 2.2 Support for businesses producing, processing & marketing inputs and products.
98. Context: According to recent analysis of food system in Haiti and specific value chain studies in the area, the value chains are
mainly organized through informal actors who require technical and financial support to invest in missing post-harvest infrastructure
as well as capacity to fulfil quality standards to meet standards for institutional procurement (WFP school feeding program) and
export certification. On the supply chain service side, there are already small local companies producing compost and biopesticides
but they need to be strengthened, including by articulating them with lead farmers and local entrepreneurs and expanding bio-product
with biopesticides, vermicompost, bokashi and biol. There is already a dynamic of artisanal production of vegetable seeds and
seedlings which can be strengthened and complemented locally for coffee, bananas, cassava, yams and cocoa to ensure adaptability
and minimize the risks of transfer of diseases and pests in the environment. In addition, in a context of very small holding and
dispersed production, cooperatives need to be supported to develop economically viable services and aggregate production to better
negotiate price and conditions with market actors.
99. Objective: This sub-component aims to foster the emergence or reinforceme
nt of local operators by supporting their business and
financial capacities, helping them develop business plans with other value chain partners and mobilize co-financing to professionalize
value chains supported in 2.1 to ensure quality supply of services and agricultural inputs (seeds, seedlings, biopesticides,
biofertilizers, mechanization), the processing of cereals, fruits and tubers (cassava, potatoes, yams, real trees), the manufacture of
various products (chips, powder, dried leaves), the production of washed coffee, cocoa fermentation and other by-products,
packaging, storage, marketing.
100. To achieve that, different types of business have been identified for various target groups:
Graduation for poorest households: Based on the experience of the graduation programme initiated by FONKOZE in the
region, (and in line with the Ministry of social affairs and labour (MAST) objectives) the initiative will be pursued in the framework
of EFOSE targeting around 500 women and young women. Support will be provided over an 18-month period and will include
several components aimed at empowering participants to be lift out of extreme poverty. These include coaching (e.g. to optimize
resource management, help with decision-making on livelihoods and subsistence, help to restore self-esteem), accompanied by a
6-month cash transfer for asset endowment. The programme also includes support to improve access to drinking water (provision
of filters), knowledge on nutritional needs and good hygiene practices, health care and financial education. Targeting will be
determined according to the criteria set out in the EFOSE project strategy, in close collaboration between the PMU (in particular
the social inclusion PMU staff) and the service provider (i.e. ideally FONKOZE, or another partner identified at the time of
contracting). It is also expected that 20% of the graduation programme beneficiaries, will, once graduated, be able to participate in
the home gardens activity (lakous gardens).
Micro-entrepreneurship for nutritious food by vulnerable women and youth . The support will materialise through the
provision of small equipment (suitable premises, solar kits, fridges, storage and processing units) facilitating the processing and
marketing of nutritious products, and more generally to support income-generating activities. This activity will complement the
activities carried out by the FAO as part of its women's empowerment programme "Socio-economic empowerment of rural
women", which has been in place since 2020 in the communes of Belle-Anse and Thiotte. It will target around 15 low-income
women's associations in the commune of Belle-Anse involved in drying and processing fish, corn, fruit, nuts, spices and livestock.
Beneficiaries will be identified in cooperation with the FAO and relevant local players, notably the DDA and BACs and the Ministry
of Women's Affairs coordinator for the Southeast. When possible, these women will be involved in the jardin lakou activity. At
design stage, it was assumed that this could be the case for 20% of the women benefiting from support in their economic activities
(small businesses here described).
Micro-entrepreneurship and public-private partnership to boost provision of services, bio-inputs, local seed and seedlings
systems serving production systems supported under subcomponent 2.1. This may also include paravet micro-business serving
animal production, providing treatment and potentially processing animal feed / fodder (silage) and valorisation of processing
waste by the project, through the technical packages, will already constitutes a market for these bio inputs and animal feed, and
we hope that they will expand once tested. In partnership with WFP's program, the project will explore the possibilities of co-
19/41
financing agricultural insurance business.
Supporting cooperatives and macro-enterprises to get greater financial and administrative capacity to engage in formal markets
and standards: Producer associations involved in food production and supplying school canteens will receive support to
strengthen their collection systems, ensure product quality and enable them to sell raw or processed food products to the
WFP as part of the school canteen or food aid program. Associations and companies involved in the coffee and cocoa
sector will be supported in the rehabilitation of collection, processing and transformation centres. Indeed, products such as
cocoa and coffee already have a short circuit through local companies such as AYITIKA and Café Luxe, and other export markets
are also potentially developable for these products.
101. Phasing : the relative outreach and phasing of each financing window may be refined during inception phase depending on
confirmed interest and capacities of private stakeholders identified and needs of beneficiaries. Furthermore, to support the
development of viable businesses, the following interventions have been identified with a phased approach starting with updated
diagnostic and business advisory services to develop viable proposals in phase 1 (2.2.1) followed by actual co-financing of business
plans and support to their implementation for those meeting selection criteria in phase 1 for the most crucial ones for food security
such as graduation, micro-entrepreneurship, infrastructure for school feeding program and eventually leaving some of the coffee
cocoa infrastructure for phase 2 (2.2.2)
102. 2.2.1 Business advisory servicesfor income-generating activities, micro-entrepreneurship, cooperatives and private players
within value chains.
103. Based on the study of opportunities and organizations identified in sub-component 1.1 and the partnerships established within the
multi-stakeholder platforms, the project will provide additional support to cooperatives, micro-entrepreneurs, businesses or
organizations to consolidate their administrative and economic skills, develop partnership along the value chain and prepare business
plans.
104. Implementation strategy and activities:
105. At the start of the project, the UTE agribusiness and marketing specialist will coordinate the development of a business plan manual,
which will provide details on the process of developing, selecting and implementing business plans so that business are economically
viable, socially inclusive and environmentally sustainable. The FAO Investment Centre's Rural Invest methodology may be used in
collaboration with the FAO. For the implementation of the gender transformative methodology with the cooperatives or organisations,
a gender specialist will be mobilised to train the facilitators of each organisation.
106. Depending on capacities, the project will either build capacities of agencies implementing the other components (ACDEP, CROSE)
or recruit a service operator with necessary expertise to provide the technical assistance needed to prepare and support the
implementation and monitoring of business plans. Building on initial participatory planning, stakeholder engagement and capacity
development plans done in 1.1, the recruited service operator will identify interested and eligible cooperatives and enterprise eligible
and will coach them to achieve eligible business through : i) financial education, social inclusion and institutional support to meet fully
eligibility criteria (which require inclusive and gender sensitive governance, may require different levels of administrative, financial
and economic capacities for different target groups) ; ii) support target beneficiary to link with relevant public-private partners
(participation to public-private platform, market fare) and foster partnership with such public- private actors ; iii) develop business
plans.
107. 2.2.2 Co-financing and implementation of business plans in pu
blic-private partnerships
108. EFOSE will support the co-financing of selected business plans in percentages ranging from 100% for interventions relating to the
graduation of the most vulnerable to 70% for business plans submitted by small and medium-sized enterprises. Business plans will
be assessed according to a set of criteria that include their viability and relevance to the sectors supported, in terms of jobs
generated, social and environmental benefits (climate resilience, bio-inputs).
109. In the financing arrangements for business plans, the project will consider with their promoters (micro-entrepreneurs, cooperatives,
etc.) wherever possible the mobilization of other sources of financing aimed at strengthening their participation through the
development of co-financing investment options for the diaspora and the use of financial products adapted to local needs within value
chains. These developments will be carried out in collaboration with microfinance institutions, savings and credit groups (MUSO),
village savings and credit associations (AVEC), and more generally with authorized organizations and businesses.
110. Co-financing is expected from beneficiaries, the private sector, credit and potentially the diaspora. The number of business plans
broken down by category is shown in the below table 1.
111. Table 3 Type of financing windows for enterprises
Categories
Quantity
Amount /PA (US
EFOSE
Entrepreneur
contribution (%) contribution (%)
PA micro-enterprises (bio inputs, nurseries, artisans,
blacksmiths, agricultural equipment)
60
2,500
90
10
PA cooperatives processing agricultural products
10
15,000
70
30
20/41
Categories
Quantity
Amount /PA (US
EFOSE
Entrepreneur
contribution (%) contribution (%)
PA collection & storage of products
5
50,000
70
30
PA rehabilitation & operation coffee collection & packaging
center
11
35,000
70
30
PA women's entrepreneurial initiatives for AGR
60
2500
90
10
Economic integration of the most vulnerable through support
500
to acquire small assets – graduation programme
1,030
100
0
112. Implementation: The Agribusiness and Marketing Specialist of the project coordination unit will be responsible for coordinating the
activities of this sub-component, and the project unit will manage the financial allocation to macro-investments (enterprises,
cooperatives), while micro-amounts could be managed by the organization supporting micro-entrepreneurs. He/she will be supported
by ad hoc consultations, in particular to carry out the opportunity study, direct support to companies for the preparation and
implementation of business plans, and the product certification process for the sectors concerned. The WFP is an essential partner
with which the project will have to work to develop a stable market for local operators. ILO/GEONOVA could also provide relevant
technical support in setting up digital platforms and product quality standards.
113. Component 3: Project management component.
114. This component defines the entities responsible for planning, coordinating and monitoring project implementation. It ensures effective
and efficient implementation of interventions, as well as accountability and management of knowledge generated by project
activities. The project management will notably need to well plan the different phases of investments and facilitate coordination
mechanisms to ensure successful project implementation.
115. Component 4: RED Component: Response to Emergency and Disasters.
116. This Component 4 proposes a lump sum estimate, which represents a proportion of the Project´s contingent resources allowing for
expenditures covering works, goods, services and inputs. The definition of the RED Component lump sum estimate and its alignment
E. Théorie
du changement
with contingent
resources will be detailed in the Schedule 2 of the Financing Agreement Additionally, beyond this initial estimate from
contingent resources, the RED component also allows for potential reallocation of financial, material and human resources from other
categories.
119. expenditure
EFOSE's theory
of change is developed around two complementary pathways to address the different drivers of
households vulnerability and food insecurity and malnutrition: the first pathway invests in local enabling environment and considers
117. Procedures for activating and planning for such component are depicted in the Project Implementation Manual (PIM). The most likely
that IF people are supported by inclusive local governance, institutions and gender transformative trainings and IF they have access
emergency that could trigger such condition includes i) major destructive climate or natural event destructing target population
to safe water, rehabilitated irrigation and restored ecosystems, THEN they will be empowered, benefit from adaptive services and will
livelihoods / residence (major hurricane or earthquake); ii) major pest-disease attack affecting crop/livestock and threatening
be less exposed and vulnerable to climate change. The second pathway supports local diversified food systems by considering that
livelihoods; iii) major health or food insecurity issue requiring immediate assistance. More specifically, the activation would require i)
IF households are supported to invest in diversified, nutritious and climate resilient farming systems and safe food consumption, and
an official declaration of a natural disaster or emergency by the relevant government authorities based on verified data, ii) Local
IF value chain actors, cooperatives and entrepreneurs are supported to develop public-private partnerships, viable business plans
assessments to identify significant impacts of events on target households assets and livelihoods, as well as core rural infrastructure
and can mobilize finance through improved saving, access to financial services and remittances, THEN they will develop adapted
they depend on (irrigation, roads, BAC training centers etc.); iii) An official request from the Government is submitted to IFAD to
supply chain and post-harves
t services, facilitating farmers' adoption of technical innovations while improving availability of nutritious
activate the component RED
food, AND will provide additional income and employment opportunities locally. Finally, impact pathway is realized if both
are implemented
meaning
IF householdsand
arebeneficiary
both empowered,
benefit from
adaptive
services
118. components
A specific committee
consistinginofsynergies,
Project staff,
GoH counterparts
representatives
will be
established
to elaborate
infrastructure
have improved
productivity,
access
diversified
employment
generated
chain,
proposal of theAND
useIF
of they
the component.
Measures
will enable
support
earlyfood
action
rapid response
to crises
thatvalue
manifest
THEN
willand
have
increased
diversified
income
them out
of poverty
whileattainable
increasing
resilience
to climate
projectthey
areas
sustain
resilience
strengthen
thebringing
maturity of
resilience
outcomes
over the
lifecycle
of thechange
project.and
capacity
consume
sufficient
andemergency
quality diversified
food. by the government locally and will be coordinated with other major donor /
Fundabletoactivities
will
build upon
plans drawn
project so as to ensure synergies, complementarity and ensure activities connect to IFAD mandate and project area. Measures will
120. Figure 4. Theory of Change EFOSE
need to target project active targeted areas as well as align with the project targeting strategy. For instance, measures can include
additional access to inputs to replant / quickly recover/develop home gardens, rehabilitation of damaged productive investments,
additional budget in graduation programme to adjust to increased number of ultra-poor, additional assessment required to plan for
such activities (see PIM document).
21/41
121. More specifically, building on initial participatory territorial planning exercise, component 1 will strengthen enabling
environment for households through the following:
Participatory diagnostic, climate resilient geospatial planning and stakeholder engagement will enable to refine project
interventions to adapt to local needs and emerging risks.
Strengthening inclusive public and private platforms, households will be able to benefit from more opportunities with value
chain partners (including banks, diaspora), and investments in the area will be better prioritized and coordinated according to
household needs. The platforms will also be able to benefit from additional studies and training to refine the identification of
suitable activities.
Inclusive institutions: Government institutions, service providers and cooperatives will benefit from adequate training and expert
to strengthen their economic, social and administrative sustainability. Dedicated gender transformative trainings will strengthen
women leadership and support mixed cooperatives gain in efficiency, working on the organisation management that reduce
gender gaps and on making working processes more inclusive and balanced. Behavioural change initiatives such as the campaign
and trainings developed throughout the projects will ultimately reduce gender gaps, social exclusion and facilitate the participation
of women and youth in governance and productive activities.
122. Water & climate risks: thanks to the construction of cisterns, households will have better access to drinking water, which is
necessary for the prevention of diseases impacting health. Additionally, women in particular will spend less time collecting water. By
rehabilitating and improving the management of irrigation systems and restoring ecosystems, natural capital will be enhanced,
improving the productive potential of their land and reducing the risks associated with climate change.
123. The second component will enable households to improve their food security, diets and incomes, through the following
interventions.
Improved production pathway: By rehabilitating agricultural training and research centres, investing in participatory researchextension along appropriate public private partnerships developed in component 1, the MARNDR will be able to provide improved
extension services for farmers to adapt to climate and market needs. By replicating such participatory research along FFS and
empowering farmers through adequate training and input package, households will adopt diversified, remunerative and resilient
farming systems around staple food, export crops (agroforestry coffee-cocoa), irrigated crops and horticulture. In addition to
agronomic training, the curriculum will seek to improve households’ decision capacity in uncertain context with modules on climate
change, market, cost-benefit analysis, financial management and will include gender modules to reflect on workloads and income
management within households.
Improved nutrition: the most vulnerable households (especially female-headed households) will receive technical support to
diversify production growing home gardens with a diversification of local foods. This will in particular improve access to vitamin
and protein (legumes, fruit, vegetables) rich food to diversify diets. Nutritional education activities will be carried out with these
households, to maximize the use of the increased production encouraged by the project, and address malnutrition issues,
proposing modules on food preparation, hygiene and cooking demonstrations. Gender and nutrition behavioural changes
communications and activities will also be sought through the additional school-based activities proposed in partnership with the
WFP with positive results expected on social inclusion and improvements at the level of the nutrition and health status of
beneficiaries.
Economic integration along the value chains: business advisory services and public-private linkage
s will support cooperatives,
entrepreneurs and enterprise develop appropriate business plans and partnership along the value chains. By improving financial
literacy and working with local financial institutions and the diaspora, cooperatives, entrepreneurs and enterprise will have financial
capacity and invest in such business plans that will generate nutritional and economic benefits, employment and strengthen
availability of inputs, services and market opportunities. Different adapted pathways are identified for different beneficiaries, the
most vulnerable people being supported through the graduation programme, production activities and support to small
22/41
businesses, the vulnerable and in particular the youth groups will be supported to invest in the production of bio-inputs, seeds,
sowing, and other supply chain services identified meanwhile cooperatives and enterprises (the less or non-vulnerable people) will
be supported to improve their aggregation and commercial capacities to access market (including export certification, school
feeding procurement) and invest in rehabilitation of post-harvest centre for school feeding programme and coffee-cocoa value
chains. Women organizations will also be supported to improve their revenues (through support in processing and storage
capacities) their socio-economic empowerment (graduation programme) and increase their voice in decision making processes.
124. Together, the two pathways provide room to build social, human, natural and economic assets of households, thereby improving their
resilience and adaptive capacity to various shocks, in line with recommendations from recent reports on fragility that recommends
placing economic, social and environmental resilience at the center of interventions. This will be done by (i) strengthening
local governance and services, climate anticipatory capacity and producers’ social capital/organizations, including women and youth;
(ii) strengthening production capital, ecosystem resilience and adoption of climate resilient practices; and (iii) strengthening
households’ economic activities.
125. In a difficult and fragile context, this theory of change is feasible BECAUSE of several dynamics and progress identified during
the mission, within the portfolio and from other partners experience (see lessons learned section as well as annex 14 on
partnerships: i) dynamic existing local organizations can implement the project locally as identified during field visits and improving
local governance, organizations and public management capacity can help manage risk, respond to local needs and build synergies ;
ii) there is a potential to improve productivity based on the region's significant and diversified agricultural and agroforestry practices;
F. Cohérence,
appropriation et partenariats
iii) public and private market players are keen to source from local smallholders and replicate other successful experiences in Haiti
(i.e. the local school feeding program led by the WFP and at several private actors currently investing in certified cocoa initiatives in
the areas- see annex 14 ); In addition, the project makes the following assumptions: i) remittances and diaspora are linked to the
region; ii) conflicts and violence remain relatively contained within rural areas and value chain actors still able to operate; iii) while the
project has been designed to strengthen resilience to climate and natural chocs, several investments may take time to have effects
(i.e. landscape restoration key to shield against landslides) and we acknowledge that some major disasters (i.e. highly destructive
earthquakes, full fledge civil war etc.) may be leading to the project being reconfigured as an emergency and reconstruction project
and therefore activating repurposing of funds towards component 4.
126. The proposed project phased approach responds to such level of assumptions and uncertainty. It proposes an inception phase which
will refine the levels and phasing of different investments depending on realization of such assumptions so as to ensure feasibility of
development pathways (i.e. if cocoa-coffee value chains are not able to function, the investments in post-harvest infrastructure will be
moved to phase 2 and subject to improvement in situation. If the level of poverty of households increase drastically, the project may
need to invest more in graduation program in phase 1 and provide households opportunity to invest in additional livelihoods in phase
2 only.
23/41
127. The project is aligned with SDG1"no poverty", SDG2 "zero hunger", SDG11 "sustainable cities and communities" and SDG5 "gender
equality". Additionally, EFOSE will contribute to the 2 nd (promote sustainable economic, community and nutrition ecosystems) and
the 3rd (invest in human capital development ) strategic objectives of the latest COSOP and the active Country Strategy Note (CSN).
In addition, IFAD Haiti is actively participating in the UN-Haiti Cooperation Framework 2023-2028. IFAD's resident CD actively
participated in the process that shaped the UNSDCF and was a signatory to this cooperation framework. Furthermore, all IFADfinanced projects implemented in Haiti are aligned with the UN Cooperation Framework, with special emphasis on the themes of food
security, environmental protection and climate resilience.
128. Policy alignment: EFOSE is aligned with the national policy and strategy for food sovereignty, food security and nutrition, in particular
pillar 2.1, "agricultural production, processing and marketing", pillar 2.2, "access to basic food products", and pillar 2.3, "services
required for health and nutritional security". The project is also in line with the three strategic objectives of the national agricultural
investment plan: i) development of infrastructure and watershed management; ii) development of crop production and support for the
capitalization of vulnerable households in small livestock; and iii) improvement of agricultural services. Through its activities, the
project will contribute to the implementation of Haiti's national gender equality policy and two of the seven strategic orientations of
Haiti's strategic development plan (PSDH): i) wealth and job creation, and ii) social inclusion and opportunities for youth, women and
agricultural producers. The EFOSE project aligns to the National Adaptation Action Plan (NAPA) by enhancing climate-resilient
practices and infrastructure based on recommendations from such plans (see annex 5.4), thereby boosting food security and
community resilience. Through agroforestry and agro-ecological initiatives, it supports the Haiti Biodiversity 2030 goals by fostering
biodiversity and promoting sustainable land use. EFOSE aligns with the National Land Use Plan (SNAT), focusing on participatory
planning to earmark areas for agroforestry and restoration, aiming for resource efficiency and reduced chemical use. Addressing the
concerns of the National Action Program to Combat Desertification (PAN-LCD), it mitigates soil erosion and degradation with antierosion measures and sustainable farming. Furthermore, its commitment to sustainable agricultural practices reflects the objectives
of the Environmental Action Plan (EAP), emphasizing water and soil conservation, pest management, and pollutant reduction.
129. Local anchoring, ownership and sustainability. the decentralized structures of the ministries concerned will be supported and their
capacities strengthened. In addition, the project has identified numerous partnerships at various level (see annex 14):
130. At local level: target groups will be involved throughout the project cycle, from planning to managing benefits and impacts producer
organizations will be empowered to manage infrastructure, set up income-generating activities and reduce social disparities as well
as establishing sustainable commercial relationships with market operators, including institutional markets (school canteens). The
project will be implemented in partnership with local NGOs that are well established and recognized in the area and have already
carried out similar activities (e.g. CROSE, ACDED, FANM DESIDEE, FONKOZE). Sector players will be involved via multistakeholder platforms, training of trainers and innovation centres, and public-private partnerships integrated into business plans to
strengthen services to target groups. In addition, several private value chain actors intervene in the targeted areas in collaboration
with producer
organizations (see annex 14). For instance, AYITIKA and café lux work with over 10 associations of coffee cocoa
producers. Input dealers as well as various specialized companies work in the production of modern hives and accessories and the
sale of other beekeeping equipment.
131. At national level, the project will benefit from recently signed collaboration action plan with WFP in fragile context including Haiti. In
line with action plan priority areas and WFP expertise, the project will work closely with the WFP to undertake fragility assessment
within initial territorial diagnosis, seek to align investments in same areas and develop local supply chains for school feeding
program and nutrition and gender behaviour change activities. Collaborating can also optimize logistics networks to ensure the timely
and effective delivery of agricultural inputs and other critical resources. The project will benefit from the investment plans of the FAO's
Hand in Hand programme, as well as its experience in the yam sector and in the implementation of resilience funds combining
support for savings, farmer field schools and women's empowerment. The project will capitalize on the ILO's experience with
electronic value chain platforms, the development of the breadfruit value chain and its use as a flour substitute. EFOSE will also
ensure the exchange of experience on agricultural service models developed by the ILO, as the Azaka system based on the training
of agri-preneurs to become agricultural service providers.
132. IFAD will seek to facilitate south-south technical cooperation exchange with other countries and projects seeking also to
develop local agro-ecological food systems and partnership with the school feeding programme. For instance, useful exchange may
be organized with the IFAD-EU global program on agro-ecology for small scale producers (GP SAEP) which works in the region
(Cuba, Mexico, Bolivia) and in francophone countries in Africa (i.e. Burkina Faso[28], Senegal, Benin, Niger etc.).
G. Coûts, avantages et financement
a. Coût du projet
133. Assumptions and parameters applied to cost estimation: i) a 7 year project expected to be approved in the second half of 2024
and be completed in 2031; ii) Physical contingencies of 5% were applied to civil engineering works (mainly infrastructure) and
implementation of technical packages (component 2.1 ; iii) based on Data from the Bank of the Republic of Haiti and forecasts from
the International Monetary Fund (IMF) the average inflationary rate applied to cost estimates during the implementation period is
4.9% and 10.9% for national inflation/ inflation in local currency (HTG), iv) The exchange rate adopted in the program cost estimate
is 132 HTG to 1 US$, based on official exchange rate of HTG against the US$ during the preparation of the DCP (corresponding to
December 2023). Despite likely change and differential inflation rate, we did not use COSTAB's purchasing power parity (PPP)
option; v) enter unit costs in US$; vii) Cost estimates are based on the field investigations of the design mission and on the
experience of IFAD projects in Haiti; viii) IFAD does not finance duties and taxes which are covered by the government. The level of
Import Duties and Taxes (DTI) in the unit costs was therefore evaluated in order to add this value to the government counterpart (see
24/41
annex 3 for more details per expenditure type).
134. The total cost of the Project including unforeseen events amounts to US$ 31,87 million over a period of seven (7) years. The base
cost amounts to US$ 29.14 million. Unforeseen costs were estimated at US$ 2.73 million or 9% of the base cost, including US$ 2.07
million in financial contingencies and US$ 0.66 million in physical contingencies. The cost of investments and recurring costs of the
project amount respectively to US$ 24.43 million or 84% of the base cost and US$ 4.71 million or 16% of the base cost. Import Duties
and Taxes (DTI) correspond to 0.2% of the Project cost, or a total amount of US$ 0.57 million.
135. The cost of component 1 “Making local food systems more resilient, nutritious and efficient” is estimated at US$ 6.05 million
corresponding to 21% of the base cost. Component 2 “Economic inclusion through investments in diversified and resilient local food
systems” presents the largest cost which amounts to US$ 18.31 million, or 63% of the base cost. Project coordination, monitoring evaluation and knowledge management is established at approximately US$ 4.78 million, or 16% of the base cost. A lump sum
estimate for the RED component has been set based on a proportion of the Project's contingent resources. This lump sum
corresponds to 60 per cent of the physical contingencies, amounting for around US$ 398,200 of which US$156,580 correspond to
IFAD Funds. The categories eligible for physical contingencies include works, goods, services and inputs. The definition of the RED
Component lump sum estimate and its alignment with contingent resources will be detailed in the Schedule 2 of the Financing
Agreement and the Project Implementation Manual (PIM).Climate financing amounts for US$ 9,570,000 , representing 40.4% of the
total IFAD project cost, US$ 7,234,000 was validated as IFAD climate change adaptation finance and US$ 2,336,000 as IFAD
climate change mitigation finance in line with multilateral development banks’ methodologies for tracking climate change adaptation
and mitigation finance.
136. The summary tables below show: i) project costs by component (and sub-components) in HTG and USD; ii) project costs by
component (and sub-components) and by year; iii) project financing per component and per expenditure category. Per request of the
client team and for easy revision and aggregation during implementation, detailed cost tables, prepare by activity and by county in
EXCEL, are presented in Annex 3.
137. Table 2 Program costs by component in HTG (Million) and USD ('000)
138. Table 3 Summary of project costs by expenditure category in HTG (Million) and USD ('000)
139. Table 4 Program financing plan by component and financing sources in USD ('000)
25/41
140. Table 5 Sources of financing by disbursement category in USD ('000) and financing sources
141. Table 6 Project costs by component and project year USD ('000)
b. Stratégie et plan de financement/cofinancement de projet
142. Financing for the EFOSE Project will be provided by IFAD, the beneficiaries and the government of the Republic of Haiti. The main
source of financing for the Project will come from IFAD12 allocations (2022-2024) for an amount of US$23.67 million. The
Government will contribute US$1 million including Import Duties and Taxes (DTI), Internal Own Resources (RPI) as well as
contributions in cash or in kind (such as office rental costs) mainly for component 1 and component 3 (project coordination). The
beneficiaries' contribution is estimated at US$2.63 million and will be mainly for component 2 and in kind mostly with different cofinancing for business plans indicated in project description.
143. The total project cost estimate includes a financing gap - at the level of US$ 4.61 million. This financial gap is linked to a
proportion of the hydro-agricultural infrastructure (subcomponent 1.2), the corresponding restoration/protection areas (subcomponent
1.2), the implementation of technological packages within irrigated areas under the financing gap (subcomponent 2.1) and the
development of traceability system for selected export value chains (subcomponent 2.2). In spite of this financing gap, the Project
was designed to meet the objectives, scope and impact envisioned in the theory of change, directly benefiting over 18,000
households shall the financing gap not be covered. Following the multi-phased approach, a second phase would enable to build on
results of the MTR and of the new IFAD cycle funding opportunities to expand activities identified under the financing gap.
144. Financing gap will be addressed through additional financing (IFAD13), an active partnership and co-financing strategy during full
design, as well as parallel co-financing of some activities (with WFP mobilizing financing to boost local supply of school feeding in the
region). Private sector financing is expected to increase throughout the value chain and diaspora engagement, which will be
assessed following design.
c. Décaissements
26/41
145. IFAD will administer the financing as per the terms and conditions of the financing agreement the resources. No other source of
international funding is planned and IFAD. Furthermore, no direct payments from IFAD towards service providers or suppliers are
planned.
146. Disbursements will be made in US dollars, in the form of advances. Requests for advances must cover the program's liquidity needs,
as documented in the Interim Financial Report (IFR), for a period of up to six months30. Two separate bank accounts must be
opened at the bank of the Republic of Haiti: i) a Designated Account (DA) in United States dollars (USD) opened at the BRH to
receive fund transfers from IFAD to benefit of EFOSE and managed by the Unité Technique d'Exécution de Projet (UTE). This
account does not generate interest but is subject to service fee deductions by the BRH; and ii) an operating account (OA) in gourdes
(GHT) opened at the BRH and managed by the UTE; it also does not generate interest. The resources received on the DA will be
transferred periodically and as necessary to the OA in gourdes at the time of each transfer.
147. As per the lessons learned, certain considerations must be considered due to the inflationary context in Haiti. Knowing that the GHT
recorded significant fluctuations, it is recommended that the local currency operating account be managed with minimum levels of
liquidity, encouraging regular and permanent replenishment to minimize inflationary impact. Rigorous management of funds
according to the latest conversion rate or simply according to the FIFO principle (First In First Out in English or PEPS: Premier Entré
Premier Sorti in French) must be in place for the faithful presentation of the financial situation of the project on the reports and
financial statements. Moreover, it is expected that personnel contracts, business plan budgets and other commitments with suppliers
will be established in US dollars to avoid losses in competitiveness linked to the depreciation of the local currency. Finally, it is
expected that the project will make payments directly from the designated account in USD. Ultimately, the PMU is responsible for
quantifying and recording all in-kind contributions such as unskilled labour, construction materials, transfer of materials, as
compensation for the beneficiaries.
d. Résumé des avantages et analyse économique
148. The EFA focuses on the quantitative evaluation of investment models, which represent the main project activities and
expected results. The EFA follows an incremental evaluation of the investment models, comparing the with-project (WP) situation
with the without-project (WOP) situation to determine the additional benefits, while taking into account the additional costs. The
analysis focuses on sets of investment models that correspond to the Project's ToC, particularly the investments planned in
Component 2 (Table 7). For SC2.1, the models correspond mainly to the technical packages delivered to each beneficiary
household. A proportion of the implementation costs is covered by the beneficiaries (in kind - notably work). For SC2.2, the models
correspond to business plans which can be categorized into two main groups according to the type of beneficiaries and investment
scale: i) micro-enterprises and initiatives for more vulnerable households with 90% co-financing from the project ii) cooperatives in
alliance with key players in the value chain, with a minimum contribution of 30% from the beneficiaries - either in kind or in cash
(potentially with credit and mobilization of diaspora resources facilitated by the EFOSE Project).
149. Table 4 Investment models
150. Financial analysis. The incremental cost-benefit analysis of the investment models (with project scenario compared with no-project
scenario) shows positive financial results. The financial indicators considered are: the Internal Revenue Rate (IRR), the Net Present
Value (NPV, with a 12% financial discount rate) of the model, the NPV per beneficiary household of the model, and the Benefit/Cost
ratio (B/C), all over a period of 20 years - in line with the EFA analysis (to take into consideration long-term climate change
adaptation benefits aimed by the Project). The models represent investments with positive net revenues for all beneficiary
households compared to the situation without the Project. the NPV per beneficiary household ranges from USD 295 (cereals
technical package) to USD$ 3,951 (agroforestry system - coffee).
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151. Table 5 financial analysis of investment models
152. Economic analysis. The economic analysis is based on the flows of incremental economic benefits and costs for the total number of
investment models implemented by the Project, based on the parameters and assumptions calculated according to the information
collected during Project design. In line with the project's Theory of Change, the quantitative assessment incorporates other relevant
economic benefits, in particular the co-benefits of action against climate change. In terms of climate change mitigation, the Project
would lead to a reduction of greenhouse gas (GHG) emissions by 272,841 tCO2e in 20 years. Other important co-benefits such as
additional employment and the contribution to nutrition are not included in the quantitative analysis, due to the lack of detailed
information by model and infrastructure, but they correspond to an important part of the Project's approach. The time horizon of the
economic analysis is 20 years, including 7 years of project implementation and 13 years of capitalization. The Social Discount Rate
(SDR) was set at 6%, in line with IFAD guidelines for the economic and financial analysis of investment projects.
153. Economic performance indicators. The analysis shows that the project is an economically viable investment for the society. In the
baseline scenario (excluding climate change mitigation co-benefits), the Net Present Value (NPV) of the incremental net benefit
stream (economic NPV), discounted at 6% (economic discount rate), is US$ 38.32 million, with an economic Internal Rate of Return
(economic IRR) of 19%. Under the Low Carbon Price (LCP) scenario (including climate change mitigation co-benefits, valued at a
low economic carbon price), the economic internal rate of return is 22% and the net value added is approximately US$ 46.67 million.
In the High Carbon Price (HCP) scenario (including the co-benefits of climate change mitigation, evaluated at a high economic
carbon price), the economic internal rate of return is 25% and the net value added is around US$ 55.03 million. The economic
performance of the Project has been tested using a sensitivity analysis based on the potential change in costs and benefits at which
the Project is no longer viable. The maximum levels of benefit reductions are 20%, 23% and 26% in the baseline, LCP and HCP
scenarios, respectively. The maximum levels of cost increases are 24%, 30% and 35% in the baseline, LCP and HCP scenarios,
respectively.
e. Stratégie de retrait et durabilité
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154. The project's exit and sustainability strategy is built around several key approaches and actions:
155. Faire-faire (i.e. delegating tasks to qualified actors within the project ecosystem) and faire-avec (i.e. collaborating with
other qualified actors) with a view to improve synergy, complementarity and institutional strengthening. This approach is
based on leveraging and strengthening local (and possibly diaspora) knowledge, skills and social capital, while managing the
benefits generated by project interventions. To this end: i) the project will strengthen local producer organizations and agricultural
services, including exit strategy formulation, capacity monitoring, access to financing and development of public-private partnerships
(public markets, public value chains, stronger links with public services); ii) with regard to public infrastructure, the committees will be
strengthened to put in place organizational and financial mechanisms based on user fees to ensure the long-term operation,
management and maintenance of the infrastructures; iii) the decentralized structures of the MARNDR have been involved from the
project design phase and will be strengthened to ensure long-term monitoring of the management of the benefits and impacts of the
project's interventions.
156. Relevance and local anchoring: Project interventions will begin with a participatory territorial diagnostic assessment that will ensure
interventions meet people needs. Target groups will be supported in selecting the best options in terms of the types of activities and
value chains adapted and best suited to agroecological zones. Adaptation will be sought through active feedback from beneficiaries.
The project includes various approaches to promote sustainable behavioural changes, for greater gender equality, inclusive
participation and to promote the empowerment of women and young people.
157. Clear hand over and Quality public-private partnership: for instance, as far as FERME MAKARY is concerned, the project will
seek to clarify roles and required contributions from Haitian state, the DDAs and BACs as well as potential roles of public-private
partnership and development of aggregation/processing/extension services which can generate revenues to maintain and operate the
ferme makary. Cocoa-coffee investments will be ensured through solid partnership with private cocoa-coffee value chain actors
(AYITIKA, café lux) which include technical advisory and co-financing in their business models and which capacities will be improved
thanks to co-investments in rehabilitation of processing centres; Staple value chains will be strengthened thanks to the partnership
with WFP (school feeding programme) which provides a secured market with clear requirement and technical advisory. For each
major value chain, the project will develop also specific public-partnership and co-investments in cooperative and agripreneurs in 2.2.
to ensure sustainability of production services and inputs (i.e. strengthen small entrepreneurs in production of bio-inputs, bee hives,
feed, small mechanization services). In the case of agreements with private entities, attention must be given to develop specific exit
strategy to ensure a certain level of commitment from these entities even after the project closure, so that any direct financing
through the project is not absorbed as private gain. This can be done through transfer of any applicable MoU/MoA directly to the MEF
or MARNDR for downstream follow-up on investment/financing done through EFOSE.
158. Economic and environmental viability: Systematic assessment of the economic and environmental viability of proposed activities
will be done through financial education for all beneficiaries as well as economic screening of business plans. EFOSE will promote
local agroecological systems that reduce chemical inputs and transport needs, improve soil management, reduce erosion and
valorise residues.
159. EFOSE will integrate approaches to
risk and resilience to cope with different shocks that could affect the project’s sustainability.
The project will be integrated into the Southeast food security sector table. The PMU will participate in the departmental risk
management committee. EFOSE will maintain a close relationship with the Direction de Protection civile du Southeast, which is the
national institution in charge of risk management and prevention in Haiti. Climate resilience will be integrated into all activities.
Participatory planning and governance will integrate climate and natural risks and align with existing disaster management plans.
160. Annex 10 provides further guidance for the project to refine exit and sustainability strategy based on lessons learnt and more
systematic matrix assessment of sustainability modality for each main activity. In addition, the annex provides indicative templates
keep track of progress and sustainability issues (i.e. score cards to identify maturity levels of rural institutions, cost-benefit table to
keep track of economic viability of interventions).
3. Risques
H. Risques du projet et mesures d'atténuation
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161. Economy: given the country's socio-economic instability and high inflation (49.3% in 2023), budget forecasts shall be robust to cover
possible contingencies, contracts issued in USD to avoid major fluctuations in wages and contain the attrition rate. in addition,
contracts are expected to allow for margins of 10-15% (depending on the type of award) for additional quantities and/or costs.
162. Fragility and insecurity. The criminal and violent activities of armed groups have considerably reduced mobility and disrupted
supply chains. The government have doubled its efforts to improve security, and on October 2023, the UN Security Council
authorized a multinational security support mission for Haiti which is still to be deployed. Mitigation measures include: i) the presence
of the PMU's premises location in the project area, making them less exposed to insecurity (while easing the promotion of selfsufficient local food system ii) collaboration with emergency and disaster response authorities (included in platform); iii) in case of
compounded crisis requiring emergency and disaster response and not allowing implementation, component 4 is created to for reallocation of finance meanwhile the proposed multi-phased approach will update priority investments depending on updated
diagnosis in inception phase.
163. Climate risks. Climate risks in Haiti, intensified by climate change, include frequent hurricanes, floods, and droughts that damage
irrigation systems, reservoirs, and agricultural lands, reducing agricultural productivity and food security. To mitigate these impacts,
the project will: 1) develop climate resilient infrastructures (avoiding riskier climatic season), rehabilitating irrigation systems protected
against extreme weather with dedicated nature-based solution, restoration of upstream watershed, and water harvesting techniques
to improve water availability throughout season; 2) promote agroecological and diversified farming system with climate-resilient crop
varieties; 3) improve post-harvest infrastructure to limit post-harvest loss and diversified income streams (SC2.2).
164. Institutional capacity and sustainability. The UTE will be responsible for the administrative and financial management of the
project. It has extensive experience in managing projects funded by multiple funding agencies. The project will engage with relevant
local organizations that have experience in such thematic areas and has included budget line for institutional development. The
project will develop partnerships with other UN agencies in order to enhance the capacity of local entities (see annex 14) and
enhance the project’s effectiveness and sustainability.
165. Financial management. The financial risk analysis highlights significant challenges for the new IFAD project implementation in the
following areas: i) organization and staffing: despite creating a dedicated IFAD project implementation unit which will aim to mitigate
capacity and turnover concerns, potential challenges may arise in aligning the new project structure (PMU) with the existing UTE. A
detailed review of the UTE salaries and responsibilities during start-up is considered essential for efficiency; ii) internal controls:
corps of contrôleurs financiers at the MEF lacks institutional capacity to serve as internal controller, requiring the project to enhance
internal control through RACI matrix reviews during startup and field visits in external audit reviews; iii) accounting and financial
reporting: past financial irregularities linked to institutional fragility necessitate a rigorous approach. The UTE must prepare financial
statements in strict adherence to International Public Sector Accounting Standards (IPSAS) cash basis accounting principles.
Challenges may arise in financial reporting due to the inflationary context in Haiti, mitigated by denominating contracts, budgets, and
commitments in US dollars. Direct payments from the designated USD account and regular loc
al currency operating account
replenishment are recommended to mitigate inflationary issues but might pose accounting challenges; iv) external audit: despite the
country's high-risk profile, previous audits have not revealed major anomalies in fund traceability. Strong recommendations include
field visits with detailed reports, photos, and firm performance aligned with IFAD standards. Terms of reference for the audit firm
should cover a sample representing at least 20% of transaction value for substantial and high-risk projects, ensuring compliance with
international financial reporting, legal commitments, and robust internal controls. Contract renewals hinge on positive results aligned
with IFAD standards.
166. Procurement. The preliminary 18-month procurement plan is based on preliminary project phasing and planning. Many activities
have been combined within planned contracts with recognized partners in the area to reduce the procurement workload and make
procurement and contract management more efficient. The timetable for the launch and execution of activities is rather overloaded
and will require early commitment from the UTE through its staff to ensure an appropriate and timely launch of the project, thus
reducing the risk of delayed project and procurement activities launch. This can also be mitigated through early recruitment of key
project staff (pre-project launch) such as the project director, the procurement specialist and others. To avoid poor contract
management, (potential time and cost overruns and poor-quality deliverables), the inclusion of key performance indicators (KPI) in
contracts is essential for accurate evaluation. Active communication with suppliers, supported by appropriate project monitoring and
control with regular reporting, is necessary. In addition, proactive communication between partners, project promoters and the UTE
staff ensures effective coordination. Regarding the risk of a low level of competition (few bidders), it is recommended to raise
awareness among bidders and define qualification requirements to ensure better competition. This can be achieved through active
and open communication with the private sector, with comments and concerns noted for assessment and/or potentially implementing
changes to procurement activities requirements; as well as to ensure that invitations to tender are widely advertised and accessible.
The project proposes partnerships with different identified actors in the field that may have the required experience and qualifications
to undertake certain activities, where the private sector may be deemed to lack the necessary standards and/or capabilities. It is also
recommended to reduce bidding requirements to a minimum (while sustaining a minimum standard), and replace bid bonds with bid
bond declarations for low- to medium-risk activities. This may also include reducing the size of certain activities through division into
lots, thus opening more competition to bidders with smaller capacities, including small and medium enterprises (SME). It has also
been recommended to apply FCAS procedures (simplified project procurement procedures for fragile and conflict affected
situations).
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167. The financial risk analysis highlights significant challenges for the new IFAD project implementation in the following areas: i)
organization and staffing: despite creating a dedicated IFAD project implementation unit which will aim to mitigate capacity and
turnover concerns, potential challenges may arise in aligning the new project structure (PMU) with the existing UTE. A detailed
review of the UTE salaries and responsibilities during start-up is considered essential for efficiency; ii) internal controls: corps of
contrôleursfinanciers at the MEF lacks institutional capacity to serve as internal controller, requiring the project to enhance internal
control through RACI matrix reviews during startup and field visits in external audit reviews; iii) accounting and financial reporting:
past financial irregularities linked to institutional fragility necessitate a rigorous approach. The UTE must prepare financial
statements in strict adherence to International Public Sector Accounting Standards(IPSAS)cash basis accounting principles.
Challenges may arise in financial reporting due to the inflationary context in Haiti, mitigated by denominating contracts, budgets, and
commitments in US dollars. Direct payments from the designated USD account and regular local currency operating account
replenishment are recommended to mitigate inflationary issues but might pose accounting challenges; iv) external audit: despite the
country's high-risk profile, previous audits havenot revealed major anomalies in fund traceability. Strong recommendations include
field visits with detailed reports, photos, and firm performance aligned with IFAD standards. Terms of reference for the audit firm
should cover a sample representing at least 20% of transaction value for substantial and high-risk projects, ensuring compliance with
international financial reporting, legal commitments, and robust internal controls. Contract renewals hinge on positive results aligned
with IFAD standards.
I. Catégorie environnementale et sociale
168. The EFOSE project has been assessed as "moderate" from an environmental and social point of view, and offers opportunities for
risk management.
169. The project's main environmental issues focus on biodiversity degradation (standard 1), efficient use of resources and chemical
contamination of soil and water (standard 2). Detailed mitigation measures are in the Project's Environmental, Social and Climate
Management Plan (ESMCP) and include: i) avoid any intervention near the region's protected areas and adopt strong geographic
targeting and monitoring system through biodiversity indicator (see annex 5.3 on biodiversity risk and ex-ante impact assessment), ii)
awareness-raising and environmental education activities aimed at residents of protected areas, with the aim of developing
sustainable sources of income outside these areas. iii) participatory land-use plans identifying priority areas for investment in
agroforestry and restoration and promoting sustainable management practices; iv) the rehabilitation of irrigated perimeters focuses
on perimeters of less than 300 ha and will enable better management of water resources through appropriate investment and training;
v) to reduce the risk of pollution, the project will implement sustainable, environmentally friendly farming practices, paying particular
attention to the integrated management of water, soil, pests and diseases (specific annex 5.9 on integrated pest management). This
will involve the use of biological and natural pest control methods, as well as cover crops and crop rotations to prevent soil depletion.
170. On the social front, a number of risks were identified, including land tenure insecurity, health risks such as cholera and
infrastructure / work-related accidents, exclusion of vulnerable people, insecurity of national roads, food insecurity, difficult access to
markets, gender-based violence, poor working conditions, and conflicts between groups of irrigators over access to water during lowwater periods. To mitigate these risks, i) women-focused initiatives will be implemented, such as campaign on gender-based
violence, vegetable growing, poultry rearing, agricultural marketing, storage and processing and nutrition training will include water
sanitation practices and safe preparation of food; ii) infrastructure: investments in access to safe water (cistern with filters) and
improved management of waste through compost system and ensure high standards in building of infrastructure so that they are
resilient to both climate and environmental risks iii) the project will invest in strengthening local governance and institutions,
including water user associations, encouraging local dialogue between stakeholders and checking and strengthening land tenure
security before any investments ; iv) Integrated pest management and the promotion of agroforestry and anti-erosive infrastructure
in the mountains will play a key role in minimizing environmental risks meanwhile reducing as well health risks related to chemical
input use; iv) investments in local extension services (BAC) and autonomous food production systems will reduce the dependency of
the projects on imports and capital, thereby mitigating transport risks associated with conflict and gang violence on the roads.
171. The project will encourage social inclusion through participatory methods and the establishment of a complaint’s management
mechanism adapted to the local context which will help identify early environmental and social risks. Finally, the Environmental and
Social Specialists will ensure that environmental and social measures are integrated into procurement procedures and all project
activities.
J. Classification du risque climatique
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172. The EFOSE project is classified in the "high" climate risk category due to Haiti's high exposure, particularly in its Southeast region, to
the consequences of climatic events. According to a World Bank report published in 2023, more than 96% of the Haitian population is
exposed to the risks of natural disasters and extreme weather events, earning the third place in terms of vulnerability to climate
hazards between 2000 and 2019, after the territory of Puerto Rico and Myanmar. Specific threats in the project area include coastal
erosion, temperature variations, periods of drought, soil erosion, fire hazards, seismic risks and other climatic events.
173. The consequences of these threats are felt on agricultural production, livestock productivity, biodiversity, value chain stages, and
rural infrastructure. Target populations, whose income depends mainly on agriculture, face conflicts and social inequalities
exacerbated by climate change, with a development index (HDI) below 0.6 and a multidimensional poverty index (MPI) above 0.1.
Climate and weather information services are not effectively provided, and the target population lacks the economic resources to
adapt to climate shocks, particularly in terms of access to loans and agricultural insurance.
174. The project implements an integrated approach by incorporating climate resilience into all its activities, with the aim of improving
resilience in the social, financial and environmental spheres. It also exploits geospatial information technologies to anticipate risks
and promotes the interactive engagement of beneficiaries for adaptive management. Adaptation measures include strengthening
infrastructure, improving early warning systems, diversifying crops and agricultural practices, and developing crop insurance
programs. An emergency response component is planned to respond to climate-related disasters. Specific details on climate
scenarios and adaptation measures are presented in the project's climate risk vulnerability and adaptation impact assessment.
4. Exécution
K. Cadre organisationnel
a. Gestion et coordination du projet
175. The Ministry of Economy and Finance (MEF) will be the lead agency for the implementation of EFOSE, and will sign the grant
agreement with IFAD on behalf of the GoH.
176. The Unité Technique d'Exécution de Projet (UTE), created by the MEF for the execution of projects financed by international
organizations, will bear the responsibility for the financial and technical execution of the activities, as well as their procurement and
monitoring. The UTE has set up a number of operational divisions for project execution, which include: a) an executive directorate
that coordinates all the divisions; b) an administrative and financial division, which handles finances, c) a management and
procurement division, e) a monitoring and evaluation division f) an environmental protection division, and g) a communication and
knowledge management division.
177. Project Management Unit (PMU): like in other projects carried out by the UTE, a Project Management Unit will be set up to manage
and coordinate EFOSE on a daily basis. It will be composed of specialists to be recruited on a competitive basis, and will be
composed of: a) a Project coordinator, b) a Procurement specialist, c) a Financial specialist, d) a Monitoring and Evaluation specialist.
E) a social climate and environmental specialist and f) a targeting, gender, youth and nutrition specialist.
178. Decentralization: Technical coordination and thematic experts will be based in the Southeast to ensure effective implementation
and the necessary coordination with all local actors.
179. Process of integrating a program management unit within the UTE: The current staff of the I-BE, a project executed by the UTE,
will serve as mentors for the EFOSE staff. This strategy aims to capitalize on experiences and lessons learned in the implementation
of IFAD Projects at UTE. Gradually, we may consider setting up an IFAD program unit at UTE. If necessary, and in order to minimize
delays in the start-up of EFOSE, the UTE can transfer I-BE staff to the EFOSE project. For the development of EFOSE
implementation framework documents, UTE and I-BE staff will proactively support the formulation and adaptation of implementation
manuals.
180. To ease the implementation of EFOSE in the field, the project is proposing to form public-private alliance with various stakeholders. A
Memorandum of Understanding (MoU) or of Agreement (MoA), depending on the agreement, that defines the responsibilities,
obligations and duties of the partners will be signed between the implementing organizations and the PMU. In the case of agreements
with private entities, attention must be given to ensure a certain level of commitment from these entities even after Project closure so
that any direct financing through the Project is not absorbed as private gain. This can be done through transfer of any applicable
MoU/MoA directly to the MEF or MARNDR for downstream follow-up on investment/financing done through EFOSE.
181. Finally, the project will leverage existing partnership between IFAD, WFP and FAO to strengthen provision of data, guidance, relevant
partnership and technical assistance to the project in WFP and FAO specific areas of expertise (see annex 14).
182. The standards and procedures for the execution of these said activities will need to follow IFAD applicable standards and procedures.
In addition to these implementing actors, the involvement of suppliers of goods, products and services is foreseen for the provision of
the inputs required to carry out the activities.
183. A Steering Committee made up of executing and implementing agencies and other key players in the food production and food
security sector will be set up.
184. People and community-centred approach to rural development assistance.
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185. The EFOSE project is set to follow a people and community-centred approach, and it is expected that all the service providers will
adapt their services to the needs and availabilities of the community they are serving. This approach should also consider the
availability of the women, that are often responsible for households’ tasks that might impact their availableness on some specific
timeslots.
186. The PMU will act as supervisor of the implementing agencies, and will be responsible for validating the goods, products, materials
and services offered to households. It will also ensure harmonization and coordination between the various service providers.
187. Aiming at empowering the beneficiaries, the project will set up, in each community or communal, a pair of Farmer Leader (composed
of a woman and a man), which will represent the collective interests of the community. They will contribute to the collective vision of
an inclusive rural development process that EFOSE is supporting, ensuring full involvement of the most vulnerable, the eligibility
criteria are applied that beneficiaries also make their contributions.
188. Given Haiti's institutional fragility and the importance of institutional set-up, the formulation team conducted in-depth analyses of
existing institutions and potential partners who could help strengthen these institutions (see tables at the end of the PDR). The
proposals for set-up and coordination are also based on lessons learned from other IFAD projects and on the current management
methods of local organizations, making it possible to envisage close, decentralized support (Figure 5).
189. Figure 5: Implementation mechanisms for trainings
b. Gestion financière, passation des marchés et gouvernance
190. Financial management:
191. The Ministry of Economy and Finance (MEF) delegates responsibility for the financial and technical execution of activities to the Unité
Technique d'Exécution des Projets (UTE), created by the MEF for the execution of projects financed by international organizations.
EFOSE aims to strengthen the existing UTE within MEF and establish a dedicated IFAD project implementation unit for the Inclusive
Blue Economy Project (I-BE) and EFOSE.
192.
This involves proposing an innovative financial management structure in coordination with MEF, which includes co-financing existing
management positions and creating new operational capacity with less specialized positions. By leveraging the expertise of qualified
personnel already under contract, the financial management team will benefit from proven project management experience. Savings
from recruiting highly qualified staff will support extending the contracts of existing staff to cover the full EFOSE project
implementation period. This approach allows for flexibility in adjusting permanent staff workload by temporarily hiring less qualified
personnel during peak implementation periods. Specifically, the proposed COSTAB entails hiring a new specialist, a 'Financial
Assistant,' to serve both EFOSE and the existing I-BE project. EFOSE will contribute to the salaries of the 'Financial Manager' and
'Accountant,' currently funded by the I-BE project, ensuring their continuity throughout EFOSE's lifespan. Additionally, EFOSE plans
a modest strategic contribution (15%) toward the salaries of the 'UTE Head of Accounting Services' and the 'UTE Head of Financial
Services.'
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193. In Haiti, the main law governing public procurement is the Law of June 10, 2009 which aims to regulate public purchasing
procedures, ensuring transparency, fairness and competition in the government procurement process. However, national laws are
still not considered sufficiently comprehensive, and it is therefore recommended that the project apply IFAD's standard procurement
procedures, methods, guidelines and documents, including the Practical Guide to Procurement.
194. Due to the current national context, it has been decided that the "Simplified procurement procedures for fragile and conflict-affected
situations FCAS" will be applicable for the project. This decision stems from the need to adapt to the national situation, which
presents particular challenges. By implementing these simplified procedures, the project seeks to strengthen its adaptability and
ensure successful implementation despite the challenges inherent in fragile and conflict-affected situations. This should also include
the formulation of comprehensive contingency plans, envisaging scenarios of total collapse, so that the project can direct its efforts
towards crucial initiatives such as food security and the provision of emergency aid. These contingency plans aim to anticipate the
most serious eventualities, ensuring optimum responsiveness to extreme circumstances, while consolidating the project's ability to
respond in a coordinated and effective way to the critical needs of the population in crisis situations.
195. The following thresholds and applicable methods are based on the Project Procurement Arrangements letter (PPA) issued for the
project at the time of design. These thresholds will be finalized and formally communicated to the Government through the PPA
letter, as soon as the Financing Agreement (FA) comes into force.
196. The project will use IFAD's Standard Procurement Documents (SPDs) adapted to national standards in its approach to the national
market. In addition, IFAD's SPDs will be used for the procurement of goods, works, services and non-consulting services.
197. SPDs must include IFAD's SECAP (Social, Environmental and Climate Evaluation Procedures) clauses and conditions. The Project
will strictly comply with the provisions of IFAD's Revised Rules and Regulations, the Policy on the Prevention of Fraud and Corruption
in its Activities and Operations and IFAD's Policy on Preventing and Responding to Sexual Harassment, Exploitation and Abuse.
198. In addition, the Project will ensure its commitment to combating money laundering and the financing of terrorism in accordance with
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IFAD's policy on combating money laundering and the financing of terrorism.
199. During Project implementation, particular attention will be paid to the complexities in terms of procurement and contracting, which are
generated due to the following determinants:
The Project area is geographically spread over different territories in the Southeast of the country, many of which are remote and
difficult to access.
The volume of activities and value of investments require advanced capabilities to manage contracting processes, with particular
attention to the administration of contracts/agreements and the nature of associated supervision.
Importing goods into the country may be difficult given current security conditions. Local purchase of goods should be favoured
where possible. This is in fact a main objective of the project, which is to encourage local purchase of local products. Local
purchases considerably reduce the need for transport across the country, thus directly reducing the relevant security risks.
There is currently limited international interest in local tenders due to the financial, economic, political and security situation in the
country; as such, it would be prudent and effective to launch most activities defined beyond the international limit through national
tenders instead.
200. The preliminary 18-month procurement plan is based on preliminary project phasing and planning. Many activities have been
combined to reduce the procurement workload and make procurement and contract management more efficient. The timetable for
the launch and execution of activities is rather overloaded and will require early engagement of the UTE through its professional staff
to ensure an appropriate and timely launch of the project. Procurement activities shall be implemented through IFAD’s OPEN end-toend system, with use of other tools such as the Contract Management Tool (CMT) for contract monitoring (and/or any system
replacement thereof).
201. The inclusion of Community Procurement is indicated in the procurement strategy, but is highly dependent on local capacity, which
needs to be assessed after project launch (in line with the guidelines set out in IFAD's Procurement Handbook). At this stage, the
project could pre-select partners on the basis of these assessments, without any binding agreements until complete and full capacity
assessments can be conducted once the Project is launched. These are implemented as previously noted in the form of MoUs
and/or MoAs with public or private entities. Certain conditions must be met for these accords to be created and implemented as
discussed in previous sections of this document.
202. In order to resolve the difficulties encountered in attracting international companies and generating market interest, it is necessary to
focus on both economic and security considerations. Simplifying market eligibility requirements while taking due account of the
security context is essential for both national and international companies. Communication campaigns could not only highlight
economic potential, but also directly address security issues. However, a targeted support framework is needed to strengthen
security infrastructures, thus fostering an economically and security-wise attractive business environment.
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L. Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication
a. Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication
203. Planning. The duration of the project will be seven years. Planning will be based on the objectives and targets (in terms of results,
outputs and outcomes) defined in this document and will align with the proposed multi-phased approach, allowing for refining
planning of phase 1 versus phase 2 activities. The project will use the logical framework (LF) as a complementary planning and
monitoring tool. Activities will be planned, budgeted and implemented on the basis of the 12-month annual work plan and budget
(AWPB– PTBA in French), meeting IFAD standards and requirements. The AWPB includes: (i) a presentation of the financial
planning for the year and the accumulated previous financial achievements; (ii) a detailed description of the activities planned for the
year, the target groups, the implementation modalities, the indicators for monitoring achievements, the persons in charge of the
activities and its objectives; (iii) a physical progress table; and (iv) a procurement plan (PPM). The AWPB will be prepared by the
PMU in consultation with stakeholders, before being validated by the steering committee (SC). The preparation of the AWPB will be
participatory, consider the various project stakeholders, and submitted to IFAD for no-objection.
204. A monitoring and evaluation system (MES) will be set up within the PMU in accordance with IFAD and GoH requirements, in
particular the system set up by the UTE. This system will also have to be linked to the indicators of the 2nd and 3rd strategic
objectives of the latest COSOP, i.E. 2nd: promote sustainable economic, community and nutrition ecosystems, 3rd: invest in human
capital development.
205. The MES will report to the M&E manager, who will be responsible for coordinating with the implementing partners the data collection
and analysis. The MES will measure two levels of indicators on outputs/outcomes and impacts and should be an efficient tool
providing the necessary information in a timely manner and generating useful data for the management of the project. It will have to
ensure: (i) data collection, consolidation and quality control;(ii) data analysis, (iii) report production;(iv) monitoring of on-site activities;
(v) informing stakeholders of project progress. The MES will draw on the experiences and innovations of other IFAD projects in Haiti,
including the use of kobo-type computerized data collection tools and the use of maps.
206. A baseline will be drawn up at the start of the project with the support of a specialized organization, which will also help to adapt the
indicators and associated surveys and set up the information system, drawing on the experience of other IFAD projects. IFAD's core
indicators on women's empowerment and nutrition will receive particular support in view of the greater complexity of their
implementation and the need to adapt the nutrition indicator to local diets. Rapid participatory resource and social assessments will
be carried out at the start of the project to provide information on the various agricultural sectors within the framework of the baseline
situation. Maps and/or mock-ups of the area will also be developed at the start of the project in order to determine the mainland uses
and risk/opportunity zones, and provide a watershed baseline serving as an entry point for better planning and geographic targeting
of activities (i.e. integrated watershed management and environmental and climatic risks). The information will be used to strengthen
project strategies and objectives and fine tune selection of priority investments for phase 1 (see project description component 1.1.
including description of inception phase studies).
207. Participatory and quantitative evaluations will also be carried out at mid-term and at the end of the project and results
confirmed by specific missions (see section on supervision).
208. The completion mission which will be the entire program including phase 1 and 2 to prepare the technical and administrative
closure,
and plan the program completion report. The program termination report will be prepared by FIDA in coordination with the program,
which must be approved up to 6 months after the date of completion of activities.
209. Target groups and MES. The project's MES will be developed with a gender perspective and will identify, monitor and evaluate
target groups disaggregated by women, youth, men and level of poverty/vulnerability. Beneficiaries (households, individuals,
cooperatives and enterprises) will be registered in a database containing socio-economic information including their location and the
location of their plots. The project could replicate the experiences of the world bank project that supported the implementation of
agricultural registers. These databases will also be used to track the evolution of households and their access to various project
activities.
210. Monitoring indicators and logical framework : the targets and indicators defined in the logical framework and measured during the
baseline will have to be monitored at different frequencies indicated in the logical framework. The logical framework mid-term targets
will be adjusted in collaboration with IFAD during inception phase to consider activities selected for phase 1 (i.e. changing the
surface of infrastructures and processing infrastructure to be rehabilitated at Mid Term and reviewing outreach of specific activities
depending on farmers selection of activities). The final target will be adjusted as well during mid-term depending on decision for
scope of phase 2. All studies will be presented with disaggregated and geolocalized data, including impact surveys to further the
integration of the gender and youth strategy into project implementation. Similarly, all project activities and
constructions/infrastructures will be geolocalized. Given the importance of measuring agricultural productivity and the profitability of
the proposed activities, all beneficiaries will be trained to keep logbooks reporting their main expenses, yields and income, which will
then be analysed, compared with the results of other groups and discussed at the end of the campaign. These advisory activities will
generate additional data to measure the adoption and results of the activities. The project will also pilot farm diary and traceability
tools such as the one developed by AYITIKA for coffee cocoa (FARMFORCE) so as to help farmers better analyse their performance
and to support further traceability efforts and marketing activities (see annex 13 on lessons learned & 14 on partnership).
211. Risk monitoring and SECAP indicators: given the high vulnerability of the area and its households to various risks, the logical
framework includes environmental and climatic indicators, as well as a proposed household resilience index (see vulnerability study
and theory of change resilience parameters). These indicators will be supplemented by indicators proposed within the SECAP and
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IPRM to cover the range of key risks affecting the project. the beneficiary engagement strategy also includes the recording and
analysis of beneficiary feedback and complaints, which will also enable other types of risk to be identified. The project will also form
part of the department's alert mechanisms.
212. Learning, knowledge management and communication.
213. Phased activities & roles: at the start of the project, the UTE will revise and finalize the communication and knowledge management
strategy and plan (CKMSP) which has been drafted as annex. Activities relating to their implementation will be integrated and
budgeted for in the AWPB. in the first two years, activities will focus on communication to raise awareness among target groups and
inform them about the opportunities offered by the project and entry points, as well as the development of training materials and
manuals to be used in implementing project interventions. Subsequently, the focus will also be on capitalizing on the knowledge that
will be created by the project's interventions, with a view to facilitating dissemination, replication and scaling-up within phase 2 but
also potential follow up. To prepare MTR and adjustments for phase 2, the project will also need to prepare Mid Term capitalization
effort on the main investments of the project so as to identify their relevance and cost-benefit for the target population. Finally, the
project will need to update such analysis towards the end of the project to prepare completion report and facilitate replication.
214. Scope: in particular, knowledge will be generated along the major thematic and innovations of the project (see innovation and
scaling up section) as well products that may inform specific policy areas (i.e. informing potential policy on climate security, national
biodiversity, nutrition and climate adaptation plans etc.). A large focus will on food systems, documenting agro-ecological practices by
adaptive research and dissemination activities (s.c. 2.1), as well as innovations in value chain models supported in 2.2, including role
of value chain platforms in 1.1. The Knowledge document shall review cost-benefits of the practices (both economically but also in
terms of climate resilience and environmental sustainability), adoption rate among beneficiaries as well as factors for adoption or
non-adoption to better guide subsequent scaling up. The knowledge product shall also identify the potential roles and impacts of the
rehabilitation of irrigation infrastructure and watershed on productivity and climate resilience. Another important area will be to
capitalize on nutrition and gender activities (1.1 and 2.1) which can be informed by specific surveys on nutrition and gender indicator
planed in logical framework.
215. Dissemination and policy engagement pathways: the implementation of the CKMSP will be supported and facilitated by the UTE
and with the collaboration of key players such as DDASE, BAC, ACDED and CROSE. EFOSE. The Programme Sectoriel de Sécurité
Alimentaire et Nutritionnelle (PROSAN), which brings together a number of actors in the grand sud, including local authorities, the
FAO, MARNDR, CROSE, FANM DESIDE, can also be used for communication. in addition, the project will support policy dialogue
efforts. This includes strengthening local platforms promoting resilience, value chains, nutrition, market access and financing.
Emphasis will be placed on gender and youth mainstreaming, and synergies with FAO and WFP will be developed in this area.
Finally, the project can also rely on community radios (Makaya belonging to CROSE), which are listened to by a large part of the
target population and which are included in component 1.1 as important mechanisms to support required social change.
216. Implementation modality: the PMU UTE will ensure: (i) the planning and implementation of knowledge management activities in
close association with M&E activities as well as project and policy needs;
(ii) the coordination of communication activities with the
MARNDR; (iii) the development of training on knowledge management methodologies and systematizations, among others; (iv) the
sharing of experiences and transfer of skills with other projects of interest to EFOSE. Implementing partners and service providers will
also be required to produce quality knowledge product on their specific areas of work, in collaboration with the PMU.
b. Innovation et reproduction à plus grande échelle
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217. The project involves a series of technical, institutional and socio-economic innovations offering new perspectives that can potentially
be replicated in other environments.
On the technical front, EFOSE will co-construct with farmers innovations designed to ensure the performance of production
systems (selection of varieties, technical packages, good farming practices, production of biofertilizers, biopesticides). Extension of
manual pollination techniques, the production of bokashi, vermicomost and the practice of micro-grafting, modern techniques for
installing and managing agroforestry systems are the flagship actions of these technical innovations. The project will also identify
local innovations, analyze them and disseminate them on a larger scale via micro-investment windows. Examples include: i) an
improved stove using charcoal with an energy efficiency of over 70%, ii) two coffee varieties, Catura and Catimor, with better
potential than the typical variety, iii) at Ravine Normand, a Criolito cocoa variety highly prized on the international market. EFOSE
will seek to promote the adoption of sustainable technical and technological innovations that have already proved their worth at
national level, as well as those tested under the project. It will contribute to strengthening local technical capacities in the
production and use of quality inputs, and the application of productive, ecological and resilient agricultural practices. Partnerships
with local, national and regional research and training centres will be encouraged.
At institutional level, the strengthening of multi-stakeholder mechanisms designed to improve the governance of local food
systems will be a major contribution of the project in this local landscape, where poor governance affects virtually all development
activities in the country. The search for synergies between the various United Nations agencies (FAO, WFP, ILO, IFAD) working
in the same area could also be considered as an innovative action that could be replicated. The Macary farm will be rehabilitated
and used as a centre for research, experimentation and innovation.
On the socio-economic front, the integration of the graduation approach into a global approach to the economic and social
integration of the most vulnerable will also be highly innovative, with the development of nutritious species and the use of
improved stoves. On another level, support for the implementation of several types of business plan that will create sustainable
jobs and wealth in value chains, as well as various economic partnerships involving producers' associations, private national
and/or international companies, and public-private partnerships made possible by the project, will also constitute innovative
actions that can be replicated on a larger scale.
Connecting with local and international markets to sell surplus production: EFOSE will connect food-producing households with
institutional markets such as the WFP, hospitals, hotels and restaurants to sell their surplus production at competitive prices. For
long-cycle products (coffee and cocoa), EFOSE will help the producers supported by the project to integrate existing processing
value chains in the region, with a special focus on AYITIKA for cocoa and CAFELUX for coffee. This innovation will make a
significant contribution to increasing household incomes.
218. In addition, the project will seek to identify and track other innovations coming up from farmers and actors own work along the value
chains. Building on good practices identified in lessons learnt, the project may organize competition and call for innovation to identify
and valorize innovations. To facilitate their scaling-up, these innovations will be documented and discussed during the multistakeholder committees supported by the project, and through EFOSE's participation in other local institutional consultation
mechanisms (such as the Southeast food security sector table, the departmental risk mana
gement committee). IFAD also
participates in the dissemination of innovations through its active involvement in United Nations coordination and the climate security
group, which brings together over 60 organizations in Haiti.
M. Engagement et retour d’information du groupe cible du projet et traitement des plaintes
a. Engagement et retour d’information du groupe cible du projet.
Active participation and regular feedback from stakeholders are crucial to the success and sustainability of the project. The
stakeholder engagement plan (SEP), included as an appendix to the SECAP note, plays a key role in this process. This plan
systematically guides the integration of stakeholder perspectives into all aspects of the project, including its design, as well as its
environmental, social and climate performance. Consultations were carried out during the design phases and will continue during
implementation, through focus groups, public consultations and a steering committee. These interactions aim to understand and
respond to the needs of target groups, enabling real-time adjustments to the project.
The project specifically targets vulnerable communities identified by the SIMAST deprivation and vulnerability index. These
groups include women, youth, people with disabilities, children, the illiterate, and female-headed households, who often face
language or comprehension barriers. To overcome these, the project will adopt inclusive communication methods, including
consultations in Haitian creole for non-French speakers. These efforts ensure the inclusion of all stakeholders, particularly those
affected by the project (pap).
Strategies for the effective participation of vulnerable groups include organizing meetings by specific categories, choosing
accessible venues and keeping meetings small. these measures aim to create a comfortable environment for the expression of
concerns.
The project is also committed to understanding and mitigating the risks of Gender-Based Violence (GBV), consulting with experts
and women's representatives to capture GBV trends in communities. Separate meetings for women will be organized, recognizing
the limits of their participation in mixed groups, especially on sensitive topics such as GBV. These consultations aim to ensure that
spaces are adapted and inclusive for all, considering social dynamics and power relations within communities.
In sum, the project adopts a participatory, inclusive and sensitive approach to the needs of vulnerable groups, ensuring that their
voices are heard and integrated into all phases of the project. A stakeholder engagement plan is drawn up to ensure that all
stakeholders affected by the project are identified, informed, consulted and appropriately involved throughout the project lifecycle.
The aim is to ensure a participatory and inclusive approach that fosters transparency, constructive dialogue and collaboration
between all stakeholders, thus contributing to the success and sustainability of the project.
38/41
b. Processus de traitement des plaintes.
219. The project will put in place a comprehensive and accessible complaints mechanism to enable beneficiaries to express their
concerns and report any irregularities throughout its implementation. This mechanism will be modelled on the one developed and
implemented by the UTE in several of its projects across the country. It is a living, dynamic instrument that will evolve as the project is
implemented. It will include both formal and informal processes adapted to national and local levels. At the national level,
beneficiaries will be able to lodge complaints with the relevant authorities, in accordance with the legal provisions in force. In
addition, the project will establish a complaint handling process at the local level, in close collaboration with local steering
committees and community organizations.
220. The complaints handling mechanism will be strengthened by specific provisions specific to the project, aimed at ensuring a rapid and
adequate response to beneficiaries' concerns. The project undertakes to clearly inform stakeholders on how to lodge complaints,
providing information in local languages, including Haitian creole, to ensure understanding and accessibility. In addition, the project
will designate focal points responsible for receiving and following up complaints, thus ensuring fluid and effective communication
between beneficiaries and the project team.
221. The complaints mechanism will be aligned with IFAD's standards for the prevention of fraud and corruption, as well as its policy for
the prevention and repression of sexual harassment and sexual exploitation and abuse. Beneficiaries will be informed of these
mechanisms and of the possibility of reporting any misconduct or violation of IFAD policies. Monitoring and evaluation of the
complaints mechanism will be integrated into the project's overall monitoring and evaluation system, in line with the
recommendations of the SECAP review note in appendix 5.
222. Complaints should be directed to DDASE, the MARNDR representative in the project area, and UTE, the MEF entity responsible for
managing the project and ensuring that complaints and feedback, whether verbal or written, are received, documented and
processed. However, all the project's strategic partners, including, among others, CROSE, ACDED, FANM DESIDEE, FONKOZE,
will constitute corridors for recording and, at some level, managing complaints and feedback from stakeholders. To this end,
stakeholders can submit their complaints directly to, among others, the EFOSE project offices in marigot, DDASE, ferme de Macary
and BAC de Belle-Anse. If the issue is urgent or represents a high level of risk, the UTE's social safeguarding specialist and the
project coordination should be notified without delay to provide support in finding solutions to the problem posed. At the monthly
sectoral meetings held by DDASE, the latter will pay close attention to the receipt and management of complaints.
N. Plans d'exécution
a. Plans de supervision, d'examen à mi-parcours et d'achèvement
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223. Project start-up will be effective once all the prerequisites for IFAD financing have been met. In concrete terms, project start-up will
be formalized once the project PMU is in place and meets the requirements of MEF's UTE. To avoid start-up delays, the project will
be based at the UTE, with which we already have experience and lessons learned. Part of the EFOSE team will be pooled with the
IBE project, and the IBE and UTE teams will mentor the EFOSE staff. The same systems (OPEN and ICP) will be used by both
projects.
224. Project supervision will be carried out directly by IFAD, there will be one supervision mission per year, jointly with all stakeholders
including the Haitian government, notably MEF with UTE and MARNDR with DDASE. Supervision missions will focus in particular on
qualitative and quantitative monitoring of implementation, the achievement of results and impacts, and the effectiveness of
institutional and technical achievements, as well as the fiduciary aspects of project management. Support missions may be carried
out by IFAD depending on the need for the project, which will be assessed by the IFAD country team.
225. The project will be evaluated at two key points. At mid-term, at the beginning of the year 4, an overall internal evaluation of the
project's performance will be carried out, based on the analysis of: (i) the results as indicated in the logical framework, (ii) data from
the M&E system, and (iii) the results of the study of the project's early effects and impacts at mid-term. This evaluation will feed into
the external mid-term review conducted by the government and IFAD, which may lead, depending on the results, to adjustments to
the project. The project will also be evaluated at completion. In the first half of year 7, a final internal evaluation of the effects and
impacts of the project's interventions, based on surveys (i.e final household survey), specific studies and analysis of data from the
M&E system, will feed into the completion review to be conducted by the government with the support and backing of IFAD. Finally,
in year 7, a completion workshop will be held to share the project evaluation with all stakeholders.
226. The multi-phased approach involves specific milestones to review implementation and work planning. An IFAD supervision
mission will be held ideally by end of year 1 so as to validate initial inception phase and proposal for phase 1 jointly between the GoH
and IFAD. The following elements may be considered as triggers to validate assumptions underlying some activities:
Investments in cocoa-coffee value chains will depend on confirmed capacity of private actors to co-invest and offtake cocoa-coffee
produced as well as existence of interested households corresponding to project criteria;
Level of investments / outreach of graduation program may be adjusted depending on updated assessment and number of
targeted households that would qualify to a potential graduation;
Level of investments in irrigation infrastructure in phase 1 will depend on availability of budget against decision on cocoa-coffee
and graduation program as current budget assumes that some irrigation schemes will be supported in phase 2 only;
Updated budget shall also be proposed in case of change of proposed project investments in phase 1 to ensure that existing
budget ensure completion of all planned activities;
227. The mid-term review (MTR) mission will review initial results and plan for phase 2. This mission will also be key to defining the priority
investments for phase 2, notably whether the activities dropped in phase 1 may be implemented if conditions / assumptions are
made (see project description and theory of change) and ensuring the budget covers the finalization of phase 1 activities. The midterm review will be essential to inform the decision to expand scope of project activities in phase 2. This considers the measurement
of the progress of phase 1 of the program taking as refers to compli
ance with the mid-term goals of the logical framework (annex 1).
228. The completion mission will allow for a report on both phases and the entire program.
Notes de bas de page
Executive Summary
[1]https://faolex.fao.org/docs/pdf/hai157333.pdf
[2]https://observatorioplanificacion.cepal.org/sites/default/files/plan/files/Haiti_PLAN_STRAT%C3%89GIQUE_de_developpement.pdf
[3]https://faolex.fao.org/docs/pdf/hai209018.pdf
[4]https://www.gafspfund.org/sites/default/files/inline-files/7.%20HAITI_Investment%20Plan_1.pdf
[5]https://reliefweb.int/report/haiti/haiti-analyse-ipc-de-linsecurite-alimentaire-aigue-snapshot-septembre-2022-juin-2023
[7]https://www.worldbank.org/en/country/haiti/overview
[i]9 OCHA, 2021: https://reliefweb.int/report/world/global-climate-risk-index-2021
National Context
[8] (World Bank Reports, 2023).
[9] OECD 2017
[10] FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de
nos des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
[11] Ibid
40/41
Specific aspects relating to IFAD's priority cross-cutting themes (gender, nutrition, climate, youth)
[12] IPCC report
[13] USAID, Brief. Haiti Food Security Sud and Grand’Anse Departments
[14] According to the EMMUS survey, women are more likely to be part of the decision making when they have an economical activity.
[15] OCHA, 2021. https://reliefweb.int/report/world/global-climate-risk-index-2021
[16] https://www.worldbank.org/en/country/haiti/overview
[17] FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de
nosdes systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
Rationale of intervention
[18] Gender Equality and Women's Empowerment
[19] World Bank, 2023
[20] Adelphi, 2023. Roots for peace: uncovering climate security challenges in Haiti and what to do about them
Lessons Learned
[21] Ibid
[22] Adelphi, 2023, roots for peace: uncovering climate security challenges in Haiti and what to do about them.
[23] FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de
nos systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
[24] IFAD, 2020, evaluation of Small Irrigation Development Project – Phase II
[25] FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de
nos des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
[26] OIT, 2023, évaluation du Projet de renforcement des opportunités agricoles par la Formation et l'investissement technologique
(PROFIT)
Components/results and activities
[27] Dimitra Clubs is a flagship programme developed by the FAO in multiple countries, including Haiti. They aim at gathering
communities for them to play an active role in the resolution of conflicts at community level, or simply to debate on common
preoccupations. They often use radios to broadcast the content of their discussions and raise awareness on agreements achieved or
knowledge share. They are in particular useful to discuss about gender issues or even nutrition.
Coherence, appropriation and partnerships
[28] https://www.ifad.org/en/web/latest/-/appel-a-propositions-gp-saep-burkina-faso-1
41/41
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 1: Cadre logique
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and healthy diets (EFOSE)
Cadre logique
Chaîne logique
Indicateurs
Portée
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
1 Nombre de personnes bénéficiant de services promus ou appuyés par le
projet
Hommes
4853
12132
Femmes
3813
9532
Jeunes
1300
3250
8666
21664
Homme
56
56
Femme
44
44
Jeunes
15
15
Source
Fréquence
Responsabilité
Registre système Annuel
SE, SGRO
Registre système Annuel
SE, SGRO
Registre système Annuel
SE, SGRO
Personnes autres que les jeunes
Personnes non autochtones
Nombre total de personnes bénéficiant de
services
1.b Estimation correspondante du nombre total des membres des ménages
Membres des ménages
38995
97488
1.a Nombre correspondant de ménages touchés
Ménages dirigés par une femme
3813
9532
Ménages autres que ceux ayant une femme
pour chef
4853
12132
Ménages
8666
21664
1/8
Hypothèses
Chaîne logique
Indicateurs
Objectif du projet
Contribuer à la réduction de la pauvreté et de
l'insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le SudEst
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
Nombre de ménages ayant reporté une amélioration de leur sécurité alimentaire
Ménages
4333
13648
Ménages
50
63
Source
Fréquence
Responsabilité
Enquête auprès
des ménages
Évaluation a
mi-parcours,
évaluation
finale du
projet
L'instabilité politique
n'a pas d'impact
négatif majeur sur
les activités et les
résultats attendus
du projet. Les effets
des catastrophes
naturelles sont
atténués dans la
zone d'intervention
du projet.
Registre
Systeme S&E
Année 5, 6, 7,
8
Registre
Systeme S&E
Évaluation a
mi-parcours,
évaluation
finale du
projet
L'instabilité politique
n'a pas d'impact
négatif majeur sur
les activités et les
résultats attendus
du projet. Les effets
des catastrophes
naturelles sont
atténués dans la
zone d'intervention
du projet.
Enquête auprès
des ménages
Évaluation a
mi-parcours,
évaluation
finale du
projet
Indice de richesse pour les menages ruraux
Indice de richesse des ménages (Wealth
ranking)
Objectif de développement
Augmenter et diversifier les revenus des ménages et
la production locale d'aliments nutritifs par des
moyens qui résistent aux chocs climatiques et
économiques.
Nombre de bénéficiaires ayant reporté une augmentation de revenus
Ménages
8166
20414
Hommes
4573
11432
Femmes
3593
8982
Jeunes
1225
3062
Membres des ménages
36745
91863
Ménages ayant amélioré leur indice de résilience / vulnérabilité
Ménages
4333
13648
Ménages
50
63
19498
61417
Membres des menages
SF.2.1 Ménages satisfaits des services soutenus par le projet
Membres des ménages
31196
77990
80
80
6932
17331
Ménages de personnes non autochtones
Ménages autres que ceux ayant une femme
pour chef
Ménages (%)
Ménages (nombre)
2/8
Hypothèses
Chaîne logique
Indicateurs
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
Source
Effet direct
SF.2.2 Ménages déclarant pouvoir influencer la prise de décisions des autorités Enquête auprès
Effet Direct 1 - Renforcement de la gouvernance et de locales et des prestataires de services soutenus par le projet
des ménages
l'acces aux services améliorant résilience (eau, infra,
Membres des ménages
23397
77990
ecosystem services).
Fréquence
Responsabilité
Annuel a partir UGP
de l'année 4
Ménages de personnes non autochtones
Ménages autres que ceux ayant une femme
pour chef
Ménages (%)
Ménages (nombre)
60
80
5199
17331
3.2.3 Ménages déclarant une diminution significative du temps consacré à la
collecte d’eau et de combustible
Ménages
1120
2800
Ménages
19
19
Membres des ménages
5040
12600
Ménages dirigés par une femme
470
1176
IE.2.1 Individus présentant une amélioration de l'autonomisation
Personnes non autochtones
Personnes non autochtones
Personnes autres que les jeunes
Personnes autres que les jeunes
Jeunes
13
25
Jeunes
169
812
Nombre total de personnes
13
25
Nombre total de personnes
1127
5416
Femmes
13
25
Femmes
496
2383
3/8
Hypothèses
Enquête auprès
des ménages
Au début du
projet, à mi
parcours et à
l'achèvement
Enquête auprès
des ménages
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
Les personnes
ressources de la
communauté et
lead farmers sont
un relais efficace
entre ménage et
projet ; Les
conditions de
sécurité permettent
une mobilité au
moins locale
favorisant une plus
grande participation
Chaîne logique
Indicateurs
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
Hommes
13
25
Hommes
631
3033
IB 3.2.4: Amélioration de la biodiversité au niveau des écosystemes
Zone de Biodiversité Intacte (AIB) en ha
0.64
0.64
Capital Naturel Moyen par hectare (ANC) en
3384
3432 3456.74
Indicateur basé sur l'écosystème en 0 ou 1
0
0
3.2.1 Tonnes d’émissions de gaz à effet de serre (tCO2e) évitées et/ou
séquestrées
Produit
Produit 1.1 - Renforcement de la planification et de la
gouvernance locale pour la mise en œuvre de
systèmes alimentaires locaux résilients.
0.65
abc map online
tool
Fréquence
completion
ghg calculation
based on project
6400 activities
0
0
tCO2e/20 années
0
0 -272841
0
0
-42.6
tCO2e/ha/année
0
0
-2.1
Annuel
3
Annuel
Tailles des organisations de producteurs
861
Organisations de producteurs ruraux
soutenues
24
Enquêtes auprès
1435 organisations de
40 producteurs
Hommes
482
804
Femmes
379
631
Jeunes
129
215
Organisations de producteurs ruraux
soutenues dirigés par une femme
10
15
0
2.1.3 Organisations de producteurs ruraux soutenues
4/8
start, MTR and support from ECG
completion
Enquête auprès
des parties
3 prenantes
concernées
Nombre
Responsabilité
1
Hectares of land
Politique 2 Nombre de plateformes opérationnelles multi-acteurs appuyées
Source
Hypothèses
UGP, prestataire de Motivation des
services
acteurs à améliorer
les systemes
alimentaires et
effectuer des
Prestataires de
synergies ;presence
services et
encore sur le terrain
organisations
dautres projets et
rurales
des acteurs privés
des filières
Chaîne logique
Indicateurs
Produit
Produit 1.2 - Développement d’infrastructures de
production résilientes aux changements climatiques.
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
1.1.2 Terres agricoles dotées d’infrastructures hydrauliques construites/remises
en état
Superficie en hectares
81.03
Mesures des
superficies
améliorés ou
323.75 remises en état
Réhabilitation des écosystemes et construction d'Infrastructures résilientes au
climat
Structures physiques pour la protection des
zones critiques
2
5
100
500
1
1
Routes
0
10
Cisternes en eau individuelles
100
320
Cisternes en eau communautaires
10
30
Aménagements des parcelles en pente
(rampes vivantes, pierres seches)
Effet direct
Effet Direct 2 - Amélioration des systemes
alimentaires générant emplois, nutrition, résilience
climatique et revenus.
Source
3.2.2 Ménages déclarant l’adoption de pratiques et technologies durables et
résilientes au changement climatique
Membres des ménages
42478
84956
Ménages
50
70
Ménages
9440
18879
1.2.4 Ménages faisant état d'une augmentation de la production
Membres des ménages
42478
84956
50
70
Ménages dirigés par une femme
4154
8307
Ménages
9440
18879
Ménages
5/8
Fréquence
Hypothèses
Responsabilité
Annuel a partir UGP M&E,
de l'année 3
exploitants
agricoles, et
personnel
technique
Registre
Systeme S&E
Annuel
Prestataire de
services
Enquête IBRE
IBRE au début Prestataire de
du projet, miservices
parcours et fin
de projet
Enquête IBRE
IBRE au début Prestataire de
du projet, miservices
parcours et fin
de projet
La passation de
marché et les
etudes sont faites;
absence de conflit
fonctier dans les
perimètres et les
usagers et leurs
associations sont
prets à contribuer
en travail
Les ménages ont
bénéficié de
formation et de
paquets techniques
résilients au
changement
climatique et ont les
capacités et
motivation de les
mettre en oeuvre
durablement (accès
foncier, semences
et inputs travail,
etc). en lien avec
développement des
filières.
Chaîne logique
Indicateurs
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
Source
Fréquence
Enquête IBRE
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
Enquête IBRE
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
Enquête IBRE
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
Enquête IBRE
auprès des
organisations de
40 producteurs
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
1.2.8 Femmes déclarant une diversité alimentaire minimale (MDDW)
Femmes (%)
45
60
1766
4710
45
60
Ménages (nombre)
4162
11099
Membres des ménages
18730
49947
Ménages dirigés par une femme
1831
4884
Femmes (nombre)
Ménages (%)
Responsabilité
Ménages autres que ceux ayant une femme
pour chef
1.2.9 Ménages dont les connaissances, attitudes et pratiques en matière de
nutrition sont améliorées (KAP)
Ménages de personnes non autochtones
Ménages autres que ceux ayant une femme
pour chef
Ménages (nombre)
875
2450
Ménages (%)
50
70
4375
12250
Membres de ménages
1.2.5 Ménages déclarant utiliser les services financiers ruraux
Membres des ménages
1733
3465
Ménages
80
80
Ménages
385
770
2.2.4 Organisations de producteurs ruraux (PR) soutenues, fournissant des
services nouveaux ou améliorés
Nombre d'organisations de producteurs ruraux
soutenues
24
6/8
Hypothèses
Chaîne logique
Indicateurs
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
Membres des organisations de producteurs
ruraux
687
1145
Hommes membres des organisations de
producteurs ruraux
385
641
Femmes membres des organisations de
producteurs ruraux
302
504
Jeunes membres des organisations de
producteurs ruraux
103
172
2.2.1 Personnes ayant de nouveaux emplois / opportunités d'emploi
Produit
Produit 2.1 - Amélioration du capital de production,
des pratiques agricoles, et de l’état de sécurité
alimentaire et nutritionnelle des familles.
Hommes
283
565
Femmes
222
444
Jeunes
76
151
Nombre total de personnes ayant de
nouveaux emplois/opportunités d'emploi
505
1009
1.1.8 Ménages recevant un soutien ciblé pour améliorer leur nutrition
Nombre de personnes qui participent
9250
18499
Hommes
5325
10649
Femmes
3925
7850
Ménages
9250
18499
Membres des ménages bénéficiaires
41623
83246
Jeunes
1387
2775
1.1.3 Producteurs ruraux ayant accès aux facteurs de production et/ou aux
paquets technologiques
Hommes
6216
10359
Femmes
4884
8140
Jeunes
1665
2775
7/8
Source
Fréquence
Responsabilité
Enquête auprès
des ménages
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
Enquête IBRE
enquête de
référence, mi
parcours et
achèvement
du projet
Prestataire de
services
Enquêtes auprès
des producteurs
Annuel ( à
saisir dans
SGRO)
Prestataires de
services
Hypothèses
Chaîne logique
Indicateurs
Moyens de vérification
Situation
Mide
parcours
référence
Cible
Finale
11100
18499
Producteurs ruraux
Produit
Produit 2.2 - Appui aux entreprises de production,
transformation et commercialisation des intrants et
produits
2.1.2 Personnes formées à des activités productrices de revenus ou à la gestion
des entreprises
Hommes
536
1072
Femmes
421
843
Jeunes
144
287
Personnes formées à des activités
productrices de revenus ou à la gestion des
entreprises
957
1915
Source
Annuel
Prestataires de
services ou UGP
M&E ou formateurs
externes (selon les
Annuel
Prestataires de
services
Annuel
Prestataires de
services
Nombre total d'installations
10
dans le cadre
des activités de
suivi et
26 évaluation
Installations de commercialisation construites
ou remises en état
4
9
Installations de transformation construites ou
remises en état
3
9
Installations de stockage construites ou
remises en état
3
8
Hommes
3844
Femmes
3020
Jeunes
1030
données
recueillies par
formateurs,
6406 personnel du
projet ou
5034
prestataire
1716
Personnes ayant reçu une formation en
alphabétisation financière et/ou utilisation des
services et produits financiers dans les zones
rurales
6864
11440
8/8
Responsabilité
enquête auprès
des bénéficiaires
2.1.6 Installations de commercialisation, transformation et stockage construites
ou remises en état
1.1.7 Personnes ayant reçu une formation en alphabétisation financière et/ou
utilisation des services et produits financiers dans les zones rurales
Fréquence
Hypothèses
Les ménages sont
intéressés,
participent aux
formations et sont
prets à cofinancer
les paquets;
Capacité du
prestataires de
servicec à se
procurer des
intrants de qualité et
à faciliter leur
reproduction locale
pour assurer
disponibiité ;
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 2: Théorie du changement
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Annexe 2 : théorie du changement
A. Théorie du changement
La théorie du changement d'EFOSE s'articule autour de deux voies
complémentaires pour traiter les différents facteurs de vulnérabilité et
d'insécurité alimentaire des ménages : la première voie investit dans un
environnement local favorable et considère que SI les gens sont soutenus par
une gouvernance locale inclusive, des institutions et des formations
transformatrices en matière de genre et SI ils ont accès à l'eau potable, à une
irrigation réhabilitée et à des écosystèmes restaurés, ALORS ils seront
responsabilisés, bénéficieront de services adaptatifs et seront moins exposés et
moins vulnérables au changement climatique. La deuxième voie soutient les
systèmes alimentaires locaux diversifiés en considérant que SI les ménages
sont aidés à investir dans des systèmes agricoles diversifiés, nutritifs et
résistants au climat et dans la consommation d'aliments sains, et SI les
acteurs de la chaîne de valeur, les coopératives et les entrepreneurs sont aidés
à développer des partenariats public-privé, des plans d'affaires viables et
peuvent mobiliser des fonds grâce à une meilleure épargne, à l'accès aux
services financiers et aux envois de fonds, ALORS ils développeront une
chaîne d'approvisionnement adaptée et des services post-récolte, facilitant
l'adoption par les agriculteurs d'innovations techniques tout en améliorant la
disponibilité d'aliments nutritifs, ET fourniront des revenus supplémentaires et
des opportunités d'emploi au niveau local.
Enfin, le chemin de l'impact est réalisé si les deux composantes sont mises
en œuvre en synergie, c'est-à-dire SI les ménages sont à la fois
responsabilisés, bénéficient de services et d'infrastructures d'adaptation ET
S'ils ont une productivité améliorée, un accès à des aliments diversifiés et des
emplois générés dans la chaîne de valeur, ALORS ils auront des revenus accrus
et diversifiés qui les sortiront de la pauvreté tout en augmentant leur résilience
au changement climatique et leur capacité à consommer des aliments
diversifiés de qualité et en quantité suffisante.
Figure 1. Théorie du changement EFOSE
Plus
précisément,
s'appuyant
l'exercice
initial
planification territoriale participative, la composante 1 renforcera
l'environnement favorable aux ménages par les moyens suivants
• Le diagnostic participatif, la planification géospatiale résistante au climat et
l'engagement des parties prenantes permettront d'affiner les interventions
du projet pour s'adapter aux besoins locaux et aux risques émergents.
• En renforçant les plateformes publiques et privées inclusives, les
ménages pourront bénéficier de plus d'opportunités avec les partenaires
de la chaîne de valeur (y compris les banques, la diaspora), et les
investissements dans la zone seront mieux priorisés et coordonnés en
fonction des besoins des ménages. Les plateformes pourront également
bénéficier d'études et de formations supplémentaires pour affiner
l'identification des activités appropriées.
• Des institutions inclusives : Les formations dédiées à la
transformation du genre renforceront le leadership des femmes et
aideront les coopératives mixtes à gagner en efficacité, en travaillant sur
la gestion de l'organisation qui réduit les écarts entre les hommes et les
femmes et en rendant les processus de travail plus inclusifs et
équilibrés. Les initiatives visant à modifier les comportements, telles que
la campagne et les formations mises en place dans le cadre des projets,
permettront à terme de réduire les écarts entre les hommes et les
femmes, l'exclusion sociale et de faciliter la participation des femmes et
des jeunes à la gouvernance et aux activités productives.
• Eau et risques climatiques : grâce à la construction de citernes, les
ménages auront un meilleur accès à l'eau potable, nécessaire à la
prévention des maladies ayant un impact sur la santé. et les femmes en
particulier passeront moins de temps à aller chercher de l'eau. En
réhabilitant et en améliorant la gestion des systèmes d'irrigation et en
restaurant les écosystèmes, le capital naturel sera renforcé, ce qui
améliorera le potentiel productif de leurs terres et réduira les risques liés au
changement climatique.
Le deuxième volet permettra aux ménages d'améliorer leur
sécurité alimentaire, leur régime alimentaire et leurs revenus,
grâce aux interventions suivantes.
Amélioration des voies de production : En réhabilitant les centres de
formation et de recherche agricole, en investissant dans la recherche
participative et la vulgarisation dans le cadre d'un partenariat public-privé
approprié développé dans la composante 1, le MARNDR sera en mesure de
fournir des services de vulgarisation améliorés aux agriculteurs pour qu'ils
s'adaptent au climat et aux besoins du marché. En reproduisant ces recherches
participatives dans le cadre de FFS et en responsabilisant les agriculteurs grâce
à une formation adéquate et à un ensemble d'intrants, les ménages adopteront
des systèmes agricoles diversifiés, rémunérateurs et résilients autour des
aliments de base, des cultures d'exportation (agroforesterie, café-cacao), des
cultures irriguées et de l'horticulture. En plus de la formation agronomique, le
programme cherchera à améliorer la capacité de décision des ménages dans
un contexte incertain avec des modules sur le changement climatique, le
marché, l'analyse coût-bénéfice, la gestion financière et inclura des modules
sur le genre pour réfléchir à la charge de travail et à la gestion des revenus au
sein des ménages.
Amélioration de la nutrition : les ménages les plus vulnérables (en
particulier les ménages dirigés par des femmes) bénéficieront d'un soutien
technique pour diversifier leur production en cultivant des jardins potagers
et en diversifiant les aliments locaux. Cela permettra notamment
d'améliorer l'accès à des aliments riches en vitamines et en protéines
(légumineuses, fruits, légumes) afin de diversifier les régimes alimentaires.
Des activités d'éducation nutritionnelle seront menées avec ces ménages,
afin de maximiser l'utilisation de la production accrue encouragée par le
projet, et de traiter les problèmes de malnutrition, en proposant des
modules sur la préparation des aliments, l'hygiène et des démonstrations
de cuisine. Des activités et des communications sur les changements de
comportement en matière d'égalité des sexes et de nutrition seront
également menées dans le cadre des activités supplémentaires proposées
dans les écoles, en partenariat avec le PAM, avec des résultats positifs
attendus sur l'inclusion sociale et des améliorations au niveau de l a nutrition
et de l'état de santé des bénéficiaires.
Intégration économique le long des chaînes de valeur : les services
de conseil aux entreprises et les liens entre les secteurs public et privé aideront
les coopératives, les entrepreneurs et les entreprises à élaborer des plans
d'affaires et des partenariats appropriés le long des chaînes de valeur. En
améliorant les connaissances financières et en travaillant avec les institutions
financières locales et la diaspora, les coopératives, les entrepreneurs et les
entreprises auront la capacité financière d'investir dans des plans d'affaires qui
généreront des avantages nutritionnels et économiques, des emplois et
renforceront la disponibilité des intrants, des services et des opportunités de
marché.
Différentes
voies
adaptées
sont
identifiées
pour
différents
bénéficiaires, les personnes les plus vulnérables étant soutenues par le
programme de graduation, les activités de production et le soutien aux petites
entreprises, les personnes vulnérables et en particulier les groupes de jeunes
seront soutenus pour investir dans la production de bio-intrants, de semences,
de semis et d'autres services de la chaîne d'approvisionnement identifiés tandis
que les coopératives et les entreprises (les personnes moins ou non
vulnérables) seront soutenues pour améliorer leurs capacités d'agrégation et
commerciales pour accéder au marché (y compris la certification des
exportations, l'approvisionnement en alimentation scolaire) et investir dans la
réhabilitation du centre post-récolte pour le programme d'alimentation scolaire
et les chaînes de valeur du café et du cacao. Les organisations de femmes
s e r o n t également soutenues pour améliorer leurs revenus (par le biais d'un
soutien aux capacités de traitement et de stockage), leur autonomisation
socio-économique (programme de remise de diplômes) et leur participation
aux processus de prise de décision.
Ensemble, ces deux voies offrent la possibilité de créer des liens sociaux, humains,
naturels et économiques.
renforcement
résilience
économique,
sociale
environnementale est recommandé au centre des interventions par (i)
le renforcement de la gouvernance et des services locaux, de la capacité
d'anticipation climatique et du capital social/organisations de producteurs, y
compris les femmes et les jeunes ; (ii) le renforcement du capital de
production, de la résilience des écosystèmes et de l'adoption de pratiques
résistantes au climat ; et (iii) le renforcement des activités économiques des
ménages.
Dans un contexte difficile et fragile, cette théorie du changement est
réalisable EN RAISON de plusieurs dynamiques et progrès identifiés au
cours de la mission, au sein du portefeuille et à partir de l'expérience d'autres
partenaires (voir la section sur les leçons apprises ainsi que l'annexe 14 sur le
partenariat) : i) des organisations locales existantes dynamiques peuvent
mettre en œuvre le projet localement comme cela a été identifié au cours des
visites sur le terrain et l'amélioration de la gouvernance locale, des
organisations et de la capacité de gestion publique peut aider à gérer les
risques, à répondre aux besoins locaux et à créer des synergies; ii) there is a
potential to improve productivity based on the region's significant and diversified
agricultural and agroforestry practices; iii) public and private market players are
keen to source from local smallholders and replicate other successful experiences
in Haiti (i.e. le programme local d'alimentation scolaire mené par le PAM et
plusieurs acteurs privés qui investissent actuellement dans des initiatives de cacao
certifié dans les régions - voir annexe 14) ; En o u t r e , le projet fait les
hypothèses suivantes : i) les envois de fonds et la diaspora sont liés à la région ;
ii) les conflits et la violence restent relativement contenus dans les zones rurales
et les acteurs de la chaîne de valeur peuvent toujours opérer ; iii) alors que le
projet a été conçu pour renforcer la résilience aux chocs climatiques et naturels,
plusieurs investissements peuvent prendre du temps pour produire leurs effets (i.
e. la restauration des paysages est essentielle pour se protéger contre les chocs
climatiques et naturels) ; iv. Nous reconnaissons que certaines catastrophes
majeures (tremblements de terre très destructeurs, guerre civile totale, etc.)
peuvent entraîner la reconfiguration du projet en projet d'urgence et de
reconstruction et, par conséquent, activer la réaffectation des fonds vers la
composante 4.
L'approche par étapes proposée pour le projet répond à ce niveau d'hypothèses et
d'incertitude. Elle propose une phase initiale qui affinera les niveaux et le phasage
des différents investissements en fonction de la réalisation de ces hypothèses, de
manière à garantir la faisabilité des voies de développement (par exemple, si les
chaînes de valeur cacao-café ne sont pas en mesure de fonctionner, les
investissements dans les infrastructures post-récolte seront déplacés vers la phase
2 et les investissements dans les infrastructures post-récolte seront déplacés vers
la phase 3) sous réserve d'une amélioration de la situation. Si le niveau de
pauvreté des ménages augmente considérablement, le projet devra peut-être
investir davantage dans le programme de remise à niveau au cours de la phase 1
et offrir aux ménages la possibilité d'investir dans des moyens de subsistance
supplémentaires au cours de la phase 2 seulement.
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 3: Coût et financement du projet: Tableaux de coûts détaillés
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
ANNEXE 3
COUT ET FINANCEMENT DU PROJET
I. Hypothèses et paramètres appliqués à l'estimation des coûts
Durée et démarrage du projet. La durée du projet est de 7 ans. Une fois approuvé, le projet devrait
commencer l’implémentation pendent le deuxième semestre 2024 et se terminer en 2031.
Les Imprévus physiques. Des imprévus physiques de 5% ont été appliqués aux travaux de génie civil,
correspondent principalement à la réalisation des infrastructures afin de faire face à d’éventuelles erreurs
d’estimation des quantités et/ou méthodes utilisées dans la mise en œuvre du Projet. Lors de la portée des
investissements techniques et financiers dans la production agricole des ménages, des imprévus
physiques de 5% ont été également appliques à l’implémentation des paquets techniques (volet 2.1.2 et
jardins lakou liées au volet 2.1.3).
Les imprévus financiers - Inflation en devises. Les chiffres retenus pour l’inflation global prennent en
compte l’inflation passée et projections au cours de l’implémentation du Projet. Les données de la Banque
de la République d’Haïti et des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) ont été retenues. Le taux
inflationniste moyenne appliqué à l’estimation des coûts pendante la période d’implémentation (7 ans) est
de de 5.7%.
Les imprévus financiers - Inflation en monnaie locale (HTG). Les chiffres retenus pour l’inflation
nationale (en HTG) prennent en compte l’inflation passée et projections au cours de l’implémentation du
Projet. Les données de la Banque de la République d’Haïti et des prévisions du Fonds monétaire
international (FMI) ont été retenues. Le taux inflationniste moyenne appliqué à l’estimation des coûts
pendante la période d’implémentation (7 ans) est de 10.9%.
Taux de change. Le taux de change adopté dans l’estimation des coûts du programme est de 132.66 HTG
pour 1 US$. Ce taux est basé sur le taux de change officiel de HTG par rapport au US$ lors de la préparation
du rapport de conception du Projet (correspondent à avril 2024). Il est probable que ce taux varie au cours
de la période d’exécution du programme. Toutefois, il reste très difficile de faire des prévisions précises sur
cette évolution. Malgré l’écart entre les taux d’inflation aux niveaux local et international, l’option de parité
de pouvoir d’achat (PPA) du COSTAB n’a pas été utilisée. Il a été convenu de saisir les coûts unitaires en
Coûts unitaires. Les estimations de coûts sont basées sur les investigations de terrain de la mission de
conception et sur l’expérience des projets du FIDA en Haïti (notamment en relation avec l’implémentation
du PITAG) et des partenaires identifiés pour l’implémentation. Les coûts ont été imputés dans le COSTAB
en $US. Les impôts et droits de douanes (importations) sont intégrées dans les coûts unitaires
correspondantes. D'autres considérations importantes sur l'estimation des coûts unitaires sont précisées
ci-dessous.
- Frais de personnel. Les salaires du personnel contractuel recruté pour l’unité de coordination et de gestion
au niveau national et inter-régional sont alignés sur les salaires pratiqués dans les autres projets en cours
sous financement FIDA. Ce choix permettra au gouvernement de sélectionner des experts de haut niveau
pour mettre en œuvre le programme. Les frais de personnel comprennent le salaire de base, les charges
sociales (part employeur), le coût annuel d’une assurance pour frais médicaux et l’indemnité de fin de
contrat à la clôture du programme, estimée à environ six mois de salaire. Certains autres intervenants,
notamment les prestataires et les consultants en charge des appuis et accompagnement de l’exécution
des activités du programme seront contractualisés par le programme au titre de prestataires de service.
- Matériel, équipements et véhicules. Leurs coûts se basent sur les informations du FIDA. Le détail de ces
coûts est repris dans les tableaux détaillés.
- Assistance technique locale. Le coût des experts et consultants nationaux (diplôme universitaire de
niveau
ingénieur ou supérieur) est estimé entre US$3,500 et US$4,500 par mois tout compris. L’assistance
technique assurera essentiellement l’animation, les formations et l’appui conseil aux bénéficiaires en vue
de l’amélioration du taux d’adoption des technologies et techniques qui seront promues dans le cadre du
Projet EFOSE.
- Assistance technique internationale. Les missions d’appui internationales sont limitées. Elles portent
essentiellement sur la réalisation de certaines études et l’accompagnement du personnel du Projet et des
organisations professionnelles sur des thématiques pour lesquelles Haïti ne disposent pas d’expertise
avérée.
Pourcentage de droit de douanes et de devises. Le FIDA ne finance pas les droits et taxes : ceux-ci
sont pris en charge par le gouvernement. Le niveau de Droits et Taxes à l’Importation (DTI) dans les coûts
unitaires est considérée comme cofinancement de la part du gouvernement. La proportion du coût unitaire
en devises est estimée afin de spécifier le montant nécessaire pour les achats en devise. Les niveaux des
DTI prise en considération pour l’estimation de coût du Projet se fondent sur les informations fournies par
le Ministère de l’Économie et des finances (Lois de finances) et aussi par différents fournisseurs des biens
et services susceptibles d’être acquis par le Projet. Le niveau de l'DTI et des devises étrangères appliqué
aux principaux types de dépenses est indiqué dans le tableau ci-dessous:
Tableau 1: Pourcentages de droits de douanes et de devises par compte de dépense
Types de dépenses (Code COSTAB catégorie de dépense)
% Devises
Génie Civil / Infrastructure (WORKS)
10
15
Équipements et matériels (EQUIP)
10
70
Intrants Agricoles (GSI)
0
100
Études (GSI)
0
10
Formation et ateliers (TW)
0
0
Assistance Technique International (CONSULT)
0
95
Assistance Technique National (CONSULT)
0
0
Contrat de prestation de services (GSI)
0
10
Fond subventions (FUND)
0
0
Fonctionnement (OPERAT)
0
10
Salaires et indemnités (SALARIES)
0
0
Financiers et catégories de décaissement. Les différentes sources de financement identifiées sont les
suivantes : le FIDA / Don (a), les bénéficiaires (b) et le gouvernement (c). Les modalités de financement
ont été définies par catégorie de dépenses et par activité, en précisant les pourcentages de financement
des coûts par source de financement. Le détail de répartition de ces coûts par financier est indiqué dans
les tableaux ci-dessous.
II. Coûts et financement du Projet
A. Coûts du Projet
Coût total. Le coût total du Projet y compris les imprévus s’établit à US$ 31,87 millions (4 517,49 milliards
HTG) sur une période de sept (7) ans. Le coût de base s’élève à US$ 29,14 millions (3 865,70 milliards
HTG). Les imprévus ont été estimés à US$ 2,73 millions (651,79 milliards d’HTG) soit 9% du coût de base,
dont US$ 2,07 millions (563,75 milliards d’HTG) d’imprévus financiers et US$ 0,66 millions (88,04 milliards
d’HTG) d’imprévus physiques. Le coût des investissements et coûts récurrents du projet s’élèvent
respectivement à US$ 24,43 millions (3 240,76 milliards d’HTG) soit 84% du coût de base et US$ 4,71
millions (624,94 milliards d’HTG) soit 16% du coût de base. Les Droits et Taxes à l’Importation (DTI)
correspondent à 0,2% du coût du Projet, soit un montant total de US$ 0,57 millions (91,02 milliards d’HTG).
Coûts par composante. Le coût de la composante 1 « Rendre les systèmes alimentaires locaux plus
résilients, nutritifs et performants », est estimé à US$ 6,05 millions (802,51 milliards d’HTG correspondant
à 21% du coût de base. La composante 2 « Insertion économique via des investissements dans les
systèmes alimentaires locaux diversifiés et résilients » présente le coût le plus importante qui s’élève à
US$ 18,31 millions (2 429,43 milliards d’HTG), soit 63% du coût de base. La Coordination du Projet, suivi
- évaluation et gestion des savoirs est établi à environ US$ 4,78 millions (633,76 milliards d’HTG), soit 16%
du coût base. Une estimation forfaitaire pour la composante de réponse aux situations d'urgence et aux
catastrophes a été établie sur la base d'une proportion des ressources contingentes du projet. Cette somme
forfaitaire correspond à 60 % des contingences physiques, soit environ 398 200 USD. La répartition des
coûts par composante est présentée dans le tableau ci-après:
Tableau 2: Coût du Projet par composante
République d'Haïti
Amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture durable, le développement de
l’économie locale et des régimes alimentaires sains (EFOSE)
Com ponents Project Cost Sum m ary
(HTG Million)
Local
Foreign
A. Com ponent 1: Make local food system s m ore resilient, nutritious and efficient
1. Strengthening planning and governance of local food systems
259.32
2. Development of climate-resilient production infrastructure
457.03
Subtotal
716.35
B. Com ponent 2: Econom ic inclusion and food security through investm ent in
diversified and resilient local food system s
1. Improvement of production capital, agricultural practices and families' food and nutritional status 382.89
2. Support for businesses producing, processing & marketing inputs and products
748.64
Subtotal
1,131.53
C. Project coordination, m onitoring, evaluation and know ledge m anagem ent
1. Project coordination and management
495.80
2. Monitoring & evaluation and know ledge management
71.25
Subtotal
567.05
D. Support for emergency and disaster response
12.27
Total BASELINE COSTS
2,414.92
Physical Contingencies
20.44
Price Contingencies
500.68
Total PROJECT COSTS
2,936.05
(US$ '000)
% Total
Foreign Base
Exchange Costs
Total
Local
Foreign
Total
% Total
Foreign Base
Exchange Costs
8.92
77.24
86.16
268.24
534.27
802.51
3
14
11
7
14
21
1,954.78
3,445.11
5,399.89
67.23
582.24
649.47
2,022.00
4,027.36
6,049.36
3
14
11
7
14
21
1,284.79
13.12
1,297.90
1,667.68
761.75
2,429.43
77
2
53
43
20
63
2,886.27
5,643.26
8,529.53
9,684.81
98.88
9,783.69
12,571.07
5,742.15
18,313.22
77
2
53
43
20
63
39.13
27.58
66.71
40.56
1,450.77
67.60
63.06
1,581.44
534.93
98.83
633.76
52.83
3,865.70
88.04
563.75
4,517.49
7
28
11
46.2
38
77
11
35
14
3
16
1.20
100
2
15
117
3,737.35
537.10
4,274.45
92.45
18,203.87
154.09
1,840.85
20,198.80
294.98
207.90
502.88
305.75
10,936.04
509.58
229.16
11,674.78
4,032.33
745.00
4,777.33
398.20
29,139.90
663.67
2,070.01
31,873.58
7
28
11
46.2
38
77
11
37
14
3
16
1.20
100
2
7
109
Coûts du Projet par catégorie de dépenses. Six (6) catégories de dépenses ont été définies et total.
Pour le couts d’investissements, il s’agit de: A. Génie civil / infrastructures ; B. Biens, services et intrants ;
C. Consultantes ; D. Formation et ateliers; E. Fonds subventions (lié principalement aux Plan d’affaires); et
F. Matériels et équipement. Pour les coûts de fonctionnement, autres deux (2) catégories de dépenses
sont pris en compte : A. Salaires et indemnités; et B. Frais d’opération (Fonctionnement Véhicule, autres
frais de déplacement et Fonctionnement bureau). Les estimations de coûts par compte de dépense figurent
dans le tableau ci-dessous :
Tableau 3: Résumé des coûts du projet par catégorie de dépenses
République d'Haïti
EFOSE
Expenditure Accounts Project Cost Summary
(HTG Million)
Local
I. Investment Costs
A. Works
B. Goods, services & inputs
C. Consultancies
D. Trainings and workshops
E. Grants and subsidies - Fund
F. Materials, equipments and vehicles
Total Investment Costs
II. Recurrent Costs
A. Salaries and allowances
B. Operation
Total Recurrent Costs
Total BASELINE COSTS
Physical Contingencies
Price Contingencies
Total PROJECT COSTS
Foreign
Total
(US$ '000)
% Total
Foreign
Base
Exchange Costs
Local
Foreign
Total
% Total
Foreign
Base
Exchange Costs
408.83
236.41
487.93
348.61
270.69
45.45
1,797.92
72.15
1,297.51
13.84
59.35
1,442.84
480.98
1,533.91
501.77
348.61
270.69
104.80
3,240.76
15
85
3
57
45
12
40
13
9
7
3
84
3,081.81
1,782.05
3,678.08
2,627.83
2,040.44
342.60
13,552.81
543.85
9,780.69
104.32
447.39
10,876.25
3,625.66
11,562.73
3,782.41
2,627.83
2,040.44
789.99
24,429.07
15
85
3
57
45
12
40
13
9
7
3
84
523.34
93.67
617.01
2,414.92
20.44
500.68
2,936.05
7.93
7.93
1,450.77
67.60
63.06
1,581.44
523.34
101.60
624.94
3,865.70
88.04
563.75
4,517.49
8
1
38
77
11
35
14
3
16
100
2
15
117
3,944.98
706.08
4,651.05
18,203.87
154.09
1,840.85
20,198.80
59.79
59.79
10,936.04
509.58
229.16
11,674.78
3,944.98
765.86
4,710.84
29,139.90
663.67
2,070.01
31,873.58
8
1
38
77
11
37
14
3
16
100
2
7
109
B. Financement du Projet
Le financement du Projet EFOSE sera assuré par le FIDA, les bénéficiaires et le gouvernement de la
République d’Haïti. La principale source de financement du Projet proviendra des allocations FIDA12
(2022-2024) pour un montant de US$23,67 millions. Le Gouvernement contribuera US$1 million
comprenant les Droits et Taxes à l’Importation (DTI), des Ressources Propres Interne (RPI) ainsi que des
contributions en numéraire ou nature (comme les frais de location de bureaux). La contribution des
bénéficiaires est estimée à US$2,63 millions1.
Le FIDA financera une proportion des coûts d’implémentation dans tous les sous-composantes du Projet.
Le co-financement des bénéficiaires se concentre sur la Composante 2. Le type de contribution de
bénéficiaires pour l’implémentation des paquets techniques, dans la sous-composante 2.1 << Amélioration
du capital de production, des pratiques agricoles, et de l’état de sécurité alimentaire et nutritionnelle des
familles >>, sera en nature. La contribution des bénéficiaires pour l’implémentation des Plans d’affaires,
dans la sous-composante 2.2 << Appui aux entreprises de production, transformation & commercialisation
des intrants et produits >> sera en espèce, en nature ou bien le deux, selon leur niveau de vulnérabilité et
capacité d’accès au crédit / ressources en espèce avec l’appui du Projet. Les bénéficiaires contribuent un
10% du financement du Plan d’affaires pour la création / accélération des micro-entreprises dans le cas de
bénéficiaires plus vulnérables. Au niveau de Plans d’affaires centrés sur des coopératives, la proportion de
contribution est estimée à 30%. Le gouvernement de la République d’Haïti concentre sa contribution dans
l’implémentation de la Composante 1 et dans la coordination et gestion du Projet.
L'estimation du coût total du projet comprend un déficit de financement - au niveau de US$4,61 millions.
Ce déficit financier est lié à une partie de l'infrastructure hydro-agricole (sous-composante 1.2), aux zones
de restauration/protection correspondantes (sous-composante 1.2), à la mise en œuvre de paquets
technologiques dans les zones irriguées dans le cadre du déficit de financement (sous-composante 2.1) et
au développement d'un système de traçabilité pour les chaînes de valeur à l'exportation sélectionnées
(sous-composante 2.2). Malgré ce déficit de financement, le projet a été conçu pour atteindre les objectifs,
la portée et l'impact envisagés dans la théorie du changement, bénéficiant directement à plus de 18 000
ménages si le déficit de financement n'est pas couvert. Conformément à l'approche en plusieurs phases,
une deuxième phase permettrait de s'appuyer sur les résultats de la RMP et sur les opportunités de
financement du nouveau cycle du FIDA pour étendre les activités identifiées dans le cadre du déficit de
financement. Le détail de participation de chaque source de financement dans les composantes et souscomposantes du EFOSE, informations clés sur les éléments de coût inclus dans le déficit de financement,
ainsi que le coût estimé par année d’implémentation, figurent dans les tableaux suivantes :
Tableau 4: Plan de financement du programme par composante (US$ million)
République d'Haïti
EFOSE
Com ponents by Financiers
IFAD Grant
Am ount
A. Com ponent 1: Make local food system s m ore resilient, nutritious and efficient
1. Strengthening planning and governance of local food systems
2. Development of climate-resilient production infrastructure
Subtotal
1,842.16
2,005.61
3,847.77
B. Com ponent 2: Econom ic inclusion and food security through investm ent in
diversified and resilient local food system s
1. Improvement of production capital, agricultural practices and families' food and nutritional status9,709.60
2. Support for businesses producing, processing & marketing inputs and products
5,262.53
Subtotal
14,972.13
C. Project coordination, m onitoring, evaluation and know ledge m anagem ent
1. Project coordination and management
3,930.00
2. Monitoring & evaluation and know ledge management
921.94
Subtotal
4,851.93
D. Support for emergency and disaster response
156.58
Total PROJECT COSTS
23,671.83
1
(US$ '000)
Am ount
The Governm ent
Beneficiaries
Am ount
Am ount
Total
Am ount
For. Exch.
Local (Excl. Duties &
Taxes)
Taxes
89.8
38.0
52.5
210.13
475.36
685.49
10.2
9.0
9.3
2,800.68
2,800.68
53.0
38.2
2,052.29
5,281.65
7,333.94
6.4
16.6
23.0
70.26
765.85
836.10
1,964.41
4,040.44
6,004.85
17.63
475.36
492.99
72.0
88.0
76.9
28.13
30.00
58.13
0.2
0.5
0.3
2,339.73
288.50
2,628.23
17.3
4.8
13.5
1,413.32
400.00
1,813.32
10.5
6.7
9.3
13,490.77
5,981.03
19,471.80
42.3
18.8
61.1
10,175.59
98.88
10,274.47
3,287.06
5,882.15
9,169.20
28.13
28.13
94.8
100.0
95.7
39.3
74.3
215.91
0.00
215.91
959.53
5.2
4.3
3.0
2,628.23
8.2
241.62
4,614.00
60.7
14.5
4,145.90
921.94
5,067.84
398.20
31,873.58
13.0
2.9
15.9
1.2
100.0
306.34
257.87
564.20
11,674.78
3,791.66
664.07
4,455.73
19,629.78
47.91
47.91
569.03
La contribution des bénéficiaires se basse principalement sur des estimations de contrepartie en nature pour
l’implémentation des paquets techniques. Néanmoins, les activités proposées par le Projet dans la SC2.2 visent à
mobiliser des ressources en espèce de la part des partenaires pour l’implémentation des Plans d’Affaires.
Tableau 5. Éléments de coût inclus dans le déficit de financement
Cost estimates including financial and physical contingencies
Units
Quantities Quantities
Quantities
Quantites
Total
FIDA
Total
Total
Component 1: Make local food systems more resilient, nutritious and efficient
4,892.19
2,800.68
1.2. Development of climate-resilient production infrastructure
4,892.19
2,800.68
B. Improving climate resilient access to water for productive purpose
B1. Resilient hydro-agricultural infrastructure
3,222.53
1,854.72
Réhabilitation d'infrastructures hydro-agricoles - études & supervision
Hectare
874.7
324.7
550.0
63%
493.43
310.27
Réhabilitation d'infrastructures hydro-agricoles - travaux /b
Hectare
874.7
324.7
550.0
63%
2,729.10
1,544.45
B2. Watershed restoration, conservation agriculture and soil management
1,669.65
945.96
Structures physiques pour la protection zones critiques
Zone
5
2
3
57%
195.47
110.62
Aménagements des parcelles en pente (rampes vivantes)
Kilometre
500
217
283
57%
521.25
294.99
Réhabilitation d'infrastructures routières vertes - études
Kilometre
10
4
6
63%
16.92
10.64
Réhabilitation d'infrastructures routières vertes - travaux
Kilometres
10
4
6
63%
936.01
529.71
Component 2: Economic inclusion and food security through investment in diversified and resilient local food systems
2,711.74
1,813.32
2.1. Improvement of production capital, agricultural practices and families' food and nutritional status
2,311.74
1,413.32
A. Investing in resilient, diversified and nutritious production
A3. Co-financing investment in household agricultural production
2,311.74
1,413.32
Banane /m
Hectare
350
140
210
60%
1,573.50
944.10
Piment /n
Hectare
262
105
157
60%
464.51
278.71
Tomate /o
Hectare
262
80
182
70%
273.73
190.52
2.2. Support for businesses producing, processing & marketing inputs and products
400.00
400.00
I. Investment Costs
A. Business advisory services for income-generating activities, micro-entrepreneurship, cooperatives and private players within value chains
Système d'info - Tracabilité et certification de qualité - café et cacao /i
Forfait
2
2
100%
400.00
400.00
TOTAL
7,603.93
4,614.00
Tableau 6. Coût du Project par année d'implémentation
République d'Haïti
EFOSE
Project Components by Year -- Totals Including Contingencies
A. Component 1: Make local food systems more resilient, nutritious and efficient
1. Strengthening planning and governance of local food systems
2. Development of climate-resilient production infrastructure
Subtotal
B. Component 2: Economic inclusion and food security through investment in diversified and resilient local food systems
1. Improvement of production capital, agricultural practices and families' food and nutritional status
2. Support for businesses producing, processing & marketing inputs and products
Subtotal
C. Project coordination, monitoring, evaluation and knowledge management
1. Project coordination and management
2. Monitoring & evaluation and knowledge management
Subtotal
D. Support for emergency and disaster response
Total PROJECT COSTS
Totals Including Contingencies (US$ '000)
363.70
363.70
18%
0%
5%
450.76
304.58
755.34
22%
6%
10%
237.26
1,214.05
1,451.30
12%
23%
20%
299.41
1,280.13
1,579.54
15%
24%
22%
290.26
1,338.86
1,629.12
14%
25%
22%
280.01
1,144.03
1,424.04
14%
22%
19%
130.89
130.89
6%
0%
2%
2,052.29
5,281.65
7,333.94
90.22
21.00
111.22
1%
0%
1%
2,651.11
1,371.40
4,022.51
20%
23%
21%
5,468.06
1,450.25
6,918.31
41%
24%
36%
5,159.31
1,688.67
6,847.98
38%
28%
35%
90.58
1,113.50
1,204.08
1%
19%
6%
21.00
315.21
336.21
0%
5%
2%
10.50
21.00
31.50
0%
0%
0%
13,490.77
5,981.03
19,471.80
699.02
165.20
864.22
1,339.14
17%
18%
17%
0%
4%
589.56
80.02
669.58
61.15
5,447.43
14%
9%
13%
15%
17%
628.88
84.78
713.65
95.43
9,083.26
15%
9%
14%
24%
28%
612.79
184.99
797.78
192.83
9,225.31
15%
20%
16%
48%
29%
617.77
93.95
711.72
24.93
3,544.92
15%
10%
14%
6%
11%
622.90
98.65
721.54
23.86
2,481.79
15%
11%
14%
6%
8%
374.99
214.35
589.34
751.74
9%
23%
12%
0%
2%
4,145.90
921.94
5,067.84
398.20
31,873.58
Total
Coût par catégories de décaissement du FIDA. Les catégories de décaissement sont: (i) Génie
civil/infrastructures; (ii) Matériels et équipements; (iii) Biens, services et intrants & consultations, formation
et ateliers; (iv) Fonds subventions; et (v) Fonctionnement (salaires, indemnités et frais d’opération). Les
couts par catégorie de décaissement du FIDA se présentent ci-dessous :
Tableau 6: Financements FIDA par catégorie de décaissement (US$ million)
République d'Haïti
EFOSE
Disbursement Accounts by Financiers
IFAD Grant
Amount
1. Works
2. Goods, services & inputs, consultancies, trainings and workshops
3. Materials, equipment and vehicles
4. Operation, salaries and allowances
5. Grants and subsidies - Fund
Total PROJECT COSTS
1,842.76
14,787.72
824.33
4,465.07
1,751.94
23,671.83
38.4
76.7
93.3
92.0
85.9
74.3
The Government
Amount
480.28
30.00
59.61
389.64
-0.00
959.53
10.0
0.2
6.7
8.0
3.0
Beneficiaries
Amount
2,339.73
288.50
2,628.23
12.1
14.1
8.2
(US$ '000)
Amount
2,479.77
2,134.23
4,614.00
51.6
11.1
14.5
Total
Amount
4,802.81
19,291.68
883.94
4,854.71
2,040.44
31,873.58
15.1
60.5
2.8
15.2
6.4
100.0
For. Exch.
Local (Excl.
Taxes)
Duties &
Taxes
720.42
10,389.08
491.11
74.17
11,674.78
3,602.11
8,902.61
333.22
4,751.40
2,040.44
19,629.78
480.28
59.61
29.14
569.03
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 4: Analyse économique et financière
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
République d’Haïti
Amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture durable, le développement de
l’économie locale et des régimes alimentaires sains (EFOSE)
(Rapport de conception du projet)
ANNEXE 4 : ANALYSE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE (EFA)
1.
Introduction. Cet annexe présente la méthodologie, les paramètres, les hypothèses et
les principaux résultats appliqués pour l’analyse économique et financière (Economic and
Financial Analysis, EFA) du Projet ‘Amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture
durable, le développement de l’économie locale et des régimes alimentaires sains (EFOSE)’.
L’analyse corresponde à l’étape de conception du Projet. L’objectif est de comparer les coûts et
les avantages du Projet afin d’estimer sa viabilité, d’une part du point de vue des bénéficiaires
(analyse financière) et d’autre part du point de vue de l’économie (analyse économique).
L'analyse économique et financière du Projet suit les lignes directrices du Fonds International de
Développement Agricole (FIDA) pour l'analyse économique et financière des opérations
d'investissement1 et est conforme à la vision, aux stratégies et aux outils du FIDA pour
l'intégration de l'action face au changement climatique.
2.
La Théorie de Changement (ToC) du projet guide l'approche de l'EFA. La théorie du
changement (ToC) du Projet EFOSE souligne les problèmes de gouvernance et coordination des
acteurs au niveau local, la dégradation de l’environnement et la manque d’accès aux services
clés, notamment pour les femmes, comme les principaux défis pour le développement
économique dans les zones d’intervention. Cst défis sont exacerbés par le changement
climatique. Partant de cette situation le projet devra entre autres (Composante i) rendre les
systèmes alimentaires locaux plus résilients, nutritifs et performants et (Composante ii) appuyer
l’insertion économique via des investissements dans les systèmes alimentaires locaux diversifiés
et résilients.
3.
L'EFA se concentre sur l'évaluation quantitative des modèles d'investissement,
lesquels représentent les principales activités du projet et les résultats attendus. L'EFA
suit une évaluation incrémentale des modèles d'investissement, en comparant la situation avec
projet (with-Project, WP) et la situation sans projet (with-out Project, WOP) afin de déterminer les
avantages supplémentaires, tout en tenant compte des coûts additionnels. L'analyse inclut les
impacts actuels et projetés du changement climatique, sur la base des informations disponibles
auprès du gouvernement du Haïti et d'autres sources pertinentes, tel que le CARD tool du FIDA2.
Tous les paramètres et les hypothèses appliqués aux modèles d'investissement correspondent
1
IFAD, 2015. IFAD Guidelines on Economic and Financial Analysis. Volume 1, 2 and 3.
https://www.ifad.org/en/-/document/ifad-guidelines-on-economic-and-financial-analysis-basic-concepts
2
https://www.ifad.org/en/web/knowledge/-/publication/climate-adaptation-in-rural-development-card-assessment-tool
1
aux information fournis par la mission du FIDA pour la conception du Projet, ainsi que par le
gouvernement d’Haïti.
4.
Modèles d'investissement appliqués à l'EFA. L'analyse porte sur des ensembles de
modèles d'investissement qui correspondent à la TdC du Projet, particulièrement aux
investissements prévus dans la Composante 2 (lesquels sont supportés et renforcés avec les
activités implémentées dans la Composante 1). La Composante 2 intègre deux souscomposantes (SC): SC2.1) amélioration du capital de production, des pratiques agricoles, et de
l’état de sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles ; et SC2.2) appui aux entreprises de
production, transformation et commercialisation des intrants et produits. L’EFA comprend des
modèles d’investissement pour le deux sous-composantes. Pour la SC2.1, les modèles
correspondent principalement aux paquets techniques livrés à chaque ménage bénéficiaire. Une
proportion de coûts d’implémentation est couverte par les bénéficiaires (en espèce – notamment
travaux). Pour la SC2.2, le modèles correspondent aux Plans d’affaires peuvent se catégoriser
en deux grandes groupes selon le type de bénéficiaires et l’échèle d’investissement : i) microentreprises et ii) coopératives. Les micro-entreprises représentent des initiatives de la part de
ménages plus vulnérables. Les modèles couvrent des initiatives individuelles et en groupe. Dans
tout le cas, l’estimation de coût d’investissement pour démarrer la micro-entreprise et de US$ 500
dollars par ménage et le Projet vise à couvrir une proportion significative du coût (environ 90%).
Pour les Plan d’affaires menés par des coopératives de producteurs, en alliance avec des acteurs
clés de la chaine de valeur, l’estimation de coût d’investissement par ménage bénéficiaire est de
US$ 1 000 dollars avec une contribution de minimum 30% de la part des bénéficiaires – soit en
espèce ou bien en nature (potentiellement avec crédit et mobilisation des ressources de la
diaspora facilités par le Projet EFOSE). Les Tableaux A4.1 montre les modèles et paramètres
appliqués à l’EFA.
Tableau A4.1. Modèles d’investissement et paramètres appliqués à l’EFA.
Souscompos
ante
Modèle
Manioc
Céréales
Igname
Banane
Piment
Tomate
Agroforesterie à base de café
Agroforesterie à base de cacao
Filière bois
Apiculture
Ovin
Caprin
Kit outillage
Jardins lakous
Multiplication des semances de
maïs
Artisan forgeron des outils
agricoles
Transformation de manioc en
cassave
Transformation fruits
Transformation du cacao
Transformation du café
Stockage - maïs
Produits
Manioc Pois Congo, Patate, maïs, haricot
Maïs, Pois Congo, haricot, patatate
Banane, Pois congo, Igname, Canne à sucre, haricot
Banane
Piment
Tomate
Type du modèle
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Fruitiers, forestiers, Pois congo, igname, Banane, café selectionné Paquet technique
Fruitiers, forestiers, Pois congo, Banane, Canavalia, igname, cacao
selctionné greffé
Paquet technique
Bayahonde, cajou, cèdre, laurier, cassia, ananas, vétiver
Paquet technique
Ruches, colonies, matériels
Paquet technique
mouton amélioré
Paquet technique
chèvres améliorées
Paquet technique
Pulverisateurs,secateurs, greffoirs, adhésif
Paquet technique
Divers
Paquet technique approche nutrition
Plan d'affaires Micro-entrepris: services
Semances
filièrs
Plan d'affaires Micro-entrepris: services
Outils agricoles
filièrs
Initiatives entrepreunariales femmes
Cassave
(jardins lakous)
Fruits transformés
Pilote graduation
Plan d'affaires Cooperatives - Alliance
Fèves de cacao triés, certifiés et embalés
productive et commercial
Plan d'affaires Cooperatives - Alliance
Fèves de café triés, certifies et embalés
productive et commercial
Plan d'affaires Cooperatives - Alliance
Maïs pour la vente au marché institutional
productive et commercial
Surface (ha) Menages
Nombre total
/ unités par bénéficiaries
Nombres de de ménages Surface total
modèle
par modèle
modèles
bénéficiaries (ha)
0.25
1
1,600
1,600
400
0.25
1
1,600
1,600
400
0.25
1
1,200
1,200
300
0.25
1
1,400
1,400
350
0.25
1
1,049
1,049
262
0.25
1
1,049
1,049
262
0.25
1
1,200
1,200
300
0.25
0.25
1
1
1
1
0.15
1
1
1
1
1
1
1
1,200
400
300
1,200
1,800
1,000
3,500
1,200
400
300
1,200
1,800
1,000
3,500
300
100
300
1,200
1,800
1,000
525
2
96
5
48
240
1
160
160 NA
5
1
60
600
300 NA
600 NA
35
10
350 NA
35
7
245 NA
50
5
250 NA
5.
Analyse Financière. L'analyse incrémentale des coûts et bénéfices des modèles
d'investissement (avec scénario de projet comparé au scénario sans projet) montre des résultats
financiers positifs. Le Tableaux A4.2 présente les indicateurs de performance financière
incrémentaux (WP-WOP) des modèles d’investissement pendent la période d’analyse de l’EFA,
établie à 20 ans. Les indicateurs financiers considérés dans la liste résumée son : la Taux
Revenue Interne (TRI), la Valeur Présente Net (VPN, avec un taux d’actualisation financière de
2
12%3) du model, la VPN par ménage bénéficiaire du modèle, et la relation Bénéfices / Couts
(B/C). Les modèles représentent des investissements avec des revenues net positives pour tous
le ménages bénéficiaires vis-à-vis la situation sans Projet.
Tableau A4.2 Coûts
d’investissement.
bénéfices
Modèle
Manioc
Céréales
Igname
Banane
Piment
Tomate
Agroforesterie à base de café
Agroforesterie à base de cacao
Filière bois
Apiculture
Ovin
Caprin
Kit outillage
Jardins lakous
Multiplication des semances de maïs
Artisan forgeron des outils agricoles
Transformation de manioc en cassave
Transformation fruits
Transformation du cacao
Transformation du café
Stockage - maïs
financières
incrémentaux
Type de modèle
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique
Paquet technique approche nutrition
Plan d'affaires Micro-entrepris: services
filièrs
Plan d'affaires Micro-entrepris: services
filièrs
Initiatives entrepreunariales femmes
(jardins lakous)
Pilote graduation
Plan d'affaires Cooperatives - Alliance
productive et commercial
Plan d'affaires Cooperatives - Alliance
productive et commercial
Plan d'affaires Cooperatives - Alliance
productive et commercial
76%
56%
61%
49%
66%
97%
76%
66%
47%
34%
65%
65%
52%
54%
modèles
4,129
1,032
1,181
295
1,995
499
9,538
2,384
8,203
2,051
10,888
2,722
15,804
3,951
10,318
2,580
5,712
1,428
3,584
3,584
346
346
346
346
984
984
5,806
871
1.36
1.11
1.07
1.20
1.63
3.03
2.16
1.59
1.23
1.53
1.25
1.25
1.10
1.64
35%
11,687
2,337
2.81
56%
3,411
3,411
1.39
56%
51%
1,802
606
360
606
1.15
1.41
49%
91,176
2,605
1.08
77%
124,768
3,565
1.13
92%
53,950
1,079
1.09
6.
Analyse économique. L’analyse économique se base sur les flux de bénéfices et de
coûts économiques différentiels pour le nombre total de modèles d'investissement implémentés
par le Projet, sur la base des paramètres et des hypothèses calcules selon les informations
collectées pendent la conception du Projet. La portée de chaque modèle d'investissement et la
phase de mise en œuvre sont indiquées dans les Tableaux A4.3. Le tableau A4.4 résume les
principaux facteurs de conversion des prix financières aux prix économiques. Conformément à la
ToC du projet, l'évaluation quantitative intègre d'autres avantages économiques pertinents, en
particulier les co-bénéfices de l'action contre le changement climatique. Autres co-bénéfices
importantes tels que les emplois supplémentaires et la contribution à la nutrition ne sont pas
intégrés à l’analyse quantitative, du à la manque d’information détaillé par modèle et
infrastructure, mais ils correspondent à une partie important de l’approche du Projet. L'horizon
temporel de l'analyse économique est de 20 ans, dont 7 ans de mise en œuvre du projet et 13
ans de capitalisation. Le taux d'actualisation social (Social Discount Rate, SDR) a été fixé à 6 %4,
conformément aux directives du FIDA pour l'analyse économique et financière des projets
d'investissement.5
3 Les taux d'intérêt débiteurs pour le secteur privé s'élèvent en moyenne à 12,20 % entre 2011 et 2021.
4 Selon les lignes directrices du FIDA, en règle générale, lorsqu'un pays est emprunteur de capitaux, le DTS ne doit
pas être inférieur au taux d'intérêt réel sur le marché des capitaux auprès duquel les capitaux sont empruntés. Le taux
d'intérêt sur les dépôts a été en moyenne de 4 % au cours des dix dernières années. Pour conserver une valeur plus
conservatrice, on applique comme référence le taux d'intérêt nominal de Bons28 fixé à 6%. (Bons7 est de 4% et Bons91
de 10%).
