(2011-01) Nos corps tremblent encore : les Haïtiennes continuent de lutter contre le viol (mise à jour un an après)
Resume — Une mise à jour un an après, par MADRE, la clinique IWHR de CUNY, l'IJDH et le BAI, documente l'épidémie persistante de viols contre les femmes et les filles dans les camps de déplacés d'Haïti et la réponse insuffisante du gouvernement et de la communauté internationale.
Constats Cles
- Un an après le séisme, les viols et violences sexuelles contre les femmes et les filles dans les camps de déplacés se poursuivaient sans relâche, la plupart des viols signalés étant commis la nuit par des inconnus armés, les viols collectifs n'étant pas rares. KOFAVIV a documenté plus de 640 cas de viol depuis le séisme et la SOFA 718 cas de violence basée sur le genre de janvier à juin 2010. Les conditions des camps aggravaient la vulnérabilité : 30 pour cent des camps n'avaient aucune toilette, 273 personnes en moyenne partageaient une toilette dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, et 40,5 pour cent des camps enquêtés n'avaient pas d'approvisionnement en eau. Les femmes des camps ont organisé leurs propres patrouilles de sécurité, un soutien psychosocial, un plaidoyer juridique et des soins, mais leurs capacités restaient limitées et l'impunité persistait.
Description Complete
Un an après le séisme du 12 janvier 2010, cette mise à jour du rapport de juillet 2010 Nos corps tremblent encore évalue la violence basée sur le genre contre les femmes et les filles dans les camps de déplacés d'Haïti. Des délégations d'avocats, de chercheurs communautaires et d'une spécialiste de la santé des femmes ont enquêté sur la prévalence des viols et les réponses en mai, juin, juillet et octobre 2010, interrogeant plus de 50 survivantes orientées par les organisations de base KOFAVIV et FAVILEK. Les viols signalés étaient surtout commis la nuit par des inconnus armés, les viols collectifs n'étaient pas rares, et les survivantes qui portaient plainte rencontraient généralement l'indifférence. KOFAVIV a documenté plus de 640 cas de viol depuis le séisme, et la SOFA a recensé 718 cas de violence basée sur le genre dans ses cliniques de janvier à juin 2010. Le rapport relie la vulnérabilité aux conditions déplorables des camps, au manque d'éclairage, d'assainissement et de sécurité, au choléra et à l'instabilité politique, et passe en revue les mesures conservatoires accordées par la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Il appelle à des soins médicaux et psychologiques, à une sécurité effective, à des mécanismes de plainte fonctionnels et à la pleine participation des groupes de femmes de base.
Notes
IJDH/MADRE/CUNY/BAI thematic report, one-year update to July 2010 report; ayitistats wave B