(2025-10) Adoption du budget 2025-2026 en Conseil des ministres
Resume — Communiqué announcing the government's adoption on 9 October 2025 of the FY2025-2026 budget, totaling 345.5 billion gourdes (up 6.8% from the FY2024-2025 rectified budget), at its first Council of Ministers held at the National Palace. The budget prioritizes public security restoration, election organization, and macroeconomic stabilization, with detailed revenue and expenditure breakdowns and macroeconomic projections (0.3% GDP growth, 23.4% end-of-period inflation).
Constats Cles
- Le budget 2025-2026 totalise 345,5 milliards de gourdes, en hausse de 6,8% par rapport au budget rectificatif 2024-2025.
- La croissance du PIB réel n'est projetée qu'à 0,3%, avec une inflation de fin de période de 23,4% et une pression fiscale en baisse à 4,3%.
- Les ressources domestiques (recettes DGI/AGD, bons du Trésor, financement interne) couvrent 80,9% de l'enveloppe budgétaire.
- Les dépenses courantes (213,6 milliards de gourdes) représentent 61,8% du total, dominées par les dépenses de personnel (32,4%).
- Les priorités budgétaires portent sur le renforcement des forces de sécurité, le financement des élections via le Basket Fund, et la création d'une Centrale des Bilans pour la transparence financière.
Description Complete
Lors de son premier Conseil des ministres tenu au Palais National le jeudi 9 octobre 2025, le Gouvernement de transition a adopté le budget de l'exercice 2025-2026, d'un montant de 345,5 milliards de gourdes, en hausse de 6,8% par rapport au budget rectificatif 2024-2025. Le communiqué présente ce budget comme renforçant les priorités stratégiques de la transition : le rétablissement de la sécurité publique (considérée comme un facteur de production), l'organisation d'élections générales inclusives intégralement financées via le Basket Fund, et la stabilisation macroéconomique, en cohérence avec l'accord politique du 3 avril 2024. Les orientations stratégiques incluent le renforcement de l'État de droit, la lutte contre la corruption, la sécurité alimentaire, la modernisation de l'administration fiscale et budgétaire, ainsi qu'une approche territorialisée mettant l'accent sur la départementalisation des dépenses.
Les projections macroéconomiques sous-jacentes prévoient une croissance du PIB réel de 0,3%, une inflation de fin de période de 23,4%, une pression fiscale attendue de 4,3% (en baisse par rapport à 2024-2025), un objectif de redressement de la pression fiscale dès 2026-2027, un financement monétaire nul, et des émissions nettes de bons du Trésor de 29,2 milliards de gourdes. Les ressources domestiques (recettes DGI et AGD, bons du Trésor, autre financement interne des projets) financent 80,9% de l'enveloppe globale, les dons et emprunts couvrant 19,1%. Les dépenses courantes (213,6 milliards de gourdes, 61,8% du total) sont dominées par les dépenses de personnel (32,4%) et de biens et services (19,1%), tandis que les dépenses de capital (131,9 milliards de gourdes, 38,2%) sont financées à 46,7% par des ressources domestiques et à 53,3% par des ressources externes. Les priorités sectorielles détaillées incluent le renforcement de la Police Nationale et des Forces Armées, le renforcement des capacités opérationnelles du CEP, la relance du secteur textile, la mise en place d'une Centrale des Bilans pour améliorer la transparence financière, et l'élargissement de la protection sociale (transferts monétaires, réouverture de centres sanitaires, réhabilitation d'écoles).