5
Selon les directives du FIDA pour l'EFA, lorsqu'un pays est un emprunteur de capitaux, le SDR ne doit pas être
3
Table A4.3. Porté et taux d’implémentation par modèle d’investissement appliqué à l’EFA.
Modèle / Taux d'implementation Unité
Manioc
Hectare
Céréales
Hectare
Igname
Hectare
Banane
Hectare
Piment
Hectare
Tomate
Hectare
Agroforesterie à base de café
Hectare
Agroforesterie à base de cacao
Hectare
Filière bois
Hectare
Apiculture
Ovin
Caprin
Kit outillage
Jardins lakous
Menage
Multiplication des semances de
maïs
Plan d'affair
Artisan forgeron des outils
agricoles
Plan d'affair
Transformation de manioc en
cassave
Plan d'affair
Iniciative par
Transformation fruits
bénéficiaire
Transformation du cacao
Plan d'affair
Transformation du café
Plan d'affair
Stockage - maïs
Plan d'affair
Total
400
400
350
350
262
262
350
350
100
300
1,000
1,000
1,000
3,500
80
80
70
70
52
52
70
70
20
60
200
200
200
700
160
160
140
140
105
105
140
140
40
120
400
400
400
1,400
160
160
140
140
105
105
140
140
40
120
400
400
400
1,400
36
9
9
9
24
6
6
60
15
707
10
11
5
236
3
3
9
6
6
15
15
15
236
3
3
236
3
3
5
3
3
Table A4.4 Facteurs de conversion (FC) appliqués à l'analyse économique (Conversion factors, CF).
Conversion factors (CF) applied to the economic analysis
Official exchange rate
132.66
Shadow exchange rate
157
Shadow Exchange Rate Factor
SERF
0.85
Shadow wage rate factor, CF for labor
SWRF
0.85
Standard Conversion Factor - Tradable
1.18
Standard Conversion Factor - Non-Tradable
1.00
Seeds and local inputs
1.00
Imports: average agrochemicals
1.19
Imports: equipment and materials
0.90
Financial discount rate
12%
Economic discount rate
6%
7.
Résumé des flux de coûts incrémentaux pris en compte dans l’analyse économique
du Projet. L'analyse économique prend en compte les coûts totaux du projet (coûts
économiques) pour les deux composantes, ainsi que pour la gestion, suivi et évaluation du Projet.
L'analyse économique des coûts incrémentaux du Projet prend en compte les diverses sources
de financement, l'inflation (locale et internationale), les fluctuations des taux de change et les
déductions fiscales. Après l'achèvement du Projet, les coûts économiques récurrents sont inclus
pour refléter les coûts institutionnels et de maintenance supplémentaires des services
stratégiques générés ou améliorés par le Projet. Ces services sont essentiels pour la durabilité
des investissements.
8.
Résumé des flux de bénéfices incrémentaux pris en compte dans l'analyse
économique du Projet. Conformément à la ToC du Projet, l’analyse intègre les bénéfices
inférieur au taux d'intérêt réel sur le marché des capitaux auprès duquel les capitaux sont empruntés.
4
incrémentaux des modèles d’investissement (SC2.1 et SC2.2), lesquels comprennent la partie
plus significative de l’analyse quantitative. Le Projet présente d'importants avantages socioéconomiques et environnementaux. D'un point de vue quantitatif, l'EFA inclut les co-bénéfices
liés à l'action face au changement climatique. Le projet génère également d'autres avantages
socio-économiques importants concernant la formation et à l'incitation à l'action sociale sur des
questions liées à la nutrition, à l'égalité des sexes et à l'inclusion sociale. Il reconnaît également
le potentiel des activités de restauration des basins versantes et la génération d’emploi par
rapport aux investissement des modèles appliqués à l’EFA mais aussi d’autres liés aux
infrastructures et services appuies par le Projet au niveau communautaire. On s'attend également
à ce que les investissements dans le renforcement des coopératives, la construction et/ou la
réhabilitation des infrastructures (stockage, routes), les capacités institutionnelles et l'amélioration
de la gouvernance sociale sur les principaux actifs publics puissent générer des effets positifs audelà des bénéficiaires directs du projet. Toutefois, en raison des exigences supplémentaires en
matière d'information et d'analyse, ces co-bénéfices ne sont pas pris en compte dans l'EFA.
9.
L'EFA comprend l'évaluation des co-bénéfices de l’action du Projet face au
changement climatique (Climate Change co-benefits, CCB). L'adoption de technologies et de
pratiques renforçant la résilience climatique vise à accroître la productivité et l'efficacité du
système alimentaire, ainsi qu'à améliorer ses résultats environnementaux et sociaux, par rapport
au scénario conventionnel. Les modèles d’investissement prennent en compte les impact
potentilles du changement climatique et intègrent un taux d’adoption cohérent avec les défis
posés par la complexité du contexte. En plus, l’analyse intègre les co-bénéfices liés à l’atténuation
du changement climatique. L'évaluation du bilan des gaz à effet serre (GES) du projet indique
une potentielle réduction nette des émissions de GES de 272,841 tCO2e en 20 ans.6 La
méthodologie d'évaluation économique du potentiel d'atténuation des GES suit la méthodologie
de la Banque mondiale (World Bank, 2017)7 et applique un prix économique du carbone, ajusté
par l’inflation (US IPC 2022). L'EFA prend en compte un scénario de référence - sans inclure les
co-bénéfices liés à l'atténuation du changement climatique, un scénario à faible prix du carbone
(Low Carbon Price scenario, LCP) et un scénario à prix du carbone élevé (High Carbon Price
Secanario, HCP).8 Il s'agit de co-bénéfices importants qui participent à la Contribution Déterminée
au niveau National (CDN) du Haïti.9
10.
Viabilité économique. L'analyse montre que le projet est un investissement
économiquement viable pour la société. Dans le scénario de base (sans tenir compte des cobénéfices liés à l'atténuation du changement climatique), la valeur nette actuelle du flux de
bénéfices nets supplémentaires (VAN économique), actualisée à 6 % (taux d'actualisation
économique), est de US$ 38,32 millions de dollars, avec un taux de rentabilité économique
interne (TIR économique) de 19 %. Dans le cadre du scénario LCP (y compris les co-bénéfices
liés à l'atténuation du changement climatique, évalués à un prix économique du carbone faible),
le taux de rendement interne économique est de 22 % et la valeur ajoutée nette est d'environ
L'outil Ex-Act de la FAO a été utilisé pour évaluer la variation nette des émissions de GES due à la mise en œuvre
du Projet. https://www.fao.org/in-action/epic/ex-act-tool/suite-of-tools/ex-act/en/ . Une description détaillé de la
méthodologie et paramètres appliqués et intégrée dans un appendice de cet annexe.
7
World Bank, 2017. Guidance note on shadow price of carbon in economic analysis.
https://thedocs.worldbank.org/en/doc/9113815163035094980020022018/original/2017ShadowPriceofCarbonGuidanceNoteFINALCLEA
RED.pdf
8
L'analyse applique la série chronologique du prix fictif du carbone de 2026 à 2043, en tenant compte de
l'échelonnement de la mise en œuvre du projet et du calendrier de l'analyse économique. L'évaluation part du principe
que les deux premières années de mise en œuvre du projet n'entraîneront pas immédiatement de changements
significatifs dans les flux de GES. Par conséquent, l'estimation de l'atténuation totale des GES pour le projet est divisée
par 18 et répartie uniformément de l'année 3 à l'année 20.
9
République d’Haïti, 2022. Contribution déterminée au niveau national (CDN) révisée.
https://unfccc.int/sites/default/files/NDC/2022-06/CDN%20Revisee%20Haiti%202022.pdf
6
5
US$ 46,67 millions de dollars. Dans le scénario HCP (y compris les co-bénéfices de l'atténuation
du changement climatique, évalués à un faible prix économique du carbone), le taux de rentabilité
économique interne est de 25 % et la valeur ajoutée nette est d'environ US$ 55,03 millions de
dollars. Le tableau A4.5 résume la performance économique du projet dans les trois scénarios.
Tableau A4.5 Indicateurs de performance économique pour les scénarios de base, LCP et HCP
Scenario
VPNb (USD)
VPNc (USD)
Valeur de commutation des benefices
Valeur de commutation des coûts
Base
19%
38,316,399
196,428,093
158,111,694
1.24
-20%
24%
22%
46,669,696
204,781,390
158,111,694
1.30
-23%
30%
25%
55,025,980
213,137,674
158,111,694
1.35
-26%
35%
11.
Analyse de sensibilité. La performance économique du Projet a été testée à l'aide d'une
analyse de sensibilité basée sur le changement potentiel des coûts et des bénéfices à partir
duquel le Projet ne plus viable. Les niveaux maximums des réductions pour les bénéfices sont
de 20 %, 23 % et 26 % dans les scénarios de base, LCP et HCP, respectivement. Les niveaux
maximums d’augmentations pour les coûts sont de 24 %, 30 % et 35 % dans les scénarios de
base, LCP et HCP, respectivement. Comme indiqué ci-dessus, les modèles d'investissement
appliqués aux EFA intègrent déjà un taux d'adoption qui tient compte du niveau de complexité de
la technologie, du contexte et de l'impact des risques potentiels, en particulier face au
changement climatique. Le projet est plus sensible aux réductions des bénéfices. Toutefois, les
ratios de sensibilité sont suffisamment solides pour absorber les effets prévus du changement
climatique à long terme, compte tenu du fait que le Projet a été conçu en tenant compte des
considérations de résilience climatique. La matrice des risques et la flexibilité d'une composante
d'urgence permettent également la mise en œuvre d'actions pour aider à gérer le risque
d'événements catastrophiques extrêmes. Ceux-ci, bien que projetés avec un degré de certitude
moindre, peuvent augmenter en fréquence et/ou en intensité sous l'effet du changement
climatique.
Appendice sur l’estimation du bilan des gaz à effet serre (GES) du projet
12.
Contexte et méthodologie. La quantification des émissions de GES est une étape
importante dans la gestion et, à terme, dans la réduction des émissions de GES. L'analyse
économique du EFOSE applique l'outil ex ante (EX-ACT) pour estimer le bilan de GES du Projet.
L'EX-ACT à eté développé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO), afin d'évaluer l'impact des prêts d'investissement en faveur de l'agriculture et du
développement rural sur les émissions de GES et la séquestration du carbone. EX-ACT permet
d'évaluer ex ante le bilan carbone net d'un projet, défini comme le bilan net des GES équivalents
CO2 qui seraient émis ou séquestrés à la suite de la mise en œuvre du projet, par rapport à un
scénario sans projet. EX-ACT estime les changements dans les stocks de carbone (émissions
ou puits), exprimés en tonnes équivalentes de CO2 par hectare et par an.
13.
Le bilan GES est conforme à l'analyse économique et financière du projet.
L'évaluation tient compte des émissions nettes de GES susceptibles d'être générées par les
modèles d'investissement appliqués dans l'AFE. L'AGE se concentre sur l'évaluation quantitative
des modèles d'investissement des sous-projets qui représentent les principales activités du projet
et les résultats escomptés. L'AGE intègre la mise en œuvre des paquets technologiques (y
compris les jardins lakous sous SC2.1) et les plans d'affaires (sous SC2.2). Ceux-ci sont liés par
des alliances productives et commerciales. L'analyse estime que les sous-projets
6
d'investissement, basés sur les modèles proposés, seraient mis en œuvre sur une superficie
agricole totale de 6 400 hectares. Le tableau A4.1 résume les principales hypothèses des
scénarios avec et sans projet pour les aspects clés de la comptabilisation des GES.
Table A4.1 Données appliqués à l’outil EX-ACT dans la situation de base, scénario sans projet (WOP) et
avec projet (WP)
Modèle
Manioc
Céréales
Igname
Banane
Piment
Tomate
Agroforesterie à
base de café
Agroforesterie à
base de cacao
Filière bois
Jardins lakous
Produits
Type du modèle
Manioc Pois Congo, Patate,
maïs, haricot
Paquet technique
Maïs, Pois Congo, haricot,
patatate
Paquet technique
Banane, Pois congo, Igname,
Canne à sucre, haricot
Paquet technique
Banane
Paquet technique
Piment
Paquet technique
Tomate
Paquet technique
Fruitiers, forestiers, Pois congo,
igname, Banane, café
selectionné
Paquet technique
Fruitiers, forestiers, Pois congo,
Banane, Canavalia, igname,
cacao selctionné greffé
Paquet technique
Bayahonde, cajou, cèdre, laurier,
cassia, ananas, vétiver
Paquet technique
Paquet technique approche
Divers
nutrition
Ovin
mouton amélioré
Caprin
chèvres améliorées
Notes on WP improvement vs start / WOP scenarios
Annual crop
Increased carbon inout from medium to high
400 Annual crop
Annual crop
Increased carbon inout from medium to high
300 Annual crop
350 Annual crop
262.35 Annual crop
262.35 Annual crop
Annual crop
Annual crop
Annual crop
Annual crop
Increased carbon inout from medium to high
Increased carbon inout from medium to high
Increased carbon inout from medium to high
Increased carbon inout from medium to high
300 Agroforestry
Agroforestry
Increased carbon inout from medium to high
300 Agroforestry
Agroforestry
Increased carbon inout from medium to high
100 Agroforestry
Agroforestry
Increased carbon inout from medium to high
525 Agroforestry
Agroforestry
Increased carbon inout from medium to high
Paquet technique
1200 Grassland
Grassland
It is assumed that the Project intervention will maintain
the grassland as non-degraded instead of degraded
Paquet technique
1800 Grassland
Grassland
It is assumed that the Project intervention will maintain
the grassland as non-degraded instead of degraded
Apiculture
Kit outillage
Multiplication des
semances de maïs Semances
Plan d'affaires Microentrepris: services filièrs
Artisan forgeron
des outils agricoles Outils agricoles
Transformation de
manioc en cassave Cassave
Transformation
fruits
Fruits transformés
Plan d'affaires Microentrepris: services filièrs
Initiatives entrepreunariales
femmes (jardins lakous)
Ruches, colonies, matériels
Pulverisateurs,secateurs,
greffoirs, adhésif
Land use WP
400 Annual crop
Surface total (ha) Land use WOP
96 Annual crop
Annual crop
In order to keep a conservative estimate, it is assumed
that no specific management measures will take place
in the land associated / nearby the bee hives
Assuming no major changes in land use and land
management to keep a conservative approach
The model could entail a net increase in energy
consumption. However, due to the lack of more
detailed information, it is assumed that the increse is
outwaged by the reduction of produce losses along the
value chain.
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Paquet technique
300 NA
Paquet technique
1000 NA
Pilote graduation
Plan d'affaires Cooperatives Transformation du Fèves de cacao triés, certifiés et Alliance productive et
cacao
embalés
commercial
Plan d'affaires Cooperatives Transformation du Fèves de café triés, certifies et
Alliance productive et
café
embalés
commercial
Plan d'affaires Cooperatives Maïs pour la vente au marché
Alliance productive et
Stockage - maïs
institutional
commercial
Restauration des
bassins versants cinque zones
critiques (plus
degradés)
Tropical moist
Tropical moist
deciduous
200 deciduous forest forest
In the WOP: from moderate to large degradation. In
the WP: from moderate to very low degradation.
14.
Sources de données. La principale source de donnés appliqué à cette analyse
corresponde à la mission du rapport de conception du Projet. Comme indiqué, les informations
sont en ligne avec l’EFA.
15.
Paramètres généraux et hypothèses. L’Haïti a un climat tropical et un régime humide.
Compte tenu de la zone focale du projet, le sol HAC est le type de sol dominant. Le calendrier de
mise en œuvre du projet est de 7 ans et la phase de capitalisation est de 13 ans, la période
d'analyse est donc fixée à un total de 20 ans. La dynamique d'évolution est supposée linéaire
pour la plupart des variables. L'analyse applique les coefficients par défaut de "niveau 1" d'Exact Tool. La construction des trajectoires "sans projet" (WOP) et "avec projet" (WP) est basée sur
7
des références techniques moyennes. La comptabilisation des GES prend en compte les deux
principales tendances suivantes soutenues par le projet, avec des implications sur les flux de
GES. Premièrement, la transition des modèles conventionnels vers des modèles durables et
adaptés au climat. La superficie approximative et la dynamique (initiale, sans projet et avec projet)
sont détaillées dans les sections suivantes. Deuxièmement, les changements dans l'utilisation
des intrants (produits agrochimiques), la consommation d'énergie et les systèmes d'irrigation,
basés sur les changements dans l'intensité de la production et les gains d'efficacité, qui sont des
aspects pertinents des technologies et des pratiques climato-intelligentes (selon l’approche de
l’agriculture climato-intelligente – climate smart agriculture, CSA).
16.
Paramètres et hypothèses pour l'utilisation des terres et le changement d'utilisation
des terres. La superficie couverte par les modèles d'investissement proposés est de 6 400
hectares. Le tableau A4.2 montre la dynamique de l'utilisation des terres dans une matrice pour
les scénarios avec et sans projet.
Tableau A4.2. Dynamique de l'utilisation des terres dans une matrice pour les scénarios
avec et sans projet.
17.
Paramètres et hypothèses pour les cultures annuelles, restant des systèmes de
cultures annuelles. Les lignes directrices techniques proposées pour les cultures annuelles
intègrent des technologies et des pratiques agricoles améliorées qui contribuent à l'atténuation
des GES, tout en soutenant le renforcement de la résilience climatique. L'évaluation considère
que les technologies et pratiques CSA, par rapport aux systèmes conventionnels, augmentent
l'apport de matières organiques (de moyen à élevé, avec du fumier), tout en conservant la gestion
des résidus (conservée). La comptabilisation de l'EFA et des GES suppose que plus de 1 975
hectares de cultures annuelles seront soumis à des technologies et pratiques agricoles
améliorées.
18.
Paramètres et hypothèses pour les cultures pérennes, restant des systèmes de
cultures pérennes. Les technologies et pratiques appuies par le Projet visent à augmenter
l'apport de matières organiques des systèmes agro-forestiers (de moyen à élevé, avec du fumier),
tout en conservant la gestion des résidus (conservée). La comptabilisation de l'EFA et des GES
suppose que plus de 1 225 hectares de cultures pérennes seront améliorées avec l’action du
Projet.
19.
Paramètres et hypothèses pour les zones de pâturage, restant des zones de
pâturage. Les technologies et pratiques appuies par le Projet visent, comme minimum, à
8
maintenir une condition non-dégradé dans les zones de pâturage. La comptabilisation de l'EFA
et des GES suppose que 3 000 hectares liés aux pâturage maintiendront une condition nondégradé. Sans l’action du Projet, la supposition et que les terres sont plus vulnérables à la
dégradation (pas des incitations et d’appui technique pour le gérer adéquatement).
20.
Paramètres et hypothèses pour les zones critiques des bassins versants qui seront
restaurés par le projet. Les zones ciblées par le Projet pour la restauration sont considérés
comme de zones de foret tropical sèche et humide. L’analyse de GES suppose que 200 hectares
liés à la restauration passeront d’une condition mi-dégradé à légèrement dégradé. Sans l’action
du Projet, la supposition et que les terres sont plus vulnérables à la dégradation.
21.
Paramètres et hypothèses sur l'utilisation des intrants. Les principaux intrants pris en
compte dans cette analyse des GES sont les intrants agricoles (tels que les engrais et autres)
ainsi que la consommation d'énergie. Les changements dans les systèmes d'irrigation sont
également pris en compte.
22.
Intrants agricoles. Les directives techniques disponibles en matière de production
agricole comprennent l'utilisation de semences améliorées, d'engrais et la gestion de maladieset parasites. Les quantités (tonnes par an) d'engrais sont liées aux modèles d'investissement
appliqués à l'EFA. Les données sont disponibles par hectare de cultures annuelles et pérenne.
Le Projet fournira un soutien technique pour une utilisation sûre et efficace des intrants.
23.
Consommation d'énergie. Dans le cadre de l'objectif de développement du projet visant
à accroître la productivité et la résilience climatique, les modèles proposés cherchent à obtenir
des gains d'efficience énergétique. Il y a peu de données sur la consommation d'énergie pour
chaque modèle dans la situation de référence, sans et avec projet. Il est donc supposé que toute
augmentation probable de la consommation d'énergie dans la situation de référence/sans projet,
par rapport à la situation avec projet, sera compensée par le fait que les technologies et pratiques
proposées contribuent à une plus grande efficience de l'utilisation des intrants par unité de
production - y compris la prise en compte des pertes de production évitées.
24.
Irrigation. Le projet soutiendrait l'application de systèmes d'irrigation améliorés. Ceux-ci
correspondent principalement au passage de l'irrigation par submersion à l'irrigation par
aspersion. En raison du manque d'informations, au stade de la conception du Projet, la
comptabilisation des GES ne comprend pas d'estimations sur les changements d'émissions liés
à l'application d'une technologie d'irrigation améliorée en termes de pompage et d'utilisation de
25.
Bilan net du Projet EFOSE. Une évaluation des GES du projet a été réalisée à l'aide de
l'outil (EX-ACT), qui quantifie le bilan carbone net en termes de tCO2e, résultant des GES émis
ou séquestrés au cours de la période de mise en œuvre et de capitalisation du projet (20 ans)
par rapport au scénario sans projet. Le projet entraîne une réduction nette des émissions de 13
642 tCO2e par an (et 2,1 tCO2 par hectare et par an), par rapport à un scénario de référence
fondé sur la continuation du statu quo. Après 20 ans, et pour l'ensemble de la zone du projet, les
avantages en matière d'atténuation des GES s'élèveraient à une réduction nette de 272 841
millions de tCO2e. Les principaux résultats de cette analyse des GES sont résumés dans le
tableau A4.3.
26.
Sources et puits de carbone. Les sources de réduction nette des émissions de GES
sont l'amélioration de la gestion des cultures annuelles et pérennes, ainsi que les avantages en
termes d'atténuation découlant d'une utilisation plus efficace des intrants.
Tableau A4.3. Résultats de l'analyse ex ante des GES en tCO2-eq
9
27.
Analyse de sensibilité. L'incertitude, telle que calculée par Exact-Tool, est de 47%. Cette
analyse a été réalisée en utilisant principalement des coefficients de niveau 1 qui, dans certains
cas, peuvent fournir des valeurs surestimées ou sous-estimées. Il s'agit d'une source d'incertitude
importante dans la comptabilisation des GES.
10
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 5: Note d'examen des Procédures d'évaluation sociale, environnementale et
climatique du FIDA (PESEC)
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
The SECAP Review note should build on the preliminary note mentioned above, draw on the results of the screening exercise and be
informed by the issues raised during the design mission, the stakeholders interviews, publicly available tools and dataset, and
environmental, social or climate-related studies that inform on the characteristics of the project location. The SECAP review note
includes the revised ESMP and should be attached to the Project Design Report, integrated in Draft Project Implementation Manual
(PIM) and COSTAB and shall be submitted to Design Review Meeting (DRM) or IRC (for NSOs).
1. Introduction
1.
1. La Note d’examen des Procédures d’évaluation sociale, environnementale et climatique du FIDA (PESEC) soutient le
processus d’élaboration et de prise de décision pour le Projet d’amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture
durable, le développement de l’économie locale et des régimes alimentaires sains (EFOSE). L’étude vise à identifier,
analyser et atténuer les risques sociaux, environnementaux et climatiques tout en alignant le projet sur les politiques
nationales de développement durable, les plans d’action environnementaux et sociaux, ainsi que les politiques
nationales sur les changements climatiques du gouvernement haïtien. Par ailleurs, cette note vise à faciliter le ciblage
du projet et l’intégration des thèmes transversaux proposés pour le projet, c’est-à-dire le changement climatique, le
genre, la nutrition et la jeunesse.
1. Cette PESEC est basée sur des examens documentaires provenant de diverses sources secondaires, notamment du
Gouvernement de la République d’Haïti (GRH), des documents juridiques, institutionnels, politiques et de programme.
De plus, l’étude comprend un examen des documents stratégiques du FIDA, des plans d’action, des rapports d’autres
organisations multilatérales et partenaires de développement, ainsi que des conclusions de consultations avec les
principales parties prenantes du projet. Cette note d’examen des PESEC sera mise à jour au cours de la formulation
du projet à la suite d’autres consultations avec les parties prenantes et les bénéficiaires.
2. Situational analysis and potential project impacts
1.
Les sections suivantes revoient la situation en detail
2.1 Socio-economic assessment
a. Overall poverty situation
1/48
1. En 2022, Haïti figure parmi les pays les moins avancés du monde et demeure le plus pauvre de la région de l’Amérique latine
et des Caraïbes. Son économie s’est contractée pendant quatre années consécutives, passant de 1.7% en 2019 à 3.3% en
2020, puis à 1.8% en 2021 et à 1.7% en 2022. Les estimations de l’équipe de la Banque mondiale indiquent qu’en 2021, la
pauvreté en Haïti a probablement augmenté, atteignant 87.6% de la population (6.85 USD/jour), 58.7% (3.65 USD/jour) et
30.32% en utilisant le seuil de pauvreté extrême (2.15 USD/jour). Haïti fait également partie des pays les plus inégalitaires de
la région. Cela est largement dû au fait que les deux tiers des personnes pauvres vivent dans les zones rurales, où les
conditions de production agricole sont défavorables, créant ainsi un écart de bien-être entre les zones urbaines et rurales.[1]
2. L’économie du département du Sud-est est confrontée à une crise profonde, aggravée par l’insécurité qui règne sur les
principales voies de communication reliant la région à Port-au-Prince, ce qui a un impact sur tous les secteurs. Cela se
traduit par une diminution de toutes les activités commerciales, une capacité de production limitée et un mauvais état des
infrastructures routières, maritimes et aériennes. La pression démographique, combinée à ces facteurs, entraîne un faible
revenu per capita.
2.
Figure 1. Distribution des principales activités économiques des exploitants agricoles
1. Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) a instauré un système d’information (SIMAST) qui est utilisé par 40
agences et qui vise à identifier et à suivre un indice composite de privation et de vulnérabilité (INPV). Cet indice est estimé à
partir de 20 indicateurs couvrant divers aspects tels que la démographie, la santé, l’éducation, les sources de revenus, les
conditions de travail, la perception de la faim et les conditions de logement. Selon cette enquête, dans la commune de Belle
Anse, qui est l’une des communes ciblées par le projet, 41% des ménages se situent parmi les plus vulnérables, 24% sont
considérés comme mi-vulnérables, tandis que seulement 17% se sont pas vulnérables.
2. Il est important de souligner que la vulnérabilité augmente avec la dépendance aux revenus agricoles et en cas
d’insuffisance d’autres sources de revenus. De plus, les résultats indiquent que 37% des ménages n’ont pas accès à de l’eau
potable, 87% jettent leurs déchets solides à l’air libre, 56% résident dans des logements dont le sol est en terre battue, et
53% utilisent des piles ou du kérosène pour l’éclairage. Plus de 60% de ces ménages se trouvent contraints de vendre leurs
actifs productifs ou essentiels pour faire face aux crises.
3. Figure 2: Critères de l’IPV (Source : MAST, 2022)
b. Gender
2/48
1.
3.
1. Haïti affiche un indice d’inégalité de genre (IIG) de 0.635, ce qui le place au 163e rang sur 191 pays étudiés.[1] Le
pays s’est doté d’une politique en matière d’égalité femmes hommes en 2014 (2014-2034), mais dans les faits, celle-ci
peine à être appliquée (voir annexe 5.1).[2] En Haïti, la représentation des femmes au Parlement est très faible, avec
seulement 2.7% des sièges parlementaires occupés par des femmes. De plus en 2021, seulement 27.9% des
femmes adultes ont atteint un niveau d’éducation secondaire, tandis que ce chiffre s’élève à 41.0% pour les hommes
(PNUD, 2023)[3]. Les indicateurs liés à la santé des femmes sont également préoccupants. Pour chaque 100,000
naissances vivantes en 2017, on compte 480 décès de femmes liés à des complications de la grossesse. Le taux de
fécondité chez les adolescentes âgées de 15 à 19 ans est de 52.5 naissances pour 1,000 femmes, selon les données
de l’année 2021. Les femmes sont également nombreuses à être victimes de violences (29%) et dans 45% des cas,
le partenaire intime en est le responsable. Selon une étude du PNUD, très peu recherchent de l’aide (24%).
2. Les femmes et les filles en Haïti sont confrontées à des discriminations systémiques, en particulier en ce qui concerne
l’accès à l'éducation, à l'emploi et à la santé.Selon le Ministère à la Condition féminine et aux droits des femmes
(MCFDF), les femmes ne représentent que 32.7% du secteur formel de l’emploi et occupent seulement 7% des
postes de direction. Les femmes et les enfants sont majoritaires sur le marché du travail informel domestique, avec
une main-d’œuvre sous-payée et exclue du système de protection sociale. À Belle Anse, Marigot et Cayes Jacmel, les
femmes sont principalement impliquées dans le circuit de commercialisation et ont un accès plus facile au crédit dans
les caisses populaires d’épargnes et de crédit que les hommes pour mener des activités commerciales. Les femmes
sont également présentes lors des périodes de semis et de récolte.
3.
Selon la Banque mondiale (2023)[4], l'accès des femmes aux ressources productives, comme la propriété foncière et
les instruments financiers, est nettement inférieur statistiquement par rapport aux hommes. Seulement 8% des
femmes dans les zones rurales, où l'agriculture est le secteur dominant, possèdent des terres, contre 20% des
hommes. Les taux d'inclusion financière dans l'ensemble d'Haïti sont extrêmement bas, avec seulement environ un
tiers de la population ayant accès à un compte en banque, et l'écart entre les hommes et les femmes est d'environ 5
points de pourcentage. Bien que les disparités de genre soient évidentes, par exemple, les femmes sont plus
susceptibles de ne pas avoir de compte en banque, d'épargne ou d'emprunt par rapport aux hommes, il convient de
tenir compte de ces statistiques en plus de la faible disponibilité et de l'accès limité aux instruments financiers en
général. Le taux d’activité des femmes, toutes catégories confondues, est de 60.7%, tandis qu’il est de 68.9% pour
les hommes » (année de référence, 2021).
Figure 3. Propriété foncière des hommes et des femmes
c. Youth
3/48
1. Environ 56% de la population haïtienne est âgée de moins de 25 ans, selon l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique
(IHSI, 2015), ce qui représente un groupe important de jeunes adultes et d’enfants en âge d’être scolarisés. Cependant,
environ un tiers des enfants en Haïti ne fréquentent pas l’école, ce qui les expose au risque de rester piégés dans la pauvreté
à l’âge adulte. De plus, les jeunes en Haïti sont souvent confrontés à des obstacles pour accéder à l’emploi et à la formation,
ce qui limite leurs opportunités de développer leurs compétences et de poursuivre des carrières prometteuses. La
participation des jeunes au développement durable du pays est entravée par plusieurs défis, notamment : (i) des inégalités
sociales prononcés et un accès limité au marché du travail ; (ii) le manque de capacités et de ressources techniques et
financières au sein des jeunes et de leurs organisations en matière de développement durable ; (iii) la faible implication des
jeunes dans les processus de prise de décision liés aux politiques publiques ; (iv) l’absence de dispositifs d’insertion
socioprofessionnelle ; (v) un système éducatif national fortement dépendant des ressources extérieures et peu axé sur les
besoins de développement du pays et du marché intérieur.[1]
2. En 2020, le taux de chômage des jeunes en Haïti était estimé à 30% (OCHA, 2021)[2]. Ce chiffre atteint 60% en milieu rural
et est encore plus élevé chez les femmes.
d. Indigenous peoples
4.
Not applicable
e. Marginalised groups
1. Malgré l’adoption d’une loi nationale pour l’intégration des personnes handicapées en mars 2012, celles-ci restent
marginalisées, ayant un accès limité à l’emploi décent, à l’éducation, à la santé et la justice. Les personnes handicapées sont
aussi victimes de pratiques discriminatoires et préjudiciables à leur encontre. Selon les estimations du Fond des Nations
unies pour la Population (FNUP) 15% de la population est en situation de handicap. La Banque mondiale souligne que les
personnes handicapées sont surreprésentées parmi les groupes à risque de pauvreté, et il est extrêmement difficile d’assurer
la pleine inclusion de ces personnes en Haïti en raison de la vulnérabilité socioéconomique générale de la population.
2. Les affrontements entre gangs armés ont aussi engendré des déplacements de population, les mettant dans une situation de
précarité. L’Organisation internationale pour les migrations comptabilisait 127 977 personnes déplacées internes en avril
2023, dont 58% de femmes. Les régions du pays les plus concernés sont la zone métropolitaine de Port au Prince mais aussi
les régions de l’Ouest et du Centre.
5.
Parmi les femmes, les mères célibataires et les travailleuses du sexe font face à des difficultés supplémentaires liées à la
surcharge de travail, le manque de moyens, et les maladies dans le cas de ces dernières. Environ 9% d’entre elles sont
affectées par le VIH. Selon les données du FNUP, 80% des travailleuses du sexe (environ 150 000 dans le pays) ont entre 18 et
22 ans. Parmi celles qui ont entre 21 et 35 ans, elles élèvent leurs enfants seule et la rupture avec le compagnon est souvent
liée à des violences conjugales.[1]
f. Nutrition
4/48
1. La population haïtienne souffre de niveaux très élevés d’insécurité alimentaire et de malnutrition. Selon l’IPC 4,7 millions de
personnes seraient en situation de crise ou d’urgence (Phase de l’IPC 3 et 4). Selon le rapport de l’enquête nationale de suivi
de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (ENSSAN 2022)[1], le coût du panier alimentaire pour le mois d’aout 2022 a
augmenté d’environ 63% par rapport à la valeur de l’année précédente. Tous les départements ont enregistré une hausse
supérieure à 50%. Dans ce contexte, les habitants des zones rurales sont particulièrement vulnérables en raison de la faible
disponibilité de nourriture, des moyens de subsistance précaires et de l’insuffisance d’accès à des services de santé
adéquats. Les revenus agricoles (ventes de récoltes, sarclage et autres) et non agricoles (petit commerce, vente de charbon
ou de bois, auto-emploi ou autre), s’ils sont proches de la moyenne, ne permettent pas aux plus démunis de satisfaire leurs
besoins de base.
2. Le retard de croissance touche 21,5% des enfants de moins de 5 ans dans le Sud-est.[2] Ce taux est plus élevé et très
préoccupant à Belle-Anse et Marigot (30.3% et 29.8%) mais aussi à Anse à Pitre (24.8%). La malnutrition aigüe globale
(émaciation et dépérissement chez les enfants) est estimée à 5.1% (modéré) pour le sud-est mais l’on retrouve aussi des
taux plus importants à Marigot et Belle-Anse (7.2 et 7.5) et la Vallée (6.7). La malnutrition aigüe est en revanche très
préoccupante dans l’aire métropolitaine de Port au Prince et dans le reste de l’Ouest (8.7 et 12.4%) (voir aussi annexe 3 pour
l’analyse de la situation nutritionnelle).
3. L’hygiène et la santé de manière plus générale sont empêchées par le manque d’accès aux latrines et à l’eau potable. Dans
la commune de Belle-Anse par exemple, la moitié de la population n’a pas accès à une latrine et 37% utilisent l’eau de pluie
ou des rivières.[3] Haïti connait actuellement une résurgence du choléra, transmis par l’eau et les aliments contaminés.
2.2 Environment and climate context, trends and implications
6.
This section focusses on environmental and climate context and their implications for project.
a. Environmental assessment
1.
Aire protégée. L’aire d’intervention du projet est adjacente à trois aires protégées qui abritent une biodiversité riche. Il s’agit
du Parc National Naturel La Visite (PNN-LV), du Parc National Naturel Lagon de Huîtres (PNN-LDH) et du Parc National
Naturel Forêt des Pins (PNN-FP) unité 2, d’une superficie respective de 11,426 ha, 9,640.60 ha et 14,031 ha. Le PNN-LV et
le PNN-FP2 sont situés dans le massif de La Selle, qui a été reconnu comme zone réservée depuis 1983. Le PNN-LV est un
important réservoir d’eau pour les départements de l’Ouest et du Sud-est, avec près de 80 sources d’eau douce. Depuis
2012, le PNN-LV et le PNN-FP2 font partie de la Réserve mondiale de biosphère de l’UNESCO. Le projet sera mis en œuvre
en dehors des limites légales des aires protégées faisant partie du système national des aires protégées (SNAP) du pays.
7.
Figure 4. Situation des aires protégées dans la zone du projet
5/48
1. Zones clés de la biodiversité (ZCB). Cependant, les communes de Marigot et de Belle Anse abritent dans leurs
hauteurs une section importante de la zone clé de la biodiversité du Massif de la Selle. Tout comme les aires
protégées, les ZCB fournissent des habitats à différentes espèces animales et végétales d’importance écologique et
menacées selon la liste rouge de l’UICN. La zone abrite un grand nombre d’écosystèmes différents, comprenant 22
espèces d’amphibiens et 41 espèces de reptiles, dont deux sont endémiques du Massif de la Selle
2. Figure 5. Situation géographique des ZCB d’Haïti
1. Biodiversité. Les parcs nationaux situés dans les communes d’intervention du projet abritent une riche biodiversité
spécifique et écosystémique. Les zones boisées humides présentent une plus grande diversité par comparaison aux pinèdes.
En 1986, Woods et Harris ont recensé 67 espèces d’avifaune, dont 17 sont endémiques à l’île Hispaniola, et plusieurs d’entre
elles sont menacées d’extinction. Parmi les 67 espèces d’oiseaux identifiées dans le parc, 41 étaient résidents toute l’année
et 21 y passaient l’hiver. En effet, le PNN-LV offre un habitat à 81% des 21 espèces d’oiseaux endémique à Haïti. Le PNNLDH est également riche en biodiversité, en particulier pour les oiseaux. TNC a identifié 70 espèces, dont 9 sont endémiques
6/48
à Hispaniola. Parmi celles-ci, 34 sont résidentes dans le parc, tandis que 2 ont été introduites et se reproduisent également
sur place. De plus, dix espèces sont migratrices et se reproduisent en dehors d’Haïti, tandis que 10 autres espèces sont à la
fois résidentes et migratrices.
2. Ressources hydriques.[1] Le réseau hydrographique du Sud-est, principalement dans les zones à dominance basaltique,
est riche. Les principales rivières avec un débit permanent comprennent :
1. À Jacmel : Bassin Bleu, Grande rivière de Jacmel et ses affluents, Rivière Gauche, Gosseline (incluant Fond Melon et
Cochon Gras) Orangers, Ravine de Meyer.
2. Aux Cayes Jacmel : Rivière Gaillard et son affluent Jet-d’eau.
3. À Marigot : Grande rivière de Marigot (ou Felse), incluant Pavée, Citronnier, Massacre, Blanche, Desplanti.
4. À Belle Anse : Rivière Pichon.
1. Ces rivières et autres ruisseaux alimentent de petits périmètres irrigués. Les étangs principaux, Bossier aux Cayes Jacmel et
Pouillet à Marigot, se situe au centre du département.
2. Les meilleures zones pour l’exploitation des eaux souterraines sont les aquifères alluviaux de la vallée de la Grande rivière
de Jacmel. Ailleurs, l’eau souterraine est localement abondante et répartie dans les calcaires, grès et conglomérats.
Certaines zones peuvent être propices à la construction de puits car la profondeur de la nappe phréatique varie
généralement de 5 à 50 mètres, mais peut atteindre 200 mètres dans les zones montagneuses.
3. La partie basse de Cayes Jacmel, Marigot et Belle Anse ont bénéficié d’une relative disponibilité en eau douce pour les
besoins des ménages. Cette zone est bien arrosée grâce à des ruisseaux et des captages qui prennent leur source dans les
hauteurs, en particulier dans le massif de la Selle qui abrite notamment le PNN-LV. Cependant, les systèmes d’irrigation ne
reçoivent pas toujours la quantité nécessaire pendant la saison sèche en raison de la dégradation des mornes et des bassins
versants, ce qui compromet la recharge de la nappe phréatique. Les zones de piedmonts sont relativement bien desservies
en eau, tandis que dans les zones montagneuses, la disponibilité en eau pour les ménages et l’agriculture est très limitée.
Dans ces régions, une alternative pour la gestion de l’accès à l’eau consiste à collecter et stocker les eaux de pluie.[2]
8.
Figure 6. Point d’eau du département du Sud-est (PNUD, 2010)
1. En milieu rural, une famille utilise environ 23 gallons d’eau par jour et au moins 40% des familles font le traitement de l’eau,
utilisant du citron ou le chlore. Le temps moyen d’approvisionnement en eau est de 48 minutes, mais peut atteindre 6-7
heures en période sèche dans certaines zones de la commune de Belle-Anse, comme Haut Bel Air, Calumette, Corail
Lamothe.[3]
2. Pollution. Très peu de données existent sur la pollution en Haïti, mais il est possible de relever certains aspects de la
pollution dans la zone du projet. La mauvaise gestion des déchets est un problème majeur, notamment dans les marchés
urbains et régionaux, où les déchets sont souvent brulés à l’air libre ou abandonnés le long des cours d’eaux, aboutissant
finalement dans les rivières et la mer. Une autre source de pollution identifiée dans la zone d’intervention du projet est le
manque de toilettes et de latrines pour les ménages pauvres et vulnérables. En conséquence, la défécation à l’air libre
augmente les risques sanitaires et contribue à la pollution de l’air pendant la saison sèche et des eaux pendant la saison des
pluies. La qualité de l’eau sur le littoral de certaines communes du Sud-est s’est progressivement détériorée en raison de la
pollution par les déchets, les écoulements pollués, et les déchets humains non traités. Les agriculteurs ont recours à la
fertilisation minérale pour compenser la perte de fertilité des sols, en particulier pour les cultures de légumes. Cependant,
l’utilisation de ces engrais chimiques sur les pentes sans mesures de conservation appropriées provoque leur entrainement
dans les cours d’eau lors des épisodes de ruissellement. Par ailleurs, l’utilisation des pesticides chimiques pour lutter contre
les ravageurs est une pratique courante dans les zones de production maraichères. Compte tenu du faible accès des
ménages à l’eau fraiche et leurs dépendances de l’eau de rivière, les impacts directs peuvent être importants.
3. Déforestation et dégradation des sols. Haïti a déjà perdu plus de 98% de ses forêts primaires, et les forêts restantes
continuent de diminuer. Selon l'évaluation 2020 des ressources forestières mondiales de la FAO (FRA, 2020), la surface
forestière en Haïti représente désormais seulement 12.6% du territoire national, et le couvert boisé dans son ensemble est
estimé à 36.3%. La demande de bois de chauffage et production de bois de charbon (en lien à faible accès à l’énergie) et
l'agriculture itinérante dans un contexte de pression foncière réduisant la jachère sont les principales causes de la
déforestation.
4. Entre 2000 et 2010, le taux annuel de déboisement était relativement stable et contenu, s'élevant à 0.19%. Cependant, ce
taux a augmenté pendant la période de 2011 à 2015, atteignant 0.34%. La déforestation s'est ensuite accélérée entre 2017 et
7/48
2019, avec un taux alarmant de 0.49% par an. En 2016, le pays a connu une année de dégradation record liée aux impacts
dévastateurs de l'ouragan Matthew, avec un taux de déforestation de 1.7%. L’une des finalités premières de la déforestation
et la production d’énergie. En effet, entre 70 et 95% de l’énergie utilisée pour la cuisson en Haïti provient du bois et du
charbon de bois, ce qui est préjudiciable pour les forêts du pays.
5. Chaque année, Haïti perd environ 36 millions de tonnes de sols fertiles en raison de l'érosion. Cette dégradation des sols
affecte gravement les terres agricoles, avec environ 30% d'entre elles étant gravement dégradées. Cette dégradation
entraîne une diminution de 6 à 7% du rendement des cultures chaque année, ce qui aggrave la sécurité alimentaire dans le
pays.
6. Sols, couverture, utilisation et changement – Les conditions écologiques dans chaque zone favorisent une diversité
d’exploitations agricoles, ce qui entraîne une subdivision plus fine du territoire en fonction des principales activités agricoles.
Cela permet non seulement une complémentarité en termes d’approvisionnement alimentaire, mais aussi, grâce aux
variations saisonnières, un environnement propice à la consommation de produits frais.
9.
Figure 7. Cartes représentant la classification de l'utilisation/couverture des terres 2000 (gauche) et 2015 (droite). En taille
réelle, DOI : 10.7717/peerj.9919/fig-2
1. La zone du projet présente une production agricole fragmentée. Les populations les plus vulnérables ne disposent pas de
capacités suffisantes pour générer des excédents commercialisables et se concentrent plutôt sur l’autoconsommation. La
productivité du travail est faible en raison des pentes des parcelles et du faible niveau de mécanisation. Selon le zonage
établi par le MARNDR, la zone du projet se caractérise principalement par trois zones agroécologiques, à savoir : (i) une
zone d’agriculture de montagne humide ; (ii) une zone d’agriculture et de pêche aride ; et (iii) une zone agropastorale.
2. Zonage agroécologique.Le tableau ci-dessous présente le zonage agroécologique des communes concernées par le projet
EFOSE, en précisant les sections communales. Il met également en évidence les principales cultures de chaque zone
agroécologique.
10. Figure 8. Zones agroécologiques en Haïti
11. Tableau 1. Zonage agroécologique de la zone du projet
8/48
12. *MTH : Montagne très humide ; MH : Montagne humide ; MSA : Morne semi-aride ; MS : Morne sèche ; PH : Plaine humide ;
PS : Plaine sèche ; PI : Plaine irrigué (Adaptée de CNSA, aout 1999)
1. Les zones agroécologiques présentées ci-dessus sont de plus en plus remises en question par certains acteurs locaux, en
raison notamment de la désertification et du changement climatique. Il est donc nécessaire de mettre à jour ces données, et
l’équipe de formulation en est consciente. Elle accorde une attention particulière à la consultation des acteurs locaux afin de
mieux comprendre ces changements. Les observations montrent principalement une augmentation des zones arides au
détriment des zones humides.
b. Climate trends and impacts
1. Changement climatique. Haïti est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique en raison de sa faible
capacité à faire face aux défis environnementaux et de son économie fortement dépendante de l'agriculture. Les tempêtes
tropicales et les inondations sont des préoccupations majeures, car elles peuvent causer des dommages aux infrastructures
9/48
et aux cultures, ayant ainsi un impact sur la sécurité alimentaire des populations locales.
2. Changement de température. Selon les prévisions, pour la période 2020-2039, on estime une augmentation de la
température moyenne d’environ 0.7°C à 1°C par rapport à la période de référence 1995-2014 (World Bank, 2019). D’ici 2050,
on estime que l’augmentation de la température moyenne en Haïti, par rapport à la période 1986-2005, pourrait dépasser les
2°C (USAID, 2017). À l’horizon 2090-2010, cette augmentation pourrait atteindre jusqu’à 4.7°C dans certaines régions. Cette
augmentation de la température entraînera également une augmentation du nombre de jours et de nuits chauds. Les
graphiques de la figure ci-dessous montrent, pour la période 2011-2040 et pour le scénario RCP 4.5, un changement médian
de la température moyenne annuelle de 0.85°C pour les communes de Marigot et de Belle Anse par rapport à la période
1981-2010. La moitié des modèles prévoient un changement variant entre 0.83°C et 0.95°C.
3. La figure 11 ci-dessous présente les projections de changements de température moyenne pour Marigot et Belle Anse. Pour
la période 2011-2040 et selon le scénario RCP 4.5, les changements de température moyenne mensuelle varient entre
0.54°C et 1.4°C par rapport à la période de référence 1981-2010.
13. Figure 9. Scénarios de changement de température moyenne annuelle pour Marigot et Belle Anse
14. Figure 10. Scénario de changement de température moyenne mensuelle anticipés pour Marigot (idem pour Belle Anse et Cayes
Jacmel)
1. Changement de précipitation. Le changement de précipitation présente des variations diverses selon les modèles
considérés. Le PNUD (2014) et la BID (2015) indiquent à la fois des hausses et des baisses dans la quantité de précipitation,
tandis que l’USAID (2017) et d’autres prévoient une réduction annuelle de 43 mm d’ici 2050. Selon le sixième rapport
d'évaluation du GIEC (2022), les pays de l’ouest et du nord de la Caraïbe, dont fait partie Haïti, ont tendance à devenir plus
secs. Pour la période 2040-2060 et selon le scénario RCP 8.5, on estime que les précipitations diminueront de 9% par
rapport à la période 1986-2005.[1] Une conclusion préoccupante de ces projections pour le secteur agricole est un potentiel
retard dans l’arrivée des premières pluies printanières (PNUD, 2014). D’ici 2020-2039, par rapport à la période 1995-2014, le
10/48
nombre de jours secs pourrait dépasser 15, notamment entre les mois de janvier et avril (World Bank, 2019). Quant à la
fréquence des ouragans, les modèles varient considérablement. Cependant, dans un climat plus chaud de 3ºC à 4ºC, ils
prévoient généralement une augmentation de l’intensité des ouragans (Hoegh-Guldberg, 2018). En ce qui concerne le niveau
marin, une hausse dépassant 1 mètre est prévue d’ici 2071 (PNUD, 2014). Les graphiques de la figure ci-dessous indiquent,
pour la période 2011-2040 et selon le scénario RCP 4.5, une variation médiane de -3.3% de la précipitation moyenne
annuelle à Marigot et Belle Anse par rapport à la période de référence 1981-2010. La moitié des modèles prévoient une
variation allant de -7.7% et -2.4%.
15. Figure 11. Scénarios de changements de précipitation moyenne annuelle pour Marigot et Belle Anse
1. La figure ci-dessous présente les changements des variations de précipitation moyenne mensuelle pour Marigot. Pour la
période 2011-2040 et selon le scénario RCP 4.5, les changements moyens mensuels prévus pour Marigot et Belle Anse
varient entre -34% et +62% par rapport à la période de référence 1981-2010.
16.
Figure 12. Scénarios de changements de précipitation moyenne mensuelle pour Marigot (idem pour Belle Anse et Cayes
Jacmel)
1. Séismes : risque sismique en Haïti est classé comme moyen, ce qui signifie qu'il y a 10% de chances qu'un tremblement de
terre potentiellement dommageable frappe le pays tous les 50 ans (GFDRR 2018). L'année 2023 a vu un total de 828
séismes, une diminution par rapport aux 1 451 séismes enregistrés l'année précédente, qui incluaient de nombreuses
répliques dans la partie ouest de la presqu'île du Sud à la suite du séisme majeur du 14 août 2021. Le double impact du
tremblement de terre et de la tempête imminente pourrait augmenter le nombre de personnes gravement touchées et rendre
encore plus difficile la tâche du gouvernement pour assurer la sécurité alimentaire.
2. Impacts prévus des changements climatiques sur l’agriculture et la pêche auront des conséquences diverses sur la sécurité
alimentaire. Dans certains cas, ils pourraient améliorer la productivité, mais dans de nombreux cas, ils risquent de
11/48
compromettre la production alimentaire, ce qui aggraverait considérablement les problèmes d'insécurité alimentaire pour les
populations vivant sur les petites îles comme Haïti.
3. Les petites îles, dont Haïti fait partie, dépendent principalement de l'agriculture pluviale, qui est susceptible d'être affectée de
différentes manières par le changement climatique. Cela inclut la perte de terres agricoles due aux pluies torrentielles,
inondations des rivières et aux sécheresses, ainsi que la contamination de l'eau douce et du sol par l'intrusion d'eau salée.
De plus, le réchauffement des températures peut entraîner des contraintes sur les cultures, tandis que les événements
climatiques extrêmes tels que les cyclones peuvent également avoir un impact négatif sur les activités agricoles et de pêche.
4. Selon les données altimétriques fournies par le service de surveillance de l'environnement marin Copernicus (CMEMS) de
l'Union européenne, le taux moyen de hausse du niveau de la mer pour Haïti est estimé à 30,13 mm (+/- 6,5) par décennie,
comme indiqué dans une étude récente (Karnauskas, 2022). La carte ci-dessous présente les tendances de hausse du
niveau de la mer dans les environs d'Haïti, ainsi qu'une série temporelle illustrant la hausse moyenne du niveau de la mer
autour du pays. L'histogramme met en évidence les tendances de hausse du niveau de la mer pour chaque pixel
(0,25°x0,25°) dans la région (Ibid, 2022).
17. Figure 13. Hausse du niveau marin, série temporelle de hausse du niveau marin et tendance pour les différents pixels autour
d’Haïti (Karnauskas, 2022)
1. En raison de sa situation géographique dans la région des Caraïbes, Haïti se trouve sur la trajectoire privilégiée des
cyclones tropicaux. La carte ci-dessous présente les tempêtes tropicales et les ouragans majeurs enregistrés dans un rayon
de 500 km autour de la République d'Haïti, selon les données de la NOAA HURDAT2 pour la période de 1981 à 2020. Au
cours de cette période, en moyenne, le pays a été touché par 2,1 tempêtes tropicales et 0.8 ouragan majeur par an
(Karnauskas, 2022), entraînant ainsi d'importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines (CIAT, 2012).
18. Figure 14. Trajectoire historique des tempêtes tropicales et ouragans majeurs dans un rayon de 500 km d’Haïti au cours de la
période 1981-2020 (Karnauskas, 2022)
1. En outre, même si on en parle moins, Haïti est également affecté par des événements climatiques extrêmes à évolution lente,
tels que la sécheresse. Entre 1968 et 2016, le pays a connu neuf (9) épisodes importants de sécheresse, entraînant des
pénuries alimentaires, d'eau et des pertes animales (CRED, 2020).
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c. Climate change mitigation
1. Les efforts d’Haïti en matière d’adaptation et d’atténuation du changement climatique sont capitalisés dans son document de
politique nationale de lutte contre les changements climatiques (PNCC, 2019) et son Plan National d’Adaptation (PNA, 20222030). Compte tenu des différents impacts observés et anticipés, le PNA se concentre principalement sur les secteurs de
l’agriculture, de la santé, des infrastructures et des ressources en eau. Par conséquent, le soutien du projet EFOSE dans le
secteur agricole et la gestion de l’eau est en parfaite adéquation avec les objectifs d’atténuation de la CDN Haïti 2030 et leur
relation avec les priorités nationales et les Objectifs de développement durable (ODD). Ces informations doivent guider la
définition des composantes et des activités du projet EFOSE.
19. Tableau 2. Mesures d’adaptation de la CDN Haïti 2030 et leur relation avec les priorités nationales et les ODD
Secteur
Mesure d’adaptation
Liens avec ODD[1]
Usage et promotion des pratiques culturales protectionnistes et de
l’agroforesterie
Culture des espèces et variétés adaptées et résilientes aux changements
climatiques
Mise en place et application de dispositif de lutte intégrée contre les
pestes agricoles
Promotion et établissements des structures de protection et de
conservation des sols
- 1 : pas de pauvreté
Construction des lacs et retenus collinaires pour l’arrosage des cultures
en périodes sèches
Agriculture
- 3 : Bonne santé et bien-être
- 6 : Eau propre et assainissement
Protection, gestion et aménagement des bassins versants
- 12 : Consommation et production
responsable
Formation, Éducation et sensibilisation des agriculteurs
- 13 : Mesures relatives à la lutte
contre les changements climatiques
- 14 : Vie aquatique
- 15 : Vie terrestre
13/48
Secteur
Mesure d’adaptation
Liens avec ODD[1]
Pratique et promotion de l’élevage semi-intensif
Production fourragère et pratique de l’ensilage pour faire face aux
périodes de disette
Élevage
Mise en place et application de dispositif de lutte intégrée contre les
pestes animales
Élevage des espèces et des races adaptées et résilientes aux
changements climatiques
- 1 : pas de pauvreté
- 3 : Bonne santé et bien-être
- 6 : Eau propre et assainissement
- 13 : Mesures relatives à la lutte
contre les changements climatiques
- 15 : Vie terrestre
Mise en place de retenus collinaires pour l’abreuvage du bétail en
périodes de sécheresse
Adoption de technique innovantes et efficaces de pêche et d’aquaculture
Installation de dispositif de concentration de poissons (DCP)
Protection et restauration des écosystèmes de mangroves et des récifs
coralliens
- 6 : Eau propre et assainissement
Pêche
Construction de retenues collinaires pour favoriser et renforcer
l’aquaculture
Amélioration des équipements et matériels de pêche face aux nouvelles
conditions climatique
- 12 : Consommation et production
responsable
- 13 : Mesures relatives à la lutte
contre les changements climatiques
- 14 : Vie aquatique
Renforcement des capacités associatives et techniques de pêcheurs
Mise en place d’un dispositif de prévision météorologiques au profit des
pêcheurs
Construction de lacs et de retenus collinaires et forage des puits dans les
zones appropriées
Usage rationnel des eaux au niveau des ménages et des industries
Mise en place de système d’irrigation plus efficace et efficiente (ex. goutte
à goutte)
Ressources en
Amélioration et gestion de la couverture arborée pour mieux alimenter les - 13 : Mesures relatives à la lutte
nappes phréatiques
contre les changements climatiques
- 14 : Vie aquatique
Promotion et application des techniques de conservation des sols et des
eaux
Traitement et revalorisation des eaux usées et domestiques
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- 15 : Vie terrestre
Secteur
Mesure d’adaptation
Liens avec ODD[1]
Mise en place et en opération d’un dispositif de gestion et de contrôle de
qualité des eaux
Restauration (régénération) et maintien des écosystèmes de mangroves
Protection des récifs coralliens et herbiers marins
- 3 : Bonne santé et bien-être
Interdiction de construction des installations vulnérables aux aléas côtiers - 6 : Eau propre et assainissement
Zones côtières
Etablissement des structures de protection (mécaniques ou biologiques)
au niveau des côtes
Mise en opération de dispositifs de lutte contre les sargasses
- 13 : Mesures relatives à la lutte
contre les changements climatiques
- 14 : Vie aquatique
- 15 : Vie terrestre
Éducation relative à la protection du littoral et de l’environnement marin
Aménagement des territoires et assainissement des villes
- 6 : Eau propre et assainissement
Boisement, reboisement et/ou reforestation des espaces dénudés
Habitat
Multiplication, régénération et gestion des peuplements de mangrove
- 10 : Inégalités réduites
- 11 : Villes et communautés durables
- 13 : Mesures relatives à la lutte
contre les changements climatiques
Protection des récifs coralliens et des herbiers marins
- 14 : Vie aquatique
2.3 Target group profiles
1. Le projet sera déployé dans vingt (28) sections communales de Jacmel (12 sections), Cayes Jacmel (4 sections), Marigot (5
sections) et Belle Anse (7 sections). Une zone de concentration des actions a été définie, incluant 4 sections de Jacmel (Bas
Cap Rouge, Montagne La Voûte, La Vanneau et La Montagne), 3 sections de Cayes Jacmel (Ravine Normande, Gaillard et
Haut Cap Rouge), 4 sections de Marigot (Corail Soult, Macary, Fond Jean Noel et Savane du Bois) et 4 sections de Belle
Anse (Baie d’Orange, Marbriole, Calumette et Corail Lamothe).
2. Ces communes totalisent 151,783 ménages représentant environ 406,614 habitants dont 49% de femmes (SIMAST, 2022).
La proportion de femmes cheffes de ménages est assez élevée (estimée à 41%). Cette zone a été priorisée par les autorités
du MARNDR en raison de la quantité de personnes vivant en situation d’insécurité alimentaire aigue (45%) et de son
potentiel agricole. Les ménages font en effet face à i) des pertes récurrentes de leurs moyens de subsistance en raison des
phénomènes climatiques extrêmes, (ii) la limitation dans le mouvement des biens et personnes, en raison de l’insécurité
propagée par les gangs armés, entre autres. Jusqu’à présent, le département compte sur la présence de peu d’acteurs de
développement.
3. La couverture géographique du projet sera finalisée lors de la phase de conception du projet sur la base des critères suivants
Sections communales à forte vulnérabilité climatique: Les communes ciblées se caractérisent par une exposition accrue
aux phénomènes climatiques extrêmes tels que les ouragans, les tempêtes tropicales, les pluies torrentielles et les
sècheresses. De plus, elles présentent une faible résilience de leurs infrastructures face aux impacts des phénomènes
climatiques.
Ménages « plus vulnérables (30%) » et « mi- vulnérables a moins vulnérables (64 %) », selon l’indice de privation et de
vulnérabilité appliqué par le système d’information du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (SIMAST). Le projet
15/48
prévoit de toucher environ 22,754 ménages (102,393 personnes) de ces catégories dans des proportions variables. Les
ménages de ces catégories ont les caractéristiques suivantes :
Les plus vulnérables : groupe hétérogène parmi lesquels certains ménages ne possèdent pas d’actifs productifs ni d’accès
à la terre, tandis que d’autres ont un accès à la terre mais ne parviennent pas à en tirer profit. La vente de main d’œuvre est
leur principale stratégie de subsistance. Les besoins auxquels le projet répondra incluent : i) la formation et le coaching ; ii)
l’accès aux actifs productifs ; iii) la mise en place de structures de stockage pour l’eau potable ; iv) l’éducation
environnementale, nutritionnelle et GALS ; v) création d’emplois.
Mi-vulnérables : groupe hétérogène parmi lesquels certains ménages ont des caractéristiques similaires à celles des plus
vulnérables, tandis que d’autres détiennent des actifs productifs ou des petits commerces. Les besoins auxquels le projet
répondra comprennent : i) la formation-coaching ; ii) l’accès aux intrants pour préserver et valoriser les actifs ; iii) le soutien
pour accéder aux marchés ; iv) l’éducation environnementale, nutritionnelle et GALS ; v) la création d’emploi.
Moins vulnérables : groupe hétérogène parmi lesquels la grande majorité des ménages ont accès à la terre et possèdent
des actifs productifs ou de petits commerces, mais restent vulnérables aux chocs. Les besoins auxquels le projet répondra
incluent : i) le soutien pour la valorisation et la protection des actifs productifs agricoles ; ii) l’assistance pour accéder aux
marchés et pour structurer la gouvernance des associations ou coopératives ; iii) l’assurance ; iv) l’éducation
environnementale, nutritionnelle et GALS ; v) le coaching.
Les non-vulnérables: groupe hétérogène ayant essentiellement accès des terres irriguées et fertiles ainsi qu’à des sources
de revenus très diversifiés. Ces ménages bénéficieront d’un soutien pour : i) la structuration de leurs associations et
l’amélioration de leur accès au marché ; ii) le coaching ; III) l’accès durable au marché ; iv) l’assurance.
1. Une attention particulière sera portée aux femmes qui devront représentée au moins 42% des bénéficiaires. Seront en
particulier ciblées : les femmes de la catégorie des plus vulnérables, les femmes célibataires, les femmes commerçantes et
productrices (« Madan Sara »), et les femmes n’ayant pas accès au crédit. Les jeunes seront également ciblés et il est
souhaitable qu’ils représentent au moins 15% du total des bénéficiaires.
20. Figure 15. Répartition spatiale des ménages selon leur catégorie de vulnérabilité au niveau des communes de Cayes Jacmel,
Belle Anse (Source : SISMAT, 2022)
21. Tableau 3. Nombre de ménages répartis selon les catégories suivantes « plus vulnérables, mi- vulnérables, moins vulnérables
et non vulnérables.
Commune
Plus
vulnérables
Mivulnérables
Moins
vulnérables
vulnérables
Total
Cayes Jacmel
1,713
15%
2,199
19%
2,450
21%
5,236
45%
20,227
Marigot
5,663
28%
4,449
22%
29%
11,597
Belle Anse
7,790
41%
4,451
24%
18%
18,812
Jacmel
30,344
Total
45,510
22,252
30%
33,352
4,248
3,191
21.0%
17%
19,218
22%
29,107
16/48
5,866
3,380
29,333
19%
43,814
101,147
29%
151,783
Commune
Plus
vulnérables
Mivulnérables
Moins
vulnérables
vulnérables
Total
Cayes Jacmel
1,713
15%
2,199
19%
2,450
21%
5,236
45%
20,227
Marigot
5,663
28%
4,449
22%
29%
11,597
Belle Anse
7,790
41%
4,451
24%
18%
18,812
Jacmel[1]
30,344
Total
45,510
22,252
30%
33,352
4,248
3,191
21.0%
17%
19,218
22%
29,107
5,866
3,380
29,333
19%
43,814
101,147
29%
151,783
22. Tableau 4 : Profil des ménages selon les critères du SIMAST
Indicateur
Plus vulnérables
/catégorie
Mi vulnérables
Moins vulnérables
Non-vulnérables
Peut ne pas avoir de terre
Accès à la terre (au
; ou pas de moyens pour Accès à la terre (entre 0,5 moins 1 ha) et autres
Pas de terre ou possession de terre
l’exploiter ; dominance de et 1 ha) et autres aux actifs actifs productifs ; terres
peu fertile ;
métayage (0,25 ha),
productifs ; métayage
en zones fertiles et
terres peu fertiles
irriguées
Actifs
productifs Pas d'animaux
Maisons en paille, tôle ou
béton
Maisons en tôle ou béton
Alimentation en général 1 jour sur 2 1 fois par jour
Alimentation régulière
Alimentation régulière
Beaucoup d’enfants ; 5-6 en bas âge
Beaucoup d'enfants
; plus élevés que la moyenne
Meilleurs taux
d'alphabétisation
Taux d'alphabétisation
Prévalence de maladies, physiques
faibles, malnutris ; conditions
d'hygiène précaire
Accès aux soins de santé
Accès aux soins de
santé
Pas de maison propre ou maison
délabrée/précaire ; beaucoup de
personnes dans la maison ;
plusieurs ménages
Ne peut pas aller à l’hôpital, peu de
force de travail
1-2 petits bétails (cabris,
poules)
Pas de logement, ou
logements délabrés ;
incapacités de faire les
réparations
Peut aller à l'l’hôpital,
peut ne pas pouvoir payer Membre d'associations
tous les frais
Peut ne pas savoir
Probablement ne sait pas lire, écrire
lire/écrire mais peut
Psychoso et compter (argent)
compter
ciaux
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Leaders ; notables
communautaires
Femmes célibataires avec beaucoup
d'enfants en bas âge ; ne fait pas
partie d’association ou n’est pas
Invitation mais pas
invité dans les rencontres
toujours aux rencontres
communautaires; souvent des
de la communautés
déplacés et très vulnérables aux
chocs; en condition d'urgence
Plus de conscience sur
leur réalité et leur
capacité de créer un
Pas ou très faible autoestime ; en
changement, plus
général pas de pièce d'identification
autonome ; en général
pas de pièce
d'identification
Veut avoir un petit commerce mais
ne sais pas quoi faire ni comment ;
gardiennage pour autrui ; vente de
main d’œuvre ; agriculture comme
principale activité,
Commerce en détail, peut
Agriculture comme activité Donnent des terres en
faire grandir son
principale ; opportunité de métayage et affermage ;
commerce (si appui),
microcrédits ; petit
bétail en gardiennage ;
gardiennage (pour soi et
commerce de détails divers activités très diverses,
autrui); vente de main
; gardiennage
entreprises divers
d'œuvre;
Exclusion groupes de solidarité ; pas
Economiq invités réunions
Ne reçoit presque pas de transfert
5,000- 7,500 HTG ; peu
de transferts
Réception de transferts
Réception de transferts
le plus souvent
Très élevée par rapport aux
intempéries (pluies et/ou vents),
cyclones, sécheresse
Très élevée par rapport
aux intempéries (pluies
et/ou vents), cyclones,
sécheresse
Certaine résilience par
rapport aux chocs
(adoption de systèmes de
production résilients)
Plus résilient aux chocs
(adoption de systèmes
de production, résilients)
Vente d’actifs
Diversification des
sources de revenus
(métiers)
Migration interne et exode/ migration Pratiques de pêche avec
en RD (travailleurs saisonniers)
de petites mailles
Retirer ou ne pas envoyer les
enfants à l’école
Migration interne et
exode/ migration en RD
(travailleurs saisonniers)
Mutuelle Solidarité (MUSO)
Vente de main d’œuvre
Vente de main d’œuvre
Petit commerce divers
Pression sur les aires
protégées
Diversification des sources
de revenus (artisans et
autres métiers)
Mutuelle solidarité
(montant limité)
Associations et
groupements
Stratégie
d'adaptati
Mendicité
Pression sur les aires protégées
Commerce ambulant
Retirer ou ne pas envoyer
les enfants à l’école
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3. Institutional analysis
1. Le ministère de l’Environnement est le principal organisme responsable de la réalisation, de la validation et de la
supervision des Études d’Impact Environnemental et Social (EIES) ainsi que de la mise en œuvre, de l’évaluation et
de l’audit du Plan de gestion environnementale et sociale (PGES). Les Unités Techniques Environnementales
Sectorielles (UTES) associées à d’autres ministères impliqués dans les interventions de l’EFOSE sont des acteurs
clés à impliquer.
2. Le Bureau National des Évaluations Environnementales (BNEE) du ministère de l’Environnement est responsable de
préciser et de veiller à la prise en compte des orientations et des directives pour la réalisation des études d’impact
environnemental et social dans la mise en œuvre des projets, programmes et politiques. Cependant, il rencontre des
défis opérationnels.
3. Le ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST), créé par la loi organique du 28 août 1967 (Département du
Travail et du Bien-Être Social), a pour mission de veiller au respect des normes et de la protection sociale. Le
ministère de la Condition Féminine et du Droit des Femmes (MCFDF), par le biais de la Direction de la Promotion des
Droits des femmes et de la Direction de l’Analyse de Genre, s’engage à assurer une meilleure participation des
femmes et à prendre en compte les questions de genre dans les programmes et projets. Ce ministère pourrait
contribuer à la mobilisation sociale des groupements féminins et à leur participation active dans le cadre des projets.
4. Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), par le biais de la Direction d’Hygiène Publique (DHP),
est responsable des aspects normatifs liés à la qualité de la vie sanitaire. Cela comprend le contrôle de la qualité de
l’eau potable et des industries alimentaires, l’hygiène des marchés, des places publiques et des cimetières, ainsi que
l’élaboration et le suivi des normes et des standards d’hygiène environnementale. Au besoin, le MSPP pourrait être
impliqué dans la mise en œuvre du PGES.
5. Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) est l’organisme
gouvernemental chargé de définir la politique économique du gouvernement haïtien dans les domaines de
l’agriculture, de l’élevage, des ressources naturelles renouvelables et du développement rural. Les principales
responsabilités du MARNDR sont les suivantes :
Établir les objectifs du gouvernement en matière de politique agricole, d’élevage et de gestion des ressources
naturelles renouvelables ;
Mettre en œuvre les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour atteindre ces objectifs ;
Promouvoir des changements positifs en milieu rural en augmentant les principales productions, en offrant une
formation aux agriculteurs, en favorisant le transfert de technologies adaptées, en recherchant des créneaux porteurs
et de marchés favorables aux producteurs, en promouvant l’entrepreneuriat agricole, en développant des techniques
de transformation des produits, en créant des emplois agricoles et non agricoles en milieu rural.
1. Sur le plan structurel, le MARNDR est organisé en 14 directions techniques réparties dans les quatre filières
d’intervention, une Direction de la Planification, du Suivi et de l’Évaluation, et une Direction Administrative. Il existe
également dix Directions Départementales Agricoles (DDA) qui supervisent les Bureaux Agricoles Communaux.
(BAC) situés dans les communes et fournissent un soutien aux autorités locales.
2. La Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) est l’organisme de référence de l’État en matière de
sécurité alimentaire. Sa mission est d’influencer les politiques publiques visant à améliorer de manière durable les
conditions de sécurité alimentaire de la population haïtienne.
3. Le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT), créé par arrêté du Premier Ministre en date du 30
janvier 2009, a pour mission de définir
la politique du gouvernement en matière d’aménagement du territoire, de
protection et de gestion des bassins versants, de gestion de l’eau, de l’assainissement, de l’urbanisme et de
l’équipement. Cette institution a été créée en réponse à un constat alarmant et à la nécessité d’actions cohérentes et
coordonnées en matière d’aménagement du territoire.
4. Les différentes cellules incluent les élus des communes et des sections communales dans leurs travaux et sont en
contact direct avec les opérateurs et les chefs de projet travaillant sur le terrain, tels que les ONG, les entreprises ou
les bureaux d’études, ainsi que les établissements mixtes
5. Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT) est l’organe central de l’État haïtien chargé de
concevoir, définir et concrétiser la politique du pouvoir exécutif en ce qui concerne la tutelle des collectivités
territoriales, l’immigration et l’émigration, ainsi que la protection civile.
6. Les spécialistes de l’environnement, du ciblage et du suivi-évaluation de l’Unité de gestion du projet (UGP) ainsi que
d’autres partenaires d’exécution joueront un rôle central dans l'intégration, la mise en œuvre et le suivi des mesures
environnementales, sociales et climatiques du projet.
Politiques
Sur le plan environnemental : Plan d’action national d’adaptation (PANA) ; Stratégie nationale actualisé et plan
d’actions pour la diversité biologique (Haïti biodiversité 2030) ; Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) ;
Programme national d’action de lutte contre la désertification (PAN-LCD, 2015) ; Convention des Nations unies sur la
lutte contre la désertification (CNULCD) ; Plan d’action pour l’environnement (PAE).
Sur le plan social et agricole : Plan stratégique pour le développement d'Haïti (PSDH) avec une vision 2030 d'Haïti
comme pays émergent ; Plan d'investissement triennal (PTI) qui contient deux piliers stratégiques : la réduction de la
pauvreté et des inégalités, et la promotion d'une croissance durable et équitable ; Politique nationale de protection et
de promotion sociales (PNPPS) ; Politique d'égalité des sexes 2014-2034 ; Plan national pour l'égalité entre les
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femmes et les hommes (PNEFH) 2014-2020 ; Plan national de lutte contre les violences faites aux femmes 20172027 ; Politique Nationale pour la Jeunesse (pas validée) ; Politique nationale pour la nutrition (2012) ; Politique
nationale de souveraineté et de sécurité alimentaire et nutritionnelle en Haïti (PNSSANH) ; Loi sur l'enrichissement
des aliments en nutriments ; Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (2017-2021) ; Plan d’action
pour le relèvement et développement d’Haïti (PARDH) ; Politique de développement agricole (PDA, 2010-2025) ; Plan
national d’investissement agricole (PNIA, 2016-2021) ; Cadre de coopération des Nations unies pour le
développement durable (UNSDCF, 2017-2021) ; Cadre de coopération des Nations unies pour le développement
durable (UNSDCF, 2017-2021) ; Politique et stratégie nationales d’alimentation scolaire (PSNAS) ; Plan stratégique
de nutrition (UCPNANu, 2013-2018) ; Politique d’égalité femmes hommes 2014-2034 (Politique EFH) et le Plan
d’action national d’égalité femmes hommes 2014-2020 (Plan d’action EFH) ; PDNA (Post-Disaster Needs
Assessment).
Sur le plan climatique : Plan d'action climatique à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements
climatiques (CCNUCC) (2015) ; Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques (PNCC) ; Plan
national d’adaptation (PNA) ; Politique nationale sur les changements climatiques (PNCC) ; Document stratégique de
résilience climatique (DSRC) ; Plan national de gestion des risques et désastres (PNGRD).
4. Environmental and social category
1. Le projet EFOSE a été classée comme étant de catégorie «modérée » sur le plan environnemental et social. Les principaux
risques sont décrits ci-dessous
2. Biodiversité : La zone d’intervention du projet se situe dans le Massif de la Selle, qui est la deuxième région la plus riche en
biodiversité du pays après le Massif de la Hotte. Cette zone fait partie de la réserve de biosphère mondiale et abrite plus de
cinquante espèces d’oiseaux, d’amphibiens, d’arbres, de crustacées, de reptiles, de mammifères et d’insectes répertoriés
dans la liste rouge de l’UICN. Les zones les plus riches en biodiversité et en services écologiques sont légalement délimitées
en tant que parcs nationaux naturels et ne font pas partie des zones d’intervention du projet.
3. Gestion intrants et pollution: le risque de mauvaise gestion des intrants et pollution a été identifié car certaines cultures
sarclées sont pratiquées sur des pentes raides sans mesures de conservation et aussi les risques d’utilisation des intrants
chimiques. Au vu des risques d’attaques de maladies et nuisibles, il est possible que les bénéficiaires utilisent des pesticides
4. Production animale : possibles risques liés à l’impact environnemental de la production animale (effluents, dégradation
paturage etc.)
5. Travail décent, emplois des enfants, emplois forcés et violences faites aux femmes: des risques de mauvaises
conditions de travail ou travail des enfants ont été identifiés et seront adressés au sein des partenariats avec le secteur privé.
6. Santé des communautés : des risques ont été identifiés en lien avec le stockage potentiel de carburant (étant donné le
manque d’accès à l’énergie et les coûts-risques de transport, cette pratique est courante) et possible contamination des eaux
de surface. Les cultures, la volaille et le bétail subissent des attaques de maladies et de ravageurs. Plusieurs espèces
végétales ont enregistré un déclin de leur population et de leur rendement dû à des maladies (agrumes, cocotiers, sorgho et
autres). La consommation des cultures attaques constitue un risque de sante pour la communauté et des modules de
sensibilisation et meilleure gestion des maladies seront intégrés au sein des formations nutrition et production agricole. Enfin,
la zone a des problèmes d’accès à l’eau potable et une mauvaise gestion des déchets et de la préparation des repas
propices à la transmission de maladie (le cholera est présent par exemple) ; L’augmentation de la production pourrait
conduire à des pertes post-récolte ainsi que des contaminations des produits. Des investissements dans les infrastructures
de stockage, de conservation, de transformation et de transport seront réalisés.
7. Enjeux liés à l’insécurité
1. Insécurité foncière dans la zone et possibles conflits fonciers induits. Des mécanismes clairs de résolution des
conflits et de reconnaissance des droits fonciers seront nécessaires. Une attention particulière sera accordée aux
droits fonciers traditionnels, jugés essentiels pour garantir la durabilité à long terme des investissements du projet.
2. Insécurité sur les routes nationales : Les attaques par les gangs survenant sur les routes nationales sont une
menace majeure pour la sécurité des personnes. Elles pénalisent également les revenus des personnes vivant du
commerce, par exemple les Madan Sara qui transportent les marchandises de leur lieu de production vers les
marchés des villes. Des mesures d’accompagnement et de protection seront prises.
3. Conflits pour l’accès à l’eau et au foncier : Des mécanisme de gestion participative de l’eau seront mis en place
8. Un enjeu important concerne la construction d’infrastructure dans le cadre de possibles évènements climatiques ou
naturels intenses et destructeurs. Sans amélioration des infrastructures, l’augmentation de la production pourrait conduire à
des pertes post-récolte ainsi que des contaminations des produits.
9. L’exclusion des femmes, des jeunes et des personnes handicapées les plus vulnérables
peut entraîner des
conséquences sociales négatives et sont adressées via ciblage et plan d’inclusion social.
10. Sur le plan environnemental et social> Risques d’octroi d’investissements à des organisations et pourvoyeurs de services
n ayant pas les capacités suffisantes en termes de gestion sociale et environnementale.
5. Climate risk category
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1. Le projet EFOSE est classé dans la catégorie de risque climatique « élevée ». Cette classification est justifiée sur la base
des critères suivants :
2. Dangers – Les dangers suivants sont attendus dans la zone d’intervention du projet : inondations des rivières, côtières et
urbaines, érosion, tremblement de terres, éboulements de terrain, cyclones, sécheresses, chaleur extrême et incendies.
3. Scénarios climatiques – Pour la période 2040-2059, des changements de fréquence et d’intensité sont attendus pour la
température, les précipitations, la variabilité climatique et les événements extrêmes. En effet, pour la période 2011-2040 et
selon le RCP 4.5, prévoit un changement médian de la température moyenne annuelle de 0.85°C pour les communes de
Marigot et de Belle Anse par rapport à la période 1981-2010. La moitié des modèles prévoient un changement variant entre
0.83°C et 0.95°C. En ce qui concerne les précipitations, on prévoit une diminution médiane annuelle de -3.3% en moyenne à
Marigot et Belle Anse. La moitié des modèles prévoient un changement variant entre -7.7% et -2.4%. Dans de nombreux cas,
le changement climatique pourrait compromettre la production alimentaire, aggravant considérablement les problèmes
d'insécurité alimentaire.
4. Exposition – La production agricole et la productivité du bétail sont fréquemment affectées par la variabilité des
précipitations, les sécheresses prolongées, les changements de température, ainsi que par les ravageurs et les maladies. La
biodiversité dans la zone du projet, les étapes des chaînes de valeur (production, stockage, transformation et
commercialisation) et les infrastructures rurales sont susceptibles d’être affectées par les changements dans les variables
climatiques, les inondations, les glissements de terrain et autres.
5. Sensibilité – Le revenu de la population cible provient principalement de l’agriculture. Les conflits, les inégalités sociales
(basées sur le sexe, les jeunes et d’autres groupes vulnérables et marginalisés) sont exacerbées par le changement
climatique. L’indice de développement (IDH) de la population est inférieur à 0.6 et l’indice de pauvreté multidimensionnelle
(IPM) est supérieur à 0.1.
6. Capacité d’adaptation et résilience climatique – Haïti est très précaire en termes de progrès dans la réduction des risques
de catastrophe. Les services d’information climatique et météorologique ne sont pas efficacement fournis aux agriculteurs,
aux habitants des zones rurales et aux utilisateurs finaux. La population cible ne dispose pas des moyens et du soutien
économique nécessaires pour ajuster ou adapter ses activités en réponse aux chocs climatiques. De plus, les prêts et
l’assurance agricole ne sont pas toujours disponibles pour les agriculteurs dont les revenus dépendent majoritairement de
cultures pluviales sensibles à ces chocs.
6. Recommendations for project design and implementation
1.1
Recommandations liées au ciblage et aux enjeux sociaux
1. Recruter une spécialiste en genre et inclusion sociale, ainsi qu’une spécialiste en nutrition. Ces professionnels auront pour
responsabilité de développer des stratégies et de les mettre en œuvre à travers des activités spécifiques prévues dans les
composantes du projet. Étant donné que le projet s’inscrit dans le cadre de gestion du FIDA12[1] et compte tenu des
multiples difficultés et violences auxquels les femmes sont confrontées en Haïti, il est essentiel que le projet soit
transformateur de genre et adresse les enjeux de violence liée au genre. Cela implique la mise en place d’activités visant à
renforcer leur autonomie et leur émancipation, ainsi que des initiatives pour changer les comportements (i.e. campagne
contre les violences faites aux femmes en 1.1.) et promouvoir une société plus égalitaire, où hommes et femmes ont une voix
égale dans le processus décisionnel.
2. Pour la mise en œuvre des activités agricoles, il est recommandé de proposer des initiatives dans les secteurs où les
femmes sont majoritairement impliquées, tels que la culture des légumes, l’élevage de volailles, la commercialisation des
produits agricoles, le stockage et les activités de transformation.
3. Étant donné les tensions sociales et les risques de violence, y compris les conflits au sein d’Haïti, le projet va investir dans le
renforcement de la gouvernance et des institutions locales. Il encouragera la mise en place de mécanismes de dialogue
locaux entre les parties prenantes dans la composante 1 du projet. La gestion phytosanitaire et de la qualité de l’eau
constitue également un aspect crucial à prendre en considération dans les activités de nutrition et de formation agricole.
1.2
Mesures de mitigation des risques environnementaux, sociaux et climatiques recommandées
1. Le plan de gestion et matrice de gestion des risques environnementaux, sociaux et climatiques (annexe 5.5) inclut des
mesures détaillées pour faire face aux différents risques. Ceci inclut notamment :
2. Limiter les risques de dégradation des sols :
1. Promouvoir l’agroforesterie dans les montagnes et établir de lots boisés.
2. Développer des solutions basées sur la nature pour prévenir les risques de dégradation des pentes qui surplombent
les infrastructures rurales critiques, telles que les routes et les systèmes d’irrigation.
3. Mettre en place des structures de conservation des sols et de gestion de l’humidité.
1. En outre, les conflits et la violence des gangs rendent le transport des biens et des personnes dangereux et incertains. Afin
de réduire l’impact de ces risques, le projet investira dans des systèmes de production alimentaire plus autonomes :
1. Par exemple, encourager la production locale de semences et d’intrants, la valorisation et la transformation sur place,
ainsi que l’utilisation d’énergie renouvelable.
2. Favoriser la mise en place de systèmes autonomes pour les investissements dans la chaîne de valeur, comme le
stockage, la conservation et la transformation des aliments, ainsi que la préservation des fruits de mer, par le biais de
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congélateurs ou de chambres froides solaires. Ceci permettra d’atténuer les risques de perte poste récoltes.
3. Aider le MARNDR à renforcer son ancrage local au sein des communautés. Cela passera notamment par le
renforcement des Bureaux Agricoles Communaux (BAC), le développement des fermes agricoles et la mise place de
champs-écoles paysans.
1. Infrastructures, eau et risques climatiques/naturels
1. Investir dans le stockage d’eau et filtration au niveau des ménages pour garantir la disponibilité d’eau potable et
inclure ces aspects dans les formations nutrition. `
2. Réhabilitation des infrastructures d’irrigation et construction d’infrastructures en suivant les plus hautes normes de
résilience aux risques et en incluant des infrastructures vertes restaurations de bassins versants complémentaires
(voir point sur érosion).
3. Des investissements dans les infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de transport seront
réalisés.
1. Biodiversité et pollution :
1. Adopter un ciblage géographique et suivi géolocalisé des activités permettant d’assurer que les investissements du
projet sont réalisés en dehors des zones protégées, tout en tirant parti de manière pertinente des retombées positives
du projet. De plus, le projet EFOSE cherchera à promouvoir la biodiversité et à adopter des approches respectueuses
de l’environnement afin de contribuer à la compensation des risques environnementaux.
2. Soutenir le développement de l'agriculture et de l'élevage en promouvant des pratiques agroécologiques qui
favorisent l'utilisation d'intrants et de compost biologiques locaux, la gestion intégrée de la fertilité et des nuisibles
(annexe 5.9), ainsi que la diversification des cultures, y compris l'agroforesterie et l'agro-sylvo-pastoral durable.
3. Le projet promeut le petit élevage en petite quantité et inclut des provisions pour renforcer les modalités d
alimentation pour limiter les risques de dégradation des pâturages, y compris via l’intégration d’espèces fourragères
au sein des systèmes agricoles, la promotion d activités de fourniture d alimentation animale en 2.2. Le projet inclut
également des activités de valorisation des déchets animaux (compost)
2. Risques sociaux spécifiques
1. Insécurité foncière : Des mécanismes clairs de résolution des conflits et de reconnaissance des droits fonciers
seront développés. Une attention particulière sera accordée aux droits fonciers traditionnels, jugés essentiels pour
garantir la durabilité à long terme des investissements du projet.
2. Soutenir et vérifier l'amélioration des conditions de travail au sein de toutes les activités et partenariats réalisés, qui
seront intégrées comme critères d'attribution des marchés. De plus, une campagne de sensibilisation sera lancée au
démarrage du projet pour prévenir le travail des enfants et les mauvaises conditions de travail.
3. Santé des communautés : le projet a prévu des formations transversales pour sensibiliser les populations aux risques
sanitaires, des investissements dans l’accès à l’eau potable (filtres a inclure dans les cisternes), l- appui à la meilleure
gestion des déchets organiques, la préparation saine des repas et la gestion des déchets.
3. Mesures transversales
1. Assurer l'inclusion de clauses spécifiques sociales et environnementales au sein des procédures de passation de
marchés (annexe 5.8) incluant vérification des systèmes de gestion environnemental et social de tous partenaires du
projet
2. Recruter un spécialiste en inclusion sociale (genre et jeunesse) chargé de mettre en œuvre, en collaboration avec
l’équipe, une stratégie globale d’inclusion sociale incluant des méthodes participatives afin d’assurer l’inclusion sociale
et de proposer des solutions alternatives en collaboration avec les personnes concernées.
3. Recruter un spécialiste en environnement et climat chargé de mettre en œuvre les aspects environnementaux et
sociaux du plan, y compris formations nécessaires
4. Élaborer et mettre en œuvre un mécanisme de gestion des plaintes (MGP) adapté au contexte local et
socioéconomique des parties prenantes. Ce mécanisme permettra de résoudre les problèmes, difficultés ou
incompréhensions qui pourraient survenir pendant la réalisation du projet, en privilégiant des solutions amiables.
5. Système de suivi évaluation spécifique
1.3
Mesures d’adaptation recommandées
1. Renforcer les capacités des équipes de gestion du projet et des partenaires locaux, qu’ils soient étatiques, privés ou
communautaires, pour faire face aux risques climatiques.
1. Soutenir les actions en cours et élaborer des politiques et de cadres réglementaires adaptés au climat dans le
domaine de l'agriculture et de l'élevage.
2. Améliorer les compétences du projet en matière de gestion et de surveillance spatiale des activités, afin de garantir
que celles-ci ne nuisent pas à des zones particulièrement vulnérables (parcs, zones clés de la biodiversité, etc.). Cela
permettra également d’identifier plus efficacement les risques et les enjeux liés à des zones spécifiques (par exemple
en cas d’événements climatiques, d’incendies de forêt et autres problèmes pouvant être visualisés par satellite avec
Google Earth, etc.).
3. Accroître l'accès aux services d'information météorologique et aux groupes locaux de protection civile, afin
d’améliorer la prise de décision et la préparation aux situations climatiques.
4. Identifier et renforcer les outils de sensibilisation et d’alerte concernant les risques climatiques, ainsi que les
instruments de gestion des risques et assurance tels que ceux utilisés par le PAM et d’autres initiatives similaires.
1. Renforcer les institutions locales et les agriculteurs grâce à une formation améliorée et à des services de vulgarisation qui
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intègrent les préoccupations liées au changement climatique.
1. Mettre en place une éducation environnementale et climatique au sein des communautés.
2. Intégrer les aspects liés au changement climatique dans les modules de formation des champs-écoles et autres
formations, en les considérant comme des critères de sélection pour des pratiques agricoles adaptées.
3. Promouvoir l’utilisation de variétés de cultures adaptées ou tolérantes aux variations climatiques, y compris par la
distribution de semences et de plants résistants à la sécheresse ou aux ravageurs.
4. Mettre en œuvre la production d'aliments et de fourrage afin d’assurer la sécurité alimentaire du bétail et atténuer les
effets des sécheresses prolongées.
1. Renforcer l’utilisation des approches de gestion adaptative et encourager une agriculture durable qui soit respectueuse du
climat et de la biodiversité. De plus, promouvoir des pratiques d'élevage du bétail intégrées pour contribuer à atténuer les
risques liés au climat. Il est également prévu de planifier des interventions de restauration active visant à maximiser la
disponibilité de l'eau pour les cultures et le bétail.
2. Investissements dans mécanismes de gestion, coordination et suivi local et digital pour faire face aux risques de coupures de
routes et isolement des communautés
3. Investissements dans des infrastructures adaptatives :
1. Réhabiliter et améliorer les infrastructures d'irrigation et de contrôle des inondations pour soutenir les activités
agricoles.
2. Promouvoir la mise en place de petites structures familiales de stockage d’eau de pluie pour garantir l’accès à une eau
potable.
3. Construire des infrastructures de dépôt communautaires pour les produits agricoles, en particulier pour les
marchandes (Madame Sara), dans les principaux marchés ruraux.
1. Amélioration et diversification des revenus
1. Investir dans la certification et l’obtention de meilleurs prix au sein des partenariats.
2. Investir dans le stockage et la transformation pour augmenter la valeur ajoutée.
3. Améliorer les chaînes de valeur de l'agriculture, de la pêche et de l'élevage afin d’optimiser la productivité et la
génération de revenus.
4. Soutenir le développement d'activités génératrices de revenus alternatives, telles que l'apiculture, etc.
7. Further studies needed
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1. Les études et plans thématiques de gestion ont été préparées :
Note complémentaire sur enjeux sociaux et nutrition (annexe 5.1 et 5.2)
Evaluation des enjeux biodiversité et modélisation d’impact ex-ante via l’outil ABC Map (annexe 5.3)
Évaluation de la vulnérabilité, de l'impact et de l'adaptation (annexe 5.4)
Plan de gestion environnementale, climatique et sociale (PGECS) ; annexe 5.5
Mécanisme de gestion des griefs (MGG) ; annexe 5.6
Plan d’engagement des parties prenantes (PEPP) ; annexe 5.7
Passation de marché et enjeux sociaux-environnementaux et sociaux (annexe 5.8)
Plan de gestion intégré des maladies et nuisibles (annexe 5.9)
1. Un plan d’engagement des parties prenantes a été élaboré afin d’établir une relation constructive avec elles, garantissant
ainsi la durabilité des interventions et des résultats du projet.
2. Une évaluation plus approfondie des risques a été effectuée afin de garantir la protection des aires protégées. Si la mise en
œuvre de certaines activités est jugée risquée pour les aires protégées (AP), le projet établira une zone tampon adéquate et
prendra toutes les mesures nécessaires pour éviter toute influence négative des activités concernées sur les AP.
3. Le PGECS fourni en annexe 5.5 comprend les paramètres de surveillance, la fréquence, la responsabilité, les échéances et
les coûts et les formats des matrices de plans de gestion environnementale, climatique et sociale qui seront mis à jour et
développés plus en détail lors de la mise en œuvre des investissements clés
4. Étant donné que le projet est classé à haut risque climatique, une « évaluation de la vulnérabilité, de l'impact et de
l'adaptation » a été réalisée pour DRM afin de quantifier les risques, d’identifier les options d'adaptation connexes et les
moyens de les intégrer dans la conception du projet.
5. Au démarrage du projet, des études complémentaires sont programmées pour affiner le diagnostic initial, notamment :
1. Cartographie participative intégrant les éléments de risque environnemental et climatique pour détailler la planification
dans trois 3 grandes communes et bassins versants, touchant à la restauration, l’agroforesterie, et les infrastructures
réduisant la vulnérabilité climatique.
2. Identification et enregistrement des bénéficiaires visant à documenter leur vulnérabilité, leur sécurité foncière, moyens
d’existence et préférences, adaptant le ciblage social aux zones agroécologiques et mettant à jour les documents de
ciblage et de prise en compte du genre.
3. Evaluation des capacités des partenaires de mise en œuvre (ONG ACDED, CROSE, ministère, coopératives, etc.) en
matière sociale, environnementale, et climatique est essentielle pour renforcer leurs compétences.
4. Etudes rapides relatives sur les filières incorporeront des enjeux sociaux, environnementaux et climatiques.
5. Mise à jour du plan de gestion des nuisibles et maladies et intégration de modules dans les formations agronomiques
6. Les infrastructures de la composante 1 et les plans d’affaires seront conçus en tenant compte des risques
environnementaux, climatiques et sociaux, avec des études de faisabilité et des plans de gestion adaptés
8. Monitoring and evaluation
1. L'Unité de gestion du projet sera responsable de ce processus en collaboration avec les partenaires stratégiques de mise en
œuvre et les parties prenantes.
1. Des mécanismes de rétroaction seront mis en place et opérationnels pendant la mise en œuvre du projet, permettant aux
bénéficiaires de suivre et d’évaluer la qualité des services. Les équipes de gestion du projet réagiront de manière
transparente en ajustant les interventions ou en prenant d'autres mesures nécessaires. Des mécanismes de gestion des
plaintes et de rétroaction des parties prenantes seront également mis en place.
2. Le projet a choisi les indicateurs de base du FIDA nécessaires afin de renforcer la prise en compte des enjeux sociaux,
environnementaux et climatiques, et afin d’assurer une réelle conformité à l’objectif stratégique 1 (SO1), qui vise à
« augmenter les capacités productives des populations rurales pauvres », ainsi qu’aux thèmes d’intégration visés (climat,
nutrition). Notamment, le projet a adopté les indicateurs environnementaux et climatiques suivants : surface En sus, le projet
propose d’adopter i) un indice de résilience pour mesurer le renforcement des capacités d’adaptation des ménages via
l’accès aux différentes activités du projet (capital social, économique, naturel etc.) ; ii) un indicateur biodiversité à l’échelle du
territoire de façon à renforcer le ciblage géographique des activités pour contribuer à l’amélioration du capital naturel et
assurer la mise en œuvre des mesures de sauvegarde biodiversité (i.e. zonage évitant zones de biodiversité) et des
indicateurs complémentaires ont été identifiés au sein du PEGESC.
3. Les indicateurs de suivi-évaluation de l’adaptation au changement climatique et à l’inclusion sociale dans le cadre du projet
EFOSE sont présentés dans le tableau ci-après. La ligne de base ainsi que les objectifs à mi-parcours et finaux seront
déterminer par l’étude de l’établissement de la ligne de base du projet.
23. Tableau 6. Indicateurs de suivi-évaluation de l'adaptation au changement climatiquerisque environnemental, sociaux et des
enjeux sociaux
24/48
- Indicateurs composite sur la résilience (voir étude vulnérabilité)
- Indicateur de résultat 3.1.4 : Nombre d'hectares de terres soumises à une gestion résiliente au
changement climatique
Indicateurs de base d'adaptation
au changement climatique et
- Indicateur de résultat 3.2.2 : (Nombre) Pourcentage de personnes/ménages déclarant avoir
gestion des ressources
adopté des technologies et des pratiques écologiquement durables et résilientes au changement
naturelles du FIDA adoptés
climatique
dans le cadre logique
- Indicateur de résultat 3.2.3 : (Nombre) Pourcentage de personnes/ménages signalant une
réduction significative du temps passé à aller chercher de l'eau ou du carburant
- Indicateur de résultat sur les émissions de gaz à effet de serre et la biodiversité
- désagrégation des bénéficiaires en fonction du genre et âge
- Enregistrement des réclamations des bénéficiaires
Indicateurs de base sur
inclusion sociale
- Enregistrer le niveau de satisfaction des bénéficiaires
- enregistrer la participation des bénéficiaires aux mécanismes de décision
- Progrès d’autonomisation des bénéficiaires
- Nombre de plans d'urgence élaborés, directement ou en soutien à d'autres institutions, pour faire
face aux catastrophes climatiques.
- Nombre de ménages signalant une meilleure diversification des cultures ou d'autres activités
agricoles sur leur ferme.
- Nombre de ménages déclarant avoir augmenté la superficie exploitée grâce aux techniques
agroforestières et résilientes.
Indicateurs complémentaires
- Nombre d'hectares supplémentaires bénéficiant d'un arrosage adéquat au sein des périmètres
irrigués grâce aux travaux de réhabilitation du système entrepris par le projet.
- Nombre de personnes rapportant une réduction des pertes après récolte grâce aux structures
de stockage et de transformation soutenues par le projet.
- Nombre de ménages bénéficiant de nouvelles infrastructures de collecte d'eau
- Indicateurs de risques et système d'alerte - Suivi et enregistrement des risques majeurs (climat,
violences, accidents)
Durabilité institutionnelle
9. References
- Les capacités des institutions soutenues seront évaluées régulièrement à l'aide de cartes de
score adaptées examinant leurs capacités institutionnelles, de gouvernance, de gestion
technique, économique, financière et administrative, ainsi que les services aux membres. Le
projet pourrait s'appuyer sur les expériences et les guides du FIDA dans ce domaine. (Voir PIM)
24. Agriculture
FAO, 2019, Country fact sheet Haiti
MARNDR, 2011, Politique de développement agricole 2010-2025
https://agriculture.gouv.ht/view/01/IMG/pdf/Politique_de_developpement_agricole-Version_finale_mars_2011.pdf
https://www.brh.ht/wp-content/uploads/pibsecteur.pdf
https://www.statista.com/statistics/1080870/haiti-share-employment-agriculture/
https://agriculture.gouv.ht/view/01/IMG/pdf/Politique_de_developpement_agricole-Version_finale_mars_2011.pdf
https://www.copenhagenconsensus.com/publication/haiti-priorise-agroforestiere-ariste
25. Genre
Avocat sans frontières, 2019, L’impunité des violences faites aux femmes et aux filles en Haïti
https://www.asfcanada.ca/site/assets/files/7636/asfc_violence-femme_juillet_19_web.pdf
CATW-LAC, 2015, Rapport Alternatif sur la mise en application de la Convention pour l’Elimination de toutes les formes de
Discrimination à l’égard des Femmes en Haïti.
https://tbinternet.ohchr.org/Treaties/CEDAW/Shared%20Documents/HTI/INT_CEDAW_NGO_HTI_21034_F.pdf
25/48
MCFDF , 2016, évaluation des besoins post cyclone ,secteur transversale genre
https://www.undp.org/content/dam/haiti/docs/Prevention%20des%20crises/rapportsectorielPDNA/UNDP-HT-Rapportsectoriel-genre.pdf
MINUSTAH, 2015, Femme rurale http://extwprlegs1.fao.org/docs/pdf/hai157333.pdf
Nations Unies, 2019, L’ONU soutient les efforts d’Haïti pour avancer vers l’égalité entre les sexes et la participation des
femmes comme acteurs clefs du développement https://haiti.un.org/fr/1189-lonu-soutient-les-efforts-dhaiti-pour-avancer-verslegalite-entre-les-sexes-et-la
République d’Haïti, 2014 , Politique d’égalité femmes hommes 2014-2034 http://extwprlegs1.fao.org/docs/pdf/hai157333.pdf
UNFPA, 2019,Spotlight : un nouveau programme transformateur pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux
filles en Haïti https://haiti.unfpa.org/en/node/41507
USAID, 2020, Gender equality & women’s empowerment fact sheet
https://www.usaid.gov/sites/default/files/documents/1862/USAID_Haiti_Gender_Equality_and_Womens_Empowerment_Fact_
Sheet_-_January_2020_0.pdf
PNUD, 2023, Gender inequality index (GII) https://hdr.undp.org/data-center/thematic-composite-indices/gender-inequalityindex#/indicies/GII
26. Jeunes
CIAT, 2019, Addressing causes of migration https://www.crs.org/sites/default/files/tools-research/crs_migration__one_pager_-_v1-po-d.pdf
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https://www.ifdd.francophonie.org/actions/jeunesse-haitienne-environnement-et-developpement-durable/
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https://www.ifad.org/documents/38714170/41187395/04_Doss+et+al_2019+RDR+BACKGROUND+PAPER.pdf/cb007332880e-c000-aa82-e47d0a4d5a98
IFAD, 2019, The rural youth situation in Latin America and the Caribbean, Research series
https://www.ifad.org/documents/38714170/41187395/19_Guiskin_2019+RDR+BACKGROUND+PAPER.pdf/8b4b5a01-0a2edcf6-8eb2-73a0ca03ea14
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Centrale, le Panama, Haïti et la République Dominicaine https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_mas/--program/documents/genericdocument/wcms_561940.pdf
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OIT,2015, Des emplois décents pour les jeunes haïtiens et haïtiennes dans l’économie rurale
https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---americas/---ro-lima/---sro-san_jose/documents/publication/wcms_493790.pdf
Population Pyramid ,2019, Haïti 2019 https://www.populationpyramid.net/fr/haiti/2019/
The Conversation, 2019, HAITI, entre aspirations et réalité des jeunes https://theconversation.com/ha-ti-entre-aspirations-etrealites-des-jeunes-109580
27. Nutrition
Secteurs Sécurité alimentaire et Nutrition Haïti, 2019, Alerte sur les besoins prioritaires en 2019
https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/haiti_secteurs_sa_nut_-_alerte_sur_les_besoins_-_mars_2019_vf.pdf
SUN, 2019, Rapport annuel, Scaling up nutrition, Haiti https://scalingupnutrition.org/wpcontent/uploads/2019/10/SUN_Report_EN_2019_Country_Haiti.pdf
SUN, 2019, Profil pays, Scaling up nutrition https://scalingupnutrition.org/sun-countries/haiti/
UNDP, 2019, Human Development Indicators, Country Brief, Haiti http://www.hdr.undp.org/en/countries/profiles/HTI
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WFP, 2019, Projet de plan stratégique de pays — Haïti (2019-2023) https://docs.wfp.org/api/documents/WFP0000103435/download/
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MARNDR, 2022, Enquête Nationale de Suivi de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (ENSSAN)
https://www.cnsahai
ti.org/Web/Etudes/2022/Rapport%20d'analyse%20ENSSAN%20volet%20communautaire%20291122_2.p
FEWS NET, 2023. Perspectives sur la sécurité alimentaire. https://fews.net/fr/central-america-and-caribbean/haiti/foodsecurity-outlook/june-2022
https://www.cnsahaiti.org/haiti-49-millions-de-personnes-sont-en-insecurite-alimentaire-et-necessitent-une-aide-humanitairedurgence-communique-de-presse-ipc-mars-2023/
28. Changement climatique
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Valery Fils-Aime, Haïti climat, 2019, Application de l’accord de Paris : où en sommes-nous ?
http://haiticlimat.com/index.php/2019/03/20/application-de-laccord-de-paris-ou-en-sommes-nous/
MDE, 2015, Etat d’avancement en termes d’adaptation au changement climatique.
https://unfccc.int/files/adaptation/application/pdf/haiti_at_madagascar_workshop.pdf
MDE, 2015, Contribution prévue déterminée au niveau national
https://www4.unfccc.int/sites/ndcstaging/PublishedDocuments/Haiti%20First/CPDN_Republique%20d%27Haiti.pdf
PNUD, 2015, Estimation des couts des impacts du changement climatiques en Haïti
26/48
https://www.undp.org/content/dam/haiti/docs/Protection%20de%20l%20environnement/UNDP-HT-ProEnv-EtuEconoCC.pdf
UNDP ,2019, Human Development Report, Country profile, Haiti
https://www.ht.undp.org/content/haiti/fr/home/presscenter/articles/2020/apprendre-a-vivre-avec-les-risques--haiti-10-ansapres.html
UE, 2019, Document d’action concernant le « Programme d’Appui de l’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique
Plus pour l’adaptation et le développement des énergies vertes en Haïti, AMCC+2018-2020
https://ec.europa.eu/europeaid/sites/devco/files/c-2019-7739-annex-4-haiti_fr.pdf
MARNDR, 2019, Capitalisation des interventions passées en irrigation et maitrise de l’eau agricole en Haïti et pré
identification d’un programme dans ces domaines
Mycoo, M., M.Wairiu, D. Campbell, V. Duvat, Y. Golbuu, S. Maharaj, J. Nalau, P. Nunn, J. Pinnegar, and O.Warrick, 2022:
Small Islands. In: Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability. Contribution of Working Group II to the Sixth
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https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/downloads/report/IPCC_AR6_WGII_Chapter15.pdf
MDE, Plan national d’adaptation au changement climatique (PNA), 2022.
https://unfccc.int/sites/default/files/resource/PNA_HAITI.pdf
European Commission, DRMKC – INFORM, https://drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index
Climate information https://climateinformation.org/
ThinkHazard https://thinkhazard.org/en/
29. Pauvreté
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Nations Unies, 2017, Haïti bilan commun de pays
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émergent en 2030
https://www.undp.org/content/dam/haiti/docs/Gouvernance%20d%C3%A9mocratique%20et%20etat%20de%20droit/UNDP_H
T_PLAN%20STRAT%C3%89GIQUE%20de%20developpement%20Haiti_tome1.pdf
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inégalités de développement humain au XXIe siècle http://hdr.undp.org/sites/default/files/hdr_2019_overview_-_french.pdf
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https://www.ht.undp.org/content/dam/haiti/docs/rapport/UNDP-HT-Rapport_Annuel_2019_10ansGRD-web.pdf
République d’Haïti, 2012, Plan Stratégique de Développement d’Haïti, pays émergent en 2030
https://www.slideshare.net/laurentlamothe/psdh10questions
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WBG, 2023, Haïti présentation
https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview#:~:text=En%20se%20basant%20sur%20ces,2%2C15%20%24%2
Fjour).
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faille à la fois. https://www.ifad.org/documents/38714170/40193429/SendingMoneyHome_f_W.pdf/360a3cc9-c8a5-4f99-9ca0600129df4d41
ESCMP Matrix
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Sociale
27/48
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Mettre en place des mécanismes
multi-acteurs de planification,
coordination, participation et
évaluation pour gérer les conflits
fonciers et prioriser les activités de
manière inclusive et participative.
- Sensibiliser les autorités locales, les
propriétaires fonciers et les
agriculteurs sur l’importance des
parcelles boisées et des systèmes
agroforestiers, en particulier sur les
versants, et le besoin de clarifier des
mécanismes clairs de résolution des
conflits et de reconnaissance des
droits fonciers seront nécessaires, y
compris traditionnels
L’insécurité de la - Éviter d’’établir des infrastructures
tenure foncière communautaires (centres de séchage,
de transformation ou de stockage) sur
peut
compromettre la des terrains où la tenure foncière est
incertaine.
réussite du
projet.[1]
- Encourager les femmes et les
jeunes à valoriser les intrants du
La croissance
démographique, projet sur des terres présentant un
minimum de sécurité foncière.
l'augmentation
des troupeaux
Engagement
d'animaux et les - Assurer / vérifier / renforcer les
des parties
droits fonciers - régime foncier du
migrations
prenantes
internes exercent bénéficiaire lors du soutien à
lors des
l'agroforesterie (notamment risque
une pression
réunions et
croissante sur le potentiel de métayage) y compris
droits fonciers traditionnels, jugés
foncier et
sélection des
contribuent à la essentiels pour garantir la durabilité à parcelles et
long terme des investissements du
fragmentation
des lotis
projet
des parcelles.
Cela renforce la
- Soutenir la structuration et
possibilité de
l'autonomisation des organisations
conflits pour
économiques telles que les
l'accès à ces
coopératives et les associations, pour
ressources et
une meilleure gestion des ressources
compromet la
foncières et une utilisation optimale
mise en œuvre
des terres.
de mesures
d’adaptation.
- Encourager l'adoption de systèmes
agroforestiers et de pratiques
agricoles qui réduisent la pression sur
les terres et augmentent la
productivité par unité de surface.
- Mettre en place des aménagements
spécifiques (comme les rampes
vivantes) pour les parcelles en pente,
afin de réduire l'érosion et d'optimiser
l'utilisation de l'espace.
- Fournir une formation et une
assistance technique aux agriculteurs
pour une meilleure gestion des
ressources foncières et l'adoption de
techniques agricoles innovantes et
28/48
Équipe du
projet et
Bureaux
Agricoles
Communaux
Rapports,
cartes
Inclus dans le
géoréférencée
coût de la
Semestriell
s, enquêtes de
planification
proximité,
et du suivi
visites de
des activités
terrain
Faisabilité : Moyenne
Paramètre
Institution
responsable Moyens de
Mesures d’atténuation,
Activités de
dans la phase vérification
d’adaptation et d’amélioration
consultation
(Suivi et
- Respecter en tout temps le
de mise en
recommandées
publique
rapports)
principe de « ne pas nuire » du FIDA
œuvre
afin de minimiser les impacts sociaux
négatifs du projet.
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Collaborer avec les acteurs
évoluant dans le domaine de la santé
et de la sécurité au sein des
communautés pour renforcer la
réponse institutionnelle aux épidémies
et autres problèmes de santé.
- Favoriser la collecte d’eau de pluies
dans les régions montagneuses afin
de réduire la dépendance à l'égard
des eaux de surface touchées par la
pollution
- Mettre en place des systèmes de
traitement de l’eau de pluies
répondant aux normes de qualité.
Cela doit inclure des techniques
simples comme la filtration, la
chloration qui peuvent être mis en
œuvre par les bénéficiaires sur le long
terme dans un appui externe.
Inclus dans le
coût de la
- Promouvoir des pratiques agricoles
mise en place
durables qui réduisent l’usage des
Sensibilisatio
Les risques
pesticides et des engrais synthétiques
n des parties
sanitaires liés
Compte rendu
infrastructure
au niveau des versants., y compris
prenantes sur
aux activités du plan de gestion des nuisibles et
Équipe du
les risques de
projet, tels que le maladies
projet et agents sensibilisation Semestriell formations,
contamination
choléra,
de santé
et liste de
l’exposition aux - Organiser des campagnes de
sensibilisation
Formation sur communautaire présence de
sensibilisation et des formations pour
produits
formation
et l’achat
les principes
les agriculteurs et les communautés
chimiques,
d’équipement
d’hygiène
locales sur l'importance de la qualité
de protection
de l'eau et sur les méthodes pour la
individuelle
préserver. Cela peut inclure des
informations sur la gestion sécuritaire
des pesticides et des engrais, ainsi
que sur les techniques de collecte et
de stockage des eaux pluviales.
- Élaborer et mettre en œuvre des
plans de réponse rapide en cas de
flambée de choléra, en collaboration
avec les autorités de santé locales et
les partenaires stratégiques, pour
garantir une intervention immédiate et
efficace.
- Inclure des clauses spécifiques
dans les contrats d'approvisionnement
pour promouvoir l'agriculture durable,
réduire l'utilisation de polluants et
veiller à ce que des normes strictes
soient intégrées dans les contrats
pour sécuriser le stockage potentiel
du carburant.
- Fournir des formations sur les
principes d’hygiène.
Faisabilité : Élevée
29/48
Paramètre
Incidents liés
infrastructures
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
- Mettre en œuvre des plans de suivi
les plus hautes normes de résilience
aux risques climatiques et sismiques
et a inclut des investissements dans
les bassins versants pour réduire les
risques liés à l’érosion
- Fournir des infrastructures de
stockage, de conservation, de
transformation et de transport
- Explorer des conceptions de projets
alternatifs viables afin de répondre
aux besoins spécifiques des
segments de population les plus
vulnérables
- Recruter un spécialiste en inclusion
sociale (genre et jeunesse) chargé de
mettre en œuvre, en collaboration
avec l’équipe, une stratégie globale
d’inclusion sociale
Exclusion des
personnes ou
groupes de
personnes
vulnérables.
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Engagement
des parties
prenantes
dans des
échanges
constructives
autour de la
problématiqu
Équipe du
projet et
Bureaux
Agricoles
Communaux
Ateliers de
sensibilisation
services du
projet mettant
l'accent sur
l'inclusion
des femmes
dans les
Équipe du
services du projet et
projet
Bureaux
- Établir une cartographie et
collaborer avec d’autres acteurs
institutionnels travaillant sur des
méthodologies et des innovations
sociales favorisant l’autonomisation
Agricoles
des femmes et l’intégration des jeunes Matériel de
Communaux
communicatio
- Élaborer et mettre en œuvre un plan n adapté à la
d’engagement des parties prenantes population
afin d’assurer leur participation active cible du
et leur représentation dans le projet. projet en
créole pour
- Développer et mettre en œuvre un une meilleure
plan de renforcement des
compréhensi
connaissances et des compétences
sociales pour les femmes et les
messages
jeunes, axé sur la production
agroécologique et les initiatives
entrepreneuriales
Faisabilité : Élevée
30/48
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
Entretien
Inclus dans le
auprès des
coût de
communautés
et des groupes Semestriell construction
vulnérables
infrastructure
annuelle
Nombre
soutien au
d’infrastructure
programme
fournir
Inclus dans le
coût de
gestion du
projet pour le
Spécialiste, et
dans le coût
Entretien
auprès des
Semestriell planification,
communautés e et
et des groupes annuelle
communicatio
vulnérables
n et de mise
en œuvre
pour les
ateliers et les
outils de
communicatio
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
Afin de réduire l’impact de ces
risques, le projet investira dans des
systèmes de production alimentaire
plus autonomes :
- Par exemple, encourager la
L’insécurité au
production locale de semences et
niveau des
routes nationales d’intrants, ainsi que l’utilisation
qui déconnecte d’énergie renouvelable.
Engagement
- Appuyer les opérations post récoles des parties
reste du pays
des produits agricoles (séchage,
prenantes
fragilisent
stockage, transformation, marketing et dans des
l’économie des
commercialisation)
échanges
exploitations
constructives
agricoles et
- Établir un marché niche[2] sur place autour de la
particulièrement via les cantines scolaires
problématiqu
les femmes
vivant du
- Aider le MARNDR à renforcer son
commerce
ancrage local au sein des
(« Madam
communautés. Cela passera
Sara »)
notamment par le renforcement des
Bureaux Agricoles Communaux
(BAC), le développement des fermes
agricoles et la mise place de champsécoles paysans
- Faisabilité : Moyenne
31/48
Équipe du
projet et
Bureaux
Agricoles
Communaux
opérateurs
d’appui
Inclus dans le
coût de
Nombre de
construction
structures de
séchage,
Semestriell
infrastructure
stockage,
transformation annuelle
soutien au
et autres
programme
fonctionnelles
de cantines
scolaires.
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Former les femmes et les jeunes sur
la production et transformation
d’aliments riches en nutriments
- Encourager la mise en place de
jardins créoles avec une diversité de
cultures riches en nutriments
- Former et sensibiliser les femmes et
les jeunes sur l’importance des fruits
et légumes
- Renforcer les capacités des
ménages vulnérables en matière de
production alimentaire, en leur
fournissant des formations et des
ressources pour développer des
pratiques agricoles durables et
diversifiées.
Nombre de
producteurs
impliqués dans
- Favoriser l'accès aux semences de
l’Enquête de
qualité,
intrants
agricoles,
L’insécurité
mi-parcours et
alimentaire et la et à d'autres ressources nécessaires
de fin de projet
production
agricole.
malnutrition
Formation sur
avec la
persiste
Inclus dans le
- Promouvoir la diversification des
les jardins
Équipe du
mesure des
persistante dans
Semestriell coût de
cultures et encourager les pratiques
créoles, la
projet,
indicateurs
la zone du projet
formation, de
agroécologiques pour améliorer la
transformatio opérateurs
touchant
annuelle
inclus dans
résilience des systèmes alimentaires n, la nutrition d’appui et PAM MDDW.
particulièrement
budget
locaux.
et l’hygiène
Nombre de
les populations
jardin lakou
les plus
- Mettre en place des mécanismes de
mis en place /
vulnérables.
stockage, de conservation et de
nombre de
gestion des denrées alimentaires pour
personnes
faire face aux fluctuations
formées sur la
saisonnières et aux chocs
nutrition
climatiques.
- Encourager la création de
coopératives et d'associations locales
pour promouvoir la solidarité,
l'échange de connaissances et les
initiatives de développement
économique axées sur l'alimentation.
- Renforcer la collaboration avec les
partenaires locaux, les organisations
de la société civile et les acteurs du
développement pour mettre en œuvre
des stratégies intégrées et durables
visant à lutter contre l'insécurité
alimentaire.
Faisabilité : Élevée
32/48
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Développer des infrastructures de
stockage appropriées, telles que des
entrepôts ou des chambres froides,
pour permettre aux agriculteurs de
conserver leurs récoltes dans des
conditions optimales et réduire les
pertes post-récolte.
- Établir des canaux de distribution
efficaces pour faciliter la mise en
marché des produits agricoles. Cela
peut inclure la mise en place de
marchés locaux, de coopératives
agricoles ou de réseaux de distribution
directs entre les agriculteurs et les
consommateurs.
Risques
sanitaires et
économiques
liés aux
mauvaises
conditions et
pertes postrécolte qui
seront accrus
avec
l’augmentation
de production
- Renforcer les compétences des
agriculteurs en matière de gestion
post-récolte, y compris la formation
Engagement
Équipe du
sur les bonnes pratiques de stockage, des parties
projet et
de conditionnement et de
prenantes
Bureaux
commercialisation des produits.
dans des
Agricoles
échanges
- Faciliter l'accès aux informations sur
Communaux
constructives
les prix, les tendances du marché et
autour de la
les exigences des consommateurs,
opérateurs
problématiqu
afin d'aider les agriculteurs à prendre
d’appui
des décisions éclairées sur la
production et la commercialisation de
leurs produits.
- Encourager la diversification des
produits et l'adoption de techniques de
transformation pour valoriser
davantage les récoltes et réduire les
risques liés à la dépendance à un seul
marché.
- Établir des partenariats avec les
acteurs de la chaîne de valeur, tels
que les transformateurs, les
distributeurs et les détaillants, pour
faciliter la mise en marché des
produits agricoles et créer des
débouchés durables.
Faisabilité : Élevée
33/48
Inclus dans le
Nombre de
coût de la
structures de
mise en place
séchage,
Semestriell
stockage,
infrastructure
transformation annuelle
et autres
formation des
fonctionnelles
agriculteurs.
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Collaborer avec d'autres institutions
pour établir des stocks de contingence
locaux afin de faire face aux difficultés
d'accès pendant les saisons des
pluies. Cela peut inclure le pré
positionnement de fournitures et de
ressources d'urgence dans les
communautés isolées, garantissant
ainsi une réponse rapide en cas de
besoin.
Difficulté
d’accéder aux
communautés
durant les
saisons des
pluies en raison
de la nonpraticabilité des
routes
- Renforcer les entreprises locales et
les initiatives de production de
semences et d'autres intrants
agricoles afin de réduire la
dépendance aux sources externes.
Cela peut être réalisé en soutenant le
développement et la promotion de
systèmes de production locaux, en
Équipe du
encourageant les pratiques agricoles
Inclus dans le
projet et
durables et en renforçant les
Plateforme
budget
Bureaux
capacités des agriculteurs locaux.
d’échange
Structure
d’appui aux
Agricoles
sur le plan de
d’alerte mise
institutions
Trimestriel
- Assurer une présence régulière de contingence Communaux
en place et
locales et
l'équipe du projet et des opérateurs
des zones
opérationnelle
l’élaboration
opérateurs
sur le terrain pour faciliter la
concernées
de plans de
d’appui et la
coordination, la surveillance et la
contingence.
protection civile
résolution rapide des problèmes liés à
l'accessibilité. Cela permettra
également de maintenir une
communication étroite avec les
communautés et de répondre
efficacement à leurs besoins.
- Garantir la mobilité des équipes de
terrain et des intrants en veillant à ce
qu'ils disposent des moyens de
transport appropriés et en entretenant
régulièrement les infrastructures
routières. Il est également important
de planifier et de coordonner les
mouvements de manière efficace pour
optimiser l'utilisation des ressources
et minimiser les retards.
Faisabilité : Élevée
34/48
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
- Développer et mettre en œuvre une
stratégie de nutrition visant à
promouvoir une alimentation
équilibrée et nutritive au sein des
communautés. Cela peut inclure des
actions telles que la sensibilisation sur
les avantages d'une alimentation
saine, la promotion de pratiques
alimentaires appropriées et la
diffusion d'informations sur la valeur
nutritionnelle des aliments locaux.
- Organiser des ateliers d'éducation
nutritionnelle spécifiquement destinés
aux familles qui font face à une
grande vulnérabilité en matière
d'insécurité alimentaire. Ces ateliers
peuvent fournir des informations sur
Les lacunes en les principes d'une alimentation
équilibrée, les techniques de
matière
préparation des aliments, l'utilisation
d’alimentation
saine et nutritive efficace des ressources alimentaires
disponibles et l'importance de
l'hygiène alimentaire.
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Diffusion du
projet avec
messages
liés à
l'alimentation
saine mettant
en valeur la
production
Équipe du
locale
projet
Outils de
communicatio
- Organiser des ateliers de
nutrition,
valorisation et d'innovation alimentaire destinés à la
en mettant en avant le patrimoine
population
alimentaire local. Ces ateliers peuvent cible du
encourager l'utilisation de produits
projet.
alimentaires locaux, promouvoir des
pratiques de transformation
alimentaire innovantes et aider à
développer des recettes nutritives à
partir d'ingrédients locaux. Ils peuvent
également mettre en valeur les savoirfaire culinaires traditionnels et
encourager la consommation
d'aliments sains et nutritifs.
Faisabilité : Élevée
35/48
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
Stratégie
nutritionnelle
Ligne de base
Semestriell Inclus dans le
Réseaux et
cout des
alliances avec e et
annuelle
formations.
des acteurs
liés à la
sécurité
alimentaire et
la nutrition
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Soutenir et vérifier l'amélioration des
conditions de travail au sein de toutes
les activités et partenariats réalisés,
qui seront intégrées comme critères
d'attribution des marchés et clauses
des contrats. De plus, une campagne
de sensibilisation sera lancée au
démarrage du projet pour prévenir le
travail des enfants et les mauvaises
conditions de travail.
- Adopter et mettre en œuvre des
procédures d'embauche qui favorisent
la main-d'œuvre locale (c'est-à-dire
des sections communales
concernées), en particulier les
femmes et les jeunes.
- Consulter et impliquer les
organisations locales, en particulier
celles qui représentent les femmes et
les jeunes, dans l'élaboration et la
mise en œuvre des procédures
locales de recrutement.
- Identifier les tâches qui peuvent être
accomplies en toute sécurité par les
personnes handicapées et faciliter leur Sensibilisatio
Surveillance
recrutement.
Chaque
du mécanisme
Équipe de
signalétique ;
mois et en
Travail des
de gestion des
gestion de
- Mettre en place un système de
affiche ;
continu
enfants / droits
plaintes ;
projet
prévention et de contrôle du travail
Gestion des
pendant la
du travail / travail des enfants et du travail forcé
Evaluation du
plaintes et
mise en
Partenaires de personnel
forcé
(système d'identification des
œuvre du
mise
œuvre
recruté sur les
travailleurs).
commentaire
projet
chantiers
- Mecanisme de plainte efficace
- Promouvoir la méthodologie de
l'Alliance au niveau des ménages pour
encourager le partage des tâches
dans les exploitations agricoles et au
sein des ménages, réduire le fardeau
des femmes et sensibiliser à la
prévention de la violence à l'égard des
femmes et du travail des enfants.
- Mettre en œuvre des modèles
socio-économiques de gestion éthique
alignés sur les lois du travail du pays.
- Mettre en œuvre des règles
d'hygiène pour assurer la sécurité des
produits et la santé des employés.
- Exiger l'utilisation d'équipements de
protection individuelle (EPI) adaptés
aux types de travaux à effectuer sur
les chantiers de construction
(casques, gants, chaussures de
sécurité, etc.).
Faisabilité : Élevée
36/48
Inclus dans le
coût de
surveillance
des travaux.
Institution
- Élaborer une stratégie de genre
responsable Moyens de
Mesures
d’atténuation,
Activités
avec une politique et des mécanismes
dans la phase vérification
Paramètre
d’adaptation
et la violence
d’amélioration
consultation
pour
lutter contre
(Suivi et
de mise en
recommandées
publique
harcèlement fondés sur le sexe. La
rapports)
œuvre
divulgation de la politique (y compris
la mise en place de mécanismes, y
compris le mécanisme de plainte)
devrait avoir lieu avant le début des
L'équité entre
interventions du projet à tous les
les sexes ;
Équipe de
Risques liés à la niveaux de mise en œuvre.
Rencontre
Plan de lutte
gestion des
violence faite
avec les
antiparasitaire
- Tous les contrats inclueront des
aux femmes e
intervenants ; projets
; Construction
mesures pour prévenir les risques de Conscientisat
exclusion des
d'un stockage
Partenaires de
violence faites au femmes
femmes
de l'ombre et
mise en œuvre
- Le PMU assurera la formation de
domestique
tous prestataires / partenaires sur ces
questions
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
Inclus dans le
coût de mise
Trimestriell
en place des
infrastructure
- Évaluer les risques de sécurité tout
au long du projet et définir les
interventions nécessaires.
Faisabilité : Élevée
- Collaborer avec d'autres institutions
qui ont de l'expérience dans le travail
avec la diaspora haïtienne dans les
domaines d'intérêt du projet.
- Établir des partenariats avec des
organisations ou des réseaux de la
diaspora haïtienne pour promouvoir
leur participation et leur engagement
dans les activités du projet.
- Organiser des séances
d'information et des rencontres
spécifiques pour sensibiliser la
diaspora haïtienne aux objectifs et aux
bénéfices potentiels du projet.
Rencontre
- Mettre en place des mécanismes de d’échange
Manque d’intérêt communication et de collaboration
avec la
efficaces pour faciliter la participation diaspora des Équipe du
de la diaspora
dans les activités et les contributions de la diaspora
zones cibles projet
haïtienne, que ce soit par le biais de et les
du projet
conseils consultatifs, de groupes de
institutions
travail ou d'autres formes de dialogue. clés
- Reconnaître et valoriser les
compétences, l'expérience et les
ressources de la diaspora haïtienne
en les impliquant activement dans la
conception et la mise en œuvre des
activités du projet.
- Établir des canaux de
communication clairs et accessibles
pour faciliter l'échange d'informations
et la mobilisation de la diaspora
haïtienne, en mettant en avant les
opportunités de participation et
d'investissement dans le projet.
Faisabilité : Moyenne
37/48
Nombre
d’activités
appuyées par
la diaspora
Annuelle
Inclus dans le
coût de
gestion et de
communicatio
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Les spécificités techniques et clauses
des contrats inclueront la vérification
des capacités de gestion
environnementale et sociale et
devront inclure des mesures pour
renforcer ces capacités, y compris via
la préparation ou l'amélioration d un
système de gestion environnemental
Risques d’octroi comprenant les systèmes, procédures
et capacités d’évaluation, de gestion
investissements et de suivi des risques et des impacts
des investissements directs et sous- Systèmes de
organisations et projets FI ;
gestion
pourvoyeurs de
environneme
PMU organisera des formations
Équipe du
services n ayant
ntal et social
complémentaires et assurera
projet
pas les capacités
doivent être
l’évaluation de la mise en œuvre de
suffisantes en
rendus
ces mesures
termes de
publics
gestion sociale et Les plans d’affaire et partenariats
environnemental public privés inclueront des plans de
gestion des risques environnementaux
et sociaux
Les mécanismes de plainte pourront
être utilisés également pour que les
bénéficiaires rapportent des éventuels
manquement à ces clauses
38/48
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
Vérification
annuelle des
systèmes de
Annuel et
gestion
environnement
plainte
al et social des
partenaires et
inclusion de l
Inclus dans
procédures
de passation
de marché
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Effectuer une étude approfondie de
la capacité hydraulique des
périmètres irrigués (PI) avant
d'envisager toute extension des
systèmes de pompage en amont des
périmètres. Cela permettra d'évaluer
la disponibilité en eau pendant les
périodes d'étiage et de prendre des
décisions éclairées.
- Fournir une formation adéquate et
structurer les associations d'irrigants
pour renforcer leurs capacités de
gestion de l'eau et résoudre les
conflits liés à l'accès à l'eau. Cela
inclut la sensibilisation aux bonnes
pratiques d'irrigation, la gestion des
ressources hydriques et la résolution
pacifique des différends.
Augmenter les
Rencontre de
Inclus dans le
conflits entre les - Impliquer activement les
formation,
Équipe du
Compte rendu
coût des
associations d'irrigants dans les
divers groupes
d’échange et
projet, BAC et des formations Trimestriell études et de
processus
prise
décision
d’irrigants
opérateurs de et des
amont/aval pour concernant l'accès à l'eau en période planification
mise en œuvre rencontres
planification
d'étiage.
Leur
participation
garantira
l’accès à l’eau en
avec les
des travaux.
période d’étiage une représentation équitable des
irrigants
divers groupes d'irrigants et favorisera
la résolution concertée des conflits.
- Promouvoir la communication et la
coopération entre les groupes
d'irrigants amont et aval en
encourageant les échanges
d'expériences, les dialogues et les
accords mutuellement bénéfiques
pour l'utilisation équitable de l'eau.
- Mettre en place des mécanismes de
suivi et d'évaluation pour évaluer
l'efficacité des mesures prises et
ajuster les interventions si nécessaire,
en vue de prévenir et de résoudre les
conflits liés à l'accès à l'eau en
période d'étiage.
Faisabilité : Élevée
Environnementale
39/48
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
1. La planification territoriale
participative prendra en compte les
risques environnementaux et
climatiques et s'engagera/s'alignera
sur les plans de préparation/gestion
des catastrophes existants.
La dégradation
des ressources
naturelles,
notamment en
amont des
bassins
versants,
augmente la
vulnérabilité à
l’érosion/glissem
ents de terrains
qui posent des
risques en aval
2. Le projet investira dans des
activités de restauration des bassins
versants pour limiter les risques de
dégradation des sols qui augmentent
également les risques et les impacts
liés aux catastrophes
environnementales et climatiques
(c'est-à-dire les inondations, etc.) : à
travers :
a. Promouvoir l'agroforesterie en
montagne et créer des parcelles
boisées.
b. Développer des solutions fondées
sur la nature pour prévenir le risque
de dégradation des pentes qui
négligent les infrastructures rurales
critiques, telles que les routes et les
systèmes d'irrigation.
Rencontre de
sensibilisation
avec les
communauté
Équipe du
Activités
projet
d’éducation
relative à
l’environneme
c. Mettre en œuvre des structures de
conservation des sols et de gestion de
l’humidité.
Promouvoir la sensibilisation et
l'éducation environnementale, en
mettant l'accent sur la conservation
des ressources naturelles et
l'adoption de pratiques durables. Cela
peut être réalisé à travers des
séances de sensibilisation, des
formations et des initiatives de
renforcement des capacités
Faisabilité : Moyenne
- Adopter un ciblage géographique et
suivi géolocalisé des activités
permettant d’assurer que les
investissements du projet sont
réalisés en dehors des zones
protégées, tout en tirant parti de
manière pertinente des retombées
positives du projet
- Réaliser les investissements du
projet en dehors des zones protégées,
tout en tirant parti de manière
pertinente des retombées positives du
projet. De plus, le projet EFOSE
cherchera à promouvoir la biodiversité
et à adopter des approches
respectueuses de l’environnement
afin de contribuer à la compensation
40/48
Rapport de
formation sur
l’environnemen
t et cadre
logique du
Semestriel
projet sur
activités
composante
1.2
Inclus dans le
coût des
formations,
de la mise en
place des
infrastructure
activités
d’éducation
relative à
l’environneme
des risques environnementaux.
Paramètre
Institution
- Définir des mesures de protection
responsable Moyens de
Mesures
d’atténuation,
Activités
spécifiques pour les écosystèmes
dans la phase vérification
d’adaptation
et d’amélioration
(Suivi et
vulnérables légalement
protégés, afin consultation de mise en
recommandées
publique
rapports)
de prévenir une augmentation de la
œuvre
pression exercée sur ces zones. Cela
peut inclure l'établissement de zones
tampons, la limitation des activités
humaines et la mise en place de
réglementations strictes.
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Mettre en œuvre des stratégies de
Carte de
conservation et de gestion durable
localisation
Rencontre de
espèces
protégées
migratrices.
Augmentation de
sensibilisation
Cela
peut
impliquer
surveillance
la pression sur
investissement
avec les
suivi
espèces,
ainsi
les écosystèmes
Équipe du
s du projet et
communauté
mise
place
mesures
vulnérables
projet et ANAP
utilisation de
protection
spéciales
pour
préserver
légalement
(Agence
l’outil abc map Annuelle
leurs
habitats.
protégés et
Nationale des
Activités
pour suivre la
potentiellement
d’éducation Aires
- Sensibiliser les communautés
modélisation
sur les espèces
Protégées)
relative à
locales et les parties prenantes sur
des impacts
protégées et
l’environneme
l'importance de la conservation des
de projet selon
migratrices.
écosystèmes vulnérables et des
leurs
espèces protégées. Organiser des
localisation
programmes éducatifs et des
initiatives de sensibilisation pour
promouvoir une meilleure
compréhension de la biodiversité et
des enjeux environnementaux,
encourageant ainsi des
comportements respectueux de
l'environnement.
- S’assurer qu’aucune extraction de
matériaux pour la construction des
infrastructures du projet ne se fasse
dans les zones clés de biodiversité ou
d’autres habitats sensibles.
- Développer des mesures
spécifiques pour les extractions de
matériaux dans les rivières quand
c’est le cas et rechercher
l’autorisation formelle des autorités
compétentes.
- Comme pour toutes les autres
activités du projet, s’assurer qu’une
zone tampon soit établit entre les
aires protégées et les zones de
distribution pour nous assurer
qu’aucun animal ne sera mené dans
l’aire protégé aux fins d’élevage.
Faisabilité : Moyenne
41/48
Inclus dans le
coût des
formations,
de la mise en
place des
infrastructure
activités
d’éducation
relative à
l’environneme
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Mettre en place des pratiques
agricoles durables et respectueuses
de l'environnement, en privilégiant
notamment la gestion intégrée des
pestes et des maladies. Cela peut
inclure l'utilisation de méthodes
biologiques et naturelles de lutte
contre les ravageurs, l'introduction de
cultures de couverture et la rotation
des cultures pour prévenir
l'épuisement des sols.
- Promouvoir l'adoption de techniques
de fertilisation appropriées et
respectueuses de l'environnement,
telles que l'utilisation de compost
organique, de fertilisants naturels et
d'amendements du sol. Cela
contribuera à maintenir la fertilité des
sols sans recourir à des produits
chimiques nocifs.
Augmentation
des risques de
contamination
des sols et des
eaux par les
produits
chimiques.
- Sensibiliser les agriculteurs aux
bonnes pratiques agricoles et à
l'utilisation responsable des produits
chimiques, en mettant l'accent sur la
sécurité, le stockage adéquat et
l'élimination appropriée des produits
agrochimiques.
Sensibilisatio
Équipe du
n et formation
projet, DDA et
agriculteurs
- Promouvoir l'adoption de techniques
d'irrigation efficientes pour minimiser
l'utilisation excessive d'eau et réduire
les risques de contamination des
ressources en eau.
- Former les agriculteurs aux
principes de gestion intégrée des
cultures, en mettant l'accent sur la
prévention des maladies et des
ravageurs, la surveillance régulière
des cultures et l'utilisation judicieuse
de produits phytosanitaires si
nécessaire.
- Élaborer et mettre en œuvre un
Plan de Gestion Intégrée des
Ravageurs (PGIR).
- Faisabilité : Moyenne
42/48
Inclus dans le
coût des
formations,
de soutien
Pratiques de
aux pratiques
gestion des
Semestriell de
pestes et de la
conservation
fertilité
des sols et de
développées
la mise en
place des
infrastructure
Paramètre
Mesures d’atténuation,
d’adaptation et d’amélioration
recommandées
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
le projet promeut le petit élevage en
petite quantité et inclut des provisions
pour renforcer les modalités d
Production
alimentation pour limiter les risques de
animale : risques
dégradation des pâturages, y compris
de mauvaise
via l’intégration d’espèces fourragères
gestion des
au sein des systèmes agricoles, la
effluents et de
promotion d activités de fourniture d
pression accrue
alimentation animale en 2.2. Le projet
sur les paturages
inclut également des activités de
valorisation des déchets animaux
(compost)
Expansion des
espèces
envahissantes
- Éviter l’introduction d’espèces
exotiques envahissantes dans les
activités de reboisement et
d’agroforesterie afin de ne pas
perturber la biodiversité locale.
Formation et Équipe du
sensibilisation projet et
partenaires
agriculteurs stratégiques
Faisabilité : Moyenne
Climatique
- Envisager une composante
d’urgence contingente pour la
mobilisation rapide de fonds en cas de
catastrophes. Ce plan devrait inclure
des mesures de prévention, de
réponse et de rétablissement pour
minimiser les pertes de cultures et
d'infrastructures
- Mettre en place des mesures
d'aménagement des bassins versants,
telles que la construction de digues, la
création de zones de rétention d'eau
et la restauration des écosystèmes
naturels, afin de réduire les risques
d'inondations et d'érosion des sols.
- Renforcer les infrastructures
rurales, telles que les routes et les
systèmes d'irrigation, en utilisant des
techniques de construction résistantes
aux inondations et aux pluies
violentes et suivant les plus hautes
normes de résilience aux risques
climatiques et sismiques et a inclut
des investissements dans les bassins
versants pour réduire les risques liés
à l’érosion pouvant affecter les
infrastructures
- Sensibiliser les communautés
locales aux risques d'inondations et
aux pluies violentes, ainsi qu'aux
mesures de prévention et de
préparation à mettre en place. Cela
43/48
Rapport de
Annuelle
Inclus dans le
coût des
paquets
techniques
Inondations et
pluies violentes
aboutissant à la
destruction des
Paramètre
cultures et des
infrastructures
routières et
d’irrigation et
l’érosion des
sols.
peut être réalisé à travers des
campagnes de sensibilisation, des
Institution
Rapport
Moyens de
formations et des exercices pratiques.
Formationde
et responsable
Équipe du
Mesures d’atténuation,
Activités
vérification
sensibilisation dans
projet la
et phase (Suivi et
d’adaptation
et d’amélioration
consultation
- Collaborer avec
les autorités
mise en
Évaluation
parties
partenaires
recommandées
publique
rapports) du
locales, les organisations de la société
œuvre
plan de
prenantes
stratégiques
civile et les experts en gestion des
contingence
risques naturels pour développer des
solutions adaptées au contexte local
et intégrer les aspects de résilience
dans la planification des
infrastructures et des activités
agricoles.
- Adaptation des normes d'ingénierie
et des codes du bâtiment aux
conditions climatiques.
- Adopter une approche à l’échelle du
paysage pour renforcer la résilience.
- Développer des systèmes d’alerte
précoce pour améliorer la réponse
aux catastrophes climatiques.
- Diversifier les moyens de
subsistance / créer des sources de
revenus à partir d’activités autres que
l’agriculture.
- Former le personnel à mieux
comprendre le changement
climatique et à améliorer la
performance opérationnelle dans la
gestion des risques climatiques.
- Introduire de nouvelles méthodes de
travail du sol et de drainage pour
réduire l’érosion des sols / Réduire le
ruissellement et contrôler l’érosion
dans la zone du projet grâce à une
meilleure gestion des terres (en
particulier l’agriculture et la foresterie
sur les pentes, le développement
urbain dans les plaines inondables).
Faisabilité : Moyenne
- Promouvoir la collecte et le
stockage d'eau de pluie dans les
zones montagneuses afin de garantir
un approvisionnement en eau
suffisant pendant les périodes de
pluviométrie irrégulière.
- Améliorer la gestion de l'eau au
niveau des périmètres irrigués en
utilisant des techniques efficaces
d'irrigation pour optimiser l'utilisation
de l'eau disponible.
- Mettre en place des pratiques
d'agroforesterie qui favorisent la
conservation de l'humidité dans les
sols, en intégrant des cultures
ligneuses ou des arbres d'ombrage
dans les systèmes de culture.
- Mettre en œuvre des techniques de
conservation des sols, telles que la
construction de terrasses, la mise en
place de bandes végétales et
44/48
Fréquence Inclus dans le
coût
Estimation
préparation
vérificatio
des coûts et
Annuelle
de mise en
œuvre des
plans.
Paramètre
l'utilisation de paillis, pour réduire
l'érosion et améliorer la rétention
d'humidité dans les sols.
Mesures d’atténuation,
d’adaptation
- Développer et
desd’amélioration
solutions de
recommandées
fourrage adaptées au bétail afin de
garantir un approvisionnement
suffisant pendant les périodes de
pénurie d'herbe due à une
pluviométrie irrégulière.
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Sensibiliser les agriculteurs aux
bonnes pratiques de gestion de l'eau,
de conservation des sols et
d'agroforesterie, et leur fournir une
formation et un accompagnement
technique pour les mettre en œuvre
efficacement.
- Augmenter la gamme des sources
d’eau (et des installations de collecte
et de stockage) / Construire de
nouvelles infrastructures de collecte
de l’eau / Améliorer les infrastructures
existantes de collecte de l’eau.
Précipitation
irrégulière, fin
précoce des
pluies, retard
dans le
démarrage de la
saison,
entraînant une
diminution des
rendements des
cultures et du
bétail.
- Améliorer les techniques de
piégeage et de collecte des eaux de
ruissellement et des eaux de pluie afin
de maintenir la productivité des
pâturages.
- Développer des systèmes
d’irrigation dans les zones où
l’approvisionnement en eau est
abondant.
- Diversifier les activités agricoles au
sein d’unités agricoles individuelles,
par exemple en introduisant des
systèmes agroforestiers / Diversifier
les cultures agricoles disponibles pour
les agriculteurs / introduire de
nouvelles cultures / Identification,
conservation et diffusion des
ressources phyto-génétiques
résilientes au climat / Introduire de
nouvelles espèces d’arbres plus
résistantes à la sécheresse /
Introduire de nouvelles variétés de
cultures existantes, par exemple avec
une plus grande résistance à la
sécheresse ou aux inondations /
Mettre en œuvre des techniques
agroforestières / Rechercher de
nouvelles cultures et
opportunités/risques d’introduction
/Utiliser la culture intercalaire le cas
échéant.
Formation et Équipe du
sensibilisation projet et
des parties
partenaires
prenantes
stratégiques
- Effectuer des recherches sur les
pratiques agricoles traditionnelles afin
d’identifier les approches qui
pourraient convenir à un climat
différent.
- Former le personnel à mieux
comprendre le changement
climatique et à améliorer la
performance opérationnelle dans la
gestion des risques climatiques.
45/48
Rapport de
Annuelle
Inclus dans le
coût
d’installation
structures de
collecte
réhabilitation
périmètres
irrigues et de
mise en place
de structures
antiérosives
pratiques de
conservation
Paramètre
- Introduire de nouvelles races, par
exemple avec des besoins en eau
réduits.
Mesures d’atténuation,
d’adaptation
et étroitement
d’amélioration
- Travailler plus
avec les
recommandées
autres utilisateurs de l’eau pour
assurer un approvisionnement
durable en eau.
Institution
responsable Moyens de
Activités de
dans la phase vérification
consultation
(Suivi et
de mise en
publique
rapports)
œuvre
Fréquence
Estimation
vérificatio des coûts
- Utiliser des systèmes intégrés
impliquant l’élevage et/ou
l’aquaculture pour améliorer la
résilience.
- Fournir aux institutions l’équipement
et/ou le budget nécessaires pour
fournir des services supplémentaires.
- Fournir des informations aux
institutions et mener des activités de
sensibilisation.
Faisabilité : Moyenne
- Améliorer les pratiques de lutte
contre les ravageurs et les maladies.
- Diversifier les cultures agricoles
disponibles pour les agriculteurs /
introduire de nouvelles cultures /
Identification, conservation et diffusion
des ressources phyto-génétiques
résilientes au climat.
Augmentation
températures et
canicules
- Diversifier les moyens de
subsistance / créer des sources de
revenus à partir d’activités autres que Formation et
l’agriculture.
sensibilisation
Équipe de
des parties
- Effectuer des recherches sur les
projet et
prenantes et
pratiques agricoles traditionnelles afin
partenaires
champs
d’identifier les approches qui
stratégiques
écoles
pourraient convenir à un climat
paysans
différent.
- Former le personnel à mieux
comprendre le changement
climatique et à améliorer la
performance opérationnelle dans la
gestion des risques climatiques.
- Utiliser des systèmes intégrés
impliquant l’élevage pour améliorer la
résilience.
Faisabilité : Moyenne
46/48
Rapport S/E
Annuelle
Inclus dans la
mise en place
des champs
écoles
paysans, la
formation et
sensibilisation
des parties
prenantes
Footnotes
47/48
pauvrete
[1]https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview#:~:text=En%20se%20basant%20sur%20ces,2%2C15%20%24%2Fjour)
genre
1. [1]https://hdr.undp.org/data-center/thematic-composite-indices/gender-inequality-index#/indicies/GII
[2]http://extwprlegs1.fao.org/docs/pdf/hai157333.pdf
[3]Gender Inequality Index | Human Development Reports (undp.org)
[4]-French-Haiti-Gender-Assessment-Summary-report.pdf (worldbank.org)
jeunesse
[1]https://www.ifdd.francophonie.org/actions/jeunesse-haitienne-environnement-et-developpement-durable/
[2]https://www.ecoi.net/en/file/local/2046961/hti_hno_2021-fr.pdf
Personnes marginalisées
[1] FNUP. 2020. Les travailleuses du sexe en Haïti se prémunissent face au VIH et à la COVID-19.https://haiti.unfpa.org/fr/news/lestravailleuses-du-sexe-en-ha%C3%AFti-se-pr%C3%A9munissent-face-au-vih-et-%C3%A0-la-covid-19
Nutrition
[1]https://www.cnsahaiti.org/Web/Etudes/2022/Rapport%20d'analyse%20ENSSAN%20volet%20communautaire%20291122_2.pdf
[2] Enquête SMART 2023, non officielle publiée. La moyenne nationale est de 22,9% pour le taux de retard de croissance.
[3] SIMAST. 2022. Analyse communale Belle-Anse, Février 2022.
Environnement
[1]https://www.sam.usace.army.mil/Portals/46/docs/military/engineering/docs/WRA/Haiti/Combined%20Final%20Haiti.pdf
[2]https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2022-10/UNDP-HT-RAPPORT-SUR-L%C2%B4%C3%89TAT-DE-LIEUX-DESRESSOURCES-EN-EAU_2021.pdf
[3] https://www.fedadse.org/dept-du-sud-est.html
climate change
[1]https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/downloads/report/IPCC_AR6_WGII_Chapter15.pdf
mitigation
[1] Les ODD mentionnés dans chaque section tiennent compte de toutes les mesures du secteur concerné
recommandations
[1]Mainstreaming Guidelines.pdf (ifad.org)
ECSMP
[1] L'insécurité de la tenure foncière fait référence à une situation où les droits légaux ou coutumiers sur la terre ne sont pas garantis
et où il existe un risque élevé d'expropriation ou de conflit lié à la terre. Cela peut être dû à l'absence de titres de propriété clairs, à
des systèmes d'enregistrement foncier inefficaces ou corrompus, ou à des lois qui ne sont pas appliquées de manière équitable.
L'insécurité foncière peut limiter l'accès aux ressources, réduire les investissements dans la terre et nuire à la stabilité économique et
sociale.
[2] Une fois que les producteurs doivent personnaliser leurs produits pour répondre aux attentes particulières des cantines scolaires
offrant un avantage compétitif, cela devient automatiquement un marché niche
48/48
Environmental and Social Safeguards Classification: Moderate
Environmental and Social Safeguards
Biodiversity conservation
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
1.1 Could the project potentially involve or lead to conversion or
degradation of biodiversity, habitats (including modified habitat,
natural habitat and critical natural habitat) and/or ecosystems and
ecosystem services?
1.2 Could the project involve or potentially lead to activities involving
habitats that are legally protected, officially proposed for protection,
or recognized as protected by traditional local communities and/or
authoritative sources (e.g. National Park, Nature Conservancy,
Indigenous Community Conserved Area, ICCA, etc.)?
1.3 Could the project potentially involve or lead to an increase in the
chance of human-wildlife encounters/conflict?
1.4 Could the project potentially involve or lead to risks to
endangered species (e.g. reduction, encroachment on habitat)?
1.5 Could the project potentially involve or lead to impacts/risks to
migratory wildlife?
1.6 Could the project potentially involve or lead to introduction or
utilization of any invasive alien species of flora and fauna, whether
accidental or intentional?
1.7 Could the project involve or lead to the handling or utilization of
genetically modified organisms?
1.8 Could the project involve or lead to procurement through primary
suppliers of natural resource materials?
Resource Efficiency and Pollution Prevention
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
Unlikely
Minor
Minor impact on habitats.
Impacts are temporary
and confined to a small
area of low ecological
sensitivity or value.
Possible
Minor
Moderate
Project is close to a
protected area, and
associated facilities may
have an indirect impact
unless the project is
modified
2.1 Could the project involve or lead to the release of pollutants to the No
environment due to routine or non-routine circumstances with the
potential for adverse local, regional, and/or transboundary impacts?
2.2 Could the project involve or lead to primary not environmentally
sustainable production of living natural resources? (Note: this
includes the cultivation or rearing of plants or animals, including
annual and perennial crop farming, animal husbandry (including
livestock), aquaculture, plantation forestry, etc )
2.3 Could the project involve or lead to engagement in areas of
forestry, including the harvesting of natural forests, plantation
development, and/or reforestation?
Possible
Moderate
Moderate
Project is fully dependent
on production of living
natural resources. Project
is sited in an existing
agricultural area, with low
environmental and/or
social sensitivity.
Possible
Moderate
Moderate
A significant component of
the project is focused on
forestry, and this aspect is
well regulated.
2.4 Could the project involve or lead to significant consumption of raw No
materials, energy, and/or water?
1/6
Environmental and Social Safeguards
2.5 Could the project involve or lead to significant extraction,
diversion or containment of surface or ground water (e.g.
construction of dams, reservoirs, river basin developments,
groundwater extraction)?
Possible
Moderate
Moderate
2.6 Could the project involve inputs of fertilizers and other modifying
agents?
2.7 Could the project involve or lead to procurement, supply and/or
result in the use of pesticides on crops, livestock, aquaculture or
forestry?
2.8 Could the project be located in an area which is being, or has
been, polluted by an external source (e.g. a mine, smelter, industry)?
2.9 Could the project involve livestock – extensive and intensive
systems and animal products (dairy, skins, meat, etc.)?
Cultural Heritage
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
3.1 Could the project be located in areas that are considered to have
archaeological (prehistoric), paleontological, historical, cultural,
artistic, and religious values or contains features considered as
critical cultural heritage?
3.2 Could the project directly or indirectly affect indigenous peoples’
rights, lands, natural resources, territories, livelihoods, knowledge,
social fabric, traditions, governance systems, and culture or heritage
(tangible and intangible)?
3.3 Could the project involve or lead to significant excavations,
demolitions, movement of earth, flooding or other environmental
changes?
3.4 Could the project involve or lead to adverse impacts to sites,
structures, or objects with historical, cultural, artistic, traditional or
religious values or intangible forms of culture (e.g. knowledge,
innovations, practices)? (Note: projects intended to protect and
conserve Cultural Heritage may also have inadvertent adverse
impacts)
3.5 Could the project involve or lead to alterations to landscapes and
natural features with cultural significance?
3.6 Could the project involve or lead to utilization of tangible and/or
intangible forms (e.g. practices, traditional knowledge) of Cultural
Heritage for commercial or other purposes?
The project needs a
considerable amount of
groundwater or surface
water. Ths will require a
minor extension of
existing sources. It
includes construction of
large-scale irrigation
schemes
rehabilitation/development
– below 300 ha per
scheme
Likely
Minor
Moderate
The project only requires
minimal amounts of
fertilizer
Possible
Minor
Moderate
The project only requires
minimal amounts of
pesticide.
Likely
Minor
Moderate
The project involves
livestock or fisheries, but
not in extensive or
intensive systems.
2/6
Environmental and Social Safeguards
indigenous peoples
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
4.1 Could the project be sited in areas where indigenous peoples are
present (including the project area of influence)?
4.2 Could the project result in activities located on lands and
territories claimed by indigenous peoples?
4.3 Could the project result in impacts on the rights of indigenous
peoples or to the lands, territories and resources claimed by them?
4.4 Could the project result in the utilization and/or commercial
development of natural resources on lands and territories claimed by
indigenous peoples?
4.5 Could the project lead to impacts on the Cultural Heritage of
indigenous peoples, including through the commercialization or use
of their traditional knowledge and practices?
Labour and Working Conditions
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
5.1 Could the project operate in sectors or value chains that are
characterized by working conditions that do not meet national labour
laws or international commitments? (Note: this may include
discriminatory practices, high gender inequality and the lack of equal
opportunities, denial of freedom of association and collective
bargaining, labour migrants)
Moderate
5.2 Could the project use or operate in a value chain where there
have been reports of forced labour? (Note: Risks of forced labour
may be increased for projects located in remote places or where the
status of migrant workers is uncertain)
Possible
The project operates in
sectors or value chains
that have, in the past, not
met national labour laws,
or international
commitments, but is now
adequately nationally
regulated. However,
international value chains
are not regularly audited
for environmental or
social performance.
Unlikely
Minor
Possible
5.4 Could the project: (a) operate in a sector, area or value chain
where producers and other agricultural workers are typically exposed
to significant occupational and safety risks, and/or (b) promote or use
technologies or practices that pose occupational safety and health
(OSH) risks for farmers, other rural workers or rural populations in
general? (Note: OSH risks in agriculture might include: dangerous
machinery and tools; hazardous chemicals; toxic or allergenic
agents; carcinogenic substances or agents; parasitic diseases;
transmissible animal diseases; confined spaces; ergonomic hazards;
extreme temperatures; and contact with dangerous and poisonous
animals, reptiles and insects. Psychosocial hazards might include
violence and harassment.)
Possible
Minor
Moderate
The project does not
operate in sectors or
value chains where the
employment of children
has ever been reported.
Moderate
Moderate
The project operates in a
sector, area, or value
chain where workers are
occasionally exposed to
significant OSH risks, and
where regulation is known
to be weak or nonexistent.
Yes/No Likelihood Consequence
3/6
The project does not
operate in sectors or
value chains where forced
labour has ever been
reported
5.3 Could the project involve children (a) below the nationally-defined Yes
minimum employment age (usually 15 years old) or (b) above the
nationally-defined minimum employment age but below the age of 18
in supported activities or in value chains?
Community Health, Safety and Security
Moderate
Risk
Rating
Environmental and Social Safeguards
6.1 Could the project be at risk from water-borne or other vectorborne diseases (e.g. temporary breeding habitats), and/or
communicable and non-communicable diseases?
6.2 Could the project lead to unintended negative impacts on
nutrition?
6.3 Is there a possibility of harm or losses due to failure of structural
elements of the project (e.g. collapse of buildings or infrastructure)?
6.4 Could the project involve or lead to the construction or
rehabilitation of dams?
6.5 Could the project involve or lead to transport, storage, and use
and/or disposal of hazardous or dangerous materials (e.g.
explosives, fuel and other chemicals during construction and
operation)?
6.6 Could the project lead to adverse impacts on ecosystems and
ecosystem services relevant to communities’ health (e.g. food,
surface water purification, natural buffers from flooding)?
4/6
Possible
Moderate
Moderate
The project is situated in
an area where there is
past evidence of negative
impacts from water-borne
or other vector-borne
diseases, or
communicable/noncommunicable diseases,
but where regulation or
containment of these
impacts has been shown
to be effective.
Possible
Moderate
Moderate
The project has significant
reliance on buildings or
infrastructure. Risk of
failure is unlikely to lead
to loss of life or significant
environmental damage.
The structural integrity of
the required infrastructure
has been independently
verified.
Possible
Moderate
Moderate
The project will most
probably involves the
transport, storage and use
and/or disposal of
hazardous or dangerous
materials. However,
regulation of hazardous
materials is effective, and
there is no recent
evidence of accidents.
Possible
Moderate
Moderate adverse
impacts to ecosystems
and their services that
could negatively affect the
health of communities in
the direct vicinity of the
project are possible, but
similar projects have
shown that Impacts can
be mitigated or offset
through schemes such as
Payment for Ecosystem
Services.
Moderate
Environmental and Social Safeguards
6.7 Could the project lead to the potential for gender-based violence, Yes
including sexual harassment, exploitation and abuse, as a result of
labour influx, land redistribution, or other actions that alter community
dynamics?
Possible
Moderate
Moderate
Moderate changes to
community dynamics may
result in increased
potential for genderbased violence or sexual
exploitation. Genderbased violence
interventions are
integrated into project
design.
6.8 Could the project lead to increases in traffic or alteration in traffic
flow?
6.9 Could the project lead to an influx of project workers?
6.10 Could the project involve or lead to the engagement of security
personnel to protect facilities and property or to support project
activities?
Physical and economic resettlement
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
7.1 Could the project result in temporary or permanent and full or
partial physical displacement (including people without legally
recognizable claims to land)?
7.2 Could the project result in economic displacement (e.g. loss of
assets or access to resources due to land acquisition or access
restrictions – even in the absence of physical relocation)?
7.3 Could the project present a risk of forced evictions?
7.4 Could the project result in impacts on or changes to land tenure
arrangements and/or community-based property rights/customary
rights to land, territories and/or resources?
Financial intermediaries and direct investments
Yes/No Likelihood Consequence
Risk
Rating
8.1 Could the investment be granted to an institution that does not
have an environmental and social policies and an associated
environmental and social management system (ESMS) in place
(transparent, publicly available)?
8.2 Could the investment be granted to an institution with insufficient
capacities (i.e. unqualified personnel e.g. ES Officer) to implement
the ESMS?
8.3 Could the investment be granted to an institution that does not
have an Exclusion List?
8.4 According to the institution's portfolio classification: Could the
institution have potential high-risk projects in their portfolio?
8.5 Is there evidence that the institution does not comply with the
local legal framework?
8.6 Does the institution provide a stable communication channel with
stakeholders and local communities (e.g. a Grievance Redress
Mechanism)?
8.7 Does the organization provide auxiliary or capacity building
support services.
5/6
Possible
Moderate
Moderate
The institution does not
employ an ES Officer, but
has sufficiently trained
field staff available to
monitor the impact of the
operations of the
institution.
6/6
Climate Risk Classification: High
Step 1: Hazard identification
What are the expected hazards in the project intervention area?
River flood
Costal Flood
Urban Flood
Landslide
Cyclone
Water Scarcity (agricultural droughts and/or dry spells)
Extreme Heat
Wildfires
Future climate scenarios foreseen (period 2040-2059) - Change in frequency and intensity
Change in temperature (increase or decrease)
Change in rainfall (increase or decrease)
Climate variability (larger or smaller)
Intensity and frequency of extreme events (larger or smaller)
Is the project expected to have an impact on climate?
Is the project expected to be a significant emitter of greenhouse gases?
Step 2: Exposure Assessment
Is the project located in exposed areas to weather-related natural hazards?
Low-lying areas (valleys, coastal zones, and small islands)
Very warm areas (subtropical)
Tropical areas (rainforests)
Arid and semi-arid areas (deserts)
Mountains zones and permafrost areas (tundra)
River banks
Does the project target agricultural systems, ecosystems or livelihoods exposed to weather-related
hazards?
Is crop production frequently affected by rainfall variability, prolonged droughts, changes in temperature or pests
and diseases?
Is livestock productivity frequently affected by rainfall variability, prolonged droughts, changes in temperature or
diseases?
Are fisheries frequently affected by ocean acidification, water salinity and changes in sea surface temperature due
to ocean-atmospheric oscillations or climate change?
Is forest productivity frequently affected by wildfires, diseases, rainfall variability, prolonged droughts, or changes in
temperature?
Is the biodiversity in the project area likely to be affected by changes in climate variables?
Is any stage of the agricultural value chain (production, storage, processing and marketing) exposed to climate
related hazards?
Is any rural infrastructure likely to be affected by flooding, landslides, changes in temperatures, and extreme winds.
Step 3: Sensitivity Assessment
What are key sensitivities for the populations in the project’s areas of intervention?
Is conflict exacerbating the population's sensitivity to weather related hazards?
Is population displacement being exacerbated by climate change impacts?
1/2
Are diseases (e.g. COVID-19, malaria, cholera) increasing the population´s vulnerability and affecting their capacity No
to address potential weather-related hazards?
Is the income of the target population predominately coming from agriculture?
Are social inequalities (e.g. based on gender, youth, indigenous persons and other marginalized groups) being
exacerbated by climate change?
Is the Human Development Index (HDI) equal to or below 0.6?
Is the Multidimensional Poverty Index (MPI) equal to or above 0.1?
Step 4: Adaptive capacity and climate resilience
What are key adaptive capacities in the areas of project intervention?
Is the country well ranked in the Disaster risk reduction progress score?
Are climate and weather information services (real-time weather data, seasonal forecasts etc.) effectively being
delivered (through radio, TV, SMS, extension services etc.) to farmers, rural dwellers, and end users?
Does the project country have an early action plan (preparedness and emergency response) to mitigate the
impacts of weather-related hazards once the shock occurs?
Does the government or other institutions support the target population/communities with the necessary social and
economic resources to prepare for or respond to climate-related events?
Is the target community carrying out (using their own means) agricultural adaptation?
Does the target population have the economic means or support to adjust or adapt their activities in response to
weather related shocks?
Do policies/mechanisms exist that make financial credit, loans, and agricultural insurance available?
Are rural infrastructures effectively delivering services to farmers and rural dwellers?
2/2
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 6: Premier plan de travail et budget annuel (PTBA)
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
République d’Haïti
Projet : Amélioration de la sécurité alimentaire par
l’agriculture durable, le développement de l’économie
locale et des régimes alimentaires sains (EFOSE)
Annexe 6 : Plan de Travail et Budget Annuel pour les
18 premiers mois
Contenido
Introduction ................................................................................................................................... 3
Tableau Résumé Premier de Travail et Budget pour les 18 Premiers Mois ...................................... 3
Composante 1................................................................................................................................ 3
Sous-composante 1.1 ..................................................................................................................... 3
Sous-composante 1.2 ..................................................................................................................... 6
Composante No 2 .......................................................................................................................... 9
Sous-composante 2.1. .................................................................................................................. 10
Sous composantes 2.2.................................................................................................................. 14
Sous composante 3.1 ................................................................................................................... 18
Sous composantes : 3.2. ............................................................................................................... 19
Introduction
Le présent plan de Travail et Budget annuel présente une première estimation des activités qui sont
proposées d’être réalisées durant les premiers mois d’exécution du projet. Ce PTBA est basé sur les
hypothèses suivantes a) le personnel institutionnel de l’UTE apporte un appui efficient et effectif
durant l’étape de démarrage du projet, b) le personnel du projet IBE (financé aussi par le FIDA et
exécuté par l’UTE-MEF) puisse servir de mentor pour le nouveau personnel de EFOSE, c) le
recrutement du nouveau personnel de l’EFOSE puisse se faire durant les premiers de démarrage, d)
les critères d’’éligibilité au premier décaissement sont accomplis durant les premiers douze mois de
mise en œuvre, et finalement les conditions générales du pays contribuent favorablement á la mise
en œuvre des activités initiales du projet.
Finalement, il est important de mentionner ce PTBA contient des éléments, activités, stratégies et
résultats estimatifs, lesquels devront être adaptés, réajustés et validés par l’équipe de Gestion du
Projet, au moment opportun, en prenant en compte la mise à jour de la situation et les résultats de
la phase de démarrage
Tableau Résumé Premier de Travail et Budget pour les 18
Premiers Mois
12 Mois
Sous-composante 1.1
Sous -composante 1.2
Sous -composante 2.1
Sous -composante 2.2
Sous -composante 3.1
Sous -composante 3.2
Total
Montants en 000, USD
6 Mois
663
0
78
21
746
147
1654
Total
277
184
1303
503
265
50
2581
940
184
1381
524
1011
197
4235
Composante 1
Résultat/Effet escompté : Des communautés et infrastructures résilientes favorisent
le changement social et améliorent la productivité et la gouvernance des systèmes de
production alimentaires.
Sous-composante 1.1
Renforcement de la planification et de la gouvernance des systèmes
alimentaires locaux. Cette sous-composante vise la planification holistique et
participative des investissements et le renforcement des institutions locales en vue
d’améliorer la coordination, la complémentarité et la durabilité des interventions du
projet. Cette composante comprend quatre grands volets d’activités :
1.1. Le renforcement de la gouvernance locale des systèmes alimentaires. Ce
volet vise à soutenir la mise en place de mécanismes multi-acteurs à l’échelle du
département pour la planification, la coordination et le suivi des actions visant la
gouvernance des systèmes alimentaires locaux. Cette activité sera appuyée par des
mécanismes de retour d’information et des outils d’alerte précoce et de planification
géospatiale. Il s’agit d'identifier des synergies entre les différents efforts de coordination
initiés par la Direction Départementale de l’Agriculture, la Direction Départementale des
Affaires Sociales, des acteurs impliqués dans le programme de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle (PROSAN), le programme nationale de cantine scolaire (PNCS) ainsi que
les différents partenaires techniques et financiers et les institutions et organisations de
la société civile et du secteur privé impliqués dans les systèmes alimentaires. Cette
activité doit permettre d’aboutir à une structure de gouvernance globale des systèmes
alimentaires locaux qui va au-delà des actions du projet et qui vise au renforcement des
systèmes alimentaires de la zone. Elle pourra aussi être considérée comme l’entité de
suivi du projet à travers des réunions semestrielles.
1.1.2 Évaluation participative du diagnostic territorial (PDT): Pour soutenir ces
processus de coordination et planification, cette sous composante disposera également
de fonds pour des études thématiques et processus de consultation pour développer des
plans d’investissements territoriaux participatifs. Ces derniers affineront les diagnostics
initiaux et la planification, et permettront de consolider des partenariats effectifs. Ces
études seront discutées et suivies par les cellules de coordination de façon à prendre en
compte les résultats et connaissances déjà disponibles et les prioriser. Ces fonds
d’études et de consultation incluront ainsi :
1.1.3. Renforcement des capacités des institutions rurales et des organisations
locales : Cette activité vise tout d’abord le renforcement des capacités des institutions
et organisations locales impliquées dans le projet (association d’usager des
infrastructures et communautés, coopératives et acteurs des filières appuyées,
organisations de la diaspora, ONG d’appui etc.). Il s’agit principalement de la mise en
place d’un fonds d’appui pour faciliter la réalisation de certaines activités de ces entités
en lien à leur renforcement institutionnel sur la base d’enquête participative initiale
permettant d’identifier les forces et faiblesses de ces organisations sur les plans de
gouvernance, place des femmes et jeunes, administration, leadership, capacités
techniques, viabilité économique et services aux membres. Ces bilans permettront ainsi
d’établir des plans de renforcement de capacités adaptés permettant également
d'atteindre les conditions d’éligibilité pour bénéficier des activités du projet (i.e.
réhabilitation des infrastructures et plans d’affaires économiques de la composante 2
nécessiteront des organisations viables et inclusives.
1.1.4 Appui aux dispositifs de diffusion à grande échelle et de changement
social : Ce volet vise à compléter et amplifier les formations institutionnelles par des
actions de diffusion à grande échelle des innovations locales, des messages nutritionnels,
de la sensibilisation aux enjeux environnementaux et climatiques et de développer des
campagnes pour autonomiser les femmes et prévenir la violence à l’égard des femmes
mais aussi au sein des communautés. La recherche de partenariats avec des radios et
organisations locales, la réalisation d’évènements, de foire agricole et culinaire sont
autant d’actions qui seront développées dans le cadre de ce volet. Le projet explorera la
possibilité de faire évoluer ces initiatives vers la mise en place de Clubs Dimitra en
partenariat avec la FAO et par leur diffusion via les radios locales.
Activité
1.1.1 Renforcement de la gouvernance locale des systèmes alimentaires
locaux
Mise en place de mécanismes multi-acteurs - frais de réunion par commune
focalisé
Plateforme chaines de valeur
1.1.2 Évaluation participative du diagnostic territorial (PDT)
Diagnostic participatif (filières, organisations, rémittences, infrastructures,
Environnement, etc.) et concertation d'un plan d'investissement participatif
par sous-section / unités pertinentes
Montant
Disponible
9
27.75
90
Réalisation d’études visant à déterminer les opportunités existantes et les
nouveaux débouchés potentiels pour les investissements prioritaires dans les
chaînes de valeur
120
Étude diaspora et rémittences dans les communes d'intervention
15
Étude sur les pratiques et préférences d'investissement de la diaspora dans
le(s) pays priorisé(s)
Réunions de sensibilisation avec restitution des résultats des études en
direction des acteurs locaux (IMF…)
Concertation avec les partenaires internationaux et représentants de la
diaspora avec restitution des études et des résultats de la sensibilisation
75
Etude du cadre règlementaire propre aux solutions d'investissement
proposées par la concertation
1.1.3. Renforcement des capacités des institutions rurales et des
organisations locales
Renforcement des capacités des comités / associations des infrastructures
communautaires - fond initial pour accompagner l'opération et la
manutention des infrastructures
Spécialiste en Planification et gouvernance locale
Spécialiste en nutrition, sécurité alimentaire, genre et cantines scolaires
Complément Salaire DDA
Spécialiste production agricole - Ingénieur agricole
Complément BAC
18.5
20
5.12707
7.4
42
59.5
36
42
24
Renforcement des capacités des BAC pour accompagner l'implémentation du
Projet
Equipement de transport (ACDED & CROSE) - véhicule tout terrain
Equipement de transport (ACDED & CROSE) - mini camion canter
1.1.4 Appui aux dispositifs de diffusion à grande échelle et de changement
social
Vulgarisation à grande échelle (capsules de radio et vidéo)
kit de lecture vidéo pour les communicateurs/techniciens de projet projecteur, écran et batterie solaire
Développement des Clubs Dimitra
Campagne contre les violences basées sur le genre
Subtotal
36
138.8
106
30
20
2.5
15
940
Sous-composante 1.2
Sous-composante 1.2. Développement d’infrastructures de production résilientes
aux changements climatiques (publiques et communautaires). Cette souscomposante vise à améliorer les infrastructures publiques, communautaires et
productives qui renforcent la résilience aux risques climatiques, ainsi que l’accès des
ménages à l’eau potable pour la nutrition. Il comprend quatre volets d’activités :
1.2.1. Appui à l’approvisionnement en eau des ménages par la construction des
citernes communautaires et familiales pour le captage et le stockage des eaux
de pluie : par la construction des citernes communautaires et familiales pour le captage,
le stockage et la filtration simple des eaux de pluie devant servir aux usages domestiques
ainsi qu’aux jardins lakou.
Cette intervention vise à améliorer la disponibilité et l’accès à l’eau potable des ménages,
en particulier les plus vulnérables et ceux dirigés par des femmes dans les zones reculées
et enclavées ayant un accès difficile à l’eau. Cette activité contribuera à accroitre la
résilience des ménages et communautés bénéficiaires aux impacts des changements
climatiques ainsi qu’à réduire les risques d’érosion des sols. Elle contribue également à
diminuer la charge de travail des femmes et des enfants qui passent souvent de longues
heures pour aller chercher de l’eau. Enfin, elle contribue aux objectifs de nutrition du
projet vu qu’un accès à l’eau potable est essentiel pour une préparation saine des repas
et leur consommation. Elle permettra de collecter et d'utiliser 1,086 m3 d’eau de pluie
en tout temps durant la période pluvieuse, eau qui aurait autrement atteint le sol et
ruisselée. Il faut noter que le débit de la plus grande rivière (Rivière de l’Artibonite) en
Haïti est de moins de 50 m3/s. Le projet construira 30 citernes communautaires de 12
m3 chacun et 320 citernes familiales au profit de 480 familles (bénéficiaires direct) soit
environ 2,200 personnes, qui seront réparties sur la zone cible du projet.
Ce volet d’intervention sera mis en œuvre par le partenaire Action pour le
Développement Durable (ACDED) sous la forme d’un contrat "design-build’’. ACDED a
accumulé une bonne expérience dans la construction de citernes communautaires à Belle
Anse en particulier dans le cadre du projet "Amélioration durable des moyens de
subsistance et renforcement de la résilience face aux aléas des communautés de la
commune de Belle-Anse" en partenariat avec les organisations Pain pour le Monde –
Service protestant de développement & DiakonieKatastrophenhilfe. Cette stratégie de
mise en œuvre offre plusieurs avantages : elle contribuera à mettre à profit l’expérience
localement acquise dans la mise en œuvre des activités, réduire les délais de mise en
œuvre et renforcer les capacités des acteurs locaux pour assurer la durabilité des
interventions.
1.2.2. Amélioration de la maitrise et de l’accès à l’eau par la réhabilitation des
infrastructures hydro-agricoles :par la réhabilitation des infrastructures hydroagricoles en vue d’accroitre la résilience des systèmes de production ainsi que la
productivité et la production agricole.
Le projet compte réhabiliter huit Petits Périmètres Irrigués (PPI) totalisant 876 ha au
profit de 3,409 petits producteurs. Les interventions relatives à la réhabilitation de sept
PPI (exception faite de Rodaille) seront confiées au partenaire : Confédération Régionale
des Organisations du Sud Est (CROSE) qui a une bonne expérience dans les travaux de
construction et de réhabilitation de PPIs et qui est déjà intervenu dans le passé sur
certains des périmètres ciblés. Le financement disponible au moment de la formulation
permettra de réhabiliter dans un premier temps environ 320 hectares. Au moment de la
mise en œuvre le projet priorisera les systèmes d’irrigation les plus simples et qui sont
localisés dans les sous-bassins versants concernés par les interventions d’aménagement
en amont. Les interventions sur les autres périmètres pourront être exécutées si des
financements additionnels sont mobilisés.
Étant donné que ce sont des micros et petits systèmes d’irrigation ne nécessitant pas de
travaux très complexes, le projet établira avec CROSE un contrat "design-build’’ selon
lequel CROSE se chargera de réaliser des études préliminaires avec la participation de
la Confédération des Usagers pour le Développement du Sud Est (CUDES) et des comités
d’usagers pour préciser les travaux à réaliser, quantifier les matériaux nécessaires ainsi
que les sources d’approvisionnement, établir les calendriers détaillés d’exécution des
travaux, assurer la coordination de l’exécution des travaux. La/Le Spécialiste
Environnemental et climatique de l’EFOSE, aussi bien que la/le spécialiste d’inclusion
sociale / institution collaborera avec le CROSE pour mener les études climatiques,
environnementales et sociales nécessaires pour intégrer les mesures de mitigation de
risques dans la planification et l’exécution des travaux, ainsi que l’opération, la gestion
et l’exploitation. Le renforcement des capacités des associations d’irrigants sont prévus
et budgétisés dans la sous-composante 1.1.
Les interventions prévues par l’EFOSE sur le PPI Jean David sont complémentaires et
en quelque sorte tributaires des travaux de réfection de la prise qui seront mis en œuvre
la Croix Rouge Néerlandaise en 2024. Étant relativement plus complexes, les études et
l’exécution des travaux sur le PPI Rodaille seront réalisées par des entreprises qui seront
recrutés suivant un processus compétitif de passation de marchés.
1.2.3. Restauration des bassins versants, agriculture de conservation et
gestion des sols : ce volet vise à mettre en œuvre des actions intégrées de gestion des
bassins versants et de la biodiversité incluant : i) le soutien à l’agroforesterie et
conservation-gestion des bois et la promotion de pratiques agricoles régénératives /
agroécologiques en composante 2.1, ii) l’intégration d’infrastructures vertes lors des
autres travaux d’infrastructure (réhabilitation d’irrigation, routes, bâtiments etc.) et iii)
la sensibilisation, l'encouragement, l'appui et le support des petits agriculteurs à adopter
des pratiques de restauration et de protection des sols dans les micro-bassins versants
concernés. Les interventions consistent principalement à accompagner les propriétaires
/ exploitants des terres dans les zones à forte pente (>25%) à ériger des rampes
vivantes : haies vives ou bandes enherbées en courbe de niveau sur ces terres. Dans
les endroits où l’érosion a déjà provoquéé la formation de ravines des murs en pierre
seront combinés aux structures biologiques pour traiter ces dernières. Ces structures
antiérosives contribueront à réduire l’érosion des sols, restaurer la couche de sols
arables, améliorer la productivité et la production agricole des terres qui sont cultivées
et protéger les infrastructures en aval.
De plus le projet compte supporter la Réhabilitation de 10 km de petites routes en vue
de promouvoir des routes vertes et résiliente aux chocs climatiques. Dans les microbassins versants et particulièrement à proximité des routes vertes le projet va
promouvoir les techniques de piégeage et de collecte des eaux de ruissellement et des
eaux de pluie afin de maintenir la productivité des pâturages. Des rangées d’arbres et
d’herbes de pâturages seront plantées le long des routes. Les riverains seront
sensibilisés à récolter les herbes de pâturages pour nourrir les petits ruminants qui
seront distribués, en lien avec la sc.2.2, tout en maintenant le paysage le long des routes
vertes.
La coordination de ces activités seront confiées aux partenaires CROSE et/ou ACDED en
fonction de leur présence sur les micro-bassins versants concernés. Les principales
activités à mettre en œuvre dans le cadre de cette intervention incluent : a) études de
l’état des lieux et identification des terres à restaurer, et/ou conserver ainsi que les
espèces végétales à utiliser; b) formation des agriculteurs et des comités de
gestion/suivi communautaires ou individuels; c) support à la mise en place des
pépinières et préparation des plantules (pouvant aussi faire l’objet de plans d’affaires
dans la sc.2.1); c) exécution des travaux de mise en place des structures; d) suivi de la
maintenance / croissance des infrastructures vertes par les comités de gestion et
incitations financières une fois que les infrastructures vertes sont suffisamment établies.
1.2.4. Construction, réhabilitation et développement d’infrastructures de
soutien : Ces interventions visent à renforcer les capacités du MARNDR et notamment
la Direction Départementale Agricole du Sud Est (DDA/SE) à remplir ses fonctions
d’appui et de support aux petits producteurs et de coordination du développement
agricole et rural dans la zone cible du projet. Elles comprennent la construction d’un
local pour loger le BAC de Belle Anse, les travaux de réparation du BAC de Marigot qui
hébergera l’unité de gestion du projet EFOSE, la réhabilitation de la ferme agricole de
Macary pour en faire un centre de formation et d’innovation en appui au développement
agricole dans la zone. Ces travaux seront confiés à une firme d’ingénierie locale ou
nationale qui sera recruté sur concours selon un processus compétitif. La DDA/SE
collaborera pleinement durant tous les processus de mise en œuvre de ces interventions
depuis la définition des termes de références, la réalisation des études, l’exécution des
travaux ainsi que la gestion des infrastructures qui seront construites ou réhabilitées.
Des caractéristiques spécifiques visant à renforcer la résilience climatique seront
développées tout au long de la conception.
En lien avec le volet 2.1 le projet avec la DDA/SE vont promouvoir un modèle d’affaires
de partenariat public – privé pour la gestion et l’exploitation de la ferme de Macary.
L’objectif sera de transformer la ferme en un centre d’innovation qui servira de lieu
d’expérimentation de variétés et pratiques agricoles résilientes, de formation et d’appuiconseil aux petits producteurs pendant et après le projet, de test et de sélection de
variétés de cultures, de vulgarisation méthodes de lutte biologique intégrée, d’appui à
la production de biofertilisants. Au début de la phase d’exécution du projet, l’unité de
gestion du projet, en collaboration avec la DDA, fera un appel à proposition pour un
modèle et plan d’affaire pour l’exploitation de la ferme sur une durée à déterminer.
Le modèle et plan d’affaire sélectionné sera co-financé par le projet et le partenaire privé
à hauteur de 70 % et 30% respectivement. Le plan d’affaire inclura les travaux de
réhabilitation et d’aménagement du site, ainsi que les équipements nécessaires à son
exploitation. Les partenaires œuvreront à achever les travaux de réhabilitation du site
dans les premières années suivant le démarrage du projet afin que la ferme puisse être
utilisée pour supporter et appuyer les interventions du projet
1.2.1. Appui à l’approvisionnement en eau des ménages par la construction des
citernes communautaires et familiales pour le captage et le stockage des eaux de
pluie
Etudes citernes (12 m3)
Citernes familiales (Chateau d'eau)
1.2.2. Amélioration de la maitrise et de l’accès à l’eau par la réhabilitation des
infrastructures hydro-agricoles
Réhabilitation d'infrastructures hydro-agricoles - études & supervision
1.2.3. Restauration des bassins versants, agriculture de conservation et gestion des
sols
Structures physiques pour la protection zones critiques
Aménagements des parcelles en pente (rampes vivantes)
Réhabilitation d'infrastructures routières vertes - études
1.2.4. Construction, réhabilitation et développement d’infrastructures de soutien
Construction BAC Belle Anse (études & supervision)
Réhabilitation Ferme agricole Macary (études)
Subtotal
5
24
51
30
40
3.5
20
10
184
Composante No 2
Composante 2 : Insertion économique et sécurité alimentaire via des
investissements dans les systèmes alimentaires locaux diversifiés et résilients
Résultat/Effet escompté : Des systèmes alimentaires performants, diversifiés et
résilients augmentent la production, les revenus des ménages et favorisent l’insertion
économique.
Sous-composante 2.1.
Amélioration du capital de production, des pratiques agricoles, et de l’état de
sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles. Cette sous-composante vise à
améliorer les performances des systèmes de production par l’application de paquets
techniques innovants associés à de bonnes pratiques agricoles. Elle cherchera aussi à
améliorer l’autonomie des familles pour diversifier et assurer leur alimentation à partir
de variétés locales nutritives, et à améliorer les pratiques nutritionnelles. Il s’agit là de
travailler avec les différentes catégories sociales en vue de créer une dynamique socioéconomique durable au niveau des communautés. Elle comprend trois volets d’activités.
2.1.1 Soutien à la recherche adaptative et aux activités de diffusion pour une
production résiliente, diversifiée et nutritive :Ce volet d’intervention vise à
renforcer les capacités locales en matière de conduites d’innovations et vulgarisation de
bonnes pratiques agricoles. Elle concerne notamment les cadres et techniciens des BACs,
des partenaires de mise en œuvre, des coopératives et entreprises fournisseuses
d’intrants et/ou de services, des leaders-paysans impliqués dans le projet avec une
priorisation des femmes et des jeunes.
Il s’agit d’abord de mettre en place un fonds d’innovation et de formation permettant la
réalisation de ces actions d’expérimentation, de formation et de diffusion. La ferme
Macary, à travers le modèle de Partenariat Producteur Public Privé (4P) que le projet et
la DDA/SE comptent promouvoir, sera le centre de co-conception et de réalisation de
l’ensemble des activités qui seront répliquées et adaptées au niveau des communautés
à travers des champs-écoles paysans. Vice-versa, les innovations paysannes et retours
d’expérience de terrain informeront les programmations d’expérimentation et
d’innovation.
Des formations régulières seront organisées pour les techniciens agricoles du projet qui
faciliteront la réplication de ces formations au sein des champs école paysans, foires et
animations locales. Les techniciens agricoles travailleront en proximité étroite avec des
« personnes ressources ou leader paysans » choisis par les communautés pour faciliter
un suivi rapproché des ménages et groupes. Les agri-preneurs appuyés en composante
2 seront également des relais importants pour l’appui de proximité.
Les programmes de formation seront holistiques et viseront également les
compétences nécessaires pour mieux planifier et mettre en œuvre ces innovations grâce
à des compétences complémentaires sur le volet social, économique et environnemental.
L’élaboration du curriculum de formation sera coordonnée par l’équipe de projet qui
pourra être appuyé de consultants et rassemblera les expertises nécessaires, incluant
notamment le MARDNR, la recherche, les organisations de mise en œuvre du projet et
les partenaires publics et privés des filières et des banques qui apportent des
compétences complémentaires. Avec l’appui de la cellule de coordination du projet
(responsables environnement, social, nutrition et filière) et en lien avec les autres
composantes, les formations incluront ainsi différents modules en sus du cœur de
formation sur les pratiques agricoles des productions concernées en 1.2.2 et 1.2.3 :
Des modules transversaux de sensibilisation et prise en compte du changement
climatique et de l’agroécologie : calendrier de culture et climat, les techniques et
les bonnes pratiques d’agriculture résilientes (planification adaptée au climat,
variétés adaptées aux enjeux climatiques et attentes du marché, fertilité et
conservation des sols, lutte phytosanitaire intégrée, gestion de l’eau) et la gestion
des risques environnementaux (risques d'érosion, haies vives- gestion des sols
L’optimisation du calendrier de production en fonction des contraintes du
ménage, la sensibilisation au genre, gestion du travail et revenus au sein des
ménages, établissement de budget de campagne et suivi économique des
revenus agricoles, nutrition et sécurité sanitaire, réduction des pertes post récolte
et qualité et accès aux services et marchés pour la commercialisation.
• Les interventions de ce volet incluront également un focus sur l’éducation
financière des ménages afin de mieux gérer les financements octroyés dans le
cadre du projet et d’accéder aux services financiers accessibles dans la zone dans
une perspective de durabilité, y compris l’épargne qui est essentielle pour
renforcer la capacité d’adaptation des ménages ciblant les femmes, les jeunes et
les hommes. Une attention particulière sera accordée aux ménages recevant des
envois de fonds et / ou liés à la diaspora afin de les intégrer dans les dispositifs
de financements du projet et renforcer leur inclusion et résilience financière.
Ces activités seront étalées sur toute la durée du projet et il est prévu que chaque
ménage bénéficie d’un appui sur environ deux ans pour permettre une acquisition
durable des enseignements.
Pour assurer la mise en œuvre et coordination de ces formations pour l’ensemble des
ménages, un mécanisme affiné de coordination verticale et horizontal a été proposé sur
la base des expériences d’autres projets à Haïti (figure 3).
UGP : Le projet visera à recruter des organisations locales bien ancrées dans la
zone. Les partenaires institutionnels (BAC), privé (partenaires associés aux BAC
et filières) et organisations recrutées par le projet exerceront des responsabilités
communes et spécifiques selon leurs expertise, expérience et ancrage
géographique ; le UGP assurera la coordination de leurs activités et engagement
dans les élaborations des programmes de formation via des réunions régulières
BAC / commune : Ces partenaires de mise en œuvre ont généralement des cadres
ou techniciens dont les capacités seront mises à niveau dès le démarrage
(cinquantaine de cadres et techniciens directement impliqués dans le projet
(ingénieurs juniors et cadres / techniciens agricoles des organisations de mise en
œuvre). Un centre de formation régional ‘’ Centro Agronomico Tropical de
Investigacion y Ensenanza’’ de Costa Rica et ‘’Instituto National Agro Forestal’’
de Cuba (CATIE, INAF) pourrait être associé à cette activité et coordination des
formations. Les formations seront organisées au niveau du BAC pour couvrir les
différentes thématiques du projet sur la gestion agroécologique des systèmes de
production, la prise en compte du climat, de la nutrition, du genre et les
compétences en agribusines – finance.
Les techniciens répliqueront les formations via des champs école paysans et
autres sessions de formation et démonstration locale organisé à proximité des
communautés et visant les personnes ressources communautaires et les
bénéficiaires ; locales
Enfin, au niveau des communautés, les ménages bénéficieront du suivi rapproché
par les personnes ressources communautaires sélectionnées par les
communautés recevant des indemnités et motivations pour faciliter la mise en
œuvre des activités. Les agri-preneurs et coopératives appuyées par la
composante 2.2 joueront également un rôle crucial pour assurer l’accès aux
services et marchés locaux
2.1.2 Appui aux investissements techniques et financiers dans la production
agricole des ménages : Ce volet se concentrera sur l’appui technique et financier des
ménages pour acquérir les intrants / services nécessaires pour appliquer les paquets
techniques agricoles et d’élevage validés et issus de la recherche adaptative en vue
d’améliorer la résilience des systèmes de production, d’augmenter la productivité et la
production agricoles et la valeur ajoutée dans les filières ciblées, de réduire les pertes
post-récoltes et d’accroitre la disponibilité et l’accès à des aliments nutritifs et sains pour
améliorer la nutrition des groupes cibles.
Le projet compte promouvoir cinq (5) catégories de paquet techniques : i) vivriers
(Manioc, céréales, igname banane-légumineuses), ii) maraichers (chou, tomate) ; iii)
agroforestiers (Jardins Lakou, café, cacao, bois) ; iv) agropastoraux (apiculture, ovin,
caprin), v) outils/équipements agricoles nécessaires et adaptés aux besoins des petits
producteurs et qui pourront également viser à équiper les travailleurs agricoles pour
améliorer leur efficacités et revenus; Les paquets incluront à la fois l’ accès aux intrants
donc la production sera appuyée en 2.2 (semences, plantules, biofertilisants,
biopesticides), l’assistance technique en lien avec les formations de 2.1 et la diffusion
des techniques et technologies post-récoltes/marchés (maïs, manioc, banane, arbre à
pain ). Il faut préciser qu’hormis la banane, le piment et la tomate, cultivés
majoritairement en monoculture, tous les autres paquets agricoles sont composés de
cultures associées favorisant ainsi une optimisation de la parcelle et une récolte
diversifiée et étalée tout au long de l’année. Les parcelles de production de bois
(production de charbon, bois d’œuvre) seront promues notamment dans des versants
de fortes pentes inaptes à l’agriculture et dans des aires agroécologiques sèches.
Les paquets agricoles seront distribués/mis en œuvre au niveau des aires
agroécologiques différentes et selon les caractéristiques socio-économiques des
ménages et leur accès à la terre. Les vivriers sont plutôt adaptés aux zones à faible
pente, plaines et plateaux humides et irriguées. Les maraichers sont prévus pour des
zones très humides, les systèmes agroforestiers seront promus principalement au niveau
des montagnes et plateaux humides tandis que les systèmes agropastoraux peuvent
être diffusés au niveau de toutes les aires agroécologiques humides moyennant un
accompagnement aux ménages pour prévenir des effets pervers sur les autres
interventions du projet tels efforts de restauration des sols, plantations d’arbres.
Résultats et produits attendus : Les résultats immédiats sont l’adoption par les
communautés des pratiques qui améliorent la productivité agricole et la nutrition
familiale. Ce sont globalement 3,600 ha de terres qui seront mises en valeur avec des
systèmes de productions performants et résilients, 2,000 têtes de petits bétails (ovins,
caprins), 300 ruchers de 5 colonies d’abeille qui seront octroyés à un total de 11,848
familles rurales. Pour les cultures pérennes comme le café et le cacao, les rendements
connaitront des augmentions de plus de 250% à l’hectare. Sur le plan environnemental
les effets seront significatifs notamment avec la promotion de l’agroforesterie, gage de
biodiversité, de conservation d’eau et de stabilisation des terres agricoles.
Stratégie de mise en œuvre : Divers acteurs seront impliqués dans la mise en œuvre
de cette sous-composante, tels que : la DDA, ACDED, CROSE, FONKOZE, FANM DESIDE,
des organisations de producteurs, des entreprises à impacts et d’autres opérateurs de
recherche, de vente de services et d’intrants. Pour la conduite d’innovations d’appui et
support à la production agricole, celle-ci sera confiée à un opérateur privé dans le cadre
du partenariat public – privé qui sera promu à la ferme de Macary. En ce qui a trait aux
paquets techniques, ils seront mis en œuvre directement par ACDED et CROSE pour tout
ce qui est vivriers, maraichers, céréaliers, agropastoraux mais aussi les Jaden lakou et
bois au niveau des systèmes agroforestiers. Pour les systèmes agroforestiers cacao et
café, des partenariats seront recherchés avec des entreprises spécialisés comme Café
Luxe et AYITIKA. Il faut aussi signaler que d’autres opérateurs (coopératives,
entreprises) locaux spécialisés dans la production et vente d’intrants de qualité seront
aussi impliqués dans l’exécution de ces paquets. Ceux-ci seront contractés directement
par les opérateurs de mise en œuvre.
2.1.1 Soutien à la recherche adaptative et aux activités de diffusion pour une
production résiliente, diversifiée et nutritive
Frais lead techniques partenaires d'implémentation SC2.1
Frais TA : field officers groupes 2.1 production, nutrition, genre et environnement
Frais assistant field officers / CRP (can be small indemnity to organize food locally for
training, getting equipment from project, data-phone for data collection etc.)
Coordination departement - reunion mensuelle pour les activités de formation du
ToT at BAC pour field staff production, environnement et CC
ToT field staff nutrition, genre, environnement et CC
Équipement pour l'assistance technique
Implémentation et réplication training en champs école paysan agri resilient au climat
Implémentation et réplication training en jardins lakou, nutrition et repas
Frais transport
Frais communication pour les techniciens du SC2.1
2.1.2 Appui aux investissements techniques et financiers dans la production agricole
des ménages
Manioc
Céréales
Igname
Banane
Piment
Tomate
Agroforesterie à base de café
Agroforesterie à base de cacao
Filière bois
Apiculture
Ovin
Caprin
Kit outillage
2.1.3 Appui à la sécurité alimentaire nutritionnelle des familles les plus vulnérables
Jardins lakous
Activités ludiques autour de la nutrition (quizz, démonstrations culinaires)
Subtotal
Budget
108
45
72
12
13
13
11
36
9
66
15
51
64
138
151
45
26
146
143
15
44
23
23
59
52
3
1381
Sous composantes 2.2.
Appui aux entreprises de production, transformation & commercialisation des
intrants et produits
Cette sous-composante vise à favoriser l’émergence ou le renforcement d’opérateurs
locaux en vue d’une réelle professionnalisation des chaines de valeur. Ces opérateurs
concernent la fourniture de services et d’intrants agricoles (semences, plantules,
biopesticides, biofertilisants, mécanisation), la transformation de céréales, fruits et
tubercules (manioc, patate, igname, arbre véritable), la fabrication de produits divers
(chips, poudre, feuilles séchées), la conservation des fruits de mer, la production du café
lavé, fermentation du cacao et autres produits dérivés ainsi que leur commercialisation
(emballage, stockage, marketing). Elle comprend deux volets d’activités :
2.2.1. Mise en place d’actions en faveur de l’équité de genre dans les organisations et
coopératives rurales : Sur la base de l’étude des opportunités et organisations identifiées
dans la sous-composante 1.1 et des partenariats enclenchés au sein des plateformes
multi-acteurs, le projet fournira un appui complémentaire aux coopératives, microentrepreneurs, entreprises ou organisations en vue de consolider leurs compétences
administratives, économiques et préparer des plans d’affaires sur des projets liés aux
champs préalablement définis et correspondants aux besoins prioritaires dans les filières
incluant : services-intrants, stockage et transformation, traçabilité, certification, mise en
marché. En lien avec l’accès aux marchés, le projet appuiera les plans d’affaires relatifs
aux structures visant à la mise en place des systèmes de contrôle interne, des
mécanismes de garantie participatifs et de traçabilité. Tout cela devra conduire à des
productions réalisées suivant des standards de qualité et éligibles à des certifications
nationales et / ou internationales.
Au démarrage du projet, le spécialiste en agribusiness et commercialisation de l’UTE
coordonnera l’élaboration d’un manuel des plans d’affaires qui fournira les détails sur le
processus d’élaboration, de sélection et de mise en œuvre des plans d’affaires Un
opérateur de service sera recruté pour fournir l’assistance technique nécessaire à la
préparation ainsi qu’à l’appui à la mise en œuvre et au suivi des plans d’affaires. La
méthodologie RuralInvest du centre d’investissement de la FAO pourra être utilisée en
collaboration avec la FAO.
2.2.2 Co-Financement et mise en œuvre des plans d'affaire en partenariat les
acteurs filières, les institutions financière et mobilisation rémittence &
éventuelle diaspora : EFOSE supportera le cofinancement des plans d’affaires
sélectionnés dans des pourcentages qui varie de 100% les interventions relatives à la
graduation des plus vulnérables à 70% pour les plans d’affaires qui seront présentés par
les petites et moyennes entreprises. Les plans d’affaires seront évalués selon un
ensemble de critères qui incluent notamment la viabilité et pertinence de ces plans
d’affaires pour les filières appuyées, en termes d’emplois généré, de bénéfices sociaux
et environnementaux (résilience au climat, bio-inputs) etc. Les co-financements sont
attendus des bénéficiaires, de la mobilisation du secteur privé, du crédit et
potentiellement de la diaspora en 1.1.
D’une part, en complémentarité avec la sous-composante 2.1, le projet appuiera le
financement des plans d’affaires des micros et petites entreprises (les critères
d’attribution seront définis plus en détail durant la phase de mise en œuvre du projet,
et incluront la contribution à la création d’emplois et la chaîne de valeur prioritaire, la
gouvernance, la priorisation des femmes et des jeunes, la résilience au climat etc.) leur
permettant de produire divers intrants fabriqués localement (compost, biointrants,
semences et plants locaux). Ces entreprises seront des fournisseurs d’intrants et de
services qui faciliteront l’accès durable aux intrants adaptés pour la mise en œuvre des
paquets techniques qui seront diffusés par le projet.
D’autre part, le projet appuiera les initiatives post-récolte, de fourniture de
services divers ainsi que l’établissement et/ou la consolidation des relations d’affaires
entre les petits producteurs et les opérateurs de marché pour l’écoulement de leurs
produits. Les associations de producteurs seront appuyés pour renforcer les
dispositifs de collecte, assurer la qualité des produits pour leur permettre de
vendre les produits vivriers bruts ou transformés au PAM dans le cadre du programme
des cantines scolaires. Les produits comme le cacao et le café ont déjà un circuit court
à travers des entreprises locales dont AYITIKA et Café Luxe et d’autres marchés à
l’export sont aussi potentiellement développables pour ces produits.
Enfin, le projet appuiera les initiatives locales de transformation de produits
agricole et leur mise en marché pour les autres produits divers transformés, privilégiant
des produits à haute valeur nutritionnelle et permettant une substitution aux
importations (par exemple, le projet pourra poursuivre les innovations initiées par l’OIT
sur la filière arbre à pain et sa transformation en farine partiellement substituable aux
farines de blé. Il existe pour ces derniers un marché régional et / ou national.
Dans les arrangements de financement des plans d’affaires, le projet envisagera avec
leurs promoteurs (micro-entrepreneurs, coopératives, etc) autant que possible la
mobilisation d’autres sources de financement visant à renforcer leur participation à
travers le développement d’options d’investissement en co-financement pour la diaspora
et le recours à des produits financiers adaptés aux besoins locaux au sein des chaînes
de valeur. Ces développements se feront en collaboration avec les institutions de
microfinance, les groupements de crédit et d’épargne (MUSO), les associations
villageoises d’épargne et de crédit (AVEC), et plus généralement avec les organisations
et entreprises habilitées. Le nombre de plans d’affaires ventilé par catégories est
présenté ci-dessous.
Enfin, sur la base des expériences de graduation initiées avec succès par Fonkose
dans la région, le projet propose une fenêtre de capitalisation progressive et de
génération d’activités pour les femmes des catégories les plus vulnérables, Ces appuis
et subventions seront gérés par une organisation ayant les compétences et expériences
sur le sujet
Catégories
PA micro-entreprises (bioinputs, pépinières,
artisans, forgerons, équipements agricoles)
PA coopératives transformation produits agricoles
Quantit
Montant/PA
Contribution EF
60
2,500
90
Contributi
entrepren
10
10
15,000
70
30
PA collecte & stockage de produits
5
50,000
70
30
PA réhabilitation & opération centre de collecte &
conditionnement café
PA initiatives entrepreneuriales des femmes pour
Insertion économique des plus vulnérables par
capitalisation– pilote graduation
11
35,000
70
30
60
2500
90
10
632
1,030
100
0
Le Spécialiste en agribusiness et commercialisation de l’unité de coordination du projet
sera responsable de coordonner les activités de cette sous composante et l’unité de
projet gèrera l’allocation financière aux macro-investissements (entreprises,
coopératives) tandis que les micro-montants pourraient être gérés par l’organisation
appuyant les micro-entrepreneurs. Elle/il sera appuyé(e) par des consultations
ponctuelles notamment pour réaliser l’étude d’opportunité, l’appui direct aux entreprises
pour la préparation des plans et mise en œuvre des plans d’affaires, le processus de
certification des produits des filières concernées. Le PAM est un partenaire
incontournable avec lequel le projet devra se concerter pour développer un marché
stable pour les opérateurs locaux. L’OIT/GEONOVA pourrait aussi fournir un appui
technique pertinent dans le cadre de la mise en place des plates-formes numérique et
des standards de qualité pour les produits. Le PAM expérimente dans son programme
un appui aux producteurs de manière à sécuriser la production de denrées agricoles face
aux chocs climatiques et autres évènements. Dans le cadre de ce partenariat, en lien
avec la sous-composante 2.2 le projet explorera les possibilités d’inclure le volet
d’assurance agricole au profit des petits producteurs.
2.2.1. Mise en place d’actions en faveur de l’équité de genre dans les organisations et
coopératives rurales
Mise en place de la méthodologie "Cerrando Brechas" pour transformation des relations entre
les genres au sein des coopératives
3.75
2.2.2 Appui et support à la préparation de plans d’affaires pour activités génératrices de
revenus, micro-entreprenariat, coopérative, acteurs privés au sein des filières
Spécialiste en agribusiness et commercialisation
42
Pool expertise identification, développement et suivi des Plans d'affaires
27
Réunions et matériels identification Plans d'affaires (concertation des acteurs clé dans l'idée de
Plan d'affaires en relation avec le plan d'investissement de la SC1.1)
51
Formation et mis à jour des field officers Plans d'affaires - y compris la participation éventuelle
de formateurs internationaux
5
Équipement des field officers pour accompagner le développement des Plans d'affaires
14.6
Transport - motos pour les field officers du SC2.2
91.4
Éducation financière
48
Éducation financière additionnelle aux bénéficiaires des rémittences
4
Système d'info et Traçabilité
75
Certification
15
Établissement du marché institutionnel en relation avec bénéficiaires d'EFOSE
0
Pilote assurance PAM liés aux achats pour les cantines scolaires
20
2.2.3 Co-Financement et mise en œuvre des plans d'affaire en partenariat les acteurs filières,
les institutions financière et mobilisation rémittence & éventuelle diaspora
Implémentation Plan d'affaires Micro-entreprises (bioinputs, pépiniériste, artisans forgeons équipements agricoles...)
18
Implémentation Plan d'affaires Coopératives (transformation cacao,)
43
Implémentation Plan d'affaires pour la réhabilitation et opération des centre de collecte &
conditionnement de café
48
Implémentation Plan d'affaires initiatives entrepreneuriales
développement des activités génératrices des revenues
18
Subtotal
femmes
pour
523.75
Composante gestion de projet. Cette composante définit les entités responsables de
la planification, de la coordination et du suivi de la mise en œuvre du projet. Elle s’assure
de l’efficacité et de l’efficience de la mise en œuvre des interventions, en plus de la
responsabilisation et de la gestion des connaissances générées par les activités du
projet.
Sous composante 3.1
Cette sous composante est décanté en
a) Personnel centralisé de l’Unité de Gestion du projet qui sera basé á l’Unité Technique
d’Exécution du MEF á Port-au/prince, incluant le personnel institutionnel de L’UTE, lesquels
recevront une contribution financière du projet EFOSE.
b) Personnel - UGP (décentralisé) : Tout le personnel nécessaire pour l’implémentation des
activités du Projet. Ce personnel sera basé dans la zone du projet, plus spécifiquement dans
le BAC de Marigot.
c) Frais fonctionnement: Ce volet comprend tous les frais de fonctionnement qui seront
alloués tant au niveau du bureau décentralisé comme au bureau de Port-au-Prince.
Personnel - UGP (centralisé)
Chef du Service financier (complément salaire)
Chef du Service comptabilité (complément salaire)
Responsable Passation de Marché
Responsable Suivi et Evaluation
Responsable Finance (complément salaire)
Comptable (complément salaire)
Point Focal MARNDR
Communication
Secrétaire exécutive
Personnel - UGP (décentralisé)
Coordinateur
12.0
12.0
56.0
52.0
52.0
52.0
48.0
48.0
26.0
76.5
Responsable sauvegardes environnementales
Assistant de Passation de Marché
Assistant financier
Assistant suivi-évaluation (collecte des données)
Assistante administrative et logistique
Chauffeurs
Équipement
Achat des véhicules
Achat de matériels et équipements (Informatique, Photovoltaïque, Mobiliers de
Bureau)
Mise en place d'un logiciel de gestion comptable
Motos et équipements de sécurité
Frais fonctionnement
Comité de pilotage
Frais de fonctionnement véhicules
Frais de déplacement
Fonctionnement Bureau
Frais de fonctionnement moto
Location de bureau UTE
Subtotal
39.0
9.8
9.8
9.8
27.6
25.2
0.0
150.0
100.0
10.0
94.0
15.0
6.0
1.6
32.8
9.8
36.0
1010.8
Sous composantes : 3.2.
Cette sous composante présente les dépenses nécessaires pour le suivi et évaluation du Projet
ainsi que les couts associés á la communication.
Suivi et évaluation
Étude de base
Audits
Intégration système Suivi-Évaluation
Communication
Atelier lancement du projet
Matériel de communication
Sous totales
Budget Disponible
77
30
50
10
30
197
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 7: Plan de passation des marchés sur les 18 premiers mois
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Procurement Plan - Consulting
Haïti
EFOSE
Project ID:
Prepared by: Georges Bou-Botros
Approved by:
Total
Amount
NonConsulting:
Grants:
Version
1.0
Février 2024
Consulting
AWPB/Comp
onent Ref
Description*
1.1
EFOSE/SC/001
Diagnostic participatif et concertation
d'un plan d'investissement participatif
par sous-section / unités pertinentes
IFAD
Réalisation d’études visant à
déterminer les opportunités existantes
et les nouveaux débouchés potentiels
pour les investissements prioritaires
dans les chaînes de valeur
IFAD
1.1
EFOSE/SC/002
Grant
Funding
1.1
EFOSE/SC/003
Étude diaspora et rémittences dans les
communes d'intervention
IFAD
1.1
EFOSE/SC/004
Étude sur les pratiques et préférences
d'investissement de la diaspora dans
le(s) pays priorisé(s)
IFAD
Etude du cadre règlementaire propre
aux solutions d'investissement
proposées par la concertation
IFAD
1.1
EFOSE/SC/005
1.1
EFOSE/SC/006
Spécialiste en Planification et
gouvernance locale
IFAD
1.1
EFOSE/SC/007
Spécialiste en nutrition, sécurité
alimentaire, genre et cantines scolaires
IFAD
1.1
EFOSE/SC/008
IFAD-PP-Template-VersionJan2020
Spécialiste production agricole Ingénieur agricole
IFAD
Project Area or
Procuring Entity
Plan vs. Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Page 1 of 3
Basic Data
Shortlist
2 080 530.00
0.00
593 780.00
0.00
0.00
0.00
Prior or Post
Review
Procurement Method
Prior Review
Amount (USD)
Prior Review
Prior Review
Prior Review
QCBS
Post Review
Post Review
Prior Review
38 500.00
Post Review
21 000.00
Plan
Actual
Actual
Actual
Plan
Plan
Plan
Actual
Actual
21 000.00
Submission of
REOI
Actual
10 250.00
Plan vs. Actual
150 000.00
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
30 000.00
120 000.00
Amount (LCU)
90 000.00
0.00
0.00
0.00
0.00
0.00
0.00
Plan
Plan
Actual
Actual
Plan
Printed on: 15/04/2024
Procurement Plan - Consulting
Haïti
EFOSE
Project ID:
Prepared by: Georges Bou-Botros
Approved by:
Version
1.0
Février 2024
EOI Shortlist Procedure
EOI Submission
Deadline
No Objection
Date
REOI Launch Date
Diagnostic participatif et concertation
d'un plan d'investissement participatif
par sous-section / unités pertinentes
EFOSE/SC/002
Réalisation d’études visant à
déterminer les opportunités existantes
et les nouveaux débouchés potentiels
pour les investissements prioritaires
dans les chaînes de valeur
1.1
EFOSE/SC/003
Étude diaspora et rémittences dans les
communes d'intervention
1.1
EFOSE/SC/004
1.1
Proposal Process
No-objection
RFP/RCQ Launch
Date
Date
Submission of
Shortlist Report
No Objection
Date
Submission of
Étude sur les pratiques et préférences
d'investissement de la diaspora dans
le(s) pays priorisé(s)
Etude du cadre règlementaire propre
aux solutions d'investissement
proposées par la concertation
EFOSE/SC/005
1.1
EFOSE/SC/006
Spécialiste en Planification et
gouvernance locale
EFOSE/SC/007
Spécialiste en nutrition, sécurité
alimentaire, genre et cantines scolaires
1.1
1.1
EFOSE/SC/008
Spécialiste production agricole Ingénieur agricole
AWPB/Comp
onent Ref
Description*
1.1
EFOSE/SC/001
1.1
IFAD-PP-Template-VersionJan2020
Evaluation
No-objection
Submission of
Date
Proposal
submission
Submission of
Page 2 of 3
Printed on: 15/04/2024
Selection Methods
QCBS: Quality and Cost-Based Selection
QBS: Quality-Based Selection
CQS: Selection by Consultants' Qualifications (shortlist is required for this method)
LCS: Least-Cost Selection
FBS Fixed Budget Selection
ICS: Individual Consultants Selection (shortlist is required for this method)
SSS: Sole Source Selection
Procurement Plan - Consulting
Haïti
EFOSE
Project ID:
Prepared by: Georges Bou-Botros
Approved by:
Version
1.0
Février 2024
Evaluation
No-objection
Date
AWPB/Comp
onent Ref
Description*
EFOSE/SC/001
Diagnostic participatif et concertation
d'un plan d'investissement participatif
par sous-section / unités pertinentes
1.1
EFOSE/SC/002
Réalisation d’études visant à
déterminer les opportunités existantes
et les nouveaux débouchés potentiels
pour les investissements prioritaires
dans les chaînes de valeur
1.1
EFOSE/SC/003
Étude diaspora et rémittences dans les
communes d'intervention
EFOSE/SC/004
Étude sur les pratiques et préférences
d'investissement de la diaspora dans
le(s) pays priorisé(s)
1.1
EFOSE/SC/005
Etude du cadre règlementaire propre
aux solutions d'investissement
proposées par la concertation
1.1
EFOSE/SC/006
Spécialiste en Planification et
gouvernance locale
1.1
EFOSE/SC/007
Spécialiste en nutrition, sécurité
alimentaire, genre et cantines scolaires
1.1
EFOSE/SC/008
Spécialiste production agricole Ingénieur agricole
1.1
Plan vs.
Actual
Plan
Contract Award & Signature
Date
Contract
Issue of
NOITA&Standstill
Date Contract
Award
Negotiations
completed
Submission of
Draft Contract
No-objection
Date
Actual
Plan
Actual
1.1
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
Plan
Actual
IFAD-PP-Template-VersionJan2020
Plan
Actual
Page 3 of 3
Printed on: 15/04/2024
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 8: Manuel d’exécution du projet (MEP)
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
ANNEX 8
Manuel de mise en œuvre du projet
Ce manuel comprend des éléments complémentaires au document de projet et incluant :
Les enseignements tirés
Le ciblage
Le descriptif des activités des composantes et de la stratégie de mise en œuvre des activités
transversales transformatrices du genre et de la nutrition
Le cadre organisationnel et de mise en œuvre
Plan de gestion environnemental et social
Stratégie de passation de marché
Termes de référence de l’unité de gestion du projet
Annexes (gestion financière, propositions de protocole d’accords, guide champs école)
Chapter 1 Contents
Chapter 2 Enseignements tirés ....................................................................................................................6
Chapter 3 Objectifs, zone d’intervention et groupes cibles du projet ........................................ 11
Objectifs ......................................................................................................................................................... 11
Ciblage ............................................................................................................................................................ 11
Chapter 4 Description du projet & mécanismes de mise en œuvre............................................ 20
Composante 1 : Renforcement de la résilience des territoires, de leur gouvernance,
environnement et infrastructures ......................................................................................................... 21
Sous-composante 1.1. Renforcement de la planification et de la gouvernance locale
pour la mise en œuvre de systèmes alimentaires locaux résilients. .............................. 21
Sous-composante 1.2. Développement d’infrastructures de production résilientes aux
changements climatiques (publiques et communautaires). ............................................ 26
Composante 2 : Insertion économique et sécurité alimentaire via des investissements
dans les systèmes alimentaires locaux diversifiés et résilients ................................................ 34
Sous-composante 2.1. Amélioration du capital de production, des pratiques agricoles,
et de l’état de sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles. ................................. 35
Sous-composante 2.2 Appui aux entreprises de production, transformation &
commercialisation des intrants et produits ......................................................................... 45
Composante 4 Réponse RED en cas d'urgence et de catastrophe (RED) .......................................................... 58
Guide pour la mise en œuvre des activités de transformation des normes liées
au genre, l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes et
l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre du
projet EFOSE. ............................................................................................................................................ 60
Composante 3 : Cadre organisationnel et d’execution .................................................................... 66
Gestion et coordination du projet ......................................................................................................... 66
Gestion financière, passation des marchés et gouvernance ...................................................... 68
Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication ... 71
Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication71
Innovations et reproduction à plus grande échelle ........................................................... 74
1
Participation et retour d’information du groupe cible du projet, et traitement des
plaintes...................................................................................................................................... 75
Plans d'exécution ........................................................................................................................................ 76
Plan de gestion environnemental, social et climatique (PGESC) ................................................. 78
1.1
Cadre législatif national et normes du FIDA .................................................................. 79
1.2
Résumé des impacts anticipés du projet, risques et mesures principales........... 82
1.3
Recommandations pour la conception et la mise en œuvre du projet ....... 85
1.4
Procédures de Gestion Environnementale et Sociale des Projets adoptée par l’UTE
109
1.4.1 Classification des projets ....................................................................................... 110
1.4.2 Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) ...................................... 115
1.4.3 Consultation et Participation du Public ................................................................ 116
Stratégie de Passation de marché .......................................................................................................... 119
Aperçu du Pays, de l’Entité Adjudicatrice et du Marché ............................................................ 119
Contexte opérationnel .......................................................................................................... 119
1.1.1. Analyse PESTLE ............................................................................................................ 121
1.1.2. Principales conclusions de PESTLE ............................................................................... 122
Évaluation des capacités de l’agence d’exécution ........................................................................ 122
Études et analyses de marché ............................................................................................................. 124
1.1.3. Travaux ........................................................................................................................... 124
1.1.4. Services de conseil ......................................................................................................... 124
1.1.5. Services autres que de conseil........................................................................................ 125
1.1.6. Biens ............................................................................................................................... 125
Analyse des risques liés à la Passation de Marchés .................................................................... 125
Analyse de Risques par Catégorie ...................................................................................... 127
Risques et mécanismes de sauvegarde sociale, environnmentale et climatique &
passations de marché ........................................................................................................... 129
Objectifs de la Passation de Marchés ................................................................................................ 134
Approche Recommandée pour le Projet ........................................................................................... 135
Contrats de Travaux ............................................................................................................. 136
Contrats de Biens .................................................................................................................. 137
Contrats de Services de Conseil ......................................................................................... 138
Termes de référence des membres de l’équipe .................................................................................... 139
Termes de référence – Coordonnateur du projet ......................................................................... 139
Termes de Reference : Responsable Composante 1 : Spécialiste en Sécurité alimentaire
et Éducation Nutritionnelle .................................................................................................................... 142
Responsable de Composante 2 : Spécialiste en agri-biseness, accès aux marchés,
entreprenariat Juvénile et chaines de valeurs. ............................................................................. 144
Termes de référence – Responsable suivi évaluation et gestion des connaissances ..... 146
Termes de référence – Responsable en Gestion et passation de marché .......................... 148
Termes de référence – Expert financier ........................................................................................... 150
Termes de référence – Expert en
vironnemental et climatique ............................................... 152
2
Termes de Référence : Spécialiste ciblage, inclusion sociale, genre, jeunes et nutrition
......................................................................................................................................................................... 154
Termes de référence – Expert-Comptable ...................................................................................... 156
Termes de référence – Assistant passation de marché.............................................................. 157
Termes de référence – Assistant comptabilité............................................................................... 158
Termes de référence – Secrétaire Exécutive .................................................................................. 159
Termes de référence – Chauffeur ....................................................................................................... 160
Termes de référence – Ménagère ....................................................................................................... 161
Termes de référence – Gardien ........................................................................................................... 162
Tableau 1 Nombre de ménages dans les communes cibles du projet .................................. 13
Tableau 2 Peaufinage lors de la mission des profils des ménages avec pour base des critères
du SIMAST revus avec les communautés .................................................................................. 14
Tableau 3 Critères de ciblage des subventions principales ..................................................... 16
Tableau 4 Revue des paquets techniques en fonction des zones agroécologiques et
typologie de bénéficiaires ............................................................................................................. 18
Tableau 5 Principaux types de diagnostics prévus parallèlement et implications pour
phasage............................................................................................................................................ 22
Tableau 6 Identification des structures d’irrigation a réhabiliter ........................................... 27
Tableau 7 identification préliminaire des périmètres d’irrigation dans la zone cible du
projetCommune .............................................................................................................................. 28
Tableau 8 espèces généralement utilisées dans les rampes vivantes .................................. 30
Tableau 9 Revue d'expériences sur les routes vertes .............................................................. 32
Tableau 10 paquets techniques et zones agro-ecologiques .................................................. 36
Tableau 11 objectifs de rendements des cultures qui seront promues par EFOSE ............ 37
Tableau 12 categories de PA et subvention............................................................................... 49
Tableau 13Figure : cycle des activités de mise en œuvre des plans d’affaires ................... 50
Tableau 14 les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des PA ............................... 51
Tableau 15 Critères de ciblage des subventions principales des plans d’affaire ................. 56
Tableau 16 budget indicatif des activities genre et nutrition ................................................. 66
Tableau 17 Méthodes de passation de marchés, seuils et délais .......................................... 69
Tableau 18. Indicateurs de suivi-évaluation de l'adaptation au changement climatique et
de la résilience ................................................................................................................................ 73
Tableau 19. Indicateurs de suivi-évaluation de l'adaptation au changement
climatique, risque environnemental, social et de la résilience .................................. 86
Tableau 20 plan de formation PESEC ......................................................................................... 87
Tableau 21 matrice de plan de gestion environnemental social et climatique .................... 89
Tableau 22 : Catégorie de risque élevé ................................................................................... 110
Tableau 23 : Catégorie de risque substantiel.......................................................................... 112
Tableau 24 : Catégorie de risque modéré ............................................................................... 113
Tableau 25 : Catégorie de risque faible ................................................................................... 114
Tableau 26 :Les classifications des risques climatiques ........................................................ 115
3
Figure 1 représentation approximative du ciblage des activités par grands bassins versant
.......................................................................................................................................................... 12
Figure 2: Phases et articulation des composants ..................................................................... 21
Figure 3 Exemple de plan d'reaménagement de bassins ........................................................ 23
Figure 4 grille d évaluation des capacités des organisations.................................................. 25
Figure 6 Schéma représentant mécanisme de mise en œuvre des activités de formation41
Figure 7 Composantes d un 4P réussi FIDA, 2016 ................................................................... 54
Figure 8 Justification du 4P sur base études de case étude ................................................... 54
Encadre 1 Exemples de techniques de stabilisation et revégétation .................................... 31
Encadre 2 Exemples et leçons apprises de mise en œuvre d’agro-foresterie à Haiti......... 37
Encadre 3 Experience AZAKA OIT sur agripreneurs .......................................................................... 47
4
Partie I
Mécanismes de mise en œuvre des composantes techniques du
projet
5
Chapter 2 Enseignements tirés
0. Gestion de projet en contexte fragile
L'implication et le renforcement des structures décentralisées peuvent i) limiter les
désaccords et l'impact des blocages entre la capitale et les départements ; ii) faciliter la continuité
des activités de terrain malgré les routes paralysées et iii) assurer la pérennité de ces mêmes
activités. Cependant, l'engagement au niveau de la capitale reste nécessaire pour résoudre les
problèmes au niveau central (comme cela peut être le cas dans d'autres projets tels que PURRACO).
Intégration des stagiaires, jeunes professionnels : L'intégration des stagiaires, jeunes
ingénieurs, a été fondamentale. Le personnel jeune et autochtone des municipalités a joué un rôle
clé dans la mise en œuvre et le suivi des activités de terrain du projet. A l’heure où il n’est pas
possible de se déplacer de la capitale vers les départements, le recours à du personnel résidant en
communautés et communes a été un élément innovant fondamental.
Mobiliser le personnel gouvernemental et le personnel du projet : Dans le cas du BIE, la
participation active de l'équipe institutionnelle de l'UTE a permis de faire face à la fuite du personnel
spécifique du projet. Lorsque le responsable des achats et le responsable financier du projet IBE ont
démissionné, nous avons pu avancer dans la mise en œuvre avec le soutien du personnel
institutionnel. De même, lorsque cela est possible, l'incorporation du personnel déjà présent dans les
institutions gouvernementales au lieu d'embaucher tout le nouveau personnel du PMU. Cela permet
d'une part de partager les coûts et d'autre part de capitaliser les apprentissages en termes de
connaissance des procédures et systèmes informatisés du FIDA (OPEN, ICP, etc.)
Utilisation des outils TIC : Les outils TIC ont été un élément important, des groupes WhatsApp ont
été créés pour les communications, les réunions virtuelles via les équipes, l'utilisation de KOBO, les
signatures virtuelles, les processus virtuels d'ouverture des processus d'appel d'offres, les signatures
numériques, entre autres.
1. Ajustement de la conception et du chiffrage du projet dans un contexte fragile
Des exemples récents d’interventions de portefeuille ont connu des retards de démarrage
et ont nécessité un long renforcement des capacités initial.
1.
Il est essentiel de prendre en compte ces difficultés holistiques, et de convenir d'une durée de projet
plus longue au niveau de la conception, pour permettre un démarrage plus facile et moins de
répercussion de ces retards sur la mise en œuvre du projet (exemple de l'i-be). C'est pourquoi il a
été convenu que le projet EFOSE serait un projet de sept ans.
Dans des contextes fragiles marqués par une importante instabilité macroéconomique et
sécuritaire, les estimations budgétaires doivent tenir compte des circonstances
imprévues.
2.
Le FIDA a noté que les coûts des projets par bénéficiaire sont en moyenne 69% plus élevés dans les
environnements fragiles (note PMD sur la fragilité).
2. Approvisionnement
Une gestion efficace des projets et des passations de marchés nécessite des lignes directrices et des
processus clairs, notamment un guide de passation des marchés complet aligné sur les procédures
du FIDA. L’identification précoce des activités à haut risque et les évaluations du marché évitent les
échecs en matière de passation des marchés. L’élaboration d’une stratégie de passation des marchés
pour le développement (PPSD) rationalise les canaux et les opportunités de passation des marchés.
Il est préférable d'utiliser les unités de passation des marchés publics existantes ayant l'expérience
des donateurs, comme le FIDA, car celles-ci disposent déjà d'une expérience et de capacités
adéquates. De même, tirer parti des entités publiques établies et coordonner avec les parties
prenantes locales améliore l’efficacité du projet sur le terrain.
3. Un appui technique étroit du FIDA est nécessaire pour résoudre les projets
problématiques et renforcer les capacités
Pour améliorer le niveau de performance des projets problématiques en cours en Haïti,
l'équipe pays a suivi un mélange de stratégies pour soutenir l'UGP que nous intégrerons dans les
sections sur les leçons apprises et la gestion :
6
1. Planification et suivi mensuels : Nous avons mis en place un système de planification et de suivi
mensuels de chaque projet, y compris le personnel embauché par le projet et les décideurs
gouvernementaux.
2. Développement d'un processus de formation systématique pour l'UGP : l'équipe du FIDA (Finances,
Passation des Marchés, Suivi et Évaluation) a identifié les points faibles et les goulots d'étranglement
et a élaboré un plan de renforcement des capacités en utilisant la méthodologie du « faire et faire
avec ».
3. Obtenir des conseils techniques du siège : Pour les questions stratégiques et critiques, nous avons
besoin de recommandations et de conseils de la part des experts du siège afin de pouvoir travailler
dans des situations de grande fragilité.
4. Rôle crucial de la gouvernance locale inclusive et des institutions pour le
développement
La participation des bénéficiaires est fondamentale pour le succès et la durabilité et doit
être basée sur l'identification des problèmes perçus comme vitaux par les communautés
(PITAG et PURRACO). À cette fin, le projet prévoit divers mécanismes de planification participative
et de renforcement des organisations communautaires. Sur le territoire, CROSE a testé avec succès
le modèle 3d3d des bassins versants comme outil de planification de leur restauration et comme outil
de valorisation du territoire. Construit de manière participative par les communautés, ce modèle
permet de visualiser les problèmes et d'identifier, de catégoriser et de prioriser les interventions.
Pour les services de conseil agricole, le projet prévoit de renforcer les capacités locales des leaders
agricoles et d'appliquer l'approche PITAG (field schools). Cette approche représente un espace
d'organisation communautaire, où les agriculteurs parlent non seulement des problèmes liés à la
production agricole, mais aussi d'autres enjeux d'actualité. Ils apprennent les uns des autres, en
utilisant la méthodologie du faire-faire et du faire avec. Le renforcement des associations et
d’autres types de réseaux est essentiel à l’inclusion sociale, à la résilience et au changement
social. Toute intervention doit avant tout renforcer les capacités locales, y compris les associations
d'agriculteurs qui ont déjà démontré leur potentiel en tant qu'agent de changement et renforcer la
cohésion sociale. Les associations locales en Haïti sont généralement très importantes, car elles
permettent aux personnes, y compris les plus marginalisées, d'exprimer leurs préoccupations et leurs
besoins, et augmentent leurs chances d'être entendues. Par exemple, les associations d'agriculteurs
ont proliféré, surtout après le tremblement de terre de 2010, et fonctionnent comme des
organisations à but non lucratif en Haïti. Dans les zones rurales, des comités de l’eau ont été créés
– souvent dirigés par des femmes – pour protéger les sources d’eau. Les organisations de femmes
ont également été très actives en organisant des formations permettant aux communautés locales
de planter des cultures résilientes au climat dans leurs propres jardins 1.
5. Genre
Selon l'expérience de la FAO dans le Sud-Est, la mise en œuvre d'activités d'autonomisation
socio-économique des femmes nécessite souvent l'implication des conjoints, car certains
stéréotypes persistent, comme le fait que la génération de revenus relève de la responsabilité des
hommes et que les décisions relatives à la gestion du ménage incombent aux hommes.
6. Nutrition :
Avec la pandémie de COVID-19, des changements dans les modes de consommation des familles
rurales se sont opérés, avec un retour croissant aux jardins familiaux (jardin Lakou) et aux variétés
locales (PURRACO). Les jardins de Lakou sont de petites parcelles agro-forestières souvent autour
de la maison combinant des arbres polyvalents (fruitiers, avocatiers, palmiers, manguiers etc.) avec
des cultures annuelles ou pérennes (tomates, oignons, aubergines, pois, papayes, ignames,
poivrons, caféiers), et parfois des animaux. Les jardins
lakou fournissent non seulement des produits
alimentaires et non alimentaires toute l'année, mais offrent également des opportunités de revenus
en vendant des cultures commerciales spécifiques et des excédents 2. Les légumes que l’on trouvait
autrefois dans les jardins lakou sont désormais très appréciés dans les zones rurales. Les ménages
haïtiens ont généralement adopté la collecte de l'eau de pluie, par exemple, pour garantir leur accès
à l'eau pour leurs besoins domestiques.
Les activités de changement de comportement peuvent jouer un rôle clé pour promouvoir des
habitudes alimentaires saines et atténuer le risque d’une consommation accrue de sucreries et
1
Adelphi, 2023, Roots for Peace : découvrir les défis de sécurité climatique en Haïti et que faire pour y remédier
2
FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de nos
des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
7
d’aliments transformés, ce qui peut aller de pair avec l’obtention de gains économiques plus élevés.
Cette tendance a été observée dans un autre contexte (Projet de partenariats productifs pour
l'agriculture du FIDA en Papouasie-Nouvelle-Guinée) où les revenus issus des chaînes de valeur des
cultures avaient ont conduit à une augmentation du pouvoir d’achats qui s’est traduit par la
consommation de produits sains mais aussi malsains, dans un contexte où les aliments ultratransformés malsains étaient fortement accessibles. Dans le cas d’Haïti en revanche, les produits
importés restent chers (notamment en raison des couts de transport élevés dus à l’insécurité).
7. Vulnérabilité extrême et résilience améliorée
Des rapports récents du FIDA et de la Banque mondiale sur la fragilité recommandent de placer
la résilience économique, sociale et environnementale au centre des interventions en
donnant la priorité aux approches décentralisées qui combinent : (i) le renforcement de la
gouvernance et des services locaux et la priorité à la participation active des citoyens et des acteurs
locaux ; (ii) le renforcement du capital/des organisations sociales des producteurs, le renforcement
de la participation des femmes et des jeunes ; (iii) le renforcement du capital productif et de la
résilience des écosystèmes ; et (iv) le renforcement du capital des ménages à travers les transferts
de capitaux et l'accès aux services financiers.
8. Conseils agricoles et amélioration de la production résiliente au climat
Viabilité économique de l'agroécologie : Les travaux menés par la FAO à Bainet dans le
sud-est ont montré que les agriculteurs ont pu atteindre une marge de production brute grâce à des
pratiques agricoles agroécologiques et agroforestières. Cette marge est plus du double (3 721 $ US)
que celle obtenue avec les pratiques locales (1 712 $ US), alors que ces pratiques dépendent moins
des intrants importés, restaurent l'environnement et sont moins sensibles au changement climatique.
Il semble essentiel d'étudier les systèmes agricoles agroécologiques et diversifiés. pour répondre à
la fragilité environnementale, climatique et économique d'Haïti et peut générer de l'écopreneuriat
pour les jeunes et les rapatriés.3 4
Il est essentiel de développer les intrants et les services locaux pour soutenir la chaîne de
valeur. En effet, l'importation et le transport d'intrants vers des zones enclavées sont
risqués et coûteux (c'est le cas des enseignements du PITAG). Les projets doivent en tenir compte
et investir dans la production locale de semences, de plants et d’intrants, ce qui peut également
créer des opportunités d’emploi pour les jeunes et les sans-terre. La chaîne de valeur cacao-café
intègre souvent la production d’intrants dans son travail. Aytika investit dans les biofertilisants
(mycorhizes, bokashi, vermi-compost) et les biopesticides pour pouvoir répondre aux besoins
nutritionnels des plantations de cacaoyers et lutter contre les maladies et ravageurs.
Des résultats intéressants ont été obtenus en termes de gestion agricole par les ménages
ruraux grâce à un appui technique holistique. Les dispositifs mis en place par agronome &
vétérinaire sans (AVSF) et AYITIKA, notamment, pour apporter un appui technique aux familles
d'agriculteurs, ont permis une utilisation plus efficace de la main d'œuvre familiale disponible dans
ces exploitations. En effet, grâce à l'utilisation du « carnet du producteur » (voir encadré ci-dessous)
comme outil de gestion, les ménages sont en mesure d'identifier les principaux postes de dépenses,
dont la main d'œuvre agricole, lors de leurs bilans annuels. Dans ce cas particulier, il a été constaté
qu'une trop grande quantité de main d'œuvre extérieure était utilisée pour certaines tâches agricoles,
tandis que dans le même temps, la main d'œuvre familiale était sous-utilisée. Les échanges avec ces
familles, individuellement et collectivement, les ont motivées à prendre des mesures pour mieux
optimiser la main d'œuv
re disponible sur la ferme.
Un système de suivi et d’évaluation des performances des SAF cacao a été mis en place pour
collecter différents types de données ; technique (itinéraire technique, pratiques culturales),
économique (dépenses, ventes, revenus), géolocalisation de la parcelle, prévisions de récolte
jusqu'à la mise en place de systèmes d'alerte (maladies, risques de catastrophe, etc.). Deux
outils sont utilisés: le « carnet du producteur » ; renforcer les capacités de suivi du producteur
et le logiciel farmforce (https://ayitika.Farmforce.Com/) géré par l'équipe de conseil
technique. FARMFORCE est un logiciel de gestion qui permet d'organiser des campagnes
3
FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de nos
des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
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Adelphi, 2023, Roots for Peace : découvrir les défis de sécurité climatique en Haïti et que faire pour y remédier
8
agricoles et de structurer les filières d'approvisionnement. Outil pouvant également être
utilisé lors d’audits. FARMFORCE offre de fortes garanties pour répondre aux exigences de
certifications de traçabilité, de normes de qualité, de transparence, de prix et de primes aux
producteurs.
Ces deux outils permettent de générer des informations sur les itinéraires techniques empruntés,
les dépenses et ventes réalisées sur la parcelle, l'évolution de la biodiversité à l'échelle de la
parcelle, de faire des prévisions de récoltes, et de mieux gérer la traçabilité et les certifications
commerciales. A travers l’évaluation des performances des SAF cacao, ils favorisent la prise de
décision des producteurs et une plus grande réactivité à l’état de la parcelle.
3.
Rôle des mécanismes de partage & concours de diffusion : un concours annuel récompensant
les meilleures plantations de cacao est organisé par AYITIKA pour la chaîne de valeur cacao-café.
Cette activité vise à encourager les producteurs à adopter de bonnes pratiques agricoles mais à
valoriser la dignité de ces agriculteurs pour leur travail trop souvent négligé dans l'environnement.
Dans le cadre de ce concours, les gagnants reçoivent en guise de prix des vaches, des chèvres et du
matériel agricole.
Une approche par bassin versant incluant la restauration des terres en pente est
essentielle pour maintenir la fertilité, améliorer la rétention d’eau, réduire les risques de
glissement de terrain, protéger les systèmes d’irrigation et développer les basses terres.
Ces approches doivent donner la priorité aux espèces locales et impliquer les populations locales
dans le choix des plantes pour garantir des bénéfices écologiques durables (c'est-à-dire les espèces
fruitières, le fourrage, la nutrition, la fertilité, etc.). Ces activités prennent du temps et des
mécanismes d'incitation sont nécessaires pendant les périodes de transition (par exemple paiement
lorsque les arbres ont atteint une taille minimale pour PITAG). La diversification est également
essentielle à l’adaptation. Par exemple, les agriculteurs ont tenté de répartir leurs risques en cultivant
des jardins ( jardins créoles) sur différents sites et ont pratiqué une production agricole diversifiée
en utilisant un mélange de cultures à cycle long et à cycle court (un autre système de culture
traditionnel, connu sous le nom de bann manjé (ou « bande de nourriture » a regagné en popularité
en raison des avantages économiques et environnementaux importants qu'elle offre. De plus, les
agriculteurs réorientent leur production pour répondre aux changements des saisons des pluies 5.
Là où l'agriculture est trop risquée et les terres dégradées, nous devons proposer des moyens de
subsistance alternatifs, par exemple en développant les pratiques de production durable de charbon
de bois , en nous adaptant aux systèmes locaux (par exemple en utilisant les peuplements existants
d'arbres productifs et d'arbustes ligneux qui se régénèrent naturellement) et en investissant dans
l'amélioration des infrastructures.
9. Chaîne d'approvisionnement et marketing.
En Haïti, le PAM a réussi à organiser l'approvisionnement des cantines scolaires locales en
renforçant les organisations de producteurs et en investissant dans le stockage et la
transformation. Dans cette démarche, l'accompagnement des agriculteurs pour le conditionnement
de leurs produits a eu à cœur de garantir la sécurité et la qualité des produits. La fixation des prix et
la définition d'un pourcentage de perte acceptable ont également été cruciales pour garantir d'une
part que cela soit rentable pour les organisations de producteurs, et d'autre part que cela ne perturbe
pas les marchés locaux. AYITIKA tire des enseignements similaires pour la chaîne de valeur cacaocafé. L'entreprise entretient un partenariat stratégique avec l'association RASIN, structure locale
regroupant les producteurs partenaires de l'entreprise. RASIN joue un rôle central dans la
construction et la diffusion des
innovations. C'est également une structure de contrôle et de
négociation qui garantit le respect des normes de qualité et la loyauté des relations commerciales
entre AYITIKA et les producteurs.
La mise en place d’infrastructures de conservation et de transformation post-récolte – pour
structurer et renforcer les filières économiques soutenant le cacao et l’arbre à pain – est une
contribution très appréciée par les acteurs qui opèrent à travers les différents segments des chaînes
de valeur agricoles et constitue un levier de croissance et de développement économique. repose
5
FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de nos
des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
9
essentiellement sur des engagements communautaires à différents niveaux. (Rapport d'évaluation
2023 du projet OIT PROFIT 6)
Intégration verticale Certains acteurs privés de la chaîne de valeur (par exemple Ayitika et Café
Lux pour le café et le cacao) intègrent les différents segments de la chaîne de valeur et fournissent
des services associés aux agriculteurs. AYITIKA dispose d'une équipe technique et administrative de
30 personnes et d'infrastructures et services de production (jardins clonaux, pépinières, unité de
biofertilisation, laboratoires des sols, centres de fermentation, chocolaterie - voir annexe). De même
les café lux disposent d’infrastructures de transformation post-récolte leur permettant de produire
du café lavé. Dans le cadre de ces partenariats, l'entreprise apporte un appui technique aux
producteurs pour régénérer d'anciennes parcelles. Le forfait comprend la fourniture de plants de
variétés de caféiers résistantes à la rouille et au scolyte dont le catimor ainsi que les techniques de
taille et d'entretien écologique des parcelles. Cet appui comprend également le préfinancement de
ces associations pour l'achat de café pour leurs membres, leur permettant ainsi de surmonter les
problèmes de trésorerie auxquels elles sont confrontées.
Le sud-est a été l'une des principales régions productrices de café de la marque haïtienne «
bleu haïtien ». Ces dernières ont connu un grand succès dans les années 2000, notamment sur les
marchés gastronomiques internationaux (Japon, USA, Europe), grâce à un accompagnement
technique local et des investissements post-récolte. L'arrêt de ce soutien depuis 15 ans a fragilisé le
secteur, mais il repart aujourd'hui en avant grâce au soutien de nombreux acteurs internationaux et
nationaux (centres de recherche, partenaires techniques et financiers, entreprises, coopératives).
Les acteurs privés ont réussi à produire et à exporter vers les marchés gourmands les plus compétitifs
(créneaux du commerce équitable, bio et autres).
10. L’emploi des jeunes dans un contexte fragile
Le soutien à l'entrepreneuriat et à l'emploi des jeunes est une autre caractéristique commune
essentielle de l'expérience du FIDA dans les contextes fragiles. Celle-ci vise parfois à capter de
nouvelles opportunités entrepreneuriales autour de l’économie « verte » (par exemple dans la
production de biofertilisants ou de services numériques soutenant l’adaptation climatique), ou à
chercher à bénéficier de la localisation.. Des exemples de travail post-conflit avec les jeunes pour
soutenir l'accès à l'emploi et à l'entrepreneuriat comme alternative aux moyens de subsistance
associés à la violence peuvent être trouvés à la fois dans des contextes formels fragiles et dans des
pays présentant des poches de fragilité. Au Burundi, le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière Agricole
et Rurale (PAIFAR-B, 2017-2025) favorise l’inclusion financière des micro-entrepreneurs. L'accent
mis par le projet sur le développement du secteur privé contribue à relever les défis de la fragilité
politique et sociale, et l'accent mis sur l'entrepreneuriat et l'emploi des jeunes sera essentiel pour
atténuer le risque de conflits futurs.
La promotion de l'entrepreneuriat local et des services financiers locaux reflète la reconnaissance par
le FIDA du fait qu'il peut exister des opportunités de soutenir le développement du secteur privé pour
renforcer la résilience dans des contextes fragiles. Par exemple, dans le nord du Nigeria, le
programme d’adaptation au changement climatique et de soutien à l’agro-industrie dans la ceinture
de savane (CASP), qui s’est achevé en 2021, a favorisé avec succès le développement d’entreprises
pour les femmes et les jeunes dans un contexte marqué par l’insurrection armée et les conflits
environnementaux et environnementaux. facteurs de stress climatiques. Le projet y est parvenu en
promouvant les opportunités d'entreprises le long des chaînes de valeur clés avec une combinaison
d'investissements dans les infras
tructures, le développement des compétences et les services ancrés
dans une approche de développement communautaire et en s'appuyant sur le soutien de tiers pour
la supervision et le suivi.
11. Finance rurale et épargne
Un aspect important de l'offre du FIDA aux pays et aux communautés en situation de fragilité, y
compris pendant et après les crises, est le soutien aux services financiers qui peuvent à la fois
soutenir la résilience des moyens de subsistance et générer de nouvelles opportunités de moyens de
subsistance.
En Haïti, Mise en place et structuration des sociétés mutuelles de solidarité (MUSO) et
structures faîtières associées dans les zones d'intervention du projet, dans un contexte d'accès au
crédit et au financement agricole pratiquement inexistant : La collaboration avec le KNFP pour la
mise en place de 58 sociétés mutuelles de solidarité est cela commence à rendre les agriculteurs
concernés moins inquiets et moins dépendants de crédits inadaptés et difficiles à mobiliser. Il ouvre
6 OIT, 2023, évaluation du Projet de renforcement des opportunités agricoles par la Formation et
l'investissement technologique (PROFIT)
10
la voie à la pérennisation des actions et des résultats visés pour une amélioration durable des revenus
(évaluation 2023 du projet ILO PROFIT)
Au-delà d'Haïti, un autre exemple de la manière dont les services financiers
communautaires peuvent être efficaces pour soutenir les moyens de subsistance dans des
contextes fragiles est fourni par le projet de développement intégré de l'élevage du FIDA en Syrie,
qui a créé un modèle de finance rurale renouvelable et communautaire appelé en arabe « sanduq »
- ou communauté de gestion de fonds. Il s'agit d'une approche dans laquelle les villageois achètent
des parts dans un sanduq, qui est ensuite soutenu par le projet avec une contribution financière,
pour être prêté aux membres. Le sanduq est géré par un comité local inclusif soutenu par un comité
de développement communautaire établi par le projet. À ce jour, 81 fonds de ce type ont été créés
avec 15 407 membres à travers le pays, avec une participation des femmes et des jeunes atteignant
respectivement 42 % et 47 %. Trente des 81 Sanadiq (pl.) créés au début du récent conflit ont fait
preuve de résilience lorsque le FIDA a suspendu ses opérations en 2015. Ils sont restés pleinement
fonctionnels sans le soutien du gouvernement et continuent d'accorder des prêts avec un taux de
défaut d'environ 2 % seulement. [7]
Remises de fonds
Les envois de fonds représentent souvent une part importante du financement externe dans des
contextes fragiles et peuvent constituer une source de revenus essentielle pour les ménages en
temps de crise pour compenser l'apparition de chocs externes. Les envois de fonds agissent comme
un filet de sécurité en cas de crise, mais aussi comme un mécanisme de résilience au lendemain,
pour promouvoir la reprise et soutenir les stratégies de diversification. Néanmoins, le coût de l’envoi
de fonds vers les zones vulnérables est généralement supérieur au coût moyen pour les pays en
développement.
Grâce au Mécanisme de financement des envois de fonds (RFF), qu'il héberge, le FIDA est souvent
particulièrement bien placé pour aider les partenaires locaux à faciliter la mobilisation des envois de
fonds vers des activités génératrices de revenus, ainsi que pour mobiliser les investissements de la
diaspora - comme cela a été documenté ces derniers mois, par exemple dans Mali, un pays où les
envois de fonds représentaient environ 6 pour cent du PIB en 2021. En partenariat avec le Fonds
fiduciaire de l'Union européenne et avec deux sociétés d'investissement à impact, le FIDA, à travers
le FFR, a pu faciliter les investissements de la diaspora dans l'entrepreneuriat des jeunes dans le
pays, comme une contribution essentielle à la fourniture d'alternatives de moyens de subsistance
aux jeunes pour atténuer certains des facteurs de guerre civile dans ce contexte et dans de nombreux
autres contextes fragiles.] Pour favoriser l'adoption de services financiers réglementés liés aux envois
de fonds, nous devons fournir une éducation financière aux ménages et les relier aux services
financiers. Les investisseurs de la diaspora financent généralement uniquement les régions dont ils
sont originaires. Par conséquent, pour mobiliser les investissements de la diaspora dans des
domaines spécifiques, nous devons d’abord identifier et interagir avec les communautés de la
diaspora issues de ces communautés et avec des intermédiaires locaux dignes de confiance pour
intermédiaire et risquer à nouveau le financement de la diaspora.
Chapter 3 Objectifs, zone d’intervention et groupes cibles du projet
Objectifs
12. Le but du projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté et de l'insécurité alimentaire et
nutritionnelle dans le Sud-Est. L'objectif de développement du projet est d'augmenter et de diversifier
les revenus des ménages et la production locale d'aliments nutritifs par des moyens qui résistent aux
chocs climatiques et économiques. Cet objectif sera atteint par i) le renforcement des systèmes
alimentaires locaux via des pratiques agricoles résilientes au climat et l'amélioration de la nutrition
et ii) l'augmentation de la valeur ajoutée dans les filières par la mise en œuvre des plans d’affaire.
En clair le projet cherche à augmenter la performance des systèmes de production locaux, à renforcer
les maillons post-récoltes et transformation des chaines de valeurs promues et aussi favoriser l’accès
durable de ces productions à des marchés nationaux (traditionnels, cantines scolaires) et d’autres
marchés spéciaux internationaux. Pour atteindre ceci, le projet visera également à renforcer la
gouvernance locale, les partenariats publics-privés et les infrastructures productives. En outre, le
projet vise à combler d'importantes lacunes en matière de genre, telles que la faible participation
des femmes (et des jeunes) aux activités productives, aux processus décisionnels, aux organisations
et à l'inégalité de la charge de travail au niveau des ménages.
Ciblage
13. Zone cible. Le projet cible seize sections communales dans les communes de Jacmel (Montagne
La Voute, Lavaneau, La Montagne, Bas cap Rouge; Cayes-Jacmel (Ravine Normande, Gaillard,
11
Haut Cap rouge), Marigot (Corail Soult, Grande Rivière Fesle, Macary, Fond Jean Noel, Savane
du Bois) et Belle-Anse (Baie d’Orange, Mabriole, Calumette, Corail Lamothe) dans le département
du Sud-Est. Ces communes totalisent une superficie estimée à 1,534.3 km2 pour un nombre
total de ménages estimé à 134,717 ménages (SIMAST, 2022).
14. Ciblage géographique des communes et sous sections : Cette zone a été priorisée par les
autorités du ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
(MARNDR) en raison du nombre de personnes affectées par l'insécurité alimentaire aiguë (45%
de la population de la zone) et du potentiel agricole et commercial de la zone. En effet, on y
trouve des aires agroécologiques très diversifiés : montagnes, plateaux, plaines humides et semihumides, montagnes, plaines sèches, plateaux et plaines irriguées aptes au développement de
systèmes de production très variés. Grace à sa localisation géographique et son potentiel, cette
zone possède de grands atouts pour développer des échanges commerciaux avec d’autres
régions du pays (Ouest, Sud, Nippes), avec la République Dominicaine et aussi avec d’autres
pays de la Caraïbe, d’Amérique et d’Europe. D’ailleurs la fédération des associations caféières
natives (FACN) exportait déjà du café en provenance de la zone vers Taiwan, le Japon, les USA
et jusqu'à date vers la France. Actuellement, au moins 97 écoles totalisant 17,586 élèves opérant
dans ces communes offrent déjà ce service à leurs écoliers.
15. Ciblage géographique des activités : Le projet cherchera de manière rigoureuse une
cohérence et une rationalité technique, économique, sociale et environnementale au niveau des
actions via un ciblage géographique tenant compte des conditions agroécologiques et
économiques micro-locales. Les cultures maraichères seront promues principalement dans les
zones de haute altitude comme les montagnes très humides. Les systèmes agroforestiers,
principalement ceux à base de cacao et de café, seront surtout développées dans les montagnes
et plateaux humides dans des altitudes allant de 300 m à 800 m. Les systèmes vivriers et
céréaliers seront encouragés au niveau des plaines irriguées ainsi qu'au niveau des zones
agroécologiques se situant entre 0 et 500 m. Dans les montagnes et plaides arides et sèches et
dans des aires où les pentes sont supérieures à 30%, l’appui au développement de forets de bois
pour la production de bois de chauffage et des systèmes agroforestiers à base de bois d’œuvre
seront aussi promus. Parallèlement à ces actions de production, la restauration de certains points
critiques du micro-bassin versant et la réhabilitation de certaines pistes rurales et de certains
ouvrages d’irrigation contribueront à renforcer la productivité agricole et la résilience des
systèmes de production et des communautés locales. Enfin, les activités de la composante 2
visant la construction et réhabilitation d’infrastructures post récolte (stockage, transformation
etc.) tiendront compte des proximités de zone de production et commercialisation, de l'accès
énergie-eau ainsi que des risques naturels. Certaines infrastructures pourront ainsi être établies
en zones urbaines ou péri-urbaines de Jacmel.
Figure 1 représentation approximative du ciblage des activités par grands bassins versant
12
Groupes cibles.
EFOSE accordera une attention particulière aux femmes, qui doivent représenter au moins 42 % des
bénéficiaires. Les jeunes représenteront également au moins 15 % des bénéficiaires. Le projet
adoptera une stratégie transformatrice de genre et d’inclusion des jeunes ; ceci se réalisera à travers
des actions spécifiques et transversales et tangible tant au niveau des activités, qu’au niveau des
critères de priorisations ; de structuration et de gouvernance.
Les femmes seront prioritaires pour des activités spécifiques et dans des filières où elles sont
déjà représentées (par exemple, les jardins lakou, l’apiculture, l’élevage, certains corps de
métiers spécifiques, des activités génératrices de revenus dans la transformation ou la
commercialisation, l'accès à l'eau potable, les activités éducatives). Toutes les interventions
seront menées dans le cadre d'une approche sexospécifique, ce qui signifie que l'égalité des
voix dans la prise de décision et la réduction des écarts entre les hommes et les femmes
seront encouragées.
Les ménages les plus vulnérables (environ 27% des bénéficiaires) et les jeunes seront
engagés dans une voie de capitalisation progressive et de démarrage d’activités ne
nécessitant pas de capital initial important (i.e. jardins lakous, élevage de petits animaux,
apiculture, équipement pour travail agricole, micro-entreprise dans la chaine de valeur,
emploi agricole / autre etc.)
Les ménages “moyennement ou faiblement” vulnérables (68 %) et disposant d'actifs
agricoles seront aidés à structurer leurs associations et à améliorer leur accès aux marchés
et aux assurances.
Les bénéficiaires des envois de fonds seront aidés à mieux utiliser cette source de revenus
pour constituer une épargne et accéder aux services financiers.
Le projet identifiera et renforcera aussi les capacités des organisations communautaires, des
agences gouvernementales décentralisées (BAC et fermes), des comités de gestion des
infrastructures, des organisations de producteurs et des entreprises à impacts et des
partenariats qui peuvent accroître l'accès durable de la population aux marchés et aux
opportunités de revenus le long des chaînes de valeur.
Tableau 1 Nombre de ménages dans les communes cibles du projet
Commune
Plus
vulnérables
vulnérables
Moins
vulnérables
vulnérables
Total
Jacmel
19381
30%
14213
22%
12275
19%
18735
29%
64604
Cayes
Jacmel
1 380
15%
1 772
19%
1 974
21%
4 219
45%
9 345
Marigot
3 302
28,0%
2 594
22%
2477
21,0%
3538
29,0%
11 793
Belle Anse
5 623
41%
3 113
23%
2 303
17%
2 440
18%
13 579
Total
29 686
29%
21 692
21%
19 029
20%
28 932
30%
134 717
Source : selon les données du SIMAST, 2022
1. L’identification des catégories et critères de ciblage des ménages sera affiné au
démarrage du projet en prenant pour base :
les critères de vulnérabilité relatifs à l'indice de privation et de vulnérabilité
appliqué par le SIMAST (identification des niveaux de vulnérabilité des ménages en
fonction de la composition du ménage, de l'état de santé, du niveau d'éducation, des
conditions de travail et de la perception de la faim, des revenus et des conditions de
logement). En fonction de ces critères, le SIMAST classe les ménages en 4
catégories : très vulnérables, mi-vulnérables, moins vulnérables et non vulnérables.
Ciblage communautaire : Sur la base des enquêtes complémentaires et des
consultations communautaires, des critères d’identification des niveaux de
vulnérabilité seront établis et utilisés pour affiner le ciblage pour chaque activité. Les
enquêtes qualitatives effectuées lors de la mission de terrain (décembre 2023) ont
montré par exemple que les facteurs principaux de différenciation des ménages
incluent : l’accès à la terre et la résilience au risque de ces terres (foncier, taille et
type de terres (irriguées vs pluviales sèches et dégradées), l’exposition des ménages
aux risques climatiques/naturels (dépendant de la localisation de leur parcelle,
sources de revenus-système de production), l’accès aux actifs agricoles (équipement
13
agricole, animaux etc.), d’autres ressources financières et sociales. Les stratégies
d’adaptation pourront aussi constituer un critère de différenciation de ces ménages
lors du ciblage (voir tableau et PESEC, annexe vulnérabilité).
Etudes complémentaires sensibles au genre : Lors de la réalisation des
diagnostics (composante 1.1) une attention particulière sera portée à la participation
des felles et des jeunes dans les activités communautaires et activités agricoles afin
d’assurer un ciblage adéquat et pertinent pour les activités de production et
transformation (composante 2).
Etudes spécifiques pour identifier les bénéficiaires de rémittences et
personnes engagées avec la diaspora Les études du SIMAST indiquent que les
familles reçevant des rémittences représentent 3% des différentes catégories des
familles cibles du projet. Il est possible que ce chiffre soit sous-estimé étant donné
que l’on ne dispose pas suffisamment d’information pour identifier et caractériser ce
groupe. Sur la base de ces informations préliminaires collectées et à travers le
Diagnostic participatif, certaines réponses seront apportées quant à la localisation,
la catégorisation de ces familles et l'utilisation de ces revenus additionnels. Sur cette
base le ciblage sera affiné et des activités offrant une garantie des fonds investis de
leurs rémittences (« jardin lakou », de maraichage et d'élevage.) seront visées. Ce
groupe de bénéficiaires devra bénéficier d'un coaching personnalisé relatif à
l'éducation financière et des aspects techniques des activités retenues. Cette partie
de leur rémittence investie pourrait être considérée comme une contrepartie au
projet.
Tableau 2 Peaufinage lors de la mission des profils des ménages avec pour base des critères du
SIMAST revus avec les communautés
Indicateurs
/catégories
Actifs
productifs
Plus vulnérables
Mi vulnérables
Moins
vulnérables
Non-vulnérables
pas de terre ou
possession de terre
peu fertile;
peut ne pas avoir de
terre;
moyens
pour
l'exploiter; dominance
de métayage (0,25 ha),
terres peu fertiles
1-2
petits
bétails
(cabris, poules)
Accès à la terre
(entre 0,5 et 1 ha)
autres
actifs productifs;
métayage
Maisons en paille,
tôle ou béton
Accès à la terre
(au moins 1 ha) et
autres
actifs
productifs; terres
en zones fertiles et
irriguées
Maisons en tôle ou
béton
Alimentation
régulière
meilleurs
taux
d'alphabétisation
Alimentation
régulière
taux
d'alphabétisation
accès aux soins de
santé
accès aux soins de
santé
membre
d'associations
Leaders; notables
communautaires
pas d'animaux
maison
propre ou maison
délabrée/précaire;
beaucoup
personnes dans la
maison;
plusieurs
ménages
pas de logement, ou
logement
délabrés;
incapacités de faire les
réparations
alimentation
général 1 jour sur 2
beaucoup
d'enfants; 5-6 en
bas âge; plus élevés
que la moyenne
prévalence
maladies, physiques
faibles, malnutris;
conditions
d'hygiène précaire
ne peut pas aller à
l’hôpital, peu de
force de travail
probablement
sait pas lire, écrire
et compter (argent)
1 fois par jour
Psychosociaux
beaucoup d'enfants
peut aller à l'l’hôpital,
peut ne pas pouvoir
payer tous les frais
peut ne pas savoir
lire/écrire mais peut
compter
14
femmes célibataires
avec
beaucoup
d'enfants en bas
ne fait pas
partie d’association
ou n’est pas invité
dans les rencontres
communautaires;
souvent
déplacés et très
vulnérables
chocs; en condition
d'urgence
pas ou très faible
autoestime;
général pas de pièce
d'identification
invitation
mais
toujours
rencontres
communautés
Veut avoir un petit
commerce mais ne
sais pas quoi faire ni
comment;
gardiennage
pour
autrui; vente de
main
d'œuvre;
agriculture comme
principale activité,
exclusion groupes
de solidarité; pas
invités réunions
reçoit presque pas
de transfert
commerce en détail,
peut faire grandir son
commerce (si appui),
gardiennage (pour soi
et autrui); vente de
main d'œuvre;
Agriculture comme
activité principale;
opportunité
microcrédits; petit
commerce
détails
divers;
gardiennage
Donnent
terres
métayage
affermage; bétail
gardiennage;
activités
très
diverses,
entreprises divers
5,000- 7,500 HTG; peu
de transferts
Réception
transferts
Réception
transferts le plus
souvent
Très
élevée
rapport
intempéries (pluies
vents),
cyclones,
sécheresse
Très élevée par rapport
aux intempéries (pluies
et/ou vents), cyclones,
sécheresse
Certaine résilience
par rapport aux
chocs (adoption de
systèmes
production
résilients)
Plus résilient aux
chocs (adoption de
systèmes
production,
résilients)
Migration interne et
exode/ migration en
(travailleurs
saisonniers)
Retirer ou ne pas
envoyer les enfants
à l’école
Pratiques de pêche
avec de petites mailles
Vente d’actifs
Diversification des
sources
revenus (métiers)
Migration interne et
exode/ migration en RD
(travailleurs
saisonniers)
Vente de main d’œuvre
Mutuelle Solidarité
(MUSO)
plus de conscience sur
leur réalité et
leur
capacité de créér un
changement,
plus
d'autonomisation;
général pas de pièce
d'identification
Economiques
Vulnérabilité
aux chocs
Stratégie
d'adaptation
Vente
d’œuvre
Mendicité
main
Pression sur
aires protégées
Pression sur les aires
protégées
Mutuelle
solidarité
(montant limité)
Commerce ambulant
Retirer ou ne pas
envoyer les enfants à
l’école
15
Petit
commerce
divers
Diversification des
sources
revenus (artisans
et autres métiers)
Associations
groupements
2. Modalités de ciblage
Ciblage direct : Les subventions allouées dans le cadre du projet se feront selon des critères
d’éligibilité combinant l’intérêt et la capacité à mettre en œuvre ces activités (i.e. accès aux terres
agricoles nécessaires, intérêt, faisabilité économique, etc.) et des critères de genre et d’âge. Les
personnes plus vulnérables et sans terre seront ciblées pour les activités nécessitant peu de capital
(production animale, bois etc.).
Tableau 3 Critères de ciblage des subventions principales
Activités projet à ciblage
direct
Citernes individuelles
Cible
Critères
faisabilité
technique et économique
Citernes collectives
Emplacement dans la
section
communale
ciblée et visant les
ménages vulnérables;
320 citernes familiales
au profit de 320 familles
vulnérables sans accès à
l’eau et avec priorité
nutritionnelle
Priorisation de sites à
usage communautaires
comme
établissements
scolaires, les églises, les
magasins
communautaires,
marchés, les bâtiments
publics
(bureau
CASEC/ASEC
30
citernes
communautaires de 12
m3 chacun au profit de
120 familles soit environ
600
personnes
(bénéficiaires direct) soit
environ 1600 personnes
2.1.2 :
paquets
agricoles
Subvention
techniques
existence d’un toit en
métal ou béton pouvant
servir d’impluvium pour
alimenter le citerne
consentement
documenté
propriétaire
gestionnaire du site et
bâtiment d’alimentation
du citerne permettant la
construction du citerne à
usage communautaire
les plus vulnérables et les
femmes dans les zones
qui ont un accès difficile et
limité à l’eau pour les
usages domestiques ainsi
que les jardins lakou selon
la disponibilité
les ménages les plus
vulnérables ainsi que ceux
dirigés par des femmes
seront priorisés;
On évitera de placer la
citerne chez l’une des
ménages
bénéficiaires
sauf s’ils appartiennent
tous à une même famille
et que tous les ménages
bénéficiaires donnent leur
consentement
Priorisation des sites à
usage communautaire
Consentement
ménages bénéficiaires à
aller s’approvisionner en
eau au citerne.
Variable selon culture ;
général
mivulnérable
Terre appropriées aux
cultures
visées
sécurité foncière pour
agroforesterie/bois
pérenne ;
Surfaces
terre
maximales selon type de
terre/culture ; + critères
d’identification
vulnérabilité ;
Critères de genre et âge à
prendre en compte
Localisation permettant
optimiser
bénéfices
environnementaux
Accès foncier durable
permettant
investissements de long
terme ; accès marché ;
Mixte
Critères de genre et âge à
prendre en compte
Subventions
animale et
Plus vulnérables /faibles
terres
Plus
50%
femmes/90% ?
Intérêt
capacités
accéder alimentation /
fourrage (plan fourrager
/ alimentation au niveau
communauté)
Capacité / intérêt à
cultiver (mais paquet
adapté
niveaux
possibles
d’investissement
surface terre)
Catégories
plus
vulnérables ‘ ; préférence
femmes qui en général
sont responsables des
soins animaux
Plus vulnérables (70%) et
mi vulnérables (30%)
2.1.2 Agroforesterie
bois ;
2.1.2 :
production
apiculture
Les ménages habitent à
proximité l’un de l’autre
et du citerne, maximum
20 minutes de marche de
la maison à la citerne.
Eligibilité sociale
2.1.3 : Subvention jardins
lakous, eau et activités
nutritionnelles
Femmes
vulnérables
Plus
16
2.2.2
Programme
graduation
Femmes
plus
vulnérables
(pauvres
malheureux
selon
terminologie Haïtienne)
L’appui rapproché des
ménages
appuiera
d’abord la capitalisation
des ménages et assurera
activités
proposées ne sont pas
risquées et adaptées aux
ménages visés
Plan d’affaire montrant
potentiel
économique,
création
d’emploi
résilience risques,
Cofinancements
2.2.2 Subventions microentreprises et activités
génératrices de revenus à
90% subvention
Femmes (sous fenêtre
dédiée) 50%), jeunes ;
sans terre
2.2.2 Subvention macro
pour la transformation et
stockage
filières
(70%)
Coopératives et macroentreprises des filières
Existence légale ; Plan
d’affaire
montrant
potentiel
économique,
emploi ;
Cofinancement
2.2.2 Appui dédié à une
meilleure utilisation des
envois de fonds pour
financer
activités
économiques
Ménages ayant des liens
avec
diaspora
recevant des envois de
fonds
Les bénéficiaires des
envois de fonds seront
aidés à mieux utiliser
cette source de revenus
pour
constituer
épargne, accéder aux
services financiers et
établir
plans
d’affaires
s’inscrivant
dans les activités et
critères du projet.
Femmes,
jeunes femmes
compris
Genre, âge, vulnérabilité ;
localisation
Plan d’affaire montrant
bénéfices
pour
cibles
composante 1 et cobénéfice nutrition-CC &
environnement
Responsabilité
environnementale
sociale
incluant
gouvernance inclusive et
plan
d’action
pour
l’inclusion des femmes et
des jeunes
Partenariat
avec
producteurs
coopératives
avec
négociation juste
Ciblage
hommes
femmes (avec attention
particulière pour s’assurer
l’inclusion
femmes), réception de
fonds de parents établis à
l’étranger .
Mesures d’auto-ciblage pour les activités agricoles : Les activités de production agricoles ont
été proposées de sortes à être pertinentes selon les systèmes agro-forestiers existants, les typologies
géographiques spécifiques à la zone du projet et les filières d’ores et déjà existantes. Au démarrage
des activités, une attention particulière sera à nouveau donnée à ces aspects pour s’assurer que les
ménages bénéficient d’activités répondant à leurs besoins et aux caractéristiques écologiques et
agricoles de leurs terres.
17
Tableau 4 Revue des paquets techniques en fonction des zones agroécologiques et typologie de bénéficiaires
Categories ciblage visés
Paquets
techniques
Dénomination
Composition
Innovations/bonnes pratiques
Justificication
(sécurité Alimentaire) Contibution
Accès / dispo /
genre
nutrition
Manioc
Manioc Pois Congo, Patate,
maïs, haricot
Montagnes, Plateaux,
Plaines humides
variétés hauts rendements, resistants,
précoces, bonnes pratiques agricoles
Céréales
Maïs, haricot, patatate, petit
pois
Plateaux, Montagne,
Plaines humides
Variétés hauts rendements, , précoces, Disponibilité
bonnes pratiques agricoles
alimentaire court terme
Igname
Banane, Pois congo, Igname, Plateaux, Montagnes,
Canne à sucre, haricot
Plaines humides
Variétés hauts rendements, , précoces
Banane
Banane, haricot, mais
Piment
Piment
Tomate
Tomate
Jaden Lakou
(nutrition)
Mirliton, grenadine, légumes
Plateaux, Montagnes,
divers (calalou, lianne panier),
Collines, Plaines
grenadia, grenadine
humides, plaines
(exploitation verticale),
irriguees
moringa, ananas
Vivriers
Maraichers
Agroforesterie
Zones potentielles
Associations/
Plus V Mi-V Moins V Non V
d'application
entreprises
Fruitiers, forestiers,
Agroforestiers ananas.Banane, Canavalia,
cacao
café selectionné, maïs,
gimgembre
Plateaux, très
humides, humides et
plaines riigués
Plateaux
humides,plaines
irriguées
Plateaux humides,
plaines humides,
plaines irriguées
Montagnes très
humides
Fruitiers, forestiers, Pois
Agroforestiers
Montagnes très
congo, igname Banane, café
café
humides
selectionné
Emphase
jeunes
Disponibilité
alimentaire
Sécurité alimentaire,
économie familiale,
Sécurité alimentaire,
Variétés hauts rendements, , précoces economie familiale,
nutrition
Sécurité alimentaire,
Variétés hauts rendement et adaptées economie familiale,
nutrition
Sécurité alimentaire,
Variétés hauts rendements et adaptées économie familiale,
nutrition
Priorisation Implication
femme
jeunes
Sécurité alimentaire
Etablissement nouveaux jardins créoles, court, moyen et long
introduction variétés adaptées,
termes, nutition
productives et hors saisons
(valorisation des
espèces locales
Priorisation
femme
Priorisation Implication
femme
jeunes
Dynamisation chaine
de valeur/marché
Tansformation/cantines
Moins sensibles aux
scolaires/Marchés
ouragans/innodations
nationaux
Transformation/cantines Moins sensibles aux
scolaires
ouragans/innodations
Transformation/cantines
Moins sensibles aux
scolaires/marchés
ouragans/innodations
nationaux
Transformation/cantines
scolaires/marchés
nationaux
Cantines
scolaires/marchés
nationaux
Cantines
scolaires/marchés
nationaux
Haute valeur
nutritionnelle, plantes
medicinales
Produits compétitifs sur Captation carbone,
marchés nationaux et
biodiversité,
internationaux
résilience
Etablissement de parcelles de café
Sécurité alimentaire
suivant des stanfards techniques et des court, moyen et long
variétés resistantes à la rouille et au
termes, économie
Produits compétitifs sur Captation carbone,
marchés nationaux et
biodiversité,
internationaux
résilience
Production de
charbon/Bois doeuvre
Plaine, Morne et
colline/Plateau secs,
humides et semihumides
Utilisation de ruches modernes,
introduction dans des jardins créoles
(accéleration pollinisation)
Sécurité alimentaire,
économie familiale,
nutrition
Pulvérisateurs/sécateurs,
greffoirs
Toutes les aires
agroécologiques
Facilite l'application de fertilisants
liquides et de biopesticides. taille,
greffage
Sécurité alimentaire
Priorisation Priorisation
femme
jeune
Vente de
services/revenus
Apiculture
Rucher modernes au niveau
des systèmes agroforestiers
Plaine, Morne et
colline/Plateau
secs/semi aride et
humides
Utilisation de ruches modernes,
introduction dans des jardins créoles
(accéleration pollinisation)
Sécurité alimentaire,
nutrition
Priorisation Priorisation
femme
jeune
Marchés locaux (forte
demande)
Ovin
Ovin
Montagnes, Plateaux,
Plaines humides
Sécurité alimentaire
Priorisation
femme
Sécurité alimentaire,
dynamisation
économie locale
Priorisation Priorisation
femme
jeune
Outils/équipement
Kit/outillage
s agricoles
Postrécolte/marchés
Transformation, conservation, et
commercialisation de production agricole et
d'élevage (café, cacao, banane, maïs,
manioc, miel, pêche, ensillage et autres)
Insertion sociale
Diversification des activités génératrices de revenu, coaching
sociale, formation
Toutes les aires
agroécologiques
Biodiversité,
résilience
Etablissement de nouvelles parcelles de Sécurité alimentaire
cacao suivant les standards techniques, court, moyen et long
variétés sélectionnées AYITIKA, bonnes termes, économie
pratiques agricoles
familiale, nutrition
Foret de bois (rack) pour
charbon/bayahonde, jardin
agroforesterie (pente >30%)
Jardins bois
Contribution CC
(adaptation
mitigation)
Technologies pour reduire perte postrecolte, augmenter la producivité,
améliorer compétitivité des produits,
création de richesse au niveau local
Technologies pour reduire pertes post- Sécurité alimentaire,
recolte, augmenter productivité,
dynamisation
améliorer compétitivité des produits
économie locale
18
Priorisation
femme
Protection des sols,
biodiversité,
résilience
Biodiversité,
resilience,
pollinisation
Accès aux marchés
Déchets réutilsisables
locaux et internationaux dans le compostage
Amélioration de la gouvernance et participation aux décisions : Au démarrage
du projet, une campagne de sensibilisation et d’information sera réalisée pour les
familles, les différents acteurs et les autorités locales (composante 1). Elle permettra
entres autres d’approfondir et d'affiner le ciblage, tout en assurant une meilleure
légitimité et appropriation future des activités. Les actions de renforcement de la
gouvernance viseront à assurer une participation accrue des femmes, des jeunes et
des personnes les vulnérables dans les activités visant à renforcer la gouvernance des
systèmes alimentaires locaux. Cette action sera menée dans le cadre d'une approche
sexospécifique, ce qui signifie que l'égalité des voix dans la prise de décision et la
réduction des écarts entre les hommes et les femmes seront encouragées.
Mesures pour éviter la capture des bénéfices par les élites :
L’octroi des subventions est associé à la vérification des conditions d’éligibilité et les
paliers des subventions sont adaptés en fonction des ressources et niveau socioéconomique des bénéficiaires par souci d’équité.
L’enregistrement initial des ménages sera géolocalisé et permettra de compiler des
informations importantes sur les caractéristiques socio-économiques des ménages et
leur actifs agricoles. Dans la mesure du possible, le projet cherchera à construire sur
les approches de registre agricole initiées par la Banque Mondiale u niveau des
Bureaux Agricoles Communaux (BAC).
Les listes et catégorisation des bénéficiaires seront validées avec les communautés et
les collectivités de chaque Section Communale (contrôle social) par un processus
rigoureux encadré par l’équipe projet et les prestataires de service (notamment pour
éviter des formes possibles de favoritisme des leaders communautaires). Les
mécanismes de rétro alimentation et de plaintes joueront un rôle clé pour identifier et
remédier à toutes décisions n’étant pas conforme aux principes de la stratégie de
ciblage et aux principes d’équité.
19
Chapter 4 Description du projet & mécanismes de mise en œuvre
Le projet est organisé autour de deux composantes complémentaires qui devraient soutenir
le développement de systèmes alimentaires résilients au climat et nutritifs qui génèrent des revenus
et une nutrition améliorée à travers les composantes et les résultats suivants qui sont
complémentaires les uns des autres et seront mis en œuvre en plusieurs étapes pour engager
progressivement : préparer, former et investir dans des systèmes alimentaires durables et résilients
(voir Figure 2).
La composante 1 fournit un environnement favorable à la composante 2 de deux manières :
i) la sous-composante 1.1 doit accroître l'autonomisation et la participation à la prise de
décision des ménages tout en renforçant la coordination avec les partenaires, les institutions
et la position des femmes, ouvrant ainsi la voie à une meilleure planification, mise en œuvre
et durabilité de toutes les activités; ii) d'autre part, la sous-composante 2.2. améliorera
l'accès à l'eau potable et à l'eau à des fins de production (grâce à l'irrigation et à
l'amélioration des écosystèmes), qui sont au cœur de la composante 2 afin de réduire les
risques liés à l'investissement dans des systèmes agricoles et une nutrition résilients.
S'appuyant sur un tel environnement amélioré et sur les partenaires public-privé engagés
dans la sous-composante 1.1., la composante 2 facilitera l'adoption de pratiques agricoles
et nutritionnelles résilientes au climat et nutritives. La sous-composante 2.1 et la souscomposante 2.2 amélioreront l'accès au financement, aux infrastructures de marché et à la
chaîne de valeur. services pour les productions soutenues dans 2.1, contribuant ainsi à
accroître l’emploi, la disponibilité alimentaire et la diversité nutritionnelle
Approche multiphase: En outre, compte tenu de l'incertitude actuelle liée à l'insécurité croissante et
à l'exposition aux chocs en Haïti, le projet propose une approche en plusieurs phases pour fournir la
flexibilité nécessaire pour ajuster et prioriser les activités en fonction du diagnostic actualisé, des
capacités des partenaires recrutés et du financement existant (voir diagnostic initial en 1.1.1).
La première phase vise à mettre en œuvre le projet avec des activités prioritaires et des
financements existants, laissant ainsi potentiellement de côté les activités actuellement en
déficit de financement, telles que la réhabilitation plus complexe de certains schémas
d'irrigation et des bassins versants dans la composante 1.2 ou le développement de la chaîne
de valeur d'exportation café cacao dans la composante 2.2.
la deuxième phase permettra de s'appuyer sur les résultats de l'examen à mi-parcours et
des nouvelles opportunités de financement du cycle du FIDA pour compléter les activités de
réhabilitation d’infrastructure, étendre des activités spécifiques.
Figure 2: Phases et articulation des composants
2 2 1 gr us ness
nanc a tra n ng us ness
p an support pu c
pr ate partnersh p
2 1 23 o
nanc ng adop on o
mpro ed arm ng
nutr on prac ces
222 o
nance n estments
(sa ngs mutue e
d aspora) to n est n post
har est n rastructure
support opera on
ma ntenance e t
Round 2 des gn stud
sca ng group tra n ng to
e pand mpro ed arm ng
prac ces at sca e or
mar et and nutr on
mp ementa on support to
ncrease mar et access
supp cha n ser ces
d aspora
1
2
3
Composante 1 : Renforcement de la résilience des territoires, de leur gouvernance, environnement
et infrastructures
Résultat/Effet escompté : La composante 1 vise à améliorer l'environnement propice à des
systèmes alimentaires locaux inclusifs et résilients, à travers deux sous-composantes avec 2
résultats principaux : i) une autonomisation et une participation accrues à la prise de décision des
ménages et ii) un meilleur accès à l'eau potable et agricole et un climat amélioré.
Sous-composante 1.1. Renforcement de la planification et de la gouvernance locale pour
la mise en œuvre de systèmes alimentaires locaux résilients.
La sous-composante 1.1 est organisée autour de 2 ensembles d'interventions visant à
produire les résultats suivants (i) un plan d'action participatif pour chaque bassin versant,
comprenant une priorisation des actions à mettre en œuvre, un ciblage localisé, une spécification
claire des partenaires du projet et un calendrier de mise en œuvre informant tout. composantes du
projet ; (ii) une structure de coordination dynamique et fonctionnelle assurant la participation des
parties prenantes et éclairant un comité de pilotage de projet fonctionnel et proactif ; (iii) une
cartographie des besoins en capacités des organisations, y compris ceux des femmes et des jeunes
et des activités de développement des capacités adaptées, y compris une formation à la participation
des femmes et des jeunes aux processus de prise de décision ; des campagnes pour une plus grande
sensibilité aux droits des femmes et à la réduction de la violence à l'égard des femmes.
Stratégie de mise en œuvre. Cette sous-composante sera pilotée globalement par la coordination
locale du projet avec l'appui du consultant. Un expert en genre et inclusion sociale sera recruté pour
renforcer l'inclusion sociale et l'autonomisation des femmes tout au long du projet et travaillera en
étroite collaboration avec les organisations de réseaux de femmes telles que Famn Desidée.
Sous Composante 1.1.1 Le renforcement de la planification et gouvernance locale des
systèmes alimentaires locaux
Objectif : améliorer la gouvernance des systèmes alimentaires locaux grâce à des mécanismes
complets de coordination, de planification et de suivi à l'échelle du département, au renforcement
des institutions rurales et à des activités de transformation du genre qui peuvent autonomiser les
21
ed and n estments made
u d ng c stern
andscape restora on
n o ng commun t
ater user assoc a ons
nanc ng mo
2 1 1 nno a on test
curr cu um tra n ng or
techn c ans ead armers
nutr on
Reha
ns tu ona capac t
ana s s E t strateg
Documenta on ca ng
strengthen ng user
assoc a on mp ement
necessar stud es
partnersh p soc a
a on campa gn
roups and entrepreneurs manage produc on and trans orma on
manua or nanc a
educa on
us ness p ans
rgan ng p a orm
de e opment nc ud ng
omen empo erment
e pa nd Cons o da te
Conso dated
211
reha ta on acar
nno a on curr cu um
partnersh ps
ans re ned curr cu um n ated
ar c pator p an
atershed des gn p an
t pes n rastructure
partners recru ts
3
22
gr us ness
nance
n a terr tor a d agnos s
par c pator
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partners capac t
2
21
roduc on
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R C mp ementa on partners
12
n rastructure
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1
recru tment
11
o ernance
stud es
ha s e 1 mp ement
enga ge a rmers
ead armers
go ernance started stud es and des gn done techn c ans
tra ned groups and entrepreneurs engaged th us ness p ans
recru t enga ge prepa re
upda ted p a ns
gens et renforcer les capacités des services locaux à répondre à leurs besoins grâce à des efforts et
des investissements synergiques. dans les systèmes alimentaires locaux.
Activité 1: Diagnostic & mise à jour planification
Dans la première année du projet, en articulation avec l'évaluation de base et l'engagement
initial des parties prenantes, le projet soutiendra d'abord une mise à jour de la planification du
projet, qui prévoira l'affinement des interventions pour chaque bassin versant majeur et les
populations cibles ainsi que la priorisation de la chaîne de valeur à soutenir. Cela impactera
notamment les investissements prioritaires proposés pour la phase 1 du projet. Cela comprendra :
Tableau 5 Principaux types de diagnostics prévus parallèlement et implications pour phasage
Principaux types de diagnostics prévus parallèlement et au-delà de
l'évaluation de base
Examiner et mettre à jour les projets en cours de mise en œuvre
ou planifiés dans les zones pour assurer la complémentarité
entre les investissements et identifier les membres clés de la
plateforme
Cartographie participative des contraintes et opportunités
climatiques, sociales et économiques dans les zones d'intervention
pour faciliter la gestion spatialisée des projets au niveau des sousbassins versants et préparer le ciblage géographique des
interventions de restauration, d'infrastructures vertes et de
production agroforestière afin de réduire la vulnérabilité de la zone
à l'érosion et au changement climatique. Cette cartographie
participative offrira également des données de base en termes
d'écosystème, d'utilisation des terres et d'état des infrastructures de
la zone. Enfin, ce diagnostic adoptera également une optique
d'économie circulaire pour identifier les synergies entre les systèmes
agricoles, en passant en revue les différentes sources de déchets
(c'est-à-dire la gestion actuelle des déchets organiques ménagers,
le fumier animal, la source de fertilité des cultures, la source
d'alimentation, l'utilisation des déchets agricoles). (cosses, etc.)
dans les systèmes agricoles et identifier les opportunités et leur
réutilisation potentielle dans d'autres systèmes agricoles. Une
meilleure gestion des déchets est également un élément important
pour réduire les sources de pollution et réduire les risques pour la
santé.
chaînes de valeur prioritaires (c'est-à-dire au sein des
chaînes de valeur ciblées, des coopératives, des ONG, des
banques, des acteurs privés de la chaîne de valeur, etc.) pour
confirmer la faisabilité et la pertinence des investissements
proposés dans la chaîne de valeur en termes de marchés et de
capacités des acteurs ; en outre, le projet fera l'inventaire des
infrastructures post-récolte. De tels éléments seront également
inclus dans l'exercice de cartographie participative afin de mieux
planifier le projet.
Identifier et impliquer les ménages dans l'enquête de
référence et affiner le ciblage définitif des ménages en
complétant les données SIMAST par des enquêtes
supplémentaires. Sur la base de ces identifications, le projet
consultera les communautés pour sélectionner et prioriser les
activités les plus intéressantes et pertinentes pour les
bénéficiaires dans le cadre de l'offre de projet proposée.
22
Implication pour la sélection des activités pour les
phases 1 et 2
Cela pourrait conduire à abandonner certaines
activités déjà financées ou à cibler certains domaines
et investissements pour réaliser des synergies avec
d'autres projets (par exemple, le projet du PAM sur le
programme d'alimentation scolaire, le suivi potentiel
de la FAO sur les chaînes de valeur de l'igname, etc.).
Identification des zones prioritaires pour la
restauration des bassins versants ainsi que d'autres
besoins clés en matière d'infrastructures rurales
(routes ; réhabilitation de l'irrigation) et des
principales lacunes dans les infrastructures postrécolte afin d'affiner les niveaux d'investissements
requis et le calendrier.
Liste confirmée des options d’investissement
prioritaires dans la chaîne de valeur à présenter –
discutée avec les ménages
Liste confirmée des partenaires prioritaires pour les
plateformes, etc.
Affiner les différentes catégories de bénéficiaires et
les investissements privilégiés aidera à affiner la
portée prévue pour chaque investissement majeur
dans les moyens de subsistance et ainsi influencer le
budget de la phase 1.
Base de connaissances sur les destinataires de fonds
internationaux et les pratiques d'investissement de la
diaspora dans la zone cible du projet. L'étude permettra (i)
d'établir des profils de vulnérabilité, d'utilisation des services
financiers et d'implication dans les secteurs et activités ciblés
par le projet, ainsi que (ii) d'identifier les diasporas originaires
des territoires cibles et les organisations impliquées. L'étude de
diaspora
établira
pratiques
préférences
d'investissement de la diaspora et un premier niveau de
dialogue en vue de les aligner sur les opportunités identifiées et
soutenues par le projet dans la région.
Affiner la catégorie d'investissements pouvant être
cofinancés par la diaspora, notamment probable en
phase 2
Exemples du plan de gestion des inondations de la zone des 3 rivières. UNDP ; GCF 2023
https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2023-06/Annex%2006%20-GCF_PIMS5996Haiti-ESMF_June2023.pdf
Figure 3 Exemple de plan d'reaménagement de bassins
1.
Activité 2 : Appui aux mécanismes de coordination et plateformes
Sur la base de cette analyse complémentaire, deux types de plateformes sont soutenus :
Efforts de coordination à l’échelle du département initié par la Direction Départementale
de l'Agriculture (DDA), la Direction Départementale des Affaires Sociales (DDAS), les acteurs
impliqués dans le Programme de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PROSAN), le
Programme Nationale de Cantine Scolaire (PNCS), ainsi que les différents partenaires techniques
et financiers, les organisations paysannes, la société civile et le secteur privé impliqués dans les
filières appuyées. Trois comités sectoriels existent déjà dans les domaines de l'Agriculture,
de la Santé et de l'Éducation. Les organisations de la société civile et la Direction de la Protection,
23
chargée de gérer, prévenir et atténuer les risques de catastrophes naturelles, participent
également à ces forums régionaux de concertation. La société civile fait également partie de ces
comités à travers des fédérations telles que le FANM DECIDE (réseau d'organisations de femmes)
et la Coordination régionale des organisations du Sud-Est (CROSE) qui seront l'un des principaux
partenaires de mise en œuvre. Cependant, ils manquent souvent de vision stratégique et ne
favorisent pas une cohésion suffisante entre les organisations et les thématiques (c'est-à-dire
que la nutrition et la production résiliente au climat nécessitent à la fois les acteurs agricoles
mais également la contribution du comité sectoriel de la santé et de l'éducation ). En outre, pour
renforcer davantage la résilience du projet, l'engagement de la direction de la protection aidera
à identifier les infrastructures prioritaires, à s'appuyer sur le système de conseil et d'urgence
climatique existant, et en cas de crise majeure, le projet sera en mesure d'identifier rapidement
une éventuelle réaffectation du financement (voir encadré ci-dessous).
Plateformes sectorielles pour soutenir les efforts coordonnés dans les chaînes de valeur
ciblées : 1) Cacao et café soutenus par les principaux acteurs Café Luxe et Ayitika et les
coopératives partenaires, 2) Aliments de base et approvisionnement local du programme
d'alimentation scolaire et de l'aide alimentaire. Ces plateformes seront animées par le MARNDR,
le Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) et les partenaires techniques associés. Ils
impliqueront les organisations paysannes, les universités et les entreprises privées tout au long
des chaînes de valeur.
Les interventions comprennent : i) Assistance technique : ressources humaines et budget
supplémentaires pour faciliter l'organisation de réunions régulières et d'activités de coordination
entre diverses entités ; ii) Tirer parti des TIC4D pour améliorer les outils de rétroaction et d'analyse,
y compris les outils de planification géospatiale pour faciliter la coordination et éclairer et affiner les
stratégies de gouvernance ; iii) Les études et l'engagement communautaire qui peuvent être
priorisés par ces plateformes ; iv) Élargir l'adhésion aux acteurs financiers potentiels tels que le
secteur privé, la finance rurale et la diaspora ; v) Le renforcement de la collaboration des
bénéficiaires par impliquer les institutions rurales qui ont des bases existantes dans les sections
sous-communales. Des mécanismes de retour d'expérience seront utilisés pour assurer l'ancrage
territorial et les services de proximité (ie mécanismes d'ONG, réseaux de femmes Fanm Desidée,
organisations de producteurs).
Sous composante 1.1.2 Renforcement institutionnel et actions de transformation du genre
Objectif : cette activité organisera des activités de renforcement des capacités des institutions et
organisations locales identifiées en 1.1.1 et impliquées dans le projet (associations et communautés
d'usagers des infrastructures, coopératives et acteurs des secteurs appuyés, organisations de la
diaspora, ONG d'appui, etc.) pour assurer ils peuvent représenter efficacement les bénéficiaires et
mettre en œuvre des services de qualité.
Action 1 renforcement institutionnel
Les interventions prévues comprennent :
Le recrutement d'expertise pour renforcer les capacités des institutions soutenant la
mise en œuvre du projet (MARNDR, BAC, ONG, etc.) ;
Elaboration d'une auto-évaluation participative des capacités des institutions rurales en
termes de gouvernance, de rôle des femmes et des jeunes, d'administration, de leadership,
de capacités techniques, de viabilité économique et de services aux membres ; une telle
enquête permettra aux organisations de classer les institutions en fonction de leur viabilité
et de leur inclusion et sera réalisée au moins au démarrage, à mi-parcours et avant
l'achèvement, comme proposé dans la stratégie de sortie du projet ;
Une grille peut être adaptée en fonction des éléments suivants :
24
Figure 4 grille d évaluation des capacités des organisations
Critères (à développer un peu)
Facteurs
expliquant une
performance
moindre
Note
Gestion organisationnelle
0%
Le développement du leadership
0%
Gestion de projet
0%
Gestion de fonds et viabilité
économique
3%
Mise en réseau/ liaison /
partenariat
17%
La bonne gouvernance et
inclusion des femmes
0%
Résultat global
0%
Plans pour résoudre les problèmes
Plans de renforcement des capacités pour renforcer le leadership, la gouvernance et la
viabilité afin que les organisations puissent remplir les conditions d'éligibilité aux activités
du projet (c'est-à-dire bénéficier de la réhabilitation des infrastructures de 1.2, et les plans
d'affaires économiques de la composante 2 nécessiteront des organisations viables et
inclusives) ;
Fonds d'appui potentiel pour faciliter la mise en œuvre de certaines activités en lien avec
leur renforcement institutionnel.
Actions 2 transformatrices de genre
En outre, des partenariats seront recherchés avec des organisations locales de femmes ayant un
fort ancrage dans les communautés (par exemple Fanm Desidée) afin de soutenir les actions de
transformation du genre. Pour leur mise en œuvre, les éléments suivants seront mis en œuvre :
Recrutement d'un personnel spécifique de l'UGP pour le genre, l'inclusion sociale et la
nutrition qui sera chargé d'élaborer la stratégie de genre, de nutrition et d'inclusion sociale
et de mettre en œuvre des actions de transformation en matière de nutrition et de genre,
en soutenant les organisations locales en charge de ces activités.
Les coopératives intéressées (composées d'hommes et de femmes) soutenues dans la souscomposante 2.2 (élaboration d'un plan d'affaires) mettront en œuvre la méthodologie de
transformation du genre « cerrando brechas » au sein de leur organisation. Il visera à
combler diverses inégalités en matière d’égalité entre les sexes. Dans chacune des
organisations participant à cet exercice, la première étape sera d'identifier les écarts
existants entre les hommes et les femmes. Une fois ces lacunes identifiées, les animateurs
désignés pour chaque organisation organiseront des échanges pour proposer un plan
d'actions concrètes (leadership, emploi du temps, utilisation des revenus) pour y remédier.
Au préalable, les animateurs suivront une formation de deux jours pour se familiariser avec
les principes de base pour appliquer l'accent mis sur les inégalités de genre dans les
organisations rurales, maîtriser les principes de facilitation dans les processus participatifs,
découvrir la méthodologie et les outils du Manuel de formation méthodologique. , et réaliser
un exercice pour appliquer la méthodologie (voir détails dans le manuel de mise en œuvre
du projet).
Une campagne menée par une organisation locale fortement ancrée dans les communautés
sera organisée pour sensibiliser aux inégalités entre les sexes et prévenir la violence à
l'égard des femmes.
25
Des partenariats avec des programmes de radio et/ou des médias sociaux pertinents seront
organisés pour permettre aux bénéficiaires, notamment les femmes et les jeunes, de
partager les enseignements et les exemples de bonnes pratiques issus des projets,
fournissant ainsi une plateforme pour promouvoir davantage la mobilisation sociale et la
sensibilisation sur des thèmes cruciaux soutenus par le projet. projet, s’appuyant sur les
enseignements tirés des Clubs Dimitra de la FAO7 Ces initiatives évolueront vers la mise en
place de Clubs Dimitra en partenariat avec la FAO et par la diffusion via les radios locales.
Le projet formera des facilitateurs qui animeront les discussions au sein des communautés
autour des problèmes du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et de la nutrition, du
changement climatique, des problématiques d’équité et de genre. Ces discussions viseront
à identifier des solutions en faveur du développement des communautés.
Les organisations de femmes seront appuyées dans des activités génératrices de revenus
qui se concentreront sur la production et la transformation d'aliments nutritifs (voir
composante 2.2 et document PIM).
Intégration du genre dans toutes les composantes et formations : les différents programmes
de formation du projet seront revus dans une optique de genre et intégreront des modules
spécifiques pour sensibiliser aux questions d'égalité des sexes telles que les charges de
travail équitables et le partage des responsabilités dans les systèmes agricoles, l'utilisation
des revenus, la prise de décision. Ces séances de sensibilisation seront couplées à des
contenus sur la nutrition et l'hygiène.
Sous-composante 1.2. Développement d’infrastructures de production résilientes aux
changements climatiques (publiques et communautaires).
2. Cette sous-composante vise à améliorer les infrastructures publiques, communautaires et
productives qui renforcent la résilience aux risques climatiques, ainsi que l’accès des ménages
à l’eau potable pour la nutrition. Il se base sur le plan de gestion participative des bassins
versants initiés en phase de démarrage de façon à assurer la complémentarité entre
réhabilitation de l’irrigation (1.2.2), afforestation (1.2.3), routes vertes (1.2.4) et accès à
l’eau potable (1.2.1). Il comprend quatre volets d’activités:
1.2.1: Appui à l’approvisionnement en eau des ménages
3. Cet accès sera facilité par la construction des citernes communautaires et familiales équipées
de filtre pour le captage et le stockage des eaux de pluie devant servir aux usages
domestiques ainsi qu’aux jardins lakou.
4. Résultats attendus : Cette intervention vise à améliorer la disponibilité et l’accès à l’eau des
ménages, en particulier les plus vulnérables et ceux dirigés par des femmes dans les zones
reculées et enclavées ayant un accès limité à l’eau. Cette activité contribuera à accroitre la
résilience des ménages et communautés bénéficiaires aux impacts des changements
climatiques ainsi qu’à réduire les risques d’érosion des sols. Elle contribue également à
diminuer la charge de travail des femmes et des enfants qui passent souvent de longues
heures pour aller chercher de l’eau. Elle permettra de collecter et utiliser 1086 m3 de pluie
en tout temps durant la période pluvieuse, qui seraient autrement atteint le sol et ruisseler.
Il faut noter que le débit de la plus grande rivière (Rivière de l’Artibonite) en Haïti est moins
de 50 m3/s. Le projet construira 30 citernes communautaires de 12 m3 chacun et 320
citernes familiales au profit de 480 familles (bénéficiaires direct) soit environ 2200 personnes,
qui seront réparties sur la zone cible du projet.
5. Mise en œuvre institutionnelle : Ce volet d’intervention sera mis en œuvre par le partenaire
ACDED sous la forme d’un contrat « design-build » . ACDED a accumulé d’une bonne
expérience dans la construction et de citernes communautaires à Belle Anse en particulier
dans le cadre du projet ‘Amélioration durable des moyens de subsistance et renforcement de
la résilience face aux aléas des communautés de la commune de Belle-Anse’ en partenariat
avec les organisations Pain pour le Monde – Service protestant de développement
&DiakonieKatastrophenhilfe. Cette stratégie de mise en œuvre offre plusieurs avantages :
7
Les Clubs Dimitra sont un programme phare développé par la FAO dans plusieurs pays, dont Haïti. Ils visent à
rassembler les communautés pour qu'elles jouent un rôle actif dans la résolution des conflits au niveau
communautaire, ou simplement pour débattre de préoccupations communes. Ils utilisent souvent les radios
pour diffuser le contenu de leurs discussions et sensibiliser aux accords conclus ou au partage de
connaissances. Ils sont notamment utiles pour discuter des questions de genre ou encore de nutrition.
26
elle contribuera à mettre à profit l’expérience localement acquise dans la mise en œuvre des
activités, réduire les délais de mise en œuvre, renforcer les capacités des acteurs locaux pour
assurer la durabilité des interventions.
6. Le tableau 2 présente la distribution préliminaire des citernes par section communale ; les
critères socio-économiques sont présentés dans la partie « ciblage ». Cette distribution
pourra être révisée et validée au moment de l’exécution par les comités de pilotages et
communautés.
Tableau 2 : distribution préliminaire des citernes par section communale
Tableau 6 Identification des structures d’irrigation a réhabiliter
Activités et étapes de mise en œuvre :
Etudes sommaires et validation du dimensionnement des deux types de citernes
(communautaires et familiales) par le partenaire de mise en œuvre, ACDED en adoptant une
approche participative pour adapter le choix, l’emplacement, la dimension, la sécurité des
citernes aux besoins spécifiques des groupes cibles (femmes, jeunes, personnes à mobilité
réduite) tout en tenant compte des critères ci-dessus définis.
Raffinement de l’identification et la spécification des usagers des citernes et mise en place des
comités de gestion pour la gestion des citernes. Le comité de gestion pourra constituer d’un
membre de chaque ménage bénéficiaire ainsi que d’un représentant du gestionnaire du site ou
la citerne est localisée.
Construction des citernes sous la coordination de ACDED avec la participation des ménages
bénéficiaires, des membres des comités de gestion et d’autres parties prenantes concernées.
Formation pour les membres des comités de gestion des citernes et sensibilisation des ménages
sur leur contributions pour assurer l’opération, la maintenance et la gestion des citernes.
Stratégie de sortie : des comités de gestion mis en place ; leurs membres formés ; les usagers
sensibilisés sur leurs responsabilités et leurs contributions pour assurer O&M&M des citernes.
1.2.2 : Améliorer l’accès à l’eau à des fins productives et résilient au changement
climatique
Objectif : Améliorer la résilience climatique des systèmes de production en investissant
dans la réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles pour accroître la résilience des
27
systèmes de production et stimuler la productivité et la production agricoles tout en menant la
restauration et la préservation des sols dans les bassins versants en amont pour renforcer la
disponibilité de l'eau et accroître la résilience aux risques liés au climat ( (c'est-à-dire érosion,
inondations, etc.). En outre, cette composante peut investir dans des infrastructures productives
prioritaires telles que la réhabilitation des routes avec des solutions basées sur la nature qui
renforcent leur résilience aux événements climatiques et renforcent l'approche par bassin versant.
Activité 1 : Infrastructures hydro-agricoles résilientes
Sélection des périmètres irrigués
Les critères de sélection et d'éligibilité comprenaient : 1) l'emplacement dans la zone du projet
et du bassin versant, 2) un cours d'eau de surface avec un volume suffisant pendant les saisons
sèches pour garantir le débit environnemental après avoir détourné l'eau à des fins d'irrigation ; 3)
être utilisé par une majorité de petits exploitants agricoles, 4) aucun conflit foncier historique sur le
périmètre, 5) les agriculteurs doivent être disposés et engagés à participer à l'exploitation, à
l'entretien et à la gestion des périmètres.
Pour la phase 1, le financement n'est pas suffisant pour toutes les activités du projet. En fonction
des résultats de la phase de démarrage, il est proposé que le financement disponible au moment de
la formulation permette la réhabilitation initiale d'environ 320 hectares, en priorisant les systèmes
d'irrigation les plus simples situés dans les sous-bassins versants concernés par les travaux
d'aménagement en amont. Des interventions sur d'autres périmètres peuvent être réalisées si des
fonds supplémentaires sont mobilisés (par exemple la réhabilitation de Jean David PPI est
complémentaire et, dans une certaine mesure, dépendante des travaux de réhabilitation de
l'admission qui seront réalisés par la Croix-Rouge néerlandaise en 2024 ; la réhabilitation de Rodaille
Le PPI est plus complexe et nécessite un processus d’approvisionnement compétitif.
Tableau 7 identification préliminaire des périmètres d’irrigation dans la zone cible du
projetCommune
Cayes
Jacmel
Total Cayes
Jacmel
Marigot
périmètre
enjeux /priorités travaux
Sources eau
Jean
David ***
Réhabilitation de 500 ml
canaux ; ouvrages connexes
Rivière jet
(permanente)
Corail Anna
Réfection prise, protection de
berges
réhabilitation/construction de
canaux
2
Rodaille
Tilier
Total
Marigot
Jacmel
Réfection aqueduc (20 ml) ;
protection berges rivières
pour préserver syphon ;
réfection syphon réseau ;
Réfection prise (~ 10
longueur) ; protection berges
amont et aval sur environ 50
ml ; protection canal tête
morte (gabionnage sur
environ 50 ml) ; travaux sur
le réseau
2
Orangers
Réfection prise, protection de
berges
réhabilitation/construction de
canaux
28
Superficie
irriguée
250
Usagers
100
200
350
800
320
900
52
215
352
1115
108
344
600
Meyer
Cyvadier
Lafond
Réfection prise, protection de
berges
réhabilitation/construction de
canaux
Réfection prise, protection de
berges
réhabilitation/construction de
canaux
Interventions sur le réseau :
réhabilitation de
canaux/tuyauterie (PE :14’’
900 ml)
50
200
35
150
140
800
1494
Total Jacmel
4
363
Total
8
1065
3409
Stratégie de mise en œuvre : La réhabilitation de sept PPI (sauf Rodaille) sera confiée à la CROSE
qui possède une grande expérience dans la construction et la réhabilitation de PPI et a déjà travaillé
sur certains des périmètres ciblés par le passé. Les principales interventions comprennent :
Finalisation de la sélection des périmètres irrigués en phase de démarrage (année
1)
La phase 1
o Etudes de faisabilité (année 2).
Résilience climatique : Le Spécialiste Environnemental et climatique de l’EFOSE guidera et
collaborera avec le CROSE pour réaliser les études d’impact environnemental et climatique
pour chaque ppi, prenant appui sur les études de vulnérabilité déjà effectuées, Il
accompagnera aussi le CROSE dans la prise en compte des mesures de mitigation ainsi
que la prise en compte du risque climatique dans le design des ouvrages. Le choix et
design des ouvrages et activités tiendront compte de la stratégie d’infrastructure verte qui
sera prônée et promue par le projet. Les structures biologiques notamment des plantations
de bambous seront utilisées pour protéger les berges des rivières à proximité des ouvrages
de prise d’eau. Le projet pourra s’inspirer de plusieurs guides et bonnes pratiques
internationales (voir box) :
Le spécialiste en inclusion sociale de l’UGP collaborera avec l’organisation désignée
(possiblement le CROSE en tant que prestataire de services) pour mener les études sociales
nécessaires (y compris vérification des éventuels enjeux fonciers et conflits), consulter les
bénéficiaires et comités de gestion-usagers et développer des plans de gestion durable des
comités de gestion des périmètres- (y compris plans de renforcement de capacités,
identification des mesures de durabilité, gestion partagée, maintenance). La réalisation de
ce plan de gestion durable et engagement des bénéficiaires (en nature et possible déposit
initial) seront indispensables pour déclencher la mise en œuvre de la réhabilitation.
Conformément à la politique du MARNDR EFOSE renforcera les capacités des associations
d’irrigants pour leur permettre l’opération, la maintenance et la gestion durable des
périmètres. En lien avec composante 2, les formations incluront le renforcement des
capacités d’anticipation et gestion des risques climatiques et la gestion durable des eaux.
o Le renforcement des capacités des associations d'irrigants est prévu et
budgétisé dans la sous-composante 1.1. Conformément à la politique du MARNDR,
l'EFOSE renforcera les capacités des associations d'irrigants pour leur permettre
d'exploiter, d'entretenir et de gérer durablement les périmètres. Conformément à la
composante 2, la formation inclura le renforcement des capacités en matière
d'anticipation et de gestion des risques climatiques et de gestion durable de l'eau.
Les engagements des bénéficiaires (en nature et éventuel dépôt initial) seront
indispensables pour déclencher l'exécution.
o Exécution (année 3) S'agissant de systèmes de micro et petite irrigation ne
nécessitant pas de travaux très complexes, le projet établira un contrat de «
conception-construction » avec le CROSE, dans le cadre duquel la Coordination
Régionale réalisera des études préliminaires avec la participation des Confédération
des Usagers pour le Développement du Sud Est (CUDES) et les comités d'usagers
pour préciser les travaux à réaliser, quantifier les matériaux nécessaires et les
29
sources d'approvisionnement, établir les plannings détaillés et assurer la
coordination de l'exécution des travaux.
Opération (année 3-4) : les bénéficiaires suivront une formation agronomique au
sein de la composante 2.1 et deviendront éligibles à une subvention agricole en
fonction du niveau de pauvreté.
Phase 2 : Agrandissement en fonction des résultats du MTR et de financements
supplémentaires, en suivant les mêmes étapes que la phase 1 dans d'autres périmètres ;
Stratégie de sortie : l'association des irrigants sera soutenue pour élaborer dès le
départ une stratégie de sortie afin d'être suffisamment consciente du besoin et des
modalités d' exploitation et de maintenance ; L'exploitation et la maintenance seront
soutenues pendant la durée du projet, parallèlement au développement continu des
associations d'irrigants et au partenariat avec les institutions gouvernementales
compétentes.
Activité 2 : Restauration des bassins versants, agriculture de conservation et gestion des
sols
Objectif : Cette initiative appuiera la construction d'ouvrages anti-érosion sur environ 1 000 ha,
réduisant significativement l'érosion des sols, restaurant les terres arables et protégeant les
infrastructures en aval. Plus précisément, le projet i) aidera les propriétaires fonciers/agriculteurs
des zones à forte pente (> 25 %) à installer des rampes vivantes, c'est-à-dire des haies ou des
bandes d'herbe de contour sur leurs terres. Dans les zones où l'érosion a déjà entraîné la formation
de ravines, des murs en pierre seront associés à des structures biologiques pour les traiter, ii)
accompagner la réhabilitation de 10 km de petites routes en vue de favoriser des voies vertes
résilientes aux chocs climatiques et complétées par des rangées d'arbres et d'herbes de pâturage et
iii) promouvoir des techniques de piégeage et de collecte des eaux de ruissellement et de pluie pour
maintenir la productivité des pâturages et soutenir les activités pastorales en 2.1.
Stratégie de mise en œuvre : La coordination de ces activités sera confiée aux partenaires du
CROSE et/ou de l'ACDED, en fonction de leur présence dans les micro-bassins versants concernés.
Les principales activités à mettre en œuvre dans le cadre de cette intervention comprennent :
Elaboration du plan affiné de proposition d’aménagement
Sur la base du plan de gestion participative des bassins versants développé en 1.1 et en complément
des pratiques agro-écologiques et agroforestières promues dans la composante 2, organiser des
enquêtes pour :
Sensibilisation des communautés et consultations sur l’état des lieux et identification des
terres à restaurer, et/ou conserver (i.e. captage d’eau, zone biodiversité, collecte bois
collectif), statut foncier, pour vérifier s'ils sont engagés dans de telles activités et ont un
accès à la propriété foncière à long terme. Les zones litigieuses seront évitées.
identification des espèces végétales locales & des besoins d’usage des populations ainsi que
la validation du choix des espèces végétales qui seront utilisées (prise en compte de l’’ étude
des plantes invasives du PITAG);
Tableau 8 espèces généralement utilisées dans les rampes vivantes
Bandes enherbées (herbacées)
Herbe de guinée
Herbe éléphant
Herbe sure
Vétiver
Canne a sucre (Saccharum officinarum)
Citronnelle (ymbopogon citrus)
Ananas
Source : FAO (2020)
Haies vives (espèces ligneuses)
Leuceana
Calliandra
Tcha-Tcha
Gliridia
Benzolive
Bois immortel
30
les types et localisation de structures antiérosives requises, revue / priorisation des
inclusions d’infrastructures vertes au sein des réhabilitations d’infrastructures (périmètres
irrigués, routes etc.)
Encadre 1 Exemples de techniques de stabilisation et revégétation
FAO (2020). Une analyse des coûts/bénéfices dans les pratiques de l’agriculture de conservation
et dans l’agroforesterie– Le cas du pois avec des techniques de rampes vivantes ; Localit/ de
Bainet, Sud Est, Haiti (https://teca.apps.fao.org/en/technologies/10004/)
31
Exemples de reference internationales sur les infrastructures vertes
a. Base de donnée WOCAT sur pratique de gestion des sols et restoration :
https://qcat.wocat.net/fr/wocat/; exemples Haiti
https://qcat.wocat.net/fr/wocat/list/?q=haiti&type=wocat&page=2
b. IUCN Green infrastructure: guide for water management
c. EEA- Green Infrastructure and Flood Management Promoting costefficient flood risk reduction via green infrastructure solutions
d. Expérience UNDP: gestion resilience et inondation zone des 3 rivieres, projet
GCF 2023 : https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/202306/Annex%2006%20-GCF_PIMS5996-Haiti-ESMF_June2023.pdf;
e. Sustainable construction: Community managed infrastructures in Haiti – Setec
Fondation (fondationsetec.org)
f. Resilient recovery: How can Nature-Based Solutions improve transport
infrastructure resilience? Lessons from Haiti
g. Rebuilding Haitian Infrastructure and Institutions
h. Green Infrastructure and Water: An Analysis of Global Research
i. Climate Change Adaptation and Provision of Ecosystem Services and Restoration
of Green Infrastructure to Strengthen Climate Resilience of Agro-Ecosystems
and Coastal Fisheries Ecosystems in Southern Haiti - TCP/HAI/3701
Tableau 9 Revue d'expériences sur les routes vertes
Green Roads for Water Guidelines for Road Infrastructure in Support of Water Management and
Climate Resilience
32
https://metameta.nl/the-work-we-do/green-roads-for-water
https://roadsforwater.org/
33
discussion et validation des propositions avec les communautés et propriétaires
Formation des agriculteurs et des comités de gestion/suivi communautaires ou individuels
Appui à la mise en place de pépinières et à la préparation des plants (qui pourront
également faire l'objet de plans d'affaires dans la sous-composante 2.2) ;
Réalisation de travaux de mise en place de structures ;
Suivi de l’entretien/de la croissance des infrastructures vertes par les comités de gestion et
incitations financières une fois l’infrastructure verte établie.
Composante 2 : Insertion économique et sécurité alimentaire via des investissements dans les
systèmes alimentaires locaux diversifiés et résilients
Objectif et résultats : La composante 2 comprend deux sous-composantes principales
interconnectées : la sous-composante 2,1 investira dans la production locale et la formation en
nutrition pour augmenter la production grâce à l'adoption d'une agriculture résiliente au climat et à
des pratiques nutritionnelles améliorées, tandis que la sous-composante 2. Le projet 2 investira dans
les infrastructures et les services de la chaîne de valeur pour les systèmes de production soutenus
dans le projet 2.1, augmentant ainsi l’emploi, la disponibilité alimentaire et la diversité nutritionnelle.
Phaser : la phase de démarrage finalisera la sélection des activités prioritaires à mettre en œuvre
avec le budget existant lors de la phase 1 :
Jusqu'à présent, la conception a proposé d'introduire dans la phase 2 la réhabilitation de
périmètres d'irrigation plus complexes et une partie du soutien à la transformation
agroalimentaire et à la traçabilité du cacao-café dans la phase 2.2. car le cacao-café met du
temps à pousser.
Cependant, le niveau d'investissement dans les différents systèmes de production (de
base, horticulture, agroforesterie, élevage, apiculture) peut également dépendre de l'intérêt
confirmé des bénéficiaires ciblés identifiés dans l'engagement de base/communautaire ainsi
que de la consolidation du partenariat de la chaîne de valeur et des marchés en cours.
développé en 1.1 et consolidé en 2.2. Notamment, la conception du projet s'appuie sur des
chaînes de valeur dynamiques du cacao et du café encore capables d'exporter et sur
l'engagement du PAM à s'approvisionner localement à 100 % pour son programme
d'alimentation scolaire d'ici 2030. Si les exportations de cacao et de café ne sont plus
réalisables, les investissements dans le cacao et le café ne sont plus réalisables. La chaîne
34
de valeur du café peut être réduite au sein des systèmes agroforestiers en 2.1 et en termes
d'installations de transformation en 2.2.
Sous-composante 2.1. Amélioration du capital de production, des pratiques agricoles, et
de l’état de sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles.
Cette sous-composante vise à améliorer les performances des systèmes de production par
l’application des paquets techniques innovants associés à de bonnes pratiques agricoles. Elle
cherchera aussi à améliorer l’autonomie des familles pour diversifier et assurer leur alimentation
à partir de variétés locales nutritives, et à améliorer les pratiques nutritionnelles. Il s’agit là de
travailler avec les différentes catégories sociales en vue de créer une dynamique socioéconomique durable au niveau des communautés. Elle comprend trois volets d’activités.
2.1.1 Soutien à la recherche adaptative et aux activités de diffusion pour une production
résiliente, diversifiée et nutritive.
Résultats attendus. 12 399 agriculteurs bénéficient de formations et d'un package agricole
couvrant 3 600 ha, 2 000 têtes de petit bétail (ovins, caprins), 300 ruches avec 5 colonies d'abeilles.
Pour les cultures pérennes comme le café et le cacao, les rendements augmenteront de plus de 250
% par hectare. Sur le plan environnemental, la promotion de l'agroforesterie et des systèmes
agroécologiques diversifiés soutiendra la biodiversité, la conservation de l'eau et la stabilisation des
terres agricoles.
Pour y parvenir, quatre interventions principales ont été identifiées :
Intervention 1 : Sélection et ciblage des productions appuyées :
S'appuyant sur l'évaluation économique et sociale ainsi que sur les opportunités initiales de chaîne
de valeur avec le PAM pour le programme d'alimentation scolaire, les besoins du marché local en
fruits et légumes frais et les chaînes de valeur dynamiques du cacao et du café, le projet entend
développer et promouvoir la suivant des systèmes de production agricole adaptés aux différentes
zones agroécologiques et bénéficiaires cibles :
les cultures vivrières sont mieux adaptées aux plaines et plateaux de faible pente, humides
et irrigués (manioc, céréales, igname banane-légumineuse), avec un accent particulier sur
les aliments de base requis par le programme de cantine scolaire
ii) jardins maraîchers pour les zones très humides (chou, tomates, poivrons) en vue de
renforcer la disponibilité des fruits et légumes frais manquants et répondre à la demande du
marché local
iii) agroforesterie dans les montagnes et plateaux humides (café, cacao, bois) en vue de
soutenir les chaînes de valeur d’exportation de cacao et de café de qualité ;
iv) des systèmes agropastoraux bien adaptés aux ménages n'ayant pas accès aux terres
productives (apiculture, moutons, chèvres) et pouvant l'être dans la plupart des zones, y
compris les mornes et les zones arides.
En outre, les outils/équipements agricoles nécessaires et adaptés aux besoins des petits
producteurs et qui peuvent également viser à améliorer l’efficacité des travailleurs agricoles.
35
Tableau 10 paquets techniques et zones agro-ecologiques
Paquets techniques retenus
Vivriers
Manioc
Céréales
Igname
Banane
Maraichers
Agroforest
erie
Zones agroécologiques
Montagnes, Plateaux, Plaines humides
Banane, Pois congo, Igname, Canne à
sucre, haricot
Banane
Plateaux, Montagnes, Plaines humides
Plateaux, Montagne, Plaines humides
Plaines irriguées
Piment
Piment
Plateaux humides, plaines irriguées
Tomate
Tomate
Plateaux humides, plaines humides,
plaines irriguées
Plateaux, Montagnes, Collines, Plaines
humides
Jaden Lakou
Agroforestiers
cacao
Agroforestiers
café
Filière bois
Outils/équi
pements
agricoles
Agropastor
Composition
Manioc Pois Congo, Patate, maïs,
haricot
Maïs, Pois Congo, haricot, patatate
Kit/outillage
Apiculture
Mirliton, légumes divers (calalou,
lianne panier), grenadia, grenadine
(exploitation verticale); moringa
Fruitiers, forestiers, Pois congo,
Banane, Canavalia, igname, cacao
selctionné greffé
Fruitiers, forestiers, Pois congo,
igname Banane, café sélectionné
Plateaux Montagnes, humides
Montagnes très humides
Forets foresties pour charbon de bois,
jardins de bois d'œuvre (construction,
meubles)
Pulvérisateurs/sécateurs, greffoirs
Montagne et plaine sèches et /ou
pente supérieure à 30%
Rucher modernes au niveau
systèmes agroforestiers
Plaine, Morne et colline/Plateau
secs/semi-aride et humides
Toutes les aires agroécologiques
Ovin
Ovin
Montagnes, Plateaux, Plaines humides
Caprin
Caprin
Plaine, Morne et colline/Plateau
secs/semi-aride et humides
Postrécolte/ma
rchés
Transformation, conservation, et commercialisation de
production agricole et d'élevage (café, cacao, banane, maïs,
manioc, miel, poissons, ensillage et autres)
Toutes les aires agroécologiques
Vente
services
divers
Graduation
Pépinières, biofertilisants, attelage,
Toutes les aires agroécologiques
Diversification des activités génératrices de revenu,
Pratique active de l’épargne, Recours (le cas échéant) à
des stratégies de réponse en matière de sécurité
alimentaire
Morne/colline sec et aride
Les premières analyses économiques montrent la profitabilité des activités proposées.
36
Tableau 11 objectifs de rendements des cultures qui seront promues par EFOSE
Appellation
locale
Poids
moyen
Cout
unitaire
Rendement
actuel (kg)
rendement
avec EFOSE
Tomate
Bokit
17.5
70.0
7000
14000
Piment
Sacs
50.0
150.0
2260
7700
Banane
plantain
Figue
banane
Igname
Régime
16.3
73.5
7300
25000
Régime
15.0
66.7
5000
12000
31.0
161.3
4200
8000
Manioc
60.0
116.7
700
1800
Patate
77.0
51.9
800
2695
Poigs congo
Marmite
2.7
185.2
54
216
haricot
Marmite
2.7
185.2
405
945
Maïs
Marmite
2.7
148.1
675
1350
Cacao
Marmite
3.0
400.0
250
240
Café
Marmite
3.0
259.3
225
600
Les systèmes agro-foresteries ont de nombreux bénéficies nutritionnels, environnementaux et
économiques. Cependant, les bénéfices sont différés et couts initiaux sont importants. Il est donc
indispensable de bien engager les communautés et prendre en compte ces freins (voir exemple dans
l éncadré ci-dessous)
Encadre 2 Exemples et leçons apprises de mise en œuvre d’agro-foresterie à Haiti
A Léogâne on peut trouver des système d'agroforesterie autour des maisons comme cultures
vivrières
pentes
nord
plus
humide.
Souvent c’est des systèmes agro-sylvo-pastoraliste, donc, ça concilie la production animale: Par
exemple quand les exploitants des terres amènent leur bovines dans ces petites forêts et leur
donnent des vieux troncs de bananier à manger. Les excréments des animaux fertilisent la terre.
L’objectif de l’agroforesterie est la culture de produits mangeables en préservant les ressources
naturelles, c’est la réconciliation de l’économie avec l’écologie. Au contraire aux cultures sarclées,
l’agroforesterie pratiquée en pente n’accélère pas l’érosion du sol. En outre, la technique de
l'agroforesterie bénéfice le régime d’eau dans le sol: l’eau de la pluie peux bien infiltrer, il y a
moins de perte d'eau et appliqué dans les bassin versants, les systèmes d'agroforesterie protègent
non seulement les sources d'eau, mais aussi les villages et les champs en avale.
Faiblesses/
inconvénients/ risques
du point de vue de
l’exploitant des terres
Comment peuvent-ils être surmontés?
La première récolte est
tardive
C'est un grand défi parce que les exploitants des terres dans la
région vivent au jour le jour. Ça peut être surmonté en faisant la
combinaison avec des jardins collines Terra Preta pour les cultures
vivrières. Comme ça, les exploitants des terres ont quelque chose
à manger pendant qu'ils attendent que les arbres grandissent.
Faiblesses/ inconvénients/ risques du point de
vue du compilateur ou d'une autre personne
ressource clé
Comment peuvent-ils être
surmontés?
Difficile de convaincre les exploitants des terres parce
que les bénéfices sont plutôt à long terme
Il faut faire la sensibilisation et illustrer
tout les bénéfices de cette technologie
37
Intervention 2 : renforcer les infrastructures et les partenariats public-privé pour les
services locaux de recherche et de vulgarisation.
Les infrastructures décentralisées du gouvernement ne sont pas utilisables et ne peuvent donc pas
accueillir les vulgarisateurs ni organiser des formations au niveau local. Ainsi, le projet vise à soutenir
la construction des locaux qui accueilleront le BAC de Belle Anse, les travaux de réfection du BAC de
Marigot, qui abritera l'Unité de Gestion du Projet (UGP) de l'EFOSE, et la réhabilitation de la ferme
agricole Macary pour en faire un un centre de formation et d’innovation en faveur du développement
agricole du territoire.
Les travaux de construction et de réhabilitation seront supervisés par DDA/SE et confiés à un
bureau d'ingénierie local ou national par voie de concours.
Concernant la Ferme Agricole Macary, au début de la phase d'exécution du projet, la cellule de
gestion du projet, en collaboration avec la DDA, lancera un appel à propositions pour un modèle
d'affaires et un plan d'exploitation de la ferme Macary sur une période à déterminer. . L'objectif
sera de transformer la ferme en un centre d'innovation qui servira à la vulgarisation agricole
comme terrain d'essai de variétés et de pratiques agricoles résilientes, de formation et de conseil
aux petits producteurs pendant et après le projet, d'essais et de sélection de variétés de cultures,
méthodes de lutte biologique intégrée, production de biofertilisants.
Le modèle et le business plan retenus seront cofinancés par le projet et le partenaire privé à
hauteur respectivement de 70% et 30%. Le plan d'affaires comprendra la réhabilitation et
l'aménagement du site, ainsi que les équipements nécessaires à son exploitation. Les partenaires
travailleront à achever les travaux de réhabilitation du site dans les premières années suivant le
démarrage du projet, afin que la ferme puisse être utilisée pour soutenir et pérenniser les
interventions du projet.
La ferme Macary sera le principal centre d'innovation. Cependant, d'autres sites serviront de centres
de formation où des parcelles de démonstration seront établies en fonction des zones agroécologiques respectives. Ces sites comprennent le BAC de Belle Anse (zone aride) et le centre de
formation appartenant à la CROSE à Marigot (plaine irriguée). En outre, des écoles pratiques
d'agriculture sur le terrain (FFS) seront créées dans la zone EFOSEtarget pour couvrir l'ensemble de
la zone du projet.
Intervention 3 : Recherche participative et vulgarisation pour des chaînes de valeur
ciblées
S'appuyant sur une infrastructure de vulgarisation améliorée et un partenariat public, cette
intervention vise à identifier les innovations pertinentes, à développer des programmes d'études et
à organiser la formation des agents de vulgarisation.
Stratégie de mise en œuvre. L'équipe du projet coordonnera cette sous-composante,
potentiellement appuyée par un centre régional de formation (CATIE , INAF) pour faciliter
l'engagement des différents spécialistes associés au projet ainsi que des partenaires privés selon les
thématiques. Un appel à l'innovation sera organisé pour identifier les innovations pertinentes et les
partenaires pour soutenir le processus d'innovation.
La ferme Macary à travers le modèle PPPP que le projet et la DDA/SE comptent promouvoir, sera le
centre de co-conception et de réalisation de l’ensemble des activités qui seront répliquées au niveau
des communautés à travers des champs-écoles paysans et aussi d’autres mécanismes de diffusion
dont des coaching de proximité auprès des familles, des visites d’échanges, pour promouvoir les
techniques et les bonnes pratiques d’agriculture (itinéraires techniques tenant compte des enjeux
climatiques, variétés adaptées aux enjeux climatiques et attentes du marché, fertilité et conservation
des sols , lutte phytosanitaire intégrée, gestion de l’eau) et la gestion des risques environnementaux
(haies vives, y compris des innovations sur liées à l’économie d’énergie tout en assurant la
participation des femmes et des jeunes.
Le projet pourra s’appuyer sur les plateformes de coordination multi-acteurs de la
composante 1 et d’autres outils de coordination de recherche-action filières. Ceci pourra se
baser sur les innovations déjà identifiées dans annexe « paquet technique » pour identifier
les innovations et curriculum déjà développés par les projets, acteurs publics et privés
incluant i) le PITAG pour les filières maïs, sorgho, haricot, arachide, Vigna (pois inconnu),
café-cacao et patate douce résistantes au ti yogan et riches en vitamine A ; ii) les leçons du
38
Purraco pour l’appui aux jardins lakou ; iii) les leçons assemblés par ILO sur l’arbre à pain ;
iv) travail de la FAO sur les filières igname et travail du PAM sur filières vivrières ; v)
innovation biofertilisants.
Sur le plan de la production animale, la ferme pourra tester des options d’intégration de la
production fourragère et d’alimentation animale au sein des systèmes de production agricole
et des infrastructures (i.e. pourtour des routes et canaux). Des options de production
fourragère, d’aliments animaux et pratique de l’ensilage pour faire face aux périodes de
sécheresse et disette seront identifiées et testées.
Développement du programme : Les programmes de formation seront holistiques et
viseront également les compétences nécessaires pour mieux planifier et mettre en œuvre ces
innovations grâce à des compétences complémentaires sur le volet social, économique et
environnemental. L’élaboration du curriculum de formation sera coordonnée par l’équipe de projet
qui pourra être appuyé de consultants et rassemblera les expertises nécessaires, incluant
notamment le MARDNR, la recherche, les organisations de mise en œuvre du projet et les partenaires
publics et privés des filières et des banques qui apportent des compétences complémentaires. Avec
l’appui de la cellule de coordination du projet (responsables environnement, social, nutrition et
filière) et en lien avec les autres composantes, les formations incluront ainsi différents modules:
Pratiques agricoles pour chaque système agricole soutenu en 2.1.2 (de base,
agroforesterie, horticulture, agropastorale, apiculture) avec une approche agroécologique se
basant sur la connaissance de l’agrosystemes et fonctionnement écologiqueet l’optimisation
du calendrier de production en fonction des contraintes du ménage, la sensibilisation au
genre, gestion du travail et revenus au sein des ménages,
sensibilisation au changement climatique et stratégies d'adaptation, y compris la
promotion d'un système agricole intégré, combinant la culture principale avec d'autres
cultures associées pour optimiser la parcelle et une récolte diversifiée tout au long
de l'année, des variétés adaptées localement, y compris des espèces indigènes, une
combinaison de cultures courtes et variétés à cycle long, fertilité intégrée et lutte
antiparasitaire ; En sus, les formations viseront à une meilleure prise en compte des risques
de dégradation des terres : Parcelles de production de bois (production de charbon de bois,
bois d'œuvre) pour pentes raides impropres à l'agriculture et dans des zones
agroécologiques sèches, gestion des risques environnementaux (risques d'érosion, haies
vives- gestion des sols etc.),
Gestion intégrée des ravageurs et des maladies pour les animaux et les cultures.
En effet, compte tenu de la forte prévalence des maladies et des risques liés à l'utilisation
abusive des pesticides et des antibiotiques, la formation comprendra une sensibilisation à la
sécurité alimentaire et à la gestion intégrée de ces questions (voir PIM et annexe). 5.9 sur
la lutte intégrée contre les ravageurs
Education financière et suivi économique des revenus agricoles. Cela comprendra la
promotion d'un cahier agricole qui a été expérimenté avec succès dans la région pour
soutenir une meilleure gestion du travail, des dépenses et des revenus par les ménages. Les
interventions de ce volet incluront également un focus sur l’éducation financière des
ménages afin de mieux gérer les financements octroyés dans le cadre du projet et d’accéder
aux services financiers accessibles dans la zone dans une perspective de durabilité, y compris
l’épargne qui est essentielle pour renforcer la capacité d’adaptation des ménages ciblant les
femmes, les jeunes et les hommes. Une attention particulière sera accordée aux ménages
recevant des envois de fonds et / ou liés à la diaspora afin de les intégrer dans les dispositifs
de financements du projet et renforcer leur inclusion et résilience financière.
Utilisation des produits agricoles après la récolte : pratiques après la récolte pour
réduire les pertes et les problèmes de sécurité alimentaire, de nutrition et de sécurité
sanitaire, des formations en agro-industrie du marché en lien avec la sous-composante 2.2.
Modalités de mise en œuvre : Ces activités de formation seront étalées sur un an et adaptées à
la saisonnalité agricole et à la profession des hommes et des femmes. Les mécanismes de
39
coordination et de formation en cascade suivants ont été proposés pour atteindre le dernier
kilomètre, sur la base des mécanismes de prestation existants des ONG et de l'expérience des projets
(figure 3).
Pour assurer la mise en œuvre et coordination de ces formations pour l’ensemble des
ménages, un mécanisme affiné de coordination verticale et horizontal a été proposé sur la base des
expériences d’autres projets à Haïti (figure 3). Des formations régulières seront organisées pour les
techniciens agricoles du projet qui faciliteront la réplication de ces formations au sein des champs
école paysans, foires et animations locales. Les techniciens agricoles travailleront en proximité
étroite avec des « personnes ressources ou leader paysans » choisis par les communautés pour
faciliter un suivi rapproché des ménages et groupes. Les agri-preneurs appuyés en composante 2
seront également des relais importants pour l’appui de proximité. Plus spécifiquement
UGP: Le projet visera à recruter des organisations locales bien ancrées dans la zone. Les
partenaires institutionnels (BAC), privé (partenaires associés aux BAC et filières) et
organisations recrutées par le projet exerceront des responsabilités communes et
spécifiques selon leurs expertise, expérience et ancrage géographique ; le UGP assurera la
coordination de leurs activités et engagement dans les élaborations des programmes de
formation via des réunions régulières
BAC/commune: Ces partenaires de mise en œuvre ont généralement des cadres ou
techniciens dont les capacités seront mises à niveau dès le démarrage (cinquantaine de
cadres et techniciens directement impliqués dans le projet (ingénieurs juniors et cadres /
techniciens agricoles des organisations de mise en œuvre). Un centre de formation régional
‘’Centro Agronomico Tropical de Investigacion y Ensenanza’’ de Costa Rica et ‘’Instituto
National Agro Forestal’’ de Cuba (CATIE, INAF) pourrait être associé à cette activité et
coordination des formations. Les formations seront organisées au niveau du BAC pour
couvrir les différentes thématiques du projet sur la gestion agroécologique des systèmes de
production, la prise en compte du climat, de la nutrition, du genre et les compétences en
agrobusiness – finance.
Les techniciens répliqueront les formations via des champs école paysans (voir annexe
8.3 qui donne le manuel indicatif développé pour le PITAG et qui pourra être mis à jour par
le projet en incluant expérience du PITAG et de la plateforme mondiale des champs école
paysan qui a des manuels complémentaires sur l’utilisation des outils digitaux, les aspects
commerciaux, genre, nutrition etc. https://www.fao.org/farmer-field-schools/overview/fr/)
D’autres sessions de formation et démonstration locale organisé à proximité des
communautés et visant les personnes ressources communautaires et les bénéficiaires ;
locales
Enfin, au niveau des communautés, les ménages bénéficieront du suivi rapproché par
les personnes ressources communautaires sélectionnées par les communautés recevant des
indemnités et motivations pour faciliter la mise en œuvre des activités. Les agri-preneurs et
coopératives appuyées par la composante 2.2 joueront également un rôle crucial pour
assurer l’accès aux services et marchés locaux
40
Figure 5 Schéma représentant mécanisme de mise en œuvre des activités de formation
Intervention 4 cofinancement des investissements dans la production agricole des
ménages,
Pour faciliter la mise en œuvre des activités, les ménages éligibles bénéficieront d'un soutien
technique et financier pour acquérir les intrants/services nécessaires à l'application des activités du
système agricole proposé. Les paquets comprendront l'accès aux intrants (semences, plants,
biofertilisants, biopesticides, animaux, ruches, matériel agricole) dont la production locale sera
soutenue dans la sous- composante 2.2. En outre, l’adoption sera encouragée par un meilleur accès
au marché et aux infrastructures post-récolte soutenues par la même sous-composante.
Modalités de mise en œuvre
Des packages techniques seront mis en œuvre directement par l'ACDED et le CROSE pour les
cultures vivrières, les légumes, les céréales et les productions animales agropastorales (chèvres,
moutons, ruches), ainsi que pour les jardins lakou et les systèmes agroforestiers. Pour les systèmes
liés à des filières spécifiques structurées, des partenariats avec les acteurs de marché de la
composante 2.2 seront organisés via les partenariats public-privés
- les cantines scolaires constituent un marché sur pour les productions brutes ou transformées
locales en particulier celles qui sortiront du projet EFOSE. En phase de planification, les
partenariats seront identifiés avec les projets du PAM et de la FAO visant l’approvisionnement
local des cantines scolaires ; ces partenariats permettront de prioriser i) certaines
productions dans les zones proches des cantines scolaires et les projets de mise en œuvre
d’approvisionnement; ii) les investissements de structure de stockage/processing/traçabilité
nécessaires pour assurer les normes de qualité sanitaires du PAM.
Les produits comme le cacao et le café ont déjà un circuit court à travers des entreprises locales
dont AYITIKA et Café Luxe et d’autres marchés à l’export sont aussi potentiellement
développables pour ces produits. La sélection des zones de soutien et types d’infrastructures
nécessaires au développement des systèmes café-cacao se feront en collaboration avec les
acteurs des filières qui devront contribuer au co-financement des investissements
(notamment assistance technique etc.)
41
En fin pour les autres produits divers transformés, il existe aussi un marché régional ou national
captable. Un appui sera fourni en ce sens aux coopératives et entreprises pour
l’établissements de ces partenariats.
Il convient également de noter que d'autres opérateurs locaux (coopératives, entreprises)
spécialisés dans la production et la vente d'intrants de qualité seront également impliqués
dans le programme. l'exécution de ces paquets. Ceux-ci seront contractés directement par
les opérateurs chargés de la mise en œuvre.
Composition des différents paquets
Les paquets vivriers
Les vivriers sont essentiellement destinés à permettre une disponibilité alimentaire rapide au
niveau des ménages. Ils se composent principalement de tubercules (Manioc, patate, igname),
de céréales et de légumineuses comme Pois-Congo. On y distingue 4 paquets distincts à savoir :
Manioc, Céréales, Igname et Banane. Les trois premiers présentent des associations de culture,
tandis que la banane est en monoculture. Les combinaisons culturales favorisent non seulement,
une meilleure optimisation des du sous-sol et de l’espace aérien, mais aussi un étalement de la
production tout le long de l’année grave aux cycles culturaux allant de 3 à 12 mois. Ils sont
applicables au niveau des montagnes, plaines, plateaux humides et aussi plaines irriguées pour
la banane. Ils comportent un ensemble d’innovations techniques à tester en terme semis, de
lutte phytosanitaire, de fertilisation et de post-récolte. Les productions de ces paquets sont
destinées à l’autoconsommation et la vente sur le marché local et potentiellement les cantines
scolaires. Il faut signaler que les tubercules (igname, patate, manioc) faisant partie de ces
paquets présentent un niveau faible de vulnérabilité par rapport à l’ouragan et aux inondations
étant donné qu’elles sont cultivées sous terre.
Les paquets maraichers
Pour ces paquets, deux cultures sont préconisées, la tomate et le piment. La tomate peut
contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages., mai ses
cultures de cycles courts sont promus pour permettre l’obtention d’un revenu d’un revenu rapide
des ménages. On les diffusera notamment au niveau des montagnes humides.
Les paquets agroforestiers
Les paquets agroforestiers sont réputés pour ses fonctions de sécurité alimentaire des ménages
dans le court, moyen et longs termes, leur richesse en légumes riches en valeurs nutritionnelles
et en plantes médicinales, leur biodiversité, leur rôle dans la gestion conservatoire des eaux et
des sols ainsi que leur résilience face au réchauffement climatique.
Dans le cadre de EFOSE, il est proposé quatre (4) paquets d’agroforesterie. Il s’agit de ‘’jardins
kakou’’ de systèmes cacaoyers, de systèmes caféiers ains que jardins de bois. Le ‘’Jardin kakou’’
est destiné essentiellement aux familles vulnérables dans le cadre de EFOSE. Sa composition
sera décidée avec les bénéficiaires en fonction de leurs objectifs mais tout en gardant son rôle
majeur dans l’amélioration de la sécurité nutritionnelle des familles. Les systèmes cacaoyers
seront constitués d’espèces vivrières, forestières, fruitières leur permettant d’assurer leur
fonction de sécurité alimentaire et aussi de créer le milieu écologique nécessaire au
développement et la croissance des cultures de base ; café et cacao. Les espèces forestières et
fruitières ont un triple rôle au niveau des systèmes : ombrage, économique (bois d’œuvre,
énergie) et fertilitaire. Quant aux jardins de bois, ils sont divisés en deux sous-catégories, forets
énergétiques pour la production du charbon et jardins de bois d’œuvre dans une perspective
économique sur le moyen et long terme.
Les ‘’jardin lakou’’, cacaoyers et caféiers seront sera diffusés au niveau des zones humides
(Montagnes, plateaux, collines, plaines). Le paquet ‘’jardin bois pourra être vulgarisé au niveau
des zones sèches pour sa sous-catégorie énergétique et en milieux humides en lien aux filières
de bois d’œ
uvre.
Les productions des cultures vivrières, fruitières de ces systèmes sont destinés principalement
à l’autoconsommation des familles rurales et pourraient être écoulées sur le marché local
42
incluant les cantines scolaires. Le cacao et le café sont destinés aux marchés local, national et
international, tandis que les bois seront écoulés essentiellement sur le marché local.
Les kits/outillages et service production
Ce paquet vise à renfoncer la disponibilité de services agricoles et en même temps dynamiser
l’emploi dans le milieu. Dans ce kit contient un pulvérisateur, un sécateur et un greffoir. Le
ménage qui bénéficie de ces kits pourront donc réaliser des opérations de fertilisation, de luttes
phytosanitaires, d’entretien et de taille des parcelles ainsi que greffage de cacao et/ou autres
fruitiers. Ils sont diffusables au niveau de tous les milieux agroécologiques.
Les paquets agropastoraux
Ciblage: Dans ces paquets des petits bétails (ovin, caprin) seront octroyés aux familles. Il s’agit
d’augmenter les actifs agricoles des ménages notamment les plus et les mi-vulnérables. Les
ménages vivant dans des zones agroécologiques humides notamment là où le projet va intensifier
les paquets techniques jaden lakou, maraichers et agroforestiers ainsi que des infrastructures vertes
(structure de conservation) seront priorisés. Il ne s’agit pas d’une activité d’élevage intense, mais
un appui à ce sous-secteur dont la complémentarité avec l’agriculture est indiscutable.
Alimentation: il sera important d’assurer les modalités d’alimentation faisable pour les ménages
visés qui pourraient ne pas avoir de terre.
Le respect de la propriété privée quant aux pâturages de ces animaux sera l’une des
conditions d’octroi de ces bétails. Cette thématique pourra aussi faire partie des activités de
sensibilisation du projet. La conduite en enclos ou à la corde sera prônée dans ce cas. Ces
animaux seront pâturés sur des parcelles en jachères ou nourris avec des résidus de récoltes
issus des champs voisins comme c’est pratiqué actuellement dans le milieu rural haïtien.
L’appui à l’ensilage sera également apporté.
Le développement des différentes activités du projet dont les paquets techniques agricoles,
la plantation d’espèces fourragères au niveau des clôtures des parcelles agricoles, ainsi que
des courbes de niveaux des structures de protection des sols devrait permettre une plus
grande disponibilité fourragère au niveau local. Enfin des partenariats avec les producteurs
agricoles pourront également être développés pour mieux intégrer des plantes fourragères
dans les systèmes mixtes et rotations.
Reproduction et race : La consanguinité dans l’élevage caprin et ovin très réputé en Haïti. Il s’agira
dans le cadre de ces distributions d’octroyer aussi des boucs de races locales en provenance d’autres
régions du pays dont l’ouest et le Sud. L’équipe du projet définira le quota de boucs à octroyer. On
tiendra compte du niveau de concentration des femelles par localité. Pour éviter toute risque de
maladies et de consanguinité ou d’adaptation de ces bétails, des critères en termes de lieu de
provenance, et de races seront définis au niveau des appels d’offre.
Formation et service : à travers des champs écoles paysans ainsi que des appuis de proximité
formera les bénéficiaires sur les modes de conduites de ces animaux, sur techniques d’ensilage afin
qu’ils puissent produire eux-mêmes du foin diminuant les problèmes liés à la disponibilité fourragère
au moment des saisons sèches ainsi que sur les préventions et les traitements des parasites,
maladies etc. Des « paravet », lead farmers et entrepreneurs intéressés seront sélectionnés et
appuyer pour développer l’offre de service local dans ces filières animales (i.e. vaccins, vermifuge,
soins, productions -reproduction etc.)
Apiculture
Il est aussi prôné dans ces paquets agropastoraux, l’apiculture dont le rôle est incontestable dans
l’agriculture (pollinisation) et dans l’environnement (maintien des espèces végétales). Ce paquet
offre cinq ruches modernes aux bénéficiaires ainsi quelques matériels et équipements. L’application
de ce paquet offre l’avantage de ne pas nécessiter beaucoup d’espaces agricoles.
Ciblage : Il est destiné principalement aux femmes et aux jeunes des ménages mi-vulnérables.
L’application de ce paquet offre l’avantage de ne pas nécessiter beaucoup d’espaces agricoles. Ces
ruches peuvent être placés au sein même du ‘’Jardin lakou’’, par exemple. Ces paquets sont
diffusables au niveau de toutes les aires agroécologiques. Les zones sèches et les écosystèmes de
développement des systèmes agroforestiers incluant les jaden lakou seront ciblés. Autant dire que
43
les zones de productions de maraichages et de banane susceptibles d’utiliser de pesticides seront
exclues.
Filière : Aujourd’hui la filière apicole connait une dynamique très intéressante au niveau national,
voire régional. L’ONU environnement, à travers son programme ‘d’économie verte’ 8 ’ soutient
actuellement le développement de la filière apicole dans le sud. Dans le grand sud (de Gressier à
Cayes) diverses entreprises spécialisées œuvrent dans la production de ruches modernes et
accessoires et la vente d’autres matériels apicoles. A Jacmel nous avons aussi rencontré une
entreprise (Mackandal) qui fabrique des ruches locales. Il s’agira plutôt d’anticiper pour l’acquisition
des colonies, laquelle activité peut prendre 6 à 8 mois si les commandes ne sont pas anticipées.
Formation et services : Les bénéficiaires seront formés sur les techniques de Conduite des
ruchers. Il sera conseillé l’utilisation des outils de suivi afin de facilitant le contrôle de la production
et surtout une réponse rapide en cas d’un problème (sanitaire varroa spécifiquement, intempéries
etc.) quelconque au niveau des ruchers. Ces bénéficiaires seront mis en relation avec d’autres
entreprises du Sud-est ou des boutiques qui achètent le miel en gros et/ou détails ainsi que celles
fournissant des services.Cette mise en relation est nécessaire pour faciliter à la fois une extraction
professionnelle et un accès durable aux marchés. Dans le choix des micro entrepreneurs, le projet
EFOSE encouragera donc la création et/ou le renforcement des entreprises spécialisées dans la vente
de services, d’intrants ainsi que de commercialisation du miel et des produits dérivés.
2.1.3 Soutien à la sécurité alimentaire nutritionnelle des familles les plus vulnérables.
Pour faire face au problème de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire, le projet fournira
assistance technique et équipements, semences, pour la restauration et installation de jardins lakous
auprès de 3 500 familles.
Seront priorisés les femmes cheffes de familles (70%) et les jeunes (15%)9 issus des catégories «
plus vulnérable » (70%) et « mi vulnérable » (30%). L’activité visera à diversifier la production
familiale, notamment avec des espèces négligées et sous-utilisés nutritives, pouvant être identifiées
dans le cadre des activités de recherche adaptive mises en œuvre par le projet (voir sous
composante 2.1). L’assistance technique devra, à terme, permettre aux familles de gérer leur jardin
en autonomie. La production a pour but premier de diversifier le régime alimentaire des familles.
Les surplus pourront également être commercialisés pour générer des revenus. Parmi ces familles,
celles ne bénéficiant pas d’un accès à l’eau potable seront identifiées pour bénéficier des citernes
communautaires ou des citernes familiales (voir sous composante 1.3).
En complément des jardins lakous, les familles auront accès à différents évènements de
sensibilisation aux bonnes pratiques en matière d’hygiène et de nutrition (diversité des repas,
cuisson et préparation). Au total 30 sessions de formations seront organisées dans les sections
communales priorisés pour les jardins lakous. Des sessions plus ludiques, tel que des ateliers de
cuisine et des quizz autour de la nutrition seront également organisées afin d’approfondir ou de
mettre en œuvre ces connaissances. Des animateurs devront être recrutés pour les animer et cela
passera par le processus de passations des marchés.
Dans le Sud-est, le PAM a servi des repas à 40 000 élèves dans la région du Sud-Est. Engagé dans
l’atteinte de l’objectif du gouvernement qui est fournir des repas scolaires à partir de la production
locale d’ici 2030, l’agence prévoit de s’engager dans un processus de transition progressif d’achats
centralisés (achats internationaux) vers des achats décentralisés (locaux) pour le Sud-Est. Dans ce
cadre, le FIDA et le PAM coordonneront leurs efforts afin que les producteurs soutenus par le FIDA
puissent à terme fournir les écoles servies par le PAM et ses partenaires dans les communes
d’intervention du projet (via appui production spécifique en 2.1.2 et 2.2). Le projet EFOSE permettra
également de répliquer dans le Sud-Est des ateliers de changements des comportements mis en
œuvre dans d’autres départements par le PAM. Ces ateliers se tiendront dans une cinquantaine
d’écoles où élèves, parents, instituteurs et personnel pédagogique pourront renforcer leurs
8
https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/22062/economie_verte_haiti.pdf?sequence=1&isAl
lowed=y
9
La part restante permettra de cibler des hommes des catégories mentionnés.
44
connaissances en matière de préparation des repas, d’hygiène de santé, de nutrition et d’égalité des
genres. Le ciblage des écoles devra se faire avec le PAM et les acteurs locaux : les DDA, BAC, les
directions départementales du programme des cantines scolaires, les DDE.
Les interventions de ce volet incluront un focus sur l’éducation financière des ménages afin de mieux
gérer les financements et d’accéder aux services financiers, y compris l’épargne qui est essentielle
pour renforcer la capacité d’adaptation des ménages ciblant les femmes, les jeunes et les hommes.
Une attention particulière sera accordée aux ménages recevant des envois de fonds ou liés à la
diaspora afin de les intégrer dans les dispositifs globaux de financements.
Sous-composante 2.2 Appui aux entreprises
commercialisation des intrants et produits
production,
transformation
Contexte : Selon une analyse récente du système alimentaire en Haïti et des études spécifiques sur
les chaînes de valeur dans la région, les chaînes de valeur sont principalement organisées par des
acteurs informels qui ont besoin d'un soutien technique et financier pour investir dans les
infrastructures post-récolte manquantes ainsi que dans la capacité à assurer la qualité. Normes pour
répondre aux normes en matière d’approvisionnement institutionnel (programme d’alimentation
scolaire du PAM) et de certification des exportations. Du côté des services de la chaîne
d'approvisionnement, il existe déjà de petites entreprises locales produisant du compost et des
biopesticides, mais elles doivent être renforcées, notamment en les associant à des agriculteurs et
des entrepreneurs locaux de premier plan et en développant les bioproduits avec des biopesticides,
du lombricompost, du bokashi et du biol. Il existe déjà une dynamique de production artisanale de
semences et plants de légumes qui peut être renforcée et complétée localement pour le café, la
banane, le manioc, l'igname et le cacao pour assurer l'adaptabilité et minimiser les risques de
transfert de maladies et de ravageurs dans l'environnement. En outre, dans un contexte de très
petites exploitations et de production dispersée, les coopératives doivent être soutenues pour
développer des services économiquement viables et une production globale afin de mieux négocier
les prix et les conditions avec les acteurs du marché.
Objectif : Cette sous-composante vise à favoriser l'émergence ou le renforcement des opérateurs
locaux en soutenant leurs capacités commerciales et financières, en les aidant à élaborer des plans
d'affaires avec d'autres partenaires de la chaîne de valeur et à mobiliser des cofinancements pour
professionnaliser les chaînes de valeur soutenues en 2.1 afin de garantir un approvisionnement de
qualité, des services et intrants agricoles (semences, plants, biopesticides, biofertilisants,
mécanisation), la transformation des céréales, des fruits et tubercules (manioc, pommes de terre,
ignames, arbres véritables), la fabrication de produits divers (chips, poudre, feuilles séchées), la
production de café lavé, la fermentation du cacao et autres sous-produits, le conditionnement, le
stockage, la commercialisation.
Stratégie de mise en œuvre
Types d’entreprises identifiés pour différents groupes cibles :
Graduation pour les ménages les plus pauvres :
Basée sur l'expérience du programme de graduation initié par FONKOZE dans la région, (et en
cohérence avec les objectifs du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)) l'initiative sera
poursuivie dans le cadre de l'EFOSE ciblant environ 600 les femmes et les jeunes femmes. Le soutien
sera fourni sur une période de 18 mois et comprendra plusieurs éléments visant à permettre aux
participants de sortir de l'extrême pauvreté. Ceux-ci incluent un coaching (par exemple pour
optimiser la gestion des ressources, une aide à la prise de décision sur les moyens de subsistance
et la subsistance, une aide à restaurer l'estime de soi), accompagné d'un transfert en espèces de 6
mois pour la dotation en actifs. Le programme comprend également un soutien pour améliorer
l’accès à l’eau potable, la connaissance des besoins nutritionnels et des bonnes pratiques d’hygiène,
les soins de santé et l’éducation financière. Le ciblage sera déterminé selon les critères énoncés dans
la stratégie du projet EFOSE, en étroite collaboration entre l'UGP (notamment le personnel de l'UGP
inclusion sociale) et le prestataire (c'est-à-dire idéalement FONKOZE, ou un autre partenaire identifié
au moment de la contractualisation). . Il est également prévu que 20% des bénéficiaires du
45
programme de fin d'études pourront, une fois diplômés, participer à l'activité des jardins familiaux
(jardins lakous).
Micro-entrepreneuriat pour des aliments nutritifs par les femmes et les jeunes
vulnérables
L'appui se matérialisera par la mise à disposition de petits équipements (locaux adaptés, kits
solaires, réfrigérateurs, unités de stockage et de transformation) facilitant la transformation et la
commercialisation de produits nutritifs, et plus généralement pour soutenir des activités génératrices
de revenus. Cette activité viendra compléter les activités menées par la FAO dans le cadre de son
programme d'autonomisation des femmes « Autonomisation socio-économique des femmes rurales
», mis en place depuis 2020 dans les communes de Belle-Anse et Thiotte. Il ciblera une quinzaine
d'associations de femmes à faible revenu de la commune de Belle-Anse impliquées dans le séchage
et la transformation du poisson, du maïs, des fruits, des noix, des épices et du bétail. Les
bénéficiaires seront identifiés en coopération avec la FAO et les acteurs locaux concernés,
notamment la DDA et les BAC et le coordonnateur du ministère de la Condition féminine pour le
Sud-Est. Lorsque cela sera possible, ces femmes participeront à l'activité du jardin lakou. Au stade
de la conception, il a été supposé que cela pourrait être le cas pour 20 % des femmes bénéficiant
d'un accompagnement dans leurs activités économiques (petites entreprises décrites ici).
Micro-entrepreneuriat et partenariat public-privé pour stimuler la fourniture de
services et d'intrants biologiques,
Sur la base des besoins identifiés dans les études filières et activités de mise en œuvre des systèmes
agricoles en 2.1, le projet assurera l’appui a des micro entrepreneurs et groupements de producteurs
intéresses de développer des systèmes d’intrants et de services nécessaires pour faciliter ces
transitions agroécologiques incluant: i) la promotion des offres de services de bio-solutions
(biofertilisants, engrais/inoculant microbiens, compost, biopesticides); ii) la mise à disposition de
petites mécanisations adaptées aux exploitations familiales pour le travail superficiel du sol, la
production de compost, et de petits équipements de récolte et de traitement/post récolte; (iii) la
vulgarisation des itinéraires techniques de restauration de la fertilité des sols par l'association
des légumineuses dans les systèmes de culture maraîchère et céréalière; (iv) la multiplication
des espèces fertilisantes (légumineuses et PFNL), en plus de la conservation et de la valorisation
des semences paysannes locales .
Cela peut également inclure des micro-entreprises para-vétérinaires au service de la production
animale, assurant le traitement et éventuellement la transformation d'aliments pour
animaux/fourrages (ensilage), la valorisation des déchets organiques (compost) ou la production
d’équipements nécessaires (i.e. ruchers etc.).
En partenariat avec le programme du PAM, le projet explorera les possibilités de cofinancement des
activités d'assurance agricole.
Sélection : cette fenêtre visera notamment les jeunes. Les micro-entrepreneurs devront également
s’engager a fournir des appuis techniques complémentaires à la vente d’intrants et de service et
pourraient donc être parmi les agents de terrain et agents communautaires sélectionnes.
Modalités > le projet appuiera les plans d’affaire nécessaires via des études complémentaires
marketing et établissement de partenariats avec d’éventuelles entreprises engagées dans ces
services. Le projet contribuera également a renforcer la demande via les paquets techniques en 2.1
mais aussi via les champs école paysans, les foires et mécanismes de diffusion à grande échelle. Un
appui technique sera donné sur les aspects techniques et financiers
Le projet pourra rechercher des partenariats avec l’OIT qui pilote des projets d’appui aux
fournisseurs de service agricoles (FOSAG) qui visent à fournir appui technique et fourniture de
services et d’intrants (voir encadre sur AZAKA).
46
Encadre 3 Experience AZAKA OIT sur agripreneurs
Extraits documents OIT de proposition de développement des agri preneurs
Pour améliorer la production, il faut révolutionner les intermédiaires entre les producteurs
et les transformateurs. À ce titre, AZAKA propose la mise en place de Fournisseurs de
Services Agricoles (FOSAG). Le FOSAG est une approche basée sur le marché pour
augmenter la productivité agricole. Les FOSAG fournissent une assistance technique ciblée
et vendent des intrants aux producteurs pour augmenter leur productivité tout en jouant
le rôle de collecteur et de gestionnaire post-récolte. Le FOSAG est alors en mesure de
fournir du cacao et du fruit à pain de haute qualité aux transformateurs et aux exportateurs.
Pour mettre en œu re e modè e F
Z K tra a era a ec es entrepr ses
d’e portateurs et de trans ormat on dans es chaînes de a eur du cacao et du ru t à pa n
dans la rand ‘ nse et le Sud. Les FOSAG soutiendront un groupe de producteurs dans la
mise en œu re des me eures prat ques agr co es en 1) ourn ssant ’ass stance techn que
nécessaire au niveau de leurs parcelles, 2) en leur vendant des intrants (obtenus via des
distributeurs ou directement via le transformateur) 3) en collectant les produits agricoles
des producteurs à la ferme (avec un crédit du exportateur/transformateur) pour les agro
entreprises.
AZAKA dispensera une formation technique et en gestion d'entreprise, en utilisant à la fois
des plateformes d'apprentissage en ligne (Smartskills) et les modules en salles
spécifiquement conçus pour la gestion des FOSAG. AKAZA accompagnera également les
FOSAG dans leurs entreprises à travers un coaching rapproché, le tout en coordination avec
les entreprises agroindustrielles.
Soutenir les coopératives et les macro-entreprises pour qu'elles obtiennent une
plus grande capacité financière et administrative pour s'engager sur les marchés et
les normes formelles:
Renforcer leur pouvoir de négociation dans les relations commerciales avec les
opérateurs de marchés. Il faut surtout veiller à ce que les prix reçus par les
producteurs soient justes et décents. La composante 1 prévoit ainsi des réunions
multi-acteurs par filière qui permettront d’identifier ces mécanismes de coordination,
d’inclusion et de négociation qui devront être inclus dans les partenariats. Le
renforcement des capacités économique et de gestion financière des producteurs,
coopératives et entreprises et leur mise en lien avec acteurs financiers.
En lien à l’accès aux marchés, le projet appuiera les structures pour la mise en place
des systèmes de contrôle interne, des mécanismes de garantie participatifs et de
traçabilité. Tout cela devra conduire à des productions réalisées suivant des
standards de qualité et éligibles à des certifications nationales et ou internationales.
Aussi, le projet fournira un appui pour la promotion de plateformes numériques et
d’échanges commerciaux
Les associations de producteurs impliquées dans la production alimentaire
et approvisionnant les cantines scolaires recevront un soutien pour
renforcer leurs systèmes de collecte, garantir la qualité des produits et leur
permettre de vendre des produits crus ou produits alimentaires transformés au PAM
dans le cadre de la cantine scolaire ou d'un programme d'aide alimentaire.
Les associations et entreprises impliquées dans la filière café et cacao
seront accompagnées dans la réhabilitation des centres de collecte, de
transformation et de transformation. En effet, des produits comme le cacao et le
café bénéficient déjà d'un circuit court à travers des entreprises locales comme
AYITIKA et Café Luxe, et d'autres marchés d'exportation sont également
potentiellement développables pour ces produits.
47
Modalités de cofinancement différenciées selon bénéficiaires cibles
1. EFOSE supportera le cofinancement des plans d’affaires sélectionnés dans des pourcentages qui
varie de 100% les interventions relatives à la graduation des plus vulnérables à 70% pour les
plans d’affaires qui seront présentés par les petites et moyennes entreprises. Les plans d’affaires
seront évalués selon un ensemble de critères qui incluent notamment la viabilité et pertinence
de ces plans d’affaires pour les filières appuyées, en termes d’emplois généré, de bénéfices
sociaux et environnementaux (résilience au climat, bio-inputs) etc.
2. Il est en outre recommandé que les plans d'affaires soient monétisés en USD pour éviter perte
de compétitivité par rapport à l'inflation.
3. Les co-financements sont attendus des bénéficiaires, de la mobilisation du secteur privé, du
crédit et potentiellement de la diaspora en 1.1. Dans les arrangements de financement des plans
d’affaires, le projet envisagera avec leurs promoteurs (micro-entrepreneurs, coopératives, etc)
autant que possible la mobilisation d’autres sources de financement visant à renforcer leur
participation à travers le développement d’options d’investissement en co-financement pour la
diaspora et le recours à des produits financiers adaptés aux besoins locaux au sein des chaînes
de valeur. Ces développements se feront en collaboration avec les institutions de microfinance,
les groupements de crédit et d’épargne (MUSO), les associations villageoises d’épargne et de
crédit (AVEC), et plus généralement avec les organisations et entreprises habilitées. Le nombre
de plans d’affaires ventilé par catégories est présenté ci-dessous.
4. Plusieurs fenêtres de subvention ont été identifiées pour différents types de bénéficiaires et de
besoin:
5. Une première fenêtre fournira des microfinancements largement subventionnés (500 à 2500
USD, à 90%) à destination de personnes et groupes des catégories vulnérables, des jeunes, des
femmes:
a. En complémentarité avec les besoins de services et d’intrants identifiés dans les
systèmes de production appuyés dans la sous-composante 2.1, , le projet appuiera
le financement des plans d’affaires des micros et petites entreprises en
privilégiant les jeunes et les ménages/personnes sans terre (les critères
d’attribution seront définis plus en détail durant la phase de mise en œuvre du projet,
et incluront la contribution à la création d’emplois et la chaîne de valeur prioritaire,
la gouvernance, la priorisation des femmes et des jeunes, la résilience au climat
etc.) leur permettant de produire divers intrants fabriqués localement (compost,
biointrants, semences et plants locaux). Ces entreprises seront des fournisseurs
d’intrants et de services qui faciliteront l’accès durable aux intrants adaptés pour la
mise en œuvre des paquets techniques qui seront diffusés par le projet.
b. Une fenêtre se destinera également prioritairement aux personnes issues des
catégories plus vulnérables et mi- vulnérables, afin qu’ils augmentent leurs revenus,
priorisant notamment l'autonomisation économique des femmes issues des
catégories plus vulnérables et mi-vulnérables, notamment par un soutien ciblé en
petit matériel pour faciliter la transformation et la commercialisation de produits
nutritifs, et plus généralement appuyer les activités génératrices de revenu. Cette
activité viendra en complément des activités menées par la FAO dans le cadre de
son programme d’autonomisation des femmes “Autonomisation socio-économique
des femmes rurales.” mise en place depuis 2020 dans les communes de Belle-Anse
et Thiotte. Elle ciblera environ 15 associations de femmes vulnérables aux faibles
revenus dans la commune de Belle-Anse. Les contributions du projet se feront en
infrastructure (construction de locaux adaptés), en kits solaires et structure de
stockage (notamment frigos) et viseront notamment les organisations de femmes
se dédiant au séchage et à la conversation du poisson, du mais, des fruits, fruits
à
coque, épices, ou encore l’élevage. Les bénéficiaires seront identifiés en coopération
avec la FAO et les acteurs locaux pertinents, notamment la DDA et les BACs et le ou
la coordinatrice du ministère de la condition féminine pour le Sud-Est. Les besoins
identifiés en phase de conception du projet devront également être confirmés au
démarrage.
48
6. Une deuxième fenêtre fournira des financements plus importants mais moins subventionnés (de
25 à 50,000 USD subventionnés à 70%) à destination des coopératives et macro entreprises en
partenariat avec des producteurs et disposant de capacités financières et administratives plus
importantes,
Les associations de producteurs engagées dans la production vivrière et
l'approvisionnement des cantines scolaires seront appuyés pour renforcer
les dispositifs de collecte, assurer la qualité des produits pour leur permettre
de vendre les produits vivriers bruts ou transformés au PAM dans le cadre du
programme des cantines scolaires ou d’aide alimentaire.
Les associations et entreprises engagées dans la filière café cacao seront
soutenues pour la réhabilitation des centres de collecte, traitement et
transformations ; en effet, des produits comme le cacao et le café ont déjà un
circuit court à travers des entreprises locales dont AYITIKA et Café Luxe et d’autres
marchés à l’export sont aussi potentiellement développables pour ces produits.
Le projet appuiera les initiatives locales de transformation de produits
agricole et leur mise en marché pour les autres produits divers transformés,
privilégiant des produits à haute valeur nutritionnelle et permettant une substitution
aux importations (par exemple, le projet pourra poursuivre les innovations initiées
par l’OIT sur la filière arbre à pain et sa transformation en farine partiellement
substituable aux farines de blé).
Enfin, sur la base des expériences de graduation initiées avec succès par
Fonkose dans la région, le projet propose une fenêtre de capitalisation progressive
et de génération d’activités pour les femmes des catégories les plus vulnérables, Ces
appuis et subventions seront gérés par une organisation ayant les compétences et
expériences sur le sujet
Tableau 12 categories de PA et subvention
Catégories
PA micro-entreprises (bioinputs, pépinières,
artisans, forgerons, équipements agricoles)
PA coopératives transformation produits
agricoles
PA collecte & stockage de produits
PA réhabilitation & opération centre de
collecte & conditionnement café
PA initiatives entrepreneuriales des femmes
pour AGR
Insertion économique des plus vulnérables
par capitalisation– pilote graduation
Quantit
Montant/PA
Contribution
Contribut
entrepre
neur (%)
80
2,500
90
10
10
35,000
70
30
5
7
50,000
35,000
70
70
30
30
60
2500
90
10
600
1,030
100
0
49
Cycle des activités de mise en œuvre des PA
La figure ci-dessus présente le cycle des activités de mis en œuvre des PA.
Tableau 13Figure : cycle des activités de mise en œuvre des plans d’affaires
Les grandes étapes sont les suivantes:
1. Au démarrage du projet une étude d’opportunité sera réalisée dans le cadre de la mise à jour
du diagnostic et planification participative dans la sous-composante 1.1. En parallèle l’UGP
recrutera le spécialiste en agribusiness qui développera le manuel de mise en œuvre des PA.
Un prestataire de service10 sera recruté pour accompagner les entrepreneurs durant le cycle
des PA en particulier dans la préparation des PA, l’appui à la tenue de livre, suivi financier et
reddition de compte.
2. Service conseil
a. Identification des groupes cibles : Sensibilisation et appel à proposition : l’UGP
utilisera divers canaux de communication (facilitateurs, conseillers à l’exploitation,
relais, vulgarisateurs, etc.) pour informer les groupes-cibles à la base sur ce point
d’entrée du projet ;
b. Renforcement des capacités et Developement partenariats publics prives
c. identification et préparation des plans d’affaires : Celles-ci se feront avec l’appui du
prestataire de service prévu à cet effet. Les plans seront préparés suivant un
canevas simplifié à l’usage du et des postulants capables de préparer par euxmêmes leurs plans d’affaires tout en répondant aux critères du projet.
3. Co/financement et mise en œuvre
a. La requête sera soumise à l’UGP pour (iii) analyse et approbation par le comité
d’analyse et d’approbation sur la base d’un canevas d’évaluation qui sera défini dans
le manuel de mise en œuvre des plans d’affaires.
b. Exécution et suivi : la mise en œuvre des plans d’affaires relève de l’entière
responsabilité de l’entrepreneur après financement. La responsabilité de la qualité
de l’exécution, ainsi que le suivi incombent au prestataire de service sous la
supervision de l’UGP.
10
Le PS aura une expertise dans le domaine du développement rural et particulièrement, d’une expertise technique démontrée dans les domaines
suivants : (i) Entrepreneuriat rural et élaboration de plan d’affaire ou/montage de projet, en particulier en appui à des organisations de producteurs,
(ii) Accès au financement, notamment la préparation de demande de crédit à des institutions financières, (iii) Analyse financière et mesure de la
rentabilité de projet d’investissement, (iv) Fonctionnement des filières et marchés agricoles.
50
Acteurs de mise en oeuvre
Les principaux acteurs qui seront impliqués dans cette intervention ainsi que leurs rôles et
responsabilités respectives sont décrits dans le tableau ci-dessous.
L’UGP assurera la gestion du fonds de financement des plans d’affaires. Un comité d’analyse
et d’approbation constitué de 7 membres sera mis en place avant la publication du premier
appel à proposition. Les règles de fonctionnement : quorum, moyen de délibération seront
définis dans le manuel de mise en œuvre des PA qui sera développé au démarrage du projet.
L’assistance technique aux entrepreneurs pour la préparation des PA, le suivi de la mise en
œuvre, le suivi financier et la reddition de compte sera confié à un prestataire de services.
En fonction des capacités et entreprises visées, le projet renforcera les capacités des agences
mettant en œuvre les autres composantes (notamment l’appui aux micro/entreprises
agricoles et de groupements de femme pourront être mis en œuvre par les opérateurs
appuyant les interventions de 2.1.2 et 2.1.3).) ou recrutera un opérateur de services
possédant l'expertise nécessaire pour fournir l'assistance technique nécessaire à la
préparation et à l'appui à la mise en œuvre et au suivi des plans d'affaires des coopératives.
Une formation sur les procédures financières et de passation de marché du FIDA sera effectué
pour le prestataire de service afin qu’il puisse s’acquitter efficacement de son mandat. L’UGP
pour faire appel aux spécialiste financier et passation de marché de l’IBE, voire du bureau
LAC du FIDA pour bien former le prestataire de service.
Tableau 14 les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des PA
Rôles et responsabilités
Commentaires spécifiques
UGP/Spécialiste agribusiness
Gestionnaire des fonds assure le
pilotage et le suivi global de
l’intervention
Comité d’analyse et d’approbation
Analyse les PA reçues –
sélectionne et approuve les PA
Entrepreneur - bénéficiaire
Propriétaire de l’intervention –
récipiendaire des fonds –
redevable envers les investisseurs
des fonds
Prestataires de services (PS)
Appui technique et support aux
études de marché – montage des
PA – suivi financier
Institution financières
Financement – crédit
Compte opérationnel
Fournisseurs d’équipements –
marketing -
Prépare le manuel de mise en
œuvre – recrute les prestataires
de service – lance et reçoit les
appels à proposition - analyse les
demandes – assure le lead du
comité d’approbation
Comité de 7 membres
constitué de : Coordonnateur de
l’EFOSE – le spécialiste
agribusiness – le Responsable
Financier – le Responsable de
Passation de Marché – le
Spécialiste Nutrition & genre de
l’EFOSE – deux membres délégué
par le comité de pilotage de
l’EFOSE Doit être une entité morale
légalement reconnue – détenir un
compte bancaire Présente le plan d’affaire –
mobilise sa contribution (fonds
propres ou en nature, crédit
auprès d’une institutions
financières)
Etude d’opportunité – appui dans
les démarches de légalisation préparation des PA – tenue de
livre – reddition de compte –
capitalisation des connaissances
Apports de fonds et autres
services financiers
Ils offrent essentiellement des
services à l’entrepreneur dans la
mise en œuvre des PA
Autres partenaires
51
2.2.1 Services de conseil aux entreprises pour les activités génératrices de revenus, le
micro-entrepreneuriat, les coopératives et les acteurs privés des chaînes de valeur.
S'appuyant sur l'étude des opportunités et des organisations identifiées dans la sous-composante
1.1 et des partenariats établis au sein des plateformes multi-acteurs, le projet apportera un appui
supplémentaire aux coopératives, micro-entrepreneurs, entreprises ou organisations pour consolider
leurs compétences administratives et économiques, développer partenariat tout au long de la chaîne
de valeur et préparer des plans d’affaires.
Intervention 1: développement du manuel de plan d affaire
Au début du projet, le spécialiste de l'agro entreprise et du marketing du SEI coordonnera
l'élaboration d'un manuel de plans d'affaires, qui fournira des détails sur le processus d'élaboration,
de sélection et de mise en œuvre de plans d'affaires afin que les entreprises soient économiquement
viables, socialement inclusives et écologiquement durables. La méthodologie Rural Invest du Centre
d'investissement de la FAO peut être utilisée en collaboration avec la FAO.
Le document élaboré doit contenir, entre autres les types d’intervention éligibles et leur viabilité
économique; i) le plan de formation des organisations bénéficiaires en matière de gestion financière
et de responsabilité ; ii) les conditions de demande du premier décaissement et des décaissements
ultérieurs (exigences, enregistrement dans le Système intégré de gestion financière), ; iii)
dispositions pour l'ouverture de comptes bancaires (signatures conjointes, exigences pour les
retraits et autres opérations à effectuer à partir du compte courant) ; iv) caractéristiques de
l'accord/du contrat signé pour la mise en œuvre du PA ; v) procédure de soumission des comptes et
étapes pour leur approbation ; vi) soumission des rapports et approbation ; exigences pour la clôture
et la signature de l'acte de finalisation (Finiquito). Le document stipule également les procédures
d'ouverture du compte bancaire, l'utilisation des fonds, les formalités de réception des biens (procèsverbal de réception entre le prestataire et l'organisation d'utilisateurs et de réception entre
l'organisation et les utilisateurs (procès-verbal de livraison), les instructions pour l'utilisation des
biens communautaires (le cas échéant), les indications relatives à la conservation des documents.
Une fois le manuel d'investissement du projet approuvé, la mise en œuvre des activités liées à ces
investissements peut commencer.
Pour la mise en œuvre de la méthodologie de transformation du genre auprès des
coopératives ou organisations, un spécialiste du genre sera mobilisé pour former les
animateurs de chaque organisation.
Selection des entreprises potentiellement bénéficiaires> S'appuyant sur la planification
participative initiale, l'engagement des parties prenantes et les plans de développement des
capacités réalisés en 1.1, l'opérateur de services recruté identifiera les coopératives et les
entreprises intéressées et éligibles
Programme de formation et appui pour réaliser des plans d’affaires éligibles
1. l'éducation financière, l'inclusion sociale et le soutien institutionnel à répondre
pleinement aux critères d'éligibilité (qui nécessitent une gouvernance inclusive et
sensible au genre, peuvent nécessiter différents niveaux de capacités
administratives, financières et économiques pour différents groupes cibles) ;
2. aider le bénéficiaire cible à établir des liens avec des partenaires public-privé
pertinents (participation à une plateforme public-privé, tarif du marché) et favoriser
le partenariat avec ces acteurs public-privé ;
3. élaborer des plans d'affaires.
Intervention 1> identification des bénéficiaires, type de plan d affaire et renforcement
des capacités
Identification des groupes cibles : Sensibilisation et appel à proposition : l’UGP utilisera divers
canaux de communication (facilitateurs, conseillers à l’exploitation, relais, vulgarisateurs, etc.) pour
informer les groupes-cibles à la base sur ce point d’entrée du projet ;
52
Renforcement des capacités et Développement partenariats publics privés> Ces interventions se
baseront sur les résultats et approches de la composante 1.1 avec un accent particulier sur le
développement des capacités économiques et administratives des coopératives et entreprises de
façon à leur permettre de développer et gérer des activités économiques viables. Les coopératives
devront également renforcer leur gouvernance et capacités d’inclusion et pourront bénéficier de
plans dedies pour renforcer l’autonomisation des femmes.
Identification et préparation des plans d’affaires : Celles-ci se feront avec l’appui du prestataire de
service prévu à cet effet. Les plans seront préparés suivant un canevas simplifié à l’usage du et
des postulants capables de préparer par eux-mêmes leurs plans d’affaires tout en répondant aux
critères du projet.
Intervention 2> Elaboration de partenariats publics privés
Différents types de partenaires privés et marchés ont été identifiés et seront utilisés pour la
formulation de plans d’affaire facilitant la mobilisation de cofinancement et expertises
complémentaires:
- les cantines scolaires constituent un marché sur pour les productions brutes ou
transformées locales en particulier celles qui sortiront du projet EFOSE. En phase de
planification, les partenariats seront identifiés avec les projets du PAM et de la FAO
visant l’approvisionnement local des cantines scolaires ; ces partenariats
permettront de prioriser i) certaines productions dans les zones proches des cantines
scolaires et les projets de mise en œuvre d’approvisionnement ; ii) les
investissements de structure de stockage / transformation / traçabilité nécessaires
pour assurer les normes de qualité sanitaires du PAM.
k. Le PAM expérimente dans son programme un appui aux producteurs de manière à
sécuriser la production de denrées agricoles face aux chocs climatiques et autres.
Dans le cadre de ce partenariat, en lien avec la sous-composante 2.2 le projet
explorera les possibilités d’inclure le volet d’assurance agricole au profit des petits
producteurs
Les produits comme le cacao et le café ont déjà un circuit court à travers des
entreprises locales dont AYITIKA et Café Luxe et d’autres marchés à l’export sont
aussi potentiellement développables pour ces produits. La sélection des zones de
soutien et types d’infrastructures nécessaires au développement des systèmes cafécacao se feront en collaboration avec les acteurs des filières qui devront contribuer
au co-financement des investissements (notamment assistance technique etc.)
m. L’OIT/GEONOVA a développé de l’expertise sur les filières arbre à pain et pourrait
aussi fournir un appui technique pertinent dans le cadre de la mise en place des
plates-formes numérique et des standards de qualité pour les produits.
n. En fin pour les autres produits divers transformés, il existe aussi un marché régional
ou national captable. Un appui sera fourni en ce sens aux coopératives et entreprises
pour l’établissements de ces partenariats.
Le projet pourra s inspirer des guides du FIDA pour la formulation de partenariats publics privés
coopératives inclusifs 11
11
Fida, 2017, Partenariats publics prives producteurs au sein des filières agricoles
53
Figure 6 Composantes d’un 4P réussi FIDA, 2016
Ce développement de partenariat doit répondre aux questions suivantes>
Justifier clairement le bien-fondé du 4P doit être une priorité dès le départ. Quelle est
la nature du problème? Pourquoi un partenariat est-il nécessaire? Un 4P à part entière estil nécessaire, ou une autre solution est-elle préférable? Quel est le but et quels sont les
objectifs à atteindre? Dans quelle mesure les intérêts (incitations) des différents acteurs
vont-ils dans le sens d’un objectif commun? Le partenariat répond-il à une demande durable
du marché? Comment toutes les parties vont-elles tirer des bénéfices/avantages du
partenariat? Justifier le bien-fondé d’un 4P exige d’évaluer les principaux défis et
opportunités auxquels il répondra et les principales incitations pour que chaque acteur
s'engage dans le partenariat de manière durable.
Figure 7 Justification du 4P sur base études de case étude
54
Identification et sélection de partenaires appropriés pour le 4P. Les partenaires
peuvent être choisis soit à l’issue d’un processus de mise en concurrence ou d’une procédure
rigoureuse de prospection et de vérification. Ce processus doit aussi circonscrire dès le
départ les besoins en renforcement des capacités des partenaires (en particulier les
producteurs) de manière à leur permettre de jouer le rôle qu’ils sont censés assumer au sein
du partenariat. Dans certains projets financés par le FIDA, les partenaires du secteur privé
ont déjà été choisis par le gouvernement, soit au moyen d'un protocole d’accord du FIDA ou
grâce à des activités d’un projet passé. Dans tous les cas, des critères transparents
d’éligibilité devront être formulés et évalués et seront intégrés dans la formulation des plans
d’affaires correspondants
Encadré. Critères d’éligibilité et de sélection des partenaires d’un 4P
Un savoir-faire et une expertise technique reconnus liés au produit et aux services
sélectionnés (exigence essentielle) La volonté d'investir des ressources humaines et
financières dans le 4P L’adhésion et l’engagement des petits producteurs impliqués dans le
plan d'affaires du 4P concrétisés par un accord formel (par exemple un contrat) Les
pratiques de production de l’entreprise et celles de ses petits producteurs fournisseurs sont
respectueuses de l'environnement et conformes aux normes sociales (travail, égalité des
sexes) La stratégie du partenaire n'est pas simplement axée sur les bénéfices à court terme,
mais sur des relations d'affaires à long terme et viables avec les producteurs; elle fait partie
intégrante de son modèle d'affaire plutôt que d’être une initiative de RSE Les producteurs
sont prêts à s'engager dans des relations commerciales stables et continues avec des
partenaires du secteur privé, au lieu de rechercher de façon opportuniste le meilleur acheteur
chaque saison Expérience avérée ou engagement formel du secteur privé à établir des
partenariats commerciaux avec de petits producteurs Dans le cas d’entreprises
internationales, capacité à travailler en partenariat avec les entreprises agroalimentaires et
les sociétés locales
Conduite d'une analyse de rentabilité du 4P. Une fois que le bien-fondé d’un 4P a été
clairement justifié et que les partenaires appropriés ont été identifiés et sélectionnés,
l'analyse de rentabilité du partenariat doit être élaborée et mise en forme. À cette fin, il
convient que producteurs et entreprises négocient et s'entendent sur le modèle d’affaires
qui scellera leur partenariat. Il peut s’agir d’un dispositif d'agriculture contractuelle, d’un
mécanisme de production en sous-traitance, d’un régime d'actionnariat de coentreprise, d’un
accord d’approvisionnement informel ou d’un modèle coopératif. D’autres partenaires
participant à la filière doivent également être inclus dans le partenariat.
Mobilisation de financements publics et privés et identification des besoins de
cofinancements/subvention des plans d’affaire. L'analyse de rentabilité d’un 4P doit
tenir compte de toutes les ressources financières nécessaires pour garantir la réussite du
partenariat, y compris: les services et les biens publics (comme le transport, les
infrastructures de marché, la formation et le renforcement des capacités); les biens semipublics (comme les actifs collectifs de production ou de transformation destinés aux petits
producteurs); ainsi que les fonds de roulement privés et les actifs des producteurs et des
partenaires privés. Le principe essentiel du modèle 4P consiste à utiliser les fonds publics
fournis par les gouvernements et le FIDA pour mobiliser des financements et des
investissements du secteur privé financier et agroalimentaire et des producteurs euxmêmes, l'objectif étant d'assurer la viabilité financière à long terme du 4P. L’identification
de ces financements publics prives se fera au sein des développements des plans d’affaire
qui devront identifier clairement les contributions de chacun et la viabilité économique de
long terme.
•2.2.2 Co-Financement et mise en œuvre des plans d'affaire en partenariat les acteurs
filières,
L'EFOSE soutiendra le cofinancement de plans d'affaires sélectionnés dans des pourcentages allant
de 100% pour les interventions liées à la graduation des plus vulnérables à 70% pour les plans
d'affaires soumis par des petites et moyennes entreprises. Les plans d'affaires seront évalués selon
un ensemble de critères qui incluent leur viabilité et leur pertinence pour les secteurs soutenus, en
55
termes d'emplois générés et d'avantages sociaux et environnementaux (résilience climatique, biointrants).
Dans les modalités de financement des plans d'affaires, le projet envisagera avec leurs promoteurs
(micro-entrepreneurs, coopératives, etc.) autant que possible la mobilisation d'autres sources de
financement visant à renforcer leur participation à travers le développement d'options
d'investissement en cofinancement pour le diaspora et l’utilisation de produits financiers adaptés
aux besoins locaux au sein des chaînes de valeur. Ces aménagements seront réalisés en
collaboration avec les institutions de microfinance, les groupements d'épargne et de crédit (MUSO),
les associations villageoises d'épargne et de crédit (AVEC), et plus généralement avec les organismes
et entreprises habilités.
Intervention 1: sélection des PA:
Le processus des plans d’affaires, de l’identification à la mise en œuvre, sera conduit de manière
à satisfaire les besoins des bénéficiaires tout en veillant à la pertinence et la cohérence avec les
priorités du projet EFOSE axées sur la sécurité alimentaire et la génération de revenus.
Les plans d’affaires seront sélectionnés en fonction des principaux critères suivants (i) la
pertinence et la contribution à l’alimentation et la nutrition ou à lever les contraintes identifiées
dans les chaines de valeur ; (ii) Portée par un bénéficiaire-cible du projet au nom d’une personne
morale légalement reconnue ; (iv) qui contribuent à améliorer les conditions de vie des
bénéficiaires et d’autres membres des groupes cibles de l’EFOSE ; (v) dont les besoins de
formation et de transfert de techniques et pratiques sont maîtrisables par les bénéficiaires, du
fait de la promotion faite par le projet EFOSE ; (vi) à caractère économique; (vii) respectueux de
l’environnement et contribuant à renforcer la résilience des bénéficiaires face aux effets du
changement climatique les plans d’affaires. Les PA présentées par les femmes et les jeunes seront
priorisés. Les critères de sélection accompagné d’un système de pointage seront raffinés dans le
manuel de sélection qui sera élaboré au démarrage du projet. Les PA dont la contrepartie de
l’entrepreneur provient d’un investissement de la diaspora auront la priorité par rapport aux
sources conventionnelles.
Tableau 15 Critères de ciblage des subventions principales des plans d’affaire
Activités projet à ciblage
direct
2.2.2 Capitalisation et
transitions (150%)
Cible
2.2.2 Subventions microentreprises et activités
génératrices de revenus à
90% subvention
Femmes (sous fenêtre
dédiée) 50%), jeunes ;
sans terre
2.2.2 Subvention macro
pour la transformation et
stockage
filières
(70%)
Coopératives et macroentreprises des filières
Femmes
plus
vulnérables
(pauvres
malheureux
selon
terminologie Haïtienne)
Critères
faisabilité
technique et économique
L’appui rapproché des
ménages
appuiera
d’abord la capitalisation
des ménages et assurera
activités
proposées ne sont pas
risquées et adaptées aux
ménages visés
Plan d’affaire montrant
potentiel
économique,
création
d’emploi
résilience risques,
Cofinancements
Existence légale ; Plan
d’affaire
montrant
potentiel
économique,
emploi ;
Cofinancement
56
Eligibilité sociale
Femmes
pauvreté
critères
Genre,
vulnérabilité ; localisation
Plan d’affaire montrant
bénéfices
pour
cibles
composante 1 et cobénéfice nutrition-CC &
environnement
Responsabilité
environnementale
sociale
incluant
gouvernance inclusive et
plan d’action pour le
genre / jeunes ;
Partenariat
avec
producteurs
coopératives
avec
négociation juste
2.2.2 Appui dédié à une
meilleure utilisation des
envois de fonds pour
financer des activités
économiques
Ménages ayant des liens
avec
diaspora
recevant des envois de
fonds
Les bénéficiaires des
envois de fonds seront
aidés à mieux utiliser
cette source de revenus
pour
constituer
épargne, accéder aux
services financiers et
établir
plans
d’affaires
s’inscrivant
dans les activités et
critères du projet.
Genre, réception de fonds
de parents établis à
l’étranger
Intervention 2> Finalisation des PA et partenariats publics/privés afférents
Les PA sélectionnées devront être consolidés au sein de partenariats publics privés signes par les
partenaires publics et prives de façon à ancrer les rôles, responsabilités, gouvernance et règles
d’utilisation des fonds de subvention
Négociation des rôles et des responsabilités L’établissement d’un partenariat exige du
temps pour instaurer la confiance entre les partenaires, comprendre les forces et les
faiblesses de chaque partenaire et apprendre à interagir plus efficacement. Ceci est
particulièrement important au début d'un 4P, mais l’engagement doit être continu; un
réajustement après deux ou trois cycles économiques est habituellement nécessaire. Au
cours du processus de négociation, les partenaires doivent s'entendre sur leurs rôles et
responsabilités respectifs, y compris la part des risques et des avantages de chaque
partenaire. Ces rôles incluront également le respect de normes sociales et
environnementales en règle avec le PESEC
Les mécanismes de gouvernance d’un 4P: résolution des différends, règles de
communication et gestion des risques. Cette composante implique la mise en place des
organes décisionnels internes et des règles internes que tous les partenaires du 4P (y
compris le secteur public et les bailleurs de fonds) s'engagent à respecter tout au long du
partenariat afin de faire face aux circonstances imprévues et d’orienter le 4P vers la
réalisation de ses objectifs. La gouvernance doit également inclure un mécanisme de
règlement des différends et des mesures d'atténuation des risques. Dans une certaine
mesure, le mécanisme de gouvernance est un des résultats du processus de négociation,
mais il n’est pas rare qu’il exige d’autres ajustements au cours de la mise en œuvre.
Règles d’utilisation des fonds Les subventions apportées par le projet peuvent financer :
l’achat d’équipement, les frais d’obtention de la reconnaissance légale pour le business,
achat de matières premières pour le premier cycle de production (activité de
transformation), de matériel y compris végétal comme semences (activités de pépinières)
services de prestataires spécifiques aux lancements des activités ; la garantie ou les frais
d’obtention de crédit auprès d’une institution financière. Les subventions du projet ne
peuvent pas être utilisées pour financer entre autres : l’achat ni frais d’affermage de
terrain, payer des salaires du bénéficiaire pour le travail investi dans le business, du fonds
de roulement, des équipements à usage personnel comme téléphone, ordinateur sauf si ceux
servent à rendre des services directs et rémunérés faisant l’objet de l’offre de service défini
dans le plan d’affaire. Les bénéficiaires doivent également assurer le respect des Règles de
passation de marché ‘’community procurement du FIDA’’ durant tout le cycle de mise en
œuvre des activités.
Intervention 3 Suivi/évaluation et audit
Un mécanisme de S-E mesurant les progrès accomplis vers la réalisation des
objectifs définis et la viabilité du modèle économique doit également être convenu et mis
en œuvre. Un S-E efficace sert aussi bien les besoins du projet du FIDA que l'analyse de
rentabilité du 4P, en garantissant une mise en œuvre harmonieuse et durable. Un bon
mécanisme de S-E mesure les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs fixés et met
en garde les partenaires des écarts par rapport à leurs objectifs.
57
Le prestataire de service apportera un apport de proximité aux entrepreneurs pour s’assurer
que les règles de passation de marché ‘’community procurement du FIDA’’ s’appliquent
durant tout le cycle de mise en œuvre des activités. Les spécialistes financiers et passation
de l’UGP porteront une attention particulière sur les plans d’affaires, notamment durant le
processus de sélection et d’approbation, par des audits ponctuels et au moment des missions
de supervision. Les plans d’affaires en exécution seront audités au moment des audits
internes et externes du projet. Le calendrier de présentation des rapports financiers sur
l’exécution des plans d’affaires sera précisé dans le manuel de mise en œuvre des plans
d’affaires qui sera élaboré au début de l’exécution du projet EFOSE.
Composante 4 Réponse RED en cas d'urgence et de catastrophe (RED)
Contexte
Même si les interventions agricoles résilientes au climat et de résilience climatique soutenues par le
projet réduiront la vulnérabilité à ces défis, leur efficacité ne sera observée qu’à moyen et long
terme. Entre-temps, des aléas et des urgences climatiques peuvent encore survenir, nécessitant un
amortissement et une sauvegarde des groupes cibles et des activités du projet grâce à un
financement supplémentaire. Enfin, Haïti est confronté à des risques majeurs qui peuvent aller audelà des capacités d'atténuation du projet et pour lesquels la population peut avoir besoin d'une
assistance immédiate compte tenu de sa très grande vulnérabilité. Dans le cas où l'un de ces
événements se produit et que tous les déclencheurs indiqués ci-dessous sont observés, ce
composant sera activé pour mettre en œuvre les activités spécifiques répertoriées dans cette section.
Cette composante se concentrera sur les activités de développement et le relèvement et non sur les
réponses humanitaires.
Budget et financement
Cette composante 4 propose une estimation forfaitaire, qui représente une proportion des ressources
éventuelles du projet. Cela représente jusqu'à 60% des imprévus physiques, soit environ 398 200
USD, dont 156 580 USD correspondent aux fonds du FIDA. Les catégories éligibles aux imprévus
physiques comprennent les travaux, les biens, les services et les intrants. La définition de
l’estimation forfaitaire de la composante RED et son alignement sur les ressources éventuelles seront
détaillés dans l'annexe 2 de l'accord de financement et dans le manuel de mise en œuvre du projet
(PIM). 12 De plus, au-delà de cette estimation initiale à partir des ressources contingentes, la
composante RED permet également une éventuelle réaffectation des ressources financières,
matérielles et humaines provenant d'autres catégories de dépenses. Les activités spécifiques qui
seront financées par les fonds réaffectés à la composante RED sont fonction des événements et de
la demande, conformément aux politiques du FIDA et aux critères mentionnés ci-dessous.
Déclencheurs
Cette composante peut être activée en cas de survenance d'un événement entraînant des impacts
majeurs sur la vie et les moyens de subsistance des groupes cibles. L'urgence la plus probable
susceptible de déclencher une telle situation comprend i) un climat destructeur majeur ou un
12
Dans l'annexe 2 de l'accord de financement du FIDA, la définition de la catégorie de financement « travaux »
définit l'infrastructure éligible au financement du FIDA. Le coût du projet comprend des estimations des
imprévus physiques pour les infrastructures au titre de la sous-composante 1.2 « Développement
d'infrastructures de production résilientes au climat » et de la sous-composante 2.1 « Amélioration du capital
de production, des pratiques agricoles et de l'état alimentaire et nutritionnel des familles ». Pour les imprévus
liés à la catégorie de dépenses « Travaux », sous SC 1.2, le type d'infrastructure est : les citernes d'eau, les
systèmes d'irrigation, ainsi que les travaux liés à la « restauration des bassins versants, à l'agriculture de
conservation et à la gestion des sols » - c'est-à-dire les structures physiques à protéger. zones critiques, terrasses,
réhabilitation des infrastructures routières vertes. Pour SC 2.1, les infrastructures correspondantes sont : les
infrastructures vertes et les fermes modèles gouvernementales. Concernant les imprévus dans la catégorie de
dépenses « Biens, services et intrants », sous SC 2.1, les imprévus concernent les paquets technologiques pour
la production agricole (diverses cultures et modèles) et la sécurité alimentaire et nutritionnelle ( jardin lakus ).
58
événement naturel détruisant les moyens de subsistance ou la résidence de la population cible
(ouragan ou tremblement de terre majeur) ; ii) des attaques majeures de ravageurs et de maladies
affectant les cultures/bétail et menaçant les moyens de subsistance ; iii) problème majeur de santé
ou d’insécurité alimentaire nécessitant une aide immédiate. Iv) des troubles civils majeurs entraînant
la destruction des infrastructures productives et des actifs de la population et des institutions ciblées.
Un lien de causalité entre la crise et/ou l’urgence éligible doit être présent pour déclencher la
composante. Par conséquent, l’urgence doit être liée à un événement qui a provoqué, ou est
susceptible de provoquer de manière imminente, un impact environnemental, économique et/ou
social négatif majeur. Plus précisément, l'activation se produira lors de la réalisation des
déclencheurs suivants:
Officielle d'une catastrophe naturelle ou d'une urgence par les autorités
gouvernementales compétentes sur la base de données vérifiées. Par exemple : Le
gouvernement annonce une situation d'urgence nationale ou régionale ; le service public
météorologique confirme de graves inondations dans certaines régions du pays ; le
service public de surveillance acridienne confirme la menace imminente ou la situation
d'une invasion acridienne constituant une menace sérieuse pour les récoltes.
Évaluations locales menées par les autorités locales, les ONG ou les organisations
communautaires pour identifier les impacts significatifs des événements sur les actifs et
les moyens de subsistance des ménages cibles, ainsi que sur les infrastructures rurales
de base dont ils dépendent (irrigation, routes, centres de formation BAC, etc.) ;
Une demande officielle du Gouvernement est soumise au FIDA pour activer la
composante RED
Le directeur pays aura le pouvoir délégué d’approuver le financement au titre de la composante
Portée des interventions proposées
Un comité spécifique composé du personnel du projet, des homologues du GoH ( y compris un
représentant de la protection civile ou d'une entité similaire qui coordonnera toute la réponse
humanitaire) et des représentants des bénéficiaires – hommes et femmes – sera créé pour élaborer
la proposition d'utilisation de la composante. . Les activités finançables s'appuieront sur les plans
d'urgence élaborés par le gouvernement local et seront coordonnées avec d'autres donateurs/projets
majeurs pour assurer les synergies et la complémentarité avec d'autres efforts. Le projet tirera les
leçons des expériences et pratiques réussies du réseau haïtien travaillant sur la résilience et la
sécurité climatique et du travail du FIDA visant à atténuer l'impact sur les moyens de subsistance
et la résilience pendant la crise du COVID-19 et d'autres crises majeures (y compris PURRACO) et
du travail du FIDA dans contexte de fragilité.
Les interventions doivent être liées au mandat du FIDA, à la zone du projet et aux bénéficiaires. Par
exemple, d'éventuelles activités de réhabilitation d'urgence ne peuvent être mises en œuvre que
dans la zone active du projet ciblé. La sélection des bénéficiaires sera effectuée sur la base de
critères de ciblage tels qu'élaborés dans le cadre du projet.
En gardant ces principes à l’esprit, les activités identifiées comprennent les interventions suivantes
qui font le plus souvent déjà partie des activités planifiées du projet.
Accès aux intrants pour reconstruire le patrimoine agricole et pouvoir s'engager
rapidement dans les activités agricoles sans perdre la saison agricole (semences,
nouveaux plants à récupérer des arbres détruits, médicaments pour le bétail et petit
stock et expansion du soutien du Jardin lakou,
Réparation/réhabilitation des équipements endommagés menaçant les moyens de
subsistance des personnes et les résultats du projet (c.-à-d. réhabilitation/réparation
des infrastructures essentielles à la production agricole et aux chaînes de valeur (telles
que les abris, les installations de stockage, les systèmes d'irrigation, les routes de
transport, les citernes d'eau).
59
Augmenter les investissements dans les programmes d'obtention du diplôme, y compris
un transfert minimal d'argent, d'actifs et de soins de santé, étant donné qu'une plus
grande partie de la population peut avoir besoin d'un transfert d'argent.
Soutenir les activités de sensibilisation et de formation du ministère de la Santé/des
situations d'urgence ou les activités d'évaluation rapide dans les communautés du projet
pour aider à répondre aux problèmes naturels/de santé liés au défrichement des terres
et aux abris centraux.
D'autres activités pourront être proposées par l'UGP après une évaluation détaillée des
besoins des bénéficiaires concernés. L’évaluation est éligible au financement sous ce
composant.
Toutes les activités seront examinées par rapport à l'évaluation détaillée de la vulnérabilité, de
l'impact et de l'adaptation et aux lignes directrices du SECAP afin de garantir leur pertinence et leur
conformité aux normes sociales et environnementales. En outre, la composante reconnaît
l'importance de la dimension de genre dans les catastrophes et cherche à impliquer les femmes dans
la prise de décision concernant l'allocation des ressources de la composante et parmi ses
bénéficiaires directs.
Suivi et connaissance
La proposition identifiera des indicateurs de réalisation et de résultats spécifiques, en s'appuyant
autant que possible sur le cadre logique du projet existant qui pourra être mis à jour. La référence
et les cibles des indicateurs seront déterminées lorsque la composante RED aura été déclenchée.
Les résultats de la composante seront systématiquement suivis avec des données ventilées par sexe
pour suivre l'impact de la réponse sur différents groupes de genre et les leçons apprises seront
intégrées pour les allocations futures afin d'assurer un impact maximal et d'éclairer la stratégie de
redressement d'Haïti.
Modalités opérationnelles et modalités de mise en œuvre :
Le comité mis en place pour formuler la proposition d'action sera également impliqué dans la
gouvernance de sa mise en œuvre et de son suivi afin de garantir un mécanisme de retour
d'information et un engagement des parties prenantes plus constants. En outre, le projet participera
également à un groupe de travail spécifique ou à une table ronde qui pourrait être mise en place
pour coordonner la réponse.
Le FIDA fournira un appui technique dédié pour expliquer le processus et garantir qu'il répond aux
exigences du FIDA et bénéficie des enseignements tirés de l'action du FIDA dans les situations de
fragilité.
Les principaux principes opérationnels comprennent:
Les activités d'urgence seront mises en œuvre à travers la structure de projet existante en
étant incluses dans chaque PTBA annuel ainsi que dans le suivi et les rapports financiers.
Pour accélérer la réponse, la mise en œuvre se fera autant que possible par le biais de
partenariats de mise en œuvre existants et/ou de prestataires de services, en suivant les
procédures stipulées dans le manuel de passation des marchés du FAD, à la section 1.1
« Écarts ». Dans ce cas, les propositions seront élaborées par le Projet et la situation sera
évaluée par le FIDA afin de décider de la meilleure voie à suivre. Celles-ci peuvent inclure
les procédures simplifiées de passation des marchés (FCAS) qui sont applicables aux projets
nationaux.
liés à la passation des marchés, aux garanties et aux aspects fiduciaires ont été pris en
compte dans le PIM et seront encore affinés au cours de la mise en œuvre en élaborant un
manuel/une annexe dédié aux opérations d'intervention d'urgence 13avec le ciblage, la
gestion, la gestion financière, la passation des marchés, les sauvegardes, le S&E et toute
autre disposition de mise en œuvre nécessaire.
Guide pour la mise en œuvre des activités de transformation des normes liées au genre,
l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes et l’amélioration de la
sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre du projet EFOSE.
Objectifs du projet
13
Basé sur le nouveau document sur l'approche du FIDA en matière de fragilité (en cours d'élaboration)
60
Le projet EFOSE adoptera une approche intégrée pour transformer les relations entre les hommes
et les femmes. Cette perspective vise à transformer les relations de pouvoir inégales façonnées par
les structures, les normes, les pratiques patriarcales et à renforcer les capacités des femmes en
élargissant leurs espaces de prise de décision, dans les sphères sociales, familiales et
institutionnelles. Conformément à la stratégie du FIDA en matière d’égalité des genres et
d’autonomisation des femmes, le projet visera à:
i) promouvoir l’autonomisation socio-économique des femmes à travers des activités favorisant leur
sécurité alimentaire et leur nutrition, l’équité, leur accès à l’éducation, notamment l’éducation
financière et nutritionnelle, aux intrants de production et outils de transformation et en renforçant
leurs capacités tant sur le plan de la production que pour des activités de transformation et
commercialisation génératrices de revenus.
ii) Favoriser la participation des femmes au sein des organisations rurales, coopératives et
organisations de productions avant que leur voix compte dans les prises de décision.
iii) Sensibiliser à travers différents points d’entrée afin que les charges de travail et le partage des
avantages économiques et sociaux soient plus équitables entre les femmes et les hommes.
L’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition des communautés ciblés par le projet
constitue également un objectif clé du projet. Pour y parvenir, EFOSE se concentrera sur des activités
visant à augmenter la production agricole de manière diversifiée, combiné à des actions visant les
changements de comportement sur le plan nutritionnel et de l’hygiène. Ces activités seront en
synergie avec les activités genre et les communautés les plus vulnérables seront priorisées.
Les jeunes, en particulier les jeunes femmes, feront l’objet d’une attention particulière et seront
ciblés pour les activités d’autonomisation socio-économique, de renforcement des capacités, de
participation à la prise de décision dans les systèmes de gouvernance locaux et les organisations et
coopératives.
Les femmes devront représentées au moins 42% des bénéficiaires et les jeunes 15%.
Selon les terminologies du FIDA, le projet sera transformateur des normes liées au genre et sensible
à la nutrition.
Les éléments de contexte sont fournis dans la note PESEC et le corps de rapport de conception du
projet.
Activités
Autonomisation socio-économique et renforcement des capacités
a) EFOSE appuiera environ 15 associations de femmes et jeunes femmes générant peu de
revenus dans la commune de Belle-Anse, afin de les accompagner dans leurs activités
économiques et améliorer leurs revenus (composante 2.2). Le soutien sera ciblé par un don
en petit matériel pour faciliter la transformation et la commercialisation de leurs produits,
ayant un intérêt nutritionnel particulier. Cette activité viendra en complément des activités
menées par la FAO dans le cadre de son programme d’autonomisation des femmes
“Autonomisation socio-économique des femmes rurales” mis en place depuis 2020 dans les
communes de Belle-Anse et Thiotte. Les contributions du projet se feront en infrastructure,
notamment : construction de locaux adaptés, kits solaires et structure de stockage
(notamment frigos) et viseront notamment les organisations de femmes se dédiant au
séchage et à la conversation du poisson, du maïs, des fruits, fruits à coque, épices, ou encore
l’élevage. Le ou la responsable en inclusion sociale devra en premier lieu constituer un
mapping des organisations, recenser leurs besoins pour ensuite déterminer le ciblage (voir
partie d ci-dessous). Cette démarche pourra se faire dans le cadre de l’évaluation
participative du diagnostic territorial (sous composante 1.1.2) qui recensera les contraintes
et opportunités sociales, climatiques et économiques des territoires ciblés. Par ailleurs les
61
études sous-jacentes aux diagnostic territorial joueront un rôle important pour pouvoir
affiner les activités de cette sous-composante 2.2. En effet, l’étude complémentaire
d’opportunités d’affaires pour les micros, petites et moyennes entreprises (voir sous
composante 1.1.2), permettra i) de recenser la présence et les contraintes et opportunités
propres aux jeunes et aux femmes, et ii) d’affiner la compréhension des besoins qui leur
sont propres. Par ailleurs, cette même étude devra également aider à déterminer les
opportunités de soutien aux filières présentant des avantages nutritifs pertinents pour
répondre aux besoins nutritionnels des communautés locales. Ce travail se fera coopération
avec la FAO et les acteurs locaux pertinents, notamment la DDA et les BACs et le ou la
coordinatrice du ministère de la condition féminine pour le Sud-Est.
b) L’approche « Graduation », initiée par l’organisation locale Fonkoze avec la contribution du
Programme Alimentaire Mondial (PMA) dans le cadre de la politique de protection sociale
Haïtienne, sera également mise en œuvre dans le cadre du projet EFOSE, en ciblant environ
600 femmes et jeunes femmes. L’accompagnement se déroule sur une période de 18 mois
et comprendra plusieurs volets complémentaires visant l’autonomisation socio-économique
des participantes pour une sortie de l’extrême pauvreté. Ces activités comprennent
notamment du coaching (pour par exemple la gestion des ressources, favoriser l’estime de
soi, aider à la prise de décision), accompagné d’un transfert monétaire sur 6 mois pour la
dotation d’actifs. Le programme inclus également un appui pour améliorer l’accès à l’eau
potable, accéder à des soins de santé et bénéficier d’un accompagnement en éducation
financière. Le ciblage sera déterminé selon les critères prévue par la stratégie du projet
EFOSE, en collaboration étroite entre l’UGP (notamment le responsable inclusion sociale) et
le prestataire de service (i.e Fonkoze, ou autre partenaire identifié au moment de la
passation de marché).
La composante 2.2 inclura également un volet d’éducation financière qui se destinera à
plusieurs profils de ménages avec un ciblage particulier pour atteindre les femmes et les
jeunes. Une attention particulière sera accordée aux ménages recevant des envois de fonds
et ou liés à la diaspora afin de les intégrer dans les dispositifs de financements du projet et
renforcer leur inclusion et résilience financière. Ces activités seront étalées sur toute la durée
du projet, et l’accompagnement se déroulera sur une durée estimée de deux ans.
Résultats principaux attendus: i) le ciblage est respecté ii) augmentation des revenus iii)
amélioration de l’estime de soi et amélioration de l’autonomie (calculé à partir de l’indicateur PROWEAI).
Changer les comportements, favoriser la participation des femmes et des jeunes dans les
prises de décision et fonder les activités économiques sur plus d’équité entre les hommes et
les femmes.
L’activité clé pour parvenir à des changements au niveau des normes, se posant comme limitantes
à l’émancipation des femmes, sera mis en œuvre dans le cadre de la composante 2.2 du projet.
L’ambition est de mettre en œuvre la méthodologie «Cerrando brecha» (refermer la brèche) initiée
en 2003 et appliquée dans le cadre de plusieurs projets du FIDA dans différents pays d’Amérique
Centrale et du Sud (Honduras, Guatemala, Salvador, Bolivie, Equateur, Argentine, République
Dominicaine). Cette méthodologie vise à renforcer les capacités, mettant à disposition des outils et
des procédures guidant la réflexion et l’analyse des différentes entre les hommes et les femmes.
Pour pouvoir la mettre en œuvre dans le cadre du projet, il conviendra d’identifier une dizaine
d’organisations ou coopératives mixtes (avec un minimum de 30 à 40% de femmes idéalement) qui
bénéficieront des activités de développement des plans d’affaires dans le cadre de la composante
2.2. Une fois les organisations identifiées, celles-ci devront: i) se familiariser avec les concepts de
base pour l'application de l'approche de l'égalité des sexes dans le travail avec les organisations
rurales; ii) maîtriser les principes de base de la facilitation des processus participatifs; iii) connaître
la méthodologie et les outils contenus dans le manuel didactique de formation. Au démarrage, un
exercice d'application de la méthodologie et des outils sera appliqué dans une organisation
sélectionnée (test).
62
Chaque organisation devra désigner deux facilitateurs au début du processus. Il est recommandé de
désigner en priorité des jeunes (un homme et une femme), ayant un niveau d’éducation leur
permettant d’être à l’aise à l’oral et à l’écrit et pour des calculs mathématiques simples. La première
étape de l’exercice consistera ensuite à identifier les écarts existants entre les hommes et les femmes
au sein de l’organisation (à l’aide d’un questionnaire existant). Une fois ces écarts identifiés les
facilitateurs organiseront des échanges pour proposer un plan d’actions (leadership, utilisation du
temps, utilisation des revenus) permettant d’y remédier. Les facilitateurs devront particulièrement
maitriser les principes de base pour l’application du focus sur les inégalités de genre dans les
organisations rurales, maitriser les principes de facilitations dans le cadre de processus participatif,
connaitre la méthodologie et les outils du Manuel didactique de la méthodologie et suivront donc
une formation avant le démarrage.
Le manuel didactique devra être traduit en créole et sera mis à disposition du responsable en
inclusion sociale qui pourra bénéficier, sur demande, d’un appui du FIDA pour être former à la
méthodologie. La formation et le suivi post formation des facilitateurs se fera pour durer de 7 jours
par une spécialiste recruté pour ce faire.
Production et nutrition: Le projet prévoit un appui spécifique destiné aux groupes les plus
vulnérables pour enclencher de nouvelles pratiques, tant sur le plan des stratégies familiales de
production que sur le plan des habitudes alimentaires et d’hygiène. Dans le cadre de la
composante 2.1, des activités d’appui technique sont budgétées pour la mise en place ou la
restauration de jardins lakous accompagné de dotations en petit équipement visant à réduire la
charge de travail. En suivant les critères de ciblage établi par la stratégie du projet, le responsable
en inclusion sociale sera chargé d’orienter le prestataire de service pour le suivi de ces critères.
Cette activité se destine en priorité aux femmes cheffes de familles intéressées (avec un objectif
qu’elles constituent environ 70% des bénéficiaires de l’activité), les jeunes (15% des participants a
minima) et les hommes (15%).
L’activité visera à diversifier la production familiale, notamment avec des espèces négligées et sousutilisés nutritives, pouvant être identifiées dans le cadre des activités de recherche adaptive mises
en œuvre par le projet (activité de la sous composante 2.1 également). L’assistance technique devra,
à terme, permettre aux familles de gérer leur jardin en autonomie, sachant que la production a pour
but premier la diversification du régime alimentaire. L’accompagnement (assistance technique) sera
à la fois effectué en groupe (au niveau des communes) et personnalisé (visites à domicile pour
assistance technique et dotations/utilisation du matériel). En outre, les surplus pourront également
être commercialisés pour générer des revenus. Parmi ces familles, celles ne bénéficiant pas d’un
accès à l’eau potable seront identifiées pour bénéficier des citernes communautaires ou des citernes
familiales (sous composante 1.3) ; cet accès devant être assurés pour permettre la mise en place
des mesures d’hygiène promues lors des sessions de sensibilisation.
Par ailleurs, le responsable en inclusion sociale devra notamment porter une vigilance à la possibilité
d’intégrer des participantes graduées à la fin du projet (description de l’approche graduation décrite
précédemment) à cette activité, si les actifs acquis (e.g. lopin de terre) le permettent.
Nutrition, hygiène, et préparation: En complément des jardins lakous, les 3 500 participants auront
accès à différents évènements de sensibilisation aux bonnes pratiques en matière d’hygiène
et de nutrition (diversité des repas, cuisson et préparation). Au total, 34 sessions de formations
seront organisées dans les sections communales priorisés pour les jardins lakous. Des s
essions plus
ludiques (au nombre de 34 également), tel que des ateliers de cuisine et des quiz autour de la
nutrition seront également organisées afin d’approfondir ou de mettre en œuvre ces connaissances.
Pour ces activités, le responsable en inclusion sociale sera également en charge d’identifier un
prestataire de service expérimenté. Les enquêtes de référence (score de diversité alimentaire des
femmes – MDDW et CAP – voir section suivi et évaluation) devront permettre de préciser les besoins
nutritifs spécifiques ainsi que les besoins en formation (hygiène, nutrition). Elles seront donc clés
pour définir avec plus de précision leur contenu et il est donc impératif de les réaliser avant le
démarrage du projet.
63
Nutrition, hygiène et genre: Le projet visera également à enclencher des changements durables en
intervenant dans les écoles. Dans le cadre d’un partenariat avec le PAM sur son programme des
cantines scolaires, lequel vise une transition progressive des achats centralisés (achats
internationaux) vers des achats décentralisés (achats locaux) dans le Sud-est, le FIDA apportera un
financement visant à renouveler des ateliers de communication pour le changement des
comportements. Ces ateliers se tiendront dans une dizaine d’écoles où élèves, parents, instituteurs
et personnel pédagogique pourront renforcer leurs connaissances en matière de préparation des
repas, d’hygiène de santé, de nutrition et d’égalité des genres. Cette activité se mettra en œuvre
sur une durée d'un à deux ans (avec des démarrages possibles entre l’année 2 et l’année 4) à partir
d’un contenu pédagogique créatif (théâtre, diffusions radios, ateliers, ateliers cuisine, jeux,
mentoring) déjà expérimentés dans d’autres départements du pays. Le ciblage des écoles devra se
faire avec le PAM et les acteurs locaux : les DDA, BAC, les directions départementales du programme
des cantines scolaires, les DDE, tout comme l’identification du prestataire de service.
Il est attendu de cette activité: i) qu’elle insuffle une certaine confiance aux enfants afin qu’il se
sentent agents actifs de leur propre développement; ii) qu’elles améliorent les attitudes à l’égard
des filles et des femmes; et iii) des changements de comportement vers une meilleure hygiène et
une meilleure nutrition parmi les participants.
Inégalités de genre et violences faites aux femmes: Les violences faites aux femmes restant un
problème de société majeur en Haïti (voir note PESEC du projet), une campagne contre les violences
sexistes sera lancée au cours du projet. Sa mise en place passera par le recrutement d’une
organisation locale spécialisée sur le sujet et bien implantée dans le département (e.g Fanm
Désidée). Le responsable en inclusion sociale sera responsable d’étudier les propositions émises
suites à l’appel d’offre et d’assurer le suivi de la campagne en est recensant la portée et les impacts
palpables.
Enfin le projet explorera la faisabilité de mettre en place des clubs d’écoute Dimitra, projet phare de
la FAO, en partenariat avec des radios locales (sous composante 1.1). Les clubs seront initiés dans
une dizaine de sous communes pour un accompagnement de 18 mois. Leur fonctionnement
participera à déconstruire les normes sociales par le dialogue, l’action collective et la communication
qui s’établiront à travers ces clubs communautaires inclusifs. L’autonomisation des femmes, les
violences sexistes et la nutrition seront des thématiques clés à aborder.
En collaboration avec la FAO, le responsable en inclusion sociale aura à charge d’identifier un
prestataire de service responsable de leur animation (tout en sachant que les clubs ont pour vocation
à fonctionner d’eux-mêmes sur le long terme).
Toujours dans le cadre de la sous-composante 1.1, le renforcement de gouvernance des systèmes
alimentaires locaux, avec la mise en place de mécanismes multi-acteurs à l’échelle du département
pour la planification, la coordination et le suivi des actions, se fera en assurant une participation
suffisante des femmes et des jeunes (minimum de 42% et 15% respectivement). La stratégie
d’inclusion sociale que développera le spécialiste de l’UGP devra dresser un état des lieux de leur
représentation au sein des institutions locales puis établir une approche qui permette de la renforcer.
Orientations générales pour la mise en œuvre
Pour garantir l’attention à porter aux thèmes transversaux dès le début du projet, il est
recommandé de:
Veiller à compléter les études et mapping nécessaires permettant d’identifier les groupes
prioritaires et leurs besoins spécifiques dès le début du projet
Développer une stratégie pour la mise en œuvre des activités prévues de manière intégrée
en suivant la stratégie de ciblage du projet
Veiller à ce que l’équipe du projet soit sensibilisée aux thématiques transversales et les
considèrent dans leurs activités respectives
Respecter l’affectation du budget
Suivre la bonne intégration des indicateurs du projet pour assurer le suivi et l’évaluation des
acquis.
64
Suivi et Evaluation
Les indicateurs ici décrits font partie du cadre logique du projet. Le projet prévoit trois indicateurs
permettant de suivre les résultats en matière de nutrition et un indicateur permettant de mesurer
les progrès en matière d’autonomisation.
Nutrition:
i) un indicateur de produit qui mesure le nombre de personnes bénéficiant directement des
activités de nutrition (indicateur 1.1.8) et deux indicateurs de résultats, l’un mesurant le score de
diversité alimentaire des femmes (pourcentage de femmes interrogés ayant consommé au moins 5
groupes différents d’aliments) – indicateur 1.2.8 du cadre de résultat – et l’autre, la part des
ménages ayant améliorer leurs connaissances, attitude et pratiques (CAP) en matière de nutrition
(indicateur 1.2.9). L’indicateur 1.2.8 est un indicateur indirect (basé sur la consommation d’un
groupe spécifique, les femmes en âge de procréer, susceptibles d’être plus vulnérables sur le plan
nutritionnel) permettant de déterminer l’adéquation de l’apport nutritionnelle au niveau des
membres du ménage. Il permettra donc de déterminer si les activités du projet ont eu un effet
positif sur leur diversification alimentaire. L’indicateur CAP est pertinent dans le cadre de ce projet
car il permet de mesurer les effets de l’éducation nutritionnelle sur les changements de
comportements et les effets des activités d’apport en infrastructures en eau (sous-composante
1.3, en lien avec les jardins lakous). Au-delà des pratiques d’alimentation le questionnaire CAP
permet d’évaluer les effets au niveau de l’hygiène et de l’assainissement en eau.
Le nombre total de personne devant recevoir un appui direct pour l’amélioration de leur nutrition
est estimé à 3500 personnes. Ce nombre correspond au nombre de personnes devant participer
aux jardins lakous (composante 2.1) qui seront également les bénéficiaires ciblés pour les activités
d’éducation nutritionnelle de la composante 2.1. A ce nombre s’ajoute les bénéficiaires des
activités de production (« paquets techniques ») établi à environ 15 000 personnes. Ces activités
visent des filières variées tel que les produits maraichers, le petit bétail, l’apiculture. Au début de
la mise en œuvre, le responsable nutrition et inclusion sociale, devra confirmer la faisabilité du
ciblage (critères de genre, d’âge et de vulnérabilité tels que défini dans la stratégie du ciblage du
rapport de conception).
Au niveau des indicateurs de résultats, l’étude de référence à réaliser avant la mise en œuvre
permettra d’infirmer ou de confirmer les objectifs de mi-parcours et fin de parcours établi dans le
cadre logique pour les indicateurs de diversité alimentaire des femmes (MDDW) et CAP. C’est-àdire que si l’étude de référence donne des scores faibles (entre 10 et 20%) les objectifs pourront
être revus à la baisse et vice versa (voir cibles du cadre logique). Le responsable M&E devra
bénéficier d’une assistance technique en début de projet afin de comprendre la méthodologie
propre à ces deux indicateurs.
Il est à noté que les bénéficiaires de l’activité prévu pour les changements de comportement en
partenariat pour le PAM n’ont pas été comptabilisé à la conception du projet en l’absence de
données précises concernant les 10 écoles qui seront ciblées. Le responsable en nutrition et
inclusion sociale pourra donc inclure le nombre de bénéficiaires supplémentaires pour le calcul des
trois indicateurs nutrition, une fois l’identification faite, sauf si ces bénéficiaires participent déjà à
d’autres activités.
Autonomisation:
Le responsable M&E en collaboration avec le responsable nutrition/inclusion sociale, devra
également assurer le suivi de l’indicateur d’autonomisation du FIDA (nombre de personnes
présentant une amélioration de l’autonomisation), qui est un indicateur fondé sur l’indice de
l’autonomisation des femmes dans l’agriculture au niveau des projets (appelé PRO-WEAI). Cet
indicateur vise à mesurer l’évolution, entre l’étude de référence, l’enquête de mi-parcours e
t
l’étude finale, de l’évolution de trois dimensions qui sont les ressources, la capacité d’action, et les
réalisations. Il est indispensable que les enquêtes désagrègent les résultats par genre, et par âge,
65
afin de mesurer les écarts, entre femmes, hommes et jeunes. Un questionnaire spécifique et une
ligne budgétaire spécifique sont prévus pour le recueil de ces informations.
Budget
Tableau 16 budget indicatif des activities genre et nutrition
Catégorie
Activité
Budget (USD)
Genre
« Cerrando brechas »
$30 000
Genre
Clubs Dimitras
$15 000
Genre
Campagne GBV
$19 120
Genre
Programme de graduation
$728 520
Genre
Entrepreneuriat pour les femmes
$150 000
Genre/Nutrition
Spécialiste inclusion sociale
$287 000
Sous total
$1 229 640
Nutrition
jardins lakous
$525 000
Nutrition
ToT sessions nutrition gendre environnement
$12 500
Nutrition
Formation jardin lakous
$87 500
Nutrition
Démonstrations culinaires et Quizz
$36 000
Nutrition
Ateliers SBCC (PAM/FIDA) genre nutrition hygiène
$50 000
Sous total
$711 000
Total
$1 940 640
Composante 3: Cadre organisationnel et d’execution
Gestion et coordination du projet
1, Le ministère de L´Économie et des Finances : Le MEF sera le responsable principal pour la mise
en œuvre du Projet EFOSE. Au nom de l´état Haïtien, il signera l´accord de don avec le FIDA. Le
MEF délègue la responsabilité pour l´exécution financière et technique des activités à l´Unité
Technique d´Exécution de projet (UTE), créé par le MEF pour l´exécution des projets financés par
des organisations internationales. L´UTE sera responsable de l´exécution financière, la passation
des marchés et le Suivi des activités du Projet. L’UTE a mis en place plusieurs divisions
opérationnelles pour l´exécution des projets : a) une direction exécutive qui assure la coordination
générale de toutes les divisions, b) une division administrative et financière qui assure les finances,
c) une division de passation de Gestion et Passation de Marché Publics, e) une division de suivi et
évaluation qui fait les suivis des activités et prépare les reportages, f) une division de sauvegarde
environnemental et g) une division de communication et de gestions de savoirs (voir Manuel
procedures UTE pour plus de détail).
Unité de Gestion de Projet: à l’instar des autres projets exécutés par l´UTE, une unité de Gestion
de Projet sera mise en place pour assurer la gestion et la coordination de l’EFOSE. Elle sera composée
des spécialistes qui seront recrutés sur concours : a) coordinateur/tric de Projet, b) spécialiste en
Passation de Marché, c) Spécialiste Financier, d) spécialiste en Suivi et Évaluation f) Spécialiste en
Ciblage, genre, jeunesse et Nutrition, g un spécialiste du climat social et environnemental et.
D’autres experts/es de l’UTE pourront donner un accompagnement à ceux des unités de projet.
1. Décentralisation: La coordination technique, ainsi que les experts thématiques seront basées
dans le Sud-est pour assurer une exécution effective et la coordination nécessaire avec tous
les acteurs du territoire.
2. Processus d’intégration d´une unité de gestion de Programme á l´intérieur de L´UTE : Le
personnel actuel du Projet d´Economie Bleue Inclusive, projet exécuté par L´UTE serviront
de mentor pour le personnel de L´EFOSE. Cette stratégie vise á valoriser les expériences et
leçons apprises dans l´exécution des Projets FIDA à l´UTE. Graduellement, on pourra penser
á l´installation d´une unité de programme FIDA au sein de L´UTE. Au besoin et dans le
souci de minimiser les retards de démarrage de l’EFOSE, l´UTE peut faire des transferts des
personnels de l’IBE au projet EFOSE. Pour l´élaboration des documents cadres de mise en
66
3.
4.
5.
6.
7.
œuvre de l´EFOSE, le personnel de l´UTE et l´IBE appuieront de manière proactive la
formulation, adaptation des manuels de mise en œuvre.
Pour faciliter la mise en œuvre d'EFOSE sur le terrain, le projet propose une alliance publicprivé entre les acteurs suivants : i) le MARNDR, qui assurera le suivi et le suivi des activités
en tant que partenaire de mise en œuvre ; ii) la CROSE qui se chargera de la mise en œuvre
de la plupart des activités de production, d'irrigation et de commercialisation ; iii) l'ACDED,
qui produira les citernes nécessaires aux activités d'irrigation ; iv) FONKOZE, qui a de
l'expérience dans la mise en œuvre du programme de fin d'études dans la région du SudEst. V) Fanm Deside peut notamment soutenir la mise en œuvre d'activités de genre et de
nutrition sur le terrain, en s'appuyant sur son vaste réseau de groupes de femmes et son
expérience existante dans les campagnes de genre, le jardinage familial, les activités
génératrices de revenus et l'obtention du diplôme. AYITIKA et CaféLux fourniront un soutien
technique pour la production, transformation et commercialisation des produits
agroforestiers à base de cacao et de café. Enfin, le projet tirera parti du partenariat existant
entre le FIDA, le PAM et la FAO pour renforcer la fourniture de données, d'orientations, de
partenariats pertinents et d'assistance technique au projet dans les domaines d'expertise
spécifiques du PAM et de la FAO (voir annexe 14).
Un protocole d'accord (MoU) ou d'accord (MoA), selon l'accord, qui définit les responsabilités,
obligations et devoirs des partenaires sera signé entre les organisations de mise en œuvre
et l'UGP. Dans ce protocole d´accord il sera défini très clairement les résultats escomptés
(en accord avec les indicateurs du Cadre logique), le temps nécessaire pour produire ces
résultats et impacts, et aussi le Budget nécessaire pour conduire ces activités. Dans le
budget, il faudra des détails clairs entre les couts de gestion et les couts directs des biens,
services et matériels. Dans le cas d'accords avec des entités privées, il convient de veiller à
garantir un certain niveau d'engagement de la part de ces entités même après la clôture du
projet, afin que tout financement direct via le projet ne soit pas absorbé comme un gain
privé. Cela peut être fait par le transfert de tout MoU/MoA applicable directement au MEF ou
au MARNDR pour le suivi en aval des investissements/financements effectués via EFOSE.
En outre de ces acteurs de mise en œuvre, il est prévu l’implication des fournisseurs de
biens, produits et services pour la provision des intrants nécessaires pour la réalisation des
activités.
Un comité de Pilotage constitué par les acteurs d´exécution, de mise en œuvre et autres
acteurs importants du secteur de la production alimentaire et de la sécurité alimentaire sera
forme- EFOSE sera intégré dans la table sectorielle de Sécurité alimentaire du Sud Est.
Compte tenu le contexte de vulnérabilité climatique qui prévaut dans cet espace
géographique il est prévu la participation de l’UGP dans le comité départemental de Gestion
de Risque. EFOSE maintiendra une relation de proximité avec la Direction de Protection
civile du Sud ’est, laquelle est l’institution nationale en charge de la gestion et prévention
des Risque en Haïti.
Approche de l'aide au développement rural axée sur les personnes et les communautés :
Lorsque nous abordons le processus d'accompagnement et d'assistance du projet EFOSE,
nous devons toujours placer les personnes et les communautés au centre. En d'autres
termes, tous les prestataires de services doivent adapter leurs services au temps et au
calendrier des protagonistes. Les prestataires de services doivent s'harmoniser les uns avec
les autres afin d'éviter les doublons, les contradictions et, surtout, de trouver un équilibre
entre le temps que les protagonistes consacrent aux activités du projet et leurs propres
activités quotidiennes. De même, les calendriers des activités de formation et
d'assistance
technique doivent tenir compte du fait que les femmes ont souvent le rôle de préparer la
nourriture pour leur famille.
L´Unité de gestion du Projet jouera le rôle de superviseur des organismes de mise en œuvre,
et aura la charge de la validation des biens, produits, matériels et services offerts aux
ménages pour les autres organismes de mise en œuvre. En outre elle assurera que
l’harmonisation et coordination entre les différents prestataires de service pour éviter que
les communautés soient les protagonistes principaux des activités du projet. Dans la mesure
du possible, dans chaque communauté ou section communale, il y aura deux leaders
paysans (un homme et une femme), en représentation des intérêts collectifs des
communautés et s´assurer aussi que les biens et services sont de la qualité promise. Un
autre rôle important de ces leaders paysans c´est de contribuer á donner une vision
67
collective du processus de développement rural inclusif, en s´assurant que les plus
vulnérables sont inclus, que les critères d´éligibilité sont appliqués et que les bénéficiaires
apportent aussi leurs contributions
cteurs pr és ere
coopera es anques
Departement
crose
Femmedec de
acdep
Coord nateurs techn que
ressources
personnes
Coord na on su
mensue
e a ora on curr cu um
Commune
50 un or ngen eur
17 ec on sous
communa e
C usters
techn ca o cer
232 ersonnes ressources communtautés
armers agr preneurs
c uster thema que regroupant groupes
acteurs communautés
Communauté
roupes
er ce nput
pro derp a ntu e
roupes
er ce nput
pro derp a ntu e
18 000 ménages
Gestion financière, passation des marchés et gouvernance
Gestion financière
Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) délègue la responsabilité de l'exécution financière
et technique des activités à l'Unité Technique d'Exécution des Projets (UTE), créée par le MEF pour
l'exécution des projets financés par des organisations internationales. L'UTE est responsable de
l'exécution financière, de la passation des marchés et du suivi des activités du projet.
Pour atténuer le risque existant de rotation élevée du personnel en s'appuyant sur les enseignements
tirés de l'expérience, l'EFOSE vise à consolider l'UTE déjà existante au sein du MEF et à créer une
unité dédiée à la mise en œuvre des projets du FIDA qui aura la responsabilité fiduciaire pour le
Projet d'Économie Bleue Incluse (I-BE) et l'EFOSE. À cette fin, en coordination et en validation
interne avec le ministère des finances, une structure innovante est proposée pour la gestion
financière, consistant à cofinancer les postes de gestion existants tout en cherchant à créer une
nouvelle capacité opérationnelle avec des postes moins spécialisés. De cette manière, la gestion
financière pourra bénéficier de l'expertise d'un personnel qualifié ayant une expérience avérée dans
la gestion de projets et qui est déjà sous contrat actif. En outre, les économies générées par le
recrutement de nouveaux personnel très qualifié seront utilisées pour cofinancer le personnel
existant, en prolongeant leurs contrats aussi longtemps que nécessaire pour couvrir la mise en
œuvre complète du projet EFOSE. Cette modalité permettra également d'ajuster facilement la charge
de travail du personnel permanent en engageant temporairement du personnel moins qualifié,
comme des assistants comptables ou des assistants financiers, pendant les périodes de pointe de la
mise en œuvre du projet.
Plus précisément, le COSTAB proposé prévoit le recrutement d'un seul nouveau spécialiste, un
'Assistant financier', qui fournirá des services à la fois au projet EFOSE et au projet I-BE existant.
En outre, il est prévu que l'EFOSE contribue au paiement des spécialistes 'Responsable Financier' et
'Comptable', ces derniers étant actuellement salariés et payés avec des fonds du projet I-BE. Dans
68
ce cas, la contribution de l'EFOSE sera essentielle pour assurer la continuité de ces spécialistes
pendant toute la durée de vie de l'EFOSE. Enfin, une contribution stratégique plus modeste (15%)
est également prévue pour les salaires du 'Chef des services comptables de l'UTE' et du 'Chef des
services financiers de l'UTE'.
Passation des marchés
En Haïti, la loi principale régissant les marchés publics est la Loi du 10 Juin 2009. Cette loi vise à
réglementer les procédures d'achat public, à assurer la transparence, l'équité et la concurrence dans
le processus de passation de marchés du gouvernement. Au fil des années, de nouveaux décrets et
autres documents législatifs ont également été publiés à titre d'informations complémentaires sur
différents sujets connexes.
Cependant, les lois nationales ne sont toujours pas jugées suffisamment complètes et il est donc
recommandé que le projet applique les procédures, méthodes, directives et documents standard de
passation de marchés du FIDA, y compris le Guide Pratique sur la Passation de Marchés.
En raison du contexte national actuel, il a été décidé que les "Procédures simplifiées de passation de
marchés pour les situations fragiles et affectées par un conflit" seront applicables pour le projet.
Cette décision découle de la nécessité de s'adapter à la conjoncture nationale qui présente des défis
particuliers. En mettant en œuvre ces procédures simplifiées, le projet cherche à renforcer sa
capacité d'adaptation et à assurer une mise en œuvre réussie malgré les défis inhérents aux
situations fragiles et aux contextes de conflit.
Les seuils suivants et les méthodes applicables sont basés sur la lettre d'accords de passation des
marchés du projet (Project Procurement Arrangements letter - PPA) émise pour le projet au moment
de la conception. Ces seuils seront finalisés et formellement communiqués au Gouvernement par le
biais de la lettre PPA, dès l'entrée en vigueur de l'Accord de Financement (AF).
Tableau 17 Méthodes de passation de marchés, seuils et délais
Méthodes de passation de marchés, seuils et délais
(Devise USD)
Méthodes
passation
Types de marché et
délais
Achat au Meilleur
Prix (Shopping)
d'offres
ouvert)
(appel
national
(appel
d'offres ouvert
international)
Examen
PRÉALABLE
≥ 200 000
Tous
contrats ≥ 70
000
Tout Contrat
000
Tous
contrats
≥ 150 000
Tout Contrat
en SED ≥ 10
000
Biens (et services
en rapport avec des
biens, hors services
de conseil)
Seulement dans des
exceptionnels
où une justification
est fournie
Travaux (et services
en rapport avec des
travaux,
hors
services de conseil)
Seulement dans des
exceptionnels
où une justification
est fournie
≤ 250 000
< 1 000 000
≥ 1 000 000
SCBD ou SMC
SFQC
Services-conseils
Entreprises
Seulement dans des
exceptionnels
où une justification
est fournie
≤ 100 000
≤70 000
69
< 200 000
< 150 000
≥ 150 000
Tous
contrats ≥ 60
000
Tout Contrat
000
Présélection
La présélection utilisant REOI est obligatoire pour tous les CQS et ICS ; La
présélection (REOI ou Prior List) est obligatoire pour tous les contrats de services
de conseil dont le coût est estimé ≥ 60 000 USD.
Individus
Seulement dans des
exceptionnels
où une justification
est fournie
La sélection des consultants individuels s'applique aux
contrats avec des particuliers, quelle que soit leur valeur.
Tous
contrats ≥ 25
000
Tout Contrat
500
Les seuils susmentionnés sont susceptibles d'être modifiés par le Fonds au cours de la mise en œuvre du Projet. (voir le
PPA et ses mises à jour)
Le projet utilisera les documents types de passation de marchés (DTPM) du FIDA adaptés aux
normes nationales lors de son approche du marché national. En outre, les DTPM du FIDA seront
utilisés pour l'acquisition de biens, de travaux, de services et de services autres que de consultants.
Les DAOs doivent inclure des clauses et conditions PESEC (Procédures d'évaluation sociale,
environnementale et climatique) du FIDA. Le Projet respectera strictement les dispositions du
Règlement révisé du FIDA de la Politique sur la prévention de la fraude et de la corruption dans ses
activités et opérations disponible sur www.ifad.org/anticorruption_policy et la Politique du FIDA
visant à prévenir et à répondre au harcèlement, à l'exploitation et aux abus sexuels, disponible sur
www.ifad.org/en/document-detail/asset/40738506.
En outre, le Projet veillera à son engagement à lutter contre le blanchiment d'argent et le
financement du terrorisme conformément à la politique du FIDA en matière de lutte contre le
blanchiment
d'argent
financement
terrorisme,
disponible
https://www.ifad.org/en/document-detail/asset/41942012.
Au cours de l'exécution du Projet, une attention particulière sera portée aux complexités en termes
d’achats et de passation de marchés, qui sont générées en raison des déterminants suivants :
La zone du Projet est géographiquement répartie sur différents territoires dans le Sud-Est
du pays, dont beaucoup sont éloignées et difficiles d'accès.
Le volume des activités et la valeur des investissements nécessitent des capacités
avancées pour gérer les processus de passation de contrats, avec une attention
particulière à l'administration des contrats/accords et à la nature de la supervision
associée.
L’importation de marchandises dans le pays peut être difficile compte tenu des conditions
de sécurité actuelles. L’achat local de biens doit être privilégié lorsque cela est possible. il
s'agit en fait d'un objectif principal du projet, qui est de favoriser l'achat local de produits
locaux.
Il existe actuellement un intérêt international limité pour les appels d'offres locaux en
raison de la situation financière, économique, politique et sécuritaire au pays ; en tant que
tel, il serait prudent et efficace de lancer plutôt la plupart des activités définies au-delà de
la limite internationale dans le cadre d’appels d’offres nationaux.
Le plan de passation des marchés préliminaire de 18 mois est basé sur le phasage et la planification
préliminaires du projet. De nombreuses activités ont été combinées afin de réduire la charge de
travail en matière de passation et de rendre la gestion des achats et des contrats plus efficaces. Le
chronogramme de lancement et d'exécution des activités est plutôt surchargé et nécessitera un
engagement précoce de l'UTE à travers son personnel professionnel afin d'assurer un lancement
approprié et opportun du projet.
70
L'inclusion de la Passation de marchés avec la participation des usagers est indiquée dans la stratégie
de passation, mais elle dépend fortement des capacités locales, lesquelles doivent être évaluées
après le lancement du projet (conformément aux directives énoncées dans le Guide pratique de
passation des marchés du FIDA). À ce stade là, le projet pourrait effectuer une présélection des
partenaires en fonction de ces évaluations.
Afin de résoudre les difficultés rencontrées pour attirer les entreprises internationales et susciter
l’intérêt du marché, il faut se concentrer à la fois sur les considérations économiques et sécuritaires.
Simplifier les conditions d’éligibilité au marché en tenant dûment compte du contexte sécuritaire est
essentiel pour les entreprises nationales et internationales. Les campagnes de communication
pourraient non seulement mettre en valeur le potentiel économique, mais aussi aborder directement
les problèmes de sécurité. Cependant, un cadre de soutien ciblé est nécessaire pour renforcer les
infrastructures de sécurité, favorisant ainsi un environnement commercial attrayant sur le plan
économique et sécuritaire.
Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication
Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication
Planification. La durée du projet sera de sept ans. La planification sera basée sur les objectifs
et les cibles (en termes de résultats, de produits et d'effets) définis dans le présent
document. Le Projet utilisera le cadre logique (CL) en complément comme outils de
planification et de suivi. Les activités seront planifiées, budgétisées et mises en œuvre sur
la base du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de 12 mois, répondant aux normes et
exigences du FIDA. Le PTBA comprend : (i) une présentation de la planification financière
pour l'année et les réalisations financières antérieures cumulées, (ii) une description
détaillée des activités prévues dans l’année, les groupes cibles, les modalités de mise en
œuvre, les indicateurs de suivi des réalisations, les responsables d’activités et ses objectifs
; (iii) un tableau d'avancement physique ; et (iv) un Plan de passation des marchés (PPM).
Le PTBA sera préparé par l'UGP en consultation avec les parties prenantes avant d'être
validé par le comité de pilotage (CP). L'élaboration des PTBA sera participative et tiendra
compte des différentes parties prenantes du Projet (MEF/UTE, MARNDR/DDASE/BAC,
CROSE, ACDED, FANM DESIDE et FONKOZE). Le PTBA du programme sera soumis au FIDA
pour l’obtention de la non-objection.
Un Système de Suivi et d’Évaluation (SSE) sera mis en place au sein de l’UGP conformément
aux exigences du FIDA et du gouvernement, notamment aux systèmes mis en place par
l’UTE. Ce système devra également être relié aux indicateurs des 2e et 3e objectifs
stratégiques du dernier COSOP, à savoir 2e : Promouvoir des écosystèmes économiques,
communautaires durables et assurant une bonne nutrition, 3 e : Investir dans le
développement du capital humain.
Le SSE sera sous la responsabilité du/de la responsable de SE qui sera responsable de la
coordination de la collecte et l’analyse des données. Les partenaires de mise en œuvre participeront
activement dans la collecte de données. Le SSE mesurera deux niveaux d’indicateurs sur les
produits/résultats et les effets. Le SSE devra être un outil efficace fournissant l'information
nécessaire en temps opportun et générant des données utiles à la conduite du Projet. Il devra
assurer : (i) la collecte, la consolidation et le contrôle de qualité des données;(ii) l’analyse des
données, (ii) la production des rapports;(iii) le suivi des activités sur site;(iv) l’information des
parties prenantes de l'avancement du Projet.
Un état des lieux sera établi au démarrage du projet avec l'appui d'un organisme spécialisé,
qui contribuera également à adapter les indicateurs et les enquêtes associées et à mettre en
place le système d'information, e
n s'appuyant sur l'expérience d'autres projets du FIDA. Les
indicateurs de base du FIDA sur l'autonomisation des femmes et la nutrition bénéficieront d'un
soutien particulier compte tenu de la plus grande complexité de leur mise en œuvre et de la
nécessité d'adapter l'indicateur de nutrition aux régimes alimentaires locaux. Des évaluations
participatives rapides des ressources et sociales seront réalisées au début du projet pour fournir
des informations sur les différents secteurs agricoles dans le cadre de la situation de référence.
Des cartes et/ou des maquettes de la zone seront également élaborées au début du projet afin
de déterminer les utilisations du continent et les zones à risques/opportunités, et de fournir une
71
ligne de base du bassin versant servant de point d'entrée pour une meilleure planification et un
meilleur ciblage géographique des activités (c'est-à-dire la gestion intégrée des bassins versants
et les risques environnementaux et climatiques). Les informations seront utilisées pour
renforcer les stratégies et les objectifs du projet et affiner la sélection des investissements
prioritaires pour la phase 1 (voir la composante 1.1 de la description du projet, y compris la
description des études de la phase de démarrage).
Une mission de supervision du FIDA aura lieu idéalement d'ici la fin de l'année 1 afin de valider
cette phase de démarrage initiale et la proposition de phase 1 conjointement entre le
gouvernement et le FIDA. Les éléments suivants peuvent être pris en compte pour valider les
hypothèses sous-jacentes à certaines activités :
Les investissements dans les chaînes de valeur cacao-café dépendront de la capacité
confirmée des acteurs privés à co-investir et à acheter le cacao-café produit ainsi que
de l'existence de ménages intéressés correspondant aux critères du projet.
Le niveau d'investissement/la portée du programme d'obtention du diplôme peut être
ajusté en fonction de l'évaluation mise à jour et du nombre de ménages ciblés qui
seraient admissibles.
Le niveau des investissements dans les infrastructures d'irrigation au cours de la phase
1 dépendra de la disponibilité du budget par rapport à la décision sur le cacao-café et
au programme de graduation, car le budget actuel suppose que certains projets
d'irrigation seront soutenus dans la phase 2 uniquement.
Un budget mis à jour sera également proposé en cas de modification des
investissements du projet proposé dans la phase 1 afin de garantir que le budget
existant garantit l'achèvement de toutes les activités prévues ;
Des évaluations participatives et quantitatives seront également réalisées à miparcours et en fin de projet et les résultats confirmés par des missions spécifiques.
Le la mission de revue à mi-parcours se tiendra idéalement entre la 3 ème et le début de la 4
ème année, après au moins 2 ans de mise en œuvre de la phase 1 afin de pouvoir examiner
les premiers résultats et planifier la phase 2. Cette mission sera également clé à définir les
investissements prioritaires pour la phase 2, notamment si les activités abandonnées lors de
la phase 1 peuvent être mises en œuvre si des conditions/hypothèses sont faites (voir
description du projet et théorie du changement) et à garantir que le budget couvre la
finalisation des activités de la phase 1. La revue à mi-parcours (MTR) sera essentielle pour
éclairer la décision d'élargir la portée des activités du projet au cours de la phase 2. Elle
prend en compte la mesure des progrès de la phase 1 du programme en ce qui concerne le
respect des objectifs à moyen terme du cadre logique (annexe 1).
La mission de finalisation qui portera sur l'ensemble du Programme incluant les Phases 1 et
2 préparer la clôture technique et administrative et planifier le rapport d'achèvement du
programme. Le rapport de clôture du Programme sera préparé par FIDA en coordination
avec le Programme, qui devra être approuvé jusqu'à 6 mois après la date d'achèvement des
activités.
Indicateurs de suivi et cadre logique : les cibles et indicateurs définis dans le cadre logique
et mesurés lors de la référence devront être suivis à différentes fréquences indiquées dans le
cadre logique. Les objectifs à moyen terme du cadre logique seront ajustés en collaboration avec le
FIDA pendant la phase de démarrage pour prendre en compte les activités sélectionnées pour la
phase 1 (c'est-à-dire changer la surface des infrastructures et des infrastructures de transformation
à réhabiliter à mi-parcours et revoir la portée des activités spécifiques en fonction de la sélection
des agriculteurs d'activités). L'objectif final sera également ajusté à mi-parcours en fonction de la
décision relative à la portée de la phase 2. Toutes les études seront présentées avec des données
désagrégées et géolocalisées, y compris des enquêtes d'impact pour favoriser l'intégration de
la stratégie genre et jeunesse dans la mise en œuvre du projet. De même, toutes les activités
du projet et les constructions/infrastructures seront géolocalisées. Compte tenu de l'importance
de mesurer la productivité agricole et la rentabilité des activités proposées, tous les bénéficiaires
seront formés à tenir des journaux de bord faisant état de leurs principales dépenses,
rendements et revenus, qui seront ensuite analysés, comparés aux résultats d'autres groupes
72
et discutés à la fin de la campagne. Ces activités de conseil généreront des données
supplémentaires pour mesurer l’adoption et les résultats des activités. Le projet pilotera
également des journaux agricoles et des outils de traçabilité tels que celui développé par Aytika
pour le café-cacao (FARMFORCE) afin d'aider les agriculteurs à mieux analyser leurs
performances et de soutenir de nouveaux efforts de traçabilité et des activités de
commercialisation (voir annexe 13 sur les enseignements tirés et 14 sur Partenariat).
Les indicateurs de suivi devront également inclure les indicateurs indiqués dans le plan de
sauvegarde environnemental et social.
Tableau 18. Indicateurs de suivi-évaluation de l'adaptation au changement climatique et de la
résilience
Indicateurs de base
du FIDA en matière
d'adaptation
- Indicateur de résultat 3.1.1 : Nombre de groupes soutenus pour gérer
durablement les ressources naturelles et les risques liés au climat
- Indicateur de résultat 3.1.2 : Nombre de personnes bénéficiant de services
d’information climatique
- Indicateur de résultat 3.1.4 : Nombre d’hectares de terres soumis à une
gestion résiliente au climat
- Indicateur de résultat 3.2.2 : (Nombre) Pourcentage de personnes/ménages
déclarant avoir adopté des technologies et des pratiques écologiquement
durables et résilientes au climat
- Indicateur de résultat 3.2.3 : (Nombre) Pourcentage de personnes/ménages
signalant une réduction significative du temps passé à aller chercher de l'eau
ou du combustible
Autres indicateurs
- Nombre de plans d’urgence élaborés, que ce soit directement ou en soutien à
d’autres institutions, pour faire face aux catastrophes climatiques.
- Nombre de ménages déclarant une meilleure diversification des cultures ou
d’autres activités agricoles au sein de leur exploitation.
- Nombre de ménages déclarant avoir augmenté la superficie exploitée en utilisant
les techniques agroforestières.
- Nombre d’hectare supplémentaires bénéficiant d’un arrosage adéquat au sein
Score card resilience
intégrée
des périmètres irrigués grâce aux travaux de réhabilitation des systèmes
entrepris par le projet.
- Nombre de personnes déclarant une réduction des pertes post-récoltes grâce aux
structures d’entreposage et de transformation soutenues le projet.
- Nombre de ménages bénéficiant de nouvelles infrastructures de collecte d’eau.
- Voir étude vulnérabilité et outil
Apprentissage, Gestion des savoirs et Communication.
Au démarrage du projet l’UTE élaborera une Stratégie et un Plan de Communication et de Gestion
des Savoirs (SPCGS) *premiere ebauche en annexe 15. Les activités relatives à leur exécution
seront intégrées et budgétisées dans le PTBA. Dans les deux premières années les activités
seront concentrées sur la communication pour sensibiliser les groupes cibles et les informer sur
les opportunités offertes par le projet et les points d’entrée ainsi que le développement de
matériels de formation et des manuels devant servir à la mise en œuvre des interventions du
projet. Par la suite, le focus sera aussi mis sur la capitalisation des savoirs qui vont être créés
par les interventions du projet en vue de faciliter la réplication et la mise à l’échelle.
Portée: En particulier, des connaissances seront générées autour des principales thématiques et
innovations du projet (voir la section Innovation et mise à l'échelle) ainsi que des produits
susceptibles d'éclairer des domaines politiques spécifiques (c'est-à-dire éclairer la politique
potentielle sur la sécurité climatique, la biodiversité nationale, la nutrition et le climat). plans
d'adaptation, etc.). L'accent sera largement mis sur les systèmes alimentaires, en documentant les
pratiques agroécologiques par des activités de recherche et de diffusion adaptatives (sc 2.1), ainsi
que les innovations dans les modèles de chaîne de valeur soutenues en 2.2, y compris le rôle des
plateformes de chaîne de valeur en 1.1. Le document de connaissances examinera les coûtsavantages des pratiques (à la fois économiques mais aussi en termes de résilience climatique et de
durabilité environnementale), le taux d'adoption parmi les bénéficiaires ainsi que les facteurs
d'adoption ou de non-adoption afin de mieux guider la mise à l'échelle ultérieure. Le produit de
connaissances identifiera également les rôles et impacts potentiels de la réhabilitation des
infrastructures d’irrigation et des bassins versants sur la productivité et la résilience climatique. Un
73
autre domaine important sera de capitaliser sur les activités de nutrition et de genre (1.1 et 2.1) qui
peuvent être éclairées par des enquêtes spécifiques sur la nutrition et les indicateurs de genre
planifiées dans un cadre logique.
Voies de diffusion et d'engagement politique: La mise en œuvre du CKMSP sera soutenue et
facilitée par l'UTE et avec la collaboration d'acteurs clés tels que DDASE, BAC, ACDED et CROSE. La
DDASE organise régulièrement une table sectorielle mensuelle où les acteurs du département
présentent leurs projets ou activités liés au secteur agricole. Ce sera une vitrine pour EFOSE. Le
programme sectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PROSAN), qui regroupe de nombreux
acteurs du grand sud, dont les autorités locales, la FAO, le MARNDR, la CROSE, la FANM DESIDE et
INTERVET, peut également être utilisé pour la communication. En outre, le projet soutiendra les
efforts de dialogue politique. cela comprend le renforcement des plateformes locales promouvant la
résilience, les chaînes de valeur, la nutrition, l’accès aux marchés et le financement. L'accent sera
mis sur l'intégration de la problématique hommes-femmes et de la jeunesse, et des synergies avec
la FAO, le PAM et l OIT seront développées dans ce domaine. Enfin, le projet peut également
s'appuyer sur les radios communautaires (makaya appartenant au CROSE), écoutées par une grande
partie de la population cible et qui sont incluses dans la composante 1.1 comme mécanismes
importants pour accompagner le changement social requis.
L’UTE assurera (i) la planification et la mise en œuvre des activités de gestion des
connaissances ; (ii) la coordination des activités de communication avec le MARNDR ; (iii) le
développement d’une formation sur les méthodologies et les systématisations de gestion des
connaissances, entre autres. En outre, le projet soutiendra les efforts de dialogue politique.
Cela comprend le renforcement des plateformes locales faisant la promotion de la résilience,
les filières, la nutrition, l’accès au marché et au financement. L'accent sera mis sur
l'intégration des dimensions genre et jeunesse. Pour cet aspect des synergies avec la FAO
seront développées.
Innovations et reproduction à plus grande échelle
Sur le plan technique, EFOSE co-construira avec les agriculteurs des innovations destinées à
assurer la performance des systèmes de production (sélection des variétés, packages
techniques, bonnes pratiques agricoles, production de biofertilisants, biopesticides). Extension
des techniques de pollinisation manuelle, production de bokashi, de vermicomost et pratique du
microgreffage, techniques modernes d'installation et de gestion des systèmes agroforestiers
sont les actions phares de ces innovations techniques. Le projet identifiera également les
innovations locales, les analysera et les diffusera à plus grande échelle via des guichets de microinvestissement. Citons par exemple : i) un fourneau amélioré utilisant du charbon de bois avec
une efficacité énergétique de plus de 70 %, ii) deux variétés de café, Catura et Catimor, avec
un meilleur potentiel que la variété typique, iii) à Ravine Normand, une variété de cacao Criolito
très prisée sur le marché international. L'EFOSE cherchera à promouvoir l'adoption d'innovations
techniques et technologiques durables qui ont déjà fait leurs preuves au niveau national, ainsi
que celles testées dans le cadre du projet. Il contribuera au renforcement des capacités
techniques locales en matière de production et d’utilisation d’intrants de qualité, ainsi que
d’application de pratiques agricoles productives, écologiques et résilientes. Les partenariats avec
des centres de recherche et de formation locaux, nationaux et régionaux seront encouragés.
Au niveau institutionnel, le renforcement des mécanismes multi-acteurs destinés à améliorer la
gouvernance des systèmes alimentaires locaux constituera un apport majeur du projet dans ce
paysage local où la mauvaise gouvernance affecte pratiquement toutes les activités de
développement du pays. La recherche de synergies entre les différentes agences des Nations
Unies (FAO, PAM, OIT, FIDA) travaillant dans un même domaine pourrait également être
considérée comme une action innovante et réplicable. La ferme Macary sera réhabilitée et
utilisée comme centre de recherche, d'expérimentation et d'innovation.
Sur le plan socio-économique, l'intégration de la démarche de graduation dans une approche
globale d'intégration économique et sociale des plus vulnérables sera également très innovante,
avec le développement d'espèces nutritives et l'utilisation de foyers améliorés. Sur un autre
plan, l'appui à la mise en œuvre de plusieurs types de business plans créateurs d'emplois et de
richesses durables dans les chaînes de valeur, ainsi que divers partenariats économiques
impliquant des associations de producteurs, des entreprises privées nationales et/ou
internationales et des partenariats public-privé réalisés possibles par le projet, constitueront
également des actions innovantes pouvant être répliquées à plus grande échelle.
Connexion avec les marchés locaux et internationaux pour vendre les excédents de production :
EFOSE connectera les ménages producteurs de denrées alimentaires aux marchés institutionnels
tels que le PAM, les hôpitaux, les hôtels et les restaurants pour vendre leurs excédents de
74
production à des prix compétitifs. Pour les produits à cycle long (café et cacao), EFOSE aidera
les producteurs soutenus par le projet à intégrer les chaînes de valeur de transformation
existantes dans la région, avec un accent particulier sur AYITIKA pour le cacao et CAFELUX pour
le café. Cette innovation contribuera de manière significative à l’augmentation des revenus des
ménages.
En outre, le projet cherchera à identifier et à suivre d’autres innovations issues du travail des
agriculteurs et des acteurs tout au long des chaînes de valeur. S'appuyant sur les bonnes pratiques
identifiées dans les enseignements tirés, le projet pourra organiser des concours et des appels à
l'innovation pour identifier et valoriser les innovations. Pour faciliter leur mise à l'échelle, ces
innovations seront documentées et discutées au sein des comités multi-acteurs soutenus par le
projet, et à travers la participation de l'EFOSE à d'autres mécanismes de consultation institutionnelle
locale (tels que la table sectorielle de sécurité alimentaire du Sud-Est, le comité départemental de
gestion des risques). Le FIDA participe également à la diffusion des innovations à travers sa
participation active à la coordination des Nations Unies et au groupe sur la sécurité climatique, qui
regroupe plus de 60 organisations en Haïti.
Participation et retour d’information du groupe cible du projet, et traitement des
plaintes14
a. Stratégie d’engagement des parties prenantes et retours d’information
La participation active et les retours réguliers des parties prenantes sont cruciaux pour la réussite
et la durabilité du projet. Le plan d'engagement des parties prenantes (PEPP), inclus en annexe de
la note PESEC, joue un rôle clé dans cette démarche. Ce plan guide systématiquement l'intégration
des perspectives des parties prenantes dans tous les aspects du projet, y compris dans sa
conception, ainsi que dans sa performance environnementale, sociale et climatique. Des
consultations ont été menées durant les phases de conception et se poursuivront pendant la mise
en œuvre, à travers des focus groups, des consultations publiques et un comité de pilotage. Ces
interactions visent à comprendre et répondre aux besoins des groupes cibles, permettant des
ajustements en temps réel du projet.
Le projet cible spécifiquement les communautés vulnérables, identifiées par l’indice de privation et
de vulnérabilité du SIMAST. Ces groupes incluent les femmes, les jeunes, les personnes handicapées,
les enfants, les analphabètes, et les ménages dirigés par des femmes, souvent confrontés à des
barrières linguistiques ou de compréhension. Pour les surmonter, le projet adoptera des méthodes
de communication inclusives, notamment des consultations en créole haïtien pour les nonfrancophones. Ces efforts garantissent l'inclusion de toutes les parties prenantes, en particulier les
personnes affectées par le projet (PAP).
Les stratégies pour une participation effective des groupes vulnérables incluent l'organisation de
rencontres par catégories spécifiques, le choix de lieux accessibles et des réunions de taille modeste.
Ces mesures visent à créer un environnement confortable pour l'expression des préoccupations.
Le projet s'engage également à comprendre et atténuer les risques de violence basée sur le genre
(VBG), en consultant des experts et des représentants des femmes pour saisir les tendances de VBG
dans les communautés. Des réunions séparées pour les femmes seront organisées, reconnaissant
les limites de leur participation dans des groupes mixtes, surtout sur des sujets sensibles comme la
VBG. Ces consultations visent à assurer que les espaces soient adaptés et inclusifs pour tous, tenant
compte de la dynamique sociale et des rapports de force au sein des communautés.
En somme, le projet adopte une approche participative, inclusive et sensible aux besoins des groupes
vulnérables, en s'assurant que leurs voix soient entendues et intégrées dans toutes les phases du
projet. Un plan d’en
gagement des partites prenantes est élaboré afin de s'assurer que toutes les
parties prenantes concernées par le projet soient identifiées, informées, consultées et impliquées de
manière appropriée tout au long du cycle de vie du projet. Cette démarche vise à garantir une
approche participative et inclusive qui favorise la transparence, le dialogue constructif et la
14 Voir le Cadre des retours d’information opérationnels des parties prenantes
(https://webapps.ifad.org/members/eb/128/docs/EB-2019-128-R-13.pdf?attach=1)etn l’annexe ABC pour plus de
précisions.
75
collaboration entre toutes les parties prenantes, contribuant ainsi à la réussite et à la durabilité du
projet.
b. Mécanisme de traitement des plaintes
Le projet mettra en place un mécanisme de traitement des plaintes complet et accessible pour
permettre aux bénéficiaires d'exprimer leurs préoccupations et de signaler d'éventuelles irrégularités
tout au long de sa mise en œuvre. Ce mécanisme sera calqué sur celui développé et mis en œuvre
par l’UTE dans plusieurs de ses projets à travers le pays. Il constitue, un instrument vivant et
dynamique qui est appelé à évoluer au fur et à mesure de la mise en œuvre du projet. Il comprendra
à la fois des processus officiels et informels, adaptés au niveau national et local. Au niveau national,
les bénéficiaires auront la possibilité de déposer des plaintes auprès des autorités compétentes,
conformément aux dispositions légales en vigueur. De plus, le projet établira un processus de
traitement des plaintes au niveau local, en étroite collaboration avec les comités de pilotage locaux
et les organisations communautaires.
Le mécanisme de traitement des plaintes sera renforcé par des dispositions spécifiques propres au
projet, visant à garantir une réponse rapide et adéquate aux préoccupations des bénéficiaires. Le
projet s'engage à informer clairement les parties prenantes sur la manière de déposer des plaintes,
en fournissant des informations dans les langues locales, notamment le créole haïtien, pour garantir
la compréhension et l'accessibilité. De plus, le projet désignera des points focaux chargés de recevoir
et de suivre les plaintes, assurant ainsi une communication fluide et efficace entre les bénéficiaires
et l'équipe du projet.
Le mécanisme de traitement des plaintes sera aligné sur les normes du FIDA en matière de
prévention de la fraude et de la corruption, ainsi que sur sa politique de prévention et de répression
du harcèlement sexuel et de l'exploitation et des atteintes sexuelles.15,16 Les bénéficiaires seront
informés de ces mécanismes et de la possibilité de signaler tout comportement répréhensible ou
toute violation des politiques du FIDA. Le suivi et l'évaluation du mécanisme de traitement des
plaintes seront intégrés dans le cadre du système de suivi-évaluation global du projet, conformément
aux recommandations de la note d'examen des PESEC à l’annexe 5.
Les plaintes doivent être orientées vers la DDASE, représentante du MARNDR dans la zone du projet
et l’UTE qui est l’entité du MEF, gestionnaire du projet et responsable de s’assurer que les plaintes
et les rétroactions, verbales ou écrites, sont bien reçues, documentées et traitées. Toutefois, tous
les partenaires stratégiques du projet, incluant, entre autres, la CROSE, l’ACDED, FANM DESIDE,
FONKOZE, vont constituer des couloirs d’enregistrement et, à un certain niveau, de gestion des
plaintes et de rétroaction des parties prenantes. À cet effet, les parties prenantes peuvent déposer
leurs plaintes directement, entre autres, aux bureaux du projet EFOSE à Marigot, DDA-SE, Ferme
de Macary et BAC de Belle Anse. Si la question est urgente ou représente un niveau élevé de risque,
le spécialiste en Sauvegarde sociale de l’UTE ainsi que la Coordination du projet doivent être avisés
sans délai afin de fournir leur appui à la recherche de solutions au problème posé.
Lors des réunions sectorielles réalisées mensuellement par la DDASE, cette dernière accordera une
attention soutenue à la réception et la gestion des plaintes.
Plans d'exécution
Approbation de l'entrée en vigueur et premier décaissement. L'accord de financement entre
en vigueur2 une fois celui-ci signé ou signé et ratifié, si cela est prévu dans l'accord de financement.
L'entrée en vigueur est une étape clé, car elle définit la date de début d'éligibilité des dépenses
relatives aux activités du projet. L'étape importante suivante est la date de réalisation des conditions
de décaissement supplémentaires, indiquées dans l'accord de financement, qui définit le moment o
ù
le bénéficiaire peut commencer à prélever un montant significatif de fonds sur le compte de prêt/don
pour la mise en œuvre des activités opérationnelles. Conformément à la politique de restructuration
du FIDA, si la période entre l'approbation par le Conseil d'administration et l'entrée en vigueur
15
https://www.ifad.org/fr/anti-corruption
https://www.ifad.org.fr/ethics
16
76
dépasse 18 mois, l'allocation est automatiquement annulée. De même, si la période entre l'entrée
en vigueur et le premier versement dépasse 18 mois, le financement est annulé automatiquement
Le démarrage du projet sera effectif une fois toutes les conditions préalables pour l’entrée en
vigueur du Financement FIDA seront réunies. Concrètement, le démarrage du projet sera
formalisé une fois l’UGP du projet sera en place et répond aux exigences de l’UTE du MEF.
Processus de démarrage. Au démarrage du projet, il est d'usage que le bénéficiaire organise un
atelier de démarrage sur le lieu du projet, auquel se joint une mission de démarrage du FIDA.
L'atelier est généralement organisé après l'entrée en vigueur du financement et/ou une fois que
l'unité de gestion du projet est établie. Cet atelier a pour objet de vérifier si les objectifs et les buts
du projet, les différentes phases et étapes du cycle du projet sont bien compris, de clarifier les rôles
et les responsabilités des entités impliquées dans la mise en œuvre, et de préciser les conditions
juridiques et financières de l'accord de financement, ainsi que les procédures et responsabilités
connexes. Tout le personnel clé du projet et les membres de l’organisme principal d’exécution
responsables de la direction du projet et de l'approbation des dépenses y sont invités. 27. L'atelier
de démarrage est également l'occasion de décrire et d'examiner les modalités de gestion du projet,
en particulier l'utilisation du PTBA, la stratégie d'exécution définie dans le manuel d'exécution du
projet, les politiques du FIDA, les exigences fiduciaires et en matière de rapports, ainsi que les
dispositions relatives au suivi et à l'évaluation pour fixer des objectifs et suivre les progrès réalisés.
En outre, l'atelier de démarrage permet de préciser les procédures des examens officiels de
supervision et du soutien à la mise en œuvre en vue d'améliorer les projets.
Pour éviter les retards de démarrage, le projet sera basé á L’UTE, avec cette institution, nous avons
déjà une expérience et des leçons apprise. Une partie de l’équipe de EFOSE sera Mutualisée avec le
projet IBE et L’équipe de IBE et de l’UTE feront de Mentoring pour le personnel EFOSE. Les mêmes
systèmes (OPEN et ICP) seront utilisés par les deux projets
Planification et budgetisation annuelle
Plan indicatif 18 mois (annexe - ) a mettre a jour
Tous les ans besoin de faire plan de travail et budget selon template etc.
La supervision du Projet sera réalisée directement par le FIDA, il y aura une mission de
supervision par an, conjointement avec toutes les parties prenantes incluant le
Gouvernement haïtien, notamment le MEF avec l’UTE et le MARNDR avec la DDASE. Les
missions de supervision porteront une attention particulière sur le suivi de la mise en œuvre
de manière qualitative et quantitative, l'atteinte des résultats, des effets et l'efficacité des
acquis institutionnels eMicht techniques ainsi que les aspects fiduciaires de la gestion du
Projet. Des missions d'appui pourront être effectuées par le FIDA en fonction de la nécessité
du projet, qui sera évaluée par l’équipe pays du FIDA.
Le Projet sera évalué en deux moments clés. À mi-parcours, en début d’année4, une évaluation
interne globale de performance du Projet sera conduite, basée sur l’analyse : (i) des
résultats comme indiqués dans le cadre logique, (ii) des données du système de S/E, et
(iii) des résultats de l’études des effets et impacts précoces du projet à mi-parcours. Cette
évaluation alimentera la revue à mi-parcours externe conduite par le Gouvernement et le
FIDA, qui pourra aboutir, en fonction des résultats, à des réaménagements du Projet. Le
Projet sera également évalué à son achèvement. Au premier semestre de l’année 8, une
évaluation finale interne des effets et impacts des interventions du projet, constituée
d’enquêtes (ex. enquête ménage finale), d’études spécifiques et de l’analyse des données
du système de S/E, alimentera la revue d’achèvement qui sera conduite par le Gouvernement
avec l’appui et le support du FIDA. Enfin d’année8, un atelier d'achèvement permettra de
partager l'évaluation du Projet avec toutes les parties prenantes.
Les principales questions devant être traitées à l'achèvement du projet lors de l'avantdernière et de la dernière mission de supervision sont les suivantes:
État d’avancement de
tous les contrats ou activités en cours d'exécution et date de leur achèvement, de manière à
77
aligner ces dates sur la date d'achèvement du projet et à permettre le paiement en temps voulu
de tous les contractants, consultants et fournisseurs.
Statut des activités de clôture finalisation des demandes de retrait, recouvrement et/ou remboursement des avances,
remboursement de toute dépense inéligible.
Processus de collecte des données du projet
pour faciliter l'évaluation de ses réalisations. À l'achèvement du projet, il faut impérativement
mener une enquête portant sur les indicateurs de base relatifs aux effets directs, conformément
aux Directives du FIDA relatives à la mesure des indicateurs de base. On trouvera de plus
amples informations sur les Directives pour la mesure des indicateurs de base relatifs aux effets
directs du FIDA dans l'encadré 1 ci-dessous.
Mise en place des évaluations d'impact.
Nécessité d'informer les cofinanceurs, les parties prenantes et les partenaires de
développement de la date de clôture du financement et de prendre des dispositions en vue de
la clôture des activités.
Obligation pour le bénéficiaire d'élaborer le rapport d'achèvement du
projet et le calendrier de ce rapport.
Organisation éventuelle d'une mission finale pour aider
à la collecte des données pertinentes en vue de l'élaboration du rapport d'achèvement du projet.
Dispositions relatives au rapport d'audit final et calendrier de celui-ci. 31. Si l'élaboration des
rapports d'achèvement reste la responsabilité finale du bénéficiaire, les équipes d'exécution
facilitent néanmoins le processus, en assurant la ponctualité et la qualité des rapports et en
diffusant les connaissances. Le rapport d'achèvement constitue la dernière étape du partenariat
entre le FIDA et le pays en vue de la réalisation des résultats attendus en matière de
développement, et constitue donc officiellement la dernière étape de supervision et d'appui à
l'exécution4 . 32. Le bénéficiaire élabore ensuite le rapport d'achèvement du projet, afin: a)
d'évaluer la mesure dans laquelle les objectifs du projet ont été atteints et de déterminer la
performance globale du bénéficiaire et du Fonds; et b) de tirer des enseignements utiles en vue
d'améliorer la conception des futurs projets, programmes/stratégies de pays et politiques
Plan de gestion environnemental, social et climatique (PGESC)
Les Bailleurs mettent en place des mécanismes permettant de traiter les problèmes
environnementaux et sociaux dans la conception, la mise œuvre et l’exploitation des projets. Tous
les outils qu’ils développent doivent être appliqués aux opérations qu’ils soutiennent.
Les procédures d’évaluation sociale, environnementale et climatique (PESEC) énoncent les
engagements du FIDA et ses responsabilités en matière de durabilité sociale, environnementale et
climatique. Tous les projets appuyés ou cofinancés par le FIDA sont tenus de se conformer aux
PESEC.
L’édition actualisée des PESEC 2021 annule et remplace les PESEC 2017 et s’appliquera à toutes les
nouvelles notes conceptuelles (ou documents équivalents) présentées au Comité chargé des
stratégies opérationnelles et de l’orientation des politiques (OSC) à compter du 1er septembre 2021.
Les normes environnementales et sociales du FIDA regroupent les exigences clés relatives à la
durabilité environnementale et sociale des projets. Les normes s’adressent aux Équipe d’exécution
des projets (EEP) du FIDA (et aux cofinanceurs, le cas échéant) durant la conception et l’exécution
du projet, et aux emprunteurs/bénéficiaires/partenaires, qui sont en dernière analyse responsables
de l’exécution du projet.
Les normes sont fondées sur les bonnes pratiques des Nations Unies, des institutions financières
internationales et des banques multilatérales de développement. Elles devraient être lues dans
leur totalité, et des recoupements établis le cas échéant. La liste complète des normes est la
suivante :
Norme 1
Norme 2
Norme 3
Norme 4
Norme 5
Norme 6
Conservation de la biodiversité ;
Utilisation efficiente des ressources et prévention de la pollution ;
Patrimoine culturel ;
Peuples autochtones ;
Travail et conditions de travail ;
Santé et sécurité communautaires ;
78
Norme 7
Norme 8
Norme 9
Réinstallation et réinsertion économique ;
Intermédiaires financiers et investissements directs ;
Changements climatiques.
Tous les projets font l’objet d’une évaluation environnementale, sociale et climatique ayant pour but
d’aider le FIDA à déterminer si un projet ou une composante mérite d’être appuyée. Si la réponse
est affirmative, l’évaluation détermine comment doivent être abordés les risques et les impacts
(aussi bien ceux affectant le projet que ceux résultant du projet). Le degré de risque est déterminé
dans l’évaluation au cas par cas, avec des mesures d’atténuation adaptées à la nature et à l’échelle
du projet, et à son niveau de risque environnemental, social et climatique. L’évaluation porte
également sur la capacité et l’engagement de l’emprunteur/bénéficiaire/partenaire à exécuter le
projet conformément aux normes environnementales et sociales. Si des risques ou des impacts
environnementaux et sociaux imprévus surviennent pendant l’exécution du projet, l’équipe du
projet, en collaboration avec les autorités nationales, doit réviser le plan du projet ou mettre en
place des mesures d’atténuation appropriées.
1.1
Cadre législatif national et normes du FIDA
Le texte de référence qui définit le cadre institutionnel de la Politique environnementale en Haïti est
le Décret du 12 octobre 2005 portant sur la Gestion de l’environnement et de régulation de la
conduite des citoyens et citoyennes pour un développement durable. Son Chapitre IV. Évaluation
Environnementale précise les conditions d'application et la procédure requise pour la réalisation
d’une Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) ou l’obtention d’un avis de non-objection.
Les différents chapitres dudit Décret précisent également des dispositions sectorielles concernant
les normes visant la conservation des ressources en eaux, de l’air et de la diversité biologique ; la
gestion des résidus solides, des substances et des déchets dangereux ; les risques liés aux
phénomènes naturels ; ainsi que les compétences, les responsabilités et les sanctions pour tout
dommage environnemental. Parmi les principaux objectifs rappelés dans l’article 1, plusieurs
concernent directement des secteurs se rapportant aux interventions prévues, en particulier :
la prévention des risques à la santé humaine dus à des facteurs ambiants ;
la conservation et la gestion rationnelle des ressources naturelles ;
la protection du cadre de vie urbain ;
l'élimination, le traitement et le recyclage des déchets ;
la lutte contre toutes les formes de pollution et de nuisances.
Le Chapitre IV sur l'Évaluation environnementale impose, article 56, que les « projets ou activités
susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement doivent obligatoirement faire l'objet d'une
évaluation environnementale à la charge de l’institution concernée. Le processus d'évaluation
environnementale couvre l'Étude d’impact Environnemental (EIE), la déclaration d'impact
environnemental, le permis environnemental et les audits environnementaux ». D’après les articles
58 et 59, le Ministère de l’Environnement doit délivrer un avis de non-objection environnementale
pour les projets et activités qui requièrent une EIE.
La procédure administrative qui encadre la réalisation d’une évaluation environnementale peut se
résumer en sept (7) étapes (PNUD, MDE, 2015) :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
dépôt de l’avis de projet et tri préliminaire ;
préparation et approbation des termes de référence (TdR) ;
réalisation de l’ÉIES et dépôt du rapport ;
recevabilité de l’étude ;
organisation des audiences publiques ;
approbation de l’étude et délivrance du certificat de conformité ;
surveillance et suivi environnemental (audit environnemental).
Plusieurs documents et outils guident l’opérationnalisation de la procédure :
Avant-projet de Loi relatif à l’évaluation environnementale (2005)
Référentiel méthodologique de l’étude d’impact sur l’environnement en Haïti (2015)
Directive pour la réalisation de l’étude d’impact des projets routiers (2012)
79
Guide général de réalisation d’une étude d’impact environnemental (2011)
La législation environnementale haïtienne comporte cependant des lacunes qui freinent l’application
des normes. En effet, aucune loi ou Code de l'environnement ne seconde le Décret de
l’environnement, qui reste donc peu respecté, d’autant que les autorités environnementales ne
semblent pas disposer des moyens suffisants pour veiller à son application. L'absence d’une
nomenclature précise sur les différentes catégories de projets est également à l'origine d'un flou
juridique qui réduit la portée de la Loi.
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant les espèces envahissantes et le secteur agraire, ainsi
que la protection de la biodiversité, incluant :
Le Code rural Dr François Duvalier de 1962 et ses lois :
la Loi n°5 – De la culture, de l'exploitation et de la protection du sol, en particulier les articles
41 à 43 qui reconnaissent les droits fonciers des exploitants agricoles.
la Loi n°7 – Du régime des eaux, de l’irrigation et du drainage, notamment les articles 131
à 137 qui précisent les droits sur les cours d’eau et zones de bas-fonds, ainsi que les
obligations relatives au drainage et à l’occupation et l’entretien des berges, mais aussi
l’article 143 qui définit et régit les conditions de drainage considéré comme « tous les travaux
nécessaires pour rétablir un cours d'eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles, sans
préjudice de ce qui est réglé des alluvions par l'article 462 du Code Civil ». Le Chapitre IV
du drainage, les articles 172 à 181, reconnait aux Services de l’État le droit d’exécuter des
travaux de drainage pour des questions d’intérêt public, y compris sans l'assentiment des
propriétaires fonciers, fixe les conditions d’indemnisation éventuelle, les dispositions
applicables aux zones de servitudes et les obligations concernant l’entretien des cours d’eau.
la Loi n°13 – Des voies terrestres, dont les articles 271 à 281 précisent les responsabilités
relatives à l’entretien des routes, notamment pour les riverains et les Sections communales.
la Loi n°15 – De l’hygiène rurale, dont les articles 297 à 302 régissent les obligations pour
la conservation et l’évitement des sources de contamination des cours d’eau.
La Loi du 17 août 1995 règlementant la coupe, le transport et le commerce du bois et four à chaux
comporte également des dispositions relatives à la protection du milieu naturel susceptibles de
s’appliquer au projet, notamment l’interdiction de toute coupe ou brûlement en bordure d’un plan
d’eau sur une largeur de 50 mètres selon l’article 1, l’obligation d’obtenir une autorisation du
Ministère de l’agriculture pour toute coupe d’arbre dans les villes, bourgs et agglomérations rurales
permanentes le long des voies, routes, chemins vicinaux, sentiers, en vertu de l’article 5. De même,
une coordination devra être réalisée entre le MTPTC et le MARNDR pour préciser le statut des zones
humides au regard des critères des « zones sous protection » définis dans les articles 16 à 19.
La Convention de Rio de 1992 sur la diversité biologique et la Convention de Ramsar relative aux
zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau qui
impose la protection des espèces et des habitants menacés, la préservation de l’équilibre écologique
et la lutte contre les espèces envahissantes.
Le Décret du 24 février 1984 actualisant le Code du travail du 12 septembre 1961 et les textes
législatifs associés, encadreront les conditions d'embauche, de travail, d'hygiène et de sécurité des
travailleur/se(s) sur les chantiers.
La durée du travail sera encadrée par les normes du Titre II, Loi n° 4 - Des conditions de travail qui,
dans son Chapitre II, implique le respect de :
La durée normale du travail établie à huit (8) heures par jour et de quarante-huit (48) heures
par semaine ;
La limite des heures de travail ne pourra être dépassée en cas d'accident survenu ou
imminent, ou en cas de travaux d'urgence à effectuer aux machines ou à l'outillage, ou en
cas de force majeure, mais uniquement dans la mesure nécessaire pour éviter qu'une gêne
sérieuse ne soit apportée à la marche normale de l'établissement (...) ou éviter de
compromettre le résultat technique du travail, ou permettre de faire face à des surcroîts de
travail extraordinaires provenant de circonstances particulières ;
La majoration de 50% des heures supplémentaires et leur inscription sur un registre du
personnel aux fins de contrôle de l'autorité compétente ;
L'interdiction des heures supplémentaires pour les travaux à caractère dangereux ou
insalubre, sauf autorisation expresse de la Direction du travail.
80
Les obligations spécifiques encadrant le travail des enfants et des femmes, présentées dans le Titre
V, Loi n° 7- De la main-d'œuvre soumise à un régime spécial feront également l'objet d'une attention
particulière, en veillant notamment au respect de l'interdiction du travail des enfants et des mineurs
(Chapitres 8 et 9) et des différentes normes spécifiques au travail des femmes (Chapitre 7), en
particulier :
l'égalité des droits et des obligations en vertu de l'article 316 ;
l'égalité du traitement salarial à travail égal, conformément à l'article 317 ;
la mise à disposition par l'employeur d'un local spécifique si le travail exige un changement
de vêtements selon l'article 318 ;
l'application des mesures spécifiques encadrant le traitement des femmes enceintes, telle
que définie dans les articles 320 à 331.
Enfin, les normes d'hygiène et sécurité au travail définies dans le Titre VI, Loi n° 8 Du contrôle des
établissements de travail et de l'emploi, Chapitre V, impliqueront notamment, article 439, que toutes
mesures appropriées sont prises par l'employeur pour que les conditions générales prévalant sur les
lieux de travail permettent d'assurer une protection suffisante de la santé des travailleurs et
notamment pour que :
les déchets et débris ne s'accumulent pas au point de constituer un risque pour la santé ;
des installations sanitaires appropriées et des facilités appropriées pour se laver, ainsi que
de l'eau potable, soient disponibles en des endroits adéquats, en quantité suffisante et
dans des conditions satisfaisantes ;
des vestiaires ou des installations convenables soient mis à disposition des employés ;
des locaux soient disponibles pour la restauration et le repos des employés ;
des dispositions soient prises pour éliminer ou réduire les bruits et les vibrations nuisibles
à la santé des travailleurs ;
les substances dangereuses soient entreposées en toute sécurité.
Procédures d’évaluation environnementale, sociale et climatique (PESEC)
Les procédures d’évaluation sociale, environnementale et climatique (PESEC) énoncent les
engagements du FIDA et ses responsabilités en matière de durabilité sociale, environnementale et
climatique. Tous les projets appuyés ou cofinancés par le FIDA sont tenus de se conformer aux
PESEC.
Les normes environnementales et sociales du FIDA regroupent les exigences clés relatives à la
durabilité environnementale et sociale des projets. Les normes s’adressent aux Équipe d’exécution
des projets (EEP) du FIDA (et aux cofinanceurs, le cas échéant) durant la conception et l’exécution
du projet, et aux emprunteurs/bénéficiaires/partenaires, qui sont en dernière analyse responsables
de l’exécution du projet.
Les normes sont fondées sur les bonnes pratiques des Nations Unies, des institutions financières
internationales et des banques multilatérales de développement. Elles devraient être lues dans leur
totalité, et des recoupements établis le cas échéant. La liste complète des normes est la suivante :
Norme 1 : Conservation de la biodiversité ;
Norme 2 : Utilisation efficiente des ressources et prévention de la pollution ;
Norme 3 : Patrimoine culturel ;
Norme 4 : Peuples autochtones ;
Norme 5 : Travail et conditions de travail ;
Norme 6 : Santé et sécurité communautaires ;
Norme 7 : Réinstallation et réinsertion économique ;
Norme 8 : Intermédiaires financiers et investissements directs ;
Norme 9 : Changements climatiques.
Les Normes pertinentes au projet incluent les numéros 1, 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9.
Tous les projets font l’objet d’une évaluation environnementale, sociale et climatique ayant pour but
d’aider le FIDA à déterminer si un projet ou une composante mérite d’être appuyée. Si la réponse
est affirmative, l’évaluation détermine comment doivent être abordés les risques et les impacts
(aussi bien ceux affectant le projet que ceux résultant du projet). Le degré de risque est déterminé
81
dans l’évaluation au cas par cas, avec des mesures d’atténuation adaptées à la nature et à l’échelle
du projet, et à son niveau de risque environnemental, social et climatique. L’évaluation porte
également sur la capacité et l’engagement de l’emprunteur/bénéficiaire/partenaire à exécuter le
projet conformément aux normes environnementales et sociales. Si des risques ou des impacts
environnementaux et sociaux imprévus surviennent pendant l’exécution du projet, l’équipe du
projet, en collaboration avec les autorités nationales, doit réviser le plan du projet ou mettre en
place des mesures d’atténuation appropriées.
Procédures de gestion environnementale, sociale et climatique (PGESC)
Un PGESC est requis pour tout projet comportant des travaux, quelle que soit la catégorie
environnementale et sociale. Le PGESC sera établi séparément pour la phase de construction, la
mise en service et la phase d’exploitation ou d’opération.
Le PGESC pour la phase de construction et la mise en service fera partie intégrante des contrats
d’exécution des ouvrages et comportera, notamment :
La liste des impacts environnementaux, sociaux et climatiques potentiels de l’ouvrage,
définis dans le screening environnemental, social et climatique ou les études additionnelles,
avec des informations sur les composantes du milieu, les sources des impacts et une
indication de l’étape du projet à laquelle ils sont susceptibles de se produire ;
Les mesures de prévention, atténuation, correction, compensation (expropriations) et
d’urgence ;
Le calendrier d’exécution des mesures préconisées ;
Le budget détaillé des mesures d’atténuation ;
Le plan de fermeture des travaux, s’il y a lieu.
Les Spécialistes environnementaux et sociaux de l’Unité Technique d’Exécution (UTE) élaboreront
pour chaque projet, sur la base du calendrier d’exécution des mesures retenues, un programme de
suivi de la mise en œuvre du PGESC. Elle identifiera par ailleurs, in situ, les effets reliés aux impacts
directs et indirects environnementaux et sociaux du projet, tant lors de la phase de construction que
durant les phases de mise en service et d’opération.
Tous les changements importants apportés aux Plans Environnementaux, Sociaux, de Sécurité et de
Santé doivent être communiqués par écrit et approuvés par le FIDA en cohérence avec ses normes
de sauvegardes environnementales, sociales et climatiques.
1.2
Résumé des impacts anticipés du projet, risques et mesures principales
Impacts positifs
Le projet EFOSE vise à améliorer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté dans le Sud-est d'Haïti
en améliorant et diversifiant la production agroalimentaire et les sources de revenus des ménages.
Il touchera environ 72,000 personnes, dont 42% de femmes et 15% de jeunes. Le projet promeut
des chaînes de valeur agroécologiques locales et une économie circulaire créatrice d’emplois,
renforçant ainsi la résilience communautaire à travers des pratiques agricoles durables et
l'amélioration de l'accès à l'eau et aux marchés. Il implique une collaboration étroite avec le secteur
privé, les partenaires institutionnels, les opérateurs de microfinance et la diaspora haïtienne pour
faciliter les investissements nécessaires et encourager des changements sociaux et
comportementaux significatifs, notamment en matière de réduction des inégalités de genre et
d'amélioration de la nutrition.
Le projet est aligné sur plusieurs Objectifs de Développement Durable, dont la réduction de la
pauvreté, la faim zéro, les villes et communautés durables, et l'égalité entre les sexes. Il est
également en accord avec les orientations stratégiques et les priorités nationales d'Haïti, telles que
la création de richesse et d'emplois, l'inclusion sociale, et l'amélioration des services de sécurité
sanitaire et nutritionnelle. Il promeut une approche holistique combinant la gestion durable des
ressources, le renforcement des coopératives et organisations de base, l'amélioration de l'accès aux
marchés et au financement.
La théorie du changement du projet se concentre sur trois trajectoires principales. La première vise
à renforcer les institutions et la gouvernance locales, la deuxième à diversifier les systèmes de
82
production et améliorer l'accès à une alimentation saine, et la troisième à renforcer et diversifier les
revenus le long des chaînes de valeur locales. Ces trajectoires visent à autonomiser les femmes et
les hommes, à réduire les écarts entre les sexes, et à améliorer la sécurité alimentaire et
nutritionnelle tout en réduisant la pauvreté. Elles s'appuient sur une analyse sociale et nutritionnelle
systématique pour répondre aux inégalités de genre, promouvoir l'équilibre des charges de travail
et encourager la participation des femmes à la prise de décision et à des activités génératrices de
revenus.
Impacts négatifs potentiels et mesures de mitigation :
Les différents risques et mécanismes de leur gestion sont répertoriés dans la matrice des risques.
Ils incluent:
Sur le plan social:
Conflits, insécurité et accès aux ressources
Insécurité foncière: La précarité de la tenure foncière pourrait compromettre
l’efficacité du projet vu que ménages ont besoin d’un accès sécurisé au foncier pour
investir dans l’agroforesterie et la gestion durable des terres. Des mécanismes clairs
de résolution des conflits et de reconnaissance des droits fonciers seront
nécessaires. Une attention particulière sera accordée aux droits fonciers
traditionnels, jugés essentiels pour garantir la durabilité à long terme des
investissements du projet.
Conflits pour l’accès à l’eau et au foncier: Des mécanisme de gestion
participative de l’eau seront mis en place
Insécurité sur les routes nationales: Les attaques par les gangs survenant sur
les routes nationales sont une menace majeure pour la sécurité des personnes. Elles
pénalisent également les revenus des personnes vivant du commerce, par exemple
les Madan Sara qui transportent les marchandises de leur lieu de production vers les
marchés des villes. Des mesures d’accompagnement et de protection seront prises.
Risques sanitaires et enjeux de santé:
Les activités du projet appelant à une utilisation de l’eau, les risques sanitaires tels
que la transmission du choléra sont possibles dans un contexte de faible accès à
l’eau potable, de mauvaise gestion des déchets et de la préparation des repas
propices et de mauvaises conditions sanitaires. Le projet est doté d’une composante
en infrastructure qui prévoit la provision d’eau potable avec la construction de
citernes familiales. Par ailleurs, des sessions de sensibilisation aux bonnes pratiques
d’hygiène et de la préparation saine des repas seront dispensés dans le cadre de
plusieurs activités et incluront les risques liés à l’eau et à la meilleur gestion des
déchets.
Des risques ont été identifiés en lien avec le stockage potentiel de carburant (étant
donné le manque d’accès à l’énergie et les coûts-risques de transport, cette pratique
est courante)
Les cultures, la volaille et le bétail subissent des attaques de maladies et de
ravageurs. Plusieurs espèces végétales ont enregistré un déclin de leur population
et de leur rendement dû à des maladies (agrumes, cocotiers, sorgho et autres). La
consommation des cultures contaminées constitue un risque de sante pour la
communauté tandis que le retour aux pesticides comporte des risques. Des modules
de sensibilisation et meilleure gestion intégrées des maladies seront intégrés au sein
des formations nutrition et production agricole.
Pertes et contamination post récolte: Sans amélioration des infrastructures,
l’augmentation de la production pourrait conduire à des pertes post-récolte ainsi que des
contaminations des produits. Des investissements dans les infrastructures de stockage, de
conservation, de transformation et de transport seront réalisés.
Exclusion des groupes vulnérables : Leur exclusion présente un risque étant donné que
ces groupes peuvent dans certains cas être plus difficiles à identifier. La stratégie de ciblage
du projet vise à contourner ce risque.
83
Insécurité alimentaire et nutrition
o L’insécurité alimentaire affecte une part conséquente de la population. De ce fait, le
projet développera des activités qui visent expressément à améliorer la sécurité
alimentaire et l’auto-suffisance alimentaire. En cas de crise, des activités spécifiques
d’urgence pourront être mises en place pour répondre spécifiquement à l’insécurité
alimentaire (composante 4)
o Malnutrition : Des campagnes de sensibilisation et d’éducation nutritionnelle seront
organisées pour compléter les activités visant à l’auto-suffisance et la diversification
alimentaire.
Risques liés au travail
o Travail des enfants / droits du travail: Des inspections et des formations sur les
droites du travail seront organisées.
o Les accidents du travail ne pouvant être exclus, des formations en sécurité et des
équipements de protection individuelle seront fournis.
o Un enjeu important concerne la construction d’infrastructure dans le cadre de
possibles évènements climatiques ou naturels intenses et destructeurs. Le projet
suivra les plus hautes normes de résilience aux risques climatiques et sismiques et
a inclut des investissements dans les bassins versants pour réduire les risques liés
à l’érosion pouvant affecter les infrastructures
Sur le plan environnemental:
Dégradation des ressources naturelles : Des pratiques de gestion durable à l’échelle des
bassins versants seront promues pour réduire la pression sur l’environnement.
Biodiversité et Pression sur les écosystèmes protégés : Le projet évite tout
financement d’activités au sein des aires protégées. L’indicateur de biodiversité ABC Map et
d'autres outils géospatiaux seront utilisés pour s'assurer que les activités du projet sont
mises en œuvre en dehors des zones des aires protégées et pour contrôler en permanence
les impacts.
Risque de contamination par des produits chimique : L’utilisation de produits
biologiques et des pratiques agricoles sûres seront encouragées. Un plan de gestion intégré
des nuisibles et maladies a été préparé (annexe 5.9)
Risque des espèces envahissantes : le projet va promouvoir la lutte et la gestion
intégrée contre les parasites et utilisation d'engrais organiques.
Sur le plan climatique:
Inondations et destruction de cultures : Des infrastructures résilientes aux inondations
et des techniques de cultures adaptées seront développées.
Accessibilité durant la saison des pluies : La non-praticabilité des routes sera adressée
par l’amélioration à petite échelle des infrastructures routières. Ces travaux intégreront
autant que possible des solutions fondées sur la nature afin d’améliorer la durabilité et la
résilience climatique des infrastructures construites.
Précipitations irrégulières : Pour pallier les irrégularités des précipitations, des initiatives
seront mises en place pour encourager la collecte et le stockage efficace de l'eau de pluie.
Cela s'accompagnera d'une promotion active de techniques de gestion optimale de l'eau
d'irrigation. De plus, l'adoption de variétés de cultures résilientes aux variations climatiques
sera encouragée pour assurer une production agricole durable.
Augmentation des températures : Des stratégies de gestion de l’eau et de l’humidité des
sols seront mises en œuvre.
Tremblement de terres : le projet assurera la mise en contact permanente avec les
directions départementales de la protection civile qui fera partie des membres de la
plateforme de coordination et pourra ainsi faire revoir les propositions d’infrastructures et
s’assurer qu’elles tiennent des plans d'urgences et contribuent à réduire vulnérabilité aux
catastrophes.
84
1.3
Recommandations pour la conception et la mise en œuvre du projet
Procédures de gestion environnementale, sociale et climatique (PGESC)
Un PGESC est requis pour tout projet comportant des travaux, quelle que soit la catégorie
environnementale et sociale. Le PGESC sera établi séparément pour la phase de construction, la
mise en service et la phase d’exploitation ou d’opération.
Le PGESC pour la phase de construction et la mise en service fera partie intégrante des contrats
d’exécution des ouvrages et comportera, notamment:
La liste des impacts environnementaux, sociaux et climatiques potentiels de l’ouvrage,
définis dans le screening environnemental, social et climatique ou les études additionnelles,
avec des informations sur les composantes du milieu, les sources des impacts et une
indication de l’étape du projet à laquelle ils sont susceptibles de se produire ;
Les mesures de prévention, atténuation, correction, compensation (expropriations) et
d’urgence ;
Le calendrier d’exécution des mesures préconisées;
Le budget détaillé des mesures d’atténuation ;
Le plan de fermeture des travaux, s’il y a lieu.
Les Spécialistes environnementaux et sociaux de l’Unité Technique d’Exécution (UTE) élaboreront
pour chaque projet, sur la base du calendrier d’exécution des mesures retenues, un programme de
suivi de la mise en œuvre du PGESC. Elle identifiera par ailleurs, in situ, les effets reliés aux impacts
directs et indirects environnementaux et sociaux du projet, tant lors de la phase de construction que
durant les phases de mise en service et d’opération.
Tous les changements importants apportés aux Plans Environnementaux, Sociaux, de Sécurité et de
Santé doivent être communiqués par écrit et approuvés par le FIDA en cohérence avec ses normes
de sauvegardes environnementales, sociales et climatiques.
Cadre institutionnel et modalités de gestion
1.
Coordination et responsabilités. La responsabilité institutionnelle de la mise en œuvre du
plan de suivi-évaluation incombe de l’UTE/MEF. En termes de modalités de mise en œuvre, l’UTE
mettra en place un comité composé de représentants clés des partenaires du projet, y compris
des représentants des organisations gouvernementales, des ONG, des communautés locales et
d’autres parties prenantes pertinentes. Les activités de suivi-évaluation seront coordonnées par
un Spécialiste en suivi-évaluation recruté par l’UTE.
2.
Plan de suivi-évaluation (PSE). Au début du projet, un PSE détaillé sera préparé avec une
identification claire des indicateurs clés, des méthodes de collecte de données, des fréquences
de collecte, des responsabilités et des ressources nécessaires pour le suivi-évaluation. Le
spécialiste en SE utilisera toutes les ressources disponibles pour mieux cadrer la préparation du
PSE, y compris les éléments de la note « How to do » du FIDA sur la conception et la surveillance
de la résilience des ménages ruraux vulnérables proposant un outil de conception et de suivi de
la résilience.17
3.
Collecte de données et supervision. Mettre en place un système de collecte de données
robuste qui inclut des mécanismes de collecte de données régulière, la gestion de base de
données et des protocoles de validation des données. Des superviseurs de terrain, responsables
de la collecte de données sur le terrain, seront désignés par les partenaires clés du projet. Ils
seront formés et supervises par le Spécialiste SE de l’UTE pour garantir la qualité des données
recueillies à travers des outils appropriés comme Kobo Toolbox et ODK Collect.
4.
Intégration dans le manuel d’opération du projet. L’UTE dois s’assurer que le Manuel
d’opération du projet inclut un volet spécifique sur le suivi-évaluation des mesures d’adaptation
au changement. Cela garantit que le suivi-évaluation est une composante intégrée dans la mise
en œuvre du projet.
17
https://www.ifad.org/en/web/knowledge/-/resilience-design-and-monitoringtool?p_l_back_url=%2Fen%2Fweb%2Fknowledge%2Fpublications%3Fdelta%3D100
85
5.
Rapport et communication. L’UTE préparera des rapports de suivi-évaluation périodiques qui
mettent en évidence les progrès réalisés, les résultats obtenus et les défis rencontrés dans la
mise en œuvre des mesures d’adaptation. Les résultats seront communiqués régulièrement aux
parties prenantes, y compris les bailleurs de fonds, les gouvernements, les ONG et les
communautés locales.
6.
Révision et ajustement: Les résultats du suivi-évaluation seront évalués régulièrement pour
identifier les leçons apprises et les domaines nécessitant des ajustements pour améliorer leur
efficacité. Le projet fournira une formation continue aux parties prenantes impliquées dans le
suivi-évaluation pour renforcer leurs compétences et leurs capacités. Ce modèle offre une
structure solide pour la mise en œuvre d'un suivi-évaluation efficace des mesures liées à
l'adaptation au changement climatique, en veillant à ce que les activités soient coordonnées,
surveillées, évaluées et intégrées dans l'exécution du projet.
Mécanisme de suivi-évaluation et reportage
7.
À l’échelle du projet EFOSE, l’objectif du suivi-évaluation lié à l’adaptation au changement
climatique est de surveiller en continu et d’évaluer l’efficacité des mesures d’adaptation mises
en place, ainsi que leur impact sur la réduction de la vulnérabilité aux risques climatiques.
Sélection des indicateurs
8.
Les indicateurs de suivi-évaluation de l’adaptation au changement climatique, des risques
environnementaux et sociaux dans le cadre du projet EFOSE sont présentés dans le tableau ciaprès. La ligne de base ainsi que les objectifs à mi-parcours et finaux seront déterminer par
l’étude de l’établissement de la ligne de base du projet.
Tableau 19. Indicateurs de suivi-évaluation de l'adaptation au changement climatique, risque
environnemental, social et de la résilience
Indicateurs de base
d'adaptation au
changement climatique
et gestion des
ressources naturelles du
FIDA adoptés dans le
cadre logique
Indicateurs de base
sur inclusion sociale
Indicateurs
complémentaires
Durabilité
institutionnelle
- Indicateurs composite sur la résilience (voir étude vulnérabilité)
- Indicateur de résultat 3.1.4 : Nombre d'hectares de terres soumises à une
gestion résiliente au changement climatique
- Indicateur de résultat 3.2.2 : (Nombre) Pourcentage de personnes/ménages
déclarant avoir adopté des technologies et des pratiques écologiquement
durables et résilientes au changement climatique
- Indicateur de résultat 3.2.3 : (Nombre) Pourcentage de personnes/ménages
signalant une réduction significative du temps passé à aller chercher de l'eau ou
du carburant
- Indicateur de résultat sur les émissions de gaz à effet de serre et la
biodiversité
- désagrégation des bénéficiaires en fonction du genre et âge
- Enregistrement des réclamations des bénéficiaires
- Enregistrer le niveau de satisfaction des bénéficiaires
- enregistrer la participation des bénéficiaires aux mécanismes de décision
- Progrès d’autonomisation des bénéficiaires
- Nombre de plans d'urgence élaborés, directement ou en soutien à d'autres
institutions, pour faire face aux catastrophes climatiques.
- Nombre de ménages signalant une meilleure diversification des cultures ou
d'autres activités agricoles sur leur ferme.
- Nombre de ménages déclarant avoir augmenté la superficie exploitée grâce
aux techniques agroforestières et résilientes.
- Nombre d'hectares supplémentaires bénéficiant d'un arrosage adéquat au sein
des périmètres irrigués grâce aux travaux de réhabilitation du système entrepris
par le projet.
- Nombre de personnes rapportant une réduction des pertes après récolte grâce
aux structures de stockage et de transformation soutenues par le projet.
- Nombre de ménages bénéficiant de nouvelles infrastructures de collecte d'eau
- Indicateurs de risques et système d'alerte - Suivi et enregistrement des
risques majeurs (climat, violences, accidents)
- Les capacités des institutions soutenues seront évaluées régulièrement à l'aide
de cartes de score adaptées examinant leurs capacités institutionnelles, de
gouvernance, de gestion technique, économique, financière et administrative,
86
ainsi que les services aux membres. Le projet pourrait s'appuyer sur les
expériences et les guides du FIDA dans ce domaine. (Voir PIM)
Estimation des coûts
La majorité des mesures prévues seront intégrées directement dans les coûts de planification et de
mise en œuvre des activités, éliminant ainsi la nécessité d'un budget distinct. Cette stratégie de
budgétisation garantira non seulement le financement adéquat des initiatives environnementales,
sociales et climatiques, mais assurera également que leur mise en œuvre soit harmonieusement
synchronisée avec les différentes étapes du projet.
Plan de formation et de renforcement de capacité en gestion environnementale et sociale
Le tableau suivant présente l’ébauche du plan de formation et de renforcement de capacités à mettre
œuvre par l’UTE.
Tableau 20 plan de formation PESEC
1
2
Thème
Formation sur la
Gestion Durable
des Terres et
Ressources
Naturelles
Cible
Agriculteurs,
éleveurs,
organisations
communautaires.
Ateliers sur la
Gestion des
Risques Sanitaires
Travailleurs du
projet, personnel
de santé
communautaire.
Objectif
- Comprendre les pratiques de conservation des sols et de
- Apprendre les méthodes agroécologiques pour une
agriculture durable.
- Gérer et réduire les conflits fonciers.
- Identifier et prévenir les risques sanitaires liés au
projet.
- Assurer les premiers soins en cas d'incidents et
accidents de travail.
- Comprendre et prévenir la propagation de maladies
comme le choléra.
3
Programmes de
Sensibilisation à la
Sécurité
Alimentaire
Communautés
locales, groupes de
femmes, jeunes.
- Renforcer la compréhension de l'insécurité alimentaire
et ses impacts.
- Promouvoir des techniques de production et de
conservation alimentaire.
- Encourager des régimes alimentaires diversifiés et
nutritifs.
4
5
6
7
8
9
Formation sur les
Droits Fonciers et
la Tenure
Sécurisée
Propriétaires
fonciers, autorités
locales,
organisations de la
société civile.
- Comprendre le cadre légal et les droits fonciers.
- Renforcer les compétences en résolution de conflits
Séminaires sur les
Pratiques de
Gestion de l'Eau
et l'Irrigation
Agriculteurs,
gestionnaires de
l'eau, comités
d'irrigation.
- Optimiser l'utilisation de l'eau pour l'agriculture.
- Apprendre à construire et entretenir des systèmes de
Programmes de
Renforcement des
Capacités en
Gestion des
Risques
Climatiques
Ateliers sur la
Prévention de la
Violence Basée
sur le Genre
Planificateurs
locaux,
agriculteurs,
décideurs.
Formation en
Gestion Financière
et Littératie
Financière
Entrepreneurs
locaux,
coopératives,
groupes de
femmes.
- Gérer efficacement les finances et les investissements.
- Comprendre les opportunités de financement et les
Sessions sur le
code de conduire
au travail
Employeurs,
employés,
représentants
syndicaux.
- Connaître les droits et responsabilités des travailleurs.
- Promouvoir des environnements de travail sûrs et
Membres de la
communauté,
leaders locaux,
travailleurs du
projet.
fonciers.
- Promouvoir une gestion inclusive et équitable des
terres.
collecte d'eau de pluie.
- Gérer efficacement les conflits liés à l'eau.
- Comprendre les impacts du changement climatique sur
l'agriculture et les communautés.
- Intégrer l'adaptation au changement climatique dans la
planification.
- Développer des stratégies locales de résilience.
- Sensibiliser à la VBG et ses conséquences (campagne).
- Former sur les mécanismes de signalement et de
réponse.
- Promouvoir l'égalité et le respect au sein des
communautés.
relations avec la diaspora.
- Renforcer les capacités en matière de planification et de
budgétisation.
équitables.
87
Thème
Cible
Objectif
10
PESEC du FIDA
UTE et partenaires
d’exécution du
projet
- Comprendre et appliquer le code de conduire au travail.
- Compréhension approfondie des PESEC.
- Intégration des PESEC dans la planification du projet.
- Gestion des risques et engagement des parties
prenantes.
88
Matrice du plan de gestion environnementale, sociale et climatique
Tableau 21 matrice de plan de gestion environnemental social et climatique
18
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
L’insécurité de la
tenure foncière peut
compromettre la
réussite du projet.18
La croissance
démographique,
l'augmentation des
troupeaux d'animaux
et les migrations
internes exercent une
pression croissante sur
le foncier et
contribuent à la
fragmentation des
parcelles. Cela renforce
la possibilité de conflits
pour l'accès à ces
ressources et
compromet la mise en
œuvre de mesures
d’adaptation.
- Mettre en place des mécanismes multiacteurs de planification, coordination,
participation et évaluation pour gérer les
conflits fonciers et prioriser les activités
de manière inclusive et participative.
- Sensibiliser les autorités locales, les
propriétaires fonciers et les agriculteurs
sur l’importance des parcelles boisées et
des systèmes agroforestiers, en
particulier sur les versants, et le besoin
de clarifier des mécanismes clairs de
résolution des conflits et de
reconnaissance des droits fonciers
seront nécessaires, y compris
traditionnels
- Éviter d’’établir des infrastructures
communautaires (centres de séchage,
de transformation ou de stockage) sur
des terrains où la tenure foncière est
incertaine.
- Encourager les femmes et les jeunes à
valoriser les intrants du projet sur des
terres présentant un minimum de
sécurité foncière.
- Assurer / vérifier / renforcer les droits
fonciers - régime foncier du bénéficiaire
lors du soutien à l'agroforesterie
(notamment risque potentiel de
métayage) y compris droits fonciers
traditionnels, jugés essentiels pour
garantir la durabilité à long terme des
investissements du projet
Activités de
consultation
publique
Sociale
Engagement des
parties prenantes
lors des réunions
et de la sélection
des parcelles et
des lotis
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Équipe du projet
et Bureaux
Agricoles
Communaux
Rapports, cartes
géoréférencées,
enquêtes de
proximité, visites
de terrain
Semestrielle
Inclus dans le coût
de la planification
et du suivi des
activités
L'insécurité de la tenure foncière fait référence à une situation où les droits légaux ou coutumiers sur la terre ne sont pas garantis et où il existe un risque élevé d'expropriation ou de conflit lié à la
terre. Cela peut être dû à l'absence de titres de propriété clairs, à des systèmes d'enregistrement foncier inefficaces ou corrompus, ou à des lois qui ne sont pas appliquées de manière équitable.
L'insécurité foncière peut limiter l'accès aux ressources, réduire les investissements dans la terre et nuire à la stabilité économique et sociale.
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Sensibilisation
des parties
prenantes sur les
risques de
contamination
Équipe du projet
et agents de
santé
communautaire
Compte rendu de
sensibilisation et
liste de présence
de formation
Semestrielle
Inclus dans le coût
de la mise en
place des
infrastructures,
des formations, de
la sensibilisation
et l’achat
d’équipement de
protection
individuelle (EPI)
- Soutenir la structuration et
l'autonomisation des organisations
économiques telles que les coopératives
et les associations, pour une meilleure
gestion des ressources foncières et une
utilisation optimale des terres.
- Encourager l'adoption de systèmes
agroforestiers et de pratiques agricoles
qui réduisent la pression sur les terres
et augmentent la productivité par unité
de surface.
- Mettre en place des aménagements
spécifiques (comme les rampes
vivantes) pour les parcelles en pente,
afin de réduire l'érosion et d'optimiser
l'utilisation de l'espace.
- Fournir une formation et une assistance
technique aux agriculteurs pour une
meilleure gestion des ressources
foncières et l'adoption de techniques
agricoles innovantes et
Les risques sanitaires
liés aux activités du
projet, tels que le
choléra, l’exposition
aux produits
chimiques,
Faisabilité : Moyenne
- Respecter en tout temps le principe de
« ne pas nuire » du FIDA afin de
minimiser les impacts sociaux négatifs
du projet.
- Collaborer avec les acteurs évoluant
dans le domaine de la santé et de la
sécurité au sein des communautés pour
renforcer la réponse institutionnelle aux
épidémies et autres problèmes de santé.
- Favoriser la collecte d’eau de pluies dans
les régions montagneuses afin de
réduire la dépendance à l'égard des
eaux de surface touchées par la
pollution
- Mettre en place des systèmes de
traitement de l’eau de pluies répondant
aux normes de qualité. Cela doit inclure
des techniques simples comme la
Formation sur les
principes
d’hygiène
90
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Engagement des
parties prenantes
dans des
échanges
constructives
Équipe du projet
et Bureaux
Agricoles
Communaux
Entretien auprès
communautés et
des groupes
vulnérables
Semestrielle
et annuelle
Inclus dans le coût
de construction
des infrastructures
et de soutien au
programme
filtration, la chloration qui peuvent être
mis en œuvre par les bénéficiaires sur le
long terme dans un appui externe.
- Promouvoir des pratiques agricoles
durables qui réduisent l’usage des
pesticides et des engrais synthétiques
au niveau des versants., y compris plan
de gestion des nuisibles et maladies
- Organiser des campagnes de
sensibilisation et des formations pour les
agriculteurs et les communautés locales
sur l'importance de la qualité de l'eau et
sur les méthodes pour la préserver. Cela
peut inclure des informations sur la
gestion sécuritaire des pesticides et des
engrais, ainsi que sur les techniques de
collecte et de stockage des eaux
pluviales.
- Élaborer et mettre en œuvre des plans
de réponse rapide en cas de flambée de
choléra, en collaboration avec les
autorités de santé locales et les
partenaires stratégiques, pour garantir
une intervention immédiate et efficace.
- Inclure des clauses spécifiques dans les
contrats d'approvisionnement pour
promouvoir l'agriculture durable, réduire
l'utilisation de polluants et veiller à ce
que des normes strictes soient intégrées
dans les contrats pour sécuriser le
stockage potentiel du carburant.
- Fournir des formations sur les principes
d’hygiène.
Incidents liés aux
infrastructures
Faisabilité : Élevée
- Mettre en œuvre des plans de suivi les
plus hautes normes de résilience aux
risques climatiques et sismiques et a inclut
des investissements dans les bassins
versants pour réduire les risques liés à
l’érosion
91
Paramètre
Exclusion des
personnes ou groupes
de personnes
vulnérables.
L’insécurité au niveau
des routes nationales
qui déconnecte le Sudest du reste du pays
fragilisent l’économie
des exploitations
agricoles et
particulièrement les
femmes vivant du
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
- Fournir des infrastructures de stockage,
de conservation, de transformation et de
transport
autour de la
problématique
- Explorer des conceptions de projets
alternatifs viables afin de répondre aux
besoins spécifiques des segments de
population les plus vulnérables
- Recruter un spécialiste en inclusion
sociale (genre et jeunesse) chargé de
mettre en œuvre, en collaboration avec
l’équipe, une stratégie globale
d’inclusion sociale
- Établir une cartographie et collaborer
avec d’autres acteurs institutionnels
travaillant sur des méthodologies et des
innovations sociales favorisant
l’autonomisation des femmes et
l’intégration des jeunes
- Élaborer et mettre en œuvre un plan
d’engagement des parties prenantes afin
d’assurer leur participation active et leur
représentation dans le projet.
- Développer et mettre en œuvre un plan
de renforcement des connaissances et
des compétences sociales pour les
femmes et les jeunes, axé sur la
production agroécologique et les
initiatives entrepreneuriales
Ateliers de
sensibilisation sur
les services du
projet mettant
l'accent sur
l'inclusion des
femmes dans les
services du projet
Faisabilité : Élevée
Afin de réduire l’impact de ces risques,
le projet investira dans des systèmes de
production alimentaire plus autonomes :
- Par exemple, encourager la production
locale de semences et d’intrants, ainsi
que l’utilisation d’énergie renouvelable.
- Appuyer les opérations post récoles des
produits agricoles (séchage, stockage,
transformation, marketing et
commercialisation)
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Nombre
d’infrastructure
fournir
Équipe du projet
et Bureaux
Agricoles
Communaux
Entretien auprès
communautés et
des groupes
vulnérables
Semestrielle
et annuelle
Inclus dans le coût
de gestion du
projet pour le
Spécialiste, et
dans le coût de
planification, de
communication et
de mise en œuvre
pour les ateliers et
les outils de
communication.
Équipe du projet
et Bureaux
Agricoles
Communaux
opérateurs
d’appui
Nombre de
structures de
séchage,
stockage,
transformation et
autres
fonctionnelles
Semestrielle
et annuelle
Inclus dans le coût
de construction
des infrastructures
et de soutien au
programme de
cantines scolaires.
Matériel de
communication
adapté à la
population cible
du projet en
créole pour une
meilleure
compréhension
des messages
Engagement des
parties prenantes
dans des
échanges
constructives
autour de la
problématique
92
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
commerce (« Madam
Sara »)
- Établir un marché niche19 sur place via
les cantines scolaires
- Aider le MARNDR à renforcer son
ancrage local au sein des communautés.
Cela passera notamment par le
renforcement des Bureaux Agricoles
Communaux (BAC), le développement
des fermes agricoles et la mise place de
champs-écoles paysans
- Faisabilité : Moyenne
- Former les femmes et les jeunes sur la
production et transformation d’aliments
riches en nutriments
- Encourager la mise en place de jardins
créoles avec une diversité de cultures
riches en nutriments
- Former et sensibiliser les femmes et les
jeunes sur l’importance des fruits et
légumes
- Renforcer les capacités des ménages
vulnérables en matière de production
alimentaire, en leur fournissant des
formations et des ressources pour
développer des pratiques agricoles
durables et diversifiées.
- Favoriser l'accès aux semences de
qualité, aux intrants agricoles, à l'eau et
à d'autres ressources nécessaires à la
production agricole.
- Promouvoir la diversification des
cultures et encourager les pratiques
agroécologiques pour améliorer la
résilience des systèmes alimentaires
locaux.
- Mettre en place des mécanismes de
stockage, de conservation et de gestion
des denrées alimentaires pour faire face
L’insécurité alimentaire
et la malnutrition
persiste persistante
dans la zone du projet
touchant
particulièrement les
populations les plus
vulnérables.
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Formation sur les
jardins créoles, la
transformation, la
nutrition et
l’hygiène
Équipe du projet,
opérateurs
d’appui et PAM
Nombre de
producteurs
impliqués dans
l’Enquête de miparcours et de fin
de projet avec la
mesure des
indicateurs CAP
et MDDW.
Nombre de jardin
lakou mis en
place / nombre
de personnes
formées sur la
nutrition
Semestrielle
et annuelle
Inclus dans le coût
de formation, de
inclus dans budget
Une fois que les producteurs doivent personnaliser leurs produits pour répondre aux attentes particulières des cantines scolaires offrant un avantage compétitif, cela devient
automatiquement un marché niche
19
93
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Engagement des
parties prenantes
dans des
échanges
constructives
autour de la
problématique
Équipe du projet
et Bureaux
Agricoles
Communaux
opérateurs
d’appui
Nombre de
structures de
séchage,
stockage,
transformation et
autres
fonctionnelles
Semestrielle
et annuelle
Inclus dans le coût
de la mise en
place des
infrastructures et
de la formation
des agriculteurs.
aux fluctuations saisonnières et aux
chocs climatiques.
- Encourager la création de coopératives
et d'associations locales pour
promouvoir la solidarité, l'échange de
connaissances et les initiatives de
développement économique axées sur
l'alimentation.
- Renforcer la collaboration avec les
partenaires locaux, les organisations de
la société civile et les acteurs du
développement pour mettre en œuvre
des stratégies intégrées et durables
visant à lutter contre l'insécurité
alimentaire.
Risques sanitaires et
économiques liés aux
mauvaises conditions
et pertes post-récolte
qui seront accrus avec
l’augmentation de
production
Faisabilité : Élevée
- Développer des infrastructures de
stockage appropriées, telles que des
entrepôts ou des chambres froides, pour
permettre aux agriculteurs de conserver
leurs récoltes dans des conditions
optimales et réduire les pertes postrécolte.
- Établir des canaux de distribution
efficaces pour faciliter la mise en
marché des produits agricoles. Cela peut
inclure la mise en place de marchés
locaux, de coopératives agricoles ou de
réseaux de distribution directs entre les
agriculteurs et les consommateurs.
- Renforcer les compétences des
agriculteurs en matière de gestion postrécolte, y compris la formation sur les
bonnes pratiques de stockage, de
conditionnement et de
commercialisation des produits.
- Faciliter l'accès aux informations sur les
prix, les tendances du marché et les
exigences des consommateurs, afin
d'aider les agriculteurs à prendre des
94
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Plateforme
d’échange sur le
plan de
contingence des
zones concernées
Équipe du projet
et Bureaux
Agricoles
Communaux
(BAC), opérateurs
d’appui et la
protection civile
Structure d’alerte
mise en place et
opérationnelle
Trimestriel
Inclus dans le
budget d’appui
aux institutions
locales et
l’élaboration de
plans de
contingence.
décisions éclairées sur la production et
la commercialisation de leurs produits.
- Encourager la diversification des
produits et l'adoption de techniques de
transformation pour valoriser davantage
les récoltes et réduire les risques liés à
la dépendance à un seul marché.
- Établir des partenariats avec les acteurs
de la chaîne de valeur, tels que les
transformateurs, les distributeurs et les
détaillants, pour faciliter la mise en
marché des produits agricoles et créer
des débouchés durables.
Faisabilité : Élevée
Difficulté d’accéder aux
communautés durant
les saisons des pluies
en raison de la nonpraticabilité des routes
- Collaborer avec d'autres institutions
pour établir des stocks de contingence
locaux afin de faire face aux difficultés
d'accès pendant les saisons des pluies.
Cela peut inclure le pré positionnement
de fournitures et de ressources
d'urgence dans les communautés
isolées, garantissant ainsi une réponse
rapide en cas de besoin.
- Renforcer les entreprises locales et les
initiatives de production de semences et
d'autres intrants agricoles afin de
réduire la dépendance aux sources
externes. Cela peut être réalisé en
soutenant le développement et la
promotion de systèmes de production
locaux, en encourageant les pratiques
agricoles durables et en renforçant les
capacités des agriculteurs locaux.
- Assurer une présence régulière de
l'équipe du projet et des opérateurs sur
le terrain pour faciliter la coordination, la
surveillance et la résolution rapide des
problèmes liés à l'accessibilité. Cela
permettra également de maintenir une
95
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Diffusion du
projet avec des
messages liés à
l'alimentation
saine mettant en
valeur la
production locale
Équipe du projet
Stratégie
nutritionnelle
Semestrielle
et annuelle
Inclus dans le cout
des formations.
communication étroite avec les
communautés et de répondre
efficacement à leurs besoins.
- Garantir la mobilité des équipes de
terrain et des intrants en veillant à ce
qu'ils disposent des moyens de transport
appropriés et en entretenant
régulièrement les infrastructures
routières. Il est également important de
planifier et de coordonner les
mouvements de manière efficace pour
optimiser l'utilisation des ressources et
minimiser les retards.
Les lacunes en matière
d’alimentation saine et
nutritive
Faisabilité : Élevée
- Développer et mettre en œuvre une
stratégie de nutrition visant à
promouvoir une alimentation équilibrée
et nutritive au sein des communautés.
Cela peut inclure des actions telles que
la sensibilisation sur les avantages d'une
alimentation saine, la promotion de
pratiques alimentaires appropriées et la
diffusion d'informations sur la valeur
nutritionnelle des aliments locaux.
- Organiser des ateliers d'éducation
nutritionnelle spécifiquement destinés
aux familles qui font face à une grande
vulnérabilité en matière d'insécurité
alimentaire. Ces ateliers peuvent fournir
des informations sur les principes d'une
alimentation équilibrée, les techniques
de préparation des aliments, l'utilisation
efficace des ressources alimentaires
disponibles et l'importance de l'hygiène
alimentaire.
- Organiser des ateliers de valorisation et
d'innovation alimentaire en mettant en
avant le patrimoine alimentaire local.
Ces ateliers peuvent encourager
l'utilisation de produits alimentaires
Outils de
communication
sur la nutrition,
destinés à la
population cible
du projet.
96
Ligne de base
Réseaux et
alliances avec des
acteurs liés à la
sécurité
alimentaire et la
nutrition
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Sensibilisation ;
signalétique ;
affiche ; Gestion
des plaintes et
des commentaires
Équipe de gestion
de projet
Surveillance du
mécanisme de
gestion des
plaintes ;
Evaluation du
personnel recruté
sur les chantiers
Chaque mois
et en continu
pendant la
mise en
œuvre du
projet
Inclus dans le coût
de surveillance
des travaux.
locaux, promouvoir des pratiques de
transformation alimentaire innovantes et
aider à développer des recettes
nutritives à partir d'ingrédients locaux.
Ils peuvent également mettre en valeur
les savoir-faire culinaires traditionnels et
encourager la consommation d'aliments
sains et nutritifs.
Faisabilité : Élevée
Travail des enfants /
droits du travail
- Soutenir et vérifier l'amélioration des
conditions de travail au sein de toutes
les activités et partenariats réalisés, qui
seront intégrées comme critères
d'attribution des marchés. De plus, une
campagne de sensibilisation sera lancée
au démarrage du projet pour prévenir le
travail des enfants et les mauvaises
conditions de travail.
- Adopter et mettre en œuvre des
procédures d'embauche qui favorisent la
main-d'œuvre locale (c'est-à-dire des
sections communales concernées), en
particulier les femmes et les jeunes.
- Consulter et impliquer les organisations
locales, en particulier celles qui
représentent les femmes et les jeunes,
dans l'élaboration et la mise en œuvre
des procédures locales de recrutement.
- Identifier les tâches qui peuvent être
accomplies en toute sécurité par les
personnes handicapées et faciliter leur
recrutement.
- Mettre en place un système de
prévention et de contrôle du travail des
enfants (système d'identification des
travailleurs).
97
Partenaires de
mise en œuvre
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Rencontre avec
les intervenants ;
Conscientisation
Équipe de gestion
des projets
L'équité entre les
sexes ; Plan de
lutte
antiparasitaire ;
Construction d'un
stockage de
l'ombre et de
l'eau domestique
Trimestrielle
Inclus dans le coût
de mise en place
infrastructures.
- Promouvoir la méthodologie de l'Alliance
au niveau des ménages pour encourager
le partage des tâches dans les
exploitations agricoles et au sein des
ménages, réduire le fardeau des
femmes et sensibiliser à la prévention
de la violence à l'égard des femmes et
du travail des enfants.
- Mettre en œuvre des modèles socioéconomiques de gestion éthique alignés
sur les lois du travail du pays.
- Mettre en œuvre des règles d'hygiène
pour assurer la sécurité des produits et
la santé des employés.
- Exiger l'utilisation d'équipements de
protection individuelle (EPI) adaptés aux
types de travaux à effectuer sur les
chantiers de construction (casques,
gants, chaussures de sécurité, etc.).
Risques liés à la
violence faite aux
femmes e exclusion
des femmes
Faisabilité : Élevée
- Élaborer une stratégie de genre avec
une politique et des mécanismes pour
lutter contre la violence et le
harcèlement fondés sur le sexe. La
divulgation de la politique (y compris la
mise en place de mécanismes, y compris
le mécanisme de plainte) devrait avoir
lieu avant le début des interventions du
projet à tous les niveaux de mise en
œuvre.
- Évaluer les risques de sécurité tout au
long du projet et définir les interventions
nécessaires.
Faisabilité : Élevée
98
Partenaires de
mise en œuvre
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Manque d’intérêt de la
diaspora dans les
activités du projet
- Collaborer avec d'autres institutions qui
ont de l'expérience dans le travail avec
la diaspora haïtienne dans les domaines
d'intérêt du projet.
- Établir des partenariats avec des
organisations ou des réseaux de la
diaspora haïtienne pour promouvoir leur
participation et leur engagement dans
les activités du projet.
- Organiser des séances d'information et
des rencontres spécifiques pour
sensibiliser la diaspora haïtienne aux
objectifs et aux bénéfices potentiels du
projet.
- Mettre en place des mécanismes de
communication et de collaboration
efficaces pour faciliter la participation et
les contributions de la diaspora
haïtienne, que ce soit par le biais de
conseils consultatifs, de groupes de
travail ou d'autres formes de dialogue.
- Reconnaître et valoriser les
compétences, l'expérience et les
ressources de la diaspora haïtienne en
les impliquant activement dans la
conception et la mise en œuvre des
activités du projet.
- Établir des canaux de communication
clairs et accessibles pour faciliter
l'échange d'informations et la
mobilisation de la diaspora haïtienne, en
mettant en avant les opportunités de
participation et d'investissement dans le
projet.
Rencontre
d’échange avec la
diaspora des
zones cibles et les
institutions clés
Augmenter les conflits
entre les divers
groupes d’irrigants
amont/aval pour
Faisabilité : Moyenne
- Effectuer une étude approfondie de la
capacité hydraulique des périmètres
irrigués (PI) avant d'envisager toute
extension des systèmes de pompage en
amont des périmètres. Cela permettra
Rencontre de
formation,
d’échange et de
planification avec
les irrigants
99
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Équipe du projet
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Nombre
d’activités
appuyées par la
diaspora
Annuelle
Inclus dans le coût
de gestion et de
communication.
Équipe du projet,
opérateurs de
mise en œuvre
Compte rendu
des formations et
des rencontres
Trimestrielle
Inclus dans le coût
des études et de
la planification des
travaux.
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
l’accès à l’eau en
période d’étiage
d'évaluer la disponibilité en eau pendant
les périodes d'étiage et de prendre des
décisions éclairées.
- Fournir une formation adéquate et
structurer les associations d'irrigants
pour renforcer leurs capacités de gestion
de l'eau et résoudre les conflits liés à
l'accès à l'eau. Cela inclut la
sensibilisation aux bonnes pratiques
d'irrigation, la gestion des ressources
hydriques et la résolution pacifique des
différends.
- Impliquer activement les associations
d'irrigants dans les processus de prise
de décision concernant l'accès à l'eau en
période d'étiage. Leur participation
garantira une représentation équitable
des divers groupes d'irrigants et
favorisera la résolution concertée des
conflits.
- Promouvoir la communication et la
coopération entre les groupes d'irrigants
amont et aval en encourageant les
échanges d'expériences, les dialogues et
les accords mutuellement bénéfiques
pour l'utilisation équitable de l'eau.
- Mettre en place des mécanismes de
suivi et d'évaluation pour évaluer
l'efficacité des mesures prises et ajuster
les interventions si nécessaire, en vue
de prévenir et de résoudre les conflits
liés à l'accès à l'eau en période d'étiage.
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Rapport de
formation sur
l’environnement
et cadre logique
du projet sur
Semestriel
Inclus dans le coût
des formations, de
la mise en place
des infrastructures
et des activités
d’éducation
Faisabilité : Élevée
La dégradation des
ressources naturelles,
notamment en amont
des bassins versants,
augmente la
vulnérabilité à
1. La planification territoriale participative
prendra en compte les risques
environnementaux et climatiques et
s'engagera/s'alignera sur les plans de
préparation/gestion des catastrophes
existants.
Environnementale
Rencontre de
Équipe du projet
sensibilisation
avec les
communautés
100
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
l’érosion/glissements
de terrains qui posent
des risques en aval
2. Le projet investira dans des activités de
restauration des bassins versants pour
limiter les risques de dégradation des sols
qui augmentent également les risques et
les impacts liés aux catastrophes
environnementales et climatiques (c'està-dire les inondations, etc.) : à travers :
a. Promouvoir l'agroforesterie en
montagne et créer des parcelles boisées.
b. Développer des solutions fondées sur la
nature pour prévenir le risque de
dégradation des pentes qui négligent les
infrastructures rurales critiques, telles que
les routes et les systèmes d'irrigation.
c. Mettre en œuvre des structures de
conservation des sols et de gestion de
l’humidité.
Activités
d’éducation
relative à
l’environnement
Augmentation de la
pression sur les
écosystèmes
vulnérables légalement
protégés et
potentiellement sur les
espèces protégées et
migratrices.
Promouvoir la sensibilisation et l'éducation
environnementale, en mettant l'accent sur
la conservation des ressources naturelles
et l'adoption de pratiques durables. Cela
peut être réalisé à travers des séances de
sensibilisation, des formations et des
initiatives de renforcement des capacités
Faisabilité : Moyenne
- Adopter un ciblage géographique et suivi
géolocalisé des activités permettant
d’assurer que les investissements du
projet sont réalisés en dehors des zones
protégées, tout en tirant parti de
manière pertinente des retombées
positives du projet
- Réaliser les investissements du projet en
dehors des zones protégées, tout en
tirant parti de manière pertinente des
retombées positives du projet. De plus,
le projet EFOSE cherchera à promouvoir
la biodiversité et à adopter des
approches respectueuses de
l’environnement afin de contribuer à la
Rencontre de
sensibilisation
avec les
communautés
Activités
d’éducation
relative à
l’environnement
101
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
activités
composante 1.2
Équipe du projet
et ANAP (Agence
Nationale des
Aires Protégées)
Carte de
localisation des
investissements
du projet et
utilisation de
l’outil abc map
pour suivre la
modélisation des
impacts de projet
selon leurs
localisation
Estimation des
coûts
relative à
l’environnement.
Annuelle
Inclus dans le coût
des formations, de
la mise en place
des infrastructures
et des activités
d’éducation
relative à
l’environnement.
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
compensation des risques
environnementaux.
- Définir des mesures de protection
spécifiques pour les écosystèmes
vulnérables légalement protégés, afin de
prévenir une augmentation de la
pression exercée sur ces zones. Cela
peut inclure l'établissement de zones
tampons, la limitation des activités
humaines et la mise en place de
réglementations strictes.
- Mettre en œuvre des stratégies de
conservation et de gestion durable des
espèces protégées et migratrices. Cela
peut impliquer la surveillance et le suivi
de ces espèces, ainsi que la mise en
place de mesures de protection
spéciales pour préserver leurs habitats.
- Sensibiliser les communautés locales et
les parties prenantes sur l'importance de
la conservation des écosystèmes
vulnérables et des espèces protégées.
Organiser des programmes éducatifs et
des initiatives de sensibilisation pour
promouvoir une meilleure
compréhension de la biodiversité et des
enjeux environnementaux,
encourageant ainsi des comportements
respectueux de l'environnement.
- S’assurer qu’aucune extraction de
matériaux pour la construction des
infrastructures du projet ne se fasse
dans les zones clés de biodiversité ou
d’autres habitats sensibles.
- Développer des mesures spécifiques
pour les extractions de matériaux dans
les rivières quand c’est le cas et
rechercher l’autorisation formelle des
autorités compétentes.
- Comme pour toutes les autres activités
du projet, s’assurer qu’une zone tampon
102
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Sensibilisation et
formation des
agriculteurs
Équipe du projet,
Pratiques de
gestion des
pestes et de la
fertilité
développées
Semestrielle
Inclus dans le coût
des formations, de
soutien aux
pratiques de
conservation des
sols et de la mise
en place des
infrastructures.
soit établit entre les aires protégées et
les zones de distribution pour nous
assurer qu’aucun animal ne sera mené
dans l’aire protégé aux fins d’élevage.
Augmentation des
risques de
contamination des sols
et des eaux par les
produits chimiques.
Faisabilité : Moyenne
- Mettre en place des pratiques agricoles
durables et respectueuses de
l'environnement, en privilégiant
notamment la gestion intégrée des
pestes et des maladies. Cela peut
inclure l'utilisation de méthodes
biologiques et naturelles de lutte contre
les ravageurs, l'introduction de cultures
de couverture et la rotation des cultures
pour prévenir l'épuisement des sols.
- Promouvoir l'adoption de techniques de
fertilisation appropriées et
respectueuses de l'environnement, telles
que l'utilisation de compost organique,
de fertilisants naturels et
d'amendements du sol. Cela contribuera
à maintenir la fertilité des sols sans
recourir à des produits chimiques nocifs.
- Sensibiliser les agriculteurs aux bonnes
pratiques agricoles et à l'utilisation
responsable des produits chimiques, en
mettant l'accent sur la sécurité, le
stockage adéquat et l'élimination
appropriée des produits agrochimiques.
- Promouvoir l'adoption de techniques
d'irrigation efficientes pour minimiser
l'utilisation excessive d'eau et réduire
les risques de contamination des
ressources en eau.
- Former les agriculteurs aux principes de
gestion intégrée des cultures, en
mettant l'accent sur la prévention des
maladies et des ravageurs, la
surveillance régulière des cultures et
103
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Formation et
sensibilisation des
agriculteurs
Équipe du projet
et partenaires
stratégiques
Rapport de S/E
Annuelle
Inclus dans le coût
des paquets
techniques
Rapport de S/E
Annuelle
Inclus dans le coût
de préparation et
de mise en œuvre
des plans.
l'utilisation judicieuse de produits
phytosanitaires si nécessaire.
- Élaborer et mettre en œuvre un Plan de
Gestion Intégrée des Ravageurs (PGIR).
Expansion des espèces
envahissantes
- Faisabilité : Moyenne
- Éviter l’introduction d’espèces exotiques
envahissantes dans les activités de
reboisement et d’agroforesterie afin de
ne pas perturber la biodiversité locale.
Faisabilité : Moyenne
Inondations et pluies
violentes aboutissant à
la destruction des
cultures et des
infrastructures
routières et d’irrigation
et l’érosion des sols.
- Envisager une composante d’urgence
contingente pour la mobilisation rapide
de fonds en cas de catastrophes. Ce
plan devrait inclure des mesures de
prévention, de réponse et de
rétablissement pour minimiser les pertes
de cultures et d'infrastructures
- Mettre en place des mesures
d'aménagement des bassins versants,
telles que la construction de digues, la
création de zones de rétention d'eau et
la restauration des écosystèmes
naturels, afin de réduire les risques
d'inondations et d'érosion des sols.
- Renforcer les infrastructures rurales,
telles que les routes et les systèmes
d'irrigation, en utilisant des techniques
de construction résistantes aux
inondations et aux pluies violentes et
suivant les plus hautes normes de
résilience aux risques climatiques et
sismiques et a inclut des
investissements dans les bassins
versants pour réduire les risques liés à
l’érosion pouvant affecter les
infrastructures
Climatique
Formation et
Équipe du projet
sensibilisation des et partenaires
parties prenantes
stratégiques
104
Évaluation du
plan de
contingence
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
- Sensibiliser les communautés locales
aux risques d'inondations et aux pluies
violentes, ainsi qu'aux mesures de
prévention et de préparation à mettre
en place. Cela peut être réalisé à travers
des campagnes de sensibilisation, des
formations et des exercices pratiques.
- Collaborer avec les autorités locales, les
organisations de la société civile et les
experts en gestion des risques naturels
pour développer des solutions adaptées
au contexte local et intégrer les aspects
de résilience dans la planification des
infrastructures et des activités agricoles.
- Adaptation des normes d'ingénierie et
des codes du bâtiment aux conditions
climatiques.
- Adopter une approche à l’échelle du
paysage pour renforcer la résilience.
- Développer des systèmes d’alerte
précoce pour améliorer la réponse aux
catastrophes climatiques.
- Diversifier les moyens de subsistance /
créer des sources de revenus à partir
d’activités autres que l’agriculture.
- Former le personnel à mieux
comprendre le changement climatique
et à améliorer la performance
opérationnelle dans la gestion des
risques climatiques.
- Introduire de nouvelles méthodes de
travail du sol et de drainage pour
réduire l’érosion des sols / Réduire le
ruissellement et contrôler l’érosion dans
la zone du projet grâce à une meilleure
gestion des terres (en particulier
l’agriculture et la foresterie sur les
pentes, le développement urbain dans
les plaines inondables).
Faisabilité : Moyenne
105
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Précipitation
irrégulière, fin précoce
des pluies, retard dans
le démarrage de la
saison, entraînant une
diminution des
rendements des
cultures et du bétail.
- Promouvoir la collecte et le stockage
d'eau de pluie dans les zones
montagneuses afin de garantir un
approvisionnement en eau suffisant
pendant les périodes de pluviométrie
irrégulière.
- Améliorer la gestion de l'eau au niveau
des périmètres irrigués en utilisant des
techniques efficaces d'irrigation pour
optimiser l'utilisation de l'eau disponible.
- Mettre en place des pratiques
d'agroforesterie qui favorisent la
conservation de l'humidité dans les sols,
en intégrant des cultures ligneuses ou
des arbres d'ombrage dans les systèmes
de culture.
- Mettre en œuvre des techniques de
conservation des sols, telles que la
construction de terrasses, la mise en
place de bandes végétales et l'utilisation
de paillis, pour réduire l'érosion et
améliorer la rétention d'humidité dans
les sols.
- Développer des solutions de fourrage
adaptées au bétail afin de garantir un
approvisionnement suffisant pendant les
périodes de pénurie d'herbe due à une
pluviométrie irrégulière.
- Sensibiliser les agriculteurs aux bonnes
pratiques de gestion de l'eau, de
conservation des sols et
d'agroforesterie, et leur fournir une
formation et un accompagnement
technique pour les mettre en œuvre
efficacement.
- Augmenter la gamme des sources d’eau
(et des installations de collecte et de
stockage) / Construire de nouvelles
infrastructures de collecte de l’eau /
Améliorer les infrastructures existantes
de collecte de l’eau.
Formation et
sensibilisation des
parties prenantes
106
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Équipe du projet
et partenaires
stratégiques
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Rapport de S/E
Annuelle
Inclus dans le coût
d’installation des
structures de
collecte d’eau, de
réhabilitation des
périmètres irrigues
et de mise en
place de
structures
antiérosives et des
pratiques de
conservation de
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
- Améliorer les techniques de piégeage et
de collecte des eaux de ruissellement et
des eaux de pluie afin de maintenir la
productivité des pâturages.
- Développer des systèmes d’irrigation
dans les zones où l’approvisionnement
en eau est abondant.
- Diversifier les activités agricoles au sein
d’unités agricoles individuelles, par
exemple en introduisant des systèmes
agroforestiers / Diversifier les cultures
agricoles disponibles pour les
agriculteurs / introduire de nouvelles
cultures / Identification, conservation et
diffusion des ressources phytogénétiques résilientes au climat /
Introduire de nouvelles espèces d’arbres
plus résistantes à la sécheresse /
Introduire de nouvelles variétés de
cultures existantes, par exemple avec
une plus grande résistance à la
sécheresse ou aux inondations / Mettre
en œuvre des techniques agroforestières
/ Rechercher de nouvelles cultures et
opportunités/risques d’introduction
/Utiliser la culture intercalaire le cas
échéant.
- Effectuer des recherches sur les
pratiques agricoles traditionnelles afin
d’identifier les approches qui pourraient
convenir à un climat différent.
- Former le personnel à mieux
comprendre le changement climatique
et à améliorer la performance
opérationnelle dans la gestion des
risques climatiques.
- Introduire de nouvelles races, par
exemple avec des besoins en eau
réduits.
107
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Paramètre
Mesures d’atténuation, d’adaptation
et d’amélioration recommandées
Activités de
consultation
publique
Institution
responsable
dans la phase
de mise en
œuvre
Moyens de
vérification
(Suivi et
rapports)
Fréquence
vérification
Estimation des
coûts
Formation et
sensibilisation des
parties prenantes
et champs écoles
paysans
Équipe de projet
et partenaires
stratégiques
Rapport S/E
Annuelle
Inclus dans la
mise en place des
champs écoles
paysans, la
formation et la
sensibilisation des
parties prenantes
- Travailler plus étroitement avec les
autres utilisateurs de l’eau pour assurer
un approvisionnement durable en eau.
- Utiliser des systèmes intégrés
impliquant l’élevage et/ou l’aquaculture
pour améliorer la résilience.
- Fournir aux institutions l’équipement
et/ou le budget nécessaires pour fournir
des services supplémentaires.
- Fournir des informations aux institutions
et mener des activités de sensibilisation.
Augmentation des
températures et
canicules
Faisabilité : Moyenne
- Améliorer les pratiques de lutte contre
les ravageurs et les maladies.
- Diversifier les cultures agricoles
disponibles pour les agriculteurs /
introduire de nouvelles cultures /
Identification, conservation et diffusion
des ressources phyto-génétiques
résilientes au climat.
- Diversifier les moyens de subsistance /
créer des sources de revenus à partir
d’activités autres que l’agriculture.
- Effectuer des recherches sur les
pratiques agricoles traditionnelles afin
d’identifier les approches qui pourraient
convenir à un climat différent.
- Former le personnel à mieux
comprendre le changement climatique
et à améliorer la performance
opérationnelle dans la gestion des
risques climatiques.
- Utiliser des systèmes intégrés
impliquant l’élevage pour améliorer la
résilience.
Faisabilité : Moyenne
108
1.4
Procédures de Gestion Environnementale et Sociale des Projets adoptée par l’UTE
La gestion environnementale et sociale des projets suit, d’une façon générale, le cycle de projet et
comporte : Évaluation ex ante, planification, suivi et contrôle, évaluation ex post. Les étapes de
cette gestion sont présentées ci-après.
Étape 1 – Vérification de l’éligibilité environnementale et sociale à l’étape de
l’identification du projet : Cette étape est prise en charge par les Ministères sectoriels avec l’appui
de l’UTE (ou directement par l’UTE en cas de délégation totale de maîtrise d’ouvrage), sur la base
des critères d’éligibilité des Projets ou activités, fonction des délimitations et restrictions des
programmes ou projets considérés. Il s’agit du premier tamis environnemental. La définition finale
de l’éligibilité des projets sera réalisée à l’Étape 6 décrite ci-dessous.
Étape 2 – Elaboration de l’AES et définition de la Catégorie d’EE : L’élaboration de l’Analyse
Environnementale Simplifiée (AES) est prise en charge directement par le Spécialiste
environnemental et social de l’UTE. Le type de projet et les conclusions de l’AES orientent la
classification du projet par l’UTE dans une Catégorie.
Étape 3 - Élaboration du PGES (Cat. C) ou des TdR pour les études additionnelles ou l’EIE
: Lorsque le projet est de Catégorie C, le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) est
préparé par le Spécialiste environnemental du projet à l’UTE. S’il s’agit d’un projet de Catégorie B
(respectivement A), l’unité environnementale rédige les termes de référence des études
additionnelles requises (respectivement de l’EIE). Ces études incluent nécessairement l’élaboration
d’un PGES.
Étape 4 – Réalisation des EE requises : Les études additionnelles requises ou l’EIE sont
effectuées par un Consultant qualifié, recruté par l’UTE à cette fin, sous la responsabilité de l’unité
environnementale et sociale.
Étape 5 – Révision des EE : L’unité environnementale et sociale est responsable de la validation
de l’EE. Elle prépare des commentaires aux principaux rapports soumis par le Consultant en charge
de l’EE. Ces rapports, ainsi que les commentaires de la division sont partagés avec le ou les bailleurs
concernés et les secteurs directement intéressés, pour obtention de commentaires additionnels. La
division transmet des commentaires consolidés au consultant en charge de l’EE. Elle recommande
ou non l’acceptation de l’EE et prépare, le cas échéant, les termes de référence des études
additionnelles requises pour la compléter. Dans le cas où des études additionnelles sont requises, le
processus de révision sera repris suite à l’élaboration de ces dernières.
Étape 6 – Définition finale du Plan de gestion Environnementale et Sociale (PGES) : Cette
activité consiste en la révision et l’inclusion de modifications au PGES afin d’inclure toutes les
mesures identifiées dans les étapes précédentes, préciser leurs coûts et leur calendrier d’exécution.
Elle se déroule sous la coordination de l’unité environnementale et sociale. À cette phase, les
représentants des communautés concernées et des secteurs intéressés sont également invités à
formuler leur opinion sur le PGES. Une fois le PGES entièrement défini, l’UTE sollicite formellement
du Ministère de l’Environnement (MDE) l’approbation de l’EE et du PGES qui en découle.
Étape 7 – Contrôle et approbation de l’EE : L’EE et le PGES sont soumis au MDE qui s’assure de
leur adéquation avec son cadre d’action et transmet à l’UTE son approbation ou recommande les
ajustements nécessaires au PGES. Une fois approuvés par le MDE, l’EE et le PGES sont soumis au
bailleur pour non-objection.
Étape 8 – Incorporation du PGES dans les accords de déboursement du projet : Cette étape
est sous la responsabilité de l’UTE. Elle suit la non-objection du bailleur. Le PGES pour la phase de
travaux est incorporé au cahier de charges des travaux.
Étape 9 – Suivi environnemental et social des travaux : Le suivi environnemental et social
des
travaux relève, en dernière instance, de l’UTE. Systématiquement, cependant, il sera inclus aux
termes de référence du Consultant chargé de la supervision technique des travaux. Ce dernier devra
109
soumettre, dans ses rapports mensuels de supervision, un chapitre distinct portant sur le suivi
environnemental et social. Dans tous les cas, toute supervision technique générale ou
environnementale spéciale devra remplir les conditions d’exécution du Cahier des Charges du suivi
environnemental et social définies à l’Étape 8.
Étape 10 – Révision ex-post et rapports environnementaux : Les rapports de supervision
environnementale seront soumis par le superviseur à l’UTE, pour révision, en vue de leur approbation
et de la liquidation des accords contractuels avec le constructeur de l’ouvrage et/ou le superviseur.
L’audit du suivi environnemental et social du projet est sous la responsabilité spécifique de l’unité
environnementale et sociale. Des "Rapports de Conformité Environnementale" seront élaborés
suivant une périodicité appropriée (trimestriellement, dans le cas général), porteront sur
l’application des dispositions prévues au PGES pour le projet considéré au cours de la période et
comporteront des recommandations pour la période suivante. Ces rapports seront communiqués
tant au bailleur qu’au superviseur.
L’évaluation environnementale a posteriori a pour objet de vérifier si les conditions énoncées dans
les textes autorisant ou approuvant les travaux sont bien respectées, si les mesures d’atténuation
ou de prévention sont efficaces et de vérifier l’exactitude des prévisions formulées dans le cadre de
l’EE, afin d’en dégager des enseignements utiles à de futurs projets portant sur des travaux ou
aménagements similaires.
1.4.1
Classification des projets
L’Étape 1 de la procédure de gestion environnementale et sociale s’intéresse à l’éligibilité à la
phase d’identification des projets ou activités. Celle-ci suit les dispositions convenues entre l’État
haïtien et le bailleur. Le critère d’éligibilité environnemental et social permet d’exclure d’emblée
certains projets, compte tenu de critères d’exclusion ou de délimitations prédéfinies.
Classification des projets en fonction du niveau d’EE requis
La classification des projets en fonction du niveau d’Évaluation 0Environnementale (EE) requis lors
de l’étape de présélection des projets se fait sur la base de la nature du projet. Chaque projet sera
soumis à l’examen et l’identification des impacts environnementaux et sociaux potentiels de plus
grande importance. Cette classification correspond à l’Étape 2 de la procédure de gestion
environnementale et sociale.
La classification des projets se fait en fonction de trois niveaux de détail ou catégories d’EE
requises. Les tableaux suivants présentent la description de ces trois catégories.
Tableau 22: Catégorie de risque élevé
Catégories de risques
environnementaux et
sociaux Catégorie
Élevé
Niveau de risque environnemental et social
Cette classification tient compte du fait que les risques et les
impacts potentiels associés à un projet présentent la plupart
ou la totalité des caractéristiques suivantes:
Provoquer des risques et des impacts importants
sensibles, irréversibles ou sans précédent (par
exemple, entraîner la perte d'un habitat naturel majeur
ou la conversion de milieux humides) ;
Engendrer des risques et des impacts importants en
termes d'ampleur et/ou d'étendue spatiale (vaste zone
géographique ou taille de la population susceptible
d'être touchée) ;
110
Concerner des risques et des impacts importants qui
touchent une zone beaucoup plus vaste que les sites
ou les installations faisant l'objet d'interventions
physiques ;
Causer des impacts cumulatifs ou transfrontaliers
négatifs importants ;
Posséder une forte probabilité d'effets nocifs graves sur
la santé humaine et/ou l'environnement (par exemple,
en raison d'accidents, de l'élimination de déchets
toxiques) ;
Avoir des risques et des impacts potentiels difficiles à
atténuer ou à prévenir par des mesures correctives ;
Affecter des zones de grande valeur et sensibilité, par
exemple, des écosystèmes et des habitats sensibles et
précieux
(zones
protégées
internationalement reconnues de grande valeur pour la
biodiversité), des terres ou des droits des peuples
autochtones et d'autres minorités vulnérables, une
réinstallation ou une acquisition de terres involontaires
intensive ou complexe, ou des impacts sur le
patrimoine culturel ;
Susciter de vives inquiétudes quant aux répercussions
sociales négatives du projet et aux mesures
d'atténuation connexes ne donnent lieu à des conflits
sociaux importants, à des préjudices, à des risques
importants ou à des répercussions sur la sécurité
humaine.
Se développer dans une zone ayant connu des troubles
ou où existent des inquiétudes importantes concernant
les activités des forces de sécurité ;
Se situer dans un contexte juridique ou réglementaire
marqué par une incertitude ou un conflit important
quant à la compétence d'organismes concurrents, où
les lois ou les règlements ne tiennent pas compte de
manière adéquate des risques et des répercussions de
projets complexes, où des modifications sont apportées
à la législation applicable ou où l'application de la loi
est déficiente.
Présenter des préoccupations importantes liées à la
capacité, à l'engagement et aux antécédents des
intervenants du projet en ce qui concerne
l'engagement,
plusieurs
facteurs
externes
pourraient avoir une incidence importante sur la
performance environnementale ou sociale du projet, ou
sur les résultats.
De plus, un projet est classé comme étant à haut risque
lorsqu'il finance une ou plusieurs des activités suivantes :
La construction, la réhabilitation ou la mise à niveau
de grands barrages ou réservoirs (mur de plus de 15
mètres de haut, crête de plus de 500 mètres de long
et/ou avec un réservoir de plus de 3 millions de m3)
ou inondation entrante de plus de 2 000 m3/s ;
Nouvelle construction ou modernisation de grands
périmètres irrigués (plus de 999 hectares par
périmètre) ;
Construction neuve ou amélioration de routes rurales
(trafic quotidien moyen annuel [DJA] supérieur à 1 000
Prélèvement d'eau de surface : extraction, dérivation
ou confinement important des eaux de surface, laissant
le débit de la rivière à moins de 5 % au-dessus du débit
111
environnemental lorsque les besoins des utilisateurs en
aval sont pris en compte ;
Prélèvement d'eau souterraine : prélèvement d'eau
souterraine dans les zones qui connaissent déjà un
affaissement du sol en raison d'un prélèvement
excessif et/ou d'une augmentation de la profondeur de
l'eau souterraine (par exemple, observé dans des puits
existants) et/ou d'un prélèvement d'eau souterraine
proche du taux de recharge (compte tenu de tous les
besoins de captage de l'unité d'eau souterraine) ;
Aquaculture ou mariculture à grande échelle d'au
moins 50 hectares sur un site ;
Déplacement économique ou physique (par exemple,
terres, eau potable et eau à d'autres fins) ou
réinstallation physique de plus de 100 ménages ou
entreprises, et/ou perte importante de biens ou d'accès
aux ressources (c'est-à-dire réduction de plus de 15 %
des actifs d'un agriculteur ou d'une communauté) ;
Conversion et perte des ressources culturelles
physiques.
Tableau 23: Catégorie de risque substantiel
Catégories de risques
environnementaux et
sociaux Catégorie
Substantiel
Niveau de risque environnemental et social
Un projet devrait être classé comme un projet à risque
important lorsqu'il n'est pas aussi complexe qu'un projet à
risque élevé et que son échelle environnementale et sociale
ne se situe pas dans une zone aussi sensible, mais qu'il peut
présenter des risques et des répercussions importants s'il
n'est pas géré adéquatement. Ces risques et impacts
potentiels présentent la plupart ou la totalité des
caractéristiques suivantes :
Ils sont pour la plupart temporaires, prévisibles ou
réversibles, et la nature du projet permet de les éviter
ou de les inverser entièrement ;
On craint que les répercussions sociales négatives du
projet et les mesures d'atténuation connexes
n'entraînent un degré limité de conflits sociaux, de
préjudices ou d'impacts sur la sécurité humaine ;
La zone géographique et la taille de la population
susceptible d'être touchée sont moyennes à grandes ;
Il existe un certain potentiel d'impacts cumulatifs ou
transfrontaliers, mais ils seraient moins graves et plus
faciles à éviter ou à atténuer que dans le cas d'un projet
à risque élevé.
Il existe une probabilité moyenne à faible d'effets
néfastes
graves
santé
humaine
l'environnement (par exemple, en raison d'accidents,
de l'élimination de déchets toxiques), et il existe des
mécanismes connus et fiables pour prévenir ou
minimiser de tels incidents ;
On s'attend à ce que les effets du projet sur les zones
de grande valeur ou de sensibilité soient inférieurs à
ceux des projets à risque élevé.
Les mesures d'atténuation ou de compensation
peuvent être conçues plus facilement et être plus
fiables que celles des projets à haut risque ;
Le projet est élaboré dans un environnement juridique
ou réglementaire où il existe de l'incertitude ou des
conflits concernant les compétences d'organismes
112
concurrents, où les lois ou les règlements ne tiennent
pas compte de manière adéquate des risques et des
répercussions de projets complexes, où des
modifications sont apportées à la législation applicable
ou où l'application de la loi est déficiente.
L'expérience
antérieure
l'emprunteur,
bénéficiaire, du partenaire et des organismes de mise
en œuvre dans l'élaboration de projets complexes est
limitée, et leurs antécédents en matière de questions
environnementales et sociales suggèrent que certaines
préoccupations peuvent être résolues par un soutien à
la mise en œuvre.
Il y a des préoccupations quant à la capacité et à
l'expérience en matière de gestion de l'engagement des
intervenants, mais elles peuvent être facilement
résolues par un soutien à la mise en œuvre.
De plus, un projet peut être classé comme présentant un
risque important lorsqu'il finance une ou plusieurs des
activités suivantes :
la nouvelle construction, la réhabilitation ou la
modernisation de barrages/réservoirs moyens (mur
de 10 à 14 mètres de haut et/ou avec un réservoir
compris entre 100 000- et 3 millions de m3) ;
Construction neuve ou modernisation de périmètres
irrigués de taille moyenne (entre 300-999 hectares
par périmètre) ;
Construction neuve ou modernisation de routes
rurales (TVA comprise entre 400-et 1000) ;
Développement d'une grande usine d'agrotransformation ;
Aquaculture ou mariculture de 25 à 49 hectares sur
un site ;
Construction ou exploitation entraînant une
augmentation de la circulation sur les routes rurales ;
Déplacement économique ou physique (terres, eau
potable, eau à d'autres fins, etc.) ou réinstallation
physique de 20-100 ménages ou entreprises, ou
réduction de 10 à 15 % des actifs d'un agriculteur ou
d'une communauté.
Si l'examen préalable environnemental et social montre que
les risques et les impacts sont importants, la catégorie de
projet sera rehaussée à risque élevé.
Tableau 24: Catégorie de risque modéré
Catégories de risques
environnementaux et
sociaux Catégorie
Modéré
Niveau de risque environnemental et social
Un projet doit être classé dans la catégorie « Risque modéré »
lorsque les risques et les répercussions négatifs potentiels sur
les populations humaines ou l'environnement ne sont pas
susceptibles d'être importants. Cela peut s'expliquer par le
fait que le projet n'est pas complexe ou de grande envergure,
qu'il n'implique pas d'activités à fort potentiel de nuire aux
personnes ou à l'environnement et qu'il est situé à l'écart de
zones écologiquement ou socialement sensibles. Les risques
et les impacts potentiels sont les suivants :
Prévisible et susceptible d'être temporaire ou
réversible ;
Faible magnitude ;
113
Spécifique au site, sans risque d'impacts au-delà du
cycle de vie du projet ;
Faible probabilité d'effets nocifs graves sur la santé
humaine ou l'environnement (par exemple, ils
n'impliquent pas l'utilisation ou l'élimination de
matières toxiques, ou les précautions de sécurité de
routine sont censées être suffisantes pour prévenir les
accidents) ;
Les risques et les impacts du projet peuvent être
facilement atténués de manière prévisible.
De plus, un projet est classé comme présentant un risque
modéré lorsqu'il finance une ou plusieurs des activités
suivantes :
Construction de petits barrages ou réservoirs (mur de
5 à 9 mètres de haut et/ou avec un réservoir inférieur
à 100 000 m3) ;
Construction de petits périmètres irrigués,
réhabilitation/aménagement (moins de 300 hectares
par périmètre) ;
Nouvelle construction, réhabilitation ou amélioration
de routes rurales (TCA inférieur à 400) ; et/ou
Aquaculture ou mariculture de moins de 25 hectares
sur un site.
Tableau 25: Catégorie de risque faible
Catégories de risques
environnementaux et
sociaux Catégorie
Faible
Niveau de risque environnemental et social
Un projet doit être classé comme présentant un risque faible
s'il n'a que des répercussions environnementales ou sociales
négligeables ou inexistantes. En voici quelques exemples :
Subventions d'assistance technique pour la recherche
et la formation agricoles ;
Recherche;
Extensions;
Santé;
Nutrition;
Éducation; et
Renforcement des capacités et des institutions.
De pair avec le processus de catégorisation environnementale et sociale, les EEP devront
entreprendre la tâche parallèle de détermination de la classification du risque climatique. Dans le
contexte de l’évaluation du climat, le terme « risque » fait souvent référence au potentiel de
conséquences négatives d’un aléa climatique (ou aux réponses d’adaptation ou d’atténuation) sur
la vie, les moyens d’existence, la santé et le bien-être, les écosystèmes et les espèces, les actifs
économiques, sociaux et culturels, les services (y compris les services écosystémiques) et
l’infrastructure. Le risque résulte de l’interaction de la vulnérabilité (du système affecté), de son
exposition dans le temps (à l’aléa), ainsi que de l’aléa (d’ordre climatique) et de la probabilité de
son occurrence.
L’évaluation du risque climatique comprend quatre éléments principaux :
i. Identification de l’aléa : identifier les aléas climatiques passés (au cours des 30 dernières
années, voire davantage), actuellement observés et prévus dans l’avenir (2050-2100),
susceptibles d’affecter les systèmes agricoles (y compris les cultures, l’élevage, la pêche, les
forêts, les filières et les moyens d’existence agricoles) sur le site du projet.
114
ii. Détermination de l’exposition : déterminer l’exposition de la zone du projet à ces aléas
sur la base des informations relatives à la présence de personnes ; aux moyens d’existence
agricoles, aux espèces ou aux écosystèmes ; aux fonctions, services et ressources
environnementaux ; à l’infrastructure ; ou à des biens économiques, sociaux ou culturels
dans des environnements qui pourraient être affectés négativement.
iii. Évaluation de la sensibilité : déterminer la mesure dans laquelle un système est sensible
aux effets négatifs des changements climatiques et incapable d’y faire face, et notamment la
variabilité climatique et ses extrêmes. Les différentes vulnérabilités des personnes et des
communautés sont fonction de facteurs tels que la richesse, l’éducation, le sexe, l’âge, la
nutrition, le handicap et la santé.
Capacité d’adaptation et résilience face au climat : déterminer la mesure dans laquelle
un système ou une communauté est capable de s’adapter aux effets négatifs des
changements climatiques, y compris la variabilité climatique et ses extrêmes.
Les résultats des quatre éléments sont utilisés pour calculer la classification du risque climatique
selon la formule suivante :
Risque climatique =
Aléas + Exposition + Sensibilité – Capacité d’adaptation
Tableau 26:Les classifications des risques climatiques
CATÉGORIE
Élevé
Substantiel
Modéré
RISQUE CLIMATIQUE
Risque élevé : l’effet du projet sera compromis par les changements climatiques, avec une
possibilité d’impacts graves et fortement irréversibles. Les risques liés au climat sont
susceptibles d’avoir pour conséquences des performances insuffisantes ou des échecs sur les
plans financier, environnemental et/ou social. Les mesures d’adaptation seront probablement
inefficaces, extrêmement coûteuses, socialement inacceptables ou pourront accroître le risque
et réduire la résilience. Les limites de l’adaptation risquent d’être atteintes, ou des pertes et des
dommages peuvent se produire.
Risque substantiel : possibilité d’impacts étendus résultant des changements climatiques. Les
effets peuvent être compromis par les changements climatiques, et les mesures d’adaptation
peuvent ne pas être facilement disponibles. On ne peut pas exclure une performance
insuffisante ou un échec sur les plans financier, environnemental et social. Toutefois, les
activités de gestion des risques pourront probablement accroître la résilience et la capacité
d’adaptation des ménages, de l’infrastructure, des communautés et des écosystèmes.
Risque modéré : les changements climatiques pourraient avoir un impact, mais il sera limité,
transitoire ou gérable. Une performance insuffisante ou un échec sur les plans financier,
environnemental et social sont peu probables. Le système est capable de gérer l’instabilité, les
chocs, les facteurs de stress ou les évolutions des tendances climatiques.
Faible risque : sur la base des meilleures données disponibles, on ne prévoit aucun impact
négatif des changements climatiques. Une performance insuffisante ou un échec sur les plans
financier, environnemental et social semblent très peu probables.
Faible
1.4.2
Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES)
Un PGES est requis pour tout projet comportant des travaux, quelle que soit la catégorie d’EE. Le
PGES sera établi séparément pour la phase de construction, la mise en service et la phase
d’exploitation ou d’opération.
Le PGES pour la phase de construction et la mise en service fera partie intégrante des contrats
d’exécution des ouvrages et comportera, notamment :
La liste des impacts environnementaux et sociaux potentiels de l’ouvrage, définis dans l’AES
ou les études additionnelles, avec des informations sur les composantes du milieu, les
115
sources des impacts et une indication de l’étape du projet à laquelle ils sont susceptibles de
se produire ;
Les mesures de prévention, atténuation, correction, compensation (expropriations) et
d’urgence ;
Le calendrier d’exécution des mesures préconisées ;
Le budget détaillé des mesures d’atténuation ;
Le plan de fermeture des travaux, s’il y a lieu.
Les Spécialistes environnementaux et sociaux de l’Unité Technique d’Exécution (UTE) élaboreront
pour chaque projet, sur la base du calendrier d’exécution des mesures retenues, un programme de
suivi de la mise en œuvre du PGES. Elle identifiera par ailleurs, in situ, les effets reliés aux impacts
directs et indirects environnementaux et sociaux du projet, tant lors de la phase de construction
que durant les phases de mise en service et d’opération.
Tous les changements importants apportés aux Plans Environnementaux, Sociaux, de Sécurité et
de Santé doivent être communiqués par écrit et approuvés par le bailleur en cohérence avec les
politiques de sauvegardes environnementales et sociales du bailleur.
1.4.3
Consultation et Participation du Public
Plan d'Engagement des Parties Prenantes (PEPP)
Un Plan d'Engagement des Parties Prenantes (PEPP) a été élaboré pour le projet EFOSE. Ce plan vise
à établir une approche systématique pour impliquer les parties prenantes tout au long du cycle de
vie du projet. Cela comprend l'identification des parties prenantes, la promotion de relations
constructives et l'assurance que leurs opinions sont prises en compte dans la conception du projet
ainsi que dans sa performance environnementale et sociale. Le plan cherche à garantir que toutes
les parties affectées, en particulier pendant la durée du projet, soient efficacement impliquées dans
les questions qui pourraient les impacter et qu'elles reçoivent des informations en temps opportun,
compréhensibles et appropriées sur les risques et les effets environnementaux et sociaux du projet.
Les objectifs du PEPP sont de :
Établir une Approche Systématique d'Engagement : Pour identifier les parties prenantes et
maintenir des relations constructives.
Évaluer l'Intérêt et l'Adhésion des Parties Prenantes : Assurer que leurs vues sont
considérées dans la conception et la performance du projet.
Encourager un Engagement Efficace : Impliquer toutes les parties affectées dans les
discussions concernant les impacts potentiels tout au long de la vie du projet.
Assurer un Partage d'Informations Opportun et Approprié : Fournir aux parties prenantes
des informations pertinentes sur les risques et les effets environnementaux et sociaux du
projet.
Dans l'ensemble, le plan est conçu pour être inclusif et continu, répondant aux besoins et
préoccupations de toutes les parties prenantes, avec une attention particulière pour les groupes
vulnérables, afin de garantir la durabilité du projet et des résultats fructueux
En sus l UTE a des procedures complémentaires\ ;
Pour tout projet classé en catégorie A ou B, une consultation des personnes affectées est requise
dans le cadre de l’évaluation environnementale. Pour les projets financés par la BID, la procédure
générale de consultation publique établie dans l’OP 703 de la BID sera suivie. La directive B.6 sur
les consultations stipule : « Dans le cadre du processus d’évaluation environnementale, pour les
projets classés dans les catégories A et B, les personnes affectées par les opérations devront être
consultées et leurs points de vue pris en compte. » Pour les projets financés par la Banque
Mondiale, il sera fait référence à l’O.P. 4.01, en tenant compte de la classification des projets selon
les diverses catégories d’EE définies auparavant.
Les projets de Catégorie C feront l’objet de débats limités aux groupes bénéficiaires ou directement
affectés par le projet. Ces débats pourront être centrés sur l’analyse d’un problème spécifique lié au
projet. Il est important de mentionner que c’est dans le cadre de l’AES que seront identifiés les
116
divers intéressés par le processus de consultation et que sera défini le schéma de consultation requis
lors des étapes ultérieures du projet.
Pour les projets de Catégorie A et B, « […] (l’UTE) consulte les groupes affectés par le projet et les
organisations non-gouvernementales (ONG) locales sur les aspects environnementaux du projet, et
tient compte de leurs points de vue. Pour les projets de catégorie A, (l’UTE) consulte ces groupes au
moins à deux reprises : a) peu de temps après l’analyse environnementale simplifiée et avant la
finalisation des termes de référence de l’EE ; et b) une fois établi le projet de rapport d’EE. Par
ailleurs, elle consulte ces groupes tout au long de l’exécution du projet, en tant que de besoin pour
traiter des questions soulevées par l’EE qui les concernent ».
La divulgation des informations est un élément crucial pour la réussite du processus de consultation.
Dans le cas des projets de catégorie A, une présentation du projet doit être préparée et diffusée, en
vue de la consultation initiale, incluant sa description et un résumé de ses objectifs et de ses effets
potentiels. De même, sera diffusé « en vue de la consultation organisée après l’établissement du
projet de rapport d’EE, un résumé des conclusions de cette EE. Par ailleurs, pour les projets de
Catégorie A, (l’UTE) a pour obligation de déposer le projet de rapport d’EE dans un lieu public
accessible aux groupes affectés et aux ONG locales. »
La consultation et la communication en continu avec les parties prenantes constitueront des
éléments clés du projet. Le Plan de consultation ci-dessous décrit les méthodes et le processus
d’implication des parties prenantes.
L’efficacité de la communication, de la consultation et de la collaboration entre les autorités
gouvernementales, les maîtres d’ouvrage, les organisations locales, les ONG et les membres des
communautés locales, est essentielle à la réussite du projet. Dans le cas des travaux, une stratégie
efficace de communication et de consultation doit être mise en place pour gérer le déplacement des
personnes affectées par un projet. Les mêmes principes et recommandations s’appliquent également
aux impacts sociaux liés à la migration interne. Il est nécessaire non seulement d’entreprendre des
consultations exhaustives et continues avec les communautés d’accueil, mais aussi de désigner des
organisations et des individus pour gérer et faciliter ces consultations.
La participation du public sera recherchée lors de ces différentes étapes :
Phase de sélection du projet : pour sensibiliser la communauté sur les objectifs du projet
et sur le rôle qu’elle aura à jouer ;
Phase de préparation : pour fournir les informations sur le projet, le calendrier, la
finalisation des différents livrables du projet, leurs impacts négatifs potentiels et les mesures
prévues pour les prévenir, les atténuer ou les compenser ;
Phase de lancement : pour évoquer les impacts provisoires pendant la phase de
construction et convenir des mécanismes de suivi afin d’assurer la transparence dans la mise
en œuvre du projet.
L’objectif du processus de consultation publique, comme indiqué ci-dessus, est d’assurer une
bonne communication entre les promoteurs et maîtres d’ouvrage du projet et toutes les parties
prenantes touchées ou affectées par le projet. En outre, des consultations régulières avec certains
groupes devraient permettre non seulement d’identifier tout problème de manière précoce, mais
aussi d’y trouver des solutions en concertation avec les groupes concernés, tissant ainsi des liens de
confiance entre l’équipe de projet et les communautés locales, pouvant être utilisés comme une
sorte de « capital social » en cas de problème.
Implication des parties prenantes
Il s’agit d’établir et de maintenir au fil du temps, avec toutes les parties prenantes, des relations
constructives. Ce processus continu entre un maître d’ouvrage ou un promoteur et les parties
prenantes d’un projet s’étend sur toute la durée de vie du projet et englobe une gamme d’activités
117
et d’approches : échanges d’informations, consultations, participation, négociations et partenariats.
La nature et la fréquence de cette implication doit refléter les niveaux de risque et d’impact du
projet. Ces données doivent être intégrées dans un Plan d’implication des parties prenantes réalisé
par l’unité environnementale et sociale. Le but d’un tel Plan est de décrire la stratégie qui sera
employée et le programme qui sera mis en œuvre pour interagir avec les parties prenantes d’une
manière qui se conforme aux particularités culturelles locales (que ce soit pour un projet unique ou
pour un Programme).
L’objectif est non seulement d’assurer la fourniture en temps voulu d’informations pertinentes et
compréhensibles, mais aussi de créer un processus qui offre des opportunités aux parties
prenantes d’exprimer leurs points de vue et préoccupations, tout en permettant au maître
d’ouvrage ou à son représentant d’y réfléchir et d’y répondre.
Les éléments ci-après comptent parmi les principaux éléments pour une implication
efficace des parties prenantes :
La fourniture d’informations utiles dans un format et un langage qui sont facilement
compréhensibles et adaptés aux besoins du/des groupe(s) de parties prenantes ciblé(s) ;
La fourniture d’informations avant les consultations et les prises de décision ;
La diffusion d’informations par des moyens et dans des lieux qui en facilitent l’accès pour les
parties prenantes ;
Le respect des particularités locales : traditions, langues, délais d’exécution et processus
décisionnels.
Une implication efficace suppose un processus caractérisé par :
Un dialogue bidirectionnel qui facilite un échange de points de vue et d’informations entre
les parties et permet à chacune d’elles d’écouter et de faire entendre ses préoccupations
afin que celles-ci soient prises en compte ;
La prise en compte des points de vue représentés, notamment ceux des femmes et autres
groupes vulnérables ;
Des processus dépourvus de toute intimidation ou coercition ;
Des mécanismes clairs pour répondre aux préoccupations, suggestions et griefs des
populations ;
L’incorporation des feedbacks dans la conception du projet ou du programme, et des
réponses sous forme de rapports vers les parties prenantes.
Source : International Finance Corporation (mai 2007)
Identification des parties prenantes
La première étape dans le processus de consultation est de déterminer qui sera touché directement
ou indirectement, de manière positive ou négative, par le projet. Ce processus doit inclure également
une analyse du contexte institutionnel afin d’aider à identifier les capacités institutionnelles.
Questions clés, niveau d’intérêt et influence des parties prenantes
Les parties prenantes à un projet, tout comme les questions qui les concernent, sont très diverses.
Afin de mettre en œuvre un programme de consultation plus efficace, il est donc important de classer
les parties prenantes par questions clés et domaines d’influence. Une telle approche permet non
seulement d’appliquer la méthodologie appropriée pour chaque partie prenante, mais aussi
d’aborder les questions clés d’une manière qui prend en compte le point de vue de ceux qui les ont
soulevées et qui sont concernés. Il est, de plus, tout aussi important d’inclure des représentants de
groupes qui ont moins ou peu d’influence. La définition de ces groupes est toutefois inexacte et tout
à fait subjective. En effet, elle représente l’appréciation par des tiers de l’importance des parties
118
prenantes. Elle peut donc changer et évoluer au cours du processus. Le principe clé qu’il faut retenir,
cependant, est que ceux qui sont considérés, ou se considèrent, comme ayant peu d’influence mais
ont une grande importance, par exemple, devraient être consultés davantage. C’est pourquoi
l’analyse des parties prenantes doit être affinée afin d’établir le niveau d’intérêt et l’influence des
parties prenantes vis-à-vis du projet. Les éléments de l’analyse sont définis comme suit :
Influence – la capacité d’une partie prenante à aider, arrêter ou entraver le projet ;
Intérêt - le niveau d’intérêt d’une partie prenante à la réalisation du projet.
Importance – le niveau de priorité que le projet accorde aux intérêts et besoins d’une partie
prenante ;
Mécanisme de gestion des plaintes
Le projet EFOSE est doté d’un mécanisme de gestion des plaintes. Ce mécanisme vise à résoudre
rapidement les problèmes, difficultés ou malentendus survenus durant l’exécution du projet, en
privilégiant des solutions à l’amiable. Voici les étapes clés et les principes de ce mécanisme :
Principes Directeurs :
Accessibilité : Les plaintes peuvent être déposées verbalement ou par écrit auprès de
diverses instances, assurant l'accessibilité pour tous.
Réactivité : Les plaintes nécessitant une inspection seront traitées dans un délai de sept
jours, et 75% des plaintes doivent être résolues dans les 30 jours suivant leur
enregistrement.
Enregistrement et Documentation : Toutes les plaintes et rétroactions doivent être
enregistrées et documentées pour un suivi transparent et équitable.
Communication : Un dialogue constant sera maintenu avec le/la plaignant/e tout au long
du processus de traitement des plaintes.
Approche du Mécanisme :
Traitement des plaintes : Le traitement des plaintes se fera à travers un processus clair
et transparent, adapté sur le plan culturel, sans frais et sans représailles.
Comité de médiation : En cas de difficultés de résolution, un comité de médiation composé
de cinq membres sera mis en place pour traiter les plaintes et les rétroactions.
Procédures, Recours et Traitement des Plaintes :
Réception et enregistrement : Les plaintes seront consignées dans un registre géré par
l'UTE et un dossier sera établi pour chaque plainte.
Traitement de la plainte : L'UTE discutera avec le/la plaignant(e), déterminera la validité
de la plainte, classera la plainte selon sa gravité et proposera une solution.
Comité de médiation ou de conciliation : Si la plainte n'est pas résolue en interne, elle
sera soumise à un comité de médiation qui cherchera une solution acceptable en respectant
la législation nationale et les politiques du FIDA.
Recours à la justice : Les parties prenantes conservent le droit de recourir à la justice pour
leurs revendications en cas de non-satisfaction.
Ce mécanisme vise à garantir que toutes les parties prenantes du projet EFOSE aient un moyen
structuré de recevoir et de résoudre les préoccupations soulevées, favorisant ainsi une mise en
œuvre harmonieuse et responsable du projet.
Stratégie de Passation de marché
Aperçu du Pays, de l’Entité Adjudicatrice et du Marché
Contexte opérationnel
Cette stratégie de passation de marchés du projet (PPS) analyse et prend en compte les facteurs
de contexte opérationnel qui peuvent affecter l'approche de passation de marchés, la motivation
des soumissionnaires à participer et le succès probable de tout contrat ultérieur.
119
Cela comprend les éléments suivants :
Aspects de Gouvernance
Politique : L'histoire politique d'Haïti a été marquée par des périodes d'instabilité et de
changements de régime. Les élections ont parfois été contestées, entraînant des périodes de
tension politique.
Sécurité : La sécurité en Haïti est complexe, influencée par l'instabilité politique, la criminalité
organisée et les catastrophes naturelles. L'instabilité politique et la criminalité ont créé des défis
pour assurer la sécurité nationale. Bien que des efforts aient été déployés pour renforcer la
présence policière, des problèmes persistent, en particulier dans certaines zones à risque. De plus,
la vulnérabilité aux catastrophes naturelles ajoute une dimension supplémentaire à la sécurité.
Aspects Economiques
Pauvreté : Malgré les efforts pour stimuler le développement économique, une grande partie de la
population vit toujours dans la pauvreté, avec des défis persistants tels que le chômage et l'accès
limité aux ressources.
Agriculture : L'agriculture est une source majeure d'emplois en Haïti. Cependant, la déforestation
et les risques climatiques, tels que les ouragans, ont eu des impacts négatifs sur la productivité
agricole.
Secteur Bancaire : Le secteur bancaire haïtien joue un rôle essentiel malgré des défis. L'instabilité
économique et politique a affecté la croissance du secteur. L'inclusion financière reste un objectif,
avec des initiatives axées sur l'accessibilité aux services bancaires, notamment via la technologie
mobile. La sécurité des transactions et la lutte contre le blanchiment d'argent sont des priorités,
avec des efforts pour renforcer la régulation et la surveillance. Malgré les obstacles, le secteur
offre des opportunités pour le développement économique, en particulier en soutenant les petites
entreprises et en favorisant l'investissement.
Aspects de Durabilité
Environnement : Haïti est confronté à des défis environnementaux, notamment la dégradation des
sols et la perte de biodiversité. Les ouragans et les séismes ont également un impact sur
l'environnement.
Accès à l'eau potable : Bien que des progrès aient été réalisés, de nombreuses communautés en
Haïti continuent de faire face à des difficultés pour accéder à une source d'eau potable sûre et
fiable.
Aspects Technologiques
Connectivité : Les zones rurales peuvent avoir un accès limité à Internet en raison de
l'infrastructure sous-développée. Cependant, des initiatives sont en cours pour étendre la
connectivité à travers le pays.
Éducation technologique : L'éducation en Haïti a fait face à des défis, notamment dans l'intégration
des technologies de l'information. L'accès à des ordinateurs et à une connectivité fiable peut varier
considérablement entre les écoles urbaines et rurales.
Savoir Faire Agricole : L'agriculture est essentielle en Haïti, mais le savoir-faire agricole peut varier.
Des formations techniques pour les agriculteurs, mettant l'accent sur des pratiques durables et la
résilience climatique, sont cruciales pour accroître la productivité et stimuler l'économie agricole du
pays.
120
1.1.1.Analyses PESTLE
Politique
Économique
Sociale
Technologique
Politique : L'histoire politique d'Haïti a été marquée par des périodes d'instabilité
et de changements de régime. Les élections ont parfois été contestées, entraînant
des périodes de tension politique.
Les efforts visant à renforcer la gouvernance publique impliquent souvent une aide
et une coopération internationales. Diverses initiatives visent à améliorer la
capacité institutionnelle, à promouvoir la transparence et à lutter contre la
corruption. Toutefois, les progrès dans ces domaines se heurtent à de nombreux
obstacles.
Pauvreté:Haïti reste l'un des pays les plus pauvres, avec des défis économiques
tels que le chômage et la dépendance aux industries vulnérables.
Dépendance aux aides : L'économie haïtienne dépend souvent de l'aide étrangère,
ce qui peut rendre le pays vulnérable aux fluctuations.
Éducation: Les défis dans le système éducatif influent sur la main-d'œuvre et le
développement humain.
Diversité culturelle : La diversité culturelle peut influencer les politiques sociales
et les dynamiques au sein de la société.
Inégalité sociale : Haïti fait face à des défis liés à l'inégalité sociale, affectant
l'accès aux services de base, aux soins de santé et aux opportunités économiques.
Inégalité des sexes : Haïti fait face à des défis en matière d'égalité des sexes, avec
des disparités dans l'accès à l'éducation et aux opportunités professionnelles.
Accès à la technologie : Les disparités dans l'accès à la technologie peuvent
affecter le développement économique et l'éducation.
Innovation : La promotion de l'innovation technologique peut stimuler la
croissance dans certains secteurs.
121
Légal
Environnement
Cadre juridique : Le cadre juridique, y compris la régulation des entreprises, peut
influencer l'investissement étranger et la stabilité économique.
Passation de Marchés : la passation des marchés est régie par une loi spécifique
sur les marchés publics. La Commission National des Marchés Publics (CNMP)
assure la régulation et le contrôle (pour les dépenses des fonds publics). Les
procédures, telles que l'appel d'offres, visent à promouvoir la concurrence. Des
mécanismes de contrôle et la transparence sont intégrés pour renforcer la
responsabilité. Malgré le cadre légal en place, des défis subsistent, notamment en
termes de mise en œuvre et d'accès à l'information.
Catastrophes naturelles : En raison de sa géographie, Haïti fait face à plusieurs
risques environnementaux, dont les ouragans, les séismes, la dégradation de
l'environnement avec une forte déforestation et érosion des sols, des problèmes
d'accès à l'eau potable, des défis de gestion des déchets, et une vulnérabilité
croissante aux changements climatiques. Ces risques exigent une gestion
proactive pour renforcer la résilience du pays.
1.1.2.Principales conclusions de PESTLE
En conclusion de l'analyse PESTLE pour Haïti, il est clair que le pays fait face à une combinaison
complexe de défis et d'opportunités.
L'instabilité politique, la pauvreté persistante, l'accès inégal à l'éducation et les risques
environnementaux majeurs sont des défis significatifs. Cependant, des initiatives positives telles que
la régulation des marchés publics, les efforts pour améliorer l'inclusion financière, et les mesures
visant à renforcer le savoir-faire agricole montrent un engagement envers le progrès.
Pour surmonter ces défis, Haïti pourrait bénéficier d'une approche intégrée, impliquant une
gouvernance politique stable, des investissements économiques ciblés, des améliorations dans le
système éducatif, des avancées technologiques, des réformes légales, et des stratégies de gestion
environnementale durable.
L'efficacité de la mise en œuvre de ces mesures dépendra de la collaboration entre le gouvernement,
la société civile, les partenaires internationaux et le secteur privé.
Évaluation des capacités de l’agence d’exécution
L'Unité Technique d'Exécution (UTE) sera responsable de la réalisation des activités de passation de
marchés conformément aux procédures du FIDA en utilisant le guide pratique, les directives et les
documents d'appel d'offres respectifs.
Créée le 15 octobre 2004 au sein du Ministère d’Economie et de Finance (MEF), l’UTE est aujourd'hui
devenue une agence d'exécution de projets multisectoriels et multi-acteurs, financés soit par des
bailleurs de fonds internationaux, soit par les fonds du Trésor Public.
Le département de passation de marchés compte actuellement sept (7) spécialistes. Chaque projet
a un spécialiste (Expert en Passation de Marchés, EPM) en charge. Selon les besoins, l'EPM reçoit le
soutien des autres EPMs de l'UTE. Les spécialistes EPM ont une expérience moyenne en passation
de plus de 7 ans. Les capacités du personnel existant varient de Basique à Avancé, selon l'unité et
l'ancienneté du personnel. Le département de passation est dirigé par un Directeur. Le directeur
travaille actuellement à temps partiel car il a quitté le pays, son contrat expirant d'ici fin 2023. Un
remplaçant devrait être nommé, mais aucune information ou mise à jour n'est encore disponible sur
ce sujet.
L’unité de passation est soutenue par divers fonds externes pour les besoins de formation et de
renforcement des capacités techniques. Cela comprend le programme de formation continue du
FIDA, le « BUILDPROC », qui vise à fournir une formation à plusieurs niveaux au personnel chargé
des achats. Il est prévu d’inscrire une partie du personnel de l’unité au programme de formation.
L’unité de Passation de Marchés est considérée comme une unité efficace, capable de réaliser les
activités demandées dans le cadre du Projet. Cette appréciation est basée sur le suivi de l'unité et
le suivi des activités de passation de marchés qui ont été achevées jusqu'à présent à travers un
122
autre Projet financé par le FIDA (le I-BE). Sur la base de cette expérience, le diagramme suivant
décrit les capacités de l'unité à chaque étape du cycle de passation de marchés:
Planification et
Développement
DAOs/AMIs/etc.
Avant le début de chaque exercice les unités de gestion de projet de concert avec l'UTE se
réunissent en atelier pour faire un état des lieux de l'année précédente et pour planifier les activités
à exécuter au cours de l'exercice à venir et préparer tous les documents (POA/PTBA, PPM, etc.).
Quelques difficultés constatées pour élaborer correctement un PPM prenant en compte tous les
facteurs (temps, budget et ressources).
Formation et accompagnement nécessaires pour le packaging, la sélection des méthodes,
Un soutien et une présence forts sont nécessaires en cas de contrats importants (Big Ticket
Contracts), d'accords-cadres et/ou de marchés publics communautaires (Community procurement).
L'élaboration de documents d'appel d'offres et de spécifications techniques peut s'avérer difficile
en raison du besoin de clarté, d'expertise technique et de conformité juridique. Un soutien sera
nécessaire pour :
Trouver un équilibre entre détail et flexibilité, gérer les exigences changeantes et impliquer
efficacement les parties prenantes
Les contraintes de temps, estimation précise des coûts et impact potentiel de spécifications peu
claires sur le processus d'appel d'offres
Adhésion aux meilleures pratiques et collaboration entre experts passation et
juridiques/financiers/techniques
Dépouillement et
Evaluation
Projets de
Contrats et
Négotiations
Exécution de
Contrats
Les procédures et pratiques standard du FIDA sont généralement mises en œuvre pour les
séances d'ouverture des offres.
Un certain soutien et une formation peuvent être nécessaires pour les procédures
d'évaluation, ciblant principalement les comités d'évaluation qui sont généralement
composés de personnel provenant de différents partenaires et départements de soutien.
Des conseils sont nécessaires sur la meilleure façon d’évaluer les offres et sur où et quand
demander des éclaircissements.
Rédaction complète du contrat : les contrats sont généralement rédigés avec une attention
particulière aux détails, articulant clairement les termes, les obligations et les
responsabilités afin d'établir une base solide pour l'exécution du projet. Un suivi est
nécessaire pour garantir l'inclusion des différentes politiques du FIDA.
Développement d'une stratégie de négociation : il peut s'avérer nécessaire de formuler une
approche stratégique des négociations, en tenant compte des intérêts de toutes les parties
impliquées. Une attention particulière doit être accordée aux contrats plus importants, en
particulier lorsqu'il peut y avoir des écarts mineurs par rapport aux exigences.
Il est essentiel d'établir des protocoles clairs pour l'exécution des contrats, détaillant les
étapes à suivre par chaque partie pour assurer une mise en œuvre fluide. Il est
recommandé de développer un plan de gestion des contrats (PGC) dès le début du
processus.
L'Unité devrait maintenir un système de suivi et d'évaluation des contrats, en définissant
des indicateurs de performance clés (KPI) pour évaluer régulièrement le respect des
obligations contractuelles par toutes les parties. L'expérience du FIDA avec l'UTE en gestion
contractuelle est limitée.
L'unité devrait encourager des canaux de communication ouverts entre toutes les parties
prenantes, répondant rapidement aux préoccupations et facilitant les mises à jour
régulières des progrès. Il est noté que l'amélioration de la communication au sein du SEI et
entre le personnel du Projet est nécessaire.
Dans le mode de fonctionnement de l'UTE, il y a une communication horizontale minimale entre les
acteurs d'un même projet (technique, passation, finances) alors que chaque représentant de
123
département assure la liaison uniquement avec son supérieur (chefs de département), qui relèvent
alors du Directeur Exécutif. Cela peut avoir un impact direct sur la lenteur des activités du projet, y
compris la préparation des documents de passation de marchés.
Il sera important de mettre en place une dynamique de coordination harmonieuse entre les divers
départements du projet pour garantir un déroulement efficace de toutes les activités. Cela implique
une communication fluide, des échanges réguliers d'informations et une collaboration étroite entre
les équipes. En favorisant une synergie entre les départements, on maximise l'utilisation des
ressources disponibles, minimise les risques potentiels et garantit la réalisation réussie des objectifs
du projet. La mise en œuvre d'un système de suivi et de compte rendu régulier contribuera
également à maintenir une transparence et une responsabilité tout au long du processus, permettant
ainsi d'ajuster rapidement les stratégies en cas de besoin.
Cela devient encore plus important étant donné la nature de la structure de gestion proposée pour
le projet actuel, alors que l'équipe sera divisée ; il est prévu que le personnel administratif clé
(Passations, Finances, etc.) soit basé au siège de l'UTE dans la capitale, tandis que le personnel
fonctionnel et technique sera basé dans les zones de mise en œuvre du Projet.
Études et analyses de marché
1.1.3.Travaux
Le secteur de la construction en Haïti présente une dynamique distincte. Bien que confronté à des
défis, il demeure un pilier essentiel de l'économie. Le secteur englobe des services d'ingénierie, de
conception, des entreprises de construction, ainsi que des fournisseurs d'équipements et de
matériaux de construction. La période récente a vu l'enregistrement de nombreuses entreprises de
construction, dont la majorité est constituée d'entités privées, reflétant une diversité d'acteurs dans
le secteur. Ces entreprises détiennent une certaine expérience dans la réalisation de projets
d'infrastructures, ainsi que dans la construction de bâtiments publics et commerciaux variés.
Certains travaux de construction dans le domaine agricole ont également été réalisés par des
organismes publics tels que le MARNDR à travers ses DDA et BAC dans des projets antérieurs. Ceuxci ont des capacités limitées mais sont généralement capables d'exécuter des travaux à petite échelle
liés à l'irrigation, aux infrastructures et à des aspects similaires.
La régulation du secteur de la construction en Haïti est sous la responsabilité d'organismes tels que
le Ministère des Travaux Publics, des Transports et de la Communication. Ce ministère élabore des
politiques sectorielles, des directives, et des normes nationales, tout en veillant à leur mise en
œuvre. Des inspections sur site sont également réalisées pour garantir la conformité aux normes
locales, environnementales et de sécurité. Ceci inclut la vérification que les sites respectent les lois
et normes en matière d'environnement et de sécurité, que les matériaux de construction utilisés
répondent aux normes nationales de qualité, et que les processus de construction respectent les
normes nationales de conception, d'ingénierie, et de sécurité. Ce cadre réglementaire vise à assurer
un développement cohérent du secteur de la construction en Haïti tout en maintenant les standards
de qualité et de sécurité.
Compte tenu de la situation financière, politique et sécuritaire actuelle en Haïti, il n'est pas prévu
que des entrepreneurs internationaux soient facilement intéressés par des projets de travaux à
échelle limitée dans le pays. Il est recommandé alors d'autoriser les appels d'offres nationaux pour
tous les seuils.
1.1.4.Services de conseil
Ces initiatives engageront à la fois des cabinets de consultants et des professionnels du marché
haïtien et international, selon les besoins spécifiques. Les capacités nationales des entreprises et
individus pouvant servir en tant qu'assistants techniques (AT) pour le renf
orcement des compétences
sont actuellement limitées.
La fuite des cerveaux en Haïti fait référence à l'émigration de personnes hautement qualifiées en
raison de défis économiques, d'instabilité politique, de catastrophes naturelles et d'infrastructures
inadéquates. Ce phénomène prive le pays d’une expertise essentielle, entravant la croissance
économique et le développement. Lutter contre la fuite des cerveaux nécessite une amélioration des
conditions économiques, des infrastructures éducatives et de la stabilité politique afin de créer un
environnement plus favorable aux professionnels qualifiés.
124
La fuite des cerveaux en Haïti a entraîné une pénurie de talents qualifiés, entraînant une concurrence
accrue entre les employeurs et une inadéquation potentielle des compétences requises pour les
emplois. Les organisations peuvent dépendre de talents étrangers, ce qui a un impact sur le
recrutement local. Pour résoudre ce problème, il y a un besoin d’appliquer des stratégies visant à
améliorer les conditions économiques et à créer un environnement qui retient et attire les
professionnels qualifiés.
Cependant, des cabinets de conseil et des individus hautement qualifiés, principalement originaires
de la région, ont déjà participé à des missions de conseil dans le passé. L'expérience tirée de projets
similaires antérieurs révèle la participation d'entreprises locales et étrangères (bien que limitée) aux
appels d'offres.
La sélection des entreprises et des individus se fera sur une base ouverte, tant au niveau
international que national, selon les exigences. Bien que la méthode de passation des marchés
privilégiée pour les services de conseil soit le SFQC, d'autres seront également utilisées,
conformément au plan de passation des marchés établi et au guide pratique du FIDA. Cette approche
vise à garantir une participation diversifiée et compétente pour la réussite des initiatives en cours.
1.1.5.Services autres que de conseil
Les contrats de services, excluant ceux de conseil, couvrent diverses activités telles que la mise à
disposition d'espaces de travail, les services de transport, l'impression, et les services informatiques.
Étant donné l'étendue et la typologie de ces services, la plupart des candidats potentiels sont
disponibles à l'échelle locale. L'approvisionnement de ces éléments suivra une approche de marché
national ouvert, avec la soumission de demandes de devis (différentes méthodes s'appliqueront en
fonction des seuils applicables).
1.1.6.Biens
Haïti bénéficie de fournisseurs locaux proposant une variété de biens. En ce qui concerne les
équipements, les véhicules, les matériels et les logiciels informatiques, le pays ne dispose pas
actuellement d'une capacité nationale de fabrication ni d'installations pour produire ces biens et
équipements. Les soumissionnaires importent ces équipements et biens, tout en assurant un service
après-vente. Les spécifications de ces articles sont généralement de nature standard, facilitant ainsi
le processus d’achat de biens divers au niveau local. Les procédures impliquent souvent une
approche ouverte sur le marché national, permettant aux fournisseurs locaux et internationaux de
participer à des appels d'offres et de proposer des devis pour répondre aux besoins en biens et
équipements variés.
L’importation de marchandises, en particulier de véhicules, en Haïti présente plusieurs défis. Le pays
est confronté à des obstacles logistiques et infrastructurels qui peuvent entraver la fluidité des
importations. Le mauvais état des routes et les infrastructures de transport limitées contribuent aux
retards et à l’augmentation des coûts dans le transport des marchandises des ports vers leurs
destinations finales. De plus, l’environnement réglementaire et les procédures douanières peuvent
être complexes, provoquant des retards bureaucratiques qui ralentissent le processus d’achat. Les
droits et taxes d’importation élevés alourdissent encore davantage le coût global des marchandises,
ce qui rend la situation financièrement lourde pour les entreprises et les particuliers. De plus, la
vulnérabilité d'Haïti aux catastrophes naturelles constitue une menace constante pour les routes de
transport et les ports, exacerbant les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement.
Analyse des risques liés à la Passation de Marchés
Compte tenu des défis décrits ci-dessus ainsi que sur le développement de la Matrice de Risques
en Matière de Passation de Marchés (Procurement Risk Matrix - PRM), le risque pour la passation
de marchés a été considéré comme modéré.
Conformément à la dernière édition du manuel d
e passation de marchés pour les consultants, la
formulation sur le risque a été modifiée comme suit : une réduction du risque résiduel n'est
possible que sur la base de mesures d'atténuation efficaces et pleinement mises en œuvre, cela
signifie que risque net = risque inhérent si les mesures d’atténuation ne sont pas encore mises en
œuvre.
125
Description du risque
Du personnel supplémentaire pour les
achats doit être embauché (forte
rotation du personnel en raison de la
fuite des cerveaux en cours)
Une connaissance insuffisante des
procédures de passation de marchés
du FIDA pourrait ralentir le processus
et la prise de décision, avec
d'éventuels retards dans l'exécution.
Inhé
rent
Résid
Description des mesures d'atténuation
proposées dans le cadre du processus
d'approvisionnement
Embaucher un spécialiste de passation de
marchés supplémentaire à l’UTE pour soutenir /
entreprendre les activités du projet
Veiller à ce que le personnel du projet participe
régulièrement aux sessions de formation
organisées par le FIDA et est inscrit au
programme BUILDPROC, et se réfère au guide
pratique.
Introduire des indicateurs clés de performance
dans les contrats.
Communication active avec le fournisseur pendant
la mise en œuvre du contrat avec un processus
approprié de suivi et de contrôle du projet en place
et des rapports d'avancement périodiques du
fournisseur.
Communication active entre les partenaires et les
promoteurs du projet, ainsi qu'avec le personnel
du projet et de l’UTE.
Mauvais système de gestion des
contrats, avec des dépassements
potentiels de délais et de coûts et des
livrables de mauvaise qualité.
Fraude et corruption possibles
Faible niveau de concurrence (peu de
soumissionnaires)
Organiser une formation personnalisée sur la
fraude et la corruption
Sensibiliser les soumissionnaires et définir les
exigences de qualification pour assurer une
meilleure concurrence.
Augmenter la capacité des fournisseurs potentiels
grâce à des sessions de formation pour augmenter
les offres réactives.
Publication annuelle de l’AGPM
Veiller à ce que les appels d’offres soient
largement annoncés et accessibles
Réduire les exigences d’appel d’offres au minimum
et remplacer les garanties de soumission par des
déclarations de garantie de soumission pour les
activités à risque faible à moyen.
Afin de résoudre les difficultés rencontrées pour
attirer les entreprises internationales et susciter
l’intérêt du marché, il faut se concentrer à la fois
considérations
économiques
sécuritaires. Simplifier les conditions d’éligibilité
au marché en tenant dûment compte du contexte
sécuritaire est essentiel pour les entreprises
nationales et internationales. Les campagnes de
communication pourraient non seulement mettre
en valeur le potentiel économique, mais aussi
aborder directement les problèmes de sécurité.
Retards dans le démarrage et la mise
en œuvre du projet
E : Elevé
M : MoyenF : Faible
126
Effectuer une planification détaillée du projet
pour identifier et résoudre à l'avance les défis
potentiels. Garder la planification mise-à-jour.
Effectuer une évaluation complète des risques et
élaborer un plan d'urgence pour traiter les
facteurs potentiels conduisant à des retards.
Analyse de Risques par Catégorie
Catégorie
Travaux
Risques Identifiés
Mesures d'atténuation
• Accès limité aux liquidités et aux lignes
de crédit pour certains entrepreneurs
locaux
• Pénurie de main d’œuvre qualifiée
• Coût élevé des matériaux de
construction
• Problèmes de sécurité et restrictions
d’accès au site
• Risque élevé d'impacts
environnementaux (inondations, fortes
pluies, etc.)
• Mettre en œuvre des programmes financiers
tels que des garanties pour un meilleur accès
privé aux fonds
• Mettre en place des programmes de
formation locale en collaboration avec des
écoles professionnelles.
• Offrir des incitations pour attirer et retenir
les travailleurs qualifiés.
• Diversifier les sources d'approvisionnement
pour réduire les coûts des matériaux de
construction.
• Mettre en œuvre des protocoles de sécurité
stricts, obtenir des autorisations d'accès au
site et intégrer des mesures d'adaptation
environnementale dans les projets.
• Coût élevé des importations
• Indisponibilité des marchandises
localement
• Manque de participation des PME
• Application de la préférence nationale telle
que prescrite par la législation nationale pour
encourager la participation des entreprises
nationales
• S'engager dans une planification appropriée
pour garantir que les marchandises soient
obtenues à temps, sans retarder la mise en
œuvre
• Diversifier les sources d'approvisionnement
pour inclure et prioriser des biens accessibles
localement
• Recommander la sélection de lots de
dimensions appropriées, en mettant l'accent
sur l'importance de choisir des ensembles de
taille adaptée.
• Connaissance et expérience limitées des
prestataires de services locaux.
• Fuite des cerveaux dans le pays et
rotation élevée du personnel.
Biens
Services
127
Fournir une assistance technique par le
FIDA pour combler les lacunes en matière
d’expertise des consultants
Développer des TDR complets pour garantir
la sélection de fournisseurs qualifiés
Établir des critères de qualification clairs
lors de la sélection des prestataires de
services, favorisant ceux qui démontrent un
engagement envers l'amélioration continue.
Investir dans le développement
professionnel et la formation des employés
pour accroître leur satisfaction au travail et
renforcer leur attachement à l'entreprise.
Le tableau suivant identifie les contrats cruciaux à passer au cours des 18 premiers mois de la
période de mise en œuvre du projet. Ces éléments sont considérés comme des éléments «Big
Ticket» auxquels il convient d'accorder une importance et une surveillance supplémentaires.
Catégori
« Big Ticket Contracts »
Design/Build: Réhabilitation
d'infrastructures
hydroagricoles
Budget
900,000
Design/Build: Réhabilitation
d'infrastructures
routières
vertes
Considérations Particulières
Activités combinées en conception/construction afin
de permettre une exécution plus rapide, car elles ne
sont pas considérées comme techniquement
compliquées. Cependant, une sélection appropriée
de l'entrepreneur doit être assurée (entrepreneur
disposant des ressources et de l'expérience
nécessaires pour mener les activités). Cela devrait
être reflété dans les DAO et les critères de sélection.
Un plan de gestion du contrat doit être élaboré et
appliqué pour garantir que la mise en œuvre se
déroule dans les délais et dans les limites du budget.
Travaux
420,000
Un consultant devra également être recruté pour
procéder à l'examen de la conception et à la
supervision de l'exécution, car il n'existe pas de
capacités techniques internes à l’UTE pour
entreprendre ces activités. Il peut s'agir d'un CSI au
lieu d'un appel à entreprises, en fonction de
l'évaluation ultérieure du besoin.
Appui aux investissements
techniques et financiers dans
la production agricole des
ménages
Il s'agit des contrats les plus importants du projet et
doivent être traités comme tel.
La Sélection initiale était d’avoir un contrat type
accord-cadre pour son efficacité à rationaliser les
achats, à assurer une stabilité à long terme, des
économies de coûts potentielles et une charge
administrative réduite.
Opérateur(s)
Paquets
assistance techniques en lots
(semances et autres)
Biens
1,800,000
1,100,000
Cependant, lors des discussions avec l'UTE, il a été
décidé de revenir aux appels d'offres et aux contrats
commerciaux standards, en raison du manque
d'expérience de l'UTE en matière de contrats
d'accord-cadre
grande
envergure,
principalement en raison du manque de capacité du
marché du côté des fournisseurs en raison de la
forte volatilité du marché et l'évolution constante de
la situation locale, ce qui peut entraîner des
problèmes d'exécution dans les contrats à long
terme.
Cependant, le budget du projet prévoit l'exécution
de ces activités sur 4 ans. Afin de réduire les risques
d'inexécution des contrats (comme ce fut le cas avec
PITAG), il a été décidé de décomposer les activités
en contrats échelonnés (1 contrat pour les années 2
et 3, et 1 contrat pour les années 4 et 5).
La possibilité de recourir à des contrats-cadres
devrait être réexaminée après le lancement du
projet, en fonction de l'évolution de la situation du
marché.
128
Appui Elevage Bétail en 2 lots.
Lot 1: Caprins
Lot 2: Ovins
180,000
Tous les recrutements de
personnel clé pour l'UGP et
pour le support technique et
le suivi sur le terrain
Activité considérée comme à haut risque sur la base
d'expériences antérieures avec des contrats
similaires
avec
PURRACO :
existe
préoccupations
concernant
chaîne
d'approvisionnement
animaux,
préoccupations
concernant
l'élaboration
spécifications correctes dans les documents d'appel
d'offres pour limiter la mortalité animale et inclure
des contrôles et une surveillance vétérinaires
appropriés.
Le projet s'appuiera fortement sur la capacité et
l'expérience du personnel clé pour l'exécution de ses
activités. Il sera crucial d'élaborer des termes de
référence
répondent
suffisamment
exigences du projet afin de recruter le personnel
approprié, ce qui aura un impact direct sur le succès
du projet.
Le Projet prévoit le recrutement d'un grand nombre
de personnels. Cela nécessitera un engagement
préventif de la part du UTE et un lancement
approprié et opportun du projet.
Accords avec des partenaires
Il est prévu dès la conception du projet de s'associer
avec d'autres entités actives dans la zone au niveau
de nombreuses activités (assistance technique,
cantines scolaires, graduation, etc.). Les partenaires
potentiels initialement identifiés comprennent le
PAM, la FAO, CROSE, FONKOSE, ACDED, etc.
Services
Les accords avec ces partenaires doivent être bien
détaillés et planifiés dans le PPM, car ces activités
constituent en réalité les principaux résultats du
projet.
Cependant, le recours à des accords directs doivent
être évalués de manière adéquate et détaillée avant
d’être adoptés. Les appels d'offres compétitifs
doivent être privilégiés lorsque cela est possible afin
d'obtenir le meilleur rapport qualité-prix (VfM).
Risques et mécanismes de sauvegarde sociale, environnmentale et climatique &
passations de marché
Ce document fournit des indications à l'OFP sur les risques SECAP à intégrer dans les plans de
passation des marchés. Bien que l'intégration générale des exigences du SECAP dans les documents
de passation des marchés soit décrite dans l'ANNEXE 4, Volume 1 du SECAP, les risques spécifiques
au projet sont tels qu'identifiés par l'outil en ligne du SECAP. Le spécialiste ES a identifié, grâce à la
liste de contrôle d'évaluation environnementale et sociale du SECAP, les problèmes répertoriés dans
le tableau ci-dessous qui doivent être atténués par la passation des marchés. Dans le cas où le SPO
aurait une ambiguïté quant aux conseils fournis par le spécialiste ES dans la colonne la plus à droite
du tableau des résultats ci-dessous, le SPO devra alors collaborer avec le spécialiste ES et les
membres concernés du PDT afin de parvenir à un accord sur comment ces problèmes ES peuvent
être traités au mieux grâce à des mesures d'atténuation en matière de passation des marchés que
l'emprunteur doit être tenu de mettre en place en ce qui concerne les paramètres de passation des
marchés tels que:
1.
2.
3.
4.
Spécifications techniques
Qualification du soumissionnaire
Critères d'évaluation des offres
Clauses du contrat
129
Par exemple, si l'utilisation de types de pesticides nocifs constitue un problème dans la zone du
projet, il peut alors être traité à travers les spécifications du pesticide et le spécialiste ES et l'OPS
conviendront que le projet utilisera un « OMS-FAO », pesticide approuvé et que les codes OMS-FAO
pour l’étiquetage, l’emballage, la manipulation, le stockage, l’application et l’élimination sûrs des
pesticides sont respectés ». Si le projet implique des travaux dans une zone de patrimoine culturel
sensible ou dans une zone où la biodiversité doit être protégée, l'expérience passée réussie de
l'entrepreneur dans de telles zones est essentielle et le spécialiste ES sélectionnera « Qualification
du soumissionnaire » et « Évaluation des offres ». Critères". Si les conditions de travail ou les droits
des peuples autochtones sont souvent compromis dans la zone du projet, le spécialiste ES peut alors
sélectionner « Clauses du contrat » et donner toutes les orientations supplémentaires possibles au
SPO. Si la déforestation ou l'utilisation intensive des ressources naturelles dans la zone du projet est
un problème identifié par le spécialiste ES, alors le spécialiste ES choisira les « spécifications » et
les « critères d'évaluation des offres » et conviendra avec l'OPS de spécifier le bois récolté
légalement (ou le bois certifiés par le label correspondant) et conviennent des critères d'évaluation
à utiliser pour promouvoir l'efficacité des ressources (par exemple, critères d'évaluation favorisant
les pompes économes en énergie, les sous-stations de transformation efficaces, les équipements
économes en carburant, etc.).
Le spécialiste ES, les membres concernés du PDT et le SPO devront se consulter et mettre en
commun leur expertise collective dans les différentes disciplines afin de parvenir aux bonnes
mesures d'atténuation à refléter dans le PRM. De cette manière, le travail en aval de l'OFP consistant
à prescrire les exigences du projet pour le plan de passation des marchés (PP) et le PDR est facilité
et peut être facilement reflété dans le PIM et le choix des documents d'appel d'offres et des
dispositions contractuelles.
Sauvegardes environnementales et sociales
Efficacité des
ressources et
prévention de la
pollution
Évaluation
Conséquence
risques
Conseils pour les OPP
2.6 Le projet
pourrait-il impliquer
des apports d'engrais Modéré
et d'autres agents
modificateurs ?
Le fournisseur/approvisionnement doit
garantir
engrais/agents
Mineure
modificateurs figurent sur la liste
Le projet ne nécessite internationale/nationale des produits
approuvés par la FAO-OMS et que des
que des quantités
conseils appropriés sont fournis pour
minimes d'engrais
garantir une gestion intégrée de la
fertilité.
2.7 Le projet
pourrait-il impliquer
ou conduire à l'achat,
à la fourniture et/ou
à l'utilisation de
Modéré
pesticides sur les
cultures, le bétail,
l'aquaculture ou la
foresterie ?
Le projet promouvra principalement la
lutte intégrée contre les ravageurs ;
Lorsque le recours à l'utilisation de
pesticides s'avère nécessaire, le FIDA
Mineure
veillera
l'acquisition
Le projet ne nécessite produits de lutte antiparasitaire sûrs,
efficaces
respectueux
que des quantités
l'environnement, conformément au
minimes de
Code de conduite international pour la
pesticides.
gestion des pesticides de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) et de
l'Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO). .4
Travail et conditions
de travail
Évaluation
Conséquence
risques
130
Conseils pour les OPP
Sauvegardes environnementales et sociales
5.1 Le projet
pourrait-il fonctionner
dans des secteurs ou
des chaînes de valeur
caractérisés par des
conditions de travail
qui ne respectent pas
les lois nationales du
travail ou les
engagements
internationaux ?
(Remarque : cela
Modéré
peut inclure des
pratiques
discriminatoires, une
forte inégalité entre
les sexes et le
manque d'égalité des
chances, le déni de la
liberté d'association
et de négociation
collective, les
travailleurs migrants)
Modéré
Le projet opère dans
des secteurs ou des
chaînes de valeur qui,
dans le passé, ne
respectaient pas les
lois nationales du
travail ni les
comprendra
engagements
internationaux, mais des procédures écrites de gestion du
travail définissant les conditions dans
qui sont désormais
lesquelles les travailleurs peuvent être
correctement
employés ou engagés, et gérés
réglementés au
conformément à ces normes et aux lois
niveau national.
nationales.62 ;
Cependant, les
chaînes de valeur
internationales ne
sont pas
régulièrement
auditées en termes
de performances
environnementales
ou sociales.
5.3 Le projet
pourrait-il impliquer
des enfants (a) en
dessous de l'âge
minimum d'emploi
défini au niveau
national
(généralement 15
ans) ou (b) audessus de l'âge
minimum d'emploi
défini au niveau
national mais en
dessous de l'âge de
18 ans dans des
activités soutenues
ou dans des chaînes
de valeur ?
Modéré
Santé, sûreté et
sécurité
communautaires
Évaluation
Conséquence
risques
. Les équipes d'exécution doivent
chercher
garantir
tiers qui engagent des travailleurs en
Le projet n’opère pas association avec des projets soutenus
dans des secteurs ou par le FIDA sont des entités légitimes
des chaînes de valeur et fiables, et qu'ils disposent de
où l’emploi d’enfants politiques, processus et systèmes
appropriés
pour
fonctionner
a déjà été signalé.
conformément à la présente Norme.
Mineure
131
Conseils pour les OPP
Sauvegardes environnementales et sociales
6.3 Existe-t-il une
possibilité de
dommages ou de
pertes dus à la
défaillance
d'éléments
structurels du projet
(par exemple,
effondrement de
bâtiments ou
d'infrastructures) ?
Modéré
La région est soumise à des risques
climatiques élevés avec un typhon
potentiellement destructeur ; par
conséquent, une attention particulière
est requise pour la conception de toute
infrastructure ou bâtiment, même
petit;
conséquent,
l’approvisionnement garantira que la
conception structurelle doit également
tenir compte des considérations liées
au changement climatique. Lorsqu'un
Mineure
projet
comprend
nouveaux
bâtiments ou structures accessibles au
Le projet ne dépend
public,
que modérément des
l'emprunteur/bénéficiaire/partenaire
bâtiments ou des
doit prendre en compte les risques et
infrastructures. Il est impacts
supplémentaires
peu probable que le l'exposition potentielle du public aux
risque de défaillance accidents et aux dangers naturels, y
compris
événements
entraîne des pertes
météorologiques extrêmes. 9. Lorsque
des éléments structurels ou des
dommages
composantes du projet sont situés dans
environnementaux
des zones à haut risque (y compris
importants.
celles exposées à des conditions
L'intégrité structurelle météorologiques extrêmes ou à des
événements à évolution lente) et que
de l'infrastructure
défaillance
leur
requise a été vérifiée leur
dysfonctionnement peut menacer la
de manière
sécurité
communauté,
indépendante.
l'emprunteur/bénéficiaire/partenaire
est tenu de s'engager un ou plusieurs
experts
indépendants
ayant
expérience reconnue dans des projets
similaires
(distincts
ceux
responsables de la conception et de la
construction)
pour
examiner
conception et la sécurité des structures
plus
possible
dans
développement du projet et tout au
long du cycle de vie du projet.
132
Sauvegardes environnementales et sociales
6.5 Le projet
pourrait-il impliquer
ou conduire au
transport, au
stockage et à
l'utilisation et/ou à
l'élimination de
matières dangereuses
Modéré
ou dangereuses (par
exemple, des
explosifs, du
carburant et d'autres
produits chimiques
pendant la
construction et
l'exploitation) ?
Modéré
Le projet impliquera Le FIDA veillera à ce que des mesures
très probablement le soient prises pour éviter ou minimiser
transport, le stockage l'exposition des communautés à toute
matière dangereuse utilisée pendant
et l'utilisation et/ou
les activités du projet. Des précautions
l'élimination de
particulières seront prises pour éviter
matières
l'exposition à des risques mettant en
dangereuses ou
danger la santé et la vie en modifiant
ou en éliminant les conditions ou les
dangereuses.
matériaux potentiellement dangereux.
Cependant, la
Une diligence raisonnable doit être
réglementation des
entreprise pour garantir la sécurité de
matières
la livraison, du transport et de
dangereuses est
l’élimination des matières et déchets
efficace et il n’existe dangereux.
aucune preuve
récente d’accidents.
Modéré
6.6 Le projet
pourrait-il entraîner
des impacts négatifs
sur les écosystèmes
et les services
écosystémiques
pertinents pour la
santé des
Modéré
communautés (par
exemple,
alimentation,
purification des eaux
de surface, tampons
naturels contre les
inondations) ?
Intermédiaires
financiers et
investissements
directs
Des impacts négatifs
modérés sur les
écosystèmes et leurs
comme les interventions du projet dans
services, susceptibles
des zones en pente, l'écosystème peut
d'affecter
être fragile, donc tout achat et
négativement la
investissement
doit
identifier
renforcer les zones tampons naturelles
santé des
communautés situées existantes (c'est-à-dire que la gestion
durable des terres sera encouragée
à proximité directe
pour atténuer l'érosion) ; en outre, une
du projet, sont
grande partie de la population dépend
possibles, mais des
des eaux de surface et n’a pas accès à
projets similaires ont une eau douce de qualité ; par
montré que les
conséquent, tout investissement et
impacts peuvent être toute planification agricole garantiront
que les sources d’eau sont protégées et
atténués ou
non polluées ;
compensés grâce à
des programmes tels
que le paiement pour
les services
écosystémiques.
Évaluation
Conséquence
risques
133
Conseils pour les OPP
Sauvegardes environnementales et sociales
8.2 L'investissement
pourrait-il être
accordé à une
institution disposant
de capacités
insuffisantes (c'est-à- Modéré
dire du personnel non
qualifié, par exemple
un responsable ES)
pour mettre en
œuvre le SGES ?
Les IF et les bénéficiaires directs seront
invités
soutenus
Modéré
préparer un SGES comprenant : (i) des
systèmes, des procédures et des
L'institution n'emploie capacités
environnementales
sociales pour évaluer, gérer et
pas de responsable
ES, mais dispose d'un surveiller les risques et les impacts des
personnel de terrain investissements directs et des sousprojets des IF ; et (ii) un cadre de
suffisamment formé
gestion des risques du portefeuille qui
pour surveiller
garantit un retour sur investissement et
l'impact des
durabilité.
Cela
doit
être
opérations de
proportionné aux risques et aux
impacts de chaque projet, ainsi qu'au
l'institution.
profil de risque du portefeuille global de
Objectifs de la Passation de Marchés
Objectifs
Développement SMART
Maximiser le rapport
qualité-prix (VfM)
Augmenter l'efficacité des dépenses en optimisant la qualité des
produits ou services par rapport aux coûts.
Harmoniser les exigences et les attentes des parties prenantes.
Achèvement des contrats
dans les délais
Réduire les retards de livraison en améliorant la gestion des projets
et des ressources.
Mettre en œuvre des outils de gestion de projet et des processus
d'évaluation continue pour identifier et résoudre les obstacles
potentiels.
S'aligner sur les meilleures pratiques de gestion de projet et établir
des attentes réalistes en matière de délais.
Respecter les échéances fixées pour chaque phase/activité du projet.
Atteindre une
concurrence adéquate
Améliorer la compétitivité en identifiant et en implémentant des
stratégies diverses :
Effectuer une analyse complète du contexte concurrentiel, en
identifiant les forces et les faiblesses des concurrents.
Offrir des incitations aux fournisseurs nationaux et locaux.
Aligner les stratégies sur les forces internes et les opportunités
externes tout en surveillant les tendances du marché.
Sélection de fournisseurs
qualifiés ayant de bons
antécédents en matière
de mise en œuvre et de
PESEC
Évaluer et sélectionner des fournisseurs qualifiés ayant des
antécédents positifs en matière de mise en œuvre et de conformité
aux préoccupations PESEC.
Établir des critères d'évaluation clairs et transparents, en tenant
compte des préoccupations PESEC spécifiques.
134
Approche Recommandée pour le Projet
Au cours de l'exécution du Projet, une attention particulière sera portée aux complexités en termes
d’achats et de passation de marchés, qui sont générées en raison des déterminants suivants :
a) La zone du Projet est géographiquement répartie sur différents territoires dans le Sud-Est
du pays, dont beaucoup sont éloignées et difficiles d'accès.
b) Le volume des activités et la valeur des investissements nécessitent des capacités avancées
pour gérer les processus de passation de contrats, avec une attention particulière à
l'administration des contrats/accords et à la nature de la supervision associée. (Nécessité de
recruter un personnel adéquat en matière de passation de marchés ainsi que pour la gestion
du Projet)
Le plan de passation des marchés préliminaire de 18 mois est basé sur le phasage et la
planification préliminaires du projet. De nombreuses activités ont été combinées afin de
réduire la charge de travail en matière de passation et de rendre la gestion des achats et
des contrats plus efficace. Le chronogramme de lancement et d'exécution des activités est
plutôt surchargé et nécessitera un engagement précoce de l'UTE à travers son personnel
professionnel afin d'assurer un lancement approprié et opportun du projet.
d) Les dossiers d'appel d'offres et les contrats types pour l'acquisition de biens, travaux et
services conformément à la réglementation du FIDA doivent être complétés et/ou complétés
par les exigences PESEC du FIDA afin que les considérations d'achats durables
(environnementales et sociales/travail) soient incluses.
e) Certains appels d'offres peuvent être lancés et signés sous forme d'accords-cadres (AC).
Cependant, les capacités internes doivent être développées pour le personnel existant, car
celui-ci n'a pas d'expérience préalable avec de tels formats de contrat. Les formats standard
de documents d'appel d'offres et de contrats de la Banque Mondiale pour les AC doivent être
utilisés tout en intégrant les normes du FIDA ainsi que l’auto certification ; en tenant dûment
compte de l’état de préparation et des capacités d’un marché en évolution. Si les conditions
changent, la stratégie de passation devra peut-être revenir aux appels d’offres et aux
contrats réguliers.
L'inclusion de la Passation de marchés avec la participation des usagers est indiquée dans le
PDR, mais elle dépend fortement des capacités locales, lesquelles doivent être évaluées
après le lancement du projet (conformément aux directives énoncées dans le Guide pratique
de passation des marchés du FIDA). À ce stade là, le projet pourrait effectuer une
présélection des partenaires en fonction de ces évaluations (ONG, agences internationales,
g) L’importation de marchandises dans le pays peut être difficile compte tenu des conditions
de sécurité actuelles. L’achat local de biens doit être privilégié lorsque cela est possible.
135
Contrats de Travaux
Attribute
Selected arrangement
Specifications
Conformance
Sustainability
Requirements
Justification Summary/Logic
Des normes PESEC strictes ont été
décrites pour le Projet.
La conformité est adéquate pour garantir
de bonnes performances sur le terrain.
Contract Type
A. Traditional
B. Design and Build
Les contrats traditionnels peuvent
s'appliquer à la plupart des activités,
tandis que les contrats de conceptionconstruction peuvent être utilisés dans
certains cas pour gagner du temps dans
le processus de passation, lorsque
l'expertise générale en conception d'un
entrepreneur est considérée comme
adéquate (pas besoin d'une expertise
avancée d’un consultant).
Pricing and costing
mechanism
A. Lump Sum
B. Schedule of Rates /
Admeasurement
C. Cost Plus
L’une des trois méthodes peut être
utilisée en fonction de la modalité
contractuelle. La méthode dépendra de
ce qui est jugé le plus rentable (cost
effective).
Supplier Relationship
A. Collaborative
Price Adjustments
A. None, fixed price
Optez pour des prix fixes pour la plupart
des contrats.
Les contrats plus importants, d'une durée
supérieure à 18 mois, peuvent entraîner
des ajustements de prix.
B. Negotiated
Form of Contract (Terms
and Conditions)
Selection Method
Selection Arrangement
C. State any special conditions
of contract
La méthode dépendra des seuils
Proposals applicables.
Request
Requests for Bids (RFB)
Requests
Direct Selection
Une garantie de bonne exécution de 10%
sera exigée.
Le montant maximum des pénalités pour
l'ensemble des travaux est de 10% du
prix final du contrat.
Veiller à ce qu’aucun paiement anticipé
ne soit effectué sans la fourniture d’une
garantie bancaire de paiement anticipé.
Quotations
A. Commercial Practices
B. Force Accounts
136
Les modalités de sélection seront basées
sur les pratiques commerciales standard.
Les contrats de régie peuvent être
utilisés si nécessaire.
Market Approach
A. Type of Competition
1. Open
2. National
3. No Competition –
Direct Selection
B. Number of
Envelopes/Stages
1. Single Envelope
2. Single Stage
La plupart des contrats feront appel à un
appel d'offres ouvert au niveau national,
avec un appel d'offres à enveloppe/étape
unique.
Pre / Post Qualification
A. Post-Qualification
Étant donné que les offres sont publiées
sur le marché libre, la post-qualification
est la méthode la plus idéale.
Evaluation Selection
Method
A. Least Cost Based Selection
B. Direct Selection
La sélection au meilleur cout est la
méthode à privilégier.
Evaluation of Costs
A. Adjusted Bid Price
Domestic Preference
S’il y a recours à des AOI, une préférence
nationale de 7,5 % est autorisée pour
encourager les entreprises locales à
participer aux appels d'offres.
Rated Criteria
List the type of criteria to be
used (mandatory/desired)
Le cas échéant, utiliser:
- changements dans les conditions de
paiement
- différents temps d'exécution
- modifications proposées dans la
conception
Selected arrangement
Justification Summary/Logic
Aucune négociation n'est autorisée sur
les contrats de travail.
Contrats de Biens
Attribute
Specifications
Conformance
Sustainability
Requirements
Les biens achetés sont généralement
basiques et peuvent être bien décrits.
Contract Type
Traditional
Pricing and costing
mechanism
Lump Sum
Supplier Relationship
Collaborative
Price Adjustments
None, fixed price
Pas besoin d'ajustements de prix.
Aucune négociation n'est autorisée pour
l'achat de biens.
Form of Contract (Terms
and Conditions)
State any special conditions of
contract
Demandez des garanties (warranty) pour
certains biens tels que le matériel
informatique et les véhicules.
Veiller à ce qu’aucun paiement anticipé
ne soit effectué sans la fourniture d’une
garantie bancaire de paiement anticipé.
137
Selection Method
Request
Requests for Bids (RFB)
Requests
Direct Selection
Proposals
Quotations
Selection Arrangement
Commercial Practices
Market Approach
Type of Competition
1. Open
2. National
3. No Competition –
Direct Selection
B. Number of
Envelopes/Stages
1. Single Envelope
La plupart des contrats feront appel à un
appel d'offres ouvert au niveau national,
avec un appel d'offres à enveloppe/étape
unique.
Privilégier les achats locaux pour réduire
les besoins en logistique.
Aucune négociation n'est autorisée sur
les contrats de biens.
Pre / Post Qualification
Post-Qualification
Evaluation Selection
Method
Least Cost Based Selection
Evaluation of Costs
A. Adjusted Bid Price
B. Life-Cycle Costs
Le coût du cycle de vie doit être utilisé
pour les biens utilisés en milieu agricole
par les bénéficiaires afin de réduire les
coûts d'exploitation et d'entretien.
Domestic Preference
Ceci est autorisé jusqu'à 15%
Rated Criteria
List the type of criteria to be
used (mandatory/desired)
Contrats de Services de Conseil
Attribute
Selected arrangement
Specifications
Conformance
Sustainability
Requirements
Contract Type
Justification Summary/Logic
La durabilité sera une exigence
obligatoire pour tout achat réalisé dans le
cadre de ce projet.
Traditional
Pricing and costing
mechanism
A. Lump Sum
B. Fee Based
Supplier Relationship
Collaborative
À évaluer en fonction des besoins et du
meilleur VfM
138
Price Adjustments
A. None, fixed price
Des méthodes à prix fixe et des contrats
négociés seront utilisés. Les négociations
contractuelles ne sont autorisées que
dans des cas exceptionnels, tels que :
– lorsque le recours à un fournisseur
unique/à un SED; ou
– lorsque le prix n’a pas été un facteur
dans l’offre / processus d'évaluation ;
- tel qu’indiqué dans le guide pratique.
B. Negotiated
Form of Contract (Terms
and Conditions)
Selection Method
State any special conditions of
contract
Request
Proposals
Direct Selection
Selection Arrangement
Commercial Practices
Framework Agreements
Market Approach
Type of Competition
1. Open
2. Limited
3. International
4. National
5. No Competition –
Direct Selection
B. Number of
Envelopes/Stages
1. Two Envelopes
2. Multi Stage
C. Negotiations
Pre / Post Qualification
A. Pre-Qualification
B. Initial Selection
Evaluation Selection
Method
A. Quality Cost Based
Selection (QCBS)
B. Fixed Budget Based
Selection (FBS)
C. Least Cost Based Selection
D. Quality Based Selection
E. Consultant’s Qualifications
Based Selection (CQS)
C. Direct Selection
Evaluation of Costs
Adjusted Bid Price
Rated Criteria
List the type of criteria to be
used (mandatory/desired)
À évaluer en fonction des besoins et du
meilleur VfM
La concurrence est censée être ouverte
et internationale, mais dans des cas
isolés, la sélection locale pourrait
également être utilisée.
Des négociations seront entreprises si
nécessaire.
Dans la mesure du possible, le QCBS
sera la méthode de passation par défaut.
Cependant, d'autres méthodes sont
autorisées sur la base du plan de
passation de marchés approuvé.
Expérience pertinente;
Performances passées ;
Compétences des Experts ;
Compétences en gestion et techniques ;
Ressources ; etc.
Termes de référence des membres de l’équipe
Termes de référence – Coordonnateur du projet
Sous l'autorité du directeur exécutif de l’UTE, le Coordonnateur du Projet est responsable de la
planification, de l'organisation, de la coordination, du contrôle et de la mise en œuvre de l'ensemble
des activités du Projet EFOSE en vue de la réalisation des objectifs fixés.
139
Le Coordonnateur œuvrera à la coordination de la mise en œuvre du Projet avec diligence et
efficacité, en conformité avec des principes administratifs, financiers, économiques,
environnementaux, d’ingénierie de développement rural appropriés, et en conformité́ avec les
conditions générales et spécifiques telles que décrites dans l’accord de don et dans la documentation
du projet.
Responsabilités détaillées
Assurer la gestion du projet, le suivi des procédures appropriées et de contrôle de qualité axée
sur les tâches suivantes : Définir un cadre de partenariat avec les différents acteurs concernées ( DDA, ACDED, CROSE,
opérateurs privés) pour réaliser suivant leur rôle respectif les actions envisagées.
Mettre en place les moyens logistiques facilitant le démarrage du Projet.
Animer l’exécution du Projet et assurer la coordination des différentes activités tant du point de
vue administratif que du point de vue technique. Pour ce faire, il sera appuyé par les différents
membres de l’équipe du projet notamment le Responsable Administratif et Financière (RAF), le
Responsable de suivi-évaluation (RPSE), le Responsable de Passation des marchés –
Gérer et évaluer le personnel de l’équipe projet, et veiller à leur formation continue
Assurer l’élaboration et la mise en œuvre de la gestion opérationnelle stratégique en mettant
l’accent sur l’atteinte des résultats prévus dans le projet
Animer la préparation des plans de travail et budgets périodiques (PTBA et PTBT) conformes au
cadre logique et aux priorités.
Préparer les réunions périodiques du Comité de Pilotage
Participer aux réunions du Comité de Pilotage,
Assurer le secrétariat et suivre les processus d'approbation.
Mettre en œuvre des plans opérationnels après validation par le CP et le FIDA
Veiller à ce que les activités soient menées conformément à la stratégie de ciblage, d'inclusion
sociale, de genre, de jeunesse et de nutrition du projet –
Organiser la mise en place du système de suivi évaluation du projet et participer au suivi des
indicateurs de performance
Assurer la gestion efficace et efficiente des ressources financières, de la supervision des
processus
Superviser la rédaction des protocoles d'accord, conventions et contrats du Projet –
Suivre le budget et proposer suivant les procédures établies des réallocations au besoin –
Signer et faire viser par le Directeur exécutif tous les marchés de biens, travaux et services dont
le coût estimatif est inférieur à l’équivalent de deux cent mille dollars (200,000.00) mais
supérieur ou égal à quarante mille dollars (40,000.00 USD).
Soumettre à la signature du Ministre tous les marchés dont le cout estimatif est supérieur ou
égal à deux cent mille dollars (200,000.00) USD.
Auditer les comptes du projet et transmettre les rapports dans les délais prévus au FIDA
Assurer la facilitation de la construction et le partage des connaissances en se concentrant sur
l’atteinte des résultats suivants –
Représenter le projet dans les différents espaces ou structures de concertation et interagir avec
FIDA seul ou en faisant intervenir le MARNDR, sur les demandes d’avis de non-objection, de
décaissements, de prolongation et aussi sur l’organisation des missions de supervision internes
et externes liées au projet.
Promouvoir la mise en place et le fonctionnement d’espaces et de mécanismes de concertation
au sein du MARNDR pour la validation technique des analyses ou études spécifiques produites
par des prestataires.
Animer la préparation des rapports trimestriels, annuels et semestriels, et transmettre en en
temps voulu les rapports aux membres du Comité de pilotage (CP) et au bailleur.
Animer des bilans trimestriels d’équipe et des auto-évaluations semestrielles.
Qualifications requises
Une formation universitaire (niveau maitrise ou équivalent) en agroéconomie, gestion des
ressources naturelles, environnement.
140
10 ans d’expérience de travail pertinente, dont au moins 5 ans dans un poste de direction ou à
un poste de responsabilité́ dans une entreprise privée ou un bureau d’études ou une ONG, et 5
ans dans des activités de terrain (dont une partie en Haïti);
Une expérience de travail avec les groupes communautaires, les collectivités territoriales et des
institutions internationales de financement, et la connaissance des procédures du FIDA serait un
atout –
Une solide expérience en administration et/ou gestion de Projet et/ou d’ONG et/ou d’entreprise.
Avoir déjà̀ géré́ une entité́ ou un projet de grande envergure (en termes de budgets et/ou de
volume d’activités).
Une expérience dans la préparation des dossiers d’appel d’offres et de procédures d’opérations
de projets financés par des organismes internationaux ;
Une bonne connaissance du secteur privé et des autres intervenants en milieu rural (bureaux
d’études, ONG, etc.), notamment en matière de négociation commerciale avec ce type de
partenaires privés et associatifs ;
Une bonne compréhension et sensibilité́ envers l’approche équité́ entre genres ; La maitrise de l’outil informatique et des logiciels bureautiques courants : Word, Excel, internet.
Une excellente connaissance du milieu rural haïtien et des réalités économiques des différentes
zones d’intervention du Projet.
141
Termes de Reference : Responsable Composante 1 : Spécialiste en Sécurité alimentaire et
Éducation Nutritionnelle
Sous l'autorité du Coordinateur de L´EFOSE, le Responsable la Composante 1 : Spécialiste en
Sécurité alimentaire et Éducation Nutritionnelle est responsable de la planification, de l'organisation,
de la coordination, du contrôle et de la mise en œuvre de toutes les activités de la composante No
1 du Projet en vue de la réalisation des objectifs fixés.
Le Spécialiste en Sécurité alimentaire et Éducation Nutritionnelle œuvrera à la coordination de la
mise en œuvre de la composante No 1 avec diligence et efficacité, en conformité avec des principes
administratifs, financiers, économiques, environnementaux, d’ingénierie de développement rural
appropriés, et en conformité́ avec les conditions générales et spécifiques telles que décrites dans
l’accord de don et dans la documentation du projet.
Responsabilités détaillées
Assurer la gestion de la composante No 1, le suivi des procédures appropriées et de contrôle de
qualité axée sur les tâches suivantes :
Définir un cadre de partenariat avec les différents acteurs concernées (DDA, ACDED, CROSE,
opérateurs privés) pour réaliser suivant leur rôle respectif les actions envisagées.
Mettre en place les moyens logistiques facilitant le démarrage des activités de la composante no
1.
Animer l’exécution de la composante et assurer la coordination des différentes activités tant du
point de vue administratif que du point de vue technique. Pour ce faire, il sera appuyé par les
différents membres de l’équipe du projet notamment le Responsable Administratif et Financière
(RAF), le Responsable de suivi-évaluation (RPSE), le Responsable de Passation des marchés,
Gérer et évaluer le personnel de l’équipe liée á la composante, et veiller à leur formation continue
Assurer l’élaboration et la mise en œuvre de la gestion opérationnelle stratégique en mettant
l’accent sur l’atteinte des résultats prévus dans la composante
Animer la préparation des plans de travail et budgets périodiques (PTBA et PPM) conformes au
cadre logique et aux priorités.
Participer á la Préparation des réunions périodiques du Comité de Pilotage
Participer aux réunions du Comité de Pilotage,
Mettre en œuvre des plans opérationnels après validation par le CP et le FIDA
Veiller à ce que les activités soient menées conformément à la stratégie de ciblage, d'inclusion
sociale, de genre, de jeunesse et de nutrition du projet –
Participer á la mise en place du système de suivi évaluation du projet et participer au suivi des
indicateurs de performance
Assurer la gestion efficace et efficiente des ressources financières, de la supervision des
processus liés á la composante No 1
Superviser la rédaction des protocoles d'accord, conventions et contrats du Projet avec les
partenaires d´implémentation de la composante No 1
Suivre le budget et proposer suivant les procédures établies des réallocations au besoin
Assurer la facilitation de la construction et le partage des connaissances en se concentrant sur
l’atteinte des résultats suivants de la composante no 1.
Promouvoir la mise en place et le fonctionnement d’espaces et de mécanismes de concertation
au sein du MARNDR pour la validation technique des analyses ou études spécifiques produites
par des prestataires.
Animer la préparation des rapports trimestriels, annuels et semestriels, et transmettre en en
temps voulu les rapports aux membres du Comité de pilotage (CP) et au bailleur.
Animer des bilans trimestriels d’équipe et des auto-évaluations semestrielles.
Assurer une approche intégrée de la sécurité alimentaire et l´éducation nutritionnelle
Faciliter des séances de formation sur la culture nutritionnelle et la récupération des recettes
culinaires traditionnelles
Faciliter une approche d’autoconsommation de de produits alimentaires sains et nutritifs.
142
Qualifications requises
Une formation universitaire (niveau maitrise ou équivalent) en agroéconomie, gestion des
ressources naturelles, environnement, Sécurité alimentaire et Éducation Nutritionnelle.
10 ans d’expérience de travail pertinente, dont au moins 5 ans dans un poste de direction ou à
un poste de responsabilité́ dans une entreprise privée ou un bureau d’études ou une ONG, et 5
ans dans des activités de terrain (dont une partie en Haïti).
Une expérience de travail avec les groupes communautaires, les collectivités territoriales et des
institutions internationales de financement, et la connaissance des procédures du FIDA serait un
atout.
Une solide expérience en administration et/ou gestion de Projet et/ou d’ONG et/ou d’entreprise.
Avoir déjà̀ géré́ une entité́ ou un projet de grande envergure (en termes de budgets et/ou de
volume d’activités).
Une expérience dans la préparation des dossiers d’appel d’offres et de procédures d’opérations
de projets financés par des organismes internationaux.
Une bonne connaissance du secteur privé et des autres intervenants en milieu rural (bureaux
d’études, ONG, etc.), notamment en matière de négociation commerciale avec ce type de
partenaires privés et associatifs.
Une bonne connaissance de la commission Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de
l´état Haïtien.
Une connaissance précise des indicateurs de sécurité alimentaire et nutritionnelle utilisée par les
organisations internationales et le gouvernement d´Haïti.
Une bonne compréhension et sensibilité́ envers l’approche équité́ entre genres.
La maitrise de l’outil informatique et des logiciels bureautiques courants : Word, Excel, internet.
Une excellente connaissance du milieu rural haïtien et des réalités économiques des différentes
zones d’intervention du Projet.
143
Responsable de Composante 2 : Spécialiste en agri-biseness, accès aux marchés, entreprenariat
Juvénile et chaines de valeurs.
Sous l'autorité du Coordinateur de L´EFOSE, le Responsable de la Composante 2 : Spécialiste en
agri-biseness, accès aux marchés, entreprenariat Juvénile et chaines de valeurs assure de la
planification, de l'organisation, de la coordination, du contrôle et de la mise en œuvre de toutes les
activités de la composante No 2 du Projet en vue de la réalisation des objectifs fixés.
Le Spécialiste en agri-biseness, accès aux marchés, entreprenariat Juvénile et chaines de valeurs
œuvrera à la coordination de la mise en œuvre de la composante No e avec diligence et efficacité,
en conformité avec des principes administratifs, financiers, économiques, environnementaux,
d’ingénierie de développement rural appropriés, et en conformité́ avec les conditions générales et
spécifiques telles que décrites dans l’accord de don et dans la documentation du projet.
Responsabilités détaillées
Assurer la gestion de la composante No 2, le suivi des procédures appropriées et de contrôle de
qualité axée sur les tâches suivantes:
Définir un cadre de partenariat avec les différents acteurs concernées (DDA, ACDED, CROSE,
opérateurs privés (Aitica, Café LUX) pour réaliser suivant leur rôle respectif les actions
envisagées.
Mettre en place les moyens logistiques facilitant le démarrage des activités de la composante no
2.
Animer l’exécution de la composante no 2 et assurer la coordination des différentes activités
tant du point de vue administratif que du point de vue technique. Pour ce faire, il sera appuyé
par les différents membres de l’équipe du projet notamment le Responsable Administratif et
Financière (RAF), le Responsable de suivi-évaluation (RPSE), le Responsable de Passation des
marchés.
Gérer et évaluer le personnel de l’équipe liée á la composante no 2, et veiller à leur formation
continue
Assurer l’élaboration et la mise en œuvre de la gestion opérationnelle stratégique en mettant
l’accent sur l’atteinte des résultats prévus dans la composante no 2.
Animer la préparation des plans de travail et budgets périodiques (PTBA et PPM) conformes au
cadre logique et aux priorités.
Participer á la Préparation des réunions périodiques du Comité de Pilotage.
Participer aux réunions du Comité de Pilotage.
Mettre en œuvre des plans opérationnels après validation par le CP et le FIDA.
Veiller à ce que les activités soient menées conformément à la stratégie de ciblage, d'inclusion
sociale, de genre, de jeunesse et de nutrition du projet.
Participer á la mise en place du système de suivi évaluation du projet et participer au suivi des
indicateurs de performance.
Assurer la gestion efficace et efficiente des ressources financières, de la supervision des
processus liés á la composante No 2.
Superviser la rédaction des protocoles d'accord, conventions et contrats du Projet avec les
partenaires d´implémentation de la composante No 2.
Suivre le budget et proposer suivant les procédures établies des réallocations au besoin.
Assurer la facilitation de la construction et le partage des connaissances en se concentrant sur
l’atteinte des résultats suivants de la composante no 2.
Promouvoir la mise en place et le fonctionnement d’espaces et de mécanismes de concertation
au sein du MARNDR pour la validation technique des analyses ou études spécifiques produites
par des prestataires.
Animer la préparation des rapports trimestriels, annuels et semestriels, et transmettre en en
temps voulu les rapports aux membres du Comité de pilotage (CP) et au bailleur.
Animer des bilans trimestriels d’équipe et des auto-évaluations semestrielles.
Assurer une approche intégrée des chaines de valeurs, accès aux marchés, commercialisation
des excédents de production et génération des revenus.
Faciliter des séances de formation sur les thèmes de chaines de valeurs, entreprenariats
juvéniles, accès aux marchés, écoulement des excédents de productions, transformation de la
production primaire.
144
Faciliter une approche d’autoconsommation et écoulement des excédents de production.
Qualifications requises
Une formation universitaire (niveau maitrise ou équivalent) en agroéconomie, gestion des
ressources naturelles, économie rurale, gestion des entreprises, accès aux marchés et chaines
de de valeur de la production rurale.
10 ans d’expérience de travail pertinente, dont au moins 5 ans dans un poste de direction ou à
un poste de responsabilité́ dans une entreprise privée ou un bureau d’études ou une ONG, et 5
ans dans des activités de terrain (dont une partie en Haïti).
Une expérience de travail avec les groupes communautaires, les collectivités territoriales et des
institutions internationales de financement, et la connaissance des procédures du FIDA serait un
atout.
Une solide expérience en administration et/ou gestion de Projet et/ou d’ONG et/ou d’entreprise.
Avoir déjà̀ géré́ une entité́ ou un projet de grande envergure (en termes de budgets et/ou de
volume d’activités).
Une expérience dans la préparation des dossiers d’appel d’offres et de procédures d’opérations
de projets financés par des organismes internationaux.
Une bonne connaissance du secteur privé et des autres intervenants en milieu rural (bureaux
d’études, ONG, etc.), notamment en matière de négociation commerciale avec ce type de
partenaires privés et associatifs.
Une bonne connaissance de la commission de L´entreprenariat Régional, national et
international.
Une connaissance précise des indicateurs d´accès aux marchés.
Une bonne compréhension et sensibilité́ envers l’approche équité́ entre genres.
La maitrise de l’outil informatique et des logiciels bureautiques courants : Word, Excel, internet.
Une excellente connaissance du milieu rural haïtien et des réalités économiques des différentes
zones d’intervention du Projet.
145
Termes de référence – Responsable suivi évaluation et gestion des connaissances
Responsabilités générales et détaillées
Sous l’autorité du Coordonnateur du projet EFOSE et en collaboration avec les autres membres de
l’Unité de coordination du Programme (UCP/MARNDR/FIDA); le Responsable du suivi-évaluation
(RSE) accomplira les tâches suivantes:
Concevoir et mettre en place le système de suivi-évaluation (SSE) du Programme) en
collaboration avec l’unité de suivi-évaluation de l’UTE et le système de gestion de résultats et
de l’impact du FIDA.
Élaborer le plan de suivi du Programme : méthodes de collecte et analyse de données, personnes
responsables et périodicité de la collecte.
Élaboration des outils de suivi ; tableaux PTBA, fiches de suivi et canevas de rapport trimestriels.
Organisation et supervision des enquêtes de référence du projet
Élaboration des clauses à inclure dans les contrats des partenaires en matière de Suivi et
Évaluations.
Coordonner et assister les membres de l’équipe et partenaires de mise en œuvre dans la collecte
des données et l’élaboration des rapports d’état d’avancement.
Consolider et soumettre dans les délais les rapports et fiches d’état d’avancement du projet,
ainsi que les rapports des indicateurs du FIDA.
Coordonner et assister les membres de l’équipe et partenaires de mise en œuvre pour
l’élaboration des plans de travail et budget annuel ainsi que les plans de travail trimestriels.
Mener les ateliers d’élaboration participative des PTBA.
Travailler en étroite collaboration avec la RAF pour la mise en œuvre d’un système de suivifinancière en ligne avec le système du suivi des réalisations physiques.
Mise en place d’un répertoire d’informations produites par les Projets structurés par rapport aux
cadres logiques.
Appui méthodologique aux stagiaires dans l’élaboration des études de cas.
Appui méthodologique aux cadres de l’UTE et aux opérateurs en matière de suivi-évaluation et
gestion des connaissances.
Assurer la collecte de données ventilées par sexe et par âge et mener des études sur les résultats
du projet en matière de genre, de jeunesse et de nutrition.
Analyser les données sortantes du SSE et gestions de savoirs.
Alerter la coordination sur les écarts entre les cibles attendus et les réalisations physiques et
financières et émettre des recommandations pour la réduction de ces écarts à temps et
l’achèvement des objectifs attendus.
Faciliter aux missions externes de supervision et d’évaluation l’accès aux données à jour et
l’accès à toute la documentation relevant.
Identifier les besoins ponctuels d’appui externe pour la mise en place du système de SE et
gestion de savoirs et veiller à que les ressources humaines et financières nécessaires soient mise
à disposition.
Remplir toutes autres tâches requises par le Coordonnateur du projet et relevant de ses
compétences.
Qualifications requises
Une formation universitaire reconnue (niveau maîtrise ou équivalent) en: (i) économie avec
une spécialisation en développement rural; (ii) agronomie avec une spécialisation en
économie agricole; et (iii) planification ou en statistique
Une expérience de travail dans la mise en œuvre des projets de développement rural et/ou
agricole.
Une expérience de travail dans des projets financés par des bailleurs internationaux.
Une bonne connaissance des compétences et des expériences des intervenants des secteurs
privé et associatif opérant dans les domaines des études socio-économiques et d’impact, de
la formation, du conseil technique et en gestion aux groupements paysans.
Une bonne compréhension et sensibilité envers l’approche équité entre genres.
Une bonne capacité planification d’activités et de gestion axée sur les résultats le sens de
négociation.
146
Une bonne maîtrise des logiciels bureautiques courants, des logiciels de traitement de
données (Access, outils statistiques).
La maîtrise des logiciels de système d’information géographique sera un atout.
147
Termes de référence – Responsable en Gestion et passation de marché
Principales Tâches : Sous l’autorité hiérarchique du Coordinateur du Projet EFOSE, le Responsable
de Gestion et Passation des Marché assume les responsabilités de la préparation, la passation et le
suivi des marchés, contrats et conventions du Projet, toutes Composantes et Activités confondues.
Il est chargé d’appuyer et de sécuriser la conduite des acquisitions de biens, de travaux et de services
suivants les procédures du FIDA, et en respect des procédures de passation de marché national,
dans le souci d’une utilisation transparente, équitable, et économe des ressources financières du
projet. Pour ce faire, il travaille en étroite collaboration avec tous les cadres de l’UTE.
Dans ce sens, les tâches principales assignées au RPM sont les suivantes:
Instruire, préparer, lancer, traiter, finaliser et suivre toutes les passations de marchés, contrats
et Accords ou Conventions, et ce, dans le strict respect des règles et procédures, en matière de
passation de marché suivant les réglementations en vigueur, tant au niveau du pays, que
conformément aux directives du FIDA, dans ce domaine.
Participer activement à l’élaboration des Programmes Annuels de Travail et Budget (PTBA),
notamment l’élaboration du plan de passation des Marchés ; par la suite le RPM informera
périodiquement (tous les 6 mois) les Responsables de Composante et les responsables de
bureaux sur l’évolution de chaque dossier de passation de marché, les concernant
respectivement.
Mettre à jour régulièrement le Plan de passation de marchés (PPM) et le soumettre au CP qui le
communique pour approbation aux instances supérieures de L´UTE et du MARNDR et au FIDA.
Le RPM effectue toutes les procédures et étapes requises, pour mener à bien et en toute
diligence, la mise en œuvre du PPM (appels à manifestation d’intérêt, préqualification, appels
d’offres, entente directe, CML, etc.) selon les modalités adaptées à chaque type de marché ;
S’assurer des traitements diligents des évaluations des offres, avec la cellule technique
d’évaluation du projet.
Veiller à ce que des garanties contre l'exploitation et les abus sexuels et le travail des enfants
soient incluses dans les contrats avec le personnel du projet, les entrepreneurs, les fournisseurs
et d'autres tiers financés par les fonds du FIDA.
Assister le Coordinateur du Projet (CP) et les Responsables de Composante dans le recrutement
du personnel et l’établissement des rapports d’évaluation à soumettre au CP.
Élaborer un rapport trimestriel et annuel sur la passation des marchés.
Préparer et appuyer les missions d’Audit et de Supervision en ce qui concerne tous les aspects
de la passation de marché.
Qualifications requises
Une formation universitaire reconnue (niveau licence ou maitrise) en Droit, Administration, ou
dans un domaine technique (génie civil, génie rural, agronomie, économie).
Au moins cinq (5) ans d’expérience professionnelle pertinente dont au moins trois (3) ans dans
la passation des marchés dans un projet ou une Administration ou une ONG.
La pratique de la rédaction et de l’analyse des appels d’offres, des termes de référence, des
contrats être de marchés avec des prestataires de services.
Une bonne connaissance des procédures de l’Administration publique et, si possible, de celles
applicables aux projets financés par les Institutions financières internationales dont le FIDA.
Une expérience prouvée dans la négociation commerciale.
La maitrise des logiciels bureautique courant (Word, Excel) .
Disponible pour des déplacements ponctuels dans les zones d’intervention du Projet.
En mesure de travailler couramment en français et en créole.
Par ailleurs le postulant à ce poste doit avoir les qualités personnelles suivantes:
Précision, rigueur, probité morale et faire preuve d’un bon niveau de confidentialité.
Charisme, leadership pour faire respecter ses décisions et les procédures du projet.
Capacité à travailler en équipe et sous forte pression.
Esprit d’analyse et autonomie de décision.
Capacité à travailler simultanément sur plusieurs dossiers ainsi qu’à respecter les échéances
fixées tout en produisant un travail de qualité.
148
Bonne capacité à organiser son travail.
149
Termes de référence – Expert financier
Principales Tâches : Sous l’autorité hiérarchique de la directrice financière de l’UTE, l’expert
financier assume les responsabilités de la mise en œuvre des tâches administratives et dans les
domaines de la gestion et de la comptabilité générale, budgétaire, analytique et matériel du Projet.
Dans ce sens, les tâches principales assignées au RAF sont les suivantes:
Assurer la gestion comptable et financière du Projet (il s’agit d’une manière exhaustive de tous
les aspects comptables et financiers du Projet).
Le RAF doit principalement établir tous les états financiers du projet, qui doivent être produits
par l’équipe administrative et financière en utilisant un logiciel comptable.
Diriger, motiver/animer dans un souci d´efficience l’équipe comptable.
Assumer le bon établissement des demandes de retraits de fonds (DRF), les contrôler et les
viser, avant leur soumission au Coordinateur du projet.
Tenir à jour, avec le logiciel de gestion du projet, un tableau de bord financier du projet, à
l’intention du Coordinateur, pour que ce dernier puisse disposer des éléments de décision
nécessaires à la gestion du Projet.
Assurer la gestion administrative du Projet, en particulier, assister dans le recrutement de
personnel, organiser et maintenir les éléments de gestion du personnel (contrats, congé,
dossiers, etc. …) et gérer les dossiers administratifs du projet.
Participer activement en faisant partie des commissions lors de l’analyse des offres devant
conduire au processus de recrutement des prestataires de service pour la mise en œuvre des
actions du projet EFOSE sur le terrain.
Produire trimestriellement et annuellement un rapport administratif et financier suivant les
besoins du Projet, de l’État et du FIDA ; ce rapport présentera les prévisions, réalisations
financières et analysera les sources des écarts constatés, par Composante et pour l’ensemble
du Projet ;
S’assurer, avec le vérificateur Interne, du respect scrupuleux des clauses contractuelles relatives
à la gestion financière des différents accords et contrats de financement.
Veiller, avec le vérificateur Interne à l’application des procédures Administratives, Financières et
comptables.
Effectuer annuellement l’inventaire physique du Projet (Comptabilité matière) et établir un
registre des matériels avec le logiciel de gestion du Projet.
Contrôler la comptabilité et la cohérence avec les mouvements de fonds (financiers, banques et
caisses).
Assurer, sous l’égide du Coordinateur du Projet et en étroite concertation avec les autres
responsables, l’implémentation et le suivi des programmes budgétaires trimestriels et mensuels
élaborés par ces derniers. Le RAF fournira les éléments financiers nécessaires au SuiviÉvaluation.
Suivre et Contrôler l’exécution du programme budgétaire et le suivi périodique des besoins en
financement des investissements et fonctionnement de l’équipe du projet EFOSE.
Participer activement à l’élaboration des Programmes Annuels de Travail et Budget (PTBA) et
par la suite informer périodiquement (tous les 6 mois) les autres Responsables sur les États de
dépenses et des disponibilités de chaque Composante ou catégorie.
Préparer l’acquisition de biens et services et assister à la tenue d’un système de gestion et de
compte-rendu justifié de ces biens.
Assurer le contrôle et suivi des procédures budgétaires au niveau des activités des opérateurs
sous contrats avec le projet.
Assurer et former les opérateurs sous contrats avec le Projet ainsi que les autres structures
partenaires bénéficiaires de fonds du projet, maintiennent une comptabilité propre pour les
dépenses relatives aux activités du projet et fournissent périodiquement les états des dépenses
et autres éléments.
Qualifications requises
Le titulaire à ce poste
Est titulaire d’une licence en Administration avec option en comptabilité.
Avoir un minimum de cinq (5) années d’expériences à un poste similaire.
150
Une bonne connaissance des procédures de l’Administration publique.
A une excellente capacité d’organisation et de leadership.
Maitrise d’un logiciel comptable et les logiciels courants de traitement de texte et les tableurs.
Possède une bonne capacité de rédaction.
Est familier avec les procédures des Bailleurs de fonds dont la maitrise des procédures du FIDA
en particulier
151
Termes de référence – Expert environnemental et climatique
La mission consiste à:
Apporter un appui à la Cellule de sauvegarde environnementale et sociale de l’UTE pour lui
permettre de veiller à l’application et au respect des politiques et normes environnementales
et sociales établies notamment dans le cadre du projet EFOSE.
Veiller à l’application et au respect des normes environnementales et sociales prescrites dans
les Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) du projet EFOSE.
S’assurer de la conformité de la mise en œuvre du projet aux politiques, normes et exigences
légales, réglementaires et administratives du Gouvernement haïtien et du FIDA en matière
d’environnement.
S’assurer de la prise de mesures adéquates permettant d’éviter des retombées négatives
pouvant conduire à une remise en cause des projets ou entraîner des impacts négatifs
irréversibles sur les milieux naturel ou humain.
Principales Tâches du Spécialiste : Sous la supervision du Chef de la Cellule de Sauvegarde
Environnementale et Sociale de l’UTE, le Spécialiste environnemental accomplira les tâches
suivantes:
Contribuer à l’élaboration des fiches de suivi environnemental et social pour chaque
activité (et une fiche consolidée pour le Projet).
Maintenir une relation constante avec les partenaires (DDA, CROSE, ACDED) et
opérateurs afin de s’assurer de la mise en œuvre effective du PGESC, et de la révision
de ces derniers, le cas échéant.
Assurer le suivi du projet en ce qui a trait à l’exécution des PGES et élaborer les rapports
de suivi du respect ou de la mise en œuvre des PGESC.
Assurer le suivi du projet en ce qui a trait à l’organisation, avec les autres spécialistes
de la Cellule, de consultations nécessaires avec les différentes parties prenantes du
Projet sur les enjeux environnementaux et sociaux.
Effectuer des visites de terrain toutes les fois que cela s’avère nécessaire pour se mettre
au fait de la situation réelle.
S’assurer de l’application par les opérateurs des normes relatives à la sécurité et à la
santé des travailleurs.
Prévenir les risques et anticiper les conflits et contestations qui peuvent surgir en
relations avec les activités mises en place.
Préparer un rapport de chaque visite avec formulation de recommandations dont la prise
en compte devra être évaluée lors de la visite subséquente ;
Préparer des rapports circonstanciés et des rapports d’avancement des projets sur les
aspects environnementaux ;
Servir d’interlocuteurs aux différentes entités intervenant sur le terrain dans le cadre de
la mise en œuvre ou du suivi de mesures environnementales.
Faciliter la mise en œuvre de toutes les mesures environnementales approuvées ou
commanditées par l’UTE.
Collaborer avec l'expert en ciblage, inclusion sociale, genre, jeunesse et nutrition pour
s'assurer que ces dimensions sont correctement prises en compte dans le travail
environnemental du projet.
Assurer le suivi des plans de gestions des déchets solides issus des chantiers dans le cas
des constructions.
Tenir des séances de consultation publique avec les parties prenantes durant la phase
d’implémentation des activités et travaux de construction.
Collaborer avec l’expert Suivi-évaluation sur le suivi et la gestion des connaissances du
programme.
Remplir toutes autres tâches connexes assignées par le Chef de la Cellule de Sauvegarde
Environnementale et Sociale de l’UTE.
Garantir le respect des limites géographiques imposée pour la mise en œuvre de chaque
activité du projet et le respect des zones tampon autour des aires protégées.
Assurer le suivi de la mise en œuvre du PGIR, du PEPP, du MGP et autres.
152
Qualifications requises
Détenir une Maîtrise ou un diplôme universitaire (correspondant à Bac + 4 ou Bac + 5) en
génie civil ou en sciences de l’environnement d’une université reconnue – Photocopie(s) du
(ou des) diplôme(s) exigible(s).
Être capable de travailler en équipe et de s’adapter à un environnement de travail
dynamique.
Être disposé à résider et travailler en dehors de Port-au-Prince.
Avoir un esprit méthodique.
Faire montre d’une capacité analytique très poussée en vue d’apporter des solutions
appropriées.
Bonne connaissance des outils informatiques suivants : environnement Windows, suite MS
Office, moteurs de recherche sur Internet, Google Earth, logiciel de système d’information
Géographique.
Avoir le sens des responsabilités.
Être capable de travailler sous pression.
Expérience
Avoir au moins Cinq (5) ans d’expérience professionnelle générale.
Avoir au moins quatre (4) ans d’expérience pertinente dans l’élaboration ou le suivi de
la mise en œuvre de plans de gestion environnementale et sociale (PGES).
Avoir au moins quatre (4) ans d’expérience en évaluation d’impact environnemental.
Avoir une bonne connaissance des procédures et politiques du FIDA.
Connaissance des langues
Maitrise du français et du créole haïtien parlé et écrit.
Connaissances de l´anglais ou de l´espagnol serait un atout additionnel.
153
Termes de Référence: Spécialiste ciblage, inclusion sociale, genre, jeunes et nutrition
Sous la supervision générale du Directeur de développement durable de l’UTE, le Spécialiste
ciblage, inclusion sociale, genre, jeunes et nutrition soutiendra l'unité de mise en œuvre du
Projet et sera chargé de mener des activités dans cinq (5) domaines principaux pour intégrer
l'inclusion sociale et la nutrition.
1. Mise en œuvre du programme
✓ Conseiller et soutenir le Directeur des opérations, le Coordonnateur de projet, les autres
membres de l'Unité d'exécution du Projet, les opérateurs de terrain et les prestataires de
services dans la mise en œuvre de la stratégie de ciblage et la mise en œuvre des stratégies
et activités relatives au genre, à la jeunesse et à la nutrition.
✓ En étroite collaboration avec l'Unité de mise en œuvre du Projet, élaborer des stratégies et
des plans d'action complets de ciblage, de genre, de jeunesse et de nutrition.
✓ Travailler avec chaque spécialiste de l'Unité de mise en œuvre du Projet dans l'examen
critique de la mise en œuvre du programme pour examiner la participation des femmes et
des jeunes aux réunions et aux sessions de formation liées au programme, et travailler avec
l'identification des opportunités pour:
Accroître la sensibilisation aux problématiques d’inclusion des jeunes et des femmes dans
les processus de décision et les activités du projet;
Assurer que les objectifs en matière de ciblage soient respectés (minimum de 42 % de
femmes bénéficiaires et de 15% de jeunes);
Concevoir et assurer la mise en œuvre de mesures destinées à faciliter la participation des
femmes et des jeunes à toutes les activités parrainées par le programme;
Concevoir et proposer des approches pour faire face aux contraintes socio-économiques à la
participation optimale des femmes aux activités du Projet.
Examiner les processus de base de mise en œuvre du Projet pour fournir des commentaires
et des suggestions sur la manière d’obtenir les meilleurs résultats possibles du programme
en ce qui concerne le ciblage, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes,
l’engagement des jeunes, l’inclusion sociale et la nutrition.
Veiller à ce que les activités des stratégies de ciblage, de genre, de jeunesse et de nutrition
se reflètent dans les éléments suivants:
Préparation du plan de travail et du budget annuel (PTBA) du projet;
Conception et mise en œuvre du système de S&E du Projet;
Rapports d'avancement du Projet ;
Supervision du Projet ;
Évaluation des résultats/impacts.
Participer à l'élaboration de termes de référence détaillés et de documents d'appel d'offres
des prestataires de services nationaux et locaux pour diverses composantes du programme
afin de garantir que les groupes cibles seront en mesure de participer efficacement à toutes
les composantes et d'atteindre les objectifs du programme.
2. S&E et Gestion des connaissances
✓ En collaboration avec le personnel de S&E, contribuer à la mise en place d'un système de
S&E qui capture et analyse des données ventilées sur le genre, les jeunes, l'inclusion sociale
et la nutrition.
✓ En étroite liaison avec le responsable du suivi et de l'évaluation, s'assurer que les indicateurs
de nutrition sont suivis et signalés régulièrement (ainsi que les autres calendriers de rapport
du Projet).
✓ En collaboration avec le responsable de la communication, documentez et partagez les
produits de S&E, d'apprentissage et de communication.
✓ Suivre la mise en œuvre de la dimension sociale du Plan de Gestion des Risques
Environnementaux et Sociaux du Projet, et proposer des mises à jour si nécessaire.
154
3. Renforcement des capacités
✓ Entreprendre une évaluation régulière des capacités sur les questions de genre, de jeunesse,
d'inclusion sociale et de nutrition et renforcer les capacités du personnel sur le terrain, de
l'Unité de mise en œuvre du Projet, des partenaires de mise en œuvre et des prestataires
de services.
4. Communication
✓ Assurer la liaison avec le bureau de pays du FIDA et l'équipe d'inclusion sociale sur les
questions concernant le genre, les jeunes et la nutrition dans la mise en œuvre, le partage
des connaissances et d'autres aspects.
✓ Servir de canal de communication entre le programme et les autres personnes travaillant
sur les questions d'inclusion sociale et de nutrition au sein du gouvernement, des agences
d'exécution, d'autres programmes de développement et du FIDA.
✓ Aidez les collègues du programme à accéder aux informations dont ils peuvent avoir besoin
sur les questions d'inclusion sociale et de nutrition et à partager les bonnes pratiques.
5. Plaidoyer et mise en réseau
✓ Connaître les politiques de genre, de jeunesse et de nutrition des institutions liées au
programme, y compris les politiques nationales et celles des ministères, des institutions
d'exécution et des agences de financement, dont le FIDA.
✓ Établir des liens avec d’autres programmes d’intégration des femmes, des femmes, des
jeunes, d’inclusion sociale ou de nutrition mis en œuvre par des organismes nationaux,
internationaux et intergouvernementaux.
✓ Présenter des informations factuelles sur les bonnes pratiques en matière d'égalité des
sexes, d'autonomisation des femmes, d'engagement des jeunes et de nutrition dans les
forums nationaux.
Qualifications requises
Le Spécialiste ciblage, inclusion sociale, genre, jeunes et nutrition devra disposer des
qualifications minimales suivantes:
Licence (équivalent à au moins bac + 3) en sciences humaines, sciences sociales, sciences
de l’environnement, économie, développement rural, sécurité alimentaire ou dans une
discipline connexe;
Au moins cinq (5) ans d’expérience générale dans l’un des domaines susmentionnés, dont
au moins trois (3) ans d'expérience dans le domaine du genre, de l'inclusion sociale et/ou
de la nutrition ;
Expérience des programmes intégrant des considérations de ciblage, de jeunesse, de genre
et/ou de nutrition dans les composantes / activités et dans le S&E ;
Bonne connaissance des communautés rurales haïtiennes, des dynamiques du monde
associatif, des ONG et des Organisations communautaires de bases (OCB).
Très motivé et engagé dans la lutte contre la pauvreté et l'égalité des sexes.
155
Termes de référence – Expert-Comptable
Responsabilités générales : Sous l’autorité de l’expert financier, Le Comptable est chargé de la
gestion du service comptable du projet EFOSE. Il est le superviseur des employés de la comptabilité.
Il organise, contrôle et supervise les opérations du service et le travail du personnel placé sous sa
responsabilité. Il assiste le RAF dans la gestion des ressources financières du projet.
Responsabilités détaillées
Le titulaire à ce poste : Au niveau des procédures budgétaires
Assiste le RAF dans la préparation des budgets et particulièrement le budget annuel
Effectue le contrôle de l’exécution du budget annuel et contrôle l’évolution des dépenses par
rapport au budget
Assiste le RAF dans le contrôle de l’évolution des engagements et des décaissements par
rapport au budget annuel et au budget des accords de financement Au niveau des procédures
comptables
Vérifie les pièces comptables (factures, décomptes, mémoires) et s’assure de leur
adéquation avec les procédures établies ;
S’assure de la bonne tenue des livres et de l’application des procédures comptables ;
Vérifie les écritures du journal ;
Prépare les écritures de régularisation s’il y en a.
Au niveau des procédures financières
Tient à jour le solde des comptes en banque et vérifie les concordances bancaires
mensuelles ;
Réconcilie les demandes de décaissements au bailleur de fonds avec les rapports des
comptes de prêt et prépare un rapport mensuel ;
Coordonne le travail avec les auditeurs externes lors des vérifications ;
Assiste le RAF dans la préparation des rapports financiers, mensuels et annuels.
Au niveau des procédures de passation de marchés :
Vérifie avec le Responsable en passation de Marché la cohérence des informations des fiches
de marchés ;
Effectue toute autre tâche que lui confie le RAF ou le Coordonnateur dans le cadre de ses
fonctions
Qualifications requises Le titulaire à ce poste
Est titulaire d’un diplôme en comptabilité (deuxième cycle Universitaire en comptabilité et
finances A un minimum de trois (3) années d’expériences à un poste similaire ;
A une excellente capacité d’organisation et de leadership ;
Maitrise un logiciel comptable et les logiciels courants de traitement de texte et les tableurs;
Possède une bonne capacité de rédaction ;
Est familier avec les procédures des Bailleurs de fonds dont le FIDA en particulier
156
Termes de référence – Assistant passation de marché
Principales Tâches : Sous l’autorité hiérarchique du Responsable en passation de marché du Projet
EFOSE, l’assistant appui les différents processus de passation de marché. Pour ce faire, il travaille
en étroite collaboration avec tous les cadres de l’UTE.
Dans ce sens, les tâches principales de l’assistant sont les suivantes :
Accompagner le RPP dans tous les dossiers de passations de marchés, contrats et Accords
ou Conventions, et ce, dans le strict respect des règles et procédures, en matière de
passation de marché suivant les réglementations en vigueur, tant au niveau du pays, que
conformément aux directives du FIDA ;
Archiver toute la documentation relative à tous les marchés
Mettre en place et maintenir une base de données sur les prestataires potentiels et recrutés
Appuyer les traitements diligents des évaluations des offres, avec la cellule technique
d’évaluation du projet ;
Tenir à jour les registres de contrats et marchés.
Tenir à jour les registres de contrats et marchés.
Pour les indicateurs du système de Suivi, relatif à la passation de marchés, l’assistant collaborera
étroitement avec le RSE.
Le postulant à ce poste a:
Une formation universitaire reconnue (niveau licence ou maitrise) en Droit, Administration,
ou dans un domaine technique (génie civil, génie rural, agronomie, économie)
Au moins trois (3) ans d’expérience professionnelle pertinente dont au moins (2) ans dans
la passation des marchés dans un projet ou une Administration ou une ONG ;
La pratique de la rédaction et de l’analyse des appels d’offres, des termes de référence, des
contrats être de marchés avec des prestataires de services ;
Une bonne connaissance des procédures de l’Administration publique et, si possible, de celles
applicables aux projets financés par les Institutions financières internationales dont le FIDA
La maitrise des logiciels bureautique courant (Word, Excel)
Doit Être :
Disponible pour des déplacements ponctuels dans les zones d’intervention du Projet ;
En mesure de travailler couramment en français et en créole
Par ailleurs le postulant à ce poste doit avoir les qualités personnelles suivantes:
Précision, rigueur, probité morale et faire preuve d’un bon niveau de confidentialité
Capacité à travailler en équipe et sous forte pression ;
Capacité à travailler simultanément sur plusieurs dossiers ainsi qu’à respecter les échéances
fixées tout en produisant un travail de qualité
Bonne capacité à organiser son travail.
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Termes de référence – Assistant comptabilité
Responsabilités générales : Sous la responsabilité du comptable, l’assistant comptable est
responsable des achats de l’institution, de la gestion de la petite caisse.
Responsabilités détaillées de l´assistant comptable
Tient le fichier des fournisseurs ;
Gère la petite Caisse ;
Assiste dans la gestion des événements organisés par l’institution ;
Prépare tout rapport administratif relatif à ses tâches ;
Prépare les réquisitions de fournitures et reçoit celles qui sont remises au comptable ;
Effectue toute autre tâche que lui confie le comptable dans le cadre de ses fonctions
Classe des dossiers comptables et documents de support.
Qualifications requises Le titulaire à ce poste :
Est détenteur d’un diplôme en comptabilité ;
A deux (2) années d’expérience à un poste similaire ;
Maitrise les logiciels courants de traitement de texte et les tableurs ;
A une grande capacité de communication ;
Est un bon négociateur ;
A une bonne capacité de rédaction ;
Maitrise le français et le créole,
A une excellente capacité d’organisation
158
Termes de référence – Secrétaire Exécutive
Responsabilités générales : L’assistante exécutive relève directement du directeur exécutif de
l´UTE-. Elle est responsable de la gestion du secrétariat de la direction, des dossiers du personnel
et des matériels et équipements du projet. De plus, elle assure le suivi de la mise en œuvre des
instructions du Directeur Exécutif.
Responsabilités détaillées Le titulaire à ce poste:
Établit avec le Coordonnateur le standard de publication des documents et veille à ce qu’il soit
observé ;
Procède à l’archivage physique et électronique des documents et garde les originaux des
documents publies (copies, papiers et fichiers) ;
Tient un rapport de suivi des instructions du Directeur ;
Gère l’agenda du Directeur et coordonne ses missions ;
Assure le suivi de la correspondance externe (contrats et autres documents) devant être signée
par le Directeur ;
Assure la gestion quotidienne des véhicules, de la génératrice, des climatiseurs, du local. Il est
le superviseur direct des chauffeurs. Il prépare les rapports administratifs relatifs à ses dossiers.
Contrôle la présence de visa sur les documents de support accompagnant les chèques et
virements bancaires ;
Coordonne la préparation des documents et celle de la correspondance interne et externe;
Assure la gestion des télécopies et appels internationaux à la coordination ;
Assiste le Directeur dans la préparation des réunions du Comité National de Pilotage (lettre de
notification, transmission de documents et/ou rapports aux membres du CNP,
Coordonne avec la comptabilité et autre assistance fournie au directeur pendant les réunions,
rédaction de procès-verbaux ;
Assure en coordination avec le Coordonnateur, le suivi de la remise des différents rapports
internes et externes ;
Effectue toute autre tâche confiée par le directeur dans le cadre de ses fonctions.
Qualifications requises
Le titulaire à ce poste a:
Une expérience de cinq (5) ans à un poste similaire ;
Un diplôme de Secrétariat de Haut Niveau d’une Institution reconnue en Haïti ;
Des compétences en archivage physique et numérique Une bonne maitrise du français et du
créole ;
Une bonne maitrise de l’outil informatique, notamment Word, Excel, Internet ;
Aptitude à travailler en équipe et sous forte pression ;
Une bonne maitrise de l’anglais serait un plus.
159
Termes de référence – Chauffeur
Responsabilités Générales Sous la responsabilité du RAF, et supervisée par l’Assistante
administrative, le chauffeur assure les déplacements des employés. Il est responsable du bon
fonctionnement du véhicule qui lui est assigné et de tous ses accessoires.
Responsabilités détaillées Le chauffeur:
Veille au bon fonctionnement du véhicule qui lui est assigné et signale l’assistante
administrative toutes anomalies, défectuosités et les réparations jugées nécessaires ;
Contrôle tous les matins avant utilisation les niveaux d’huile et d’eau du véhicule ;
Remplit régulièrement le carnet de bord du véhicule et le remet au responsable pour les
suites administratives nécessaires ; Assure le transport de tout employé dans le cadre d’une sortie dans la zone métropolitaine
ou d’une mission sur demande du responsable de la logistique ou de l’Assistante
administrative ; Assure le transport de tout matériel du projet sur demande de l’Assistante Administrative ;
Est responsable de toute perte d’accessoires causée par imprudence ou négligence ; Effectue les réparations mineures ;
Effectue toute autre tâche que lui confie l’Assistante Administrative dans le cadre de ses
fonctions ;
Gare le véhicule immédiatement après usage.
Qualifications requises Le titulaire à ce poste:
Est détenteur d’un certificat en 9ème année fondamentale ou 4ème année secondaire ;
Détient un permis de conduire valide ;
A trois ans d’expérience comme chauffeur ;
Est capable de voyager en province ; Est en mesure de comprendre le français ;
Possède une notion élémentaire en mécanique générale ;
Au sens de responsabilités ;
A une bonne présentation.
160
Termes de référence – Ménagère
Responsabilités générales : Sous la supervision directe de l’Assistante Administrative, la
Ménagère est responsable du nettoyage du bâtiment et de la préparation du service Café.
Responsabilités détaillées: En tant que ménagère :
Inspecte le parquet et le nettoie au besoin
Nettoie tous les jours et aux heures établies par l’Administration les bureaux qui lui sont assignés
c'est-à-dire épousseter les meubles, le matériel de bureau, les portes, les distributeurs d’eau ;
Vide les poubelles, nettoie les toilettes;
Nettoie une fois la semaine le ou les distributeurs d’eau au savon;
Aide à la préparation du café ou du thé et assure le service qui lui est assigné ou sur demande
pendant les réunions;
Assure le ménage de la cafeteria;
Effectue toute autre tâche que lui confie le RAF ou l’Assistante Administrative.
Qualifications requises
Le titulaire à ce poste –
Est détenteur d’un certificat en 6ème année fondamentale au CEP
Est en mesure de comprendre le français
Au sens de responsabilités
161
Termes de référence – Gardien
Responsabilités générales Sous la responsabilité du RAF, et la supervision directe de l’Assistant
(e) Administratif (ve), le gardien est responsable du nettoyage du bâtiment, de la manutention et
du gardiennage du parking et de l’immeuble.
Responsabilités détaillées: En tant que Gardien:
Assure le gardiennage et sécurité
Assure une présence permanente au local du bureau
Prévient, informe dans les meilleurs délais, le responsable de l’Assistant (e) Administratif- (ve)
de tout danger éventuel ou de tout fait bizarre ayant rapport avec le projet ;
Assure l’ouverture et la fermeture de la barrière de l’institution selon l’horaire établi.
Au niveau de la Logistique:
Enregistre les entrées et sorties des véhicules
Récupère les clés des véhicules en dehors des heures de bureau et en fin de semaine
Allume et éteint la génératrice suivant les directives établies et signale au responsable de la
Logistique toute anomalie dans le fonctionnement
Ajoute sur demande du responsable de la Logistique du carburant dans les drums ou citernes
alimentant la génératrice
Alimente en eau et acide les batteries de la génératrice et de l’Onduleur du bureau si existant
Nettoie en l’absence du préposé tout véhicule jugé sale par ses supérieurs
Effectue les travaux de manutention qui lui sont confiésAssure la vidange des poubelles en l’absence de la ménagère ainsi que le nettoyage des
parquets, paliers, toilettes et escaliers si existant qui lui sont assignés
Assiste la ménagère dans le nettoyage des vitres, et autres
Effectue toute autre tâche que lui confie ses supérieurs hiérarchiques.
Qualifications requises : Le titulaire à ce poste:
Est détenteur d’un certificat en 6ème année fondamentale ou CEP
Est en mesure de comprendre le français
Au sens des responsabilités
162
163
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 9: Matrice Intégrée des Risques du Projet (IPRM)
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Sommaire general
Catégorie de risque / Sous-catégorie
Risque inherent
Contexte national
Risque résiduel
Élevé
Élevé
Fragility and Security
Élevé
Élevé
Macroeconomic
Élevé
Élevé
Governance
Élevé
Élevé
Political Commitment
Élevé
Élevé
Substantiel
Substantiel
Substantiel
Substantiel
Moyen
Moyen
Élevé
Élevé
Project vulnerability to climate change impacts
Élevé
Élevé
Project vulnerability to environmental conditions
Élevé
Élevé
Substantiel
Substantiel
Substantiel
Substantiel
Moyen
Moyen
Substantiel
Substantiel
Moyen
Moyen
Substantiel
Substantiel
Gestion financière du projet
Substantiel
Substantiel
Project External Audit
Substantiel
Substantiel
Project Accounting and Financial Reporting
Substantiel
Substantiel
Project Internal Controls
Substantiel
Substantiel
Project Funds Flow/Disbursement Arrangements
Moyen
Moyen
Project Budgeting
Moyen
Moyen
Substantiel
Substantiel
Moyen
Moyen
A.1 Legal, Regulatory and Policy Framework
Moyen
Moyen
A.2 Institutional Framework and Management Capacity
Faible
Faible
A.3 Accountability, Integrity and Transparency of the Public Procurement
System
Moyen
Moyen
A.4 Public Procurement Operations and Market Practices.
Élevé
Élevé
B.1 Assessment of Project Complexity
Moyen
Moyen
B.2 Assesment of Implementing Agency Capacity
Moyen
Moyen
Project Procurement Overall
Moyen
Moyen
Moyen
Moyen
Vulnerability of target populations and ecosystems to climate variability and
hazards
Élevé
Élevé
Greenhouse Gas Emissions
Moyen
Moyen
Physical and Economic Resettlement
Faible
Faible
Community health, safety and security
Moyen
Moyen
Labour and Working Conditions
Moyen
Moyen
Stratégies et politiques sectorielles
Policy Development and Implementation
Policy alignment
Contexte environnemental et climatique
Portée du projet
Technical Soundness
Project Relevance
Capacités institutionnelles d’exécution et de viabilité
Monitoring and Evaluation Arrangements
Implementation Arrangements
Project Organization and Staffing
Passation des marchés relatifs au projet
Impact environnemental, social et climatique
1/20
Catégorie de risque / Sous-catégorie
Risque inherent
Risque résiduel
Indigenous People
Faible
Faible
Cultural Heritage
Faible
Faible
Resource Efficiency and Pollution Prevention
Moyen
Moyen
Biodiversity Conservation
Moyen
Moyen
Moyen
Moyen
Stakeholder Grievances
Moyen
Moyen
Stakeholder Engagement/Coordination
Moyen
Moyen
Substantiel
Substantiel
Contexte national
Élevé
Élevé
Fragility and Security
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
Parties prenantes
Risque global
Haïti présente une grande vulnérabilité aux chocs naturels et d’origine humaine,
notamment aux troubles civils, aux conflits ou à la faiblesse des structures et des
institutions de gouvernance. Les années 2021 - 2023 ont notamment été marquées
par une augmentation des troubles civils, suivant l'assassinat du Président Jovenel
Moise en juillet 2021, avec une recrudescence importante de la violence,
notamment dans l'aire métropolitaine de Port au Prince. L'ex PM a à ce propos
présenté une requête formelle d’appui international aux services de sécurité du
pays, laquelle a été approuvée en octobre 2023 par le Conseil de Sécurité de
l'ONU, qui a autorisée une force multinationale non-onusienne dirigée par le Kenya
pour appuyer les forces de sécurité nationale dans le rétablissement d’un climat
sécuritaire ainsi que le renforcement de leur capacité. Il est a noté qu'au moment
de l'écriture du document de design (1er trimestre 2024), la mobilisation de la
mission tarde encore à se matérialiser.
La précarité de la tenure foncière pourrait compromettre l’efficacité du projet vu que
les ménages ont besoin d’un accès sécurisé au foncier pour investir dans
l’agroforesterie et la gestion durable des terres. Par ailleurs, cette insécurité
foncière peut être un facteur de conflits / de fragilité pour les systèmes pluviaux
mais aussi au sein des systèmes irrigués, autour de la gestion de l’eau également.
Concernant la fragilité au niveau des chocs naturels, le pays a l'indice de
vulnérabilité aux ouragans et cyclones le plus élevé (12.9 sur une échelle de 13)
parmi les États insulaires des pays à faible revenu (PFR). En outre, Haïti est classé
comme le pays le plus vulnérable dans la région des Caraïbes et le 14e sur le plan
mondial selon l’indice de gestion des risques (INFORM). De plus, le pays est
classé vulnérable au tremblement de terre avec 10% de chance qu'un tremblement
de terre potentiellement dommageable frappe le pays tous les 50 ans. En
moyenne, chaque catastrophe coûte 2% du produit intérieur brut (PIB) par an et
affecte considérablement le secteur agricole en particulier.
2/20
Mesures d'atténuation:
Peu de moyens de mitigations effectifs existent à l’heure actuelle. Néanmoins 4
stratégies d’atténuation sont mises en avant par EFOSE: 1) Décentralisation et
approche locale : le projet propose de développer des systèmes alimentaires
locaux et une gestion décentralisée moins dépendante des institutions centrales.
Une réduction de l'utilisation des transports à grande distance, directement affectés
par cette insécurité (réseau routier transitant par PaP), devrait impacter
positivement le projet. 2). Comme préconisé par le rapport récent sur la sécurité
climatique et la fragilité, le projet a mis la résilience des ménages au centre du
projet et des différentes interventions. 3) La coordination avec les interventions
d’urgences et les opérations d’autres acteurs (locaux et internationaux) sera
permise par les plateformes de planification existantes et via la coordination locale.
4) Le projet a inclut une composante 4 qui peut être utilisée pour réallouer les
financements en cas de crise majeure ne permettant pas la mise en œuvre du
projet et requérant des réponses d’urgence.
Sur le plan foncier, des mécanismes clairs de résolution des conflits et de
reconnaissance des droits fonciers seront nécessaires. Une attention particulière
sera accordée aux droits fonciers traditionnels, jugés essentiels pour garantir la
durabilité à long terme des investissements du projet. Le projet soutiendra
également le renforcement des associations d’irrigants. La gestion des risques
environnementaux et climatiques est décrite dans les sections afférentes.
Macroeconomic
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
Élevé
Élevé
Il existe un risque certain que les politiques macroéconomiques, incorporant les
politiques monétaires, budgétaires, de gestion/durabilité de la dette et
commerciales, ne soient pas solides, ne soient pas viables ou soient vulnérables
aux chocs internes ou externes. Ce risque compromet grandement la capacité du
gouvernement à mobiliser des financements de contrepartie.
L’inflation est passée de 47 à 49,3 % au cours du premier trimestre de l’année
2023. Le taux de conversion HTG – USD est très fluctuant, subissant des variations
importantes et impactant négativement l'économie haïtienne, et la vie des habitants
Haïti a retrouvé un niveau élevé de risque de surendettement depuis 2017 en
raison de différents facteurs (baisse des perspectives de croissance à long terme ;
stagnation des activités économiques dans la capitale en raison de l’insécurité ;
augmentation des emprunts prévus; impact d'un ouragan dévastateur. Haïti est et
demeure, selon de nombreux critères internationaux, un pays fragile notamment
face aux catastrophes naturelles, qui sont statistiquement très fréquentes sur le
territoire. Cette condition peut avoir un impact sur la capacité du gouvernement à
fournir des fonds de contrepartie adéquats au projet, car les priorités changent
selon les besoins.
Mesures d'atténuation:
La question de fonds de contrepartie est un problème qui devrait être géré dans la
mise en œuvre du projet. Le fait que le projet sera exécuté par l'UTE du MEF
facilitera le dialogue avec le Trésor Public sur cet aspect. Toutefois, considérant le
montant de la contribution prévue du GdH, cet aspect ne devrait pas influencer de
manière significative la mise en œuvre du projet. La potentielle contribution se fera
essentiellement sous forme d’exemption de taxes. Des espaces de bureaux seront
fournis au projet ainsi qu’une partie du salaire des fonctionnaires qui participeront
aux activités du projet.
Governance
3/20
Risque:
Élevé
Élevé
Political Commitment
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
Stratégies et politiques sectorielles
Substantiel
Substantiel
Policy Development and Implementation
Substantiel
Substantiel
Depuis juillet 2023, Haïti ne dispose d'aucun représentant élu dans ses institutions
gouvernementales. Le pouvoir législatif a de fait cessé de fonctionner en janvier
2020, quand l’ensemble des députés et deux tiers des élus de la chambre haute
ont quitté leur poste, sans successeurs pour les remplacer. L'ex Premier Ministre
Ariel Henry a récemment démissionné, et un gouvernement ad intérim est
actuellement en place. L'idée de voir des élections tenir lieu à court terme semble
compromis si la situation sécuritaire se maintient à son niveau actuel.
D'autre part, selon le rapport 2022 de Transparency.org sur le taux de corruption
des États, Haïti se classe 171e (sur 180 pays) avec un score de 17/100, ce qui
place le pays dans la fourchette à haut risque, au même niveau que la Corée du
Nord. Cette donnée s'additionne aux conditions difficiles décrites plus en avant.
Mesures d'atténuation:
La décision de confier l'exécution et la coordination des activités du projet à l'Unité
Technique d'Execution (UTE) du MEF qui gère actuellement un portefeuille de
projet d’autres bailleurs incluant la BID, la Banque Mondiale, l’Union Européenne,
le trésor public, est une première action pour atténuer ce risque au niveau du
projet. La bonne gestion du SEI pourrait atténuer les risques dus aux faiblesses du
système de gouvernance publique. Le FIDA devra l'appuyer et le soutenir par une
assistance technique spécifique en matière fiduciaire.
Il est cependant important de noter que ces mesures d'atténuation dépendront
énormément de la situation globale du pays, et de son amélioration dans les
prochains mois.
Il existe un risque important que la situation politique actuelle du pays demeure
difficile durant la phase de design du projet, et que celle-ci retarde ou neutralise
potentiellement des décisions et engagements politiques clés déterminantes en
vue de garantir le succès du projet. La situation actuelle reste très volatile et
complexe, et le manque d'autorité légitime (il ne reste à ce jour plus aucun
représentant élu démocratiquement) perturbe énormément la garantie d'un
engagement politique fort.
La résignation du Premier Ministre Ariel Henry, via un message vidéo enregistré
depuis Porto Rico, ajoute davantage d'incertitude dans le panorama complexe que
présente Haïti. A la suite de cette annonce, le processus de formation d'un
nouveau gouvernement est en cours. Celui-ci cherchera à assurer la convergence
des principaux acteurs politiques.
Mesures d'atténuation:
Malgré ce contexte ambiant difficile, le FIDA a su, dans les dernières années,
augmenter sa présence dans le pays, et élaborer une forte collaboration avec le
Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
(MARNDR) et le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), au travers de
l’UTE. Le projet pourra s'appuyer sur cette collaboration. Sur la base des
expériences du portefeuille pays, le projet va poursuivre ces collaborations au
niveau central mais surtout via une gestion décentralisée renforçant les institutions
publiques locales moins dépendantes de cette situation politique. Le projet
assurera une mise en œuvre avec les organisations de la société civile locales qui
ont maintenu un fonctionnement continu malgré ces problématiques.
Concernant les prochaines étapes de négociation du projet, l'équipe FIDA espère
pouvoir s'appuyer sur les relations développées avec des acteurs importants au
niveau institutionnel pour s'assurer un appui continu et opportun de ces derniers.
4/20
Risque:
Substantiel
Substantiel
Policy alignment
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Contexte environnemental et climatique
Élevé
Élevé
Project vulnerability to climate change impacts
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
Il existe un manque de cadre réglementaire sur le contrôle de qualité et la
traçabilité des produits agricoles, ce qui pourrait réduire l’éventail de possibilité
d’exploration de marché pour certains produits agricoles produit par les
bénéficiaires.
Mesures d'atténuation:
Le projet appuiera la collaboration avec les partenaires régissant les marchés, qui
ont accumulé de l’expérience dans les relations d’affaires avec les marchés cibles.
En outre, EFOSE supportera les initiatives des associations et coopératives de
producteurs existantes et des entreprises à impact dans le but de satisfaire les
exigences de qualité et de traçabilité des marchés pour les filières ciblées.
Le projet s’inscrit dans les grandes priorités nationales, notamment la Politique de
développement agricole, le Plan triennal de relance de l’agriculture, le Plan
stratégique de développement Haïti, la politique d’égalité Femmes Hommes et la
PSNSSANH. Cependant, les exigences que présente une situation comme celle
que connait le pays rend l'alignement compliqué, car les priorités peuvent variées
suivant l'évolution des évènements.
Mesures d'atténuation:
Le projet est bien aligné avec les Politiques nationales. Grâce à un dialogue
politique constant, le FIDA veillera à ce que ses activités maintiennent cet
alignement tout au long de la mise en œuvre de EFOSE.
Le projet EFOSE souffre de la forte exposition d'Haïti au changement climatique,
notamment dans sa région du Sud-Est, et aux conséquences des événements
climatiques. Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2023, plus de 96 %
de la population haïtienne est exposée aux risques de catastrophes naturelles et
d'événements météorologiques extrêmes, ce qui la place au troisième rang en
termes de vulnérabilité aux aléas climatiques entre 2000 et 2019, après le territoire
de Porto Rico et le Myanmar. Les menaces spécifiques dans la zone du projet
comprennent l'érosion côtière, les variations de température, les périodes de
sécheresse, l'érosion des sols, les risques d'incendie, les risques sismiques et
autres événements climatiques.
Les conséquences de ces menaces se font sentir sur la production agricole, la
productivité de l'élevage, la biodiversité, les étapes de la chaîne de valeur et les
infrastructures rurales. Cela a un impact sur les moyens de subsistance des
populations et leur résilience au climat. Les services d’information climatique et
météorologique ne sont pas fournis efficacement et la population cible manque de
ressources économiques pour s’adapter aux chocs climatiques, notamment en
termes d’accès aux prêts et à l’assurance agricole.
5/20
Mesures d'atténuation:
Les mesures d'atténuation prévoient de:
a) Renforcer les capacités des équipes de gestion de projet et des partenaires
locaux, qu'ils soient étatiques, privés ou communautaires, à identifier, anticiper et
atténuer les risques climatiques et autres risques naturels. De telles approches
doivent également être intégrées dans les activités de planification territoriale et de
chaîne de valeur.
b) Renforcer les institutions locales et les agriculteurs grâce à des services de
formation et de vulgarisation améliorés qui intègrent les préoccupations liées au
changement climatique et aux risques (c'est-à-dire une planification et des
pratiques résilientes au climat, une gestion durable des terres, des semences
adaptées au climat, des systèmes agricoles intégrés, du fourrage).
c) Renforcer l'utilisation d'approches de gestion adaptative et encourager une
agriculture durable respectueuse du climat et de la biodiversité en promouvant la
culture de systèmes agricoles agroécologiques et diversifiés avec des variétés de
cultures résilientes au climat. En outre, promouvoir les pratiques d’élevage
intégrées pour contribuer à atténuer les risques liés au climat. Il est également
prévu de planifier des interventions de restauration active visant à maximiser la
disponibilité de l'eau pour les cultures et le bétail.
d) Investissements dans des mécanismes de gestion, de coordination et de suivi
locaux et numériques pour faire face aux risques de coupures de routes et
d'isolement des communautés.
e) Investissements dans des infrastructures adaptatives et résilientes au
changement climatique (y compris l'irrigation, le stockage de l'eau de pluie, etc.).
Le projet se concentrera sur l'amélioration de la résilience des systèmes d'irrigation
contre les conditions météorologiques extrêmes grâce à une solution dédiée basée
sur la nature et à la restauration du bassin versant en amont, en mettant en œuvre
des techniques de collecte de l'eau pour améliorer la disponibilité de l'eau tout au
long de la saison. Les travaux d'infrastructure tiendront compte de la saisonnalité
afin d'éviter les saisons susceptibles d'affecter la construction.
f) Amélioration et diversification des revenus et accès aux services financiers à
travers la composante 2.2.
g) Composante RED permettant de reallouer les enveloppes en cas de desastre
climatique affectant les populations cibles
Project vulnerability to environmental conditions
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
Haiti est situé dans une zone sujette à de nombreux risques environnementaux,
comprenant tremblements de terre, érosion des terres et ouragans/cyclones. Ces
évènements peuvent en effet avoir des impacts sur les infrastructures productives
et les habitations, les couloirs logistiques (les routes, et plus particulièrement celles
des littoraux sont régulièrement coupées durant la saison cyclonique, plus
particulièrement de juin à novembre) ainsi que les récoltes et la conservation des
produits alimentaires. Ces risques peuvent impacter les différentes dimensions de
vulnérabilité des population cibles, et il est primordial pour le projet d'en tenir
compte.
6/20
Mesures d'atténuation:
1. La planification territoriale participative prendra en compte les risques
environnementaux et climatiques et s'engagera/s'alignera sur les plans de
préparation/gestion des catastrophes existants.
2. Le projet investira dans des activités de restauration des bassins versants pour
limiter les risques de dégradation des sols qui augmentent également les risques et
les impacts liés aux catastrophes environnementales et climatiques (c'est-à-dire
les inondations, etc.) : à travers :
a. la promotion de l'agroforesterie en montagne et la création de parcelles boisées.
b. le développement de solutions fondées sur la nature pour prévenir le risque de
dégradation des pentes qui négligent les infrastructures rurales critiques, telles que
les routes et les systèmes d'irrigation.
c. la mise en œuvre de structures de conservation des sols et de gestion de
l’humidité.
3. Garantir des normes élevées dans la construction d’infrastructures afin qu’elles
soient résilientes aux risques climatiques et environnementaux.
4. Le projet favorise une production localisée et une conservation améliorée qui
atténuent les risques d'isolement des communautés en raison de routes coupées.
Il soutient également les investissements dans le stockage de l’eau pour garantir
un accès sûr à l’eau aux populations.
5. Plan de lutte intégrée contre les ravageurs pour atténuer les risques liés aux
ravageurs et aux maladies et formation en santé animale.
6. Le projet encouragera l'épargne, une meilleure gestion financière et l'accès à
l'assurance qui pourront aider davantage les communautés à faire face à ces
problèmes.
7. le projet a inclus une composante 4 qui peut être utilisée pour réallouer les
financements en cas de crise majeure (y compris environnemental) ne permettant
pas la mise en œuvre de ses activités et requérant des réponses d’urgence.
8.Composante RED permettant de reallouer les enveloppes en cas de desastre
climatique affectant les populations cibles
Portée du projet
Substantiel
Substantiel
Technical Soundness
Substantiel
Substantiel
Risque:
Substantiel
Substantiel
Moyen
Moyen
Le contexte de fragilité impose des interventions à plusieurs niveaux afin de
renforcer la résilience à ces risques. En contrepartie, ces ajustements augmentent
le risque relatif à une conception technique trop complexe et ambitieuse du projet,
qui compromettrait la facilité de l’exécution des interventions et la réalisation des
objectifs de développement. Les difficultés majeures du projet résident dans la
fragilité du contexte socio-économique et politique du pays. Par exemple, il est
possible que les appuis ne puissent pas permettre aux populations de viser les
marches d'aide alimentaire du PAM ou des filières appuyées
Mesures d'atténuation:
Ces difficultés et contraintes seront atténuées par le renforcement de la
coordination entre les agences d’exécution du projet, la décentralisation des
acteurs et la capacitation de l’unité d’exécution du projet au niveau local. En outre,
le projet prévoit le renforcement des capacités des partenaires d’exécution des
interventions. Les partenaires disposant d’expérience réussies seront mobilisés
autant que possible (i.e. liens programme d'approvisionnement local du PAM). Le
projet comporte des enveloppes pour permettre de rencontrer les exigences des
marchés visés.
Si les productions ne rencontrent pas la qualité attendue par le PAM, le projet
pourra écouler les produits sur les marches locaux. Tirant les leçons des
expériences passées, la durée du projet est prévue pour 7 ans, dans le but de tenir
compte des efforts additionnels nécessaires à la réalisation des interventions.
Project Relevance
7/20
Risque:
Moyen
Moyen
Substantiel
Substantiel
Monitoring and Evaluation Arrangements
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Implementation Arrangements
Substantiel
Substantiel
Risque:
Substantiel
Substantiel
Bien que le projet soit conçu dans un contexte de fragilité institutionnelle et
politique, le pays dispose d’instruments de politique et d’orientations stratégiques
en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire auxquels le projet s'est adapté.
Les prochaines élections pourront toutefois entrainer un changement d'orientation
stratégique.
Mesures d'atténuation:
Les autorités du MARNDR exprime une solide volonté politique d'orientation des
investissements qui contribuent à l’augmentation de la production agricole et á la
réduction de l’insécurité alimentaire. En outre, l'objectif d'amélioration de la
résilience des communautés cibles aux chocs climatiques et économiques reste
prédominant. L’inclusion sociale ainsi que la réduction des inégalités, en particulier
celles basées sur le genre dans le département du Sud Est, en complémentarité
des actions d’urgence en cours dans la région, sont considérées par le projet et
des actions seront prises en ce sens. Finalement, le projet prévoit un diagnostic
initial participatif pour mettre à jour les activités du projet et assurer la pertinence
pour les populations visées.
Capacités institutionnelles d’exécution et de viabilité
L’UTE dispose de systèmes permettant le suivi du portefeuille de projet sous sa
coordination et dispose d’une expérience croissante de travail avec le FIDA.
Toutefois, il lui faudra adapter les processus et systèmes existants pour satisfaire
les exigences du projet.
Mesures d'atténuation:
Des mesures seront entreprises pour appuyer et renforcer les mécanismes et
processus de planification, suivi-évaluation et de gestion de savoir. Elles incluent :
i) un staff au sein de l’UGP au niveau central qui coordonnera les activités liées à
la mise en place ainsi que l’opérationnalisation du système suivi-évaluation du
projet; ii) prévision d’un budget pour financer les activités liées au suivi-évaluation
y compris les diverses enquêtes requises; iii) fournir un appui en formation pour les
membres de l’UGP sur le terrain ainsi que les organisations partenaires qui
interviendront dans l’exécution des interventions pour une participation effective
dans la collecte des informations et le reporting.
Les institutions techniques du gouvernement ont des capacités d’exécution et de
viabilité limitées. Néanmoins, les bailleurs se sont associés pour renforcer une
unité de gestion des projets internationaux (UTE) qui présente une bonne capacité
et des résultats intéressants, La collaboration effective et efficace de l’UTE et du
MARNDR est indispensable pour assurer une bonne exécution des interventions et
le succès du projet. Au niveau local, plusieurs organisations de la société civile
sont présentes de longue date et ont développées de bonnes capacités., mais qui
auront certainement besoin d’un renforcement de capacité surtout dans la prise en
compte des aspects transversaux climatiques et genres dans les interventions. La
disponibilité des ressources locales dans certains aspects clés du projet comme la
résilience aux changements climatiques, l’appui à la commercialisation, ainsi que
la coordination efficace des acteurs de mise en œuvre du projet nécessitera une
attention spéciale.
8/20
Mesures d'atténuation:
Les leçons apprises d’expériences d’exécution des projets antérieurs du
portefeuille ont guidé les arrangements institutionnels pour la mise en œuvre du
projet. EFOSE cherche à tirer parti des capacités de gestion de l’UTE et des
capacités techniques du MARNDR dans le but d'assurer une mise en œuvre et une
gestion efficace du projet. Bien que l’exécution des projets FIDA par l’UTE soit
dans ses premières années d’expériences, l’unité a acquis une solide expérience
dans l’exécution des projets financés par d’autres bailleurs de fonds incluant la
Banque Mondiale, la BID, l’USAID, l’AFD et est réputée pour être dotée de
personnel qualifié et expérimenté. Le projet compte renforcer les capacités des
structures décentralisées du MARNDR et des organisations locales qui
interviendront dans l’exécution des activités. La plupart des activités proposées se
basent sur les capacités et expériences de ces organisations de façon à augmenter
la faisabilité du projet et pouvoir se baser sur des expertises existantes (i.e.
citernes, paquet technique (production agricole), approche champs école-paysans,
infrastructure et afforestation etc.). Par ailleurs, la composante 1.1 est dédiée au
renforcement institutionnel qui se basera sur des auto-evaluations initiales qui
seront revues régulièrement selon la stratégie de sortie et durabilité du projet. Cela
renforcera l’appropriation locale du projet ainsi que la durabilité de ses bénéfices et
l'impact sur les groupes cibles.
Gestion financière du projet
Substantiel
Substantiel
Project External Audit
Substantiel
Substantiel
Risque:
Substantiel
Substantiel
Substantiel
Substantiel
Le recours à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
(CSCCA) d'Haïti en tant qu'institution supérieure de contrôle (ISC) n'est pas prévu
selon la dernière évaluation du PEFA, créant des lacunes dans la qualité des
informations financières fournies et la mise en œuvre des contrôles internes. Par
conséquent, les états financiers de l'EFOSE seront soumis à un contrôle par des
auditeurs externes.
Malgré le risque élevé du pays, les audits antérieurs n'ont pas révélé d'anomalies
majeures liées à la traçabilité des fonds. Il est à noter qu'aucun des 4 plus grands
réseaux comptables mondiaux en termes de revenus : Deloitte, EY, KPMG et PwC
n'est présent en Haïti. Dans ce contexte, il est recommandé d'assurer des visites
sur le terrain, en incluant des rapports suffisamment détaillés accompagnés de
documents et de photos probants. Il a été observé que, dans certains cas, les
normes comptables ne sont pas conformes aux exigences du FIDA. La
performance du cabinet d'audit devrait être alignée sur les normes du FIDA, les
contrats étant renouvelés en cas de résultats positifs. Les termes de référence du
cabinet d'audit devraient englober un échantillon représentant au moins 20 % de la
valeur des transactions (projets substantiels et à haut risque), tout en vérifiant les
rapports financiers internationaux, le respect des engagements juridiques et la
robustesse des contrôles internes.
Mesures d'atténuation:
TDR auditeurs externes : S'assurer de visites régulières sur le terrain. Établir un
programme graduel de renforcement des compétences pour le personnel local,
personnalisant la formation pour cibler les faiblesses spécifiques des contrôles
internes identifiées lors des audits, afin d'assurer des améliorations ciblées et
efficaces. (30/mars/2024)
Project Accounting and Financial Reporting
9/20
Risque:
Substantiel
Substantiel
Project Internal Controls
Substantiel
Substantiel
Risque:
Substantiel
Substantiel
Aucun système informatique national n'est employé pour élaborer les rapports
financiers. L'Unité Technique d'Exécution (UTE) du ministère des Finances utilise
le logiciel ACCPAC, enregistrant toutes les transactions par activité, composante et
source de financement. À la fin de chaque cycle (mois et année), certaines
données sont exportées vers Excel pour générer des rapports standards. Bien que
ce système soit conçu pour être efficace et offrir des voies de contrôle aux
vérificateurs externes, d'autres projets en Haïti utilisent des systèmes comptables
différents, ACCPAC étant spécifique au projet I-BE. Lors de la configuration
d'ACCPAC pour ce projet, l'UTE était censée concevoir et préparer des états
financiers conformes aux principes comptables généralement acceptés, aux lois de
la République d'Haïti et aux réglementations émises par les autorités compétentes.
Mesures d'atténuation:
Manuel PF : Le protocole d'accord du projet doit détailler l'adoption des normes
comptables internationales IPSAS sur la base de la comptabilité de caisse. Les
états financiers du projet doivent comporter une mention spéciale des normes
internationales.
(30/mars/2023)
Manuel PF : Le protocole d'accord du projet doit détailler les politiques et les
procédures de conservation et de garde de tous les documents comptables et
justificatifs du projet. Les politiques d'accès aux archives physiques et numériques
doivent également être incluses.
(30/mars/2024)
Le décret du 16 février 2005 établit le contrôle administratif a priori des opérations
budgétaires de l'État par le corps des Contrôleurs Financiers, relevant du Ministre
des Finances. Cependant, cet aspect n'est pas effectivement appliqué, les
Contrôleurs Financiers intervenant après les ordonnancements de dépenses. La
Direction du Contrôle Budgétaire a souligné cette faiblesse dans son rapport
d'activités 2009-2010.
Le manuel du Project prévoit des rôles généraux pour les principaux acteurs de la
gestion financière du projet, à savoir le responsable financier et l'assistant
comptable. Cependant, au cours du start-up du projet, une matrice RACI définie
devrait être élaborée et complétée en révisant les rôles et responsabilités de tout le
personnel impliqué dans la gestion financière et conformément à la stratégie de
consolidation de l'UTE. Il couvre l'examen de tout type d'opération financière
susceptible d'être effectuée dans le cadre du projet, y compris : i) Processus de
paiement, y compris le diagramme de processus et les documents justificatifs
requis ; ii) Contrôle des actifs fixes ; iii) Contrôle de l'archivage des documents
financiers iv) Le contrôle des voyages/ missions ; et v) S'assurer de l'adéquation
des opérations comptables et financières et des systèmes d'information
Le contrôle interne du projet doit être renforcé en raison de son ampleur et de ses
caractéristiques. Il est suggéré que les termes de référence (TOR) des auditeurs
soient ajustés pour inclure des visites sur le terrain. L'auditeur externe doit vérifier
la conformité avec les spécifications techniques des investissements du projet, la
bonne utilisation des biens aux fins prévues et les contrôles mis en œuvre par
l'organisme d'exécution. En outre, il doit évaluer la justification, la cohérence,
l'opportunité et l'efficacité des modifications apportées à l'investissement initial,
approuvées par rapport à la documentation du projet (COF, plan de passation des
marchés, documents d'appel d'offres, accords, entre autres).
10/20
Mesures d'atténuation:
TDR auditeurs externes : Afin de renforcer le contrôle interne, les TDR des
auditeurs devraient être ajustés pour inclure des visites sur le terrain. Cela
permettrait de vérifier la conformité aux spécifications techniques, l'utilisation
effective des biens, et les contrôles mis en place par l'organisme d'exécution,
assurant une évaluation complète et approfondie. (30/mars/2024)
Manuel PF : Au cours du start-up du projet et avant le première decassaiment, une
matrice RACI définie devrait être élaborée et complétée en révisant les rôles et
responsabilités de tout le personnel impliqué dans la gestion financière et
conformément à la stratégie de consolidation de l'UTE. Il couvre l'examen de tout
type d'opération financière susceptible d'être effectuée dans le cadre du projet, y
compris : i) Processus de paiement, y compris le diagramme de processus et les
documents justificatifs requis ; ii) Contrôle des actifs fixes ; iii) Contrôle de
l'archivage des documents financiers iv) Le contrôle des voyages/ missions ; et v)
S'assurer de l'adéquation des opérations comptables et financières et des
systèmes d'information (30/mars/2024)
Project Funds Flow/Disbursement Arrangements
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Project Budgeting
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Certaines considérations doivent être prises en compte en raison du contexte
inflationniste en Haïti. Entre autres, il est prévu que les contrats du personnel, les
budgets du plan d'affaires et d'autres engagements avec les fournisseurs soient
établis en dollars américains afin d'éviter les pertes de compétitivité liées à la
dépréciation de la monnaie locale. Enfin, il est prévu que le projet effectue des
paiements directement à partir du compte désigné en USD. De même, il est
recommandé que le compte d'exploitation en monnaie locale soit géré avec des
niveaux minimums de liquidités, en encourageant un réapprovisionnement régulier
et permanent afin de minimiser l'impact inflationniste.
Finalement, l'UGP est responsable de la quantification et de l'enregistrement de
toutes les contributions en nature telles que la main-d'œuvre non qualifiée, les
matériaux de construction, le transfert de matériaux, etc. en tant que contrepartie
des bénéficiaires.
Mesures d'atténuation:
Manuel PF : Un suivi mensuel de l’évaluation de la contribution du GdH et des
bénéficiaires doit être tenue à jour par l’AC et vérifié par le RF et approuvée par le
coordonnateur du projet. Cette évaluation est à présenter dans les rapports
financiers sous forme de contreparties en nature, notamment dans les RFI et
également dans le rapport financier audité.
Le risque inhérent est basé sur l'évaluation faite par des sources externes,
principalement les piliers PEFA "Fiabilité du budget", "Transparence des finances
publiques" et "Prévisibilité et contrôle de l'exécution du budget". La structure de
gouvernance et les mécanismes d'approbation du budget décrits dans le PEFA
sont faibles.
Il n'y a pas de contrepartie nationale en espèces. Toutefois, le gouvernement
accorde des exonérations fiscales. Il s'agit d'une pratique courante en Haïti et
aucune difficulté liée à l'absence de contrepartie nationale ne devrait ralentir la
mise en œuvre du projet.
Le système financier utilisé pour le suivi du budget sera le système comptable de
l'ACCPAC. Aucune intégration avec un système comptable national n'est prévue.
En général, sur la base de l'expérience acquise dans le portefeuille, le budget
annuel est préparé dans les délais. Cependant, il est considéré comme irréaliste et
sa mise en œuvre est souvent retardée par des facteurs externes difficiles à
prévoir à l'avance.
11/20
Mesures d'atténuation:
Manuel PF : Améliorer les informations budgétaires afin de fournir des budgets plus
réalistes. Un rapport mensuel d’exécution du budget, devrait être préparé par la
Direction Financière et communiqué au Coordonnateur d'EFOSE. Le Directeur des
opérations le reçoit également, de même que la Direction Exécutive. Un rapport
consolidé mensuel d’exécution du budget est préparé par la Direction Financière et
transmis au Directeur des opérations et à la Direction Exécutive, dans le même
délai.
Project Organization and Staffing
Substantiel
Substantiel
Risque:
Substantiel
Substantiel
Passation des marchés relatifs au projet
Moyen
Moyen
A.1 Legal, Regulatory and Policy Framework
Moyen
Moyen
Pour atténuer le risque existant de rotation élevée du personnel en s'appuyant sur
les enseignements tirés de l'expérience, l'EFOSE vise à consolider l'UTE déjà
existante au sein du MEF et à créer une unité dédiée à la mise en œuvre des
projets du FIDA qui aura la responsabilité fiduciaire pour le Projet d'Économie
Bleue Incluse (I-BE) et l'EFOSE.
En outre, il sera important de revoir et d'établir un ensemble de procédures internes
pour garantir l'efficacité des processus, en vue de réduire les délais de traitement.
Il existe un risque que la nouvelle structure du projet (UGP) puisse rencontrer des
difficultés pour s'aligner avec l'UTE déjà existante. De plus, les salaires et
responsabilités du personnel de l'UTE pourraient nécessiter une révision. Plus
important encore, lors du démarrage de l'EFOSE, une feuille de route claire devrait
être établie pour comprendre ce qui sera financé avec chaque projet et proposer
une modalité contractuelle aussi simple que possible.
Mesures d'atténuation:
TDR : Réviser les mandats du personnel de l'EFOSE afin de s'assurer qu'ils sont
correctement inclus dans la structure actuelle de l'UTE. Les lignes hiérarchiques et
les responsabilités devraient être correctement identifiées. En outre, une feuille de
route claire devrait être établie pour comprendre ce qui sera financé avec chaque
projet et proposer une modalité contractuelle aussi simple que possible
Manuel PF : Les contrats du personnel sont pluriannuels, afin de garantir la stabilité
et la continuité de l'équipe. Les salaires du personnel devraient être fixés en dollars
américains (et payés en monnaie locale) afin d'éviter des pertes de compétitivité
vis-à-vis d'autres institutions de développement dans le pays. Le renouvellement
des contrats sera basé sur les résultats de l'évaluation des performances.
Plan de formation pour l'équipe financier: Lors du démarrage, l'UTE devra identifier
les partenaires externes qui seront en mesure de dispenser ce type de formation.
12/20
Risque:
Moyen
Moyen
A.2 Institutional Framework and Management Capacity
Faible
Faible
Risque:
Faible
Faible
A.3 Accountability, Integrity and Transparency of the Public Procurement
System
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
En général, les lois et procédures locales en matière de passation des marchés ne
sont pas conformes aux normes du FIDA, même si certains éléments sont
acceptables. Le projet utilisera les règles de passation des marchés et les DAO du
FIDA.
Il existe une législation et des réglementations nationales en matière de passation
de marchés.
Le cadre législatif est généralement conforme aux normes internationales dans le
domaine des marchés publics, telles que la loi type de la CNUDCI sur la passation
des marchés, les indicateurs OCDE / CAD ou les recommandations de la
CARICOM.
Sur le site de la Commission Nationale des Marchés Publics - CNMP
https://cnmp.gouv.ht/documentstypes/index on peut apprécier les documents
disponibles, notamment les DAO types pour les différentes catégories d'appels
d'offres. L'UTE utilise les documents d'appel d'offres standard des bailleurs de
fonds (dont le FIDA) pour les projets financés par ces donateurs.
L'accès du public aux informations sur la passation des marchés se fait
conformément aux procédures du FIDA (Publication de l'avis général de passation
des marchés, publication des appels d'offres spécifiques/appel à manifestation
d'intérêt, etc.) et publié sur le site web de la CNMP et de l'entité sectorielle
concernée.
Mesures d'atténuation:
Risque globalement faible dans la plupart des aspects, les éléments à risque plus
élevé seront réduits par l’utilisation du système de passation du FIDA.
Le projet devrait utiliser les documents d'appel d'offres et la publicité standard du
FIDA pour accroître la concurrence.
Utiliser le PIM comme manuel de procédures du projet OU l’élaboration d’un
manuel détaillé de procédures (MOP Passation de Marchés) pour pallier l’absence
d’un manuel national est également nécessaire. Celui-ci doit être basé sur le
Manuel d'Exécution du Projet (PIM) qui comprend les directives du FIDA.
Le cadre institutionnel et la capacité de gestion sont bons. Le projet sera mis en
œuvre par une unité existante ayant une expérience avec le FIDA.
Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP) est l’organe normatif de
l’Administration Publique Nationale qui a pour mission d’assurer la régulation et le
contrôle du système de passation des marchés publics et des conventions de
concession d’ouvrage de service public (créée par le décret du 3 décembre 2004).
Cependant, la CNMP est responsable de tous marchés financés par le
gouvernement, mais n'est pas impliquée avec les Projets financés par des bailleurs
externes.
Mesures d'atténuation:
Risque globalement faible dans la plupart des aspects, les éléments à risque plus
élevé seront réduits par l’utilisation du système de passation du FIDA.
Le projet sera mis en œuvre par une unité existante ayant une expérience avec les
processus de passation du FIDA.
Les méthodes de passation de marchés de services dans la législation nationale
sont conformes aux directives du FIDA dans les principes généraux, cependant,
certaines spécificités doivent être complétées telles que l'inclusion du formulaire
d'autocertification.
13/20
Mesures d'atténuation:
Risque globalement modéré dans la plupart des aspects, les éléments à risque
plus élevé pouvant potentiellement être réduits en appliquant les recommendations
énoncées.
Le projet doit suivre le Manuel de passation des marchés du FIDA et les DAOs du
FIDA doivent être utilisés ; en effet, le PPA (Project Procurement Arrangement) doit
indiquer que lorsque les normes locales ne sont pas conformes à celles du FIDA,
les projets doivent utiliser celles du FIDA.
A.4 Public Procurement Operations and Market Practices.
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
B.1 Assessment of Project Complexity
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Moyen
Moyen
Risque global important dans la plupart des aspects.
Selon les informations du rapport PEFA de 2012 (Cadre 2011), le Comité de
règlement des différends prévu par la loi sur les marchés publics n'est pas
opérationnel.
La CNMP et l'Inspection Générale des Finances-IGF ont pour missions de réaliser
des audits indépendants des marchés publics et de veiller au respect de la loi et de
la réglementation sur les marchés publics. Toutefois, il n’est pas clair dans quelle
mesure ces entités remplissent activement leurs rôles.
L'indice de corruption du pays selon Transparency International se classe 171/180
(2022), soit un score de 17 plaçant le pays à haut risque.
Il existe un risque élevé que les dispositifs de responsabilisation, de transparence
et de surveillance soient inadéquats pour sauvegarder l'intégrité de la passation
des marchés du projet et de l'exécution des contrats, conduisant à une utilisation
involontaire des fonds ou à l'exécution des marchés du projet en dehors des
délais, des coûts et des exigences de qualité requis.
Mesures d'atténuation:
Risque global important dans la plupart des aspects. Une certaine atténuation a été
constatée pour certains éléments, mais la mise en œuvre et l'impact peuvent être
limités.
Le projet doit utiliser les documents d'appel d'offres du FIDA qui incluent la
politique anti-corruption, et cela est également inclus dans les contrats approuvés.
Le projet devrait intégrer le formulaire d'autocertification du FIDA.
Les procédures de contestation des offres du FIDA doivent être suivies.
Le projet doit rendre opérationnels dans leurs attributions respectives les organes
responsables du traitement des recours.
L'Unité de passation des marchés du Projet devrait être chargée d'appliquer les
directives et procédures du FIDA avec un suivi étroit (même minutieux) de
l'exécution des contrats et des paiements.
La situation sécuritaire et la crise actuelle que traverse le pays s'ajoutent au
registre des risques qui à ce niveau sont affectés par de nombreuses externalités
au Projet et directement liées à la situation politique. Le pays se trouve dans une
situation fragile qui affecte les importations, les transports intérieurs et la conduite
des affaires en général.
Mesures d'atténuation:
Certaines mesures d'atténuation sont applicables, mais la plupart des risques sont
externes au projet et vont au-delà de la passation.
Application des normes de passation du FIDA pour le Projet.
B.2 Assesment of Implementing Agency Capacity
14/20
Risque:
Moyen
Moyen
Project Procurement Overall
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Impact environnemental, social et climatique
Moyen
Moyen
Vulnerability of target populations and ecosystems to climate variability and
hazards
Élevé
Élevé
Risque:
Élevé
Élevé
Il existe une unité de passation des marchés qui compte 7 spécialistes en
passation de marchés. Chaque projet a un spécialiste (Expert Passation de
Marchés - EPM) en charge. Selon la nécessité, l'EPM reçois un appui par les
autres EPM de l’unité. Les spécialistes EPM comptent une expérience moyenne de
plus de 7 ans dans le domaine des marchés publics financés par des donateurs.
Le département de passation de marchés est dirigé par un Directeur.
Le processus et les procédures des bailleurs de fonds (dont le FIDA) sont
généralement suivis (appliqués selon le Projet) et les documents d'appel d'offres
standards sont utilisés.
Toute cette expérience et ces capacités RH réduisent les risques à ce niveau.
Mesures d'atténuation:
Risque globalement gérable pour la plupart des critères du Pillier B, avec des
mesures d'atténuation identifiées et réalisables pour certains.
Le projet doit continuer à utiliser les procédures et les documents d'appel d'offres
du FIDA et le renforcement des capacités doit être assuré par l'équipe de
passation des marchés du FIDA pour renforcer les capacités du projet.
Le Projet devra embaucher un spécialiste et/ou un assistant supplémentaire en
matière de passation de marchés pour gérer la charge de travail accrue en ce qui
concerne les activités liées au nouveau Projet.
Les capacités institutionnelles et de gestion doivent être améliorées et le personnel
chargé de la passation de marchés a besoin d'une formation adéquate
(Programme de certification ITCILO BuildProc, formation sur le terrain,
accompagnement par le consultant du FIDA, etc.).
Risque globalement modéré pour la plupart des critères
Mesures d'atténuation:
Tout en prenant en compte la situation difficile en Haiti et en s'appuyant sur une
UTE efficace et des mesures d'atténuation identifiées et réalisables pour certains
risques le risque globalement est modéré.
La dépendance à l'égard de l'agriculture pluviale, la dégradation des écosystèmes,
la faible adoption de pratiques intelligentes face au climat et l'agriculture durable
rendent la population et les infrastructures ciblées vulnérables aux chocs
climatiques.
15/20
Mesures d'atténuation:
1. La planification territoriale participative prendra en compte les risques
environnementaux et climatiques et s'engagera/s'alignera sur les plans de
préparation/gestion des catastrophes existants.
2. Le projet investira dans des activités de restauration des bassins versants pour
limiter les risques de dégradation des sols qui augmentent également les risques et
les impacts liés aux catastrophes environnementales et climatiques (c'est-à-dire
les inondations, etc.) : à travers :
a. Promouvoir l'agroforesterie en montagne et créer des parcelles boisées.
b. Développer des solutions fondées sur la nature pour prévenir le risque de
dégradation des pentes qui négligent les infrastructures rurales critiques, telles que
les routes et les systèmes d'irrigation.
c. Mettre en œuvre des structures de conservation des sols et de gestion de
l’humidité.
3. Garantir des normes élevées dans la construction d’infrastructures afin qu’elles
soient résilientes aux risques climatiques et environnementaux.
4 Le projet favorise une production localisée et une conservation améliorée qui
atténuent les risques d'isolement des communautés en raison de routes coupées.
Ainsi que soutenir les investissements dans le stockage de l’eau pour garantir un
accès sûr à l’eau aux populations.
5. Soutien à une agriculture résiliente aux risques climatiques et naturels.
6. Plan de lutte intégrée contre les ravageurs pour atténuer les risques liés aux
ravageurs et aux maladies et formation en santé animale.
7. Renforcer la recherche, le développement et l'évaluation par les agriculteurs de
variétés de culture locale adaptée au climat et à forte densité nutritionnelle, ainsi
que de nouvelles technologies de production agricole, animale résistantes au
climat.
8. Accroître la promotion et l'adoption de systèmes et de technologies de
production intelligents face au climat et résistants aux chocs, ainsi que la gestion
durable des ressources naturelles productives (sol, terre et eau).
9. Promouvoir la conservation des sols et de l'eau, agriculture de conservation et
sensibilisation à l'environnement.
10. Renforcer les services de vulgarisation agricole.
11. L'amélioration des capacités permettra également d'accroître la base de
connaissances des petits exploitants pour la gestion des risques liés au
changement climatique.
12. Le projet encouragera l'épargne, une meilleure gestion financière et l'accès à
l'assurance qui pourront aider davantage les communautés à faire face à ces
problèmes.
Greenhouse Gas Emissions
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Les puits de carbone des forêts secondaires peuvent être réduits en raison du
défrichement pour l'agriculture et l’élevage résultant de la modification de
l'utilisation des sols, ce qui contribue au changement climatique anthropique.
L’élevage peut contribuer au changement climatique. La construction
d’infrastructure dans un contexte de possible évènement climatique intense
destructeur et la pratique généralisée du stockage d’essence / gaz au vu des
problèmes d’accès locaux à l’énergie et au transport de celle-ci présente un risque
additionnel.
16/20
Mesures d'atténuation:
Le projet a adopté un zonage géographique et un suivi géolocalisé pour assurer
que le projet n’induisent pas de changements d’usages des sols négatifs
La promotion de bonnes pratiques agricoles et l'amélioration de la fertilité des sols
favoriseront également le piégeage du carbone dans la matière organique du sol.
La promotion de technologies énergétiques propres contribuera à réduire les
émissions de gaz à effet de serre.
Le projet pourrait suivra les émissions de GHG et les impacts biodiversité en
suivant les changements d'usage des terres et anticipant leurs impacts à l'aide de
l'outil ABC map de la FAO (qui combine analyse impact biodiversité et carbone)
Physical and Economic Resettlement
Faible
Faible
Risque:
Faible
Faible
Community health, safety and security
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Le projet ne prévoit aucune réinstallation
Mesures d'atténuation:
Même si le projet ne prévoit pas de financer de pesticides, l'augmentation des
revenus et des potentialités agricoles (via réhabilitation des structures d’irrigation,
structures anti érosives etc.) peut potentiellement entrainer une augmentation de
l'utilisation des pesticides, notamment dans un contexte de forte exposition aux
risques des maladies et nuisibles. Une mauvaise manipulation et application des
produits agrochimiques augmentera les risques pour la santé des personnes
exposées aux pesticides et des consommateurs de produits agricoles. Les
cultures, la volaille et le bétail sont gravement menacés en Haïti, subissant des
attaques de maladies et de ravageurs. Plusieurs espèces végétales ont enregistré
un déclin de leur population et de leur rendement dû à des maladies (agrumes,
cocotiers, sorgho et autres). La consommation des cultures attaquées constitue un
risque de santé pour la communauté.
Le projet a aussi identifié des risques liés aux maladies transmissibles par l’eau
(choléra présent) au vu des difficultés d’accès a l’eau potable et les enjeux
sanitaires dans les zones du projet.
Des risques ont été identifiés en lien avec le possible stockage de fuel (compte
tenu du manque d'accès á l'énergie et aux couts/risques de transport, cette
pratique est courante) et la possible contamination des eaux de surface.
Dans un contexte de forte exposition aux risques climatiques et naturels, la
construction d’infrastructure comporte des risques d’être ; éventuellement détruites
/ abimées avec des risques pour les personnes les utilisant ;
Les pressions mentales, physiques ainsi que les violences sexistes sont des
problématiques récurrentes en Haïti, et celles-ci peuvent avoir lieu dans le cadre
de l’exercice d’activités agricoles. Au vu du contexte sécuritaire actuel, les
déplacements requis dans le cadre d’activités de production et de
commercialisation peuvent présenter un risque pour la sécurité des personnes.
17/20
Mesures d'atténuation:
Le projet promouvra l’utilisation d’engrais organiques, la lutte et la gestion intégrée
contre les parasites et l’utilisation sûre des produits chimiques lorsqu’ils s’avèrent
nécessaires (annexe 5.9 sur gestion intégrée des maladies et nuisibles). Le projet
soutiendra une nouvelle approche des soins préventifs des animaux, tels qu’une
bonne nutrition à travers leur alimentation, des campagnes de vaccination et la
gestion de changement de comportements sur des systèmes intégrées.
Le projet insèrera des clauses spécifiques au sein des passations de marché et
promouvra une agriculture durable avec diminution de l’usage des polluants et des
normes strictes seront intégrées dans les contrats pour assurer que les éventuels
stockages d’essence soient sécurisés et que les infrastructures soient construites
avec les plus hautes normes anti sismiques et de résilience aux risques
climatiques.
Risques sanitaires : Le projet soutiendra également la construction de structures
pour le stockage d’eau potable (citernes, filtres) pour les ménages de façon à
diminuer leur dépendance à l’eau de surface affectée par les pollutions et
potentiellement transmissibles de maladies. Les formations en nutrition, hygiène et
production agricole incluront une sensibilisation aux enjeux sanitaires liés à
l’utilisation d’eau infectée, des produits chimiques ou à de mauvaises conditions
d'hygiène lors de la préparation des aliments.
Risques sociaux : Le projet disposera d’une stratégie en matière de genre qui
prévoira des mécanismes de lutte contre les violences et agressions sexistes. La
divulgation de la politique (et la mise en place des mécanismes, dont le
mécanisme de plaintes) devra se faire avant le début des interventions du projet à
tous les niveaux d’intervention.
Les risques sécuritaires devront être évalués tout au long du projet et les
interventions adaptées au besoin.
Labour and Working Conditions
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Indigenous People
Faible
Faible
Risque:
Faible
Faible
Faible
Faible
Le travail forcé, le travail des enfants et les conditions de travail néfastes
(discrimination, hygiène, pratiques abusives) présentent un risque pour le projet,
ces pratiques se retrouvant dans le secteur agricole en Haïti. Toutefois, le projet
interviendra au niveau des exploitations familiales pour lesquelles très peu de
personnes sont employées. Néanmoins, la participation des enfants aux travaux
des champs est perçue comme une contribution aux activités du ménage et peut
être dans certains cas abusive. Les travaux agricoles présentent aussi des risques
de blessures ou pour la santé. Les femmes sont aussi plus à risque d’avoir une
double charge de travail.
Mesures d'atténuation:
La matrice de l'ECSMP prévoit des mesures élaborées d'atténuation et de
contrôle/surveillance pour prévenir le travail des enfants, la santé et la sécurité au
travail ainsi que les mauvaises conditions de travail. Le projet promeut également
des activités permettant de rééquilibrer la charge de travail et de faire valoir la voix
des femmes dans les processus décisionnels. D’autres activités prévoient par
ailleurs de prévenir la violence faite aux femmes. Dans l’appui aux activités de
transformation et de commercialisation, EFOSE veillera à mettre en place des
modèles socio-économique de gestion éthique et aligné sur la légalisation du pays
en matière d’emploi. Il en sera de même au niveau des activités de production
requérant de la main d’œuvre. Des règles d’hygiène seront également mises en
œuvre pour assurer l’innocuité des produits et veiller à la santé du personnel.
Il n’y a pas de peuple autochtone catégorisé en Haïti
Mesures d'atténuation:
Cultural Heritage
18/20
Risque:
Faible
Faible
Resource Efficiency and Pollution Prevention
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Biodiversity Conservation
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
Parties prenantes
Moyen
Moyen
Stakeholder Grievances
Moyen
Moyen
Le projet ne prévoit pas d’intervenir sur des sites protégés ou dans des zones
d’importance historique, religieuse ou culturelle.
Mesures d'atténuation:
La planification des activités sera réalisée en collaboration avec les communautés
locales dans le cadre des diagnostics territoriaux participatifs et inclura un zonage
afin d’assurer la non-exploitation de sites protégés. Au besoin et selon le type
d’intervention en question, le guide d’obtention du consentement libre préalable et
éclairé sera également suivi et des procédures de recherche fortuite seront
appliquées conformément à la législation en vigueur, dans le cas peu probable où
cela se produirait, conformément aux procédures PESEC du FIDA.
Un risque de mauvaise gestion des intrants et pollution a été identifié car certaines
cultures sarclées sont pratiquées sur des pentes raides sans mesures de
conservation. S’ajoute à cela les risques d’utilisation des intrants chimiques.
L'utilisation accrue de produits agrochimiques par les agriculteurs peut polluer les
terres et les ressources en eau alors qu'ils cherchent à augmenter la productivité
agricole, menaçant de facto les services écosystémiques et l'environnement au
niveau local.
Mesures d'atténuation:
Le projet soutiendra le développement de l’agriculture et de l’élevage en
promouvant des pratiques agroécologiques qui privilégient l’usage d’intrant et
compost biologiques locaux, la gestion intégrée de la fertilité et des nuisibles
(annexe 5.9) et promouvant la diversification des cultures.
Par ailleurs, le projet prévoit des interventions pour lutter contre la dégradation des
sols et érosion dans les pentes, en ciblant la localisation de l’agroforesterie ainsi
qu'agro-sylvo-pastoral durable et en prévoyant des mesures de gestion des sols
appropriées.
Le projet est proche d'une zone protégée et les installations associées peuvent
subir un impact indirect, La zone d’intervention du projet se situe dans le Massif de
la Selle, qui est la deuxième région la plus riche en biodiversité du pays après le
Massif de la Hotte.
Mesures d'atténuation:
Le projet établira un zonage géographique s investissements du projet se
concrétiseront en dehors de ces zones protégées, tout en bénéficiant de manière
pertinente aux retombées positives du projet. De plus le projet EFOSE cherchera à
promouvoir la biodiversité et les approches respectueuses de l'environnement pour
aider à compenser les risques environnementaux. Indicateur de biodiversité ABC
Map et d'autres outils géospatiaux seront utilisés pour s'assurer que les activités du
projet sont mises en œuvre en dehors des zones des aires protégées et pour
contrôler ou d’évaluer en permanence les impacts a mi- terme et a l'achèvement du
projet.
19/20
Risque:
Moyen
Moyen
Stakeholder Engagement/Coordination
Moyen
Moyen
Risque:
Moyen
Moyen
L'activation inadéquate ou tardive des mécanismes de redressement des
griefs/plaintes, entraînant des plaintes non résolues de la part des parties
prenantes, ce qui peut entraîner une baisse de la motivation et de la participation
au projet. Cela pourrait compromettre la mise en œuvre du projet et la réalisation
de ses objectifs de développement.
Mesures d'atténuation:
Un mécanisme de gestion des plaintes (MGP) adapté au contexte local et
socioéconomique des parties prenantes sera développé et mis en place afin de
régler les problèmes, difficultés ou incompréhensions au cours de l’exécution du
projet, en privilégiant des solutions à l’amiable.
Il est possible que l’ensemble des parties prenantes n’aient pas été identifiées
durant la phase de conception du projet, notamment au niveau des bénéficiaires et
associations locales – les conditions d’accès et sécuritaires rendent plus difficile la
réalisation d’un mapping exhaustif et les études de vulnérabilité ne couvrant pas
l’ensemble des communes du Sud-Est. Pour les mêmes raisons, un risque de
duplication de certaines activités mises en œuvre par d’autres partenaires, peut
exister. Il est également possible que le projet crée des tensions entre les
participants et les non-participants du projet ; la pauvreté et l’insécurité alimentaire
étant en augmentation dans la région et le projet ayant une portée limitée.
Mesures d'atténuation:
Les parties prenantes, notamment les organisations locales, les organisations des
nations-unies, ont été largement consultées au cours du processus de préparation
du projet. La phase de diagnostic territorial participatif permettra d’affiner
l’identification des partenaires et la plateforme de coordination les engagera. Un
plan d'engagement des parties prenantes sera élaboré au cours de la conception
du projet afin d'identifier les différentes parties prenantes, la manière dont elles
seront engagées, les boucles de retour d'information et les canaux de
communication.
20/20
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 10: Stratégie de retrait
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Annexe 10 : stratégie de sortie et durabilité
Contents
1
Introduction : définitions et mécanismes d’évaluation ...................................... 1
2
Approche, phase et suivis .............................................................................................. 2
3 Facteurs de durabilité : bonnes pratiques et principes intégrés au projet
EFOSE et renforcés dans la stratégie de durabilité ..................................................... 3
3.1
Capital humain et social des bénéficiaires ....................................................... 3
3.2
Institutions et Partenariats publics privés ....................................................... 3
3.3 Role des organisations de producteurs au sein des partenariats publicprivés .......................................................................................................................................... 4
3.4
Renforcement des capacités financières .............................................................. 5
3.5
Durabilité environnementale et résilience aux risques climatiques ............. 5
3.6
Préparation du plan affiné de sortie et durabilité de projet ........................... 5
3.7 Tableau de bord et suivi du renforcement des capacités et de la
durabilité des activités ........................................................................................................ 10
3.7.1
Durabilité économique : coûts-avantages pour le bénéficiaire ........... 10
3.7.2
Changement climatique, risque et durabilité ............................................ 10
3.7.3 Suivi des capacité des agriculteurs et des organisations de
producteurs ......................................................................................................................... 11
1
Introduction : définitions et mécanismes d’évaluation
Le FIDA définit la durabilité comme « les perspectives de poursuite des activités ou des flux
d'avantages du projet après la clôture du projet et la durabilité des changements et des impacts
provoqués par le projet ». Ceci suppose d’abord de bien identifier les résultats et bénéfices à
poursuivre, i.e. les principaux avantages accumulés par les bénéficiaires, à la fois en termes de
revenus mais aussi « d’avantages environnementaux (contributions positives/négatives, résilience
aux chocs environnementaux externes, adéquation des approches agricoles dans le contexte
climatique ) . changement)".
Le cadre du FIDA propose également d’ « examiner si les résultats réels et escomptés résisteront
aux risques » et examine quelles sont les principales activités nécessaires pour pérenniser ces
avantages, notamment en termes d’accès à la formation, aux services, aux intrants et au marché,
et examine pour chacune quelle est la principale stratégie de sortie et ses conséquences.
Les facteurs clés identifiés reposent en général sur les institutions publiques et rurales, des
partenariats forts, un capital social et humain renforcé, des incitations-motivations communes et
une viabilité environnmentale et économique des activités
La stratégie de sortie est définie comme un plan décrivant comment un projet entend retirer
ses ressources tout en assurant la continuité des bénéfices une fois les activités du projet
terminées. En outre, une stratégie de sortie réussie garantit que les innovations, approches et
modèles réussis sont non seulement documentés mais également partagés avec les parties
prenantes concernées pour faciliter et déclencher l’expansion de ces succès. Idéalement, une
stratégie de sortie devrait chercher à trouver une voie pour intensifier 3 activités de projet
performantes,
2
Approche, phase et suivis
1. La stratégie de sortie et de durabilité du projet est basée sur la méthodologie d´éducation
populaire (faire-faire et faire-avec), qui reconnait la capacité intrinsèque des populations
appauvries de construire leur propre bien-être. Dans cette perspective, les pistes de
solutions proposées seront validées et améliorées dans la mesure de la mise en œuvre du
projet. La participation active des protagonistes est donc indispensable pour la sélection et
construction des options durables et autonomes.
2. Cette stratégie de retrait sera revue, révisée et adaptée durant l’implémentation du projet.
Elle aura 3 phases :
a. Initiale durant laquelle le personnel présentera la stratégie aux bénéficiaires pour
ajouts et appropriation,
b. Phase 1 : Implémentation (année 2-4) consiste en l’implémentations des différentes
actions et activités de durabilité
c. MTR : révision et mise à jour de la stratégie pour tenir en compte des capacités
atteintes, leçons atteintes et key gaps etc. ceci doit ainsi informer les activités de la
phase 2
d. Phase 2 : 4-7 : Sortie consiste en la réduction et finalisation des subventions et de
l’accompagnement direct du personnel du projet. Durant cette dernière phase les
organisations locales ancrées dans les zones d’intervention prendront la relève avec
les leads-paysans.
Chaque mission du FIDA évaluera la stratégie de sortie et les différents facteurs de durabilité selon
les paramètres suivants :
Indicateur de stratégie de sortie : degré d'appropriation par les bénéficiaires,
engagement du gouvernement et disponibilité de financement (par exemple,
fonctionnement et maintenance, services de vulgarisation) démontrés dans la mise en
œuvre et dans la stratégie de sortie.
Indicateurs liés (institution, partenariat, capital humain et social, durabilité
économique, environmmentale et climatique)
Les notes maximales supposent les avancées suivantes :
3
Facteurs de durabilité : bonnes pratiques et principes intégrés au projet EFOSE
et renforcés dans la stratégie de durabilité
3.1 Capital humain et social des bénéficiaires
Le renforcement des capacités des populations visées (capital humain), leur mise en lien avec
les acteurs (capital social) et leur capital financier sont des éléments essentiels de la durabilité qui
ont été intégrés dans toutes les activités
3. Les familles qui reçoivent des intrants (plantules, intrants) seront engagés á travers de la
méthodologie Pase Kado de transmettre á d´autres familles non bénéficiaires directes du
projet des plantules, intrants et animaux pour s´assurer d’une couverture ample et
communautaires des biens reçus. Par ailleurs, les bonnes pratiques de gestion des revenus
et des flux doivent permettre aux bénéficiaires de préfinancer les achats nécessaires
suivants.
4. Les formations sont intégrées dans l ensemble des interventions pour assurer la
continuité des activités. Les producteurs et productrices de denrées alimentaires
apprendront á sélectionner les semences pour leur utilisation durant d´autres cycles
productifs.Les bénéficiaires du programme seront formés sur les techniques de production
alimentaire saine et Nutritive. En outre, cette augmentation de l’accès aux aliments sera
accompagnée d’un programme systématique sur l’éducation nutritionnelle. Ce renforcement
de capacités sur la nutrition des populations ciblées est crucial pour assurer une continuité
des actions, une valorisation et une mise à échelle des acquis et expériences. Les progrès
nutritionnels couplés aux efforts d’autonomisation des femmes et égalité de genre seront un
important facteur dans les stratégies de transition et sortie du projet.
5. La participation active des lead-paysans comme promoteurs communautaires
assurent d’un côté, que toutes les approches pour la prestation des biens et services seront
focalisées sur les communautés et l’autre côté, ces leads techniques vont pouvoir continuer
la prestation de services d’assistances et d’accompagnement même quand le projet aurait
terminé tout en permettant la recherche de solutions collectives et communautaires
permettra aux familles bénéficiaires de trouver des solutions propices et autochtones aux
problèmes liés aux changements et vulnérabilités climatiques.
6. En renforçant le tissu associatif et en mettant l’accent sur l’inclusion des femmes,
jeunes et les couches vulnérables.
a. Le renforcement et la consolidation des organisations de producteurs de café, de
cacao, de tubercules d’apiculteurs, de coopératives d’élevage avec la formation des
membres permettra de promouvoir le transfert des meilleures pratiques. Lors des
formations, les femmes et les jeunes seront priorisés afin de permettre un réel
transfert sur le moyen terme. Des jeunes et des femmes seront formés pour
transmettre les formations reçues.
b. Pour l’entretien des PPI, les responsables des associations d’irrigants apprendront á
faire valoir la gestion de l’eau, en faisant payer les redevances nécessaires pour le
maintien des infrastructures réhabilités. Les producteurs des denrées alimentaires
seront appuyés pour écouler leurs excédents de production sur les marchés locaux
ou /et sur les marchés institutionnels établis avec le PAM
3.2
Institutions et Partenariats publics privés
7. Le renforcement des capacités institutionnelles des organisations de la société
civile du Sud-est est également essentiel avec une emphase spéciale pour les délégations
départementales et municipales du ministère de l’Agriculture, de CROSE et de ACDED en
composante 1.1
a. La garantie d’une gouvernance inclusive, dynamique et forte et un plan de gestion
revu compris et approprié par tous.
b. Les autorités du Ministère assurent le recrutement permanent des cadres qui
reçoivent un complément de salaire dans de le cadre de L´EFOSE.
c. Les BAC seront dotés des équipements et outils nécessaires pour continuer le suivi
des résultats et impacts du projet au-delà du financement du FIDA
8. Un autre aspect clé est le développement de partenariats solides avec les acteurs
économiques des chaines de valeur visées et le renforcement de la viabilité économique
de ces acteurs grâce aux co-investissements au sein des plans d’affaire en 2.2. Ces
partenariats et renforcement de capacités permettant de durabiliser les services essentiels
à la continuité de ces filières (intrants, semence, marché, formation, etc.).
9. Certains acteurs privés intègrent déjà dans leur business model l’ensemble de ces services
(Aytika et café luxe, voir annexe 14 partenariat et 13 on lessons learnt). Les producteurs et
productrices bénéficiant des systèmes agroforestiers de Café et Cacao seront intégrés dans
les systèmes de commercialisations existantes (AYTICA -Café LUX). En outre ils seront
encouragés á participer dans les systèmes organisés existants dans la Zone (Associations et
coopératives)
Il est essentiel de développer les intrants et les services locaux pour soutenir la chaîne
de valeur. En effet, l’importation et le transport d’intrants vers des zones enclavées sont
risqués et coûteux (c’est le cas des enseignements du PITAG). Les projets doivent en tenir
compte et investir dans la production locale de semences, de plants et d’intrants, ce qui peut
également créer des opportunités d’emploi pour les jeunes et les sans-terre. La chaîne de
valeur cacao-café intègre souvent la production d’intrants dans son travail. Aytika investit
dans les biofertilisants (mycorhizes, bokashi, vermi-compost) et les biopesticides pour pouvoir
répondre aux besoins nutritionnels des plantations de cacaoyers et lutter contre les maladies
et ravageurs.
Intégration verticale et partenariat filière : Certains acteurs privés de la chaîne de valeur
(par exemple Ayitika et Café Lux pour le café et le cacao) intègrent les différents segments
de la chaîne de valeur et fournissent des services associés aux agriculteurs. AYITIKA dispose
d'une équipe technique et administrative de 30 personnes et d'infrastructures et services de
production (jardins clonaux, pépinières, unité de biofertilisation, laboratoires des sols, centres
de fermentation, chocolaterie - voir annexe). De même les café lux disposent d’infrastructures
de transformation post-récolte leur permettant de produire du café lavé. Dans le cadre de ces
partenariats, l'entreprise apporte un appui technique aux producteurs pour régénérer
d'anciennes parcelles. Le forfait comprend la fourniture de plants de variétés de caféiers
résistantes à la rouille et au scolyte dont le catimor ainsi que les techniques de taille et
d'entretien écologique des parcelles. Cet appui comprend également le préfinancement de ces
associations pour l'achat de café pour leurs membres, leur permettant ainsi de surmonter les
problèmes de trésorerie auxquels elles sont confrontées.
3.3
Role des organisations de producteurs au sein des partenariats public-privés
Sur la base d’experience dans de nombreux pays, le renforcement du capital social et organisations
de producteurs est un élément clé de la durabilité et maintenance de tout investissement et pour
assurer que les partenariats publics privés soient inclusifs et équitable. Ceci suppose également une
viabilité économique qui doit se reposer sur des services économiques viables des organisations (i.e.
vente-achat groupé, conseil agricole, vente intrant, gestion d’infrastructure etc.). De la même
manière, pour l´entretien et la durabilité des systèmes d´irrigation réhabilités, l´EFOSE prévoit
d’´exécuter un plan systématique de renforcement de capacités des associations d’´irrigants dans
les thèmes de gestion rationnelle de l´eau, finance et administration, gouvernance, entre autres.
En Haïti, le PAM a réussi à organiser l'approvisionnement des cantines scolaires locales en
renforçant les organisations de producteurs et en investissant dans le stockage et la
transformation. Dans cette démarche, l'accompagnement des agriculteurs pour le
conditionnement de leurs produits a eu à cœur de garantir la sécurité et la qualité des produits.
La fixation des prix et la définition d’un pourcentage de perte acceptable ont également été
cruciales pour garantir, d’une part, que cela soit rentable pour les organisations de
producteurs, et d’autre part, que cela ne perturbe pas les marchés locaux.
Aytika tire des enseignements similaires pour la chaîne de valeur cacao-café. L'entreprise
entretient un partenariat stratégique avec l'association RASIN, structure locale regroupant les
producteurs partenaires de l'entreprise. RASIN joue un rôle central dans la construction et la
diffusion des innovations. C'est également une structure de contrôle et de négociation qui
garantit le respect des normes de qualité et la loyauté des relations commerciales entre
AYITIKA et les producteurs.
3.4
Renforcement des capacités financières
Il est essentiel de s’assurer que les investissements et solutions sont rentables et innovantes ; ceci
peut nécessiter le développement d’activités complémentaires économiques qui seront appuyées en
2.2 via des plans d’affaire assurant la revue de la viabilité économique. l ;
Renforcement des capacités financières et partenariats avec des institutions financières
et diaspora. Pour la poursuite des activités, il est essentiel que les populations aient les capacités
de financer l’achat d’intrants et la poursuite des activités entamées. Le projet a donc intégré des
processus de renforcement des capacités financières des bénéficiaires, l’encouragement à l’épargne
et mise en lien avec institutions financières locales et diaspora en 2.2 et 1.1.
La mise en place d’infrastructures de conservation et de transformation post-récolte – pour
structurer et renforcer les filières économiques soutenant le cacao et l’arbre à pain – est une
contribution très appréciée par les acteurs qui opèrent à travers les différents segments des
chaînes de valeur agricoles et constitue un levier de croissance et de développement économique
qui repose essentiellement sur des engagements communautaires à différents niveaux. (Rapport
d'évaluation 2023 du projet OIT PROFIT)
La Mise en place et structuration des mutuelles de solidarité (MUSO) et structures faîtières
associées dans les zones d'intervention du projet, dans un contexte d'accès au crédit et au
financement agricole pratiquement inexistant : La collaboration avec le KNFP pour la mise en
place de 58 mutuelles de solidarité commence à porter ses fruits. les agriculteurs concernés sont
moins inquiets et moins dépendants de crédits inadaptés et difficiles à mobiliser. Il ouvre la voie
à la pérennisation des actions et des résultats visés pour une amélioration durable des revenus
(évaluation 2023 du projet ILO PROFIT)
3.5
Durabilité environnementale et résilience aux risques climatiques
L´utilisation des pratiques et méthodes agroécologiques, la conservation du sol et de l´eau
permettra aux producteurs de et productrices de produire des aliments saints tout en préservant la
possibilité des générations futurs de vivre dans un environnement sauf et producteur :
A) en introduisant des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, en restaurant les
ressources naturelles dégradées, en assurant un suivi et une surveillance étroite et en tenant
compte des risques climatiques.
B) Promotion d’infrastructures vertes incluant des systèmes d’agroforesterie, de routes vertes,
de préservation et restauration des sols pour améliorer la résilience des systèmes de
production et des communautés face aux chocs.
C) Les hommes, femmes et jeunes vivant dans les différentes sections communales devront au
cours du programme, comprendre l’importance de ces pratiques tant au niveau
environnemental qu’économique. Cette compréhension sera garante d’une continuité de la
mise en œuvre de ces pratiques en fin de projet.
D) Enfin, il est indispensable de s’assurer que les activités sont résilientes aux risques
climatiques
3.6
Préparation du plan affiné de sortie et durabilité de projet
Plan initial de sortie et durabilité des activités clés du projet
Activités à
poursuivre
Réhabilitation de
systèmes irrigués
Parties prenantes &
roles attendus
MARDNR
CROSE
Association
d’irrigants
Conditions nécessaires et
Risques
Non-paiement des
redevances pour l’utilisation
de l’eau de la part des
bénéficiaires
Desastre naturel /
réparations à faire et Manque
capacité technique pour
opérer / réparer
Conflits usage eau
2
Amélioration des
systèmes de
production de café
et Cacao
Associations de
producteurs de Cafés
et Cacao
Coopératives
Entreprises privées
Ayitica
Cafélux
3
Production des
denrées
alimentaires
(Ignames, manioc,
mais, sorgho,
haricot, légumes)
CROSE
Lead Paysan
Cluster de Production
agricole
Organizations de
base
Communautaires
Partenaires du PAM
(cantine scolaire,
centrale achat etc.)
Variabilité des prix sur le
marché international, ce qui
pourrait démotiver les
producteurs á augmenter la
production ;
Difficulté d’export/marché
insuffisant
Qualité insuffisante – perte et
difficulté d’aggréger
Desastre naturel detruisant
plantation avant maturité
Faible intérêt des
consommateurs pour produits
locaux ou capacité d achat
Affectation de la production
des denrées alimentaires par
les phénomènes climatiques
(ouragan, cyclone,
sécheresse)
Pertes post recolte
1
Mécanisme de durabilité
Stratégie de sortie-durabilité rediscutée avec acteurs à mi parcours
a. Renforcement de capacité des associations d´irrigants
(gouvernance, gestion de l´eau, collecte et gestion des
redevances, résolution de conflit) et appui a formuler plan
durabilité / stratégie de sortie
b. Assurer partenariat public entre association et ministère /
acteurs concernés et guide technique à disposition
c. Intégration des solutions basées sur la nature et
interventions de préservation et protection des sols dans
les micro-bassins versants en amont des périmètres en
collaboration avec propriétaires / usagers
d. Integration gestion eau dans formation agricole en 2.1
Stratégie de sortie-durabilité rediscutée avec acteurs à mi parcours
a. Appui á l´accès aux marchés existants et partenariats
publics privés (Ayitica et CaféLux)
b. Amélioration des capacités des organisations paysannes
existantes y ccompris capacité pour agréger et suivre
qualité
c. Renforcement de la production locale d’intrants et de
services agricoles via appui coopératives / entrepreneurs
(2.2.)
d. Systèmes agroforesterie mixte pour assurer revenus en
cas de probleme de marché café=cacao
Stratégie de sortie-durabilité rediscutée avec acteurs à mi parcours
a. Éducation nutritionnelle pour l´autoconsommation des
produits nutritifs locaux et Sains et campagne (radio,
video, recette)
b. Liaison avec acheteurs institutionnels en particulier le PAM
dans le cadre du programme des cantines scolaires pour
écouler les Excédants et cofinancements des
infrastructures de stockage/processing pour réduire pertes
c. Renforcement de la production locale d’intrants et de
services agricoles via appui coopératives / entrepreneurs :
Implémentation de la méthodologie « PaseKado »
d. Implémentation des pépinières et des systèmes de
production de Bio-input.
Activités à
poursuivre
Parties prenantes &
roles attendus
Conditions nécessaires et
Risques
Mécanisme de durabilité
4
Construction des
citernes pour
l’approvisionnement
ACDED
Lead Paysan
Comités locaux de
gestion de l’eau
DINEPA
5
Graduation de
Personnes extrapauvres
CROSE
FANDESIDE
FONKOSE
LeadPaysanne/Femmes
6
Transfert d’argent
et Rémittences
FOKOSE
Coopératives de
Crédits
Mutuelles de
Solidarités
AVEC
7
Entreprenariat pour
les Jeunes
CROSE
Coopératives et
Associations
Entreprises privées
Destruction des
infrastructures de collecte
d’eau par des phénomènes
naturels
Manque d entretien- mauvais
usage filtre
Competition sur usages
Les efforts mis en œuvre
dans cette stratégie de
graduation ne sont pas
suffisants pour sortir les gens
extrêmement vulnérables du
seuil de l’extrême pauvreté
Le dialogue et le partenariat
entre les membres de la
diaspora qui envoient de
l’argent et les récepteurs en
Haïti ne conduisent pas aux
pistes de résultats proposés
Les jeunes ne sont plus
intéressés aux types
d’entreprises identifiées
actuellement par le projet
Pas de demande pour
services/absence de marché
Les entreprises ne sont pas
viables économiquement ou
ne sont pas résilientes aux
chocs
Pas de capacité de gestion
financiere et d’accès
financement pour étendre les
activités
Production, récolte et stockage de semences natifs,
résistants et adaptés aux micro-zones géographiques
Stratégie de sortie-durabilité rediscutée avec acteurs à mi parcours
a. Renforcement de capacités des organisations locales
b. Éducation en ce qui concerne entretien et usage rationnel
c. Création des comités de gestion de l’eau potable
d. Assurer capacités de reparation locale
a. Accès aux services financiers promus par FONKOSE IMF.
b. Appui à l’acquisition d’actifs, insertion dans les filières et la
mise en place des activités génératrices de revenus
durables
c. Support à l’autodétermination et à la réduction des
inégalités sociales
a. Education et capacités de planification et suivi des
ressources du ménage Meilleur usage des Transfert
d´argent et Rémittences
b. Amélioration de l’accès au crédit et á l’épargne.
c. Dialogue /partenariat Diaspora
d. Partenariat / inclusion dans institutions financières / eBanking
Stratégie de sortie-durabilité rediscutée avec acteurs à mi parcours
Liens avec des organisations locales existantes en vue de
fournir des services aux autres acteurs dans les chaines de
valeur
b. Accès aux financements
c. Peer to peer network post project
8
9
Activités à
poursuivre
Construction
d’Infrastructures
Publiques (Fermes
Macary, et
Construction de Bac
de Belle-anse)
Parties prenantes &
roles attendus
MARDRN
Organisations
paysannes
Lead-Paysans
Secteur privé
Conditions nécessaires et
Risques
Le ministère de l’Agriculture
n’arrive pas á mobiliser les
fonds nécessaires pour les
entretiens des infrastructures
après la fin du projet EFOSE
ainsi que leur usage pour
opérer des services utiles aux
acteurs locaux
Mécanisme de durabilité
Production durable
et efficace dans les
Jardin Lakou
MARDRN
Les effets des changements
climatiques (ouragan,
cyclone, sécheresse et
inondations) ne permettent
d’augmenter la production
Stratégie de sortie-durabilité rediscutée avec acteurs à mi parcours
a. Formation sur la production des denrées alimentaires
adapté au changement climatique
b. Former les bénéficiaires à la Production, récolte et
stockage de semences natifs et d’intrants de base
(compost pour la fertilité, recettes de bio-inputs) et
produire des guides de production illustrés et vidéo de
base
c. Former des lead paysans locaux qui seront des points de
référence et sauront produire les intrants et services
nécessaires ; certains pourront devenir agripreneurs e
vendre ces services en composanet 2.2 ;
d. Renforcer réseaux sociaux (groupes de femmes-jardins
locaux,. Groupes sociaux etc.) pour faciliter les peer to
peer exchange durables
e. Revalorisation des recettes culinaires ancestrales et lien
avec éducation nutrition
Lead-PaysannesFemmes et possibles
agripreneurs locaux
Groupements
féminins
CROSE
FANDESIDE
Manque d’accès aux intrants
&b services (semencesseedling fertilité-conseils
agricoles-gestion nuisibles)
pour continuer les jardins et
faire face aux risques
(attaque nuisible, destruction
recolte etc.) ; jardins lakous
peuvent être exclus du fait de
la petite taille
La stratégie de sortie sera discutée dès le début de projet et
idéalement comprendra à la fois des engagements publics et privés
pour assurer l'opération de la structure et ses services aux
agriculteurs :
a. Plaidoyer pour l´inclusion de budget public institutionnel /
staffing pour la prise en charge
b. Promotion, appui et support à l’établissement d’un modèle
PPP pour la promotion des innovations et la production et
fournitures d’intrants et de services aux autres acteurs des
chaines de valeur en particulier les petits producteurs. Ce
modèle repose sur la base d’identification de services
pouvant générer des revenus , y compris en termes de
fonction d’aggrégation, formation, intrants etc., etc et
devra être gouverné par des comités publics privés
c. Le modele devra inclure les mécanismes pour que les
structures bénéficient aux agriculteurs, y compris via les
liens à établir avec les coopératievs et lead farmers et
acteurs privés
Activités à
poursuivre
Parties prenantes &
roles attendus
Conditions nécessaires et
Risques
Manque d’intérêt pour la
consommation des produits
Mécanisme de durabilité
Ce plan doit être affiné à la mi-parcours sur la base des leçons apprises et évolutions des activités. Le format suivant est proposé
3.7
Tableau de bord et suivi du renforcement des capacités et de la durabilité des activités
Pour assurer la durabilité post projet, il est indispensable de suivre quelques indicateurs socioéconomiques clés
3.7.1
Durabilité économique : coûts-avantages pour le bénéficiaire
Cette section vise à vérifier si les investissements agricoles du projet génèrent suffisamment de flux
de trésorerie et de revenus pour compenser les investissements futurs et les coûts d’exploitation et
d’entretien ? Les activités liées à l’agriculture sont-elles économiquement et financièrement viables ?
Si non, quelles sont les contraintes ?
Pour y répondre, le projet a déjà inclut des formations financières pour l’ensemble des bénéficiaires
et les appuiera à tenir des comptes et faire des analyses simples sur leurs revenus. Sur cette base,
le projet pourrait tenter de renforcer/compiler des données quantitatives et qualitatives sur i )
résumer les principales activités agricoles et génératrices de revenu promues ; ii) les niveaux
d'adoption ; iii) productivité des pratiques agricoles ; ii) coût-bénéfice/rentabilité des pratiques et
activités génératrices de revenu.
Activités
agricoles et
business
Pratiques
majeures
promues
rapport
initiales
Implications
financières par
rapport aux
activités
habituelles
Estimation
des taux
d'adoption
Productivité
et revenus
/ benefices
Facteurs de non
adoptions /
contraintes
1
2
3
4
3.7.2
Changement climatique, risque et durabilité
Les communautés et les agriculteurs sont exposés à divers chocs environnementaux (érosion,
glissements de terrain), chocs climatiques (ouragan, variabilité des précipitations, inondations,
sécheresse, cyclone), chocs naturels (attaques de ravageurs et de maladies) et chocs ou difficultés
de marché (baisse des prix, surproduction/marché) ; L’évaluation de la durabilité doit également
évaluer la probabilité que les résultats réels et anticipés résistent aux risques, y compris aux
risques liés au climat, au-delà de la durée de vie du projet.
Le projet pourrait renforcer les capacités de gestion des risques des groupes et des institutions en
assurant un suivi régulier des risques et mesures d’adaptation prise :
Tableau 1.3.2.: Analyse des risques asocciés aux changements climatiques et des facteurs extenes
Nom du risque et facteur
Estimation du
Pourcentage
d’affectation
Mesures
d’atténuations
Leçons apprises
1
Ouragan
2
Cyclone
3
Inondations
4
Sècheresses
5
Maladies
6
Attaques des ravageurs
7
Baisse des prix
8
Augmentation des Prix des
intrants
3.7.3
Suivi des capacité des agriculteurs et des organisations de producteurs
Un élément clé de durabilité réside dans la capacité des bénéficiaires à poursuivre les activités et
innovations permises par le projet mais également connaissance et capacité acquise pour mieux
gérer les risques, faire appel à des services etc.
Il est donc important que le projet puisse suivre les formations dispensées et assurer l’évaluation
de leurs résultats pour les bénéficiaires, en assurant que le principe de formation holistique du
projet soit suivi mais aussi pour assurer une adaptation des curriculums aux besoins.
3.7.3.1 Aperçu de la formation dispensée et des capacités techniques renforcées pour les
agriculteurs
Premièrement, le projet pourrait résumer et mettre en évidence l'étendue des formations
dispensées aux bénéficiaires et aux organisations paysannes afin d' examiner la manière dont les
capacités ont été renforcées et les éventuelles lacunes.
Thématique
FFS / connaissance des pratiques
agricoles
Changement climatique et capacité
d’anticiper
Pratiques agricoles résilientes
Capacité à produire intrants
Nutrition et préparation saine
Budget de campagne et suivi des
dépenses
Analyse des revenus / coutsbénéfices etc.
Type de
formations
Contenu
clé/capacité
renforcée
Sensibilisation : Nombre
d'agriculteurs et de
groupes formés
Connaissance/ accès marché
Trésorerie & gestion financière et
épargne
Place des femmes, jeunes et meilleur
équilibre au sein des ménages.
3.7.3.2 Notation des organisations de producteur en termes de gouvernance,
Administration et viabilité économique / financière
Il est très important d’évaluer régulièrement les compétences acquises des organisations de
producteurs et organisations suivies, et noter leurs progressions ou enjeux. Le projet pourra se
référer à plusieurs guides existants, par exemple ceux du FIDA :
https://www.ifad.org/fr/web/knowledge/-/publication/teaser-strengthening-smallholderinstitutions-and-organizations (module sur l’analyse du capital social) et le module sur « profiling
farmer organizations) https://www.ifad.org/en/web/knowledge/-/publication/engaging-withfarmers-organizations-for-more-effective-smallholder-development
Une grille peut être adaptée en fonction des éléments suivants et doit pouvoir également être
remplie par les organisations elle-même de façon à générer des discussions sur leurs capacités
Nom de l’organisation__________________________Date de l’évaluation
Critères (à développer un
Facteurs
expliquant une
performance
moindre
Note
Gestion organisationnelle
0%
Le développement du
leadership
0%
Gestion de projet
0%
Gestion de fonds
3%
Mise en réseau/ liaison /
partenariat
17%
La bonne gouvernance et
inclusion des femmes
0%
Résultat global
0%
Plans pour résoudre les problèmes
Il est important de suivre la viabilité économiques des organisations et des plans d’affaire
qu’elles mettront en œuvre : quels sont leurs éventuels coûts de fonctionnement (transport des
dirigeants, enregistrement, etc.) ? quelles sont les différentes activités économiques organisées,
leurs coûts d’investissement (achat des différents intrants – éléments) ? Quels sont les
mécanismes de revenus et les OP ont-elles mis en place des mécanismes de tarification durables ?
Est-ce que cela atteint le seuil de rentabilité /génère plus de revenus ? Quelles seront les capacités
d’investissement/solde bancaire de l’OP au moment de la clôture ?
Le tableau suivant peut être adapté et devenir également un outil de suivi interne des
organisations de producteurs et business dont les capacités doivent être renforcés sur ces aspects
financiers. Le projet peut également consulter d’autres manuels, par exemple module 2 et 3 sur
rédiger et suivre business model des organisations de producteur.
https://www.ifad.org/fr/web/knowledge/-/toolkit-engaging-with-farmers-organizations-for-moreeffective-smallholder-development
Thèmes majeurs
mise à jour des plans
d'affaires
Sous-thèmes
Types de Plan d’affaire
plans d'affaires/échanges mis à jour
argent liquide à portée de main
argent à la banque
Actifs
statut financier
créances / en prêts
groupes de revenus nets estimés
Revenu
Droits
type de crédit
Diversité du portefeuille de prêts
% du montant du groupe sous forme de crédit
montant moyen fourni
période de remboursement
taux d'intérêt
modalités et statut du
crédit
politique de remboursement
état actuel et problèmes avec les prêts
activités et coûts d’investissement (au-delà d’un an)
révision des stratégies
de rentabilité et de
gestion des risques des
entreprises
Coûts administratifs de fonctionnement du bureau et
du personnel
coût d'exploitation/coût de transaction
Revenus pour les activités économiques coopératives
bénéfice net
résumé /
municipales
Politique d’atténuation et de gestion des risques pour
gérer la faillite d’entreprise (souscription d’assurance,
implications sur le remboursement.)
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexe 11: Thèmes à prendre en compte - pointage des critères d'admissibilité
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Mainstreaming themes – Eligibility criteria checklist
Be gender transformative
Situation
analysis
Be youth sensitive
Be nutrition sensitive
Prioritize persons with disabilities
Prioritize indigenous peoples
National gender policies,
strategies and actors
Gender roles and
exclusion/discrimination
Key livelihood problems
and opportunities, by gender
National youth
policies, strategies and
actors
Main youth groups
Challenges and
opportunities by youth
group
National nutrition
National policies, strategies and
policies, strategies and
actors
actors
Main groupings among PwDs
Key nutrition problems
Context-based barriers and
and underlying causes, by opportunities for PwDs
group
Nutritionally vulnerable
beneficiaries, by group
International standards,
national policies, strategies and key
IPs' organizations
Main IPs communities,
demographic, social, cultural and
political characteristics
Important livelihoods
constraints and opportunities for
IPs and their cultural heritage
Theory of
Gender policy objectives
change (empowerment, voice,
workload)
Gender transformative
pathways
Policy engagement on
GEWE
Pathways to youth
socioeconomic
empowerment
Youth employment
included in project
objectives/activities
Nutrition pathways
Causal linkage
between problems,
outcomes and impacts
Pathways to PwDs’ socioeconomic
empowerment using a twin-track
approach
Pathways to IPs'
socioeconomic empowerment
Logframe
Outreach disaggregated by
indicators sex, youth and IPs (if
appropriate)
Women are > 40% of
outreach beneficiaries
IFAD empowerment index
Outreach
disaggregated by sex,
youth and IPs (if
appropriate)
Persons with new
jobs/employment
opportunities (CI 2.2.1)
Outreach
disaggregated by sex,
youth and IPs (if
appropriate)
Targeted support to
improve nutrition (CI 1.1.8)
Outreach disaggregated by sex,
youth, disability and IPs (if appropriate)
Outreach indicator
disaggregated by sex, youth and
IPs are > 30% of target
beneficiaries
Include climate finance
Build adaptive capacity
Outcome level CIs
CI 1.2.8 MDDW
CI 1.2.9 KAP
Human
financial
resources
Staff with gender TORs
Funds for gender activities
Funds for IFAD
empowerment index in M&E
budget
Staff with youth
TORs
Funds for youth
activities
Staff or partner with
nutrition TORs
Funds for nutrition
activities
Staff with disability inclusion-specific
Staff with IPs-specific TORs
TORs
Funds for IPs related activities,
Funds for disability inclusion-related including FPIC
activities (including accessibility)
1/2
IFAD
Adaptation
Finance
$7,234,000
IFAD
Mitigation
Finance
$2,336,000
Total IFAD
Climatefocused
Finance
$9,570,000
Remarks
Gender
Nutrition
Youth
Persons with Disabilities
Indigenous Peoples
☐ No social inclusion themes
2/2
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexee: Annex 13 Efose Note Sur La Fragilite Actualisee
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Annexe 13: Évaluation de la fragilité et/ou de la situation
de conflit
La fragilité est définie par le FIDA comme « une situation de grande vulnérabilité aux chocs
naturels et d'origine humaine, souvent associée à un risque élevé de violence et de conflit ».
Elle est présente à des degrés divers et sous différentes formes dans de nombreuses zones
rurales où le FIDA opère et est souvent étroitement liée à la pauvreté et à l'insécurité
alimentaire. La fragilité apparaît de plus en plus complexe, avec l'émergence de crises
multiformes résultant de l'interaction des aléas environnementaux, géopolitiques et socioéconomiques, qui affaiblissent simultanément les marchés, les sociétés et les écosystèmes
naturels. Il est prouvé que le FIDA peut obtenir des résultats positifs dans les contextes
fragiles. Toutefois, ces résultats entrainent le plus souvent des coûts plus élevés que ceux
obtenus dans des contextes non fragiles. Afin d’obtenir des aboutissements positifs dans ces
situations difficiles, une adaptation du modèle d'exécution des programmes du FIDA, ainsi
que la mise au point d’outils spécifiques à ces environnements, est nécessaire. C'est dans ce
contexte que la présente note est produite, afin de s'assurer que la formulation du projet
prenne en compte ces questions de fragilité.
Introduction
Haïti est considéré comme l'un des pays les plus fragiles au monde en raison, d’une part, de
ses défis économiques et sociaux persistants, et d’autre part de par son exposition aux aléas
climatiques et aux risques sismiques. Selon l'indice mondial de fragilité (Fragile State Index
(FSI) [1], Haïti était classé 11e en 2022 sur 179 pays. En termes d’ évaluation institutionnelle
et politique du pays (CPIA)[2], Haïti était noté à 2.51, contre une moyenne mondiale a 3.2
et une moyenne de la région d'Amérique latine et des Caraïbes de 3.5. Cette fragilité du pays
justifie, entre autres, les trois dernières missions des Nations Unies (ONU). Le Bureau intégré
des Nations Unies (BINUH) [3], toujours en activité jusqu’à Juillet 2024, avait remplacé la
Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINIJUSTH) [4], qui avait ellemême remplacé la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
La fragilité haïtienne repose sur de nombreux facteurs. Certains de ces agents sont communs
à d'autres pays connaissant des situations similaires, tandis que d'autres sont spécifiques au
contexte haïtien. Ci-dessous sont énumérées les différentes composantes de cette fragilité :
1. Pauvreté: Avec une population de 11,585,000 habitants en 2022 et un revenu par
habitant estimé cette même année à 1,748 USD, Haïti est l'un des pays les plus pauvres
d'Amérique latine et des Caraïbes. L'estimation de l’UNICEF (2023)2 indique que, près de
59% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de pauvreté national
est de 58.6%, et le taux de pauvreté extrême est de 24.7%. L'intensité des privations en
Haïti, qui représente le score moyen de privation parmi les personnes vivant dans la
pauvreté multidimensionnelle, est de 48.4%. Cette pauvreté exacerbée, liée à d'autres
facteurs présentés ci-dessous, agit comme un facteur d'incitation à la migration de la
population haïtienne vers d'autres pays.
1 https://data.worldbank.org/indicator/IQ.CPA.REVN.XQ?locations=HT-1W-ZJ
2 https://www.unicef.org/media/132191/file/2023-HAC-Haiti.pdf
2. Insécurité alimentaire: En 2023, près de 4.7 millions de personnes (48% de la
population totale) vit dans un état d'insécurité alimentaire. Selon la Classification intégrée
de la sécurité alimentaire, 3 millions d'entre eux sont estimés en situation de crise (Phase
3 de l'IPC), tandis que 1,7 million sont classés en situation d'urgence (Phase 4 de l'IPC)
En 2023, on estimait que 22% des enfants haïtiens souffraient de malnutrition
chronique. L'augmentation des mouvements de personnes, en particulier des agriculteurs
et des éleveurs, dans la vallée de l'Artibonite, qui est la principale plaine rizicole du pays,
ainsi que la coupure de l'accès routier à tous les autres départements du pays avec la
capitale Port-au-Prince, marquent une perturbation généralisée des moyens de
subsistance et des marchés agricoles. Cela entrave l'accès à la nourriture et augmente la
prévalence de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition parmi les ménages vulnérables,
en particulier dans les zones rurales.
3. Faible Gouvernance : Au niveau national, le symbole de l'autorité de l'État n'inspire plus
confiance. La majorité de ses institutions souveraines fonctionnent en dehors des
prescriptions constitutionnelles et sont presque toutes dysfonctionnelles. Les institutions
haïtiennes sont généralement considérées comme faibles, ce qui entrave leur capacité à
fournir des services de base à la population et à gérer les défis économiques et sociaux.
En juillet 2023, Haïti est un pays sans législature élue, suite à la fin des mandats des
derniers sénateurs démocratiquement mandatés. Le pays n'a tenu aucune élection depuis
2016. Ce manque de représentation, et de pouvoir donné au peuple, met en évidence la
méfiance de la population envers les classes dirigeantes. Selon le rapport IPC 2021 de
Transparency International, Haïti a obtenu un score de 17/100, ce qui le place au 170 e
rang sur 180 pays évalués. Cela indique que la corruption est considérée comme répandue
dans le secteur public haïtien ; qui affecte la qualité et la quantité des investissements
publics et limite les investissements étrangers.
4. Insécurité : Avec cette histoire politique très instable, le pays doit faire face à des cycles
répétés de violence et de conflits qui ont entravé son développement. Le nombre
d'enlèvements contre rançon était respectivement de 857, 1,009 et 796 pour 2022, 2021
et 2020 (COC-CARDH, 2022). La capitale Port-au-Prince est coupée du reste du pays en
raison de l'activité des groupes armés, entre autres, sur les trois routes nationales les plus
importantes. L'insécurité affecte considérablement la Police Nationale d'Haïti (PNH) où
plusieurs policiers ont été assassinés à travers le pays ces derniers mois. Cette insécurité
affecte également la circulation des denrées alimentaires et met en danger la vie des
femmes appelées « Madan Sara » qui parcourent de longues distances dans de mauvaises
conditions pour approvisionner les marchés. Ces dernières sont parfois victimes
d'attaques, d'extorsions, de viols collectifs, allant même jusqu’au meurtre. En général,
l'activité des groupes armés, accrue par les crises récurrentes de rupture de stock de
carburant, crée des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et accroît
considérablement l'insécurité et l'insécurité alimentaire.
5. Défis environnementaux : Les défis environnementaux aggravent la fragilité d'Haïti,
tandis que la fragilité et la pauvreté rendent difficile l'élaboration de stratégies
environnementales à long terme pour la préservation des écosystèmes qui pourraient
réduire certains risques. La déforestation et la destruction des barrières côtières naturelles
(mangroves, coraux), l'érosion des sols et le manque d'entretien des infrastructures de
drainage exacerbent l'impact des catastrophes naturelles fréquentes, telles que les
ouragans, les sécheresses et les inondations, sur l'agriculture et les communautés. (USAID
2017). Haïti a l'indice de vulnérabilité aux ouragans le plus élevé (12.9 sur une échelle de
13) parmi les États insulaires des pays à faible revenu (PFR). En outre, Haïti est classé
comme le pays le plus précaire de la région des Caraïbes et 14e au monde selon l'indice
de gestion des risques (INFORM). En moyenne, chaque catastrophe coûte 2% du produit
intérieur brut (PIB) par an et affecte particulièrement le secteur agricole. 3
6. Risques et changement climatique : Selon la Banque mondiale, plus de 96% de la
population du pays est exposée aux chocs liés au climat, notamment les ouragans, les
tempêtes tropicales, les inondations, érosion hydrique et les glissements de terrain, la
sécheresse et l'élévation du niveau de la mer, qui peuvent tous causer des dommages
importants aux infrastructures, à l'agriculture et aux établissements humains, ainsi que
des pertes en vies humaines. (Banque mondiale 2023). Il est attendu que les effets du
changement climatique augmentent en fréquence et en gravité, avec de grandes
variations dans les précipitations, les pénuries d'eau et les mauvaises récoltes agricoles.
Pour la période 2020-2039, une augmentation de la température moyenne de l'ordre de
0.7°C à 1°C est attendue par rapport à la période de référence 1995-2014 (Banque
mondiale, 2019). D'ici 2050, l'augmentation de la température moyenne d'Haïti, par
rapport à la période 1986-2005, pourrait dépasser 2°C (USAID, 2017). D'ici 2090-2100,
cette augmentation pourrait atteindre 4.7°C, avec une certaine hétérogénéité. Selon le
sixième rapport d'évaluation du GIEC (2022), les pays des Caraïbes occidentales et
septentrionales, y compris Haïti, ont tendance à connaître des conditions plus sèches. Pour
la période 2040-2060 et RCP 8.5, les précipitations pourraient diminuer de 9% par rapport
à la période 1986-2005. Une conclusion inquiétante de ces projections pour le secteur
agricole est un retard potentiel dans le début des premières pluies printanières (PNUD,
2014). La fréquence des périodes de sécheresse devrait augmenter dans certaines régions
du pays.
7. Risque tectonique : L'île est menacée par une triple cause de sismicité, dont la faille «
nord » au nord et au nord-est, la faille Enriquillo - Jardin de plantain au sud-ouest et les
chaînes de montagnes dans la partie centrale. Le niveau de risque sismique en Haïti est
classé comme moyen, ce qui signifie qu'il y a 10% de chance qu'un tremblement de terre
potentiellement dommageable frappe le pays tous les 50 ans (GFDRR 2018). Les récents
séismes du 12 janvier 2010 et du 14 août 2021 ne furent donc pas une surprise, mais
plutôt une question de temps. Sur le bord Nord de la plaque Caraïbe, le mouvement relatif
par rapport à la plaque Nord-américaine est d’environ 18-20mm/an en déplacement
oblique par rapport à la limite des plaques à l’Hispaniola (DeMets et al. 2000 ; Dixon et
al. 1998). À Hispaniola, où le mouvement est oblique, il y a des failles de décrochement
qui produisent des séismes peu profonds, et la subduction mène à la production de
séismes par des failles inverses plus profondes (Mann et al. 2002). L'année 2023 a vu un
total de 828 séismes, une diminution par rapport aux 1 451 séismes enregistrés l'année
précédente, qui incluaient de nombreuses répliques dans la partie ouest de la presqu'île
du Sud suite au séisme majeur du 14 août 2021.
8. Crise sanitaire : Du point de vue sanitaire, la situation est caractérisée par la persistance
de maladies transmissibles, non transmissibles, cholériques et nutritionnelles, qui ont des
conséquences importantes sur la productivité du secteur agricole. La lutte contre ces
maladies doit rester une priorité nationale. Depuis octobre 2022, le choléra est réapparu
en Haïti après trois ans d'absence. Le dysfonctionnement du système de santé haïtien,
3
https://documents1.worldbank.org/curated/en/798501597204647137/pdf/Nutrition-Smart-Agriculture-in-Haiti.pdf
associé à l'insécurité et aux pénuries de carburant, a exacerbé les problèmes préexistants
d'eau, d'assainissement et d'hygiène, favorisant la propagation de maladies pratiquement
sans contrôle. (Human Rights Watch 2022a). En juin 2023, 49 812 cas suspects ont été
signalés à l'échelle nationale et 761 décès ont été enregistrés (MSPP 2023). De plus, la
crise sanitaire générée par la COVID-19 a eu un impact significatif sur les conditions de
vie de la population haïtienne en général et des groupes vulnérables en particulier.
9. Dépendance extérieure : L'économie haïtienne est très dépendante des importations.
Celles-ci concentrent, entre autres, les produits agricoles, les produits pétroliers et miniers
et les produits manufacturés. En ce qui concerne les produits agricoles, le riz occupe la
première place en termes d'importations. Haïti importe également d'autres céréales (maïs,
avoine, blé et sorgho), des légumes et des fruits (oignons, carottes, pommes de terre,
tomates), des viandes et des produits laitiers (bœuf, poulet, porc) et des fruits de mer.
En conséquence, le pays est très vulnérable aux chocs extérieurs. L'impact des crises
internationales, telles que la guerre en Ukraine, sur les marchés de l'énergie, des denrées
alimentaires et des matières premières affaiblit encore la capacité institutionnelle de l'État,
le soutien social et le tissu économique local, et constitue un facteur important de
l'insécurité alimentaire qui touche le pays.
10. Les migrations internationales sont liées à deux grands types de fragilité:
Fragilité des ressources humaines en Haïti : Depuis plusieurs années, Haïti se
classe en tête des sociétés touchées par une fuite massive des cerveaux et des
capitaux. Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
(CNUCED), plus de huit Haïtiens les plus instruits sur dix, résident à l'étranger. Cette
fuite est bien au-dessus du seuil « optimal » de 5 % à 10 % étayé par des analyses
sur la migration des travailleurs qualifiés (Docquier, 2006). Au cours des trois
dernières années, cette fuite s'est intensifiée en raison de l'augmentation des
enlèvements, des homicides, de la pénurie de carburant et du manque d'opportunités
économiques. L'absence de professionnels qualifiés constitue un obstacle majeur pour
les différentes institutions et entreprises qui ne parviennent pas à améliorer leur
efficacité. Il est donc pertinent que les projets du FIDA en Haïti contribuent à améliorer
les conditions préalables nécessaires pour favoriser la rétention des cadres compétents
et, en même temps, stimuler le retour temporaire ou permanent de la diaspora
qualifiée. En outre, les interventions du FIDA dans les régions contribuent au
développement des ressources humaines qualifiées qui peuvent s'être établies dans
les régions suite à la situation sécuritaire dans la capitale.
Dépendance de l'économie vis-à-vis des transferts incertains de la migration.
Environ un tiers des familles haïtiennes (38%) reçoivent des envois de fonds d'un
parent vivant à l'étranger ; pour 20 % des ménages urbains et 13 % des ménages
ruraux, les envois de fonds sont leur principale source de revenus (RTAC 2021).
Cependant, les envois de fonds auraient diminué en 2022, car les migrants en transit
sont de plus en plus incapables d'atteindre leurs destinations et les Haïtiens envoient
moins d'argent qu'auparavant (Orozco 2022). En outre, les principaux pays d'accueil
ont souvent restreint la migration ou même entamé des procédures d'expulsion (ÉtatsUnis, République dominicaine : en août 2021, plus de 178 000 Haïtiens avaient été
rapatriés de force, selon Human Rights Watch (Human Rights Watch 2022b »).
11. Migrations internes et pression croissante sur les ressources naturelles rurales
(voir le rapport sur la sécurité climatique) : Initialement, les migrations provenaient des
zones rurales vers les zones urbaines. Cependant, depuis le tremblement de terre de
janvier 2010 et l'accélération de l'instabilité urbaine et de la violence, des migrations
internes ont également eu lieu pour quitter la capitale et retourner dans les régions et
zones rurales (Fuys et al. 2021). En outre, certains migrants se déplacent à l'intérieur des
terres depuis les zones côtières en raison de catastrophes et de l'élévation du niveau de la
mer (Fuys et al. 2021), tandis que certains agriculteurs dont les terres sont dégradées /
insuffisantes tentent leur chance dans d'autres zones agricoles ou côtières.
Fragilités spécifiques du secteur agricole d’Haïti
Exposition aux risques naturels. Haïti est situé dans le bassin des Caraïbes et est donc
exposé aux ouragans, sécheresses et aux tempêtes tropicales qui affectent directement le
secteur agricole. De plus, la dégradation des ressources naturelles réduit la capacité
d'absorption de ces chocs (dégradation des mangroves, dégradation des pentes &
déforestation, etc.). Dans les zones de montagne, ces chocs dans des contextes de forte
érosion peuvent entraîner des inondations et des glissements de terrain (Glas et al. 2020).
Faibles investissements. Le très faible niveau d'investissement public et privé dans les
infrastructures et les services agricoles rend pratiquement impossible la mise en œuvre de
stratégies qui préviendraient le risque de catastrophes naturelles et réduiraient leur impact.
Absence/faiblesse des instruments de gestion des risques : faiblesse des services locaux de
prévention et d'alerte des risques agricoles, faiblesse des services financiers et d'assurance ;
Pas de politiques/financement pour les calamités
Système foncier. La situation foncière en Haïti se caractérise par la petite taille des
exploitations, les difficultés d'accès et l'insécurité foncière. Les terres de montagne sont
surexploitées à des fins agricoles et les terres de plaine, y compris les terres irriguées et
humides, sont touchées par une urbanisation non planifiée dans tout le pays. D'autre part, la
croissance démographique, l'augmentation des troupeaux d'animaux et les migrations
internes augmentent la pression sur ces ressources et la fragmentation des parcelles. Cela
tend à renforcer les conflits possibles pour l'accès à ces ressources.
Insécurité et difficultés de circulation. Certains périmètres irrigués sont occupés par des
bandes armées qui coupent l'accès à l'eau, empêchent les travaux d'entretien et de nettoyage,
et chassent les propriétaires terriens et les agriculteurs. Certains marchés stratégiques
nationaux, régionaux, communaux et ruraux sont occupés par des bandes armées ; ce qui
ralentit considérablement la vente des produits agricoles mais aussi l'accès aux intrants et
services nécessaires.
Maladies et insectes nuisibles. Les cultures, la volaille et le bétail sont gravement menacés
en Haïti. Plusieurs espèces végétales ont enregistré un déclin de leur population et de leur
rendement dû à des maladies (agrumes, cocotiers, sorgho et autres). La volaille et le bétail
ont subi plusieurs attaques de maladies et de ravageurs au cours des dernières années.
Faiblesse des services agricoles et de la recherche. Les institutions de recherche agricole
en Haïti sont sous-financées et manquent de ressources techniques et humaines qualifiées
pour mener à bien des projets de recherche efficaces. Cela limite leur capacité à fournir des
solutions innovantes pour résoudre les défis agricoles auxquels le pays est confronté.
En outre, la coordination entre les différentes institutions de recherche agricole est faible, ce
qui limite la collaboration et l'échange d'informations. Cette fragmentation du secteur de la
recherche agricole constitue un obstacle majeur à la mise en œuvre de programmes de
recherche intégrés et efficaces.
Implication des risques de fragilité pour la gestion de projet
Les principaux risques liés à la fragilité pour le portefeuille du FIDA et de l'EFOSE en Haïti sont
les suivants :
Risques liés à la sécurité et à la gouvernance:
- Émergence ou invasion de zones d'intervention de projets par des groupes armés et
blocage de zones/infrastructures/migrations internes etc.
- Faible capacité des institutions, du gouvernement et des équipes de projet et manque
de moyens pour desservir le « dernier kilomètre » / les collectivités éloignées
- Contrats infructueux en raison d'un manque de fournisseurs ou de personnel qualifiés
ou d'un manque d'accessibilité aux sites du projet en raison de l'insécurité et du
manque d'infrastructures adéquates ;
- Augmentation des coûts opérationnels et difficulté à organiser l'approvisionnement en
intrants/intrants en raison de l'inflation, de la pénurie de carburant et du blocage des
routes par les armés ;
- Difficultés de l'équipe de projet à se rendre aux bureaux ou à se rendre sur le terrain
- Manque d'autonomisation et d'inclusion des femmes et des jeunes.
- Risque de perturbations dans l'organisation des élections une fois que la situation
générale en matière de sécurité dans le pays groupes le permettra.
Risques liés à la fragilité face aux risques climatiques et naturels:
- Destruction des récoltes, faible production (climat, ravageurs, etc.) poussant les
ménages déjà pauvres dans une situation d'urgence et décapitalisation ne permettant
pas la mise en œuvre de la stratégie du projet
- Destruction de jeunes arbres compromettant l'agroforesterie et le couvert végétal
- Destruction des infrastructures, des habitations et déplacements de population liés aux
inondations/glissements de terrain, etc. »
- Collectivités isolées par des routes coupées/inondations et un accès impossible au
marché – projet
Risques liés à la grande vulnérabilité et à la situation d'urgence des populations:
- Difficulté à investir dans des activités et des stratégies à long terme (telles que
l'agroforesterie, le boisement, la protection des infrastructures vertes)
- Migration des dirigeants d'organisations, des jeunes et des agriculteurs
- Conflits de population possibles/ressources limitées et dans un contexte
d'affaiblissement possible de la cohésion sociale et des migrations
- Limitations sur les transferts de la diaspora
Enseignements tirés de la gestion de la fragilité au sein du FIDA
Ces enseignements sont tirés de notes internes récentes (mai 2023) du FIDA sur la
fragilité (note SKD « Le travail du FIDA dans le contexte du climat – analyse rapide comme
contribution de base pour le FIDA 13 »; Note PMD
La fragilité a plusieurs dimensions qui sont renforcées autour des risques de violence,
d'insécurité alimentaire mais aussi liées aux chocs environnementaux et climatiques
et à la fragilité des institutions et des populations pour y répondre.
Les coûts des projets par bénéficiaire sont en moyenne 69 % plus élevés dans les pays
fragiles que dans les pays non fragiles : il est important d'être réaliste compte tenu
des coûts de gestion plus élevés et des investissements plus élevés par bénéficiaire
nécessaires compte tenu de l'extrême pauvreté et du manque d'investissements
complémentaires ; De même, la formulation et la supervision peuvent être plus
élevées et plus difficiles
Ce type de contexte n'est pas favorable aux financements avec des attentes élevées
de « conformité » (comme le FVC etc.) et nécessite souvent des subventions et des
solutions locales. D'autre part, compte tenu du lien étroit entre climat et fragilité, il est
important de continuer à explorer des financements verts complémentaires
appropriés.
Le point commun de la plupart des investissements dans les pays fragiles est de mettre
la résilience au centre en essayant de prendre en compte les raisons de la fragilité
autant que possible tout en améliorant la résilience des ménages et des communautés.
En particulier, la plupart des projets promeuvent des approches qui renforcent les
institutions locales pour fournir des services locaux, renforcer la cohésion sociale par
le biais des organisations de producteurs et favoriser le développement
communautaire. [6]
Quelques exemples tirés de l'expérience du FIDA en matière de fragilité sont fournis
en annexe et comprennent:
Investir dans la résilience climatique, combinée à l'autonomisation économique et à
l'inclusion sociale,
Des partenariats avec des institutions non gouvernementales capables de s'engager
dans des situations où le FIDA ne peut être présent ou lorsque les institutions publiques
ont du mal à répondre aux crises sont également essentiels.
Soutien aux services financiers qui peuvent à la fois soutenir la résilience des moyens
de subsistance et générer de nouvelles opportunités de moyens de subsistance,
notamment en mobilisant les envois de fonds de la diaspora
Le soutien à l'entreprenariat et à l'emploi des jeunes est une autre caractéristique
commune essentielle de l'expérience du FIDA dans les contextes fragiles. Cela vise
parfois à saisir de nouvelles opportunités entrepreneuriales autour de l'économie «
verte » (par exemple dans la production de biofertilisants ou de services numériques
pour soutenir l'adaptation au climat), ou à chercher à bénéficier de la localisation des
chaînes alimentaires favorisée par les récentes crises internationales.
La promotion de l'entreprenariat local et des services financiers locaux reflète la
reconnaissance par le FIDA qu'il peut être possible d'appuyer le développement
du secteur privé pour renforcer la résilience dans les contextes fragiles.
Proposition de gestion de la fragilité et des risques associés
Le « Projet d’amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture durable, le
développement de l’économie locale et des régimes alimentaires sains » (EFOSE) se devra,
afin d’être efficient, de suivre la stratégie d’atténuation proposée par la CSN en vigueur, ainsi
que dans le COSOP á venir. Celle-ci consiste à :
- Avoir des cibles réalistes en termes de couts de gestion et financement par
bénéficiaires et prévoyant suffisamment de budget pour la supervision – appui
technique
- Il est également important de travailler avec les organisations internationales et les
partenaires de développement pour aider à renforcer la résilience d'Haïti et à
s'attaquer aux multiples facteurs qui contribuent à sa fragilité.
- Décentralisation et capacités locales :
o Renforcer les institutions et les capacités des gouvernements, des équipes de
projet, des organisations, ainsi que de certains opérateurs du secteur privé et
des organisations déjà présentes dans les domaines concernés, à tous les
niveaux.
o Le FIDA entamera des discussions avec le ministère de tutelle afin que l'unité
de coordination du projet soit basée à Jacmel et le MARNDR, de concert avec
le ministère des Finances, délègue certaines responsabilités et compétences
aux représentations départementales afin d'assurer la mise en œuvre des
activités du projet. Cela permettra non seulement d'obtenir des impacts plus
significatifs en termes de renforcement des capacités des structures locales, de
meilleure gestion des risques de sécurité, mais aussi de minimiser l'empreinte
climatique des opérations du projet.
o Identification de partenariats locaux stratégiques avec des organisations
locales
Renforcement de la cohésion sociale et prévention des conflits : le projet aura une
approche très inclusive au niveau communautaire pour identifier les investissements
prioritaires en intégrant les différents types d'acteurs, en identifiant et en évaluant
régulièrement les risques de conflit et en favorisant les dialogues locaux ; Le projet
peut également décider de ne pas intervenir dans les zones où des conflits liés aux
ressources naturelles existent déjà, où l'incertitude foncière ne permet aucun
investissement à moyen terme et où la gouvernance locale est insuffisante pour gérer
ces problèmes
En ce qui concerne les perturbations potentielles dans les chaînes
d'approvisionnement, le soutien à l'accès aux marchés se concentrera sur les
opportunités locales afin de réduire les risques liés à la circulation: la production
d'intrants et de services locaux (y compris les semences - plants - intrants
biologiques), les marchés locaux, les marchés institutionnels ainsi que l'exportation de
produits tels que le cacao, le café, l'igname, les poivrons ainsi que les produits
transformés en soulignant les opportunités offertes par le port de Jacmel.
Le projet favorisera les pratiques agricoles conservationnistes, les infrastructures et
les systèmes de production résilients adaptés aux zones agroécologiques afin d'aider
à préserver l'environnement et d'accroître la résilience des communautés aux impacts
du changement climatique.
Il faut aussi souligner que, historiquement les conditions sécuritaires dans le département du
Sud Est et en particulier les zones cibles sont relativement stables. Le risque d’interventions
d’envergure et prolongées des groupes armés dans la zone cible du projet reste modéré.
EXAMPLES DE BONNES PRATIQUES et leçons apprises
L'investissement dans la résilience climatique, combiné à l'autonomisation
économique et à l'inclusion sociale, est essentiel à l'offre du FIDA pour
s'attaquer à certains des facteurs qui sous-tendent les conflits locaux. Des
exemples peuvent être trouvés dans toutes les régions où le FIDA opère, y compris le
Sahel, la Corne de l'Afrique, les Caraïbes et certaines parties de l'Asie. Le RARI 2021
rapporte qu'au Tchad, le projet PROHYPA a réussi à réduire les situations de conflit en
reconnaissant la mobilité du bétail et des personnes comme une stratégie efficace pour
utiliser les ressources des terres arides.
Les partenariats avec des institutions non gouvernementales capables de
s'engager dans des situations où le FIDA ne peut pas être présent ou dans
lesquelles les institutions publiques ont du mal à faire face aux crises sont
également essentiels.
Un aspect important de l'offre du FIDA en ce qui concerne les pays et les communautés
en situation de fragilité, y compris pendant et après les crises, est le soutien aux
services financiers qui peuvent à la fois soutenir la résilience des moyens de
subsistance et générer de nouvelles possibilités de subsistance. Un exemple
de la façon dont les services financiers communautaires peuvent être efficaces pour
soutenir les moyens de subsistance dans des contextes fragiles est fourni par le projet
de développement intégré de l'élevage du FIDA en Syrie, qui a créé un modèle de
financement rural renouvelable communautaire nommé en arabe « sanduq » - ou
fonds communal. Il s'agit d'une approche où les villageois achètent des parts dans un
sanduq, qui est ensuite soutenu par le projet avec une contribution financière, pour
être prêté aux membres. Le sanduq est géré par un comité local inclusif soutenu par
un comité de développement communautaire établi par le projet. À ce jour, 81 de ces
fonds ont été créés avec 15 407 membres à travers le pays, la participation des
femmes et des jeunes atteignant respectivement 42 % et 47 %. 30 des 81 Sanadiq
(pl.) établis ont été créés au début du récent conflit et ont prouvé leur résilience
lorsque le FIDA a suspendu ses opérations en 2015, ils sont restés pleinement
fonctionnels sans le soutien du gouvernement et continuent d'accorder des prêts avec
seulement environ 2 % de défaut de remboursement. [7]
Les envois de fonds représentent souvent une part importante du
financement externe dans les contextes fragiles et peuvent être une source
essentielle de revenus pour les ménages en temps de crise pour compenser la
survenance de chocs externes. Les envois de fonds agissent comme un filet de sécurité
en cas de crise, mais aussi comme un mécanisme de résilience au lendemain, [8]pour
favoriser la reprise et soutenir les stratégies de diversification. [9]Néanmoins, le coût
des envois de fonds vers les zones de fragilité est généralement plus élevé que le coût
moyen pour les pays en développement. Grâce à la Facilité de financement des envois
de fonds (FFR), qu'il héberge, le FIDA est souvent particulièrement bien placé pour
aider les partenaires locaux à faciliter la mobilisation des envois de fonds vers des
activités génératrices de revenus, ainsi que pour mobiliser les investissements de la
diaspora - comme documenté ces derniers mois par exemple au Mali, un pays où les
envois de fonds représentaient environ 6 pour cent du PIB en 2021. En partenariat
avec le Fonds fiduciaire de l'Union européenne et avec deux sociétés d'investissement
à impact, le FIDA, par l'intermédiaire du FFR, a pu faciliter l'investissement de la
diaspora dans l'entrepreneuriat des jeunes dans le pays, en tant que contribution
essentielle à la fourniture d'alternatives aux moyens de subsistance des jeunes pour
atténuer certains des moteurs de la guerre civile dans ce contexte et dans de
nombreux autres contextes fragiles.[10]
L'engagement du FIDA face aux déplacements de population et aux
migrations forcées en tant que conséquences possibles mais aussi facteurs de
fragilité va également au-delà de ses travaux sur les envois de fonds. En 2016, le
FIDA a également lancé une Facilité dédiée aux réfugiés, aux migrants, aux
déplacements forcés et à la stabilité rurale (FARMS), pour renforcer la résilience
des communautés d'accueil et des populations déplacées, en renforçant les systèmes
alimentaires et agricoles des communautés d'accueil et en fournissant aux populations
déplacées des nouvelles compétences pour soutenir leurs moyens de subsistance à la
fois dans le présent et après leur retour éventuel.
L'appui à l'entreprenariat et à l'emploi des jeunes est une autre caractéristique
commune essentielle de l'expérience du FIDA dans les contextes fragiles. Celle-ci vise
parfois à capter de nouvelles opportunités entrepreneuriales autour de l'économie «
verte » (par exemple dans la production de bio-fertilisants ou les services numériques
d'accompagnement de l'adaptation climatique), ou cherchant à bénéficier de la
localisation des filières alimentaires favorisée par les récentes crises internationales.
De
s exemples de travail post-conflit avec les jeunes pour soutenir l'accès à l'emploi et
à l'entrepreneuriat comme alternative aux moyens de subsistance associés à la
violence peuvent être trouvés à la fois dans des contextes formels fragiles et dans des
pays avec des poches de fragilité. Au Burundi, le Projet d'Appui à l'Inclusion Financière
Agricole et Rurale (PAIFAR-B, 2017-2025) promeut l'inclusion financière des microentrepreneurs. L'accent mis par le projet sur le développement du secteur privé aide
à relever les défis de la fragilité politique et sociale, et l'accent mis sur l'entrepreneuriat
et l'emploi des jeunes sera essentiel pour atténuer le risque de conflits futurs.
La promotion de l'entrepreneuriat local et des services financiers locaux reflète la
reconnaissance par le FIDA qu'il peut y avoir des opportunités d'appuyer le
développement du secteur privé pour renforcer la résilience dans les
contextes fragiles. Par exemple, dans le nord du Nigéria, le programme d'adaptation
au changement climatique et d'appui à l'agro-industrie dans la ceinture de savane
(CASP), qui a pris fin en 2021, a promu avec succès le développement d'entreprises
pour les femmes et les jeunes dans un contexte marqué par l'insurrection armée et
par des facteurs de stress environnementaux et climatiques. Le projet y est parvenu
en promouvant les opportunités d'entreprise le long des chaînes de valeur clés avec
un mélange d'investissements dans les infrastructures, le développement des
compétences et les services ancrés dans une approche de développement axée sur la
communauté et en s'appuyant sur le soutien de tiers pour la supervision et le suivi.
https://fragilestatesindex.org/country-data/
CPIA : Politique nationale et évaluation institutionnelle
25 juin 2019 – en cours
16 octobre 2017 - 15 octobre 2019
https://www.ipcinfo.org/ipc-country-analysis/details-map/en/c/1156263/?iso3=HTI
FIDA. Rapport annuel 2022 sur l'évaluation indépendante du FIDA (ARIE) . FIDA,
novembre 2022,
Données fournies par l'équipe de pays du FIDA en Syrie.
FIDA, DMAG, Understanding Diaspora Remittances and the Potential for Climate Smart
Agriculture Investments, septembre 2021.
FIDA, Gestion des risques agricoles par les envois de fonds. Le cas du Sénégal. Déc 2020.
[10]
FIDA et Mécanisme de financement des envois de fonds (FFR). Investissement de la
diaspora dans les petites et moyennes entreprises maliennes . FIDA, novembre 2022 et
FIDA. « Investissement de la diaspora dans l'entrepreneuriat durable des jeunes ruraux au
Mali ». FIDA , disponible ici .
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexee: Annex 8 Efose Pim Finance Section Manuel Pf De L Efose
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
RÉPUBLIQUE D’HAÏTI
MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE ET DES FINANCES
FONDS INTERNATIONAL DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE (FIDA)
Don FIDA N° : 2000004047
Projet d’amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture
durable, le développement de l’économie locale et des régimes
alimentaires sains - EFOSE
MANUEL DE PROCÉDURES ADMINISTRATIVES &
FINANCIÈRES – Version 1
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE--- Version 1 --
Page | 1
Historique des versions
N° Version
1
2
Date approbation
26/02/2024
Description/ Résumé des changements
Première version
Version PDR
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
Page | 2
TABLE DES MATIÈRES
HISTORIQUE DES VERSIONS
2
INTRODUCTION
6
1. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE POUR LA GESTION FINANCIERE DU
PROJET
7
1.1.
Responsabilités en matière de gestion financière des projets du FIDA
7
1.1.1. Politique du FIDA en matière de prévention de la fraude et de la corruption dans ses
activités et opérations
8
1.2.
Structure organisationnelle du projet
1.2.1. Organigramme du projet provisoire (EFOSE)
1.2.2. Mandat de l'équipe financière
1.2.3. Sélection et recrutement du personnel
1.2.4. Examen/ évaluation annuel(le) des performances
1.2.5. Assurance accident du personnel
2.
11
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12
12
13
13
13
PLANIFICATION ET BUDGETISATION
2.1.
COSTAB
13
2.2.
Plan global d'investissement PGI
13
Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA)
14
3.
15
FLUX DE FONDS ET MODALITES DE DECAISSEMENT
15
3.1.
Accords de décaissement
3.1.1. Diagramme des flux de fonds
3.1.2. Décaissements des fonds de financement.
3.1.2.1. Règlements
3.1.2.2. Décaissements via RFI
3.1.2.3. DRF électronique par l'intermédiaire du PC du FIDA (ou ICP)
3.1.2.4. Procédure interne préalable à la soumission des DRF au FIDA
3.1.3. Décaissements des fonds de contrepartie du Gouvernement d’Haïti (GdH)
3.1.4. Décaissements des bénéficiaires
15
15
15
15
16
16
16
16
3.2.
Comptes du projet
3.2.1. Compte(s) désigné(s)
3.2.2. Compte(s) d'exploitation
3.2.3. Rapprochements bancaires
3.2.4. Petite caisse
17
17
17
17
4.
17
16
COMPTABILITE
4.1.
Les normes comptables du FIDA et leur alignement sur les normes comptables
nationales
4.2.
Système de comptabilité publique
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
17
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Page | 3
4.3.
Système de comptabilité des projets
4.3.1. Principes Comptables Utilisés
18
4.3.2. Sécurité, utilisateurs, permissions, sauvegarde des informations
18
4.3.3. Registre des contributions
18
4.3.3.1. Contributions financières : Don FIDA
19
4.3.3.2. Contribution de contrepartie du gouvernement
19
4.3.3.2.1.
Trésorerie (Budget)
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4.3.3.2.2.
En nature
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4.3.3.2.3.
Données de l'utilisateur
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4.3.3.2.4.
Argent liquide
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4.3.4. Rapports financiers
21
4.3.4.1. Établissement de rapports conformément aux normes du FIDA
22
4.3.4.2. Période
22
4.3.4.3. Contenu
22
4.3.4.4. Responsable
23
4.3.4.5. Date limite de soumission
22
4.3.5. Considérations relatives au traitement des paiements
23
4.3.6. Éligibilité des dépenses
24
4.3.7. Dépenses inéligibles
24
4.3.8. Financement par l'impôt
25
18
4.4.
Gestion des transferts de fonds vers les organisations utilisatrices
4.4.1. Mise en œuvre financière des PN/PFO
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4.4.2. Déclaration de règlement
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25
5.
25
SYSTEME DE CONTROLE INTERNE
5.1.
Audit interne - Système national
5.1.1. Réglementation (politiques, procédures, manuels)
27
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5.2.
Contrôle des processus de paiement
27
5.3.
Contrôle des immobilisations
27
5.4.
Archivage des documents financiers
28
6.
29
AUDIT EXTERNE
6.1.1.
Accord interinstitutionnel avec le TSC
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6.2.
Normes d'audit applicables
6.3.
Date limite de soumission du rapport au FIDA
29
6.4.
Plan de conformité pour les observations sur le contrôle interne
29
6.5.
Visites sur le terrain
30
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
Page | 4
SIGLES ET ACRONYMES
Assistante Comptable
Banque de la République d’Haiti
DAOI
Dossier d’Appel d’Offres International
Dossier de Demande de Propositions
Direction départementale de l’agriculture
Demande de Retrait de Fonds
Projet d’amélioration de la sécurité alimentaire par l’agriculture durable, le
développement de l’économie locale et des régimes alimentaires sains
EFOSE
Etats financiers
FIDA
Fonds International de Développement Agricole
Gestion financière
Gouvernement d’Haïti
LMGFCF
Lettre de présentation des modalités de gestion financière et de contrôle financier
Unité d’Exécution du Projet
Unité Technique d’Exécution des Projets
Responsable Financier
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE--- Version 1 --
Page | 5
INTRODUCTION
Le présent Manuel décrit les principales questions liées à la gestion financière - GF du projet, visant
à fournir le cadre pour l'exécution des fonds provenant des différentes sources qui, sur la base des
bonnes pratiques, permettent le contrôle des investissements et la fourniture d'informations fiables et
pertinentes, garantissant que les ressources financières seront utilisées uniquement aux fins pour
lesquelles le financement a été fourni et assurant l'économie et l'efficacité, afin de maximiser l'impact
ainsi que la durabilité.
Une gestion saine des finances publiques garantit la responsabilité et l'efficacité de la gestion des
ressources publiques et constitue une base essentielle pour l'amélioration de la gouvernance et la
lutte contre la corruption.
Le FIDA a élaboré le Manuel de gestion financière et de contrôle financier des projets pour les
emprunteurs1 , qui définit les principes et les exigences en matière de gestion et de contrôle financiers
applicables aux emprunteurs dans toutes les opérations financées par le FIDA tout au long du cycle
du projet, afin de garantir le respect des obligations fiduciaires.
Une GF efficace du projet prend en compte : i) les engagements pris en signant l'accord de
financement et les documents associés ; ii) le cadre juridique, les politiques nationales et la législation
Haïtienne ; iii) la structure organisationnelle; iv) les procédures et les systèmes d'information, qui
reposent sur les piliers suivants : a) organisation et personnel ; b) budgétisation et planification ; c)
flux de trésorerie (gestion de la trésorerie) ; d) contrôles internes ; e) comptabilité et rapports financiers;
et, f) audit externe.
EFOSE est mis en œuvre par le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) à travers l’Unité
Technique d’Exécution des Projets (UTE) qui assure la coordination administrative et financière du
projet, ainsi que son suivi-évaluation. Le Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR) assurera la direction technique par l'intermédiaire de sa direction
départementale agricole (DDA) et ses bureaux agricoles communaux (BAC). En outre, le projet
renforcera les institutions locales en faisant participer les organisations locales (CROSE, ACDED,
FANM DESIDE, FONKOZE) et les organisations de producteurs dans sa mise en œuvre.
1
Le manuel fait partie des documents de référence du FIDA qui doivent être consultés par les emprunteurs/ bénéficiaires de
tous les projets financés par FIDA. Lien : https://www.ifad.org/fr/-/loan-disbursement-handbook-for-projects-approved-undergcs-effective
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
Page | 6
1. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE POUR LA GESTION FINANCIERE DU
PROJET
La gestion financière du projet sera sous la responsabilité de l'UTE au sein du MEF. L’UTE fournit des
services de GF à l'EFOSE mais aussi à d'autres projets financés par FIDA ainsi que par d’autres
bailleurs de fonds. Une Unité de Gestion de Projet (UGP) est alors créée par l’UTE et qui lui revient
ainsi de coordonner la mise en œuvre et la gestion quotidienne de l’EFOSE
Figure 01 Structure de gestion financière
Au niveau de l’UTE MEF
Directeur
administratif et
financier
Au niveau du PMU (EFOSE & I-BE)
Chef du Service de
comptabilité
Chef du Service
financier
Comptable
Responsable
Financier
Assistant
Comptable
(EFOSE I-BE)
Assistant
Financier (*)
(*) Assistant Financier : seul nouveau spécialiste à recruter
Avec les fonds du FIDA, l'UTE recrutera un seul nouveau spécialiste, un 'Assistant financier', qui
fournirá des services à la fois au projet EFOSE et au projet I-BE existant. En outre, il est prévu que
l'EFOSE contribue au paiement des spécialistes 'Responsable Financier' et 'Comptable', ces derniers
étant actuellement salariés et payés avec des fonds du projet I-BE. Dans ce cas, la contribution de
l'EFOSE sera essentielle pour assurer la continuité de ces spécialistes pendant toute la durée de vie
de l'EFOSE. Enfin, une contribution stratégique plus modeste (15%) est également prévue pour les
salaires du 'Chef des services comptables de l'UTE' et du 'Chef des services financiers de l'UTE'.
1.1. Responsabilités en matière de gestion financière des projets du FIDA
Les exigences du FIDA en matière de GF et de procédures de contrôle sont disponibles dans les
sections relatives (i) aux conditions et politiques générales du FIDA et aux critères de financement du
FIDA2 ; (ii) au cadre conceptuel pour les rapports financiers et l'audit des projets financés par le FIDA;
(iii) au manuel du FIDA et aux modules d'apprentissage en ligne; (iv) au manuel de GF et de contrôle
des projets destiné aux emprunteurs ; et (v) à la Lettre de présentation des modalités de gestion
financière et de contrôle financier (LMGFCF).
2
Conditions générales pour le financement du développement agricole (ifad.org) : https://www.ifad.org/es//document/general-conditions-for-agricultural-development-financing
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
Page | 7
L'UTE, en tant qu'organes responsables de la GF de l’EFOSE, est tenue d’observer les principes
suivants pendant la mise en œuvre du projet :
Les ressources sont utilisées de manière économique, efficace et transparente.
Les ressources sont utilisées uniquement dans le cadre du projet.
Fournir des informations financières fiables et actualisées à l’appui de la prise de décisions
Assurer la transparence des processus administratifs et financiers
Veiller à ce que les fonctionnaires, les consultants individuels et les bénéficiaires assument
pleinement la responsabilité de l'obligation de rendre compte, non seulement des objectifs
auxquels les ressources ont été allouées, mais aussi de la qualité des biens et services et des
résultats obtenus.
Constituer des provisions pour les réclamations en matière de travail émanant du personnel du
projet et des sous-traitants, conformément aux normes du pays et aux liens avec les normes de
l'OIT, le cas échéant.
En fonction du stade de mise en œuvre de l’EFOSE, les responsabilités suivantes, en matière de GF
et de contrôle financier, sont établies pour d’un côté l’UTE, avec le Directeur Exécutif en tête, et d’un
autre côté pour le projet, avec le coordonnateur en tête
Stade
Mise en
œuvre du
projet
Rôle du Directeur Exécutif de Responsabilités du coordonnateur de l’EFOSE
a) Veiller à mettre en place l'unité a) Collaborer avec FIDA pour l’organisation d'ateliers
de mise en œuvre du projet et la
de démarrage ou de sessions de formation pour le
doter du personnel nécessaire.
personnel.
b) Mettre en place des dispositions de GF : recruter le
b) Formaliser la délégation de
personnel, mettre en place des systèmes
l'autorité opérationnelle pour les
comptables, des procédures de GF et des systèmes
comptes bancaires du projet, le
de contrôle interne ; prévoir les dispositions
cas échéant, et la désignation
bancaires pour assurer les flux de fonds.
des utilisateurs autorisés pour le c) Respecter les conditions de retrait/décaissement
portail client du FIDA (ICP).
stipulées dans l’Accord de don.
d) Finaliser le manuel de mise en œuvre du projet.
Mise en
œuvre du
projet
a) Faciliter la préparation et la mise a) Former le personnel aux procédures de GF, si
en œuvre des projets.
nécessaire.
b) Collaborer avec les auditeurs b) Mettre en œuvre toutes les procédures de GF, y
externes du projet, avec un
compris les rapports financiers et les audits.
mandat convenu conformément c) Mettre en œuvre toutes les procédures de contrôle
aux lignes directrices et aux
financier.
procédures opérationnelles du d) Veiller à ce que le projet soit mis en œuvre
FIDA.
conformément aux dispositions de la politique du
FIDA en matière de lutte contre le blanchiment
d'argent et le financement du terrorisme.
Supervision
et soutien à la
mise en
œuvre
Assister le personnel du FIDA lors
des missions de supervision.
Examen à miparcours
Examiner les progrès de la mise en
œuvre avec le FIDA.
Achèvement
et clôture du
projet
Préparer le rapport final
détaillé au FIDA sur la mise en
œuvre du projet, avant la date
de clôture du financement.
Rapprocher les retraits avec
les registres du FIDA.
Assurer le respect permanent de toutes les
clauses relatives à la GF.
Rapprocher périodiquement les retraits de fonds
avec le compte de don du FIDA.
Mettre à jour les données et les rapports financiers
en fonction de l'avancement du projet.
Valider la cohérence entre l'état d'avancement
financier et l'état d'avancement sur le terrain.
Analyser les coûts du projet et les résultats de la
GF pendant la période de mise en œuvre.
Clôturer les comptes bancaires.
Mettre à jour les rapports financiers et réaliser
l'audit final.
1.1.1.Politique du FIDA en matière de prévention de la fraude et de la corruption dans
ses activités et opérations
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
Page | 8
Les opérations financées et administrées par le FIDA sont régies par la Politique révisée du FIDA sur
la prévention de la fraude et de la corruption dans les activités et opérations du FIDA (2018), disponible
sur le site web du FIDA. Le Directeur Exécutif de l'UTE au sein du MEF et le coordonnateur de l’EFOSE
veilleront au plein respect de toutes les exigences applicables incluses dans ce document. En
particulier, la section II, paragraphes 11 à 15. La section D(iii) de la politique énonce les mesures qui
seront mises en œuvre pour prévenir, atténuer et combattre les pratiques interdites (telles que définies
dans la politique) dans toutes les activités ou opérations financées ou gérées par le FIDA, telles que
la désignation d'une entité indépendante de lutte contre la corruption chargée de traiter les allégations
de fraude et de corruption et de les signaler au FIDA.
iii) Responsabilités des bénéficiaires
11. Lorsqu’ils participent à une opération ou activité financée ou gérée par le FIDA, les bénéficiaires prennent les mesures
qui conviennent pour prévenir et combattre les pratiques répréhensibles et en limiter les effets. En particulier:
a) ils adoptent des pratiques fiduciaires et administratives et des dispositions institutionnelles propres à garantir que le
montant de tout financement fourni ou géré par le FIDA est utilisé uniquement aux fins auxquelles il a été accordé ; Annexe
b) lors des processus de sélection ou avant d’établir un contrat avec une tierce partie, ils exercent le devoir de vigilance
nécessaire concernant le soumissionnaire choisi ou le contractant potentiel, notamment en vérifiant si le soumissionnaire
choisi ou le contractant potentiel fait l’objet d’une décision publique d’exclusion prise par l’une quelconque des IFI
signataires de l’Accord d’exécution mutuelle des décisions d’exclusion2 et, dans l’affirmative, si l’exclusion remplit les
critères de reconnaissance mutuelle établis dans l’Accord d’exécution mutuelle des décisions d’exclusion;
c) ils prennent les mesures nécessaires pour informer les tierces parties et les bénéficiaires (les personnes que le Fonds
entend servir au moyen de ses dons et de ses prêts) des dispositions de la présente politique ainsi que de l’adresse de
courrier électronique confidentielle et sécurisée à laquelle adresser les plaintes concernant les pratiques répréhensibles;
d) ils intègrent dans les documents relatifs aux passations de marchés et les contrats avec des tierces parties des clauses
aux termes desquelles les tierces parties sont:
i) tenues de communiquer au cours d’un processus de passation de marché et à tout moment par la suite, les
informations à leur sujet ou au sujet de l’un quelconque des principaux membres de leur personnel ayant trait à des
condamnations pénales pertinentes, des sanctions administratives ou des suspensions temporaires; les informations
concernant les agents recrutés en lien avec un processus de passation de marché ou l'exécution d'un contrat, notamment
les commissions et les rémunérations payées ou à payer; les informations relatives à tout conflit d’intérêts réel ou potentiel
lié à un processus de passation de marché ou à l’exécution d’un contrat;
ii) tenues de signaler rapidement au Fonds toute allégation ou autre indication de pratique répréhensible dont elles
ont connaissance en raison de leur participation à une opération ou activité financée ou gérée par le FIDA;
iii) informées que le Fonds est compétent pour enquêter sur les allégations et autres indications de pratiques
répréhensibles et pour imposer des sanctions aux tierces parties se livrant à ce type de pratiques en lien avec une opération
ou activité financée ou gérée par le FIDA;
iv) tenues de coopérer sans réserve à toute enquête conduite par le Fonds, notamment en mettant le personnel à
disposition pour les entretiens, en donnant pleinement accès à tout document comptable, local, document et dossier
(notamment dossier électronique) lié à l’opération ou activité concerné
e financée ou gérée par le FIDA, et en permettant
que ces documents comptables, locaux, documents et fichiers fassent l’objet d’un audit ou d’une inspection par les
auditeurs ou les enquêteurs nommés par le Fonds;
v) tenues de conserver tous les documents comptables, documents et dossiers ayant trait à une opération ou activité
2
L’Accord d’exécution mutuelle des décisions d’exclusion, daté du 9 avril 2010, a été signé par cinq des principales IFI, à
savoir, le Groupe de la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne
pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque
mondiale. Annexe EB 2018/125/R.6 AC 2018/151/R.18 8 financée ou gérée par le FIDA, pendant une période de temps
suffisante, comme convenu avec le Fonds;
vi) sont informées de la politique appliquée par le Fonds qui l’autorise unilatéralement à reconnaître les
exclusions imposées par d’autres IFI si les exclusions remplissent les critères de reconnaissance mutuelle établis dans
l’Accord d’exécution mutuelle des décisions d’exclusion;
vii) le contrat fait l’objet d’une résiliation anticipée ou d’une suspension par le bénéficiaire si la résiliation ou la
suspension est requise en conséquence d’une suspension temporaire ou sanction imposée ou reconnue par le Fonds ;
e) ils informent le Fonds de toute allégation et autre indication de pratique répréhensible dont ils ont connaissance ;
f) ils coopèrent sans réserve à toute enquête conduite par le Fonds, notamment en mettant le personnel à disposition
pour les entretiens, en donnant pleinement accès à tout document comptable, local, document et dossier (notamment
dossier électronique) lié à l’opération ou activité concernée financée ou gérée par le FIDA, et en permettant que ces
documents comptables, locaux, documents et fichiers fassent l’objet d’un audit ou d’une inspection par les auditeurs ou
les enquêteurs nommés par le Fonds;
g) ils conservent tous les documents comptables, documents et dossiers ayant trait à une opération ou activité
financée ou gérée par le FIDA, pendant une période de temps suffisante, comme indiqué dans l’accord de financement ;
h) ils observent une stricte confidentialité concernant toute information éventuellement reçue en conséquence de leur
participation à une enquête ou un processus de sanction mené par le FIDA.
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Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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1.2. Structure organisationnelle du projet
Le cadre général relatif à la mise en œuvre du projet comprend : i) l’Unité Technique d’Exécution des
Projets (UTE) du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) qui assure la coordination
administrative et financière du projet, ainsi que son suivi-évaluation. En sus du personnel financier et
administratif de l’UTE déjà existant, EFOSE recrutera un AC et un RF; ii) Le Ministère de l'Agriculture,
des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) assurera la direction technique
par l'intermédiaire de sa direction départementale agricole (DDA) et ses bureaux agricoles
communaux (BAC). En outre, le projet renforcera les institutions locales en faisant participer les
organisations locales (CROSE, ACDED, FANM DESIDE, FONKOZE) et les organisations de
producteurs dans sa mise en œuvre. iii) Le MEF, en collaboration avec le MARNDR, mettra sur pied
un comité de pilotage du projet pour superviser la gestion stratégique du projet. Le PMU sera basée
au BAC de Marigot avec des antennes à la ferme agricole de Macary et à Belle Anse.
i) L’UTE est responsable de l'exécution et de l'administration des ressources financières de l’EFOSE,
y compris les ressources de cofinancement. Les fonctions relatives à la GF du projet sont les
suivantes:
Conduire à temps, les processus budgétaires, administratifs, comptables et financiers du projet ;
Coordonner l’élaboration des PTBA et des PPM ;
Contrôler la bonne performance du projet, par le biais du suivi périodique des PTBA et des plans
de passation de marchés (PPM), en prenant les mesures correspondantes pour assurer le respect
de ces plans ;
Préparer les états financiers (EF);
Coordonner les missions d'audit externe et veiller à ce que les rapports d'audit soient soumis au
FIDA dans les délais requis ;
Assurer une coordination efficace avec les secteurs internes, les autres directions du EFOSE et
les entités externes nécessaires à la mise en œuvre du projet.
Ainsi, l’équipe financière de l'UTE est responsable de :
Gérer correctement les ressources financières allouées au projet ;
Exécuter et contrôler le budget alloué ;
Préparer et soumettre au FIDA les rapports financiers intermédiaires (RFI) sur une base
trimestrielle, en analysant les variations pour suggérer des mesures correctives ;
Traiter les demandes de décaissement des ressources du don sur la base des projections faites
dans les RFI, suivant les procédures d'approbation au sein de le PMU.
Assurer la bonne gestion comptable et financière du projet et coordonner l'enregistrement dans
l’ACCPAC des mouvements financiers par composante, catégorie de dépenses, source de
financement, conformément aux politiques nationales et du FIDA.
Préparer et soumettre au FIDA des EF dans les délais impartis, conformément à la réglementation
gouvernementale et aux directives du FIDA.
Gérer et contrôler les biens achetés et les stocks de fournitures
Coordonner avec le domaine technique la préparation du PTBA et ses modifications, à approuver
par le Comité de Pilotage, comme étape préalable à sa soumission au FIDA pour approbation.
Préparer le budget annuel
Diriger le processus de sélection/recrutement pour l'audit annuel.
Former les organisations bénéficiaires à la gestion et à l'établissement de rapports sur les
ressources transférées.
Superviser et contrôler les ressources transférées aux organisations bénéficiaires.
Assurer le respect des conditions fiduciaires convenues dans la convention de financement.
Suivre l'adoption des politiques du FIDA relatives à la GF et assurer leur diffusion.
Assumer les responsabilités en tant que bénéficiaires des ressources du FIDA, telles qu'elles sont
définies dans la politique du FIDA en matière de prévention de la fraude et de la corruption dans
ses activités et opérations, y compris dans la section D(iii) de ce document.
ii) Le MARNDR, à travers sa direction départementale agricole (DDA) et ses bureaux agricoles
communaux (BAC) assure la direction technique de l’EFOSE au nom du gouvernement de la
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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République d’Haïti, est appelé aussi à se conformer aux obligations fiduciaires établies dans le Manuel
de GF et de contrôle financier des projets pour les emprunteurs3, et s’assure que:
La conception des activités de l’EFOSE et leur suivi sont conformes à l'objectif visé et aux objectifs
de développement.
Tout retrait du financement est opportun pour soutenir la mise en œuvre efficace des activités.
L'acquisition et la passation de marchés de biens, de travaux et de services sont effectués à des
prix économiques permettant de promouvoir la rentabilité dans l'utilisation des ressources
financières.
Les fonds sont uniquement utilisés pour les éléments pour lesquels ils ont été approuvés ou
autrement autorisés aux fins du projet.
Les activités de l’EFOSE sont mises en œuvre d’une façon efficace permettant d'obtenir les
résultats escomptés en matière de développement.
Il participe aux missions de supervision du projet comme prévu avec le FIDA.
Il faciliter les processus de contrôle et d'audit internes et externes, en vérifiant la conformité avec
les recommandations et la mise à jour continue ;
Le MOP est approuvé ainsi que toute mise à jour ultérieure ;
Le PTBA est approuvé et est mis à jour (que les modifications ultérieures sont aussi approuvées);
1.2.1.
Mandat de l'équipe financière de l’EFOSE
1.2.1.1.
Responsable financier
Assure la GF de l’EFOSE et veille à ce que les obligations découlant de l'accord de financement sont
respectées en suivant les procédures de GF et de contrôle financier disponibles dans les documents
de projet, notamment les Conditions générales, le Manuel du FIDA relatif à l'audit des projets financés
par le fonds, le Manuel de GF et de contrôle financier du projet pour les emprunteurs, et la Lettre de
présentation des modalités de gestion financière et de contrôle financier). (Plus de détails dans les
termes de référence -TdR- en annexe à ce manuel).
1.2.1.2.
Assistant Comptable
Met en œuvre les actions qui permettent d’assurer une mise à jour continue du système comptable en
respectant les bases d’un système de contrôle interne adéquat et ce en coordination avec le RF. Dans
le cadre de ses fonctions, il contribue à élaborer un plan de contrôle interne et veille à respecter les
procédures visant à garantir l'éligibilité des dépenses, y compris les documents justificatifs à prendre
en compte dans les processus d'autorisation ainsi que la matrice des rôles et responsabilités (TdR en
annexe à ce manuel).
1.2.2.
Sélection et recrutement du personnel
Le personnel financier est celui de l’UTE, il est déjà en place et assure la GF du projet I-BE en parallèle
ainsi que d’autres projets financés par d’autres bailleurs de fonds. Pour le projet, le RF ainsi que l’AC
sont spécifiquement recrutés sur les fonds FIDA pour contribuer à la GF exclusive de l’EFOSE. Les
profils et expériences requises du personnel chargé de la GF, ainsi que les critères d'évaluation sont
définis dans les TdR. Tout recrutement prévu d’être financé par le fonds FIDA dans le cadre de
l’EFOSE doit être soumis à la non-objection du FIDA.
Les contrats du personnel sont pluriannuels, afin de garantir la stabilité et la continuité de l'équipe, tout
au long de la durée de vie du projet (prévue pour sept ans). Les salaires du personnel devraient être
fixés en dollars américains (et payés en monnaie locale) afin d'éviter des pertes de compétitivité visà-vis d'autres institutions de développement dans le pays. Le renouvellement des contrats sera basé
3
Le manuel fait partie des documents de référence du FIDA qui doivent être consultés par les emprunteurs/ bénéficiaires de
tous les projets financés par FIDA. Lien : https://www.ifad.org/fr/-/loan-disbursement-handbook-for-projects-approved-undergcs-effective
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sur les résultats de l'évaluation des performances. Le processus d’évaluation se dérouler sur la base
des dispositions légales et réglementaires en vigueur.
1.2.3.
Examen/ évaluation annuel(le) des performances
Afin d'assurer le développement professionnel et personnel, de contribuer à l'amélioration de la qualité
de la vie professionnelle, d'identifier les points forts et d'améliorer le développement et la compétitivité
de l'équipe financière, l'évaluation des performances de chaque membre du personnel est effectuée
au moins une fois par an par le supérieur hiérarchique concerné. Les résultats de l’évaluation des
performances sont déterminants pour le renouvellement des contrats. Les critères d’évaluation sont
notamment : i) performances individuelles ; ii) compétences, attitude et comportement ; iii) expérience
dans le poste ; et iv) qualité du travail effectué.
Les résultats de l'évaluation des performances prévoient un plan d'amélioration individuel et un plan
de formation pour l'équipe.
1.2.4.
Assurance accident du personnel
La modalité de recrutement du personnel (consultants individuels) et le type de travail effectué exigent
que le personnel du projet soit protégé contre tout accident qui pourrait mettre en danger son intégrité
et sa vie. Ainsi, une assurance contre les accidents est contractée et devra rester en vigueur jusqu'à
la clôture du projet. L'équipe financière doit prévoir le budget annuel nécessaire pour couvrir ces frais.
2. PLANIFICATION ET BUDGETISATION
2.1. COSTAB
L'annexe relative aux coûts et au financement du document de conception est le COSTAB, qui
présente les différents tableaux détaillés des coûts du projet et leurs résumés, en tenant compte des
différentes composantes, sous-composantes, activités, coûts unitaires et objectifs pris en
considération dans la conception du projet. Il définit les différentes sources de financement et le
calendrier prévu pour son exécution. Il s'agit d'un document de référence qui doit être pris en compte
pour la planification et la budgétisation annuelles et pluriannuelles. Le RF utilise et se réfère au
COSTAB lors de la planification annuelle et la préparation du PTBA.
L'accord de financement mentionne les montant ainsi que les sources de financement respectives,
comprenant : i) le financement du FIDA ; ii) les contributions du gouvernement d’Haïti ; et iii) la
contribution des bénéficiaires.
2.2. Plan global d'investissement PGI
Pour la mise en œuvre d’EFOSE sur la durée d’exécution de sept (7) ans à compter de sa date d'entrée
en vigueur, la détermination des flux financiers et des sources de financement est une étape
essentielle lors de la préparation du COSTAB. Ce dernier est également présenté (à travers des
tableaux) par composante et par catégorie de dépenses, pour un scénario de performance financière
normale, mais il est nécessaire d'ajuster les tableaux aux valeurs finalement approuvées.
Le RF ajuste chaque année le PGI sur la base de l'historique de l'exécution annuelle (tel qu'il figure
dans les EF vérifiés), du PTBA de l’exercice concerné et de la projection annuelle jusqu'à l'achèvement
et la clôture du projet.
Le PGI initiale du projet est présentée ci-dessous :
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2.3. Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA)
Le PMU prépare le PTBA pour l'année suivante. Cette opération est dirigée par le coordonnateur du
projet, avec la participation de l'équipe technique et de l'équipe financière du PMU. En tant
qu'instrument de planification, le PTBA: (i) prend en compte les activités définies dans le document de
conception, le COSTAB et associé aux catégories de dépenses définies à l'annexe 2 de l'accord de
financement ; (ii) est orienté vers la réalisation des objectifs de l’EFOSE ; (iii) planifie les activités avec
un calendrier défini ; (iv) mentionne les personnes responsables de la mise en œuvre des activités ;
(v) définit le budget de chaque activité ; (vi) définit les objectifs du projet ; (vii) assure une projection
des dépenses sur une base trimestrielle; (vii) mentionne clairement les sources de financement ; et
(viii) permet un contrôle continu.
Il comprend une partie narrative décrivant les stratégies et les objectifs à atteindre, et une partie
numérique détaillant les montants des investissements par composante, sous-composante, activité,
catégorie de dépenses, source de financement, cible, etc. Le PTBA contient ainsi :
Un résumé exécutif du projet, comprenant les principales activités et les résultats escomptés pour
chacune des composantes c.f. au plan stratégique.
Une ventilation actualisée des réalisations et des résultats programmés, permettant de mesurer
les progrès accomplis par rapport aux objectifs prévus.
Un plan d'activité par composante, catégorie de dépenses, source de financement, par mois, y
compris les objectifs physiques et financiers.
Un résumé du PTBA par composante et par source de financement.
Un résumé de PTBA par catégorie de dépenses et par source de financement
Le PTBA est soumis à l'approbation du Comité de pilotage du projet (CP) et, par la suite, mais au plus
tard soixante (60) jours avant le début de l'année, il doit être soumis à la non-objection (NO) du FIDA.
Nonobstant ce qui précède, le PTBA pour les 18 premiers mois de la mise en œuvre du projet doit
recevoir la NO du FIDA comme condition préalable au premier décaissement.
Toute modification du PTBA, résultant d'ajouts ou de changements aux objectifs existants en matière
de gestion physique et/ou financière, doit faire l'objet des autorisations susmentionnées et doit être
soumise au FIDA, accompagnée des documents justificatifs, pour approbation. Ces modifications
doivent être reflétées dans le PPM si les nouveaux objectifs comprennent l'élaboration de nouveaux
processus d'approvisionnement et de passation de marchés.
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3. FLUX DE FONDS ET MODALITES DE DECAISSEMENT
3.1. Accords de décaissement
3.1.1.Diagramme des flux de fonds
Figure 03 Flux de ressources
Les demandes de retrait de fonds (DRF) doivent répondre aux besoins de liquidités du projet, justifiés
par les RFI, pour une période allant jusqu'à six mois, ensuite les décaissements seront effectués dans
les comptes du projet.
Pour assurer une traçabilité au flux de fonds deux comptes bancaires sont ouverts :
▪ Un Compte Désigné (CD) en dollars des Etats-Unis d’Amérique (USD) ouvert à la BRH pour
recevoir les transferts de fonds du FIDA au profit de l’EFOSE et géré par l’UTE. Ce compte
ne génère pas d’intérêts, mais est sujet à des prélèvements de frais de services par la BRH.
Il est destiné à alimenter le compte d’opération CO.
• Un compte d’opération (CO) en gourdes (GHT) : Un deuxième compte ouvert en GHT à la
BRH et géré par l’UTE ; lui non plus n’est pas générateur d’intérêts. Ce compte est
exclusivement alimenté par des transferts à partir du CD et sert à faire face aux coûts de
fonctionnement et au règlement des dépenses éligibles de l’EFOSE
3.1.2.Décaissements des fonds de financement.
3.1.2.1.
Règlements
Conditions générales pour le financement du développement agricole. Les conditions préalables
au retrait des fonds sont énoncées à l'article 4.02 de l’accord de financement. En outre, l'accord de
financement prévoit d'autres conditions générales préalables au retrait des fonds.
Les décaissements seront également effectués conformément à l'annexe 1 de la LMGFCF, qui
sera fournie après la signature de l’accord de financement et qui stipule les modalités de
décaissement des fonds FIDA.
3.1.2.2.
Décaissements via RFI
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Le PTBA approuvé est basé sur une planification rigoureuse et coordonnée entre les domaines
techniques, administratifs et financiers des activités à développer au cours des deux trimestres
suivants. Ainsi, la projection des flux de trésorerie pour cette période est réalisée pour chaque source
de financement, classée par composante et par catégorie de dépenses. Les DRF faisant apparaitre
les montants requis, sont appuyées par les RFI, c.f. au modèle présenté dans l'Annexe 3 de la
LMGFCF.
3.1.2.3.
DRF électronique par l'intermédiaire du PC du FIDA (ou ICP)
Le projet traite les DRF par voie électronique via le portail client du FIDA - système ICP, dont les
termes et conditions d'accès sont inclus dans l'annexe 2 de la LMGFCF. En outre, pour tout
décaissement et sans préjudice des conditions préalables au premier décaissement des ressources
du don, l’UTE doit soumettre au FIDA, via le système ICP, une DRF accompagnée des documents
pertinents, conformément à la fréquence et aux délais de soumission indiqués à l'Annexe 1 de la
LMGFCF.
3.1.2.4.
Procédure interne préalable à la soumission des DRF au FIDA
La procédure de DRF est décrite dans la LMGFCF : les DRF au FIDA sont basées sur les RFI
accompagnées des états de rapprochements bancaires du CD et du CO, ainsi que des autres
documents exigés dans la LMGFCF.
Les RFI sont censés être générés automatiquement à partir du système comptable ou préparés d'une
autre manière pour servir de base aux rapports d'exécution de l’ACCPAC , préalablement rapprochés
des pièces justificatives de l'exécution du budget et des rapports sur les livrets en devises et en
monnaie locale.
Le RF génère, directement à partir du système comptable, le rapport d'exécution cumulée, sur la base
des informations saisies, dûment classées par catégorie de dépenses et par composante. Le
comptable, le responsable financier, la personne chargée du suivi et de l'évaluation et la personne
chargée de la passation des marchés préparent la projection des dépenses pour les deux (2)
trimestres suivants, conformément au PPM approuvé, en tenant compte des catégories de dépenses,
des composantes et du solde disponible des CD et CO. Cette programmation est vérifiée et approuvée
par le coordinateur du projet.
3.1.3.Décaissements des fonds de contrepartie du Gouvernement d’Haïti (GdH)
La contribution du GdH est prévue à être exclusivement en nature et a été évaluée lors de la
conception de l’EFOSE à l’équivalent de 687,000.00 dollars US. Cette valeur englobe la prise en
charge de la moitié des salaires d’un nombre d’agents publics mis à disposition du projet (le point focal
du MARNDR, personnel de la DDA et personnel des BAC), la mise à disposition des locaux (bureaux
de l’UTE) au profit du projet, l’exonération des droits et taxes sur les biens et services acquis
localement ainsi que les droits de douanes des biens importés. Un suivi mensuel de l’évaluation de la
contribution du GdH doit être tenue à jour par l’AC et vérifié par le RF et approuvée par le
coordonnateur du projet. Cette évaluation est à présenter dans les rapports financiers sous forme de
contrepartie nationale.
3.1.4.Décaissements des bénéficiaires
La contribution des utilisateurs est envisagée dans le PN ou le PFO approuvé et convenue dans les
accords/contrats/conventions de financement, qui peuvent consister en des contributions en espèces
ou en nature. Les ressources qui seront reconnues comme des contributions des organisations
d'utilisateurs dans les plans d'activités et les plans de renforcement organisationnel seront décaissées
conformément au flux établi dans le plan approuvé respectif. Le domaine technique contrôle les
décaissements des organisations qui sont effectués dans les délais, en quantité et sous la forme
voulue.
3.2. Comptes du projet
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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3.2.1.Compte(s) désigné(s)
Pour effectuer le premier décaissement, le MEF doit envoyer au FIDA la documentation indiquant que
le CD a été ouvert et une lettre de désignation des signataires autorisés mentionnant le nom du (des)
fonctionnaire(s) habileté(s) à signer les DRF, comportant un spécimen certifié de sa (leurs)
signature(s) conformément à l’annexe 1 du manuel sur les décaissements du FIDA4.
Les décaissements du financement du FIDA seront effectués conformément à la LMGFCF et au
Manuel sur les décaissements du FIDA.
Afin de pouvoir transmettre au FIDA les DRF et les pièces justificatives par voie électronique, il faut
parachever le passage au Portail clients du FIDA (ou ICP en anglais) et ce, en complétant et en
retournant au Fonds le formulaire d’habilitation et d’attribution des rôles tels que présenté à l’annexe
2 de la LMGFCF. Le CD est géré par l'UTE et seul le MEF est habilité à clôturer le compte bancaire,
il en instruit formellement la BRH en lui demandant que les soldes disponibles soient transférés au
FIDA et informe ce dernier par écrit.
3.2.2.Compte(s) d'opération (CO)
Les ressources reçues sur le CD seront transférées périodiquement et au besoin sur un livret
opérationnel du Système intégré de gestion financière - ACCPAC en gourdes au moment de chaque
transfert (voir le diagramme des flux de fonds). Il est recommandé à ce que la gestion des transferts
du CD vers le CO soit rigoureuse afin d’assurer une continuité dans la GF des fonds sans entraver la
mise en œuvre des activités du projet mais aussi sans avoir à gérer un montant important de fonds
convertis en monnaie nationale sachant que la GHT a enregistré des fluctuations importantes durant
la période précédant et continue à en avoir dans des laps de temps réduits. Ceci facilitera la gestion
des fonds selon le dernier taux de conversion ou simplement selon le principe FIFO (First In First Out
en anglais ou PEPS : Premier Entré Premier Sorti en français) pour la présentation fidèle de la situation
financière du projet sur les rapports et états financiers.
3.2.3.Rapprochements bancaires
Les rapprochements bancaires du CD ainsi que du CO sont générés automatiquement par l’ACCPAC
sur une base mensuelle. Ils sont préparés par l’AC, vérifiés par le RF de l’EFOSE et par le Directeur
administratif et financier de l’UTE et approuvés par le directeur exécutif de l’UTE. L’AC classe les
rapprochements bancaires signés par ordre chronologique : par mois et par année, qui comprend,
outre le rapport de rapprochement de l'ACCPAC, le relevé bancaire le du relevé compte banque extrait
du Grand Livre (GL) et de l’état de rapprochement bancaire précédent (si existant).
3.2.4.Petite caisse
l'UGP établira un règlement de petite caisse, qui sera soumis à la non-objection du FIDA.
4. COMPTABILITE
4.1. Les normes comptables du FIDA et leur alignement sur les normes comptables
nationales
Conformément aux dispositions du FIDA, telles que compilées dans le Manuel opérationnel sur
l'information financière et l'audit des projets financés par le FIDA5 et le document de conception, les
registres comptables et les EF du projet doivent être préparés conformément aux normes IPSAS
"Financial Reporting on a Cash Basis", comme il est aussi recommandé d'utiliser les normes qui sont
les plus appropriées pour refléter les transactions du projet. En ce sens, la comptabilité de l’EFOSE
est basée sur la base de la comptabilité de caisse modifiée. Les normes adoptées sont à mentionner
clairement dans les notes aux états financiers.
4
Manuel sur le décaissement des prêts pour les projets directement supervisés par le FIDA
5
ttps://www.ifad.org/documents/38711624/39421009/%27IFAD+Handbook+for+Financial+Reporting+and+Auditing+of+IFADFinanced+Projects_s/f0730aee-3804-49e4-a7cd-68e691e57d84
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Les formats des états financiers sont présentés conformément à la norme IPSAS 1-PRÉSENTATION
DES ÉTATS FINANCIERS.
En outre, l'UGP prendra en considération l'application de la norme IPSAS 10 - INFORMATION
FINANCIÈRE DANS LES ÉCONOMIES HYPERINFLATIONNISTES pour la présentation en monnaie
locale des résultats d'exploitation et de la situation financière (le cas échéant). En particulier, aucun
ajustement de taux de change n'est prévu, car le projet utilisera le principe FIFO (First In First Out en
anglais ou PEPS : Premier Entré Premier Sorti en français) pour la présentation fidèle de la situation
financière du projet dans les rapports et états financiers.
Cependant, certaines considérations doivent être prises en compte en raison du contexte inflationniste
en Haïti. Entre autres, il est prévu que les contrats du personnel, les budgets du plan d'affaires et
d'autres engagements avec les fournisseurs soient établis en dollars américains afin d'éviter les pertes
de compétitivité liées à la dépréciation de la monnaie locale. Enfin, il est prévu que le projet effectue
des paiements directement à partir du compte désigné en USD.
4.2. Système comptable
L’UTE conçoit et produit des EF conformes aux Principes Comptables Généralement Reconnus, aux
lois de la République d’Haïti et aux régulations établies par les autorités concernées. Le système
comptable est supporté par le logiciel ACCPAC sur lequel sont enregistrées toutes les transactions
déclinées par activité, composante et source de financement. En fin de cycle (mois et année),
certaines données sont exportées sur Excel pour produire certains rapports types. Ce système se veut
efficace et offre des pistes de contrôle aux vérificateurs externes et permet ainsi :
L’enregistrement et le suivi comptable garantissant la traçabilité de l’ensemble des transactions et
opérations financières ainsi que les taxes exonérées ou prises en charge par le Gouvernement et
les contributions en nature des bénéficiaires.
Le suivi budgétaire offrant ainsi une lecture analytique de l’exécution budgétaire qui reflète, toutes
les composantes s/composantes, volets, etc. en lien avec le COSTAB.
Le suivi financier tout en apportant une lecture claire et à temps des dépenses par bailleur.
4.2.1.Principes Comptables Utilisés
Les EF sont préparés sur la base de la comptabilité de caisse modifiée : les financements sont
reconnus lorsqu’ils sont reçus et les dépenses lorsqu’elles sont payées plutôt qu’encourues. Les
comptes à recevoir et à payer représentent des avances de fonds effectuées ou à rembourser aux
tierces parties identifiées. Certaines obligations sont provisionnées en fin de période. Les EF sont
présentés en dollars des États‐Unis d’Amérique.
4.2.2.Sécurité, utilisateurs, permissions, sauvegarde des informations
Sauvegarde et archivage : Le projet maintient un système d'archivage ordonné sous forme physique
et numérique, y compris des copies de sauvegarde régulières, dûment conservées.
Accès au système : L'accès au système se fait uniquement au moyen de mots de passe attribués au
personnel, selon leurs fonctions et responsabilités dans les processus financiers, par l'administrateur
du système. Une demande est avancée à ce sens par le coordinateur de l’EFOSE, et les mots de
passe sont/devraient être mis à jour périodiquement pour plus de sécurité.
Le personnel technique n'y aura accès qu'à des fins de consultation. La sécurité des documents
comptables du projet est couverte par la sécurité de l’EFOSE. Le responsable financier élaborera un
plan d'utilisation et d'autorisation et le proposera comme ajustement au Manuel de procédures.
4.2.3.Registre des contributions
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Toutes les opérations financières seront gérées directement dans le système ACCPAC, utilisé pour
enregistrer les décaissements des différentes sources de financement, ainsi que pour contrôler et
suivre leur exécution.
Le projet EFOSE est financé par les sources de financement suivantes :
- Don du Fonds International de Développement Agricole.
- Contribution en nature du GdH
- Contribution en nature des bénéficiaires
L'équipe administrative financière de le PMU a les responsabilités suivantes :
- Gérer en temps voulu les décaissements provenant des sources identifiées dans le projet.
- Contrôler, superviser et surveiller les décaissements à partir des sources définies
- Enregistrer l'exécution budgétaire des ressources versées sur les comptes bancaires du projet,
étayée par les pièces justificatives probantes et pertinentes.
L'administration des ressources comprend les actions contractuelles, l'utilisation des ressources
humaines, des matériaux et des services généraux qui permettent la production de biens et de services
pour atteindre les objectifs fixés dans le PTBA. L'impact économico-financier de ces actions constitue
l'exécution financière du budget.
4.2.3.1.
Contributions financières : Don FIDA
Les contributions financières – don FIDA sont enregistrées dans le système au moment du
décaissement dans les comptes bancaires du l’EFOSE et sont automatiquement visibles dans le
système ACCPAC. Leur utilisation est enregistrée au moment du paiement de chaque transaction
avec mention claire de la source du financement (qu’il s’agit des fonds FIDA).
4.2.3.2.
Contribution de contrepartie du gouvernement
On s'attend généralement à ce que les coûts supportés par le gouvernement soient engagés et
couverts par un transfert d'actifs, généralement en espèces, afin d'être éligible au financement du
FIDA, mais il existe également d'autres types de contributions non monétaires, qui devraient faire
partie de la valeur totale d'un projet. Ne pas prendre en compte ces apports reviendrait à sous-estimer
leur coût.
Les contributions en nature dans le cadre de la contrepartie nationale au projet EFOSE proviennent
principalement : (i) de la mise à dispositions d'installations et de locaux (les bureaux au sein du MEF
et bureaux abritant le PMU) ; (ii) de services professionnels (personnel détachés) et (iii) d'exonérations
fiscales.
Les contributions en nature du GdH ne sont pas enregistrées dans le système ACCPAC, car elles ne
font pas partie des ressources budgétaires. Toutefois, l'évaluation de ces contributions en nature est
tenue extra-comptablement sur un tableau Excel, mis à jour mensuellement par l’AC et vérifié par le
RFet validés par le coordonnateur du projet EFOSE. Pour être reconnues, les contributions en nature
doivent être éligibles, effectives, démontrables et essentielles à la mise en œuvre du projet.
4.2.3.3.
Contribution en nature
Pour l’évaluation de la contribution en nature du GdH, l’UTE et le PMU s'appuient sur la Note technique
sur la contribution en nature https://webapps.ifad.org/members/wgtf/TFWG2/docs/french/TFWG2018-2-W-P-4-TFWG-2018-2-INF-1-Note-technique-sur-les-contributions-en-nature.pdf.
document précise qu'une contribution en nature peut être considérée comme une dépense engagée
par le gouvernement, les bénéficiaires ou d'autres partenaires d'exécution pour mettre en œuvre les
opérations, dans les conditions décrites ci-dessous : (a) l'éligibilité doit être établie conformément au
PTBA convenu et aux coûts du projet et (b) le montant de dépense doit être significatif et pertinent et
dûment justifié par des pièces justificatives probante et pertinente (équivalente à celle d'une facture),
sans préjudice des dispositions prévues par les réglementations nationales spécifiques
Il incombe au projet de veiller à ce que la juste valeur marchande indiquée pour tous les éléments
impliquant une contribution en nature soit juste et divulguée correctement et intégralement dans ses
états financiers.
L'annexe I du document susmentionné présente quelques éléments d'évaluation des cofinancements
nationaux en nature qui peuvent être appliqués une fois que le type de contribution à considérer est
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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connu et indique qu'ils doivent être présentés dans les états financiers soit dans un poste couvert, soit
dans les notes aux états. Certaines considérations pertinentes sont détaillées dans le présent manuel.
Definition :
La contribution nationale en nature est la fourniture directe d'un bien tangible ou de services au
projet ou aux dépenses par le gouvernement, les bénéficiaires ou d'autres partenaires de mise en
œuvre qui, autrement, devraient être payés par le projet, ce qui profite au projet et l'aide à atteindre
ses objectifs.
Lorsqu'un gouvernement accorde à une entité le bénéfice d'une exonération fiscale ou couvre les
taxes liées à l'achat de biens, de travaux et de services, le montant correspondant aux taxes
exonérées doit être considéré comme une contribution en nature du gouvernement.
Reconnaissance des contributions en nature :
Les dépenses encourues par le gouvernement, les bénéficiaires ou d'autres partenaires de mise en
œuvre peuvent être considérées comme une contribution en nature dans les conditions décrites cidessous :
a) l'activité est incluse dans l'AWPB convenu ;
b) le montant des dépenses est dûment justifié par des pièces justificatives ;
c) le total des contributions en nature ne dépasse pas de manière significative le total des dépenses
éligibles prévues pour le projet, à l'exclusion de la valeur de ces contributions.
Évaluation des contributions en nature :
En règle générale, les biens et services fournis en tant que contributions en nature sont comptabilisés
à leur "juste valeur marchande". La juste valeur marchande est définie comme le prix que le
programme devrait payer pour ces biens et services sur un marché local, ouvert et sans restriction.
L'annexe 1 définit des méthodes d'évaluation détaillées et transparentes pour les IKC nationaux dans
le cadre du PDEA. Les principes directeurs de l'évaluation de l'IKC national sont également exposés
à l'annexe 1 : "Eléments d'évaluation du cofinancement national en nature" de la "Note technique sur
le cofinancement national en nature" du FIDA.
Documentation d'appui :
Le programme préparera et archivera toutes les pièces justificatives pertinentes qui certifient les
montants des contributions en nature national afin de fournir une piste d'audit claire.
Rapports et fréquence :
L'IKC domestique sera saisi et suivi par les comtés, le Bureau de coordination régional (RCO) et l'UCP.
Les comtés feront un rapport au RCO ou à l'UCP sur une base semestrielle. Les responsabilités et le
calendrier des rapports sont décrits à l'annexe 1.
L'UCP rendra compte périodiquement de l'IKC nationale au donateur et au département du Trésor,
conformément au tableau suivant :
Document
Rapport d'avancement semestriel
Rapports pour les missions de supervision
Rapports financiers intermédiaires
État financier du programme
Relevant de :
FIDA et GoH
FIDA et GoH
FIDA
FIDA et GoH
Fréquence
Semestrielle
Semestrielle
Semestrielle
Annuellement
Rapport d'avancement semestriel et rapports des missions de supervision : Ces rapports
comprendront un ou plusieurs paragraphes décrivant les activités soutenues par le gouvernement, les
bénéficiaires et les partenaires chargés de la mise en œuvre, ainsi que leur valeur annuelle en termes
monétaires. Les rapports d'avancement comprendront un tableau détaillé de l'IKC fourni au cours des
six mois précédents, annuellement, ainsi que des données cumulatives actualisées survenues tout au
long du projet, et un tableau récapitulatif (voir les rapports financiers intermédiaires).
Rapport financier intermédiaire (RFI) : L'UCP rendra compte de la contribution nationale en nature
dans un tableau distinct du rapport financier semestriel, conformément à l'exemple ci-dessous.
Rapport XX : La contribution nationale en nature
Reporting Period
Cumulative annual
Cumulative project life
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Contribution du
gouvernement
Bureau de programme régional
Comtés
Exonération fiscale
Bénéficiaire
Comtés
Total
État financier et principes comptables : L'UGP veillera à ce que la juste valeur marchande déclarée
pour la contribution en nature soient raisonnable et correctement et entièrement divulguée dans ses
états financiers.
Conformément à la comptabilité de caisse des normes IPSAS, la contribution en nature sera
mentionnée dans les notes aux états financiers, conformément aux clauses 2.1.90 (f) et 2.1.91 .
Le programme indiquera dans les notes aux états financiers :
- La nature et le type des principales catégories reçues ;
- Les méthodes comptables adoptées pour la comptabilisation des contributions en nature ou des
recettes provenant de transactions sans échange ;
- la base d'évaluation de la juste valeur marchande des principales catégories des contributions en
nature ou des recettes provenant d'opérations sans contrepartie ;
- Des informations détaillées sur la nature de l'impôt, pour les principales catégories de recettes
fiscales que le programme ne peut pas évaluer de manière fiable au cours de la période,
Un exemple de "Notes to the Financial Statement" est présenté ci-dessous et aussi à l'annexe 3 de la
"In-kind domestic co-financing Technical note" du FIDA.
Source : Manuel-des-Normes-Comptables-Internationales-du-Secteur-Public-2018-v3_0.pdf (ifac.org)
4.2.3.4.
Contribution des bénéficiaires
Les contributions des bénéficiaires en espèce seront enregistrées dans le système ACCPAC, en
distinguant la source de financement. Le PMU doit veiller à ce que ces contributions soient dûment
déclarées au moyen de documents extracomptables validés par les services/experts techniques du
projet dans le cadre du suivi de l'exécution et Suivi & évaluation de l’EFOSE. Ces documents
constituent une partie des ressources prévues pour atteindre les objectifs du projet et des procédures
pour la déclaration et la reconnaissance de leur contribution doivent être développées.
Enfin, la contribution des bénéficiaires sera régulièrement communiquée au FIDA par le biais des
états financiers intermédiaires et des états financiers.
4.2.4.Rapports financiers
L'article IX "Rapports financiers et informations financières" des Conditions générales pour le
financement du développement agricole définit les aspects à prendre en compte en ce qui concerne
les rapports et états financiers, l'audit des comptes et d'autres points concernant les rapports
financiers.
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Sur une base annuelle, le PMU soumet au FIDA les états financiers du projet conformément aux
normes comptables internationales. Les états financiers détaillent les opérations, les ressources et
les dépenses liées au projet pour chaque exercice financier et sont à soumettre au FIDA dans les
quatre (4) mois suivant la clôture de chaque exercice financier (soit au plus tard le 31 janvier de chaque
année).
4.2.4.1.
Établissement de rapports conformément aux normes du FIDA
Le Manuel opérationnel du FIDA sur les rapports financiers et l'audit des projets financés par le FIDA6
et la LMGFCF réglementent les exigences du FIDA en matière de rapports financiers et les délais de
soumission. Plus précisément, les modèles pour la préparation et la soumission des rapports
financiers trimestriels (RFI) et les instructions pour les remplir se trouvent dans les annexes de la
LMGFCF.
4.2.4.2.
Périodes et dates limites de soumission
Les états financiers annuels, les périodes de déclaration sont précisées dans la loi sur les finances
publiques. En général, ils couvrent une période de 12 mois qui coïncide avec l'exercice fiscal haïtien
(du 1er octobre au 30 septembre de chaque année).
Les états financiers annuels non vérifiés sont soumis au FIDA au plus tard le quatrième mois suivant
la fin de l'exercice, c'est-à-dire le 31 janvier de chaque année.
Pour les RFI – trimestriels, ils couvrent les périodes suivantes : T1 (octobre - décembre) ; T2 (janvier
- mars) ; T3 (avril - juin) ; et T4 (juillet - septembre) et sont à soumettre au FIDA dans les 30 jours
suivant la fin du trimestre de référence. C'est-à-dire : T1 : avant le 31 janvier ; T2 : avant le 30 avril ;
T3 : avant le 31 juillet et 4 : au plus tard le 31 octobre.
4.2.4.3.
Contenu
Le contenu des états financiers du projet est défini dans les normes comptables applicables qui ont
servi de base à leur préparation. Le FIDA exige également des informations supplémentaires
spécifiques, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :
6
Manuel opérationnel sur les rapports financiers et l'audit des projets financés par le FIDA
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Conformément à la LMGFCF, les RFI sont préparés sur une base trimestrielle et soumis au FIDA dans
les 30 jours suivant la clôture de chaque trimestre. Les détails et les instructions sont fournis à l'annexe
de la LMGFCF.
Les rapports RFI comprennent, au minimum, les éléments obligatoires suivants :
Un bref résumé descriptif ;
Les prévisions de trésorerie pour les deux trimestres suivants ;
L’état des sources et utilisation des fonds ;
Le relevé d’activité du compte désigné ;
Une analyse des écarts quant à l’utilisation des fonds par trimestre ;
Une analyse des écarts quant à l’utilisation des fonds pour l’exercice concerné ;
Une analyse des écarts quant à l’utilisation des fonds pour la période cumulée ;
Les relevés bancaires du CD pour la période considérée indiquant le solde d’ouverture et le
solde de clôture, ainsi qu’un résumé des mouvements du compte ;
Le relevé des dépenses où la liste des transactions encourues pendant la période et capturées
dans l’état des sources et utilisation des fonds ;
Les extraits du registre des contrats, produits par les responsables du projet.
Par ailleurs et pour les besoins des missions de supervision et d'appui du FIDA, le PMU doit présenter
État d'avancement de la mise en œuvre du PTBA par composante et par source de financement.
État d'exécution du budget par composante et par source de financement : comparaison entre le
budget total du projet et ce qui a été exécuté.
État des décaissements par catégorie de dépenses (compare le montant du don FIDA avec les
montants décaissés).
État de l'exécution financière par source (compare le budget de chaque source de financement
avec l'exécution).
Plan d'investissement global (détaillant les montants exécutés et prévus par an).
4.2.4.4.
Responsabilités
Le PMU et l'équipe financière du projet sont responsables de la présentation des états financiers et
4.2.5.Considérations relatives au traitement des paiements
L'UTE a établi des procédures de traitement des paiements dans le cadre des projets financés par
différents bailleurs, et les a regroupées dans des manuels de procédures7. Ce processus est valable
pour l'exécution des paiements avec les ressources de l’EFOSE.
Sans préjudice du respect des exigences établies par l'UTE, pour le FIDA, les paiements déclarés en
général doivent inclure les pièces justificatives suivantes (preuve de la réception de la conformité des
biens et/ou services payés) :
Pour tout paiement en général :
Un contrat signé ou un bon de commande confirmé, indiquant le montant spécifié à payer
La preuve de la réception, de la facture ou de l'exécution
Une garantie bancaire (police d'assurance - le cas échéant) pour l'exécution, comme
spécifié dans les documents contractuels
Les copies des communications envoyées par le coordinateur du projet pour la "nonobjection" (que ce soit après ou avant l'attribution du marché) et
Preuves de paiement / relevés bancaires
Les registres comptables des décaissements et des soldes disponibles
Les procédures du MOP de l’UTE et son annexe le MPF sont aplicable à l‘EFOSE là où FIDA est mentionné en tant
que bailleur de fonds. Avec l’entrée en vigueur de l’EFOSE, le MOP de l’UTE doit être mis à jour pour étendre son
application à l’EFOSE
7
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Les documents relatifs à la passation de marchés (dossier d'appel d'offres, invitation,
évaluation, attribution, etc.), le cas échéant.
Pour le paiement de Biens et Services, en plus du point précédent, s'assurer de l'existence
Une facture du fournisseur, dûment certifiée pour le paiement par le gestionnaire de
projet, spécifiant les biens/ articles, leurs quantités et leurs prix
Un certificat de livraison, le cas échéant, indiquant l'état des biens/ articles à la livraison.
Pour le paiement des consultants et autres services, outre le point général, il convient de
s'assurer de l'existence des éléments suivants:
Reçu du fournisseur ou du consultant, dûment certifié pour paiement suffisamment
détaillé,
Un certificat de livraison de services satisfaisants/ Note d’acceptation des services.
Pour les formations et les ateliers :
La preuve de paiement,
Rapport de formation / atelier
Les programmes de formation (pour les principales formations) et le programme de
formation
Liste des participants avec signatures /
Indemnités (ou Perdiem) et remboursements de frais de voyage
La preuve du paiement du lieu de formation et des rafraîchissements
PV de sélection du lieu (acquisition)
Pour les voyages :
Le billet d'avion (réservation)
Facture
La carte d'embarquement doit également comporter
4.2.5.1.
Éligibilité des dépenses
D'une manière générale, les coûts éligibles sont les coûts raisonnables des biens, travaux et services
nécessaires pour atteindre les objectifs de l’EFOSE tels que définis dans l’accord de financement et
les documents de projet approuvés par FIDA et encourus pendant la période de mise en œuvre du
projet.
La section 4.07 des conditions générales stipule que les ressources de financement doivent être
utilisées exclusivement pour financer des dépenses qui répondent aux conditions suivantes :
- Les dépenses couvrent le coût raisonnable des biens, travaux et services nécessaires au projet et
prévus dans le PTBA correspondant, et achetés ou contractés conformément aux lignes directrices
du FIDA pour la passation des marchés.
- Les dépenses seront engagées pendant la période de mise en œuvre du projet, à l'exception des
dépenses relatives aux coûts d'achèvement du projet qui pourront être engagées après la date
d'achèvement du projet et avant la date de clôture du financement (les dépenses relatives aux
coûts d'achèvement pourront être engagées après la date d'achèvement du projet, mais avant la
date de clôture du financement, en accord avec le FIDA).
- Les dépenses sont engagées par l'une des parties au projet.
4.2.5.2.
Dépenses inéligibles
Les ressources du projet ne peuvent être utilisées pour couvrir les dépenses suivantes :
Biens et services provenant de pays non-membres du FIDA.
La passation de marchés qui ne correspond pas à ce qui est décrit dans le projet et à ce qui est
établi dans le PTBA et dans le PPM.
Achat de biens ou recours à des consultants sans respecter les lignes directrices du FIDA.
Paiements après la date de clôture du don.
Amendes pour retard de paiement appliquées par les fournisseurs.
Tout type de taxe.
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Tout paiement à des personnes ou entités, ou toute importation de marchandises, interdits par une
décision du Conseil de sécurité des Nations unies en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations
unies.
4.2.5.3.
Financement par l'impôt
Tableau d'affectation des fonds à l’annexe 2 de l’Accord de financement, présente les catégories de
dépenses éligibles au financement par le don FIDA ainsi que l'affectation des montants du don pour
chaque catégorie. En général, le financement n'envisage pas de couvrir les impôts, de sorte que les
impôts et les charges sociales seront couverts par la contrepartie du gouvernement du Haiti.
4.3. Gestion des transferts de fonds vers les organismes d’exécution
Manuel de gestion des PA : Avant la mise en œuvre du plan d’affaire (PA), l'équipe financière et
technique de l'UGP devra établir la méthodologie pour la mise en œuvre des investissements prévus
pour laquelle elle évaluera les documents qui ont été développés pour le EFOSE, dont la méthodologie
est ajustée et les formats de responsabilité permettent un rapport raisonnable de l'exécution des
investissements par toutes les sources.
Le manuel doit être établi, qui comprend les conditions de décaissement, les délais de décaissement,
les délais d'exécution, les conditions d'annulation, l'autorisation des examens par les agences de
contrôle, d'audit et du FIDA et d'autres bailleurs de fonds, entre autres). Le document élaboré doit
contenir, entre autres : i) le plan de formation des organisations bénéficiaires en matière de gestion
financière et de responsabilité ; ii) les conditions de demande du premier décaissement et des
décaissements ultérieurs (exigences, enregistrement dans le Système intégré de gestion financière),
; iii) dispositions pour l'ouverture de comptes bancaires (signatures conjointes, exigences pour les
retraits et autres opérations à effectuer à partir du compte courant) ; iv) caractéristiques de l'accord/du
contrat signé pour la mise en œuvre du PA ; v) procédure de soumission des comptes et étapes pour
leur approbation ; vi) soumission des rapports et approbation ; exigences pour la clôture et la signature
de l'acte de finalisation (Finiquito).
Le document stipule également les procédures d'ouverture du compte bancaire, l'utilisation des fonds,
les formalités de réception des biens (procès-verbal de réception entre le prestataire et l'organisation
d'utilisateurs et de réception entre l'organisation et les utilisateurs (procès-verbal de livraison), les
instructions pour l'utilisation des biens communautaires (le cas échéant), les indications relatives à la
conservation des documents. Une fois le manuel d'investissement du projet approuvé, la mise en
œuvre des activités liées à ces investissements peut commencer.
5. SYSTEME DE CONTROLE INTERNE
L’UTE et le PMU veillent à ce que les fonds du projet soient gérés dans un environnement de contrôle
adéquat et acceptable pour le FIDA, y compris, entre autres : i) que les opérations soient menées de
manière efficiente et efficace, en atteignant les objectifs et les résultats planifiés ; ii) que les
transactions soient enregistrées de manière précise et complète ; iii) que les actifs soient correctement
enregistrés et tenus ; iv) que les lois et règlements soient respectés ; et, v) que des rapports financiers
fiables soient générés.
Les documents et dossiers du projet seront conservés conformément aux accords juridiques
applicables et aux politiques du FIDA, et seront accessibles à toutes les parties concernées à des fins
de contrôle, y compris le personnel du FIDA et les auditeurs internes et externes. Les aspects de
sécurité du système comptable doivent également être pris en compte pour garantir la fiabilité du
système comptable.
Le manuel prévoit des rôles généraux pour les principaux acteurs de la gestion financière du projet, à
savoir le responsable financier et l'assistant comptable. Cependant, au cours du démarrage du projet,
la matrice RACI définie ci-dessous devrait être élaborée et complétée en révisant les rôles et
responsabilités de tout le personnel impliqué dans la gestion financière et conformément à la stratégie
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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de consolidation de l'UTE. Il couvre l'examen de tout type d'opération financière susceptible d'être
effectuée dans le cadre du projet, y compris :
Processus de paiement, y compris le diagramme de processus et les documents justificatifs
requis pour : i) les paiements en général ; ii) le paiement de services, de consultants et d'autres
services ; iii) les paiements pour la formation, le coaching et les ateliers ; iv) le paiement de
voyages, y compris les indemnités journalières et, v) les versements aux organisations
utilisatrices.
Contrôle des actifs fixes, en particulier les procédures concernant : i) le contrôle des véhicules ;
ii) le contrôle des stocks de fournitures de bureau, de produits de nettoyage et de consommables
; iii) l'enregistrement et la destruction des actifs ; iv) le contrôle et l'identification des actifs ; v) la
garde des actifs, y compris l'assurance des biens.
Contrôle de l'archivage des documents financiers précisant : i) la méthode d’archivage, ii)
l'établissement des personnes responsables ; iii) le contrôle et la garde à la clôture du projet ; iv)
les installations du projet ont des procédures de sécurité en place pour protéger les données
contre le vol, les dommages ou la perte ; et v) si le projet a une politique de conservation des
documents qui est conforme aux exigences de FIDA (conservation sur une période de dix (10)
ans, à partir de la clôture du projet).
Le contrôle des voyages/ missions : vérifier les dispositions relatives à l'autorisation, aux
montants et au rapport de mission, établit les actions visant à vérifier l'application correcte des
processus et procédures administratifs, financiers, et opérationnelles.
S'assurer de l'adéquation des opérations comptables et financières et des systèmes d'information
(que la méthodologie comptable est conforme aux normes applicables du FIDA décrites dans le
manuel de procédures, que les fonctions sont séparées entre autorisation, exécution et
enregistrement comptable; que le projet tient un registre comptable officiel distinct pour
enregistrer les transactions relatives aux transferts de fonds pour l'agence ; et que le projet
prépare les rapprochements bancaires sur une base mensuelle.
Les acronymes RACI et RASCI signifient :
A = Autorise : autorise l’activité et rend compte de son avancement ;
R = Responsable : met en œuvre l’activité ;
S = Soutien : apporte un appui technique dans le cadre de la mise en œuvre de l’activité ;
C = Consulté : doit être consulté dans le cadre de la mise en œuvre de l’activité ;
I = Informé : doit être tenu au courant de la mise en œuvre de l’activité.
MARNDR
MTPTC
SOUS-COMPOSANTES
MARNDR
A. Amélioration de la
logistique, la
connectivité des
transports et la
résilience aux
changements
climatiques
CIAT
ST CIAT
COMPOSANTES
Figure XX : Exemple de matrice RASCI
A1. Amélioration du
réseau « structurant »
A2. Amélioration du
réseau routier rural
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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5.1. Audit interne - Système national
Audit interne. L’UTE dispose d'une unité d'audit interne chargée d'améliorer le fonctionnement de
l'unité, d'évaluer et d'optimiser l'efficacité des processus de gestion et de contrôle interne et de
garantir l'objectivité de ses conclusions et recommandations. Afin d'améliorer le système de contrôle
interne du projet, il est important que l'unité d'audit interne inclue dans son plan de travail annuel
l'audit du PMU de l’EFOSE. Le PMU doit faciliter la conduite des processus d'audit interne de
l’EFOSE et partager les résultats de ces exercices avec le FIDA. La première mission de supervision
du FIDA examinera la portée de l'audit interne.
5.1.1.Contrôle des processus de paiement
Gestion des paiements. En tant que mécanisme de contrôle interne du PMU, l'équipe financière devra
maintenir des schémas de séparation des tâches afin d'assurer un contrôle interne efficace des
processus de paiement. Ainsi, dans le cadre du projet, différentes personnes seront chargées des
fonctions suivantes : i) préparation d'une transaction ; ii) examen et iii) autorisation du paiement. En
outre, le PMU vérifiera que :
Les paiements effectués sur les fonds FIDA respectent les conditions d'éligibilité (voir section sur
les dépenses éligibles et inéligibles) conformément aux définitions de l'annexe II de l’accord de
financement.
Pour tout paiement effectué, le processus à l'origine a été effectué sur la base de procédures
valides approuvées pour l'acquisition ou la passation de marchés. Aucun paiement ne peut être
effectué sans qu'un contrat, un ordre de service ou un document équivalent n'ait été dûment
approuvé et ne justifie le paiement.
Les dépenses sont autorisées par le coordonnateur du projet, avec l'approbation de
l'administrateur local et du responsable de l'activité pour laquelle le paiement est effectué ;
Le PMU examinera périodiquement le PTBA et sa conformité afin de maintenir ou d'apporter des
ajustements qui peuvent avoir un impact sur le flux de trésorerie du projet ;
Les pièces justificatives doivent être des originaux ; les demandes de paiement ne seront en
aucun cas traitées avec des copies ;
Les frais de voyage à l'intérieur et à l'extérieur du pays sont payés conformément à la
réglementation nationale.
Une fois le paiement effectué, il doit être tamponné comme payé avec la date du transfert sur les
comptes débiteurs.
Les paiements au personnel doivent faire l'objet d'un relevé actualisé des paiements et des coûts
associés et doivent être approuvés par le supérieur hiérarchique. Chaque année, avant le
renouvellement des contrats, une évaluation des performances est effectuée.
5.1.2.Contrôle des immobilisations
Registre des actifs immobilisés. Le projet doit tenir un registre des actifs immobilisés (véhicules, biens
et équipements) comprenant des détails sur les articles achetés et l'emplacement de ces actifs. Tous
les articles d'inventaire doivent être situés dans des zones accessibles uniquement aux personnes
autorisées. Ces zones doivent être protégées contre les éléments de risque. Les vérifications à opérer
peuvent correspondre à ce que suit :
Le projet doit tenir un registre où les quantités reçues et distribuées doivent être contrôlées et
autorisées. Le PMU et les parties d’exécution doivent être responsables de la sauvegarde de tous
les stocks, tels que le mobilier, les petits outils et l'équipement. Un registre doit être tenu pour les
articles consommables.
L'aliénation et la cession des immobilisations acquises dans le cadre de l’EFOSE sont effectuées
sur la base des dispositions du règlement intérieur et c'est à l’assistant comptable et au
responsable financier de procéder chaque année à l'inspection physique des actifs à long terme
du projet et vérifient leur état et leur emplacement.
Le contrôle des véhicules achetés par le projet, le cas échéant, sera effectué conformément au
règlement de l’UTE.
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Les biens utilisés par le projet doivent être assurés au moyen d'une police d'assurance contre le
vol, le cambriolage et les sinistres. Le coordinateur du projet à l’aide du RF devrait planifier – dans
le PTBA - les fonds nécessaires pour ce contrat.
Présentation des actifs fixes dans les états financiers du projet : La UTE doit indiquer dans les notes
aux états financiers, en conformité avec la norma globalement pour les acquisitions et les cessions
d'entités contrôlées ou d'autres unités opérationnelles au cours de la période, chacun des éléments
suivants :
(a) le montant total du prix d'achat ou de cession (y compris la trésorerie ou les autres actifs) ;
(b) la part du prix d'achat ou de cession réglée en trésorerie ; et
(c) le montant de trésorerie de l'entité contrôlée ou de l'unité opérationnelle acquise ou cédée.
La présentation des immobilisations doit être conforme à la norme IPSAS 17—IMMOBILISATIONS
CORPORELLES . À cette fin, le format suivant doit être utilisé dans les notes aux états financiers :
Source : https://www.ifac.org/_flysystem/azure-private/publications/files/information-financiere-sel.pdf
5.1.3.Archivage des documents financiers
Gestion des dossiers. Les documents et dossiers du projet seront conservés conformément aux
accords juridiques applicables et aux politiques du FIDA, et seront accessibles à toutes les parties
concernées à des fins de supervision, y compris le personnel du FIDA, les auditeurs internes et
externes, et les équipes d'évaluation ex post du FIDA.
Le coordonnateur du projet, soutenu par les responsables techniques et le RF, met en œuvre des
politiques et des procédures d'archivage pour la conservation et la maintenance des archives
physiques et magnétiques, sur la base des dispositions techniques et juridiques en vigueur, permettant
de disposer de preuves documentaires pertinentes et probantes de toute transaction. Les procédures
doivent garantir l'existence d'archives adéquates pour la conservation et la garde de la documentation
du projet, classée par ordre chronologique et séquentiel et garantissant sa conservation en bonne et
due forme.
L'archivage des transactions financières du projet relève de la responsabilité de l’assistant comptable,
qui met en œuvre les politiques d'archivage en vigueur. Les pièces justificatives des transactions
financières doivent être disponibles pour les vérifications du RF ainsi que pour les audits et pour
l'information d'autres utilisateurs autorisés. Toutes les transactions financières sont étayées par des
pièces justificatives probantes et pertinentes.
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A la fin du projet, les archives doivent être transférées à l'UTE pour conservation. Les archives
documentaires devant être dûment foliotées, reliées et identifiées. Le transfert des archives doit être
effectué au moyen d'un procès-verbal de remise, indiquant les responsables de la remise et de la
réception, le détail des documents remis, les dates et la précision que les archives doivent être
conservées jusqu'à 10 ans après la date de clôture du projet.
6. AUDIT EXTERNE
L'audit du projet est le processus de contrôle externe ex-post conçu pour fournir une opinion
indépendante sur la préparation et la présentation des états financiers et si ces derniers sont
présentés, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle de la situation financière du projet et
en conformité avec les normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS) sur la base
de la comptabilité de caisse modifié.
6.1. Portée de l’audit et recrutement de l’auditeur
Les rapports à auditer comprendront les états financiers de base tels que prévus dans la LMGFCG.
L’auditeur est tenu de fournir un avis explicite sur les états financiers et une lettre sur l'évaluation du
contrôle interne. Il est également recommandé de demander une opinion explicite sur les RFI.
L'UTE, en coordination avec le PMU, sera chargée de veiller à ce que les comptes de l’EFOSE soient
audités au cours de chaque exercice fiscal durant la période de mise en œuvre du Projet jusqu'à sa
clôture. A cet effet, au moins deux (2) mois avant la fin de l’exercice à auditer un cabinet d’audit
indépendant acceptable par le FIDA, devrait avoir été déjà recruté. La sélection de l’auditeur externe
(boite privée) sera faite sur la base des termes de références préparés en se basant sur le manuel de
FIDA8 (Appendice 5: Mandat d’audit) et ayant obtenu la NO du FIDA.
Le coût de cette activité a été pris en compte dans le COSTAB du projet et doit être budgétisé comme
convenu dans le PTBA.
6.2. Normes d'audit applicables
Conformément aux exigences du FIDA, telles que compilées dans le « manuel du FIDA sur les
rapports financiers et l'audit des projets financés par le fonds » et le document de conception, le projet
devra soumettre des rapports d'audit préparés conformément aux normes d’Audit Internationales
6.3. Date limite de soumission du rapport au FIDA
Les rapports d'audit externe incluront les états financiers de base conformément à la LMGFCG et
doivent être soumis au FIDA dans les six (6) mois suivant la fin de l'année fiscale. Le non-respect des
exigences en matière d'audit peut constituer un motif de suspension des décaissements au titre du
projet ou du portefeuille tout entier (Haiti). Le FIDA peut également prendre d'autres mesures s'il le
juge approprié.
6.4. Plan de conformité pour les observations sur le contrôle interne
Une fois le rapport d'audit approuvé et soumis au FIDA, le RF prépare un plan de
conformité/d'amélioration pour répondre aux observations de contrôle interne incluses dans le rapport
de la lettre de contrôle interne, qui comprend : i) l'observation, ii) l'action d'amélioration, iii) la date de
mise en oeuvre et iv) la partie responsable. Ce plan sera soumis au FIDA pour le suivi de la conformité.
6.5. Contribution en nature
Les termes de référence pour l'audit seront révisés et la section "portée de l'audit financier" inclura la
responsabilité suivante : "Vérifier que le montant de la contribution en nature est déclaré
8
Manuel du FIDA relatif à l’information financière et à l’audit des projets financés par le Fonds
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
Page | 29
conformément aux principes comptables convenus et que la juste valeur marchande déclarée pour
tous les éléments impliquant une contribution en nature est raisonnable et correctement et entièrement
divulguée dans ses états financiers.
6.6. Visites sur le terrain
Étant donné qu'une partie des ressources sera transférée aux organisations bénéficiaires, une
demande devrait être faite pour inclure des visites sur le terrain afin de confirmer l'avancement des
PN/FOP, d'examiner l'exécution de ces fonds et de vérifier les documents justificatifs. Pour cela, les
TDR des auditeurs devraient être ajustés pour inclure des visites sur le terrain.
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Termes de références du RF
Poste : Responsable Administratif (RF)
Principales Tâches :
Sous l’autorité hiérarchique du Coordinateur du Projet EFOSE et la supervision directe du chef du
service financier de l’UTE, le RF assume les responsabilités de la mise en œuvre des tâches
administratives financières et comptables du Projet.
Dans ce sens, les tâches principales assignées au RF sont les suivantes :
Assurer la gestion comptable et financière du Projet ; le RF doit principalement établir et
vérifier tous les états financiers de l’EFOSE qui doivent être préparés et initiés par l’AC en
utilisant le logiciel de gestion financière et comptable ACCPAC
Assurer le bon établissement des demandes de retraits de fonds (DRF), les contrôler et
les viser, avant leur soumission au Coordinateur du projet ;
Traiter les DRF sur la base des projections faites dans les RFI, suivant les procédures
d'approbation au sein de le PMU.
Tenir à jour, avec le logiciel de gestion financière et comptable du projet, un tableau de
suivi du budget du projet, à l’intention du Coordinateur;
Exécuter et contrôler le budget alloué et vérifier la bonne affectation budgétaire des
dépenses par catégorie, par composante et par financier
Préparer et soumettre au FIDA les rapports financiers intermédiaires (RFI) sur une base
trimestrielle (en conformité avec les exigences du FIDA; ces rapports présentent les
prévisions, réalisations financières ; sources des écarts constatés, par Composante ainsi
que pour l’ensemble du Projet) en analysant les variations pour suggérer des mesures
correctives ;
Assurer la gestion administrative du Projet, en particulier, assister dans le recrutement de
personnel, organiser et maintenir les éléments de gestion du personnel (contrats, congé,
dossiers, etc. …) et gérer les dossiers administratifs du projet ;
viii)
Participer activement en faisant partie des commissions lors de l’analyse des offres devant
conduire au processus de recrutement des prestataires de service pour la mise en œuvre
des actions du projet EFOSE sur le terrain ;
S’assurer du respect scrupuleux des clauses contractuelles relatives à la GF et veiller à
l’application des procédures administratives, financières et comptables ;
Vérifie la mise à jour mensuelle du tableau du suivi des contributions du GdH ainsi que
celui des contributions des bénéficiaires
Effectuer annuellement l’inventaire physique du Projet (Comptabilité matière) et établir un
registre des matériels du projet ;
Assurer la cohérence de la comptabilité du projet avec les mouvements de fonds
(financiers, banques et caisses) ;
xiii)
Assurer, sous l’égide du Coordinateur de l’EFOSE et en étroite concertation avec les
autres responsables, l’implémentation et le suivi des programmes budgétaires trimestriels
et mensuels élaborés par ces derniers. Le RF fournira les éléments financiers nécessaires
au Suivi-Evaluation ;
Autoriser les dépenses, après approbation du Coordinateur ;
Participer activement à l’élaboration des Programmes Annuels de Travail et Budget
(PTBA) et par la suite informer périodiquement les autres Responsables sur les Etats de
dépenses et des disponibilités de chaque Composante ou catégorie ;
Préparer l’acquisition de biens et services et assister à la tenue d’un système de gestion
et de compte-rendu justifié de ces biens ;
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE--- Version 1 --
Page | 31
xvii)
xviii)
Ajuster, chaque année, le Plan global d'investissement PGI sur la base de l'historique de
l'exécution annuelle
Gérer le processus de sélection/recrutement pour l'audit annuel.
Assister et appuyer les missions d’Audit et de Supervision en matière de GF.
Qualifications requises
Le titulaire à ce poste doit :
Être titulaire d’une licence en comptabilité ou en gestion financière ;
Avoir un minimum de cinq (5) années d’expériences dans un poste similaire ;
Avoir une bonne connaissance des procédures de l’Administration publique ;
Avoir une excellente capacité d’organisation et de leadership ;
Avoir une expérience confirmée de travailler sur des logiciel(s) comptable(s) ;
Disposer de compétences nécessaires et utilisation des outils de traitement de texte
(Microsoft Word) et de tableur (Excel) ;
Avoir une bonne capacité rédactionnelle ;
Être familier avec les procédures des Bailleurs de fonds, expérience en gestion de fonds
FIDA est un avantage ;
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Termes de références de l’AC
Poste : Assistant Comptable (AC)
Principales Tâches :
Sous l’autorité hiérarchique du Coordinateur du Projet EFOSE et la supervision du chef du service
comptabilité de l’UTE et étroite collaboration au Responsable financier, l’AC assume les
responsabilités et met en œuvre les tâches suivantes
Responsabilités générales
Sous la responsabilité directe du RF et la supervision du chef du service comptabilité de l’UTE,
l’Assistant(e) Comptable est responsable de la saisie à jour des transactions du projet et de la gestion
du service comptable de l’EFOSE. Il/Elle est également responsable de la gestion du secrétariat de la
coordination, des dossiers du personnel et des matériels et équipements du projet. Il/Elle assiste le
RF dans la gestion des ressources financières du projet.
Responsabilités détaillées
Le titulaire de ce poste :
Vérifie les pièces comptables (factures, décomptes, mémoires) et s’assure de leur
adéquation avec les procédures établies ;
Assure la saisie à jour et correcte des transactions et s’assure de la bonne application des
procédures comptables ;
Tient à jour le solde des comptes en banque et vérifie les concordances bancaires
mensuelles en établissant les états de rapprochements bancaires ;
Coordonne le travail avec les auditeurs externes lors des vérifications ;
Assiste le RF dans la préparation des rapports financiers mensuels, trimestriels et
annuels.
Assiste le RF dans la préparation du budget annuel et dans le contrôle de l’évolution des
dépenses par rapport au budget.
Assure la mise à jour mensuelle du tableau du suivi des contributions du GdH ainsi que
celui des contributions des bénéficiaires en coordination avec le responsable S&E
Procède à l’archivage physique et électronique des documents et classe les originaux des
documents publiés/ partagés ;
Vérifie la/les autorisation(s) des responsables (RF), Coordonnateurs, etc.) sur les
documents de support accompagnant les chèques et virements bancaires ;
Coordonne la préparation des documents et de correspondance interne et externe et en
assure le suivi de soumission/transfert aux destinataires ;
Assiste le Coordonnateur dans la préparation des réunions du Comité de Pilotage (CP)
(lettre de notification, transmission de documents et/ou rapports aux membres du CP),
rédaction de procès-verbaux ;
Gère la petite Caisse ;
Qualifications requises
Le titulaire de ce poste doit :
▪ Être détenteur (trice) d’un diplôme en comptabilité ;
▪ Avoir deux (2) années d’expérience dans un poste similaire ;
▪ Avoir l’expérience d’utiliser et travailler sur un logiciel comptable – ERP
▪ Maitriser l’outil informatique, notamment Word, Excel, etc
▪ Avoir une bonne capacité de rédaction ;
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE--- Version 1 --
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Maitriser le français et le créole ;
Avoir une excellente capacité d’organisation
Manuel Des Procédures Administratives Financières – EFOSE --- Version 1 --
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Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexee: Annex 7 Fm Arrangements In The Pdr Efose
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Template for Detailed FM arrangements in
the Project Design Report (PDR) [former
Annex VII]
1
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Summary of Financial Management arrangements
This section presents the summary of the financial management assessment carried out at the design stage.
This summary section will form the text included in the main PDR section **** and the Presidents
Report; it should be at most half a page and include the following elements.
1) Affirm that FM capacity and risk assessment has been completed in accordance with FMD guidelines.
Specify locations, organizations visited and assessed for this purpose.
2) Summarise strengths and weaknesses of proposed FM arrangements:
Describe the significant fiduciary weaknesses and strengths (including past fiduciary
experience when appropriate) that provide a basis for reliance on the proposed
project/programme financial management arrangements.
ii) Describe capacity constraints that need to be addressed, or operating changes need to be made
to improve assurance on use of funds.
iii) Comment on overall FM risk rating – both inherent and project control risks.
iv) Confirm that appropriate mitigation measures have been designed, as documented in section
VI, highlighting the main ones. List any financial management conditions or covenants for
Board presentation, for programme effectiveness or for withdrawal.
v) Briefly mention any proposed exceptions to General Conditions that have come to your
attention, e.g. retroactive financing.1
Le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF) délègue la responsabilité de l'exécution financière et
technique des activités à l'Unité Technique d'Exécution des Projets (UTE), créée par le MEF pour
l'exécution des projets financés par les organisations internationales. L'UTE est responsable de l'exécution
financière, de la passation des marchés et du suivi des activités du projet.
Pour atténuer le risque existant d'une forte rotation du personnel sur la base des leçons apprises, l'EFOSE
vise à consolider l'UTE existante au sein du MEF et à créer une unité dédiée à la mise en œuvre du projet
du FIDA avec une responsabilité fiduciaire pour le projet d'économie bleue inclusive (I-BE) et l'EFOSE. A
cette fin, en coordination et validation interne avec le Ministère des Finances, une structure innovante est
proposée pour la gestion financière, consistant à cofinancer les postes de gestion existants tout en cherchant
à créer une nouvelle capacité opérationnelle avec des postes moins spécialisés. De cette manière, la gestion
financière pourra bénéficier de l'expertise d'un personnel qualifié ayant une expérience avérée de la gestion
de projets et qui est déjà sous contrat actif. En outre, les économies générées par le recrutement d'un nouveau
personnel hautement qualifié seront utilisées pour cofinancer le personnel existant, en prolongeant leurs
contrats aussi longtemps que nécessaire pour couvrir la mise en œuvre complète du projet EFOSE. Cette
modalité permettra également d'ajuster facilement la charge de travail du personnel permanent en engageant
temporairement du personnel moins qualifié, tel que des assistants comptables ou financiers, pendant les
périodes de pointe de la mise en œuvre du projet.
Plus précisément, le COSTAB proposé prévoit le recrutement d'un seul nouveau spécialiste, un 'Assistant
financier', qui fournirá des services à la fois au projet EFOSE et au projet I-BE existant. En outre, il est
1 Refer to Project Design Guidelines.
2
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
prévu que l'EFOSE contribue au paiement des spécialistes 'Responsable Financier' et 'Comptable', ces
derniers étant actuellement salariés et payés avec des fonds du projet I-BE. Dans ce cas, la contribution de
l'EFOSE sera essentielle pour assurer la continuité de ces spécialistes pendant toute la durée de vie de
l'EFOSE. Enfin, une contribution stratégique plus modeste (15%) est également prévue pour les salaires du
'Chef des services comptables de l'UTE' et du 'Chef des services financiers de l'UTE'.
Project financial profile2
1) Indicate nature of programme eligible expenditures3.
2) Describe IFAD loan and grant amounts and other financings. Indicate joint and parallel co-financings
where applicable. Indicate basis for sharing joint co-financing: pari passu or earmarked expenditures.
If co-financing is parallel4, please specify. Indicate which expenditure categories are affected by
counterpart financing, and if any financing rules have been specified in cost tab.
3) Identify retroactive financing if any5.
4) If beneficiaries are expected to contribute, indicate for which expenditure category and if in cash or
kind.
5) If programme expenditures are to be spent by different implementing national or sub-national entities
(e.g. States, Provinces, Local councils, participating financial organizations, contracted service
providers) give an estimate of how much will be spent at each spending unit6.
Le FIDA gérera les ressources de la subvention. Aucune autre source de financement international n'est
prévue et le FIDA, en tant qu'unique financier, couvrira tous les coûts opérationnels. En outre, aucun
paiement direct du FIDA n'est prévu.
Les décaissements des prêts seront effectués en dollars US, sous forme d'avances. Les demandes d'avances
doivent couvrir les besoins de liquidités du programme, tels que documentés dans le rapport financier
intérimaire (RFI), pour une période allant jusqu'à six mois. Deux comptes bancaires distincts doivent être
ouverts à la banque de la République d'Haïti : i) un Compte Désigné (CD) en dollars américains (USD)
ouvert à la BRH pour recevoir les transferts de fonds du FIDA au profit de l'EFOSE et géré par UTE. Ce
2 Note that COSTAB and Financing Plan may be finalized at a later date after the design mission. In such cases this section, as
well as other relevant information, should be revised and updated by the Finance Officer before the President’s Report is
presented in Scriptoria for FMD clearance.
3 A summary of main categories of expenditure, or insert table summary derived from cost tab. If the cost tab is complex, refer
to Annex 10 of the PDR, or give main features of eligible expenditures and financing plan.
4 “Joint” co-financing is when IFAD and co-financiers finance parts of same project activities and expenditures, and co-financed
funds are subject to the same / harmonized fiduciary procedures. “Parallel” co-financing is when different financing sources
finance different / distinct parts of the project and manage their parts separately and under different procedures. Clarity on
“who will pay for what expenditure category” is required in project documents to correctly reflect the Schedule 2 in legal
agreements. For this understanding, consider counterpart financing and beneficiary contributions as ‘co-financing’.
5 State proposed retroactive financing amount, cut-off date and retroactive financing expenditure category/ies, and activities.
Confirm compliance with the Project Design Guidelines.
6
An understanding of this detail will help confirm elsewhere in this report how funds will flow for expenditures incurred at
various locations how these will be captured in accounting systems.
3
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
compte ne génère pas d'intérêts mais fait l'objet de prélèvements de frais de service par la BRH ; et ii) un
compte d'exploitation (CE) en gourdes (GHT) ouvert à la BRH et géré par l'UTE ; il ne génère pas non plus
d'intérêts. Les ressources reçues sur le DA seront transférées périodiquement et en tant que de besoin sur le
CA en gourdes au moment de chaque transfert.
Selon les leçons apprises, certaines considérations doivent être prises en compte en raison du contexte
inflationniste en Haïti. Sachant que le GHT a enregistré des fluctuations importantes, il est recommandé que
le compte d'exploitation en monnaie locale soit géré avec des niveaux minimums de liquidité, en
encourageant un réapprovisionnement régulier et permanent pour minimiser l'impact inflationniste. Une
gestion rigoureuse des fonds selon le dernier taux de conversion ou simplement selon le principe FIFO (First
In First Out en anglais ou PEPS : Premier Entré Premier Sorti en français) doit être en place pour une
présentation fidèle de la situation financière du projet dans les rapports et les états financiers. En outre, il
est prévu que les contrats de personnel, les budgets des plans d'affaires et les autres engagements avec les
fournisseurs soient établis en dollars américains afin d'éviter les pertes de compétitivité liées à la
dépréciation de la monnaie locale. Enfin, il est prévu que le projet effectue des paiements directement à
partir du compte désigné en USD. 6.
Enfin, l'UGP est chargée de quantifier et d'enregistrer toutes les
contributions en nature telles que la main-d'œuvre non qualifiée, les matériaux de construction, le transfert
de matériaux, etc. en guise de compensation pour les bénéficiaires.
Implementation Arrangements
This section briefly explains the implementation arrangements agreed upon at the design stage; the full
description is under section V.
1) Identify the Lead Programme Agency (LPA) and its legal status.7
2) Describe the implementing/executing entity8 and the organization of FM functions.
3) Describe any unique features that impact the financial management arrangements.
4) Summarize the roles and responsibilities of the other implementing organizations with fiduciary
responsibilities, if any.9 When funds move out from LPA to other implementing organizations,
consider the need for underlying formal documentation (e.g. sub-loan or sub-grant agreements,
MOUs, etc).
5) Has the entity implemented a donor financed project in the past? If so, please provide details and
briefly note past fiduciary experience with this agency, reflecting their FM capacity.
6) Identify the geographical spread of the project implementation (states, provinces, zones, villages).10
(see section V)
7
Indicate if the LPA is within a specific Ministry of Borrower. If it is autonomous or semi-autonomous, comment on its legal
structure and governance arrangements: e.g. who provides fiduciary oversight? Who is it accountable to?
8
Indicate whether the programme/project will be implemented by a dedicated PMU/PCU.
9
Describe here how, when and by whom will these implementing partners or organizations will be selected. How will
competitiveness be ensured in this selection? State if it is a ring fenced PMU or mainstreamed into Government structures,
especially with reference to FM aspects.
10
Is implementation centralized or is there a wide geographic spread? This has a bearing on internal control risks.
4
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Financial Management Risk Assessment11
Inherent risk. The inherent risk is the risk that the project FM system does not operate as intended due to
factors related to the environment in which the project is being implemented and that IFAD has a limited
ability to control. At design stage, the inherent risk is assessed in respect of the inherent risk assessment
pillars (three pillars) and project control risk assessment pillars (six pillars).
A. Inherent risks assessment pillars
1) Country level 12 . Identify any major country accountability issues affecting the country fiduciary
environment and that may pose fiduciary risks for the programme/project, including:
a) Country’s geographical, political/administrative (e.g. conflict), cultural factors.
b) Government accountability, transparency, corruption factors, governance performance. 13
c) Public financial management quality and existing systems and regulations. 14 Specify which
components of PFM systems would be used for programme/project FM arrangements.
d) Public financial institutions accountability, transparency, independency (Central bank, treasury,
finance ministry etc).15
e) The government’s commitment to improve public financial management. If donor assisted relevant
capacity building or reform assistance is on-going, mention this.
2) Entity level. Comment on fiduciary risks that may arise from the legal structure or governance
arrangements of the implementing entity(ies)16, its independence, appropriateness of the organizational
structure, impact of civil services rules
3) Project level. Comment on fiduciary risks that may arise from nature of project design –relative size of
the financing, type of lending instrument, complexity of the project (e.g. sectors involved, number of
implementing and sub-implementing entities, multi-donors etc). Indicate if PMU will be mainstreamed
or stand-alone.
4) Give a summary of previous IFAD project experiences with the country.17
B. Project Control Risks
11
Refer to the IFAD Enhanced Risk Framework.
12
Reference should be made to the COSOP or similar document where a fuller description of the country context can be found,
as the bulk of the content for this section could be common to all assessments in the country.
13
Refer to TI Index, Ibrahim Index of African Governance (IAG), IFAD Rural Sector Performance Scores (RSP).
14
Refer to PEFA Country PFM Assessment Report PEFA assessment report of the country if available and/or analytic work by
other donors, for main strengths and weaknesses of country PFM systems and country fiduciary environments.
15
For such additional information refer to country Auditor General (SAI) reports, when these are publicly available.
16
These would derive from Section III above. This is particularly relevant for autonomous or semi-autonomous implementing
entities.
17
Include PSR ratings for Quality of FM, Audit report timeliness or major audit / supervision findings in recent years with the
same PMU or LPA, or significant FM capacity weaknesses noted.
5
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
This is the risk that project activities are not carried out in accordance with the provisions of IFAD’s
financial regulations and that funding is not used for the intended purposes with due regard for economy,
efficiency and social equity.
Project control risks are assessed under six pillars: organization and staffing, budgeting, the flow of funds
and disbursement arrangements, internal controls, accounting and financial reporting, and external audit.
For the definition of control risk pillars, refer to the FMAQ at design. The control risks can be assessed
based on FMAQ feedback and discussions with Borrower staff. Indicate the main risk factors in the table
under each component A & B. This section should be based on the information captured with the Financial
Management Questionnaire (FMAQ) at design.
Note for control risk assessment
At design stage, the control risk (six pillars) is the risk before or without factoring the effect/benefit of any
mitigation measures or control applied by IFAD and government. Since the project implementation unit
is normally not yet established, the assessment of the six pillars will be mostly based on elements deriving
from the assessment of the country, entity and project level risks, and the agreed implementation
structure (whether ring-fenced approach or integrated within country PFM) based on lessons from the
ongoing portfolio.
Note for risk assessment
Residual risk. The residual risk is assessed in respect of the six project control pillars and it is appraised
based on the actual situation on the ground at the time of the assessment. Since at design, no mitigation
measures would have been implemented (although proposed), the inherent and residual risk rating,
therefore, should be the same at design. However, the residual risk may take into consideration the
effects of mitigating actions included in the FA covenants precedent to disbursement, typically the setup of dedicated and qualified accounting team, the opening of separate DAs and the installation of an
accounting software. Therefore, the residual risk may be slightly different from the inherent risk in case
we have evidence that the actions included in the FA covenants have shown to be effective in that specific
context (e.g. similar projects were implemented under the same entity). This will be reflected in the pillars
to which the covenants apply. For example, a covenant for an accounting package will lower the control
risk under accounting and reporting pillar.
6
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Table 2. Summary of FM Risks and mitigating actions:
Summary Risk Assessment at design
Brief description of issues
Inherent
Risk at
design
Summary
Covenants
precedent to
disbursement
Residual Agreed Mitigation Measures
Risk18
A. Inherent risk
assessment
pillars
Country
level
(Voir Appendix 1)
Substantial
Entity level
Le ministère des finances a fait preuve d'une solide expérience dans la gestion de projets Moderate
financés par des fournisseurs de fonds internationaux. La stratégie consistant à mettre en place
une unité de mise en œuvre du FIDA au sein du ministère des finances est considérée comme
réduisant le risque fiduciaire.
iii. Project level La mise en œuvre géographique se fait dans des zones extrêmement éloignées, ce qui pose un
High
problème au personnel de la gestion financière (FM) qui sera stationné dans la capitale. Cette
situation complique les visites sur le terrain et l'évaluation de l'utilisation correcte des ressources.
Un nombre important de partenaires de mise en œuvre a été relevé.
Le projet est considéré comme complexe, car il intègre des éléments tels que la sensibilité au
genre et à l'alimentation, tout en introduisant de nouveaux concepts tels que la résilience
climatique, l'agriculture intelligente face au climat et les sauvegardes environnementales et
sociales. Ces aspects sont considérés comme difficiles à mettre en œuvre dans le contexte d'Haïti.
18
The residual risk may take into consideration the effects of mitigating actions included in the FA covenants precedent to disbursement. Therefore, the residual risk may be slightly different from the inherent risk in
case we have evidence that the actions included in the FA covenants have shown to be effective in that specific context.
7
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Control risk
assessment
pillars
1. Organization
and Staffing
Pour atténuer le risque existant de rotation élevée du personnel en s'appuyant sur les
enseignements tirés de l'expérience, l'EFOSE vise à consolider l'UTE déjà existante au sein du MEF
et à créer une unité dédiée à la mise en œuvre des projets du FIDA qui aura la responsabilité
fiduciaire pour le Projet d'Économie Bleue Incluse (I-BE) et l'EFOSE.
En outre, il sera important de revoir et d'établir un ensemble de procédures internes pour
garantir l'efficacité des processus, en vue de réduire les délais de traitement. Il existe un risque
que la nouvelle structure du projet (UGP) puisse rencontrer des difficultés pour s'aligner avec
l'UTE déjà existante. De plus, les salaires et responsabilités du personnel de l'UTE pourraient
nécessiter une révision. Plus important encore, lors du démarrage de l'EFOSE, une feuille de route
claire devrait être établie pour comprendre ce qui sera financé avec chaque projet et proposer
une modalité contractuelle aussi simple que possible.
TDR : Réviser les mandats du personnel de
l'EFOSE afin de s'assurer qu'ils sont
correctement inclus dans la structure
actuelle de l'UTE. Les lignes hiérarchiques
et les responsabilités devraient être
correctement identifiées.
Manuel PF : Les contrats du personnel
sont pluriannuels, afin de garantir la
stabilité et la continuité de l'équipe. Les
salaires du personnel devraient être fixés
en dollars américains (et payés en
monnaie locale) afin d'éviter des pertes de
compétitivité vis-à-vis d'autres institutions
de développement dans le pays. Le
renouvellement des contrats sera basé sur
les résultats de l'évaluation des
performances.
Plan de formation pour l'équipe financier:
Lors du démarrage, l'UTE devra identifier
les partenaires externes qui seront en
mesure de dispenser ce type de
formation.
2. Budgeting
Le risque inhérent est basé sur l'évaluation faite par des sources externes, principalement les
piliers PEFA "Fiabilité du budget", "Transparence des finances publiques" et "Prévisibilité et
contrôle de l'exécution du budget".
La structure de gouvernance et les mécanismes d'approbation du budget décrits dans le PEFA sont
faibles.
Il n'y a pas de contrepartie nationale en espèces. Toutefois, le gouvernement accorde des
exonérations fiscales. Il s'agit d'une pratique courante en Haïti et aucune difficulté liée à l'absence
de contrepartie nationale ne devrait ralentir la mise en œuvre du projet.
Manuel PF : Un rapport mensuel
d’exécution du budget, devrait être
préparé par la Direction Financière et
communiqué au Coordonnateur d'EFOSE.
Le Directeur des opérations le reçoit
également, de même que la Direction
Exécutive. Un rapport consolidé mensuel
d’exécution du budget est préparé par la
Direction Financière et transmis au
8
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Directeur des opérations et à la Direction
Exécutive, dans le même délai.
Le système financier utilisé pour le suivi du budget sera le système comptable de l'ACCPAC.
Aucune intégration avec un système comptable national n'est prévue.
Certaines considérations doivent être prises en compte en raison du contexte inflationniste en
3. Funds flow
Haïti. Entre autres, il est prévu que les contrats du personnel, les budgets du plan d'affaires et
d'autres engagements avec les fournisseurs soient établis en dollars américains afin d'éviter les
Disbursement pertes de compétitivité liées à la dépréciation de la monnaie locale. Enfin, il est prévu que le projet
Arrangements effectue des paiements directement à partir du compte désigné en USD. De même, il est
Un suivi mensuel de l’évaluation de la
contribution du GdH et des bénéficiaires
doit être tenue à jour par l’AC et vérifié par
le RF et approuvée par le coordonnateur
du projet. Cette évaluation est à présenter
dans les rapports financiers sous forme de
contreparties en nature, notamment dans
les RFI et également dans le rapport
financier audité.
TDR auditeurs externes : Afin de renforcer
le contrôle interne, les TDR des auditeurs
devraient être ajustés pour inclure des
visites sur le terrain. Cela permettrait de
vérifier la conformité aux spécifications
techniques, l'utilisation effective des
biens, et les contrôles mis en place par
l'organisme d'exécution, assurant une
évaluation complète et approfondie.
(30/mars/2024)
recommandé que le compte d'exploitation en monnaie locale soit géré avec des niveaux
minimums de liquidités, en encourageant un réapprovisionnement régulier et permanent afin de
minimiser l'impact inflationniste.
Finalement, l'UGP est responsable de la quantification et de l'enregistrement de toutes les
contributions en nature telles que la main-d'œuvre non qualifiée, les matériaux de construction,
le transfert de matériaux, etc. en tant que contrepartie des bénéficiaires.
4. Internal
Controls
Le décret du 16 février 2005 établit le contrôle administratif a priori des opérations budgétaires
de l'État par le corps des Contrôleurs Financiers, relevant du Ministre des Finances. Cependant,
cet aspect n'est pas effectivement appliqué, les Contrôleurs Financiers intervenant après les
ordonnancements de dépenses. La Direction du Contrôle Budgétaire a souligné cette faiblesse
dans son rapport d'activités 2009-2010.
Le manuel du Project prévoit des rôles généraux pour les principaux acteurs de la gestion
financière du projet, à savoir le responsable financier et l'assistant comptable. Cependant, au
cours du start-up du projet, une matrice RACI définie devrait être élaborée et complétée en
révisant les rôles et responsabilités de tout le personnel impliqué dans la gestion financière et
conformément à la stratégie de consolidation de l'UTE. Il couvre l'examen de tout type d'opération
financière susceptible d'être effectuée dans le cadre du projet, y compris : i) Processus de
paiement, y compris le diagramme de processus et les documents justificatifs requis ; ii) Contrôle
des actifs fixes ; iii) Contrôle de l'archivage des documents financiers iv) Le contrôle des voyages/
missions ; et v) S'assurer de l'adéquation des opérations comptables et financières et des systèmes
d'information
Le contrôle interne du projet doit être renforcé en raison de son ampleur et de ses
caractéristiques. Il est suggéré que les termes de référence (TOR) des auditeurs soient ajustés
pour inclure des visites sur le terrain. L'auditeur externe doit vérifier la conformité avec les
spécifications techniques des investissements du projet, la bonne utilisation des biens aux fins
prévues et les contrôles mis en œuvre par l'organisme d'exécution. En outre, il doit évaluer la
justification, la cohérence, l'opportunité et l'efficacité des modifications apportées à
Manuel PF : Au cours du start-up du projet
et avant le première decassaiment, une
matrice RACI définie devrait être élaborée
et complétée en révisant les rôles et
responsabilités de tout le personnel
impliqué dans la gestion financière et
conformément à la stratégie de
consolidation de l'UTE. Il couvre l'examen
de tout type d'opération financière
susceptible d'être effectuée dans le cadre
du projet, y compris : i) Processus de
paiement, y compris le diagramme de
processus et les documents justificatifs
9
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
requis ; ii) Contrôle des actifs fixes ; iii)
Contrôle de l'archivage des documents
financiers iv) Le contrôle des voyages/
missions ; et v) S'assurer de l'adéquation
des opérations comptables et financières
systèmes
d'information
(30/mars/2024)
l'investissement initial, approuvées par rapport à la documentation du projet (COF, plan de
passation des marchés, documents d'appel d'offres, accords, entre autres).
Aucun système informatique national n'est employé pour élaborer les rapports financiers. L'Unité
5. Accounting
Technique d'Exécution (UTE) du ministère des Finances utilise le logiciel ACCPAC, enregistrant
and Financial
toutes les transactions par activité, composante et source de financement. À la fin de chaque cycle
Reporting
(mois et année), certaines données sont exportées vers Excel pour générer des rapports
standards. Bien que ce système soit conçu pour être efficace et offrir des voies de contrôle aux
vérificateurs externes, d'autres projets en Haïti utilisent des systèmes comptables différents,
ACCPAC étant spécifique au projet I-BE. Lors de la configuration d'ACCPAC pour ce projet, l'UTE
était censée concevoir et préparer des états financiers conformes aux principes comptables
généralement acceptés, aux lois de la République d'Haïti et aux réglementations émises par les
autorités compétentes.
6. External Audit Le recours à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) d'Haïti en
tant qu'institution supérieure de contrôle (ISC) n'est pas prévu selon la dernière évaluation du
PEFA, créant des lacunes dans la qualité des informations financières fournies et la mise en œuvre
des contrôles internes. Par conséquent, les états financiers de l'EFOSE seront soumis à un contrôle
par des auditeurs externes.
Malgré le risque élevé du pays, les audits antérieurs n'ont pas révélé d'anomalies majeures liées
à la traçabilité des fonds. Il est à noter qu'aucun des 4 plus grands réseaux comptables mondiaux
en termes de revenus : Deloitte, EY, KPMG et PwC n'est présent en Haïti. Dans ce contexte, il est
recommandé d'assurer des visites sur le terrain, en incluant des rapports suffisamment détaillés
accompagnés de documents et de photos probants. Il a été observé que, dans certains cas, les
normes comptables ne sont pas conformes aux exigences du FIDA. La performance du cabinet
d'audit devrait être alignée sur les normes du FIDA, les contrats étant renouvelés en cas de
résultats positifs. Les termes de référence du cabinet d'audit devraient englober un échantillon
Le protocole d'accord du projet doit
détailler
l'adoption
normes
comptables internationales IPSAS sur la
base de la comptabilité de caisse. Les états
financiers du projet doivent comporter
une mention spéciale des normes
internationales.
(30/mars/2023)
Le protocole d'accord du projet doit
détailler les politiques et les procédures de
conservation et de garde de tous les
documents comptables et justificatifs du
projet. Les politiques d'accès aux archives
physiques et numériques doivent
également être incluses.
(30/mars/2024)
TDR auditeurs externes : S'assurer de
visites régulières sur le terrain. Établir un
programme graduel de renforcement des
compétences pour le personnel local,
personnalisant la formation pour cibler les
faiblesses spécifiques des contrôles
internes identifiées lors des audits, afin
d'assurer des améliorations ciblées et
efficaces. (30/mars/2024)
10
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
19
représentant au moins 20 % de la valeur des transactions (projets substantiels et à haut risque),
tout en vérifiant les rapports financiers internationaux, le respect des engagements juridiques et
la robustesse des contrôles internes.
Overall FM Risk @
19
design
L'analyse des risques financiers met en évidence des défis importants pour la mise en œuvre du nouveau projet du FIDA dans les domaines suivants : i)
Organisation et personnel : Bien que la création d'une unité dédiée à la mise en œuvre du projet du FIDA soit considérée comme un moyen d'atténuer
les problèmes de capacité et de rotation, des difficultés potentielles peuvent survenir dans l'alignement de la nouvelle structure du projet (UGP) sur l'UTE
existante. Un examen détaillé des salaires et des responsabilités de l'UTE pendant la phase de démarrage est essentiel pour assurer l'efficacité ; ii)
Contrôles internes : Le corps des contrôleurs financiers du ministère des finances n'a pas la capacité institutionnelle de servir de contrôleur interne, ce
qui exige que le projet renforce le contrôle interne par l'examen de la matrice RACI pendant la phase de démarrage et par des visites sur le terrain dans
le cadre des examens d'audit externe ; iii) Comptabilité et rapports financiers : Les irrégularités financières passées liées à la fragilité institutionnelle
nécessitent une approche rigoureuse. L'UTE doit préparer des états financiers dans le strict respect des principes comptables de la base de trésorerie des
normes IPSAS. Des difficultés peuvent survenir dans l'établissement des rapports financiers en raison du contexte inflationniste en Haïti, atténuées par
le fait que les contrats, les budgets et les engagements sont libellés en dollars américains. Les paiements directs à partir du compte en USD désigné et la
reconstitution régulière du compte d'exploitation en monnaie locale sont recommandés pour atténuer les problèmes d'inflation, mais pourraient poser
des problèmes de comptabilité ; iv) Audit externe : Malgré le profil à haut risque du pays, les audits précédents n'ont pas révélé d'anomalies majeures
dans la traçabilité des fonds. Des recommandations fortes incluent des visites sur le terrain avec des rapports détaillés, des photos et une performance
de la firme alignée sur les normes du FIDA. Le mandat du cabinet d'audit doit porter sur un échantillon représentant au moins 20 % de la valeur des
transactions pour les projets importants et à haut risque, afin de garantir le respect des normes internationales en matière d'information financière, des
engagements juridiques et des contrôles internes rigoureux. Les renouvellements de contrats dépendent des résultats positifs alignés sur les normes du
FIDA.
The Final Risk at design should reflect a combined consideration of inherent and control risks for the project.
11
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Financial Management and Disbursement Arrangements
This section will describe the FM arrangements agreed at design, and it should be based on the information
captured with the Financial Management Questionnaire (FMAQ) at design. As explained earlier, the FMAQ
will also provide information on project control weaknesses and the proposed FM arrangements/mitigation
measures to minimize the risks. This section should also highlight the country systems used by the
programme/project, under each FM pillar.
Country Systems detail (FMDB):
Property
Value
Comment
Organization
Pour atténuer le risque existant de rotation élevée du personnel en s'appuyant sur les
enseignements tirés de l'expérience, l'EFOSE vise à consolider l'UTE déjà existante au sein du
MEF et à créer une unité dédiée à la mise en œuvre des projets du FIDA qui aura la
responsabilité fiduciaire pour le Projet d'Économie Bleue Incluse (I-BE) et l'EFOSE. En outre, il
sera important de revoir et d'établir un ensemble de procédures internes pour garantir l'efficacité
des processus, en vue de réduire les délais de traitement.
Budget
Aucun système informatique national n'est employé pour élaborer les Budgets
Treasury
Les fonds seront canalisés vers le Compte Unique du Trésor (CUT) en Haïti, conformément aux
efforts du Ministère de l'Économie et des Finances (MEF) visant à améliorer la gestion de la
trésorerie de l'État. Cette initiative, soutenue par le FMI, vise à centraliser les ressources
financières pour une meilleure coordination.
Accounting
Aucun système informatique national n'est utilisé pour classer ou comptabiliser dans le système
comptable automatisé du gouvernement ou du ministère.
Reporting
Aucun système informatique national n'est employé pour élaborer les rapports financiers. L'Unité
Technique d'Exécution (UTE) du ministère des Finances utilise le logiciel ACCPAC, enregistrant
toutes les transactions par activité, composante et source de financement. À la fin de chaque
cycle (mois et année), certaines données sont exportées vers Excel pour générer des rapports
standards. Bien que ce système soit conçu pour être efficace et offrir des voies de contrôle aux
vérificateurs externes, d'autres projets en Haïti utilisent des systèmes comptables différents,
ACCPAC étant spécifique au projet I-BE (et EFOSE). Lors de la configuration d'ACCPAC pour
ce projet, l'UTE est censée concevoir et préparer des états financiers conformes aux normes
IPSAS.
Internal audit
Le décret du 16 février 2005 établit le contrôle administratif a priori des opérations budgétaires
de l'État par le corps des Contrôleurs Financiers, relevant du Ministre des Finances. Cependant,
cet aspect n'est pas effectivement appliqué, les Contrôleurs Financiers intervenant après les
ordonnancements de dépenses. La Direction du Contrôle Budgétaire a souligné cette faiblesse
dans son rapport d'activités 2009-2010.
External audit
Le recours à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) d'Haïti
en tant qu'institution supérieure de contrôle (ISC) n'est pas prévu selon la dernière évaluation
du PEFA, créant des lacunes dans la qualité des informations financières fournies et la mise en
œuvre des contrôles internes. Par conséquent, les états financiers de l'EFOSE seront soumis à
un contrôle par des auditeurs externes.
12
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
1) Financial management organization and staffing
a) Identify the key financial staff positions that will maintain financial accounts, handle
payments and the capability20 of this staff to fulfill the financial management in all participating
implementing organizations needs. State by when the positions are expected to be filled.
EFOSE est mis en œuvre par le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) à travers l’Unité Technique
d’Exécution des Projets (UTE) qui assure la coordination administrative et financière du projet, ainsi que son suiviévaluation. Le Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) assurera
la direction technique par l'intermédiaire de sa direction départementale agricole (DDA) et ses bureaux agricoles
communaux (BAC). En outre, le projet renforcera les institutions locales en faisant participer les organisations locales
(CROSE, ACDED, FANM DESIDE, FONKOZE) et les organisations de producteurs dans sa mise en œuvre.
La gestion financière du projet sera sous la responsabilité de l'UTE au sein du MEF. L’UTE fournit des services de GF
à l'EFOSE mais aussi à d'autres projets financés par FIDA ainsi que par d’autres bailleurs de fonds. Une Unité de
Gestion de Projet (UGP) est alors créée par l’UTE et qui lui revient ainsi de coordonner la mise en œuvre et la gestion
quotidienne de l’EFOSE
Le COSTAB proposé prévoit le recrutement d'un seul nouveau spécialiste, un assistant financier, qui fournira des
services à la fois au projet EFOSE et au projet I-BE existant. En outre, il est prévu que l'EFOSE contribue au paiement
des spécialistes Responsable Financier et Comptable, ces derniers étant actuellement salariés et payés avec des fonds
du projet I-BE. Dans ce cas, la contribution de l'EFOSE sera essentielle pour assurer la continuité de ces spécialistes
pendant toute la durée de vie de l'EFOSE. Enfin, une contribution stratégique plus modeste (15%) est également prévue
pour les salaires du chef des services comptables de l'UTE et du chef des services financiers de l'UTE.
b) Comment on the availability of clear job description for key project positions, including FM
positions. Describe contract types of staff.
Avec les fonds du FIDA, l'UTE recrutera un seul nouveau spécialiste, un 'Assistant financier', qui fournirá des services
à la fois au projet EFOSE et au projet I-BE existant. En outre, il est prévu que l'EFOSE contribue au paiement des
spécialistes 'Responsable Financier' et 'Comptable', ces derniers étant actuellement salariés et payés avec des fonds du
projet I-BE. Dans ce cas, la contribution de l'EFOSE sera essentielle pour assurer la continuité de ces spécialistes
pendant toute la durée de vie de l'EFOSE. Enfin, une contribution stratégique plus modeste (15%) est également prévue
pour les salaires du 'Chef des services comptables de l'UTE' et du 'Chef des services financiers de l'UTE'.
2) Budgeting
a) Describe budgeting arrangements. Is the project included in the Country Development Plan? Will
financing be included in Government budgets at Central and State levels, or in budgets of other
participating organizations?
Le PMU prépare le PTBA pour l'année suivante. Cette opération est dirigée par le coordonnateur du projet, avec la
participation de l'équipe technique et de l'équipe financière du PMU. En tant qu'instrument de planification, le PTBA:
(i) prend en compte les activités définies dans le document de conception, le COSTAB et associé aux catégories de
dépenses définies à l'annexe 2 de l'accord de financement ; (ii) est orienté vers la réalisation des objectifs de l’EFOSE
; (iii) planifie les activités avec un calendrier défini ; (iv) mentionne les personnes responsables de la mise en œuvre
des activités ; (v) définit le budget de chaque activité ; (vi) définit les objectifs du projet ; (vii) assure une projection
20
Confirm how many staff with accounting qualifications and/or experience are / will be available.
13
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
des dépenses sur une base trimestrielle; (vii) mentionne clairement les sources de financement ; et (viii) permet un
contrôle continu.
Une fois approuvé, le budget devient l’outil principal de la gestion financière du projet, dans lequel les implications
financières des activités sont exposées et les ressources affectées. Tous les déboursés effectués par l’UTE doivent
ainsi s’inscrire dans les enveloppes budgétaires approuvées. Les enveloppes sont définies comme un ensemble de
comptes de même nature et sont identifiées au budget.
Les dépenses sont enregistrées suivant les catégories déjà définies dans l’accord de financement. Les comptes à
créer, conformément à la Comptabilité Publique Haïtienne, sont regroupés pour faire partie desdites catégories ou
enveloppes budgétaires et faciliter la production de rapports financiers consolidés par l’UTE.
Le PTBA sera décliné par : (i) composantes, sous-composantes et activités ; (ii) catégorie de financement (comme
indiqué dans l’accord de financement signé entre la République d’Haïti et le FIDA) ; (iii) sources de financement.
Le PTBA sera saisi dans le logiciel comptable de l’UTE qui sera paramétré à cet effet afin de permettre une suivi
budgétaire automatisée et fiable.
Un rapport mensuel d’exécution du budget, devrait être préparé par la Direction Financière et communiqué au
Coordonnateur d'EFOSE. Le Directeur des opérations le reçoit également, de même que la Direction Exécutive. Un
rapport consolidé mensuel d’exécution du budget est préparé par la Direction Financière et transmis au Directeur des
opérations et à la Direction Exécutive, dans le même délai.
b) Describe information systems used for budgeting purposes. Will it be integrated with the
accounting systems?
Le système financier utilisé pour le suivi du budget sera le système comptable de l'ACCPAC. Aucune intégration
avec un système comptable national n'est prévue.
3) Disbursement Arrangements and Flow of Funds
a) Describe the complete fund flow, preferably in flow chart format21.
(See Appendix 1: Flow of Funds Chart)
b) Specify fund flow requirements for all financing sources including counterpart and co-financiers,
frequency at which funds are likely to be drawn.
c) Describe briefly the disbursement methods, and any unique fund flow circumstances or
requirements.
Le FIDA gérera les ressources du don. Aucune autre source de financement international n'est prévue.
Les décaissements des prêts seront effectués en dollars américains, sous forme d'avances. Les demandes d'avances
doivent couvrir les besoins en liquidités du programme, tels que documentés dans la RFI, pour une période allant
jusqu'à six mois (conformément aux lignes directrices qui seront décrites dans la FMFCL).
21
Upstream flows from IFAD to Borrower, and downstream flows from Borrower to intended beneficiaries or expenditure
centres.
14
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Les avances sur dons du FIDA seront versées sur un compte spécifique appelé compte désigné et aucun paiement
direct n'est prévu. Les ressources financières déposées par le compte de projet désigné seront ensuite transférées sur
un compte d'exploitation en monnaie locale (gourdes) par le biais de deux types de transferts : i) les comptes bancaires
ouverts et dûment enregistrés par les utilisateurs pour la mise en œuvre des plans d'affaires et ii) les comptes fiscaux
pour la mise en œuvre des études de conception de pré-investissement, selon la modalité de transfert public-public.
De même, l'UGP est responsable de la quantification et de l'enregistrement de toutes les contributions en nature telles
que la main-d'œuvre non qualifiée, les matériaux de construction, le transfert de matériaux, etc. en tant que contrepartie
des bénéficiaires.
En ce qui concerne le profil de décaissement du projet, le FIDA, en tant qu'unique financier, couvrira tous les coûts
opérationnels.
d) Comment on appropriate banking arrangements: where will the Designated Account be held, in
what locations project local currency bank accounts will be needed, and what are appropriate
operating authorities? Specify which accounts will be pooled and which ones will be segregated.
Specify the requirement for the first disbursement.
Le flux de fonds du projet est simple, avec une interaction limitée des flux de fonds sur chaque compte bancaire.
Le compte désigne (CD) sera situé à la Banque de la République d'Haïti (BRH), dans le cadre du mécanisme du
Compte Unique du Trésor (CUT). Le projet disposera également d'un compte d'exploitation en monnaie locale
(gourdes) ouvert dans une banque locale. Il s'agira du seul compte commun recevant les fonds des bénéficiaires et du
FIDA.
4) Internal Controls and Internal audit arrangements
a) Assess the existence and adequacy of anti-fraud and anti-corruption procedures, including reporting
and handling procedures; whether the B/R and LPA have policies and procedures that clearly define
conflict of interest and related party transactions (real and apparent).
Les opérations financées et administrées par le FIDA sont régies par la Politique révisée du FIDA sur la prévention
de la fraude et de la corruption dans les activités et opérations du FIDA (2018), disponible sur le site web du FIDA.
Le Directeur Exécutif de l'UTE au sein du MEF et le coordonnateur de l’EFOSE veilleront au plein respect de toutes
les exigences applicables incluses dans ce document. En particulier, la section II, paragraphes 11 à 15. La section
D(iii) de la politique énonce les mesures qui seront mises en œuvre pour prévenir, atténuer et combattre les pratiques
interdites (telles que définies dans la politique) dans toutes les activités ou opérations financées ou gérées par le FIDA,
telles que la désignation d'une entité indépendante de lutte contre la corruption chargée de traiter les allégations de
fraude et de corruption et de les signaler au FIDA (Voir section 1.1.Responsabilités en matière de gestion financière
des projets du FIDA)
b) Describe key internal controls over commitment and authorization of main expenditures. Specify
any additional documentation requirements for expense categories at risk22.
22
Consider the risk of misuse of funds under each category, and determine accounting evidence that may be necessary to
confirm that funds reach intended beneficiaries. Please see list of documents by risk activities highlighted in the “Annex 3 to SM
ToRs”. Special documentary requirements may be needed when funds pass through intermediaries before reaching intended
beneficiaries.
15
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
L'UTE a établi des procédures de traitement des paiements dans le cadre des projets financés par différents bailleurs,
et les a regroupées dans des manuels de procédures. Ce processus est valable pour l'exécution des paiements avec les
ressources de l’EFOSE.
Sans préjudice du respect des exigences établies par l'UTE, pour le FIDA, les paiements déclarés en général doivent
inclure les pièces justificatives spécifiques (preuve de la réception de la conformité des biens et/ou services payés). La
liste des pièces justificatives par catégorie de dépenses a été incluse dans le MIP (Voir section 4.2.5 Considérations
relatives au traitement des paiements).
c) State if project implementation manual is available and are there other manuals available?
Government procedures will be used or not?
Oui, le PIM sera disponible.
d) Segregation/ independence of functions for accounting, payments, procurement.
Correct segregation of functions foreseen in the PIM.
e) Describe internal audit arrangements, and whether it has adequate capacity, coverage. If not,
alternative arrangements can be proposed.
Le manuel du Project prévoit des rôles généraux pour les principaux acteurs de la gestion financière du projet, à savoir
le responsable financier et l'assistant comptable. Cependant, au cours du start-up du projet, une matrice RACI définie
devrait être élaborée et complétée en révisant les rôles et responsabilités de tout le personnel impliqué dans la gestion
financière et conformément à la stratégie de consolidation de l'UTE. Il couvre l'examen de tout type d'opération
financière susceptible d'être effectuée dans le cadre du projet, y compris : i) Processus de paiement, y compris le
diagramme de processus et les documents justificatifs requis ; ii) Contrôle des actifs fixes ; iii) Contrôle de l'archivage
des documents financiers iv) Le contrôle des voyages/ missions ; et v) S'assurer de l'adéquation des opérations
comptables et financières et des systèmes d'information
Afin de renforcer le contrôle interne, les TDR des auditeurs devraient être ajustés pour inclure des visites sur le terrain.
Cela permettrait de vérifier la conformité aux spécifications techniques, l'utilisation effective des biens, et les contrôles
mis en place par l'organisme d'exécution, assurant une évaluation complète et approfondie.
5) Accounting Systems and Financial Reporting mechanisms
a) Describe key policies and procedures in use at the LPA. Are these documented23? Comment on
accounting standards to be followed and if these will be acceptable to IFAD24.
La Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), sous la tutelle du Ministère de l'Economie
et des Finances, est responsable de l'adoption des normes comptables du secteur public en Haïti. Toutes les entités
du secteur public doivent préparer des états financiers conformément au système de normes comptables - le Plan
Comptable National (PCN) - bien qu'en pratique l'Ordre des Comptables Professionnels Agréés d'Haïti (OCPAH)
indique que chaque institution utilise son propre format de rapport. Le texte du PEFA pour Haïti met en évidence
que les normes comptables utilisées pour les comptes et la préparation des Comptes Généraux sont des normes
nationales, telles que définies par l'Arrêté portant règlement général de la Comptabilité publique de février 2005 et
le Plan Général Comptable de l'État d'octobre 2006. Cependant, ces normes ne font pas référence aux normes IPSAS.
23
If documentation is not available for a new PMU, state this and include in action plan Table 3.
24
Specifically confirm cash, modified cash or accrual accounting standards will be adopted, if the unit has sufficient capacity and
experience with these standards. State of accounting will be on double entry or single-entry basis.
16
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Le protocole d'accord du projet doit détailler l'adoption des normes comptables internationales IPSAS sur la base de
la comptabilité de caisse. Les états financiers du projet doivent comporter une mention spéciale des normes
internationales.
b) Confirm if an accounting software will be used for project accounting purposes and will be
suitable for project accounting. Comment on how the system will ensure that all financial
transactions at all spending entities / locations will be recorded promptly into project accounting
systems. Assess if the system has required in-built controls.
Le système comptable est supporté par le logiciel ACCPAC sur lequel sont enregistrées toutes les transactions
déclinées par activité, composante et source de financement. En fin de cycle (mois et année), certaines données sont
exportées sur Excel pour produire certains rapports types. Ce système se veut efficace et offre des pistes de contrôle
aux vérificateurs externes et permet ainsi : i) L’enregistrement et le suivi comptable garantissant la traçabilité de
l’ensemble des transactions et opérations financières ainsi que les taxes exonérées ou prises en charge par le
Gouvernement et les contributions en nature des bénéficiaires. ii) Le suivi budgétaire offrant ainsi une lecture
analytique de l’exécution budgétaire qui reflète, toutes les composantes s/composantes, volets, etc. en lien avec le
COSTAB. iii) Le suivi financier tout en apportant une lecture claire et à temps des dépenses par bailleur.
c) Describe the adequacy of processes for recording and safeguarding project fixed assets.
Registre des actifs immobilisés. Le projet doit tenir un registre des actifs immobilisés (véhicules, biens et équipements)
comprenant des détails sur les articles achetés et l'emplacement de ces actifs. Tous les articles d'inventaire doivent
être situés dans des zones accessibles uniquement aux personnes autorisées. Ces zones doivent être protégées contre
les éléments de risque. Les vérifications à opérer peuvent correspondre à ce que suit :
Le projet doit tenir un registre où les quantités reçues et distribuées doivent être contrôlées et autorisées. Le PMU
et les parties d’exécution doivent être responsables de la sauvegarde de tous les stocks, tels que le mobilier, les
petits outils et l'équipement. Un registre doit être tenu pour les articles consommables.
L'aliénation et la cession des immobilisations acquises dans le cadre de l’EFOSE sont effectuées sur la base des
dispositions du règlement intérieur et c'est à l’assistant comptable et au responsable financier de procéder chaque
année à l'inspection physique des actifs à long terme du projet et vérifient leur état et leur emplacement.
Le contrôle des véhicules achetés par le projet, le cas échéant, sera effectué conformément au règlement de l’UTE.
Les biens utilisés par le projet doivent être assurés au moyen d'une police d'assurance contre le vol, le cambriolage
et les sinistres. Le coordinateur du projet à l’aide du RF devrait planifier – dans le PTBA - les fonds nécessaires
pour ce contrat.
d) Comment on how funds contributed in cash, or expenditures pre-financed by, beneficiaries or
participating organizations, will be captured in the accounting system25.
Afin d'assurer la gestion de la trésorerie des ressources transférées, les utilisateurs ouvriront un compte courant sur
lequel sera déposée la contrepartie financière, conformément au rapport de contrôle des contreparties défini dans
l'accord et aux décaissements autorisés par le projet.
L'Administrateur de l'UOL pourra accéder aux informations du compte courant en activant un mot de passe pour l'accès
à Internet, afin de consulter les mouvements et les soldes. Ces informations doivent permettre la réconciliation avec
les mouvements financiers enregistrés dans le système de suivi.
25
Define how the FM system will ensure that expenditures are recognized and recorded in the accounting system only when
these are incurred.
17
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Une fois vérifié le transfert des ressources sur le compte bancaire à l'usage exclusif des utilisateurs du projet, la mise
en œuvre des activités programmées commencera, conformément au Guide de bonnes pratiques pour les organisations
de producteurs, qui fait partie intégrante du présent manuel.
L'UOL, par l'intermédiaire du promoteur technique municipal, soutiendra les processus de passation de marchés et de
contrats ainsi que la préparation du rapport de responsabilité.
a) Describe the financial reporting systems and the programme/project ability to report on the project
expenditures26.
Systèmes d'information financière : Les systèmes d'information financière du programme/projet sont structurés
conformément au manuel des bonnes pratiques. Ces systèmes constituent un réseau interconnecté allant de la formation
initiale à la gestion financière à la demande et au décaissement des fonds, ainsi qu'à la mise en œuvre et à l'obligation
de rendre compte. Les processus sont soutenus par le système de suivi, qui intègre les informations comptables, les
dossiers de décaissement et les pièces justificatives.
Capacité du programme/projet à rendre compte des dépenses du projet : La capacité du programme/projet à rendre
compte des dépenses repose sur la rigueur de ses procédures. La demande de décaissement et les exigences en matière
de rapports garantissent la transparence et la responsabilité. En outre, le contrôle aléatoire et régulier effectué par les
équipes financières nationales et régionales renforce la capacité à rendre compte des dépenses en temps voulu et de
manière précise. L'intégration des informations financières dans le système de suivi permet un suivi efficace,
garantissant que les documents comptables reflètent fidèlement la mise en œuvre du projet.
b) Identify the accounting and financial reporting standards to be used27.
Conformément aux dispositions du FIDA, telles que compilées dans le Manuel opérationnel sur l'information
financière et l'audit des projets financés par le FIDA28 et le document de conception, les registres comptables et les EF
du projet doivent être préparés conformément aux normes IPSAS "Financial Reporting on a Cash Basis", comme il est
aussi recommandé d'utiliser les normes qui sont les plus appropriées pour refléter les transactions du projet. En ce sens,
la comptabilité de l’EFOSE est basée sur la base de la comptabilité de caisse modifiée. Les normes adoptées sont à
mentionner clairement dans les notes aux états financiers.
Les formats des états financiers sont présentés conformément à la norme IPSAS 1-PRÉSENTATION DES ÉTATS
FINANCIERS. En outre, l'UGP prendra en considération l'application de la norme IPSAS 10 - INFORMATION
FINANCIÈRE DANS LES ÉCONOMIES HYPERINFLATIONNISTES pour la présentation en monnaie locale des
résultats d'exploitation et de la situation financière (le cas échéant). En particulier, aucun ajustement de taux de change
n'est prévu, car le projet utilisera le principe FIFO (First In First Out en anglais ou PEPS : Premier Entré Premier Sorti
en français) pour la présentation fidèle de la situation financière du projet dans les rapports et états financiers.
Cependant, certaines considérations doivent être prises en compte en raison du contexte inflationniste en Haïti. Entre
autres, il est prévu que les contrats du personnel, les budgets du plan d'affaires et d'autres engagements avec les
fournisseurs soient établis en dollars américains afin d'éviter les pertes de compétitivité liées à la dépréciation de la
26
The FO or FM consultant will include the interim financial reports (IFRs) template in the PIM. Minimum reporting
requirements should typically include source and use of funds, reporting by expenditure categories and components and
comparison with budgets. IFRs will be submitted at quarterly intervals.
27
International Financial Reporting Standards (IFRS), normally applicable for revenue earning entities or IPSAs (normally
relevant for public sector or government reporting), or other accounting and reporting standards.
28
ttps://www.ifad.org/documents/38711624/39421009/%27IFAD+Handbook+for+Financial+Reporting+and+Auditing+of+IFADFinanced+Projects_s/f0730aee-3804-49e4-a7cd-68e691e57d84
18
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
monnaie locale. Enfin, il est prévu que le projet effectue des paiements directement à partir du compte désigné en USD.
De même, il est recommandé que le compte d'exploitation en monnaie locale soit géré avec des niveaux minimums de
liquidités, en encourageant un réapprovisionnement régulier et permanent afin de minimiser l'impact inflationniste.
6) External Audit
a) Brief overview of SAI or private sector audit of country29. Are audit firms licenced? Are there
international firms? Specify what qualifications external audit should have.
There is no independent audit oversight body in Haiti. Auditors are regulated by the Ordre des Comptables
Professionels Agrees d'Haiti (OCPAH), established by Decree 16 of 1981. All Certified Public Accountants (CPA)
must be registered with OCPAH and only registered members of OCPAH are authorized to conduct audits. OCPAH
is responsible for: (i) implementing entry requirements for the auditing profession—set in the Presidential Decree of
November 1983—and establishing continuing professional development requirements; (ii) setting ethical requirements
for its members; (iii) establishing an investigative and disciplinary system for its members; and (iv) safeguarding the
public interest. There is no quality assurance review system in the jurisdiction.
b) Describe the scope of external audit including addressing the keys issues identified at design30.
Il est à noter qu'aucun des 4 plus grands réseaux comptables mondiaux en termes de revenus : Deloitte, EY, KPMG et
PwC n'est présent en Haïti. Il est aussi à noter que, pour l'échantillon sélectionné ci-dessous, tous les cabinets d'audit
sont nationaux. Il y a peu de diversité parmi les cabinets d'audit, car peu d'entre eux fournissent des services dans le
pays.
Les audits passés n'ont pas révélé d'anomalies significatives liées à la traçabilité des fonds, contrairement à ce que l'on
pourrait attendre en raison du risque inhérent élevé du pays. La performance du cabinet d'audit devrait être conforme
aux normes du FIDA, les contrats n'étant renouvelés qu'en cas de performance positive.
Proyect Fiscal Year Audit Firm
Acc Standards
PITAG
2022 Firme Turnier IPSAS (cash basis)
PITAG
2021 Firme Turnier Standards not specified
PITAG
2020 Firme Turnier Standards not specified
PITAG
2019 Firme Turnier IFRS
PURRACO
2022 ACFINCO
Standards not specified
2019 Firme Turnier IPSAS (cash basis)
2018 Firme Turnier IPSAS (cash basis)
2017 CEGEC
IPSAS (cash basis)
2016 CEGEC
IPSAS (cash basis)
2015 Turnier Firme Modifications from international standards
2014 Turnier Firme IFRS
Audit Standards
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
National audit standards adopted by ISA
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
International Standards on Auditing
Permormance
4 - Moderately satisfactory
4 - Moderately satisfactory
5 - Satisfactory
5 - Satisfactory
4 - Moderately satisfactory
6 - Highly satisfactory
6 - Highly satisfactory
6 - Highly satisfactory
c) Verify whether audit standards applied are ISA or ISSAI.
Conformément aux exigences du FIDA, telles que compilées dans le « manuel du FIDA sur les rapports financiers et
l'audit des projets financés par le fonds » et le document de conception, le projet devra soumettre des rapports d'audit
préparés conformément aux normes d’Audit Internationales (ISA).
d) Other than the financial audit, specify other audits if necessary (performance audit etc.)
29
Based on assessment, state if SAI would be used or private sector audit services will be procured, in which case confirm that
IFAD Handbook for Financial Reporting and Auditing will be followed, especially with respect to timeliness and quality.
30
Refer to the standard template of Terms of Reference for the audit (contained in the IFAD Guidelines on Project Audits).
19
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Les termes de référence du cabinet d'audit devraient inclure un échantillon de dépenses représentant au moins 20 % de
la valeur des transactions (projets substantiels et à haut risque), ainsi que la révision des rapports financiers
internationaux, le respect des engagements juridiques et la solidité des contrôles internes.
TDR auditeurs externes : S'assurer de visites régulières sur le terrain. Établir un programme graduel de renforcement
des compétences pour le personnel local, personnalisant la formation pour cibler les faiblesses spécifiques des contrôles
internes identifiées lors des audits, afin d'assurer des améliorations ciblées et efficaces.
Implementation Readiness
Table 3: FM Actions Summary: The actions needed to mitigate FM risks are summarised
below:
Action
Responsible Party /
Person
Target Date /
Covenants31
1
2
3
4
5
FM Supervision plan
Identify the supervision strategy and required resources for the financial management aspects of the
project/programme.32
Appendix 1: Flow of Funds Chart
Insert here flow of funds chart of the project. Indicate Special Accounts, project Bank accounts for loan,
counterpart and co-financing funds. Ensure all fund flows down to decentralized levels, end beneficiaries
are reflected.
31
Indicate if covenants are required in Financing Agreement for each of these: effectiveness condition or disbursement
condition or dated covenant.
32
State FM aspects that are recommended as a focus for supervision based on risk considerations. supervision Refer also to a
specific paragraph/section (which is section E in the design report) in the design document describing arrangements. Normally
such section is also reported in the PRR.
20
Detailed FM Arrangements in the Project Design Report (PDR)
Appendix 2: FMAQ
FMAQ document is not to be attached, but retained on x-desk cluster corner
(Link available here)
21
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexee: Annex 5.8 Secap Procurement Plan V1504
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Haiti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Integration of SECAP risks into Procurement plans
Document Date:
15/04/2024
Project No.
2000004047
Latin America and the Caribbean
Programme Management Department
Introduction
This document provides indication to the SPO on the SECAP risks to be incorporated into procurement plans. While the general
integration of SECAP requirements into procurement documents is described into ANNEX 4, Volume 1 of the SECAP, the project
specific risks are as identified by the SECAP online tool. The ES specialist has identified, through the SECAP environmental and
social screening checklist, the issues in the table below that need to be mitigated through procurement. In case the SPO has
ambiguity as to the guidance provided by the ES specialist in the rightmost column of the below Results Table, then the SPO will need
to collaborate with the ES specialist and relevant members of the PDT in order to reach an agreement as to how these ES issues can
be dealt with best through procurement mitigation measures that the Borrower must be required to put in place with respect to
procurement parameters like:
1. Technical Specifications
2. Bidder Qualification
3. Bid Evaluation Criteria
4. Contract Clauses
For Example, if use of harmful types of pesticide is an issue in the project area, then it can be dealt with through the specifications of
the pesticide and both the ES specialist and the SPO will agree that the project will use a “WHO-FAO approved pesticide and that
WHO-FAO codes for safe labelling, packaging, handling, storage, application and disposals of pesticide are respected”. If the project
involves work in a sensitive cultural heritage area or an area where biodiversity is to be protected, then the successful past
experience of the contractor in working in such zones is critical and the ES specialist will select “Bidder qualification” and “Bid
Evaluation Criteria”. If labour conditions or indigenous peoples’ rights are often compromised in the project’s area, then the ES
specialist may select “Contract Clauses” and give whatever further guidance is possible for SPO. If deforestation or extensive use of
natural resources in the project area is an issue identified by the ES specialist, then the ES specialist will chose “specifications” and
“Bid Evaluation Criteria” and agree with the SPO to specify legally-harvested timber (or timber certified with the relevant label) and
agree as to the evaluation criteria to be used to promote resource efficiency (e.g. evaluation criteria to favour energy efficient pumps,
efficient transformer sub-stations, fuel saving equipment etc.).
The ES specialist, relevant members of the PDT and the SPO will need to consult together and pool their collective expertise in the
various disciplines in order to arrive at the right mitigation measures to be reflected in the PRM. In this manner downstream work by
the SPO in prescribing the project requirements for the Procurement Plan (PP) and PDR are facilitated and can be readily reflected in
the PIM and the choice of bidding documents and contract provisions.
Environmental and Social Safeguards
Resource Efficiency and Pollution Prevention
Risk
Rating
2.6 Could the project involve inputs of fertilizers and other
modifying agents?
Moderate Minor
The project only
requires minimal
amounts of fertilizer
2.7 Could the project involve or lead to procurement, supply
and/or result in the use of pesticides on crops, livestock,
aquaculture or forestry?
Moderate Minor
The project only
requires minimal
amounts of
pesticide.
Labour and Working Conditions
Risk
Rating
1/5
Consequence
Consequence
Guidances for SPOs
Supplier / procurement shall
ensure fertilizer/modifying
agent are on the FAO-WHO international/national list of
approved products and that
appropriate guidance is
provided to ensure integrated
fertility management
Project will mainly promote
Integrated Pest Management ;
Where recourse to pesticide
use is necessary, IFAD will
ensure procurement of safe,
effective and environmentally
sound pest management in
line with the World Health
Organization (WHO) and Food
and Agriculture Organization
of the United Nations (FAO)
International Code of Conduct
on Pesticide Management.4
Guidances for SPOs
Environmental and Social Safeguards
5.1 Could the project operate in sectors or value chains that are
characterized by working conditions that do not meet national
labour laws or international commitments? (Note: this may
include discriminatory practices, high gender inequality and the
lack of equal opportunities, denial of freedom of association and
collective bargaining, labour migrants)
Moderate Moderate
The project
operates in sectors
or value chains that
have, in the past,
not met national
labour laws, or
international
commitments, but is
now adequately
nationally regulated.
However,
international value
chains are not
regularly audited for
environmental or
social performance.
5.2 Could the project use or operate in a value chain where there Low
have been reports of forced labour? (Note: Risks of forced labour
may be increased for projects located in remote places or where
the status of migrant workers is uncertain)
5.3 Could the project involve children (a) below the nationallydefined minimum employment age (usually 15 years old) or (b)
above the nationally-defined minimum employment age but
below the age of 18 in supported activities or in value chains?
Minor
The project does
not operate in
sectors or value
chains where
forced labour has
ever been reported
Moderate Minor
The project does
not operate in
sectors or value
chains where the
employment of
children has ever
been reported.
5.4 Could the project: (a) operate in a sector, area or value chain Moderate Moderate
where producers and other agricultural workers are typically
The project
exposed to significant occupational and safety risks, and/or (b)
operates in a
promote or use technologies or practices that pose occupational
sector, area, or
safety and health (OSH) risks for farmers, other rural workers or
value chain where
rural populations in general? (Note: OSH risks in agriculture
workers are
might include: dangerous machinery and tools; hazardous
occasionally
chemicals; toxic or allergenic agents; carcinogenic substances or
exposed to
agents; parasitic diseases; transmissible animal diseases;
significant OSH
confined spaces; ergonomic hazards; extreme temperatures; and
risks, and where
contact with dangerous and poisonous animals, reptiles and
regulation is known
insects. Psychosocial hazards might include violence and
to be weak or nonharassment.)
existent.
Community Health, Safety and Security
Risk
Rating
2/5
Consequence
will include written
Labour Management
Procedures setting out the
conditions in which workers
employed or engaged, and
managed in line with these
Standards and national
laws.62;
will include written
Labour Management
Procedures setting out the
conditions in which workers
employed or engaged, and
managed in line with these
Standards and national
laws.62 so forbidding any
recourse to forced labor
. Implementation teams must
seek to ensure that third
parties engaging workers in
association with IFADsupported projects are
legitimate
and reliable entities, and have
appropriate policies,
processes and systems in
place to
operate in line with this
Standard.
technical specification and
contract clause will include
measures to reduce and
mitigate potential occupational
and safety risks (training on
safe labor, providing safe tools
and at incentivising
sustainable agriculture
practices (use of bio
pesticides)
Guidances for SPOs
Environmental and Social Safeguards
6.1 Could the project be at risk from water-borne or other vectorborne diseases (e.g. temporary breeding habitats), and/or
communicable and non-communicable diseases?
Moderate Moderate
The project is
situated in an area
where there is past
evidence of
negative impacts
from water-borne or
other vector-borne
diseases, or
communicable/noncommunicable
diseases, but where
regulation or
containment of
these impacts has
been shown to be
effective.
6.3 Is there a possibility of harm or losses due to failure of
structural elements of the project (e.g. collapse of buildings or
infrastructure)?
Moderate Moderate
The project has
significant reliance
on buildings or
infrastructure. Risk
of failure is unlikely
to lead to loss of life
or significant
environmental
damage. The
structural integrity
of the required
infrastructure has
been independently
verified.
3/5
Technical criteria and contract
clause for i) construction of
cistern will include sensitizing
risks related to water borne
disease measuring to ensure
safe water, including use of
adapted filters and relevant
training for the safe use of the
water from the cistern, ii)
agricultural ,nutrition and
agroprocessing training will
include sensitization on use
and management of safe
water and risks related to
water borne disease
The area is under high climatic
risks with potential destructive
typhoon; therefore, extra care
is required for any
infrastructure or building
design, even small; therefore,
procurement will ensure that
structural design must also
take into account climate
change considerations. When
project includes new buildings
or structures to be accessed
by the public, the borrower/
recipient/partner must
consider the incremental risks
and impacts of the public’s
potential
exposure to accidents and
natural hazards, including
extreme weather events.
9. When structural elements or
project components are
situated in high-risk areas
(including
those at risk of extreme
weather or slow-onset events),
and their failure or malfunction
may threaten community
safety, the
borrower/recipient/partner is
required to engage one
or more independent experts
with recognized experience in
similar projects (separate
from those responsible for
design and construction) to
review structural design and
safety as early as possible in
project development and
throughout the project life
cycle.
Environmental and Social Safeguards
6.5 Could the project involve or lead to transport, storage, and
use and/or disposal of hazardous or dangerous materials (e.g.
explosives, fuel and other chemicals during construction and
operation)?
Moderate Moderate
The project will
most probably
involves the
transport, storage
disposal of
hazardous or
dangerous
materials. However,
regulation of
hazardous
materials is
effective, and there
is no recent
evidence of
accidents.
6.6 Could the project lead to adverse impacts on ecosystems and Moderate Moderate
ecosystem services relevant to communities’ health (e.g. food,
Moderate adverse
surface water purification, natural buffers from flooding)?
impacts to
ecosystems and
their services that
could negatively
affect the health of
communities in the
direct vicinity of the
project are possible,
but similar projects
have shown that
Impacts can be
mitigated or offset
through schemes
such as Payment
for Ecosystem
Services.
6.7 Could the project lead to the potential for gender-based
violence, including sexual harassment, exploitation and abuse,
as a result of labour influx, land redistribution, or other actions
that alter community dynamics?
Moderate Moderate
Moderate changes
to community
dynamics may
result in increased
potential for
gender-based
violence or sexual
exploitation.
Gender-based
violence
interventions are
integrated into
project design.
Financial intermediaries and direct investments
Risk
Rating
4/5
Consequence
IFAD will ensure that
measures are taken to avoid
or minimize
community exposure to any
hazardous materials used
during project activities.
Special
care will be taken to avoid
exposure to health- and lifethreatening hazards by
modifying
or eliminating the potentially
hazard-inducing conditions or
materials. Due diligence
must be undertaken to ensure
the safety of delivery, transport
and disposal of hazardous
materials and waste.
as project intervenes in sloppy
areas, ecosystem may be
fragile so any procurement
and investments shall identify
& reinforce existing natural
buffers (i.e. sustainable land
management will be promoted
to mitigate erosiion); also, a
large part of the population
relies on surface water and
has no access to quality fresh
water; therefore, any
investments & agricultural
planning will ensure that water
source are protected and not
polluted;
technical specifications and
contract clauses will ensure
that service providers and their
staff are trained and sensitised
to GBV and SEA and that they
develop specific measures to
prevent GBV/SEA in their work
as well as Complaint
mechanisms to ensure
systems are in place to solve
any potential raising issues of
GBV or SEA during the
implementation of the project.
Guidances for SPOs
Environmental and Social Safeguards
8.2 Could the investment be granted to an institution with
insufficient capacities (i.e. unqualified personnel e.g. ES Officer)
to implement the ESMS?
Moderate Moderate
The institution does
not employ an ES
Officer, but has
sufficiently trained
field staff available
to monitor the
impact of the
operations of the
institution.
5/5
FIs and direct investees will be
required and supported to
prepare an ESMS comprising:
(i) environmental and social
systems, procedures and
capacities for assessing,
managing and monitoring risks
and impacts of direct
investments
and FI subprojects; and (ii) a
portfolio risk-management
framework that ensures a
return
on investment and
sustainability. This should be
proportionate to the risks and
impacts
of each project, and the risk
profile of the FI’s overall
portfolio.
Haïti
Enhancing food security through sustainable agriculture, local economy development and
healthy diets (EFOSE)
Rapport de conception
Annexee: Annex 16 Lessons Learned
Dates de mission:
27/11/2023 to 08/12/2023
Date du document:
31/05/2024
Identifiant du projet
2000004047
Numéro du rapport:
Amérique latine et Caraïbes
Département de la gestion des programmes
Annex 16: Lessons learned - Leçons apprises
Project Management in fragile context
The involvement and strengthening of decentralized structures can i) limit the
disagreements and the impact of blockages between the capital and the departments; ii)
facilitate the continuity of field activities despite paralyzed roads and iii) ensure the
sustainability of these same activities. However, engagement at the capital level is still
necessary to resolve issues at the central level (as it has been the case in other projects
in Haiti such as PURRACO).
Integration of interns, junior professionals: The integration of interns and junior
engineers has been fundamental. The young, native staff of the municipalities have been
key to the implementation and monitoring of the project's field activities. At a time when
it is not possible to travel from the capital to the departments, the involvement of personnel
living in communities and municipalities has been a fundamental innovative element.
Leveraging government staff and project staff: In the case of IBE, the active
participation of the UTE's institutional team has made it possible to deal with the drain of
specific personnel from the project. When the Procurement Manager and the Finance
Manager of the IBE project have resigned, we have been able to move forward with the
implementation thank to the support of the Institutional staff. Similarly, when possible, the
incorporation of personnel who were already in the government institutions instead of
hiring all new PMU personnel, made their integration easier. This allows, on the one hand,
to share the costs and, on the other hand, to capitalize on the learning in terms of
knowledge of IFAD's computerized procedures and systems (OPEN, ICP, etc.).
Use of ICT Tools: ICT tools have been an important element. For instance, WhatsApp
groups have been created for communications, virtual meetings were held through teams,
the use of KOBO, virtual signatures, virtual opening processes of bidding processes, digital
signatures, among others.
Adjustment in Project design and costing in fragile context
Recent examples of portfolio interventions have experienced start-up delays and
required lengthy initial capacity building. It is essential to take account of these
holistic difficulties, and to agree on a longer project duration at the design level, to allow
for easier start-up and less repercussion of these delays on project implementation
(example of I-BE). This is one of the reason why it was agreed that EFOSE would be a
seven-year project.
In fragile contexts marked by significant macroeconomic and security instability,
budget estimates must take unforeseen circumstances into account. IFAD has
noted that project costs per beneficiary are on average 69% higher in fragile environments
(PMD note on fragility).
Procurement
Efficient project and procurement management requires clear guidelines and processes,
including a comprehensive procurement guide aligned with IFAD procedures. Early
identification of high-risk activities and market assessments prevents procurement
failures. Developing a Project Procurement Strategy for Development (PPSD) streamlines
procurement channels and opportunities. Utilizing existing government procurement units
with donor experience, like IFAD, is preferred as these already have adequate experience
and capacity. Similarly, leveraging established public entities and coordinating with local
stakeholders enhances project effectiveness on the ground.
Close technical support of IFAD required to address problem projects
and strengthen capacities
To improve the level of performance of ongoing problem projects in Haiti, the
country team has followed a mix of strategies to support the PMU which were integrated
in the lessons learned and management sections:
1. Monthly planning and monitoring: We have established a system of monthly planning and
monitoring of each project, including the staff hired by the project and government decision
makers.
2. Development of a systematic training process for the PMU: the IFAD (Finance,
Procurement, Monitoring and Evaluation) team has identified weak issues and bottlenecks
and developed a capacity building plan using the faire-faire and faire avec methodology.
3. Getting technical advice from headquarters: For strategic and critical issues, we require
recommendations and guidance from headquarters experts to be able to work in situations
of high fragility.
Crucial role of
development
inclusive
local
governance
institutions
Beneficiary participation is fundamental to success and sustainability, and must
be based on the identification of problems perceived as vital by communities
(PITAG and PURRACO). To this end, the project provides various mechanisms for
participatory planning and for strengthening community organizations. In the area, CROSE
has successfully tested the 3D3d model of watersheds as a planning tool for their
restoration, and as a tool for enhancing the value of the area. Built in a participatory way
by the communities, this model enables problems to be visualized, and interventions to be
identified, categorized and prioritized. For farm advisory services, the project plans to
strengthen the local capacities of farmer leaders and apply the PITAG (field schools)
approach. This approach represents a space for community organization, where farmers
talk not only about problems linked to agricultural production, but also about other current
issues. They learn from each other, using the methodology of faire-faire and faire avec.
Strengthening associations and other types of networks are key for social inclusion,
resilience and social change. Any interventions shall first and foremost build local
capacities, including farmers association which have already demonstrated their potential
as change agent and to reinforce social cohesion. Local associations in Haiti are generally
very important, as they allow people, including the most marginalised, to voice their
concerns and needs, and increase their chances of being heard. For example, farmers’
associations have proliferated especially after the 2010 earthquake, and function as nonprofit organisations in Haiti. In rural areas, water committees have been set up – often led
by women – to protect water sources. Women’s organisations have also been very active
in conducting trainings for local communities to plant climate-resilient crops in their own
yards1.
• Gender
According to FAO's experience in the Southeast, the implementation of socioeconomic empowerment activities for women often requires the involvement of
spouses, as certain stereotypes persist, such as the fact that income generation is the
responsibility of men and that decisions relating to household management fall to them.
• Nutrition:
With covid, we have seen changes in consumption patterns among rural families,
with a growing return to home gardens (Lakou garden) and local varieties (PURRACO).
Lakou gardens are small agro-forestry plots often around the house combining multipurpose trees (fruit, avocado, palm, mango etc.) with annual or perennial crops (tomatoes,
1
Adelphi, 2023, roots for peace : uncovering climate security challenges in Haiti and what to do about them
onions, eggplants, peas, papaw, yam, pepper, coffee) and sometimes animals. Lakou
gardens not only provides food and non-food products all year round but provides also
income opportunities by selling specific cash crops and surplus 2. Vegetables once found in
lakou gardens are now highly valued in rural areas. Haitian households have typically
adopted rainwater harvesting, for example, to ensure they have access to water for
domestic purposes.
Behavorial changes activities can play a key role to promote healthy diet habits and
mitigate the risk of higher consumption of sweets and processed foods that can goes with
the obtention of higher economic gains. This trend has been observed in another other
context (IFAD Productive Partnerships in Agriculture Project in Papua New Guinea) where
incomes from crop value chains had inadvertently promoted unhealth eating habits in a
context unhealthy processed food were widespread.
• Extreme vulnerability and improved resilience
Under FONKOZE's instigation, cohorts totalling around a thousand households from the
most vulnerable category (SIMAST classification), have been able to improve their socioeconomic situation through the graduation programme, which comprises: i) cash transfers
for 6 months; ii) training and support for acquisition of assets and income generation; and
iii) financial education and mutual savings integration. Iv) health assistance. Similarly, the
FAO's resilience fund approach combines support for resilient agricultural production
(school fields and insurance), financial inclusion and gender-transformative approaches
based on DIMITRA listening clubs.
Recent reports by IFAD and the World Bank on fragility recommend placing economic,
social and environmental resilience at the center of interventions by prioritizing
decentralized approaches that combine: (i) strengthening local governance and
services and prioritizing the active participation of local citizens and actors;
(ii) strengthening producers’ social capital/organizations, strengthening the participation
of women and youth; (iii) strengthening production capital and ecosystem resilience; and
(iv) strengthening households’ capital through capital transfers and access to financial
services.
Agricultural advice and climate resilient production improvement
Economic viability of agroecology: Work carried out by the FAO at Bainet in the
south-east has shown that farmers have been able to achieve a gross production margin
using agro-ecological farming and agroforestry practices. This margin is more than double
(US$ 3,721) that obtained with local practices (US$ 1,712) meanwhile such practices
depend less on imported inputs, restore environment and are less sensitive to climate
change. Investigating in agroecological and diversified farming systems appear key to
respond to environmental, climatic and economic fragility of Haiti and, can generate
ecopreneurship for youth and returnees.3 4
Crucial to develop local input and service to sustain value chain. Indeed,
Importing and transporting inputs to landlocked areas is risky and costly (i.e.
lessons from PITAG). Projects must take this into account, and invest in local production
of seeds, seedlings and inputs, which can also create employment opportunities for young
people and the landless. Cocoa-coffee value chain often integrate production of inputs
within their work. Aytika invest in biofertilizers (mycorrhiza, bokashi, vermi-compost) and
biopesticides to be able to meet the nutritional needs of cocoa gardens and fight against
diseases and pests.
2
FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de nos
des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
3
FAO, Union européenne et Cirad. 2022. Profil des systèmes alimentaires – Haïti. Activer la transformation durable et inclusive de nos
des systèmes alimentaires. Rome, Bruxelles et Montpellier, France. https://doi.org/10.4060/cc2295fr
4
Adelphi, 2023, roots for peace : uncovering climate security challenges in Haiti and what to do about them
Interesting results have been achieved in terms of farm management by rural
households using a holistic technical support. The systems put in place by
Agronomist & Veterinary without (AVSF) and AYITIKA, in particular, to provide technical
support to farming families, have led to more efficient use of the family labour available
on these farms. In fact, thanks to the use of the “producer’s notebook” (see box below)
as a management tool, households are able to identify the main items of expenditure,
including farm labour, during their annual balance sheets. In this particular case, it was
noted that too much external labour was being used for certain agricultural tasks, while at
the same time family labour was being under-utilized. Discussions with these families,
individually and collectively, motivated them to take steps to better optimize the labour
available on the farm.
A system for monitoring and evaluating the performance of cocoa SAFs has been
set up to collect different types of data; technical (technical itinerary, cultivation
practices), economic (expenses, sales, income), geolocation of the plot, harvest
forecasts up to the implementation of alert systems (diseases, disaster risks, etc.).
Two tools are used: the “Producer’s Notebook”; to strengthen the producer's
monitoring
capabilities
FARMFORCE
software
(https://ayitika.farmforce.com/) managed by the technical advice team.
FARMFORCE is management software that allows you to organize agricultural
campaigns and structure supply chains. Tool that can also be used during audits.
FARMFORCE offers strong guarantees to meet the requirements of traceability
certifications, quality standards, transparency, prices and producer bonuses.
These two tools make it possible to generate information on the technical routes used,
expenses and sales made on the plot, the evolution of biodiversity at the plot level,
make harvest forecasts, and better manage traceability and commercial certifications.
Through the evaluation of the performance of cocoa SAFs, they promote decisionmaking by producers and greater responsiveness to the condition of the plot.
Role of sharing mechanisms & competition for dissemination: An annual
competition rewarding the best cocoa gardens is organized by Aytika for the cocoa-coffee
value chain. This activity aims to encourage producers to adopt good agricultural practices
but to enhance the dignity of these farmers for their work that is too often neglected in
the environment. As part of this competition, the winners receive cows, goats and
agricultural equipment as prizes
A watershed approach including sloping land restoration is essential to maintain
fertility, enhance water retention, reduce landslide risks, protect irrigation
systems and develop lowlands. These approaches must give priority to local species
and involve local people in the choice of plants to ensure sustainable eco-benefits (i.e. fruit
species, fodder, nutrition, fertility, etc.). These activities take time, and incentive
mechanisms are needed during transition periods (i.e. payment when trees have reached
a minimum size for PITAG). Diversification is also key for adaptation. For instance, farmers
have tried to spread their risks by cultivating gardens (ja4din creole) in different sites and
practiced diversified crop production using a mixture of long-cycle and short-cycle crops
(another traditional cropping system, known as bann manjé (or “band of food”) has
regained popularity due to the significant economic and environmental benefits it offers.
Moreover, farmers are shifting their production to respond to changes in the rainy seasons.
Where farming is too risky and land degraded, we need to offer alternative livelihoods, for
instance expanding sustainable charcoal production practices, adapting to local systems
(e.g. utilizing existing stands of productive trees and woody shrubs that regenerate
naturally) and investing in enhancing infrastructure
Supply Chain and Marketing.
In Haiti, the WFP has succeeded in organizing the supply of local school canteens
by strengthening producer organizations and investing in storage and
processing. In this process, supporting the farmers for the conditioning of their products
have been keen to ensure the safety and quality of the products. The price setting and
definition of a percentage of acceptable loss has also been crucial to ensure on one hand
that this would be Profitable for the producers’ organisations, and on the other hand that
it would not disturb the local markets. Similar lessons are derived by Aytika for the cocoacoffee value chain. The company maintains a strategic partnership with the RASIN
association, a local structure bringing together producers who are partners of the
company. RASIN plays a central role in the construction and dissemination of innovations.
It is also a control and negotiation structure which guarantees compliance with quality
standards and the fairness of commercial relations between AYITIKA and producers.
The establishment of post-harvest conservation and processing infrastructures –
to structure and strengthen the economic sectors supporting cocoa and breadfruit is a
contribution highly appreciated by stakeholders who operate through the different
segments of the agricultural value chains and, constitutes a lever for growth and economic
development based essentially on community commitments at different levels. (2023
evaluation report of the ILO PROFIT project)
Vertical integration Some of the private value chain actors (for instance Ayitika and Café
Lux for coffee cocoa) integrate the different segments of the value chain and provide
related services to farmers. AYITIKA has a technical and administrative team of 30 people
and production infrastructures and services (clonal gardens, nurseries, biofertilizer unit,
soil laboratories, fermentation centres, chocolate factory - see appendix). Similarly cafélux
has post-harvest processing infrastructures allowing them to produce washed coffee. As
part of these partnerships, the company provides technical support to producers to
regenerate old plots. The package includes the supply of seedlings of coffee varieties
resistant to rust and bark beetle including catimor as well as pruning and ecological
maintenance techniques for the plots. This support also includes pre-financing these
associations for the purchase of coffee for their members, thus allowing them to overcome
the cash flow problems they face.
The southeast has been one of the main coffee-producing regions for the Haitian
brand “haïtian blue”. The latter enjoyed great success in the 2000s, particularly on
international gourmet markets (Japan, USA, Europe), thanks to local technical support and
post-harvest investments. The cessation of this support over the past 15 years has
weakened the sector, but it is now moving forward again thanks to the support of
numerous international and national players (research centres, technical and financial
partners, companies, cooperatives). Private players have succeeded in producing and
exporting to the most competitive gourmet markets (fair trade, organic and other niches).
Rural finance and remittances
IFAD’s Remittance Financing Facility (FFR) has set up mechanisms to improve the
use of remittances and support diaspora investments in fragile contexts, such as Somalia
and Mali. To foster adoption of regulated financial services linked with remittances, we
need to provide financial education for households and link them to financial institutions
to better understand financial services. Diaspora investors usually finance only areas from
which they originate. Therefore, to mobilize diaspora investments in specific areas, we
need first to identify and engage with diaspora communities originated from these
communities and trustworthy local intermediaries to intermediate and re-risk diaspora
financing
Establishment and structuring of mutual solidarity societies (MUSOs) and related
umbrella structures in the project intervention areas, in a context of practically nonexistent access to credit and agricultural financing: Collaboration with KNFP for the
establishment of 58 mutual solidarity societies is starting to make the farmers involved
less worried and less dependent on unsuitable and difficult to mobilize credits. It opens a
path to the sustainability of the actions and results targeted for a sustainable improvement
in income (2023 evaluation of the ILO PROFIT project).